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Il n’aura fallu qu’un préavis de grève du service des techniciens vidéos pour connaître les prochaines étapes de la lente agonie de l’antenne d’Alsace. Ce qui n’était au départ qu’une demande de réparation d’une injustice envers des salariés qui court depuis 2024, a permis de dévoiler au final une feuille de route que la direction régionale s’apprête à mettre en œuvre dans les prochains mois. À savoir la disparition pure et simple des émissions régionales hors JT ainsi que la mutualisation pendant au minimum 15 semaines de nos éditions régionales avec les antennes de Lorraine et de Champagne-Ardenne tout en arrêtant celles produites par l’antenne d’Alsace. Éléments avancés lors de la négociation sur le passage à 35h sur 4 jours du service des techniciens vidéos pour justifier de son refus. Quelle a été notre surprise lorsque a été dévoilé aujourd’hui dans le cadre de la commission économique du réseau France 3 dite « comeco » le montant d’économies réalisées par la direction du Grand Est pour 2025. Cette dernière allant bien au-delà des objectifs déjà conséquents fixés par l’entreprise. Nous parlons de 1 million d’euros de plus que ce qui était demandé initialement. Comment alors ne pas voir un lien de cause à effet entre les refus multiples que chacun a pu constater au quotidien tout au long de l’année et une preuve irréfutable d’un démantèlement programmé de notre antenne que seuls les personnels vont devoir supporter. Cette situation devrait interpeller chacun d’entre nous. Il faut croire au contraire que certains collègues de travail préfèrent faire le jeu de la direction en fustigeant leurs camarades au moindre obstacle. Nous en prenons pour preuve le déferlement de haine suscité envers le service des techniciens vidéos à la suite de l’annulation du débat municipal d’entre-deux-tours. Certains n’ont pas hésité à employer des mots caractérisables de violences verbales. Nous demandons à la direction régionale de faire le nécessaire afin que ce type de comportement ne se reproduise plus à l’avenir. Il est regrettable que certains dans cette antenne s’ingénient à crier au loup sans s’interroger sur ce qui a pu amener des collègues de travail à aller jusqu’à un préavis de grève, sans aucune empathie pour le respect de leur équilibre vie professionnelle et personnelle mis à mal par la mise en œuvre des éditions ICI et leurs modalités récentes. Il est temps que chacun prenne conscience de la situation qui s’annonce et retrouve des ambitions de solidarité qui seules pourront nous éviter la faillite qui nous guette. La CGT sera toujours au côté des salariés qui souhaitent défendre leurs conditions de travail.
Strasbourg, le 20 mars 2026
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