Derniers communiqués

     

Interpellation de la direction par la CGT de France Télévisions
et réponse du directeur de l’information

Messieurs les directeurs de l'information,

C'est la 2nde fois que je suis amenée - au nom de la CGT - à vous écrire concernant le traitement médiatique du mouvement "gilets jaunes".
Cette fois-ci les faits sont graves et j'en suis professionnellement profondément choquée : il s’agit ni plus ni moins d'une manipulation volontaire d'images que FTV a diffusées afin apparemment de ne pas "déplaire" au président de la République !

En effet, dans le JT du 19/20 de ce samedi 15 décembre a été diffusée une image grossièrement truquée ; cette image (une photo AFP à l'origine), envoyée dans les écrans "plasma" derrière la présentatrice Catherine Matausch, montre entre autres une pancarte brandie par un manifestant sur laquelle ne reste que "MACRON" inscrit en noir, au-dessus d'un curieux espace tout blanc. On saura très vite - entre autres par un article de Libération et le déchaînement des réseaux sociaux - que le terme "DEGAGE" en rouge sur la banderole dans la photo d'origine a été gommé avant diffusion dans les "plasma".

Non seulement un tel caviardage parait insensé et tout bonnement incroyable, mais en plus, qu'une telle manipulation puisse passer la validation de tous ceux qui signent ce 19/20 - réalisateur et 3 rédacteurs en chef entre autres - semble parfaitement inimaginable !

Evidemment vous le savez, depuis la diffusion de ce 19/20, les réseaux sociaux se déchaînent contre France 3 et versent des tombereaux d'insultes et d'injures sur notre chaîne et ses personnels qui avaient déjà eu à subir un délire malveillant et viral concernant un direct coupé sur France 3 Nouvelle Aquitaine en début de mouvement.

Téléchargez le communiqué du 17/12/2018

 

Compte-rendu du CSEC
des 12 et 13 décembre 2018

Plan de départ et révision de l’accord collectif

En ouverture de séance, Delphine Ernotte a annoncé son intention de négocier un nouveau plan de départ, sous forme de rupture conventionnelle collective (RCC), dispositif issu des Ordonnances Macron. C’est le signe d’une évidente convergence entre un actionnaire qui redouble d’énergie pour démanteler les services publics et une patronne de FTV qui s’apprête à y engager un nouveau plan de réduction d’effectifs.

« Recomposer » les effectifs de l’entreprise en les rajeunissant pour la faire passer au tout numérique, tel est l’objectif. Le chiffrage du projet est encore inconnu même si l’estimation avancée par la CGT, 2000 départs et le remplacement d’1 départ sur 2, soit 1000 suppressions de postes, n’est pas démentie.

Début janvier, la direction convoquera les syndicats pour une négociation au pas de course de 3 mois. 3 mois pour orchestrer la vague de départs des seniors et l’arrivée des juniors formés au numérique. 3 mois surtout pour « balayer » (sic) l’Accord collectif du 28 mai 2013 de tout ce que la direction estime « trop favorable aux salarié·e·s ». Temps de travail, congés, définition des métiers, conditions de départ… etc. Avec, en cas d’échec des négociations à FTV, la menace de se retrouver sous l’emprise d’un accord de branche étendu du niveau du Code du travail.

Comment sera financé ce plan ? Réponse évasive de la patronne qui précise toutefois qu’il entre dans la trajectoire économique exposée en juin dernier de 400 M€ d’économies d’ici 2022. La CGT a d’emblée pointé les risques d’une telle démarche. Pour les seniors visés par le départ : qu’adviendra-t-il d’eux s’ils ne sont pas volontaires ? Pour les juniors « natifs » du numérique: quelles seront leurs conditions d’embauche ? Pour ceux qui resteront : quelle sera leur charge de travail ?

Téléchargez le communiqué du 19/12/2018

 

Qui en veut aux assistantes ?

Étrangement nommé « questionnaire de personnalité », c’est un document qui doit obligatoirement être rempli lors de la formation d’assistant·e-gestionnaire, à la fin du deuxième niveau. Il s’agit d’un questionnaire particulièrement intrusif, aux objectifs sombres. La CGT non seulement n’approuve pas, mais s’insurge contre de telles méthodes.
Il est recommandé de répondre « franchement » aux questions.

En voici un panel :
***
EN CAS DE CONFLIT (choisir une réponse) :
* Je suis irrité(e) par la stupidité de mon interlocuteur 
* Je suis frustré(e) que l’autre n’accepte pas mon point de vue 
* Je me dis « il va me le payer »
* Je me sens blessé(e) ou rejetée(e)
* Je me dis : je m‘en fiche, je n’ai besoin de personne
* Je me retire et m’isole

Un autre exemple :
***
J’AI TENDANCE PARFOIS A (choisir une réponse) :
* M’entêter en m’accrochant à mes convictions.
* Me sentir blessé(e) et avoir envie de me venger
* Me perdre dans mes pensées et paraître ne plus ressentir grand-chose
* Me sentir mal aimé(e) et rejeté(e)
* Critiquer les autres sur leur façon de faire * Vouloir être le premier coûte que coûte

Téléchargez le communiqué du 13/12/2018

 

 

La CGT vous informe :
Motion des élu·e·s du CSE Central de France Télévisions

Delphine Ernotte annonce une restructuration de grande ampleur à France Télévisions Delphine Ernotte, présidente de FTV, a annoncé aux élu-e-s en ouverture de séance du CSE Central du 12 décembre 2018 un « plan de transformation de l’entreprise » comportant trois aspects : -un plan de départs sous la forme d’une rupture conventionnelle collective afin de préparer une « recomposition des effectifs » -un financement de ce plan, avec l’accord de l’actionnaire, sans plus de précisions quant à son montant et son origine -une révision complète de l’Accord collectif du 28 mai 2013 jugé trop favorable aux salariés (temps de travail, congés, rémunérations, métiers, conditions de départ, etc.). Les élu-e-s refusent un nouveau plan de suppression de postes, s’ajoutant à ceux en cours, au moment où le service public est confronté à des enjeux historiques de développement sur le numérique et de maillage des territoires. Ils dénoncent : -le chantage de la direction qui laisse entendre qu’à défaut d’accord collectif les départs se poursuivraient sans accompagnement. -l’approche de la transformation des métiers par le seul prisme des économies et des réductions de l’emploi. -la menace par la direction d’une application d’une convention de branche bien plus défavorable aux salariés et dont la négociation est amorcée. Ils demandent aux organisations syndicales de se réunir au plus vite afin d’organiser dans l’unité la riposte appropriée face à l’annonce de cette restructuration de grande ampleur. Motion adoptée à l’unanimité des élus·e·s.

Téléchargez le communiqué du 12/12/2018

 

 

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