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Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes, soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué ! Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. En France, c’est le seul jour obligatoirement chômé et payé.
Les revendications pour le 1er mai 2026 Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail. L’arrêt des guerres et une paix juste et durable, dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies.
Malgré un recul du gouvernement, des motifs d’inquiétude persistent La proposition de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes indépendants artisans d’ouvrir ce 1er mai, en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double, ne sera débattue par les parlementaires que courant mai. Alors que la loi n’a pas évolué et doit s’appliquer, le gouvernement s’autorise à l’enfreindre en attendant de la réécrire ! Le gouvernement a assuré que la portée du texte serait limitée, mais rien n’empêchera les parlementaires (majoritairement favorables à une extension plus importante) de faire évoluer le texte avec des amendements.
L'action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance et nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur la proposition de loi visant à étendre à près de 1,5 million de salariés le travail le 1er mai. Cette victoire sonne comme un avertissement en direction du patronat et du gouvernement pour la suite. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser. La CGT le martèle : le sujet, ce ne sont pas les boulangeries artisanales qui, rappelons-le, peuvent déjà ouvrir le 1er mai à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es. La CGT appelle les salarié·es à la vigilance. Ils nous ont volé deux ans de vie avec leur réforme des retraites, ils ne nous voleront pas le 1er mai ! Signez la pétition ici La CGT appelle les salarié·es à se mobiliser massivement le 1er mai et à rejoindre les manifestations organisées dans toute la France. Face à l’extrême droite, qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à des rassemblements populaires et unitaires !
Paris, le 29 avril 2026
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