France 3 AURA, des négociations au point mort

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Mercredi ont eu lieu les négociations suite au préavis de grève déposé par les organisations syndicales CGT, CFDT et SNJ contre les JT communs et le manque de moyens en Auvergne-Rhône-Alpes. Comme deux semaines auparavant à Clermont-Ferrand, ces discussions n’ont pas abouti. Un dialogue stérile entre vos représentants venus défendre nos antennes et une direction arcboutée sur ses lignes budgétaires.

Pourquoi ce préavis maintenant ?

Il fait suite à celui mené le premier week-end commun par la seule antenne d'Auvergne, habituellement épargnée par cette mutualisation.

Les JT communs, nous en sommes presque venus à nous y résigner à Grenoble et à Lyon mais ils se multiplient à un rythme accéléré à tel point qu'on peut légitimement se demander s'ils ne deviendront pas la norme !

Le contexte commun aux trois antennes d'AURA reste bien la sous-dotation historique en effectifs et la "bonne gestion" financière et en effectifs de la région, ce qui n'est pas le cas dans toutes les régions. L'antenne des Alpes, dont les salariés sont à bout, a fait grève plusieurs jours pour son manque de moyens notamment pour produire les tranches hors JT.

En Rhône-Alpes, après le mouvement de grève sur le 18h30, le collectif lyonnais a eu une réunion pour comprendre nos problèmes de manque de potentiels en effectifs.

Malgré les économies faites en 2020 et en 2021 grâce à la crise sanitaire, on nous impose ces JT communs en grande partie pour les nouvelles économies en ETP que nous devrons faire en 2022 !!!

Conclusion : les bons élèves budgétaires pourtant parmi les plus petites antennes sont victimes de la double peine!

Quelques éléments :

L'antenne d'Auvergne, avec son identité très différente et ancrée dans son territoire frôle les 30% d'audience pour ses JT et a donc tout à perdre dans des JT communs.

L'antenne des Alpes, la moins bien dotée, n'en peut plus de fabriquer des émissions hors JT avec des moyens insuffisants et a un urgent besoin de comblement des postes vacants.

L'antenne de Rhône-Alpes doit aussi composer avec le maintien, même en format réduit, de ses deux locales de Lyon et St Etienne.

Cette mutualisation se fait aussi sur le dos de techniciens avec des métiers qui sont maintenus en tension par la direction : documentalistes, scriptes , monteurs , techniciens vidéo, OPS…

Des téléspectateurs perdus dans un maelström de régionalisation

L’identification de nos décrochages régionaux dans un flux national reste toujours complexe pour nos téléspectateurs et la diffusion de JT grande régions sur des plateaux différents va accentuer cette confusion. Le projet actuel a été présenté comme une « expérimentation éditoriale » et la direction joue avec le feu en mettant en péril nos socles d’audience que sont le 12:13 et le 19:20.

Une direction décomplexée

Deux heures d’échanges qui n’ont donné suite à aucune proposition à la hauteur de nos revendications.

« Je ne peux pas m’engager ». « je suis venu sans rien »
« il y a une logique éditoriale Grande Région : faire partager cette proximité au sein d’une entité AURA » 

Les mots du directeur sont sans appel et le concept de proximité partagée est fumeux.

Une direction décomplexée qui nous annonce à demi-mots que les mutualisations devraient continuer voire augmenter en 2022, peut-être sous d’autres formes.

On se demande bien lesquelles.

Le préavis est maintenu pour ce week-end.

Les délégués syndicaux de
Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon

 Le 5 novembre 2021

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