La Gazette des RP et élu·es du Siège - mai 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports
Soyons ambitieux !
C’est devenu tendance de détester France Télévisions. Et ce n’est pas le nouveau casting de « L’Heure de vérité » qui va nous aider à redorer notre image bien amochée par la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public. Un constat : notre grande maison fait encore rêver. Ça fait chaud au cœur de voir tous ces confrères et consœurs qui lorgnent sur les pupitres de « L’heure de vérité » ! Eh bien ouvrons leur les portes du grand rendez-vous politique ! Invitons les talents de Radio France, du réseau France 3, des stations d’Outre-mer, de la PQR, du Monde, de L’Humanité, de Libération, de StreetPress, de Blast ou encore de Médiapart, sans oublier nos collègues de la rédaction nationale ! Il n’y a pas que les plumes du Figaro et les « fils et filles de » capables de poser des questions pertinentes aux candidats à la présidentielle de 2027 ! Et puisqu’il est de bon ton de se réformer, relevons le défi ! Osons changer tout ce qui ne tourne pas rond à France Télévisions, comme cette loi implacable du casting qui plombe nos antennes. Arrêtons avec cet entre soi, ces nominations par cooptation, pour quel résultat ? Une bande de potes qui commande des sujets sans queue ni tête. Exemples : les chaussettes personnalisées, le relooking de sa cuisine quand on est fauché, l’utilité d’avoir des poules, j’ai un arbre qui pousse devant mon balcon et qui m’empêche de voir la mer ! Trop de journalistes de la rédaction nationale ont mis leur cerveau sur pause, las de proposer des reportages qui finissent à la poubelle. Abordons enfin les sujets qui racontent des histoires de solidarité, de fraternité, d’excellence, d’innovation, arrêtons de monter les Français les uns contre les autres en entretenant la peur. Ouvrons nos rédactions à la diversité. Cessons d’afficher ces belles ambitions juste le jour de la conférence de presse de rentrée. Passons aux actes. Faisons venir dans les rédactions des journalistes issus des cités, de la ruralité, des zones périurbaines. Mettons de la couleur à l’antenne, sur les plateformes numériques et pas seulement sur franceinfo ou sur Télématin. Mettons de la diversité au 13h et au 20h ! Les Français attendent de nous du changement. Montrons-leur que nous en sommes capables. Prouvons-leur qu’ils ont eu raison de croire en nous toutes ces années. Redonnons-leur à voir un service public digne d’intérêt ! Ne ratons pas ce nouveau rendez-vous à l’heure du « Streaming First ». Retrouvons nos valeurs, celles qui nous ont fait choisir un jour de travailler sur le service public : la liberté d’expression dans le respect de l’autre, la laïcité, l’égalité, la fraternité. Soyons ambitieux !
Ce mois-ci dans la Gazette :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du jeudi 7 mai 2026 Membres de la DRH : Frédéric Debains, Aurore Gauvain, Laetitia Naciri. Membres de la Direction de l’information : Julien Duperray, Nicolas Marut, Romain Messy. Représentante de proximité CGT : Cécile Laronce.
Rédaction nationale
Les salariés de France Télévisions ont appris dans la presse qu’Eugénie Bastié fera partie du casting de l’émission politique « L’Heure de vérité ». La journaliste du « Figaro », chroniqueuse à « Europe 1 » et intervenante régulière sur « CNews », rejoint France 2 pour interviewer les candidats à la présidentielle 2027 avec Marc-Olivier Fogiel et Benjamin Duhamel. Suite à cette annonce, les élus veulent savoir si Eugénie Bastié fait partie de la rédaction ? Son ancrage à l’antenne estampillé droite extrême catholique sera-t-il contrebalancé par l’arrivée d’intervieweurs issus par exemple du journal « L’Humanité », pour avoir un panel d’opinion dans les émissions ? La direction opère-t-elle un changement de politique éditoriale ? La direction de l’information répond que ce dossier relève d’une autre direction. Ce manque de transparence est symptomatique d’une hiérarchie en roue libre, voire en panique, ne sachant plus à quel saint politique se vouer.
Les journalistes de plusieurs services de la rédaction nationale ont appris qu'ils seraient sollicités pour des remplacements ponctuels dans les bureaux de région de France 2. Cette nouvelle les a beaucoup surpris et inquiétés. De quels remplacements la direction parle-t-elle exactement ? De quelles durées ? Seront-ils obligatoires ou sur la base du volontariat ? Donneront-ils lieu à des primes ? A des frais de mission ? Les élus sont très surpris par cette annonce brutale qui ne tient aucun compte des situations particulières des salariés. Pas plus que de l'affectation stipulée sur leur contrat. Les remplacements envisagés modifieraient le rythme et la nature de leur travail ainsi que leur équilibre vie personnelle / vie professionnelle. France TV est contrainte à des économies importantes, mais elles ne se feront pas au détriment de la santé des salariés. La DRH met en avant un volet juridique : les contrats de travail des journalistes stipulent que pendant l’exécution de leur contrat de travail le contractant pourra être amené à effectuer des missions en France ou à l’étranger. Les bureaux des régions font partie de la rédaction nationale. Il n’existe aucun frein contractuel pour demander à des journalistes d’effectuer des missions en région. La direction de l’information ajoute que ce sera au cas par cas. On n’oblige personne à passer 3 jours dans un bureau si un journaliste ne peut pas partir 3 jours. Ça vise à faire des économies d’ETP (équivalent temps plein). Parmi les personnes sollicitées, le premier critère c’est la compétence. Être correspondant en région requiert une autonomie totale. Il faut être à l’aise en direct, savoir travailler en équipe décentralisée, faire des montages. L’idée est de demander ponctuellement à chaque service d’effectuer un remplacement de 3 à 5 jours pas plus. Si un journaliste veut faire un remplacement plus long c’est possible. Selon la direction, éditorialement parlant ce n’est pas inintéressant. Par exemple pour la CDD du service Culture envoyée 3 semaines à Poitiers, ça lui permet de développer de nouvelles compétences, de travailler en autonomie en bureau décentralisé. C’est une demande qui s’adresse principalement aux rédacteurs. Comme l’a indiqué un communiqué de la CGT de FTV (lire ici le communiqué 📎), les RP précisent que le remplacement des correspondants en région ne peut se faire que sur la base du volontariat, comme le stipule l’accord collectif de l’entreprise 3.12 (page 28). Frais de mission et déplacement : La mobilité géographique relève d’un choix du salarié. L’entreprise se porte garante du respect des dispositions légales encadrant les conditions d’exercice de la mobilité géographique. Les mobilités dites de mission pour renfort ou remplacement temporaire se font sur la base du volontariat.
Les correspondants de la rédaction nationale (F2) en région se plaignent à nouveau d’une surcharge de commandes, émanant pour l’essentiel de l’édition du 13h. Notamment le vendredi, une liste de « courses » pouvant aller jusqu’à une dizaine de sujets pour la semaine suivante, sans compter d’autres demandes qui arrivent par la suite. Cette surcharge est insupportable pour les équipes, nous l’avons déjà signalé à plusieurs reprises. L’édition et le service des régions peuvent-ils alléger cette charge mentale qui plombe les journalistes qui ne savent pas comment prioriser ? Peut-on revenir à un volume raisonnable de demandes ? La direction assure en avoir parlé avec l’édition et avec le service du bureau des régions. Il ne faut pas que des sujets tombent en rafale, sauf si c’est priorisé. On pourrait dire la même chose du 20h. Le directeur de la rédaction nationale admet que 10 reportages c’est beaucoup, deux ce n’est pas beaucoup. Il faut prioriser. Et il ne faut pas que ça repose toujours sur les mêmes bureaux. Il faut avoir 3 jours pour travailler sur un dossier hors news.
Les journalistes affectés au siège observent que leurs confrères et consœurs qui travaillent comme correspondants à l'étranger sont de plus en plus sollicités pour des tournages dans des pays éloignés de leur capitale d'affectation. Par exemple Bruxelles tourne à Oslo, Londres au Groenland. Pourtant, les vols depuis Paris vers Oslo ou Nuuk ne sont pas plus longs. Et les sujets traités relèvent parfois de spécialisations suivies par des journalistes à Paris (climat, industrie...). Comment la direction justifie-t-elle cette organisation de travail qui prive les rédacteurs et JRI du siège de missions intéressantes qui peuvent relever de leur expertise ? Ce choix est-il purement économique, car les bureaux à l’étranger font appel à des JRI monteurs ? Et comment la direction justifie-t-elle le choix de confier certains de ces reportages à des salariés extérieurs à France Télévisions (prestataires, auto-entrepreneurs) ? La direction assume ses choix. Ce n’est pas qu’économique. C’est le correspondant à l’étranger qui propose des missions. Oui la sphère des bureaux ne s’arrête pas aux frontières du pays d’affectation.
Plusieurs journalistes de France Télévisions ont été arrêtés et maltraités par la police aux Émirats lors d’un reportage sur la guerre en Iran. Comment ont-ils été accompagnés à leur retour à Paris ? Ont-ils bénéficié d’un suivi médical et psychologique ? La direction explique qu’ils ont pris attache avec la cellule dédiée. Chacun a ouvert un dossier. Certains ont préféré consulter un professionnel de santé qui ne relève pas du dispositif proposé par France Télévisions. Il n’y a pas d’alerte spécifique sur l’état de santé de ces journalistes.
La direction compte-t-elle agir et respecter ses engagements de reclassement des salariés en détresse de ICI qui ont vu leur JT disparaître le 26 janvier dernier ? Pendant un an les salariés ont attendu des réponses en vain… Aujourd’hui des salariés sont promenés de poste en poste, de test en test, avec des formations au fil de l’eau… Au total des mois de stress. Depuis le 26 janvier, toujours pas de propositions constructives, aucune affectation, aucun avenant signé, envers quatre 4 salariés de ICI qui pourtant redoublent d’efforts et montrent leur bonne volonté. Les salariés ont le sentiment de ne pas exister car ils ne figurent sur aucun planning. Ils ne peuvent rien projeter. Leur vie privée est impactée. Une salariée parle de déqualification « je fais le même travail qu’à mes débuts à France Télévisions. Je suis dégoûtée. » Mais que fait la DRH ? Les RP attendent des résultats concrets dans le respect des personnes. La déqualification n’est pas une option. Qui va enfin prendre en main sérieusement ce dossier et répondre au mieux aux demandes des salariés qui ne demandent qu’à travailler ? La direction assure qu’elle travaille en permanence sur ces dossiers. Aujourd’hui sur 11 salariés, il reste selon elle 3 situations à régler :
Les RP insistent sur la nécessité de donner à ces salariés la possibilité d’évoluer professionnellement. La déqualification ne doit pas exister.
Mais quelle mouche a piqué le rédacteur en chef du 20h le mercredi 15 avril ? Hurlements, hystérie, c’est ce que dit avoir subi une documentaliste de la photothèque encore traumatisée par cet échange unilatéral. Ce soir-là Jordan Bardella était l’invité du 20h. Les documentalistes de la photothèque devaient fournir des illustrations pour habiller le plateau. Un travail d’équipe réalisé consciencieusement mais visiblement pas au goût du rédacteur en chef qui a décroché son téléphone pour le faire savoir. La documentaliste qui a répondu à l’appel en a pris pour son grade, sans aucune retenue de la part du chef dans un déchaînement de violences verbales. Selon lui les photos mises dans le Media flow étaient nulles alors que ces photos avaient été validées par le réalisateur du 20h. Au milieu du flot ininterrompu de reproches la documentaliste n’a pas réussi à dire un seul mot. Résultat, elle n’en dort plus et vient travailler avec la peur de revivre cette relation difficile avec ce rédacteur en chef dont les exigences sont formulées de façon inappropriée. Les RP rappellent la nécessité demandée en atelier DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), d’organiser au plus vite avec tous les services et éditions une réunion avec les documentalistes pour apprendre à leur parler avec respect. Ils demandent un recadrage ferme du rédacteur en chef dont l’attitude est inacceptable afin que cette situation ne se répète pas. A noter : le 27 mars, lors d’une réunion de travail entre la direction et des documentalistes représentant le collectif, la direction a pris cet engagement : « Travailler avec la direction de l’information pour améliorer le comportement des journalistes vis-à-vis des collaborateurs de la médiathèque, lors de leurs demandes de recherche. » Le résultat est loin d’être probant ! L’obligation légale de sécurité des salariés ne semble pas être un concept acquis. La direction en a parlé avec le rédacteur en chef qui dit avoir exprimé son mécontentement de manière ferme mais professionnelle. La direction lui a expliqué qu’on peut être exigeant mais dans le respect quand on a des échanges avec différents salariés. Après consultation avec la cheffe des documentalistes, l’idée c’est d’avoir un cadre pour les documentalistes et l’édition pour le choix des photos.
Au service société, selon l’accord collectif, c’est interdit mais la cheffe persiste et signe dans une ambiance devenue délétère. Les salariées qui se sont vu refuser leurs vacances à Noël 2025 se voient une nouvelle fois refuser leurs vacances d’été 2026. Quatre femmes seniors force de proposition dans le service, privées de vacances au mois d’août : quatre semaines réduites à deux, ou trois semaines réduites à une. La cheffe fait fi de l’accord collectif qui prévoit : « Les salariés à qui il aurait été refusé une demande de congés seront prioritaires lors des demandes suivantes. » (Accord collectif 3.8.3 Conditions de prise de congés, p.211). Ces mêmes managers qui refusent les vacances en ne respectant pas l’accord collectif, s’octroient généreusement toutes les vacances scolaires. À la suite de cette décision, les RP dénoncent un non-respect de l’accord d’entreprise, une injustice organisationnelle et une détérioration des relations interpersonnelles au service société. Un bel exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire, ou comment décourager les bonnes volontés. La direction rappelle que la planification des dates de congé des journalistes relève de la responsabilité de l’employeur de manière à préserver le fonctionnement normal des services. Elle tend à préserver le bon fonctionnement du service en tenant compte de la situation de famille. La direction doit s’assurer de l’équité entre chaque journaliste des services concernés quant à la détermination de la prise de congés. La direction reconnaît une maladresse de la part de la cheffe de service qui a refusé par mail les vacances de ses salariés la veille de sa prise de congés.
Qui appeler en cas de problème lors d’une liquidation de frais de mission ? C’est le flou total. Merci d’identifier un référent pour les personnes ayant besoin d’un renseignement pour remplir correctement les frais. La direction affirme que le service « comptable missions » peut apporter des réponses aux salariés pour réaliser leurs notes de frais. Les demandes doivent être adressées par mail à l’adresse suivante :
Les personnes n’ayant pas la carte Corporate se retrouvent encore trop souvent dans le rouge bancaire à cause des délais de remboursement. C’est inacceptable, notamment pour les jeunes journalistes et PTA. Les représentants syndicaux aimeraient que ces délais soient raccourcis. Peut-être avec une deadline à 2 semaines pour ceux qui n’ont pas la carte Corporate. Y a-t-il un moyen par exemple d’intégrer à Concur un petit signe distinctif pour le remboursement des frais des personnels précaires ? La direction répète que la carte Corporate est la solution proposée à tous les salariés permanents qui peuvent faire le choix de ne pas y souscrire. L’ensemble des personnels non permanents est éligible aux avances de frais au moment de la création de l’ordre de mission (les virements ont lieu les mardi et jeudi). Selon la direction les délais de remboursement sont notoirement courts entre la validation de la note de frais et le paiement. Il est toujours possible de demander au chef de service une prise en compte rapide de la note de frais.
franceinfo TV
Le service programmation de franceinfo TV nous signale qu’il y a désormais une limite de 2 invités par demi-heure d’antenne et que les taxis sont limités à 35 euros maximum par course. Les salariés de ce service indiquent qu’ils ne peuvent donc pas faire venir des experts qui seraient situés plus loin que le 13e arrondissement côté Est, avec des limites similaires côté Ouest. Cette restriction vient à nouveau pénaliser franceinfo TV par rapport aux autres chaînes d’information en continu, qui en plus de ne pas limiter les courses de taxi paient souvent leurs experts pour qu’ils viennent en plateau. La direction assure qu’on ne limite pas le nombre d’invités à 2 par demi-heure d’antenne, mais depuis le 15 avril on fonctionne différemment pour limiter les frais de taxi. Quand on traite un thème on a l’anchorman et quatre personnes en plateau dont un de nos spécialistes salarié de FTV. La direction souhaiterait qu’un invité sur trois soit interviewé en QuickLink (visio) pour des raisons budgétaires. Après 3 semaines d’application des nouvelles règles on a déjà 33 % de frais de taxi en moins. On demande aux invités politiques de l’Assemblée ou du Sénat de payer leurs frais de taxi car ils ont une enveloppe parlementaire. On préfère garder le budget pour envoyer des équipes à l’international. C’est donc la raison pour laquelle on a voulu mettre en place cette règle, sachant qu’un QuickLink ne dégrade absolument pas l’antenne. « Cela permet de cristalliser un moment avec un invité ». Cela oblige aussi à être plus anglé avec un invité et depuis le Covid c’est accepté. Sur franceinfo 50 invités passent chaque jour à l’antenne. Après 3 semaines de changement on a 33 % de frais de taxi en moins. On a observé que certains invités qui assurent 20 mn d’antenne coûtent 250 euros en frais de taxi, car ils habitent à l’autre bout de l’Ile-de-France. franceinfo s’autorise à payer 80 euros aller-retour pour 80 % des invités. Et pour les 20 % d’invités qui dépassent ce montant, on va désormais le faire en visio ou demander aux invités de venir par leurs propres moyens. Au besoin on peut leur fournir une entrée parking. Les RP s’interrogent : la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public est-elle à l’origine de cette nouvelle politique en matière de taxi ? La direction répond qu’elle n’a pas attendu la commission d’enquête pour comprendre que ces frais étaient problématiques. Par ailleurs il faut savoir que 60 % des frais de taxi concernent les salariés. Les RP demandent si d’autres économies sont envisagées. La direction dit réfléchir à limiter les frais de production externe.
franceinfo TV a longtemps été une rédaction qui avait bonne réputation au sein de France Télévisions. On en parlait comme d’une rédaction exempte de toute violence verbale et où l’esprit d’équipe régnait. Sous la précédente direction de l’information, de nouveaux chefs issus de France 2 sont arrivés sur la 16, et y ont importé leurs méthodes de management toxique. Des reporters de terrain, des deskeurs et des chroniqueurs se font maltraiter dans leur quotidien. Cette maltraitance est protéiforme. Elle peut intervenir via un sms pour dégager un chroniqueur de l’antenne, elle peut se manifester lors d’un entretien annuel avec un flot de reproches, elle peut se traduire dans l’iniquité de l’organisation du planning des deskeurs ou des infographistes, ou lors des missions sur le terrain quand le directeur de la rédaction appelle lui-même les journalistes pour les tancer juste avant des directs. La violence et l’iniquité de traitement sur franceinfo n’a que trop duré. La direction compte-t-elle en finir avec le mangement toxique sur franceinfo pour se concentrer sur l’essentiel : l’éditorial ? La direction est formelle, elle n’a constaté aucun management toxique. S’il existait il serait combattu, cela ne doit pas exister. Le directeur de la chaîne affirme ne pas avoir observé de comportements toxiques ; par ailleurs il estime qu’il ne faut pas s’empêcher de dire à quelqu’un « je pense que tu peux t’améliorer sur tel point », refuser de dire les choses ça ne permet pas aux professionnels de progresser. La direction fait remarquer qu’elle souhaite que les rédacteurs en chef communiquent davantage avec les rédacteurs envoyés sur le terrain. Le reporter sur un terrain doit rester en lien avec le débat organisé autour de la table. Il faut que son intervention soit dynamique pour intervenir sur le plateau. Les RP font remarquer que les plateaux qui s’éternisent sont difficilement réalisables sur certains terrains : au Qatar quand il fait 40° ou en Ukraine sur les zones de guerre, ou juste à cause du froid. Le déni de la réalité de la direction n’est pas acceptable. La parole des salariés ne doit pas être balayée d’un revers de main, sous peine de voir la situation exploser.
Sous la précédente direction de l’information de nouvelles têtes ont fait leur apparition sur franceinfo et ont commencé à distiller leurs opinions politiques à l’antenne, assorties de moultes dérapages (on se souvient par exemple du débat autour de la Gaza Riviera). Récemment, l’une des éditorialistes politiques de franceinfo vient de déclencher les foudres de l’Arcom pour une interview menée sur France Inter en novembre 2025. Conséquence : l’Arcom a publié une mise en demeure contre France TV et France Inter estimant que cette interview n’avait pas « fait preuve d’honnêteté et de rigueur » et que le correctif apporté la semaine suivante n’était pas suffisant. La direction a-t-elle prévu de changer le casting des éditorialistes et présentateurs qui par leurs propos et dérapages ont entaché la crédibilité de la 16 ? La direction affirme que les choses sont claires parce qu’elles sont traçables. A la suite de cette mise en demeure, qui n’est pas un moment agréable, le directeur de l’information, Philippe Corbé, a envoyé un mail à tous les salariés qui rappelle l’obligation de respect de la charte du rectificatif. Il a aussi insisté sur le niveau d’exigence éditoriale attendu de toutes les personnes qui interviennent à l’antenne. Les règles sont rappelées. Les RP font remarquer que certaines personnes par leurs propos nuisent à l’image de l’antenne. Les téléspectateurs et les internautes n’oublient pas ces dérives.
Il nous a été signalé que de jeunes JRI CDD seraient « volontaires » pour transporter des DMNG (TVU, Aviwest, etc.) sur le dos, afin de pouvoir transmettre en direct ou en différé tous les potentiels « Breaking News ». En cette période de révision des DUERP, les RP souhaiteraient que soit rappelé les conditions d’exploitation de ces systèmes pour lesquels il existe une notice d’utilisation, notice normalement présente dans le sac de transport qui n’est, à priori, pas prévu pour être « à dos ». Ces appareils ne doivent pas être portés près du corps lorsqu’ils sont en fonctionnement, en raison des ondes émises. La direction confirme qu’une notice d’utilisation est disponible dans le sac de transport. Ce sont des préconisations car rien n’interdit de mettre le TVU pack dans le dos. Mais rien ne l’oblige non plus. Les RP mettent en garde sur l’utilisation débridée de ce dispositif. Certains directs peuvent durer 7h avec un moovex. Le TVU chauffe. Ils demandent qu’il soit inscrit dans le DUERP que le journaliste doit travailler à une distance raisonnable de l’objet. Si dans 10 ans on se rend compte qu’il y a des impacts médicaux, la réponse de la direction pourra être mise en cause. Les RP insistent pour que la direction rappelle les conditions d’utilisation de ces systèmes, il en va de la santé des utilisateurs. La direction oublie de rappeler la fin de la note de sécurité : « Comme tout système électronique, par principe de précaution, éviter d’utiliser le DMNG en contact direct de la tête, en contact du ventre des femmes enceintes, par les porteurs de dispositifs médicaux implantés et de suivre les recommandations du fournisseur. En cas de particularités médicales, il est recommandé de s’adresser au médecin du travail ». La CGT a recensé 5 déclarations d’accident du travail après un usage non conforme du DMNG, qui n’est pas exceptionnelle. Exemple : le chef d’un JRI statutaire a exigé qu’il lui fasse un écrit expliquant qu’il ne voulait pas porter le TVU dans le dos pendant un direct. Le JRI a obtempéré et a tourné pendant 7 heures des images qui n’ont jamais été diffusées.
Le rôle des rédacteurs en chef jour de franceinfo est censé être central : assurer la continuité éditoriale, arbitrer en temps réel et être un point d’appui pour les équipes. Or, dans les faits, ce rôle n’est aujourd’hui ni pleinement assumé ni réellement opérationnel. Les équipes constatent des difficultés récurrentes à obtenir une réponse, y compris dans des situations urgentes ou dangereuses quand un retour rapide est vital. Sur le terrain parfois dans des situations sensibles, ils sollicitent un arbitrage, une validation. Et trop souvent : aucune réponse, ou des réponses hors délai. À cela s’ajoute un manque de coordination avec les différentes éditions de la journée avec au final des demandes redondantes qui compliquent encore leur travail. Les journalistes de terrain et les journalistes au siège font donc le même constat. La direction ne partage pas ce constat et affirme que les rédacteurs en chef jour ne sont certes pas joignables tout le temps mais ils passent de longues journées à FTV. Il y a 25 rédacteurs en chef jour pour chapeauter toutes les tranches programmées chaque semaine. Ils portent le titre de directeur éditorial, et à ce titre ils ont une vision d’ensemble. Certains appels devraient être arbitrés en dessous. Ils animent entre 40 et 45 groupes WhatsApp (un groupe par tranche) et reçoivent entre 300 et 400 messages WhatsApp par jour. La direction dit qu’en cas de besoin il faut se tourner vers le rédacteur en chef tranche. Les RP font remarquer que personne n’arbitre en dessous des rédacteurs en chef jour. Ce n’est pas fluide. Parfois les équipes sont appelées sur le terrain 30 mn avant le direct, ou à la dernière minute. Parfois c’est le contraire, tu es sur le terrain et tout le monde t’oublie ! Ou on te fait répéter le même papier inlassablement sans le faire évoluer de 10h à 19h. Quand les équipes commencent à 7h et qu’on les appelle à 23h pour faire un direct c’est que la communication ne fonctionne pas entre les rédacteurs en chef. Les rédacteurs en chef de tranche ne sont parfois pas au courant de ces amplitudes. Alors que sur BFM il y a deux équipes pour la journée. Le comble : à franceinfo, pour 6 journalistes sur le terrain il y a une quarantaine d’encadrants. Cherchez l’erreur !
Les RP remarquent depuis plusieurs mois que le port des lunettes Meta par un encadrant reste problématique pour les salariés qui ne se sentent pas en sécurité. La direction a-t-elle fait un rappel des règles à l’encadrant concernant la captation, l’enregistrement et la diffusion d’images/sons au sein de l’entreprise ? La direction a-t-elle informé les salariés de la prise en compte de leurs inquiétudes ? Par exemple en leur exposant les règles, les sanctions encourues en cas de non-respect des règles, et la procédure pour dénoncer un manquement ? Mais également en organisant une réunion de service dans laquelle l’encadrant aurait expliqué l’usage de ses lunettes, la conformité du témoin lumineux, et son engagement à respecter les règles ? Également pour qu’il entende les inquiétudes de ses collègues et y réponde ? De manière plus large, où en est la direction sur l’encadrement de l’usage de ce type de dispositifs connectés ? La direction remarque que les RP évoquent une personne en particulier, mais qu’il se peut que d’autres salariés portent ces lunettes connectées au sein de l’entreprise. Le rédacteur en chef qui porte ces lunettes de vue a été reçu en février dernier, et on lui a expliqué que c’est interdit de les utiliser pour enregistrer. Le sujet est bien remonté à la direction RGPD (règlement général sur la protection des données) et à la direction juridique pour prendre des dispositions pour encadrer le port de lunettes de vue connectées. La direction réfléchit à intégrer un article dans le règlement intérieur de l’entreprise ou une note de service.
La direction travaille à un nouveau plateau pour marquer les 10 ans de franceinfo TV et impulser une nouvelle dynamique. Se pose la question du déplacement des rédacteurs qui assureront les hubs (équivalent « barco ») et des chroniqueurs en plateau. Typiquement, ces journalistes peuvent faire 2, voire 3 ou 4 allers-retours entre le plateau et leur bureau en fonction des besoins des tranches d’information. Comment s’assurer qu’ils puissent retourner à leur bureau suffisamment rapidement pour mettre à jour leurs chroniques et hubs ? Auront-ils des postes de travail proche du plateau ? La direction a prévu dans la nouvelle configuration une salle de rédaction pour les équipes news avec PC et imprimante à côté de la régie transitoire. Il y aura aussi un poste hub à l’étage à côté de la régie. Par ailleurs, tous les deskeurs seront installés au 3e. Il est prévu que toutes les équipes des JT et des tranches qui travaillent actuellement au 4e étage s’installent au 3e pour communiquer de manière plus fluide. Sur le nouveau plateau le hub sera plus intégré au décor du plateau, mais sans nouvelle technologie donc il ne sera pas nécessaire de former les salariés.
DRM
Une nouvelle permanence est apparue, celle du PAT de 11h à l’Assemblée nationale. En effet, les moyens de direct du jour, 5 par jour pour toutes les éditions et toutes les chaînes, sont utilisés sur cette prestation pour enregistrer des éléments (images et sonores) comme le fait l’équipe du jour constituée d’un rédacteur, d’un JRI et d’un chef OPS pour les éditions du 13h et 20h. La majorité de ces éléments, voire la totalité, ne sont pas diffusés en direct. D’ailleurs ces directs demandés par la rédaction en chef jour de franceinfo TV, n’ont pour la plupart du temps jamais lieu, ou si peu. Nous nous trouvons là face à une confusion des métiers et des missions. Les RP souhaiteraient que la direction précise l’utilisation de ces moyens de direct jour, ainsi que les périmètres du métier de chacun, JRI et chef OPV. La direction de l’information de franceinfo explique que ces moyens sont déployés les mardi et mercredi lors des activités parlementaires pour couvrir deux lieux distincts : la salle des Pas perdus et les 4 colonnes. Il est impossible de demander à une équipe complète de couvrir en même temps les deux salles. Les RP précisent qu’il y a une équipe Vidéo Mobile et une autre constituée de journalistes et OPS à l’Assemblée nationale. Les chefs OPV se retrouvent mobilisés de 11h à 19h à la VM. Ils sont présents pour toutes les chaînes et pas que pour FTV. La VM devrait arriver à 14h30. Les RP soulignent que le travail des salariés de la VM n’est pas de faire des sonores, mais d’assurer des directs. La VM est placée dans la salle des Pas perdus. La séance commence à 15h et non pas à 11h. la plage horaire est questionnée et le côté éditorial aussi. On ne peut pas demander à la VM de déployer plus de forces. La direction de l’information tient compte de ces précisions, va réfléchir et apportera sa réponse.
Les salariés du mixage signalent qu’il y a encore trop d’embouteillages en mixage qui pourraient être évités si les sujets étaient validés suffisamment tôt. Certains sujets chauds imposent évidemment d’être validés le plus tard possible, mais les salariés du mixage indiquent que des sujets relativement froids sont très régulièrement validés à la dernière minute « par habitude ». Peut-on revoir cette habitude qui pèse sur la qualité du mixage ? La direction de l’information travaille sur ce dossier. Un rappel va être fait à destination des monteurs avec le responsable d’exploitation du montage. Il faut mixer plus tôt. Il y a une quatrième salle où l’Œil du 20h va régulièrement. Dans l’idéal, un écran conducteur pourrait être affiché dans le couloir.
DRH
Un rapport du cabinet indépendant CEDAET, mandaté en février 2025 pour « risque grave » par le Comité Social et Économique (CSE) du Siège de France Télévisions, a dressé un bilan très inquiétant de l’organisation du travail au sein de la rédaction du groupe. Ce rapport pointe notamment des discriminations, maltraitances managériales, souffrances répétées et placardisations parmi les salariés, avec des témoignages de souffrances au travail. Les experts ont même rencontré des obstacles pour mener leur audit, signe d’une ambiance délétère. Récemment, le directeur de la rédaction nationale de France Télévisions a été pointé du doigt : il aurait humilié en conférence critique un journaliste. Lors du dernier CSE Siège, Philippe Corbé, Frédéric Debains (RH) et Julien Duperray ont tenté de désamorcer les critiques. À ce jour, aucune mesure disciplinaire n’a été annoncée contre le directeur de la rédaction nationale de France Télévisions. La question reste : bénéficiera-t-il d’un traitement de faveur, ou pourra-t-il être sanctionné comme tout salarié ? Le DRH affirme que tout salarié, qu’il soit directeur ou pas, est susceptible d’être sanctionné s’il commet une faute. En l’espèce, le salarié a repris le travail et a été reçu par le DRH de l’information. Le salarié dit avoir été arrêté pour un problème de santé qui n’a rien à voir avec le stress. Il dit qu’on ne lui a pas crié dessus, qu’on ne lui a pas mal parlé et il ne s’est pas senti humilié. Il veut qu’aucun lien ne soit fait entre les remarques qui lui ont été faites et son problème de santé. Le directeur de la rédaction visé par cette question revient sur l’épisode survenu en debriefing du 13h. Il dit qu’il commentait l’absence de sujet à l’antenne suite à l’annonce du décès d’Isabelle Mergault annoncé 10 mn avant le début du JT. Il reconnaît qu’il a été assez ferme, sans un mot plus haut que l’autre et avoir estimé qu’on n’avait pas rempli notre mission. Il dit n’avoir jamais parlé à ce journaliste en particulier au moment du débriefing. Selon lui, les services doivent être en capacité de sortir un sujet même lorsqu’il est commandé à 12h50. Les RP souhaitent savoir si le service Culture est encore en charge des nécrologies, car pour le décès de Nathalie Baye c’est le pool qui a été missionné. La direction assure que le jour du décès de Nathalie Baye, le service Culture n’avait aucun journaliste de disponible. Donc oui le service Culture continuera de fabriquer les nécrologies des artistes et pourra être aidé par les autres services de la rédaction en cas d’urgence. Par ailleurs, les documentalistes ont fourni à la direction une liste de sites où l’on peut facilement trouver des archives de films. En cas de décès d’un artiste, donc à titre exceptionnel, cela permet de récupérer des images sans payer de droits excessifs. C’est précieux.
L’une des 3 médecins du travail est sur le départ. Sera-t-elle remplacée ? Quelle est la procédure de recrutement pour un tel poste ? Selon la direction cette question ne relève pas du périmètre de l’information. Le service médical dépend de la DSQVT (Direction de la Santé et de la Qualité de Vie au Travail, rattachée à la DRH). L’organisation transitoire les différents services est répartie entre les deux médecins restantes. Le remplacement du poste n’est pas acté. Les RP soulignent que la charge de travail est importante, confirmé par les médecins elles-mêmes.
La pyramide des âges de France TV est claire : elle ne cesse de grimper. Les salariés sont donc de plus en plus souvent confrontés à des questions de soutien familial envers leurs parents. Cela passe notamment par des accompagnements à l'hôpital ou chez le médecin. Un salarié a récemment dû solliciter à 2 reprises un certificat médical attestant de sa présence obligatoire auprès de son parent lors de soins ! Tout cela parce que le médecin n'avait pas recopié les mots exacts exigés par France Télévisions : « l’état de santé de la personne nécessite la présence indispensable du salarié à son chevet ». L'accord d'entreprise n'en fait aucunement mention. En page 210, à propos des congés pour événements familiaux, il stipule que les journalistes ont droit à 6 jours annuels en cas de maladie d'un ascendant au 1er degré « sur justificatifs ». Sur quelles bases juridiques précises s’appuie la direction pour exiger cette formulation type sur les certificats médicaux à produire pour les aidants ? La direction explique que c’est le réglementaire RH qui fixe les modalités d’application de ce droit. En l’espèce, celui-ci précise : « En cas de maladie d’un enfant à charge, du conjoint ou de la personne avec laquelle le salarié est pacsé ou vit maritalement ou d’un ascendant au premier degré, le nombre total de jours d’absence pouvant être accordé sur justificatif médical (l‘attestation médicale précisant que l’état de santé de la personne nécessite la présence indispensable du salarié à son chevet, sauf en cas d’hospitalisation auquel cas le seul certificat d’hospitalisation suffit), le réglementaire RH de FTV prévoit que le nombre de jours pouvant vous être accordé est de 6 jours par année civile quel que soit le membre de la famille qui est malade au cours de la même année. »
Des journalistes demandent régulièrement à prendre leurs RTT salarié sous forme de journée complète ou de demi-journée. Or ces droits à absence semblent devenir problématiques. Certains responsables évoquent des « nécessités de service » pour les refuser. Pourtant, l'accord d'entreprise est clair. Nulle part il n'est fait mention d'une obligation de déposer des journées complètes. L'article 3.1.1 de l’accord collectif stipule d'ailleurs : « les jours travaillés peuvent être décomptés en demi-journées ou journées. Ce décompte fait l’objet de l’établissement d’un document récapitulant sur l’année le nombre et la date des demi-journées ou journées travaillées ainsi que le nombre, la date et la nature des jours de repos pris par chaque journaliste. » La direction peut-elle rappeler ce point à tous les chefs de service afin d'apaiser des relations déjà très tendues à la rédaction nationale, comme en a témoigné le récent rapport Cedaet et les représentants du personnel ? La direction clarifie : Oui la pose est bien possible par demi-journée, que ce soit pour les journalistes au forfait jour ou pour ceux au décompte horaire. Ce rappel pourra être fait aux chefs de service.
Les salariés précédemment suivis par un psychologue du travail au siège de FTV se retrouvent aujourd’hui sans solution adaptée. En effet, le siège ne propose plus de psychologue en présentiel, mais uniquement une plateforme anonyme, sans contact humain direct. Or, certains salariés confrontés à un management brutal et une pression constante des résultats ont besoin d’un accompagnement physique régulier. Le rapport Cedaet, commandé par le CSE, atteste de cette situation. Les salariés ayant bénéficié d’un suivi psychologique au siège peuvent-ils exiger la réinstauration de ce dispositif ? La qualité de l’accompagnement psychologique ne saurait se réduire à un simple appel via une plateforme. Sommes-nous en train d’assister à une uberisation du soutien psychologique au travail ? La Direction se veut rassurante. Elle explique que depuis le 1er janvier 2026 Qualisocial est le nouveau prestataire de psychologues du travail au sein de FTV, prenant la suite d’ACCA. Ce dispositif est à destination de tous les salariés de l’entreprise (CDI, CDD, alternants). Deux services sont proposés :
L’accès est évidemment gratuit et la confidentialité est garantie. La direction table sur un accompagnement de 5 séances par salarié en demande, la réalité se limite plutôt à 3. En janvier les psychologues d’ACCA ont fait la transmission des dossiers à Qualisocial, après accord des salariés concernés. La direction assure que les salariés peuvent à tout moment prendre rendez-vous avec un psychologue pour un entretien en visio. Ils pourront choisir le psychologue en fonction de sa spécialité. La direction recommande de ne pas attendre la présence du psychologue sur site le mercredi pour consulter. Les élus le répètent, la direction a beau prétendre qu’il s’agit d’accompagner au mieux les équipes, c’est surtout un moyen d’externaliser ses responsabilités légales de préservation de la santé des salariés !
Une salariée, bien que cycliste de longue date et conductrice de deux-roues avant cela, est tombée dans la descente. Outre ses blessures physiques, elle a eu des dommages sur son vélo, notamment le petit écran à cristaux liquide de son vélo électrique. Cela lui a coûté 70 euros. La direction peut-elle prendre en charge le remboursement sachant que la franchise de son assurance individuelle rend impossible ce remboursement ? La direction répond que la demande de remboursement est à l’étude.
Vos élus Représentants de proximité :
Paris, le 13 mai 2026
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Audiovisuel public : 35 journalistes saisissent les prud’hommes, avec le SNJ et le SNJ-CGT
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Audiovisuel public : 35 journalistes saisissent les prud’hommes, avec le SNJ et le SNJ-CGT
Le service public se doit d'être exemplaire, mais Radio France et France Télévisions l'ont oublié. Depuis 2019, elles font appel à un sous-traitant, l'agence de presse Edenpress, pour employer à travers elle 48 journalistes en CDDU, en se souciant très peu de l'aspect social de cette démarche que nous avons dénoncée depuis le départ. Dans le cadre du rapprochement imposé par la tutelle, les deux sociétés de l'audiovisuel public ont décidé de diffuser sur France 3 les matinales du réseau de radios locales France Bleu, devenu ICI. Les journalistes « éditrices et éditeurs visuels » choisissent les images d’illustration, rédigent les bandeaux et titres et réalisent le flux vidéo retransmis en direct sur France 3. Ces journalistes répondent aux consignes des deux sociétés de l'audiovisuel public, ils et elles travaillent dans les locaux des radios locales, utilisent les outils que ces deux sociétés leur fournissent, et le fruit de leur travail est diffusé par elles. Les seules choses qu'elles ne fournissent pas, ce sont les contrats de travail et les salaires des journalistes. Très pratique, en effet, de passer par une société tierce pour s'exonérer de tous les accords existants en interne ! Et ainsi employer des journalistes à moindre coût, sans prime de nuit ou panier repas, au chômage l'été, et, chaque année, avec l'incertitude de ne pas voir les contrats reconduits. C'est justement ce qui vient de se passer. Sous la pression (budgétaire) de France Télévisions, Radio France a décidé de ne pas relancer d'appel d'offres pour l'édition visuelle. Tous les journalistes « éditrices et éditeurs visuels » perdront leur travail dans un mois, en juin, à la fin de la saison radio. 35 de ces journalistes ont décidé de poursuivre en justice les trois sociétés, leur employeur de papier Edenpress, et leurs deux employeurs réels, Radio France et France Télévisions, pour demander leur requalification en CDI. Les deux principaux syndicats de journalistes, SNJ et le SNJ-CGT, se sont portés à leur côté dans ces procédures. En effet, le montage juridique convenu entre les trois sociétés constitue un délit de marchandage par prêt de main d'œuvre illicite. La jurisprudence est claire en la matière, depuis la condamnation en justice de BFM-TV et de l'agence de presse AIMV. Par ailleurs, cette procédure vise à rappeler un fait simple inscrit dans la loi : un contrat CDD ne doit pas pourvoir durablement à un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. À la rentrée de septembre, Radio France et France Télévisions vont continuer la diffusion des matinales radios à la télé. Cette activité durable, organisée et prévisible, doit être assurée par des salariées et salariés en contrat à durée indéterminée. Les syndicats SNJ et le SNJ-CGT apportent une nouvelle fois tout leur soutien aux journalistes « éditrices et éditeurs visuels » et comptent bien mener le combat contre ce montage qui porte préjudice à toute la profession.
Paris, le 12 mai 2026
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Pour une poignée d’UCC… Duel à Nantes entre les TEVA et la direction.
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À Nantes, alors que les techniciens vidéos pensaient en avoir fini avec la question de l’UCC infographie, la direction dégaine à nouveau. Retour en arrière… Il y a plus d’un an, les Techniciens d’Exploitation Vidéo et Audiovisuelle d’ICI Pays de la Loire se sont mobilisés afin que leur droit soit respecté et que tous les membres du service puissent obtenir l’UCC infographie au forfait. Il s'agit d'une obligation selon l'accord signé en 2021 qui mettait en place les règles en matière de compétences complémentaires pour les techniciens. À Nantes, pourtant, la direction s'est toujours crue au-dessus de ces obligations. Jusqu'en avril 2025, trois des six techniciens vidéo du service ne touchaient pas la prime pour la réalisation d'infographies. Pourtant, chaque jour, les techniciens affectés à la "palette" voient arriver des demandes non chartées, non anticipées, nécessitant de véritables compétences d'infographie. Pendant plus de 4 ans, poussés par le sens des responsabilités et leur professionnalisme, les techniciens vidéos nantais continuaient à répondre aux demandes d’infographies alors que la moitié d'entre eux ne touchaient pas la prime. Une situation d'inégalité scandaleuse, d'autant que les TEVA nantais ont découvert en janvier 2025, lors d'une réunion de négociation avec la direction du réseau de France 3, que leur situation était devenue une monnaie d'échange, pour mettre la pression sur les syndicats. La direction du réseau expliquant en effet qu'ils n'accorderaient plus d'UCC... car les négociations sur les nouveaux métiers n’avaient pas abouti ! Ce n'est qu'en menaçant d’arrêter la production d'infographies que les techniciens vidéo nantais ont obtenu le "privilège" de passer devant un jury pour "valider" leur compétence, et obtenir l'application partielle de l'accord de 2021. Partielle, car la direction a refusé de forfaitiser le paiement des infographies, pourtant prévu dans cet accord, imposant la prime "à l'acte". Jusqu’en ce début d’année 2026, avec l'arrivée du troisième avenant sur les UCC. Les vidéos apprennent qu’ils sont tous susceptibles de passer au forfait. Enfin ! Les accords vont être respectés. Mais c’était sans compter la mesquinerie de la direction : elle annonce aux TEVA qu’ils vont devoir rembourser un “trop perçu” depuis le mois d’avril 2025. « Trop perçu » induit par une grossière erreur du service RH, qui renvoie la balle au service Paie, expliquant que le plafond des doubles UCC n'a pas été respecté. Dès le mois d'avril 2025, les techniciens vidéo nantais ont donc vu leur salaire ponctionné du fameux « trop perçu ». Une promptitude qu'on ne connaissait pas à la direction du réseau. Cette histoire est loin d'être finie, les techniciens vidéo nantais contestent ce soi-disant « trop perçu ». La direction ne saurait aujourd'hui se prévaloir de son propre manquement à l'accord pour en faire supporter les conséquences financières aux salariés. Au-delà de l’aspect financier, il s’en dégage encore un manque de considération envers eux. Pour éviter d'arriver à une nouvelle situation de blocage concernant la pratique de l'infographie dans l'antenne de Nantes, SUD, la CGT et FO revendiquent donc :
Nantes, le 12 mai 2026
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Communiqué de la CGTR
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Vie chère dans les Outre-mer :LA CGTR EXIGE DES MESURES IMMEDIATES POUR LES TRAVAILLEURS REUNIONNAIS
La CGTR a participé, le 29 avril 2026 au siège de la CGT à Montreuil, à une conférence de presse consacrée à la vie chère dans les territoires d’Outre-mer, aux côtés de Sophie BINET, Secrétaire Générale de la CGT, ainsi que des organisations CGT de Mayotte et de Martinique. Cette initiative s’inscrit dans une démarche commune des organisations CGT des pays d’Outre-mer. Malgré des réalités différentes selon les territoires, un même constat s’impose : la vie chère n’est pas un accident, c’est un système. À La Réunion, cette vie chère ne se limite pas au panier alimentaire. Elle touche les salaires, l’emploi, le logement, les transports, la continuité territoriale, les services publics, les conventions collectives, les aides publiques et les marges des grands groupes. Pour la CGTR, l’insularité, l’éloignement ou le coût du fret ne peuvent pas tout justifier. Ils ne peuvent pas servir d’excuse permanente à des prix durablement élevés, à des salaires trop faibles, à des marges opaques et à des aides publiques sans véritables contreparties sociales. La première injustice commence sur la fiche de paie. À La Réunion, les revenus restent trop faibles alors que les prix demeurent beaucoup plus élevés : le salaire médian est de 1 780 euros nets, contre 2 190 euros dans l’Hexagone, et se nourrir coûte 37 % plus cher. Autrement dit, les Réunionnais paient plus cher avec des revenus plus faibles. Cette injustice se prolonge dans les retraites : des salaires plus bas entraînent mécaniquement des pensions plus faibles. La CGTR revendique une augmentation immédiate des salaires, des minima sociaux, des retraites et des bourses étudiantes. Ce n’est pas une revendication de confort : c’est une revendication de dignité. La vie chère, c’est aussi l’emploi. À La Réunion, le chômage touche 17 % de la population active, soit deux à trois fois le niveau de l’Hexagone. Les difficultés de retour pour les Réunionnais formés dans l’Hexagone, les discriminations à l’embauche et la sous-reconnaissance des parcours locaux alimentent un modèle profondément injuste : 67 % des Réunionnais diplômés dans l’Hexagone trouvent du travail à La Réunion, contre seulement 25 % des diplômés locaux. La CGTR revendique donc un droit effectif au retour pour les jeunes Réunionnais formés ailleurs. La CGTR a également porté une revendication centrale : l’application pleine et entière des conventions collectives nationales à La Réunion. Trop de salariés réunionnais disposent encore de moins de garanties, de protections et de reconnaissance que des salariés exerçant le même métier dans l’Hexagone. Pour la CGTR, il ne peut y avoir de République sociale à deux vitesses : à travail égal, droits égaux. À qualification égale, reconnaissance égale. La vie chère, c’est aussi le logement. Avec plus de 50 000 demandes de logement en attente, une production insuffisante de logements et des milliers de personnes mal logées, le logement devient une machine à fabriquer de la précarité et de la vie chère. La vie chère, c’est encore le transport. À La Réunion, beaucoup de familles n’ont pas d’autre choix que la voiture. Achat, assurance, entretien, carburant : se déplacer pèse lourdement sur le budget des ménages. La continuité territoriale illustre elle aussi cette inégalité de traitement. La Corse bénéficie de 187 millions d’euros par an, tandis que l’ensemble des Outre-mer doit se partager seulement 76,8 millions d’euros. Pour les Réunionnais, se déplacer vers l’Hexagone n’est pourtant pas un privilège : c’est souvent une nécessité pour se former, se soigner, travailler ou maintenir les liens familiaux. Enfin, la CGTR exige que la question des marges soit réellement mise sur la table. L’Observatoire des Prix, des Marges et des Revenus doit traiter pleinement des prix, mais aussi des marges et des revenus. Les grands groupes qui occupent une place déterminante dans l’importation, la logistique, la distribution et la formation des prix doivent accepter une transparence à la hauteur de leur poids économique. 80 % des biens consommés localement sont importés. Ceux qui contrôlent l’importation, les centrales d’achat, la logistique et la distribution contrôlent donc une partie déterminante du pouvoir d’achat des familles réunionnaises. Face à cette situation, la CGTR porte des revendications claires et immédiates :
Pour la CGTR, on ne combattra pas la vie chère avec une seule mesure isolée. La réponse doit être globale : par les salaires, par les droits, par les services publics, par la transparence, par le contrôle des marges et par le rapport de force. La vie chère n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un système. Et ce système doit être combattu.
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Eugénie Bastié rejoint France Télévisions - Leurre de vérité
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À quoi joue la direction de FTV ? Alors qu’elle dénonce les attaques de l’extrême droite contre l’Audiovisuel Public, elle lui donne des gages en recrutant Eugénie Bastié pour son émission politique sur France 2.
Boussole politique en panne D’un côté, elle prétend faire une distinction entre FTV et les médias d’opinion, de l’autre, elle invite sur son antenne celle qui en est l’incarnation. On a du mal à comprendre. À moins que l’on assiste à une soumission par anticipation, à une capitulation devant l’extrême droite avant même qu’elle n’accède au pouvoir. Pendant les 6 mois de la commission parlementaire sur l’Audiovisuel Public, le député ciottiste Charles Alloncle a tout fait pour démontrer que FTV serait un repère de gauchistes, de wokistes et de militants de la cause climatique. Ce n’est pas le cas, bien entendu. Mais la direction agit comme si elle avait entendu ces critiques et décidé de lui plaire. Charles Alloncle veut que les éditorialistes et chroniqueurs du service public soient issus de la presse privée d’opinion. La direction de FTV s’exécute. Mais attention, il ne s’agit pas de n’importe quelle opinion !
Journaliste d’opinion et ennemie du service public En faisant entrer Eugénie Bastié dans ses programmes, les beaux slogans sur la neutralité du service public prennent soudain une teinte particulière : celle de la vague brune qui submerge déjà une bonne partie du paysage médiatique. La chroniqueuse de CNews et d’Europe 1 arrive avec un bagage idéologique qu’elle aura du mal à laisser à la porte de France Télévisions. Eugénie Bastié, c’est bien elle qui a remplacé Eric Zemmour sur CNews en 2021 après que le CSA ait enjoint la chaîne de décompter son temps de parole. En toute logique, on en déduit qu’elle défend les mêmes idées. C’est bien elle qui écrit qu’ « une main aux fesses n’a jamais tué personne » pour dénoncer la victimisation excessive à laquelle seraient soumises les femmes. C’est bien elle qui défend les banquets du Canon français, où l’on ripaille tout en criant « sales bougnoules » et en faisant des saluts nazis. C’est bien elle qui se dit opposée philosophiquement à l’avortement même si elle n’est pas pour son interdiction. C’est elle aussi qui ne se prive pas de taper lourdement sur l’Audiovisuel Public : Sur CNews, le 22 mars 2026 : « On a l’impression que Paris appartient à la Gauche un peu de droit, comme un peu l’Audiovisuel Public ou une partie des médias ». Sur Europe 1, le 25 novembre 2025 : « Si l’Audiovisuel Public continue à ne pas vouloir se réformer, refuse toute autocritique, il faudra passer par la case privatisation…». Clairement, Eugénie Bastié n’est pas l’amie de l’Audiovisuel Public.
Un pluralisme qui penche très à droite En offrant son antenne à Eugénie Bastié, la direction de FTV sait très bien qu’elle ouvre les vannes à un courant de pensée qui charrie l’antiféminisme réactionnaire, le conservatisme catholique et qui flirte avec les idées royalistes de l’Action française. C’est un choix. Certes. Mais c’est une conception du pluralisme qui penche franchement à droite. Aux côtés d’Eugénie Bastié pour interviewer des personnalités politiques dans « L’heure de vérité » se trouveront des journalistes comme Benjamin Duhamel et Marc-Olivier Fogiel, dont on peut difficilement dire qu’ils soient marqués à gauche. Le choix du titre de l’émission dénotait déjà un manque cruel d’imagination. Pourquoi ne pas inviter des éditorialistes et chroniqueurs de L’Humanité, Le Monde diplomatique, et de médias comme Blast, Médiapart ou Le Média par exemple ? Pourquoi cette préférence pour des médias d’opinion comme CNews qui balancent des fake news et distillent la haine à longueur d’antenne ? Nos cerveaux en charge de l’information à FTV ne voient-ils déjà plus la différence entre un organe de propagande et un média engagé qui respecte les règles de déontologie du journalisme ?
Défendre nos valeurs ! La CGT et les téléspectateurs ne sont pas dupes. Ils voient bien que depuis plusieurs mois, la direction de l’information de FTV - sous la bénédiction de la direction des antennes - a offert une niche sur franceinfo à deux anciens journalistes de la chaîne CNews et aux idées nauséabondes qu’elle distille. Elle a laissé certains de ses journalistes relayer les fausses informations sur Rima Hassan et Bally Bagayoko sans aucune excuse à l’antenne et sans aucune sanction. Comme sur CNews, attaquer et décrédibiliser LFI et Mélenchon est devenu un sport quotidien sur nos antennes. Pour la CGT, ce n’est pas en laissant entrer le loup de l’extrême droite dans sa bergerie que FTV va sauver sa peau. Au contraire. C’est en portant haut et fort les valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité, de pluralisme, d’impartialité et de laïcité que notre entreprise restera vivante et forte.
Paris, le 7 mai 2026
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Rapport Alloncle-Bolloré : une déclaration de guerre contre le service public
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Rapport Alloncle-Bolloré :
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Lyon-Vaise : Hub info Régions : Retour des éditions Toutes Régions !
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La mobilisation des téléspectatrices, des téléspectateurs et des salarié·es a payé Privés depuis le mois de janvier de leurs éditions Toutes Régions à midi en semaine ainsi que des éditions du week-end, nos fidèles téléspectatrices et téléspectateurs ont su exprimer leur mécontentement par courrier. Des messages si nombreux que la direction de l’Information a été contrainte de faire marche arrière. Il aura donc fallu l’expression de la colère des téléspectatrices et des téléspectateurs, mais aussi le volontarisme du nouveau directeur qui a repris en mains le projet mal ficelé et mensonger de ses promoteurs originaux, pour que décision soit prise de relancer les Journaux Toutes Régions. Pourtant, depuis des mois les salarié·es de ex-FTR, devenu Hub info Régions, exprimaient leur opposition à la décision absurde prise par la direction de supprimer à moyen terme toutes les éditions Toutes Régions du canal France 3 Sat en les remplaçant par l’édition régionale PIDF. Jusqu’à présent, la direction avec mépris leur rétorquait, sans fournir aucune étude objective : « les audiences, vous comprenez... en chute... inexorable... le contexte ne peut justifier des éditions trop peu regardées... ». Soulagement au sein des équipes sur place, car ces éditions sont, et ont toujours été, le cœur de leur activité. Et la perspective de les voir disparaitre ne pouvait présager qu’un funeste avenir à plus ou moins long terme pour le site de Vaise.
Encore un petit effort ! Mais attention. Pour la CGT, cette bonne nouvelle ne doit pas cacher le problème du manque de moyens humains. Aujourd'hui, il faut que d’une part les quelques ETP supplémentaires déployés pour le Hub info Vaise soient pérennisés, et que d’autre part, le besoin nouveau avec le retour des éditions Toutes Régions soit évalué rapidement pour embaucher en conséquence. Chacun sait que si l’on veut donner au public une information de qualité et qui soit digne de notre service public, nous avons besoin de personnel. Certes à FTR tout le monde se félicite de retrouver nos téléspectatrices et téléspectateurs à midi la semaine, mais un problème se pose pour le week-end. Car par manque d’effectif (pas d’équipe éditoriale le week-end), il n’y a pas de journal télévisé mais quatre bobines d’actualité “froide” éditées et envoyées chaque vendredi en fin d’après-midi pour être diffusées le samedi et le dimanche. Autant dire que nos fidèles téléspectatrices et téléspectateurs ne seront pas au cœur de l’actualité chaude ! La CGT adresse ce message à la direction : allez, encore un petit effort !
Paris, le 04 mai 2026
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Lettre aux abstentionnistes de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public : assumez votre choix
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Lettre aux abstentionnistes de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public :
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Le 1er mai est à nous !
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Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes, soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué ! Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. En France, c’est le seul jour obligatoirement chômé et payé.
Les revendications pour le 1er mai 2026 Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail. L’arrêt des guerres et une paix juste et durable, dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies.
Malgré un recul du gouvernement, des motifs d’inquiétude persistent La proposition de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes indépendants artisans d’ouvrir ce 1er mai, en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double, ne sera débattue par les parlementaires que courant mai. Alors que la loi n’a pas évolué et doit s’appliquer, le gouvernement s’autorise à l’enfreindre en attendant de la réécrire ! Le gouvernement a assuré que la portée du texte serait limitée, mais rien n’empêchera les parlementaires (majoritairement favorables à une extension plus importante) de faire évoluer le texte avec des amendements.
L'action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance et nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur la proposition de loi visant à étendre à près de 1,5 million de salariés le travail le 1er mai. Cette victoire sonne comme un avertissement en direction du patronat et du gouvernement pour la suite. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser. La CGT le martèle : le sujet, ce ne sont pas les boulangeries artisanales qui, rappelons-le, peuvent déjà ouvrir le 1er mai à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es. La CGT appelle les salarié·es à la vigilance. Ils nous ont volé deux ans de vie avec leur réforme des retraites, ils ne nous voleront pas le 1er mai ! Signez la pétition ici La CGT appelle les salarié·es à se mobiliser massivement le 1er mai et à rejoindre les manifestations organisées dans toute la France. Face à l’extrême droite, qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à des rassemblements populaires et unitaires !
Paris, le 29 avril 2026
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Adoption du rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : les député.es cèdent devant l'extrême droite
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Adoption du rapport de la commission
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Des Comités de salaire toujours obscurs
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Le Processus Annuel de Révision des Salaires Individuels, ou PARSI 2026, n’échappe pas au constat des années précédentes : les informations transmises par la direction ne permettent pas aux élus de veiller à l’équité de traitement des salariés. Depuis 2023, nous ne cessons de déplorer des critères d’information moins-disants. Nous regrettons de ne pas disposer de l’historique des mesures dont ont bénéficié les salariés au-delà de la dernière mesure, ou encore des statistiques salariales par service (nuages de points). En outre, nous déplorons que les fichiers communiqués ne comportent pas les données salariales des personnels techniques et administratifs. Les élus constatent également que les paliers des grands reporters ont disparu. Malheureusement, la liste des documents faisant défaut n’est pas exhaustive. Ce refus de transparence empêche le travail des organisations syndicales et vide les comités des salaires de l’essentiel de leur utilité. Dans les années passées, ces informations ont pourtant permis de pointer des écarts salarials et d’en résorber certains. Au fil des ans, les situations individuelles ont forcément évolué. Il est donc grand temps que la direction partage à nouveau des éléments précis et chiffrés, afin que nous soyons en mesure de réaliser une analyse équitable de la situation de chacun·e. Parmi nos constats, nous souhaitons attirer votre attention sur la difficulté, pour les journalistes bilingues, de bénéficier d’un avancement de carrière équivalent à celui de leurs confrères et consœurs. Du fait de leur compétence spécifique, ils sont embauchés à un niveau comparable à celui d’un journaliste spécialisé, mais stagnent ensuite pendant de longues années. Il faut souvent attendre au moins vingt ans pour espérer passer grand reporter, ce qui limite grandement leur progression salariale et est ressenti par les intéressé·es comme un manque de reconnaissance. Nous invitons la direction à travailler à améliorer la progression de carrière de ces professionnels et, dès maintenant, à les promouvoir à des niveaux supérieurs. Enfin, nous constatons que très peu de chargées de gestion administrative atteignent le niveau de classification 6S. Cette population, presque exclusivement féminine, est autant diplômée que les techniciens, avec des Bac+2, Bac+3, voire davantage. À ce titre, il est indispensable que les fonctions administratives bénéficient de la même reconnaissance que les fonctions techniques, traditionnellement plus masculines. La directive européenne de 2023, qui doit être transposée en droit français cette année, souligne que les salaires sont considérés en disparité à partir de 5 % d’écart par rapport à la médiane des salaires du groupe métier concerné. Pour la direction de France Télévisions, il n’y aurait pas de disparité en dessous de 15 % d’écart ! France 3 Bretagne s’honorerait à anticiper pour se mettre dans les clous. Enfin, les élus réclament que les salariés ne soient pas obligés, chaque année, de redonner leur autorisation pour la communication de leur situation salariale, car cela limite le taux de réponse et donc le panel des données transmises aux élus. D’une manière générale, nous invitons la direction à faire preuve d’une grande vigilance dans les critères d’attribution des mesures, afin de réduire les disparités salariales entre les femmes et les hommes, et plus globalement toute forme d’arbitraire et de discrimination. Malgré ce constat, les élu·es et les organisations syndicales ont maintenu leur participation à ce comité des salaires pour ne pas pénaliser les salarié·es qui ont donné leur accord pour l’examen de leur situation.
Brest et Rennes, le 27 avril 2026
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Commission d'enquête parlementaire sur l’Audiovisuel Public - Le grand détournement
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Commission d'enquête parlementairesur l’Audiovisuel Public
Le grand détournement
Le show s'est achevé le mercredi 8 avril. Après 4 mois et demi d'auditions, 200 heures de retransmission, 234 personnes auditionnées, le député ciottiste Charles-Henri Alloncle a finalement rendu l'antenne. La fin d'un long calvaire pour les salarié·es de l'audiovisuel public qui ont subi sur le terrain et dans leur vie privée les conséquences de ces attaques et d'un dénigrement systématique. En commission, sur les réseaux sociaux, dans les journaux, les mêmes allégations reprises jusqu'à la nausée.
Mensonges et calomniesNotre salaire moyen qui s'élèverait à 71 000 euros annuels, faux ! Les plateaux repas pendant le confinement de 2020 qui sont devenus "des frais de réception et de cocktail", faux ! Le doute a été jeté en permanence sur la rigueur journalistique et le respect du pluralisme politique à France Télévisions, même si de notre côté nous constatons des dérives au détriment des partis de gauche sur les chaines nationales. Des éléments concernant la vie privée de figures de l'antenne ont été jetées en pâture sur les réseaux sociaux. On pouvait espérer un débat de fond émanant de la représentation parlementaire, nous avons eu de la polémique de bas étage du niveau d’un talk-show vulgaire.
Pas touche à mes amisLes longues auditions complaisantes de personnalités comme Vincent Bolloré, plus de deux heures pour expliquer que France Télévisions devrait être entièrement financé par la publicité, sans la moindre question sur le non-respect des obligations de pluralisme sur sa chaîne CNews. L'invitation de personnalités comme Patrick Sébastien ou Jacques Cardoze, ex-rédacteur en chef de Complément d'Enquête, qui ont pu dénigrer leur ancien employeur et porter des accusations sans preuve. Des centaines d’heures d’audition mais seulement quatre heures consacrées à l'audition des syndicats représentatifs de France Télévisions et Radio France. Quatre heures pour entendre la voix des salarié·es, de celles et ceux qui vivent au quotidien les conséquences d'un budget en chute libre. Mais une audition complète à un syndicat non représentatif à France Télévisions dirigé par un ex-salarié qui a quitté l’entreprise depuis 25 ans. Chercher l’erreur ou bien l’orientation donnée aux débats... Au cirque, citoyens !L'Assemblée nationale a offert un bien triste spectacle, celui du dévoiement d'un outil censé servir à la recherche d'une vérité, utilisé à des fins politiques. Celles de l'extrême-droite qui ne souhaite que la disparition de l'audiovisuel public, ou à défaut, sa mise au pas par une réforme qui regrouperait l'ensemble de nos entreprises sous une gouvernance unique. Tout cela pour tourner le dos définitivement au pluralisme des idées et dérouler son agenda. Aux député·es qui devront se prononcer sur l'adoption du rapport de cette commission, nous demandons de préserver ce bien commun qu'est l'audiovisuel public par un rejet sans équivoque. A un peu plus d'un an de la présidentielle, ne laissons pas cette thématique s'imposer plus longtemps de cette façon dans le débat public. Défendons l'information, le divertissement et la culture pour tous. Défendons notre indépendance, la production et la fabrication internes de nos contenus. Préservons notre audiovisuel public, et exigeons un financement pérenne et garanti de son périmètre et de ses missions !
Paris le 20 avril 2026
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LETTRE OUVERTE - À la Direction de France Télévisions et à l'attention de la Directrice du Pôle Outre-mer
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LETTRE OUVERTE
À la Direction de France Télévisions À l'attention de la Directrice du Pôle Outre-mer
Objet : Respect des engagements de 2009 et maintien de la diffusion en Guadeloupe et en Martinique
Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, Nous, organisations syndicales signataires des protocoles de sortie de crise de 2009 en Guadeloupe et en Martinique, vous saisissons formellement afin d'attirer votre attention sur la particulière gravité du projet actuellement envisagé consistant à transférer la diffusion de nos Antennes respectives vers Paris.
En 2009, à l'issue d'un conflit social majeur d'une durée de 27 jours, un engagement explicite, précis et opposable a été formellement pris : celui du maintien de la maîtrise locale de la diffusion au sein de nos territoires.
En 2025, suite à une énième tentative de remise en cause de ces protocoles par la direction de France Télévisions, les organisations syndicales signataires de ces protocoles, dans une déclaration commune ont de nouveau formellement réaffirmé leur opposition à la centralisation de la diffusion des Antennes de la Guadeloupe et de la Martinique.
Cet engagement ne saurait être regardé comme accessoire ou circonstanciel. Il revêt un caractère substantiel et constitue un élément déterminant de l'équilibre issu du protocole de sortie de crise. À ce titre, il participe directement à la reconnaissance institutionnelle et fonctionnelle du rôle spécifique des chaînes 1 ères de plein exercice de Guadeloupe et de Martinique dans l'accomplissement des missions du service public audiovisuel Outre-mer.
Toute remise en cause, directe ou indirecte, de cet engagement doit être regardée comme constituant une violation caractérisée des obligations résultant dudit protocole, ainsi qu'une atteinte grave aux principes fondamentaux du service public, au premier rang desquels figurent les principes de continuité de service, d'égalité d'accès et d'adaptation aux réalités locales.
Aujourd'hui, la remise en cause de cet équilibre par la direction de France Télévisions s'analyserait comme un revirement unilatéral d'un engagement formellement pris et acté. Une telle décision ne saurait être justifiée et doit être regardée comme manifestement contraire aux obligations souscrites, ainsi qu'aux exigences qui s'imposent à toute entité en charge d'une mission de service public.
Nous vous le rappelons avec la plus grande clarté : il ne saurait être question de remettre en cause, directement ou indirectement, les acquis résultant des engagements de 2009.
Au-delà des considérations sociales et sociétales, une telle remise en cause affecterait directement les conditions d'exécution des missions de service public. À cet égard, la Martinique et la Guadeloupe constituent des territoires exposés à des risques majeurs, pour lesquels la maîtrise locale des moyens de diffusion revêt un caractère essentiel.
Dans ces contextes, la capacité à assurer une diffusion localement maîtrisée constitue une garantie indispensable au respect des exigences d'information du public, notamment en termes de rapidité, de fiabilité et d'adaptation aux réalités du terrain.
En conséquence, toute externalisation de cette fonction stratégique à une distance incompatible avec les impératifs opérationnels du territoire serait de nature à porter une atteinte grave aux principes de continuité, de proximité et d'efficacité du service public. Par ailleurs, les retours d'expérience issus d'autres territoires ultramarins ayant déjà fait l'objet de transferts analogues de diffusion font apparaître des conséquences convergentes et documentées : perte de maîtrise opérationnelle, complexification des interventions en situation d'urgence, éloignement des centres de décision, ainsi que non-respect des engagements annoncés en matière de développement de la production locale. Ces éléments, désormais établis, sont de nature à caractériser un risque sérieux d'atteinte aux conditions normales d'exécution du service public. Plusieurs de ces territoires ont, à ce titre, exprimé le souhait d'un réexamen, voire d'un retour sur les dispositifs mis en place. Un projet d'expatriation des diffusions des chaînes 1ère de Guadeloupe et de Martinique ne saurait être justifié ni au regard des exigences de bonne administration du service public, ni au regard de l'impératif de sécurité et encore moins au regard du respect dû aux populations de nos territoires. Nous nous opposons formellement à ce que nos territoires soient utilisés comme variable d'ajustement dans le cadre de politiques de centralisation dont les limites ont été objectivement constatées. Nous entendons également rappeler que la mise en œuvre d'un tel projet emporterait des conséquences sociales significatives, notamment en termes de suppression d'emplois qualifiés, de perte de compétences et d'expertises locales et d'atteinte aux perspectives d'insertion et de développement professionnel des jeunes générations.
Par ailleurs, un tel schéma irait à contre-courant des politiques locales qui mettent tout en œuvre pour éviter l'exode de nos jeunes diplômés fortement impactés par un des taux de chômage les plus élevés de France.
Dans ce contexte déjà marqué par une dégradation du climat social, caractérisée par une perte de confiance du personnel consécutive à des réorganisations successives, à des engagements non respectés et à des orientations contestées, une telle décision serait de nature à aggraver de manière prévisible et significative la situation existante.
Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, Nous vous demandons formellement et sans équivoque :
À défaut, nos organisations syndicales prendront toutes leurs responsabilités pour défendre les intérêts des salariés, la qualité du service public et les besoins fondamentaux de nos populations. Ce dossier dépasse le seul cadre de nos établissements de Guadeloupe et de Martinique. Il engage des enjeux fondamentaux d'égalité entre les territoires, de sécurité des populations et de respect de la parole publique et des engagements pris. Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, l'expression de notre détermination la plus totale. Les organisations syndicales signataires du protocole de 2009 Guadeloupe – Martinique :
Les autres organisations syndicales qui s'associent (après 2009)
Baie-Mahaut, Fort de France, le 14 avril 2026
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Levée du préavis Sur les conditions de travail des chefs OPS Radio de la DOPOM
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Grâce à la mobilisation des chefs OPS son radio et à leur détermination, accompagnés par la CGT, la direction de la DOPOM a dû reculer. La réunion de négociation qui a eu lieu lundi 13 avril, aura permis qu’elle prenne enfin conscience :
Le moratoire acté au vu du contexte, confirme que nos revendications étaient non seulement justifiées mais pleinement légitimes. Il prendra fin au plus tard en septembre, date à laquelle la direction compte lancer les matinales sur la web radio. Des engagements concrets ont été pris :
En conséquence, la CGT lève le préavis de grève. Nous resterons cependant vigilants quant au respect de ces engagements et à l'amélioration durable des conditions de travail.
Paris, le 16 avril 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - avril 2026
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Préambule
L’autonomie, un lointain souvenir Souvenez-vous quand vous preniez le temps de travailler un sujet : de lire, d’effectuer des recherches avec les documentalistes, de proposer le reportage, d’échanger avec l’édition, puis de le tourner. Le bonheur du travail d’équipe, JRI, OPS, monteur, infographiste, illustrateur sonore, mixeur, technicien vidéo ! Un temps où l’on travaillait de manière autonome pour fournir l’antenne. Un temps révolu. Le nombre réduit de JT et la loi du casting font que ce sont toujours les mêmes qu’on entend dans le poste, le plus souvent abonnés aux sujets en kit. Quant aux autres, ils vivent relégués aux bouts de sonores, de quoi vider le cerveau ! Ce qui se passe au service culture est symptomatique de cette dérive. On n’y parle plus théâtre ni danse depuis belle lurette. Longtemps considéré comme le bâton de maréchal de la profession, il est devenu la fabrique vite fait bien fait des nécrologies mixées en direct. Cœur mal accroché, s’abstenir ! Sur les plateaux, certains présentateurs et chroniqueurs sont en roue libre ! Des piliers de l’antenne délivrent leur opinion rance à longueur d’année. Au 20H, on invite un dictateur pour qu’il déroule sa propagande dans un fauteuil depuis Moscou ! Et la direction nous assure que tout est sous contrôle. Ailleurs aussi, ça tourne vinaigre : la direction rogne sur les jours de télétravail, impose un présentiel à des horaires décalés. À la rédaction nationale, le quotidien se résume à un manque d’équité dans les services, à un planning contraint qui met en danger la santé des salariés, et à un outil Newsboard machine à broyer les propositions de reportages des journalistes. Un travail de sape en règle, qui saborde bien davantage :
Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du mercredi 8 avril 2026
Rédaction nationale
Pourquoi la direction ne donne-t-elle pas plus de stages d’été à des jeunes, sachant que cela apporterait un souffle de fraîcheur et d’idées nouvelles dans les services ? Le fort taux d’encadrement au sein de la rédaction ne permet-il pas d’absorber plus de jeunes en été ? Pouvons-nous envisager une augmentation des quotas cette année ? Le directeur de la rédaction nationale explique que ce n’est pas une question d’encadrement. La rédaction s’est fixée un nombre de CDD d’été et elle s’y tient. Si on fait venir des stagiaires, et qu’on ne peut pas les accompagner, ça ne sert à rien.
Le 26 mars 2026 dans le 20H de France 2, l’interview de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, a choqué jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le ministre Jean-Noël Barrot a estimé, à l’issue d’une réunion du G7, que « Lavrov avait pu dérouler tranquillement sa propagande sur une chaine de télé française ». Cette interview - découpée à l‘antenne au 20H mais intégralement diffusée sur franceinfo.fr – est perçue en France par de nombreux observateurs comme une tribune donnée aux autorités russes sans contradictoire adéquat ni mise en perspective. Elle a d’ailleurs par la suite été utilisée à des fins de propagande russe. Les RP questionnent le choix du dispositif pour l'interview de Lavrov, et souhaitent comprendre comment et pourquoi cette interview a été préparée et menée de cette manière ? Un « coup journalistique » vaut-il de mettre à mal la crédibilité de l’information de service public ? Quel est le sentiment de la direction à ce sujet ? Considère-t-elle cette opération comme un échec ou une réussite ? Au vu de la conduite de l’interview de Sergueï Lavrov, l’équipe du 20H est-elle encore en capacité d’inviter des femmes et hommes d’État de premier plan ? La direction dit assumer d’avoir fait cet entretien. Selon elle, le travail réalisé par la présentatrice est un travail journalistique exemplaire, puisque dans ses questions elle apporte la contradiction et précise des choses. Seul regret émis par le directeur : on aurait dû avoir une autre configuration. On aurait dû avoir un/une spécialiste pour venir derrière cette interview. Il ou elle aurait pu souligner des choses dites pendant cet entretien. L’équipe du 20H a toute la confiance de la direction pour inviter des hommes et des femmes de premier plan, comme Trump.
Lors du Festival de Cannes, les images des marches seront désormais diffusées par Brut sur Youtube. Qui tournera ces images ? Les équipes de FTV ? A qui appartiendront ces images ? La rédaction devra-t-elle payer pour utiliser et réutiliser ces images alors que nous sommes partenaires du Festival ?
La direction n’a pas la réponse, elle va se renseigner.
Au service Culture peut-on encore parler de respect du travail, des compétences, voire des personnes ? Des sujets commandés ne sont jamais diffusés : « Tribute Bands » / 20H : demande dans l’urgence, tournages début novembre 2025 avec 3 découchers à Saint-Rémy-de-Provence. « Monte Cristo » : tournage fin janvier. Spectacle annulé courant mars, notamment victime de la concurrence d’un 2e spectacle, problématique d’ailleurs abordée dans le sujet. Désormais obsolète. « Maison natale La Fontaine » : tournage début février à l’occasion de sa réouverture après 5 ans de travaux. « Garou » : tournage urgent début mars à Lille avec 3 découchers. Non diffusé et même jamais monté suite à l’annulation de l’invitation de Garou par le 13H. « Mort de Loana » : info tombée vers 19h30, sujet confectionné en urgence. Non diffusé et même effacé de Dalet. « BTS » : prévision refusée 11 jours avant le concert évènement du samedi 21 mars, puis sujet réclamé à 15h30 le jour J. Montage interrompu pour modifier un sujet sur l’Iran. Report au 13H du lendemain, mais finalement jamais diffusé. « Décès d’Isabelle Mergault » à 12h50. Le 20 mars, Il est demandé au service Culture de faire une nécro en urgence. Impossible de trouver des images, les faire ingester dans Dalet dans les temps et sortir un sujet sans bourde à l’antenne. Le service se fait tancer en public en conférence critique pour son incapacité à sortir un sujet et rivaliser avec TF1. Et pourtant… TF1 n’avait pas diffusé de sujet mais juste un off. Les journalistes du service Culture, déjà confrontés à un intérêt tout relatif de la part des éditions de France 2, ont le sentiment croissant d’un mépris systémique. La direction peut-elle veiller à normaliser les rapports de management dans la rédaction ? Le directeur l’admet, ils réfléchissent au service Culture, bien conscients de la situation. La cheffe est en arrêt de travail. Concernant la nécro d’Isabelle Mergault, la direction reconnaît que TF1 comme France 2 n’a pas fait de sujet au 13H, c’était un off. Mais le directeur insiste : quand une info tombe, on doit monter un sujet rapidement. On doit s’organiser. Isabelle Mergault était une artiste populaire, c’était important que ce soit dans le JT. Sur les sources d’images, il faut aussi que l’édition prenne la décision rapidement. Dans ces délais courts, il faut se démultiplier et mobiliser tous les services.
Des journalistes du service Politique déplorent depuis plusieurs mois de ne plus pouvoir travailler sur le parti « Place publique ». La direction peut-elle confirmer aux RP qu’elle ne souhaite pas voir diffuser dans le 20H semaine des reportages sur « Place publique » ? A-t-elle donné des consignes ? La direction assure qu’aucune consigne n’a été donnée en ce sens depuis que la nouvelle direction est là. Le directeur dit être passé devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public et que cette question a été abordée. Il précise que « Place publique » fait partie des temps de paroles mesurés par l’Arcom.
Les journalistes pointent les reportages "en itinérance" pour le JT de 13H. Au départ, ces itinérances étaient conçues pour diffuser les sujets dans la même semaine, ce qui justifiait le départ d’un monteur avec l’équipe de tournage. Aujourd’hui ces sujets sont toujours montés sur place, mais diffusés au fil de l’eau, souvent plusieurs semaines après. Or, lors de ces semaines d’itinérance, les journées sont très longues, notamment pour les rédacteurs qui parcourent des kilomètres pour le tournage et enchaînent ensuite le montage. Ces semaines dépassent donc régulièrement les 50 heures de travail, ce qui menace la santé des salariés. Dès lors, pourquoi ne pas monter ces sujets au retour de la mission, à Paris ? La direction affirme que l’objectif de l’itinérance c’est de produire des sujets diffusés en même temps que l’itinérance se déroule, puisqu’il y a un monteur. La direction va en parler avec l’édition.
Depuis le 26 janvier, la rédaction nationale ne fabrique plus aucun sujet pour les antennes d’Ici. Un bon nombre de salariés n’a plus aucun débouché, les propositions de sujets sont retoquées et certains journalistes restent écartés des antennes de France 2. Dans certains services, des journalistes sont assignés exclusivement aux micros-trottoirs et aux tournages d’éléments de sujets pour leurs confrères. Sans perspective, notamment à cause du « casting » des éditions auquel les chefs de service ne résistent pas. Cette rédaction à deux vitesses amplifie les disparités de carrière. Les salariés se plaignent d’injustice organisationnelle, de relations humaines dégradées avec leur hiérarchie, d’absence de discussion sur le travail, de dévalorisation sociale du métier, d’absence de développement professionnel, et de non-utilisation de leurs compétences dans les JT. Comment la nouvelle direction de l’information et la DRH comptent-elles gérer la baisse d’activité liée à la disparition d’Ici ? Le directeur de la rédaction nationale assure qu’il y a suffisamment de travail entre les éditions de franceinfo et France 2. Il admet que la rédaction a vécu une période où les services travaillaient à flux tendu avec une activité chargée. L’idée, selon lui, est que chacun ait du travail. « Chaque journaliste doit pouvoir faire des propositions. Si la proposition est prise c’est le journaliste qui fait la proposition qui fabrique le sujet. » Il annonce que suite au rapport Cedaet, la direction a préparé un plan d’action qui sera présenté au CSE du Siège le 16 avril. Les RP assurent qu’ils étudieront ce rapport attentivement et qu’ils ne manqueront pas de tracer tous les manquements de la direction en matière d’équité entre les salariés. Ce dossier n’a que trop duré, la CGT attend désormais des actes sans tarder.
La question a déjà été posée dans les instances de proximité des mois de janvier et de février. Pourquoi certains sujets du 20H sont-ils validés très tardivement par les rédacteurs en chef, y compris les sujets hors actu, provoquant un embouteillage monstre au mixage, lieu de toutes les tensions un quart d’heure avant l’antenne, et mettant les ingénieurs du son sous pression ? Pour eux, l’insupportable est régulièrement atteint. Le processus de validation n’est-il pas à revoir ? Comment faire pour valider les sujets plus tôt dans l’après-midi ? La direction l’admet, c’est un dialogue qu’elle a avec les éditions. Oui il faut valider tôt. Elle discute aussi avec les mixeurs pour voir comment mieux gérer les choses. Par exemple, installer un écran à côté des salles de montage pour un conducteur ? La direction signale aussi qu’il existe une quatrième salle de mixage qui peut être utilisée côté de F3 Paris Ile-de-France : le mix D. Le mixeur est là jusqu’à 21h. Un « Œil du 20H » a déjà été mixé dans cette salle. Mais attention, le mixage D est un secours, il n’est pas toujours disponible car il est attribué aux équipes de F3 Paris Ile-de-France et de l’Outre-mer.
Les coordinatrices ex-IV3 déplacées au bureau des régions sont installées dans leurs nouveaux locaux depuis maintenant 2 mois, et elles ne disposent toujours pas des moyens techniques nécessaires pour travailler dans les meilleures conditions. Le micro d'ordres installé depuis plusieurs semaines est régulièrement en panne, ce qui complique beaucoup la communication essentielle avec les régulateurs qui sont désormais dans un autre bureau. D'autre part, un outil très important pour le suivi des arrivées d'images commandées aux régions est le mur d'écrans plasma… resté dans l’ancien bureau au 3e étage. Pourquoi ce déplacement n'a-t-il toujours pas eu lieu ? En son absence, il faut ouvrir plusieurs pages sur un PC, ce qui engendre une perte de temps et le risque de passer à côté d'une arrivée. La direction conseille de relancer les équipes en charge des déménagements, en mettant en copie le secrétariat général.
La fin des JT est annoncée comme inéluctable par la Présidence. Un plan d’accompagnement des journalistes de la rédaction est-il prévu dans cette transformation ? Si oui, lequel ? Le directeur déclare : « La fin inéluctable : je ne sais pas. La direction ne s’inscrit pas dans la fin des JT. » La réalité, nous dit -il, est que le nombre de téléspectateurs devant la TV baisse, les JT en font partie. Mais le JT reste un moment puissant dans une journée et attire beaucoup de monde. Avec 4 millions de téléspectateurs, ça vaut le coup de leur parler, de leur proposer de la plus-value. Dans le périmètre de l’info il y a de nouveaux métiers, on veut être présent sur le numérique, sur les réseaux sociaux. Il faut toucher des publics qui ne regardent pas le JT, développer des offres qui découlent du JT. L’entreprise met en place des formations pour encourager les journalistes à aller vers le numérique. Les RP dénoncent les limites de ces passerelles, en soulignant que les salariés qui se sont reconvertis au numérique sont depuis plusieurs années les grands oubliés des mesures salariales et des évolutions de carrière. Le développement en silo propre à FTV ne permet pas aux salariés de rebondir dans de bonnes conditions. La direction admet qu’il ne faut pas décourager les gens qui font des mobilités horizontales, et dit songer à des garanties pour veiller à des possibilités d’évolution.
franceinfo TV
« L’info n’est pas une opinion », telle était la promesse des JT de franceinfo dans une vaste campagne publicitaire en 2025. Force est de constater qu’il ne se passe pas une semaine sans que la chaine 16 se fasse épingler pour des propos partisans tenus à l’antenne par des présentateurs ou chroniqueurs. Pourquoi sont-ils autorisés à mettre en avant leurs propres opinions, quitte à nuire à l’image d’impartialité de France Télévisions ? Comment le service public peut-il être crédible pour la Présidentielle de 2027 avec de tels propos à l’antenne ? Selon la direction, sur franceinfo tous les présentateurs donnent les faits et contextualisent en permanence l’information. Ils doivent le faire avec honnêteté et impartialité, contrairement à la ligne affichée par des chaînes concurrentes, nous n’invitons pas nos incarnations à délivrer à l’antenne des éditos ou de l’humeur. Si cela arrive, alors c’est une erreur et la direction éditoriale rappelle très régulièrement les règles à l’ensemble de la rédaction.
DRM
Est-il normal que les infographistes n'aient toujours pas connaissance de leur rotation pour les prochains mois, ainsi que pour leurs vacances d’été alors que la limite pour déposer les congés d'été est fixée au 31 janvier ? La direction répond qu’elle vient tout juste de valider tous les congés d’été. Quant au planning, il sera dorénavant envoyé aux infographistes sur 4 semaines. Les RP constatent que le planning à l’infographie est devenu un sujet conflictuel. Jusqu’en 2025 les infographistes avaient une visibilité à l’année sur leur planning, réduite à présent à 4 semaines. Ce manque de visibilité a des conséquences sur l’organisation de leur vie privée. Par ailleurs, les infographistes ont vu la part de télétravail se réduire de 50% à 25%. Une réorganisation qui a des répercussions sur la santé des salariés, surtout pour les matinaliers et ceux en horaires décalés. Les salariés s’interrogent sur le respect des règles permettant de concilier vie privée et travail. La CGT suit de près le dossier du nouveau planning des infographistes face à une direction qui n’accepte pas le dialogue et qui prend ses décisions en matière de télétravail de manière unilatérale.
DRH
Utilisation du parking et/ou pass Navigo ? Dans une communication interne diffusée le 11 mars, il est indiqué que les personnes souhaitant stationner au parking doivent avoir « l'attestation fournie par les Ressources humaines indiquant la non-prise en charge du pass Navigo ». Cette nouvelle disposition est surprenante, car nombre de salariés de FTV travaillent à la fois en horaires décalés et aussi en horaires de bureau. Ils peuvent alors utiliser leur véhicule personnel ET les transports en commun. Il n’y a pas de raison que ces derniers ne bénéficient pas du remboursement de frais de transport au prétexte qu’ils / elles utiliseraient le parking en fonction de leurs horaires de planification. Il en a toujours été ainsi, et cette nouvelle règle les mettrait subitement dans l’irrégularité ! La direction indique que la question a déjà été posée en CSE Siège. La direction de FTV étudie actuellement la réponse la plus adaptée.
De nombreux automobilistes ont fait le choix d’une mobilité plus douce en faisant l’acquisition d’un véhicule électrique ou hybride, choix renforcé par la politique environnementale de France Télévisions maintes fois affirmée, notamment par une publication sur monespace en date du 8 février 2024 ci-dessous :
Pourtant la communication du 11 mars 2026 revient sur cette autorisation. Pourquoi cette décision, qui revoit les ambitions environnementales de l’entreprise à la baisse et qui va à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres grandes entreprises ? Pourquoi les détenteurs de voitures hybrides ou électriques seraient les seuls parmi ceux qui ont fait le choix d’une mobilité plus douce à ne pas être aidés par l’entreprise ? Pourquoi revenir de façon unilatérale sur la décision de 2024 sans que cela n’ait été discuté lors de la présentation du schéma directeur de la sécurité au CSE des 18 et 19 février ? La direction a décidé de restreindre l’accès aux bornes de recharge aux seuls véhicules professionnels, pour des raisons opérationnelles (la flotte FTV est prioritaire) et budgétaires. Cette mesure fera l’objet d’une communication en mai. Les RP ont bien compris que le règlement a changé. Ils espèrent qu’il sera le même pour tous, car certains enfreignent déjà ces règles.
Le mois dernier, les RP avaient interrogé la direction sur l’application à FTV d’un arrêt récent de la Cour de cassation : pour les salariés au décompte horaire, les jours de congés payés entrent dans le calcul du temps de travail hebdomadaire, permettant ainsi le même seuil de déclenchement des heures supplémentaires que lors d’une semaine sans CP. La direction avait répondu que tout était déjà conforme. Les RP ont donc dû insister. Cette fois la direction fait un mea culpa. Elle reconnaît que la réponse lue en mars était inexacte. Les adaptations techniques du SIRH (systèmes d’information sur les ressources humaines) sont en cours et il est prévu en paye du mois de mai 2026 de valoriser les heures supplémentaires en tenant compte des journées de congés payés pour la période allant du mois de septembre 2025 (date de l’arrêt de la Cour de cassation) à avril 2026.
Paris, le 13 avril 2026
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Préavis de grève - La DOPOM veut-elle la mort de la radio ?
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Après un changement d'outil catastrophique (Zenon), après la perte de la diffusion de la webradio, après la surcharge des plannings conséquente à la réduction drastique du recours aux intermittents et au non remplacement des départs en retraite, après un déménagement vers Campus destructeur, après la perte d'un studio et des productions qui s'y rattachaient, perte des acoustiques, du contact avec la rédaction, de la lumière naturelle..., et enfin suite aux changements délétères observés sur les plannings prévisionnels à compter de la semaine 16 (13 avril), les chefs opérateurs son radio demandent à la direction opérationnelle du pôle Outre-mer :
C’est pourquoi, la CGT appelle les personnels techniques de la radio de la DOPOM à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail. Elle appelle ce personnel à cesser le travail à partir du mardi 14 avril 2026 à 00h00, et ce, pour une durée indéterminée.
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Communiqué intersyndical - Accord Collectif d'Entreprise Renégociation obligatoire
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Accord Collectif d'Entreprise Renégociation obligatoire
Les organisations syndicales représentatives CFDT et CGT tiennent à rappeler un point essentiel : la renégociation de l’accord collectif n’est pas de notre fait. Le 10 juillet 2025, la présidente de France Télévisions a décidé unilatéralement de dénoncer l’accord collectif de 2013 et l’ensemble de ses avenants. Cette décision, que nous n’avons ni souhaitée ni approuvée, nous place aujourd’hui face à une responsabilité : négocier pour protéger les salariés. Grâce à l’action des 4 organisations syndicales représentatives, une médiation judiciaire a permis :
Jusqu’à mai 2028, rien ne change pour les salariés. Si aucun nouvel accord collectif n’est signé au 3 mai 2028, les droits des salariés seraient couverts par les dispositions suivantes :
Ces textes sont, sur de nombreux points, moins protecteurs. C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous — salariés comme direction — de parvenir à un accord mieux disant, adapté à nos réalités de travail. Nous avons donc choisi une position courageuse et responsable. Nous négocions dans un esprit constructif, avec lucidité sur les intentions de la direction et avec une exigence claire : ne pas brader les acquis des salariés !
Qui négocie ? Seules les organisations syndicales représentatives (OSR) dans l’entreprise peuvent négocier un accord d’entreprise : la CGT, la CFDT, FO et le SNJ. Les autres organisations syndicales, présentes à FTV et parfois représentatives dans un ou plusieurs établissements (mais pas dans toute l’entreprise), ne sont donc légalement pas conviées à la table des négociations. Les OSR qui ont (avant la négociation) participé à la médiation avec la Direction et les médiatrices désignées par le juge en charge de l’affaire, n’ont rien abandonné du tout : ni leur droit à négocier, ni les salariés, ni leurs convictions. Tous les autres discours sont trompeurs, infondés, populistes et démagogiques. Ils jettent le doute et créent de l’incompréhension au moment même où les salariés ont besoin de clarté et de sécurité. La réalité, c’est que nous n’avons pas le choix. Refuser de négocier serait irresponsable et ne stopperait pas la dénonciation de l’accord. Cela conduirait simplement à une situation où les salariés ne seraient plus protégés (car moins bien couverts) et l’entreprise deviendrait vite ingouvernable. Nous travaillons aujourd’hui afin de permettre à tous les salariés de bénéficier d’un accord collectif protecteur, juste et durable. Nous n’avons pas souhaité nous retrouver dans une telle situation mais nous ne fuirons pas nos responsabilités. Paris, le 9 avril 2026
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Compte rendu CGT de l'instance de proximité d'Aquitaine du 1er avril 2026
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Point 1 : Expérimentation de vidéos verticales Point d’étape sur la fabrication et les formations après 2 mois La coordinatrice numérique annonce que l’Aquitaine est la région qui produit le plus en Nouvelle-Aquitaine. Il y a eu 27 vidéos produites depuis début février. C’est logique, selon elle, car 3 JRI volontaires sont disponibles et régulièrement planifiés. Ce sont des tournages en autonomie. Un point d’étape hebdomadaire est fait entre les 4 régions qui participent à l’expérimentation (Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, PACA et Occitanie) et elle précise que ces 4 régions se sont rendu compte qu’il y a un besoin pour les monteurs d’une journée de formation supplémentaire autour des codes du numérique. La formation sur Première était bénéfique mais pas suffisante. Du côté des rédacteurs en chef adjoints du numérique (RCA num), il a été constaté un manque d'acculturation aux réseaux sociaux. Une journée de formation est donc prévue le 30 avril pour les 3 RCA num de Nouvelle-Aquitaine sur l’appropriation des réseaux sociaux, l’accompagnement des équipes avant les départs en tournage… Les élus veulent savoir si un modèle d’organisation du travail viable a été trouvé. Combien de temps de préparation, de tournage et de montage prévus pour un module d’une minute ? Pour la coordinatrice numérique, l’idéal est d’avoir le même JRI 2 jours d’affilée car s’il n’a pas fini le montage, il peut finir le lendemain. Pour produire ces modules il faut donc 1 à 2 jours. Mais c’est encore trop tôt pour établir un modèle d’organisation du travail selon le rédacteur en chef. Pour l'instant seules des vidéos d’1’ à 1’30’’ ont été produites selon eux; il n’y a pas eu de commande pour un format de 2’30’’ ou plus, qui exigerait la participation d’un monteur. Le directeur régional donne le chiffre global sur la fréquentation du site du réseau FTV et des vidéos vues en mars 2026 : 167 millions de vues, en hausse de 17% par rapport à février. Pour lui, logiquement, plus il y a de production et plus il y a de vues. La coordinatrice numérique dit qu’en Nouvelle-Aquitaine les vidéos font de 15.000 à 123.000 vues, de bons chiffres aidés par l’augmentation du nombre d’abonnés à nos réseaux sociaux. Interrogé sur la fabrication d’une vidéo verticale tournée à l’occasion d’un reportage pour le linéaire, le rédacteur en chef explique que c’est à l’initiative de l’équipe, qui avait le temps de le faire car le sujet JT n’était pas pour le soir même. Il assure que ce n’est pas le modèle d’organisation choisi. Et il se félicite du très grand nombre de vues pour cette vidéo. Concernant la charge de travail qui augmente pour la RCA numérique, le rédacteur en chef explique qu’il y a un processus de formation pour les adjoints du linéaire afin de l’alléger. 2 RCA de la rédaction sont en cours de formation. Il s’agit pour eux de prendre en charge la partie publication d’articles sur le web pendant qu’elle encadre la production de vidéos pour les réseaux sociaux et le web. Cette formule est déjà en test à Toulouse, selon la coordinatrice numérique. Mais la condition, c’est que les RCA linéaires soient 4, donc ça ne sera pas possible sur toute la semaine. Enfin, les élus demandent une vigilance particulière sur l’activité des chargés d’édition numérique (CEN), toujours au cœur des évolutions techniques et organisationnelles. La coordinatrice numérique assure qu’en donnant la priorité aux réseaux sociaux il leur a été demandé de ne plus faire certaines tâches. Modifications du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) En présence de Jérôme Bourdy (responsable IMG et Agent prévention sécurité). Le DRH liste les modifications et ajouts demandés par les RP dans la partie du document consacrée à cette expérimentation et touchant aux risques psycho-sociaux (RPS). Pour l’item “risque / conséquence” : ajout de la notion de perte de sens (transformation touchant à l’identité professionnelle); pour l’item “modalité d’exposition” : crainte d’évolution et de disparition de compétences ainsi que sentiment de dévalorisation du métier de monteur; pour l’item “mesure de prévention” : intégration de la parole des salariés dans le bilan, temps d’échanges inter-métiers et évaluation régulière de la charge de travail.
Point 2 : Bilan SSCT 2025 Comme chaque année, la direction et les élus font le bilan Santé Sécurité et Conditions de Travail (SSCT) de l’année précédente. L'Aquitaine comptait en 2025 en effectif permanent 188,81 ETP (contre 193 ETP en 2024). L’IRH explique qu’il y a eu 1 embauche en CDI et 8 départs de l’entreprise de CDI en 2025. Les élus s’étonnent, car au final il y a dans l'entreprise 5 ETP (équivalent temps plein) en moins. Le DRH explique qu’un ETP est calculé en moyenne sur l’année. S’il y a une entrée ou une sortie en début d'année, ça ne compte pas pour 1 ETP plein. Il y a aussi les temps partiels qui impactent les ETP. Qui plus est, dans ce document, seules les embauches sont prises en compte, pas les mobilités. En réalité au total il y a eu 9 entrées (1 recrutement et 8 mobilités) et 10 sorties (7 départs en retraite, 1 licenciement pour inaptitude et 2 mobilités) en Aquitaine. Dans ce décompte d’effectifs ne figurent ni la Fabrique ni la filière RH ni la comptabilité qui dépendent de directions délocalisées. En 2025, il y a eu 22 accidents de travail, contre 29 en 2024, dont 6 accidents de trajets. Les montants de cotisation ont augmenté en 2025, les élus font remarquer que c’est particulièrement le cas à Bayonne où le taux de la cotisation sécurité sociale est passé pour les journalistes de 0.38 à 1.18 et pour les PTA de 0.47 à 1.47 avec un montant de cotisation passé de 3000 à 7200 euros. Signe pour les élus que leur alerte face au nombre et à la durée des arrêts dans ce service, était justifiée. L’IRH détaille ensuite les faits saillants de l’année 2025 :
- Finalisation du plan d’action de l’AT grave de Dax - Formation à la gestion des risques pour les journalistes - Réunions et communication de sensibilisation des journalistes liées à la prévention des risques - Ouverture du BIP d’Arcachon - Finalisation de la mise en place d’une centrale de traitement d’air pour le studio JT - Finalisation de la climatisation secours du local serveur - Sécurisation électrique du local serveur - Relocalisation de la conférence de rédaction - Réaménagement des espaces de la vidéothèque / documentation - Aménagement d’un espace détente au BRI - Création de 2 bureaux au niveau du plateau de la rédaction - Réaménagement du poste de l’assistante de Périgueux - Réfection de 4 blocs sanitaires du bâtiment TVR - Aménagements de poste (monteuse Périgueux, CEN Bordeaux) - Déploiement de la fonctionnalité de transcription dans Imédia. - Dénonciation de l’accord collectif d’entreprise. - Elections professionnelles Elle ajoute que 133 salariés ont suivi une formation liée à la santé ou la sécurité et 35 salariés ont suivi une formation liée au secourisme ou à l’incendie. Les élus trouvent ces chiffres remarquablement élevés. Le résultat d’un long travail de co-construction. Ils reconnaissent également l’effort fait par la direction en la matière.
Point 3 : Bilan absentéisme 2025 Le DRH expose l’évolution du taux d’absentéisme entre 2024 (7,45%) et 2025 (6,70%) soit une baisse de 0,70%. Néanmoins les élus constatent une forte disparité des taux entre la technique (3,63%) et la rédaction (9,83%) que le DRH explique par le départ de salariés en affection de longue durée (ALD) au service exploitation et plusieurs salariés toujours en long arrêt maladie à la rédaction. Par ailleurs les RP CGT font remarquer que l’emploi du terme “absentéisme” est impropre car connoté : cela suggère une responsabilité individuelle des salariés dans le fait de leur absence. Ils proposent de le remplacer par “taux d’absence” ou à l’inverse par “présence effective”. Le DRH en convient mais explique qu’absentéisme est le terme adopté depuis longtemps et d’usage dans tous les rapports et documents, à France TV comme dans les autres entreprises. Enfin, l’IRH rappelle qu’un rendez-vous de reprise avec manager et RH est systématiquement proposé aux salariés de retour d’arrêt supérieur à 1 mois pour accompagner au mieux la prise de poste. Ce rendez-vous de reprise est bien sûr facultatif.
Point 4 : Bilan psychologue du travail Le DRH présente le bilan 2025 du cabinet ACCA, en l’absence de la psychologue référente de cet organisme car sa mission s’est terminée suite à un appel d’offres et au remplacement de celui-ci par un nouveau prestataire, Qualisocial. Il s’agit d’un bilan en Nouvelle-Aquitaine. En 2025, il y a eu 111 entretiens, 34 en distanciel et 77 en présentiel (contre 95 en 2024, 14 en distanciel et 81 en présentiel). 28,75% des entretiens concernent les salariés d’Aquitaine. Soit 32 salariés, calculent les élus. Dans plus de 50% des cas, la thématique essentiellement abordée concerne la dégradation des relations de travail. À noter aussi l’augmentation des entretiens via la ligne d’écoute dédiée aux managers, RH, élus. Les RP CGT déplorent d’abord l’absence de la psychologue du travail. Ils déplorent ensuite de ne pas avoir de données sur leur périmètre, l’Aquitaine. Enfin, et surtout ils dénoncent une nouvelle fois avec vigueur le recours de notre entreprise à des sociétés prestataires qui changent à chaque nouvel appel d’offre, tous les 3 ans (JLO, ACCA et maintenant Qualisocial), pour s’occuper de la santé, mentale qui plus est, des salariés, et ce dans un contexte d’incertitude, de changements organisationnels avec la mise en place de projets structurants. Ainsi, des salariés suivis depuis des mois, voire plusieurs années, par la psychologue du travail qui a mis elle aussi du temps à se faire connaître, notamment en ayant une permanence régulière à Bordeaux et en faisant le tour des sites excentrés, ne savent plus avec qui ils pourraient échanger, ni ce que va devenir leur dossier… D’autant que la direction annonce que le nouveau prestataire ne fera pas de permanence sur site ! C’est via une plate-forme téléphonique que le salarié sera orienté vers un psychologue du travail. Les élus demandent à la direction régionale de faire remonter à la direction centrale leur opposition à ces appels d'offres concernant la santé des salariés.
Point 5 : Organisation et conditions de travail 2 - Bilan des élections municipales : Retour sur le dispositif et les renforts mis en place. Le directeur régional explique que pour les journalistes la planification a été faite sur les disponibilités habituelles, donc pas de renfort. En revanche pour les documentalistes il y a eu 9 vacations supplémentaires. Il détaille ensuite les dispositifs spéciaux mis en place, avec 9 débats au studio JT, 1 débat à Pau et 1 débat dans le studio d’ICI Béarn-Bigorre. Il félicite l’ensemble des équipes dont il se dit très fier. C’était une réussite. Il ajoute que NoA a aussi permis la diffusion de débats qu’il n’aurait pas été possible de diffuser sur France 3. Pas de remarque des élus qui n’ont pas eu de retour négatif à l’issue de cette période électorale.
3 - Émissions Olatua et NoA sur mer suspendues depuis janvier : quelles perspectives de reprise et dans quelles conditions de fabrication ? Txirrita : avenir de l’émission en septembre 2026. Pour Olatua, la reprise des tournages est prévue en avril avec un premier numéro diffusé en mai et des épisodes inédits cet été. Les conditions de production restent identiques mais pas celles de post-production. Le montage, mixage et finitions se feront à la Fabrique. La raison invoquée est qu’il faut honorer nos engagements en matière de post-production (droit de tirage) suite à la baisse annoncée du nombre de documentaires produits (17 cette année au lieu de 22 l’an dernier). Les RP CGT interrogent la direction sur l’impact de ce changement dans l’activité à la TVR. Le chef de centre dit qu’il ne peut pas répondre à cette question pour le moment. En attendant, ce sont 3 jours de montage et une demi-journée de mixage pour 8 numéros annuels en moins dans l’activité de la TVR ainsi que la possibilité de diversifier leur activité pour les monteurs et mixeurs planifiés sur ce produit… Seule une scripte continuera de contribuer à cette émission. Concernant NoA-sur-mer, le directeur précise que la déléguée antennes et contenus (DAC) doit organiser une réunion dans les prochains jours pour évoquer l’avenir de cette émission, qui ne concerne pas que l’Aquitaine, il y a aussi Poitou-Charentes qui est concerné. Il annonce néanmoins que si cette émission est maintenue “elle ne sera pas la même qu’aujourd’hui”. Comme elle est fabriquée par les journalistes de deux rédactions, il y a un impact plus important sur les ETP. Les élus craignent sérieusement que cette émission fasse les frais des mesures économiques envisagées par la direction. Enfin, le DR n’a rien à annoncer pour l’instant concernant l’avenir de Txirrita. À date, il n'a pas encore de visibilité sur la grille de septembre. Là encore, les élus sont très inquiets.
4 - France 3 / ICI : Quand et comment les salariés ont-ils été informés de la nouvelle identité visuelle de l'entreprise (déploiement de bonnettes micros siglées ICI) ? Comment les équipes se présentent-elles sur le terrain ou à l’antenne ? D’autres changements de logos sont-ils prévus sur les matériels de tournage, les véhicules ? Le directeur régional lit une réponse écrite, pour plus de clarté : Le changement de nom “marque” a été discuté plusieurs fois en CSE car c’est une décision d’entreprise exposée dans le projet stratégique de la présidente reconduite par l’Arcom. Régulièrement, la communication interne adressée à tous les salariés a informé du nouveau nom comme le bug antenne, le marquage des bâtiments… Le marquage des bâtiments se fait sans obligation de calendrier et peut se faire lors d’opportunités de renouvellement ou lors de déménagement. Pour les véhicules, certaines régions l’ont déjà appliqué. Ces 2 marques, FTV et ICI, seront déployées sur les supports de communication internes et externes. France 3 est la marque de la chaîne nationale, ICI est la marque de la proximité. Il ajoute que notre antenne s'appelle désormais ICI Aquitaine. Depuis les élections municipales, il est demandé aux équipes de déployer les bonnettes et flags ICI sur les micros. Enfin, il termine en disant que les équipes peuvent se présenter comme “ICI ex France 3” ou “France Télévisions”. Pour lui, il ne peut y avoir de confusion entre la chaîne télé et la radio, à de rares exceptions près (au Pays Basque Ici Euskal Herri et en Limousin Ici Limousin). Pas si évident pour les élus, et surtout pour les salariés et même les intervenants et téléspectateurs (certains continuent de dire “FR3”) qui naviguent entre confusion, perte de sens et d’identité… Les RP CGT rappellent que contrairement aux confrères d’ICI radio, l’entreprise n’a pas fait de large communication auprès des téléspectateurs pour informer de ce changement de nom. Ce serait donc aux salariés d’assurer le service après-vente sur le terrain, ce qui devient vraiment compliqué.
5 - Budget Lors de l’instance de proximité de janvier, la direction annonçait une diminution d’environ 20 % du budget « antenne et programmes », soit près d’un million d’euros en moins, impliquant des choix structurants et des arbitrages ayant un impact direct sur l’offre régionale. Dans ce cadre, et après réception du budget 2026, quel impact réel cette baisse va-t-elle avoir sur l’emploi et l’organisation du travail des salariés concernés ? Pour le DR, la baisse du budget réduit le nombre de documentaires engagés et d'épisodes du Goût des rencontres. Il y a eu la suppression du magazine Décalage horaire pour préserver au maximum l’information, le numérique et l'activité de nos personnels. Sur l’emploi, chaque poste vacant est analysé localement et au niveau de la direction du réseau pour remplacement, redéploiement, gel ou suppression du poste. Il ne peut pas dire s’il y aura des répercussions sur la charge de travail des assistantes de production, notamment. Peut-être qu’à la marge il y aura une baisse d’activité mais c’est surtout en externe (les producteurs) que la baisse sera notable.
Point 6 : Emploi 6 - Appel à candidatures à la gestion d'antenne : Sélection des candidats, calendrier des formations et des prises de postes. L’IRH annonce que les 7 candidats qui ont postulé ont été reçus en entretien et, au final, 2 candidats ont été retenus (1 chef monteur CDI et 1 technicien vidéo CDD). Le calendrier de formation est le suivant : du 22 au 23 avril, formation au logiciel Argos du 27 au 29 avril et du 4 au 6 mai, formation à la gestion d'antenne suivie de la mise en pratique du 11 au 13 mai. Le jury de validation est prévu le 13 mai, et si les candidats sont validés par le jury, les premiers remplacements sont prévus à partir du 18 mai à Bordeaux et Limoges. Le DRH précise que le CDD, immatriculé comme technicien vidéo à l'origine, aura toujours des contrats de TEVA mais assortis de l’UCC gestion d’antenne.
7 - Poste de monteur vacant depuis septembre à Bordeaux : combien de jours de remplacements sur le motif de renfort dans ce service depuis le départ à la retraite de la salariée ? Le DRH explique que les besoins en remplacement dépendent des absences des salariés de l'équipe. Il indique qu’il y a eu 230 jours de CDD monteur entre le 1er août 2025 et le 2 avril 2026 sur différents motifs : congés maladie, crédit d’heures, temps partiel etc. Parmi ces 230 jours, les contrats “d’usage constant” représentent 103 jours. Les élus font remarquer qu’il n’y a plus que 7,5 monteurs au BRI et demandent si le dernier départ en retraite sera remplacé. Le directeur précise que c’est toujours en réflexion et le DRH ajoute que la direction estime qu’il faut environ 300 jours de remplacement pour justifier la publication d’un poste.
8 - Mobilités, postes pourvus et à pourvoir en Aquitaine. Le poste de JRR à Bayonne est en cours de recrutement, il y a déjà plusieurs candidats. Les élus demandent à quelle date le poste sera pourvu. Le DRH répond que s’il s’agit d’un recrutement, la prise de poste peut être envisagée au mieux à partir du 1er mai et s’il s’agit d’une mobilité cela peut être 2 à 3 mois plus tard. Prochaine instance de proximité le 7 mai 2026
Bordeaux, le 3 avril 2026
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STOP à la "profitation" Pour le respect de notre travail
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Depuis plusieurs mois, la Direction de Mayotte la 1ère sollicite des salariés pour remplacer ponctuellement des responsables d’édition. Ce qui était présenté comme une "opportunité d'évolution" s'est transformé en un système d’exploitation institutionnalisé pour ces nouveaux "stagiaires". Le constat : une organisation à bout de souffle
Nous avons en mémoire l'exemple d’un collègue qui a été victime du même système de remplacement en tant que responsable d’édition pendant plusieurs années. Au moment de sa titularisation sur ce poste, son ancienneté n’a pas été reconnue ni indemnisée en conséquence, faute de respecter la procédure conventionnelle et légale requise pour l’occupation de cette fonction de positionnement. Nous tenons à ce que cela ne se reproduise pas. Nous demandons donc la fin du pilotage "à la débrouille" avec :
Et plus généralement, nous demandons, pour tous les postes de travail de Mayotte la 1ère, l’anticipation des absences afin d’assurer un remplacement effectif pour chaque départ ou congé longue durée. À titre d’exemple, aux archives, l’absence de remplacement depuis deux mois suite à un congé maternité a entraîné une perte de contenus et a épuisé la salariée en poste. L’acquisition d’expérience ne doit pas être un prétexte à l’exploitation. L’engagement des salariés n’a pas pour vocation de masquer le manque d’effectifs. L’UCSA CGT Mayotte demande du respect, de la transparence et de la reconnaissance.
Mamoudzou, le 3 avril 2026
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Jamais deux sans trois
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Le poisson d’avril réunionnais reste coincé dans les filets du directeur des contenus du pôle outre-mer
C’est une tradition, chaque année le premier avril honore le célèbre poisson, et tous les médias de l’île n’échappent pas au cérémonial, une quasi bouffée d’air par ces temps anxiogènes. La veille et le jour même, en conférence de rédaction, les rédacteurs en chef choisissent les équipes et le bienveillant débat sur le thème de la plaisanterie. Céline Dion à La Réunion… L’équipe est choisie… Le tournage, le montage, le mixage aussi. Le reportage est prêt pour midi… Mais panique, à une heure de la diffusion, rétropédalage, le directeur des contenus du pôle Outre-mer de France Télévisions Laurent Corteel ne souhaite pas diffuser un quelconque badinage sur nos ondes… Aucun respect pour les salariés, aucun respect pour les interviewés (certains avaient fait une longue route) ! Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un sujet humoristique qui est censuré. C’est notre liberté éditoriale qui est remise en cause. Dans un contexte où la confiance des salariés de Réunion La 1ère est fragilisée, refuser un contenu clairement identifié comme humoristique pose question : Qui décide de ce qui peut être diffusé ? Jusqu’où ira le contrôle éditorial ? Quelle place pour la créativité et la proximité avec le public ? Enfin, pourquoi une telle ingérence ? Le DCI a laissé faire. En ne soutenant pas les équipes locales, il démontre — une fois de plus — une forme d’impuissance, voire d’incompétence, dans la gestion éditoriale et la protection de notre travail.
Quand une direction de l’Info tricéphale décide de noyer le poisson… d’avril
Pour la CGT, comment s’y retrouver avec une direction de l’information tricéphale ? Une directrice régionale qui s’immisce un peu trop souvent dans les affaires des RC en imposant des invités ou des sujets, un directeur du numérique qui avec sa carte de presse co-gère, avec le DCI, la stratégie éditoriale de l’info sur le web parce que les RC ne sont pas présents sur la stratégie web/réseaux sociaux et maintenant un patron des contenus du pôle Outre-mer qui s’arroge le droit d’intervenir directement sur le choix d’une rédaction... La CGT n'est pas caponne et refuse : Une information verrouillée depuis Paris Le mépris des réalités locales La mise sous tutelle des équipes
La CGT exige :
À retenir : Même un poisson d’avril a le droit d’exister. Une blague bâillonnée qui en dit long sur le climat social actuel. Une blague interdite chez nous mais autorisée à Mayotte 1ère ou en Polynésie 1ère.
Aujourd’hui, ce n’est pas une blague : c’est un avertissement. Restons vigilants !
Saint-Denis, le 2 avril 2026
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Martinique La 1ère, est-elle encore la télévision de tous les Martiniquais ?
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Les CARIFTA Games de natation reviennent en Martinique après plus de 10 ans d’absence. C’est l’un des événements sportifs les plus importants de la Caraïbe. Pourtant, à Martinique La 1ère, aucune présentation du projet n’a été faite au CSE. Une convention a été signée entre notre établissement et la ligue de natation de Martinique, mais aucun direct TV des compétitions n’est programmé. Après des élections municipales où toutes les communes n’ont pas bénéficié du même traitement, aujourd’hui le DCI choisit de ne pas valoriser comme il se doit cet événement majeur auprès des Martiniquais. À force de ne pas représenter tous les Martiniquais dans leur propre télévision, nous nous éloignons chaque jour davantage de nos missions de service public. Il est temps que la direction prenne pleinement la mesure de ses obligations envers les téléspectateurs. La CSA-CGT Martinique dénonce ces visions hors-sol qui portent gravement atteinte à notre image et à notre crédibilité.
Fort-de-France, le 31 mars 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège
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Préambule « Il faut que tout change pour que rien ne change » * * réplique attribuée à Tancrède Falconeri, le personnage qu’interprète Alain Delon dans « Le Guépard » de Luciano Visconti, adaptation du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Ils sont venus conquérants, nous faire honneur de leur présence, portés par l’élan de leur règne qui commence. Les nouveaux directeurs Philippe Corbé, Julien Duperray, Nicolas Marut, respectivement directeur de l’information de France Télévisions, directeur de la rédaction nationale et directeur de franceinfo canal 16. Des hommes souriants, fiers de leur nomination, volontaires, et visiblement très motivés… à l’idée d’imposer leur loi du silence. Non pas une, ni deux, ni trois, mais six fois la direction a affiché sa volonté de ne pas répondre aux questions des élus concernant :
Le peu de moyens octroyés à la partie nationale d’ICI fabriquée à Vaise. Une posture à l’encontre de la raison d’être d’une instance représentative et qui augure bien mal des rapports directions/salariés de l’info et des sports. L’autoritarisme n’a pas sa place dans une entreprise de service public, nous nous y opposerons farouchement. À quoi songent ces nouvelles têtes pensantes quand ils désertent les questions éditoriales pour assener leur mantra de tour de vis budgétaire ? Faut-il leur rappeler que depuis des années les salariés de l’audiovisuel public voient défiler une cohorte de chefs qui n’ont que le mot austérité à la bouche, sauf lorsqu’il s’agit de négocier leur salaire ou leurs indemnités de départ ? Et pourquoi pas évoluer ? Insuffler un projet fédérateur, prôner la bienveillance, la confiance, la réconciliation à des salariés qui subissent le casting où prospèrent l’entre-soi et la cooptation au détriment de l’antenne et de l’esprit d’équipe. La CGT invite la direction à rompre avec le vieux monde, à s’affranchir des vieux réflexes racornis du passé qui consistent à croire qu’« Il faut que tout change pour que rien ne change ». Non ça ne marche pas comme ça dans l’audiovisuel public. Les salariés sont en demande de dialogue social apaisé. Et la CGT continuera de porter leurs questions ! Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Rédaction nationale
L’ex-directeur de l’info occupe-t-il une nouvelle fonction au sein de FTV ? Si oui laquelle ? Sinon, a-t-il négocié un départ ? Même question pour l’ex-directrice adjointe de l’information et directrice de Franceinfo TV. Quel est le nouvel organigramme à la direction de l’information ? Quel est le nouvel organigramme à Franceinfo TV ? Le nouveau directeur de l’information confirme que Nicolas Marut est le nouveau responsable de Franceinfo tv. Selon la direction, Muriel Pleynet fait toujours partie du périmètre de l’information, mais sans préciser ses nouvelles attributions. Faut-il comprendre que c’est un placard ? En ce qui concerne l’ex-directeur de l’info, la direction ne souhaite faire aucun commentaire. Malgré l’insistance des représentants de proximité, nous n’en saurons pas davantage. Mais la Gazette vous livre un scoop, enfin un demi-scoop car c’est un secret de Polichinelle que le directeur démissionné négocie son chèque de départ.
Comme on le craignait, la fin de ICI rédaction nationale expose certains salariés à des troubles psychosociaux. La direction met-elle tout en place pour aider les salariés sans affectation ? Si oui à quelle échéance ? La direction prétend que tout est mis en place pour trouver une position pour les salariés à repositionner sur un poste à la direction de l’info en prenant en compte leurs compétences. Sauf que les représentants du personnel le voient bien, depuis janvier, certains salariés qui travaillaient sur ICI, se retrouvent sans solution. Le temps passe et la direction ne semble pas mesurer à quel point ces salariés se sentent abandonnés.
Le week-end du 28 février/1er mars, les bombardements au Moyen-Orient ont été largement et logiquement couverts par la rédaction nationale pour les éditions de France 2. En revanche, cette actualité de premier plan a été sous-traitée dans les éditions nationales de France 3. En ce week-end de basculement géopolitique, voici ce que Ici a proposé aux téléspectateurs des régions : le service minimum. Édition du samedi 28 février midi : un seul sujet frais de 1’20 (!!) sur la situation internationale. Sinon reprise Télématin ou de vieux sujets F2. Édition du samedi soir : un seul sujet frais sur la situation internationale et reprise d’un sujet F2 du 13H sur Israël (comme si la situation n’était pas évolutive). Édition de dimanche midi 1er mars : À noter l’effort sur le sujet Khamenei – reprise Télématin (avec même commentaire mais avec une autre voix et charte graphique de la 3) ! Édition de dimanche soir : des reprises du 13H et un seul sujet sur la situation internationale prévu. Les RP alertent la direction sur cette insuffisance éditoriale. Peut-elle être attentive à ce qui est diffusé dans la partie nationale des journaux ICI en région ? Les téléspectateurs ont droit à un traitement de qualité, au même titre que dans les éditions nationales de France 2. La direction répond une nouvelle fois que cette question ne relève pas de l’instance de proximité.
Le dimanche 15 mars, une éditorialiste a « dérapé » en direct lors de la soirée du 1er tour des élections municipales sur franceinfo. Nathalie Saint-Cricq a qualifié Eric Ciotti, candidat UDR allié au RN, de « Benito » (référence au leader fasciste Benito Mussolini). La chaîne et la journaliste ont présenté des excuses aux téléspectateurs. L’éditorialiste, durant la même soirée, a commenté en attendant le discours de Manuel Bompard, coordinateur de LFI, en disant « C’est qui la petite ? », à propos d’Imane Hamel, cadre du parti. Une remarque que là encore la journaliste imaginait « off » mais qui s’est entendue à l’antenne et que la jeune femme a rectifié publiquement sur X. La direction a suspendu l’éditorialiste pour une semaine. Mais que se passera-t-il ensuite ? Qu’a prévu de faire la direction vis-à-vis d’une figure de l’antenne qui représente la rédaction et dont les dérapages portent atteinte à la crédibilité du service public ? La direction a d’abord expliqué que la question ne relevait pas de cette instance. Les RP ont alors voulu savoir qui, de la nouvelle ou de l’ancienne direction de l’info, était responsable du naufrage de la première soirée électorale des municipales sur nos antennes. Le nouveau directeur a admis qu’il avait jugé nécessaire de s’impliquer dans la soirée électorale du second tour des municipales pour assurer son bon déroulement. Il espère que la différence entre le premier et le second tour s’est vue à l’antenne. Un tel désaveu de l’équipe dirigeante ne peut pas en rester là selon les RP.
En octobre dernier, le cabinet d’expert CEDAET a remis son rapport sur le risque grave à la rédaction nationale. Depuis, rien n’a changé dans certains services : Société, Politique, JRI. A croire que certains chefs n’ont pas pris la peine de lire les 160 pages du rapport pourtant très instructif. 160 pages qui ne laissent pas indifférents les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Jeudi 22 janvier, les parlementaires ont auditionné pendant 1h30 les experts de CEDAET sur les risques psychosociaux décrits dans le rapport. Alors pourquoi dans les services le comportement de certains chefs reste inchangé ? Au service société la cheffe de service continue à classer les journalistes en deux catégories : ceux qui font les sujets pour le 20H et ceux qui ne sont bons qu’à faire la petite main pour le 20h comme s’ils n’avaient ni expériences ni compétences. Beaucoup de journalistes sont en souffrance au service société, les arrêts maladie et accidents du travail se multiplient. Au service politique, un adjoint du service exerce son autoritarisme sans limite, décidant seul qui doit ou non exister à l’antenne et dans les JT, qui doit prendre part aux campagnes électorales. Il exerce ainsi une forme de droit de vie ou de mort sur la carrière des journalistes de son service en toute subjectivité. Chez les JRI le chef continue à faire fonctionner le service comme s’il existait deux catégories de journalistes. Les bien lotis et les autres trop souvent écartés des belles missions… sauf sur leur temps de vacances. Ce management toxique dénoncé dans le rapport CEDAET n’est plus acceptable. Quand le plan d’actions sera enfin présenté et mis en œuvre par la direction ? La direction des ressources humaines assure que des pistes d’action seront présentées au CSE du Siège du mois d’avril. Ces pistes seront élaborées par les directrices et directeurs de l’info.
Plusieurs journalistes du service société se sont vu refuser leurs demandes de vacances pour cet été, alors que 3 sur 4 avaient déjà essuyé un refus pour Noël 2025. La direction du service n’instaure aucun dialogue à ce sujet et les journalistes concernées vivent ce double refus des vacances comme une injustice. Or ces refus de vacances répétés à l’encontre de certaines journalistes ne respectent pas l’accord collectif qui prévoit : « Les salariés à qui il aurait été refusé une demande de congés seront prioritaires lors des demandes suivantes. » Les RP demandent que la direction fasse respecter les conditions de prise de congés prévues par l’accord collectif. Le nouveau directeur de la rédaction Julien Duperray assure qu’il faut respecter le droit de chaque salarié, tout en veillant à assurer la continuité du fonctionnement du service pendant les vacances. Il ajoute qu’il faut de l’équité et cela incombe au chef de service qui doit savoir instaurer le dialogue. Les RP avertissent que le dialogue est rompu entre la cheffe de service société et les salariées privées par deux fois de vacances.
Et ça se voit à l’antenne. Pour Télématin, il arrive souvent que rédacteurs et monteurs fabriquent des sujets en kit la veille pour le lendemain. Il faut savoir que Télématin ne dispose d’aucun infographiste l’après-midi et le soir pour les sujets montés la veille. Les rédacteurs montent des sujets sans pouvoir inclure d’infographie. Le sujet est validé et mixé de manière incomplète, pour quel résultat ? Le 5 mars dans le journal de 8h, faute d’infographie, un sujet sur la hausse des appels au 3919 a été diffusé avec une image arrêtée pendant 20 secondes. L’infographie dont la commande avait été passée la veille a été réalisée le lendemain matin par l’infographiste de 5h-9h30, mais le serveur était en panne et l’infographie n’a jamais pu être intégrée dans le sujet. Pour ce sujet qui devait contenir deux infographies, plusieurs personnes ont travaillé pour rien : la rédactrice, son chef de service, le rédacteur en chef et l’infographiste. Le résultat à l’antenne est pitoyable. Pouvons-nous espérer une vacation supplémentaire d’infographiste l’après-midi et en soirée pour accompagner les montages de Télématin fabriqués la veille ? La direction refuse d’ajouter une vacation d’infographiste pour Télématin. Elle conseille de donner les chiffres en plateau. Cette réponse est consternante et porte un nom : qualité empêchée.
Le mois dernier les RP ont expliqué à quel point le responsable d’édition est submergé de travail et qu’un chef d’édition ne serait pas de trop pour travailler sur les éditions quotidiennes de Télématin semaine et week-end. En semaine, la charge de travail est particulièrement lourde avec 6 éditions, soit 53 minutes d’antenne (plus que le 20H) et 6 allers-retours en régie. De plus, les processus de fabrication sont plus complexes donc plus chronophages. Les autres éditions, 13H et 20H, fonctionnent, elles, avec un couple responsable / chef d’édition. La direction s’était engagée à étudier sérieusement ce problème pour alléger la charge de travail du responsable d’édition qui, en arrêt maladie depuis plus d’un an, est remplacé par des CDD courts uniquement. Des décisions vont-elles être prises rapidement ? La direction explique qu’un salarié de Ici était à l’essai pour le remplacer, mais son contrat n’est pas renouvelé. Elle annonce qu’aucune création de poste de chef d’édition n’est prévue à Télématin pour soulager le responsable d’édition.
Aucun festival d’été couvert l’an dernier. 5 équipes de reportage de la rédaction à Cannes l’an dernier contre 2 cette année. Et pas de page spéciale dans le 20H. Plus de sujets musiques, ni spectacle vivant, ni grandes expos évoquées dans nos JT. Les propositions des journalistes du service culture sont presque systématiquement retoquées. Ces derniers constatent une disparition historique dans les éditions des JT. (cf CR du CSE du 25/26 mars) La culture reviendra-t-elle dans les JT ? Le nouveau directeur de l’info a tout d’abord refusé de nous répondre. Les RP lui ont alors rappelé que des salariés sont en souffrance et en quête de réponse. Devant notre insistance la direction s’est voulue rassurante : « tout le monde aura de l’activité ». Les RP soulignent que les ex-France 3 vivent mal cette situation depuis la fermeture des JT de ICI qui leur commandaient des reportages culture. Le directeur de l’info assure qu’en avril il doit intervenir au CSE siège sur le plan d’actions post expertise CEDAET. Bref, aucune réponse digne d’un directeur qui sait ce qui se passe dans ses services.
Pourquoi la cheffe du service culture n’est-elle toujours pas remplacée après plus de 5 mois d’absence ? Des informations concordantes évoquent sa négociation pour un départ de l’entreprise. Sera-t-elle alors remplacée, ou cela préfigure-t-il une dilution du service dans un autre service de la rédaction ? Selon le directeur de la rédaction, la cheffe de service est en arrêt de travail. Selon les besoins du service il explique qu’il peut demander à des rédacteurs d’aller en conférence de rédaction pour avoir un dialogue avec l’édition. Il dit que la direction serait à la recherche d’une solution.
Quelle est la stratégie de la direction concernant la couverture des dossiers Climat et Environnement ? Un service a été créé il y a 3 ans pour traiter de ces questions particulièrement importantes pour l'avenir des Français. Mais les journalistes observent que depuis plusieurs mois, leur mission a dérivé vers la description de phénomènes météo et des sujets relevant du pool sur des angles "catastrophes naturelles". Quasiment plus de sujets sur les initiatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou sur l'adaptation au réchauffement. Très peu de reportages "solutions", qui pourtant aèrent les JT en étant moins anxiogènes. En revanche, beaucoup de sujets sur les arnaques, la consommation énergétique, les assurances… La direction répond qu’elle passera dans ce service. Elle ne souhaite pas en parler avec l’instance de proximité. Les RP avertissent que les journalistes du service environnement sont de plus en plus désabusés, ils ont l’impression que leur expertise n’est plus du tout prise en considération.
La Convention Climat de FTV a rendu ses préconisations, fruits d'un long travail de concertation et de réunions de mai à octobre 2025. Le rapport a pour l'heure uniquement fait l'objet d'une communication très floue, qui ne donne aucune précision sur les 86 propositions élaborées. Pourquoi ce rapport n'est-il pas transmis à tous les salariés comme s'y était pourtant engagée la Présidente ? Il a pourtant fait l'objet de beaucoup de publicité en interne et a mobilisé un budget conséquent pour associer 80 salariés sur 5 sessions de travail. La Présidente a notamment évoqué le 16 décembre dernier les "actions que nous allons prendre suite à l'ensemble de vos propositions". 96% des propositions auraient été retenues. Lesquelles ? Par ailleurs, cette Convention a proposé des mesures éditoriales. Ces mesures dépassaient le mandat initial, mais Delphine Ernotte a publiquement dit dans l’émission interne « En Direct » que ces propositions seraient transmises à la Direction des antennes et des programmes de France Télévisions. Le Directeur les a-t-il reçues ? Ces propositions seront-elles suivies d’effet ? La direction prétend que cette question n’est pas du ressort de l’instance de proximité. Si ! Des mesures pouvant modifier les conditions de travail des salariés relèvent pleinement des prérogatives des RP ! Elle assure qu’elle passera dans le service environnement pour avoir des échanges avec les journalistes.
Les monteurs de la société Vidélio-Events, société qui facture des prestations de montage de France 2 pour certains bureaux en région, se plaignent des contrats de travail qui ne sont plus conformes au régime des annexes 8 et 10 qui régit le statut d’intermittent. Certains risquent de perdre leur statut et pour l’instant, Vidélio ne réagit pas aux demandes des monteurs. La direction peut-elle prendre contact avec cette société afin qu’elle réagisse, il en va du bon fonctionnement des bureaux de France 2. La direction de l’information reconnaît qu’elle ne gère pas les relations entre ses prestataires et les personnes employées par ces derniers. Les RP exigent que la direction mette fin à cette dérive qui existe depuis trop longtemps. Les monteurs des bureaux de F2 en région doivent être directement salariés par FTV !
Plusieurs journalistes CDD qui font des remplacements à la rédaction nationale se plaignent de délais beaucoup trop longs pour le remboursement de leurs frais liés aux missions (hébergements, repas). Ils se retrouvent avec plusieurs centaines d’euros, voire plus, en attente de remboursement, ce qui occasionne des problèmes d’argent pour ces précaires. Beaucoup de notes de frais font des allers-retours avec les gestionnaires de Concur, dont les commentaires de refus des notes ne sont pas toujours clairs, voire contradictoires entre deux gestionnaires. La direction pourrait-elle faire en sorte que ces journalistes ne soient pas mis en difficulté financière à cause de remboursements trop tardifs ? La direction assure que la remarque a été transmise aux personnes en charge de gérer les notes de frais. Les CDD ne doivent pas hésiter à se rapprocher des représentants syndicaux pour signaler tout retard. Ils feront suivre aux personnes en charge de ces dossiers.
franceinfo TV
Une partie de l'équipe édition de la matinale week-end se sont vu annoncer assez brutalement le non-renouvellement de leur contrat en CDD pour être désormais embauchés pour la même activité par FTV Studio. Pourquoi cette décision ? Quel est exactement le périmètre des postes concernés ? Qui conserve la décision éditoriale finale pour une tranche info chapeautée par la rédaction de franceinfo mais largement mise en œuvre par des équipes qui dépendront désormais de FTVS ? La direction explique que la présentatrice 18/20H Week-End et de Tout est politique est sur un contrat FTVS, et que les personnes embauchées par FTV Studio ne pèsent pas dans les effectifs de FTV. Le directeur de la rédaction de franceinfo TV ajoute que pour toutes les émissions le 18/20 semaine et week-end, les processus éditoriaux se passent comme pour le reste de l’antenne. Toutes les conférences se déroulent avec la rédaction en chef de franceinfo (Messy, Cantarelli, Rey). Le contrôle éditorial est présent et total. FTVS ne veut pas dire autonomie éditoriale. La direction oublie un peu vite le droit : le donneur d’ordre est le signataire du contrat, pas l’entreprise utilisatrice. On assiste à une manœuvre grossière pour supprimer des ETP. En attendant, les CDD concernés ne sont plus payés aux mêmes conditions, et ça c’est scandaleux.
franceinfo.fr
L’accord collectif a été dénoncé par la présidente Delphine Ernotte-Cunci en juillet 2025, notamment afin d’ouvrir des négociations sur l’évolution des métiers. Chez les journalistes par exemple permettre à un JRI d’être aussi monteur et inversement. Une évolution qui est loin d’être acquise. Toutes les doubles compétences ont jusqu’ici été négociées avec les instances, y compris à Franceinfo TV lors de sa mise en place. Pourquoi le service des réseaux sociaux met-il en œuvre ces cumuls de compétences au mépris des règles établies ailleurs dans l’entreprise ? La directrice de franceinfo.fr veut relativiser. Les tournages se cantonnent à l’utilisation de l’iPhone, Pour le montage les journalistes ne font selon elle, qu’un bout à bout. C’est quelques plans et des cartons de textes… Ben voyons… Qui peut informer la directrice que le montage par un journaliste qu’il soit au numérique ou au linéaire (sauf à franceinfo canal 16) n’est pas autorisé par nos accords?
Il est désormais demandé aux équipes de participer à la production de sujets pour les réseaux sociaux en plus du premium et de franceinfo. On demande aux journalistes de filmer eux-mêmes des petits plateaux. Ils envoient leurs rushes, sans droit de regard sur le montage final. Outre que c’est une charge de travail supplémentaire, comment encadrer ces nouvelles demandes pour de nouveaux formats, évolution nécessaire de nos pratiques ? La directrice de franceinfo.fr déclare que depuis septembre 2025 son service sollicite les journalistes volontaires sur le terrain ou s’adresse aux chefs de service pour fabriquer du contenu « natif » (du contenu fabriqué spécialement pour les réseaux sociaux). En général c’est calé en amont pour discuter sur ce qu’on pourrait faire, le déroulé du récit. Pendant la réalisation, les journalistes sont guidés à distance pour produire des plateaux. Ceux qui veulent peuvent faire des plans de montage fait à Paris. Dans 99% des cas les sujets sont validés par les journalistes. Les RP s’interrogent : pourquoi ne pas créer un cadre d’expérimentation ? Ils insistent sur la nécessité de négocier sur ces nouvelles pratiques ILLEGALES au regard de notre accord collectif, puisqu’un sujet est fait par une EQUIPE et pas par un journaliste seul. Ils rappellent qu’à France 3, un accord a été signé par tous les syndicats et qu’une expérimentation est en cours. La direction précise que 2 publications natives sont réalisées par jour par la rédaction nationale. Dans ce cas précis, on ne parle pas de reboutiquage.
DRM
Les mixeurs sont sous pression et ils tiennent à le faire savoir aux équipes du 20H. Les tâches s’accumulent juste avant l’antenne. Parfois il faut jongler avec trois reportages en même temps avec les V1, V2... Alors que certains sujets auraient pu être validés dès 17h30, c’est à la dernière minute qu’ils arrivent au mixage parfois avec des traductions. Les mixeurs pointent un manque d’anticipation qui en cas de problème technique met en danger l’antenne. Pourquoi ne pas nommer un responsable qui répartirait les sujets du 20H sur les trois mixages ? Et encore une fois, dès qu’un sujet peut être validé, inutile d’attendre le dernier moment pour passer au mixage. La direction affirme qu’il y a un travail en cours avec l’éditorial et la Fabrique. Les demandes de dernière minute doivent être l’exception. Dans l’idéal à 19h30 les 5 premiers sujets devraient être mixés.
Les salles de mixage Actu A, B et C nécessitent des travaux de rénovation importants : renouvellement de la climatisation actuelle hors-service, réfection des plafonds et des murs ainsi qu’une amélioration de l’isolation phonique. Ces travaux auraient dû être réalisés dès 2019 lors du passage à proTools, qui impliquait une mise aux normes acoustique et technique des locaux. À ce jour, près de 7 ans plus tard, aucun chantier n’a été engagé. Dans le même temps, les conditions de travail des mixeurs et des journalistes qui utilisent ces salles se dégradent depuis plusieurs années. Quelles sont les raisons de ce retard depuis 2019 ? Où en est ce projet aujourd’hui ? Quel calendrier réaliste est envisagé pour le lancement de ces travaux ? La direction a commandé des mises à jour des stations de travail. La validation technique sera effective la semaine du 23 mars, et le redéploiement aura lieu en suivant. Pas de travaux prévus sur le bâtiment en 2026, donc pas de rénovation de la partie acoustique.
Mais que se passe-t-il à l’infographie ? Arrêt de travail, accident du travail... Les RP veulent comprendre pourquoi les salariés sont en souffrance. La direction recense un accident du travail suite à un incident entre deux salariés du même service, un arrêt de travail long en 2026 et un autre arrêt court, sur un effectif de 20 à 30 personnes. La direction ne note aucun signal d’alerte particulier. Les RP soulignent que l’arrêt brutal du télétravail en matinale exigé de manière unilatérale par la direction a profondément déstabilisé les salariés concernés. La direction réaffirme que le télétravail est un accord qui peut être remis en cause. La CGT entend rester vigilante sur l’état de santé des infographistes, et prêtera une attention particulière aux conditions de travail dans ce service.
Le mois dernier nous alertions qu’au PCinfo la chaleur est particulièrement élevée depuis des mois. Les températures ont pu monter quotidiennement au-dessus de 27°C en fonction du temps de chauffe des machines et de la présence plus ou moins nombreuse des techniciens. Ces températures engendrent des symptômes comme fatigue, maux de tête ou encore sécheresse oculaire. Une intervention récente a permis une baisse d'environ 2°C, mais ce n'est pas suffisant, la température est toujours aujourd'hui en moyenne à 25°C portes ouvertes et alors que nous sommes en hiver. Les représentants de proximité demandent à la direction d'intervenir afin de pouvoir retrouver une température acceptable dans ce service. La direction, consciente du problème, nous avait répondu qu’elle attendait que les IMG (Immobilier et Moyens Généraux) agissent. Qu’en est-il aujourd’hui ? Selon la direction le problème est réglé. Une intervention a permis de retrouver une température normale au PCinfo. Les RP saluent la résolution de ce problème. Une bonne nouvelle n’est pas coutume et mérite d’être soulignée ! On remarquera toutefois que la résolution n’est pas du fait de la direction de l’info…
Les évolutions structurelles des régies du Siège équipées d’automates de production, annoncées dans le projet Genesys, ne sont pas neutres pour les métiers de l'édition (rédacteur en chef, rédacteur en chef adjoint, responsable d'édition, chef d'édition, chargé d'édition et assistant d'édition et/ou de production), et ce ne sont peut-être pas les seuls (ex : le fonctionnement du PC info, de la médiathèque, du montage actu, de l'infographie). L’impact de la refonte des régies et plateaux va très probablement également être important sur le fonctionnement des rédactions. La direction peut-elle nous dire comment elle envisage les évolutions fonctionnelles et organisationnelles de la rédaction nationale ? La direction assure que le projet Genesys se borne à la modernisation des régies de production, L’objectif est d’utiliser pleinement ces outils. Cela n’a, selon elle, pas d’impact sur d’autres services. Les journalistes possèdent déjà les outils NRCS (Newsrooms, Open Media, Newsboard). Les RP soulignent que si la direction de l’info avait la moindre compétence en gestion de projet et des parcours professionnels, cela se saurait. Nier l’évidence est une faute. Ce n’est pas quand les outils seront déployés qu’il faudra se demander comment accompagner les équipes dans les changements de pratiques imposés par une vision hors sol du travail réel.
Voici revenir les soucis de raideurs de l'Ingest du magasin. En effet, à chaque nouveau format de caméra (5D, Alpha 7, FX6 et autres iPhone nouvelle génération, mais aussi les cartes d'enregistrement son issues des mixettes enregistreuses) apparaissent très souvent des incompatibilités, voire un refus d'ingest. C’est pourtant une étape vitale quand on travaille en numérique. Est-il prévu, dans un avenir très proche, de mettre à jour ou de changer ce module qui semble arriver au bout de ses possibilités ? La direction déclare avoir identifié les problématiques. Un changement de prestataire est prévu pour assurer la maintenance des applications internes. L’outil ne sera pas renouvelé.
DRH
Alors qu'une négociation sur le niveau de classification des magasiniers n'a pas abouti et que des ateliers ont eu lieu afin d'affiner les demandes de chacun et les besoins de l'entreprise, les salariés ne voient guère arriver de changement. Certains sont clairement techniciens, d'autres plutôt formateurs au comptoir, néanmoins la plupart sont cantonnés au groupe 3 où peu d'évolutions sont possibles. Ils regardent ce qui se pratique ailleurs dans l'entreprise et sont dans une incompréhension totale. Rappelons que les services fournis par le magasin de l'info sont sans commune mesure en matière de technicité avec la proposition d'il y a encore quelques années. Quels sont les constats et les actions de la direction suite aux ateliers de travail ? La direction a décidé de ne pas faire évoluer l’emploi d’assistant sur un autre groupe de qualification. Les RP dénoncent un risque de démotivation pour les salariés concernés en raison d’une non reconnaissance professionnelle injustifiée.
Une décision de la Cour de cassation a modifié le décompte des heures de travail. Depuis septembre 2025, les dispositions de l’article L.3121-28 du Code du travail ont été modifiées. Désormais on considère qu’un jour de congé est équivalent à un jour travaillé (7h si on a une organisation du temps de travail de 35h sur 5 jours, 7h48 si on a une OTT de 39h sur 5 jours). Dans ces conditions, pourquoi les plannings ne prennent pas en compte cette évolution comme en atteste l’exemple ci-dessous :
Quand France Télévisions se mettra-t-elle en conformité avec la loi ? La direction considère qu’elle n’a rien à se reprocher. Selon elle, mon-kiosque permet une gestion conforme aux règles en vigueur. La prise de congé et de récupération est intégrée dans le calcul hebdomadaire. La CGT invite tous les salariés au décompte horaire à bien vérifier que leurs droits soient respectés.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 crée un congé de naissance supplémentaire pour les deux parents, de 1 à 2 mois. La direction peut-elle nous confirmer que les salariés qui souhaiteront en bénéficier seront bien remplacés sur leur poste ? Peut-elle aussi confirmer la parité de traitement entre hommes et femmes sur les congés paternité et les congés maternité ? Les femmes sont remplacées, nous demandons que les hommes le soient aussi. Nous reprenons le texte qui figure sur le site du gouvernement : « [cette mesure] vise une meilleure conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, ainsi qu’une plus grande égalité entre les femmes et les hommes à l’arrivée d’un enfant." Il nous semble que France Télévisions s'inscrit dans cette vision à travers les textes qui régissent la vie de l'entreprise. La direction explique que les remplacements des salarié-e-s en congé de naissance paternité et maternité sont examinés au cas par cas, non pas en fonction du genre de la personne absente, mais en fonction des besoins de son service et des contraintes d’effectifs de l’entreprise. Les RP décryptent pour vous : quand on met en avant les « contraintes d’effectifs de l’entreprise » tous les refus sont évidemment permis. Le progrès social n’est plus une préoccupation pour la direction.
Quelles consignes ont-elles été données aux chefs de service pour les évaluations de compétences des journalistes lors de l’entretien annuel avec son manager ? Il semble que certains journalistes ont été déclassés par rapport à l’an dernier. Quel est l’objectif ? Une situation mal vécue par les concernés, et à juste titre. La direction affirme qu’elle n’a donné aucune consigne. Elle dit regretter ces situations de malaise survenues dans les services où de telles évaluations revues à la baisse se sont produites. La direction ment par omission, puisque si elle n’a pas donné de consigne, en revanche elle en a reçue de la RH. La CGT conseille aux salariés de bien relire le compte-rendu de leur entretien annuel avant de le signer. Plutôt deux fois qu’une !
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Déclaration CGT au CSE Réunion la 1ère 26 mars 2026
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Demande de mise en place d’un accord d’expérimentation sur la réforme de l’organisation de l’information
Les élus CGT ont pris connaissance de la volonté de la direction régionale et du DCI de mettre en place une expérimentation sur les tableaux de service des Rédacteurs en Chef et Responsable d’Edition. Les élus CGT rappellent que le comité du suivi actuel n’a pas vocation à encadrer des expérimentations. Avant tout déploiement définitif, les élus CGT demandent à la direction de solliciter les organisations syndicales représentatives de l’établissement pour la mise en place d’un accord d’expérimentation.
Cet accord d’expérimentation permettra d’évaluer l’impact d’une nouvelle mesure avant une éventuelle pérennisation. L’évolution des travaux devra être présentée aux élus du CSE afin qu’ils puissent émettre un avis circonstancié avant le déploiement définitif. La CGT prend acte du refus de la direction de mettre en place cet accord. À l’heure où le cabinet ACCA souligne le malaise social à Réunion.1, toute la responsabilité de ce déploiement devra être assumée par la direction régionale et le directeur de l’information.
Saint-Denis, le 30 mars 2026
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Déclaration de la CGT CSE Central du 27 mars 2026
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Quand l’État asphyxie délibérément le service public audiovisuel
Si nous sommes réunis aujourd’hui en mode dégradé 100 % Visio comme lors des sombres heures de la crise COVID, c’est sans doute pour faire des économies, mais peut-être aussi pour ne pas croiser les regards des élus tant ce qui se joue est honteux. Qui plonge l’entreprise dans une spirale déficitaire depuis des années ? L’État, par son incapacité à pouvoir définir une trajectoire pluriannuelle de financement de l’Audiovisuel Public. À l’heure où France Télévisions est contrainte de réduire son capital, quel actionnaire sérieux dégraderait volontairement la valeur de son entreprise ? L’État français. Ce sont les mêmes qui donnent des leçons de gestion, nous imposent des budgets d’austérité et qui désormais contrôleront notre fonctionnement au sein de la Cour des comptes. Il est un peu facile de mettre cela sur le dos du déficit des finances publiques quand on sait qu'il s’agit d’une politique assumée. Car c’est un choix politique de ne pas vouloir toucher aux 211Md€ d’aides aux entreprises, un choix de ne pas taxer les plus riches, un choix de laisser crever les services publics et les universités, un choix de ne pas vouloir réguler la concentration des médias dans notre pays avec les conséquences que l’on sait. Des choix assumés au plus haut niveau de l’État. Un choix de rendre exsangue les services publics, d’étouffer méthodiquement les finances de l’audiovisuel public pour mieux étouffer sa voix. Voilà où se trouve la véritable honte de la République, ou ce qu’il en reste. Mais c’est aussi un choix de la direction de l’entreprise d’accepter cette politique d’attrition financière en appliquant un plan d’économie de plus de 150M€ en 2026 après avoir expliqué l’année précédente qu’une baisse de financement pourtant 3 fois plus faible ne pouvait être réalisée en une seule année. Où est la cohérence ? Où est la crédibilité ? C’est donc un jour triste aujourd’hui, celui de la dévalorisation de notre entreprise pour laquelle tant d’entre nous ont donné de leur temps, de leur passion et de leur vie. Les conséquences sont déjà là. En ce début d’année 2026, nous déplorons déjà 2 menaces suicidaires au siège, 2 salariés qui, pour des raisons professionnelles, ont menacé de se jeter des étages de la Maison France Télévisions. Où allons-nous ? Que devient cette entreprise ? Une machine à broyer son personnel ? Certes, l’État vous impose un plan d’économie sans précédent, mais il vous incombe, à vous Mme la Présidente, de le faire sans nuire à la santé des salariés et pour l’instant c’est loin d’être le cas.
Paris, le 27 mars 2026
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Montage des vidéos verticales : le zèle de Provence-Alpes
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A quoi sert un accord national encadré et signé par les organisations syndicales et la direction du Réseau s'il n’est pas respecté ? Le 9 mars s’est tenue à Marseille l’instance des représentants de proximité. En début de séance, nous avons abordé le point obligatoire portant sur « L’expérimentation des vidéos à destination des plateformes numériques ». A notre grande surprise, le délégué syndical SNJ a noté un dysfonctionnement à Antibes où une organisation sauvage était déjà en place avant l’accord. Elle permettait le matin à des monteurs planifiés en actu JT de verticaliser et sous-titrer des sujets déjà montés. Objectif ? Les diffuser sur nos réseaux sociaux. Alors pourquoi ne pas le tester à Marseille ? La belle idée que voilà ! Face au refus des Représentants du personnel CGT et du délégué syndical SNJ, le directeur régional et le coordinateur numérique ont semblé faire machine arrière en nous affirmant la main sur le cœur que cela ne serait pas mis en place à Marseille, c’était juste une idée pour « ne pas perdre la main ». Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Il n’a pas fallu attendre longtemps. Dès le 17 mars, la très zélée direction de Provence-Alpes a tenté un nouveau tour de force. Le chef de centre a fait part à certains monteurs (ceux travaillant sur le web), de sa volonté de planifier des montages web le matin sur les cases des montages actu. Après tout, ça fonctionnait à Antibes… Pourquoi pas à Marseille ? Les monteurs de Marseille travailleraient le matin pour le web, et ceux de la locale de Toulon monteraient pour l’actualité marseillaise. Pas simple de s’y retrouver, mais la direction, elle, y voit très clair : une sacrée économie et un beau chaos ! Et là où une autre région propose une prime UCC multimédia basée sur un ancien accord, le chef de centre de Provence-Alpes a envisagé à demi-mot de donner une prime au coup par coup, enfin, rien d’officiel… Sur quels critères ? Rien n’est clair. Une chose est sûre, on se moque des monteurs et de leur travail, ils deviennent des variables d’ajustement au service du « web first ». Face à notre alerte, le chef de centre a abandonné l’idée de ce mélange des genres et s’est engagé auprès de la CGT à ne pas mettre cela en pratique durant la période d’expérimentation. Mais après ? Quels que soient les objectifs de la direction, nous refusons que les monteurs de Provence-Alpes planifiés en « actu » soient réquisitionnés pour d’autres tâches. Les élus CGT et SNJ du CSE France 3 ont été avisés de ces pratiques en PACA, nous resterons donc vigilants pour veiller au respect d’un accord qui reste expérimental. Marseille, le 26 mars 2026
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Mesures salariales 2026 - Le résultat ne sera ni égalitaire ni équitable
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Encore une fois les salarié·es de France Télévisions vont perdre en pouvoir d’achat, donc en pouvoir de vivre.
Une enveloppe contrainte 10 millions d’euros. C’est le montant que la direction a décidé de consacrer aux mesures salariales en 2026. C’était 9,8 M€ en 2025 (mais le bilan n’est pas encore consolidé), 17,6 M€ en 2024 et 23,4 M€ en 2023. Sur ces 10 millions, 6 étaient déjà fléchés vers les automatismes salariaux (et particulièrement la prime d’ancienneté) avant les 2 réunions de négociation entre la direction et les organisations syndicales. Restait donc 4 M€ pour financer une mesure générale, des mesures individuelles, des revalorisations de minima de l’accord collectif (prime matinalier, garde d’enfant, etc) et/ou des mesures spécifiques pour certaines populations (comme les bas salaires par exemple).
Les propositions de la CGT Si les difficultés financières de l’entreprise sont réelles, elles ne sont pas du fait des salarié·es. Malgré l’asphyxie organisée par l’État, l’entreprise continue à tourner, et c’est bien grâce à la mobilisation des salarié·es malgré les difficultés organisationnelles qui s’intensifient en raison des coupes budgétaires et de la vision autoritaire de nombreux directeurs qui ont oublié de lire les derniers travaux sociologiques sur les dégâts qu’elle provoque. Pendant la négociation, la CGT a demandé :
Les propositions de la direction n’allant pas dans le même sens, la CGT n’a pas signé l’accord NAO 2026.
Qu’attendre de l’exercice 2026 ? Pour faire croire aux chefs de service qu’ils ont encore des marges de manœuvre pour gérer leur équipe, la direction a décidé (avait-elle le choix ?) de consacrer la totalité du budget libre aux mesures salariales individuelles au choix. C’est la même raison qui fait perdurer l’enveloppe des primes exceptionnelles, combattue chaque année par la CGT. Car ces primes sont toujours subjectives et soumises à une forme d’arbitraire en fonction de critères qui ne correspondent pas forcément aux compétences. La direction estime qu’il y aura un maximum de 25 % de bénéficiaires de mesures salariales (qui auront un impact sur le salaire de base) ; c’était 24 % ces 3 dernières années. Ce sera moins si les chefs de service décident d’attribuer des mesures au-dessus des minimas et/ou de servir toujours les mêmes, année après année. Ou encore quand ils méconnaissent sciemment ou pas les règles. Aucune estimation de la direction sur le nombre de primes exceptionnelles qui seront distribuées (qui elles n’ont aucun effet sur le salaire de base). La mise en paye des mesures devrait se faire sur le bulletin de salaire de juin, avec effet rétroactif au 1er janvier.
Les mesures 2026 décidées par la direction Les 10 M€ seront ventilés ainsi :
Aucune monétisation du CET ne sera possible en 2026, faute de trésorerie. Mais les salarié·es désireux d’y déposer des jours peuvent le faire.
Les comités locaux des salaires Les chefs de service sont en train de constituer leur liste de vœux pour attribuer le peu de mesures qu’ils pourront distribuer encore cette année. Ils ne doivent pas la transmettre à la RH pour vérification des règles de l’entreprise (travailleurs handicapés, égalité femmes-hommes, critères pour recevoir 2 mesures 2 années de suite) avant d’avoir échangé avec les représentants du personnel en comité local des salaires. Ces réunions, qui se voulaient un moment d’échange privilégié entre direction et représentants du personnel sur les situations salariales des salarié·es, notamment pour rattraper des retards de carrière injustifiés, ont été totalement vidées de leur substance par la direction, très jalouse du peu de pouvoir qui lui reste en local. Depuis longtemps la taille des enveloppes dédiées aux mesures salariales est insuffisante pour permettre une véritable politique de rémunération dans l’entreprise, qui attire et qui garde les compétences. La reconnaissance du travail accompli passe aussi par la rémunération. En matière de qualité de vie et des conditions de travail, l’entreprise a encore de très gros progrès à faire ! Il est temps de relancer une politique salariale digne de ce nom à France Télévisions. Tout au long de l’année, les représentants du personnel CGT accompagnent les salarié·es qui se sentent en disparité salariale, afin qu’ils soient entendus et rétablis dans leurs droits.
Paris, le 26 mars 2026
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France 3 Alsace, au bord du précipice
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Il n’aura fallu qu’un préavis de grève du service des techniciens vidéos pour connaître les prochaines étapes de la lente agonie de l’antenne d’Alsace. Ce qui n’était au départ qu’une demande de réparation d’une injustice envers des salariés qui court depuis 2024, a permis de dévoiler au final une feuille de route que la direction régionale s’apprête à mettre en œuvre dans les prochains mois. À savoir la disparition pure et simple des émissions régionales hors JT ainsi que la mutualisation pendant au minimum 15 semaines de nos éditions régionales avec les antennes de Lorraine et de Champagne-Ardenne tout en arrêtant celles produites par l’antenne d’Alsace. Éléments avancés lors de la négociation sur le passage à 35h sur 4 jours du service des techniciens vidéos pour justifier de son refus. Quelle a été notre surprise lorsque a été dévoilé aujourd’hui dans le cadre de la commission économique du réseau France 3 dite « comeco » le montant d’économies réalisées par la direction du Grand Est pour 2025. Cette dernière allant bien au-delà des objectifs déjà conséquents fixés par l’entreprise. Nous parlons de 1 million d’euros de plus que ce qui était demandé initialement. Comment alors ne pas voir un lien de cause à effet entre les refus multiples que chacun a pu constater au quotidien tout au long de l’année et une preuve irréfutable d’un démantèlement programmé de notre antenne que seuls les personnels vont devoir supporter. Cette situation devrait interpeller chacun d’entre nous. Il faut croire au contraire que certains collègues de travail préfèrent faire le jeu de la direction en fustigeant leurs camarades au moindre obstacle. Nous en prenons pour preuve le déferlement de haine suscité envers le service des techniciens vidéos à la suite de l’annulation du débat municipal d’entre-deux-tours. Certains n’ont pas hésité à employer des mots caractérisables de violences verbales. Nous demandons à la direction régionale de faire le nécessaire afin que ce type de comportement ne se reproduise plus à l’avenir. Il est regrettable que certains dans cette antenne s’ingénient à crier au loup sans s’interroger sur ce qui a pu amener des collègues de travail à aller jusqu’à un préavis de grève, sans aucune empathie pour le respect de leur équilibre vie professionnelle et personnelle mis à mal par la mise en œuvre des éditions ICI et leurs modalités récentes. Il est temps que chacun prenne conscience de la situation qui s’annonce et retrouve des ambitions de solidarité qui seules pourront nous éviter la faillite qui nous guette. La CGT sera toujours au côté des salariés qui souhaitent défendre leurs conditions de travail.
Strasbourg, le 20 mars 2026
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Mersi bras Mumu !
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Quand une collègue nous quitte après plus de 30 ans de carrière, nous avons la larme à l’oeil. Voir une consoeur partir avec ses cartons de cassettes à bandes, ses carnets à spirale remplis, ses dossiers papiers comme on n’en fait plus… et son carnet d’adresses long comme 10 bras, nous en avons le coeur gros. Alors nous imaginons une petite fête de départ, une enveloppe à garnir pour un joli cadeau et pour chanter tous·tes en coeur et se marrer ensemble, encore une fois. Mais pour le départ de Muriel Le Morvan, grande reporter à France 3 Bretagne, en poste à Brest avant même la création de la locale Iroise, il n’y aura rien de tout ça. Après une conférence de rédaction en avril 2024, notre Mumu est tombée et ne s’est jamais vraiment relevée. En arrêt pour accident du travail pendant près de 2 ans, elle est aujourd’hui licenciée pour inaptitude. Mais pas remerciée. Elle sort par la petite porte. Une fin de carrière inattendue, inacceptable…Malgré ses alertes sur les conditions de travail qui se dégradant année après année, malgré celles des collègues journalistes bilingues logé·es à la même enseigne, relayées par les représentant·es du personnel, le travail a continué à l’affaiblir, à l’épuiser, jusqu’à ce qu’elle soit dans l’incapacité physique de marcher.Aujourd’hui, à cause de symptômes incapacitants, elle ne peut plus approcher de la station brestoise où elle a passé tant d’heures au service de l’actualité locale, régionale, nationale, en français et en breton. Pourtant, qui ne connait pas le nom de Muriel Le Morvan sur les ribinoù du Finistère ? Des champs de tulipes du Pays Bigouden aux rivières du Trégor profond, des bureaux des députés bretons aux chaines d’usines des sardinières de Douarnenez, des labos d’éminents scientifiques spécialistes des algues vertes aux côtes cornouaillaises sur la trace d’un mystérieux sous-marin dans l’affaire du Bugaled Breizh. Elle était une journaliste tenace, consciencieuse et engagée, un modèle pour beaucoup de salarié·es de la rédaction. Elle défendait aussi ardemment, avec ses autres collègues, la place de la langue bretonne sur notre antenne. Une présence fragile, exposée aux critiques et au scepticisme de certains membres de l’encadrement : des reportages en breton jugés « poussiéreux » dans l’édition An Taol Lagad ou encore « perturbants pour les téléspectateurs » dans le journal régional. Pas ou très peu d’infos en breton pendant le confinement, les petites et grandes vacances. Des infos en breton que certain·es auraient souhaité voir disparaître de nos écrans au bénéfice du numérique. Avant son arrêt, elle dénonçait encore un manque de volonté manifeste pour recruter des journalistes bilingues, d’où des effectifs insufisants. Un manque de reconnaissance de la compétence du bilinguisme, qui s’apparente à de la discrimination linguistique. Comment être à la fête alors que nous sommes en colère ? En colère parce que plutôt que d’entendre les journalistes de terrain, les petites mains qui fabriquent les reportages au quotidien quand Erika lâche son pétrole ou que les incendies ravagent les Monts d’Arrée, nos managers et la direction se bouchent les oreilles et regardent ailleurs, vers leur tableaux Excel et leurs objectifs chiffrés d’ETP ; des économies de personnels presque indécentes. Ils ne respectent pas leurs obligations d’organisation du travail et leur responsabilité en matière de santé au travail. Les conséquences sont lourdes, notamment pour la santé de Muriel. Le travail ICI en Bretagne casse-t-il le personnel ? Sur les 3 dernières années, nous dénombrons 5 départs pour inaptitude. Notre consoeur nous quitte et l’un de ses seuls souhaits est qu’il n’arrive pas un accident du travail équivalent à l’un·e de ses collègues. Que l’on puisse rendre compte de l’actualité locale, en breton et en français, sans entrave, réaliser systématiquement des reportages dans de bonnes conditions. Que l’on soit satisfait de notre journée sur le terrain et du résultat à l’antenne pour les téléspectateur·ices. Il est hors de question que l’accident du travail de Muriel Le Morvan reste sans conséquence sur l’organisation du travail et sur les mesures de protection de la santé des salarié·es de France 3 Bretagne. Aujourd’hui, en particulier avec ce qu’a vécu Muriel Le Morvan, nos encadrant·es savent à quoi ils exposent les journalistes bilingues et l’ensemble de leurs collègues, en ne tenant pas compte des demandes légitimes des un·es et des autres en matière de temps, de moyens humains et techniques pour exercer correctement, et sans péril pour leur santé, leurs métiers. Brest et Rennes, le 12 mars 2026
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Information sanctuarisée ? Information sacrifiée !
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La direction d’Auvergne-Rhône-Alpes serait-elle en pleine crise de confusion syllabique ou engagée dans un concours de contrepèteries ? Lors des dernières instances de proximité, il a été annoncé aux élus RP que les éditions locales de Saint-Etienne et de Lyon ainsi que les programmes d’informations « Vous Ici » dans les Alpes, « Hors Sentier », « Match Retour » et les autres modules hebdomadaires en Auvergne, seraient supprimés une semaine entière en juin au profit du Tour d’Auvergne et de Rhône-Alpes. Quand le directeur du Réseau affirme dans la situation budgétaire vouloir « sanctuariser les JT » et de donner « la priorité à l’information ». Quand le directeur adjoint de France Télévisions, chargé de la gestion, entend « maintenir le même niveau d’activité sur l’offre d’infos », la direction d’AURA supprime, coupe, mutualise à tout va : 80 JT communs en 2026, un seul JT pour les deux dimanches midi d’élections municipales à Lyon et à Grenoble, les « Dimanche En Politique » et les « Enquête de Régions » communs jusqu’en juin et maintenant un 7 minutes commun aux 3 antennes du 7 au 14 juin ! Combien de journées de techniciens ou de journalistes gagnées ? Jusqu’où ira cet appétit pantagruélique d’économies ? Combien de mutualisations encore ? Quel avenir pour ces deux émissions d’information que sont DEP et EDR ? Enfin quel désastreux choix éditorial pour nos téléspectateurs ! Cette semaine de juin, on supprimerait l’édition de la Loire alors que se déroulera le procès en appel de Gaël Perdriau, l’ex-maire de Saint-Etienne ? Une décision qui interroge… Le tour cycliste, ex-Dauphiné, a eu sa place chaque année dans nos JT dans une page spéciale avec des reportages et des directs pour la satisfaction du plus grand nombre. La CFDT, la CGT, FO, le SNJ et SUD demandent à la direction de renoncer à ce projet qui fait de l’information un simple élément comptable et de « sanctuariser l’information » !
Lyon, le 12 mars 2026
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Nouvel accord collectif : La négociation a commencé
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Le 10 juillet 2025, Delphine Ernotte informait les organisations syndicales de France Télévisions de la dénonciation totale de l’accord collectif du 28 mai 2013 et de ses avenants, effective au 1ᵉʳ aout 2025. À partir de cette date, les Organisations Syndicales Représentatives (OSR) de France Télévisions et la direction avaient théoriquement 27 mois pour négocier un nouvel accord collectif. Devant la brutalité de l'annonce ainsi que les vices de forme, les organisations syndicales représentatives de FTV et les Instances représentatives du personnel de tous les établissements de l’entreprise ont immédiatement dénoncé la brutalité de cette décision, et en ont contesté la légalité, sur la forme. Le juge saisi a imposé aux parties de se rencontrer dans le cadre d’une médiation. Cette médiation a permis de trouver un accord sur le process de négociation, et le contentieux a été évité.
Il a été décidé à l'issue de celle-ci :
L’objectif est de sécuriser au plus vite les indemnités de licenciement en cas de plan social. Pas de danger dans l’immédiat donc mais notre rôle est de penser à sécuriser au maximum l’avenir des salariés.
La Cfdt, Fo, la Cgt et le Snj sont conscients que nous partons d'un accord collectif, en vigueur depuis 2013, parmi les plus protecteurs du secteur audiovisuel. Nous allons défendre les dispositions de cet accord. Mais nous restons lucides. Nous savons aussi que si la direction a dénoncé le texte, ce n’est pas seulement pour moderniser l'entreprise, c’est aussi pour rogner sur nos acquis afin de faire des économies. Les salariés doivent être bien conscients que sans accord collectif d’entreprise, ils seraient couverts par le Code du travail pour tous, l’accord de branche de la télédiffusion pour les PTA, et la CCNTJ pour les journalistes. Moins disant sur bien des points. Les délégations de la Cfdt, de Fo, de la Cgt et du Snj seront pragmatiques, mais intransigeantes. L’action de nos organisations syndicales sera toujours guidée par notre ambition de préserver les conditions de travail de tous les salariés.
Paris, le 11 mars 2026
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Droit de grève bafoué Passage en force !
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Deux préavis de grève ont été déposés par les organisations syndicales CFDT, SNJ et CGT concernant le projet de transfert des éditions Paris Ile-de-France (PIDF) vers le plateau du CDE. Ce week-end, la direction a décidé de diffuser une bobine, fabriquée spécifiquement pour remplacer les éditions ICI 19/20 de PIDF. Ce passage en force est inadmissible ! Le droit de grève est un droit constitutionnel. Son entrave est une nouvelle provocation dans un dialogue social déjà bien abîmé. « En raison d’un mouvement de grève, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter votre programme habituel… »
Cette introduction en voix off (de la bobine) de la rédactrice en chef de FTR (Hub Info ICI Régions) a le mérite d’être clair. Oui il y a bien grève et le journal de France 3 PIDF ne peut pas être diffusé. Sur ce point nous sommes d’accord. La même voix off conclue : « Bienvenue dans votre édition Toutes Régions. »
… Et là, nous ne sommes pas du tout d’accord ! Depuis le 26 janvier 2026, il n’y’a plus de journaux Toutes Régions à midi et le week-end. La direction les a supprimés ! La bobine diffusée en lieu et place du journal de PIDF, fabriquée par un cadre de FTR, est une entrave manifeste au droit de grève puisque la jurisprudence considère que l’employeur ne peut pas :
L’organisation mise en place pour fabriquer cette bobine a été pensée en anticipation du conflit social pour en réduire l’impact. Elle n’a pas d’usage éditorial normal et n’est activée qu’en cas de mouvement social. La CFDT, le SNJ et la CGT demandent à la direction de cesser immédiatement de telles pratiques et d’être reçus rapidement, sous peine de voir ce mouvement se durcir et finir au tribunal. Un droit constitutionnel ne se contourne pas.
Paris, le 11 mars 2026
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Préavis de grève Sur les conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI
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À la suite d’un préavis de grève déposé par la CGT en novembre 2023 relatif aux conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI, la direction de France Télévision avait engagée dès le mois de janvier 2024 une étude de faisabilité pour un passage à une organisation à 4 jours du temps de travail. Malgré la démonstration des syndicats que cette modification était possible pour un grand nombre de salariés concernés de l’antenne d’Alsace, la direction régionale n’avait accordé ce changement qu’au seul service des scriptes.
Un dialogue social en panne Le service des techniciens vidéos et audiovisuels dit « TEVA » déjà fortement impacté par ces éditions a connu une évolution de ses activités quotidienne depuis le début du mois de janvier 2026 ainsi que le non-remplacement d’un de leur collègue parti à la retraite. Ce changement n’a fait que dégrader une situation déjà problématique pour un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Et ce sans étude préalable des impacts d’une telle décision et d’une concertation avec les principaux intéressés. Dès l’annonce en réunion de service le 20 novembre de ces transformations, la direction a été interpelée par la CGT afin d’étudier une nouvelle demande à un passage à une organisation de travail à 4 jours.
Des salariés méprisés Les réunions qui ont eu lieu depuis la fin de l’année 2025 avec la direction régionale, n’ont pas permis de trouver une position commune. Ce désaccord vient encore une fois du fait que la direction régionale a choisi le chemin de la déloyauté dans le dialogue social. Les éléments chiffrés ainsi que les arguments avancés étant aux mieux erronés, au pire mensonger.
Un droit du travail bafoué Il se trouve que ce service compte actuellement 3 représentants du personnel. A l’étude du document fourni par la direction, sa méthodologie faisait porter la responsabilité de son refus principalement sur ce critère au détriment des autres salariés. Nous avons rappelé à la direction que cette manière de procéder pouvait-être considéré comme une discrimination syndicale au regard du code du travail. La dernière réponse de la direction a permis d’écarter ce caractère discriminatoire mais pas une utilisation abusive d’éléments étrangers à une objectivation de la demande. Au regard de la situation, la CGT demande :
En vue de voir ces revendications satisfaites, la CGT appelle l’ensemble des personnels de l’antenne d’Alsace, contribuant aux éditions ici à cesser le travail à partir du dimanche 15 Mars 2026 à 00h00 pour une durée illimitée.
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 3 mars 2026
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Étaient présents : Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Franck Weil (chef de centre par intérim), Jérôme Bourdy (responsable IMG), Christine Le Hesran (rédactrice en chef en charge du numérique). Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT), Boris Chague (CGT), América Lopez (CGT), Violette Del Vecchio (CFDT), Alexis Dumoulin (FO). Les RP ont tenu en préambule à rappeler quelques principes du code du travail. La direction dans le réseau semble vouloir imposer une procédure aux représentants du personnel concernant leurs délégations en leur demandant de les prendre par tranche de 4h ou 8h. Les représentants du personnel ont rappelé que selon la loi il n’y a plus de lien de subordination entre l'employeur et le RP lorsqu’il exerce son mandat : la direction ne peut en aucune manière contraindre les élus dans la pose de leurs délégations. Cela reste à la discrétion du RP. Même si en Aquitaine il n’y a eu à ce jour aucune demande faite en ce sens par la direction, les RP ont tenu à rappeler qu’ils connaissaient parfaitement la loi et qu’ils l'appliqueront. Jusqu’à présent, pour le bon fonctionnement des services, les RP posent toujours leurs délégations par journée et longtemps à l’avance, parfois des semaines en amont afin que les organisateurs d'activités puissent anticiper les remplacements alors que la direction demande 8 jours de délai de prévenance. Les RP rappellent également que la loi ne prévoit pas de délai de prévenance en cas d’urgence, les RP peuvent tout à fait poser leurs délégations le jour même. Les RP resteront particulièrement attentifs aux diverses pressions quant au dépôt des délégations que ce soit pour les titulaires ou les suppléants et au respect des droits des représentants des salariés.
Point 1 : Expérimentation de vidéos à destination des plateformes numériques Invités, les délégués syndicaux : Nicolas Pressigout (SNJ), Hervé Morin (FO).
Retour sur la formation La rédactrice en chef du numérique explique qu’il y a eu une journée de formation le 24 février à Bordeaux, pilotée par Olivier Couvreur du service info numérique de Paris et Xavier Colombier de ce même service, spécialiste des réseaux sociaux. Trois personnes de la rédaction du BRI de Bordeaux (3 JRI dont 2 biqualifiés) ont suivi cette formation, deux personnes pour Limoges et deux de Poitiers. L’objectif de cette formation : présentation des codes des RS (réseaux sociaux), l’incarnation dans une vidéo et l’assemblage des images. Réalisation de tests en binôme. Retour des deux formateurs : une équipe enthousiaste de six personnes dans une journée de formation et une demande forte des salariés d’être rapidement planifiés. Il y aura un retour régulier auprès des équipes de Paris qui pilotent l’expérimentation, assure la rédactrice en chef du numérique. Comme les rushes des UTN sont en 9/16 il n'était jusqu'ici pas possible de les ingester dans Imedia, ils étaient récupérés par Wetransfer par exemple. La rédactrice en chef du numérique annonce qu’un nouvel outil a été choisi (Faspex d’IBM) et installé en Aquitaine pour permettre de rapatrier les rushes en 16/9ème en vue de l’assemblage. Les élus s’étonnent de cette annonce, ils n’ont jamais entendu parler de ce nouvel outil en instance qui est pourtant d’ores et déjà déployé dans l'entreprise. Précision de la rédaction en chef : la publication des modules produits dans le cadre de cette expérimentation se fait par les éditeurs numériques. Les élus tempèrent l'enthousiasme concernant la formation : le premier retour de candidats bordelais est qu’une seule journée de formation n’est pas suffisante car il y a beaucoup d'informations à intégrer et aussi apprendre à se servir de deux logiciels, Edit (pour Instagram) et Adobe Première pour téléphone. En une journée c’est dense, d’autant que les formateurs ont des téléphones ouverts, non verrouillés, ce qui n’est pas le cas des téléphones professionnels des participants pour des questions de sécurité, donc cela limite les possibilités et la pratique au cours de cette journée. Selon la direction, le constat n’est pas le même à Toulouse où les volontaires à l’expérimentation sont plus expérimentés donc une formation d’une journée est suffisante. Tout le monde n’a pas le même niveau. Concernant l'expérimentation vidéos verticales, il reste deux régions à former.
Nombre de participants à l'expérimentation Pour le BRI de Bordeaux, il y a 13 candidats titulaires : journalistes rédacteurs, JRI et biqualifiés, chargés d’édition numériques et deux monteurs qui ont déjà été formés. Et deux CDD dont une déjà formée. Sur les 13 personnes, six sont déjà formées. Finalement, ce sont 9 personnes qui sont engagées dans l’expérimentation en Aquitaine. Les élus demandent si ceux qui n’ont pas été retenus en ont été informés. La direction répond que tous ne l’ont pas encore été.
Planification Selon le rédacteur en chef, les participants seront planifiés en fonction des besoins, ce sera “calibré” en fonction des collaborateurs. Il attend la fin de l’expérimentation pour établir un planning. La responsable du numérique ajoute que certains modules sont fabriqués sur un jour et d’autres sur deux jours selon le sujet. L’incarnation est au choix, selon le sujet décidé par l’encadrement et le journaliste. Les élus attirent l’attention sur la charge de travail supplémentaire pour l’adjointe de la rédaction en charge du numérique qui doit déjà relire les articles. Le rédacteur en chef répond qu’avec l’arrivée d’un quatrième adjoint, il pourra y avoir régulièrement un adjoint planifié sur le numérique en renfort. Le DRH reconnaît qu’il faudra sûrement revoir l’encadrement, selon la stratégie numérique sur le volume de papiers écrits et de vidéos diffusées. Mais la base de l’organisation au web reste trois personnes jour avec une montée en puissance progressive. Les RP CGT attirent aussi l’attention sur le fait que les adjoints du linéaire ne connaissent pas forcément les codes du web (articles et vidéos), il faudra aussi en tenir compte. Mise à jour du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) : La direction centrale a envoyé une proposition d’ajouts au DU aquitain, que le DRH a également amendé, mais les élus souhaitent aussi apporter des modifications. Élus et direction s’accordent pour valider la modification du document unique lors de l’instance de proximité d’avril.
Point 2 : Bilan Social Direct
Invitée (en Visio), Florence Guimard, responsable développement et animation du réseau des assistants sociaux Social Direct. La responsable de Social Direct rappelle que le contrat avec FTV date d'octobre 2023 et qu’il y a 2 assistantes sociales référentes dans notre région : Nathalie Berthelot sur Bordeaux et Anabelle Tible, basée à Limoges. Elle énumère les évolutions légales en 2025, comme la prise en charge à 100% du fauteuil roulant, la réforme de la retraite progressive, la création d’un congé supplémentaire de naissance à compter du 1er juillet 2026 etc. Concernant l’Aquitaine, les assistantes sociales ont un effectif de 184 salariés à accompagner, avec des rendez-vous en présentiel, mais surtout en distanciel puisqu’il n’y a eu que 2 permanences sur site en 2025, ce que regrettent les élus. La responsable des AS indique que des échanges informels ont lieu avec les salariés lors des permanences, sans être comptabilisés comme des entretiens. C’est un temps d’écoute permettant de créer du lien. Les RP CGT acquiescent et invitent le service Social Direct à être plus présent sur les sites aquitains. En effet, le nombre d’entretiens et de bénéficiaires est en baisse notable (6 en 2025 contre 10 en 2024). Les motifs des entretiens concernent surtout le budget et dans une moindre mesure la “vie au travail”, un critère qui regroupe différentes problématiques (santé, retraite…). La responsable Social Direct signale qu’il n’y a pas de suivi au long cours dans l'accompagnement et que les demandes des salariés sont ponctuelles, souvent pour de l’information ou de l’orientation. Elle propose de mettre en place un atelier thématique lors d’une permanence, comme cela s’est fait l’an dernier sur le thème des aidants, atelier qui n’avait rassemblé que quelques personnes mais avait donné lieu à 2 prises de rendez-vous. Enfin, elle souligne que la nouvelle plate-forme de travail de Social Direct est beaucoup plus fluide. Elle est accessible via MonEspace.
Point 3 : Organisation et conditions de travail
1 - Externalisation du service Maquillage : Bilan après un mois de prestation Le retour est bon selon le chef de centre par intérim qui a fait le point avec les trois maquilleuses qui travaillent à présent en GME (groupement momentané d’entreprises). Elles semblent satisfaites de leur nouvelle organisation. Un planning des activités est fait jusqu’à mi-juillet pour qu'elles organisent et anticipent les activités où elles auraient besoin d'être à deux. Il annonce également que le paiement de leur facturation sera effectué immédiatement et non pas à 30 jours comme initialement prévu. Un planning des horaires de leur présence a été affiché à l’entrée de la salle de maquillage à destination des autres salariés, notamment les présentateurs et chroniqueurs qui travaillent sur les JT (11h30/13h le midi et 18h30/20h le soir). Les horaires sont adaptés pour les émissions d'antenne et durant les élections, les maquilleuses viendront trente minutes plus tôt, selon le nombre d’invités à maquiller. Il y a aussi une organisation de passage pour les chroniqueurs, présentateurs etc. Chaque maquilleuse a désormais aussi son jeu de clef pour pouvoir entreposer son matériel. Les RP CGT attirent l’attention sur le fait que les nouveaux horaires plus restreints des maquilleuses ont un impact sur la réalisation d’un filage avant le JT, pour la fluidité entre le présentateur et le chroniqueur des Choix d’Ici et des Choix culture, et la régie. Le chef de centre affirme qu’il ne faut pas hésiter à le dire, le cas échéant, afin d’organiser au mieux le JT. Pour les élus le problème sera forcément récurrent si le temps de présence de la maquilleuse reste aussi court (3/4h avant le JT soir). Les RP déplorent qu’elles ne soient plus salariées de FTV, avec les droits qui en découlent. Ils font remarquer que tous les appels d’offres du réseau n’ont pas été pourvus et se demandent qui fait réellement le choix d’y répondre. La direction répond que c’était une préconisation nationale qui a été appliquée au niveau local.
2 - Élections municipales :
Le rédacteur en chef répond qu’une formation a été dispensée en janvier à la rédaction, les 2 et 3 février : 17 journalistes ont été choisis en fonction de leur métier pour toucher un maximum de personnes pour le linéaire et le web (JRI, rédacteurs, cadres). Cette formation consiste à rappeler les grandes lignes des élections municipales. Toutes les personnes formées travailleront sur les municipales, avant, pendant ou après, assure la direction. Il a fallu faire des choix, ce qui a généré de la frustration et de l’incompréhension. Le rédacteur en chef se dit conscient de cela, mais les places étaient limitées et le choix a aussi été fait en fonction de la disponibilité des salariés. Les élus ne sont pas d’accord avec cette dernière affirmation, beaucoup de journalistes étaient disponibles, la formation ne leur a simplement pas été proposée. Par ailleurs, la direction n’a pas été en mesure d’expliquer les critères sur lesquels elle s’est appuyée pour faire le choix de ces 17 salariés sur environ 80 journalistes.
La direction répond que la couverture des municipales se fait à moyens constants, sauf pour le service documentation : 9 jours de renfort sont prévus entre le 9 et le 24 mars prochain. Les élus font remarquer que ce renfort est un peu tardif et que ces élections municipales auraient pu être mieux anticipées pour ce service très sollicité. D'autant que, selon les informations des élus, Paris avait proposé mi-décembre au réseau la mise en place d’une “Task force” pour les services de documentation précisément pour anticiper les besoins liés aux élections. Le rédacteur en chef et le directeur répondent qu’ils n’avaient pas connaissance en amont de cette “Task force”. Ce raté dans la communication entre central et régional étonne les élus… Par conséquent les documentalistes de Bordeaux sont les seules du réseau à ne pas avoir eu de proposition de renforts ou détachements pour travailler en amont sur le paramétrage et les dossiers des municipales et à bénéficier de la “Task force”. D’autre part, un constat s’impose : le vivier des CDD est en train de se tarir. Les élus alertent la direction afin de ne pas revivre une situation similaire à celle des scriptes ou des gestionnaires d’antenne. Face à cette pénurie inquiétante, les élus rejoignent l’idée des salariées de la documentation qui avancent la piste de l’IJBA, institut qui forme des documentalistes, localement en plus.
Le chef de centre par intérim a détaillé le dispositif de l’émission sur les élections municipales à Pau, enregistrée le mercredi 4 mars : un VPTL avec 7 caméras, un cadre technique, une scripte, deux techniciens vidéo, deux OPS, trois OPV, deux éclairagistes et une personne pour la logistique. Sur l'absence du réalisateur pour ce débat, le chef de centre assure que c’est à la demande des techniciens qui se sentent capables de mettre en place l’émission. C’est un technicien vidéo qui s’est donc chargé de la réalisation. Il s'agit d’une émission allégée, pas de retour moniteur pour le présentateur qui n’en voulait pas. Et la légèreté du décor (2 tables hautes et quelques objets) a motivé le choix de planifier une personne des IMG à la place d’un machiniste. Il n’y a pas de petites économies, remarquent les RP CGT… En revanche, il y aura un réalisateur pour les deux soirées électorales.
3 - Intrusion sur le site de Bordeaux le 5 février 2026 :
Quelle procédure a été appliquée et quelles mesures de sécurité supplémentaires peuvent-elles être envisagées à l'avenir ? Le responsable IMG revient sur les circonstances : le poste de sécurité l’a informé de la présence de la police à l'arrière du site sur le parking après l’avoir vue via la vidéo surveillance. Il s'est avéré que la police recherchait un individu. Des renforts de police sont arrivés et l'individu a été retrouvé dissimulé sous une voiture. Il était rentré sur le parking en passant par un jardin voisin. Le tout a duré environ un quart d'heure, selon le responsable IMG. Les élus demandent en quoi consiste le protocole intrusion en vigueur dans l’entreprise. Le responsable IMG (qui est aussi chargé de la sécurité sûreté du site) explique que dès lors qu’un danger est identifié via la vidéo surveillance, l'agent de sécurité a pour consigne de l’appeler en premier, puis le chef de centre et enfin la direction (directeur ou DRH ou rédacteur en chef). Ce sont eux qui estiment ensuite le degré de danger. Il rappelle qu’il y a une fiche réflexe affichée à l'entrée au poste sécurité. Les élus estiment que l'information devrait être plus largement affichée et/ou diffusée. En effet, le site a déjà fait l’objet de menaces par le passé et les élus ne sont pas sûrs que tous les salariés sachent quoi faire en cas d’intrusion. Si dans certains établissements publics comme les écoles, les protocoles sont clairs et régulièrement éprouvés lors d’exercices, il n’y en a jamais eu sur le site alors qu’il est classé comme sensible. Le responsable IMG explique que le dispositif de sécurité est efficient et qu’il a été validé par la commission interministérielle de la zone de défense, venue sur site il y a deux ans. Cette commission sécurité vérifie nos points de sécurité névralgiques : contrôles d'accès, vidéosurveillance (intérieur du site), vidéoprotection (extérieur du site) sur nos emprises. Cette commission a demandé quelques ajustements qui ont été réalisés autour du nodal. Elle a aussi demandé d’ajouter une caméra sur une façade.
4 - Matinales filmées de France Bleu :
Quels changements au sein de notre antenne avec l’annonce par la direction de FTV de la fin du contrat avec la société Eden prod ? Le DRH explique que le dossier est entre les mains de la direction du réseau donc il n’y aura pour l'instant pas davantage d’information et donc pas d’impact réel dans les antennes. Il confirme qu’il y a toujours une volonté de rapprochement encouragé entre les réseaux France 3 et ICI (ex France Bleu). Concernant le contrat Eden prod, il a été convenu qu’il devait être remis en cause au regard de son prix. En revanche il n'y a pas pour l’instant de remise en cause de la diffusion des matinales mais elles se feront sans illustrations images
Point 4 : RH
5 - Calcul des heures supplémentaires et congés payés
La Cour de cassation, dans un arrêt du 10 septembre 2025, a renforcé les droits des salariés dont le temps de travail est décompté à la semaine, en jugeant que les congés payés ne doivent pas faire obstacle au paiement des heures supplémentaires réellement effectuées sur la même semaine. La direction peut-elle préciser comment cette jurisprudence est prise en compte dans l’entreprise pour les salariés concernés, tant sur le principe que sur les modalités concrètes de calcul et de paiement des heures supplémentaires ? Le DRH confirme qu’aujourd’hui le sujet est instruit en central pour voir comment cela peut être mis en œuvre car le paramétrage des outils pour l’instant ne le permet pas. La seule inconnue, c’est la date d’application car la rétroactivité est compliquée à mettre en œuvre.
6 - Réduction de la rémunération des missions d’intérim chef d’édition :
Auparavant, un journaliste qui acceptait de prendre ponctuellement l’édition était rémunéré 25 euros bruts. Depuis janvier la prime d’intérim est forfaitisée à 20 € bruts par jour pour un remplacement (majorée à 30 euros s’il y a mobilité géographique). Dans la mesure où il s’agit d’un élément substantiel, pourquoi les salariés n’ont-ils pas été informés. Quelle est la raison de cette réduction de 20% ? Est-ce une décision nationale ou régionale ? Le DRH explique être étonné par la question car la prime pour missions courtes est de 20 euros bruts par jour depuis au moins septembre 2021. Il n'y a pas eu de changement de montant depuis. La prime est majorée, en effet, à 30 euros s’il y a mobilité géographique. Lorsque ces missions sont supérieures à 28 jours, alors on est dans un calcul de promotion dans le cadre de l’accord collectif (comme par exemple une mission sur 3 mois). Il invite les salariés concernés par des changements récents du montant de la prime à se rapprocher de la RH.
7 - PARSI 2026 :
Calendrier, modalités organisationnelles et financières des comités des salaires en Aquitaine. Les réunions de NAO (négociation obligatoire annuelle) sont toujours en cours. Nous ne connaîtrons les enveloppes pour les mesures qu’à compter de la mi-mars, précise le DRH. Le montant de l’enveloppe pour les mesures individuelles sera alors connu et la DRH pourra travailler avec les managers pour les mesures. L’arbitrage final est programmé mi-mai pour une mise en paye en juin. Pour l'Aquitaine, le comité de salaires se tiendra le 24 mars à 10h. Comme l’an dernier, les élus n’auront comme documents que la liste de tous les salariés avec des informations complémentaires uniquement pour ceux qui ont donné leur accord et qui n’ont pas eu de mesures depuis quatre ans et plus.
Point 5 : Emploi
8 - Poste de rédacteur gelé à Bayonne :
Suite au courrier de l’ensemble des salariés de Bayonne, les RP demandent à faire un point sur le taux d'absentéisme et les arrêts maladie dans ce service. Ils demandent à la direction de fournir aux RP le nombre d'arrêts maladie (longs et courts) avec le nombre de jours d'arrêts, le nombre d’accidents du travail par année depuis 2021 ainsi que le taux d'absentéisme depuis juin 2021. En effet, en juin 2021, les Représentants du personnel d’Aquitaine avaient déjà alerté la direction face à un nombre conséquent de salariés absents, notamment à la locale de Bayonne en dénombrant alors 8 arrêts maladie sur 1 mois. Les RP estiment que ce courrier est un nouvel indicateur d’alerte et souhaitent objectiver la situation dénoncée par les salariés du service. Concernant le poste de rédacteur vacant depuis le 31 janvier, quel choix a fait la direction sur son remplacement ou non ? Si elle a fait le choix du non-remplacement : quelle analyse du report de la charge de travail sur le collectif a-t-elle fait ? Quelle évaluation des risques ? Et de quelle manière a-t-elle fait la mise à jour du DUERP ? Quel plan de réorganisation du travail la direction va-t-elle mettre en place ? Un second poste de rédacteur sera vacant au 31 mai. Il n’y aurait donc plus que 3 rédacteurs titulaires dans cette locale. Quel avenir pour ce second poste ? Le directeur balaye la question d’un second poste de rédacteur vacant au 31 mai arguant que ce n’est pas d’actualité. Sur le poste de rédacteur vacant depuis le 31 janvier, la direction attendait la notification budgétaire précise : cette notification correspond à un budget à la baisse (10 ETP en moins pour la Nouvelle Aquitaine et moins 20 % de budget pour la programmation comme annoncé en début d’année). Donc la baisse est confirmée, mais elle n’est pas plus importante que ce que la direction redoutait. Cela permet de pourvoir le poste vacant à Bayonne. Il sera mis en consultation dans les prochaines semaines, sans préciser le calendrier. Les élus CGT se réjouissent de cette décision dans un service en extrême tension (cf le courrier des salariés envoyé aux élus et à la direction) et disent l’importance d’aller vite car il y a un problème de carence pour les CDD et donc de remplacement.
Concernant les chiffres de l’absentéisme dans ce service le DRH les détaille : 2021 : 8,68% (100% maladie) 2022 : 6,13% (100% maladie) 2023 : 10,48% (5% maladie, 1,83% AT, 3,65% maladie professionnelle) 2024 : 2,98% (1,3% maladie et 1,68% maladie professionnelle) 2025 : 3,44% (3,42% maladie, 0,02% en AT)
À titre de comparaison les chiffres absentéisme aquitains (y compris les chiffres de Bayonne) 2021 : 7,9% 2022 : 7,56% 2023 : 8,39% 2024 : 7,44% 2025 : 6,75%
Enfin les accidents du travail ou de trajet à Bayonne : 2021 : 1 accident du travail 0 jour d’arrêt 2022 : 3 accidents du travail 0 jour d’arrêt 2023 : 1 accident du travail 100 jours d’arrêt 2024 : 5 accidents du travail dont 1 avec 8 jours d’arrêt et 1 accident de trajet avec 0 jour d’arrêt 2025 : 2 accidents du travail dont 1 avec 1 jour d’arrêt
9 - Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine :
Aude Sillans a été nommée rédactrice en chef adjointe à Bordeaux. Nathalie Bauer est détachée pour une mission de 6 mois en tant qu'administratrice de production pour la Nouvelle-Aquitaine. Elle est basée en région Grand-Est où elle garde une partie de ses activités. L’appel à candidature à la Gestion d’antenne est en cours : 7 entretiens ont eu lieu. Des tests, puis un planning de formation, vont être mis en place. 2 personnes seront retenues. Prochaine instance de proximité le 1er avril 2026
Bordeaux, le 9 mars 2026
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Préavis de grève La maltraitance à l’égard du collectif de travail de France 3 Paris-Île-de-France continue
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Après un déménagement raté et destructeur, après la réduction de la surface de travail via le projet campus, l’antenne de France 3 Paris-Île-de-France est virée du studio qu’elle occupait depuis 2019. Raison invoquée : il faut faire de la place pour franceinfo ! Décision de la présidente qui veut fêter les 10 ans d’une chaîne info aux faibles audiences dans un studio et une régie flambant neuf ! Les équipes de la rédaction de PIDF ont donc appris leur éviction du Studio D et de la régie qui lui est dédiée. En échange, et pour 3 mois à partir du 24 mars 2026, les journaux de PIDF auront lieu au Centre de diffusion et d’échanges (CDE) situé au 5ème étage. Ensuite, à partir de la mi-juin les éditions de PIDF devront partager plateau et régie avec le pôle Outre-Mer. Pourtant, lors de l’annonce par la directrice régionale (début février), il était question d’une mutualisation à 2 + 1 : PIDF / DoPom et Stade 2 « La quotidienne ». L’antenne de France 3 Paris-Île-de-France, région où la population est la plus dense, sera aussi la première station de France 3 sans plateau ni régie dédiés. La qualité de la mise à l’antenne des éditions de PIDF ainsi que les conditions de travail des personnels vont être considérablement affectées par ces changements. Le CDE est un centre de diffusion uniquement utilisé en cas d’urgence pour des mises à l’antenne « dégradée » lors de conflits sociaux ou de problèmes techniques impactant les régies habituellement utilisées. Le CDE n’est pas et ne peut être une solution, même transitoire, pour PIDF, il en va de la santé des salariés amenés à travailler plusieurs mois dans des conditions dégradées, et de l’image de l’actualité régionale. Quant au partage d’un plateau virtuel (studio F et régie 5) avec le pôle Outre-Mer, il dénote clairement du manque de considération de la direction de FTV vis-à-vis de l’information régionale et ultra-marine qui deviendront donc les seules entités du Siège sans plateau dédié. C’est pourquoi la CGT appelle les salariés de Paris-Île-de-France à se mobiliser pour défendre leurs conditions et leur outil de travail. La CGT demande le retrait de ce projet néfaste pour le personnel, et l’attribution d’un studio et d’une régie pérennes et conformes aux besoins de l’antenne de France 3 Paris-Île-de-France. La CGT appelle l’ensemble des personnels journalistes et techniciens qui concourent à la fabrication et la diffusion des éditions de France 3 Paris-Île-de-France, à cesser le travail à partir du dimanche 15 mars 2026 à 00h00, et ce, pour une durée illimitée.
Paris, le 05 mars 2026
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Profession de foi CGT - Élections CSE 2026 - DoPom
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Du 19 au 25 mars (1er tour) puis du 9 au 15 avril (2nd tour), vous serez appelés à élire vos représentant·es au Comité Social et Économique. Ce rendez-vous est essentiel : la voix des salarié·es face à la direction est primordiale. Vos élu·es au CSE sont votre contre-pouvoir
Le rôle du CSE : votre protection, votre expression Vos élu·es au CSE ont pour missions de :
Une mandature marquée par des attaques contre notre établissement Au cours des quatre dernières années, l’établissement de Malakoff a subi une succession de décisions déstabilisantes :
Une organisation hiérarchique alourdie, sans autonomie Le site de Malakoff est passé « établissement ». Cette évolution n’a apporté aucune autonomie supplémentaire, ni pouvoir décisionnel accru. Elle s’est traduite par une strate hiérarchique supplémentaire, sans bénéfice pour les équipes opérationnelles ni amélioration de la gestion de l’établissement.
Des conditions de travail fortement dégradées à la fabrication À la fabrication, les salariés ont travaillé pendant des années dans une régie obsolète, avec des pannes à répétition et des conditions de travail dégradées. Le secteur est resté longtemps sans chef de service, sans interlocuteurs compétents pour répondre aux besoins. L’activité s’est appauvrie avec l’externalisation des émissions, tandis que la modulation du temps de travail atteignait ses limites, confirmant les réserves émises dès le départ par la CGT.
Une radio fragilisée La radio a été fortement impactée par le déploiement forcé de l’outil ZENON en développement, instable, moins disant que son prédécesseur pour ne pas dire totalement inepte, dégradant encore les conditions de travail des utilisateurs : techniciens, et journalistes, sans compter, le siphonnage méthodique de la rédaction radio au profit de la TV. Tout cela concourant à un appauvrissement de la qualité de nos missions de service aux stations ultramarines et de visibilité sur les chaines partenaires.
Une rédaction déstabilisée La rédaction a, elle aussi, été déstabilisée par des projets de réorganisation successifs et par une alternance de responsables imposant chacun ses priorités éditoriales créant une instabilité permanente.
Un incident majeur révélateur en diffusion En diffusion, une simple panne de courant a paralysé toutes les stations d’Outre-mer. Les équipements de secours n’ont pas fonctionné, faute de maintenance, et aucune assistance n’est venue du siège ni d’IMG. Un abandon révélateur : le pôle Outre-mer n’est pas une priorité.
Le projet Campus : un déménagement devenu démantèlement Le projet Campus, présenté initialement comme un simple déménagement, s’est révélé être une réforme d’ampleur aux conséquences profondes avec le transfert de 35 salariés et la perte de l’identité du collectif. Les co‑productions EDEN, annoncées comme devant être fabriquées en interne, ont finalement été confiées au privé. Le « StudioHub », soi-disant outil d’avenir, a été enterré par la direction générale avant même d’exister. Les équipes TV et radio ont hérité de moyens techniques au rabais. La direction du Pôle Outre-mer n’a pas su (ou pu) défendre ce projet. Pour achever ce cycle de démantèlement, la fabrication siège a absorbé les derniers moyens de production de la DOPOM, intégrant de force les 20 derniers salariés de la régie TV. Une question demeure plus que jamais : à qui le tour ?
Face à cette dilution de l’établissement, la CGT reste votre rempart : La direction a démontré qu’elle n’a plus la maitrise pour défendre l’avenir de l’établissement. Nous nous engageons à :
Une nouvelle orientation pour les Activités Sociales et Culturelles La CGT s’engage à redonner du sens et de la proximité à nos Activités Sociales et Culturelles (ASC). Notre ambition est claire : renforcer les liens entre tous les CSE de l’entreprise afin de développer des partenariats solidaires et équitables. Grâce à cette coopération, chaque salarié pourra bénéficier des avantages négociés par l’ensemble des entités, comme l’accès aux parcs immobiliers, aux croisières, aux séjours ou à toute autre activité de loisirs. Nous voulons également promouvoir la richesse et la diversité des Outre-mer, trop souvent méconnues, en les plaçant au cœur de nos voyages culturels. Par ailleurs, nous défendons une réorientation des subventions vers les professionnels indépendants, artisans et acteurs locaux, pour soutenir une économie plus juste, plus humaine et plus proche des salariés. Enfin, nous militons pour le retour des chèques cinéma à 5–6 euros, afin que la culture reste accessible à toutes et à tous. Nous souhaitons faire des ASC un levier de solidarité, de partage et de découverte pour chaque salarié.
Nos combats : hier, aujourd’hui, demain La CGT poursuivra son action pour :
Pour les trois années à venir, les enjeux sont immenses. Votre voix compte. Votre vote compte.
Paris, le 09 mars 2026
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Le 8 mars, un jour de lutte pour nos conquêtes
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En France, en matière d’égalité femmes-hommes, les chantiers sont nombreux.
Se battre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lutter contre les inégalités de genre, c’est renouer avec le progrès pour tous et toutes, parvenir à une société démocratique fondée sur la satisfaction de tous les besoins humains, dont la santé, la paix et la solidarité, et mettre fin à toutes les formes d’exploitation et de domination. Alors le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, soyons nombreuses et nombreux à manifester pour montrer notre détermination à changer la société, aidons les associations de défense des droits et agissons au quotidien !
Retrouvez davantage d’informations sur https://www.egalite-professionnelle.cgt.fr/ et cgt.fr/8mars2026
Gagner l’égalité, c’est mettre fin au dumping social lié aux différences de rémunérations entre femmes et hommes qui tire tous les salaires vers le bas. Tout le monde y gagne ! Pour cela, il faut commencer par la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines qui sont systématiquement dévalorisées socialement et donc salarialement.
À partir de juin 2026, toute personne aura le droit de connaître le salaire moyen des collègues de sa catégorie à l’embauche ou au cours de la carrière, grâce à la transposition en droit français de la directive sur la transparence des rémunérations. La directive européenne prévoit notamment :
Ces dispositions changeront la donne en profondeur si l’esprit du texte européen est respecté. Or, les concertations entre syndicats, gouvernement et patronat font craindre le pire. Contre une transposition au rabais, la mobilisation de l’ensemble du monde du travail est indispensable !
Les violences contre les femmes sont au cœur des processus de domination. Elles ont des incidences dans la sphère privée comme au travail (refus d’embauche, détérioration des conditions de travail, carrière bloquée, refus de promotion…). En France, en 2024, ces violences au travail sont massives :
Utilisez et faites connaître le violentomètre 📎
Contrairement aux stéréotypes véhiculés, la santé des femmes au travail ne se résume pas aux pathologies liées aux cycles menstruels. D’après Santé publique France, plus de 11 % des femmes salariées sont concernées par une maladie en lien avec le travail. La souffrance psychique en lien avec le travail est deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes, 6 % contre 3 %, notamment parce que les femmes occupent des emplois plus exposés à ce risque. 3 femmes sur 5 déclarent des douleurs liées aux troubles musculo-squelettiques (TMS). Là aussi, elles sont plus nombreuses que les hommes. Les répercussions du travail sur la santé des femmes sont encore largement méconnues et minimisées. Le manque de reconnaissance de la charge physique et mentale du travail des femmes est ainsi à l’origine d’impensés féminins dans la conception et la mise en œuvre des politiques de santé au travail. Alors même que la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes oblige dans tous les lieux de travail d’évaluer « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe » dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), les politiques publiques de prévention et de réparation des risques professionnels ont été pensés pour des travailleurs masculins.
Paris, le 05 mars 2026
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« L’entière transparence » C’est maintenant et pour tout le monde, Madame la Présidente !
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Lors du CSE central de février, Delphine Ernotte a présenté les 5 grandes orientations de FTV dont le souhait de « Renforcer la transparence et l’exemplarité ». Une volonté qui fait écho à ses voeux formulés le 15 janvier 2026 où elle a rappelé une exigence forte : « Nous sommes un service public, financé par tous, et à ce titre nous devons à chaque citoyen la pleine et entière transparence sur l’usage de nos deniers publics. » Nous partageons pleinement cette exigence. Pourtant, des pratiques dérogatoires au Passeport Mobilité persistent concernant l’encadrement : prolongations d’indemnités de double résidence, prises en charge étendues de frais de déplacement, dépassements des dispositions pourtant strictement encadrées. Nous avons eu connaissance de plusieurs cas avant de nous résoudre à une évidence : cette pratique n’est pas isolée. Ce sont des sommes conséquentes, sur différentes antennes qui vont à l’encontre de toute exemplarité. Ces traitements différenciés résonnent d’autant plus fortement que, dans le même temps, des économies substantielles sont exigées des équipes : heures supplémentaires contestées, frais de mission discutés, recrutements freinés, temps de préparation supprimés, restrictions budgétaires généralisées. La direction semble vouloir déroger aux règles du Passeport Mobilité « afin de susciter des vocations managériales à FTV », Cette explication n’est pas entendable. Nous ne pouvons aujourd’hui que dénoncer ces situations dérogatoires. La transparence ne peut être à géométrie variable et les efforts demandés ne reposer que sur certains salariés. Au moment où 150 M€ d’économies sont demandés à FTV et où le Réseau de France 3 doit supprimer 45 ETP en 2026, l’équité et l’exemplarité managériale ne sont pas des options : elles sont une condition de la confiance.
Paris, le 27 février 2026
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Violences néo-fascistes Un naufrage politique et médiatique
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Suite à la mort tragique d’un militant de l’ultra-droite, la sphère médiatique serait-elle en train de construire l’image d’un néo-fascisme « non-violent » et « propre sur lui » ? Au regard des nombreuses émissions consacrées au sujet ces derniers jours, c’est ce que nous craignons, y compris sur nos antennes.
Un double standard médiatique Pour la CGT, personne ne doit mourir pour ses idées et nous condamnons sincèrement la mort de Quentin Deranque. Mais, hélas, force est de constater que les victimes de l’extrême droite, militantes de gauche ou non-blanches, ont rarement eu droit à une telle faveur dans le traitement médiatique. Doit-on ici faire la liste des 11 victimes mortes depuis 2022 sous ses coups sans faire l’objet d’une couverture médiatique d’une telle envergure ou d’une minute de silence à l’Assemblée nationale (alors même que ce décompte n’intègre même pas les 19 blessés graves par balle ou arme blanche pendant la même période) ? Alors que la menace de terrorisme et d’actions violentes provient désormais essentiellement de l’ultra-droite en France d’après la fondation Jean-Jaurès et les services de renseignements, la quasi-invisibilisation des crimes racistes commis par les groupes d'extrême droite ces dernières années en France est sidérante. Il ne s'appelait pas Quentin, il s’appelait Ismaël et il avait 20 ans. Il a été retrouvé dans un étang dans le sud de Lyon dans la nuit du 6 janvier 2026, selon toute vraisemblance victime d'un crime raciste. Et quid des six personnes issues de l’ultra-droite interpellées après une violente agression près d'une association de travailleurs immigrés à Paris le 15 février ? La différence de traitement médiatique et politique dans ces cas très récents, qui sont bien plus que de simples faits divers, est intolérable. Nous notons au passage cette même différence dans le cas de la plupart des victimes de la répression des mouvements sociaux (gilets-jaunes, Sivens, Sainte-Soline, …). Dans le cas précis du décès de Quentin Deranque, trop souvent évoqué sans une présentation suffisante du contexte lyonnais (où s’exerce régulièrement une violence d’extrême droite depuis des décennies), il est très inquiétant de constater que les médias, y compris publics, sont pris, volontairement ou non, dans une spirale loin d’être exempte d’arrière-pensées politiques. Nous déplorons que de nombreux journalistes sortent de leur neutralité sur cette affaire, y compris sur nos antennes, et notamment sur franceinfo ces derniers jours suite à la manifestation de militants néo-fascistes à Lyon, la journaliste en plateau estimant que la manifestation s’était bien passée. On n’est pas à un salut nazi près en effet...
Aucune voix pour l’extrême droite Il est impossible de ne pas établir une corrélation entre l’intensité des réactions politiques déclenchées par ce tragique évènement, celle du traitement médiatique dont il fait l’objet par ricochet, et la proximité d’échéances électorales cruciales. La CGT, fidèle à son histoire et à ses valeurs, entend lutter partout sur le territoire contre l’implantation insidieuse de la droite extrême sous toutes ses formes. C’est notre rôle de lutter face à ce danger pour les travailleuses et les travailleurs, de lutter contre cette imposture antisociale, xénophobe et misogyne. Nous rappelons par ailleurs que ce courant politique claironne depuis des années son hostilité frontale à l’existence même du bien commun que représente le service public de l’Audiovisuel. Le collectif Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), dont la CGT de France Télévisions est adhérente, a lancé au mois de décembre 2025 un appel aux forces syndicales, associatives et citoyennes afin de battre l’extrême droite et ses idées lors des prochaines élections municipales. Ce n’est pas le cas de tous les syndicats à France Télévisions. Pour la CGT, pas d’ambiguité ! Afin de contourner le problème du rejet que peut susciter le parti créé par d’anciens nazis et membres de l’OAS, nombre de candidat·es pourtant clairement identifié·es comme membres du Rassemblement national se présentent en leur nom propre. Le but : s’adresser plus facilement à des électeur·rices dépolitisé·es. Qu’elles portent les couleurs du Rassemblement national ou non, les listes d’extrême droite en portent les idées. Elles représentent un danger redoutable pour les travailleur·ses et la population tout entière. La CGT de FTV dénonce donc l’opération de blanchiment politique et médiatique actuellement à l’œuvre et appelle à la plus grande vigilance intellectuelle et politique !
Paris, le 23 février 2026
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Dénonciation de l’accord collectif - Une médiation qui a porté ses fruits
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En juillet 2025, la direction de France Télévisions a décidé de dénoncer l’accord collectif d’entreprise, une décision brutale juste avant les vacances d’été faisant ainsi démarrer une période de survie de notre accord jusqu’au 1er novembre 2027. Les quatre syndicats signataires de l’accord du 28 mai 2013 et les CSE/CE/CCEOS ont saisi le juge, compte tenu d’un certain nombre d’irrégularités dans la procédure de dénonciation. Fin 2025, le juge décidait avant l’audience de renvoyer les parties en médiation judiciaire afin d’essayer de trouver une issue négociée à ce conflit. Les discussions ont eu lieu en janvier 2026 et jusqu’au vendredi 13 février entre syndicats représentatifs au niveau de l’entreprise et direction. Cet accord de médiation permet de sanctuariser certaines dispositions de l’accord collectif et prolonge le délai de survie de l’accord à mai 2028 au lieu de novembre 2027. Cet accord est évidemment un compromis mais c’est un acquis pour les salariés car on ne sait jamais avec certitude comment un juge va trancher dans ce genre d’affaire.
Pour résumer la situation : Procédure en justice = espoir de gagner du temps en cas de victoire Accord de médiation = certitude de gagner du temps et des garanties sur le maintien de certaines dispositions de notre accord collectif. Les organisations syndicales représentatives de France Télévisions ont donc décidé unanimement de signer l’accord de médiation. Cette signature permet de garantir l’application de l’accord collectif dans sa version actuelle et intégrale jusqu’en mai 2028. Concrètement rien ne changera pour les salariés d’ici là. Une première réunion d’échange avec la direction a eu lieu ce lundi 16 février sur la méthode et l’agenda de négociation. Nous reviendrons très rapidement vers les salariés pour leur donner tous les détails de l’accord de médiation et des annexes qui l’accompagnent. L’aboutissement de ce bras de fer juridique qui se termine par une médiation est la conséquence d’une union syndicale sans faille avec le soutien des CSE. « L’union fait la force » n’est pas qu’un slogan et nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre cette négociation dans l’unité.
Paris, le 16 février 2026
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Le projet de holding de l’audiovisuel public tourne court Une victoire pour la CGT !
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On la disait inévitable, nous ne nous sommes jamais résignés. Il n'y aura pas de holding de l'audiovisuel public. Du moins, pas pour l'instant à en juger par le calendrier parlementaire des prochains mois, où la PPL sur la holding défendue par Rachida Dati brille par son absence. Le résultat d'une longue campagne menée par la CGT et par les député·es de gauche. Manifestations à Paris et en région, meetings, argumentaires, pétitions, courriers aux élu·es locaux, rencontres avec les député·es et sénateu·rices ont fini par payer ! Cette réforme dangereuse est aujourd'hui reportée sine die dans le cadre du compromis de non-censure acté sur le budget 2026. Pendant près de deux ans, nous avons travaillé ensemble, avec les élu·es CGT de toutes les entreprises de l'audiovisuel public. Radio France, France Télévisions, France Médias Monde, l'INA. Tous unis par un même combat, celui de refuser un mariage qui aurait été pour tous le baiser de la mort. Une holding, cela signifiait d'abord la "chasse aux doublons". Autrement dit, un vaste plan de licenciement visant à se débarrasser d’une partie des personnels, qu’ils soient technicien·nes, journalistes, animateur·ices ou administratifs. La réduction potentielle de notre périmètre :
À force de rencontres, d'argumentaires et de courriels envoyés à l'ensemble des député·es et sénateur·ices, hors extrême-droite, nous sommes parvenus à faire douter, jusque dans les rangs des parlementaires de la droite et du centre. Cela s'est vu lors du premier passage du texte devant l'Assemblée nationale où le texte a été rejeté grâce aux voix de la gauche et des écologistes devant un hémicycle quasiment vide. Alors oui, le travail de fond a été porté par des élu·es de toute la gauche mais la CGT a pleinement assumé une large part du combat ayant mené à cette victoire, aux côtés des personnels mobilisés de l'audiovisuel public. Nous nous tenons prêts à nous remobiliser si le projet revenait à l'ordre du jour. En attendant, nous continuons à défendre haut et fort l'existence de l'audiovisuel public, que l'extrême-droite voudrait voir disparaître. Nous poursuivons également le combat contre les coupes budgétaires et pour retrouver un financement pérenne et suffisant pour assurer l'ensemble de nos missions. Le service public de l’audiovisuel est un bien commun irremplaçable. Nous ne lâcherons rien.
Paris, le 20 février 2026 |
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