Compte rendu du CSE central 11, 12, 13 et 17 décembre 2024
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Suite au passage d’un cyclone dévastateur à Mayotte, une réunion du CSEC a permis de faire le point sur la situation des salarié·es et des infrastructures, ainsi que sur les mesures de soutien mises en place par France Télévisions. Mesures immédiates annoncées par la direction :
Sécurité et continuité d’activité
Soutien logistique et matériel
Soutien psychologique et social
Sensibilisation et solidarité nationale
Priorités identifiées avec les syndicats
Réparation des infrastructures
Plan à long terme
Solidarité durable
Conclusion La direction de France Télévisions a réaffirmé que Mayotte est une priorité absolue, soulignant l’engagement remarquable des salarié·es sur place. Cette crise met en lumière la nécessité de revoir les politiques d’anticipation et de gestion des risques face aux impacts croissants du changement climatique. La présidente de FTV a salué l’engagement exemplaire des salarié·es de Mayotte la 1ère : " L'attitude du personnel Mayotte la première a été absolument remarquable. Ils sont venus travailler alors qu’ils ne savaient même pas où était leur famille. Leur maison était partiellement détruite et Ils sont venus travailler quand même en se disant que la maison, on verra plus tard, là pour l'instant ce qui compte c'est la mission de service public. Ils ont eu les bons réflexes en se disant que la radio ne marche pas on met le son de la télé sur la radio "
Delphine Ernotte note la fatigue générale en cette fin d’année, avec une « situation politique complètement inédite » qui met France Télévisions « au milieu du gué » : « notre COM n’a pas été validé, les engagements de l’État ont été revus. On n’a jamais vu ça à France Télévisions », estime la PDG. Alors que la situation est particulièrement préoccupante avec un budget sabré qui pourrait encore être revu à la baisse par le nouveau gouvernement, la patronne veut croire que l’entreprise a « marqué beaucoup de points ces derniers mois en étant aux côtés des gens sur des sujets de rassemblement ». Et d’égrener « le partage et la joie collective des JO grâce à FTV », la réouverture de Notre-Dame de Paris et les 7M de téléspectateurs de la cérémonie, le signal diffusé dans 100 pays. Toujours dans l’auto-persuasion, Madame Ernotte va jusqu’à affirmer que « c’est désormais France Télévisions qui est le partenaire des grands événements français. On a pris la place de TF1 sur ces sujets-là. Ce n’est pas une petite victoire ! ». Et, histoire d’aiguillonner les troupes, un petit message un rien maternaliste : il faut « continuer à bien faire notre métier : apporter de l’info, apporter des contenus sur tous les genres ». Encore faudrait-il en avoir les moyens… Interpellée sur le retard à l’allumage de France Télévisions sur la chute de Bachar al Assad, Delphine Ernotte a fait mine de « ne pas comprendre la polémique », assurant que le 20h de France 2 (la seule édition qui compte) avait assuré une large part à cette actualité, alors que ce qui est reproché c’est qu’on ait mis deux jours à envoyer une équipe sur place. Il s’agit d’un vrai raté de la direction de l’info sur des fondamentaux du service public, alors que dans le même temps cette dernière a envoyé 60 personnes à New York pour couvrir l’élection américaine. Stéphane Sitbon-Gomez vole au secours de la direction de l’info en soutenant que « jamais France 2 n’a autant couvert l’international. On couvre tous les conflits ». Et d’ajouter : « moi je suis extrêmement fier de ce qu’on met à l’antenne et du travail accompli ». Les élu·es évoquent par ailleurs la situation sociale à la rédaction nationale, faite de « perte de sens », de « caporalisation », de « taylorisation de l’info ». Les témoignages se comptent par dizaines, il s’agit d’un problème structurel. Delphine Ernotte dit prendre ça au sérieux. « Je vais suivre cette situation », assure-t-elle. Sur les autres sujets, la PDG évoque comme une formalité l’avenir de la Trois : « France 3 demeure, on a simplement nommé les plages régionales « Ici » », ajoutant, sans craindre de proférer des contre-vérités, que ces plages régionales seraient de plus en plus nombreuses. Qui entend-elle convaincre ? Côté TNT, Delphine Ernotte estime que le retrait de Canal+ du hertzien crée de nouvelles opportunités pour France Télévisions : cela devrait faciliter la création d’un bloc de canaux rassemblant l’ensemble des chaines infos, comme le demande notre entreprise depuis longtemps ; cela pourrait aussi autoriser le rapprochement de France 4/Culturebox de France 2, France 3 et France 5, en la positionnant sur le canal 4. Sur le volet numérique, la présidente se félicite que la plateforme france.tv soit en train de devenir un agrégateur de contenus. On y trouve ceux d’Arte avant, bientôt, ceux des chaines parlementaires, de France Médias Monde et de l’INA. Des discussions sont en cours avec Radio France pour proposer ses podcasts, un marché de plus en plus présent sur la télé, selon Madame Ernotte. Sur le versant budgétaire, forcément, le discours est moins triomphant. Si la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) a été votée et pérennise le financement de l’audiovisuel via la TVA, le niveau du financement en revanche, est en baisse de 86 M€ par rapport à ce que prévoyait le contrat d’objectifs et de moyens (COM) désormais obsolète. De ce fait, le budget 2025 sera en déficit. Selon Delphine Ernotte, alors que l’Etat voulait malgré tout que France Télévisions soit à l’équilibre, elle a « considéré que c’était dangereux, car la seule solution aurait été de taper dans les programmes ». En revanche, taper dans les effectifs et dégrader un peu plus les conditions de travail dérange moins la PDG, qui assume qu’il faille faire des économies : « c’est très exigeant en matière de rigueur et de recherche d’équilibre », conclut-elle. Interpellée par les élu·es CGT sur ce sujet, Delphine Ernotte répond qu’il y a « une vision communément partagée qu’on coûte trop cher, qu’on n’est pas à l’optimum de notre productivité ». Elle-même estime qu’on n’a pas « complètement embrassé les nouvelles technologies, les nouveaux modes de production » et qu’on doit avoir un débat sur ce sujet. Comprendre : on pourrait produire et fabriquer avec moins de gens. De quoi mettre du baume au cœur à des salarié·es qui vivent en plan social depuis plus de 12 ans.
Les élu·es du CSE central ont déclenché le 8 octobre 2024 un droit d’alerte économique, compte tenu de la situation de l’entreprise et des perspectives préoccupantes au niveau financier. Une liste de questions a été adressée par les élu·es à la direction. (à lire ici 📎). Un document écrit a été transmis avant la tenue de cette réunion, mais les réponses demeurent assez évasives. En effet, si les choses commencent à se clarifier au niveau du financement, les coupes budgétaires rendent la situation très indécise sur les impacts de ses coupes sur la stratégie et in fine sur l’emploi, les investissements et les conditions de travail de salarié·es.
Sur la stratégie, la présidente de France Télévisions, fait état de l’absence de COM, car les commissions parlementaires ne les ont pas validées, à juste titre du fait du décalage entre les missions et les moyens attribués dans le cadre du projet de loi de finance 2025. La Présidente, se félicite de cette décision car tenir le projet stratégique avec une telle diminution du budget n’est pas possible. Pour la suite la question est donc simple : que veut l’État pour France Télévisions ? Soit il confirme nos missions et il devra attribuer un financement à la hauteur, soit il s’en tient au financement 2025 prévu dans la loi de finance, et dans ce cas il devra décider quelle mission doivent être abandonnées après 2025. Une perspective qui ne rassure pas du tout les élu·es. Tout dépendra de l’orientation choisie par le nouveau gouvernement, du ministère de la culture et de la capacité de l’exécutif à relancer le projet de loi sur la gouvernance de l’audiovisuel public pour la quatrième fois. En attendant, un budget a été validé pour 2025, mais en déficit de plus de 40 M€ car nos missions restent les mêmes et l’État impose 86 M€ de baisse de ressources en 2025, à missions égales, ce qui n’est tout simplement pas possible. Une renégociation du COM doit démarrer début 2025. En ce qui concerne 2024, l’État n’a finalement pas versé les 20 millions d’euros de subventions liées à la transformation de l’entreprise. Cette dernière veut limiter les dégâts pour malgré terminer l’année à l’équilibre, ce qui ne peut se faire qu’au détriment de l’activité interne et des conditions de travail des salarié·es. Par ailleurs les perspectives de recettes publicitaires 2025 se dégradent compte tenu de l’évolution du marché, ce qui n’est pas rassurant pour l’avenir. Conséquence de cette situation en 2025, une baisse de 180 ETP par rapport à 2024 mais la direction refuse de répondre à la ventilation sur les stations et antennes régionales. Seule bonne nouvelle dans ce contexte morose, la possibilité pour France 4 d’être repositionnée sur le canal 4 de la TNT qui sera libéré par Canal+. Rien n’est acquis mais cela est une belle opportunité qui nécessitera un projet éditorial remodelé. Avec quels moyens ? La direction de FTV plaide toujours, par ailleurs, pour le rapprochement structurel des sociétés de l'Audiovisuel Public. L’argument principal est celui des économies car, selon la direction, les investissements structurels sur une plateforme des contenus de l'Audiovisuel Public seraient faits une seule fois au lieu de trois ou sur les fonctions support en les remontant à la holding avec la suppression des doublons. Bref un moyen de réduire le niveau de financement. Une autre crainte de la CGT est l’uniformisation éditoriale comme on l’a vu avec la fusion des rédactions nationales et in fine la suppression des éditions nationales de France 3.
Sur la couverture conventionnelle des salarié·es, la direction dit ne pas vouloir remettre en cause de l’accord collectif de 2013 en 2025. Pour la suite, rien n’est moins sûr. La direction pensait pouvoir rediscuter de l’accord de 2013 au printemps 2024 mais avec la perspective du projet de loi holding au 2024 elle a estimé que cela ferait trop de perturbations. Elle a tout de même reconnu avoir mené un audit de l’accord collectif afin de se comparer à l’accord de branche, c’est à dire au moins disant social, « pour vérifier si nos accords sont mieux disant ou pas » dit la Présidente. La direction qualifie son diagnostic d’objectif mais comme elle ne le transmet pas aux organisations syndicales, difficile d’en juger. Sur l’évolution de la politique salariale, la direction renvoie à la négociation annuelle obligatoire sur les salaires donc au mois de février. Compte tenu du contexte budgétaire, il ne faut pas s’attendre à grand-chose...
Sur la sous-traitance et l’externalisation la direction répond que le budget ne prévoit pas de faire plus d’internalisation ou externalisation notable, qu’il n’y aura pas de mouvement d’ampleur à ce sujet, tout en reconnaissant qu’il y a une vraie question sur le recours très important à la prestation à FTV.
Sur les impacts santé de cette situation, la direction se contente de dire qu’elle souhaite mieux anticiper les alertes sur les déploiements de projet, sans pour autant préciser quelle méthode elle souhaite mettre en place. La direction rappelle que son projet stratégique intègre un volet de redéploiement des économies réalisées en externe. Elles ne porteront pas sur les ETP mais sur des prestations extérieures donc avec très peu d’impact sur les postes de travail. On demande à voir...
Sur les aspects de politique environnementale, la direction souhaite garder un niveau d’investissement important en 2025 mais avec une inconnue sur les années suivantes. L’objectif 2030 est de respecter le décret tertiaire, pas sûr que cela soit possible. La direction privilégie de réhabilitation des sites. Il y aura une révision du schéma directeur immobilier.
Sur l’intelligence artificielle, la direction considère qu’elle n’a pas à y répondre dans le cadre d’un droit d’alerte économique. Les élu·es ne sont pas d’accord compte tenu des enjeux liés à la productivité et donc à d’éventuelles suppressions de poste en fonction des outils d’intelligence artificielle qui seront déployées dans l’entreprise. Il a été convenu qu’un point serait fait avec les organisations syndicales à ce sujet au cours du premier trimestre 2025.
Compte tenu des incertitudes persistantes sur l’avenir de l’entreprise et des conséquences sur les salarié·es, les élu·es ont adopté une résolution afin de poursuivre le droit d’alerte économique avec l’appui d’un cabinet d’expertise.
Si l’on doit résumer le budget, on peut parler d’un serrage de vis généralisé. Certes, le budget prévoit un déficit de 41 M€ et un résultat d’exploitation négatif de 49 M€, mais si on compare à la baisse de 86 M€ des concours publics par rapport à ce que prévoyait le COM et à l’augmentation des dépenses liée à l’inflation, on est en fait à un niveau d’économies de l’ordre de 60 M€. Principaux postes d’économies : le programme national (renégociations avec les producteurs) et l’emploi (-180 ETP par rapport au budget 2024. Dans la réalité, si on neutralise l’effet des JO 2024, cela représente une baisse de 25 ETP par rapport à 2023). La situation financière de l’entreprise se retrouve fragilisée par ce budget, avec une trésorerie largement dégradée.
Le 4 décembre, les élu·es du CSEC ont pris connaissance du cadeau de Noël de la direction pour les salarié·es de la Vidéo Mobile (VM) : une restructuration de leur outil de travail (suppression de 2 cars lourds de vidéo mobile) avec à la clé un reclassement des équipes sur les 4 autres cars. Depuis septembre, les personnels témoignent d’une forte baisse d’activité VM, décidée par la direction, qui s’appuie maintenant sur cette baisse pour justifier sa décision. Un peu facile... et diabolique ! La direction met en avant les problèmes d’accès aux ZFE (zones à faibles émissions) de camions vieillissants donc polluants (mauvais classement Crit’Air) pour justifier en partie son projet. Il est étrange de découvrir le problème maintenant alors que cela aurait pu être très largement anticipé. C’est donc bien la direction qui est coupable d’une absence d’anticipation, un choix délibéré pour rendre ces deux cars obsolètes et mieux justifier leur suppression. Pourtant des solutions existent. Les porteurs peuvent en effet durer très longtemps sans problème compte tenu de leur faible kilométrage et avec les dérogations nécessaires le temps de réaliser une adaptation moteur pour les rendre compatibles avec la réglementation environnementale. Cela se fait chez nos concurrents pourquoi pas à France Télévisions ? Le coût serait infiniment plus bas que celui du renouvellement d’un car, d’autant plus qu’il existe des aides européennes et de l’ADEME. La direction n’a vraisemblablement même pas étudié cette solution, toute empressée qu’elle est de réduire la flotte. Une preuve supplémentaire, s’il en en était besoin que la motivation est purement économique, avec l’objectif d’une baisse durable du plan de charge d’activité. De plus, les 2 cars Benjamin (Marseille et Rennes) sont les plus petits de la flotte VM ce qui est un atout pour accéder à des endroits ou les autres cars sont trop volumineux. Des investissements récents ont été effectués sur ces outils : passage en fibre optique, remplacement des mélangeurs, des ralentis et le câblage (la glue). Ils sont interconnectables pour assurer de plus grosses captations. Il serait donc aberrant de les supprimer. Pour les remplacer par quoi ? L’UM3 (nouvelle régie Fly achetée à prix d’or et inadaptée) ? C’est ce que met en avant la direction alors même que son projet est de redéployer les 22 salarié·es concernés sur les 4 autres cars VM. On le sait pourtant, un matériel sans personnels affectés est toujours voué à une sous-utilisation. Utilisation de l’UM3 en 2024 : le festival de Cannes et les JO 2024. Et en 2025 ? A part Cannes, pas grand-chose en vue si ce n’est des captations de jeux qui nécessiteront l’achat d’un nouveau mélangeur et la location d’Algeco à proximité des plateaux de la plaine Saint-Denis, avec gardiennage à la clé, ce qui va représenter des coûts supplémentaires très importants. Où est donc l’intérêt stratégique de cette opération de restructuration ? Dans le même temps, la direction de la Fabrique met en avant la nécessité de pouvoir tout capter en UHD, alors que l’avenir de ce format de diffusion est de plus en plus remis en question car très coûteux. Nos concurrents TF1 et M6 s’en détournent et FTV pourrait se retrouver seul à devoir financer le multiplexe alors que le groupe est en difficulté budgétaire. La tendance actuelle du marché est plutôt de continuer à fabriquer en HD à 80 %. Les subventions sont en baisse pour produire en UHD du fait des coûts de stockage et de transfert des images et données. Un indice : Canal+ est déjà revenu en arrière. Nous contestons donc l’orientation stratégique de la direction qui affirme que la demande d’UHD natif va se développer du fait de la bascule progressive des antennes linéaires. Sur le plan de charge, il est tout simplement faux d’affirmer que le nombre moyen de jours d’utilisation des cars est de 91 jours par unité alors que la réalité dans notre entreprise est de 127 jours et que cela est stable depuis des années. S’il n’y a pas assez d’activité, c’est la responsabilité de la direction de la commande client de la DMF. Se tourne-t-elle les pouces ? Même question pour la Direction des Antennes et des Programmes qui n’a pas suffisamment recours à la VM en interne, au mépris des règles d’or sur le recours au moyens internes. La flotte VM est un outil stratégique majeur pour FTV, une nécessité pour assurer notre indépendance face au monopole d’AMP. En effet, si notre flotte interne disparait, alors les prix s’envoleront et couteront très cher à FTV. En parallèle de la question des cars, les élu·es CGT souhaitent connaître les ambitions de la direction en matière d’utilisation de la remote prod (fabrication à distance, grâce à la technologie IP) qui sera notamment possible avec les régies Genesys que la direction entend déployer dans les prochains mois au Siège. La direction de la Fabrique ne se cache plus de cette intention, elle en fait même une raison pour justifier son projet. Sur les conséquences sociales du projet, encore une fois la direction de la Fabrique et sa RH brillent par la médiocrité de leur dispositif d’accompagnement. Les salarié·es prennent en pleine face une annonce brutale de suppression de leur outil de travail, d’anxiogènes transferts sur d’autres collectifs de travail et que propose la direction ? Un simple entretien avec la RH ! Sans doute, comme à son habitude, pour les intimider, leur expliquer qu’ils n’ont pas d’autres choix que d’aller perturber les collectifs des autres cars auxquels ils seraient désormais rattachés. Avec ce projet, il n’y aurait plus d’équipes affectées aux cars, un problème qui se pose justement dans le privé où les équipes tournent sur 2, 3 voire 4 moyens techniques, avec son lot de pertes de compétences et une usure du matériel beaucoup plus rapide. Tant qu’à s’inspirer du privé, il faut aussi en regarder les inconvénients. Ce projet, s’il va à son terme, générera une lutte des places entre les salarié·es, la création ex-nihilo de troubles psycho-sociaux et de conflits interpersonnels. Les salarié·es subissent encore et toujours le fonctionnement déficient de la DMF et de son management pathogène, et cela n’est visiblement pas prêt de s’arrêter. Nous posons donc dès aujourd’hui une alerte auprès de la direction de cette entreprise sur les effets de ce nouveau coup sur la tête des personnels. Nous lui demandons de renoncer à son projet, de présenter un plan de maintien en conditions opérationnelles des deux cars Benjamin et de construire, avec les personnels, un nouveau projet d’investissement à horizon de 3 ans pour anticiper le renouvellement de ces deux cars et développer l’activité.
Les chiffres en heures des régies fixes et en jours pour les autres activités ne permettent pas aux élu·es d’apprécier précisément l’évolution du niveau d’activité à la Fabrique. Un flou qui pose question. Ce qui est clair c’est que le niveau d’activité diminue. La suppression des équipes légères de production en 2024 est une forte part de cette baisse et nous constatons que les potentiels des équipes légères du siège n’ont pas été redéployés, malgré les engagements de la DMF, puisque le nombre de jours d’activité au siège diminue. La direction de la Fabrique plaide l’adaptation au volume d’émissions attribué par la Direction antenne-programme de FTV mais ne nous y trompons pas, il s’agit bien d’une décision de l’employeur de baisser l’activité interne. La post-production pour le réseau régional est en baisse de 5 %. La DMF confirme que le réseau a moins recours à la Fabrique du fait d’une mutualisation accrue des programmes régionaux entre régions. Vous avez dit développement régional ? Les belles paroles se sont envolées et le réseau régional ne joue pas le jeu du recours aux moyens internes de fabrication de la Fabrique. Pour la post-production nationale, la baisse serait due au volume d’activité divisé par 2 pour Télématin. Après les équipes légères, c’est la post-production qui trinque. La baisse pour franceinfo serait due quant à elle à une hausse temporaire en 2024 du fait de de la bascule sur le nouvel habillage qui a provoqué un doublement des équipes pendant 11 jours en 2024. La baisse en fiction serait due à une fiction numérique jeunes adultes en moins mais un projet en cours de finalisation pourrait amener le plan de charge un peu supérieur à 2024. Enfin, la baisse de 920h des régies fixes correspondant au surcroit d’activité lié aux JOP 2024.
Sylvie GENGOUL, Directrice du Pôle Outre-mer, indique que même dans un contexte économique tendu, le Pôle devra assurer ses missions avec les moyens qui lui seront accordés, et qu’elle soutenait ses Directeur(-trices) Régionaux(-ales) dans cette voie. Il est fait état de la nomination récente de Madame Valérie FILAIN, jusqu’ici Directrice de la Rédaction de Malakoff, au poste de Directrice Régionale de Réunion la 1ère au 6 janvier 2025. Monsieur Fabien AMET, DRH du Pôle Outre-mer quant à lui, a émis le souhait de partir un an en disponibilité, il sera remplacé par Monsieur Sylvio SEXTIUS, durant ce laps de temps. La Directrice du Pôle Outre-mer évoque la création d’une brigade de journalistes et de techniciens qui seraient formés et prêts à partir sur des terrains de conflits comme la Nouvelle Calédonie et la Martinique, qu’elle espère pouvoir monter d’ici la fin du mois de janvier 2025… La Nouvelle-Calédonie justement dont la situation est évoquée, un territoire sous tension, dont la situation pourrait s’aggraver si un accord n’était pas rapidement trouvé entre les protagonistes de ces affrontements. Le Directeur Régional de Saint-Pierre et Miquelon M. Gilles DEROUET, relate un incident majeur survenu le 21 novembre dernier, lié à une rupture de la fibre internationale, ayant provoqué un quasi-blackout sur ce territoire et singulièrement une perte des signaux TV et internet, pendant plus de 6h à SPM la 1ère. Les membres de la commission s’étonnent qu’aucune solution de secours n’ait pu être déclenchée pour permettre la continuité de la diffusion. La Direction indique qu’il existe une procédure dite de « dernier secours local » dans toutes les stations mais qui gagnerait à être éprouvée. Un an après son lancement, la Direction estime que la réforme de l’information en Outre-mer est globalement comprise, et qu’elle n’aurait rencontré aucune opposition ferme face à cette réorganisation. Cette appréciation n’est évidemment pas partagée par les élu·es, qui indiquent que la surcharge de travail est effective et sera un frein au déploiement de cette réforme, tant que les projections effectuées lors de la phase projet, ne seront pas mises en place concrètement ! Par ailleurs, les encadrants censés distiller cette réorganisation, ont encore du mal à se l’approprier. L’outil ZENON a été déployé au mois de mai 2024 à Malakoff pour remplacer le vieillissant NETIA, mais les équipes se sont vite retrouvées confrontées à une multitude de dysfonctionnements d’ordre technique durant quasiment 6 semaines ! La Direction indique que ces bugs ont été stabilisés, et que l’outil ne sera pas déployé ailleurs, tant qu’il ne sera pas fiable à 100%. En 2023, on observe 22 départs à la retraite dans le périmètre Pôle, contre 10 en 2022, une forte augmentation donc, qui oblige l’entreprise à revoir sa politique de recrutement, en mettant l’accent sur les alternants par exemple. Le taux d’absentéisme est légèrement plus élevé en Outre-mer par rapport au taux de FTV, environ 6.4%, mais cela s’explique notamment par la situation sociale compliquée de certains territoires.
Depuis des mois les évolutions de l’organisation de la direction du réseau France 3 se sont faites par petites touches, sans en informer les élu·es. Ces derniers ont constaté que toutes les décisions stratégiques concernant le Réseau se prennent désormais ailleurs. Les débats à ce sujet en CSE Réseau sont restés totalement stériles et il nous a fallu porter ce point en CSE Central pour enfin obtenir un document de présentation de la gouvernance de l’offre régionale au sein de la Direction Antenne-Programme (DAP). Cela prouve bien que ce n’est plus dans le CSE du Réseau que les choses se jouent. Les éléments nous montrent que la décision n’est effectivement plus prise au niveau de la direction du Réseau qui est sous la tutelle prescriptive de toute une série de directions fonctionnelles : la direction de l’info (qui fixe la ligne éditoriale, garantit la bonne mise à disposition des moyens), la direction des technologies (qui décide des outils qu’on déploie, qui préempte le débat sur les process techniques et les pratiques), la direction des finances qui détient les cordons de la bourse et fixe le cadre et la DRH qui est redevenue largement prescriptive d’un grand nombre de sujets, empiétant sur le terrain des managers opérationnels, préemptant largement les décisions et devenant le véritable lieu de détention du pouvoir de l’organisation du quotidien. Au-dessus de cette direction du Réseau, c’est la DAP qui fixe et prescrit la ligne, le cadre et l’organisation du numérique, l’architecture de l’offre de programmes et des stratégies de cases. C’est elle aussi qui pilote les DDMPO (directeurs délégués aux moyens et à la performance opérationnelle), qui supervisent la planification et l’allocation des moyens dans les antennes. Du coup, la direction du Réseau n’est plus que le récipiendaire de ces injonctions et sert de courroie de transmission, de passe-plat. Quelle est sa marge de manœuvre en étant prise entre le marteau et l’enclume, mise dans une situation difficile, où elle doit assumer devant les DR et les élu·es des décisions qu’elle n’a pas prises ? La direction tente de répliquer en affirmant que sous son règne il n’y a jamais eu autant de décentralisation. Qui entend-elle convaincre ? Pour la CGT il s’agit d’un faux-semblant car derrière cet affichage de décentralisation les décisions ont été largement recentralisées à la direction des antennes et des programmes ou dans les direction supports. Tous les débats en CSE Réseau qui portent sur des décisions sont vains. Les élu·es n’auront donc d’autres choix que de porter ces questions devant le CSE Central afin d’obtenir des réponses des vrais décideurs.
Chaque année une discussion sur la gestion du contrat prévoyance-santé avec Audiens est organisée avec les organisations syndicales afin d’en assurer l’équilibre financier et intégrer les nouvelles contraintes législatives, avec trois options possibles :
En 2024, le choix avait été de préserver intégralement le niveau de prestation, ce qui avait eu pour conséquence une hausse des cotisations de 10,4 %, prises en charge à 55 % par l’employeur. De nouveaux transferts de charge sont prévus par l’État en 2025 vers les complémentaires santé avec une tendance au déremboursement qui s’accélère. A FTV, après étude des différentes options, la direction a décidé de mettre en place unilatéralement deux mesures d’adaptation des prestations d’Audiens :
Ces évolutions s’imposent aux salarié·es afin de pérenniser notre système collectif. Elles sont la conséquence des choix politiques faits au niveau des gouvernements successifs depuis des années.
Comme les années précédentes, une grande part des formations réalisées en 2023 ont concerné la transformation de l'entreprise qui se limite aux formations aux nouveaux outils. 71 % des effectifs (CDI et CDD) ont été formés en 2023. Les différentes catégories de personnel (hommes/femmes, travailleurs handicapés, direction de rattachement…) sont équitablement formées, à l’exception des 55 ans et plus qui sont en retard et les salarié·es du Réseau France 3 qui sont plus formés en raison de l’avalanche de nouveaux outils. 87 % des formations ont eu lieu en présentiel (1/3 à l’UFTV et 2/3 sur site). La majorité des formations ont duré 2 jours ou moins. 18 reconversions ont été validées en 2023, 10 autres ont commencé en 2023. 534 salarié·es ont suivi au moins une formation à l’environnement, principalement au Siège. Le cursus manager a occupé 1.056 stagiaires pour un montant global de 451 309 €.
Parmi les salarié·es permanents présents sur la période et qui n’ont pas été empêchés de suivre une formation (arrêt maladie, congé sans solde, mutation…), 358 n’ont suivi aucune formation non obligatoire au sens légal, soit 6% de l’effectif.
Sur les 229 salarié·es recrutés en 2017 et toujours présents dans l’entreprise en 2023, seuls 9 n’ont pas eu d’entretien professionnel et/ou de formation non obligatoire (au sens légal) sur la période. L’entreprise n’a donc versé que 27.000€ (3.000€/salarié) de droits correctifs, soit 888.000€ versés depuis 2021. Ces sommes ne sont pas prises sur le budget de la formation.
Il devrait y avoir autant de formations en 2025 qu’en 2024, même si le budget n’est pas entièrement garanti à ce stade. L’UFTV organisera et financera plus de formations, ce qui permettra aux directions locales d’utiliser leur budget décentralisé pour des formations hors catalogue. Former les salarié·es aux nouveaux outils reste la mission n°1 de l’UFTV. Les salarié·es de France 3 et du Pôle Outre-mer seront concernés par le déploiement de nombreux outils. Cela pèsera sur les ETP puisqu’il faudra remplacer les stagiaires. Dans notre contexte budgétaire contraint, il y aura forcément des conséquences sur les conditions de travail. Il y a aussi les conditions dans lesquels les projets sont menés. Les formations à la conduite de projet restent le parent pauvre, incompréhensible pour la CGT. C’est ce qui explique les dégâts humains constatés à chaque déploiement. Des formations soi-disant d’acculturation à l’IA continueront d’être proposées. Pour la CGT, elles actent déjà l’usage d’outils IA, ce qui n’est pas possible avant que les élu·es aient donné leur avis sur le sujet. Chaque chef de service devra suivre au moins une formation au management en 2025. Le déploiement de la formation aux enjeux climatiques se poursuit. Cette année les salarié·es France 3 et Outre-mer seront plus concernés. L’Université devrait être équipée d’un nouveau logiciel de gestion dans 1 an, ce qui devrait permettre un meilleur reporting. Concernant l’amélioration des process RH, c’est en cours... Pour la CGT, le projet de plan de formation ne répond que partiellement au diagnostic de l’emploi (identification des métiers jugés stabilisés, en décroissance ou en mutation) et au PAPRIPACT (plan d’action pour prévenir les risques professionnels), en tout cas ce n’est pas rendu lisible. La direction s’est engagée à y travailler.
Bon à savoir : les entretiens annuels 2025 seront ouverts du 16 décembre 2024 au 31 mars 2025. Ils serviront, entre autres, à recueillir vos demandes de formation pour le plan de développement des compétences de 2026. Même si le salarié ne signe pas son entretien, la direction nous assure que la filière RH peut quand même exploiter les données. Et n’oubliez pas de vérifier que l’évaluation de vos compétences « au-dessus des attentes » n’est pas supprimée à votre insu.
FTV a versé 3 638 194,47 € en 2024 : 3 355 250 € de taxe d’apprentissage et 282 944,47 € de pénalités puisque notre taux d’alternants n’est que de 3,8 % quand le seuil d’exonération est de 5 %. Une fraction de la taxe d’apprentissage (503 537 €) est versée directement par FTV à 153 établissements, dont 20 % est versé à des associations « diversité », le reste à des écoles publiques et privées. La répartition géographique des établissements bénéficiaires évolue légèrement en faveur de l’Outre-mer :
Selon le Pilotage social de FTV, l’entreprise n’est pas structurée pour croiser les données, donc chaque direction opérationnelle est responsable de son pôle. Mais le Pilotage social peut quand même rapprocher certaines données. Les effectifs diminuent. Entre 2021 et 2023 FTV a perdu 224,5 ETP (-2,5 %) : -4,2 % de permanents (départs RCC) et +9 % de non permanents (pour combler temporairement les départs). Tous motifs confondus, 72 % des départs ont été remplacés, mais pas forcément poste pour poste. Si la masse salariale annuelle des permanents a nettement diminué entre 2022 et 2023 (presque -17 millions d’€), la rémunération moyenne annuelle en brut fiscal a augmenté de 2 %. 42 salarié·es qui ont été alternants entre 2020 et 2022 ont été embauchés en CDI en 2023. Progression de 30 % en ETP moyen entre 2021 et 2023 du recours à l’alternance. La direction souhaite faire encore plus, c’est un objectif de la PDG. Les heures supplémentaires sont en augmentation, mais rien n’est véritablement mis en œuvre pour l’éviter. Sans compter les heures non déclarées. L’âge moyen des salarié·es de FTV est relativement stable à 49,5 ans en 2023, sachant que l’âge moyen en France est de 42 ans. Jusqu’à 50 ans les 2 sexes sont à l’équilibre : 1 752 hommes pour 1 768 femmes. Au-dessus on bascule dans un déséquilibre en faveur des hommes. Beaucoup plus préoccupant : l’âge médian à FTV est de 51 ans. La CGT a alerté la direction : les explications sociologiques sont une facilité pour ne pas analyser les organisations du travail. Il ne faut pas tomber dans ce piège, sous peine de passer à côté des vraies causes, et donc de partir sur des mesures préventives/correctives inutiles, une perte de temps et d’argent. Le taux d’absentéisme (absences maladie et accident du travail) à FTV en 2023 est de 6,13 %, ce qui reste élevé. Le nombre d’accidents du travail avec arrêt est en augmentation continue chez les PTA et les journalistes. Pour la CGT, il est nécessaire de questionner ces salarié·es sur l’organisation du travail.
Au 30 septembre 2024 FTV comptait 8.102 permanents (+104 qu’au 30/09/2023) et un niveau d’emploi de 8 941,55 ETP moyen (7.671,48 ETP Permanent + 1 270,06 ETP Non Permanent). Si les permanents augmente c’est notamment en raison des recrutements et de la baisse du nombre de temps partiels. La hausse du recours aux non permanents vient des pics d’activité et du remplacement des permanents en arrêt de travail qui ont été plus nombreux que d’habitude en janvier et février (maladie et accident du travail). Les heures supplémentaires et complémentaires sont en augmentation (+24 481 heures) quasiment dans toutes les directions. L’essentiel a été réalisé en mai-juin-juillet (Tour de France, Roland Garros, JOP, législatives). Pour absorber le niveau de recours aux non permanents, certaines directions utilisent les postes vacants pour rester dans la trajectoire ETP qui leur a été assignée, ce qui dégrade les conditions de travail. Selon le Pilotage social, le bilan du 3ème trimestre 2024 montre que nous sommes restés dans le cadrage, les pics avaient été anticipés et budgétés. Mais les chiffres ne montrent pas le niveau d’efforts que les salarié·es ont dû faire pour en arriver là. Se pose la question de la soutenabilité de l’activité au regard des effectifs : aucune réponse de la direction. Prévision de sortie des effectifs au budget : 8 980 ETP au 31 décembre 2024, sachant que nous sommes à 8 941,5 au 30 septembre. La notification ETP 2025 n’est pas encore connue, mais la direction assure que les budgets 2025 tiennent compte des formations inscrites au plan de développement de compétences et qui nécessite de remplacer les stagiaires. A la demande de la direction de France 3, le Pilotage social travaille à la construction d’indicateurs pour suivre la population des managers.
L’Accord Handicap a pris fin le 31 décembre 2023 et a été prorogé jusqu’en décembre 2025. Pour l’année 2023, le taux d’emploi de salarié·es en situation de handicap est en hausse et atteint 6,92 % pour le Groupe et 7,60 % pour FTV hors filiales. Des chiffres en augmentation constante ces 3 dernières années et le taux le plus élevé à ce jour à FTV. Cela se concrétise par un nombre de salarié·es en situation de handicap en augmentation : 562 pour le Groupe, 582 avec les Filiales, 42 RQTH supplémentaires enregistrés sur l’année et 13 recrutements. L’objectif de 55 recrutements sur les 3 ans (2021-2023) a été atteint, il est même en dépassement avec 61 recrutements. En revanche en Outre-mer les effectifs ont baissé avec 6 travailleurs handicapés en moins en 2023. On note une légère surreprésentation des femmes dans les fonctions support, principalement CDI (93 %), 71% ont plus de 50 ans dont une centaine peuvent partir à la retraite dans les prochaines années, ce qui aurait une incidence sur le taux d’emploi. Le pourcentage de moins de 30 ans a aussi doublé ces 2 dernières années pour atteindre 4 %, c’est le résultat de toutes les actions de sensibilisation lors des entretiens d’embauche, nous dit la direction. Par ailleurs, si la consommation du budget était inférieure à 50 % au cours des 2 premières années de l’accord, elle a atteint 75 % en 2023, avec une hausse des dépenses pour toutes les entités de FTV. Les faits marquants et chiffres clés sont détaillés dans le compte-rendu de la commission handicap du CSEC. Nous retenons que les filiales FTV Studio et FTV Publicité ne remplissent toujours pas leurs obligations d’emploi sur l’ensemble de la période, seul FTV Distribution en 2023 accuse une progression de son taux de 1,77 % à 3,10 %. Les élu·es relèvent pour autant des axes d’amélioration indispensable afin de permettre à tous les salarié·es d’accéder à la formation. En effet, le taux d'accès moyen à la formation des travailleurs en situation de handicap est inférieur à celui des autres salarié·es et cela n’est pas normal. Ce sujet de la formation doit faire l’objet d’investigations particulières afin d’envisager les accompagnements spécifiques qui font peut-être défaut aujourd’hui. Par ailleurs, les élu·es demandent à la direction de produire un focus sur le nombre de salarié·es licenciés pour inaptitude qui sont en situation de handicap. A ce stade la direction invoque le RGPD (règlement général de protection des données) et la difficulté à croiser des données pour obtenir cette information. Ce chiffre serait pourtant un indicateur supplémentaire pour mesurer si tous les dispositifs de l’accord en cours sont suffisamment mobilisés afin d’accompagner chaque salarié en situation de handicap. La CGT regrette le peu de retours sur la tenue des comités de maintien dans l’emploi qui peuvent être un lieu constructif et décisif pour le devenir de chacun de ces salarié·es. L’accord de juillet 2021 rappelait le rôle des représentants des salarié·es dans la recherche de l’égalité professionnelle au sein de l’entreprise, à laquelle ils contribuent « notamment lors des Commissions dédiées » (p.10). On peut dès lors regretter qu’il ait fallu attendre juin 2024 pour que la direction de France télévisions réponde à l’avis du CSEC d’octobre 2023 sur le bilan handicap de 2022.
Une situation alarmante ! Malgré une subvention de 2 527 671 € versée au Groupe Action Logement en 2023, la CGT constate une diminution constante de l'attribution de logements sociaux aux salarié·es de France Télévisions. En 2023, seulement 25 salarié·es ont pu être logés dans le parc social. La raison ? Les salarié·es de FTV ne sont pas prioritaires pour une grande majorité d'entre eux, car ils sont considérés comme « privilégié·es » ou gagnant « trop », par rapport aux plus précaires. Ils ne peuvent avoir accès qu’aux logements intermédiaires proposés par Action logement. La direction ne propose rien face à l’ampleur de la crise du logement. Le logement fait pourtant partie de la qualité de vie au travail.
Les documents socles de la prévention des risques professionnels ont été analysés par les élu·es de le CSSCTC*** et du CSEC. A force d’être tarabustée par les représentants du personnel, la direction s’améliore d’année en année sur la forme (il faut dire que France Télévisions était très en retard sur la loi à ce sujet). DUERP****, PAPRIPACT et Bilans SSCT des différents sites de l’entreprise ont presque tous été fournis. Cependant, sur les problèmes de fond, on est encore loin du compte. Si les groupes de travail de révision des DUERP identifient très correctement leurs risques au travail, les plans d’actions des directions décrits dans les PAPRIPACT ne sont pas du tout à la hauteur. Jamais la source du risque n’est recherchée et combattue comme l’exige le code du travail (prévention primaire). A la place, les directions préfèrent programmer des mesures de prévention d’ordre secondaire ou tertiaire, c’est-à-dire des actions qui vont tenter de limiter les dégâts. Pourquoi cette inertie, alors que les déclarations d’accidents du travail liées aux risques psychosociaux ont augmenté de 52 % entre 2022 et 2023 ? Les raisons sont multiples : d’abord, parce que la prévention n’est pas une priorité. Les décideurs, hors sol, ont certainement du mal à empathiser avec des salarié·es dont ils méconnaissent le travail réel. Ensuite, dans un contexte de disette budgétaire, ils trouvent visiblement que la prévention coûte trop cher, en oubliant que les mesures curatives seront bien plus onéreuses. Enfin, bon sens et compétence manquent parfois cruellement au sein du corps managérial, bien souvent incapable de ne pas reporter son propre stress sur les équipes. Parmi ces cadres, certains deviendront véritablement toxiques. Les rapports sociaux n’ont jamais été aussi dégradés dans l’entreprise. Au vu de ce constat, corroboré par des chiffres, des faits et de solides documents, les élu·es du CSEC exhortent la Présidente de France Télévisions à impulser un changement de politique social, un changement d’état d’esprit.
* PAPRIPACT : Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail. C’est le plan d’action de la direction au regard des risques professionnels identifiés dans le DUERP ** Bilan SSCT : Bilan Santé Sécurité et Conditions de Travail. Rapport annuel établi par la RH selon une liste d’indicateurs légaux, tant quantitatifs que qualitatifs. Il fait le portrait d’un site sous le prisme des conditions de travail (évolution de l’emploi, personnels extérieurs, évolution et nature des accidents du travail, dépenses engagées pour la maintenance bâtimentaire, bilan d’exécution du PAPRIPACT…) *** CSSCTC : Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail du CSEC **** DUERP : Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels. A la main de l’employeur, c’est la liste de tous les risques professionnels avérés ou potentiels. Salarié·es et élu·es peuvent contribuer à sa mise à jour au moins annuelle.
Que ce soit concernant l’égalité professionnelle, la formation, la taxe d’apprentissage, le bilan social, l’emploi, le handicap, le logement ou la politique de prévention à FTV, certaines demandes des commissions du CSE central ont été entendues par la direction, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que les documents intègrent une analyse et pour que la direction prenne conscience de la nécessité de conduire la transformation de l’entreprise d’une autre façon. Faire plus avec moins à conditions de travail constante est un leurre et ne peut se réduire à déployer des outils et des nouveaux métiers. L’entreprise dispose par ailleurs de moyens et d’outils puissants, qui peuvent et doivent permettre des analyses d’un autre niveau et la construction d’indicateurs utiles indispensables au pilotage d’une politique sociale de haut niveau. Nous ne comprenons pas les réticences persistantes de la direction à ce sujet surtout à l’ère de l’extraction automatisée de données pour construire des indicateurs pertinents. Un comble pour une entreprise dont l’un des cœurs de métier est de rechercher, de diffuser et d’analyser l’information. La politique sociale devrait être l’une des orientations stratégiques de l’entreprise car elle est l’une des conditions de réussite de son déploiement.
Paris, le 10 janvier 2025
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Déclaration liminaire de la CGT au CSE central du 12 décembre 2024
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Pour la 3ème fois en presque 5 ans, l’examen d’un énième projet de loi de réforme de la gouvernance de l'Audiovisuel Public est ajourné. Malgré cela, certains s’acharnent à vouloir le mener à bien alors que nos entreprises rencontrent leur public et que les audiences sont bonnes sur tous les supports. Oseront-t-ils relancer le processus une 4ème fois dès que nous disposerons d’un nouveau gouvernement ? On peut le craindre, mais on peut aussi espérer que dans le contexte politique actuel, la raison l’emporte. Car, n’y a-t-il pas des projets plus urgents et plus importants à mener pour le pays et les Français ? En fait, on comprend un peu mieux les enjeux concernant l'Audiovisuel Public : les rapprochements des différentes entités permettraient de dégager les économies imposées par le budget 2025 (s’il est voté un jour…). C’est en tout cas ce que vous avez prétendu, Mme la Présidente, devant la commission Culture de l’Assemblée nationale. Un aveu sur les véritables raisons de cette réforme. Les choses sont donc claires, il s’agit rien de moins qu’un projet pour rationaliser les ressources : des emplois moins nombreux, moins coûteux et plus de temps de travail pour les salariés. Cela séduit sans doute dans les hautes sphères du pouvoir, où on est assez éloigné de la réalité du monde du travail, mais pas du côté des travailleuses et travailleurs de notre entreprise qui n’en peuvent plus d’être toujours plus pressés, jusqu’à en perdre le sens de leur travail et de leur attachement au service public. -180 ETP : c’est l’objectif de réductions d’effectifs projeté par la direction de France Télévisions en 2025. Une nouvelle purge sur l’emploi. Il y a un peu plus d’un an nous étions pourtant soi-disant à l’os, disiez-vous, Madame la Présidente, car en plan social depuis 10 ans. Et là, tout à coup, ces déclarations sont balayées, la direction prétend continuer à trouver des marges de manœuvre sur l’emploi. Comme s’il y avait de la marge et qu’il était légitime de demander à notre entreprise des économies sans fin, en faisant abstraction de l’état déplorable du corps social. Le pire, c’est que cela ne permettra même pas de faire face à l’énorme déficit qui s’annonce. Pour la CGT, l’heure est tellement grave que la direction s’honorerait à s’opposer enfin à ceux qui nous imposent de telles économies. Elle redorerait son image si elle se posait en rempart protecteur des salariés dont elle a la responsabilité, plutôt que de donner l’impression qu’elle ne les considère que comme une charge. Soyons réalistes, nous ne pourrons pas atteindre de tels montants d’économies : plus de 100 M€ de déficit envisagé en 2025. Mais qui va payer l’addition ? Dans le réseau régional, le projet Tempo a nécessité un renfort de 60 ETP entre 2023 et 2024. Va-t-il falloir maintenant en supprimer plus de 100 au détriment de la santé des salariés ? Doit-on définitivement abandonner toute idée de développement ? Dans ce contexte, le projet de COM 2024-2028 est par terre, il faut tout revoir, autant sur le fond que sur la capacité de l’entreprise à atteindre ses objectifs. Certes on ne repart pas de zéro et le CSEC aura son mot à dire sur la re-négociation du COM avec l’État. Mais de son côté, que propose aujourd’hui la direction ? Des attaques tous azimuts contre les salariés, leurs perspectives professionnelles et leurs conditions de travail. Elle n’a rien trouvé de plus urgent que d’engager une nouvelle restructuration de la Fabrique en supprimant purement et simplement deux cars de vidéo mobile, en reclassant les salariés sur les autres cars. Un projet inacceptable dont nous demandons le retrait immédiat. Les salariés ne peuvent être condamnés à payer pour les errements stratégiques des dirigeants de la fabrique. Ces derniers ont définitivement perdu toute légitimité pour présider à l’avenir des moyens internes de fabrication. Nous demandons l’engagement d’une négociation pour construire un autre avenir à notre outil de fabrication plutôt que son inexorable rétrécissement méthodiquement orchestré par la direction actuelle. Enfin, la CGT tient à réaffirmer qu’elle mettra tout en œuvre pour préserver l’accord collectif et tous les conquis sociaux des salariés. Qualifier cet accord d’obsolète est un non-sens absolu en cette période où nous nous devons de sauvegarder tous nos repères sociaux. Nous n’envisageons la négociation collective que sur la base d’un droit constant ou en amélioration pour les salariés, n’en déplaise aux négociateurs patronaux. Nous croyons au progrès social ! Dans le monde où nous vivons, c’est une idée moderne. Cet accord collectif est notre trésor, un acquis de haute lutte et nous n’entendons pas le brader.
Paris, le 12 décembre 2024
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Déclaration liminaire de la CGT au CSE central d’octobre 2024
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Déclaration liminaire de la CGT
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Ce 8 octobre, nous ne savons pas si la totalité des crédits dits de transformation actés pour le budget 2024 sera versée. Nous ne savons toujours pas quel sera le mode de financement de l’Audiovisuel Public au 1er janvier 2025. Nous ne savons toujours pas si le budget 2025 sera conforme à la trajectoire budgétaire pluriannuelle actée à l’automne 2023. Nous ne savons toujours pas si le projet de holding-fusion sera réactivé l’année prochaine, nous savons juste qu’il n’entrera pas en vigueur au 1er janvier 2025, faute de temps. Depuis l’automne 2023, le projet stratégique de France Télévisions et son contrat d’objectifs et de moyens, de l’élaboration desquels les représentants du personnel ont été écartés, ont fait l’objet d’intenses échanges avec les tutelles. Mais depuis le 9 juin et l’annonce de la dissolution, silence radio de l’État. La parenthèse « enchantée » des JOP s’est rapidement refermée et a laissé sa place au moins riant retour à la réalité de notre entreprise et à son avenir incertain. Certes des initiatives politiques sont engagées pour pérenniser un mode de financement de l’audiovisuel public alternatif à la bascule dans la budgétisation. Mais quand bien même cela adviendrait, ce qui n’est pas gagné, qu’est-ce qu’un Audiovisuel Public indépendant s’il n’a plus les moyens de ses ambitions ? Les atermoiements de l’État plongent l’entreprise dans une incertitude rarement atteinte et nous ne savons toujours pas, à ce stade, quels seront les impacts des orientations stratégiques de l’entreprise sur les effectifs, sur les activités internes et les conditions de travail. Nous en sommes rendus à élaborer des hypothèses. Nous, syndicalistes, investis dans la défense des intérêts des salariés, enchaînons les rendez-vous avec les parlementaires pour faire entendre notre voix en faveur d’un Audiovisuel Public fort, pluraliste et indépendant. Et nous apprenons, au travers d’une liste de questions de la commission Culture de l’Assemblée Nationale adressée aux organisations syndicales que « France Télévisions avance l’hypothèse d’une stabilité des effectifs à 8 900 ETP sur la durée du COM », « que la masse salariale, pour sa part, passerait de 984 millions d’euros en 2024 à 1 045 millions d’euros en 2028 », soit une hausse minime et peu réaliste de seulement 1,2 % par an en moyenne. La modération salariale a visiblement de l’avenir à FTV. La stabilité des effectifs est une bonne chose en soi mais est-elle crédible, compte tenu de l’équation économique présentée ? Nous ne sommes visiblement pas les seuls à nous poser la question car les mêmes parlementaires nous écrivent que « selon la mission de l’IGF, la réalisation complète du plan d’économie conduirait à une réduction de 700 ETP pour le groupe ». On est pour le coup très loin de la stabilité des effectifs. Est-ce cela que prépare la direction ? Sans l’assumer publiquement ? Toujours selon l’Inspection Générale des Finances (IGF), « 55 à 75 millions d’euros du plan d’économie seraient conditionnés à la rénovation du cadre social de l’entreprise, ce qui supposerait de renégocier l’accord collectif unique de 2013 ». (sic) La seule possibilité serait donc de diminuer la couverture conventionnelle des salariés pour atteindre les objectifs économiques et ça, nous nous y opposerons. La boucle est-elle bouclée ? S’agit-il d’engager une nouvelle purge sur l’emploi et les conditions sociales, après avoir affirmé depuis deux ans devant les parlementaires que nous étions au bout des économies possibles d’ETP ? Faut-il aller encore plus loin ? Sera-ce cela la feuille de route de la future présidence de France Télévisions pour laquelle les candidatures doivent être examinées au printemps 2025 ? Où la direction compte-t-elle taper cette fois ? Pense-t-elle, dans une approche très libérale, que de la « sur-qualité » subsiste encore dans quelques recoins de l’entreprise ? S’il est difficile de piloter sérieusement la transformation d’une entreprise face à une telle inconstance de l’État, il n’est pas acceptable que les représentants du personnel soient systématiquement mis à l’écart de la réflexion stratégique de la direction. Ce n’est en aucun cas l’illustration du haut niveau de dialogue social revendiqué il y a quelques années. Dans le contexte actuel, est-il bien raisonnable de poursuivre le déploiement de la transformation, sans avoir l’assurance de son financement ? Les autres entreprises de l'Audiovisuel Public ont visiblement été plus prudentes. Qu’en est-il chez nous ? Quels sont les projets suspendus, les projets abandonnés, ceux qui se poursuivent ? Nous ne le savons plus. Nous n’en découvrons que des bribes au détour de certaines indiscrétions de terrain ou à la faveur du lancement d’opérations à bas-bruit, comme si mettre les salariés et leurs élus devant le fait accompli suffisait à neutraliser leurs réserves. Dans une période aussi lourde, cette façon de faire questionne sur la sincérité de la direction. En ce 8 octobre, sans assurance qu’il reste un COM et une trajectoire budgétaire, le projet stratégique est-il encore soutenable voire simplement réel ? Il revient maintenant à la direction de clarifier ses positions sur les conséquences de cette situation. Paris, le 8 octobre 2024 |
Compte rendu du CSE central - 27 et 28 juin 2024
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À date, ce 27 juin, la Présidente de France Télévisions considère que le contexte politique est particulièrement inédit, avec un ciblage de l’audiovisuel public qui crée beaucoup d’émoi chez les salariés. L’examen de la proposition de loi sur le financement de l’audiovisuel public a été stoppé du fait de la dissolution. Si rien n’est fait d'ici fin 2024, le budget de l’audiovisuel public basculera dans le budget de l’État avec le risque de régulations à la baisse en cours d’année. C’est le scénario du pire qui se réalise selon Delphine Ernotte, ce à quoi nous souscrivons totalement. Le 2ème risque, selon la Présidente, c’est le niveau du budget car en l’état le projet de COM et la trajectoire financière pluriannuelle ont disparu des travaux des assemblées. Dans ce contexte, Delphine Ernotte affirme qu’il était important (et stratégique) de renouveler les engagements avec les producteurs privés dans la création audiovisuelle et le cinéma. Car FTV, c'est 50 % des investissements dans la création française, un emploi à FTV génère 5 emplois dans le secteur soit environ 60 000 emplois. Il s’agit donc d’un levier important pour préserver la capacité financière de l’entreprise, selon elle. Pour la CGT, les apprentis sorciers de la privatisation devraient bien réfléchir aux impacts de leur funeste projet. Pour Delphine Ernotte, il s’agit d’un bon accord avec des droits « 360 », soit une plus grande liberté pour diffuser sur tous nos canaux, sur des durées plus longues et enrichir ainsi notre plateforme. Selon elle, quand on protège le secteur, on protège également France Télévisions. Pour la CGT, on va toujours dans le même sens : certes on protège notre approvisionnement, mais quand protège-t-on les salariés ? Nous déplorons que la préservation voire l’amélioration des conditions de travail des salariés en interne ne soit pas considéré, au même titre, comme un levier stratégique. 3ème inquiétude, la perspective d’une privatisation de l’audiovisuel public qui est dans le programme du RN. Selon la Présidente il y aurait unanimité dans tout le secteur, y compris l'audiovisuel privé, contre ce projet. La menace s’éloigne après le second tour des élections législatives, pour le moment du moins... La Présidente dit respecter un devoir de réserve pendant la campagne, mais qu’elle aura à s’exprimer le moment venu, « Car cette proposition du RN est inacceptable, ce serait la mort du service public de l’audiovisuel ». Sur la nécessaire neutralité de France Télévisions qui est parfois remise en question, la Présidente estime « qu’au bout c'est l'attachement des téléspectateurs qui fera la différence » : « les Français nous font confiance, nous ne sommes pas une chaîne d’opinion ». Un peu court pour la CGT. La neutralité nécessite une meilleur équilibre dans l’expression des courants de pensée, mais aussi la dénonciation à l’antenne de tout ce qui ne respecte pas les principes républicains et la Constitution, comme notamment la préférence nationale ou le droit du sang en opposition au droit du sol. Sur le retrait des 5 journalistes de SDJ de France 3 du traitement de la campagne électorale qui signe un échec du dialogue social, la Présidente assume la décision du directeur de l’information, mais reste muette sur ceux qui à l’antenne se permettent des prises de positions favorables à certains courant politiques. Deux poids, deux mesures... La présidente réfute l’idée selon laquelle, les politiques considèreraient « qu'on est d'un bord plutôt qu’un autre ». Ce n’est pourtant pas ce qu’on entend sur le terrain du côté des citoyens. La CGT a demandé le retrait de la clause de neutralité du projet de modification du règlement intérieur de France Télévisions dénonçant au passage l’empilement de guides et de chartes guide qui juridiquement ne sont pas opposables aux salariés mais qui incluent des extraits de loi qui eux sont opposable, ce qui crée une confusion sur le statut de ces textes dans l’entreprise. La DRH de FTV essaie de rassurer sur ce point, elle précise qu’on vient d'ouvrir le débat sur ce sujet et que nous allons continuer nos échanges. Pour la CGT, les antennes manquent de diversité de points de vue, car les rédactions manquent de diversité sociale, en particulier dans l'encadrement. Sur la fabrique de l’information, ce n’est pas la faute des journalistes, mais des chefs de service qui imposent une façon « vu d’en haut » de traiter l’information. FTV est finalement très suiviste de l'actualité en général, et participe de l’effet de meute, de l'emballement médiatique, comme le font les autres chaînes. Il y a peu de débat d'idées où on prend le temps de laisser la place à l’intelligence, à la nuance, à la compréhension du monde. La tendance est plutôt à l’effet miroir, à la vox populi via les micro-trottoirs, sans recul, sans valeur ajoutée journalistique, ce qui crée une caisse de résonance évidente aux idées nauséabondes. La résonance est justement un des éléments de la stratégie de FTV, il convient de travailler sérieusement à ce qu’on fait résonner dans la société. La patronne s’est agacée des remarques des élus, estimant qu’il était contre-productif de se flageller. Entre le devoir d’inventaire critique et citoyen porté par les élus et le déni de la présidente, il y a un fossé. Pour retomber sur ses pieds, la Présidente espère que l’arrivée de JO sera une petite respiration qui permette de légitimer le service public, en partie auprès des publics. Un point a également été fait sur la situation très grave que vit la Nouvelle Calédonie. Les représentants du personnel font état de salariés en grande difficulté et que personne ne se sent en sécurité là-bas. La Présidente acquiesce et explique que la direction considère cette situation comme un 3ᵉ front de guerre avec les mesures de sécurité qui vont avec. Mais elle s’offusque que des élus puissent estimer que la direction n’a pas suffisamment anticipé les mesures de protections des salariés.
La directrice du réseau régional résume la position de la direction en une phrase laconique : « nous déployons les 4 jours, là où c'est possible ». Les élus CGT s’interrogent pour savoir pourquoi cela est possible à certains endroits et pas à d’autres. Si l’impossibilité est due à l’impact sur les ETP, cela va empêcher la reprise des éditions à la rentrée de septembre 2024. Car ce sujet reste très sensible. Nous l’avons vu récemment, dans certaines antennes, où la direction a souhaité assurer les éditions du week-end -- partie nationale comprise -- avec une seule scripte. Au final, c’est l’antenne qui en a pâti : la partie nationale n’a pu être diffusée et c’est FTR qui a assuré le comblement. La direction serait bien inspirée de retenir la leçon du fiasco qu’elle a provoqué lors du lancement dans des conditions désastreuses des éditions Ici en septembre dernier. Si les moyens ne sont pas au rendez-vous, il ne sera pas possible de relancer la nouvelle formule de la rentrée de septembre 2024. La planification de deux scriptes par jour, sept jours sur sept dans chaque antenne est une nécessité, et toutes les directions régionale doivent le mettre en place. Les organisations syndicales signataires du protocole de sortie de grève ont enfin obtenu que les informations nécessaires à l’évaluation de la charge de travail des personnels qui fabriqueront les éditions à partir de septembre 2024, soient transmis à leur expert. C’est sur cette base que nous pourrons nous positionner sur la possibilité ou pas d’une reprise des éditions Ici, antenne par antenne. Par ailleurs, la CGT a précisé que nous ne sommes qu’au bout de la première phase d’application du protocole de sortie de grève, c’est à dire pour les 1ers métiers concernés. Il est temps maintenant de démarrer la seconde phase qui sera consacrée à tous les autres métiers dans toutes les antennes afin de permettre un passage plus généralisé à quatre jours. Cela est possible très facilement pour certains métiers, si les personnels sont volontaires. Plus difficile pour d’autres et il faut entamer les discussions pour examiner le champ des possibles et les conditions de mise en place. La Présidente défend l'autonomie des rédactions régionales qui pourraient décider de faire du national ou pas. Elle évoque même la possibilité de reprise des sujets de Franceinfo. À ce sujet, la DRH ajoute qu’il ne faut pas confondre ce qui a été convenu autour des pratiques professionnelles strictement limitées à Franceinfo et la possibilité de diffuser en région des sujets fabriqués par les deskeurs de Franceinfo. La CGT a rappelé l’engagement pris à l’époque par la direction, réitéré en Conseil d’Administration par la Présidente, de ne pas étendre la diffusion des sujets des deskeurs ailleurs qu’à Franceinfo. Les élus ont rappelé que si telle était l’intention de la direction, cela nécessiterait une négociation. A l’heure des bilans autour du projet Tempo, la Présidente s'interroge à voix haute sur la manière dont les choses se sont passées. La DRH essaie d’en renvoyer la responsabilité aux organisations syndicales. Pour la CGT il faut effectivement s’interroger sur la très mauvaise conduite de ce projet, d’autant que c'est récurrent à FTV. La DRH estime qu’on doit progresser dans la manière d'anticiper les impacts. Ah bon ? On souscrit ! La CGT a rappelé que les élus les avaient très largement anticipés, il suffit d’ailleurs de relire les rapports d’expertises et l’avis des CSE, tout y est écrit noir sur blanc, mais la direction refusait de l’entendre et a voulu lancer le projet coûte que coûte. Elle est en porte donc l’entière responsabilité. Elle serait bien inspirée d’en tirer les enseignements pour l’avenir. Tiens, par exemple sur le déploiement du projet Sherlock.
Le mot d’ordre de la direction pour la diffusion de ces JOP 2024, c’est complémentarité entre les chaînes, entre les services et entre les journalistes des rédactions nationales, régionales et d’Outre-mer associées à cette opération exceptionnelle. Jeux Olympiques (du 26 juillet au 11 août) Trois chaînes assureront la diffusion de l’ensemble des épreuves, 3 régies de continuité et leur plateaux associés seront déployés : France 2 avec un plateau de continuité 7j/7 géré par la régie de l’UM1 (UHD) au Trocadéro sur la terrasse du Musée de l’Homme, face à la tour Eiffel. Retransmission des grands moments, accueil des athlètes français, suivi des 2 disciplines reines - la natation et l’athlétisme, plateau de Télématin et des éditions du 13h et du 20h. Pour France 3, le plateau de continuité sera géré par la régie installée au Club France (lieu de RDV des athlètes Français et d’un certain nombre de comités olympiques) à La Villette. À côté du plateau principal, installé devant la grande halle de La Villette, on trouvera un espace dédié aux duplex pour les éditions et au plateau de Franceinfo. France 3 couvrira les sports collectifs : basket, handball, hockey sur gazon, football, cyclisme sur route, gymnastique… Les deux chaînes linéaires proposeront l’audio description durant l’ensemble des compétitions des JO et des Paralympiques. Pour francetv Paris 2024, la chaîne numérique en continu qui émet depuis le 8 mai 2024 et suit le parcours de la flamme, le plateau sera installé dans le hall du Siège de FTV. Elle diffusera les sports urbains : basket 3X3, breaking dance, BMX… Un live tchat renforcera l’interactivité avec les téléspectateurs. Cette nouveauté a déjà été testée sur Roland-Garros avec de très bons résultats, elle l’est en ce moment sur le Tour de France. Au Stade de France, l’UM2 réalisera l’athlétisme pour nourrir l’UM1 de France 2 et les régies 1 et 3 pour les antennes de France 3 et du numérique. Au 7ème étage du Siège, une cellule trafic sera installée pour réceptionner l’ensemble des flux et les transmettre vers les régies. Importante mobilisation des équipes rédactionnelles et techniques de Polynésie La 1ère pour couvrir les épreuves de surf sur le site de Teahupo'o. 200 000€ ont été débloqués pour permettre l’installation d’un plateau, d’un dispositif commentateur, le suivi par bateau et depuis la fan zone. Une offre éditoriale avec un condensé des résultats sportifs et le classement des pays participants complètera la diffusion des épreuves. Au total, les JO vont mobiliser 330 salariés (210 permanents et 120 non permanents) venus de toute la France. 65 consultants viendront les épauler, 25 pendant les Paralympiques. Jeux Paralympiques (du 28 août au 8 septembre) La continuité d’antenne sera assurée alternativement sur France 2 et France 3. Nouveauté : l’intégralité des épreuves sera diffusée 24h/24 sur france.tv, avec un canal de diffusion pour chaque discipline sportive. Le plateau de La Villette tournera avec les moyens de la régie 3. Sécurité La sécurité est renforcée au Siège. Sur les sites excentrés et sur les lieux des compétitions des agents supplémentaires et un cadre de sécurité en lien avec le Siège seront en appui. Au Bourget un prestataire assurera une surveillance du site. Le port du badge devra être apparent et indispensable dans les locaux et sur les sites, avec des couleurs différentes suivant la qualité du visiteur. En cas d’alerte, le repli sera possible sur le plateau A ou sur d’autres sites couverts. Pour le numérique, le risque ce sont les pics d’audience : les serveurs devraient avoir la capacité d’absorber un nombre important de connexions, mais le login peut vite devenir un goulot d’étranglement. La difficulté sera plus importante sur les Paralympiques car l’ensemble des épreuves sera disponible sur france.tv. L’essentiel des mesures de prévention se concentre sur la cybersécurité. Tout le monde est appelé à la vigilance, d’ailleurs une campagne de changement de mot de passe est en cours de déploiement. Des bascules sur d’autres chaînes du groupe sont envisagées si la diffusion venait à être perturbée. Accessibilité du Siège Hormis sur 3 dates, celle de la cérémonie d’ouverture (26 juillet) et celles des compétitions de marathon (10 et 11 août) où les salariés devront disposer d’un QR code, le Siège sera accessible à tous, sur simple présentation d’une attestation employeur.
Depuis des années, les élus du CSE central demandent qu’on leur présente le schéma directeur immobilier, qui dresse l’inventaire des bâtiments détenus ou loués par France Télévisions, leur état, leur diagnostic de performance énergétique, etc. C’est la 1ère fois qu’une synthèse de cet instrument de pilotage de la politique immobilière de France Télévisions est présenté aux élus. Il détermine les grands choix de l’entreprise en matière d’investissements et d’implantations. La plus grosse partie de ce patrimoine est située dans les régions hexagonales, où France Télévisions est largement propriétaire. Un patrimoine vieillissant des années 50 à 80. Dans les 9 stations ultramarines, le patrimoine plus récent date des années 90 mais il vieillit vite à cause du climat ou encore de malfaçons non traitées suite à un choix peu heureux comme celui de Martinique. France Télévisions a devant elle un mur d’investissements liés à la mise aux normes environnementales. Le « décret tertiaire » impose d’avoir réduit la consommation énergétique des bâtiments de 40 % en 2030, puis 50 % dix ans plus tard pour atteindre une baisse de 60 % en 2050. Quelques rares bâtiments récents répondent aux critères. Pour les autres, il y a 4 possibilités : la rénovation thermique (pour quasiment tous les sites), la rénovation lourde qui inclut en outre une restructuration intérieure des bâtiments (Toulouse, Nouméa, Guyane), la reconstruction d’un nouveau bâtiment sur le même site quand le terrain le permet (Lyon, Strasbourg) ou enfin la relocalisation (Antibes, Bordeaux, Marseille, Chamalières, Bastia). Pour décider du scénario pour chaque bâtiment, la direction a établi une sorte de radiographie des sites reposant sur 12 critères : l’état général du bâti, sa performance fonctionnelle, sa localisation, sa performance thermique, l’accessibilité PMR, etc. sans même y associer les directions régionales qui devront pourtant porter ces décisions. Un comble ! Vu les injonctions stratégiques, la direction a aussi établi un inventaire des réflexions communes avec Radio France pour rapprocher les réseaux France 3 et France Bleu. Il liste les opérations « très structurantes » (en général les directions régionales), les regroupements « relativement simples » (plutôt des locales ou des BIP), celles qui sont « non faisables à moyen terme » ou celles sur lesquelles les deux entreprises n’ont pas encore statué. Dans les 8 opérations « déjà réalisées » figurent des stations comme Rennes, où les travaux s’étirent depuis 3 ans mais où Radio France ne mettra pas les pieds avant, au mieux le printemps 2025. La direction immobilière vend un peu la peau de l’ours… Le schéma directeur prévoit des « orientations fonctionnelles » pour les aménagements à venir. Ces orientations n’ont jamais été discutées, ni avec les salariés, ni avec leurs élus. Elles ont été décidées en chambre par les grands penseurs des IMG ou des technologies qui savent mieux que le peuple ce dont il a besoin. On y apprend ainsi que les nouveaux projets régionaux doivent prévoir une salle de sport, un vestiaire et une douche (1ère nouvelle ! La nouvelle station de Rouen ou le récent réaménagement de Rennes semblent avoir méconnu cette règle…), un espace de restauration alternative (en d’autres termes, tout sauf une cantine mais par exemple les frigos connectés chers au cœur du directeur de l’Immobilier), des espaces mobilité douce (pour les trottinettes et les vélos). Côté process, la règle décidée en haut-lieu, c’est un seul « plateau tri-axes de 250 à 300 m2 », une régie de diffusion et fabrication de 100 m2, une salle machine pour 13 baies, 8 à 12 salles de montage, etc. Les choses sont pour le moins cadrées, pour ne pas dire verrouillées. Les élus ont déploré l’absence de plans B pour un certain nombre de projets, ce qui ne laisse aucune place à des propositions alternatives. Ils dénoncent la méthode employée, l’absence, une fois de plus, d’association des opérationnels lors de l’élaboration de ce « schéma fonctionnel » qui va décider de leurs conditions de travail pour de longues années. De même, le projet stratégique sous-tendu n’est pas explicité : quel avenir décide-t-on par exemple pour le réseau régional ? Le plateau unique tri axes et les régies de 100 m2 sont-ils censés permettre de fabriquer des programmes régionaux ? Dans quelle limite et avec quelles contraintes ? Avec quels process de travail envisagés ? On imagine que dans les cénacles, nos dirigeants se sont projetés dans ce monde futur et que c’est ce qui a déterminé les choix faits. Mais nous n’en savons rien, l’opacité la plus totale règne et la direction avance masquée. Les élus ont rappelé à la direction son devoir de loyauté et de transparence. La méthode actuelle génère la suspicion et nourrit le complotisme chez les salariés qui croient à un plan caché car ils ont le sentiment qu’on insulte leur intelligence en ne leur disant pas précisément les choses. On comprend l’importance majeure d’un document tel que le schéma immobilier et son schéma fonctionnel, et on s’explique mieux pourquoi la direction de l’entreprise a tant tardé à le présenter. En revanche on ne s’explique pas ce dogme qui consiste à procéder par des montages financiers complexes public/privé plutôt que d’envisager un coût de rénovation sous prétexte que cela va engendrer la présence d’algéco durant des mois sur un site existant. A écouter la direction des IMG, le salarié est rétif au changement mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer, l’intendance suivra. Face à tant de mépris et de raccourcis nous pourrions en rire si ça n’engageait pas notre avenir de service public dans toute sa composante, dont celle de l’exemplarité en matière de finances publiques.
Depuis près d’un an, France Télévisions déploie un nouvel outil de gestion des programmes, couvrant toute la vie d’un programme, de sa conception à la gestion des droits, en passant par les contrats, la programmation, la diffusion, les auto-promotions, etc. C’est donc un outil stratégique central qui concerne directement plus d’un millier de salariés au siège, en région et dans les Outre-mer et remplace progressivement Oscar, Argos et Trafic. Ce projet au long cours est divisé en plusieurs phases. Le CSE central a déjà été consulté l’an dernier sur la 1ère phase qui concernait les utilisateurs du Siège, il est maintenant consulté sur la 1re partie de la 2e phase qui concerne les stocks et la finance sur le réseau régional. Les élus ont dénoncé le fait que les CSE du Siège pour la phase 1 et du Réseau France 3 pour cette phase ne soient pas consultés, ce qui aurait permis d’anticiper plus finement, en proximité les impacts de cet outil. Dans l’expertise diligentée par le CSE central, les experts notent en particulier le manque d’évaluation des impacts sur les utilisateurs, la faiblesse de l’association des opérationnels à la conception de l’outil, le manque de suivi du déploiement par les représentants du personnel. Face à l’opacité entretenue par la direction et les chefs de projets, les élus du Siège ont lancé un questionnaire aux utilisateurs du Siège. Les retours sont sans appel. Une très large majorité dénonce l’instabilité de l’outil, ses bugs, ses insuffisances, son inadaptation à leurs pratiques professionnelles. De l’avis général, l’outil n’est pas ergonomique, il nécessite une abondance de clics et d’actions, il impose des tâches supplémentaires, des contournements, une intensification du travail, une densité informationnelle, etc. N’en jetez plus ! En outre, le déploiement de la phase suivante ne semble pas avoir pleinement tiré les enseignements des errements précédents, même si l’équipe projet répond qu’il y a eu des améliorations et que « l’application n’aura jamais été aussi mûre ». C’est bien le moins, vu ce que subissent les utilisateurs actuels depuis de longs mois. Un des porteurs du projet précise que France Télévisions cumule un grand nombre de complexités liées à sa taille et à son organisation (complexité de la règlementation sur les droits, décrochages régionaux, fuseaux horaires des diffusions ultramarines), qui oblige à adapter cet outil du marché utilisé chez nos concurrents français (TF1, M6, BFM) ou étrangers (RTBF, BBC, Disney…). Reste qu’aujourd’hui, à trois mois du déploiement de l’outil pour les 1ers utilisateurs en région, on ne connait toujours pas les process de travail et les redistributions de tâches entre les métiers. Il y a clairement un défaut de prévention. C’est ce qu’ont exprimé les élus du CSEC dans leur avis argumenté (à lire ici 📎). La phase suivante fera l’objet d’une consultation du CSE du Réseau France 3. En parallèle, le CSE de Malakoff a été consulté sur les impacts relatifs à son établissement et a mis en place une commission de suivi.
Suite à l’alerte reçue par la référente harcèlement du CSE Central sur la situation préoccupante d’une salariée du Siège élue au CSE Central, les élus ont décidé de voter une expertise afin d’enquêter sur les raisons de cette alerte liée au déploiement du projet Sherlock au Siège et des responsabilités de la direction qui était au courant mais n’a pas agi pour trouver une solution. La direction dénie le droit au CSE Central de diligenter une telle expertise et a assigné l’instance en justice, empêchant ainsi temporairement de faire la lumière sur la situation de notre camarade élue et donc d’engager les mesures de protection appropriée. On est loin de l’obligation qui pèse pourtant sur l’employeur de protéger la santé de ses salariés.
Direction et élus saluent l’exemplarité de la couverture des événements géopolitiques de la Nouvelle Calédonie par nos collègues sur place qui ont fait preuve d’implication et de courage. Le renfort des stations de Polynésie, de Wallis et Malakoff a bien aidé. Le plan de continuité de l’activité semble avoir été efficace puisque la diffusion des éditions a été assurée tout en garantissant la protection des salariés. Malgré tout, certains se sentent en danger et souhaitent quitter le territoire de la Nouvelle-Calédonie quelques mois ou définitivement. Quelque uns envisagent même de démissionner. Le DRH du Pôle les accompagne.
Un peu tard, 8 kits d’EPI (équipement de protection individuel) par station ont été commandés, et Mayotte est en train de tester l’application mobile « Shérif » permettant aux équipes se sentant en danger de donner l’alerte de manière discrète depuis leurs smartphones.
Démarrage du chantier. FAST sera faite par et pour les jeunes. Premier test en décembre. Le tournage d’une fiction en 6 numéros de 50 minutes est également prévu, sous la forme d’une fresque historique qui soit moins « exotique » que ce qui a pu se faire jusqu’ici…
Les stations ultramarines sont censées pouvoir assurer une mission de service public dans le domaine de l’information, et ce, sur 4 supports à la fois (TV, radio, Web et Réseaux sociaux), dans un environnement local et régional extrêmement concurrentiel*. Par manque de moyens, elles se trouvent dans l’incapacité manifeste de l’exercer correctement. Pour objectiver ce dysfonctionnement structurel - nié par la direction alors que l’équité au sein de l’entreprise doit être la règle - les élus du CSE Central ont missionné le cabinet Secafi pour réaliser une étude. Le manque de moyens des stations impose des choix éditoriaux au détriment de la qualité. Elles se partagent 17 M€** de budget de production (achats de programmes, frais de production et prestations techniques) contre 70 M€ pour le Réseau France 3, cherchez l’erreur. La direction rétorque qu’elle a fait progresser le budget production de 13 % en deux ans, oubliant l’impact de l’inflation, et saute sur l’occasion pour remettre sur la table l’opportunité que représenteraient les nouveaux métiers pour dégager des ressources. Vu l’état des salariés aujourd’hui, la CGT estime que c’est de l’ordre du fantasme. La direction du Pôle réduit de plus en plus les acquisitions au profit de la production en station et le recours à la production externe a été réévalué à 2 millions (contre 1,3 M€ en 2023), mais avec pas mal d’hétérogénéité d’une station à l’autre. La direction dit chercher à résorber ces écarts. Les stations sont devenues des chaînes de plein exercice en 2010, imposant de se réinventer et de fabriquer de nouveaux produits locaux et régionaux pour remplir les grilles et ne pas être en concurrence avec les autres antennes du groupe. La CGT estime que l’accompagnement financier n’a jamais été à la hauteur. Secafi pointe un autre dysfonctionnement majeur : 64 postes vacants en Outre-mer en mars 2024 sur 1 535 ETP, 91 postes vacants prévus en décembre 2024 ! Les situations de fatigue et de RPS augmentent, des émissions sont externalisées ou supprimées. Le DRH du Pôle répond que les directions régionales peuvent avoir recours à l’emploi non permanent. Mais sur quel budget, alors que la directrice du Pôle reconnaît avoir demandé aux directeurs régionaux des efforts dans la gestion des ETP ? Elle promet un assouplissement d’ici septembre prochain. En attendant, les salariés n’ont qu’à prendre des vitamines ? Interpellée, la PDG a implicitement validé le constat d’écart de traitement entre Outre-mer et Réseau France 3, et a indiqué qu’elle pourrait même reprendre cette expertise à son compte pour progresser dans l’accompagnement des stations. * Les 1ères sont leader dans 8 territoires sur 9, 42 % des téléspectateurs regardent au moins une des chaînes la 1ère chaque jour, et au moins 21% des auditeurs écoutent les radios la 1ère. ** Aujourd’hui des programmes de flux sont produits pour 9 269 000 € pour les 10 stations, et 8 141 000 € gérés en syndication à Malakoff pour alimenter le fond de grille.
La Direction des médias a présenté son projet de stratégie éditoriale sur le canal interne de la communication du Pôle Outre-mer le 21 juin. Il sera présenté dans tous les CSE/CE/CCEOS et auprès des équipes éditoriales en CODIR. Un document prochainement disponible pour tous (dans comme hors FTV).
Dorénavant la validation des notes de frais sera effectuée par Paris (le service qui valide les frais de mission des collègues de l’Hexagone). Cela permettra une homogénéisation de l’organisation comptable et de se mettre en conformité. Les délais de traitement devraient être réduits à 2 jours. Compte rendu complet (à lire ici 📎).
Compte-tenu des enjeux liés aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre imposés aux entreprises, et en particulier France Télévisions, le CSE central a décidé de se doter d’une commission dédiée afin de pouvoir étudier en détail toutes les études internes sur le sujet et mener un débat en CSE central face à la direction générale. Les élus ont désigné Yvonne Roehrig, comme présidente de cette commission.
A l’unanimité, les élus ont pris acte de ce bilan. Il s’agit d’une formalité administrative, mais essentielle car elle permet d’obtenir de l’inspection du travail un agrément pour le service de santé du Siège autorisant les 3 médecins du travail de jouer un rôle de coordination de l’ensemble des autres médecins du travail dont dépendent les salariés de FTV hors Paris. L’administration regarde avant tout le ratio entre les dépenses annuelles du service (921 934 € de rémunérations des médecins et des 5 infirmières, frais de fonctionnement et dépenses d’équipement) et le nombre de salariés suivis (3 337 salariés permanents et non permanents). Il est jugé « confortable » par le médecin inspecteur qui a demandé à FTV de fortement réfléchir à augmenter le nombre de salariés suivis. Ce sera sans doute le cas avec le rapprochement géographique des filiales dans le cadre du projet Campus. Ça veut surtout dire que les difficultés pour les salariés du Siège de rencontrer régulièrement le médecin du travail vont augmenter…
Grâce à leur rôle de coordination, les médecins du travail du Siège ont une vue globale de l’activité à FTV. Elles ont élaboré des préconisations à destination de la direction afin d’améliorer la prévention. Et ce n’est pas du luxe tant les conditions de travail semblent dégradées : troubles musculosquelettiques et risques psycho-sociaux sont en tête des plaintes. Les élus de la CSSCT y sont aussi allés de leurs préconisations.
38 inaptitudes déclarées en 2023, dont 25 à tous postes. 1 seul reclassement a abouti, il y a donc eu 37 licenciements pour inaptitude, dont 12 qui étaient aptes à un autre poste. 2 inaptitudes concernent des salariés de moins de 49 ans.
Acciline+ est la plateforme qui sert à la direction à déclarer les accidents du travail et gérer le Document Unique de Prévention des Risques Professionnels (DUERP) ainsi que le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT). Les élus ont demandé plusieurs modifications, notamment des notifications qu’ils reçoivent en cas de déclaration d’accident du travail pour les aider dans leur mission d’amélioration des conditions de travail menée conjointement avec les directions en proximité.
Elles sont créées par la Direction de la Santé et de la Qualité de Vie au Travail (DSQVT) pour aider les Animateurs Prévention Sécurité (APS) à compléter leur DUERP, mais aussi pour faire connaître les dispositifs existants à FTV. Elles concernent notamment le Covid, les tournages en zone inondée et le cyberharcèlement. D’autres sont à venir. Par ailleurs, 2 nouvelles familles de risques ont été créées : « Projets » et « Nouvelles technologies » (pour les risques induits par les drones testés dans le Réseau France 3 par exemple). Compte rendu complet de la commission (à lire ici 📎).
La direction constate une activité trop forte en ce début 2024 au regard des moyens alloués. La CGT pense l’inverse : les moyens sont trop faibles au regard de l’activité normale que nous avons à assurer. L’activité n’a pas baissé. Pour preuve : les recrutements se poursuivent. Les mesures d’économies pour rester dans les clous budgétaires ont amené des coups de rabot depuis le 2e trimestre ressentis comme brutaux par les salariés car touchant à l’activité, donc à leur raison d’être. Supprimer ou mutualiser des émissions et des JT n’est pas de nature à donner confiance en l’avenir. Surtout lorsque ces mesures sont prises dans l’opacité.
La RCC n’a pas eu pour effet de réduire la moyenne d’âge, elle a au mieux permis une stabilisation. La direction dit qu’il y a eu un effet sur la masse salariale. Elle se félicite surtout de la réduction des effectifs, même si elle a été bien inférieure aux objectifs initiaux compte tenu des besoins de l’entreprise comme les syndicats signataires l’avait prédit. Compte rendu complet de la commission (à lire ici 📎). Prochain CSE Central les 8 et 9 octobre 2024 sauf événement nécessitant une séance extraordinaire.
Paris, le 11 juillet 2024
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Déclaration liminaire de la CGT au CSE central de juin 2024
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Déclaration liminaire de la CGT au CSE central de juin 2024 |
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Après la sidération de la dissolution de l’Assemblée Nationale, la possible arrivée au pouvoir de l’extrême droite ne laisse personne indifférent. En 1ère ligne, à la fois comme symbole des services publics et d’une information indépendante, l’Audiovisuel Public est une des cibles principales du Rassemblement national qui sous prétexte d’économies affirme vouloir privatiser nos entreprises. Un processus contraire aux règles européennes et même anticonstitutionnel selon la position du Conseil Constitutionnel. En réalité, ne jouons pas avec les mots, en cas de victoire du parti de Mme Le Pen aux élections, il s’agit de la disparition programmée de l’Audiovisuel Public qui sera vendu à la découpe, démantelé, voire même supprimé. Juridiquement et économiquement, une privatisation complète ne serait sans doute pas possible. Mais le risque est grand de lui couper les ailes budgétaires dès 2025 et de le réduire à peau de chagrin. Ou bien de le transformer totalement en chaîne d’État sur le modèle de ce qu’a fait Orban en Hongrie. Face à un tel danger existentiel et démocratique, la neutralité de confort n’est pas et ne sera jamais une option pour la CGT. Notre organisation syndicale est indépendante des partis politiques mais elle n’est pas neutre, en particulier quand il s’agit de défendre les fondements de notre République. Nous nous insurgeons de l’éviction, au nom d’une soi-disant neutralité, de 5 journalistes membres du bureau de la SDJ France 3 Rédaction nationale, qui a appelé à faire front contre l’extrême droite.. Un deux poids deux mesures particulièrement révoltant, alors que dans le même temps, plusieurs journalistes qui passent leur temps à afficher leur macronisme et leur hostilité au Nouveau Front populaire, bénéficient eux d’une grande complaisance de la part de la direction. Est-il plus grave d’appeler à un front républicain contre l’extrême droite que de dénigrer à l’antenne la gauche française ? Est-ce cela que doit produire la prétendue clause de neutralité que la direction veut intégrer dans le règlement intérieur de l’entreprise ? Une arme de l’arbitraire qui permettra à nos dirigeants ou à ceux qui seraient nommés par le Rassemblement national de purger tout point de vue contestataire ? Nous demandons solennellement à la direction de ne pas se rendre complice de cette dérive. Nous demandons le retrait de cette clause de neutralité du projet de modification du règlement intérieur de l’entreprise. Nous demandons que l’on sorte du régime de l’émotion et des affichages politiques pour remettre de l’équilibre et de la justice au sein de cette période troublée. Cette dissolution inopinée – pour ne pas dire irresponsable – de l’Assemblée Nationale est un événement politique majeur de la Vème République. Et la chaine d’info en continu du service public, Franceinfo, serait purement et simplement écartée de la couverture des soirées électorales ? Est-ce ainsi que la direction entend la renforcer face à ses concurrentes et lui donner de la notoriété ? Les salariés, qui n’ont pas compté leur investissement depuis le lancement en 2016, sont outrés de cette décision d’effacement et la refusent. Pourquoi une telle décision ? Là encore, c’est l’incompréhension, dans le moment grave et historique que nous vivons. La direction de France Télévisions est-elle déjà prête à sacrifier le Canal 27 face à CNews ? On pourrait penser, comme on l’a senti au moment des débats sur les orientations stratégiques, que nos dirigeants sont un peu tétanisés, suspendus à des incertitudes politiques autour de notre avenir et de notre financement. Pourtant, quand il s’agit de contractualiser avec les producteurs privés, l’entreprise n’a étrangement plus de difficulté à se projeter. Sans même savoir si et comment elle sera financée, elle vient de signer pour 5 ans un engagement d’investissement de 2,6 Md€ sur la création audiovisuelle et le cinéma. La vie est belle pour les producteurs privés. Manifestement moins pour les salariés de notre maison sur lesquels on se proposait, jusqu’à peu, d’économiser 200 millions. Une fois encore, on est dans un deux poids deux mesures qui détruit la confiance en interne et nourrit le ressentiment. Un peu comme les Français à l’égard de Macron. Au lieu d’arborer une neutralité factice qui n’est qu’une perpétuation du système dominant, la direction devrait se montrer à la hauteur du moment et de la menace existentielle qui pèse sur notre entreprise et ses salariés. N’ayez pas peur, usez de votre liberté d’expression pendant que vous en avez encore ! Comme vous l’avez déjà fait en avril 2024, Mme la Présidente, quand il s’agissait d’autres pays européens : « De la Hongrie à l'Italie, des mouvements illibéraux remettent en cause notre existence. En campagne, leurs discours promettent de nous éradiquer, mais une fois arrivés au pouvoir, leur première décision est bien souvent de façonner des médias publics à leur main. » (extrait de La Tribune, 23 juin 2024) Dans l’Histoire, la CGT a toujours pris ses responsabilités, en se plaçant du côté des plus vulnérables et en résistant face au pire. Cela n’est pas qu’un slogan, ce seront, le cas échéant, des actes de résistance contre la dérive fasciste et nous invitons les salariés à nous rejoindre, dès maintenant, pour faire front, ensemble, et défendre nos valeurs démocratiquesParis, le 27 juin 2024 |
Liminaire intersyndical - CSEC extraordinaire du 21 mai 2024

Liminaire intersyndical
CSEC extraordinaire du 21 mai 2024
Nous sommes réunis ce jour en CSE extraordinaire sur le projet de Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) 2024-2028.
Il y a pourtant à peine un mois, la direction présentait les Orientations Stratégiques de l’Entreprise sans pouvoir se projeter au-delà de la fin de l’année 2024. Le projet de COM contredit donc cette position.
Néanmoins, personne ne peut ignorer qu’un processus législatif sur la gouvernance de l’Audiovisuel Public est lancé. Son issue est incertaine et il pourrait bouleverser rapidement et profondément l’organisation de nos entreprises. Comment penser l’avenir dans ces conditions ? Nous ne savons même pas quels seront nos interlocuteurs en janvier 2025.
Malgré tout, la direction a l’intention de lancer des projets de réorganisation d’ici la fin de l’année, ce qui semble déraisonnable tant que la situation de l’Audiovisuel Public ne sera pas stabilisée.
Un exemple avec le projet de rapprochement de la DGDAP et de la direction du numérique. Est-ce vraiment le moment de le lancer alors que Radio France est dans un mouvement contraire de montée en puissance de sa direction du numérique et qu’il va sans doute falloir faire un choix stratégique dans moins d’un an ? Quelle stratégie va l’emporter ?
Est-il si urgent de basculer le numérique régional sur la plateforme de France Bleu avec le risque de perte massive d’audience pour l’URL francetvinfo.fr, sans garantie de transfert de cette audience sur la nouvelle plateforme ? Si rassembler l’Audiovisuel Public pour être plus puissant commence par un affaiblissement, c’est l’idée même de ce projet qui se fissure.
Ces questions de choix stratégiques vont nécessairement se poser pour tout ce qui, de près ou de loin, peut être remis en cause en cas de fusion des entreprises de l’Audiovisuel Public. La direction de FTV soutient ce projet du gouvernement, mais elle doit bien en mesurer les conséquences.
Le chemin vers la fusion va obliger tous les acteurs à se concentrer sur les enjeux internes d’organisation, que ce soit les structures, l’organisation du travail, le temps de travail, les métiers, le système salarial, l’harmonisation des salaires, etc… au détriment des enjeux d’adaptation aux mutations du secteur audiovisuel.
Eviter des « stop and go » sur des projets, voire des conflits sociaux, serait bénéfique pour tout le monde, les salariés bien-sûr, mais aussi les finances de l’entreprise.
Les collectifs sont déjà largement déstabilisés et la direction a montré son incapacité à déployer des projets en anticipant les impacts et les coûts sur les directions opérationnelles. OpenMédia, Tempo, Sherlock entrainent d’importants dommages collatéraux.
Cette situation interroge sur la crédibilité de la feuille de route et du COM de FTV qui pourraient se voir bientôt refondus en une Convention Stratégique Pluriannuelle (CSP) unique avec ses inévitables ajustements stratégiques, voire budgétaires.
La direction ne souhaite pas se projeter au-delà de l’année 2024. Une illustration avec le projet de suppression des équipes légères de la Fabrique, partiellement transférées au Réseau régional. La direction se dit incapable d’assurer un plan de charge pour 2025 et les années suivantes, faute de visibilité, mais dans le même temps, elle conclut un accord sur 5 ans avec les syndicats des producteurs de cinéma pour 80 M€ par an, en progression de 5 M€, et un autre accord est en passe d’aboutir avec les producteurs audiovisuels pour un montant de 440 M€ par an, alors même que nos grilles de programmes ne sont en capacité d’en absorber que pour 420 M€. On comprend de ce fait les priorités : la direction n’a qu’un engagement tangible, il est en faveur de la production privée, pas de ses salariés en interne. Ces derniers seront encore et toujours la variable d’ajustement.
Justement, la direction est capable de prévoir à l’horizon 2028 une économie de 100 M€ sur la masse salariale, sans en donner les détails. Suppressions de postes ? Casse de notre couverture conventionnelle ? Elle laisse planer un brouillard malsain et inquiétant.
Alors que du côté du gouvernement on nous tient un discours sur un Audiovisuel Public renforcé qui aurait les mains libres pour redéployer les moyens dégagés par la constitution d’une entreprise unique, nous avons les plus grands doutes à ce sujet, au vu des intentions affichées par la direction.
Nous sommes également particulièrement inquiets de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) projetée par la direction à FTV. L’IA est disséminée partout dans le projet de COM.
Les Organisations Syndicales de FTV appellent la direction à une transparence totale sur le sujet, au travers d’un cycle de discussions avec elles et les CSE. Nous allons avoir besoin de temps, y compris pour réfléchir, et de moyens pour nous former à ces enjeux, en comprendre les atouts et les risques, poser les lignes rouges, mesurer les impacts sur le sens de nos métiers, sur l’emploi, mais aussi sur les principes professionnels et la déontologie des journalistes. Redonner du sens, avec une politique salariale dynamique et juste, voilà un enjeu intéressant.
Vous le voyez, Mme la Présidente, nos doutes sont nombreux face à un avenir extrêmement flou et il vous appartiendra de faire toute la transparence sur les intentions réelles de la direction sur tous ces sujets qui vont impacter de façon majeure l’entreprise et les salariés. Vous devez prendre la mesure de l’inquiétude et de l’appréhension des équipes de France Télévisions devant ce projet de fusion.
Compte tenu des risques majeurs encourus par les salariés de nos entreprises, tous les syndicats de l’Audiovisuel Public ont appelé à la grève les 23 et 24 mai, jours d’examen de la Proposition de Loi visant à fusionner nos entreprises.
Une grève légitime et qui doit être visible sur nos antennes : les élus de ce CSE Central protestent fermement contre l’externalisation de la fabrication du débat politique prévu le 23 mai au soir.
Paris, le 21 mai 2024
Compte rendu CGT du CSE Central des 24-25 avril 2024
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Delphine Ernotte évoque d’entrée la couverture de l’actualité sur les antennes et veut croire que l’entreprise se distingue par l’équilibre de traitement des conflits du moment, en particulier face au fort clivage des positions sur le Proche-Orient. Elle souligne la diffusion d’un documentaire sur les femmes iraniennes pour lequel l’intelligence artificielle (IA) a été utilisée pour la 1ère fois, afin de recomposer les visages des témoins pour préserver leur anonymat. Elle pointe également la manipulation de l’info, la baisse généralisée de la confiance des Français et la démarche de FTV autour d’un « pacte de transparence » (QR code dans nos éditions pour permettre aux téléspectateurs d’en savoir plus sur la manière dont les rédactions travaillent). Aujourd’hui, 75% des Français ont plutôt confiance dans le service public, mais « ce n’est pas 100% », reconnaît-elle. Pour Delphine Ernotte, les Jeux olympiques et paralympiques peuvent « rassembler les gens autour d’un événement positif : on espère que chaque Français gardera un héritage de ces JO ». A l’occasion, France télévisions va déployer « 3 innovations en une », se réjouit-elle : un système qui permettra de transmettre le signal en mouvement (la caméra transmet à une voiture via une boucle 5G, puis la voiture transmet via Starlink à un satellite en orbite basse, qui renvoie vers le cloud). Sur les Européennes, France Télévisions tente d’intéresser les jeunes, par exemple en diffusant des petites pastilles humoristiques avec les acteurs de la série numérique à succès Parlement. Côté numérique, une nouvelle mesure d’audience sur tous les supports place France.tv au 1er rang des plateformes de streaming en France. Notre plateforme bénéficiera d’une grosse mise à jour avant les JO, afin de transformer « l’expérience utilisateurs ». Interrogée sur les projets de holding ou de fusion, Delphine Ernotte réaffirme qu’elle soutient ce projet de rapprochement parce que « cela nous permettrait d’être plus forts et plus libres » en nous renforçant mutuellement dans les régions, sur franceinfo et sur le numérique, où plus on regroupe, plus on gagne en puissance. Ce qui est en contradiction avec le projet de lancement d’une plateforme « Ici » commune à France 3 et France Bleu en septembre, au détriment de l’audience de l’URL franceinfo qui vient à 30% des contenus régionaux. Réponse lapidaire de la patronne : « Je vais vous le dire comme je pense : avoir un site internet à part, c’est débile. Mais que voulez-vous ? Il s’agit d’un compromis avec Radio France, c’est un peu comme un protocole de sortie de grève ». Delphine Ernotte évoque encore des fonctions supports centralisées, comme la paie, qui pourraient être regroupées à terme. Reste la question du périmètre de la holding : juste Radio France et France Télévisions ou également France Médias Monde et l’INA ? « Je suis comme vous, j’apprends les informations aussi par la presse », précise Delphine Ernotte, qui plaide pour une fusion dans la foulée, afin notamment d’éviter aux entreprises d’avoir à créer des filiales communes : « C’est plus simple d’avoir une entreprise unique. Moi je ne suis pas pour la filialisation, je suis pour l’entreprise unique, si on veut que les salariés puissent avoir des mobilités dans l’entreprise ». Et de plaider pour que ça se fasse vite, afin d’éviter un risque d’enlisement, « en particulier sur le financement ». Si des salariés sont transférés dans une filiale, ils perdent leur couverture conventionnelle et peuvent être moins bien traités que leurs collègues de la maison mère. Interrogée sur le coût de la holding, Delphine Ernotte répond : « Je pense qu’il faut mettre zéro francs (sic) et zéro centimes dans la holding » mais ajoute ensuite, en totale contradiction, qu’il faut mettre les programmes de transformation dans la holding. « La holding est plus un accélérateur de changement et de transformation positive qu’une révolution copernicienne ». Sera-t-elle candidate à la présidence de la holding ? « Je pense qu’il faut faire cette réforme, que je sois dans le potage ou pas. Est-ce que je serai candidate ? Si c’est un poste opérationnel, peut-être, si c’est un poste honorifique, ça ne m’intéresse pas ». Et les salariés dans tout ça ? Delphine Ernotte évacue le sujet comme une poussière sur sa manche : « je pense qu’il ne faut pas fantasmer sur l’entreprise unique. Ça va nous permettre de faire des choses en commun qu’on a déjà identifiées. Sur les accords collectifs, aucune inquiétude à avoir. On n’est pas moins-disant que ce qui existe ailleurs, dans notre accord collectif post-fusion de France Télévisions ». Isabelle Caroff, la DRH, précise qu’en cas de fusion, les accords en totalité seront automatiquement dénoncés. Les organisations syndicales et la direction auront alors 15 mois pour négocier. Sur le niveau d’emploi : « On ne s’engagera jamais sur le niveau d’emploi. Car oui, dans certains cas on aura du redéploiement, dans d’autres cas, une baisse du nombre de personnes nécessaires aujourd’hui pour faire une tâche. Aujourd’hui, on est moins nombreux qu’on l’était autrefois pour faire des tâches comparables ». La palme d’or de l’argument spécieux : « Je pense que le pluralisme doit être conservé. Ce qu’on a fait en région, ça augmente le pluralisme : 24 conducteurs au lieu d’un seul ». En matière de contre-vérité, on ne fait pas mieux. Avant, on avait 24 éditions régionales + 1 édition nationale, désormais on a 24 éditions régionales contraintes de diffuser des sujets (tous les mêmes) fabriqués par Paris. Elles y ont au contraire perdu de la liberté et de la diversité. La CGT ne compte pas laisser le gouvernement, les élus de la République et les dirigeants de cette entreprise casser les acquis sociaux chèrement conquis et de faire peser une menace aussi forte sur les conditions d’emploi des salariés au travers de la polyvalence et de la poursuite de la diminution des effectifs, seules solutions imaginées pour absorber les économies que nous devons encore faire. Pour y arriver, la mobilisation devra être forte et massive. 1ère étape : l’examen de la loi à l’Assemblée nationales les 23 et 24 mai.
La présentation le 9 février dernier d’une « feuille de route » ne suffit pas à satisfaire les obligations légales de l’employeur de consultation du CSEC sur les orientations stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences. Lors de cette séance du 25 avril, les élus n’ont pas appris grand-chose de plus. Car sur le volet conséquence de ces orientations, la direction n’avait que très peu d’information à donner. Rétention ou incapacité ? La situation est pour le moins atypique, avec un Projet de Proposition de Loi (PPL) adopté en juin 2023 au Sénat, enterré par la ministre de la Culture puis ressuscité par la nouvelle avec une mise à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale les 23 et 24 mai. La direction affirme donc être contrainte de réduire sa « vision stratégique » à la seule année 2024 déjà bien entamée. Sur la proximité, après les annonces tonitruantes pour la rentrée de septembre 2024, aucune mesure structurante sur l’emploi, l’activité, l’organisation ou les conditions de travail ne pourra être lancé. Le nouveau site internet France 3-France Bleu ne sera donc qu’un reboutiquage des contenus actuels. Un projet de rapprochement entre les directions Antenne et programme (DGDAP) et Numérique pourrait voir le jour après les Jeux olympiques et paralympiques. La construction du projet s’étendrait jusqu’à la fin de l’année. La CGT a appelé à la prudence, car ce mouvement de rapprochement est diamétralement opposé à ce qui est en train de se mettre en place à Radio France avec la constitution d’une grande direction du numérique. En cas de rapprochement, faudra-t-il choisir l’un des deux modes d’organisation ? Faudra-t-il défaire ce qui viendra d’être fait ? Autre axe évoqué par la direction : le respect des règles. La direction cite en exemple les salariés qui ne transmettent pas leurs arrêts maladie tout en bénéficiant de la subrogation, ce qui coûterait 1M€ par an à l’entreprise. Autant de laxisme de la direction est assez surprenant. A la CGT, le respect des règles on ne demande que ça, mais toutes les règles, en particulier celles des accords collectifs car trop souvent c’est l’employeur qui ne les respecte pas. La direction avait déjà annoncé un plan d’économie sur la masse salariale de 100M€ sur 4 ans via des suppressions de postes et une renégociation de certaines dispositions de notre accord collectif. La chasse aux économies est donc plus que jamais d’actualité et la direction souhaite partager avec les syndicats un diagnostic sur l’accord collectif. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Pour la DRH, il s’agit de comparer les dispositions de l’accord collectif avec la norme de la branche (très en deçà de nos accords FTV), mais aussi avec d’autres médias publics ou privés. Ce diagnostic est-il déjà fait ? Et par qui ? Pour la CGT c’est clairement une ligne rouge à ne pas franchir. Une discussion est évidemment toujours possible pour faire évoluer notre accord, mais ce sera donnant-donnant, certainement pas pour supprimer des acquis conventionnels. Quelle incidence auront les orientations stratégiques sur l’emploi ? Aucune réponse, la direction ne dit rien, ne s’engage à rien, ou plutôt dissimule ses véritables objectifs. Pourtant l’accord GPEPP prévoit un point de présentation des objectifs emploi. Vous avez dit respect des règles ? Le document d’information-consultation produit par la direction contient beaucoup de copiés-collés de compte rendu de commission du CSEC, d’accord ou de projet d’accord. Est-ce la traduction de l’absence de vision de la direction sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences ? Que les productions des élus et le fruit négociations soit une source est intéressant mais où est la véritable vision stratégique ? L’épais brouillard de la réforme de l’Audiovisuel Public n’aide pas, mais exposer ses idées pourrait avoir du sens dans le contexte actuel, pour au moins animer le débat. La peur de s’exposer sans doute dans un contexte périlleux ... Le document présenté aux élus comporte également quelques pépites : « Les salariés aspirent à plus d’autonomie et de liberté mais aussi d’engagement. Documentée il y a près de 10 ans par le sociologue Henri Vacquin, la question de la culture managériale à France Télévisions demeure un enjeu pour l’entreprise. » Ah bon ? Mais qu’à fait la direction toutes ces années ? A ce stade, les orientations stratégiques de l’entreprise à 3 ans, voire réduite à 7 mois, restent très nébuleuses, la direction n’assumant pas les conséquences de ses projets. La direction a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ou souhaite-t-elle les faire payer aux salariés ? Les élus ont désigné le cabinet d’expertise 3E Consultants pour les assister sur ce dossier et faire toute la lumière sur les conséquences de la stratégie de la direction en lien avec le budget 2024 et les perspectives budgétaire jusque 2028.
En apparence, tout va bien, les comptes 2023 de France Télévisions sont bénéficiaires. En réalité, il n’en est rien, il s’agit d’un artifice comptable lié au changement des règles d’amortissement des programmes de fiction. L’entreprise est structurellement déficitaire, du fait de financements publics insuffisants. Le déficit d’exploitation réel est de 20 M€, l’entreprise a consommé de la trésorerie et s’est financièrement appauvrie. En 2023, la hausse des concours publics de 50 M€ n’a pas suffi à couvrir les 30 M€ de la taxe sur les salaires que FTV doit payer depuis le changement de mode de financement, plus les 60 à 80 M€ de surcoûts de la masse salariale et des achats hors programmes liés à l’inflation. En outre, pour la 1ère fois, la publicité n’a pas été au rendez-vous car le marché publicitaire a reculé en France. Le chiffre d’affaires publicitaire est en recul de 11 M€ malgré la progression de la pub numérique qui représente désormais 10% des recettes publicitaires du groupe. L’entreprise a en outre dû financer des objectifs d’antenne non prévus comme l’Eurovision Junior, la visite du pape à Marseille, des compétitions de foot féminin ou la couverture de l’actualité en Ukraine et au Proche-Orient. La grève contre les éditions Ici dans le réseau régional a généré des économies qui ont amorti en partie ces dépassements. En 2023, le niveau global des effectifs est de 8.825 ETP, en économie de 75 ETP par rapport à ce qui avait été budgété, et de 126 ETP par rapport à l’année précédente. Le taux de précarité s’est accru pour atteindre 14,6% des effectifs. Depuis 2012, France Télévisions a supprimé 1.665 ETP, soit 15% de ses effectifs. La situation sera beaucoup plus tendue en 2024 et l’avenir du financement de l’audiovisuel public au-delà du 31 décembre est à date toujours aussi incertain. Voir l’avis des élus sur les comptes 📎 Le compte rendu de la commission économique du CSEC est à lire ici 📎 La direction persiste et signe. Malgré les alertes de la CGT, malgré un rapport accablant du cabinet Acante qui a travaillé sur le sujet pour les élus, malgré les troubles psychosociaux déjà existants chez certains salariés des équipes légères, la direction avance comme un rouleau compresseur. Certaines directions construisent, d’autres détruisent. Le 1er juillet, c’est clap de fin pour les équipes légères du Siège. Pourtant à ce jour, aucun des 7 salariés concernés n’a reçu de proposition concrète. 13 mois après l’annonce de cette fermeture, c’est toujours le flou, la direction évoquant seulement des « vis ma vie ». Concernant les équipes du réseau régional, le projet de pool proposé par la CGT a été dévoyé par la direction, rendant la proposition très insatisfaisante, voire non opérationnelle. Et là aussi la direction persiste à ne pas respecter ses engagements. Sur les 4 équipes complètes actées (12 postes) dans le protocole de sortie de grève de novembre 2022, seulement 8 techniciens seront transférés. On est loin du compte. La CGT a déposé un préavis de grève pour la journée du 25 avril pour faire respecter l’accord de sortie de grève de novembre 2022 ! Respect des règles, encore… La direction s’engage à publier 2 postes d’OPV à Rennes courant 2024, et un poste d’OPS à Marseille en 2025. Comment la croire, alors qu’elle s’assied allègrement sur sa propre signature ? Tout au long de la phase de travail du projet, la direction n’aura pas dévié de son objectif : sortir les équipes légères de la Fabrique, laissant le soin au Réseau régional de réussir là où elle a consciencieusement échoué, et en plus en ne transférant pas tout le budget afférent. Elle chercherait à planter l’activité qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. On fabrique de moins en moins à la Fabrique, y compris à la Post production. La réorganisation de cette direction est un échec cuisant, une casse sociale sans précédent pour de nombreux personnels. L’activité des tournages légers peut parfaitement être maintenue voire développée compte tenu du nombre de documentaires engagés tous les ans par FTV (plus de 700). « Le modèle économique des documentaires a changé », répond la direction. Une rengaine répétée en boucle, mais sans pour autant donner le moindre chiffre et sans que personne ne sache d'où cela vient. La CGT exige que les 7 postes de techniciens du Siège qui vont passer par perte et profit soit verser au projet de pool pour le renforcer. Et que dire des personnels travaillent en support de ces équipes ? Planificateurs d’activité et de ressources, chargés de production, cadres à la production, assistante achats, responsable des productions, coordinateurs techniques, tous sont impactés et aucun d’entre eux ne sait ce que la direction a prévu pour compenser la baisse voire la suppression de leur activité. Dans leur résolution, les élus du CSE Central s’opposent au déploiement du projet en l’état et demandent sa remise à plat globale intégrant des éléments clairs du plan de charge 2025 lorsque l’organisation de l’Audiovisuel Public et son financement pluriannuel seront clarifiés. Lire l’avis ici 📎
Une activité en vidéo fixe soutenue, plusieurs nouvelles émissions internalisées, un dépassement des prévisions en vidéo mobile notamment grâce au Modul’air (régie flight). Maintien de l’activité fiction. Pour la vidéographie le plan de charge prévisionnel a été réalisé. Ça c’est pour les « bonnes nouvelles », si on ne regarde pas la baisse continue sur plusieurs années et si on n’espère pas de croissance de ces activités. On remarque sans surprise une baisse de l’activité pour les équipes légères et la post-production. La direction se veut rassurante, nous n’y croyons pas une seconde.
Le taux d’occupation des plateaux du Siège est très bien optimisé selon la direction. Les plateaux de Vendargues ont augmenté leur activité. Concernant les plateaux du réseau régional, la présentation des éléments n’est pas satisfaisante. Beaucoup d’indicateurs manquants (superficie, capacité d’accueil, taux d’occupation…). Les élus ont demandé au responsable de revoir sa copie.
Après le suicide de 2 collègues Martiniquais, l’ambiance est pesante dans la station. La directrice du Pôle Outre-mer leur a rendu hommage, ainsi qu’à Cédric Wakahugnème, décédé brutalement en Nouvelle-Calédonie - ses camarades CGT saluent son engagement et apportent tout leur soutien à ses proches. Les élus du CSE de Martinique La 1ère et la direction régionale ont décidé de confier à un cabinet externe la réalisation d’une enquête pour RPS.
Ce point est lié au précédent, car une enquête similaire avait été menée à Guyane la 1ère et l’idée était de savoir si les préconisations faites par le Cabinet étaient appliquées, et si elles avaient porté leurs fruits. Les membres de la Commission indiquent que cet état de mal être chez certains salariés se retrouve dans d’autres stations telles que Mayotte par exemple, et invitent la Direction à ne pas attendre que les situations se dégradent pour apporter les bons outils managériaux, et les moyens humains nécessaires à la réalisation de nos missions. Pour qu’il y ait une relation de confiance entre la Direction et les salariés, il est primordial que les engagements pris, soient tenus.
Les projections faites par le Pôle Outre-mer en matière d’encadrement ne sont pas encore abouties, créant des tensions dans la planification des rédacteurs en chef et des responsables d’édition. Les membres de la Commission avaient pourtant alerté dès le départ sur la gestion des effectifs et les difficultés à trouver les bons profils d’encadrants. Par ailleurs, la notion du traitement « chaud-froid » semble ne pas être bien comprise des mêmes encadrants qui ont du mal à s’adapter à cette nouvelle culture média.
Créée en début d’année, elle est dirigée par Emmanuel Tourpe, ancien de la RTBF. Au contraire de la Direction de l’information qui décide de ce que l’on va montrer au public, la Direction des Médias s’occupe, elle, de décider à qui on adresse nos contenus, avec quel format, dans quelle temporalité et avec quelle écriture. L’idée est de rendre plus impactant ce qui est produit, de donner une meilleure visibilité à nos productions tout en étant au service des stations.
Cette année les Jeux Nationaux du Sport d’Entreprise se sont déroulés du 8 au 12 mai 2024 en Martinique. 2.500 salariés-athlètes (80 de FTV), 25 disciplines. L’organisation a été assurée par le CSE de Martinique La 1ère. Une belle opportunité de développer un esprit de cohésion entre collègues de tous horizons.
La direction du Pôle Outre-mer organise ce Festival du 30 mai au 2 juin pour aller à la rencontre du public, pour montrer au monde en quoi les Outremers sont porteurs de valeurs. Ça se passera à La Friche de La Belle de Mai, l’ex-site de tournage de Plus Belle La Vie… Compte rendu complet à lire ici 📎
Juridiquement, l'aspect cyber est un facteur aggravant du harcèlement. Le but du cyberharcèlement du journaliste est de faire taire, il y a donc un enjeu de santé au travail et de liberté de la presse. FTV a mis en œuvre plusieurs moyens de protection et d'actions : algorithmes de modération, groupe de travail, guide pratique en ligne sur Monespace et régulièrement mis à jour (Monespace -> Mon entreprise -> Information -> Déontologie et textes de référence -> Guide FTV cyberharcèlement (maj mars 2024), formation à l’UFTV, procédure du tiers de confiance, process de signalement, accompagnement par l'entreprise du salarié qui porte plainte (comme en cas d’agression sur le terrain). Les élus ont proposé des mesures complémentaires.
Bien que seulement 6% de l’effectif de l’entreprise ait fait appel aux services d’ACCA, ils font figure de « sentinelles » et de « signaux faibles » auxquels la direction doit porter la plus grande attention. La raison 1ère des sollicitations des salariés concerne les relations de travail dégradées (40%), puis les exigences émotionnelles (12%) et les conflits de valeur (10%). ACCA a fait les mêmes remontées que les élus à la direction : les projets Campus, réforme de l’info en Outre-mer, Tempo et OpenMedia sont délétères. Qu’en tire la direction comme enseignements ? Ce sont des projets impactant, il est donc normal qu’il y ait des impacts. Cette position assumée va non seulement à l’encontre du programme de formation imposé aux managers (sensibilisation aux signaux faibles) mais aussi, et c’est encore plus grave, à l’encontre du rôle légal de l’employeur de protection de la santé des salariés. Les élus CGT n’entendent pas en rester là et continueront de se battre pour faire rempart.
Sans étonnement, la nouvelle procédure de la direction, restée sourde aux alertes des élus, tombe dans tous les écueils pointés par les professionnels éclairés du sujet. Il en était de même pour l’ancienne procédure. A croire qu’on ne peut jamais progresser en matière d’accompagnement des situations difficiles. Les élus CGT alertent les victimes de harcèlement. Lorsque vous voulez vous signaler, il existe d’autres moyens légaux que la procédure interne unilatérale de la direction. Les élus peuvent diligenter une enquête conjointe élus-direction ou la victime présumée saisir le/la référent.e harcèlement de son CSE qui après étude du dossier pourra proposer aux élus du CSE de désigner un expert indépendant agréé par le ministère du Travail. Non seulement ces 2 options ont le mérite de traiter les raisons organisationnelles du harcèlement (ce que ne fait pas la procédure de la direction), mais en plus elles sont plus protectrices pour les victimes. Lire le compte rendu complet de la CSSCT-C 📎 Depuis l’adoption du règlement intérieur (RI) de FTV en 2017, des lois imposant des modifications des RI des entreprises ont été adoptées. Une mise à jour est donc nécessaire. Pour ce qui est du règlement intérieur, s’agissant du point Santé Sécurité certains termes jugés obsolètes seront remplacés : « Hygiène » par « Santé » et « Équipement de Sécurité » par « Équipement de protection individuelle ». Le terme « vapotage » a été rajouté pour remplacer « l’interdiction totale de fumer ». Ces modifications ont pour objet de se mettre en conformité avec les dernières évolutions règlementaires issues de la Loi Santé du 2 août 2021 qui prévoit également de détailler les différentes visites médicales offertes aux salariés (de mi-carrière et post-expositions ou post-professionnelles). L’article L.4624-2-2 du code du travail prévoit également le renouvellement des visites de suivi individuel renforcé pour certaines populations. Quant à la loi du 21 mars 2022, elle impose d’intégrer les propos ou comportements à connotation sexiste ainsi que le harcèlement par plusieurs personnes à la définition du harcèlement sexuel. L’article 1.1 de la loi n°2021-1109 du 24 août 2021 impose à la fonction publique un principe de neutralité à intégrer au RI. Cela a occasionné beaucoup de questionnements de la part des élus car nous ne sommes pas un entreprise comme les autres du fait de l’intervention envers les publics. Les différentes interprétations d’un concept aussi large et flou pourraient impacter la liberté d’expression. La partie éthique et conformité sera augmentée de 2 articles pour être en conformité avec la loi mais aussi pour faire le lien avec le code de conduite anti-corruption, le code de conformité aux droits de la concurrence et toutes les procédures internes applicables aux achats. Un article concernera les lanceurs d’alerte. La charte informatique en vigueur date de 2017. Depuis, les usages ont évolué : mobilité, télétravail, outils collaboratifs (OneDrive, Office 365). La cybersécurité aussi a évolué pour répondre à l’utilisation d’appareils personnels en milieu professionnel. D’où ce projet de mise à jour. Prochaine étape : les 13 CSE/CE/CCEOS de France Télévisions seront informés et consultés sur ces propositions de modifications. Puis, le CSE central rendra son avis en octobre pour une entrée en vigueur en suivant. Les élus pourront s’appuyer sur l’analyse juridique qu’ils ont commandé à un cabinet d’avocats indépendants. Paris, le 14 mai 2024
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Compte rendu CGT au CSE Mayotte la 1ère Du 30 avril 2026
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1. Mise en place d’une grille de vacances intermédiaires
1.1 Un dispositif justifié par la charge de travail et l’absentéisme La direction présente la mise en place d’une grille de vacances intermédiaires, motivée notamment par un niveau d’absentéisme élevé sur certaines périodes ainsi que par une charge de travail soutenue, en particulier lors des échéances électorales. L’objectif affiché est de mieux répartir les congés sur l’année, de favoriser le repos des équipes et d’éviter des soldes de congés trop importants en fin d’année.
1.2 Organisation des périodes et impact sur l’antenne Les périodes retenues cette année correspondent aux vacances scolaires intermédiaires du territoire, avec notamment une première séquence du 4 au 17 mai 2026 et une seconde du 12 au 25 octobre 2026. Durant ces périodes, l’organisation de l’antenne est adaptée. Le JT de 13 h devient un JTI de 8 min et certaines émissions sont suspendues (ex. : Mayotte Matin, Zakweli, Kala Oi Dala). Les effectifs sont réduits, avec par exemple un seul rédacteur numérique au lieu de deux. Les équipes radio et télévision fonctionnent également en configuration allégée. Le JT de 19 h est ramené à une durée d’environ 20 minutes, avec possibilité d’extension en fonction de l’actualité. La direction ajoute qu’un passage temporaire à trois équipes à la TV a été mis en place afin de tenir compte des formations en cours, notamment pour les CDD. Un retour à une organisation à quatre équipes est envisagé d’ici fin mai 2026.
1.3 Inquiétudes exprimées par les élus Les élus du CSE expriment des inquiétudes concernant la charge de travail des monteurs et la nécessité d’une meilleure répartition des tâches. La question de l’amplitude horaire du présentateur du JT est également soulevée, sans réponse définitive à ce stade. Concernant l’émission « Mayotte Matin », qui sera suspendue pendant environ dix jours, les élus souhaitent que la direction veille à ce que l’animateur concerné ne soit pas pénalisé, car ce n’était pas prévu en début de saison.
2. Projet de réorganisation de la direction éditoriale
2.1 Une volonté de sortir du fonctionnement en silos La direction présente un projet de réorganisation visant à améliorer la coordination entre les différents supports (radio, télévision, numérique) et à fluidifier les processus de production. L’organisation reposerait sur cinq unités : « programmation », « programmes et convergence », « production », « habillage et autopromotion » et « thèque ».
2.2 Des ajustements sans création de postes La direction précise qu’aucun poste supplémentaire ne sera créé et que les effectifs actuels seront maintenus. Un poste d’adjoint à la production est toutefois envisagé afin d’assurer la continuité en cas d’absence. Des conseillers programmes seront également positionnés pour renforcer le suivi éditorial et améliorer la qualité des contenus.
3. Absentéisme au premier trimestre 2026
Le taux d’absentéisme est présenté en baisse par rapport à l’année précédente. La direction indique que ce niveau reste dans la moyenne habituelle, comprise entre 9 % et 10 %. La rédaction demeure le service le plus concerné. Plusieurs facteurs sont évoqués, notamment les arrêts de longue durée ainsi que les accidents de travail et de trajet. La direction insiste également sur les difficultés liées à la non-anticipation des congés, certains départs étant déposés tardivement, ce qui complique l’organisation du travail et la gestion des remplacements.
4. Intérim des responsables d’édition
4.1 Une organisation provisoire sous tension À la suite de plusieurs mouvements internes, dont une promotion et un départ en retraite, un système de volontariat parmi les rédacteurs a été mis en place pour assurer l’intérim des responsables d’édition. Cette organisation a généré des tensions parmi les salariés assumant ces responsabilités supplémentaires sans compensation financière.
4.2 Vers une organisation plus stabilisée La direction annonce la mise en place d’un intérim sur une période plus longue, qui sera cette fois compensé. La possibilité de primes exceptionnelles est également évoquée. Il est par ailleurs précisé qu’un poste sera réservé dans le cadre d’une permutation inter-station.
5. Télétravail : cadre et limites
La direction rappelle que le télétravail ne constitue pas un droit automatique, mais qu’il dépend de la nature de l’activité, du niveau d’autonomie du salarié et de la validation du manager. Trois formes sont distinguées : le télétravail régulier, occasionnel et exceptionnel. Les situations de télétravail hors territoire sont présentées comme des cas dérogatoires, examinés individuellement. Des difficultés techniques sont également signalées, notamment concernant l’accès aux outils à distance.
6. Travaux en cours et à venir
Les travaux d’étanchéité de la toiture sont identifiés comme prioritaires, avec une fin prévue autour du 20 mai, sous réserve d’éventuels retards. Plusieurs contraintes sont évoquées, notamment en matière de stationnement, de stockage du matériel et de nuisances. Certaines zones, dont la cafétéria, seront temporairement fermées pendant environ deux semaines. D’autres travaux restent à réaliser, notamment ceux liés aux dégâts du cyclone Chido ainsi que l’installation du nouveau décor des studios radio.
7. Recrutements en cours
La direction indique que plusieurs recrutements sont en cours, notamment pour des postes de rédacteurs reporters ainsi qu’un poste de chargé d’édition numérique. Les entretiens ont été réalisés, mais les décisions ne sont pas encore arrêtées. Les élus soulignent des difficultés d’accès à l’information pour certains CDD concernant la publication des postes. La direction rappelle avoir communiqué à plusieurs reprises sur les procédures existantes. Des solutions de diffusion par courriel sont à l’étude afin que les CDD ne manquent pas la publication hebdomadaire des postes.
8. Vie d’entreprise
8.1 Des difficultés persistantes dans l’organisation de la matinale radio Les élus attirent l’attention sur les conditions de la matinale radio pour la présentatrice, qui se retrouve seule. Cette configuration soulève des inquiétudes en termes de charge de travail et de qualité éditoriale.
8.2 Une gestion du carburant et des véhicules de service à encadrer davantage Des dysfonctionnements ont été signalés concernant l’utilisation des véhicules de service, notamment en ce qui concerne la gestion du carburant. Il apparaît que certaines règles ne sont pas toujours respectées, ce qui peut entraîner des tensions entre salariés et compliquer le suivi logistique. Les élus insistent sur la nécessité de rappeler les consignes d’utilisation et de clarifier les responsabilités de chacun.
8.3 Des interrogations sur l’organisation et le cadre des astreintes La question des astreintes a également été abordée, en particulier sur les conditions d’utilisation des véhicules de service dans ce cadre. Les échanges ont mis en évidence un besoin de clarification du cadre existant, afin d’éviter toute ambiguïté et de sécuriser les pratiques. Les élus demandent ainsi une communication plus précise de la direction sur les droits et obligations liés aux astreintes.
Mamoudzou, le 11 mai 2026
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Compte rendu du CSE Réunion la 1ère du 30 avril 2026
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Étaient présents pour la direction : V. FILAIN, V. PHILOGENE, G. FRAISSINET, S. HOARAU, E. AKHOUN, S. PESSIN
Point 1 – Adoption des PV
Pas de PV à adopter.
Point 2 - RIC
Pour rappel, la direction a obligation de répondre par écrit aux réclamations des salariés. Souvent, les réponses ne correspondent pas à la réalité et il s’ensuit des débats contradictoires avec les élus. Malheureusement, ces échanges contradictoires ne sont pas retranscrits par la direction dans le document final.
Point 3 – Vie de l’établissement
En préambule, le secrétaire du CSE a rappelé l’obligation pour la direction de répondre par écrit aux motions votées en CSE (motion sur le budget/ETP ; plan de prévention et accord d’expérimentation) Ref. L2315-34
Des formations sont prévues en mai et en juin, notamment sur le parcours de dialogue social. Un tableau partagé est mis à disposition des membres de la commission Emploi-Formation. CGT : Quid de la formation de l’assistant logistique en photographie ? Direction : Il n’y a pas de programme de formation en cours pour le moment, mais c’est prévu.
Il n’y a pas de mouvements de personnels mais deux détachements en interne, Rédacteur en Chef et Responsable d’Edition CGT : Détachement ? Direction : C’est un mouvement de leur poste d’origine vers un poste d’encadrement. Ils effectuent des remplacements selon les besoins. Il y a actuellement 4 postes en consultation :
Selon la direction, la note de gestion permet une optimisation de la gestion des ETP. Par exemple, le remplacement des arrêts maladies ne se fait pas de façon systématique et seulement à 50 %. Les congés ne sont pas remplacés. Le remplacement pour accroissement d’activité est exceptionnel. CGT : Est-ce que cette note est appliquée de la même manière dans tous les services ? En rédaction ? Pourquoi au service autopromotion bandes-annonces, on a opté pour une offre dégradée ? Direction : Il n’y a pas un service plus « arrosé » que d’autres. Pour l’auto-promo, le directeur éditorial a dit qu’une solution avait été trouvée. CGT : Les scriptes et les monteurs sont remplacés à 100 % mais il ne faut pas oublier qu’il y a 2 postes vacants dans ces services. Le rapport ACCA fait état de souffrance car la charge de travail est reportée sur les personnes qui sont là. Direction : La note de gestion est une recommandation. On y déroge quand on veut pour éviter les risques psychosociaux. A la rédaction, quand on dépasse les 50 %, c’est pour éviter que le service soit en tension. Pour l’autopromotion, un choix a été fait de remplacer 2 jours par semaine, mais la remplaçante est tombée malade. La situation est devenue compliquée à ce moment-là. CGT : Pourquoi ne pas avoir fait appel à la personne qui s’occupe de l’autopromotion en radio ? Direction : Ça aurait été le mettre en difficulté. CGT : Pourquoi ne pas mettre en place un vivier ? Direction : C’est une piste sur laquelle nous travaillons. CGT : En rédaction, quels sont les motifs de remplacement ? Direction : Il y a eu surcroit d’activité seulement pendant les municipales. Les remplacements se font sur des arrêts maladies. Il y a actuellement 9 arrêts en rédaction (TV/Radio/Web). Cela permet de faire appel aux CDD dans toutes les rédactions à 50 %.
CGT : Qu’en est-il des jeunes femmes de l’accueil ? Un nouvel appel d’offre a été lancé et leurs heures de présence à la station ont été diminuées. Le budget 2026 n’a pas baissé. Où seront réaffectés les fonds supplémentaires ? Direction : Nous aussi on pense à elles. Elles connaissent bien Réunion La 1ère et ses salariés. Cela sera mis ailleurs. Il faudra que le DCI trouve une solution pour l’accueil des invités le soir. CGT : Au dernier CSE, vous aviez annoncé réfléchir à d’éventuelles mesures pour les salariés suite à la hausse du prix des carburants. Qu’en est-il un mois après ? Direction : La réflexion est toujours en cours, mais ce ne sera pas le télétravail.
En mai, le programme sera plus léger qu’en avril pour que les équipes soufflent un peu. Parmi les temps forts, il y aura le Salon de la Maison, la foire agricole et un Sobatkoz. CGT : Il n’y a rien d’exceptionnel cette année sur le Salon de la Maison ? Direction : Il y aura les Experts le matin, des fils rouges, des modules (production externe) avant le JT, SOS Claudio après le JT. Il y aura un karaoké les après-midis en radio. CGT : il y a peu de moyens sur le salon et la foire agricole de Bras Panon. C’est léger comparé au sport et à la culture. Direction : Pour l’agriculture, il y a l’émission Nout Ter Nout Ker le samedi. CGT : Mais ça reste de la production extérieure. Ce n’est pas produit en interne. Il n’y a pas de « gros évènements » reunion.1 concernant le monde économique et l’agriculture en général. C’est bien dommage. On a misé sur le sport et la culture. Dont acte ! CGT : Est-ce que les tests extérieurs du Tour de l’île cycliste sont concluants ? Direction : Un point sera proposé au CSE de mai CGT : un bilan du FIFOI ? Direction : un débrief reste à faire. C’est un festival souhaité par le Pôle Outre-mer. Le service public soutient la case documentaire et fiction. CGT : Les CDDU n’ont pas de visibilité sur la météo. Ils subissent une baisse de revenus. Quel avenir pour eux ? Direction : On ne va pas externaliser la météo. Il y a des nouvelles émissions en route et on a des animatrices CDI qui n’ont pas d’émissions. Une titularisation permet d’assurer les météos du lundi au vendredi. Il reste les weekends. Si sur le 1er semestre on a pu tourner seulement avec les CDI, le second semestre sera différent. On va avoir besoin des CCDU sur les prochains mois. CGT : On note encore des retards sur la validation des bons de commande. Peut-on mettre la production dans les équipes projets ? Direction : On a bien entendu la remarque et on va mettre en place des actions plus rapides. La production doit faire partie intégrante des équipes projet. CGT : Quid des droits d’auteurs ? Direction : Le travail est en cours pour trouver une solution pérenne. CGT : un mot sur la Coupe du Monde de football ? Direction : les matchs s’acquièrent par lots de 20. On en partage un avec Antenne Réunion, 10 matchs chacun. Réunion La 1ère a le meilleur 16ème de finale, le meilleur quart de finale et la finale.
Point 4 : RH
Le dispositif Social Direct est en place depuis octobre 2023. À La Réunion, 187 salariés ont bénéficié d’un accompagnement social sur plusieurs thématiques : budget, logement, santé, famille, aidance, travail. La majorité des échanges se fait en distanciel. En 2025, 8 salariés ont bénéficié de Social Direct. Le public principal est âgé de 46 ans et +. La thématique principale c’est l’aidance (44,7 %). Il y a une forte demande d’accompagnement psychosocial et d’information sur les droits. 2 ateliers sont prévus en juin et septembre prochain. L’un sur les départs à la retraite, l’autre sur la parentalité.
Suite à la mobilisation du cabinet ACCA, les élus ont demandé l’inclusion des OS au Copil au dernier CSE. Avec la règle de parité respectée, il est désormais constitué des personnes suivantes : la présidente du CSSCT, l’animateur prévention sécurité, 1 présentateur journaliste, 1 représentant CGT, 1 représentant FO, 1 représentant CFDT, la directrice régionale, le délégué du numérique, la responsable RH, le chef de centre, le directeur éditorial et le directeur des contenus. Une première réunion est prévue mi-mai.
La reconversion professionnelle correspond à un changement de métier nécessitant l’acquisition de nouvelles compétences, tout en valorisant celles déjà acquises. Elle répond :
Elle repose sur un parcours avec formation adaptée. La reconversion professionnelle se fait en un processus en 8 étapes :
Les conditions de réussite reposent sur une cohérence avec les besoins actuels et futurs de l’entreprise, un impact maîtrisé sur l’organisation et un projet personnel solide et réfléchi. Un budget dédié (formation + frais) est pris en charge par l’UFTV et le Central. Les parcours collectifs sont privilégiés car le sur-mesure prend plus de temps. En moyenne, une reconversion coûte 20 000 euros. Il y en a environ 2 par an. Entre 2022 et 2024, il y a eu 3 reconversions professionnelles à La Réunion. CGT : Dans le dossier présenté, les métiers cibles ne sont pas répertoriés. Direction : Un travail a été mené. C’est le métier de chef-monteur qui a été ciblé car il y a de la demande dans ce domaine. Un appel à candidature va être lancé. CGT : C’est un plan pluriannuel ? Combien de reconversion sont envisagées ? Direction : On ne peut pas se prononcer, ça dépend su budget et des besoins. Cette année, on cible ce métier. CGT : Quid des CDD et intermittents historiques ? On leur ferme la porte à des recrutements potentiels ? Ces propositions de reconversion doivent être soumises au CSE. Direction : La commission emploi-formation fera un compte-rendu donc vous serez informés. Et non ça ne ferme pas des portes. On anticipe les départs prochains à la retraite. Il y a une harmonie à trouver. CGT : Est-ce en réponse au projet Cap Edition sur la refonte de la fabrication des JT (automatisation des régies) ? Direction : Cette préconisation de la commission Emploi-Formation (sur les reconversions) était pertinente et tombait à pic. C’est une opportunité. Il n’y a pas d’autres projets derrière. Il y a eu des demandes lors des entretiens individuels.
Point 5 : Commission locale UCC
La commission locale s’est réunie le 23 avril. Le bilan 2025 ne présente pas de collaborateurs ayant pratiqué plus de 50 actes sur les UCC conception de scenarii de radio filmée et mise en image de radio filmée. La commission demande à être informé en cas de dépassement et du passage en forfait. La commission s’inquiète de la répartition des UCC et de l’équité entre collaborateurs. La commission demande une régularisation de la pratique UCC prise de vue. Elle rappelle le besoin d’une UCC Diffusion pour les TEVA en cas de PCA et PRA. La commission demande aussi d’élargir l’UCC MAM. Elle demande des appels à volontariat.
Point 6 : Sakifo 2026
Le festival de musique Sakifo se tiendra à Saint-Pierre les 5, 6 et 7 juin 2026. Cette année, Réunion La 1ère fait la captation d’un artiste mis en avant par le Sakifo, une tête d’affiche, ce qu’on n’avait pas fait jusqu’ici. Ce sera Miki, nommée aux victoires de la musique 2026. Autre nouveauté, le changement de scène pour les captations. Le Car régie va bouger entre la scène de la Poudrière et celle des Filaos. Comme chaque année, le Sakifo sera traité en TV, Radio et sur Internet en actu. Il y aura aussi des fils rouges et le traitement du Riz Sofé en radio le dimanche matin. CGT : Quel est le coût des captations ? Direction : C’est le même prix de droits que Jazz Dan Port. Le même prix que les années précédentes. Il n’y a pas d’inflation. CGT : C’est la fin de l’accord de partenariat cette année avec le Sakifo. C’est quoi la suite ? Direction : L’accord se termine le 31 décembre 2026. Les discussions n’ont pas encore commencé. Mais on veut un festival qui ressemble à Réunion La 1ère. CGT : Est-ce qu’il y aura des places à gagner pour les auditeurs ? Direction : Pour les auditeurs et le personnel. CGT : Pour les découchés ? Direction : C’est difficile de trouver des hébergements. On remercie les équipes de production pour avoir trouvé des solutions. Un système de navettes sera mis en place pour les équipes entre le festival et les lieux d’hébergement.
Point 7 : Rédactions
Compte-rendu du comité de suivi de la réforme de l’informationCGT : Où en est l’idée de bouger la rédaction Web en télé ? Direction : le chantier est relancé. Il y a un groupe de travail là-dessus. Il y aura une présentation à la CSSCT avant la mise en place opérationnelle. CGT : Vous êtes en train de créer un vivier de RC, allez-vous en faire de même pour les RE ? Direction : Oui. Des immersions sont prévues dans les semaines et mois à venir. Pour la nouvelle organisation, la mise en place se fera le 11 mai. CGT : Vous allez créer un vivier de présentateurs : TV ? Radio ? Les deux ? Direction : Les deux. Surtout pour le weekend en TV. Il est difficile d’avoir quelqu’un qui accepte de travailler tous les week-ends.
CGT : Dans le tableau, il y a 4 reporteurs en radio, normalement c’est 5 non ? Direction : Le JOI ou le sport compte pour le 5ème. Par ailleurs, la conduite sera assurée par le RE donc on récupère quelqu’un sur le terrain. CGT : À quoi correspond 0.5 dans le tableau, notamment pour Dimanche Politique ? Direction : La conduite du dimanche ne sera plus faite par la personne en charge du Dimpol mais par le RE. Cette personne sera donc affectée à une autre tâche. Par ailleurs, le temps de préparation de l’émission en semaine est réduit à une demi-journée. Le RE qui est en Radio/Web le week-end s’occupera aussi de Dimpol et Grand Sport. Il aura une récup la semaine suivante. CGT : Le tableau présente-t-il un effectif uniquement CDI ou avec des CDD ? Direction : Les 2 mélangés. CGT : Donc on titularise ceux qui travaillent de manière pérenne sur ce tableau. L’activité pérenne c’est du CDI. Direction : Ce tableau est une projection de la réalité des besoins. Ce ne sont pas des personnes, ce sont des moyens humains. Ce sont les ressources nécessaires. Précision de la directrice régionale : c’est un tableau CDI. CGT : Pour la ligne réseaux sociaux. C’est quoi le process de fabrication ? Le journaliste tourne seul, monte seul ? Direction : Ces nouveaux métiers donnent lieu à des échanges au national. On essaie de temporiser, sauf quand il y a une actu importante. On ne peut pas se mettre en danger vis-à-vis de la concurrence. L’idée c’est de ne pas monter seul, a minima avec le chargé d’édition numérique. Un travail est en cours sur sa fiche de poste. CGT : Un CEN, ce n’est pas un monteur. Direction : Il y a des négociations en cours. Si on veut rester dans la course, on n’a pas le choix.
Point 8 : Fonctionnement du CSE
Suite à la démission d’Elodie Ayé à la présidence de la CSSCT, c’est Indranie Pétiaye qui assure cette nouvelle fonction avec 8 votes pour.
Le CSE va appliquer de nouvelles modalités quant aux fonds prêtés aux salariés le montant ainsi que le mode de remboursement évoluent.
Saint Denis, le 5 mai 2026
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Déclaration CSA-CGT Accord UCC et conditions d'emploi
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La CSA-CGT tient à dénoncer avec force la non-application de l’accord relatif à la mise en œuvre des unités de compétences complémentaires (UCC). Aujourd’hui, plusieurs salariés — notamment des media managers, des agents de l’habillage, des infographistes et d’autres fonctions — sont planifiés sur des compétences complémentaires sans être rémunérés en conséquence. Pourtant, cet accord prévoit un cadre clair : formation préalable, validation par un jury, puis seulement mise en œuvre opérationnelle. Dans les faits, cet accord est bafoué. Des salariés sont régulièrement positionnés sur ces missions sans formation ni validation. C’est inacceptable. Pire encore, certains agents ne perçoivent pas la rémunération liée aux UCC depuis plus d’un an. Il s’agit d’un non-respect manifeste des engagements pris par la direction. La CSA-CGT le rappelle clairement : un accord signé engage. Il doit être appliqué. Nous exigeons son respect immédiat. Par ailleurs, nous dénonçons également le traitement réservé aux chargés de réalisation en CDD depuis plusieurs mois. Alors qu’il était d’usage de recourir à des contrats relevant du régime des intermittents du spectacle, la direction impose désormais des CDD au régime général et donc ne permettant pas de rentrer dans le cadre des annexes 8 et 10 du régime des intermittents du spectacle. Cette pratique est en contradiction avec les usages du groupe France Télévisions, auquel appartient Martinique La 1ère, où ces métiers relèvent normalement de l’intermittence. Plus grave encore, il apparaît que des contrats d’intermittents sont annoncés oralement, puis disparaissent au moment de la formalisation écrite. Ces méthodes sont inacceptables. La CSA-CGT dénonce des pratiques qui bafouent la parole donnée, remettent en cause l’éthique des relations professionnelles et traduisent une forme de maltraitance sociale.
Fort-de-France, 24 mars 2026
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Compte rendu du CSE Réunion la 1ère du 18 décembre 2025
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Point 1 - Adoption des PV
Le PV du CSE ordinaire du 25 septembre 2025 a été adopté avec 5 voix pour et 3 abstentions. Point 2 – Réclamations Individuelles et Collectives
Voir les réponses écrites de la direction ici 📎
Point 3 – Vie de l’établissement
Un audit est actuellement mené au sein de la station suite à la dégradation des conditions de travail, notamment au sein des rédactions. Un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des salariés et des entretiens individuels sont menés jusqu’au 30 décembre 2025 avec la psychologue en charge des entretiens. La confidentialité de ces entretiens est garantie. Il faut que plusieurs personnes partagent un avis sur un problème récurrent pour que celui-ci soit mentionné dans le rapport. CGT : avez-vous assez d’entretiens pour mener à bien votre audit ? En général, il faut entre 15 et 20 entretiens pour obtenir une image globale de la situation. Actuellement, 36 entretiens ont été menés et 12 sont à venir. CGT : quelle est la différence entre le questionnaire et l’entretien ? Le questionnaire est plus quantitatif. Il permet de compiler les données en pourcentage. L’entretien donne plus de profondeur au questionnaire. Madame V. souhaite prolonger les entretiens jusqu’au 16 janvier 2026. Une restitution de l’audit sera présentée au CSE de mars. CGT : est-ce que la commission SSCT sera associée à cet audit ? Direction : cela n’est pas prévu. La présidente de la commission SSCT est invitée au Copil. Elle aura les éléments lors de ces réunions. CGT : ce rapport risque d’amplifier la perte de confiance des salariés. Les problèmes sont déjà identifiés depuis longtemps. Il ne faut pas faire des réunions pour faire des réunions. Direction : On fait cette démarche pour encourager la confiance. Pour dire que la direction ne reste pas sourde aux problèmes. Ce ne sera pas fait à la légère. L’échec n’est pas à l’ordre du jour. Il faut anticiper les urgences. CGT : un autre comité se réunit régulièrement (enquête paritaire) suite au droit d’alerte lancé sur la situation de deux rédactrices en chef. L’un des membres de ce comité va bientôt s’absenter pour un certain laps de temps. Ce membre va-t-il être remplacé ? Direction : l’enquête aura pris fin avant le départ de ce membre. CGT : les deux RC ont-elles été auditionnées ? Direction : ce sont des décisions qui se prennent au sein du comité. Je ne sais pas si les RC ont été auditionnées ou non.
3 sessions de formation seront proposées aux journalistes sur les municipales. Deux sessions de 12 journalistes chacune sur 24h pour comprendre les municipales avec un formateur de l’UFTV et un politologue. Et 1 session avec 6 journalistes sur les duplex. Direction : tous les médias sont concernés par ces formations. Des profils ont déjà été identifiés pour les 3 sessions. On a tenu compte des gens qui ont déjà eu des formations en ce sens. CGT : quid des non-permanents pour ces formations ? Sont-ils positionnés sur les municipales ? Direction : Ils ne sont pas associés à ces formations. Il n’y aura pas de CDD en 2026 sur les municipales. La demande a été faite aux managers de faire appel seulement aux salariés permanents. L’enveloppe 2026 pour l’appel aux CDD est fine. Elle sera donc utilisée au cas par cas. CGT : Qu’en est-il des droits d’auteurs ? Le problème est loin d’être résolu. Direction : la démarche se poursuit. La Réunion n’est pas la seule station d’outre-mer à être concernée. Ce sont des membres du service production qui poursuivent la tâche. Un projet sera présenté au prochain CSE. CGT : il faut mettre les moyens pour résorber ce retard. Des artistes attendent d’être payés. Direction : pour le numérique c’est Paris qui s’en occupe. Il y a 3 ans de retard, on ne peut pas tout rattraper en 4 mois. On recherche du personnel en production pour le faire progressivement. En 2026, il y aura des nouveaux logiciels pour aider (Sherlock). CGT : Quid de la saisine sur les métiers artistiques ? Direction : une date est cherchée en janvier pour une réunion. CGT : pourquoi le TDS est élaboré depuis Mayotte ? Pourquoi ne pas avoir pris en local pour faire le TDS ? La direction souhaite-t-elle mutualiser les moyens de la planification avec Mayotte ? Et que voulait dire le DCI dans le mail envoyé aux journalistes avec le TDS ? Direction : une partie de la réponse est dans les RIC. Il n’y aura pas de mutualisation dans l’océan Indien. Pour ce qui est du courrier, il y a eu des menaces de mise en arrêt maladie car les salariés n’étaient pas d’accord avec l’arbitrage effectué. Certains ont mis ces menaces à exécution. D’autres sont partis en vacances alors que les congés avaient été refusés. Ce n’est pas professionnel. Les salariés jouent et trichent avec le système. On n’hésite pas à épingler la direction quand quelque chose ne va pas, désormais on va mettre les journalistes face à leurs responsabilités. Il y a de la défiance. CGT : une stagiaire s’est retrouvée à faire 6 éléments en une journée. Comment est-ce possible ? Un stagiaire n’est ni un CDD, ni un CDI. Direction : cette stagiaire est dynamique et volontaire. Pour autant, on ne doit pas en abuser. Le rédacteur en chef en charge a été recadré. CGT : l’intérim d’E.A à la direction des antennes se termine le 31 décembre. Va-t-il rempiler l’année prochaine ? EA : non je ne poursuivrais pas ma mission. Je reste délégué au numérique. La direction est actuellement en quête de profils.
Point 4 – Ressources Humaines
A Réunion La 1ère, il y a 113 hommes en 2024 et 67 femmes. Le taux de féminisation chez les cadres augmente et passe de 34.1% en 2023 à 35.1% en 2024. Fin 2024, l’âge moyen était de 54.3 ans pour les hommes et 51.3 pour les femmes. La tranche d’âge la plus représentée est celle des 55/59 ans. L’entreprise ne rajeunit pas. En ce qui concerne l’absentéisme, les femmes sont particulièrement concernées. En 2024, il y a eu un total de 1 231 jours d’arrêts maladie chez les hommes contre 2 768 jours chez les femmes. La commission note un fort taux d’absentéisme chez les femmes journalistes. A âge et ancienneté équivalent, on doit normalement toucher le même salaire. En 2025, la commission constate que l’écart est moins important qu’avant mais il faut que le travail continue. Il existe encore des disparités dans les métiers. Dans le domaine artistique, par exemple, l’écart est de 3.3%. CGT : Est-ce possible d’atteindre 0% ? Direction : il y a eu des mesures pour le groupe 4 par exemple avec un écart à 2.7% en 2023 qui atteint 0.2% en 2024 en faveur des femmes. On continue les mesures. Ça prendra le temps que ça prendra. CGT : pourquoi les métiers artistiques CDI n’ont eu aucune mesure en 2024 ? Direction : les métiers artistiques ont eu une revalorisation en 2022 et en 2023.
Voir le compte-rendu de la Commission Professionnelle Homme / Femme ici 📎 Point 5 – SSCT
Concernant la pose d’une caméra de surveillance dans les locaux de Saint-Pierre pour assurer la sécurité des salariés qui peuvent se retrouver seuls le soir ou les weekends, cette dernière sera installée au cours du 1er trimestre 2026. Le système sera relié, via IP, au poste de gardiennage du site nord. Concernant la caméra de surveillance de la cafétéria, à la suite d’une intrusion, elle a été posée et est effective. Elle donne sur le portail arrière et sur les barrières côté rue. Elle est reliée, via IP, au poste de gardiennage du site nord. Un disjoncteur du plateau JT était surchargé car utilisé pour toutes les lumières. Il a été remplacé par 3 disjoncteurs distincts. Dans le DUERP, il est mentionné que des bouchons d’oreilles (type Quiès) et des réducteurs de bruit sont mis à disposition des salariés ou peuvent être fabriqués par un professionnel (remboursement sur facture). La commission préconise une communication interne pour que les salariés puissent savoir que ces dispositifs sont disponibles. Pour ce qui est de la mise à disposition des EPI aux salariés, la commission préconise une piqûre de rappel alors que la saison cyclonique est lancée. Elle invite les managers à effectuer un recensement des besoins pour que les commandes puissent être passées. La commission se joint à l’APS dans une demande de mise en place d’un exercice « alerte intrusion », à l’image d’une alerte incendie, au sein de l’entreprise. A l’approche des élections municipales, il faut rappeler que ce type de situation s’est déjà présenté à Réunion La 1ère dans le cadre d’un scrutin similaire. La commission préconise également la visite des locaux du Sud, en compagnie d’un des deux APS et du chef de centre suite aux travaux qui vont se dérouler dans les prochaines semaines.
Ce rapport annuel fait état du bilan de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail dans l’entreprise et des actions menées en 2024. Parmi les faits marquants, on note une diminution des accidents de travail et trajets déclarés. Ils étaient au nombre de 14 en 2023, contre 9 en 2024. Le nombre d’accidents avec arrêts est équivalent : 5 en 2024 (5 en 2023). Concernant les maladies professionnelles, aucunes déclarées en 2024 (idem en 2023). Il n’y a pas eu d’enregistrements de situations de danger grave et imminent au registre. 2024 est marquée par l’entrée en vigueur de la réforme de l’info. Ce qui a modifié l’organisation.
Point 6 : Les antennes
En télé, on enregistre 13.4% de part d’audience contre 16.5 au premier trimestre. Il y a une tendance à la baisse du dernier trimestre constatée sur plusieurs vagues de sondage. Antenne Réunion a 29.9% de part d’audience en décembre. Le combo M6 + TF1 + Canal + engrange un peu plus de 19% de part d’audience. Ces chaines privées constituent une vraie concurrence pour Réunion La 1ère. En ce qui concerne le 12h30 (semaine), Réunion La 1ère atteint 29.5%, tendance à la hausse, et Antenne Réunion 53.5%, tendance à la baisse. Pour le 19h (semaine), Réunion La 1ère est à 23.7%, tendance à la hausse, et Antenne Réunion 45.3%, tendance à la baisse. En ce qui concerne Gran Matin en télé, les deux chaines sont au coude à coude avec 29% environ. Même si on note une progression sur Réunion La 1ère par rapport à la vague de juin. Le weekend en télé connait une forte baisse, notamment sur le journal de 19h qui passe de 33.3% à 20.2%. Pour ce qui est des programmes en weekend, le sport ne marche pas. Il y a une forte chute d’audience lors de la diffusion d’évènements sportifs le dimanche. Les séries américaines ne fonctionnent pas non plus. En semaine, les télé novelas ne fonctionnent pas et Archipels perd des points le mercredi soir. CGT : que faudrait-il faire pour redresser la barre ? Est-ce que les productions locales sont porteuses elles ? Direction : de moins en moins de gens regardent la télé. On peut considérer alors qu’on est stable. Les productions locales sont porteuses en termes d’audience notamment Claudio dans la Kaz.
En radio, Réunion La 1ère fait 10.1% de parts d’audience, derrière ExO FM (11.3%) et Freedom (33.5%). Antenne Réunion Radio est à 5.6%. Une forte progression depuis janvier et le changement de nom entre RTL Radio et Antenne Réunion Radio. Gran Matin radio est devant la matinale d’Antenne Réunion. Les rendez-vous d’information (12h, 12h30, 18h et 19h) progressent.
Sur le numérique, on connait une hausse de 7% sur un an. Les réseaux sociaux bénéficient d’une hausse de 7% sur Facebook, +22% sur Instagram et +15% sur Youtube. CGT : Archipels perd des points, on garde ou pas l’émission ? Direction : on va attendre plusieurs vagues de sondage pour prendre une décision. Archipel va devoir se pencher sur le choix de ses sujets.
Il y aura deux périodes en radio. Du 22 au 04 janvier et du 05 janvier au 18. Les animateurs proposeront des émissions dédiées aux vacances. Des jeux et chroniques en ce sens seront proposés. On note le retour de Jacky Revel sur la grille. Les journaux radio auront une durée de 10 mn de 6h à 18h. CGT : Est-ce qu’il y aura une économie de grille ? Direction : c’est la grille de vacances habituelle qui est proposée avec 3 animateurs en semaine et une programmation musicale le samedi après-midi de 15h à 18h30. Un recours aux animateurs non-permanents sera fait sur le début de l’année. CGT : 10 à 15 ETP non-permanents tout confondu en 2025. Ça n’apparaitra plus dans les coûts de grille ? Direction : non. Il ne s’agit pas de dire qu’on va arrêter les collaborations mais de savoir comment on va les poursuivre.
A la rentrée en radio, parmi les faits notables, il y aura à 8h, à compter du lundi 9 février, un débat de 90 minutes du 1er tour des Municipales. Chaque commune sera concernée. Ces débats seront diffusés ensuite en Cross Média avant le JT de 19h. Les débats du second tour se feront en télé. CGT : quid de l’animateur R. G. et de son émission ? Va-t-il perdre ses cachets ? Direction : il y aura des discussions avec lui. CGT : à la rentrée il y aura-t-il des émissions supprimées ? Direction : Il n’y aura pas de suppressions mais des discussions en cours. Au prochain CSE de janvier, nous donnerons plus de précisions sur le cout de grille de la rentrée 2026.
Point 7 : Le Plan de continuité
Un process est proposé dans le cadre du plan de continuité. D’abord une insertion locale gérée par le service Outre-mer, puis on passe par la radio filmée pour la continuité. Ensuite on charge le diffuseur de secours et on lance les programmes sélectionnés au préalable. Cela peut prendre 15mn ou 2h. Pour le moment, Réunion La 1ère dispose d’une profondeur de 24h. CGT : ce n’est pas un plan de continuité. On n’en a pas à Réunion La 1ère. C’est un PRA, c’est du comblement. On ne peut pas diffuser les écrans publicitaires dans cette configuration. Ce n’est pas un plan de continuité qui veut que les spectateurs aient un programme miroir de ce qu’ils voient d’habitude, pas des rediffusions. Direction : on doit mettre en place un PCA effectif. C’est en cours de discussion au niveau central CGT : ce sujet sera discuté en commission Outre-mer et au CSEC.
Saint Denis, le 30 décembre 2025
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Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 27 novembre 2025
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1.Forfait mobilité durable et prise en charge des transports
Les élus ont interrogé la direction sur le cumul barge + vélo : la direction remonte ce point pour clarification nationale
2.Accompagnement QVCT – Bilan 2024
La direction a présenté aux élus le bilan Qualité de Vie et des Conditions de Travail depuis la mise en œuvre de la feuille de route 2024-2026. 2.1 Accompagnements réalisés
2.2 Psychologue du travail
2.3 Assistante sociale
2.4 Formations managers Plusieurs formations réalisées :
Tous les managers ont désormais été formés.
2.5 Outils et process
2.6 Points soulevés par les élus
La direction prévoit des projets d’ateliers de cohésion (à définir selon disponibilité des services).
3. Diagnostic égalité femmes-hommes 2024
La direction rappelle que l’objectif national fixé était 30 % de féminisation.
On constate qu’il y a rarement des femmes qui postulent dans les postes techniques localement. Il y a donc une nécessité de sensibiliser davantage de jeunes filles aux métiers audiovisuels notamment lors des stages d’observation.
4.Recrutements & Entretiens
Une question RIC du SNJ a été transmise au CSE au sujet du respect de l’article 6 de la Convention Collective des Journalistes
5. Carte de presse – Situation des journalistes
Rappel de la règle : Au bout de 3 mois, la carte de presse doit être obtenue ou demandée. Sans demande de carte, les contrats ne peuvent plus être générés (blocage fiche financière). La direction indique qu’une communication sera faite et un recensement sera fait auprès des journalistes.
6. Vie d’entreprise
6.1 Animateurs radio
Le CSE s’interroge si le manque de vivier n’est pas aussi lié à l’ambiance du territoire causé par l’insécurité. Il y a surtout des difficultés à avoir des remplaçants pour les tranches de 4h00 et de 20h00. La direction réfléchie sur des solutions possibles en accord avec les textes.
6.2 Projet de scène au patio Un dossier de financement européen va être déposé pour installer une scène au patio de la station. L’objectif est de disposer d’un espace professionnel pour productions internes et évènements publics. Mamoudzou, le 12 décembre 2025
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Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 6 novembre 2025
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Règlement intérieur du CSE – report
À la demande de la direction l’approbation du règlement intérieur du CSE est reporté à la prochaine séance.
Cellule d’organisation d’activités
Rappel du projet : une cellule dédiée à l’organisation d’activités de la station rattachée directement au Directeur Régional (actuellement au Chef de Centre).
Les élus pointent un sous-dimensionnement (deux personnes prévues) et risque de surcharge ; comparaison faite avec d’autres stations plus dotées. Un avis défavorable en l’état est émis avec une demande de moyens humains supplémentaires. La direction compte quand même mettre le projet en place comme prévu mais s’engage à faire un bilan à 3 mois après mise en œuvre.
Titre-restaurant / carte déjeuner
Le dossier n’a toujours pas avancée. La direction justifie cela par les divers changements d’intérim de DRH à Paris et prévoit au retour du DRH titulaire (début 2026) pour relancer le dossier. Le CSE compte se mettre en contact avec les autres stations d’Outre-Mer pour connaître leurs situations et les solutions utilisées.
Parc matériel de tournage / rédaction & support
Le Chef de Centre nous a donné un historique des dotations et renouvellements depuis 2019 (caméras, LiveU, kits UTS iPhone, micros, batteries, casques, cartes, etc.). Constats : traçabilité partielle, pertes/usure non consolidées.Décisions/axes :
Plan de Continuité et de Reprise d’Activité (PCA / PRA) – Saison cyclonique
La direction est revenue sur le cyclone Chido de décembre 2024, qui a mis en évidence plusieurs faiblesses (coupures, inondations, communication difficile). Un nouveau plan PCA/PRA a donc été présenté afin d’assurer la continuité d’antenne et la sécurité du personnel lors des prochaines alertes. Principes retenus :
Un travail est aussi en reflexion pour créer un espace cuisine fonctionnel et envisager une solution de restauration interne. Les élus ont mis un point d’honneur sur le volontariat des salariés et suggèrent qu’ils devraient être encouragés par des primes.Le CSE s’inquiète par rapport à la sécurisation du site qui se retrouve encore avec des fuites d’eau lors des récentes pluies qui ont endommagé une partie de la nouvelle console radio.La direction se veut rassurante par rapport aux travaux en cours.
Bilan social 2024
Les échanges ont principalement porté sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de la station.
Absentéisme
Les taux élevés d’absentéisme remarqués sont surtout dû aux long arrêts maladie (> 30 jours jusqu’à 136 jours) qui impacte fortement la station au regard de son effectif. Les 55–64 ans concentrent davantage d’absences longues. Des échanges sur l’accompagnement vers la retraite et sur la nécessité d’adapter certaines situations de travail ont été abordés.
Vie d’entreprise
Externalisation des productions
L’inquiétude de l’externalisation de certaines productions a été évoqué, en particulier les “Radio Village” qui ont pour habitude d’être tourné par nos équipes techniques.
La direction s’est expliquée selon ces différents points :
Motifs économiques : Il n’y a pas assez d’ETP et de cash production pour chaque sortie. Des opérations seront toujours faites par des boîtes de prod ; d’autres par la station, selon les moyens mais notre priorité reste les JTs. Les grilles annuelles sont bâties avec un plan de charge qui distingue ce qui est fait en interne ( 6 « sorties car » par an) et ce qui est externalisé. Ce n’est pas figé : des arbitrages sont possibles à l’année selon les opportunités et contraintes. Principe d’arbitrage : internaliser au maximum les opérations jugées les plus « prestigieuses » (ex :14 Juillet, finales de coupe de France) ; et confier à l’externe les autres productions. Cela répond aussi au cahier des charges du service public : soutenir l’écosystème des boîtes locales. Le Radio Village récent n’était pas prévu au plan de charge : demande tardive (≈ 2 semaines avant) par la commune de Koungou. Les ressources internes étaient déjà fléchées sur d’autres opérations ; l’externalisation a aussi évité de multiplier les week-ends pour les équipes.
Formation – Console radio
Besoin réaffirmé de formation/remise à niveau sur la console radio pour les personnels concernés. La direction s’engage à programmer la formation pour 2026 mais aucune date précise n’a été communiqué.
Mamoudzou, le 24 novembre 2025
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Déclaration du Comité Social et Économique de Mayotte la 1ère
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Objet : Réaction au rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions
Le Comité Social et Économique de Mayotte La 1ère, réuni en séance ordinaire le 25 septembre 2025, tient à réagir au rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2025, relatif à la situation financière et organisationnelle de France Télévisions. Si ce rapport établit un certain nombre de constats sur la trajectoire du groupe au niveau national, il passe totalement sous silence les réalités locales et ultramarines, en particulier la situation de Mayotte La 1ère, premier média public de proximité du territoire, qui exerce ses missions dans des conditions uniques en France. Nous déplorons que ce rapport applique à l'ensemble du réseau France Télévisions des critiques généralisées, sans tenir compte:
Par ailleurs, nous alertons sur des conditions de travail de plus en plus dégradées :
Le CSE de Mayotte La 1ère formule les demandes suivantes:
Le CSE de Mayotte La 1ère rejette toute approche purement comptable de la question du service public audiovisuel dans les outre-mer, et notamment à Mayotte. Nous appelons à un dialogue responsable, fondé sur la réalité des territoires, la dignité des personnels et la valeur essentielle de l'information de proximité, dans une République qui se veut une et indivisible.
Fait aux Hauts Valons, le 25 septembre 2025
Pour le CSE de Mayotte La 1ère
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Levée du préavis de grève sur les conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI
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Quand la direction perd toute crédibilité Le 10 mars 2026, la CGT a déposé un préavis de grève relatif aux conditions de travail des salariés contribuant aux éditons ICI. La forte mobilisation unitaire du service des TEVA, fortement impacté négativement par une évolution de l’organisation de ses activités liées aux éditions ICI depuis 2024 a permis de remettre sur la table une attente légitime pour de nombreux personnels, non prise en compte à ce jour. Malgré une argumentation sans faille de la part de la CGT pour démontrer la faisabilité d’un passage d’une organisation de travail à 35h sur 4 jour, sans conséquences financières pour l’entreprise, la direction régionale est restée sourde à notre demande. Les conséquences regrettables qui ont pu se manifester sur l’antenne d’Alsace durant cette grève sont uniquement dû à l’attitude déloyale allant jusqu’au chantage de la direction régionale. Cet épisode va laisser beaucoup de frustration et de colère pour les personnels concernés qui ne comprennent toujours pas pourquoi cette dernière les entraine vers des conditions de travail dégradées qui pourraient se transformer à court ou moyen terme en Risques Psychosociaux. La CGT tient encore à remercier tous les salariés, et ils sont nombreux, qui ont apporté leur soutien à cette action et les assure de sa présence inconditionnelle à leurs côtés pour les prochains combats à mener. Nicolas Libes DS CGT Antenne Alsace
Strasbourg, le 27 mars 2026
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Audit Qualité de vie au Travail à Réunion. 1 - Le chantier est immense !
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Lors de la réunion du CSE du 26 mars, la psychologue du travail du cabinet ACCA, a fait la restitution de l’audit sur la démarche d’amélioration de la Santé et la Qualité de Vie au Travail.
Ce qu’il faut retenir : CONSTAT Le collectif à Réunion.1 tient dans un climat de pression durable. Les fragilités se concentrent davantage sur le cadre organisationnel que sur le sens au travail : il y a des pressions mais on est dans la sur-adaptation permanente. La régulation tend à devenir individuelle plutôt que collective. Le système produit et s’adapte mais avec une mobilisation constante des ressources individuelles. Face à ce climat de pression, l’engagement professionnel des salariés reste un facteur de protection majeur : on compense pour ne pas craquer. Ça tient mais jusqu’à quand ? La motivation compense partiellement la pression.
LES 3 MÉCANISMES QUI ENTRETIENNENT LES TENSIONS Selon l’audit, il y a des mécanismes qui entretiennent la tension : la production est assurée, les pics sont absorbés, l’image est préservée à l’extérieur, mais à l’inverse, la fatigue s’installe, la vigilance est permanente et l’usure silencieuse.
LES 4 PLANS D’ACTIONS PROPOSÉS
CONCLUSION L’audit conclut en soulignant que le collectif à Réunion.1 reste fortement attaché à son métier, à la qualité et au sens du travail mais que les ressources organisationnelles ne sont pas stables (prévision, équité, soutien, régulation). Pour la CGT, le chantier est immense. Le calendrier de restitution des plans d’actions nous semble ambitieux. Le CSSCT devra également disposer de moyens pour travailler. La CGT demande que chaque décision du COPIL soit examinée par le CSSCT avant toute mise en application. Les élus du CSE et les Organisations Syndicales devront également être informés de l’avancée des travaux. Saint-Denis, 30 mars 2026
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L'humiliation en place publique : La méthode du nouveau rédacteur en chef de Nantes
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Ce jeudi soir-là, les salariés de France 3 Pays de la Loire avaient pris sur leur temps de repos pour assister à la première réunion du nouveau rédacteur en chef par intérim, le quatrième en un an. Ce qu'ils retiendront de ce premier rendez-vous, ce n'est pas le dispositif pour les municipales, ni les grands axes sur lesquels il souhaite que la rédaction travaille, mais l'humiliation publique subie par un collègue journaliste. Alors que les échanges se concentraient sur les micros-trottoirs pour les élections municipales, le rédacteur en chef interpelle un journaliste qui essaye de quitter discrètement la salle (il est déjà 21h40). Il lui demande d'attendre, il a un « truc » à lui donner. Interloqué, le journaliste reste et tombe des nues quelques minutes plus tard. Le rédacteur en chef se lève et lui tend une chemise blanche en lui disant : « Je voulais solennellement t'offrir cette chemise blanche ». « Je n'aime pas ton pull vert ». Il fait référence à une chronique JT en studio diffusée deux jours plus tôt où le journaliste arborait un pull vert fin sous sa veste. La scène a fait rire la directrice régionale, et une personne de l'encadrement de renchérir, « tu peux la colorer en vert si c'est du coton ». Ces propos sont loin de faire rire la personne visée qui quitte alors les lieux en abandonnant le cadeau de son supérieur. Ses collègues présents dans la salle et à distance, sont tous choqués par cette humiliation publique. Non, ce n'est pas drôle et ce geste est totalement inapproprié. Si un rédacteur en chef a le droit de vouloir discuter tenue vestimentaire avec un salarié, cela doit se faire en tête à tête et aucunement devant l'ensemble de la rédaction. Les salariés, journalistes comme techniciens, attendent depuis des mois un capitaine pour donner le cap. Ils ont été bien déçus. D'autant que d'autres gestes et propos inadaptés avaient déjà été relevés sur deux salariées depuis le début de sa mission en novembre. Aujourd'hui, plus personne ne peut se cacher derrière un humour douteux datant d'un autre temps. Nous syndicats SNJ, CGT, FO et SUD manifestons notre réprobation face à cette attitude et relayons le malaise des salariés, qui se sont retrouvés pris en otage de cette humiliation publique. Nous renouvelons notre soutien au collègue injustement pris à partie. Quelques jours plus tard, le rédacteur en chef par intérim s’est justifié maladroitement en conférence de rédaction. Il aurait été incompris, c'était une allusion à « mouiller la chemise ». Des explications qui ont peu convaincu. Aujourd'hui, c'est un sentiment de défiance qui traverse la rédaction, toujours en émoi. Nous attendons de la direction régionale qu’elle prenne toutes les dispositions pour que ces comportements inacceptables cessent. Il n'est pas question de minimiser ces problèmes, comme on met la poussière sous le tapis. La directrice pourrait également présenter ses excuses pour avoir ri du journaliste humilié. Les élus et délégués syndicaux accompagneront le salarié concerné dans toutes les démarches qu'il souhaiterait entreprendre. Au vu de la teneur des faits, de leurs conséquences pour nos collègues et de leur répétition, à trois reprises, en seulement deux mois et demi, les élus et délégués syndicaux émettent une grande réserve quant à l’éventuelle prolongation de la mission du rédacteur en chef par intérim. En cas de faute ou de dérapage, les salariés, eux, n'ont souvent pas de deuxième chance. Nantes, le 2 février 2026
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Communiqué SNJ CGT et SNRT CGT - Pour un audiovisuel public fort
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Pour un audiovisuel public fort,financé et protégé |
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Les sénateurs examinent ce 23 octobre une proposition de loi LR portant sur le financement de l'audiovisuel public, après son adoption par la commission des finances et avant sa transmission à l'Assemblée nationale. Le texte vise à prolonger le mécanisme actuel de financement par une fraction de la TVA, provisoirement mis en place lorsqu'a été votée, en 2022, la disparition de la contribution à l'audiovisuel public (ex-redevance). La fin de ce système étant, à l'origine, prévue pour le 31 décembre 2024, il y a donc urgence pour l'audiovisuel public. Dans ces conditions, le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel peuvent admettre son prolongement, mais uniquement de façon provisoire. La CGT n’oublie pas que la TVA est l’impôt le plus injuste et porte plus lourdement sur les populations les plus fragiles socialement. Elle demande la mise en place d’un autre système, plus protecteur et plus juste socialement. La budgétisation de l'audiovisuel public ne saurait, non plus, être la solution, à cause du manque de stabilité et de visibilité qu'elle entraînerait, ainsi que le risque accru d'ingérence de l'exécutif dans les programmes et les contenus d'information, ce qui altérerait la confiance du public. Pour le long terme, le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel revendiquent, dans un argumentaire transmis aux parlementaires, la création d'un « fonds de garantie de l'information indépendante, du savoir et de la création ». Ce dernier serait alimenté par une contribution universelle, affectée au financement des médias publics, dont le montant serait progressif en fonction des revenus de chacun, afin de garantir aux citoyens l'accès à la création et à une information fiable à la télévision, à la radio, sur les plateformes et les réseaux sociaux. La sénatrice Sylvie Robert a déposé une proposition de loi prévoyant un système de financement similaire à notre revendication. Le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel insistent sur le rôle fondamental de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Média Monde, Arte et l'INA) et sur la nécessité d'un financement – pérenne, indexé sur l'inflation – et de moyens à la hauteur de ses missions. Ainsi, il se doit de remplir des fonctions essentielles d'éducation et d'information indépendante et fiable, face, notamment, aux défis de la désinformation et de la concentration des médias. C’est tout l'écosystème de la production audiovisuelle et du cinéma qui dépend du bon financement de l’audiovisuel public. Pour les mêmes raisons d'indépendance et de pluralisme de l'information dans les différentes composantes de l'audiovisuel public, nous rejetons toute velléité de ressortir des cartons la loi de fusion-holding, dont l'examen a été mis entre parenthèses par la dissolution de l'Assemblée nationale. Le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel demandent également que l'audiovisuel public soit protégé par la Constitution. Une garantie d'autant plus nécessaire à l'heure où l'extrême droite souhaite sa privatisation, c'est-à-dire sa disparition. Nous ne voulons plus entendre parler, non plus, des plans d'économies et autres « synergies » qui sévissent depuis plus de dix ans et ont fortement abîmé l'audiovisuel public : suppressions massives de postes, disparition des éditions nationales sur France 3, conditions de travail indignes pour les correspondants à l'étranger, recours massif à la sous-traitance, multidiffusions au détriment des créations originales… C’est bien d’un audiovisuel public, fort, financé et protégé dont ont besoin les citoyens et que le SNJ-CGT et le SNRT-CGT Audiovisuel défendront sans relâche.
Paris, le 23 octobre 2024
SNJ-CGT 263, Rue de Paris – Case 570 – 93514 MONTREUIL CEDEX Tél. : 01.55.82.87.41– www.snjcgt.fr – c ontact@ s njcgt.fr
SNRT-CGT Audiovisuel France Télévisions – Pièce V2839 – 7 esplanade Henri de France 75907 PARIS Cedex 15 Tél. 01.56.22.87.41 / 06.80.13.40.82 – w ww.snrt-cgt-audiovisuel.org
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Rachida Dati - Démissions !
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Rachida Dati défraie la chronique pour ses propos provocants, ses agressions verbales ou les affaires qui éclatent au tribunal ou dans la presse. Elle est partout sauf à l’endroit où nous attendons une ministre de la Culture. Mise en examen depuis 2021 pour "corruption" et "trafic d’influence", accusée d’avoir fait du lobbying au Parlement européen pour Renault-Nissan contre 900 000 € d’honoraires. Accusée par le quotidien Libération d'avoir réalisé une déclaration de patrimoine erronée à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique en omettant 420 000 € de bijoux. Accusée également de corruption par l’émission d'investigation Complément d’enquête, pour des faits de même nature que l’affaire Renault-Nissan à hauteur de 299 000 € de 2010 à 2011 pour GDF Suez (devenu Engie) sans les déclarer au Parlement Européen. Menaçante à l’égard de Patrick Cohen dans l’émission "C à vous" lorsque ce journaliste professionnel évoque ces nouvelles accusations de corruption. Méprisante à l’égard des artistes qui ont pris la parole aux Molières pour dénoncer les coupes budgétaires dont sont coupables le gouvernement avec le soutien de Madame Dati et qui asphyxient le service public du spectacle vivant. Multipliant les mensonges pour justifier la réforme de l’audiovisuel public et nier l’existence des coupes budgétaires dans tout le secteur culturel, que l’ensemble de nos organisations syndicales dénoncent depuis des mois. Depuis des mois, nous interpellons la ministre sur les effets catastrophiques des coupes budgétaires pour nos professions du spectacle. Nulle autre action de sa part qu'un déni méprisant. Rachida Dati n'apporte aucune réponse contre l'assèchement des collectivités locales et les coupes budgétaires qui massacrent le secteur culturel. Elle n'a pas plus de réponse pour préserver le budget de son ministère qui fond à vue d'œil. Depuis des mois, nous dénonçons les effets délétères de sa réforme de holding qui va fragiliser l’audiovisuel public alors même que l’extrême droite poursuit son ascension avec le soutien de milliardaires tels que Bolloré et Stérin. Dati n’en a que faire. Elle veut une réforme qui porte son nom coûte que coûte même si c’est avec les voix du Rassemblement National. Seul son intérêt personnel et le soutien au secteur privé comptent. Elle s'est encore illustrée récemment en faisant le choix d'exclure les organisations syndicales représentatives des artistes d'une concertation laissant le champ libre aux représentants de la Tech. Les conditions de cette concertation n'ont pour but que de brader nos droits. C'est inacceptable ! La crise est là dans nos secteurs et résulte très largement des choix politiques de ce gouvernement, et de sa volonté de casser les services publics et de favoriser une partie du secteur privé. Elle touche l’intégralité de nos professions, le spectacle vivant, l’audiovisuel public, mais aussi, la production audiovisuelle, cinématographique, le film d’animation, les arts visuels et l'enseignement artistique. Nos professions sont en attente de réponses urgentes. Le gouvernement et le Président de la République, ne peuvent ignorer plus longtemps le comportement de Madame Dati ni les lourds griefs susceptibles de qualification pénale qui pèsent sur sa personne. La fonction de ministre de la Culture est entachée. Nous voulons un⸱e ministre au rendez-vous des enjeux qui traversent nos professions. Nous voulons un⸱e ministre respectueuse. Nous voulons un·e ministre au-dessus de tout soupçon de collusion avec le secteur privé.
Rachida Dati doit partir.
Paris, le 24 juin 2025
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Déclaration de la CGT CSE Central du 4 mai 2026
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Le rapport Alloncle va être publié ce jour ou demain. Nous n’avons pas encore les détails mais nous savons déjà qu’il s’agit d’un brûlot à charge. Au-delà des propositions de réduction du périmètre qui ont un goût rance, nous ne sommes pas dupes du fait que tout cela n’a qu’un seul but : affaiblir l’Audiovisuel Public pour servir les ambitions hégémoniques de la médiasphère de Bolloré. Nous notons d’ailleurs qu’une plainte a été déposée contre le rapporteur de la commission d’enquête suite aux révélations sur un lobbying de Lagardère Médias auprès des députés membres de la commission d’enquête, à coup de suggestions de questions prémâchées. Inquiétant également, le rapporteur s’appuie sur la position de certains syndicats de France Télévisions pour décréter que les salariés soutiennent sa démarche. Nous rappelons ici qu’en ce qui concerne la CGT, 1er syndicat de l’entreprise, nos positions sont claires vis à vis de l’extrême-droite dont nous voyons chaque jour un peu plus le vrai visage, notamment vis à vis de France Télévisions. La transparence est une nécessité, dans l’information et dans notre gestion mais cela ne sert à rien sans l’objectivité et la rationalité des analyses. Le rapport n’a qu’un seul but, salir notre entreprise, et ses salariés, pour l’affaiblir et s’assurer la mainmise dessus le moment venu. Un scenario à la Orban, voilà le véritable objectif et nous nous y opposerons sans relâche. La ministre de la Culture appelle à l’impartialité de l’Audiovisuel Public. N’est-ce pas déjà le cas ? N’est-ce pas dans sa raison d’être et ses missions ? La direction a introduit l’année dernière dans le règlement intérieur de l’entreprise une clause de neutralité sur les aspects politiques et religieux. Cela s’applique en principe à toutes et tous, sauf... au cas par cas à l’appréciation de la direction. Nous constatons que de nombreuses dérives sur nos antennes restent sans réponse à ce jour. La ministre annonce également vouloir relancer un projet de réforme de l’Audiovisuel Public. Dans le contexte et après les épisodes précédents, cela interroge. S’agit-il de repartir pour un tour vers un projet de holding ou de fusion ? Des projets de Contrats d’Objectifs et de Moyens (COM) seraient proposés d’ici le mois de juin. Effet d’annonce ? Sur quels objectifs stratégiques ? Tout cela n’est-il pas une simple diversion pour donner des gages à Alloncle et ses amis du RN et de l’UDR qui ne rêvent que de détruire l’Audiovisuel Public en le transformant en média d’État à la solde du pouvoir ? Ce rapport risque avoir un effet aggravant pour la situation des salariés de l’audiovisuel public, en lançant une surenchère des propositions de réformes austéritaires et démagogiques. Or, les travailleuses et travailleurs de France Télévisions subissent déjà la violence des économies qui dégrade leurs conditions de travail, ils vivent très mal ce bashing qui dure depuis des mois. La projection dans l’avenir est inquiétante, la visibilité stratégique et économique reste particulièrement floue. Il est temps que la direction de cette entreprise donne des perspectives au corps social, qu’elle le rassure. Si l’État est défaillant, à la direction d’imposer une vision. Sur l’exemplarité par exemple, il serait temps de s’interroger sur la différence de traitement entre les salariés de la base et les cadres supérieurs, sur les recasages dans des postes sur mesure et des placards, sur les niveaux d’indemnités de départ dans le cadre de transactions. Sur l’externalisation importante des programmes qui nourrit des rentes et affaiblit la production et la fabrication internes à l’entreprise. Les sujets sont nombreux. Les salariés comme leurs élus ont besoin de clarté et de transparence. Les projets Streaming first et Genesys sur lesquels nous sommes consultés sont un bon exemple de l’absence d’analyse du travail réel et d’évaluation des impacts dans la conduite des projets à France Télévisions. Ce que nous déplorons et dénonçons. L’intelligence artificielle a fait une entrée fracassante dans l’entreprise. Quelques projets ont été déployés. Le CSEC a mis un coup d’arrêt en 2025 au déploiement généralisé sans consultation des instances et un accord de méthode a été négocié depuis. Une multitude de projets a fleuri et nous serons amenés à échanger sur ce sujet dans les prochaines semaines. Ces projets vont questionner l’intégralité de nos métiers, le fond et le sens de notre travail, y compris sur les aspects éthiques et environnementaux. La question des gains de productivité va rapidement apparaître et nous devrons avoir une discussion sur son partage avec les salariés, que ce soit en termes de temps de travail que de rémunération. Pour clore de tableau mirifique, la négociation de l’accord collectif. Elle avance très lentement. Nous ne sommes peut-être plus très loin d’un premier accord sur la question des indemnités de licenciement en cas de plan social. Mais la posture de rabotage des droits des salariés, omniprésente côté direction, est insupportable. Quid des indemnités en cas de licenciement individuel pour inaptitude ou insuffisance professionnelle ? La direction est-elle à ce point cornaquée par le Contrôle d’État et donc Bercy, qui pilote la négociation en sous-main ? Si ces gens dictent la ligne à l’équipe de négociation de la direction, nous demandons qu’ils soient partie prenantes des réunions et qu’ils viennent rendre compte, entendre les représentants des salariés, nous dire en face pourquoi il faut raboter les droits sociaux. Il est temps de rééquilibrer les choses en prenant en compte les salariés. Ce sont eux qui font le service public de l’audiovisuel.
Paris, le 4 mai 2026
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL Des 10-11 février 2026
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Un nouveau DRH en observation
1er CSE Central pour le tout nouveau DRH de France Télévisions, Olivier Guigner, qui a même été amené à présider l’instance dès le 1er jour en l’absence de Delphine Ernotte. Il s’est dit « honoré d’intégrer France Télévisions, un groupe singulier », affirmant : « Je crois aux valeurs du service public ». Olivier Guigner se présente comme « quelqu’un qui a des valeurs », pour qui « l’honnêteté intellectuelle est quelque chose d’important », tout comme « le débat, l’écoute, les idées » : « je crois à l’intelligence collective pour avancer ». Nous jugerons. Il a retracé brièvement son parcours, « construit sur des sujets de conduite de changement ». Il a répété à plusieurs reprises qu’un de ses « marqueurs » était de « travailler sur l’expérience collaborateur », sur la « performance de la fonction RH, facilitatrice, au service des collaborateurs ». Vaste sujet. Il a auparavant travaillé sur des accords de gestion de l’emploi « offensifs » ou « défensifs », affirmant la nécessité de préserver « l’employabilité de nos collaborateurs ; qu’ils puissent avoir un emploi sur un marché qui se tend ». De son côté, la CGT lui a souhaité la bienvenue à sa manière : voir le liminaire. Olivier Guigner a répondu en confiant qu’il avait eu un parcours de sportif de haut-niveau : « je sais maintenir le cap, même en zone de turbulences. Si je suis venu ici, c’est que j’avais bien compris l’enjeu et le défi ».
Revue de personnel à la filière RH : retour d’expérience
La direction des ressources humaines souhaite déployer des revues de personnel dans les différents secteurs de l’entreprise. Elle a commencé par tenter l’expérience au sein de la filière RH. Selon la direction, la revue de personnel est un outil utilisé dans d’autres entreprises pour faire un état des lieux des compétences ou des difficultés au sein des collectifs. Cela sert, nous dit-on, à « enrichir les parcours professionnels » et à « sécuriser les organisations ». Cette revue est censée identifier les postes à compétences critiques (celles dont on ne peut se passer), les personnes à potentiel d’évolution (débutants ou confirmés) et les personnes en difficulté. Dans son retour d’expérience, la DRH se borne à dire que l’expérience a été très enrichissante, s’est faite dans la bienveillance, dans l’écoute et dans la collégialité. En revanche, aucun chiffre, aucune statistique permettant de dresser une forme de cartographie de filière, et ce, malgré les engagements pris au printemps dernier. A l’oral, pressée par les élus, Béatrice Le Fouest, la directrice des parcours professionnels, évoque environ 10 personnes à compétences critiques sur une filière RH de 300 salariés. Et « 5-6 personnes en difficulté ». À France Télévisions, le nom même de la revue de personnel est entaché du souvenir de la fameuse affaire du fichage de 2014-2015, de triste mémoire, qui a valu à France Télévisions d’être condamnée à de multiples reprises, jusqu’en Cassation. Les élus CGT ont rappelé que vu la situation de notre entreprise, un tel exercice était une source d’inquiétude énorme pour les salariés, qui redoutent que ce soit un outil de mise au ban et de licenciement de ceux qui ne seraient pas jugés assez productifs.
Formation professionnelle
Le plan de formation prévoit un budget de 6,7 M€, en baisse de 600 000 euros par rapport à 2025. Dans le plan, la moitié du budget est consacrée à l’adaptation aux outils. La direction de l’UFTV déplore qu’il soit plus compliqué de mobiliser les managers et les salariés sur des formations plus cœur de métier, qui sont moins considérées dans l’urgence du quotidien. La direction dit travailler sur l’amélioration des retours faits aux salariés sur leurs demandes de formation. D’après le directeur de l’Université France Télévisions, des retours sont déjà faits aux managers par le service formation, mais apparemment, derrière, ça ne suit pas. Un nouvel outil de gestion de la formation est en cours de déploiement sur MonKiosque, il permettra d’envoyer aux salariés des retours systématiques et argumentés sur les refus ou acceptations de formations. Le nouvel outil permet déjà d’accéder au catalogue ou à son historique de formation. Dans une entreprise en constante transformation comme la nôtre, on ne compte qu’une vingtaine de reconversions par an. La direction l’explique par le fait que cela nécessite un accompagnement « ultra-individuel ». En faire plus nécessiterait d’avoir plus de prospective ; on sait que ce n’est pas le fort de France Télévisions… Selon la direction de l’UFTV, il y a un fort taux de réussite sur les reconversions mais le principal frein est la non-mobilité géographique. Les orientations et le plan prévisionnel de développement des compétences, sont les 1ères étapes de la politique sociale de l’entreprise. Les élus ont confié à leur expert le soin d’analyser ce plan et de les éclairer. Voir le compte-rendu de la commission emploi-formation.
Bilan social
En ce début d’année 2026, les élus étaient consultés sur le bilan social… 2024. On est totalement hors des clous, puisque les élus auraient dû être consultés au plus tard au mois de mai 2025. Dans leur avis argumenté, les élus du CSEC ont principalement insisté sur la nécessité de revenir au calendrier légal, afin que les préconisations des élus soient au plus près de la réalité de l’entreprise. Voir l’avis des élus sur le bilan social.
Bilan logement
Aujourd’hui, la politique du 1% logement est défavorable aux grandes entreprises comme la nôtre. Toutes les entreprises doivent cotiser à un seul et unique organisme : Action Logement, dans une logique de solidarité nationale. Malheureusement, derrière, les salariés de France Télévisions ne sont que rarement considérés comme prioritaires, face à des salariés aux revenus inférieurs. Il y a eu 25 attributions de logements en 2024. Partant de ce principe, les salariés de France Télévisions s’auto-censurent et le service logement interne reçoit peu de demandes. Il y en a actuellement 190, mais toutes ne sont pas actives. Certaines servent juste à se mettre dans la file d’attente pour faire grimper ses points priorité. Karine Poulard qui en a la responsabilité incite au contraire à déposer des dossiers, sinon c’est contre-productif. Des actions de communication ont commencé à se mettre en place au Siège ou dans les réseaux. Les élus du CSEC ont pris acte de cette politique.
Politique de prévention des risques professionnels
Même si les choses ont progressé (on partait de tellement loin), la politique de prévention des risques professionnels de France Télévisions reste largement inefficace et l’entreprise fait mine de répondre à ses obligations légales sans logique et sans cohérence. Dans leur avis, les élus ont fait un grand nombre de propositions, notamment pour revoir largement l’articulation entre les documents de la prévention, afin d’asseoir un politique efficace, en mesure de porter ses fruits. Voir l’avis du CSEC sur les Papripact et les rapports annuels santé, sécurité et conditions de travail (SSCT).
Avis global des élus sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi
Voir l’avis global des élus sur la politique sociale de France Télévisions pour l’année 2025.
Genesys : une révolution au sein des régies du Siège
La direction a lancé l’information/consultation du CSEC sur le projet Genesys qui vise à transformer les conditions de production et de fabrication dans les régies du Siège de France Télévisions. Il s’agit avant tout d’un projet de productivité et d’économies. Il vise à supprimer 36,5 ETP de techniciens d’ici à 2030, en faisant passer le nombre de salariés en régie de 19 à seulement 8. Pour ce faire, il table sur le non-remplacement des départs en retraite dans différents métiers, et cela dès cette année. Cette évolution s’accompagnera d’une transformation des métiers. Deuxième intention du projet : disposer d’outils techniques plus flexibles. Actuellement chaque régie est liée à un plateau. L’idée à terme est de disposer d’un hub technique permettant de relier des « salles d’exploitation » (on ne dit plus régie dans le nouveau monde) à n’importe quel plateau, grâce notamment à la technologie IP 2110 et les serveurs dans le cloud. Cette technologie généralise la remote prod (ou prod télécommandée). Il y aurait 3 salles d’exploitation, chacune avec sa spécialité : une salle JT info / magazines d’info, une salle chaine d’info en continu (Franceinfo) et une salle d’exploitation modulable pour les habillages d’antenne et autre. Entre ces salles, un certain nombre d’équipements et de fonctionnalités seront mutualisés (cockpit vision/prise de vue, cockpit lumière, cockpit supervision…). Le projet doit s’accompagner d’une restructuration immobilière du niveau zéro, afin de regrouper les loges des invités et de maquillage. Plus de 300 salariés sont concernés par ce projet : 209 CDI et une centaine d’intermittents (117 ont travaillé dans les régies en 2025). A ce stade, le projet ne détaille aucune étude d’impact et le plan d’accompagnement des salariés impactés est inexistant. En outre, le projet prévoit de transférer au sein des moyens du Siège de la Fabrique, les 19 salariés du studio virtuel du Pôle Outre-mer. Soi-disant, le collectif de techniciens sera préservé, il sera planifié prioritairement sur les programmes ultramarins et gnagnagna. De belles promesses, qui ont été faites en son temps aux techniciens de France 3 Paris Ile de France au moment du transfert de Vanves au Siège. On a vu le résultat… Les élus du CSEC ont désigné le cabinet Syndex pour expertiser ce projet et analyser notamment ses impacts sur l’emploi et les conditions de travail. Voir la désignation d’expert.
Paris, le 16 février 2026
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