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La régionalisation, ou ce qu’il en reste, vient de subir de nouveaux mauvais coups à cause de la centralisation. Tous les EDR (Enquêtes de région) de mars sont restés invisibles. La programmation automatique des treize diffusions devait être assurée par le CDE, qui centralise tout au Siège. Mais rien n’est parti, à cause d’une erreur d’encodage des décrochages. Et tous ceux qui ont découvert, en direct, dès la première minute, qu’il y avait un problème, n’avaient que leurs yeux pour pleurer. Il était alors impossible de rectifier en direct. Et à l’heure actuelle, ces EDR n’ont toujours pas été diffusés à leur horaire normal. Tant pis pour ceux qui collaient à l’actualité des Municipales. Et une nouvelle erreur de codage s’est reproduite lundi 16 mars au CDE pour le 12/13, avec pour conséquence la non-diffusion de certains JT régionaux par les box. Au lendemain du 1er tour, c’est ballot. Ne pas diffuser, c’est maltraiter. Centralisation toujours, et mauvais coup encore ! L’antenne régionale de Paris Ile-de-France n’en finit plus d’accumuler les mauvais coups. Après le déménagement forcé au Siège, après la réorganisation forcée dans le cadre de Campus, voilà l’expulsion du Studio D. Et la proposition d’occuper le mini-studio de 12 m² du fameux CDE ajoute une couche à la maltraitance infligée à nos collègues. Ils se sont d’ailleurs tous mis en grève pour refuser cette petite mort, quitte à supprimer la soirée électorale du 1er tour. En réponse, la direction ne s’est pas gênée pour diffuser franceinfo, sans aucune explication sur la grève donnée aux téléspectateurs. Invisibiliser, c’est maltraiter. La couverture des Municipales a permis de montrer que France Télévisions et Radio France refusent de se coordonner nationalement. Quelle bonne nouvelle ! Dans plusieurs régions, les collègues de la radio ont préféré s’associer à des médias privés pour leurs débats, quitte à refuser les propositions de partenariats avec France 3. Eux ont rapidement assimilé que la holding ne se fera pas. Pour eux, « Ici », c’est chacun pour soi, et chacun chez soi. Dommage que la direction du Réseau n’ait pas compris qu’il faut arrêter avec « Ici ». Elle vient de déployer tous azimuts les bonnettes bleu ciel utilisées par la radio, pour dénaturer encore plus notre antenne, en supprimant les derniers « 3 » de nos écrans. Débaptiser, c’est maltraiter. Pour finir, revenons sur la réunion qui devait fluidifier les relations sociales entre élus et direction. Cette dernière avait oublié son bidon d’huile, mais pas son sac de sable. En clair, les tensions et les chicaneries vont donc continuer à obstruer le travail des élus. Entraver, c’est maltraiter. Et cela doit cesser.
Paris, le 18 mars 2026
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