Derniers communiqués

     

Compte-rendu du CSEC du 7 mars 2019
L’ombre portée des suppressions de postes

Poursuite de la présentation des orientations stratégiques lors de cette seconde séance extraordinaire du CSEC. Deux enjeux lourds selon Delphine Ernotte :
* La question de l’acceptation de l’impôt pour l’audiovisuel public et donc celle de sa légitimité qui sera de nouveau au cœur du débat avec la prochaine loi audiovisuelle.
* La vitesse du changement dans le secteur. Les scénarii les plus pessimistes sont dépassés et aujourd’hui Netflix est devenue la 5ème chaîne de France !
Dans ce contexte, la seule issue selon elle est d’innover et cela ne peut se faire que dans le dialogue social.

Sur la trajectoire financière qui lui a été reprochée (400 M€ d’économies d’ici 2022), Mme Ernotte soutient qu’il n’y avait pas d’autre choix possible et que d’autres projets (baisse d’1 Md€ pour l’audiovisuel public dont 800 M€ -- l’équivalent du coût de grille de France 2 – rien que pour FTV !) pourraient bien refaire surface… Elle ajoute que cela nécessite des efforts en interne, notamment sur la masse salariale. « Est-ce que nous sommes vraiment à l’os ? » demande-t-elle. On peut encore faire des gains de productivité dit-elle, mais il faut le faire le plus intelligemment possible. Elle ajoute que la direction n’a pas besoin de la RCC pour diminuer les effectifs mais se dit ouverte à des propositions alternatives...

Est-on véritablement à l’os ? Oui, dans un grand nombre de secteurs, même s’il y a de grandes disparités au sein de l’entreprise. Surcharge pour les uns, sous charge pour les autres mais pour mener à bien les nombreux projets que la direction entend mettre en œuvre, il y aura besoin de méthode pour analyser, projet par projet, les impacts potentiels sur l’emploi, les métiers, l’activité et les conditions de travail.

Téléchargez le communiqué du 14/03/2019

 

Intervention de la CGT à l’ouverture de la séance de relecture de l’accord RCC

Suite au CSE Central du 7 mars et à l’adoption d’une résolution sur le plan de départs, le projet alternatif de la CGT devait être présenté aux autres organisations syndicales. C’est maintenant chose faite à l’ouverture de cette séance de relecture de l’accord sur la RCC que la CGT a refusé de négocier.

La CGT a refusé d’entrer dans la négociation de la RCC pour plusieurs raisons qu’elle a exposées à plusieurs reprises.

La RCC est un dispositif nouveau, issu des Ordonnances Macron, qui vise principalement à simplifier les départs pour l’employeur en les rendant beaucoup moins coûteux qu’un plan social.

Le volontariat inscrit dans le dispositif est assez illusoire dès lors que sont très prioritairement fléchés les seniors (trop souvent et trop abusivement considérés comme inaptes à accompagner le virage numérique.)

Le projet présenté à FTV comporte de surcroit une quantification des départs et des non remplacements (1000 suppressions de postes) totalement démesurée au regard de la réalité de l’entreprise et de ses activités.

Le projet conduirait donc à une dégradation sans précédent des conditions de travail pour les personnels restant en poste et une montée tout aussi spectaculaire des risques psycho sociaux pour ceux qui, fléchés par les départs, refuseraient d’obtempérer.

Il est fort à craindre que la fixation d’un objectif quantitatif contraigne un certain nombre de chefs de service à faire en sorte que les seniors dont ils ont la charge finissent par accepter de quitter l’entreprise.

Surtout, la RCC n’a pas besoin d’apporter de justification économique, ni de s’inscrire dans un projet stratégique.

Téléchargez le communiqué du 12/03/2019

 

Indifférence patronale et syndicale
à un projet alternatif à la RCC proposé par la CGT

Ce mardi 12 mars, à l’ouverture de la séance, la CGT est venue proposer aux autres OS et à la direction qui négocient une RCC depuis la mi-janvier, de renoncer à ce projet pour examiner une proposition alternative basée sur une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), permettant d’adapter l’entreprise à ses grands enjeux de transformation. Vous trouverez ci-dessous la déclaration de la CGT.

Une approche empirique, basée sur la négociation et l’expérimentation, permettant de répondre aux besoins de l’entreprise dans ses différents développements et ses transformations.

Alors que la RCC affiche, pour plaire à Bercy, un objectif de suppression de 1000 postes et un moyen d’écarter les représentants du personnel, le projet de la CGT n’affiche pas une baisse des effectifs a priori, mais une adaptation pragmatique aux besoins réels de l’entreprise.

La direction n’a pas souhaité suspendre la négociation de la RCC pas plus que les OS présentes qui souhaitent poursuivre la relecture de l’accord qu’elles négocient depuis près de deux mois.

Dans ces conditions et fidèle à la position de refus de la RCC qu’elle tient depuis le début, la CGT a quitté la réunion. Elle n’acceptera de discuter que d’un projet alternatif.

Téléchargez le communiqué du 12/03/2019

 

 

Gère-t-on les rapports humains comme on gère un parc de photocopieurs ?

- « Allô ? »
- …
- « Allô ? »
- « Si votre appel concerne les modalités d’un départ en retraite, tapez 1. Si votre appel concerne une situation de surendettement, tapez 2. Si votre appel concerne un problème de divorce, tapez 3. Si votre appel concerne le décès d’un proche, tapez 4 »
- « Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement » …

Et voilà donc le devenir des relations avec les Assistantes Sociales à France télévisions, qui pourraient être, dans quelques semaines, remplacées par une « hotline »téléphonique nationale. Que les salariés devront appeler, en lieu et place des permanences hebdomadaires ou mensuelles qui existent et fonctionnent bien dans les antennes du Réseau France 3.

On n’ose imaginer que ce sont des considérations financières et budgétaires qui ont amené FTV à vouloir renégocier un appel d’offres pour le service des Assistantes Sociales. Car c’est bien plus qu’un « service ». C’est une véritable relation humaine, qui se construit en face à face, d’humain à humain, en toute confidentialité.

Une relation si particulière, si fragile lors du premier rendez-vous. Des non-dits qu’on voudrait ne plus dissimuler. On est là parce qu’on a un problème et qu’on n’en voit pas la solution. On est là parce qu’on demande de l’aide. Mais il y a aussi la honte. La honte d’étaler son intimité sociale. Ses problèmes d’argent, ses problèmes de couple, son handicap, sa peur de vieillir, la douleur d’un deuil.

Téléchargez le communiqué du 11/03/2019

 

 

Communiqués

Confédération CGT

Lettres CGT

Accords, statuts

Contacts

Bulletin d'adhésion