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Préambule
L’autonomie, un lointain souvenir Souvenez-vous quand vous preniez le temps de travailler un sujet : de lire, d’effectuer des recherches avec les documentalistes, de proposer le reportage, d’échanger avec l’édition, puis de le tourner. Le bonheur du travail d’équipe, JRI, OPS, monteur, infographiste, illustrateur sonore, mixeur, technicien vidéo ! Un temps où l’on travaillait de manière autonome pour fournir l’antenne. Un temps révolu. Le nombre réduit de JT et la loi du casting font que ce sont toujours les mêmes qu’on entend dans le poste, le plus souvent abonnés aux sujets en kit. Quant aux autres, ils vivent relégués aux bouts de sonores, de quoi vider le cerveau ! Ce qui se passe au service culture est symptomatique de cette dérive. On n’y parle plus théâtre ni danse depuis belle lurette. Longtemps considéré comme le bâton de maréchal de la profession, il est devenu la fabrique vite fait bien fait des nécrologies mixées en direct. Cœur mal accroché, s’abstenir ! Sur les plateaux, certains présentateurs et chroniqueurs sont en roue libre ! Des piliers de l’antenne délivrent leur opinion rance à longueur d’année. Au 20H, on invite un dictateur pour qu’il déroule sa propagande dans un fauteuil depuis Moscou ! Et la direction nous assure que tout est sous contrôle. Ailleurs aussi, ça tourne vinaigre : la direction rogne sur les jours de télétravail, impose un présentiel à des horaires décalés. À la rédaction nationale, le quotidien se résume à un manque d’équité dans les services, à un planning contraint qui met en danger la santé des salariés, et à un outil Newsboard machine à broyer les propositions de reportages des journalistes. Un travail de sape en règle, qui saborde bien davantage :
Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du mercredi 8 avril 2026
Rédaction nationale
Pourquoi la direction ne donne-t-elle pas plus de stages d’été à des jeunes, sachant que cela apporterait un souffle de fraîcheur et d’idées nouvelles dans les services ? Le fort taux d’encadrement au sein de la rédaction ne permet-il pas d’absorber plus de jeunes en été ? Pouvons-nous envisager une augmentation des quotas cette année ? Le directeur de la rédaction nationale explique que ce n’est pas une question d’encadrement. La rédaction s’est fixée un nombre de CDD d’été et elle s’y tient. Si on fait venir des stagiaires, et qu’on ne peut pas les accompagner, ça ne sert à rien.
Le 26 mars 2026 dans le 20H de France 2, l’interview de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, a choqué jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le ministre Jean-Noël Barrot a estimé, à l’issue d’une réunion du G7, que « Lavrov avait pu dérouler tranquillement sa propagande sur une chaine de télé française ». Cette interview - découpée à l‘antenne au 20H mais intégralement diffusée sur franceinfo.fr – est perçue en France par de nombreux observateurs comme une tribune donnée aux autorités russes sans contradictoire adéquat ni mise en perspective. Elle a d’ailleurs par la suite été utilisée à des fins de propagande russe. Les RP questionnent le choix du dispositif pour l'interview de Lavrov, et souhaitent comprendre comment et pourquoi cette interview a été préparée et menée de cette manière ? Un « coup journalistique » vaut-il de mettre à mal la crédibilité de l’information de service public ? Quel est le sentiment de la direction à ce sujet ? Considère-t-elle cette opération comme un échec ou une réussite ? Au vu de la conduite de l’interview de Sergueï Lavrov, l’équipe du 20H est-elle encore en capacité d’inviter des femmes et hommes d’État de premier plan ? La direction dit assumer d’avoir fait cet entretien. Selon elle, le travail réalisé par la présentatrice est un travail journalistique exemplaire, puisque dans ses questions elle apporte la contradiction et précise des choses. Seul regret émis par le directeur : on aurait dû avoir une autre configuration. On aurait dû avoir un/une spécialiste pour venir derrière cette interview. Il ou elle aurait pu souligner des choses dites pendant cet entretien. L’équipe du 20H a toute la confiance de la direction pour inviter des hommes et des femmes de premier plan, comme Trump.
Lors du Festival de Cannes, les images des marches seront désormais diffusées par Brut sur Youtube. Qui tournera ces images ? Les équipes de FTV ? A qui appartiendront ces images ? La rédaction devra-t-elle payer pour utiliser et réutiliser ces images alors que nous sommes partenaires du Festival ?
La direction n’a pas la réponse, elle va se renseigner.
Au service Culture peut-on encore parler de respect du travail, des compétences, voire des personnes ? Des sujets commandés ne sont jamais diffusés : « Tribute Bands » / 20H : demande dans l’urgence, tournages début novembre 2025 avec 3 découchers à Saint-Rémy-de-Provence. « Monte Cristo » : tournage fin janvier. Spectacle annulé courant mars, notamment victime de la concurrence d’un 2e spectacle, problématique d’ailleurs abordée dans le sujet. Désormais obsolète. « Maison natale La Fontaine » : tournage début février à l’occasion de sa réouverture après 5 ans de travaux. « Garou » : tournage urgent début mars à Lille avec 3 découchers. Non diffusé et même jamais monté suite à l’annulation de l’invitation de Garou par le 13H. « Mort de Loana » : info tombée vers 19h30, sujet confectionné en urgence. Non diffusé et même effacé de Dalet. « BTS » : prévision refusée 11 jours avant le concert évènement du samedi 21 mars, puis sujet réclamé à 15h30 le jour J. Montage interrompu pour modifier un sujet sur l’Iran. Report au 13H du lendemain, mais finalement jamais diffusé. « Décès d’Isabelle Mergault » à 12h50. Le 20 mars, Il est demandé au service Culture de faire une nécro en urgence. Impossible de trouver des images, les faire ingester dans Dalet dans les temps et sortir un sujet sans bourde à l’antenne. Le service se fait tancer en public en conférence critique pour son incapacité à sortir un sujet et rivaliser avec TF1. Et pourtant… TF1 n’avait pas diffusé de sujet mais juste un off. Les journalistes du service Culture, déjà confrontés à un intérêt tout relatif de la part des éditions de France 2, ont le sentiment croissant d’un mépris systémique. La direction peut-elle veiller à normaliser les rapports de management dans la rédaction ? Le directeur l’admet, ils réfléchissent au service Culture, bien conscients de la situation. La cheffe est en arrêt de travail. Concernant la nécro d’Isabelle Mergault, la direction reconnaît que TF1 comme France 2 n’a pas fait de sujet au 13H, c’était un off. Mais le directeur insiste : quand une info tombe, on doit monter un sujet rapidement. On doit s’organiser. Isabelle Mergault était une artiste populaire, c’était important que ce soit dans le JT. Sur les sources d’images, il faut aussi que l’édition prenne la décision rapidement. Dans ces délais courts, il faut se démultiplier et mobiliser tous les services.
Des journalistes du service Politique déplorent depuis plusieurs mois de ne plus pouvoir travailler sur le parti « Place publique ». La direction peut-elle confirmer aux RP qu’elle ne souhaite pas voir diffuser dans le 20H semaine des reportages sur « Place publique » ? A-t-elle donné des consignes ? La direction assure qu’aucune consigne n’a été donnée en ce sens depuis que la nouvelle direction est là. Le directeur dit être passé devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public et que cette question a été abordée. Il précise que « Place publique » fait partie des temps de paroles mesurés par l’Arcom.
Les journalistes pointent les reportages "en itinérance" pour le JT de 13H. Au départ, ces itinérances étaient conçues pour diffuser les sujets dans la même semaine, ce qui justifiait le départ d’un monteur avec l’équipe de tournage. Aujourd’hui ces sujets sont toujours montés sur place, mais diffusés au fil de l’eau, souvent plusieurs semaines après. Or, lors de ces semaines d’itinérance, les journées sont très longues, notamment pour les rédacteurs qui parcourent des kilomètres pour le tournage et enchaînent ensuite le montage. Ces semaines dépassent donc régulièrement les 50 heures de travail, ce qui menace la santé des salariés. Dès lors, pourquoi ne pas monter ces sujets au retour de la mission, à Paris ? La direction affirme que l’objectif de l’itinérance c’est de produire des sujets diffusés en même temps que l’itinérance se déroule, puisqu’il y a un monteur. La direction va en parler avec l’édition.
Depuis le 26 janvier, la rédaction nationale ne fabrique plus aucun sujet pour les antennes d’Ici. Un bon nombre de salariés n’a plus aucun débouché, les propositions de sujets sont retoquées et certains journalistes restent écartés des antennes de France 2. Dans certains services, des journalistes sont assignés exclusivement aux micros-trottoirs et aux tournages d’éléments de sujets pour leurs confrères. Sans perspective, notamment à cause du « casting » des éditions auquel les chefs de service ne résistent pas. Cette rédaction à deux vitesses amplifie les disparités de carrière. Les salariés se plaignent d’injustice organisationnelle, de relations humaines dégradées avec leur hiérarchie, d’absence de discussion sur le travail, de dévalorisation sociale du métier, d’absence de développement professionnel, et de non-utilisation de leurs compétences dans les JT. Comment la nouvelle direction de l’information et la DRH comptent-elles gérer la baisse d’activité liée à la disparition d’Ici ? Le directeur de la rédaction nationale assure qu’il y a suffisamment de travail entre les éditions de franceinfo et France 2. Il admet que la rédaction a vécu une période où les services travaillaient à flux tendu avec une activité chargée. L’idée, selon lui, est que chacun ait du travail. « Chaque journaliste doit pouvoir faire des propositions. Si la proposition est prise c’est le journaliste qui fait la proposition qui fabrique le sujet. » Il annonce que suite au rapport Cedaet, la direction a préparé un plan d’action qui sera présenté au CSE du Siège le 16 avril. Les RP assurent qu’ils étudieront ce rapport attentivement et qu’ils ne manqueront pas de tracer tous les manquements de la direction en matière d’équité entre les salariés. Ce dossier n’a que trop duré, la CGT attend désormais des actes sans tarder.
La question a déjà été posée dans les instances de proximité des mois de janvier et de février. Pourquoi certains sujets du 20H sont-ils validés très tardivement par les rédacteurs en chef, y compris les sujets hors actu, provoquant un embouteillage monstre au mixage, lieu de toutes les tensions un quart d’heure avant l’antenne, et mettant les ingénieurs du son sous pression ? Pour eux, l’insupportable est régulièrement atteint. Le processus de validation n’est-il pas à revoir ? Comment faire pour valider les sujets plus tôt dans l’après-midi ? La direction l’admet, c’est un dialogue qu’elle a avec les éditions. Oui il faut valider tôt. Elle discute aussi avec les mixeurs pour voir comment mieux gérer les choses. Par exemple, installer un écran à côté des salles de montage pour un conducteur ? La direction signale aussi qu’il existe une quatrième salle de mixage qui peut être utilisée côté de F3 Paris Ile-de-France : le mix D. Le mixeur est là jusqu’à 21h. Un « Œil du 20H » a déjà été mixé dans cette salle. Mais attention, le mixage D est un secours, il n’est pas toujours disponible car il est attribué aux équipes de F3 Paris Ile-de-France et de l’Outre-mer.
Les coordinatrices ex-IV3 déplacées au bureau des régions sont installées dans leurs nouveaux locaux depuis maintenant 2 mois, et elles ne disposent toujours pas des moyens techniques nécessaires pour travailler dans les meilleures conditions. Le micro d'ordres installé depuis plusieurs semaines est régulièrement en panne, ce qui complique beaucoup la communication essentielle avec les régulateurs qui sont désormais dans un autre bureau. D'autre part, un outil très important pour le suivi des arrivées d'images commandées aux régions est le mur d'écrans plasma… resté dans l’ancien bureau au 3e étage. Pourquoi ce déplacement n'a-t-il toujours pas eu lieu ? En son absence, il faut ouvrir plusieurs pages sur un PC, ce qui engendre une perte de temps et le risque de passer à côté d'une arrivée. La direction conseille de relancer les équipes en charge des déménagements, en mettant en copie le secrétariat général.
La fin des JT est annoncée comme inéluctable par la Présidence. Un plan d’accompagnement des journalistes de la rédaction est-il prévu dans cette transformation ? Si oui, lequel ? Le directeur déclare : « La fin inéluctable : je ne sais pas. La direction ne s’inscrit pas dans la fin des JT. » La réalité, nous dit -il, est que le nombre de téléspectateurs devant la TV baisse, les JT en font partie. Mais le JT reste un moment puissant dans une journée et attire beaucoup de monde. Avec 4 millions de téléspectateurs, ça vaut le coup de leur parler, de leur proposer de la plus-value. Dans le périmètre de l’info il y a de nouveaux métiers, on veut être présent sur le numérique, sur les réseaux sociaux. Il faut toucher des publics qui ne regardent pas le JT, développer des offres qui découlent du JT. L’entreprise met en place des formations pour encourager les journalistes à aller vers le numérique. Les RP dénoncent les limites de ces passerelles, en soulignant que les salariés qui se sont reconvertis au numérique sont depuis plusieurs années les grands oubliés des mesures salariales et des évolutions de carrière. Le développement en silo propre à FTV ne permet pas aux salariés de rebondir dans de bonnes conditions. La direction admet qu’il ne faut pas décourager les gens qui font des mobilités horizontales, et dit songer à des garanties pour veiller à des possibilités d’évolution.
franceinfo TV
« L’info n’est pas une opinion », telle était la promesse des JT de franceinfo dans une vaste campagne publicitaire en 2025. Force est de constater qu’il ne se passe pas une semaine sans que la chaine 16 se fasse épingler pour des propos partisans tenus à l’antenne par des présentateurs ou chroniqueurs. Pourquoi sont-ils autorisés à mettre en avant leurs propres opinions, quitte à nuire à l’image d’impartialité de France Télévisions ? Comment le service public peut-il être crédible pour la Présidentielle de 2027 avec de tels propos à l’antenne ? Selon la direction, sur franceinfo tous les présentateurs donnent les faits et contextualisent en permanence l’information. Ils doivent le faire avec honnêteté et impartialité, contrairement à la ligne affichée par des chaînes concurrentes, nous n’invitons pas nos incarnations à délivrer à l’antenne des éditos ou de l’humeur. Si cela arrive, alors c’est une erreur et la direction éditoriale rappelle très régulièrement les règles à l’ensemble de la rédaction.
DRM
Est-il normal que les infographistes n'aient toujours pas connaissance de leur rotation pour les prochains mois, ainsi que pour leurs vacances d’été alors que la limite pour déposer les congés d'été est fixée au 31 janvier ? La direction répond qu’elle vient tout juste de valider tous les congés d’été. Quant au planning, il sera dorénavant envoyé aux infographistes sur 4 semaines. Les RP constatent que le planning à l’infographie est devenu un sujet conflictuel. Jusqu’en 2025 les infographistes avaient une visibilité à l’année sur leur planning, réduite à présent à 4 semaines. Ce manque de visibilité a des conséquences sur l’organisation de leur vie privée. Par ailleurs, les infographistes ont vu la part de télétravail se réduire de 50% à 25%. Une réorganisation qui a des répercussions sur la santé des salariés, surtout pour les matinaliers et ceux en horaires décalés. Les salariés s’interrogent sur le respect des règles permettant de concilier vie privée et travail. La CGT suit de près le dossier du nouveau planning des infographistes face à une direction qui n’accepte pas le dialogue et qui prend ses décisions en matière de télétravail de manière unilatérale.
DRH
Utilisation du parking et/ou pass Navigo ? Dans une communication interne diffusée le 11 mars, il est indiqué que les personnes souhaitant stationner au parking doivent avoir « l'attestation fournie par les Ressources humaines indiquant la non-prise en charge du pass Navigo ». Cette nouvelle disposition est surprenante, car nombre de salariés de FTV travaillent à la fois en horaires décalés et aussi en horaires de bureau. Ils peuvent alors utiliser leur véhicule personnel ET les transports en commun. Il n’y a pas de raison que ces derniers ne bénéficient pas du remboursement de frais de transport au prétexte qu’ils / elles utiliseraient le parking en fonction de leurs horaires de planification. Il en a toujours été ainsi, et cette nouvelle règle les mettrait subitement dans l’irrégularité ! La direction indique que la question a déjà été posée en CSE Siège. La direction de FTV étudie actuellement la réponse la plus adaptée.
De nombreux automobilistes ont fait le choix d’une mobilité plus douce en faisant l’acquisition d’un véhicule électrique ou hybride, choix renforcé par la politique environnementale de France Télévisions maintes fois affirmée, notamment par une publication sur monespace en date du 8 février 2024 ci-dessous :
Pourtant la communication du 11 mars 2026 revient sur cette autorisation. Pourquoi cette décision, qui revoit les ambitions environnementales de l’entreprise à la baisse et qui va à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres grandes entreprises ? Pourquoi les détenteurs de voitures hybrides ou électriques seraient les seuls parmi ceux qui ont fait le choix d’une mobilité plus douce à ne pas être aidés par l’entreprise ? Pourquoi revenir de façon unilatérale sur la décision de 2024 sans que cela n’ait été discuté lors de la présentation du schéma directeur de la sécurité au CSE des 18 et 19 février ? La direction a décidé de restreindre l’accès aux bornes de recharge aux seuls véhicules professionnels, pour des raisons opérationnelles (la flotte FTV est prioritaire) et budgétaires. Cette mesure fera l’objet d’une communication en mai. Les RP ont bien compris que le règlement a changé. Ils espèrent qu’il sera le même pour tous, car certains enfreignent déjà ces règles.
Le mois dernier, les RP avaient interrogé la direction sur l’application à FTV d’un arrêt récent de la Cour de cassation : pour les salariés au décompte horaire, les jours de congés payés entrent dans le calcul du temps de travail hebdomadaire, permettant ainsi le même seuil de déclenchement des heures supplémentaires que lors d’une semaine sans CP. La direction avait répondu que tout était déjà conforme. Les RP ont donc dû insister. Cette fois la direction fait un mea culpa. Elle reconnaît que la réponse lue en mars était inexacte. Les adaptations techniques du SIRH (systèmes d’information sur les ressources humaines) sont en cours et il est prévu en paye du mois de mai 2026 de valoriser les heures supplémentaires en tenant compte des journées de congés payés pour la période allant du mois de septembre 2025 (date de l’arrêt de la Cour de cassation) à avril 2026.
Paris, le 13 avril 2026
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