Déclaration CSA-CGT Accord UCC et conditions d'emploi
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La CSA-CGT tient à dénoncer avec force la non-application de l’accord relatif à la mise en œuvre des unités de compétences complémentaires (UCC). Aujourd’hui, plusieurs salariés — notamment des media managers, des agents de l’habillage, des infographistes et d’autres fonctions — sont planifiés sur des compétences complémentaires sans être rémunérés en conséquence. Pourtant, cet accord prévoit un cadre clair : formation préalable, validation par un jury, puis seulement mise en œuvre opérationnelle. Dans les faits, cet accord est bafoué. Des salariés sont régulièrement positionnés sur ces missions sans formation ni validation. C’est inacceptable. Pire encore, certains agents ne perçoivent pas la rémunération liée aux UCC depuis plus d’un an. Il s’agit d’un non-respect manifeste des engagements pris par la direction. La CSA-CGT le rappelle clairement : un accord signé engage. Il doit être appliqué. Nous exigeons son respect immédiat. Par ailleurs, nous dénonçons également le traitement réservé aux chargés de réalisation en CDD depuis plusieurs mois. Alors qu’il était d’usage de recourir à des contrats relevant du régime des intermittents du spectacle, la direction impose désormais des CDD au régime général et donc ne permettant pas de rentrer dans le cadre des annexes 8 et 10 du régime des intermittents du spectacle. Cette pratique est en contradiction avec les usages du groupe France Télévisions, auquel appartient Martinique La 1ère, où ces métiers relèvent normalement de l’intermittence. Plus grave encore, il apparaît que des contrats d’intermittents sont annoncés oralement, puis disparaissent au moment de la formalisation écrite. Ces méthodes sont inacceptables. La CSA-CGT dénonce des pratiques qui bafouent la parole donnée, remettent en cause l’éthique des relations professionnelles et traduisent une forme de maltraitance sociale.
Fort-de-France, 24 mars 2026
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Compte rendu du CSE Réunion la 1ère du 18 décembre 2025
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Point 1 - Adoption des PV
Le PV du CSE ordinaire du 25 septembre 2025 a été adopté avec 5 voix pour et 3 abstentions. Point 2 – Réclamations Individuelles et Collectives
Voir les réponses écrites de la direction ici 📎
Point 3 – Vie de l’établissement
Un audit est actuellement mené au sein de la station suite à la dégradation des conditions de travail, notamment au sein des rédactions. Un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des salariés et des entretiens individuels sont menés jusqu’au 30 décembre 2025 avec la psychologue en charge des entretiens. La confidentialité de ces entretiens est garantie. Il faut que plusieurs personnes partagent un avis sur un problème récurrent pour que celui-ci soit mentionné dans le rapport. CGT : avez-vous assez d’entretiens pour mener à bien votre audit ? En général, il faut entre 15 et 20 entretiens pour obtenir une image globale de la situation. Actuellement, 36 entretiens ont été menés et 12 sont à venir. CGT : quelle est la différence entre le questionnaire et l’entretien ? Le questionnaire est plus quantitatif. Il permet de compiler les données en pourcentage. L’entretien donne plus de profondeur au questionnaire. Madame V. souhaite prolonger les entretiens jusqu’au 16 janvier 2026. Une restitution de l’audit sera présentée au CSE de mars. CGT : est-ce que la commission SSCT sera associée à cet audit ? Direction : cela n’est pas prévu. La présidente de la commission SSCT est invitée au Copil. Elle aura les éléments lors de ces réunions. CGT : ce rapport risque d’amplifier la perte de confiance des salariés. Les problèmes sont déjà identifiés depuis longtemps. Il ne faut pas faire des réunions pour faire des réunions. Direction : On fait cette démarche pour encourager la confiance. Pour dire que la direction ne reste pas sourde aux problèmes. Ce ne sera pas fait à la légère. L’échec n’est pas à l’ordre du jour. Il faut anticiper les urgences. CGT : un autre comité se réunit régulièrement (enquête paritaire) suite au droit d’alerte lancé sur la situation de deux rédactrices en chef. L’un des membres de ce comité va bientôt s’absenter pour un certain laps de temps. Ce membre va-t-il être remplacé ? Direction : l’enquête aura pris fin avant le départ de ce membre. CGT : les deux RC ont-elles été auditionnées ? Direction : ce sont des décisions qui se prennent au sein du comité. Je ne sais pas si les RC ont été auditionnées ou non.
3 sessions de formation seront proposées aux journalistes sur les municipales. Deux sessions de 12 journalistes chacune sur 24h pour comprendre les municipales avec un formateur de l’UFTV et un politologue. Et 1 session avec 6 journalistes sur les duplex. Direction : tous les médias sont concernés par ces formations. Des profils ont déjà été identifiés pour les 3 sessions. On a tenu compte des gens qui ont déjà eu des formations en ce sens. CGT : quid des non-permanents pour ces formations ? Sont-ils positionnés sur les municipales ? Direction : Ils ne sont pas associés à ces formations. Il n’y aura pas de CDD en 2026 sur les municipales. La demande a été faite aux managers de faire appel seulement aux salariés permanents. L’enveloppe 2026 pour l’appel aux CDD est fine. Elle sera donc utilisée au cas par cas. CGT : Qu’en est-il des droits d’auteurs ? Le problème est loin d’être résolu. Direction : la démarche se poursuit. La Réunion n’est pas la seule station d’outre-mer à être concernée. Ce sont des membres du service production qui poursuivent la tâche. Un projet sera présenté au prochain CSE. CGT : il faut mettre les moyens pour résorber ce retard. Des artistes attendent d’être payés. Direction : pour le numérique c’est Paris qui s’en occupe. Il y a 3 ans de retard, on ne peut pas tout rattraper en 4 mois. On recherche du personnel en production pour le faire progressivement. En 2026, il y aura des nouveaux logiciels pour aider (Sherlock). CGT : Quid de la saisine sur les métiers artistiques ? Direction : une date est cherchée en janvier pour une réunion. CGT : pourquoi le TDS est élaboré depuis Mayotte ? Pourquoi ne pas avoir pris en local pour faire le TDS ? La direction souhaite-t-elle mutualiser les moyens de la planification avec Mayotte ? Et que voulait dire le DCI dans le mail envoyé aux journalistes avec le TDS ? Direction : une partie de la réponse est dans les RIC. Il n’y aura pas de mutualisation dans l’océan Indien. Pour ce qui est du courrier, il y a eu des menaces de mise en arrêt maladie car les salariés n’étaient pas d’accord avec l’arbitrage effectué. Certains ont mis ces menaces à exécution. D’autres sont partis en vacances alors que les congés avaient été refusés. Ce n’est pas professionnel. Les salariés jouent et trichent avec le système. On n’hésite pas à épingler la direction quand quelque chose ne va pas, désormais on va mettre les journalistes face à leurs responsabilités. Il y a de la défiance. CGT : une stagiaire s’est retrouvée à faire 6 éléments en une journée. Comment est-ce possible ? Un stagiaire n’est ni un CDD, ni un CDI. Direction : cette stagiaire est dynamique et volontaire. Pour autant, on ne doit pas en abuser. Le rédacteur en chef en charge a été recadré. CGT : l’intérim d’E.A à la direction des antennes se termine le 31 décembre. Va-t-il rempiler l’année prochaine ? EA : non je ne poursuivrais pas ma mission. Je reste délégué au numérique. La direction est actuellement en quête de profils.
Point 4 – Ressources Humaines
A Réunion La 1ère, il y a 113 hommes en 2024 et 67 femmes. Le taux de féminisation chez les cadres augmente et passe de 34.1% en 2023 à 35.1% en 2024. Fin 2024, l’âge moyen était de 54.3 ans pour les hommes et 51.3 pour les femmes. La tranche d’âge la plus représentée est celle des 55/59 ans. L’entreprise ne rajeunit pas. En ce qui concerne l’absentéisme, les femmes sont particulièrement concernées. En 2024, il y a eu un total de 1 231 jours d’arrêts maladie chez les hommes contre 2 768 jours chez les femmes. La commission note un fort taux d’absentéisme chez les femmes journalistes. A âge et ancienneté équivalent, on doit normalement toucher le même salaire. En 2025, la commission constate que l’écart est moins important qu’avant mais il faut que le travail continue. Il existe encore des disparités dans les métiers. Dans le domaine artistique, par exemple, l’écart est de 3.3%. CGT : Est-ce possible d’atteindre 0% ? Direction : il y a eu des mesures pour le groupe 4 par exemple avec un écart à 2.7% en 2023 qui atteint 0.2% en 2024 en faveur des femmes. On continue les mesures. Ça prendra le temps que ça prendra. CGT : pourquoi les métiers artistiques CDI n’ont eu aucune mesure en 2024 ? Direction : les métiers artistiques ont eu une revalorisation en 2022 et en 2023.
Voir le compte-rendu de la Commission Professionnelle Homme / Femme ici 📎 Point 5 – SSCT
Concernant la pose d’une caméra de surveillance dans les locaux de Saint-Pierre pour assurer la sécurité des salariés qui peuvent se retrouver seuls le soir ou les weekends, cette dernière sera installée au cours du 1er trimestre 2026. Le système sera relié, via IP, au poste de gardiennage du site nord. Concernant la caméra de surveillance de la cafétéria, à la suite d’une intrusion, elle a été posée et est effective. Elle donne sur le portail arrière et sur les barrières côté rue. Elle est reliée, via IP, au poste de gardiennage du site nord. Un disjoncteur du plateau JT était surchargé car utilisé pour toutes les lumières. Il a été remplacé par 3 disjoncteurs distincts. Dans le DUERP, il est mentionné que des bouchons d’oreilles (type Quiès) et des réducteurs de bruit sont mis à disposition des salariés ou peuvent être fabriqués par un professionnel (remboursement sur facture). La commission préconise une communication interne pour que les salariés puissent savoir que ces dispositifs sont disponibles. Pour ce qui est de la mise à disposition des EPI aux salariés, la commission préconise une piqûre de rappel alors que la saison cyclonique est lancée. Elle invite les managers à effectuer un recensement des besoins pour que les commandes puissent être passées. La commission se joint à l’APS dans une demande de mise en place d’un exercice « alerte intrusion », à l’image d’une alerte incendie, au sein de l’entreprise. A l’approche des élections municipales, il faut rappeler que ce type de situation s’est déjà présenté à Réunion La 1ère dans le cadre d’un scrutin similaire. La commission préconise également la visite des locaux du Sud, en compagnie d’un des deux APS et du chef de centre suite aux travaux qui vont se dérouler dans les prochaines semaines.
Ce rapport annuel fait état du bilan de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail dans l’entreprise et des actions menées en 2024. Parmi les faits marquants, on note une diminution des accidents de travail et trajets déclarés. Ils étaient au nombre de 14 en 2023, contre 9 en 2024. Le nombre d’accidents avec arrêts est équivalent : 5 en 2024 (5 en 2023). Concernant les maladies professionnelles, aucunes déclarées en 2024 (idem en 2023). Il n’y a pas eu d’enregistrements de situations de danger grave et imminent au registre. 2024 est marquée par l’entrée en vigueur de la réforme de l’info. Ce qui a modifié l’organisation.
Point 6 : Les antennes
En télé, on enregistre 13.4% de part d’audience contre 16.5 au premier trimestre. Il y a une tendance à la baisse du dernier trimestre constatée sur plusieurs vagues de sondage. Antenne Réunion a 29.9% de part d’audience en décembre. Le combo M6 + TF1 + Canal + engrange un peu plus de 19% de part d’audience. Ces chaines privées constituent une vraie concurrence pour Réunion La 1ère. En ce qui concerne le 12h30 (semaine), Réunion La 1ère atteint 29.5%, tendance à la hausse, et Antenne Réunion 53.5%, tendance à la baisse. Pour le 19h (semaine), Réunion La 1ère est à 23.7%, tendance à la hausse, et Antenne Réunion 45.3%, tendance à la baisse. En ce qui concerne Gran Matin en télé, les deux chaines sont au coude à coude avec 29% environ. Même si on note une progression sur Réunion La 1ère par rapport à la vague de juin. Le weekend en télé connait une forte baisse, notamment sur le journal de 19h qui passe de 33.3% à 20.2%. Pour ce qui est des programmes en weekend, le sport ne marche pas. Il y a une forte chute d’audience lors de la diffusion d’évènements sportifs le dimanche. Les séries américaines ne fonctionnent pas non plus. En semaine, les télé novelas ne fonctionnent pas et Archipels perd des points le mercredi soir. CGT : que faudrait-il faire pour redresser la barre ? Est-ce que les productions locales sont porteuses elles ? Direction : de moins en moins de gens regardent la télé. On peut considérer alors qu’on est stable. Les productions locales sont porteuses en termes d’audience notamment Claudio dans la Kaz.
En radio, Réunion La 1ère fait 10.1% de parts d’audience, derrière ExO FM (11.3%) et Freedom (33.5%). Antenne Réunion Radio est à 5.6%. Une forte progression depuis janvier et le changement de nom entre RTL Radio et Antenne Réunion Radio. Gran Matin radio est devant la matinale d’Antenne Réunion. Les rendez-vous d’information (12h, 12h30, 18h et 19h) progressent.
Sur le numérique, on connait une hausse de 7% sur un an. Les réseaux sociaux bénéficient d’une hausse de 7% sur Facebook, +22% sur Instagram et +15% sur Youtube. CGT : Archipels perd des points, on garde ou pas l’émission ? Direction : on va attendre plusieurs vagues de sondage pour prendre une décision. Archipel va devoir se pencher sur le choix de ses sujets.
Il y aura deux périodes en radio. Du 22 au 04 janvier et du 05 janvier au 18. Les animateurs proposeront des émissions dédiées aux vacances. Des jeux et chroniques en ce sens seront proposés. On note le retour de Jacky Revel sur la grille. Les journaux radio auront une durée de 10 mn de 6h à 18h. CGT : Est-ce qu’il y aura une économie de grille ? Direction : c’est la grille de vacances habituelle qui est proposée avec 3 animateurs en semaine et une programmation musicale le samedi après-midi de 15h à 18h30. Un recours aux animateurs non-permanents sera fait sur le début de l’année. CGT : 10 à 15 ETP non-permanents tout confondu en 2025. Ça n’apparaitra plus dans les coûts de grille ? Direction : non. Il ne s’agit pas de dire qu’on va arrêter les collaborations mais de savoir comment on va les poursuivre.
A la rentrée en radio, parmi les faits notables, il y aura à 8h, à compter du lundi 9 février, un débat de 90 minutes du 1er tour des Municipales. Chaque commune sera concernée. Ces débats seront diffusés ensuite en Cross Média avant le JT de 19h. Les débats du second tour se feront en télé. CGT : quid de l’animateur R. G. et de son émission ? Va-t-il perdre ses cachets ? Direction : il y aura des discussions avec lui. CGT : à la rentrée il y aura-t-il des émissions supprimées ? Direction : Il n’y aura pas de suppressions mais des discussions en cours. Au prochain CSE de janvier, nous donnerons plus de précisions sur le cout de grille de la rentrée 2026.
Point 7 : Le Plan de continuité
Un process est proposé dans le cadre du plan de continuité. D’abord une insertion locale gérée par le service Outre-mer, puis on passe par la radio filmée pour la continuité. Ensuite on charge le diffuseur de secours et on lance les programmes sélectionnés au préalable. Cela peut prendre 15mn ou 2h. Pour le moment, Réunion La 1ère dispose d’une profondeur de 24h. CGT : ce n’est pas un plan de continuité. On n’en a pas à Réunion La 1ère. C’est un PRA, c’est du comblement. On ne peut pas diffuser les écrans publicitaires dans cette configuration. Ce n’est pas un plan de continuité qui veut que les spectateurs aient un programme miroir de ce qu’ils voient d’habitude, pas des rediffusions. Direction : on doit mettre en place un PCA effectif. C’est en cours de discussion au niveau central CGT : ce sujet sera discuté en commission Outre-mer et au CSEC.
Saint Denis, le 30 décembre 2025
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Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 27 novembre 2025
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1.Forfait mobilité durable et prise en charge des transports
Les élus ont interrogé la direction sur le cumul barge + vélo : la direction remonte ce point pour clarification nationale
2.Accompagnement QVCT – Bilan 2024
La direction a présenté aux élus le bilan Qualité de Vie et des Conditions de Travail depuis la mise en œuvre de la feuille de route 2024-2026. 2.1 Accompagnements réalisés
2.2 Psychologue du travail
2.3 Assistante sociale
2.4 Formations managers Plusieurs formations réalisées :
Tous les managers ont désormais été formés.
2.5 Outils et process
2.6 Points soulevés par les élus
La direction prévoit des projets d’ateliers de cohésion (à définir selon disponibilité des services).
3. Diagnostic égalité femmes-hommes 2024
La direction rappelle que l’objectif national fixé était 30 % de féminisation.
On constate qu’il y a rarement des femmes qui postulent dans les postes techniques localement. Il y a donc une nécessité de sensibiliser davantage de jeunes filles aux métiers audiovisuels notamment lors des stages d’observation.
4.Recrutements & Entretiens
Une question RIC du SNJ a été transmise au CSE au sujet du respect de l’article 6 de la Convention Collective des Journalistes
5. Carte de presse – Situation des journalistes
Rappel de la règle : Au bout de 3 mois, la carte de presse doit être obtenue ou demandée. Sans demande de carte, les contrats ne peuvent plus être générés (blocage fiche financière). La direction indique qu’une communication sera faite et un recensement sera fait auprès des journalistes.
6. Vie d’entreprise
6.1 Animateurs radio
Le CSE s’interroge si le manque de vivier n’est pas aussi lié à l’ambiance du territoire causé par l’insécurité. Il y a surtout des difficultés à avoir des remplaçants pour les tranches de 4h00 et de 20h00. La direction réfléchie sur des solutions possibles en accord avec les textes.
6.2 Projet de scène au patio Un dossier de financement européen va être déposé pour installer une scène au patio de la station. L’objectif est de disposer d’un espace professionnel pour productions internes et évènements publics. Mamoudzou, le 12 décembre 2025
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Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 6 novembre 2025
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Règlement intérieur du CSE – report
À la demande de la direction l’approbation du règlement intérieur du CSE est reporté à la prochaine séance.
Cellule d’organisation d’activités
Rappel du projet : une cellule dédiée à l’organisation d’activités de la station rattachée directement au Directeur Régional (actuellement au Chef de Centre).
Les élus pointent un sous-dimensionnement (deux personnes prévues) et risque de surcharge ; comparaison faite avec d’autres stations plus dotées. Un avis défavorable en l’état est émis avec une demande de moyens humains supplémentaires. La direction compte quand même mettre le projet en place comme prévu mais s’engage à faire un bilan à 3 mois après mise en œuvre.
Titre-restaurant / carte déjeuner
Le dossier n’a toujours pas avancée. La direction justifie cela par les divers changements d’intérim de DRH à Paris et prévoit au retour du DRH titulaire (début 2026) pour relancer le dossier. Le CSE compte se mettre en contact avec les autres stations d’Outre-Mer pour connaître leurs situations et les solutions utilisées.
Parc matériel de tournage / rédaction & support
Le Chef de Centre nous a donné un historique des dotations et renouvellements depuis 2019 (caméras, LiveU, kits UTS iPhone, micros, batteries, casques, cartes, etc.). Constats : traçabilité partielle, pertes/usure non consolidées.Décisions/axes :
Plan de Continuité et de Reprise d’Activité (PCA / PRA) – Saison cyclonique
La direction est revenue sur le cyclone Chido de décembre 2024, qui a mis en évidence plusieurs faiblesses (coupures, inondations, communication difficile). Un nouveau plan PCA/PRA a donc été présenté afin d’assurer la continuité d’antenne et la sécurité du personnel lors des prochaines alertes. Principes retenus :
Un travail est aussi en reflexion pour créer un espace cuisine fonctionnel et envisager une solution de restauration interne. Les élus ont mis un point d’honneur sur le volontariat des salariés et suggèrent qu’ils devraient être encouragés par des primes.Le CSE s’inquiète par rapport à la sécurisation du site qui se retrouve encore avec des fuites d’eau lors des récentes pluies qui ont endommagé une partie de la nouvelle console radio.La direction se veut rassurante par rapport aux travaux en cours.
Bilan social 2024
Les échanges ont principalement porté sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de la station.
Absentéisme
Les taux élevés d’absentéisme remarqués sont surtout dû aux long arrêts maladie (> 30 jours jusqu’à 136 jours) qui impacte fortement la station au regard de son effectif. Les 55–64 ans concentrent davantage d’absences longues. Des échanges sur l’accompagnement vers la retraite et sur la nécessité d’adapter certaines situations de travail ont été abordés.
Vie d’entreprise
Externalisation des productions
L’inquiétude de l’externalisation de certaines productions a été évoqué, en particulier les “Radio Village” qui ont pour habitude d’être tourné par nos équipes techniques.
La direction s’est expliquée selon ces différents points :
Motifs économiques : Il n’y a pas assez d’ETP et de cash production pour chaque sortie. Des opérations seront toujours faites par des boîtes de prod ; d’autres par la station, selon les moyens mais notre priorité reste les JTs. Les grilles annuelles sont bâties avec un plan de charge qui distingue ce qui est fait en interne ( 6 « sorties car » par an) et ce qui est externalisé. Ce n’est pas figé : des arbitrages sont possibles à l’année selon les opportunités et contraintes. Principe d’arbitrage : internaliser au maximum les opérations jugées les plus « prestigieuses » (ex :14 Juillet, finales de coupe de France) ; et confier à l’externe les autres productions. Cela répond aussi au cahier des charges du service public : soutenir l’écosystème des boîtes locales. Le Radio Village récent n’était pas prévu au plan de charge : demande tardive (≈ 2 semaines avant) par la commune de Koungou. Les ressources internes étaient déjà fléchées sur d’autres opérations ; l’externalisation a aussi évité de multiplier les week-ends pour les équipes.
Formation – Console radio
Besoin réaffirmé de formation/remise à niveau sur la console radio pour les personnels concernés. La direction s’engage à programmer la formation pour 2026 mais aucune date précise n’a été communiqué.
Mamoudzou, le 24 novembre 2025
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Déclaration du Comité Social et Économique de Mayotte la 1ère
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Objet : Réaction au rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions
Le Comité Social et Économique de Mayotte La 1ère, réuni en séance ordinaire le 25 septembre 2025, tient à réagir au rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2025, relatif à la situation financière et organisationnelle de France Télévisions. Si ce rapport établit un certain nombre de constats sur la trajectoire du groupe au niveau national, il passe totalement sous silence les réalités locales et ultramarines, en particulier la situation de Mayotte La 1ère, premier média public de proximité du territoire, qui exerce ses missions dans des conditions uniques en France. Nous déplorons que ce rapport applique à l'ensemble du réseau France Télévisions des critiques généralisées, sans tenir compte:
Par ailleurs, nous alertons sur des conditions de travail de plus en plus dégradées :
Le CSE de Mayotte La 1ère formule les demandes suivantes:
Le CSE de Mayotte La 1ère rejette toute approche purement comptable de la question du service public audiovisuel dans les outre-mer, et notamment à Mayotte. Nous appelons à un dialogue responsable, fondé sur la réalité des territoires, la dignité des personnels et la valeur essentielle de l'information de proximité, dans une République qui se veut une et indivisible.
Fait aux Hauts Valons, le 25 septembre 2025
Pour le CSE de Mayotte La 1ère
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Levée du préavis de grève sur les conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI
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Quand la direction perd toute crédibilité Le 10 mars 2026, la CGT a déposé un préavis de grève relatif aux conditions de travail des salariés contribuant aux éditons ICI. La forte mobilisation unitaire du service des TEVA, fortement impacté négativement par une évolution de l’organisation de ses activités liées aux éditions ICI depuis 2024 a permis de remettre sur la table une attente légitime pour de nombreux personnels, non prise en compte à ce jour. Malgré une argumentation sans faille de la part de la CGT pour démontrer la faisabilité d’un passage d’une organisation de travail à 35h sur 4 jour, sans conséquences financières pour l’entreprise, la direction régionale est restée sourde à notre demande. Les conséquences regrettables qui ont pu se manifester sur l’antenne d’Alsace durant cette grève sont uniquement dû à l’attitude déloyale allant jusqu’au chantage de la direction régionale. Cet épisode va laisser beaucoup de frustration et de colère pour les personnels concernés qui ne comprennent toujours pas pourquoi cette dernière les entraine vers des conditions de travail dégradées qui pourraient se transformer à court ou moyen terme en Risques Psychosociaux. La CGT tient encore à remercier tous les salariés, et ils sont nombreux, qui ont apporté leur soutien à cette action et les assure de sa présence inconditionnelle à leurs côtés pour les prochains combats à mener. Nicolas Libes DS CGT Antenne Alsace
Strasbourg, le 27 mars 2026
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Audit Qualité de vie au Travail à Réunion. 1 - Le chantier est immense !
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Lors de la réunion du CSE du 26 mars, la psychologue du travail du cabinet ACCA, a fait la restitution de l’audit sur la démarche d’amélioration de la Santé et la Qualité de Vie au Travail.
Ce qu’il faut retenir : CONSTAT Le collectif à Réunion.1 tient dans un climat de pression durable. Les fragilités se concentrent davantage sur le cadre organisationnel que sur le sens au travail : il y a des pressions mais on est dans la sur-adaptation permanente. La régulation tend à devenir individuelle plutôt que collective. Le système produit et s’adapte mais avec une mobilisation constante des ressources individuelles. Face à ce climat de pression, l’engagement professionnel des salariés reste un facteur de protection majeur : on compense pour ne pas craquer. Ça tient mais jusqu’à quand ? La motivation compense partiellement la pression.
LES 3 MÉCANISMES QUI ENTRETIENNENT LES TENSIONS Selon l’audit, il y a des mécanismes qui entretiennent la tension : la production est assurée, les pics sont absorbés, l’image est préservée à l’extérieur, mais à l’inverse, la fatigue s’installe, la vigilance est permanente et l’usure silencieuse.
LES 4 PLANS D’ACTIONS PROPOSÉS
CONCLUSION L’audit conclut en soulignant que le collectif à Réunion.1 reste fortement attaché à son métier, à la qualité et au sens du travail mais que les ressources organisationnelles ne sont pas stables (prévision, équité, soutien, régulation). Pour la CGT, le chantier est immense. Le calendrier de restitution des plans d’actions nous semble ambitieux. Le CSSCT devra également disposer de moyens pour travailler. La CGT demande que chaque décision du COPIL soit examinée par le CSSCT avant toute mise en application. Les élus du CSE et les Organisations Syndicales devront également être informés de l’avancée des travaux. Saint-Denis, 30 mars 2026
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L'humiliation en place publique : La méthode du nouveau rédacteur en chef de Nantes
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Ce jeudi soir-là, les salariés de France 3 Pays de la Loire avaient pris sur leur temps de repos pour assister à la première réunion du nouveau rédacteur en chef par intérim, le quatrième en un an. Ce qu'ils retiendront de ce premier rendez-vous, ce n'est pas le dispositif pour les municipales, ni les grands axes sur lesquels il souhaite que la rédaction travaille, mais l'humiliation publique subie par un collègue journaliste. Alors que les échanges se concentraient sur les micros-trottoirs pour les élections municipales, le rédacteur en chef interpelle un journaliste qui essaye de quitter discrètement la salle (il est déjà 21h40). Il lui demande d'attendre, il a un « truc » à lui donner. Interloqué, le journaliste reste et tombe des nues quelques minutes plus tard. Le rédacteur en chef se lève et lui tend une chemise blanche en lui disant : « Je voulais solennellement t'offrir cette chemise blanche ». « Je n'aime pas ton pull vert ». Il fait référence à une chronique JT en studio diffusée deux jours plus tôt où le journaliste arborait un pull vert fin sous sa veste. La scène a fait rire la directrice régionale, et une personne de l'encadrement de renchérir, « tu peux la colorer en vert si c'est du coton ». Ces propos sont loin de faire rire la personne visée qui quitte alors les lieux en abandonnant le cadeau de son supérieur. Ses collègues présents dans la salle et à distance, sont tous choqués par cette humiliation publique. Non, ce n'est pas drôle et ce geste est totalement inapproprié. Si un rédacteur en chef a le droit de vouloir discuter tenue vestimentaire avec un salarié, cela doit se faire en tête à tête et aucunement devant l'ensemble de la rédaction. Les salariés, journalistes comme techniciens, attendent depuis des mois un capitaine pour donner le cap. Ils ont été bien déçus. D'autant que d'autres gestes et propos inadaptés avaient déjà été relevés sur deux salariées depuis le début de sa mission en novembre. Aujourd'hui, plus personne ne peut se cacher derrière un humour douteux datant d'un autre temps. Nous syndicats SNJ, CGT, FO et SUD manifestons notre réprobation face à cette attitude et relayons le malaise des salariés, qui se sont retrouvés pris en otage de cette humiliation publique. Nous renouvelons notre soutien au collègue injustement pris à partie. Quelques jours plus tard, le rédacteur en chef par intérim s’est justifié maladroitement en conférence de rédaction. Il aurait été incompris, c'était une allusion à « mouiller la chemise ». Des explications qui ont peu convaincu. Aujourd'hui, c'est un sentiment de défiance qui traverse la rédaction, toujours en émoi. Nous attendons de la direction régionale qu’elle prenne toutes les dispositions pour que ces comportements inacceptables cessent. Il n'est pas question de minimiser ces problèmes, comme on met la poussière sous le tapis. La directrice pourrait également présenter ses excuses pour avoir ri du journaliste humilié. Les élus et délégués syndicaux accompagneront le salarié concerné dans toutes les démarches qu'il souhaiterait entreprendre. Au vu de la teneur des faits, de leurs conséquences pour nos collègues et de leur répétition, à trois reprises, en seulement deux mois et demi, les élus et délégués syndicaux émettent une grande réserve quant à l’éventuelle prolongation de la mission du rédacteur en chef par intérim. En cas de faute ou de dérapage, les salariés, eux, n'ont souvent pas de deuxième chance. Nantes, le 2 février 2026
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Communiqué SNJ CGT et SNRT CGT - Pour un audiovisuel public fort
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Pour un audiovisuel public fort,financé et protégé |
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Les sénateurs examinent ce 23 octobre une proposition de loi LR portant sur le financement de l'audiovisuel public, après son adoption par la commission des finances et avant sa transmission à l'Assemblée nationale. Le texte vise à prolonger le mécanisme actuel de financement par une fraction de la TVA, provisoirement mis en place lorsqu'a été votée, en 2022, la disparition de la contribution à l'audiovisuel public (ex-redevance). La fin de ce système étant, à l'origine, prévue pour le 31 décembre 2024, il y a donc urgence pour l'audiovisuel public. Dans ces conditions, le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel peuvent admettre son prolongement, mais uniquement de façon provisoire. La CGT n’oublie pas que la TVA est l’impôt le plus injuste et porte plus lourdement sur les populations les plus fragiles socialement. Elle demande la mise en place d’un autre système, plus protecteur et plus juste socialement. La budgétisation de l'audiovisuel public ne saurait, non plus, être la solution, à cause du manque de stabilité et de visibilité qu'elle entraînerait, ainsi que le risque accru d'ingérence de l'exécutif dans les programmes et les contenus d'information, ce qui altérerait la confiance du public. Pour le long terme, le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel revendiquent, dans un argumentaire transmis aux parlementaires, la création d'un « fonds de garantie de l'information indépendante, du savoir et de la création ». Ce dernier serait alimenté par une contribution universelle, affectée au financement des médias publics, dont le montant serait progressif en fonction des revenus de chacun, afin de garantir aux citoyens l'accès à la création et à une information fiable à la télévision, à la radio, sur les plateformes et les réseaux sociaux. La sénatrice Sylvie Robert a déposé une proposition de loi prévoyant un système de financement similaire à notre revendication. Le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel insistent sur le rôle fondamental de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Média Monde, Arte et l'INA) et sur la nécessité d'un financement – pérenne, indexé sur l'inflation – et de moyens à la hauteur de ses missions. Ainsi, il se doit de remplir des fonctions essentielles d'éducation et d'information indépendante et fiable, face, notamment, aux défis de la désinformation et de la concentration des médias. C’est tout l'écosystème de la production audiovisuelle et du cinéma qui dépend du bon financement de l’audiovisuel public. Pour les mêmes raisons d'indépendance et de pluralisme de l'information dans les différentes composantes de l'audiovisuel public, nous rejetons toute velléité de ressortir des cartons la loi de fusion-holding, dont l'examen a été mis entre parenthèses par la dissolution de l'Assemblée nationale. Le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel demandent également que l'audiovisuel public soit protégé par la Constitution. Une garantie d'autant plus nécessaire à l'heure où l'extrême droite souhaite sa privatisation, c'est-à-dire sa disparition. Nous ne voulons plus entendre parler, non plus, des plans d'économies et autres « synergies » qui sévissent depuis plus de dix ans et ont fortement abîmé l'audiovisuel public : suppressions massives de postes, disparition des éditions nationales sur France 3, conditions de travail indignes pour les correspondants à l'étranger, recours massif à la sous-traitance, multidiffusions au détriment des créations originales… C’est bien d’un audiovisuel public, fort, financé et protégé dont ont besoin les citoyens et que le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel défendront sans relâche.
Paris, le 23 octobre 2024
SNJ-CGT 263, Rue de Paris – Case 570 – 93514 MONTREUIL CEDEX Tél. : 01.55.82.87.41– www.snjcgt.fr – c ontact@ s njcgt.fr
SNRT-CGT Audiovisuel France Télévisions – Pièce V2839 – 7 esplanade Henri de France 75907 PARIS Cedex 15 Tél. 01.56.22.87.41 / 06.80.13.40.82 – w ww.snrt-cgt-audiovisuel.org
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Rachida Dati - Démissions !
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Rachida Dati défraie la chronique pour ses propos provocants, ses agressions verbales ou les affaires qui éclatent au tribunal ou dans la presse. Elle est partout sauf à l’endroit où nous attendons une ministre de la Culture. Mise en examen depuis 2021 pour "corruption" et "trafic d’influence", accusée d’avoir fait du lobbying au Parlement européen pour Renault-Nissan contre 900 000 € d’honoraires. Accusée par le quotidien Libération d'avoir réalisé une déclaration de patrimoine erronée à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique en omettant 420 000 € de bijoux. Accusée également de corruption par l’émission d'investigation Complément d’enquête, pour des faits de même nature que l’affaire Renault-Nissan à hauteur de 299 000 € de 2010 à 2011 pour GDF Suez (devenu Engie) sans les déclarer au Parlement Européen. Menaçante à l’égard de Patrick Cohen dans l’émission "C à vous" lorsque ce journaliste professionnel évoque ces nouvelles accusations de corruption. Méprisante à l’égard des artistes qui ont pris la parole aux Molières pour dénoncer les coupes budgétaires dont sont coupables le gouvernement avec le soutien de Madame Dati et qui asphyxient le service public du spectacle vivant. Multipliant les mensonges pour justifier la réforme de l’audiovisuel public et nier l’existence des coupes budgétaires dans tout le secteur culturel, que l’ensemble de nos organisations syndicales dénoncent depuis des mois. Depuis des mois, nous interpellons la ministre sur les effets catastrophiques des coupes budgétaires pour nos professions du spectacle. Nulle autre action de sa part qu'un déni méprisant. Rachida Dati n'apporte aucune réponse contre l'assèchement des collectivités locales et les coupes budgétaires qui massacrent le secteur culturel. Elle n'a pas plus de réponse pour préserver le budget de son ministère qui fond à vue d'œil. Depuis des mois, nous dénonçons les effets délétères de sa réforme de holding qui va fragiliser l’audiovisuel public alors même que l’extrême droite poursuit son ascension avec le soutien de milliardaires tels que Bolloré et Stérin. Dati n’en a que faire. Elle veut une réforme qui porte son nom coûte que coûte même si c’est avec les voix du Rassemblement National. Seul son intérêt personnel et le soutien au secteur privé comptent. Elle s'est encore illustrée récemment en faisant le choix d'exclure les organisations syndicales représentatives des artistes d'une concertation laissant le champ libre aux représentants de la Tech. Les conditions de cette concertation n'ont pour but que de brader nos droits. C'est inacceptable ! La crise est là dans nos secteurs et résulte très largement des choix politiques de ce gouvernement, et de sa volonté de casser les services publics et de favoriser une partie du secteur privé. Elle touche l’intégralité de nos professions, le spectacle vivant, l’audiovisuel public, mais aussi, la production audiovisuelle, cinématographique, le film d’animation, les arts visuels et l'enseignement artistique. Nos professions sont en attente de réponses urgentes. Le gouvernement et le Président de la République, ne peuvent ignorer plus longtemps le comportement de Madame Dati ni les lourds griefs susceptibles de qualification pénale qui pèsent sur sa personne. La fonction de ministre de la Culture est entachée. Nous voulons un⸱e ministre au rendez-vous des enjeux qui traversent nos professions. Nous voulons un⸱e ministre respectueuse. Nous voulons un·e ministre au-dessus de tout soupçon de collusion avec le secteur privé.
Rachida Dati doit partir.
Paris, le 24 juin 2025
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Déclaration de la CGT CSE Central du 4 mai 2026
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Le rapport Alloncle va être publié ce jour ou demain. Nous n’avons pas encore les détails mais nous savons déjà qu’il s’agit d’un brûlot à charge. Au-delà des propositions de réduction du périmètre qui ont un goût rance, nous ne sommes pas dupes du fait que tout cela n’a qu’un seul but : affaiblir l’Audiovisuel Public pour servir les ambitions hégémoniques de la médiasphère de Bolloré. Nous notons d’ailleurs qu’une plainte a été déposée contre le rapporteur de la commission d’enquête suite aux révélations sur un lobbying de Lagardère Médias auprès des députés membres de la commission d’enquête, à coup de suggestions de questions prémâchées. Inquiétant également, le rapporteur s’appuie sur la position de certains syndicats de France Télévisions pour décréter que les salariés soutiennent sa démarche. Nous rappelons ici qu’en ce qui concerne la CGT, 1er syndicat de l’entreprise, nos positions sont claires vis à vis de l’extrême-droite dont nous voyons chaque jour un peu plus le vrai visage, notamment vis à vis de France Télévisions. La transparence est une nécessité, dans l’information et dans notre gestion mais cela ne sert à rien sans l’objectivité et la rationalité des analyses. Le rapport n’a qu’un seul but, salir notre entreprise, et ses salariés, pour l’affaiblir et s’assurer la mainmise dessus le moment venu. Un scenario à la Orban, voilà le véritable objectif et nous nous y opposerons sans relâche. La ministre de la Culture appelle à l’impartialité de l’Audiovisuel Public. N’est-ce pas déjà le cas ? N’est-ce pas dans sa raison d’être et ses missions ? La direction a introduit l’année dernière dans le règlement intérieur de l’entreprise une clause de neutralité sur les aspects politiques et religieux. Cela s’applique en principe à toutes et tous, sauf... au cas par cas à l’appréciation de la direction. Nous constatons que de nombreuses dérives sur nos antennes restent sans réponse à ce jour. La ministre annonce également vouloir relancer un projet de réforme de l’Audiovisuel Public. Dans le contexte et après les épisodes précédents, cela interroge. S’agit-il de repartir pour un tour vers un projet de holding ou de fusion ? Des projets de Contrats d’Objectifs et de Moyens (COM) seraient proposés d’ici le mois de juin. Effet d’annonce ? Sur quels objectifs stratégiques ? Tout cela n’est-il pas une simple diversion pour donner des gages à Alloncle et ses amis du RN et de l’UDR qui ne rêvent que de détruire l’Audiovisuel Public en le transformant en média d’État à la solde du pouvoir ? Ce rapport risque avoir un effet aggravant pour la situation des salariés de l’audiovisuel public, en lançant une surenchère des propositions de réformes austéritaires et démagogiques. Or, les travailleuses et travailleurs de France Télévisions subissent déjà la violence des économies qui dégrade leurs conditions de travail, ils vivent très mal ce bashing qui dure depuis des mois. La projection dans l’avenir est inquiétante, la visibilité stratégique et économique reste particulièrement floue. Il est temps que la direction de cette entreprise donne des perspectives au corps social, qu’elle le rassure. Si l’État est défaillant, à la direction d’imposer une vision. Sur l’exemplarité par exemple, il serait temps de s’interroger sur la différence de traitement entre les salariés de la base et les cadres supérieurs, sur les recasages dans des postes sur mesure et des placards, sur les niveaux d’indemnités de départ dans le cadre de transactions. Sur l’externalisation importante des programmes qui nourrit des rentes et affaiblit la production et la fabrication internes à l’entreprise. Les sujets sont nombreux. Les salariés comme leurs élus ont besoin de clarté et de transparence. Les projets Streaming first et Genesys sur lesquels nous sommes consultés sont un bon exemple de l’absence d’analyse du travail réel et d’évaluation des impacts dans la conduite des projets à France Télévisions. Ce que nous déplorons et dénonçons. L’intelligence artificielle a fait une entrée fracassante dans l’entreprise. Quelques projets ont été déployés. Le CSEC a mis un coup d’arrêt en 2025 au déploiement généralisé sans consultation des instances et un accord de méthode a été négocié depuis. Une multitude de projets a fleuri et nous serons amenés à échanger sur ce sujet dans les prochaines semaines. Ces projets vont questionner l’intégralité de nos métiers, le fond et le sens de notre travail, y compris sur les aspects éthiques et environnementaux. La question des gains de productivité va rapidement apparaître et nous devrons avoir une discussion sur son partage avec les salariés, que ce soit en termes de temps de travail que de rémunération. Pour clore de tableau mirifique, la négociation de l’accord collectif. Elle avance très lentement. Nous ne sommes peut-être plus très loin d’un premier accord sur la question des indemnités de licenciement en cas de plan social. Mais la posture de rabotage des droits des salariés, omniprésente côté direction, est insupportable. Quid des indemnités en cas de licenciement individuel pour inaptitude ou insuffisance professionnelle ? La direction est-elle à ce point cornaquée par le Contrôle d’État et donc Bercy, qui pilote la négociation en sous-main ? Si ces gens dictent la ligne à l’équipe de négociation de la direction, nous demandons qu’ils soient partie prenantes des réunions et qu’ils viennent rendre compte, entendre les représentants des salariés, nous dire en face pourquoi il faut raboter les droits sociaux. Il est temps de rééquilibrer les choses en prenant en compte les salariés. Ce sont eux qui font le service public de l’audiovisuel.
Paris, le 4 mai 2026
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL Des 10-11 février 2026
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Un nouveau DRH en observation
1er CSE Central pour le tout nouveau DRH de France Télévisions, Olivier Guigner, qui a même été amené à présider l’instance dès le 1er jour en l’absence de Delphine Ernotte. Il s’est dit « honoré d’intégrer France Télévisions, un groupe singulier », affirmant : « Je crois aux valeurs du service public ». Olivier Guigner se présente comme « quelqu’un qui a des valeurs », pour qui « l’honnêteté intellectuelle est quelque chose d’important », tout comme « le débat, l’écoute, les idées » : « je crois à l’intelligence collective pour avancer ». Nous jugerons. Il a retracé brièvement son parcours, « construit sur des sujets de conduite de changement ». Il a répété à plusieurs reprises qu’un de ses « marqueurs » était de « travailler sur l’expérience collaborateur », sur la « performance de la fonction RH, facilitatrice, au service des collaborateurs ». Vaste sujet. Il a auparavant travaillé sur des accords de gestion de l’emploi « offensifs » ou « défensifs », affirmant la nécessité de préserver « l’employabilité de nos collaborateurs ; qu’ils puissent avoir un emploi sur un marché qui se tend ». De son côté, la CGT lui a souhaité la bienvenue à sa manière : voir le liminaire. Olivier Guigner a répondu en confiant qu’il avait eu un parcours de sportif de haut-niveau : « je sais maintenir le cap, même en zone de turbulences. Si je suis venu ici, c’est que j’avais bien compris l’enjeu et le défi ».
Revue de personnel à la filière RH : retour d’expérience
La direction des ressources humaines souhaite déployer des revues de personnel dans les différents secteurs de l’entreprise. Elle a commencé par tenter l’expérience au sein de la filière RH. Selon la direction, la revue de personnel est un outil utilisé dans d’autres entreprises pour faire un état des lieux des compétences ou des difficultés au sein des collectifs. Cela sert, nous dit-on, à « enrichir les parcours professionnels » et à « sécuriser les organisations ». Cette revue est censée identifier les postes à compétences critiques (celles dont on ne peut se passer), les personnes à potentiel d’évolution (débutants ou confirmés) et les personnes en difficulté. Dans son retour d’expérience, la DRH se borne à dire que l’expérience a été très enrichissante, s’est faite dans la bienveillance, dans l’écoute et dans la collégialité. En revanche, aucun chiffre, aucune statistique permettant de dresser une forme de cartographie de filière, et ce, malgré les engagements pris au printemps dernier. A l’oral, pressée par les élus, Béatrice Le Fouest, la directrice des parcours professionnels, évoque environ 10 personnes à compétences critiques sur une filière RH de 300 salariés. Et « 5-6 personnes en difficulté ». À France Télévisions, le nom même de la revue de personnel est entaché du souvenir de la fameuse affaire du fichage de 2014-2015, de triste mémoire, qui a valu à France Télévisions d’être condamnée à de multiples reprises, jusqu’en Cassation. Les élus CGT ont rappelé que vu la situation de notre entreprise, un tel exercice était une source d’inquiétude énorme pour les salariés, qui redoutent que ce soit un outil de mise au ban et de licenciement de ceux qui ne seraient pas jugés assez productifs.
Formation professionnelle
Le plan de formation prévoit un budget de 6,7 M€, en baisse de 600 000 euros par rapport à 2025. Dans le plan, la moitié du budget est consacrée à l’adaptation aux outils. La direction de l’UFTV déplore qu’il soit plus compliqué de mobiliser les managers et les salariés sur des formations plus cœur de métier, qui sont moins considérées dans l’urgence du quotidien. La direction dit travailler sur l’amélioration des retours faits aux salariés sur leurs demandes de formation. D’après le directeur de l’Université France Télévisions, des retours sont déjà faits aux managers par le service formation, mais apparemment, derrière, ça ne suit pas. Un nouvel outil de gestion de la formation est en cours de déploiement sur MonKiosque, il permettra d’envoyer aux salariés des retours systématiques et argumentés sur les refus ou acceptations de formations. Le nouvel outil permet déjà d’accéder au catalogue ou à son historique de formation. Dans une entreprise en constante transformation comme la nôtre, on ne compte qu’une vingtaine de reconversions par an. La direction l’explique par le fait que cela nécessite un accompagnement « ultra-individuel ». En faire plus nécessiterait d’avoir plus de prospective ; on sait que ce n’est pas le fort de France Télévisions… Selon la direction de l’UFTV, il y a un fort taux de réussite sur les reconversions mais le principal frein est la non-mobilité géographique. Les orientations et le plan prévisionnel de développement des compétences, sont les 1ères étapes de la politique sociale de l’entreprise. Les élus ont confié à leur expert le soin d’analyser ce plan et de les éclairer. Voir le compte-rendu de la commission emploi-formation.
Bilan social
En ce début d’année 2026, les élus étaient consultés sur le bilan social… 2024. On est totalement hors des clous, puisque les élus auraient dû être consultés au plus tard au mois de mai 2025. Dans leur avis argumenté, les élus du CSEC ont principalement insisté sur la nécessité de revenir au calendrier légal, afin que les préconisations des élus soient au plus près de la réalité de l’entreprise. Voir l’avis des élus sur le bilan social.
Bilan logement
Aujourd’hui, la politique du 1% logement est défavorable aux grandes entreprises comme la nôtre. Toutes les entreprises doivent cotiser à un seul et unique organisme : Action Logement, dans une logique de solidarité nationale. Malheureusement, derrière, les salariés de France Télévisions ne sont que rarement considérés comme prioritaires, face à des salariés aux revenus inférieurs. Il y a eu 25 attributions de logements en 2024. Partant de ce principe, les salariés de France Télévisions s’auto-censurent et le service logement interne reçoit peu de demandes. Il y en a actuellement 190, mais toutes ne sont pas actives. Certaines servent juste à se mettre dans la file d’attente pour faire grimper ses points priorité. Karine Poulard qui en a la responsabilité incite au contraire à déposer des dossiers, sinon c’est contre-productif. Des actions de communication ont commencé à se mettre en place au Siège ou dans les réseaux. Les élus du CSEC ont pris acte de cette politique.
Politique de prévention des risques professionnels
Même si les choses ont progressé (on partait de tellement loin), la politique de prévention des risques professionnels de France Télévisions reste largement inefficace et l’entreprise fait mine de répondre à ses obligations légales sans logique et sans cohérence. Dans leur avis, les élus ont fait un grand nombre de propositions, notamment pour revoir largement l’articulation entre les documents de la prévention, afin d’asseoir un politique efficace, en mesure de porter ses fruits. Voir l’avis du CSEC sur les Papripact et les rapports annuels santé, sécurité et conditions de travail (SSCT).
Avis global des élus sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi
Voir l’avis global des élus sur la politique sociale de France Télévisions pour l’année 2025.
Genesys : une révolution au sein des régies du Siège
La direction a lancé l’information/consultation du CSEC sur le projet Genesys qui vise à transformer les conditions de production et de fabrication dans les régies du Siège de France Télévisions. Il s’agit avant tout d’un projet de productivité et d’économies. Il vise à supprimer 36,5 ETP de techniciens d’ici à 2030, en faisant passer le nombre de salariés en régie de 19 à seulement 8. Pour ce faire, il table sur le non-remplacement des départs en retraite dans différents métiers, et cela dès cette année. Cette évolution s’accompagnera d’une transformation des métiers. Deuxième intention du projet : disposer d’outils techniques plus flexibles. Actuellement chaque régie est liée à un plateau. L’idée à terme est de disposer d’un hub technique permettant de relier des « salles d’exploitation » (on ne dit plus régie dans le nouveau monde) à n’importe quel plateau, grâce notamment à la technologie IP 2110 et les serveurs dans le cloud. Cette technologie généralise la remote prod (ou prod télécommandée). Il y aurait 3 salles d’exploitation, chacune avec sa spécialité : une salle JT info / magazines d’info, une salle chaine d’info en continu (Franceinfo) et une salle d’exploitation modulable pour les habillages d’antenne et autre. Entre ces salles, un certain nombre d’équipements et de fonctionnalités seront mutualisés (cockpit vision/prise de vue, cockpit lumière, cockpit supervision…). Le projet doit s’accompagner d’une restructuration immobilière du niveau zéro, afin de regrouper les loges des invités et de maquillage. Plus de 300 salariés sont concernés par ce projet : 209 CDI et une centaine d’intermittents (117 ont travaillé dans les régies en 2025). A ce stade, le projet ne détaille aucune étude d’impact et le plan d’accompagnement des salariés impactés est inexistant. En outre, le projet prévoit de transférer au sein des moyens du Siège de la Fabrique, les 19 salariés du studio virtuel du Pôle Outre-mer. Soi-disant, le collectif de techniciens sera préservé, il sera planifié prioritairement sur les programmes ultramarins et gnagnagna. De belles promesses, qui ont été faites en son temps aux techniciens de France 3 Paris Ile de France au moment du transfert de Vanves au Siège. On a vu le résultat… Les élus du CSEC ont désigné le cabinet Syndex pour expertiser ce projet et analyser notamment ses impacts sur l’emploi et les conditions de travail. Voir la désignation d’expert.
Paris, le 16 février 2026
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