Siège • Compte rendu du CSE des 16 et 17 novembre 2021

« Modernisation » à la sauce libérale

trait gris titre

Plan de restructuration au CDE, tension persistante au service éclairage, précarité à la rédaction des sports numérique, temps de travail à la direction de l’info, à l’ombre d’une crise sanitaire qui n’en finit pas de ne pas finir…

Organisation cible du CDE : un plan de restructuration et de réduction des effectifs

La présentation de l’organisation cible du CDE a donné lieu à un débat tendu. Le constat est évident : le projet de centralisation de la diffusion de 5 chaînes (France 2, France 3, France 4, France 5 et Paris Ile de France) à MFTV, hypocritement nommé « projet de développement », aura des conséquences drastiques sur l’emploi et les conditions de travail.

La CGT a dénoncé la véritable saignée sociale en détaillant, à partir du document de la direction, les 21 postes supprimés sur 94 pour atteindre 73 postes, soit une diminution de 23 % des effectifs.

  • De 9 postes de gestionnaires de médias (4 F2/F4+5 F3/F5) on passerait à 5 postes, soit – 4 postes.
  • De 18 postes de vérificateurs (8 F2/F4 + 10 F3/F5) à 12 postes, soit – 6 postes.
  • De 18 postes de chefs de chaîne (6 F2 + 8 F3 + 4 F5) à 13 postes, soit – 5 postes.
  • De 38 postes d’exploitants (14 F2 +14 F3 + 7 F5 + 3 Eos) à 35 postes, soit – 3 postes
  • De 8 postes d’encadrants et fonctions support à 5 postes soit – 3 postes.

La réalité du fonctionnement actuel rend le constat encore plus alarmant si on ajoute aux CDD intermittents, les détachements, les prestataires extérieurs et la progression exponentielle des heures supplémentaires des salariés en poste.

Face à cela, la direction, ose parler de transformation « à iso effectifs », 73 postes avant / 73 postes après, sans un mot pour tous ces précaires qui assurent la continuité de l’activité depuis des années. Elle imagine peut-être s’en débarrasser sans coup férir, en oubliant sans vergogne toute responsabilité sociale mais la CGT a clairement indiqué qu’elle serait aux côtés des salariés qui iront faire reconnaître leurs droits devant les tribunaux.

Cette nouvelle organisation s’accompagnera d’une forte dégradation des conditions de travail et des différents métiers.

La multiplication des tâches pour la préparation antenne fortement bousculée par l’automatisation (Validator Plus), le contrôle qualité amputé de sa mission éditoriale et lui aussi impacté par l’intelligence artificielle (système Bâton), un seul chef de chaîne en charge de toute la diffusion de 23H à 10H du matin, des tâches nouvelles comme le reboutiquage ou le cockpit de supervision pour les chefs d’exploitation, que la direction refuse de considérer comme des compétences complémentaires, etc.

A cela s’ajoute un projet d’uniformisation à la hussarde des organisations et du temps de travail dans le cadre de la transversalisation des activités qui démontre de grosses carences dans la gestion sociale de ce projet.

A quelques mois des élections présidentielles, la direction mesure-t-elle vraiment le risque de conflictualité dans un secteur ô combien stratégique ?

La consultation se poursuit. Le cabinet CEDAET est chargé d’expertiser ce projet de « modernisation » à la sauce libérale sous tous ses aspects. La direction envisage un démarrage de la control room en mars 2022 puis une bascule successive des chaines (F4, F2, F5 et F3) jusqu’à mi-2023.

D’ici là les salariés concernés pourront compter sur la détermination à leurs côtés des élus de la CGT.

 ...LIRE LA SUITE  Paris, le 22 novembre 2021

Communiqués

Bulletin d'adhésion

Accords, statuts

Lettres CGT

Contacts