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Point 1 : Expérimentation de vidéos verticales Point d’étape sur la fabrication et les formations après 2 mois La coordinatrice numérique annonce que l’Aquitaine est la région qui produit le plus en Nouvelle-Aquitaine. Il y a eu 27 vidéos produites depuis début février. C’est logique, selon elle, car 3 JRI volontaires sont disponibles et régulièrement planifiés. Ce sont des tournages en autonomie. Un point d’étape hebdomadaire est fait entre les 4 régions qui participent à l’expérimentation (Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, PACA et Occitanie) et elle précise que ces 4 régions se sont rendu compte qu’il y a un besoin pour les monteurs d’une journée de formation supplémentaire autour des codes du numérique. La formation sur Première était bénéfique mais pas suffisante. Du côté des rédacteurs en chef adjoints du numérique (RCA num), il a été constaté un manque d'acculturation aux réseaux sociaux. Une journée de formation est donc prévue le 30 avril pour les 3 RCA num de Nouvelle-Aquitaine sur l’appropriation des réseaux sociaux, l’accompagnement des équipes avant les départs en tournage… Les élus veulent savoir si un modèle d’organisation du travail viable a été trouvé. Combien de temps de préparation, de tournage et de montage prévus pour un module d’une minute ? Pour la coordinatrice numérique, l’idéal est d’avoir le même JRI 2 jours d’affilée car s’il n’a pas fini le montage, il peut finir le lendemain. Pour produire ces modules il faut donc 1 à 2 jours. Mais c’est encore trop tôt pour établir un modèle d’organisation du travail selon le rédacteur en chef. Pour l'instant seules des vidéos d’1’ à 1’30’’ ont été produites selon eux; il n’y a pas eu de commande pour un format de 2’30’’ ou plus, qui exigerait la participation d’un monteur. Le directeur régional donne le chiffre global sur la fréquentation du site du réseau FTV et des vidéos vues en mars 2026 : 167 millions de vues, en hausse de 17% par rapport à février. Pour lui, logiquement, plus il y a de production et plus il y a de vues. La coordinatrice numérique dit qu’en Nouvelle-Aquitaine les vidéos font de 15.000 à 123.000 vues, de bons chiffres aidés par l’augmentation du nombre d’abonnés à nos réseaux sociaux. Interrogé sur la fabrication d’une vidéo verticale tournée à l’occasion d’un reportage pour le linéaire, le rédacteur en chef explique que c’est à l’initiative de l’équipe, qui avait le temps de le faire car le sujet JT n’était pas pour le soir même. Il assure que ce n’est pas le modèle d’organisation choisi. Et il se félicite du très grand nombre de vues pour cette vidéo. Concernant la charge de travail qui augmente pour la RCA numérique, le rédacteur en chef explique qu’il y a un processus de formation pour les adjoints du linéaire afin de l’alléger. 2 RCA de la rédaction sont en cours de formation. Il s’agit pour eux de prendre en charge la partie publication d’articles sur le web pendant qu’elle encadre la production de vidéos pour les réseaux sociaux et le web. Cette formule est déjà en test à Toulouse, selon la coordinatrice numérique. Mais la condition, c’est que les RCA linéaires soient 4, donc ça ne sera pas possible sur toute la semaine. Enfin, les élus demandent une vigilance particulière sur l’activité des chargés d’édition numérique (CEN), toujours au cœur des évolutions techniques et organisationnelles. La coordinatrice numérique assure qu’en donnant la priorité aux réseaux sociaux il leur a été demandé de ne plus faire certaines tâches. Modifications du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) En présence de Jérôme Bourdy (responsable IMG et Agent prévention sécurité). Le DRH liste les modifications et ajouts demandés par les RP dans la partie du document consacrée à cette expérimentation et touchant aux risques psycho-sociaux (RPS). Pour l’item “risque / conséquence” : ajout de la notion de perte de sens (transformation touchant à l’identité professionnelle); pour l’item “modalité d’exposition” : crainte d’évolution et de disparition de compétences ainsi que sentiment de dévalorisation du métier de monteur; pour l’item “mesure de prévention” : intégration de la parole des salariés dans le bilan, temps d’échanges inter-métiers et évaluation régulière de la charge de travail.
Point 2 : Bilan SSCT 2025 Comme chaque année, la direction et les élus font le bilan Santé Sécurité et Conditions de Travail (SSCT) de l’année précédente. L'Aquitaine comptait en 2025 en effectif permanent 188,81 ETP (contre 193 ETP en 2024). L’IRH explique qu’il y a eu 1 embauche en CDI et 8 départs de l’entreprise de CDI en 2025. Les élus s’étonnent, car au final il y a dans l'entreprise 5 ETP (équivalent temps plein) en moins. Le DRH explique qu’un ETP est calculé en moyenne sur l’année. S’il y a une entrée ou une sortie en début d'année, ça ne compte pas pour 1 ETP plein. Il y a aussi les temps partiels qui impactent les ETP. Qui plus est, dans ce document, seules les embauches sont prises en compte, pas les mobilités. En réalité au total il y a eu 9 entrées (1 recrutement et 8 mobilités) et 10 sorties (7 départs en retraite, 1 licenciement pour inaptitude et 2 mobilités) en Aquitaine. Dans ce décompte d’effectifs ne figurent ni la Fabrique ni la filière RH ni la comptabilité qui dépendent de directions délocalisées. En 2025, il y a eu 22 accidents de travail, contre 29 en 2024, dont 6 accidents de trajets. Les montants de cotisation ont augmenté en 2025, les élus font remarquer que c’est particulièrement le cas à Bayonne où le taux de la cotisation sécurité sociale est passé pour les journalistes de 0.38 à 1.18 et pour les PTA de 0.47 à 1.47 avec un montant de cotisation passé de 3000 à 7200 euros. Signe pour les élus que leur alerte face au nombre et à la durée des arrêts dans ce service, était justifiée. L’IRH détaille ensuite les faits saillants de l’année 2025 :
- Finalisation du plan d’action de l’AT grave de Dax - Formation à la gestion des risques pour les journalistes - Réunions et communication de sensibilisation des journalistes liées à la prévention des risques - Ouverture du BIP d’Arcachon - Finalisation de la mise en place d’une centrale de traitement d’air pour le studio JT - Finalisation de la climatisation secours du local serveur - Sécurisation électrique du local serveur - Relocalisation de la conférence de rédaction - Réaménagement des espaces de la vidéothèque / documentation - Aménagement d’un espace détente au BRI - Création de 2 bureaux au niveau du plateau de la rédaction - Réaménagement du poste de l’assistante de Périgueux - Réfection de 4 blocs sanitaires du bâtiment TVR - Aménagements de poste (monteuse Périgueux, CEN Bordeaux) - Déploiement de la fonctionnalité de transcription dans Imédia. - Dénonciation de l’accord collectif d’entreprise. - Elections professionnelles Elle ajoute que 133 salariés ont suivi une formation liée à la santé ou la sécurité et 35 salariés ont suivi une formation liée au secourisme ou à l’incendie. Les élus trouvent ces chiffres remarquablement élevés. Le résultat d’un long travail de co-construction. Ils reconnaissent également l’effort fait par la direction en la matière.
Point 3 : Bilan absentéisme 2025 Le DRH expose l’évolution du taux d’absentéisme entre 2024 (7,45%) et 2025 (6,70%) soit une baisse de 0,70%. Néanmoins les élus constatent une forte disparité des taux entre la technique (3,63%) et la rédaction (9,83%) que le DRH explique par le départ de salariés en affection de longue durée (ALD) au service exploitation et plusieurs salariés toujours en long arrêt maladie à la rédaction. Par ailleurs les RP CGT font remarquer que l’emploi du terme “absentéisme” est impropre car connoté : cela suggère une responsabilité individuelle des salariés dans le fait de leur absence. Ils proposent de le remplacer par “taux d’absence” ou à l’inverse par “présence effective”. Le DRH en convient mais explique qu’absentéisme est le terme adopté depuis longtemps et d’usage dans tous les rapports et documents, à France TV comme dans les autres entreprises. Enfin, l’IRH rappelle qu’un rendez-vous de reprise avec manager et RH est systématiquement proposé aux salariés de retour d’arrêt supérieur à 1 mois pour accompagner au mieux la prise de poste. Ce rendez-vous de reprise est bien sûr facultatif.
Point 4 : Bilan psychologue du travail Le DRH présente le bilan 2025 du cabinet ACCA, en l’absence de la psychologue référente de cet organisme car sa mission s’est terminée suite à un appel d’offres et au remplacement de celui-ci par un nouveau prestataire, Qualisocial. Il s’agit d’un bilan en Nouvelle-Aquitaine. En 2025, il y a eu 111 entretiens, 34 en distanciel et 77 en présentiel (contre 95 en 2024, 14 en distanciel et 81 en présentiel). 28,75% des entretiens concernent les salariés d’Aquitaine. Soit 32 salariés, calculent les élus. Dans plus de 50% des cas, la thématique essentiellement abordée concerne la dégradation des relations de travail. À noter aussi l’augmentation des entretiens via la ligne d’écoute dédiée aux managers, RH, élus. Les RP CGT déplorent d’abord l’absence de la psychologue du travail. Ils déplorent ensuite de ne pas avoir de données sur leur périmètre, l’Aquitaine. Enfin, et surtout ils dénoncent une nouvelle fois avec vigueur le recours de notre entreprise à des sociétés prestataires qui changent à chaque nouvel appel d’offre, tous les 3 ans (JLO, ACCA et maintenant Qualisocial), pour s’occuper de la santé, mentale qui plus est, des salariés, et ce dans un contexte d’incertitude, de changements organisationnels avec la mise en place de projets structurants. Ainsi, des salariés suivis depuis des mois, voire plusieurs années, par la psychologue du travail qui a mis elle aussi du temps à se faire connaître, notamment en ayant une permanence régulière à Bordeaux et en faisant le tour des sites excentrés, ne savent plus avec qui ils pourraient échanger, ni ce que va devenir leur dossier… D’autant que la direction annonce que le nouveau prestataire ne fera pas de permanence sur site ! C’est via une plate-forme téléphonique que le salarié sera orienté vers un psychologue du travail. Les élus demandent à la direction régionale de faire remonter à la direction centrale leur opposition à ces appels d'offres concernant la santé des salariés.
Point 5 : Organisation et conditions de travail 2 - Bilan des élections municipales : Retour sur le dispositif et les renforts mis en place. Le directeur régional explique que pour les journalistes la planification a été faite sur les disponibilités habituelles, donc pas de renfort. En revanche pour les documentalistes il y a eu 9 vacations supplémentaires. Il détaille ensuite les dispositifs spéciaux mis en place, avec 9 débats au studio JT, 1 débat à Pau et 1 débat dans le studio d’ICI Béarn-Bigorre. Il félicite l’ensemble des équipes dont il se dit très fier. C’était une réussite. Il ajoute que NoA a aussi permis la diffusion de débats qu’il n’aurait pas été possible de diffuser sur France 3. Pas de remarque des élus qui n’ont pas eu de retour négatif à l’issue de cette période électorale.
3 - Émissions Olatua et NoA sur mer suspendues depuis janvier : quelles perspectives de reprise et dans quelles conditions de fabrication ? Txirrita : avenir de l’émission en septembre 2026. Pour Olatua, la reprise des tournages est prévue en avril avec un premier numéro diffusé en mai et des épisodes inédits cet été. Les conditions de production restent identiques mais pas celles de post-production. Le montage, mixage et finitions se feront à la Fabrique. La raison invoquée est qu’il faut honorer nos engagements en matière de post-production (droit de tirage) suite à la baisse annoncée du nombre de documentaires produits (17 cette année au lieu de 22 l’an dernier). Les RP CGT interrogent la direction sur l’impact de ce changement dans l’activité à la TVR. Le chef de centre dit qu’il ne peut pas répondre à cette question pour le moment. En attendant, ce sont 3 jours de montage et une demi-journée de mixage pour 8 numéros annuels en moins dans l’activité de la TVR ainsi que la possibilité de diversifier leur activité pour les monteurs et mixeurs planifiés sur ce produit… Seule une scripte continuera de contribuer à cette émission. Concernant NoA-sur-mer, le directeur précise que la déléguée antennes et contenus (DAC) doit organiser une réunion dans les prochains jours pour évoquer l’avenir de cette émission, qui ne concerne pas que l’Aquitaine, il y a aussi Poitou-Charentes qui est concerné. Il annonce néanmoins que si cette émission est maintenue “elle ne sera pas la même qu’aujourd’hui”. Comme elle est fabriquée par les journalistes de deux rédactions, il y a un impact plus important sur les ETP. Les élus craignent sérieusement que cette émission fasse les frais des mesures économiques envisagées par la direction. Enfin, le DR n’a rien à annoncer pour l’instant concernant l’avenir de Txirrita. À date, il n'a pas encore de visibilité sur la grille de septembre. Là encore, les élus sont très inquiets.
4 - France 3 / ICI : Quand et comment les salariés ont-ils été informés de la nouvelle identité visuelle de l'entreprise (déploiement de bonnettes micros siglées ICI) ? Comment les équipes se présentent-elles sur le terrain ou à l’antenne ? D’autres changements de logos sont-ils prévus sur les matériels de tournage, les véhicules ? Le directeur régional lit une réponse écrite, pour plus de clarté : Le changement de nom “marque” a été discuté plusieurs fois en CSE car c’est une décision d’entreprise exposée dans le projet stratégique de la présidente reconduite par l’Arcom. Régulièrement, la communication interne adressée à tous les salariés a informé du nouveau nom comme le bug antenne, le marquage des bâtiments… Le marquage des bâtiments se fait sans obligation de calendrier et peut se faire lors d’opportunités de renouvellement ou lors de déménagement. Pour les véhicules, certaines régions l’ont déjà appliqué. Ces 2 marques, FTV et ICI, seront déployées sur les supports de communication internes et externes. France 3 est la marque de la chaîne nationale, ICI est la marque de la proximité. Il ajoute que notre antenne s'appelle désormais ICI Aquitaine. Depuis les élections municipales, il est demandé aux équipes de déployer les bonnettes et flags ICI sur les micros. Enfin, il termine en disant que les équipes peuvent se présenter comme “ICI ex France 3” ou “France Télévisions”. Pour lui, il ne peut y avoir de confusion entre la chaîne télé et la radio, à de rares exceptions près (au Pays Basque Ici Euskal Herri et en Limousin Ici Limousin). Pas si évident pour les élus, et surtout pour les salariés et même les intervenants et téléspectateurs (certains continuent de dire “FR3”) qui naviguent entre confusion, perte de sens et d’identité… Les RP CGT rappellent que contrairement aux confrères d’ICI radio, l’entreprise n’a pas fait de large communication auprès des téléspectateurs pour informer de ce changement de nom. Ce serait donc aux salariés d’assurer le service après-vente sur le terrain, ce qui devient vraiment compliqué.
5 - Budget Lors de l’instance de proximité de janvier, la direction annonçait une diminution d’environ 20 % du budget « antenne et programmes », soit près d’un million d’euros en moins, impliquant des choix structurants et des arbitrages ayant un impact direct sur l’offre régionale. Dans ce cadre, et après réception du budget 2026, quel impact réel cette baisse va-t-elle avoir sur l’emploi et l’organisation du travail des salariés concernés ? Pour le DR, la baisse du budget réduit le nombre de documentaires engagés et d'épisodes du Goût des rencontres. Il y a eu la suppression du magazine Décalage horaire pour préserver au maximum l’information, le numérique et l'activité de nos personnels. Sur l’emploi, chaque poste vacant est analysé localement et au niveau de la direction du réseau pour remplacement, redéploiement, gel ou suppression du poste. Il ne peut pas dire s’il y aura des répercussions sur la charge de travail des assistantes de production, notamment. Peut-être qu’à la marge il y aura une baisse d’activité mais c’est surtout en externe (les producteurs) que la baisse sera notable.
Point 6 : Emploi 6 - Appel à candidatures à la gestion d'antenne : Sélection des candidats, calendrier des formations et des prises de postes. L’IRH annonce que les 7 candidats qui ont postulé ont été reçus en entretien et, au final, 2 candidats ont été retenus (1 chef monteur CDI et 1 technicien vidéo CDD). Le calendrier de formation est le suivant : du 22 au 23 avril, formation au logiciel Argos du 27 au 29 avril et du 4 au 6 mai, formation à la gestion d'antenne suivie de la mise en pratique du 11 au 13 mai. Le jury de validation est prévu le 13 mai, et si les candidats sont validés par le jury, les premiers remplacements sont prévus à partir du 18 mai à Bordeaux et Limoges. Le DRH précise que le CDD, immatriculé comme technicien vidéo à l'origine, aura toujours des contrats de TEVA mais assortis de l’UCC gestion d’antenne.
7 - Poste de monteur vacant depuis septembre à Bordeaux : combien de jours de remplacements sur le motif de renfort dans ce service depuis le départ à la retraite de la salariée ? Le DRH explique que les besoins en remplacement dépendent des absences des salariés de l'équipe. Il indique qu’il y a eu 230 jours de CDD monteur entre le 1er août 2025 et le 2 avril 2026 sur différents motifs : congés maladie, crédit d’heures, temps partiel etc. Parmi ces 230 jours, les contrats “d’usage constant” représentent 103 jours. Les élus font remarquer qu’il n’y a plus que 7,5 monteurs au BRI et demandent si le dernier départ en retraite sera remplacé. Le directeur précise que c’est toujours en réflexion et le DRH ajoute que la direction estime qu’il faut environ 300 jours de remplacement pour justifier la publication d’un poste.
8 - Mobilités, postes pourvus et à pourvoir en Aquitaine. Le poste de JRR à Bayonne est en cours de recrutement, il y a déjà plusieurs candidats. Les élus demandent à quelle date le poste sera pourvu. Le DRH répond que s’il s’agit d’un recrutement, la prise de poste peut être envisagée au mieux à partir du 1er mai et s’il s’agit d’une mobilité cela peut être 2 à 3 mois plus tard. Prochaine instance de proximité le 7 mai 2026
Bordeaux, le 3 avril 2026
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