Instance de proximité d’Alsace du 18 juin 2026
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Où va nous mener cette expérimentation des vidéos à destination des réseaux sociaux ? Qu'ont expérimenté nos collègues et quel est son bilan ? Le fond n'est pas de savoir si on sait produire des vidéos en vertical ! Mais de savoir par qui et comment elles sont réalisées. En supprimant les métiers de la production audiovisuelle avec les JRI et bientôt les monteurs dans l'œil du viseur, quelle stratégie a notre entreprise pour notre avenir ? En attendant, un malaise profond s’installe, comme l’a constaté le médecin du travail.
Ce n’est pas le point de vue de la Direction mais les Représentants de Proximité constatent un manque d'échanges entre les différents métiers concernés par l'expérimentation. Chacun travaillant dans son coin. Ils regrettent notamment l'absence de réunions régulières associant journalistes, monteurs et Chargés d'Édition Numérique (CEN) entre le lancement de l'expérimentation en février et le mois de juin. Ces temps d'échanges auraient pourtant permis d'identifier plus rapidement les difficultés rencontrées et de partager les retours d'expérience. Une réunion est (enfin) programmée le 22 juin nous dit-on.
Un débat a opposé la Direction et les RP sur l'utilisation du terme « assemblage ». Selon nous, les opérations réalisées par les journalistes ou les CEN sur smartphone ne relèvent pas d'un simple assemblage mais bien d'un travail de montage. D’ailleurs quand on parle d’assemblage on parle de montage et de rien d’autre ! Alors, dans quel but notre direction change de sémantique ? On vous donne quelques indices : Les chiffres communiqués illustrent l’évolution vers laquelle on souhaite nous emmener. Sur 38 modules réalisés depuis le début de l'expérimentation :
Pour la CGT, l'enjeu de cette expérimentation ne réside pas dans la capacité à produire des vidéos verticales destinées aux réseaux sociaux, mais bien dans le transfert progressif d’activités réalisées par les monteurs vers d'autres catégories professionnelles. L’avenir si l’expérimentation continue ? Les conséquences à moyen terme sur l'emploi, dans un contexte où plusieurs métiers techniques subissent depuis plusieurs années une réduction des effectifs ou un non-remplacement des départs (maquillage, électro, OPV, OPS, TEVA, etc.).
La mise à jour du DUERP (Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels) en lien avec cette expérimentation n'a été abordée qu'à l'occasion des ateliers des 16 et 17 juin, soit plusieurs mois après le démarrage du projet. L’évaluation des risques aurait dû être réalisée en amont, conformément aux obligations de prévention de l'employeur. On nous annonce la présentation de premières mesures correctives (s’il y en a) qu'en septembre.
L'adaptation de la nouvelle charte graphique aux outils de montage mobile (Power Director et Adobe Premiere Mobile) est en cours de finalisation.
Des interrogations subsistent concernant l'absence de crédits ou de signatures sur certains modules diffusés sur le web, alors même que ces éléments participent à la traçabilité éditoriale et à la reconnaissance du travail réalisé.
Absence d'un workflow de mixage audio fluide sur Adobe Premiere, contrairement aux habitudes de travail sous Avid. Problèmes d'interfaçage entre Premiere et Pro Tools, empêchant la mise en place d'une solution satisfaisante pour le traitement audio. Processus de sous-titrage particulièrement chronophage, décrit par certains utilisateurs comme un véritable « atelier de sous-titrage ». L'arrivée d'outils intégrant de l'intelligence artificielle serait attendue afin d'automatiser une partie de cette tâche. Manque de licences Adobe Premiere et de postes informatiques adaptés, limitant fortement la mise en pratique des formations suivies par plusieurs monteurs. Le logiciel Power Director est peu utilisé par les journalistes. Il sera intéressant d’aborder le sujet dans le bilan.
C’est désormais au tour des Journalistes Reporters d’Images (JRI) de subir les conséquences de la nouvelle stratégie de l’entreprise. À la suite de trois départs de JRI sur l’antenne Alsace, la direction a annoncé qu’ils ne seraient pas remplacés. Par redéploiement, un poste de Chargé d’Édition Numérique serait créé à Nancy. Après la disparition progressive des postes d’OPV, voir les métiers de l’image continuer à s’affaiblir interroge fortement. Que les contenus soient destinés au linéaire ou aux plateformes numériques, ils reposent tous sur une compétence essentielle : l’image. Erreur stratégique ? À l’heure où les contenus audiovisuels sont plus que jamais au cœur des usages et où l’intelligence artificielle renforce encore la valeur des images de qualité, réduire les moyens humains dédiés à leur production apparaît comme un choix difficile à comprendre. Les images constituent l’une des principales richesses et l’un des savoir-faire historiques de France Télévisions ; elles doivent rester au cœur de notre stratégie éditoriale ! Concernant les autres emplois : L’intérim de Marc Schmitt en tant que rédacteur en chef se poursuit. À ce jour, il n’y a que des candidatures externes. Les entretiens ont lieu en ce moment sur le poste de journaliste bilingue (6 candidatures dont 2 qui correspondent au poste). Après 40 années à nos côtés, nous souhaitons la bienvenue à Christian Hahn intégré en tant que producteur exécutif depuis le 1er juin. Nous sommes (déjà) triste du départ de Nanda, « notre » seule maquilleuse permanente ! Poste supprimé alors que nous produisons 365 jours de journaux régionaux. La directrice s’engage à travailler avec nos CDDU historiques et à prendre un prestataire de service pour les autres jours où elles ne seraient pas disponibles. En supprimant cet emploi elle supprime une compétence au cœur de notre activité. Aujourd’hui, c’est un métier qui disparait dans nos emplois.
Les économies à tous les étages continuent. Dans le cadre d'une évolution des licences Microsoft, un changement est annoncé d’ici la fin du mois. Selon les métiers et les profils utilisateurs, les licences attribuées pourraient ne plus être identiques à celles utilisées aujourd'hui. Cette évolution entraînera pour certains une réduction des capacités de stockage (2 Go au lieu d’1To) ainsi que l'accès à des versions allégées de certains outils et fonctionnalités. À ce stade, les informations communiquées restent très limitées comme d’habitude, et aucun·e salarié·es impacté·es n’a été informé·e.
Un accord de principe a été signé pour accueillir la délégation régionale de l'INA. Ils occuperaient 4 ou 5 bureaux vacants au 4ème étage. La bonne nouvelle ! Les travaux des fenêtres des salles de montage sont calés pendant les vacances de la Toussaint. Après 3 années d’attente, il y a bien eu validation du remplacement de 20 menuiseries pour 11 salles de montage.
Tous les programmes sont reconduits à l’identique pour la rentrée de septembre. Deux nouveaux numéros de Secret (Secret Souterrain en septembre et Secret Luxe en décembre) pour la case du samedi soir sont prévus. Une émission Bien et Vous aura lieu à la foire européenne. Faute de budget, il n’y aura que de la rediffusion de documentaires sur la case culture du mercredi soir.
Des initiatives sont prises afin de préserver un niveau d'activité pour les OPV, qui restent toutefois insuffisantes. On constate toujours l'absence de perspectives claires quant à l'évolution de leurs missions et de leur avenir professionnel. On observe qu’il n’y a pas eu de réunions de service depuis octobre 2025, alors que cette alerte sur ce service reste d’actualité.
Le rapport 2025 du médecin du travail dresse un tableau particulièrement inquiétant de la situation sociale au sein de notre antenne. Derrière les chiffres et les indicateurs, ce sont des femmes et des hommes qui expriment leur souffrance, leur inquiétude et leur perte de confiance. Premier signal d’alarme : la santé mentale des salariés. Un chiffre six fois supérieur à la moyenne nationale. Cette réalité doit interroger l’ensemble de l’entreprise sur les conditions de travail et leurs conséquences sur la santé des salariés. Certains salariés décrivent une « entreprise de violences », marquée par des comportements agressifs, des relations de travail dégradées et un manque de considération ressenti à plusieurs niveaux de la hiérarchie. Des paroles fortes qui traduisent un malaise profond. Le rapport met également en lumière le vieillissement des effectifs. Sur 160 salariés, 99 ont plus de 50 ans. Dans le même temps, les départs ne sont pas toujours remplacés, alimentant les inquiétudes sur l’avenir des métiers, la transmission des savoir-faire et la charge de travail supportée par ceux qui restent. Ce mal être se ressent dans les chiffres d’absentéisme très élevé en 2025 : 4 778 jours pour France 3 Alsace, soit plus que les congés payés par an et par salarié·e ! Même si une légère amélioration est constatée en ce début d’année 2026, ce chiffre reste un indicateur fort de la dégradation des conditions de travail et de la santé des équipes. Le médecin du travail alerte également sur la situation du personnel technique. De nombreux salariés expriment un sentiment de perte de sens, de routine imposée et de manque de reconnaissance de leurs compétences. À force de réduire les moyens, de transformer les emplois et de supprimer certaines activités, l’entreprise prend le risque de démotiver celles et ceux qui en assurent pourtant le fonctionnement quotidien. Ces alertes ne peuvent pas être minimisées. Elles doivent conduire la direction à s’interroger sur les conséquences humaines de ses choix organisationnels et à mettre en œuvre des actions concrètes pour restaurer la confiance, améliorer les conditions de travail et préserver la santé des salariés. Alors qu’un travail sur les risques psycho sociaux a été réalisé en 2025, quid des actions ? Et de leurs résultats ?
Le budget de formation 2025 montre une baisse significative du budget (de 120k € en 2024 à 64k € en 2025). La direction justifie cet écart par le coût exceptionnel du déploiement d'Open Media en 2024. Les formations techniques (IA, IP 2110) sont données au compte-goutte aux techniciens. C’était déjà le cas en 2024.
Prochaine instance de proximité le 9 juillet 2026 Michel Di Venanzio et Emeline Droxler - Représentants de proximité CGT France 3 Alsace
Strasbourg, le 25 juin 2026
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Fictions à la Fabrique : le mauvais scénario
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C’est avec stupeur que les salariés de la Fiction des sites de Lyon et Marseille ont appris, le 18 juin, par un mail laconique de quatre lignes, la suppression de leurs deux dernières fictions de l’année. Cette décision laisse, à partir de début octobre, des dizaines de salariés, au mieux, redéployés sur d’autres activités, dans d’autres collectifs, ou pire, en sous-emploi. Elle aura évidemment très rapidement un impact direct sur d’autres services, comme la post-production, les fonctions supports dont la planification. Alors que les budgets des fictions tournées par la Fabrique sont à l’équilibre, que les audiences sont au rendez-vous et que des fictions comme « Cassandre » ou « Alex Hugo » figurent en tête des audiences du prime time du samedi soir, une telle décision est tout simplement une insulte à l’engagement des équipes. Les salariés de la Fabrique ont déjà consenti à de nombreux sacrifices depuis des années : baisses de budget conséquentes, réductions des moyens humains et compressions des temps de tournage. Sous couvert de restrictions budgétaires, la direction tranche de manière arbitraire et brutale ! En cause : une enveloppe totale de 283 millions d’euros (chiffre 2024), consacrée à la fiction, amputée de plusieurs millions d’euros cette année. Jusqu’ici, la direction annonçait faire payer le prix de cette baisse de budget aux producteurs privés avec leurs fictions tournées hors moyens internes de fabrication. Dorénavant, ce sont aussi les fictions fabriquées en interne par les salariés de la Fabrique qui sont mises en cause. Et quid des fictions « jeunes adultes » ? Nous refusons le passage à 20 fictions annuelles. Nous demandons la sanctuarisation des 22 fictions, le développement des fictions « jeunes adultes » au sein de la Fabrique ainsi que l’arrivée de nouvelles fictions jusqu’ici hors moyens afin de consolider le plan de charge annuel et l'activité des équipes fiction sur les trois sites de production (Lomme, Lyon et Marseille). Cette annonce laisse un goût amer aux salariés attachés au service public, passionnés par leur métier. Non, ils ne sont pas de trop et ne coûtent pas trop cher sauf quand la direction organise, comme elle le fait depuis trop longtemps leur sous-emploi !
Le 23 juin 2026
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La politique du streaming, envers et contre tous ! - La direction s'emmêle les pinceaux
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Comment augmenter son niveau de production quand on vous annonce 2,4 ETP en moins ? La direction de l'antenne de Nantes vous propose "sa solution" pleine d'ambition : il suffit d'improviser, en remaniant les fiches de postes. Ainsi, un JRI peut faire le travail d'un OPV, un intermittent peut cumuler deux postes en un et un responsable de centre peut assurer le maquillage. Ce dernier fait est survenu le mardi 16 juin, après une série inédite de PAE numériques pour l'antenne des Pays de la Loire. En à peine un mois, plus de 5 “PAEN” (Prise d'Antenne Exceptionnelle Numérique) ont vu le jour. La montée du Mans en L1, la descente aux enfers du FC Nantes, la parade des pilotes, le départ de la Vendée Arctique, et enfin, l’arrivée de la “Vendée Arctique et l'hommage à Charlie Dalin”. Toutes ont pour point commun un manque d'anticipation, un manque de préparation et un manque de communication. Mais cette dernière PAEN a été celle de trop, révélant les dysfonctionnements organisationnels au sein de la direction. L’annonce du décès de Charlie Dalin, cinq jours auparavant, et l’hommage que veut lui rendre la direction de la course “Vendée Arctique” lors de l’arrivée motivent la décision d'organiser une PAE numérique dans l'urgence. Une décision risquée, la voile n'étant pas une science exacte. Annoncée pour le lundi, l'arrivée des vainqueurs a finalement lieu le mardi au petit matin. Pour toutes les raisons détaillées plus haut, l'organisation est plus que chaotique : tout le week-end et le lundi, les salarié·es ont reçu ordres et contre-ordres, tentant de s'organiser dans leur vie privée. Pour celles et ceux qui ont eu la chance d’être contacté·es. Le lundi soir, la décision est enfin prise de faire la PAEN le mardi matin, à 7h30. Les technicien·nes de l'antenne, qui s'étaient organisé·es pour le lundi matin, ne sont pas disponibles pour une prise de service à l'aube le lendemain. Un réalisateur, ainsi qu'un technicien vidéo intermittent sont appelés en urgence. Ce dernier n'a jamais travaillé au BRI de Nantes. Par chance, il connaît le mélangeur vidéo et accepte d'assurer à la fois les trucages et le poste au serveur. Une autre intermittente vidéo a dû gérer à la fois les échanges et les directs depuis les Sables-d'Olonne, mais aussi la prise d’antenne au point de diffusion - travail qui revient normalement à un cadre de régie ou à un chef d'équipement. On lui explique la veille au soir le fonctionnement du Terradeck ! Le scripte prévu sur la PAE a cumulé PAE, JT midi, CSPI et titres, alors qu'aucun autre scripte titulaire n'a été contacté afin de connaître leur disponibilité. Cerise sur le gâteau, le responsable de centre technique, ayant oublié de prévenir les maquilleuses, s’improvise maquilleur le matin même ! De quel droit un responsable de centre technique se permet-il de pratiquer des métiers qui ne sont pas les siens ? Peut-on parler de maladresse alors que la direction du réseau pratique déjà le dumping social pour ce métier, faisant appel à un sous-traitant aux pratiques douteuses pour reprendre les contrats partout dans les antennes ? Son devoir est de respecter les salarié·es, les accords d'entreprise et les métiers. S'il ne le comprend pas, l'inspection du travail et la justice pourront se charger de le lui rappeler. Pendant ce temps... Tout va bien pour la direction : la PAE a fonctionné. Mais à quel prix ? Si une PAE n'est pas possible car les conditions techniques et humaines ne sont pas réunies, il faut savoir y renoncer. Alors que les salarié·es savent tous que les effectifs vont continuer à décroitre au rythme des coupes budgétaires imposées par l’État, à l'heure du déploiement d'Overdrive dont l'objectif est de supprimer des emplois de technicien·nes, à l'heure où les maquilleuses sont sur la sellette, nous ne participerons pas à la casse organisée ! Nous ne laisserons pas notre outil de travail servir à produire des contenus dégradés, avec une organisation qui met en jeu la santé des salarié·es. Nous sommes des professionnel.les et nous revendiquons le respect de nos métiers, de notre public, et des critères de qualité dont nous sommes garants. Nous demandons à la direction d'antenne des Pays de la Loire la mise en place d'une instance de proximité extraordinaire, avec un·e représentant·e de la direction du réseau et la présence de délégués syndicaux centraux pour analyser ensemble les dysfonctionnements constatés lors des récentes PAE numériques pour éviter que cela ne se reproduise.
Nantes, le 23 juin 2026
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franceinfo TV - Nouvelles dérives « Le Pour et le Contre »
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Lancée en 2016, la chaîne TV franceinfo devait constituer un contre-modèle d’information en continue de service public. Faute de moyens notamment, cette ambition s’est considérablement étiolée, et les incidents éditoriaux se sont progressivement multipliés. Pour la CGT de France Télévisions, qui s’élève contre de nouveaux propos problématiques tenus à l’antenne, cette dérive est inacceptable. Il y a peu, la CGT de France Télévisions saisissait dans une lettre ouverte le directeur de l’information suite à une série de propos problématiques tenus sur l’antenne de franceinfoTV autour du week-end du 1er mai. Il aura suffi de seulement quelques jours pour que ce soit de nouveau le cas, cette fois dans l’émission Le Pour et le Contre du samedi 6 juin. Ce programme, diffusé les vendredi, samedi et dimanche à 22h, est apparu en début de saison 2025-2026 et s’articule en deux parties. La première est consacrée aux commentaires sur l’actualité de deux « intellectuels », Nathan Devers et Paul Melun, et la seconde à la réception d’un ou deux invités (successifs), interrogés par la présentatrice et nos deux chères têtes pensantes. L’objectif affiché : apporter au public via leur regard éclairé, du « recul » et de la « hauteur ». Malheureusement, le gouffre qui sépare le projet de la réalité est béant et, en matière de dérive éditoriale, et cette fois-ci des sommets ont été atteints.
« Humaniste » la droite chiraquienne ? En guise de hauteur et de recul, les téléspectateurs ont eu droit ce jour-là à une succession de propos pour le moins problématiques. Ainsi, en commentant le décès de Bernadette Chirac, Nathan Devers a fait part de sa nostalgie d’une droite chiraquienne qualifiée « d’humaniste ». S’il est exact, par exemple, que pour se faire réélire en 2002, Jacques Chirac a maintenu une distance marquée avec l’extrême droite (y compris pour des raisons tactiques), son positionnement a en réalité été très fluctuant en fonction de ses intérêts contingents. Rappelons, par exemple, les propos qu’il a tenu lors de son fameux discours d’Orléans le 19 juin 1991, alors qu’il cherchait à reconquérir une partie de son électorat déjà séduite par le FN : « C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C'est comme ça. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela ». En matière de discours humaniste, on a connu plus convaincant… On pourrait, encore, se souvenir que dans le système de fraude électorale massive, mis en place pour assurer les multiples réélections de Jacques Chirac à la Mairie de Paris, et pour lequel son principal bras droit (Alain Juppé) et son successeur (Jean Tiberi) ont servi de fusibles devant la justice (et ont été condamnés), plusieurs enquêtes journalistiques ont révélé, entre autres, que les identités de bébés et de personnes décédées ont été mises à profit afin de « bourrer les urnes ». On pourrait également rappeler la mise à mort de Malik Oussekine en 1986 par les brigades de « voltigeurs » créés sous l’autorité de Charles Pasqua, lieutenant indéfectible et alors Ministre de l’Intérieur du gouvernement Chirac. Une autre leçon d’humanisme profondément inspirante ! Bref, la liste des faits d’armes problématiques de Jacques Chirac et de ses soutiens est longue comme le bras et, pour en revenir à notre prétendu intellectuel censé éclairer l’actualité en apportant recul et hauteur de vue, accoler le qualificatif « d’humaniste » à un courant politique qui s’est adonné à de telles pratiques pose, dans le meilleur des cas, la question de sa compétence réelle pour une telle mission.
La France gouvernée « à gauche » ? Le même soir, le premier invité de la seconde partie de l’émission est Tugdual Denis, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles. Il est reçu pour un livre dans lequel il étale notamment sa douleur d’avoir été stigmatisé pour avoir assumé publiquement ses convictions très droitières (tout en témoignant sans fard de la situation socioculturelle ultra privilégiée dans laquelle il a évolué depuis l’enfance). Si nous ne sommes pas là pour juger des blessures intimes de qui que ce soit, nous ne pouvons que constater le caractère factuellement douteux de certains propos tenus sans la moindre contradiction ni le moindre éclairage analytique en plateau. Même sans s’attarder sur ses propos sur la France Insoumise, qualifiée au passage par Tugdual Denis, sans l’ombre d’un début de démonstration, de parti « quasiment antisémite » (JL Mélenchon sera par ailleurs accusé dans l’émission du lendemain soir par Paul Melun, dans un moment de fulgurance intellectuelle dont chacun pourra juger de la pertinence, de se placer « au fond du ravin de la décence humaine », avant de se voir comparé, de manière en plus mal assumée, avec le collaborationniste Marcel Déat), il y avait tout de même matière à débat. Au cours de l’entretien, après avoir soutenu, par exemple, que le RN de Marine Le Pen avait fait un vrai « aggiornamento » (sous-entendu : plus rien à voir avec le FN de papa, on peut donc sans la moindre honte s’en remettre à lui), Tugdual Denis affirme, très sérieusement, que si en apparence la droite gouverne en France depuis un bon moment, la politique menée, notamment en matière économique et migratoire, est en réalité « de gauche ». Deux constats, documentés par une multitude d’études universitaires, permettaient pourtant a minima d’ouvrir la discussion. D’une part, le niveau des inégalités socioéconomiques connait une croissance presque continue en France depuis le milieu des années 1980. D’autre part, les lois durcissant les conditions migratoires se succèdent à un rythme soutenu depuis plusieurs décennies. Dernier exemple en date : la loi « Immigration », votée il y a seulement deux ans par une large majorité des parlementaires du centre, de la droite, et de l’extrême droite, contenait certaines mesures tellement restrictives qu’elles étaient en réalité anticonstitutionnelles. Bref, il est factuellement impossible d’affirmer en bloc que sur les questions économiques et migratoires la France est gouvernée « à gauche ». La triste réalité est que l’orientation défendue par le rédacteur en chef de Valeurs Actuelles puise largement ses racines dans la tradition réactionnaire et antisociale de l’extrême droite. Pourtant, aucune ébauche de réflexion ne sera exprimée en plateau pour éclairer ses affirmations mensongères, que ce soit par nos deux intellectuels de choc (passés par Arte mais aussi par CNews) ou par la présentatrice. Une telle attitude, malheureusement, relève de la règle plutôt que de l’exception dans cette émission Le Pour et le Contre, si mal nommée faute de contradiction.
Une dictature criminelle qui en « vaut la chandelle » Ce samedi soir, décidément riche en propos hasardeux, la seconde invitée est une consœur journaliste. Elle publie un livre consacré à une rwandaise visiblement admirable qui, elle-même victime, aide les femmes qui ont subi les violences sexuelles les plus atroces pendant la période du génocide à se reconstruire. En fin d’entretien, elle évoque le régime « autoritaire » de Paul Kagamé en des termes pour le moins étonnants : elle affirme, tout en mentionnant les assassinats de journalistes et les tortures dont sont victimes les opposants politiques, que « le jeu en vaut la chandelle » au regard de la stabilité actuelle du Rwanda et de sa situation économique en particulier. Ces propos, indéniablement problématiques, dont on ne peut écarter l’hypothèse qu’ils relèveraient d’une expression malheureuse et mal maîtrisée plutôt que d’une intention relativiste, auraient néanmoins dû provoquer, même en fin d’émission, une réaction de la part de nos deux « intellectuels » ou de la présentatrice, afin de permettre l’émergence de précisions, de rectifications, ou au moins d’une prise de distance, indispensables. Une fois de plus il n’en a rien été.
Le Pour et le Contre : une émission problématique de longue date L’intention affichée par la direction de franceinfo lors de la création de cette émission, sortir du commentaire à chaud pour proposer un regard pertinent et distancié sur l’actualité, est tout à fait louable. Il s’agit d’ailleurs de la motivation qui a présidé à la création de la chaîne à la rentrée 2016, une émission respectueuse d’un tel projet aurait donc toute sa place à l’antenne. Cependant, Le Pour et le Contre a tout d’abord suscité l’étonnement au sein de l’équipe de franceinfo, sentiment qui s’est mué assez rapidement en une vraie défiance. En effet, en guise de recul et de débat, ce sont bien trop souvent des points de vue en réalité convergents ou complémentaires, et un conformisme boursoufflé de prétention intellectualisante, que nos deux intellectuels de salon (de cour ?) ont déversé toute la saison sur un public qui n’en demandait pas tant. Par ailleurs, le choix, parfaitement louable, de se tenir à distance de l’hystérisation qui caractérise aujourd’hui le débat médiatique, s’est malheureusement trop régulièrement mué en une déférence, voire en une obséquiosité gênante, envers des invités aux points de vue et aux propos régulièrement douteux. Ainsi, parmi de nombreux exemples, ceux qu’a pu tenir Michel Onfray assez tôt dans la saison sur la prétendue « réalité » du « grand remplacement », sans que personne en plateau n’y ait trouvé à redire. Certaines émissions ont provoqué tellement de commentaires en interne qu’il a très officiellement été demandé aux techniciens, légitimement choqués par un spectacle aussi consternant sur les antennes du service public, de garder leurs réflexions pour eux. Par ailleurs, quelques mois seulement après son lancement, une partie de l’équipe éditoriale originelle a changé d’affectation tant l’atmosphère est lourde autour de ce programme. Devant une situation éditoriale, déontologique et professionnelle aussi catastrophique, la CGT de France Télévisions demande qu’une réflexion soit menée sans délai avec l’ensemble des équipes et que des décisions soient prises très rapidement afin, non seulement, que cette émission soit enfin en mesure de remplir sa mission initiale, mais également que les équipes techniques et éditoriales qui concourent à sa fabrication puissent retrouver des conditions sereines d’exercice de leur métier.
Paris, le 23 juin 2026
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Publication des articles en ligne - La responsabilité pénale des journalistes est engagée
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Alors que l'entreprise entend développer le streaming first, la CGT s'inquiète de l'organisation du travail actuellement en place. Dans le Réseau France 3 les rédactions numériques écrivent une grande partie de leurs articles sur la base des rushes tournés par les équipes de terrain. Cette position n'est confortable ni pour les uns (qui ne réalisent pas eux-mêmes les reportages) ni pour les autres (qui n'ont aucun regard sur ce qui est écrit en leur nom). Actuellement les articles web sont signés à la fois par leurs auteurs ET par les journalistes qui ont réalisé les interviews sur le terrain. Cette organisation du travail imposée par l'entreprise place les salariés dans une situation potentiellement dangereuse d'un point de vue juridique. Elle donne lieu à des erreurs récurrentes qui peuvent être lourdes de conséquences avec parfois des procès en diffamation intentés contre les journalistes. La CGT rappelle que dans le cadre du droit de l’image et du droit de la presse, les journalistes rédacteurs et JRI signataires des reportages sont, avec le directeur de publication de notre chaîne (Delphine Ernotte), les SEULS pénalement responsables en cas de poursuites judiciaires. Les rédacteurs en chefs, rédacteurs en chefs adjoints ou chefs d’édition n’ont AUCUNE responsabilité au regard de la loi. Ils n’ont donc pas à imposer de modifications aux journalistes dans leurs articles ou reportages car ils n’en porteront ensuite pas la responsabilité. Par ailleurs, selon les principes de notre accord collectif (LIVRE 3 - DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX JOURNALISTES, TITRE 1. PRINCIPES PROFESSIONNELS, 1.1. PRINCIPES PROFESSIONNELS page 174) : « Tout journaliste a le droit de refuser toute pression, de refuser de divulguer ses sources, de refuser de signer une émission ou une partie d’émission dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté, quel que soit le support de diffusion. Il ne peut être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle. ». La CGT rappelle donc que tout journaliste peut s’opposer à toute modification de son reportage et refuser de signer un article qu'il n'a pas écrit ou un reportage qui aurait été modifié sans son accord. La CGT conseille aux journalistes qui verraient leur travail modifié de conserver une capture d’écran de l’historique des modifications de l’article, de signaler par mail que ces changements ont été opérés contre leur volonté en mettant systématiquement en copie leur chaîne hiérarchique et le service juridique de France Télévisions : La CGT demande que dorénavant tout responsable hiérarchique qui modifierait un article ou un reportage y appose aussi sa signature afin d’engager sa responsabilité juridique.
Paris, le 23 juin 2026
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France 3 Limousin : une censure qui ne passe pas !
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Les organisations syndicales expriment leur vive colère et leur profonde stupéfaction face aux graves dérives éditoriales survenues le vendredi 19 juin au sein de la rédaction de France 3 Limousin. Alors que le Club de la presse du Limousin organisait un pique-nique de soutien aux médias régionaux, dans la continuité de l’appel national pour la défense de la presse en France, une équipe de reportage s’est vu confier la couverture de cet événement lors de la conférence de rédaction matinale. Pour contextualiser le sujet, les journalistes ont choisi d'évoquer la situation locale : le plan social de Centre France, les licenciements dans les radios locales, ainsi que la crise de l’audiovisuel public en interviewant un salarié de l'antenne, par ailleurs secrétaire général adjoint du conseil national de la CFDT-Journalistes. Une coupe autoritaire à 20 minutes de l’antenne À seulement vingt minutes de la diffusion, la rédactrice en chef a exigé le retrait pur et simple du passage concernant l’audiovisuel public et de l’interview s'y rapportant, disant « ne pas avoir été mise au courant ». Dans la même dynamique, une image de la présentatrice de l’émission Dimanche en Politique a été caviardée de crainte qu'elle « puisse être reconnue », alors même que de nombreuses personnalités politiques participaient publiquement à ce rassemblement. Un signal d’alarme pour l’indépendance de nos rédactions Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette décision qui envoie un signal désastreux aux journalistes de France Télévisions et à leurs représentants. Nous condamnons l’invisibilisation délibérée des difficultés traversées par notre entreprise (attaques de l'extrême droite, tensions budgétaires), livrant in fine aux téléspectateurs un sujet incomplet voir biaisé. Cette coupe dans le reportage est une entrave directe au métier de journaliste, empêché de rendre compte des faits de manière honnête, factuelle et conforme à ce qu'il a observé sur le terrain. C’est aussi censurer une parole syndicale, pourtant mesurée et légitime au regard de l'angle choisi. La liberté de la presse ne se négocie pas, elle s'applique. Nous exigeons des explications immédiates de la part de la direction face à cet acte de censure caractérisé qui entache la crédibilité de notre antenne. Limoges, le 22 juin 2026. Les syndicats de France Télévisions CFDT /CGT / SNJ / SUD
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Négociation accord collectif - Un premier accord sur le licenciement économique
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À la suite de la dénonciation de l’accord collectif d’entreprise par la direction de FTV, en juillet 2025, les négociations pour un nouveau texte ont démarré il y a quelques semaines, avec pour premier sujet le licenciement pour motif économique. Aujourd’hui, les organisations syndicales CGT, CFDT et SNJ prennent acte de la conclusion du premier chapitre de l'accord d'entreprise sur le licenciement économique. Ce qui a été obtenu est le fruit d'un travail collectif, mené par les quatre syndicats représentatifs de France Télévisions, dans le cadre d'une intersyndicale unie. Chaque organisation a pesé de tout son poids pour imposer à la direction une position commune. C'est cette unité qui a permis d’arracher une protection de haut niveau pour les salariés. La présenter autrement serait une inexactitude.
Ce que contient réellement cet accord Le texte négocié conjointement par les quatre organisations représentatives de France Télévisions établit, pour la première fois à France Télévisions, une égalité de traitement entre journalistes et personnels techniques et administratifs face au licenciement économique. Concrètement, en cas de plan social, les salariés pourront bénéficier, en fonction de leur ancienneté, d’un mois de salaire brut d'indemnité par année d'ancienneté sur les quinze premières années de carrière, pour toutes les catégories de personnel. Puis, à partir de 15 ans d’ancienneté, de 0,46 mois de salaire par année supplémentaire jusque 30 ans avec un maximum de 22 mois de salaire plafonnés à 150 000 €. Précision : 97 % des salariés seront en dessous de ce plafond. Il s’agit d’un dispositif qui va bien au-delà de ce que prévoient l'accord de branche de la télédiffusion, la convention collective nationale des journalistes (CCNTJ) et le code du travail, et qui protègera les salariés a minima jusqu’en août 2030. Ce niveau de protection pourrait aussi s’avérer dissuasif pour tous ceux qui voudraient liquider tout ou partie de l’entreprise ou la privatiser. Ces avancées sont réelles. Elles méritent d'être portées avec exactitude, sans retouche ni appropriation. La signature pour cette partie de l’accord a été faite avec des réserves : les organisations syndicales ont insisté pendant la négociation sur l’indexation des indemnités de licenciement pour motif économiques en Outre-mer, ce que la direction refuse. Le SNJ a formulé ses réserves par écrit*.
L’unité : une méthode qui fait ses preuves L’unité est la meilleure méthode pour défendre les salariés. Nous continuerons de tout mettre en œuvre pour cela, car c’est le meilleur rempart face à une direction dont l’intérêt est de nous diviser. Mais nous ne pouvons pas non plus laisser s'installer une version des faits qui effacerait le travail commun au profit de communication unilatérale d’une seule organisation syndicale. Prendre acte d'une victoire collective pour la présenter comme une réussite propre, c'est affaiblir l'intersyndicale au moment précis où la direction cherche des failles. C'est faire le jeu de ceux qui préfèrent nous voir divisés plutôt qu'unis. Nous souhaitons que la suite de la négociation se poursuive dans l'esprit qui a présidé à cette première étape.
Et maintenant, le compte épargne temps (CET) Nouvelle étape, entamée le 11 juin : la négociation des dispositions encadrant le Compte épargne temps (CET). Selon la direction, il faudrait « simplifier » le CET, qui coûterait « trop cher » à l’entreprise. Nos organisations syndicales ne partagent pas cette analyse. Nous savons que le CET est un acquis auquel les salariés sont très attachés. Il autorise des congés reportés de plus longue durée, un projet personnel, une préparation au départ à la retraite. Il permet aussi d’être aidant auprès d’un parent, en limitant ses pertes de revenus. Face à la direction : vigilance totale Sur le fond, nous partageons un constat : les conditions d'une négociation pleinement loyale ne sont pas encore réunies. La direction n'a pas transmis l'ensemble des informations nécessaires en temps utile. Nous l'avons supporté jusqu'ici. Nous ne l'accepterons plus. Car c'est l'avenir de tous les salarié·es qui est en jeu.
Paris le 15 juin 2026
*les réserves écrites du SNJ : Le SNJ signe le présent accord sous réserve que sa mise en œuvre ne prive pas les salariés de France Télévisions en poste dans les établissements des Outre-mer du plein bénéfice de dispositions contenues dans le code du travail et dans la convention collective nationale de la télédiffusion du 2 juillet 2021 qui s’avèreraient plus favorables. Le SNJ vise notamment :
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Adieu cher Manu
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Il y a des personnes qui s’en vont en laissant derrière elles une empreinte indélébile. Des personnes dont la présence a tellement marqué les esprits qu’elles ne nous quittent jamais vraiment. Emmanuel Tusevo Diasamvu en fait partie. Une voix reconnaissable entre mille, un style inimitable, un bagou hors du commun et, surtout, cette capacité unique à faire rire tout le monde avec une blague, une anecdote ou un trait d’humour dont il avait le secret. Pour les auditeurs de Mayotte La 1ère, il restera à jamais Monsieur « Rrrrretouuuuurrrr surrrr l’actualité ! », cette voix familière qui accompagnait leur quotidien. Pour nous, ses collègues, il était bien plus qu’une voix à l’antenne. Il était un ami, un compagnon de route, une personnalité chaleureuse qui savait créer du lien partout où il passait. Le "Lucky Luke de la vanne". Son rire, sa bonne humeur et son humanité manqueront profondément à toute la famille de Mayotte La 1ère. Manu. Tu as laissé une marque indélébile dans nos cœurs et dans ceux de nombreux Mahorais. Ta voix singulière résonnera encore longtemps dans nos mémoires, comme le souvenir vivant de celui que tu étais. Une chose est certaine : tu fais désormais partie du patrimoine audiovisuel de Mayotte. Ton passage parmi nous a compté, et ton héritage continuera de vivre à travers tous ceux que tu as touché. Merci pour tout, Manu. Mayotte ne t’oubliera jamais. Repose en paix. Nous t’aimons.
Mamoudzou, le 12 juin 2026
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Compte rendu commission de déontologie du 8 juin 2026
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Présents pour la direction : Philippe Corbé, directeur de l’information, Laurent Corteel, directeur des contenus et de l’information du pôle Outre-mer, Pascal Doucet-Bon, président de la commission, Michel Dumoret, directeur de l’information régionale, Pascale Lagorce, coordinatrice numérique réseau, Caroline Pasquet, directrice de la conformité, de l’éthique et de la déontologie Organisations syndicales : Pour la CGT : Kalathoumi Abdil-Hadi, François Badaire (Siège), Guillaume Le Gouic (PIDF)
Direction de l’information ultramarine Une fois n’est pas coutume, la commission a démarré par les Outre-mers. La première question vient de Mayotte. Un match de basketball diffusé en direct sur les réseaux sociaux a été interrompu volontairement au moment où des échauffourées ont éclaté sur le terrain. Le journaliste qui présentait la rencontre s’en est plaint au délégué numérique. Il n’a plus été programmé par la suite. Il se considère mis à l’écart. Laurent Corteel, explique l’interruption à la fois par le fait qu’une partie du matériel a été endommagée, et par la maîtrise de l’antenne. Il ajoute que les faits ont été relatés par la suite, images à l’appui, dans les JT. La CGT indique que ce n’est pas la première fois que des violences éclatent au cours d’un match, « c’est curieux quand même cette interruption ». Réponse de Pascal Doucet-Bon : « Vous seriez choqués qu’on filme un meurtre en direct ». On n’en est pas là quand même ! Il ajoute que « nous ne sommes pas des auxiliaires de police et lorsqu’un zozo entre sur le terrain à poil, on ne le montre pas ». Ce qui compte pour la direction dans cette affaire, c’est la maîtrise de l’antenne et le fait que l’incident n’a pas été occulté. Pour les OS, le journaliste n’a pas à être écarté pour avoir critiqué cette décision. A Mayotte également, un responsable d’édition, candidat à une élection municipale, a été retiré de l’antenne au moment du lancement de la campagne officielle. Que dit la direction en matière d’engagement politique pour les journalistes de FTV ? La direction de l’éthique et de la conformité (DEC) rappelle qu’à partir de la campagne officielle, il doit se mettre en retrait totalement. En cela, la direction a suivi les recommandations de la CGT car en 2020, elle considérait qu’un encadrant devait se mettre en retrait seulement quand il y avait dans le journal un sujet concernant son mandat électoral. En Martinique, l’émission « Les dîners de Kelly » fait jaser. La présentatrice Kelly Babo est journaliste à FTV, elle est en congés payés pendant qu’elle participe à cette co-production et elle est en même temps payée par le producteur privé. Pour la direction, tout est en règle. Elle a fait une demande de collaboration extérieure qui a été acceptée. La CGT souligne cependant que beaucoup de journalistes qui veulent réaliser un documentaire avec des sociétés de production privées sont obligés de prendre un congé sans solde. La direction reconnaît bien qu’il y a des différences de traitement, mais il faut faire avec. La CGT avait également soulevé la question de la couverture du sommet Africa forward à Nairobi, où un rédacteur de La Réunion et un JRI de Mayotte ont été envoyés, pour mutualiser les moyens. Résultat, les angles particuliers qui auraient pu intéresser le public mahorais n’ont pas été traités. Pascal Doucet-Bon ne se prononce pas sur cette question qui relève pour lui de l’organisation. Peut-être que si deux journalistes bi-qualifiés avaient été envoyés, la question aurait été résolue. Mais il ne faut pas trop en demander en matière d’organisation … Enfin, à Mayotte, un OPV a été envoyé à la place d’un JRI pour couvrir un événement avec un rédacteur. Les journalistes de Mayotte veulent savoir si les textes le permettent. Pascal Doucet-Bon répond qu’il faut poser la question en CSE. Nous leur répondons à sa place et c’est non : une équipe de tournage comporte au minimum deux journalistes (article 2.2 livre 3 de l’accord d’entreprise).
Direction de l’information régionale En région, c’est la couverture, par France 3 Occitanie, de la cérémonie en hommage aux victimes assassinées par Mohamed Merah, qui a défrayé la chronique. Cette année, elle se déroulait juste avant les élections municipales. Le candidat LFI François Piquemal était invité et s’y est rendu, comme chaque année. Quelques jours auparavant, un journaliste de la rédaction avait reçu un SMS du président du CRIF local l’invitant à venir avec une caméra « parce qu’il y allait avoir du grabuge ». Le journaliste en question répercute l’information à sa rédaction en chef tout en précisant qu’elle doit rester off. L’encadrement envoie donc une équipe sans lui indiquer qu’une action était prévue par le CRIF, en indiquant seulement qu’il pourrait y avoir des tensions. Sur place, les gens du CRIF sont déjà là avec des panneaux contre la présence du candidat LFI. Mais dans le journal du soir, les débordements sont présentés comme « spontanés », « sans que ce soit organisé ». Quelques jours plus tard, un article web fait état du SMS du CRIF tout en nommant la source. Le journaliste qui avait demandé que cette information reste confidentielle est furieux. Le passage litigieux est finalement supprimé. Pour la direction (Michel Dumoret et Pascale Lagorce), l’information télé n’a pas été tronquée, et c’est tout juste si elle reconnaît son erreur concernant l’article web. Pour la CGT, il y a deux problèmes déontologiques graves dans cette affaire. D’une part, il y a bien eu désinformation puisque la manifestation a été présentée comme spontanée alors qu’elle ne l’était pas. D’autre part, FTV n’aurait jamais dû divulguer sa source, car ce faisant, elle la met en danger. Il y a un dysfonctionnement dont la direction est responsable car le RCA numérique qui a divulgué le SMS au journaliste web était en repos lorsqu’il a validé l’article. La CGT voulait également un rappel des règles en matière de voyages de presse, le plus souvent à l’étranger, organisés par une institution, association, collectivité publique ou organisateur d’une manifestation sportive. Pascal Doucet-Bon a rappelé que les voyages de presse sont en général proscrits. Si c’est le seul moyen d’accéder à un lieu, il peut y avoir des exceptions. Il faut une autorisation préalable de la direction et payer l’intégralité du transport et du logement : « Si on n’a pas les moyens, tant pis ! ».
franceinfo.fr Début décembre 2025, un journaliste a fait un sujet rappelant l’origine des marchés de Noël. Effectuant correctement son travail, il n’a pas manqué de rappeler que les nazis, s’ils ne les ont pas inventés, ont largement contribué dans les années 30 à les remettre au goût du jour. Tollé au sein de la sphère Bolloré : « franceinfo s’attaque une fois de plus à une de nos chères traditions chrétiennes ». Il n’en faut pas plus pour que le sujet soit retiré du site. La CGT a demandé à la direction de l’information si elle allait s’autocensurer, et du même coup, censurer ses journalistes, chaque fois qu’un sujet ne plaît pas à l’extrême droite, à l’image qu’elle se fait de la France, de son histoire et de ses traditions. Pascal Doucet-Bon a botté en touche car ce sujet a été fait par Radio France. Ce n’est pas FTV qui a pris la décision de le publier ni de le dépublier. Philippe Corbé, qui était encore à Radio France à ce moment-là, n’a pas souhaité faire de commentaires.
Direction de l’information Pour la CGT, le traitement de la garde à vue, début avril, de la députée européenne Rima Hassan par FTV est un fiasco journalistique de l’ampleur de l’affaire Dupont de Ligonnès, mais en plus politique. France 2, franceinfo TV, et franceinfo.fr ont relayé toute la soirée du 2 avril et toute la matinée du 3 avril la fausse information selon laquelle « de la drogue de synthèse a été retrouvée dans son sac ». Léa Salamé, dans le journal de 20h, lance le sujet tel quel. Toutes les éditions de franceinfo TV reprennent l’information sans prendre de précautions, à peine un conditionnel de temps en temps. Les bandeaux sont tout aussi affirmatifs : « Rima Hassan, de la drogue découverte dans son sac ». Jusque dans la tranche 11/13 du 3 avril, la spécialiste police justice reprend le communiqué du parquet selon lequel « de la drogue 3MMC a été retrouvée sur Rima Hassan lors de la fouille ». L’article publié le 2 avril à 22h26 sur franceinfo.fr n’est pas en reste, reprenant les mêmes erreurs dans le titre, les intertitres et le corps du texte. Philippe Corbé fait son mea culpa, mais précise quand même que dans le sujet du 20h, l’information était sourcée, l’origine policière était donnée, ainsi que la version de Rima Hassan. Il reconnaît cependant que le 20h aurait pu revenir sur cette information dans l’édition suivante : « On n’a pas respecté nos propres règles ». Selon lui, ce sont les sources - c’est-à-dire le parquet - qui ont induit FTV en erreur. Concernant l’article de franceinfo.fr, ce n’était qu’une reprise du sujet du 20h. « Il n’y a pas eu de rectificatif et on le regrette », ajoute-t-il. On voit là les limites du « bâtonnage », la réécriture de sujet ou de dépêches faits par d’autres, pratique courante à franceinfo.fr. La CGT et d’autres OS déplorent surtout l’absence d’excuses à l’antenne, alors que la réputation d’une députée a été gravement atteinte. Seule consolation, Emmanuel Bompart n’en voudrait pas à FTV selon Philippe Corbé. On est rassuré ! Léa Salamé, encore dans « l’œil de la CGT ». Le 25 mars 2026, la présentatrice lance un sujet de « L’œil du 20h » sur une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon, dans laquelle les invités sont triés sur le volet. Le sujet met en cause par ailleurs l’impartialité des nouveaux médias dans leurs rapports à LFI. La CGT ne dénonce pas la diffusion de ce sujet, évidemment. En revanche, elle considère que son lancement par Léa Salamé pose un problème de crédibilité, et que son traitement est malhonnête. Léa Salamé est la conjointe de Raphaël Glucksman, candidat encore non déclaré à l’élection présidentielle de 2027. La CGT ne considère pas un(e) conjoint(e) comme un soutien explicite d’un candidat. Nous ne sommes plus à l’époque où les femmes étaient supposées voter et penser comme leur mari. La direction, elle, aurait gardé ce schéma de pensée archaïque si la CGT ne s’y était pas opposé lors des municipales de 2020. En revanche, lorsqu’une journaliste commence à afficher exactement les mêmes opinions que son conjoint, cela pose un problème. C’est ce qui s’est passé avec le lancement du sujet sur les nouveaux médias et Mélenchon. Léa Salamé ne fait pas autre chose que s’aligner sur les positions de Raphaël Glucksman, qui a fait de l’anti-mélenchonisme le thème principal de sa pré-campagne. Pour Philippe Corbé, il ne s’agissait pas d’un éditorial, mais d’un sujet du 20h. Pour la CGT, la situation va devenir de plus en plus intenable, à mesure que l’on approche de la présidentielle. Par ailleurs, il est assez cocasse de voir Léa Salamé présenter un sujet sur la partialité des nouveaux médias vis-à-vis de Mélenchon, alors que dans le sujet, un passage où l’une des interviewées met en doute la crédibilité de Léa Salamé lorsqu’elle interroge quelqu’un du PS, n’a pas été retenu. L’auto-critique, dans le 20h, a des limites …. La présentatrice du 20h, à nouveau sur la sellette à propos de son interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov. Ce « moment » d’actualité, comme Léa Salamé présente ce genre d’interview, a suscité les critiques d’une bonne part de la presse. On lui a reproché d’offrir une « tribune » à un représentant d’une puissance hostile, et de s’être fait « balader » par un politicien particulièrement retors. Philippe Corbé rejette ces accusations et assume pleinement cette interview. Pour lui, il ne s’agit nullement d’une tribune. « Le téléspectateur a pu voir, au cours de cette interview, que la Russie ne respectait pas le droit international. Léa Salamé a rectifié les allégations du ministre russe », affirme-t-il. Mais il reconnaît que les conditions du duplex avec Moscou étaient difficiles. Lavrov s’était arrangé, en enlevant son oreillette, pour qu’on ne puisse pas l’interrompre. Par ailleurs, des reportages qui complétaient l’interview ont permis de revenir sur ses affirmations mensongères. Le seul regret du directeur de l’information, c’est de ne pas avoir encadré davantage la diffusion à l’antenne, et de ne pas avoir fait venir un spécialiste en plateau, pour contrecarrer les affirmations de ce proche de Poutine. La CGT ne peut qu’abonder dans ce sens et va même plus loin. Léa Salamé, aussi talentueuse soit-elle, ne peut pas affronter seule un homme d’État de cette envergure. Elle aurait dû être accompagnée d’un véritable connaisseur de la Russie. La CGT considère également que les interviews de ce genre de personnage doivent être limitées au strict minimum. Sergeï Lavrov est le représentant d’un État qui est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il en va de même pour d’autres criminels de guerre ou représentants d’États criminels, qui sont passés sur nos antennes. Comme le porte-parole de l’armée israélienne Olivier Rafowicz. Leurs interviews devraient être d’une durée réduite et encadrées par des mises en perspectives et des commentaires critiques. Ce qui n’est pas suffisamment le cas sur FTV. Pascal Doucet-Bon défend l’interview en 2015 par David Pujadas du criminel de guerre Bachar el Assad. Si le journaliste a posé les bonnes questions, les téléspectateurs, quant à eux, n’ont entendu pendant 24 minutes que des mensonges, de la propagande et des informations non vérifiables. En mai dernier, des indiscrétions de la presse annonçaient la composition de l’équipe chargée d’interviewer les personnalités politiques dans la future émission « L’Heure de vérité ». Coup tonnerre, il était question de faire venir Eugénie Bastié, une chroniqueuse de CNews et Europe 1, très marquée à l’extrême droite, ainsi que Marc-Olivier Fogiel et Benjamin Duhamel. La CGT a voulu savoir si, pour la direction de l’information, c’était là sa conception du pluralisme, et comment elle justifiait ces choix. Philippe Corbé a répondu que pour l’instant, l’équipe de « L’Heure de vérité » n’était pas encore composée. Il garantit que l’émission sera pluraliste et annonce d’ores et déjà que Marc Olivier Fogiel n’en fera pas partie. Selon lui, les fuites, sans doute internes à FTV, étaient malintentionnées. La CGT attend avec impatience le casting qui sortira des choix de la direction et espère savoir qui, au sein du nouvel organigramme, décide de ce genre de recrutement : le directeur de l’information Philippe Corbé, le directeur du pôle Actualités Philippe Martinetti, ou le directeur de la Stratégie éditoriale Stéphane Sitbon-Gomez ? Il en va de l’indépendance de l’information à France Télévisions. La commission est revenue sur le dérapage, à l’antenne de France Info TV, de l’éditorialiste politique Nathalie Saint Cricq à propos d’Eric Ciotti, qu’elle a appelé « alias Benito », alors qu’elle croyait le micro fermé. Cette référence à Benito Mussolini a choqué le candidat UDR, allié du RN, qui n’était pas encore maire de Nice, et contraint la direction de l’information à prendre des sanctions. Nathalie Saint Cricq a été privée d’antenne pendant l’entre-deux tours des municipales et pendant la soirée électorale du second tour. Elle a présenté ses excuses à Éric Ciotti, ce qu’a fait également Philippe Corbé. Sans vouloir prendre la défense de l’éditorialiste, qui n’en est pas à son premier dérapage, la CGT a interrogé le directeur de l’information sur ce deux poids deux mesures par rapport à l’affaire Rima Hassan. Dans un cas, on a une moquerie diffusée par inadvertance, dans l’autre, le matraquage d’une fausse information pendant près de 24h sur tous les supports, et pas une seule excuse, pas un seul rectificatif à l’antenne, et pas un seul coup de fil pour s’excuser de cette atteinte grave à la réputation d’une élue de la République. La CGT a profité de cette question pour demander à Philippe Corbé s’il était satisfait des éditoriaux de Nathalie Saint Cricq. Pas la peine de revenir sur toutes ses bourdes, ses dérapages et partis pris problématiques à l’antenne. Dernier en date, le 16 avril, lorsqu’elle interviewe l’avocat Patrick Klugman, défenseur de la loi Yadan, qu’elle appelle « camarade », et avoue qu’elle « prend un peu parti » en assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme. Philippe Corbé a déclaré qu’il ne répondrait pas à cette question devant cette commission, mais qu’il a des discussions actuellement avec elle.
franceinfo TV La direction a répondu à une série de questions de la CGT qui mettaient en lumière des dérives graves de l’information sur cette chaîne, et qui tendent à la rapprocher des « médias d’opinion » dont elle prétend se distinguer. D’abord, le 17 mars, Gilles Bornstein et Jean-Sébastien Ferjou reprennent en cœur l’infox diffusée par l’extrême droite, selon laquelle le nouveau maire de Saint Denis Bally Bagayoko aurait prononcé la phrase suivante : « Saint Denis, ville des noirs et du peuple vivant ». Philippe Corbé explique que le journaliste de FTV ne savait pas qu’elle était mensongère. « Nous aurions dû faire un rectificatif », reconnaît le directeur de l’information. Mais là encore, comme pour Rima Hassan, cela n’a pas été fait. Heureusement, la bonne phrase a été citée quand Bally Bagayoko a été invité et interviewé sur franceinfo. La CGT a dénoncé également un sous-titre qu’elle juge tendancieux dans l’émission Vrai ou Faux du 9 mai consacrée à l’immigration. Pendant 15 minutes, le débat entre Benoit Hamon et le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio a été recouvert par le bandeau « Les immigrés, un boulet pour la France ? ». Philippe Corbé prétend qu’il s’agissait de débunker cette thèse, que c’est même le principe de cette rubrique. Il n’empêche que cette phrase penche dangereusement du côté des discours hostiles à l’immigration. « Est-ce qu’un bandeau : les Arabes, tous des voleurs ? ça passerait ? », a fait très justement remarquer une journaliste présente lors de cette commission. Le 28 mars, dans la tranche animée par Patrice Romedenne, alors que trois journalistes libanais ont été tués par une frappe israélienne, France Info affiche le bandeau suivant : « Liban : un journaliste tué affilié au Hezbollah ? ». La CGT demande pourquoi cette information mise en avant par la propagande israélienne se retrouve sur l’antenne de franceinfo. Pascal Doucet-Bon explique vaguement qu’il s’agissait de montrer la stratégie militaire d’Israël et en profite pour attaquer la CGT à propos du titre de sa question. Nous avions en effet appelé ce sous-titre « la question qui tue ». Si la direction est choquée par nos titres, nous, nous sommes choqués par la question qui apparaît sur le liner. Certes, dans les faits, elle n’est pas basée sur une information fausse. L’un des journalistes tués travaillait effectivement pour la chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah. Mais les deux autres travaillaient pour la chaîne libanaise Al-Mayadeen et leur véhicule portait clairement la mention « presse ». Poser une telle question est indécent, alors que le simple fait de tuer des journalistes est un crime de guerre. Quelques jours plus tard, le 4 avril, le même présentateur demande à ses interlocuteurs, à propos de la manifestation contre le racisme organisée à Saint Denis, si « mettre l’antiracisme au cœur du débat public n’est pas un piège ». Philippe Corbé prétend que la phrase est sortie de son contexte, qu’il s’agissait de parler de tactique politique. La vidéo du replay a été retirée du site de franceinfo TV, comme c’est souvent le cas des émissions problématiques. On espère que ses interlocuteurs lui ont tout simplement répondu que la lutte contre le racisme est inscrite dans la loi. Un rappel qui semble nécessaire… Le 5 janvier, Gilles Bornstein, à propos de l’enlèvement du président vénézuélien Maduro, demande à un juriste (atterré) s’il ne vaut pas mieux passer outre le droit international, comme l’a fait Trump, si cela permet des élections libres au Venezuela. Même interrogation du chroniqueur à propos des bombardements américains sur les installations nucléaires iraniennes en juin 2025, si le monde devient plus sûr. Philippe Corbé explique que Gilles Bornstein a posé la question sur la manière dont le droit international était contesté. Il n’en est rien. Il suffit de voir l’attitude du juriste interviewé pour comprendre qu’il y avait bien une prise de position minorant l’importance du droit international dans la manière de poser question. Le 18 avril, franceinfo fait venir sur son plateau Simon Moos pour commenter l’actualité géopolitique. La CGT apprend à la direction de l’information que cet invité, présenté comme simple « militant pro-israélien », est en réalité un influenceur d’extrême droite, connu pour ses propos mensongers, racistes et génocidaires. Le 20 février dernier, il qualifiait la population de Gaza « d’animaux », allant plus loin que le chef de l’armée israélienne qui les qualifiait « d’animaux humains ». Philippe Corbé affirme que l’équipe éditoriale ne connaissait pas cet invité, et que dorénavant, il ne reviendra plus. Au sujet de Patrick Klugman, invité le 15 avril pour commenter la loi Yadan, présenté comme simple avocat au barreau de Paris, et de Noémie Halioua, invitée le 10 avril pour commenter l’actualité au Proche Orient, présentée comme « essayiste et journaliste », Philippe Corbé reconnaît que l’équipe éditoriale n’a pas été suffisamment précise. En effet. Patrick Klugman n’est pas un simple avocat trouvé sur le bottin du barreau de Paris. Il est un ami de Caroline Yadan, dont il a défendu la loi, notamment pour empêcher de qualifier les crimes de guerre perpétrés à Gaza de génocide, alors que sur France Info, il prétend le contraire. Noémie Halioua, elle, est une ancienne rédactrice en chef de I24 News, chaîne de propagande israélienne régulièrement signalée à l’ARCOM pour ses appels à la haine. Là encore, l’honnêteté et la transparence, pourtant inscrites dans le règlement intérieur, n’ont pas été respectées. Pour faire bonne mesure, Philippe Corbé a rappelé que franceinfo a été la seule chaîne à diffuser le discours de début de campagne de Jean-Luc Mélenchon à Saint Denis, pendant que toutes les autres étaient branchées sur la marche blanche en hommage à Lyhanna. Les images étaient fournies par l’équipe de campagne du candidat. La CGT a rappelé que ces images ne sont pas neutres. Elles sont tournées par des spécialistes de la propagande politique pour mettre en valeur le candidat. Est-ce que ce sera comme ça pendant toute la campagne ? Pascal Doucet Bon répond que l’on n’a pas le choix. « Comme pour les images de sport, c’est un rapport de force, mais on peut compenser par nos propres images, avec des équipes sur le terrain », explique-t-il. Philippe Corbé assure qu’aucun sujet ne sera fait en entier avec des images de parti politique. Enfin, la direction a évoqué le scandale des sous-titres pour sourds et malentendants, rapporté par le médiateur de l’information. Un téléspectateur l’a alerté qu’un jour, on a pu lire « J’encule l’islam » («J’encule l’Iran» selon Pascal Doucet-Bon, mais ce n’est pas mieux !) sous les paroles d’un intervenant. Ces sous-titres sont générés par une intelligence artificielle. Pascal Doucet-Bon tempère en rappelant qu’à l’époque où le sous-titrage en direct était fait par des humains, qui plus est journalistes, il y avait aussi des erreurs. Certes mais cet usage de l’IA contrevient aux règles déontologiques que la direction a elle-même établies, selon lesquelles aucun contenu journalistique ne doit être généré par une Intelligence artificielle. Même pour les sourds et malentendants ! Faute de temps, la direction n’a pas pu répondre aux questions concernant le 20h. C’est dommage car la CGT voulait savoir comment la direction avait pu laisser passer une chronique, le 11 mai dernier, sur les investissements de Total en Afrique. Le sujet est uniquement traité sous l’angle de la conquête de marchés. Pas un mot sur la plainte déposée contre la compagnie pétrolière pour complicité de crimes de guerres, à la suite d’exactions commises par une milice qu’elle a financée sur un site de production de gaz liquéfié au Mozambique. Pas un mot non plus sur les ravages humains et écologiques provoqués par son projet gazier en Ouganda et en Tanzanie. Les explications de la direction, ce sera pour la prochaine fois. La CGT restera vigilante et lance un appel à tous les salariés pour l’alerter lorsque des dérives de ce genre sont constatées.
Paris, le 12 juin 2026
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PRÉAVIS DE GRÈVE INTERSYNDICAL - Mobilisons-nous le 18 juin pour défendre l’information, pilier de la démocratie !
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Depuis le début de l’année, les tempêtes se succèdent dans le monde des médias : des suppressions de postes par centaines, une précarisation croissante des métiers de l’information, des salarié.es remplacé.es par l’intelligence artificielle, des émissions arrêtées en raison des restrictions budgétaires, des pressions de toutes parts mettant en cause l’indépendance des rédactions, en particulier de la part d’éditeurs milliardaires, d’extrême-droite notamment. On assiste à une vague de plans sociaux sans précédent dans la presse papier et des revenus publicitaires qui s’effondrent, captés par les GAFAM, sans réponse du législateur français. Ces difficultés concernent l’ensemble des citoyens. Elles mettent gravement en danger l’information de qualité qu’ils sont en droit d’attendre dans une démocratie. Aujourd’hui, la presse papier et l’audiovisuel public sont en première ligne. À France Télévisions, les suppressions d’emplois pèsent depuis des années sur les salarié.es. Et les trois scénarios radicaux de transformation présentés par la Présidente ne sont pas pour nous rassurer : suppression de France 4 et France 5, réduction du nombre d’antennes locales de proximité de France 3, fusion avec Radio France, fusion de Franceinfo TV et France 24. Ces trois hypothèses mettent à mal la pluralité de l’information du service public. De plus, elles seraient accompagnées d’une réduction drastique du nombre de salarié.es, de plans sociaux ou de départs volontaires. Parmi ces « pistes de travail », certaines mesures pourraient figurer dans le contrat d’objectifs et de moyens pour les années à venir. Le 18 juin, mobilisons-nous pour revendiquer :
Les employeurs des médias et le ministère de la Culture, chargé de l’information, doivent nous répondre. Pour faire aboutir ces revendications, les syndicats CGT, SNJ-CGT et SNJ appellent l’ensemble des salariés de France Télévisions à se mettre en grève la journée du 18 juin, à partir de 0 h 00 et appellent à manifester à Paris pour défendre l’information et les rédactions, dans toutes les formes de presse et dans toutes les régions.
Paris, le 10 juin 2026
Pour la direction
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L’homme qui voulait faire un carton sur la rédaction (... devrait peut-être faire les siens)
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Décembre 2025, alors qu’il envoie une équipe tourner sur des vols d’armes, le RCA remplaçant du jour lâche publiquement cette petite phrase : “Si je pouvais en récupérer une, j’en dégommerais bien un... euh non, même deux ici.” Une plaisanterie ? Une menace ? L’homme est en tout cas réputé pour avoir la gâchette facile avec l’éthique. Titulaire d’un CV à compétence complémentaire “Bidonnage et bidouillage”, cet ancien rédacteur en chef du privé a d’ailleurs eu les honneurs de la presse nationale pour les “Coulisses pas très nettes” de son émission en 2011 et 2013. Une marque de fabrique qu’il tente désormais d’importer dans le réseau, aux journalistes et techniciens, balayant les inquiétudes légitimement exprimées d’un édifiant “Ah bah si la déontologie s’en mêle maintenant !”.
Et pourtant... il tourne !
Écarté par plusieurs rédactions régionales conscientes du problème, il est curieusement toujours membre du vivier F3 et donc régulièrement sollicité entre autres par le BRI de Besançon. Dûment alertée -et à plusieurs reprises, y compris en IRP- des dérives, comportements et propos inappropriés de ce RCA remplaçant, la rédactrice en chef, soutenue par la directrice régionale dit assumer son retour pour 3 semaines cet été. “C’est mon choix.” Ce n’est clairement pas celui du personnel.
Permis de tuer... la confiance ?S’il est hautement dangereux de continuer à fabriquer de l’ancienneté et donc de la légitimité à ce genre de profil, il n’est pas le seul, hélas. Le défilé au BRI de Besançon de candidats problématiques à l’encadrement pose question. Managers erratiques, velléitaires, instables, agressifs, qui génèrent ordre et contre-ordre, incapables de communiquer clairement autre chose que leur stress : carton plein ! Mais validés et repris par la même rédaction en chef, totalement imperméable aux remontées des journalistes et techniciens en prise directe avec des RCA en roue libre.
Ne nous trompons pas de cible : “Gouverner, c’est prévoir”Ce mépris affiché des alertes pourtant nombreuses et étayées confine à l’inconscience. Si dérapage il y a, et tout indique qu’il y aura tôt ou tard, la responsabilité en reviendra à ceux qui auront ignoré ces alertes, ceux qui auront sciemment chargé l’arme. Il est encore temps de rectifier le tir et de viser l’apaisement, ce qui devrait être la préoccupation majeure d’un encadrement soucieux des conditions de travail et du bien-être de ses salariés.
Nous refusons de jouer plus longtemps à la roulette russe.
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - juin 2026
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La recette du succès !
À France Télévisions, en réunion avec la direction, on va de découverte en découverte. Le directeur de l’information, passé par BFM, nous l’assure. Il connaît la recette du succès pour remonter les audiences de franceinfo TV. Selon lui, il suffit de déployer sur le terrain le même dispositif que BFM TV. La recette magique c’est : trois équipes envoyées sur un événement, pour assurer 18 heures d’antenne. En tout, neuf personnes se relaient sur le point de duplex et c’est gagné ! Consternation : on apprend, toujours selon la direction, que franceinfo TV n’a pas les moyens de déployer un tel dispositif ! À la CGT, nous n’avons pas du tout la même lecture de la réalité. Comme chacun sait, nous comptons parmi nos collègues d’excellents professionnels, des journalistes et des techniciens capables de monter des duplex, d’assurer des directs, de faire vivre l’actu. Pourtant ces salariés se font de plus en plus rares sur nos antennes. Certains sont même écartés, placardisés. Quand ils proposent des rubriques, demandent à faire des directs, à assurer des chroniques, à suivre un événement politique, scientifique, culturel, sociétal, ils se heurtent à un mur. La direction décourage les vocations et préfère miser sur un petit nombre de « visages », toujours les mêmes, comme si notre rédaction ne comptait qu’une poignée de salariés. Pourtant, un exemple de succès récent rapporté par le directeur de l’information pourrait peut-être nourrir la réflexion de nos directrices et directeurs, et leur faire changer de méthode de management. Pour la finale PSG / Arsenal, France Télévisions a décidé de miser sur l’ensemble de ses rédactions. Le week-end des 30-31 mai les équipes du service des sports, de France 3 Paris Ile-de-France, de la rédaction nationale et de franceinfo TV ont travaillé main dans la main. Résultat : le succès était au rendez-vous. Le directeur de l’info n’en revient pas ! Pour nous, ce n’est pas une surprise. C’est ce qu’on appelle dans le jargon de France Télévisions : la force du réseau ! La force du réseau, pour ceux qui découvrent ce concept, c’est quoi ? C’est un savoir-faire maison en voie de disparition. C’est pour conserver cette expertise que la CGT ne cesse de s’opposer à la fermeture des JT, que nous demandons le recrutement de nouveaux jeunes talents, la fin des castings, et que nous mobilisons les salariés contre les fusions. Notre combat est pertinent. Une bonne nouvelle pour conclure : à l’heure où l’audience des JT baisse, dans ce paysage audiovisuel en profonde mutation, nous avons appris que les reportages des JT diffusés sur les réseaux sociaux font un carton. Le sujet sur la traque des homosexuels au Sénégal a fait plusieurs millions de vues sur TikTok, 700 000 likes, et ça grimpe encore ! Alors si notre public déserte nos chaînes, pas de quoi s’inquiéter puisque les jeunes eux sont sur TikTok !
Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du lundi 1er juin 2026 Membres de la DRH : Frédéric Debains, Aurore Gauvain, Thibault-Alexander Collonniers Membres de la Direction de l’information : Philippe Corbé, Julien Duperray Membres de la Direction des Reportages et des Moyens de l’info : Olivier Martinez, Muriel Bajard Représentante de proximité CGT : Cécile Laronce
Rédaction nationale
Le mois dernier la réponse de la direction était un peu courte. Les élus ont donc choisi de reposer la question. Les salariés de France Télévisions ont appris dans la presse qu’Eugénie Bastié fera partie du casting de l’émission politique « L’Heure de vérité ». La journaliste du « Figaro », chroniqueuse à « Europe 1 » et intervenante régulière sur « CNews », rejoint France 2 pour interviewer les candidats à la présidentielle 2027 avec Marc-Olivier Fogiel et Benjamin Duhamel. Après cette annonce, les Représentants de Proximité souhaitent savoir si Eugénie Bastié fait partie de la rédaction ? Son ancrage à l’antenne estampillé droite extrême catholique sera-t-il contrebalancé par l’arrivée d’intervieweurs issus par exemple du journal « L’Humanité », pour avoir un panel d’opinion dans les émissions ? La direction peut-elle nous expliquer son choix ? Le directeur de l’information déclare qu’il n’a pas confirmé le retour de « L’Heure de vérité ». Il réfléchit à faire venir des journalistes extérieurs et a rencontré à deux reprises Eugenie Bastié. Il dit avoir consulté des historiques de « L’Heure de vérité », Alain Duhamel et Albert Duroy. Le principe c’est un présentateur de France Télévisions. Dans les années 1980, François-Henri de Virieux avaient à ses côtés des journalistes venus de l’extérieur, y compris de TF1. Ces journalistes extérieurs ne seraient pas embauchés par FTV. Ils participeraient à l’émission au nom d’une rédaction extérieure. Pour l’instant, le retour de l’émission n’est pas confirmé. Et il y aurait d’autres journalistes de FTV dans le panel de l’émission. Le directeur de l’information de France télévisions promet que la ligne de l’émission ce ne sera pas celle du Figaro.
Peut-on connaître la liste des nouveaux correspondants à l’étranger ? Qui reste et qui est nommé ? Des changements sont-ils prévus à court terme dans d’autres bureaux ? La direction rappelle ses choix :
C’est tout pour cette fin de saison. Pour les autres bureaux, rien ne change :
Les RP font remarquer que les portes de ces bureaux sont la plupart du temps fermées aux journalistes ex France 3 et de franceinfo. La direction assume : « On choisit toujours le ou la meilleur(e) pour le poste ». Les RP constatent qu’aucun chemin n’est initié pour tester plus de gens. Certains journalistes ont le profil, ils postulent et la direction ne pend même pas la peine de les recevoir. Ce système de casting estampillé France 2 ne donne pas à tous les journalistes les mêmes opportunités d’évolution de carrière.
Dans la forêt de mails de nominations et d’articles de presse, difficile de s’y retrouver. Les RP souhaitent savoir si le directeur de l’information siège est toujours au comité de direction. Dépend-il directement ou non de Delphine Ernotte ? Quels sont ses supérieurs hiérarchiques ? Quelles sont ses marges de manœuvre ? Le directeur nous assure qu’il siège au conseil de direction de la présidence. Il est bien membre du codir (ex-comex) et au comité de gestion pour évoquer les questions budgétaires. Il siège aussi au Conseil d’Administration avec la PDG. Selon lui, l’information n’est pas mise de côté. Il note que la direction de l’information n’est pas la plus mise à contribution dans l’effort budgétaire. Une nouvelle organisation a été mise en place avec deux directeurs généraux adjoints : Marie Villette a récupéré les fonctions de Christian Vion, et Stéphane Sitbon-Gomez à la direction générale aux antennes et au contenu. Au sein de cette direction générale il y a un pôle actualité qui est coordonné par Philippe Martinetti. Le directeur de l’information précise que ses supérieurs hiérarchiques sont P. Martinetti et S. Sitbon-Gomez. Il affirme qu’il n’a pas de discussion d’ordre éditorial avec S. Sitbon-Gomez et P. Martinetti. Ce dernier joue un rôle de coordination dans ce pôle actualité. C’est P. Martinetti qui fait le lien avec les entités pour faire travailler l’ensemble des rédactions.
Les salariés de la rédaction nationale ont appris dans « La Lettre » que l’ancienne directrice de la rédaction nationale est nommée adjointe de Philippe Martinetti, le directeur délégué du pôle « actualités ». Elle sera chargée de la coordination de trois pôles « régions », « information et sports » et « événements nationaux ». Les salariés de la rédaction nationale, y compris le directeur de l’information, sont-ils de facto placés sous sa gouvernance ? Les RP souhaitent rappeler qu’une enquête pour risque grave a été diligentée par le CSE en 2025 pour dénoncer le comportement de cette directrice envers les salariés de la rédaction nationale. Faut-il rappeler que l’ancienne directrice des ressources humaines de l’information a déclaré un accident du travail après un violent échange téléphonique avec l’ancienne directrice de l’information ? Les comportements toxiques sont-ils récompensés à France Télévisions ? La direction de l’information déclare que la directrice vient d’être nommée. Elle travaille auprès de Philippe Martinetti dans un rôle de coordination, elle n’est pas dans la direction de l’information. Il n’y a pas de rapports hiérarchiques. Le directeur de l’information ajoute qu’il a décidé de suspendre l’abonnement à « La Lettre ». Il précise que partout où il passe il fait résilier l’abonnement à « La Lettre ».
Comme les RP s’y attendaient, le plan d’action qui devait être mis en œuvre par la direction après la publication du rapport Cedaet pour risque grave à la rédaction nationale est inexistant : le casting des éditions perdure, des journalistes sont écartés de l’antenne. Parfois les chefs de service leur font tourner ou monter des sujets qui ne sont jamais diffusés. Ces journalistes écartés des éditions du 13h et du 20h sont aussi gardés à distance des opérations spéciales et des magazines. La direction ne fait appel à eux que pour faire la petite main. Pour eux aucune évolution de carrière, aucune augmentation. La déqualification perdure, pour eux aucune perspective d’évolution. La direction de l’info a changé de tête mais le changement n’est pas au rendez-vous. Les sous-directeurs et directrices sont toujours les mêmes garants d’un système verrouillé qui ne favorise que la cooptation. Les RP dénoncent cet immobilisme et annoncent aux salariés qu’ils sont prêts à les accompagner pour faire respecter les droits et l’équité entre les salariés. La direction a-t-elle des mesures à annoncer pour gommer ces inégalités ? La Direction de l’information assure avoir présenté au CSE d’avril un plan d’action mis en place progressivement. Les RP ne voient là qu’un discours de façade. Trop de collègues à la rédaction nationale se retrouvent aujourd’hui mis en position d’échec. Où sont les mesures de rattrape, les opportunités de postes, d’évolution ? La CGT n’abandonnera pas ces salariés s’ils souhaitent faire respecter leurs droits.
Les salariés entendent dans leurs services respectifs qu’ils ne peuvent plus proposer de sujets qui traitent de politique, d’éducation et de culture, car ces reportages ne font pas d’audience au 20h. Les RP souhaitent savoir quelles sont les cinq pages thématiques qui font le plus d’audience dans le 20h hors interview ? La direction assure n’avoir aucune idée de ce qui marche ou non. Un constat : la page sur l’Afrique a fait un carton d’audience. « On ne fait pas les choix en fonction de l’audience. On peut avoir des surprises. » Elle ajoute qu’il n’a jamais été dit que les sujets politique ne font pas d’audience, mais c’est vrai que les interviews de politiques ne font pas des audiences extraordinaires. Sur France 5, dans « C’est à vous » Gabriel Attal venu présenter son livre a réalisé la plus mauvaise audience. La direction constate que les Français ne s’intéressent pas encore à la campagne électorale.
Au service politique, l’heure n’est plus à la politique. La cheffe de service a annoncé que les téléspectateurs zappent les sujets politique, alors cap sur le patrimoine et les nécrologies. Les RP CGT s’interrogent : à un an de la Présidentielle est-ce le rôle du service public de l’information d’abandonner le terrain politique aux réseaux sociaux et aux chroniqueurs partisans des chaînes d’info en continu ? Au moment où il faut réconcilier les Français, les RP CGT en sont persuadés, les sujets politique peuvent se réinviter et se décliner à travers des sujets sociétaux, économiques ou culturels. Encore faut-il faire confiance aux équipes de terrain, et être ouverts à différentes formes de récits moins formatés. N'est-il pas temps de changer le casting des rédacteurs en chef du 20h qui visiblement manquent d’imagination et remplissent leurs journaux de recettes de cuisine ou de sujets stupéfiants-police-justice en mode « la France a peur » ? La direction de l’information le martèle, la politique a sa place dans nos JT, vu le foisonnement de propositions qu’on a sur la table. Ces dernières semaines on a reçu Edouard Philippe et Marine Tondelier. Aux 4 V : Fabien Roussel et David Lisnard qui est venu présenter sa candidature. Pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon un dispositif a été mis en place. La direction a demandé aux services de réfléchir à des formats. Pour la campagne présidentielle, dès la rentrée le directeur de l’information nous présentera des nouveautés. Les RP CGT insistent : on peut traiter des sujets politique en faisant parler par exemple des étudiants. Une interrogation collective serait la bienvenue. Il est temps d’aborder des sujets de fond, car le sujet sur le papier toilette collé au plafond dans un collège des Bouches-du-Rhône dans le 13h du 1er juin, ça ne vole pas haut.
« Succession » le magazine politique est de retour. Il devrait bientôt apparaître sur France 2, c’est en tout cas ce qui se murmure dans les couloirs. Au moment où les journalistes du service politique sont occupés à tourner des sujets patrimoine et à monter des nécros, on apprend, toujours dans les couloirs, que les journalistes du service politique seraient écartés de ce format. Les RP souhaitent savoir si ce magazine existe bel et bien ? Qui en est le rédacteur en chef ? Est-il produit et réalisé par les salariés de France Télévisions ? Qui parmi les rédacteurs, JRI et OPS de la rédaction nationale est détaché sur ce nouveau format et pour combien de temps ? La direction assure que ce magazine s’inscrit dans le 13h15 le dimanche et accompagne chaque élection présidentielle. Une journaliste du service politique est détachée. Le premier épisode sera diffusé courant juin. Dans le cadre de la campagne présidentielle, la direction réfléchit à une nouvelle émission politique qui doit être diffusée sur le réseau France 3.
Depuis plusieurs mois, les éditions ont pris la fâcheuse habitude de faire tourner des reportages souvent dans l’urgence, et qui ne sont ensuite jamais diffusés. Pour le 13h, une cinquantaine de reportages attendent dans le dossier « marbres » de Dalet. Au 20h semaine, 70 reportages. Au 20h week-end une vingtaine. En tout, près de 150 sujets complètement oubliés par les éditions dorment dans Dalet. Le plus ancien date de mai 2025 ! Pour chaque reportage, les journalistes ont dérangé une multitude d’intervenants. Des femmes et des hommes qui se sont rendus disponibles, qui nous ont ouvert leur porte poliment, pour quel résultat ? Les RP rappellent aux rédacteurs en chef que les journalistes qui sont allés tourner sur le terrain se retrouvent dans une position très inconfortable. Comment expliquer à des hommes et des femmes qu’ils ont participé à un reportage qui peut-être ne passera jamais ? La direction de l’information peut-elle rappeler aux rédacteurs en chef que nos interlocuteurs méritent le respect ? Ce comportement désinvolte qui tend à prendre les gens pour des kleenex, est indigne du service public de l’information. La direction reconnaît que c’est une vraie question qui n’est pas nouvelle. Quand on met chaque soir au 20h une page thématique, il faut pouvoir tenir le rythme. Il faut 15 jours de pages d’avance. Plus généralement les éditions ont besoin d’un « matelas ». Des mails ont été envoyés aux éditions pour que ces sujets puisent passer. Les RP réaffirment que cette situation est préoccupante. Les journalistes n’en finissent plus d’échanger avec les interlocuteurs qui ne comprennent pas pourquoi le reportage auquel ils ont participé ne passe pas à l’antenne. La rédaction perd en crédibilité. Comment se faire respecter quand on ne respecte pas les personnes qui nous ont fait confiance ?
La PDG de FTV a mis l’accent sur le streaming first. Pour cela elle a nommé plusieurs personnes. MM. Corbé et Martinetti pourraient-ils nous expliquer leur vision de ce streaming first et l’impact à court et moyen termes sur la rédaction nationale tant sur les éditions que sur les magazines ? Le directeur de l’information explique que cette réorganisation voulue par Delphine Ernotte a été annoncée lors de la reconduction de son mandat. Son but : réorganiser l’entreprise au moment où une bascule s’opère pour la consommation de la télé en général. De plus en plus de Français n’attendent plus la diffusion sur une chaîne pour aller voir sur internet le documentaire ou la série qui les intéresse. Il n’existe plus de direction des programmes du numérique, de la culture. Il y a une nouvelle direction avec une direction de la vie quotidienne, une direction des savoirs et une direction de la jeunesse. L’information de la rédaction nationale est moins directement concernée car les JT sont en direct. Selon la direction, l’audience des 20h reste solide mais baisse. Mais dans le détail des chiffres, il y a une augmentation significative de l’audience de sujets du 20h sur les réseaux sociaux. Exemple : le quart d’heure sur l’Afrique dans le 20h a attiré 4 millions de téléspectateurs. Dans cette page de Nicolas Bertrand, un sujet sur les homosexuels au Sénégal avec des témoignages très forts en visages masqués a été vu 11 millions de fois sur TikTok en 3 jours. Et le nombre de vues ne cesse d’augmenter. Le directeur de l’information constate qu’on arrive à toucher via les réseaux sociaux des gens qui ne regardent plus un JT à la télévision. Tous les jours, il y a des sujets du 20h davantage vus sur les réseaux sociaux que sur France 2. Les RP soulignent qu’il existe une expérimentation sur le réseau France 3 sur les vidéo à destination des plateformes numériques. L’expérimentation a pour seul et unique but de tester le travail polyvalent du journaliste. Aujourd’hui il faut une équipe pour tourner et monter (JRR, JRI et monteur). L’expérimentation permet à un journaliste de tout faire seul. L’accord collectif en vigueur n’interdit en rien de faire, en équipe, des sujets pour le numérique. Est-ce qu’on pourrait envisager ce type de processus de fabrication à la rédaction nationale, avec des temps de fabrication spécifiques ? La direction dit réfléchir à des formats spécifiques notamment pour la Présidentielle. Un constat : ce qui marche le plus sur les réseaux sociaux ce sont les sujets d’actu chaude fabriqués pour le 20h ou franceinfo TV. Des sujets reformatés, découpés, verticalisés. Donc on ne va pas demander à ceux qui font les sujets et directs de fabriquer en plus des sujets pour les réseaux sociaux. On réfléchit à des formats, à des encadrés sur des thématiques nourris par des expériences de terrain, de sujets de complément. Les RP constatent qu’aujourd’hui ça repose sur les bonnes volontés, et qu’il faut un cadre pour protéger les équipes. On n’est plus dans les demandes sauvages aux équipes de tourner en plus des éléments pour les RS.
franceinfo TV
Lors de la visite de Donald Trump à Pékin, le correspondant de France Télévisions n’a pas assuré de direct, ni de plateau enregistré pour les éditions du soir de franceinfo. Il s’agissait d’une visite cruciale en pleine guerre en Iran. Le bureau de Pékin a indiqué qu’il ne pouvait faire ni direct, ni plateau car il réalisait un reportage pour le 20h. Si en pleine actualité chaude, un bureau n’assure ni direct, ni plateau pour les éditions du soir, comment s’assurer que la chaîne d’information en continu du service public puisse couvrir l’actualité chaude ? La direction confirme que l’envoyé spécial a assuré un plateau la veille de l’arrivée de Trump. A Pékin ne pas avoir la présence du correspondant sur place était un problème. La direction admet que sur franceinfo TV les actualités chaudes ne sont pas couvertes de la même façon qu’on peut le voir ailleurs. Les RP constatent qu’on a moins de présence sur le terrain et questionnent le directeur de l’info. P. Corbé nous donne la recette du succès de BFM : 18 heures d’antenne avec 3 équipes envoyées sur chaque événement qui ne font que cela. C’est une répartition du temps de travail. Ce modèle coûte très cher (des millions d’euros par mois), car il mobilise 9 personnes sur une journée. LCI préfère payer très cher des experts en plateau. Toujours selon le directeur de l’information, à franceinfo TV on n’a pas les moyens de concurrencer. Si le directeur du budget nous donnait 3 millions de plus, on mettrait plus de monde sur le terrain. Sur franceinfo TV le secret du succès ce sont des reporters qui partent sur le terrain. Mais il n’y a pas de nouveaux recrutements en vue. Pour la finale PSG / Arsenal, France Télévisions a décidé de miser sur l’ensemble de ses rédactions. Le week-end des 30-31 mai les équipes du service des sports, de France 3 Paris Ile-de-France, de la rédaction nationale et de franceinfo TV ont travaillé main dans la main. Résultat : le succès était au rendez-vous. Le directeur de l’info découvre cette force et n’en revient pas ! Les RP constatent qu’à force de démanteler ce réseau performant tant décrié par la direction financière, il ne restera bientôt plus rien de ces rédactions performantes qui ont toujours su travailler main dans la main. Les RP le répètent : la fusion-disparition n’est pas la solution. On l’a bien compris, plus la PDG de France Télévisions continue de fusionner des rédactions, de supprimer des JT, de ne pas remplacer les départs à la retraite, de ne pas recruter de nouveaux talents, de ne pas accepter de mutation, plus elle condamne franceinfo TV à faire la course en queue de peloton, bien loin derrière BFM.
DRM
Lors des entretiens individuels en début d'année, les techniciens du PC info ont appris que le service des sports basculera sur i.fab en septembre 2026. Ce projet est noté dans leurs objectifs de l'année en cours (Rubrique "réalisations attendues"). C’est donc une charge de travail à priori conséquente pour l’Espace Vidéo Transfert, un service qui s'occupe de l'enregistrement des événement sportifs pour le service des sports, et qui vient s’ajouter à celle du PC info pourtant déjà bien grande, pour ne pas dire démesurée. Pour rappel, ce service est en sous-effectif notoire depuis des années, il manque au moins 4 ETP (comblés par des CDD-U). Les RP s’interrogent donc sur plusieurs points :
La direction des reportages et des moyens se veut rassurante : c’est une intention qui a une dizaine d’années et il n’y aura pas de basculement en septembre 2026. Juste une étude technique au niveau ingénierie pour comprendre les conséquences. Le serveur côté sports est vieillissant. Il y a un système i.fab qui pourrait accueillir les sports. Les documentalistes des sports archivent déjà dans i.fab. L’idée est de décider si on achète un serveur de post prod aux sports ou est-ce qu’on bascule les sports dans i.fab. On se préoccupera de l’organisation du PC info quand ce projet sera un projet. C’est une intention et pas un projet. A la DRM on a déjà accueilli différentes rédactions : pour l’Outre-mer le PC info a été renforcé.
Pour les JRI (et rédacteurs), faire voler un drone dans le cadre d’un reportage est officiellement interdit. Dans les faits, chacun semble pourtant agir comme bon lui semble, avec la complicité de certains rédacteurs en chef qui ferment les yeux sur cette économie « tombée du ciel », car elle permet d’éviter le recours à des prestataires extérieurs coûteux. Au sein du réseau France 3, depuis 2 ans, une cinquantaine de journalistes et OPV sont télépilotes. Ils réalisent des images avec les drones de France Télévisions. Une organisation similaire est-elle envisagée au siège ? La direction peut-elle rappeler clairement les règles actuelles : dans quels cas un rédacteur peut-il faire appel à un prestataire droniste ? Enfin, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, ne serait-il pas plus pertinent d’équiper la rédaction nationale de quelques drones coûtant quelques milliers d’euros afin de générer, à terme, plusieurs dizaines de milliers d’euros d’économies annuelles ? À titre d’exemple, un drone peut coûter environ 1 000 €, alors qu’une seule prestation extérieure d’une demi-journée peut être facturée autour de 500 €. La direction de la DRM a demandé l’année dernière un budget pour lancer une expérimentation au siège avec 10 ou 15 drones. Les contraintes budgétaires ont empêché le projet de voir le jour. Le Medialab avait acheté des drones pour faire des vols en intérieur pour des interviews avec des JRI ou la vidéo mobile. Pour utiliser un drone il y a une demande de prestation à établir auprès du rédacteur en chef. Il est strictement interdit de faire un vol avec son matériel personnel sur un reportage. En 2027 une ligne budgétaire sera à nouveau demandée.
Pourquoi n'y a-t-il plus de feuillard (ficelle plastique) autour de la pile de journaux dédiée au service de la documentation presse écrite ? Cette absence permet à certaines personnes de se servir et prive les documentalistes d'une partie de leur outil de travail. Ces journaux sont déposés sur un meuble peut-être trop accessible à tous ? La direction de la DRM assure qu’elle cherchera une solution avec les documentalistes pour contourner le problème.
Une vacation montage 15H/0H a été supprimée sans consultation des instances. De plus, pendant la coupe du monde de foot, une vacation sera supprimée chaque jour sur les journaux de France 2, pourquoi ? Comment la direction justifie ces disparitions qui ont un impact très lourd sur la planification des monteurs ? La direction de la DRM assure que c’est la direction de franceinfo qui l’a informée qu’elle n’avait plus besoin de cette vacation du soir, donc on supprime la vacation pour ne pas planifier un monteur pour rien. La direction reconnaît qu’il va falloir répartir les vacations pour maintenir les éléments variables de salaire. Les RP CGT notent que le journaliste sportif concerné par cette suppression sur franceinfo TV a été mis devant le fait accompli. Pour les monteurs, c’est une perte d’éléments variables. Et cela se rajoute à la fermeture des éditions ICI France 3 sans avoir négocié avec les monteurs. Des pigistes réguliers se retrouvent sans travail. Bref, une situation compliquée pour l’ensemble du service. La direction ne se gêne pas pour supprimer ces vacations de montage sans passer par le CSE. Nous souhaitons une négociation pour la perte des éléments variables acquis depuis plus de 30 ans.
DRH
La fontaine à eau du 4ème étage côté passerelle ne fonctionne plus depuis des mois. Elle dessert une centaine de salariés. Quelle est la solution proposée par l’entreprise pour permettre aux salariés de s’hydrater en l’absence prolongée de cette fontaine ? Les températures fin mai particulièrement élevées font de cette absence de fontaine en état de fonctionnement une question de santé au travail. La direction conseille de faire une demande via Atlas. Il y a un QR code à côté de la fontaine. En attendant d’autres fontaines à eau sont disponibles dans le bâtiment.
Plusieurs salariés saisissent les syndicats concernant la politique de l’entreprise en matière de salaire où règne le grand flou. La direction explique que les mesures individuelles ont été annoncées en mai aux encadrants et c’est aux encadrants de relayer les annonces. Pour les journalistes il n’y a pas d’augmentation automatique. Des chefs de service font des propositions par ordre de priorité. En fonction du budget ce sont les premières mesures qui sont prises en considération. La direction dit prendre en considération des salariés très en dessous des courbes de tendance. Selon la direction, chez les journalistes les mesures de revalorisation s’échelonnent entre 3,5 % et 5 % pour un palier, 6,5 % pour une promotion fonctionnelle. Il y a des mesures d’automatisme pour les PTA : au moins 2,5 % tous les 5 ans. Et si au bout de 4 ans il n’a pas de mesure, le chef de service doit expliquer au salarié les raisons professionnelles l’ayant conduit à cette décision, sinon la mesure est automatique. Les RP le répètent, le Comité salaire ne sert à rien. Les augmentations conséquentes vont toujours aux mêmes. Il y a un dispositif de primes exceptionnelles distribuées à la tête du client. Les RP demandent que l’enveloppe prévue pour les primes exceptionnelles serve à financier les mesures salariales.
Mais où sont passés les PV du CSE Siège ? Ils sont introuvables sur l’intranet alors que ceux du CSE Central sont consultables. Et sur le site du CSE Siège ils ne figurent plus à partir d’octobre 2025. Parmi ces PV introuvables figure celui du 16 avril 2026 au cours duquel un plan d’action de la direction a été présenté pour répondre à l’expertise Cedaet pour risque grave dans la rédaction. Des salariés de la rédaction nationale y ont pris la parole pour témoigner des inégalités et des comportements toxiques qui perdurent au sein de la rédaction. Il est regrettable que leurs collègues ne puissent pas consulter ce document. Lire ici 📎 le compte-rendu de la CGT du CSE d’avril 2026 Les RP souhaitent savoir comment consulter les procès-verbaux du CSE. Réponse de la direction : ces documents sont de la responsabilité du secrétaire du CSE. Il faut les chercher sur le site intranet du CSE siège.
Paris, le 09 juin 2026
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Compte rendu CGT de l'instance de proximité d’Aquitaine du 2 juin 2026
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Étaient présents Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Julien Herpin (rédacteur en chef par intérim), Alexandre Berne (adjoint au chef de centre), Estelle Laurent (directrice antenne et contenus) et Christine Le Hesran (coordinatrice numérique régionale) Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT), Boris Chague (CGT), América Lopez (CGT), Sylvie Aman (CFDT), Alexis Dumoulin (FO)
Point 1 : Expérimentation vidéos verticales (Direction)
La coordinatrice régionale du numérique fait le point sur l’expérimentation sur la fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques au sein du réseau régional, dite expérimentation Vidéos Verticales (VV). Cinq nouveaux contributeurs en Aquitaine ont été formés aux vidéos verticales incarnées, les 28 et 29 mai, par Olivier Couvreur, référent national. Cette formation sur deux jours donne les codes des réseaux sociaux et la pratique des outils de tournage et de montage. Cette formation a permis à tous les stagiaires de réaliser un module en autonomie. Certains modules sont publiés cette semaine et d’autres vont être repris à la marge, selon la coordinatrice du réseau numérique de Nouvelle-Aquitaine qui n’a pas noté de grosses difficultés. Les stagiaires ont travaillé avec l’outil Edits sur leur téléphone. Les élus CGT s’interrogent sur l’accompagnement des contributeurs dans la durée et si la formation de deux jours est suffisante. Ils regrettent que jusqu’à présent la direction n’a donné aucun modèle d’organisation du service propre à l’Aquitaine, ni en termes de planning ni en termes de référent au quotidien qui serait dédié aux VV pour coordonner la fabrication et répondre aux difficultés rencontrées par les contributeurs. La coordinatrice numérique invite les contributeurs à la consulter, elle ou la RCA numérique, en cas de problème ou de besoin. Et précise que les contributeurs fixent le storyboard en amont avec la RCA numérique. Concernant la planification, le rédacteur en chef par intérim assure que les contributeurs VV sont planifiés idéalement deux jours consécutifs : une journée pour le tournage et une pour le montage. Plus facile à faire pour les JRI qui sont plus nombreux au planning de Bordeaux que pour les rédacteurs qui sont moins nombreux, note le rédacteur en chef par intérim. Pour les Bex : à Mont-de-Marsan, le journaliste contributeur sera planifié en VV quand le JRI sera absent. Pour Arcachon, les deux journalistes contributeurs peuvent être planifiés de VV le même jour. Selon la coordinatrice numérique, la réflexion sur un modèle d’organisation du travail est en cours au plan de la coordination centrale RCA numérique. Il a été demandé aux RCA num du réseau de faire un relevé de leurs activités. Pour l’instant, elle reconnaît qu’il n’y a pas de modèle type. Les modules courts plutôt actu (40 secondes) sont tournés et montés le même jour, citant l’exemple des pratiques en région PACA. Pour les modules plus longs (1’30), c’est un jour de tournage et un jour de montage. Les RP CGT rappellent que cette expérimentation a démarré il y a six mois et se termine le 28 juin. Sans véritable modèle d’organisation du travail écrit et présenté aux représentants du personnel, il est difficile de donner un avis éclairé, sachant que la fabrication de VV s’ajoute à la charge de travail du RCA numérique et des CEN. Pour alléger la charge de travail de la RCA numérique de Bordeaux et la remplacer, les autres adjoints du BRI seront formés à la validation des VV comme ils le sont pour la relecture des articles, selon la rédaction en chef par intérim, mais on ne sait pas quand. Le directeur régional note que si les VV se généralisent, il faudra renforcer les équipes numériques contributrices et transformer les postes par redéploiement pour avoir plus de journalistes contributeurs et encadrants. Ce jour, un JRI réalise un module de deux minutes avec un monteur. C’est le premier module long fait en Aquitaine depuis le début de l’expérimentation, qui permet d’associer un monteur. La direction dit qu’elle essaiera de replanifier un monteur sur ce type de produit, mais il ne devrait pas y en avoir beaucoup d’autres d’ici à la fin de l’expérimentation, regrettent les RP CGT. Les RP CGT ont aussi demandé à la DRH d’ajouter la notion de “salariés isolés” dans le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) pour les contributeurs VV qui sont seuls lors du tournage et du montage. Une pratique peu répandue chez nous.
Point 2 : Organisation et conditions de travail
1. Numérique : Y-a-t ’il un projet de site internet commun entre France 3 et France Bleu (ICI) ? Si oui, quand ? Et quel outil de publication serait choisi ? (CGT) C’est une question CSE, affirme le directeur régional. Pas du tout, répliquent les élus CGT, à partir du moment où un projet est mis en place dans notre antenne et impacte l’activité des salariés aquitains. Le DRH répond que la bascule est reportée à 2027. Et il y aura une consultation pour les outils auprès des équipes concernées.
2. Émissions : grille de rentrée de septembre. (CGT) La déléguée antenne et contenus présente les grilles d’été et de rentrée de NoA. Cet été 6 cases “spectacle” sont prévues le jeudi soir en seconde partie de soirée du 23 juillet au 27 août : 1 case nationale pour diffusion de programmes régionaux puis 5 cases pour la diffusion de spectacles vivants. 2 documentaires sont aussi prévus le mercredi en deuxième ou troisième partie de soirée, le 27 juillet et le 19 août. À la rentrée elle indique qu'en raison d’une baisse de budget de 20 % et d’une perte de 5 ETP à l'échelle de la Nouvelle Aquitaine certaines émissions seront maintenues mais d’autres supprimées. Les émissions maintenues :
Les émissions arrêtées :
La case de 11h15 le samedi, qui était jusque-là dédiée aux magazines de cuisine, devient une case nationale pour diffusion de programmes régionaux. La direction des antennes a choisi de diffuser en alternance le Goût des rencontres (la post-production sera à la Fabrique) Nos terres gourmandes et La cuisine des mousquetaires. Enfin il y aura des décrochages en soirée : une fois par mois un magazine culturel et 1 fois par mois Enquêtes de région ainsi que des documentaires avec diffusion tous les jeudis. La DAC ajoute que les primes times de NoA sont modifiés : le samedi ce sera la soirée histoire, le dimanche fiction, le lundi Débadoc, le mardi spectacle vivant ou doc culturel ou soirée exceptionnelle, le mercredi doc société, le jeudi fiction et le vendredi spectacle vivant. Il y aura encore des captations l’an prochain. Un direct pour l’anniversaire de la chaîne NoA le 11 septembre est également prévu à l’opéra de Bordeaux. Il y aura aussi beaucoup de directs sports en juin, notamment le basket et le cyclisme féminin. Les élus interrogent la direction concernant l'information. Le Directeur Régional rappelle le contexte : pour compenser les 5 ETP d’économies demandées, tous les postes ne seront pas remplacés. La PDG l’a indiqué en CSE, l'objectif est de 1 sur 2. Pour l’instant en Aquitaine il confirme qu’il n’y a pas de changement au niveau de l’information : il est prévu de fermer les locales à Noël comme l’an dernier, de renforcer le numérique et de préserver un maximum d'activité sur les grilles. Malgré le contexte, il n'y a pas de JT commun prévu comme cela peut être le cas dans d’autres régions. 3. Émission spéciale 10 ans de la cité du vin : quels moyens humains et techniques sont mis en place ? Avec quel outil de transmission et de système d’ordres ? (CGT) L’adjoint au chef de centre décrit le dispositif mis en place alors que l’événement a lieu justement le jour de l’instance pour les JT midi et soir. Sur place, il y a 1 RCA, 1 présentateur, 1 rédacteur, 1 JRI, 1 chargé de production, 1 cadre technique, 1 technicien vidéo, 2 OPV, 2 éclairagistes, 1 OPS. L’outil de transmission choisi est l’encodeur Rack 400, prêté par Poitiers, qui permet de gérer plusieurs sources et une transmission par Aviwest ou autre type de flux. Là, il y a 3 caméras (Alpha 7) pour le plateau, dont 1 en plan large statique, et 1 caméra JRI avec un rédacteur pour les ITW un peu plus loin. Pour l’adjoint au chef de centre, cet outil très mobile présente de nombreux avantages, notamment une installation facile et une absence de latence dans la transmission des images et du son. Interrogé sur la formation des salariés à cet outil, il répond que c’est un technicien vidéo déjà utilisateur qui a expliqué son fonctionnement à ses collègues. Que c’est suffisant. Concernant les ordres, qu’il faut passer par téléphone, à la différence d’un DSNG par exemple, il affirme que ça ne pose pas de problèmes et que pour le moment il n’a aucun retour négatif des salariés, sur place ou en régie. 4. La fabrication de palettes est de plus en plus souvent demandée aux techniciens vidéo postés aux magnétos. Pourquoi ? Y-a-t ‘il une surcharge de travail pour les techniciens vidéo postés à la mise en image ? (CGT) L’adjoint au chef de centre explique qu’effectivement il y a beaucoup de demandes de palettes. Dans l’organisation du travail : les palettes pour le JT sont faites par le technicien vidéo (TEVA) chargé de la mise en images, et un TEVA est planifié pour les palettes des émissions de l’antenne, France 3 ou NoA. Selon lui, c’est “à la marge” que sont demandées des palettes “basiques” aux TEVA postés aux magnétos, quand le service est “en sous activité”, notamment le week-end. Il ajoute que la fabrication des palettes dépend au maximum de l’anticipation éditoriale des coordinateurs d’émissions. Pour les RP CGT cette anticipation est en effet primordiale pour éviter de mettre en difficulté les techniciens en régie. 5. Départ du rédacteur en chef : quand sera-t-il remplacé ? Quelle organisation à la rédaction en attendant son remplacement ? Quelles conséquences sur la planification des RCA linéaires au service numérique ? Red chef quand remplacé ? (CGT) La rédaction en chef par intérim est assurée par Julien Herpin pour une durée non précisée. Le départ de Florian Ringuedé n’est pour le moment pas définitif car il est sur un poste en intérim de directeur régional en Normandie. Toutefois, le directeur régional ne souhaite pas attendre davantage pour pourvoir le poste de rédacteur en chef Aquitaine. Il déclare que des discussions sont en cours avec des potentiels rédacteurs en chef qui pourraient prendre le poste quand un accord sera trouvé, fin août idéalement. En attendant, des remplacements RCA sont prévus en juillet pour remplacer Florian Ringuedé qui devait assurer des JT. Renfort la semaine du 15 juin d’Emilie Bersars pour encadrer les éditions. Le poste RCA de Julien Herpin ne sera pas remplacé en juin, car il n’y a pas de besoins selon la direction. Le départ de Florian Ringuedé n’a pas d’impact sur les remplacements des RCA linéaires au numérique, durant l’été, selon le rédacteur en chef par intérim. Les RP CGT s’inquiètent justement du risque de manque de renfort au numérique dans le cadre de l’expérimentation vidéos verticales qui touche ce service.
Point 3 : Bilan du Plan de Développement des Compétences 2025 (Direction)
L’IRH précise que ce plan de formation est construit l’année avant son déploiement. En 2025 en Aquitaine, il y a eu 4220 heures de formation, 134 000 euros dépensés pour 382 stagiaires. L’IRH précise qu’un stagiaire peut être compté sur plusieurs stages. Ces chiffres prennent en compte également les salariés de la RH et de la finance. Les formations se déclinent dans 5 domaines de compétences :
13 CDD ont bénéficié de formations. Le DRH explique que l’entreprise est attentive aux indicateurs et aux salariés qui n’ont pas eu de formation depuis longtemps. La règle c’est qu’un salarié bénéficie d’au moins une formation tous les 3 ans. Quand les RP font remarquer un déséquilibre femmes / hommes dans la proportion de personnes formées (44 % contre 56 %), le DRH répond que ces chiffres correspondent aussi à la répartition des effectifs par genre (58 % d’hommes en Aquitaine). Concernant les alternants, il en reste actuellement 2 sur 3. A la rentrée un nouvel alternant arrive au numérique. L’objectif c’est de rester sur 2 alternants par an et par antenne. Comme chaque année, les RP CGT insistent sur l’importance des formations “métiers”, pas seulement celles liées à l’évolution des outils. Par exemple, la formation droit à l’image pourrait être dispensée à beaucoup plus de salariés car elle recouvre de nombreux enjeux (juridique, cohérence entre les éditions…).
Point 4 : RH
6. Résultats du PARSI : les salariés concernés par une mesure ont-ils été informés ? (CGT) La DRH répond que les salariés ont été informés oralement et/ou par écrit par leur chef de service et que la mise en paie sera effectuée fin juin. Les avenants à leur contrat sont en cours de rédaction. Par ailleurs, la DRH indique avoir respecté les équilibres FTV en termes de parité et de répartition soit une mesure pour 5 journalistes et une mesure pour 4 PTA. 7. Comment la direction va-t-elle mettre en place la directive européenne sur la transparence salariale ? (CGT) Le DRH explique que l’entreprise attend la transposition en droit français de cette directive qui a été repoussée à priori à la fin de l’année et donc que le déploiement global va se faire à partir de 2027. Mais il ajoute que l’entreprise ne va pas attendre pour mettre en place certaines dispositions, comme par exemple davantage communiquer à l’embauche : des fourchettes de rémunération seront indiquées dans la publication des annonces. Ensuite il faudra travailler les indicateurs. Actuellement la classification dans l'entreprise est liée à l’ancienneté ou à l'âge mais les salariés ont tous eu des parcours différents donc il faudra peut-être revoir ces indicateurs. 8. La direction peut-elle rappeler les règles de dépose des congés jours fériés des salariés au forfait jours ? (CGT) Le DRH indique que les journalistes au forfait jour disposent de 11 jours de congés liés aux jours fériés dans leurs compteurs dès le début de l’année. Il ajoute qu’ils doivent être prioritairement positionnés sur les jours fériés. Les RP CGT ne sont pas d’accord car cela n’est pas précisé dans l’accord collectif. Selon les élus CGT c’est le principe même du forfait jour : tous les jours de l’année peuvent indifféremment être travaillés et pour compenser ce principe, les jours de congés qui sont tous à la main du salarié peuvent être indifféremment positionnés. Rien dans l’accord en tout cas ne précise que les “congés jours fériés” doivent être posés les jours fériés. Le DRH explique que c'est la règle de FTV et donc que c’est l’employeur qui positionne ces “congés jours fériés”. Vos élus CGT remarquent que rien n’est précisé non plus dans la convention collective pour les PTA au forfait-jours. 9. La direction a-t-elle mis en place le dispositif de congés payés supplémentaires pour enfant à charge ou en situation de handicap ? (CGT) L’IRH explique qu’un salarié qui n’a pas pu générer l’intégralité de ses 25 jours de congés payés, du fait par exemple d’une embauche en cours d’année ou d’un congé sans solde pris dans l’année, se voit accorder 2 jours de congés par enfant à charge ou en situation de handicap. Les élus veulent savoir si cela est fait automatiquement ou si le salarié doit en faire la demande expresse. Le DRH indique que c’est la responsable paie qui fait chaque année la régularisation et qui ajoute les jours dans les compteurs des salariés concernés sans qu’ils aient besoin de le demander. 10. Quand ils ne sont pas en contrat, les CDD n’ont pas accès à leur profil France 3. De plus, ils doivent à chaque nouveau contrat faire une nouvelle demande pour ouvrir les droits d’accès, en mobilisant les chefs de service. La direction peut-elle remédier à ce problème ? (FO) Le DRH indique que les informaticiens activent leur session et leurs droits d’accès seulement quand les CDD ont des contrats, pour des raisons de cybersécurité. Le DRH se dit conscient de la lourdeur de la procédure, mais la société ne peut pas laisser de droits ouverts à des personnes extérieures à l'entreprise quand elles ne sont pas sous contrat.
Point 5 : Emploi
11. Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine (Direction) Le poste de rédacteur à Bayonne a été attribué à Laurianne de Casanove avec une prise de fonction le 1er juin. Les élus CGT interrogent la direction sur la vacance d’un 2ème poste depuis le 31 mai, le directeur régional indique que ce poste est supprimé. Les élus CGT demandent si avec seulement 4 rédacteurs restants la direction estime que cette rédaction est suffisamment dimensionnée et font valoir l’importance de ce poste qui était bascophone. En effet il n’y aura plus qu’un seul bascophone dans cette locale alors qu'un journal entièrement en basque doit être produit chaque mois. Le directeur régional précise que la locale est suffisamment dimensionnée avec 4 rédacteurs, que le poste bascophone était lié à l’émission Txirrita, et dans la mesure où l'émission s'arrête, le poste est supprimé ; et enfin que le poste qui a été remplacé était celui qui était prioritaire aux yeux de la direction c’est-à-dire le poste lié à l’actu. Il ajoute que même si le poste récemment pourvu n’était pas un poste bilingue, la rédactrice qui a été recrutée est bascophone, qu'elle fait des sujets en basque et que si jamais il devait y avoir des besoins supplémentaires il pourrait y avoir recours aux CDD. Les élus CGT interrogent la direction également sur le poste du JRI de Bordeaux récemment parti à la retraite. Le directeur confirme que celui-là aussi est supprimé. Le poste de l’assistante de la locale de Pau est en cours d'attribution.
Bordeaux, le 04 juin 2026
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Une nouvelle victime de l'austérité imposée au service public - La direction supprime le zapping « Vu »
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La CGT France Télévisions dénonce avec force la décision de la direction de mettre fin à l'émission « Vu », le zapping quotidien diffusé sur France 5 depuis janvier 2017. Cinq salarié·es en CDI (dont Patrick Menais, réalisateur et porteur du concept) et quatorze intermittent·es du spectacle qui faisaient vivre chaque jour cette pastille emblématique vont faire les frais de cette décision brutale.
Un sacrifice symbolique autant qu'humain « Vu » n'est pas une émission anodine. Elle est un programme mythique né des cendres du Zapping de Canal+, débranché sans ménagement en 2016 par Vincent Bolloré. Cette émission incarne une certaine idée du service public audiovisuel : offrir gratuitement à tous les téléspectateurs un regard critique, décalé et pluraliste sur l'actualité télévisuelle. Patrick Menais et son équipe, accueillis sur le service public après avoir été congédiés de Canal+, avaient su transplanter cet esprit dans l'univers de France Télévisions, avec une diffusion quotidienne et une présence affirmée sur YouTube. Cette décision va renforcer le déficit déjà criant de programmes critiques et impertinents sur la télévision publique. Supprimer « Vu », c'est supprimer un format rare, une ligne éditoriale unique, et surtout dix-neuf emplois - réels, qualifiés, attachés à un projet collectif.
L'austérité comme seul horizon La direction justifie cette suppression par des motifs économiques, du fait des réductions budgétaires imposées par l’État. Mais c’est tout de même la direction qui a décidé de rétablir l’équilibre des comptes de l’entreprise en une seule année. Les contraintes financières qui pèsent sur France Télévisions sont réelles et la CGT en dénonce les causes depuis longtemps : le désengagement de l'État, la suppression de la redevance sans compensation pérenne et stable, ce qui plombe chaque année davantage les comptes de l'entreprise.
Solidarité avec les équipes de Vu La CGT France Télévisions exige que la direction présente en CSE une analyse complète des économies réalisées émission par émission, programme par programme. La CGT apporte son entier soutien aux salariés en CDI et aux quatorze intermittents concernés. Nous veillerons au respect de l'ensemble de leurs droits et la moindre des choses est de leur assurer, pour celles et ceux qui le souhaitent, un reclassement interne à France Télévisions digne de ce nom. Nous nous opposerons à toute tentative de solde de tout compte au rabais. Le service public mérite mieux que l'austérité à la découpe. Il mérite des choix assumés, débattus, et une ambition éditoriale digne des missions que nous devons porter.
Paris, le 4 juin 2026
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Les nouvelles nominations à la direction du Pôle Actualité - 100 % MEPRIS
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La nomination comme directrice adjointe chargée de la coordination éditoriale de l’ex-directrice de la rédaction nationale et de franceinfo est une gifle cinglante de la Présidence au visage de nombreux salariés, mais aussi des managers, élus du CSE siège et représentants des organisations syndicales. Au-delà des contours plus que vaseux de ce poste qui apparait une fois de plus comme un recasage doré – apparemment la chasse aux ETP ne concerne pas les hautes-sphères – il s’agit d’une nomination honteuse vu le passif de cette directrice. La CGT a plusieurs fois dénoncé son management toxique, qui a été mis en exergue par une enquête paritaire, suite à l’accident du travail de l’ancienne DRH de l’info, tellement violemment prise à partie verbalement par ladite directrice, qu’elle en fit un malaise qui nécessita l’intervention des secours. Une autre fois, un manager de la rédaction nationale fit lui aussi un malaise en pleine conférence de rédaction, après avoir subi ses attaques à répétition. Autre exemple, gravissime : cette directrice ne trouva pas mieux qu’intimer l’ordre par écrit de licencier pour inaptitude une salariée en restriction médicale, comme en témoigne cet extrait de mail qu’elle a envoyé à la DRH le 29 avril 2025 : « Maintenant ça suffit. Si elle ne peut ou veut rien faire, je crois qu’il est grand temps qu’elle parte en inaptitude et arrête de nous faire perdre le nôtre. Peut-on avancer ? » Est-ce bien là le visage du management que FTV veut donner au plus haut niveau ? Et ce n’est pas tout. Sur le plan éditorial, ce n’est pas plus reluisant. On se rappelle entre autres, alors que cette même directrice était aux manettes, la grave faute éditoriale qui a conduit le 13h et le 20h, coup sur coup à confondre Samuel Paty et Dominique Bernard, sans le moindre rectificatif à l’antenne. Cette faute professionnelle n’a jamais été sanctionnée. C’est donc cette manageuse contestée que FTV met en avant, au moment même où la direction assure vouloir sortir d’un management vertical (« Le hiérarchique, ça ne marche pas. » S. Sitbon-Gomez, CSEC avril 2026) et alors que, de toutes parts, on demande à France Télévisions de redoubler d’exigence éditoriale et d’exemplarité. Zéro mépris : c’est la société modèle promue par un sociologue dans les années 90. À France Télévisions, on opte pour le modèle contraire :
100 % mépris
Paris, le 02 juin 2026
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franceinfo : l’impartialité à deux vitesses
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Monsieur le directeur de l’information, Nous vous écrivons suite à la succession d’interventions problématiques d’un point de vue éditorial sur l’antenne de franceinfo début mai. Le debriefing du discours de Jean-Luc Mélenchon le 1er mai Dès le discours achevé, le présentateur de la tranche reprend le poncif sur le caractère « outrancier » des propos du fondateur de La France Insoumise. Malgré la distance avec ce terme que tente d’instaurer la journaliste maison en plateau, le présentateur insiste. Il affirme que les propos de J.-L. Mélenchon, qui a qualifié de « bande » les responsables politiques actuellement au pouvoir autour d’Emmanuel Macron, rappellent « les factieux… les copains et les coquins des années 80 ». Or ces derniers propos sont notoirement ceux tenus à l’époque par Jean-Marie Le Pen. L’association d’idée est pour le moins malheureuse. Elle contribue (volontairement ?) d’une part à discréditer les visages de la gauche en les associant à l’extrême-droite, d’autre part à normaliser cette dernière, en particulier le RN. La critique de l’accaparement de l’État et de ses moyens par une minorité sociologique fait partie du discours traditionnel de la gauche. Suggérer que ces propos font en réalité référence au discours passé de l’extrême-droite, à une période où elle était majoritairement jugée infréquentable, relève, dans le meilleur des cas, d’une confusion intellectuelle douteuse basée sur un manque profond de culture historique et politique. Il se pourrait également, de manière moins reluisante, qu’il s’agisse d’une volonté d’utiliser les antennes du service public pour décrédibiliser un courant majeur de la vie politique du pays. L’émission Tout est politique consacrée à la crise au Moyen-Orient du dimanche 3 mai Le surlendemain, une présentatrice de la chaîne, juste après avoir évoqué la probable annonce le soir même de la candidature de J.-L. Mélenchon à l’élection présidentielle, demande : « Quand on est dans une crise comme celle-là, est-ce que ça favorise forcément les extrêmes […] ? ». Une nouvelle fois, LFI et l’extrême droite sont renvoyées dos à dos et associées sous un même vocable. Il faut ici rappeler que cette manière d’associer gauche de transformation et extrême droite sous une même dénomination est malheureusement monnaie courante dans l’ensemble du paysage médiatique, et notamment sur nos différentes antennes. Cependant, la pertinence de cette manière très particulière de présenter la scène politique, qui produit des effets très concrets dans la perception des différentes forces politiques par le public, est régulièrement fortement remise en question par de nombreux politologues. La chronique politique du 23h du lundi 4 mai Une éditorialiste politique récurrente de cette édition, visiblement échaudée par cette même annonce de candidature, affirme sans la moindre prise de distance que « Jean-Luc Mélenchon a conscience qu’il ne gagnera pas s’il est face au Rassemblement National, mais que s’il arrive au second tour, il sera celui qui […] sera le premier opposant, quitte à torpiller toute tentative d’union de la gauche ». Un bel exercice de café du commerce, qui ne repose malheureusement que sur le sentiment d’une éditorialiste, qui n’apporte par ailleurs aucun élément factuel pour étayer cette affirmation péremptoire. La nécessaire obligation d'impartialité de franceinfo Si La France Insoumise semble susciter un agacement particulier chez un certain nombre de nos éditorialistes (cf par exemple les propos problématiques tenus par celle de la matinale de franceinfo le 9 novembre dernier face à Manuel Bompard sur France Inter), des attitudes hautement problématiques se sont également exprimées à l’antenne vis-à-vis de responsables de gauche issus d’autres formations politiques. En voici notamment deux exemples récents :
Réaction et plan d’action Monsieur le Directeur de l’information, vous avez publié il y a seulement quelques semaines une note intitulée « Rappel sur le niveau d’exigence éditorial ». Vous y précisez notamment que « notre responsabilité est simple à formuler, mais elle doit s’appliquer avec détermination et rigueur. L’information que nous produisons doit être honnête, rigoureuse, indépendante et pluraliste. Elle doit reposer sur des faits vérifiés, présentés avec précision, sans approximation ni biais. » Considérez-vous que ces multiples exemples récents, documentés et vérifiables sont conformes au cadre que vous avez établi ? A toutes fins utiles, le Règlement Intérieur de l’entreprise stipule que « Les salariés ne peuvent manifester leurs convictions religieuses ou politiques, dans leurs propos, leurs tenues et accessoires ou leur comportement, lorsque, dans l’exercice de leurs fonctions, ils sont amenés à être sur nos antennes (linéaire ou numériques). [...] L’appréciation de la pertinence et de la proportionnalité de la décision de restreindre la liberté de convictions au regard de la tâche concrète du (de la) salarié(e) et du contexte de son exécution, sera faite au cas par cas. » Par ailleurs, plusieurs articles de journaux et de media en ligne, dont certains très documentés, se font l’écho d’une dérive éditoriale de l’antenne de franceinfo défavorable à la gauche. Ils montrent que, s’il ne faut évidemment pas considérer que l’ensemble de nos collègues journalistes sont concernés, ces exemples ne sont pour autant en rien des accidents isolés. Ils participent indéniablement à installer une orientation éditoriale sur l’antenne de franceinfo. La CGT portera ces questions en commission déontologie le 8 juin prochain. Elle compte sur vos réponses et la mise en œuvre, aujourd’hui indispensable, d’un plan d’action très concret destiné à rétablir l’équilibre éditorial dans le traitement de l’actualité politique.
Paris, le 29 mai 2026
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Communiqué intersyndical Sud, CFDT et CGT - Les rap'tout
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C'est pourtant ce que vivent certains collègues depuis début 2026, du fait de managers zélés qui veulent leur imposer un départ forcé en congés. Cela concerne les congés dit « reliquats », ou « reportés », du fait d'une longue absence (maladie, congé maternité, accident du travail) qui ne leur a pas permis de les prendre durant l'année de référence. « Non ! non ! On n'impose pas les congés » affirmait tout récemment Christophe Poullain, Directeur régional du réseau France3 aux élu·es du CSE (avril 2026). Et pourtant si ! À la difficulté de reprendre leur activité professionnelle, surtout en cas d'arrêt maladie ou d'accident du travail, les managers zélés ajoutent le choc de se voir obligé de repartir rapidement, sur une période qui ne leur convient pas, sans discussion aucune. Une situation qui, au lieu d'apaiser leur retour, a mis certain·es de nos collègues en grande difficulté et a engendré des tensions alors que l'important était de reprendre ses marques au travail. En cause ? Une note RH France Télévisions qui stipule au sujet des reliquats de congés : « dans tous les cas, la prise des congés reportés doit intervenir dès la reprise du travail ». D'un droit extrêmement clair acquis au salarié par une directive européenne et par le code du travail, délai de 15 mois pour le salarié pour poser ses congés reportés s’il n'a pas pu les prendre durant la période de référence dans les mois qui suivent son retour, le manager zélé qui lit les note de service RH comme si c'était la bible pense immédiatement : « J'ai la main sur les congés ». S'ensuivent alors des actions illégales, notamment :
Pourtant le cadre de l'accord collectif relatif à la pose des congés annuels est clair. Le salarié propose des dates, puis le manager y répond dans un délai imparti, en respectant l'ordre des départs en congés et les règles prévues au code du travail. Les pressions sur les salarié·es doivent cesser. La Direction RH de France Télévisions doit modifier sa note du 11/09/2025 pour éviter toute confusion. Elle doit donner à ses managers des consignes claires et conformes au droit, comme l'ont demandé les élu·es lors du CSE réseau en avril, suite à un nouveau signalement d'abus. Si les agissements contraires aux droits des salarié·es venaient à continuer, nous saisirons le tribunal pour faire cesser ce trouble à l'ordre public. Nous demandons aux salarié·es qui seraient dans une situation de se voir imposer des congés annuels reportés de le signaler à leurs représentants de proximité ou à leurs élu·es CSE.
Paris, le 21 mai 2026
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BANDI SAISON II - Épisode 1 - Le pot de départ déguisé
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Casting Directrice régionale valise à la main, départ fin mai Chef de centre : guide touristique à la tour Rédacteurs en chef dont un sans argus fin juin. Directeur des contenus et de l’information, le magicien d’Oz. Intrigue Après la présence en conférence de rédaction des chargés de communication de la préfecture, nous avons eu l’impression d’être dans une époque nostalgique révolue, comme un prélude à l’arrivée du Rassemblement National au pouvoir. Nous, journalistes de Martinique la 1ère apprenons, ce vendredi 15 mai qu’un séminaire sur la rentrée est organisé le lendemain au SQUASH Hôtel. Contexte Au moment où la direction nous impose d’insupportables restrictions budgétaires ; Au moment où le rapport Alloncle pointe du doigt le gaspillage d’argent à France Télévisions ;
Pa pran nou pou kouyon !
S’il n’y a pas d’argent pour donner à l’entreprise les moyens de travailler
Ti poul suiv ti kanna i mô néyé !
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Compte rendu CGT de l'nstance de proximité d’Aquitaine 7 mai 2026
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Étaient présents Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Alexandre Berne (adjoint au chef de centre), Jérôme Bourdy (responsable IMG). Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT), Boris Chague (CGT), Jules Feron (CGT), Sylvie Aman (CFDT), Alexis Dumoulin (FO)
Point 1 : Expérimentation vidéos verticales (Direction) Présents pour ce point : Christine Le Hesran (coordinatrice numérique), Nicolas Pressigout (délégué syndical SNJ), Hervé Morin (délégué syndical FO). Point d’étape après 3 mois de l’expérimentation “chaîne de fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques”. Suite à la signature d’un avenant à l’accord entre la direction et les organisations syndicales représentatives, l’expérimentation a été prolongée jusqu'au 28 juin 2026. La coordinatrice numérique explique qu’elle constate une montée en puissance des 3 JRI volontaires qui, selon elle, acquièrent peu à peu confiance en eux, aisance dans la construction du récit et l'appropriation des codes des réseaux sociaux. Elle dit ne pas avoir identifié de problème avec l’outil de montage (Power Director) et souligne les “belles audiences” des vidéos avec la hausse de la popularité du site. La coordinatrice numérique annonce qu’un monteur volontaire sera planifié le 20 mai pour fabriquer un module long avec l’outil Première. Il est question d’essayer de le planifier le plus souvent possible en fonction de l’activité au service montage. Les RP redisent l’importance d’embarquer les monteurs dans cette expérimentation, pour éviter notamment de créer un sentiment de frustration et de relations interprofessionnelles dégradées. L’équipe projet a bien pris conscience de l’insuffisance de la durée de la formation initiale aux réseaux sociaux et aux outils sur une journée seulement. 2 jours de formations supplémentaires sont donc prévus à Bordeaux les 28 et 29 mai pour les volontaires d’Aquitaine, mais aussi de Poitou-Charentes et du Limousin. La liste des salariés concernés n’est pas encore arrêtée; ce sera en fonction des souhaits des volontaires et des disponibilités de chacun. Les RP se demandent si ces 2 jours de formations suffiront pour acquérir les codes des réseaux sociaux, apprendre à incarner une vidéo, utiliser les outils de tournage et de montage (il n’est plus question d’assemblage dans le vocabulaire utilisé). Concernant l’organisation du travail, 1 journaliste est planifié en plus des 3 personnes planifiées chaque jour (du lundi au vendredi) au service numérique. La personne en plus est dédiée aux vidéos verticales. Idéalement, il s’agit de la planifier 2 jours (consécutifs ou pas, car elle ne traite pas l’actu chaude) dans la semaine et d’effectuer une rotation avec les autres volontaires. L’un des volontaires exprime son souhait de ne pas être planifié plus de 2 ou 3 jours maximum sur cette activité qui induit une charge de travail conséquente; il souhaite pouvoir exercer son métier d’origine (JRI). Pour lui, le bon calibrage de l’activité vidéo verticale c’est un jour de tournage et un jour de montage. Il constate la nécessité de solliciter les chargés d’édition numérique (CEN) et rédactrice en chef numérique (RCA num) pour la conception, l’éditing et la validation éditoriale. Enfin, la coordinatrice numérique et le rédacteur en chef disent être très attentifs à la charge de travail, à l’accompagnement sur la construction des séquences tournées par les volontaires qui doivent faire preuve d’autonomie dans la prise en main des outils. Ils disent également être attentifs à la charge de travail des CEN et des RCA num, ces derniers - qui ont d’ailleurs suivi une formation le 28 avril visant à une meilleure acculturation aux codes des réseaux sociaux - sont à présent suppléés par l’un des RCA du linéaire sur le travail de relecture et validation des articles web. Mais ce ne peut être qu’en fonction de la disponibilité d’un des 4 adjoints de la rédaction, donc pas tous les jours. Pour le moment, il n’est pas question d’avoir un RCA num supplémentaire, dit le rédacteur en chef. La question serait néanmoins à l’étude. Les RP CGT demandent à avoir la liste des volontaires aquitains, comme le stipule l’avenant à l’accord d’expérimentation. Ils s’interrogent sur la participation ou non d’une équipe de BIP qui a produit une nouvelle vidéo verticale lors d’un tournage pour le linéaire. La direction répond que ces salariés sont volontaires à l’expérimentation et annonce qu’elle va fournir aux élus la liste complète des volontaires. Ensuite, avoir une liste des modules tournés et diffusés sur les réseaux n’est pas suffisant. Les élus souhaitent que la direction se dote d’un outil d’évaluation de la charge de travail, comme le stipule là encore l’accord, afin de pouvoir mettre en œuvre les moyens humains et matériels adéquats dans le développement de cette nouvelle activité. Sinon ils ne seront pas en capacité de donner un avis éclairé sur cette expérimentation. Pour la direction, la charge et l’organisation du travail s’apprécient “à l’usage”, comme cela se fait pour le linéaire…Les RP CGT ne sont pas d’accord avec cette approche approximative et demandent à avoir un modèle d’organisation du travail établi sur des mesures permettant de dimensionner les moyens techniques et humains à mettre en œuvre. Concernant l’outil de montage Power Director : il y a 7 licences en Aquitaine, dont 1 seule pour les 3 JRI volontaires à l’expérimentation qui doivent se la partager ou bien utiliser celle de la RCA num ou de la coordinatrice numérique si elle est déjà prise. Pour les questions techniques et mises à jour du logiciel, il n’y a pas de référent sur place mais à Paris, ce que regrettent les RP CGT.
Point 2 : Rapports des médecins du travail 2025. (Direction) En présence du docteur Marie-Christine Marsol (médecin du travail à Bordeaux), qui présente son rapport annuel. A Bordeaux, 69 visites médicales ont eu lieu (39 hommes et 30 femmes). Le docteur remarque un nombre important d’absences à une visite, 63, presque autant que les visites effectuées, mais 48 sont “excusées”. 1 inaptitude a été déclarée à la TVR, 1 autre à la Fabrique. Il y a eu une vingtaine d’actions en milieu de travail (AMT) : études de postes, échanges avec l’employeur, fiche d’entreprise etc. Il y a peu d’examens complémentaires. Aussi, elle regrette que l’examen audio ne soit pas fait car il n’y a pas de matériel sur site. Il faudrait donc plus de visites dans les locaux de la médecine du travail, où le matériel existe, au moins pour le personnel exposé au bruit et nuisances sonores.
Point 3 : Bilan SSCT 2025 L’IRH détaille quelques modifications apportées au document présenté lors de l’instance de proximité précédente, notamment les coûts indirects des accidents et maladies liés au travail (estimation de 1988 € pour 2025).
Point 4 : Observatoire de l’inclusion. (Direction) Le DRH présente un nouveau dispositif de l’entreprise. France Télévisions affiche son engagement en matière de handicap et plus largement sur les questions de diversité et d'égalité, engagement aujourd’hui valorisé par le label “Alliance”, combinant les labels “diversité” et “égalité”. Si les progrès sont régulièrement mis en avant, ils doivent être évalués à l’aune du vécu réel des salariés. Dans ce cadre, le DRH explique qu’un audit portant sur la perception des salariés de France 3 Aquitaine concernant la politique diversité va être lancé. Il va permettre d’obtenir des résultats par population et d’identifier plus précisément les priorités d’action. Un questionnaire anonyme sera diffusé entre le 28 mai et le 14 juin. Les élus CGT se félicitent de cette volonté affichée par France Télévisions en matière d’inclusion, ainsi que de la mise en place de ce questionnaire, un outil peut être utile pour objectiver les perceptions et construire une réflexion collective. L’enjeu reste de transformer ces intentions en mesures concrètes, visibles sur le terrain, afin que les engagements se traduisent dans le quotidien des salariés. Les élus CGT rappellent que les efforts en matière d’inclusion ne doivent jamais s’interrompre, et doivent au contraire s’inscrire dans la durée.
Point 5 : Projet de réaménagement des espaces du site de Bordeaux (Direction) Point sur le projet de déménagement des salariés du bâtiment A vers le bâtiment D. Le directeur régional explique que le réaménagement fait suite à une organisation actuelle des équipes réparties sur deux bâtiments distincts, notamment entre l’antenne, l’administration de la production et la communication. Cette situation est héritée de la mise en place des “pôles”, disparus depuis 2017. Il explique qu’il y a donc une restructuration des implantations autour d’axes clairement identifiés : les équipes antenne et programmes autour d’Estelle Laurent, les équipes d'administrations de la production autour de Nathalie Bauer et les équipes de la communication autour d’Emmanuelle Sorlier. L’objectif est de rationaliser les espaces sans procéder à des déplacements complexes. La direction indique qu’en amont, les salariés ont été sondés et sont majoritairement favorables à ce regroupement “demandé depuis plusieurs années”. Le responsable IMG indique également qu’une visite de site a eu lieu le 6 mai en présence de deux RP. Le projet inclut, sous réserve de budgets disponibles, la création d’une salle de réunion de 94 m² ainsi qu’une seconde salle de formation. Il a été aussi prévu le déplacement de la salle de montage NoA et la création de 3 bureaux de passage. Il précise qu’il n’existe actuellement pas de grande salle de réunion sur le site de Bordeaux, ce qui explique la création de cet espace, notamment pour permettre l’accueil de séminaires. Les élus CGT prennent acte de ces éléments, mais s’interrogent sur les conditions de travail concrètes induites par ce projet, en particulier pour les bureaux partagés. Ils alertent sur les risques liés au bruit, aux interruptions fréquentes (appels téléphoniques, échanges oraux…) et sur la cohabitation de salariés travaillant sur des activités différentes dans un même espace, ce qui peut nuire à la concentration. Ils s’étonnent aussi du projet d’occupation des bureaux du chef de centre et de l’organisatrice d’activité, partagés avec le directeur technique NoA. Pour ces espaces, la direction s’appuie sur une organisation reposant sur la planification de télétravail et une rotation des présences afin de faire tourner les équipes sur les espaces disponibles. Les élus CGT s'interrogent sur ce fonctionnement, notamment sur sa faisabilité réelle et sur les conditions concrètes d’organisation pour les salariés. Les élus ont également fait remonter la question des aménagements matériels dans les bureaux, en particulier pour les salariés ayant des besoins spécifiques liés à la santé. La médecin du travail a confirmé que cette vigilance était essentielle et a validé l’importance d’apporter une attention particulière au matériel et aux conditions d’installation pour préserver la santé des salariés. Elle a également proposé le recours à un ergonome pour accompagner l’analyse des postes et aménagements nécessaires. Cependant, avec les délais contraints, la direction souhaitant finaliser le réaménagement avant l’été, cette expertise est impossible à mettre en place. Les élus CGT ont par ailleurs interrogé la direction sur l’avenir du bâtiment qui se retrouve progressivement vidé de ses équipes. Plusieurs hypothèses ont été évoquées par les élus telles qu’un accueil de la radio ICI Gironde (ex France Bleu) ou la mise en vente du bâtiment. Le directeur régional a indiqué qu’”à date”, aucun projet n'existait pour ce site. Si la direction met en avant l’adhésion des salariés, les élus CGT rappellent qu’ils restent attentifs à la réalité des conditions de travail au quotidien.
Point 6 : Organisation et conditions de travail 1. Émissions : NoA sur mer : avenir de l’émission suspendue depuis janvier. Se Réinventer : avenir de l’émission après le départ possible de la présentatrice en juin. Txiritta : avenir de l'émission après le départ à la retraite du présentateur fin mai. (CGT) Le directeur régional dit que les grilles de rentrée ne sont pas finalisées et que le point sur toutes les émissions, pas seulement celles-là, sera fait lors de l’instance de proximité de juin. Les RP CGT insistent en précisant que des annonces et réunions ont eu lieu depuis la dernière IP, concernant au moins 2 de ces émissions, mais le DR refuse de s’exprimer pour le moment sur le sujet. Il ajoute qu’avec un budget en baisse de 20 %, il ne veut pas annoncer des choses qui seraient annulées en septembre…
2. Alternants : Changement de l’organisation du temps de travail depuis novembre 2025 avec un passage de 39h à 35h hebdomadaires. Quelles adaptations dans l’organisation du travail et quelles répercussions sur la charge de travail ? (CGT) Le rédacteur en chef reconnaît que cette suppression d’une organisation du temps de travail (OTT) sur 39h au profit d’une OTT sur 35h a été problématique à gérer pour l’alternance au linéaire. Pas au web où 7h par jour sur 5 jours est facile à planifier. Par contre c’est plus compliqué pour l’activité de reportage qui par définition est difficilement quantifiable en termes de temps passé sur le terrain, au montage etc. Un compromis a été néanmoins trouvé en allégeant la journée du vendredi consacrée à de la prépa. Il y a aussi régulièrement de la planification sur l’horaire 11/20h. Cette organisation convient très bien aux alternant·es, assure-t-il. Interrogé sur ce changement d’OTT imposé par le central, le DRH répond qu’il a pour but de protéger les alternants en allégeant leur charge de travail, et non pas pour supprimer des RTT comme le suggèrent les élus CGT.
3. Règles de floutage des images de reportages : Lors de l’IP du 19 avril 2023, la direction s’était engagée à établir un document à l’intention des monteurs et journalistes. Cela n’a pas été fait et les règles continuent de varier en fonction de l’encadrement éditorial. La mise à disposition d’un tel document est-elle enfin envisageable ? (CGT) Lors de l’instance de proximité du 19 avril 2023, les monteurs avaient déjà exprimé leur besoin de règles claires en matière de floutage : alcool, mineurs, police, acteurs de procès… Des situations sensibles pour lesquelles les règles semblent fluctuer en fonction de l’encadrement éditorial. La demande était claire : disposer d’un document de référence. La direction reconnaissait elle-même l’utilité d’un tel document pour les monteurs et les journalistes, s’engageant à le produire. Une formation en droit à l'image avait aussi été évoquée. Selon le rédacteur en chef, une communication a déjà été faite aux journalistes sur ce sujet. Une nouvelle note de service a été diffusée la semaine précédant l’instance. A ce jour, le document est en cours de validation par le service juridique. Les règles de floutage dans les reportages, qui concernent les conditions de travail et les responsabilités professionnelles, ne peuvent pas rester dans l’incertitude. Les élus CGT rappellent qu’en cas de contentieux, la responsabilité incombe à l’équipe de tournage, et non au rédacteur en chef. Dans ces conditions, laisser perdurer des règles floues revient à faire peser un risque direct sur les salariés.
4. Cybersécurité : Les capacités des IPhone SE 2e génération empêchent les mises à jour récentes alors que l’entreprise exige que les salariés les effectuent pour des raisons impératives de sécurité informatique. Quand le parc de téléphones sera-t-il renouvelé ? En attendant, comment la direction compte-elle résoudre ce problème ? (CGT) Le responsable IMG indique que la mise à jour peut être effectuée sur l’ensemble des IPhone SE 2e génération, la principale contrainte reste la capacité de stockage disponible. Il précise que les salariés doivent libérer de l’espace en supprimant des données telles que les messages, conversations WhatsApp, ainsi que photos et vidéos. Il est également rappelé que l’ensemble des mises à jour doit être effectué systématiquement pour garantir le niveau de cybersécurité des appareils. Le responsable IMG ajoute que compte tenu du coût actuel des IPhone sur le marché, il n’est pas envisageable à court terme de renouveler l’ensemble du parc de téléphones professionnels. Les élus CGT mettent cependant en garde sur la capacité réelle à continuer d’assurer les mises à jour IOS dans les prochains mois. En effet, l’IPhone SE de 2e génération est présent sur le marché depuis environ 6 ans. Les mises à jour IOS ainsi que les correctifs de sécurité pourraient bientôt ne plus être disponibles. Dans ce contexte, les élus CGT estiment qu’il est nécessaire d’anticiper dès à présent cette problématique pour éviter de se retrouver face à une situation subie et garantir la continuité des exigences en cybersécurité.
Point 7 : RH 5. Procédure d'accueil des stagiaires : Quelle est la règle concernant le nombre de stagiaires accueillis en même temps ? Et concernant la responsabilité et la présence des tuteurs pendant la durée du stage ? (CGT) L’IRH précise les modalités d'accueil des stagiaires. Sur le site de Bordeaux, nous devons accueillir 3 stagiaires maximum simultanément, tandis que pour les locales, c’est 1 à 2 stagiaires en même temps. En ce qui concerne les bureaux excentrés, la règle est d’un seul stagiaire. Il est rappelé qu’un tuteur ne peut encadrer qu’un seul stagiaire à la fois. Elle rappelle également la responsabilité associée à cet accueil : le tuteur doit s’engager à assurer un encadrement présent sur toute la durée du stage, ou, à défaut, prévoir un remplacement pour garantir un suivi de qualité. Les élus CGT demandent que les règles d’encadrement des stagiaires soient rappelées de manière claire aux salariés. Ils soulignent l’importance de l’accueil de stagiaire, qui constitue un enjeu majeur de transmission de savoirs, de découverte des métiers et de valorisation de l’entreprise. Dans une entreprise de service public, cette mission prend une dimension particulière, en contribuant à faire connaître nos métiers et à assurer la relève professionnelle.
6. Bilan des entretiens annuels et professionnels : Combien d'entretiens réalisés ? Combien d'entretiens signés par les salariés ? Les compétences évaluées ont-elles tendance à être rétrogradées depuis 2023 ? (CGT) La direction annonce qu’à ce jour 175 entretiens ont été réalisés et 148 d’entre eux signés. Elle ne peut pas dire combien chez les journalistes et les PTA. Et le rédacteur en chef se félicite de les avoir tous réalisés, sauf pour les salariés alors en arrêt. Interrogée sur une rétrogradation dans l’évaluation des compétences chez certains salariés lors de l’entretien individuel (une tendance observée depuis 2024) et l’incompréhension voire la baisse de motivation et la perte de confiance générées, la direction se défend d’obéir à une directive émanant du central et affirme que la seule directive est “d’évaluer justement les compétences”. Le DRH assure que s’il y a des évaluations à la baisse, la consigne est d’expliquer et justifier ces choix par le manager. Consigne pas forcément respectée selon les RP CGT. Le directeur régional ajoute que si le manager qui fait passer l’entretien est différent d’une année sur l’autre, il ne se base pas sur le rapport de l’année précédente. Ce qui intrigue les élus… Mais selon lui, l’évaluation des compétences constitue la partie la moins intéressante de l’entretien. C’est l’appréciation globale au bas du document qui est importante. Enfin, il affirme que ce qui est demandé aux managers c’est de la cohérence. Une cohérence que les élus CGT ont du mal à saisir…
Point 8 : Emploi 7. Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine (CGT) Le poste de journaliste rédacteur à Bayonne est en cours d’attribution. Un poste d'assistant·e de locale est publié à Pau.
Prochaine instance de proximité le 2 juin 2026
Bordeaux, le 15 mai 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - mai 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports
Soyons ambitieux !
C’est devenu tendance de détester France Télévisions. Et ce n’est pas le nouveau casting de « L’Heure de vérité » qui va nous aider à redorer notre image bien amochée par la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public. Un constat : notre grande maison fait encore rêver. Ça fait chaud au cœur de voir tous ces confrères et consœurs qui lorgnent sur les pupitres de « L’heure de vérité » ! Eh bien ouvrons leur les portes du grand rendez-vous politique ! Invitons les talents de Radio France, du réseau France 3, des stations d’Outre-mer, de la PQR, du Monde, de L’Humanité, de Libération, de StreetPress, de Blast ou encore de Médiapart, sans oublier nos collègues de la rédaction nationale ! Il n’y a pas que les plumes du Figaro et les « fils et filles de » capables de poser des questions pertinentes aux candidats à la présidentielle de 2027 ! Et puisqu’il est de bon ton de se réformer, relevons le défi ! Osons changer tout ce qui ne tourne pas rond à France Télévisions, comme cette loi implacable du casting qui plombe nos antennes. Arrêtons avec cet entre soi, ces nominations par cooptation, pour quel résultat ? Une bande de potes qui commande des sujets sans queue ni tête. Exemples : les chaussettes personnalisées, le relooking de sa cuisine quand on est fauché, l’utilité d’avoir des poules, j’ai un arbre qui pousse devant mon balcon et qui m’empêche de voir la mer ! Trop de journalistes de la rédaction nationale ont mis leur cerveau sur pause, las de proposer des reportages qui finissent à la poubelle. Abordons enfin les sujets qui racontent des histoires de solidarité, de fraternité, d’excellence, d’innovation, arrêtons de monter les Français les uns contre les autres en entretenant la peur. Ouvrons nos rédactions à la diversité. Cessons d’afficher ces belles ambitions juste le jour de la conférence de presse de rentrée. Passons aux actes. Faisons venir dans les rédactions des journalistes issus des cités, de la ruralité, des zones périurbaines. Mettons de la couleur à l’antenne, sur les plateformes numériques et pas seulement sur franceinfo ou sur Télématin. Mettons de la diversité au 13h et au 20h ! Les Français attendent de nous du changement. Montrons-leur que nous en sommes capables. Prouvons-leur qu’ils ont eu raison de croire en nous toutes ces années. Redonnons-leur à voir un service public digne d’intérêt ! Ne ratons pas ce nouveau rendez-vous à l’heure du « Streaming First ». Retrouvons nos valeurs, celles qui nous ont fait choisir un jour de travailler sur le service public : la liberté d’expression dans le respect de l’autre, la laïcité, l’égalité, la fraternité. Soyons ambitieux !
Ce mois-ci dans la Gazette :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du jeudi 7 mai 2026 Membres de la DRH : Frédéric Debains, Aurore Gauvain, Laetitia Naciri. Membres de la Direction de l’information : Julien Duperray, Nicolas Marut, Romain Messy. Représentante de proximité CGT : Cécile Laronce.
Rédaction nationale
Les salariés de France Télévisions ont appris dans la presse qu’Eugénie Bastié fera partie du casting de l’émission politique « L’Heure de vérité ». La journaliste du « Figaro », chroniqueuse à « Europe 1 » et intervenante régulière sur « CNews », rejoint France 2 pour interviewer les candidats à la présidentielle 2027 avec Marc-Olivier Fogiel et Benjamin Duhamel. Suite à cette annonce, les élus veulent savoir si Eugénie Bastié fait partie de la rédaction ? Son ancrage à l’antenne estampillé droite extrême catholique sera-t-il contrebalancé par l’arrivée d’intervieweurs issus par exemple du journal « L’Humanité », pour avoir un panel d’opinion dans les émissions ? La direction opère-t-elle un changement de politique éditoriale ? La direction de l’information répond que ce dossier relève d’une autre direction. Ce manque de transparence est symptomatique d’une hiérarchie en roue libre, voire en panique, ne sachant plus à quel saint politique se vouer.
Les journalistes de plusieurs services de la rédaction nationale ont appris qu'ils seraient sollicités pour des remplacements ponctuels dans les bureaux de région de France 2. Cette nouvelle les a beaucoup surpris et inquiétés. De quels remplacements la direction parle-t-elle exactement ? De quelles durées ? Seront-ils obligatoires ou sur la base du volontariat ? Donneront-ils lieu à des primes ? A des frais de mission ? Les élus sont très surpris par cette annonce brutale qui ne tient aucun compte des situations particulières des salariés. Pas plus que de l'affectation stipulée sur leur contrat. Les remplacements envisagés modifieraient le rythme et la nature de leur travail ainsi que leur équilibre vie personnelle / vie professionnelle. France TV est contrainte à des économies importantes, mais elles ne se feront pas au détriment de la santé des salariés. La DRH met en avant un volet juridique : les contrats de travail des journalistes stipulent que pendant l’exécution de leur contrat de travail le contractant pourra être amené à effectuer des missions en France ou à l’étranger. Les bureaux des régions font partie de la rédaction nationale. Il n’existe aucun frein contractuel pour demander à des journalistes d’effectuer des missions en région. La direction de l’information ajoute que ce sera au cas par cas. On n’oblige personne à passer 3 jours dans un bureau si un journaliste ne peut pas partir 3 jours. Ça vise à faire des économies d’ETP (équivalent temps plein). Parmi les personnes sollicitées, le premier critère c’est la compétence. Être correspondant en région requiert une autonomie totale. Il faut être à l’aise en direct, savoir travailler en équipe décentralisée, faire des montages. L’idée est de demander ponctuellement à chaque service d’effectuer un remplacement de 3 à 5 jours pas plus. Si un journaliste veut faire un remplacement plus long c’est possible. Selon la direction, éditorialement parlant ce n’est pas inintéressant. Par exemple pour la CDD du service Culture envoyée 3 semaines à Poitiers, ça lui permet de développer de nouvelles compétences, de travailler en autonomie en bureau décentralisé. C’est une demande qui s’adresse principalement aux rédacteurs. Comme l’a indiqué un communiqué de la CGT de FTV (lire ici le communiqué 📎), les RP précisent que le remplacement des correspondants en région ne peut se faire que sur la base du volontariat, comme le stipule l’accord collectif de l’entreprise 3.12 (page 28). Frais de mission et déplacement : La mobilité géographique relève d’un choix du salarié. L’entreprise se porte garante du respect des dispositions légales encadrant les conditions d’exercice de la mobilité géographique. Les mobilités dites de mission pour renfort ou remplacement temporaire se font sur la base du volontariat.
Les correspondants de la rédaction nationale (F2) en région se plaignent à nouveau d’une surcharge de commandes, émanant pour l’essentiel de l’édition du 13h. Notamment le vendredi, une liste de « courses » pouvant aller jusqu’à une dizaine de sujets pour la semaine suivante, sans compter d’autres demandes qui arrivent par la suite. Cette surcharge est insupportable pour les équipes, nous l’avons déjà signalé à plusieurs reprises. L’édition et le service des régions peuvent-ils alléger cette charge mentale qui plombe les journalistes qui ne savent pas comment prioriser ? Peut-on revenir à un volume raisonnable de demandes ? La direction assure en avoir parlé avec l’édition et avec le service du bureau des régions. Il ne faut pas que des sujets tombent en rafale, sauf si c’est priorisé. On pourrait dire la même chose du 20h. Le directeur de la rédaction nationale admet que 10 reportages c’est beaucoup, deux ce n’est pas beaucoup. Il faut prioriser. Et il ne faut pas que ça repose toujours sur les mêmes bureaux. Il faut avoir 3 jours pour travailler sur un dossier hors news.
Les journalistes affectés au siège observent que leurs confrères et consœurs qui travaillent comme correspondants à l'étranger sont de plus en plus sollicités pour des tournages dans des pays éloignés de leur capitale d'affectation. Par exemple Bruxelles tourne à Oslo, Londres au Groenland. Pourtant, les vols depuis Paris vers Oslo ou Nuuk ne sont pas plus longs. Et les sujets traités relèvent parfois de spécialisations suivies par des journalistes à Paris (climat, industrie...). Comment la direction justifie-t-elle cette organisation de travail qui prive les rédacteurs et JRI du siège de missions intéressantes qui peuvent relever de leur expertise ? Ce choix est-il purement économique, car les bureaux à l’étranger font appel à des JRI monteurs ? Et comment la direction justifie-t-elle le choix de confier certains de ces reportages à des salariés extérieurs à France Télévisions (prestataires, auto-entrepreneurs) ? La direction assume ses choix. Ce n’est pas qu’économique. C’est le correspondant à l’étranger qui propose des missions. Oui la sphère des bureaux ne s’arrête pas aux frontières du pays d’affectation.
Plusieurs journalistes de France Télévisions ont été arrêtés et maltraités par la police aux Émirats lors d’un reportage sur la guerre en Iran. Comment ont-ils été accompagnés à leur retour à Paris ? Ont-ils bénéficié d’un suivi médical et psychologique ? La direction explique qu’ils ont pris attache avec la cellule dédiée. Chacun a ouvert un dossier. Certains ont préféré consulter un professionnel de santé qui ne relève pas du dispositif proposé par France Télévisions. Il n’y a pas d’alerte spécifique sur l’état de santé de ces journalistes.
La direction compte-t-elle agir et respecter ses engagements de reclassement des salariés en détresse de ICI qui ont vu leur JT disparaître le 26 janvier dernier ? Pendant un an les salariés ont attendu des réponses en vain… Aujourd’hui des salariés sont promenés de poste en poste, de test en test, avec des formations au fil de l’eau… Au total des mois de stress. Depuis le 26 janvier, toujours pas de propositions constructives, aucune affectation, aucun avenant signé, envers quatre 4 salariés de ICI qui pourtant redoublent d’efforts et montrent leur bonne volonté. Les salariés ont le sentiment de ne pas exister car ils ne figurent sur aucun planning. Ils ne peuvent rien projeter. Leur vie privée est impactée. Une salariée parle de déqualification « je fais le même travail qu’à mes débuts à France Télévisions. Je suis dégoûtée. » Mais que fait la DRH ? Les RP attendent des résultats concrets dans le respect des personnes. La déqualification n’est pas une option. Qui va enfin prendre en main sérieusement ce dossier et répondre au mieux aux demandes des salariés qui ne demandent qu’à travailler ? La direction assure qu’elle travaille en permanence sur ces dossiers. Aujourd’hui sur 11 salariés, il reste selon elle 3 situations à régler :
Les RP insistent sur la nécessité de donner à ces salariés la possibilité d’évoluer professionnellement. La déqualification ne doit pas exister.
Mais quelle mouche a piqué le rédacteur en chef du 20h le mercredi 15 avril ? Hurlements, hystérie, c’est ce que dit avoir subi une documentaliste de la photothèque encore traumatisée par cet échange unilatéral. Ce soir-là Jordan Bardella était l’invité du 20h. Les documentalistes de la photothèque devaient fournir des illustrations pour habiller le plateau. Un travail d’équipe réalisé consciencieusement mais visiblement pas au goût du rédacteur en chef qui a décroché son téléphone pour le faire savoir. La documentaliste qui a répondu à l’appel en a pris pour son grade, sans aucune retenue de la part du chef dans un déchaînement de violences verbales. Selon lui les photos mises dans le Media flow étaient nulles alors que ces photos avaient été validées par le réalisateur du 20h. Au milieu du flot ininterrompu de reproches la documentaliste n’a pas réussi à dire un seul mot. Résultat, elle n’en dort plus et vient travailler avec la peur de revivre cette relation difficile avec ce rédacteur en chef dont les exigences sont formulées de façon inappropriée. Les RP rappellent la nécessité demandée en atelier DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), d’organiser au plus vite avec tous les services et éditions une réunion avec les documentalistes pour apprendre à leur parler avec respect. Ils demandent un recadrage ferme du rédacteur en chef dont l’attitude est inacceptable afin que cette situation ne se répète pas. A noter : le 27 mars, lors d’une réunion de travail entre la direction et des documentalistes représentant le collectif, la direction a pris cet engagement : « Travailler avec la direction de l’information pour améliorer le comportement des journalistes vis-à-vis des collaborateurs de la médiathèque, lors de leurs demandes de recherche. » Le résultat est loin d’être probant ! L’obligation légale de sécurité des salariés ne semble pas être un concept acquis. La direction en a parlé avec le rédacteur en chef qui dit avoir exprimé son mécontentement de manière ferme mais professionnelle. La direction lui a expliqué qu’on peut être exigeant mais dans le respect quand on a des échanges avec différents salariés. Après consultation avec la cheffe des documentalistes, l’idée c’est d’avoir un cadre pour les documentalistes et l’édition pour le choix des photos.
Au service société, selon l’accord collectif, c’est interdit mais la cheffe persiste et signe dans une ambiance devenue délétère. Les salariées qui se sont vu refuser leurs vacances à Noël 2025 se voient une nouvelle fois refuser leurs vacances d’été 2026. Quatre femmes seniors force de proposition dans le service, privées de vacances au mois d’août : quatre semaines réduites à deux, ou trois semaines réduites à une. La cheffe fait fi de l’accord collectif qui prévoit : « Les salariés à qui il aurait été refusé une demande de congés seront prioritaires lors des demandes suivantes. » (Accord collectif 3.8.3 Conditions de prise de congés, p.211). Ces mêmes managers qui refusent les vacances en ne respectant pas l’accord collectif, s’octroient généreusement toutes les vacances scolaires. À la suite de cette décision, les RP dénoncent un non-respect de l’accord d’entreprise, une injustice organisationnelle et une détérioration des relations interpersonnelles au service société. Un bel exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire, ou comment décourager les bonnes volontés. La direction rappelle que la planification des dates de congé des journalistes relève de la responsabilité de l’employeur de manière à préserver le fonctionnement normal des services. Elle tend à préserver le bon fonctionnement du service en tenant compte de la situation de famille. La direction doit s’assurer de l’équité entre chaque journaliste des services concernés quant à la détermination de la prise de congés. La direction reconnaît une maladresse de la part de la cheffe de service qui a refusé par mail les vacances de ses salariés la veille de sa prise de congés.
Qui appeler en cas de problème lors d’une liquidation de frais de mission ? C’est le flou total. Merci d’identifier un référent pour les personnes ayant besoin d’un renseignement pour remplir correctement les frais. La direction affirme que le service « comptable missions » peut apporter des réponses aux salariés pour réaliser leurs notes de frais. Les demandes doivent être adressées par mail à l’adresse suivante :
Les personnes n’ayant pas la carte Corporate se retrouvent encore trop souvent dans le rouge bancaire à cause des délais de remboursement. C’est inacceptable, notamment pour les jeunes journalistes et PTA. Les représentants syndicaux aimeraient que ces délais soient raccourcis. Peut-être avec une deadline à 2 semaines pour ceux qui n’ont pas la carte Corporate. Y a-t-il un moyen par exemple d’intégrer à Concur un petit signe distinctif pour le remboursement des frais des personnels précaires ? La direction répète que la carte Corporate est la solution proposée à tous les salariés permanents qui peuvent faire le choix de ne pas y souscrire. L’ensemble des personnels non permanents est éligible aux avances de frais au moment de la création de l’ordre de mission (les virements ont lieu les mardi et jeudi). Selon la direction les délais de remboursement sont notoirement courts entre la validation de la note de frais et le paiement. Il est toujours possible de demander au chef de service une prise en compte rapide de la note de frais.
franceinfo TV
Le service programmation de franceinfo TV nous signale qu’il y a désormais une limite de 2 invités par demi-heure d’antenne et que les taxis sont limités à 35 euros maximum par course. Les salariés de ce service indiquent qu’ils ne peuvent donc pas faire venir des experts qui seraient situés plus loin que le 13e arrondissement côté Est, avec des limites similaires côté Ouest. Cette restriction vient à nouveau pénaliser franceinfo TV par rapport aux autres chaînes d’information en continu, qui en plus de ne pas limiter les courses de taxi paient souvent leurs experts pour qu’ils viennent en plateau. La direction assure qu’on ne limite pas le nombre d’invités à 2 par demi-heure d’antenne, mais depuis le 15 avril on fonctionne différemment pour limiter les frais de taxi. Quand on traite un thème on a l’anchorman et quatre personnes en plateau dont un de nos spécialistes salarié de FTV. La direction souhaiterait qu’un invité sur trois soit interviewé en QuickLink (visio) pour des raisons budgétaires. Après 3 semaines d’application des nouvelles règles on a déjà 33 % de frais de taxi en moins. On demande aux invités politiques de l’Assemblée ou du Sénat de payer leurs frais de taxi car ils ont une enveloppe parlementaire. On préfère garder le budget pour envoyer des équipes à l’international. C’est donc la raison pour laquelle on a voulu mettre en place cette règle, sachant qu’un QuickLink ne dégrade absolument pas l’antenne. « Cela permet de cristalliser un moment avec un invité ». Cela oblige aussi à être plus anglé avec un invité et depuis le Covid c’est accepté. Sur franceinfo 50 invités passent chaque jour à l’antenne. Après 3 semaines de changement on a 33 % de frais de taxi en moins. On a observé que certains invités qui assurent 20 mn d’antenne coûtent 250 euros en frais de taxi, car ils habitent à l’autre bout de l’Ile-de-France. franceinfo s’autorise à payer 80 euros aller-retour pour 80 % des invités. Et pour les 20 % d’invités qui dépassent ce montant, on va désormais le faire en visio ou demander aux invités de venir par leurs propres moyens. Au besoin on peut leur fournir une entrée parking. Les RP s’interrogent : la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public est-elle à l’origine de cette nouvelle politique en matière de taxi ? La direction répond qu’elle n’a pas attendu la commission d’enquête pour comprendre que ces frais étaient problématiques. Par ailleurs il faut savoir que 60 % des frais de taxi concernent les salariés. Les RP demandent si d’autres économies sont envisagées. La direction dit réfléchir à limiter les frais de production externe.
franceinfo TV a longtemps été une rédaction qui avait bonne réputation au sein de France Télévisions. On en parlait comme d’une rédaction exempte de toute violence verbale et où l’esprit d’équipe régnait. Sous la précédente direction de l’information, de nouveaux chefs issus de France 2 sont arrivés sur la 16, et y ont importé leurs méthodes de management toxique. Des reporters de terrain, des deskeurs et des chroniqueurs se font maltraiter dans leur quotidien. Cette maltraitance est protéiforme. Elle peut intervenir via un sms pour dégager un chroniqueur de l’antenne, elle peut se manifester lors d’un entretien annuel avec un flot de reproches, elle peut se traduire dans l’iniquité de l’organisation du planning des deskeurs ou des infographistes, ou lors des missions sur le terrain quand le directeur de la rédaction appelle lui-même les journalistes pour les tancer juste avant des directs. La violence et l’iniquité de traitement sur franceinfo n’a que trop duré. La direction compte-t-elle en finir avec le mangement toxique sur franceinfo pour se concentrer sur l’essentiel : l’éditorial ? La direction est formelle, elle n’a constaté aucun management toxique. S’il existait il serait combattu, cela ne doit pas exister. Le directeur de la chaîne affirme ne pas avoir observé de comportements toxiques ; par ailleurs il estime qu’il ne faut pas s’empêcher de dire à quelqu’un « je pense que tu peux t’améliorer sur tel point », refuser de dire les choses ça ne permet pas aux professionnels de progresser. La direction fait remarquer qu’elle souhaite que les rédacteurs en chef communiquent davantage avec les rédacteurs envoyés sur le terrain. Le reporter sur un terrain doit rester en lien avec le débat organisé autour de la table. Il faut que son intervention soit dynamique pour intervenir sur le plateau. Les RP font remarquer que les plateaux qui s’éternisent sont difficilement réalisables sur certains terrains : au Qatar quand il fait 40° ou en Ukraine sur les zones de guerre, ou juste à cause du froid. Le déni de la réalité de la direction n’est pas acceptable. La parole des salariés ne doit pas être balayée d’un revers de main, sous peine de voir la situation exploser.
Sous la précédente direction de l’information de nouvelles têtes ont fait leur apparition sur franceinfo et ont commencé à distiller leurs opinions politiques à l’antenne, assorties de moultes dérapages (on se souvient par exemple du débat autour de la Gaza Riviera). Récemment, l’une des éditorialistes politiques de franceinfo vient de déclencher les foudres de l’Arcom pour une interview menée sur France Inter en novembre 2025. Conséquence : l’Arcom a publié une mise en demeure contre France TV et France Inter estimant que cette interview n’avait pas « fait preuve d’honnêteté et de rigueur » et que le correctif apporté la semaine suivante n’était pas suffisant. La direction a-t-elle prévu de changer le casting des éditorialistes et présentateurs qui par leurs propos et dérapages ont entaché la crédibilité de la 16 ? La direction affirme que les choses sont claires parce qu’elles sont traçables. A la suite de cette mise en demeure, qui n’est pas un moment agréable, le directeur de l’information, Philippe Corbé, a envoyé un mail à tous les salariés qui rappelle l’obligation de respect de la charte du rectificatif. Il a aussi insisté sur le niveau d’exigence éditoriale attendu de toutes les personnes qui interviennent à l’antenne. Les règles sont rappelées. Les RP font remarquer que certaines personnes par leurs propos nuisent à l’image de l’antenne. Les téléspectateurs et les internautes n’oublient pas ces dérives.
Il nous a été signalé que de jeunes JRI CDD seraient « volontaires » pour transporter des DMNG (TVU, Aviwest, etc.) sur le dos, afin de pouvoir transmettre en direct ou en différé tous les potentiels « Breaking News ». En cette période de révision des DUERP, les RP souhaiteraient que soit rappelé les conditions d’exploitation de ces systèmes pour lesquels il existe une notice d’utilisation, notice normalement présente dans le sac de transport qui n’est, à priori, pas prévu pour être « à dos ». Ces appareils ne doivent pas être portés près du corps lorsqu’ils sont en fonctionnement, en raison des ondes émises. La direction confirme qu’une notice d’utilisation est disponible dans le sac de transport. Ce sont des préconisations car rien n’interdit de mettre le TVU pack dans le dos. Mais rien ne l’oblige non plus. Les RP mettent en garde sur l’utilisation débridée de ce dispositif. Certains directs peuvent durer 7h avec un moovex. Le TVU chauffe. Ils demandent qu’il soit inscrit dans le DUERP que le journaliste doit travailler à une distance raisonnable de l’objet. Si dans 10 ans on se rend compte qu’il y a des impacts médicaux, la réponse de la direction pourra être mise en cause. Les RP insistent pour que la direction rappelle les conditions d’utilisation de ces systèmes, il en va de la santé des utilisateurs. La direction oublie de rappeler la fin de la note de sécurité : « Comme tout système électronique, par principe de précaution, éviter d’utiliser le DMNG en contact direct de la tête, en contact du ventre des femmes enceintes, par les porteurs de dispositifs médicaux implantés et de suivre les recommandations du fournisseur. En cas de particularités médicales, il est recommandé de s’adresser au médecin du travail ». La CGT a recensé 5 déclarations d’accident du travail après un usage non conforme du DMNG, qui n’est pas exceptionnelle. Exemple : le chef d’un JRI statutaire a exigé qu’il lui fasse un écrit expliquant qu’il ne voulait pas porter le TVU dans le dos pendant un direct. Le JRI a obtempéré et a tourné pendant 7 heures des images qui n’ont jamais été diffusées.
Le rôle des rédacteurs en chef jour de franceinfo est censé être central : assurer la continuité éditoriale, arbitrer en temps réel et être un point d’appui pour les équipes. Or, dans les faits, ce rôle n’est aujourd’hui ni pleinement assumé ni réellement opérationnel. Les équipes constatent des difficultés récurrentes à obtenir une réponse, y compris dans des situations urgentes ou dangereuses quand un retour rapide est vital. Sur le terrain parfois dans des situations sensibles, ils sollicitent un arbitrage, une validation. Et trop souvent : aucune réponse, ou des réponses hors délai. À cela s’ajoute un manque de coordination avec les différentes éditions de la journée avec au final des demandes redondantes qui compliquent encore leur travail. Les journalistes de terrain et les journalistes au siège font donc le même constat. La direction ne partage pas ce constat et affirme que les rédacteurs en chef jour ne sont certes pas joignables tout le temps mais ils passent de longues journées à FTV. Il y a 25 rédacteurs en chef jour pour chapeauter toutes les tranches programmées chaque semaine. Ils portent le titre de directeur éditorial, et à ce titre ils ont une vision d’ensemble. Certains appels devraient être arbitrés en dessous. Ils animent entre 40 et 45 groupes WhatsApp (un groupe par tranche) et reçoivent entre 300 et 400 messages WhatsApp par jour. La direction dit qu’en cas de besoin il faut se tourner vers le rédacteur en chef tranche. Les RP font remarquer que personne n’arbitre en dessous des rédacteurs en chef jour. Ce n’est pas fluide. Parfois les équipes sont appelées sur le terrain 30 mn avant le direct, ou à la dernière minute. Parfois c’est le contraire, tu es sur le terrain et tout le monde t’oublie ! Ou on te fait répéter le même papier inlassablement sans le faire évoluer de 10h à 19h. Quand les équipes commencent à 7h et qu’on les appelle à 23h pour faire un direct c’est que la communication ne fonctionne pas entre les rédacteurs en chef. Les rédacteurs en chef de tranche ne sont parfois pas au courant de ces amplitudes. Alors que sur BFM il y a deux équipes pour la journée. Le comble : à franceinfo, pour 6 journalistes sur le terrain il y a une quarantaine d’encadrants. Cherchez l’erreur !
Les RP remarquent depuis plusieurs mois que le port des lunettes Meta par un encadrant reste problématique pour les salariés qui ne se sentent pas en sécurité. La direction a-t-elle fait un rappel des règles à l’encadrant concernant la captation, l’enregistrement et la diffusion d’images/sons au sein de l’entreprise ? La direction a-t-elle informé les salariés de la prise en compte de leurs inquiétudes ? Par exemple en leur exposant les règles, les sanctions encourues en cas de non-respect des règles, et la procédure pour dénoncer un manquement ? Mais également en organisant une réunion de service dans laquelle l’encadrant aurait expliqué l’usage de ses lunettes, la conformité du témoin lumineux, et son engagement à respecter les règles ? Également pour qu’il entende les inquiétudes de ses collègues et y réponde ? De manière plus large, où en est la direction sur l’encadrement de l’usage de ce type de dispositifs connectés ? La direction remarque que les RP évoquent une personne en particulier, mais qu’il se peut que d’autres salariés portent ces lunettes connectées au sein de l’entreprise. Le rédacteur en chef qui porte ces lunettes de vue a été reçu en février dernier, et on lui a expliqué que c’est interdit de les utiliser pour enregistrer. Le sujet est bien remonté à la direction RGPD (règlement général sur la protection des données) et à la direction juridique pour prendre des dispositions pour encadrer le port de lunettes de vue connectées. La direction réfléchit à intégrer un article dans le règlement intérieur de l’entreprise ou une note de service.
La direction travaille à un nouveau plateau pour marquer les 10 ans de franceinfo TV et impulser une nouvelle dynamique. Se pose la question du déplacement des rédacteurs qui assureront les hubs (équivalent « barco ») et des chroniqueurs en plateau. Typiquement, ces journalistes peuvent faire 2, voire 3 ou 4 allers-retours entre le plateau et leur bureau en fonction des besoins des tranches d’information. Comment s’assurer qu’ils puissent retourner à leur bureau suffisamment rapidement pour mettre à jour leurs chroniques et hubs ? Auront-ils des postes de travail proche du plateau ? La direction a prévu dans la nouvelle configuration une salle de rédaction pour les équipes news avec PC et imprimante à côté de la régie transitoire. Il y aura aussi un poste hub à l’étage à côté de la régie. Par ailleurs, tous les deskeurs seront installés au 3e. Il est prévu que toutes les équipes des JT et des tranches qui travaillent actuellement au 4e étage s’installent au 3e pour communiquer de manière plus fluide. Sur le nouveau plateau le hub sera plus intégré au décor du plateau, mais sans nouvelle technologie donc il ne sera pas nécessaire de former les salariés.
DRM
Une nouvelle permanence est apparue, celle du PAT de 11h à l’Assemblée nationale. En effet, les moyens de direct du jour, 5 par jour pour toutes les éditions et toutes les chaînes, sont utilisés sur cette prestation pour enregistrer des éléments (images et sonores) comme le fait l’équipe du jour constituée d’un rédacteur, d’un JRI et d’un chef OPS pour les éditions du 13h et 20h. La majorité de ces éléments, voire la totalité, ne sont pas diffusés en direct. D’ailleurs ces directs demandés par la rédaction en chef jour de franceinfo TV, n’ont pour la plupart du temps jamais lieu, ou si peu. Nous nous trouvons là face à une confusion des métiers et des missions. Les RP souhaiteraient que la direction précise l’utilisation de ces moyens de direct jour, ainsi que les périmètres du métier de chacun, JRI et chef OPV. La direction de l’information de franceinfo explique que ces moyens sont déployés les mardi et mercredi lors des activités parlementaires pour couvrir deux lieux distincts : la salle des Pas perdus et les 4 colonnes. Il est impossible de demander à une équipe complète de couvrir en même temps les deux salles. Les RP précisent qu’il y a une équipe Vidéo Mobile et une autre constituée de journalistes et OPS à l’Assemblée nationale. Les chefs OPV se retrouvent mobilisés de 11h à 19h à la VM. Ils sont présents pour toutes les chaînes et pas que pour FTV. La VM devrait arriver à 14h30. Les RP soulignent que le travail des salariés de la VM n’est pas de faire des sonores, mais d’assurer des directs. La VM est placée dans la salle des Pas perdus. La séance commence à 15h et non pas à 11h. la plage horaire est questionnée et le côté éditorial aussi. On ne peut pas demander à la VM de déployer plus de forces. La direction de l’information tient compte de ces précisions, va réfléchir et apportera sa réponse.
Les salariés du mixage signalent qu’il y a encore trop d’embouteillages en mixage qui pourraient être évités si les sujets étaient validés suffisamment tôt. Certains sujets chauds imposent évidemment d’être validés le plus tard possible, mais les salariés du mixage indiquent que des sujets relativement froids sont très régulièrement validés à la dernière minute « par habitude ». Peut-on revoir cette habitude qui pèse sur la qualité du mixage ? La direction de l’information travaille sur ce dossier. Un rappel va être fait à destination des monteurs avec le responsable d’exploitation du montage. Il faut mixer plus tôt. Il y a une quatrième salle où l’Œil du 20h va régulièrement. Dans l’idéal, un écran conducteur pourrait être affiché dans le couloir.
DRH
Un rapport du cabinet indépendant CEDAET, mandaté en février 2025 pour « risque grave » par le Comité Social et Économique (CSE) du Siège de France Télévisions, a dressé un bilan très inquiétant de l’organisation du travail au sein de la rédaction du groupe. Ce rapport pointe notamment des discriminations, maltraitances managériales, souffrances répétées et placardisations parmi les salariés, avec des témoignages de souffrances au travail. Les experts ont même rencontré des obstacles pour mener leur audit, signe d’une ambiance délétère. Récemment, le directeur de la rédaction nationale de France Télévisions a été pointé du doigt : il aurait humilié en conférence critique un journaliste. Lors du dernier CSE Siège, Philippe Corbé, Frédéric Debains (RH) et Julien Duperray ont tenté de désamorcer les critiques. À ce jour, aucune mesure disciplinaire n’a été annoncée contre le directeur de la rédaction nationale de France Télévisions. La question reste : bénéficiera-t-il d’un traitement de faveur, ou pourra-t-il être sanctionné comme tout salarié ? Le DRH affirme que tout salarié, qu’il soit directeur ou pas, est susceptible d’être sanctionné s’il commet une faute. En l’espèce, le salarié a repris le travail et a été reçu par le DRH de l’information. Le salarié dit avoir été arrêté pour un problème de santé qui n’a rien à voir avec le stress. Il dit qu’on ne lui a pas crié dessus, qu’on ne lui a pas mal parlé et il ne s’est pas senti humilié. Il veut qu’aucun lien ne soit fait entre les remarques qui lui ont été faites et son problème de santé. Le directeur de la rédaction visé par cette question revient sur l’épisode survenu en debriefing du 13h. Il dit qu’il commentait l’absence de sujet à l’antenne suite à l’annonce du décès d’Isabelle Mergault annoncé 10 mn avant le début du JT. Il reconnaît qu’il a été assez ferme, sans un mot plus haut que l’autre et avoir estimé qu’on n’avait pas rempli notre mission. Il dit n’avoir jamais parlé à ce journaliste en particulier au moment du débriefing. Selon lui, les services doivent être en capacité de sortir un sujet même lorsqu’il est commandé à 12h50. Les RP souhaitent savoir si le service Culture est encore en charge des nécrologies, car pour le décès de Nathalie Baye c’est le pool qui a été missionné. La direction assure que le jour du décès de Nathalie Baye, le service Culture n’avait aucun journaliste de disponible. Donc oui le service Culture continuera de fabriquer les nécrologies des artistes et pourra être aidé par les autres services de la rédaction en cas d’urgence. Par ailleurs, les documentalistes ont fourni à la direction une liste de sites où l’on peut facilement trouver des archives de films. En cas de décès d’un artiste, donc à titre exceptionnel, cela permet de récupérer des images sans payer de droits excessifs. C’est précieux.
L’une des 3 médecins du travail est sur le départ. Sera-t-elle remplacée ? Quelle est la procédure de recrutement pour un tel poste ? Selon la direction cette question ne relève pas du périmètre de l’information. Le service médical dépend de la DSQVT (Direction de la Santé et de la Qualité de Vie au Travail, rattachée à la DRH). L’organisation transitoire les différents services est répartie entre les deux médecins restantes. Le remplacement du poste n’est pas acté. Les RP soulignent que la charge de travail est importante, confirmé par les médecins elles-mêmes.
La pyramide des âges de France TV est claire : elle ne cesse de grimper. Les salariés sont donc de plus en plus souvent confrontés à des questions de soutien familial envers leurs parents. Cela passe notamment par des accompagnements à l'hôpital ou chez le médecin. Un salarié a récemment dû solliciter à 2 reprises un certificat médical attestant de sa présence obligatoire auprès de son parent lors de soins ! Tout cela parce que le médecin n'avait pas recopié les mots exacts exigés par France Télévisions : « l’état de santé de la personne nécessite la présence indispensable du salarié à son chevet ». L'accord d'entreprise n'en fait aucunement mention. En page 210, à propos des congés pour événements familiaux, il stipule que les journalistes ont droit à 6 jours annuels en cas de maladie d'un ascendant au 1er degré « sur justificatifs ». Sur quelles bases juridiques précises s’appuie la direction pour exiger cette formulation type sur les certificats médicaux à produire pour les aidants ? La direction explique que c’est le réglementaire RH qui fixe les modalités d’application de ce droit. En l’espèce, celui-ci précise : « En cas de maladie d’un enfant à charge, du conjoint ou de la personne avec laquelle le salarié est pacsé ou vit maritalement ou d’un ascendant au premier degré, le nombre total de jours d’absence pouvant être accordé sur justificatif médical (l‘attestation médicale précisant que l’état de santé de la personne nécessite la présence indispensable du salarié à son chevet, sauf en cas d’hospitalisation auquel cas le seul certificat d’hospitalisation suffit), le réglementaire RH de FTV prévoit que le nombre de jours pouvant vous être accordé est de 6 jours par année civile quel que soit le membre de la famille qui est malade au cours de la même année. »
Des journalistes demandent régulièrement à prendre leurs RTT salarié sous forme de journée complète ou de demi-journée. Or ces droits à absence semblent devenir problématiques. Certains responsables évoquent des « nécessités de service » pour les refuser. Pourtant, l'accord d'entreprise est clair. Nulle part il n'est fait mention d'une obligation de déposer des journées complètes. L'article 3.1.1 de l’accord collectif stipule d'ailleurs : « les jours travaillés peuvent être décomptés en demi-journées ou journées. Ce décompte fait l’objet de l’établissement d’un document récapitulant sur l’année le nombre et la date des demi-journées ou journées travaillées ainsi que le nombre, la date et la nature des jours de repos pris par chaque journaliste. » La direction peut-elle rappeler ce point à tous les chefs de service afin d'apaiser des relations déjà très tendues à la rédaction nationale, comme en a témoigné le récent rapport Cedaet et les représentants du personnel ? La direction clarifie : Oui la pose est bien possible par demi-journée, que ce soit pour les journalistes au forfait jour ou pour ceux au décompte horaire. Ce rappel pourra être fait aux chefs de service.
Les salariés précédemment suivis par un psychologue du travail au siège de FTV se retrouvent aujourd’hui sans solution adaptée. En effet, le siège ne propose plus de psychologue en présentiel, mais uniquement une plateforme anonyme, sans contact humain direct. Or, certains salariés confrontés à un management brutal et une pression constante des résultats ont besoin d’un accompagnement physique régulier. Le rapport Cedaet, commandé par le CSE, atteste de cette situation. Les salariés ayant bénéficié d’un suivi psychologique au siège peuvent-ils exiger la réinstauration de ce dispositif ? La qualité de l’accompagnement psychologique ne saurait se réduire à un simple appel via une plateforme. Sommes-nous en train d’assister à une uberisation du soutien psychologique au travail ? La Direction se veut rassurante. Elle explique que depuis le 1er janvier 2026 Qualisocial est le nouveau prestataire de psychologues du travail au sein de FTV, prenant la suite d’ACCA. Ce dispositif est à destination de tous les salariés de l’entreprise (CDI, CDD, alternants). Deux services sont proposés :
L’accès est évidemment gratuit et la confidentialité est garantie. La direction table sur un accompagnement de 5 séances par salarié en demande, la réalité se limite plutôt à 3. En janvier les psychologues d’ACCA ont fait la transmission des dossiers à Qualisocial, après accord des salariés concernés. La direction assure que les salariés peuvent à tout moment prendre rendez-vous avec un psychologue pour un entretien en visio. Ils pourront choisir le psychologue en fonction de sa spécialité. La direction recommande de ne pas attendre la présence du psychologue sur site le mercredi pour consulter. Les élus le répètent, la direction a beau prétendre qu’il s’agit d’accompagner au mieux les équipes, c’est surtout un moyen d’externaliser ses responsabilités légales de préservation de la santé des salariés !
Une salariée, bien que cycliste de longue date et conductrice de deux-roues avant cela, est tombée dans la descente. Outre ses blessures physiques, elle a eu des dommages sur son vélo, notamment le petit écran à cristaux liquide de son vélo électrique. Cela lui a coûté 70 euros. La direction peut-elle prendre en charge le remboursement sachant que la franchise de son assurance individuelle rend impossible ce remboursement ? La direction répond que la demande de remboursement est à l’étude.
Vos élus Représentants de proximité :
Paris, le 13 mai 2026
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Audiovisuel public : 35 journalistes saisissent les prud’hommes, avec le SNJ et le SNJ-CGT
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Audiovisuel public : 35 journalistes saisissent les prud’hommes, avec le SNJ et le SNJ-CGT
Le service public se doit d'être exemplaire, mais Radio France et France Télévisions l'ont oublié. Depuis 2019, elles font appel à un sous-traitant, l'agence de presse Edenpress, pour employer à travers elle 48 journalistes en CDDU, en se souciant très peu de l'aspect social de cette démarche que nous avons dénoncée depuis le départ. Dans le cadre du rapprochement imposé par la tutelle, les deux sociétés de l'audiovisuel public ont décidé de diffuser sur France 3 les matinales du réseau de radios locales France Bleu, devenu ICI. Les journalistes « éditrices et éditeurs visuels » choisissent les images d’illustration, rédigent les bandeaux et titres et réalisent le flux vidéo retransmis en direct sur France 3. Ces journalistes répondent aux consignes des deux sociétés de l'audiovisuel public, ils et elles travaillent dans les locaux des radios locales, utilisent les outils que ces deux sociétés leur fournissent, et le fruit de leur travail est diffusé par elles. Les seules choses qu'elles ne fournissent pas, ce sont les contrats de travail et les salaires des journalistes. Très pratique, en effet, de passer par une société tierce pour s'exonérer de tous les accords existants en interne ! Et ainsi employer des journalistes à moindre coût, sans prime de nuit ou panier repas, au chômage l'été, et, chaque année, avec l'incertitude de ne pas voir les contrats reconduits. C'est justement ce qui vient de se passer. Sous la pression (budgétaire) de France Télévisions, Radio France a décidé de ne pas relancer d'appel d'offres pour l'édition visuelle. Tous les journalistes « éditrices et éditeurs visuels » perdront leur travail dans un mois, en juin, à la fin de la saison radio. 35 de ces journalistes ont décidé de poursuivre en justice les trois sociétés, leur employeur de papier Edenpress, et leurs deux employeurs réels, Radio France et France Télévisions, pour demander leur requalification en CDI. Les deux principaux syndicats de journalistes, SNJ et le SNJ-CGT, se sont portés à leur côté dans ces procédures. En effet, le montage juridique convenu entre les trois sociétés constitue un délit de marchandage par prêt de main d'œuvre illicite. La jurisprudence est claire en la matière, depuis la condamnation en justice de BFM-TV et de l'agence de presse AIMV. Par ailleurs, cette procédure vise à rappeler un fait simple inscrit dans la loi : un contrat CDD ne doit pas pourvoir durablement à un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. À la rentrée de septembre, Radio France et France Télévisions vont continuer la diffusion des matinales radios à la télé. Cette activité durable, organisée et prévisible, doit être assurée par des salariées et salariés en contrat à durée indéterminée. Les syndicats SNJ et le SNJ-CGT apportent une nouvelle fois tout leur soutien aux journalistes « éditrices et éditeurs visuels » et comptent bien mener le combat contre ce montage qui porte préjudice à toute la profession.
Paris, le 12 mai 2026
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Pour une poignée d’UCC… Duel à Nantes entre les TEVA et la direction.
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À Nantes, alors que les techniciens vidéos pensaient en avoir fini avec la question de l’UCC infographie, la direction dégaine à nouveau. Retour en arrière… Il y a plus d’un an, les Techniciens d’Exploitation Vidéo et Audiovisuelle d’ICI Pays de la Loire se sont mobilisés afin que leur droit soit respecté et que tous les membres du service puissent obtenir l’UCC infographie au forfait. Il s'agit d'une obligation selon l'accord signé en 2021 qui mettait en place les règles en matière de compétences complémentaires pour les techniciens. À Nantes, pourtant, la direction s'est toujours crue au-dessus de ces obligations. Jusqu'en avril 2025, trois des six techniciens vidéo du service ne touchaient pas la prime pour la réalisation d'infographies. Pourtant, chaque jour, les techniciens affectés à la "palette" voient arriver des demandes non chartées, non anticipées, nécessitant de véritables compétences d'infographie. Pendant plus de 4 ans, poussés par le sens des responsabilités et leur professionnalisme, les techniciens vidéos nantais continuaient à répondre aux demandes d’infographies alors que la moitié d'entre eux ne touchaient pas la prime. Une situation d'inégalité scandaleuse, d'autant que les TEVA nantais ont découvert en janvier 2025, lors d'une réunion de négociation avec la direction du réseau de France 3, que leur situation était devenue une monnaie d'échange, pour mettre la pression sur les syndicats. La direction du réseau expliquant en effet qu'ils n'accorderaient plus d'UCC... car les négociations sur les nouveaux métiers n’avaient pas abouti ! Ce n'est qu'en menaçant d’arrêter la production d'infographies que les techniciens vidéo nantais ont obtenu le "privilège" de passer devant un jury pour "valider" leur compétence, et obtenir l'application partielle de l'accord de 2021. Partielle, car la direction a refusé de forfaitiser le paiement des infographies, pourtant prévu dans cet accord, imposant la prime "à l'acte". Jusqu’en ce début d’année 2026, avec l'arrivée du troisième avenant sur les UCC. Les vidéos apprennent qu’ils sont tous susceptibles de passer au forfait. Enfin ! Les accords vont être respectés. Mais c’était sans compter la mesquinerie de la direction : elle annonce aux TEVA qu’ils vont devoir rembourser un “trop perçu” depuis le mois d’avril 2025. « Trop perçu » induit par une grossière erreur du service RH, qui renvoie la balle au service Paie, expliquant que le plafond des doubles UCC n'a pas été respecté. Dès le mois d'avril 2025, les techniciens vidéo nantais ont donc vu leur salaire ponctionné du fameux « trop perçu ». Une promptitude qu'on ne connaissait pas à la direction du réseau. Cette histoire est loin d'être finie, les techniciens vidéo nantais contestent ce soi-disant « trop perçu ». La direction ne saurait aujourd'hui se prévaloir de son propre manquement à l'accord pour en faire supporter les conséquences financières aux salariés. Au-delà de l’aspect financier, il s’en dégage encore un manque de considération envers eux. Pour éviter d'arriver à une nouvelle situation de blocage concernant la pratique de l'infographie dans l'antenne de Nantes, SUD, la CGT et FO revendiquent donc :
Nantes, le 12 mai 2026
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Communiqué de la CGTR
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Vie chère dans les Outre-mer :LA CGTR EXIGE DES MESURES IMMEDIATES POUR LES TRAVAILLEURS REUNIONNAIS
La CGTR a participé, le 29 avril 2026 au siège de la CGT à Montreuil, à une conférence de presse consacrée à la vie chère dans les territoires d’Outre-mer, aux côtés de Sophie BINET, Secrétaire Générale de la CGT, ainsi que des organisations CGT de Mayotte et de Martinique. Cette initiative s’inscrit dans une démarche commune des organisations CGT des pays d’Outre-mer. Malgré des réalités différentes selon les territoires, un même constat s’impose : la vie chère n’est pas un accident, c’est un système. À La Réunion, cette vie chère ne se limite pas au panier alimentaire. Elle touche les salaires, l’emploi, le logement, les transports, la continuité territoriale, les services publics, les conventions collectives, les aides publiques et les marges des grands groupes. Pour la CGTR, l’insularité, l’éloignement ou le coût du fret ne peuvent pas tout justifier. Ils ne peuvent pas servir d’excuse permanente à des prix durablement élevés, à des salaires trop faibles, à des marges opaques et à des aides publiques sans véritables contreparties sociales. La première injustice commence sur la fiche de paie. À La Réunion, les revenus restent trop faibles alors que les prix demeurent beaucoup plus élevés : le salaire médian est de 1 780 euros nets, contre 2 190 euros dans l’Hexagone, et se nourrir coûte 37 % plus cher. Autrement dit, les Réunionnais paient plus cher avec des revenus plus faibles. Cette injustice se prolonge dans les retraites : des salaires plus bas entraînent mécaniquement des pensions plus faibles. La CGTR revendique une augmentation immédiate des salaires, des minima sociaux, des retraites et des bourses étudiantes. Ce n’est pas une revendication de confort : c’est une revendication de dignité. La vie chère, c’est aussi l’emploi. À La Réunion, le chômage touche 17 % de la population active, soit deux à trois fois le niveau de l’Hexagone. Les difficultés de retour pour les Réunionnais formés dans l’Hexagone, les discriminations à l’embauche et la sous-reconnaissance des parcours locaux alimentent un modèle profondément injuste : 67 % des Réunionnais diplômés dans l’Hexagone trouvent du travail à La Réunion, contre seulement 25 % des diplômés locaux. La CGTR revendique donc un droit effectif au retour pour les jeunes Réunionnais formés ailleurs. La CGTR a également porté une revendication centrale : l’application pleine et entière des conventions collectives nationales à La Réunion. Trop de salariés réunionnais disposent encore de moins de garanties, de protections et de reconnaissance que des salariés exerçant le même métier dans l’Hexagone. Pour la CGTR, il ne peut y avoir de République sociale à deux vitesses : à travail égal, droits égaux. À qualification égale, reconnaissance égale. La vie chère, c’est aussi le logement. Avec plus de 50 000 demandes de logement en attente, une production insuffisante de logements et des milliers de personnes mal logées, le logement devient une machine à fabriquer de la précarité et de la vie chère. La vie chère, c’est encore le transport. À La Réunion, beaucoup de familles n’ont pas d’autre choix que la voiture. Achat, assurance, entretien, carburant : se déplacer pèse lourdement sur le budget des ménages. La continuité territoriale illustre elle aussi cette inégalité de traitement. La Corse bénéficie de 187 millions d’euros par an, tandis que l’ensemble des Outre-mer doit se partager seulement 76,8 millions d’euros. Pour les Réunionnais, se déplacer vers l’Hexagone n’est pourtant pas un privilège : c’est souvent une nécessité pour se former, se soigner, travailler ou maintenir les liens familiaux. Enfin, la CGTR exige que la question des marges soit réellement mise sur la table. L’Observatoire des Prix, des Marges et des Revenus doit traiter pleinement des prix, mais aussi des marges et des revenus. Les grands groupes qui occupent une place déterminante dans l’importation, la logistique, la distribution et la formation des prix doivent accepter une transparence à la hauteur de leur poids économique. 80 % des biens consommés localement sont importés. Ceux qui contrôlent l’importation, les centrales d’achat, la logistique et la distribution contrôlent donc une partie déterminante du pouvoir d’achat des familles réunionnaises. Face à cette situation, la CGTR porte des revendications claires et immédiates :
Pour la CGTR, on ne combattra pas la vie chère avec une seule mesure isolée. La réponse doit être globale : par les salaires, par les droits, par les services publics, par la transparence, par le contrôle des marges et par le rapport de force. La vie chère n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un système. Et ce système doit être combattu.
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Eugénie Bastié rejoint France Télévisions - Leurre de vérité
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À quoi joue la direction de FTV ? Alors qu’elle dénonce les attaques de l’extrême droite contre l’Audiovisuel Public, elle lui donne des gages en recrutant Eugénie Bastié pour son émission politique sur France 2.
Boussole politique en panne D’un côté, elle prétend faire une distinction entre FTV et les médias d’opinion, de l’autre, elle invite sur son antenne celle qui en est l’incarnation. On a du mal à comprendre. À moins que l’on assiste à une soumission par anticipation, à une capitulation devant l’extrême droite avant même qu’elle n’accède au pouvoir. Pendant les 6 mois de la commission parlementaire sur l’Audiovisuel Public, le député ciottiste Charles Alloncle a tout fait pour démontrer que FTV serait un repère de gauchistes, de wokistes et de militants de la cause climatique. Ce n’est pas le cas, bien entendu. Mais la direction agit comme si elle avait entendu ces critiques et décidé de lui plaire. Charles Alloncle veut que les éditorialistes et chroniqueurs du service public soient issus de la presse privée d’opinion. La direction de FTV s’exécute. Mais attention, il ne s’agit pas de n’importe quelle opinion !
Journaliste d’opinion et ennemie du service public En faisant entrer Eugénie Bastié dans ses programmes, les beaux slogans sur la neutralité du service public prennent soudain une teinte particulière : celle de la vague brune qui submerge déjà une bonne partie du paysage médiatique. La chroniqueuse de CNews et d’Europe 1 arrive avec un bagage idéologique qu’elle aura du mal à laisser à la porte de France Télévisions. Eugénie Bastié, c’est bien elle qui a remplacé Eric Zemmour sur CNews en 2021 après que le CSA ait enjoint la chaîne de décompter son temps de parole. En toute logique, on en déduit qu’elle défend les mêmes idées. C’est bien elle qui écrit qu’ « une main aux fesses n’a jamais tué personne » pour dénoncer la victimisation excessive à laquelle seraient soumises les femmes. C’est bien elle qui défend les banquets du Canon français, où l’on ripaille tout en criant « sales bougnoules » et en faisant des saluts nazis. C’est bien elle qui se dit opposée philosophiquement à l’avortement même si elle n’est pas pour son interdiction. C’est elle aussi qui ne se prive pas de taper lourdement sur l’Audiovisuel Public : Sur CNews, le 22 mars 2026 : « On a l’impression que Paris appartient à la Gauche un peu de droit, comme un peu l’Audiovisuel Public ou une partie des médias ». Sur Europe 1, le 25 novembre 2025 : « Si l’Audiovisuel Public continue à ne pas vouloir se réformer, refuse toute autocritique, il faudra passer par la case privatisation…». Clairement, Eugénie Bastié n’est pas l’amie de l’Audiovisuel Public.
Un pluralisme qui penche très à droite En offrant son antenne à Eugénie Bastié, la direction de FTV sait très bien qu’elle ouvre les vannes à un courant de pensée qui charrie l’antiféminisme réactionnaire, le conservatisme catholique et qui flirte avec les idées royalistes de l’Action française. C’est un choix. Certes. Mais c’est une conception du pluralisme qui penche franchement à droite. Aux côtés d’Eugénie Bastié pour interviewer des personnalités politiques dans « L’heure de vérité » se trouveront des journalistes comme Benjamin Duhamel et Marc-Olivier Fogiel, dont on peut difficilement dire qu’ils soient marqués à gauche. Le choix du titre de l’émission dénotait déjà un manque cruel d’imagination. Pourquoi ne pas inviter des éditorialistes et chroniqueurs de L’Humanité, Le Monde diplomatique, et de médias comme Blast, Médiapart ou Le Média par exemple ? Pourquoi cette préférence pour des médias d’opinion comme CNews qui balancent des fake news et distillent la haine à longueur d’antenne ? Nos cerveaux en charge de l’information à FTV ne voient-ils déjà plus la différence entre un organe de propagande et un média engagé qui respecte les règles de déontologie du journalisme ?
Défendre nos valeurs ! La CGT et les téléspectateurs ne sont pas dupes. Ils voient bien que depuis plusieurs mois, la direction de l’information de FTV - sous la bénédiction de la direction des antennes - a offert une niche sur franceinfo à deux anciens journalistes de la chaîne CNews et aux idées nauséabondes qu’elle distille. Elle a laissé certains de ses journalistes relayer les fausses informations sur Rima Hassan et Bally Bagayoko sans aucune excuse à l’antenne et sans aucune sanction. Comme sur CNews, attaquer et décrédibiliser LFI et Mélenchon est devenu un sport quotidien sur nos antennes. Pour la CGT, ce n’est pas en laissant entrer le loup de l’extrême droite dans sa bergerie que FTV va sauver sa peau. Au contraire. C’est en portant haut et fort les valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité, de pluralisme, d’impartialité et de laïcité que notre entreprise restera vivante et forte.
Paris, le 7 mai 2026
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Rapport Alloncle-Bolloré : une déclaration de guerre contre le service public
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Rapport Alloncle-Bolloré :
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Lyon-Vaise : Hub info Régions : Retour des éditions Toutes Régions !
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La mobilisation des téléspectatrices, des téléspectateurs et des salarié·es a payé Privés depuis le mois de janvier de leurs éditions Toutes Régions à midi en semaine ainsi que des éditions du week-end, nos fidèles téléspectatrices et téléspectateurs ont su exprimer leur mécontentement par courrier. Des messages si nombreux que la direction de l’Information a été contrainte de faire marche arrière. Il aura donc fallu l’expression de la colère des téléspectatrices et des téléspectateurs, mais aussi le volontarisme du nouveau directeur qui a repris en mains le projet mal ficelé et mensonger de ses promoteurs originaux, pour que décision soit prise de relancer les Journaux Toutes Régions. Pourtant, depuis des mois les salarié·es de ex-FTR, devenu Hub info Régions, exprimaient leur opposition à la décision absurde prise par la direction de supprimer à moyen terme toutes les éditions Toutes Régions du canal France 3 Sat en les remplaçant par l’édition régionale PIDF. Jusqu’à présent, la direction avec mépris leur rétorquait, sans fournir aucune étude objective : « les audiences, vous comprenez... en chute... inexorable... le contexte ne peut justifier des éditions trop peu regardées... ». Soulagement au sein des équipes sur place, car ces éditions sont, et ont toujours été, le cœur de leur activité. Et la perspective de les voir disparaitre ne pouvait présager qu’un funeste avenir à plus ou moins long terme pour le site de Vaise.
Encore un petit effort ! Mais attention. Pour la CGT, cette bonne nouvelle ne doit pas cacher le problème du manque de moyens humains. Aujourd'hui, il faut que d’une part les quelques ETP supplémentaires déployés pour le Hub info Vaise soient pérennisés, et que d’autre part, le besoin nouveau avec le retour des éditions Toutes Régions soit évalué rapidement pour embaucher en conséquence. Chacun sait que si l’on veut donner au public une information de qualité et qui soit digne de notre service public, nous avons besoin de personnel. Certes à FTR tout le monde se félicite de retrouver nos téléspectatrices et téléspectateurs à midi la semaine, mais un problème se pose pour le week-end. Car par manque d’effectif (pas d’équipe éditoriale le week-end), il n’y a pas de journal télévisé mais quatre bobines d’actualité “froide” éditées et envoyées chaque vendredi en fin d’après-midi pour être diffusées le samedi et le dimanche. Autant dire que nos fidèles téléspectatrices et téléspectateurs ne seront pas au cœur de l’actualité chaude ! La CGT adresse ce message à la direction : allez, encore un petit effort !
Paris, le 04 mai 2026
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Lettre aux abstentionnistes de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public : assumez votre choix
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Lettre aux abstentionnistes de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel Public :
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Le 1er mai est à nous !
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Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes, soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué ! Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. En France, c’est le seul jour obligatoirement chômé et payé.
Les revendications pour le 1er mai 2026 Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail. L’arrêt des guerres et une paix juste et durable, dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies.
Malgré un recul du gouvernement, des motifs d’inquiétude persistent La proposition de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes indépendants artisans d’ouvrir ce 1er mai, en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double, ne sera débattue par les parlementaires que courant mai. Alors que la loi n’a pas évolué et doit s’appliquer, le gouvernement s’autorise à l’enfreindre en attendant de la réécrire ! Le gouvernement a assuré que la portée du texte serait limitée, mais rien n’empêchera les parlementaires (majoritairement favorables à une extension plus importante) de faire évoluer le texte avec des amendements.
L'action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance et nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur la proposition de loi visant à étendre à près de 1,5 million de salariés le travail le 1er mai. Cette victoire sonne comme un avertissement en direction du patronat et du gouvernement pour la suite. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser. La CGT le martèle : le sujet, ce ne sont pas les boulangeries artisanales qui, rappelons-le, peuvent déjà ouvrir le 1er mai à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es. La CGT appelle les salarié·es à la vigilance. Ils nous ont volé deux ans de vie avec leur réforme des retraites, ils ne nous voleront pas le 1er mai ! Signez la pétition ici La CGT appelle les salarié·es à se mobiliser massivement le 1er mai et à rejoindre les manifestations organisées dans toute la France. Face à l’extrême droite, qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à des rassemblements populaires et unitaires !
Paris, le 29 avril 2026
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Adoption du rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : les député.es cèdent devant l'extrême droite
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Adoption du rapport de la commission
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Des Comités de salaire toujours obscurs
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Le Processus Annuel de Révision des Salaires Individuels, ou PARSI 2026, n’échappe pas au constat des années précédentes : les informations transmises par la direction ne permettent pas aux élus de veiller à l’équité de traitement des salariés. Depuis 2023, nous ne cessons de déplorer des critères d’information moins-disants. Nous regrettons de ne pas disposer de l’historique des mesures dont ont bénéficié les salariés au-delà de la dernière mesure, ou encore des statistiques salariales par service (nuages de points). En outre, nous déplorons que les fichiers communiqués ne comportent pas les données salariales des personnels techniques et administratifs. Les élus constatent également que les paliers des grands reporters ont disparu. Malheureusement, la liste des documents faisant défaut n’est pas exhaustive. Ce refus de transparence empêche le travail des organisations syndicales et vide les comités des salaires de l’essentiel de leur utilité. Dans les années passées, ces informations ont pourtant permis de pointer des écarts salarials et d’en résorber certains. Au fil des ans, les situations individuelles ont forcément évolué. Il est donc grand temps que la direction partage à nouveau des éléments précis et chiffrés, afin que nous soyons en mesure de réaliser une analyse équitable de la situation de chacun·e. Parmi nos constats, nous souhaitons attirer votre attention sur la difficulté, pour les journalistes bilingues, de bénéficier d’un avancement de carrière équivalent à celui de leurs confrères et consœurs. Du fait de leur compétence spécifique, ils sont embauchés à un niveau comparable à celui d’un journaliste spécialisé, mais stagnent ensuite pendant de longues années. Il faut souvent attendre au moins vingt ans pour espérer passer grand reporter, ce qui limite grandement leur progression salariale et est ressenti par les intéressé·es comme un manque de reconnaissance. Nous invitons la direction à travailler à améliorer la progression de carrière de ces professionnels et, dès maintenant, à les promouvoir à des niveaux supérieurs. Enfin, nous constatons que très peu de chargées de gestion administrative atteignent le niveau de classification 6S. Cette population, presque exclusivement féminine, est autant diplômée que les techniciens, avec des Bac+2, Bac+3, voire davantage. À ce titre, il est indispensable que les fonctions administratives bénéficient de la même reconnaissance que les fonctions techniques, traditionnellement plus masculines. La directive européenne de 2023, qui doit être transposée en droit français cette année, souligne que les salaires sont considérés en disparité à partir de 5 % d’écart par rapport à la médiane des salaires du groupe métier concerné. Pour la direction de France Télévisions, il n’y aurait pas de disparité en dessous de 15 % d’écart ! France 3 Bretagne s’honorerait à anticiper pour se mettre dans les clous. Enfin, les élus réclament que les salariés ne soient pas obligés, chaque année, de redonner leur autorisation pour la communication de leur situation salariale, car cela limite le taux de réponse et donc le panel des données transmises aux élus. D’une manière générale, nous invitons la direction à faire preuve d’une grande vigilance dans les critères d’attribution des mesures, afin de réduire les disparités salariales entre les femmes et les hommes, et plus globalement toute forme d’arbitraire et de discrimination. Malgré ce constat, les élu·es et les organisations syndicales ont maintenu leur participation à ce comité des salaires pour ne pas pénaliser les salarié·es qui ont donné leur accord pour l’examen de leur situation.
Brest et Rennes, le 27 avril 2026
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Commission d'enquête parlementaire sur l’Audiovisuel Public - Le grand détournement
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Commission d'enquête parlementairesur l’Audiovisuel Public
Le grand détournement
Le show s'est achevé le mercredi 8 avril. Après 4 mois et demi d'auditions, 200 heures de retransmission, 234 personnes auditionnées, le député ciottiste Charles-Henri Alloncle a finalement rendu l'antenne. La fin d'un long calvaire pour les salarié·es de l'audiovisuel public qui ont subi sur le terrain et dans leur vie privée les conséquences de ces attaques et d'un dénigrement systématique. En commission, sur les réseaux sociaux, dans les journaux, les mêmes allégations reprises jusqu'à la nausée.
Mensonges et calomniesNotre salaire moyen qui s'élèverait à 71 000 euros annuels, faux ! Les plateaux repas pendant le confinement de 2020 qui sont devenus "des frais de réception et de cocktail", faux ! Le doute a été jeté en permanence sur la rigueur journalistique et le respect du pluralisme politique à France Télévisions, même si de notre côté nous constatons des dérives au détriment des partis de gauche sur les chaines nationales. Des éléments concernant la vie privée de figures de l'antenne ont été jetées en pâture sur les réseaux sociaux. On pouvait espérer un débat de fond émanant de la représentation parlementaire, nous avons eu de la polémique de bas étage du niveau d’un talk-show vulgaire.
Pas touche à mes amisLes longues auditions complaisantes de personnalités comme Vincent Bolloré, plus de deux heures pour expliquer que France Télévisions devrait être entièrement financé par la publicité, sans la moindre question sur le non-respect des obligations de pluralisme sur sa chaîne CNews. L'invitation de personnalités comme Patrick Sébastien ou Jacques Cardoze, ex-rédacteur en chef de Complément d'Enquête, qui ont pu dénigrer leur ancien employeur et porter des accusations sans preuve. Des centaines d’heures d’audition mais seulement quatre heures consacrées à l'audition des syndicats représentatifs de France Télévisions et Radio France. Quatre heures pour entendre la voix des salarié·es, de celles et ceux qui vivent au quotidien les conséquences d'un budget en chute libre. Mais une audition complète à un syndicat non représentatif à France Télévisions dirigé par un ex-salarié qui a quitté l’entreprise depuis 25 ans. Chercher l’erreur ou bien l’orientation donnée aux débats... Au cirque, citoyens !L'Assemblée nationale a offert un bien triste spectacle, celui du dévoiement d'un outil censé servir à la recherche d'une vérité, utilisé à des fins politiques. Celles de l'extrême-droite qui ne souhaite que la disparition de l'audiovisuel public, ou à défaut, sa mise au pas par une réforme qui regrouperait l'ensemble de nos entreprises sous une gouvernance unique. Tout cela pour tourner le dos définitivement au pluralisme des idées et dérouler son agenda. Aux député·es qui devront se prononcer sur l'adoption du rapport de cette commission, nous demandons de préserver ce bien commun qu'est l'audiovisuel public par un rejet sans équivoque. A un peu plus d'un an de la présidentielle, ne laissons pas cette thématique s'imposer plus longtemps de cette façon dans le débat public. Défendons l'information, le divertissement et la culture pour tous. Défendons notre indépendance, la production et la fabrication internes de nos contenus. Préservons notre audiovisuel public, et exigeons un financement pérenne et garanti de son périmètre et de ses missions !
Paris le 20 avril 2026
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LETTRE OUVERTE - À la Direction de France Télévisions et à l'attention de la Directrice du Pôle Outre-mer
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LETTRE OUVERTE
À la Direction de France Télévisions À l'attention de la Directrice du Pôle Outre-mer
Objet : Respect des engagements de 2009 et maintien de la diffusion en Guadeloupe et en Martinique
Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, Nous, organisations syndicales signataires des protocoles de sortie de crise de 2009 en Guadeloupe et en Martinique, vous saisissons formellement afin d'attirer votre attention sur la particulière gravité du projet actuellement envisagé consistant à transférer la diffusion de nos Antennes respectives vers Paris.
En 2009, à l'issue d'un conflit social majeur d'une durée de 27 jours, un engagement explicite, précis et opposable a été formellement pris : celui du maintien de la maîtrise locale de la diffusion au sein de nos territoires.
En 2025, suite à une énième tentative de remise en cause de ces protocoles par la direction de France Télévisions, les organisations syndicales signataires de ces protocoles, dans une déclaration commune ont de nouveau formellement réaffirmé leur opposition à la centralisation de la diffusion des Antennes de la Guadeloupe et de la Martinique.
Cet engagement ne saurait être regardé comme accessoire ou circonstanciel. Il revêt un caractère substantiel et constitue un élément déterminant de l'équilibre issu du protocole de sortie de crise. À ce titre, il participe directement à la reconnaissance institutionnelle et fonctionnelle du rôle spécifique des chaînes 1 ères de plein exercice de Guadeloupe et de Martinique dans l'accomplissement des missions du service public audiovisuel Outre-mer.
Toute remise en cause, directe ou indirecte, de cet engagement doit être regardée comme constituant une violation caractérisée des obligations résultant dudit protocole, ainsi qu'une atteinte grave aux principes fondamentaux du service public, au premier rang desquels figurent les principes de continuité de service, d'égalité d'accès et d'adaptation aux réalités locales.
Aujourd'hui, la remise en cause de cet équilibre par la direction de France Télévisions s'analyserait comme un revirement unilatéral d'un engagement formellement pris et acté. Une telle décision ne saurait être justifiée et doit être regardée comme manifestement contraire aux obligations souscrites, ainsi qu'aux exigences qui s'imposent à toute entité en charge d'une mission de service public.
Nous vous le rappelons avec la plus grande clarté : il ne saurait être question de remettre en cause, directement ou indirectement, les acquis résultant des engagements de 2009.
Au-delà des considérations sociales et sociétales, une telle remise en cause affecterait directement les conditions d'exécution des missions de service public. À cet égard, la Martinique et la Guadeloupe constituent des territoires exposés à des risques majeurs, pour lesquels la maîtrise locale des moyens de diffusion revêt un caractère essentiel.
Dans ces contextes, la capacité à assurer une diffusion localement maîtrisée constitue une garantie indispensable au respect des exigences d'information du public, notamment en termes de rapidité, de fiabilité et d'adaptation aux réalités du terrain.
En conséquence, toute externalisation de cette fonction stratégique à une distance incompatible avec les impératifs opérationnels du territoire serait de nature à porter une atteinte grave aux principes de continuité, de proximité et d'efficacité du service public. Par ailleurs, les retours d'expérience issus d'autres territoires ultramarins ayant déjà fait l'objet de transferts analogues de diffusion font apparaître des conséquences convergentes et documentées : perte de maîtrise opérationnelle, complexification des interventions en situation d'urgence, éloignement des centres de décision, ainsi que non-respect des engagements annoncés en matière de développement de la production locale. Ces éléments, désormais établis, sont de nature à caractériser un risque sérieux d'atteinte aux conditions normales d'exécution du service public. Plusieurs de ces territoires ont, à ce titre, exprimé le souhait d'un réexamen, voire d'un retour sur les dispositifs mis en place. Un projet d'expatriation des diffusions des chaînes 1ère de Guadeloupe et de Martinique ne saurait être justifié ni au regard des exigences de bonne administration du service public, ni au regard de l'impératif de sécurité et encore moins au regard du respect dû aux populations de nos territoires. Nous nous opposons formellement à ce que nos territoires soient utilisés comme variable d'ajustement dans le cadre de politiques de centralisation dont les limites ont été objectivement constatées. Nous entendons également rappeler que la mise en œuvre d'un tel projet emporterait des conséquences sociales significatives, notamment en termes de suppression d'emplois qualifiés, de perte de compétences et d'expertises locales et d'atteinte aux perspectives d'insertion et de développement professionnel des jeunes générations.
Par ailleurs, un tel schéma irait à contre-courant des politiques locales qui mettent tout en œuvre pour éviter l'exode de nos jeunes diplômés fortement impactés par un des taux de chômage les plus élevés de France.
Dans ce contexte déjà marqué par une dégradation du climat social, caractérisée par une perte de confiance du personnel consécutive à des réorganisations successives, à des engagements non respectés et à des orientations contestées, une telle décision serait de nature à aggraver de manière prévisible et significative la situation existante.
Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, Nous vous demandons formellement et sans équivoque :
À défaut, nos organisations syndicales prendront toutes leurs responsabilités pour défendre les intérêts des salariés, la qualité du service public et les besoins fondamentaux de nos populations. Ce dossier dépasse le seul cadre de nos établissements de Guadeloupe et de Martinique. Il engage des enjeux fondamentaux d'égalité entre les territoires, de sécurité des populations et de respect de la parole publique et des engagements pris. Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice du Pôle Outre-mer, l'expression de notre détermination la plus totale. Les organisations syndicales signataires du protocole de 2009 Guadeloupe – Martinique :
Les autres organisations syndicales qui s'associent (après 2009)
Baie-Mahaut, Fort de France, le 14 avril 2026
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Levée du préavis Sur les conditions de travail des chefs OPS Radio de la DOPOM
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Grâce à la mobilisation des chefs OPS son radio et à leur détermination, accompagnés par la CGT, la direction de la DOPOM a dû reculer. La réunion de négociation qui a eu lieu lundi 13 avril, aura permis qu’elle prenne enfin conscience :
Le moratoire acté au vu du contexte, confirme que nos revendications étaient non seulement justifiées mais pleinement légitimes. Il prendra fin au plus tard en septembre, date à laquelle la direction compte lancer les matinales sur la web radio. Des engagements concrets ont été pris :
En conséquence, la CGT lève le préavis de grève. Nous resterons cependant vigilants quant au respect de ces engagements et à l'amélioration durable des conditions de travail.
Paris, le 16 avril 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - avril 2026
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Préambule
L’autonomie, un lointain souvenir Souvenez-vous quand vous preniez le temps de travailler un sujet : de lire, d’effectuer des recherches avec les documentalistes, de proposer le reportage, d’échanger avec l’édition, puis de le tourner. Le bonheur du travail d’équipe, JRI, OPS, monteur, infographiste, illustrateur sonore, mixeur, technicien vidéo ! Un temps où l’on travaillait de manière autonome pour fournir l’antenne. Un temps révolu. Le nombre réduit de JT et la loi du casting font que ce sont toujours les mêmes qu’on entend dans le poste, le plus souvent abonnés aux sujets en kit. Quant aux autres, ils vivent relégués aux bouts de sonores, de quoi vider le cerveau ! Ce qui se passe au service culture est symptomatique de cette dérive. On n’y parle plus théâtre ni danse depuis belle lurette. Longtemps considéré comme le bâton de maréchal de la profession, il est devenu la fabrique vite fait bien fait des nécrologies mixées en direct. Cœur mal accroché, s’abstenir ! Sur les plateaux, certains présentateurs et chroniqueurs sont en roue libre ! Des piliers de l’antenne délivrent leur opinion rance à longueur d’année. Au 20H, on invite un dictateur pour qu’il déroule sa propagande dans un fauteuil depuis Moscou ! Et la direction nous assure que tout est sous contrôle. Ailleurs aussi, ça tourne vinaigre : la direction rogne sur les jours de télétravail, impose un présentiel à des horaires décalés. À la rédaction nationale, le quotidien se résume à un manque d’équité dans les services, à un planning contraint qui met en danger la santé des salariés, et à un outil Newsboard machine à broyer les propositions de reportages des journalistes. Un travail de sape en règle, qui saborde bien davantage :
Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du mercredi 8 avril 2026
Rédaction nationale
Pourquoi la direction ne donne-t-elle pas plus de stages d’été à des jeunes, sachant que cela apporterait un souffle de fraîcheur et d’idées nouvelles dans les services ? Le fort taux d’encadrement au sein de la rédaction ne permet-il pas d’absorber plus de jeunes en été ? Pouvons-nous envisager une augmentation des quotas cette année ? Le directeur de la rédaction nationale explique que ce n’est pas une question d’encadrement. La rédaction s’est fixée un nombre de CDD d’été et elle s’y tient. Si on fait venir des stagiaires, et qu’on ne peut pas les accompagner, ça ne sert à rien.
Le 26 mars 2026 dans le 20H de France 2, l’interview de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, a choqué jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le ministre Jean-Noël Barrot a estimé, à l’issue d’une réunion du G7, que « Lavrov avait pu dérouler tranquillement sa propagande sur une chaine de télé française ». Cette interview - découpée à l‘antenne au 20H mais intégralement diffusée sur franceinfo.fr – est perçue en France par de nombreux observateurs comme une tribune donnée aux autorités russes sans contradictoire adéquat ni mise en perspective. Elle a d’ailleurs par la suite été utilisée à des fins de propagande russe. Les RP questionnent le choix du dispositif pour l'interview de Lavrov, et souhaitent comprendre comment et pourquoi cette interview a été préparée et menée de cette manière ? Un « coup journalistique » vaut-il de mettre à mal la crédibilité de l’information de service public ? Quel est le sentiment de la direction à ce sujet ? Considère-t-elle cette opération comme un échec ou une réussite ? Au vu de la conduite de l’interview de Sergueï Lavrov, l’équipe du 20H est-elle encore en capacité d’inviter des femmes et hommes d’État de premier plan ? La direction dit assumer d’avoir fait cet entretien. Selon elle, le travail réalisé par la présentatrice est un travail journalistique exemplaire, puisque dans ses questions elle apporte la contradiction et précise des choses. Seul regret émis par le directeur : on aurait dû avoir une autre configuration. On aurait dû avoir un/une spécialiste pour venir derrière cette interview. Il ou elle aurait pu souligner des choses dites pendant cet entretien. L’équipe du 20H a toute la confiance de la direction pour inviter des hommes et des femmes de premier plan, comme Trump.
Lors du Festival de Cannes, les images des marches seront désormais diffusées par Brut sur Youtube. Qui tournera ces images ? Les équipes de FTV ? A qui appartiendront ces images ? La rédaction devra-t-elle payer pour utiliser et réutiliser ces images alors que nous sommes partenaires du Festival ?
La direction n’a pas la réponse, elle va se renseigner.
Au service Culture peut-on encore parler de respect du travail, des compétences, voire des personnes ? Des sujets commandés ne sont jamais diffusés : « Tribute Bands » / 20H : demande dans l’urgence, tournages début novembre 2025 avec 3 découchers à Saint-Rémy-de-Provence. « Monte Cristo » : tournage fin janvier. Spectacle annulé courant mars, notamment victime de la concurrence d’un 2e spectacle, problématique d’ailleurs abordée dans le sujet. Désormais obsolète. « Maison natale La Fontaine » : tournage début février à l’occasion de sa réouverture après 5 ans de travaux. « Garou » : tournage urgent début mars à Lille avec 3 découchers. Non diffusé et même jamais monté suite à l’annulation de l’invitation de Garou par le 13H. « Mort de Loana » : info tombée vers 19h30, sujet confectionné en urgence. Non diffusé et même effacé de Dalet. « BTS » : prévision refusée 11 jours avant le concert évènement du samedi 21 mars, puis sujet réclamé à 15h30 le jour J. Montage interrompu pour modifier un sujet sur l’Iran. Report au 13H du lendemain, mais finalement jamais diffusé. « Décès d’Isabelle Mergault » à 12h50. Le 20 mars, Il est demandé au service Culture de faire une nécro en urgence. Impossible de trouver des images, les faire ingester dans Dalet dans les temps et sortir un sujet sans bourde à l’antenne. Le service se fait tancer en public en conférence critique pour son incapacité à sortir un sujet et rivaliser avec TF1. Et pourtant… TF1 n’avait pas diffusé de sujet mais juste un off. Les journalistes du service Culture, déjà confrontés à un intérêt tout relatif de la part des éditions de France 2, ont le sentiment croissant d’un mépris systémique. La direction peut-elle veiller à normaliser les rapports de management dans la rédaction ? Le directeur l’admet, ils réfléchissent au service Culture, bien conscients de la situation. La cheffe est en arrêt de travail. Concernant la nécro d’Isabelle Mergault, la direction reconnaît que TF1 comme France 2 n’a pas fait de sujet au 13H, c’était un off. Mais le directeur insiste : quand une info tombe, on doit monter un sujet rapidement. On doit s’organiser. Isabelle Mergault était une artiste populaire, c’était important que ce soit dans le JT. Sur les sources d’images, il faut aussi que l’édition prenne la décision rapidement. Dans ces délais courts, il faut se démultiplier et mobiliser tous les services.
Des journalistes du service Politique déplorent depuis plusieurs mois de ne plus pouvoir travailler sur le parti « Place publique ». La direction peut-elle confirmer aux RP qu’elle ne souhaite pas voir diffuser dans le 20H semaine des reportages sur « Place publique » ? A-t-elle donné des consignes ? La direction assure qu’aucune consigne n’a été donnée en ce sens depuis que la nouvelle direction est là. Le directeur dit être passé devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public et que cette question a été abordée. Il précise que « Place publique » fait partie des temps de paroles mesurés par l’Arcom.
Les journalistes pointent les reportages "en itinérance" pour le JT de 13H. Au départ, ces itinérances étaient conçues pour diffuser les sujets dans la même semaine, ce qui justifiait le départ d’un monteur avec l’équipe de tournage. Aujourd’hui ces sujets sont toujours montés sur place, mais diffusés au fil de l’eau, souvent plusieurs semaines après. Or, lors de ces semaines d’itinérance, les journées sont très longues, notamment pour les rédacteurs qui parcourent des kilomètres pour le tournage et enchaînent ensuite le montage. Ces semaines dépassent donc régulièrement les 50 heures de travail, ce qui menace la santé des salariés. Dès lors, pourquoi ne pas monter ces sujets au retour de la mission, à Paris ? La direction affirme que l’objectif de l’itinérance c’est de produire des sujets diffusés en même temps que l’itinérance se déroule, puisqu’il y a un monteur. La direction va en parler avec l’édition.
Depuis le 26 janvier, la rédaction nationale ne fabrique plus aucun sujet pour les antennes d’Ici. Un bon nombre de salariés n’a plus aucun débouché, les propositions de sujets sont retoquées et certains journalistes restent écartés des antennes de France 2. Dans certains services, des journalistes sont assignés exclusivement aux micros-trottoirs et aux tournages d’éléments de sujets pour leurs confrères. Sans perspective, notamment à cause du « casting » des éditions auquel les chefs de service ne résistent pas. Cette rédaction à deux vitesses amplifie les disparités de carrière. Les salariés se plaignent d’injustice organisationnelle, de relations humaines dégradées avec leur hiérarchie, d’absence de discussion sur le travail, de dévalorisation sociale du métier, d’absence de développement professionnel, et de non-utilisation de leurs compétences dans les JT. Comment la nouvelle direction de l’information et la DRH comptent-elles gérer la baisse d’activité liée à la disparition d’Ici ? Le directeur de la rédaction nationale assure qu’il y a suffisamment de travail entre les éditions de franceinfo et France 2. Il admet que la rédaction a vécu une période où les services travaillaient à flux tendu avec une activité chargée. L’idée, selon lui, est que chacun ait du travail. « Chaque journaliste doit pouvoir faire des propositions. Si la proposition est prise c’est le journaliste qui fait la proposition qui fabrique le sujet. » Il annonce que suite au rapport Cedaet, la direction a préparé un plan d’action qui sera présenté au CSE du Siège le 16 avril. Les RP assurent qu’ils étudieront ce rapport attentivement et qu’ils ne manqueront pas de tracer tous les manquements de la direction en matière d’équité entre les salariés. Ce dossier n’a que trop duré, la CGT attend désormais des actes sans tarder.
La question a déjà été posée dans les instances de proximité des mois de janvier et de février. Pourquoi certains sujets du 20H sont-ils validés très tardivement par les rédacteurs en chef, y compris les sujets hors actu, provoquant un embouteillage monstre au mixage, lieu de toutes les tensions un quart d’heure avant l’antenne, et mettant les ingénieurs du son sous pression ? Pour eux, l’insupportable est régulièrement atteint. Le processus de validation n’est-il pas à revoir ? Comment faire pour valider les sujets plus tôt dans l’après-midi ? La direction l’admet, c’est un dialogue qu’elle a avec les éditions. Oui il faut valider tôt. Elle discute aussi avec les mixeurs pour voir comment mieux gérer les choses. Par exemple, installer un écran à côté des salles de montage pour un conducteur ? La direction signale aussi qu’il existe une quatrième salle de mixage qui peut être utilisée côté de F3 Paris Ile-de-France : le mix D. Le mixeur est là jusqu’à 21h. Un « Œil du 20H » a déjà été mixé dans cette salle. Mais attention, le mixage D est un secours, il n’est pas toujours disponible car il est attribué aux équipes de F3 Paris Ile-de-France et de l’Outre-mer.
Les coordinatrices ex-IV3 déplacées au bureau des régions sont installées dans leurs nouveaux locaux depuis maintenant 2 mois, et elles ne disposent toujours pas des moyens techniques nécessaires pour travailler dans les meilleures conditions. Le micro d'ordres installé depuis plusieurs semaines est régulièrement en panne, ce qui complique beaucoup la communication essentielle avec les régulateurs qui sont désormais dans un autre bureau. D'autre part, un outil très important pour le suivi des arrivées d'images commandées aux régions est le mur d'écrans plasma… resté dans l’ancien bureau au 3e étage. Pourquoi ce déplacement n'a-t-il toujours pas eu lieu ? En son absence, il faut ouvrir plusieurs pages sur un PC, ce qui engendre une perte de temps et le risque de passer à côté d'une arrivée. La direction conseille de relancer les équipes en charge des déménagements, en mettant en copie le secrétariat général.
La fin des JT est annoncée comme inéluctable par la Présidence. Un plan d’accompagnement des journalistes de la rédaction est-il prévu dans cette transformation ? Si oui, lequel ? Le directeur déclare : « La fin inéluctable : je ne sais pas. La direction ne s’inscrit pas dans la fin des JT. » La réalité, nous dit -il, est que le nombre de téléspectateurs devant la TV baisse, les JT en font partie. Mais le JT reste un moment puissant dans une journée et attire beaucoup de monde. Avec 4 millions de téléspectateurs, ça vaut le coup de leur parler, de leur proposer de la plus-value. Dans le périmètre de l’info il y a de nouveaux métiers, on veut être présent sur le numérique, sur les réseaux sociaux. Il faut toucher des publics qui ne regardent pas le JT, développer des offres qui découlent du JT. L’entreprise met en place des formations pour encourager les journalistes à aller vers le numérique. Les RP dénoncent les limites de ces passerelles, en soulignant que les salariés qui se sont reconvertis au numérique sont depuis plusieurs années les grands oubliés des mesures salariales et des évolutions de carrière. Le développement en silo propre à FTV ne permet pas aux salariés de rebondir dans de bonnes conditions. La direction admet qu’il ne faut pas décourager les gens qui font des mobilités horizontales, et dit songer à des garanties pour veiller à des possibilités d’évolution.
franceinfo TV
« L’info n’est pas une opinion », telle était la promesse des JT de franceinfo dans une vaste campagne publicitaire en 2025. Force est de constater qu’il ne se passe pas une semaine sans que la chaine 16 se fasse épingler pour des propos partisans tenus à l’antenne par des présentateurs ou chroniqueurs. Pourquoi sont-ils autorisés à mettre en avant leurs propres opinions, quitte à nuire à l’image d’impartialité de France Télévisions ? Comment le service public peut-il être crédible pour la Présidentielle de 2027 avec de tels propos à l’antenne ? Selon la direction, sur franceinfo tous les présentateurs donnent les faits et contextualisent en permanence l’information. Ils doivent le faire avec honnêteté et impartialité, contrairement à la ligne affichée par des chaînes concurrentes, nous n’invitons pas nos incarnations à délivrer à l’antenne des éditos ou de l’humeur. Si cela arrive, alors c’est une erreur et la direction éditoriale rappelle très régulièrement les règles à l’ensemble de la rédaction.
DRM
Est-il normal que les infographistes n'aient toujours pas connaissance de leur rotation pour les prochains mois, ainsi que pour leurs vacances d’été alors que la limite pour déposer les congés d'été est fixée au 31 janvier ? La direction répond qu’elle vient tout juste de valider tous les congés d’été. Quant au planning, il sera dorénavant envoyé aux infographistes sur 4 semaines. Les RP constatent que le planning à l’infographie est devenu un sujet conflictuel. Jusqu’en 2025 les infographistes avaient une visibilité à l’année sur leur planning, réduite à présent à 4 semaines. Ce manque de visibilité a des conséquences sur l’organisation de leur vie privée. Par ailleurs, les infographistes ont vu la part de télétravail se réduire de 50% à 25%. Une réorganisation qui a des répercussions sur la santé des salariés, surtout pour les matinaliers et ceux en horaires décalés. Les salariés s’interrogent sur le respect des règles permettant de concilier vie privée et travail. La CGT suit de près le dossier du nouveau planning des infographistes face à une direction qui n’accepte pas le dialogue et qui prend ses décisions en matière de télétravail de manière unilatérale.
DRH
Utilisation du parking et/ou pass Navigo ? Dans une communication interne diffusée le 11 mars, il est indiqué que les personnes souhaitant stationner au parking doivent avoir « l'attestation fournie par les Ressources humaines indiquant la non-prise en charge du pass Navigo ». Cette nouvelle disposition est surprenante, car nombre de salariés de FTV travaillent à la fois en horaires décalés et aussi en horaires de bureau. Ils peuvent alors utiliser leur véhicule personnel ET les transports en commun. Il n’y a pas de raison que ces derniers ne bénéficient pas du remboursement de frais de transport au prétexte qu’ils / elles utiliseraient le parking en fonction de leurs horaires de planification. Il en a toujours été ainsi, et cette nouvelle règle les mettrait subitement dans l’irrégularité ! La direction indique que la question a déjà été posée en CSE Siège. La direction de FTV étudie actuellement la réponse la plus adaptée.
De nombreux automobilistes ont fait le choix d’une mobilité plus douce en faisant l’acquisition d’un véhicule électrique ou hybride, choix renforcé par la politique environnementale de France Télévisions maintes fois affirmée, notamment par une publication sur monespace en date du 8 février 2024 ci-dessous :
Pourtant la communication du 11 mars 2026 revient sur cette autorisation. Pourquoi cette décision, qui revoit les ambitions environnementales de l’entreprise à la baisse et qui va à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres grandes entreprises ? Pourquoi les détenteurs de voitures hybrides ou électriques seraient les seuls parmi ceux qui ont fait le choix d’une mobilité plus douce à ne pas être aidés par l’entreprise ? Pourquoi revenir de façon unilatérale sur la décision de 2024 sans que cela n’ait été discuté lors de la présentation du schéma directeur de la sécurité au CSE des 18 et 19 février ? La direction a décidé de restreindre l’accès aux bornes de recharge aux seuls véhicules professionnels, pour des raisons opérationnelles (la flotte FTV est prioritaire) et budgétaires. Cette mesure fera l’objet d’une communication en mai. Les RP ont bien compris que le règlement a changé. Ils espèrent qu’il sera le même pour tous, car certains enfreignent déjà ces règles.
Le mois dernier, les RP avaient interrogé la direction sur l’application à FTV d’un arrêt récent de la Cour de cassation : pour les salariés au décompte horaire, les jours de congés payés entrent dans le calcul du temps de travail hebdomadaire, permettant ainsi le même seuil de déclenchement des heures supplémentaires que lors d’une semaine sans CP. La direction avait répondu que tout était déjà conforme. Les RP ont donc dû insister. Cette fois la direction fait un mea culpa. Elle reconnaît que la réponse lue en mars était inexacte. Les adaptations techniques du SIRH (systèmes d’information sur les ressources humaines) sont en cours et il est prévu en paye du mois de mai 2026 de valoriser les heures supplémentaires en tenant compte des journées de congés payés pour la période allant du mois de septembre 2025 (date de l’arrêt de la Cour de cassation) à avril 2026.
Paris, le 13 avril 2026
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Préavis de grève - La DOPOM veut-elle la mort de la radio ?
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Après un changement d'outil catastrophique (Zenon), après la perte de la diffusion de la webradio, après la surcharge des plannings conséquente à la réduction drastique du recours aux intermittents et au non remplacement des départs en retraite, après un déménagement vers Campus destructeur, après la perte d'un studio et des productions qui s'y rattachaient, perte des acoustiques, du contact avec la rédaction, de la lumière naturelle..., et enfin suite aux changements délétères observés sur les plannings prévisionnels à compter de la semaine 16 (13 avril), les chefs opérateurs son radio demandent à la direction opérationnelle du pôle Outre-mer :
C’est pourquoi, la CGT appelle les personnels techniques de la radio de la DOPOM à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail. Elle appelle ce personnel à cesser le travail à partir du mardi 14 avril 2026 à 00h00, et ce, pour une durée indéterminée.
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Communiqué intersyndical - Accord Collectif d'Entreprise Renégociation obligatoire
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Accord Collectif d'Entreprise Renégociation obligatoire
Les organisations syndicales représentatives CFDT et CGT tiennent à rappeler un point essentiel : la renégociation de l’accord collectif n’est pas de notre fait. Le 10 juillet 2025, la présidente de France Télévisions a décidé unilatéralement de dénoncer l’accord collectif de 2013 et l’ensemble de ses avenants. Cette décision, que nous n’avons ni souhaitée ni approuvée, nous place aujourd’hui face à une responsabilité : négocier pour protéger les salariés. Grâce à l’action des 4 organisations syndicales représentatives, une médiation judiciaire a permis :
Jusqu’à mai 2028, rien ne change pour les salariés. Si aucun nouvel accord collectif n’est signé au 3 mai 2028, les droits des salariés seraient couverts par les dispositions suivantes :
Ces textes sont, sur de nombreux points, moins protecteurs. C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous — salariés comme direction — de parvenir à un accord mieux disant, adapté à nos réalités de travail. Nous avons donc choisi une position courageuse et responsable. Nous négocions dans un esprit constructif, avec lucidité sur les intentions de la direction et avec une exigence claire : ne pas brader les acquis des salariés !
Qui négocie ? Seules les organisations syndicales représentatives (OSR) dans l’entreprise peuvent négocier un accord d’entreprise : la CGT, la CFDT, FO et le SNJ. Les autres organisations syndicales, présentes à FTV et parfois représentatives dans un ou plusieurs établissements (mais pas dans toute l’entreprise), ne sont donc légalement pas conviées à la table des négociations. Les OSR qui ont (avant la négociation) participé à la médiation avec la Direction et les médiatrices désignées par le juge en charge de l’affaire, n’ont rien abandonné du tout : ni leur droit à négocier, ni les salariés, ni leurs convictions. Tous les autres discours sont trompeurs, infondés, populistes et démagogiques. Ils jettent le doute et créent de l’incompréhension au moment même où les salariés ont besoin de clarté et de sécurité. La réalité, c’est que nous n’avons pas le choix. Refuser de négocier serait irresponsable et ne stopperait pas la dénonciation de l’accord. Cela conduirait simplement à une situation où les salariés ne seraient plus protégés (car moins bien couverts) et l’entreprise deviendrait vite ingouvernable. Nous travaillons aujourd’hui afin de permettre à tous les salariés de bénéficier d’un accord collectif protecteur, juste et durable. Nous n’avons pas souhaité nous retrouver dans une telle situation mais nous ne fuirons pas nos responsabilités. Paris, le 9 avril 2026
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Compte rendu CGT de l'instance de proximité d'Aquitaine du 1er avril 2026
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Point 1 : Expérimentation de vidéos verticales Point d’étape sur la fabrication et les formations après 2 mois La coordinatrice numérique annonce que l’Aquitaine est la région qui produit le plus en Nouvelle-Aquitaine. Il y a eu 27 vidéos produites depuis début février. C’est logique, selon elle, car 3 JRI volontaires sont disponibles et régulièrement planifiés. Ce sont des tournages en autonomie. Un point d’étape hebdomadaire est fait entre les 4 régions qui participent à l’expérimentation (Nouvelle-Aquitaine, Grand Est, PACA et Occitanie) et elle précise que ces 4 régions se sont rendu compte qu’il y a un besoin pour les monteurs d’une journée de formation supplémentaire autour des codes du numérique. La formation sur Première était bénéfique mais pas suffisante. Du côté des rédacteurs en chef adjoints du numérique (RCA num), il a été constaté un manque d'acculturation aux réseaux sociaux. Une journée de formation est donc prévue le 30 avril pour les 3 RCA num de Nouvelle-Aquitaine sur l’appropriation des réseaux sociaux, l’accompagnement des équipes avant les départs en tournage… Les élus veulent savoir si un modèle d’organisation du travail viable a été trouvé. Combien de temps de préparation, de tournage et de montage prévus pour un module d’une minute ? Pour la coordinatrice numérique, l’idéal est d’avoir le même JRI 2 jours d’affilée car s’il n’a pas fini le montage, il peut finir le lendemain. Pour produire ces modules il faut donc 1 à 2 jours. Mais c’est encore trop tôt pour établir un modèle d’organisation du travail selon le rédacteur en chef. Pour l'instant seules des vidéos d’1’ à 1’30’’ ont été produites selon eux; il n’y a pas eu de commande pour un format de 2’30’’ ou plus, qui exigerait la participation d’un monteur. Le directeur régional donne le chiffre global sur la fréquentation du site du réseau FTV et des vidéos vues en mars 2026 : 167 millions de vues, en hausse de 17% par rapport à février. Pour lui, logiquement, plus il y a de production et plus il y a de vues. La coordinatrice numérique dit qu’en Nouvelle-Aquitaine les vidéos font de 15.000 à 123.000 vues, de bons chiffres aidés par l’augmentation du nombre d’abonnés à nos réseaux sociaux. Interrogé sur la fabrication d’une vidéo verticale tournée à l’occasion d’un reportage pour le linéaire, le rédacteur en chef explique que c’est à l’initiative de l’équipe, qui avait le temps de le faire car le sujet JT n’était pas pour le soir même. Il assure que ce n’est pas le modèle d’organisation choisi. Et il se félicite du très grand nombre de vues pour cette vidéo. Concernant la charge de travail qui augmente pour la RCA numérique, le rédacteur en chef explique qu’il y a un processus de formation pour les adjoints du linéaire afin de l’alléger. 2 RCA de la rédaction sont en cours de formation. Il s’agit pour eux de prendre en charge la partie publication d’articles sur le web pendant qu’elle encadre la production de vidéos pour les réseaux sociaux et le web. Cette formule est déjà en test à Toulouse, selon la coordinatrice numérique. Mais la condition, c’est que les RCA linéaires soient 4, donc ça ne sera pas possible sur toute la semaine. Enfin, les élus demandent une vigilance particulière sur l’activité des chargés d’édition numérique (CEN), toujours au cœur des évolutions techniques et organisationnelles. La coordinatrice numérique assure qu’en donnant la priorité aux réseaux sociaux il leur a été demandé de ne plus faire certaines tâches. Modifications du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) En présence de Jérôme Bourdy (responsable IMG et Agent prévention sécurité). Le DRH liste les modifications et ajouts demandés par les RP dans la partie du document consacrée à cette expérimentation et touchant aux risques psycho-sociaux (RPS). Pour l’item “risque / conséquence” : ajout de la notion de perte de sens (transformation touchant à l’identité professionnelle); pour l’item “modalité d’exposition” : crainte d’évolution et de disparition de compétences ainsi que sentiment de dévalorisation du métier de monteur; pour l’item “mesure de prévention” : intégration de la parole des salariés dans le bilan, temps d’échanges inter-métiers et évaluation régulière de la charge de travail.
Point 2 : Bilan SSCT 2025 Comme chaque année, la direction et les élus font le bilan Santé Sécurité et Conditions de Travail (SSCT) de l’année précédente. L'Aquitaine comptait en 2025 en effectif permanent 188,81 ETP (contre 193 ETP en 2024). L’IRH explique qu’il y a eu 1 embauche en CDI et 8 départs de l’entreprise de CDI en 2025. Les élus s’étonnent, car au final il y a dans l'entreprise 5 ETP (équivalent temps plein) en moins. Le DRH explique qu’un ETP est calculé en moyenne sur l’année. S’il y a une entrée ou une sortie en début d'année, ça ne compte pas pour 1 ETP plein. Il y a aussi les temps partiels qui impactent les ETP. Qui plus est, dans ce document, seules les embauches sont prises en compte, pas les mobilités. En réalité au total il y a eu 9 entrées (1 recrutement et 8 mobilités) et 10 sorties (7 départs en retraite, 1 licenciement pour inaptitude et 2 mobilités) en Aquitaine. Dans ce décompte d’effectifs ne figurent ni la Fabrique ni la filière RH ni la comptabilité qui dépendent de directions délocalisées. En 2025, il y a eu 22 accidents de travail, contre 29 en 2024, dont 6 accidents de trajets. Les montants de cotisation ont augmenté en 2025, les élus font remarquer que c’est particulièrement le cas à Bayonne où le taux de la cotisation sécurité sociale est passé pour les journalistes de 0.38 à 1.18 et pour les PTA de 0.47 à 1.47 avec un montant de cotisation passé de 3000 à 7200 euros. Signe pour les élus que leur alerte face au nombre et à la durée des arrêts dans ce service, était justifiée. L’IRH détaille ensuite les faits saillants de l’année 2025 :
- Finalisation du plan d’action de l’AT grave de Dax - Formation à la gestion des risques pour les journalistes - Réunions et communication de sensibilisation des journalistes liées à la prévention des risques - Ouverture du BIP d’Arcachon - Finalisation de la mise en place d’une centrale de traitement d’air pour le studio JT - Finalisation de la climatisation secours du local serveur - Sécurisation électrique du local serveur - Relocalisation de la conférence de rédaction - Réaménagement des espaces de la vidéothèque / documentation - Aménagement d’un espace détente au BRI - Création de 2 bureaux au niveau du plateau de la rédaction - Réaménagement du poste de l’assistante de Périgueux - Réfection de 4 blocs sanitaires du bâtiment TVR - Aménagements de poste (monteuse Périgueux, CEN Bordeaux) - Déploiement de la fonctionnalité de transcription dans Imédia. - Dénonciation de l’accord collectif d’entreprise. - Elections professionnelles Elle ajoute que 133 salariés ont suivi une formation liée à la santé ou la sécurité et 35 salariés ont suivi une formation liée au secourisme ou à l’incendie. Les élus trouvent ces chiffres remarquablement élevés. Le résultat d’un long travail de co-construction. Ils reconnaissent également l’effort fait par la direction en la matière.
Point 3 : Bilan absentéisme 2025 Le DRH expose l’évolution du taux d’absentéisme entre 2024 (7,45%) et 2025 (6,70%) soit une baisse de 0,70%. Néanmoins les élus constatent une forte disparité des taux entre la technique (3,63%) et la rédaction (9,83%) que le DRH explique par le départ de salariés en affection de longue durée (ALD) au service exploitation et plusieurs salariés toujours en long arrêt maladie à la rédaction. Par ailleurs les RP CGT font remarquer que l’emploi du terme “absentéisme” est impropre car connoté : cela suggère une responsabilité individuelle des salariés dans le fait de leur absence. Ils proposent de le remplacer par “taux d’absence” ou à l’inverse par “présence effective”. Le DRH en convient mais explique qu’absentéisme est le terme adopté depuis longtemps et d’usage dans tous les rapports et documents, à France TV comme dans les autres entreprises. Enfin, l’IRH rappelle qu’un rendez-vous de reprise avec manager et RH est systématiquement proposé aux salariés de retour d’arrêt supérieur à 1 mois pour accompagner au mieux la prise de poste. Ce rendez-vous de reprise est bien sûr facultatif.
Point 4 : Bilan psychologue du travail Le DRH présente le bilan 2025 du cabinet ACCA, en l’absence de la psychologue référente de cet organisme car sa mission s’est terminée suite à un appel d’offres et au remplacement de celui-ci par un nouveau prestataire, Qualisocial. Il s’agit d’un bilan en Nouvelle-Aquitaine. En 2025, il y a eu 111 entretiens, 34 en distanciel et 77 en présentiel (contre 95 en 2024, 14 en distanciel et 81 en présentiel). 28,75% des entretiens concernent les salariés d’Aquitaine. Soit 32 salariés, calculent les élus. Dans plus de 50% des cas, la thématique essentiellement abordée concerne la dégradation des relations de travail. À noter aussi l’augmentation des entretiens via la ligne d’écoute dédiée aux managers, RH, élus. Les RP CGT déplorent d’abord l’absence de la psychologue du travail. Ils déplorent ensuite de ne pas avoir de données sur leur périmètre, l’Aquitaine. Enfin, et surtout ils dénoncent une nouvelle fois avec vigueur le recours de notre entreprise à des sociétés prestataires qui changent à chaque nouvel appel d’offre, tous les 3 ans (JLO, ACCA et maintenant Qualisocial), pour s’occuper de la santé, mentale qui plus est, des salariés, et ce dans un contexte d’incertitude, de changements organisationnels avec la mise en place de projets structurants. Ainsi, des salariés suivis depuis des mois, voire plusieurs années, par la psychologue du travail qui a mis elle aussi du temps à se faire connaître, notamment en ayant une permanence régulière à Bordeaux et en faisant le tour des sites excentrés, ne savent plus avec qui ils pourraient échanger, ni ce que va devenir leur dossier… D’autant que la direction annonce que le nouveau prestataire ne fera pas de permanence sur site ! C’est via une plate-forme téléphonique que le salarié sera orienté vers un psychologue du travail. Les élus demandent à la direction régionale de faire remonter à la direction centrale leur opposition à ces appels d'offres concernant la santé des salariés.
Point 5 : Organisation et conditions de travail 2 - Bilan des élections municipales : Retour sur le dispositif et les renforts mis en place. Le directeur régional explique que pour les journalistes la planification a été faite sur les disponibilités habituelles, donc pas de renfort. En revanche pour les documentalistes il y a eu 9 vacations supplémentaires. Il détaille ensuite les dispositifs spéciaux mis en place, avec 9 débats au studio JT, 1 débat à Pau et 1 débat dans le studio d’ICI Béarn-Bigorre. Il félicite l’ensemble des équipes dont il se dit très fier. C’était une réussite. Il ajoute que NoA a aussi permis la diffusion de débats qu’il n’aurait pas été possible de diffuser sur France 3. Pas de remarque des élus qui n’ont pas eu de retour négatif à l’issue de cette période électorale.
3 - Émissions Olatua et NoA sur mer suspendues depuis janvier : quelles perspectives de reprise et dans quelles conditions de fabrication ? Txirrita : avenir de l’émission en septembre 2026. Pour Olatua, la reprise des tournages est prévue en avril avec un premier numéro diffusé en mai et des épisodes inédits cet été. Les conditions de production restent identiques mais pas celles de post-production. Le montage, mixage et finitions se feront à la Fabrique. La raison invoquée est qu’il faut honorer nos engagements en matière de post-production (droit de tirage) suite à la baisse annoncée du nombre de documentaires produits (17 cette année au lieu de 22 l’an dernier). Les RP CGT interrogent la direction sur l’impact de ce changement dans l’activité à la TVR. Le chef de centre dit qu’il ne peut pas répondre à cette question pour le moment. En attendant, ce sont 3 jours de montage et une demi-journée de mixage pour 8 numéros annuels en moins dans l’activité de la TVR ainsi que la possibilité de diversifier leur activité pour les monteurs et mixeurs planifiés sur ce produit… Seule une scripte continuera de contribuer à cette émission. Concernant NoA-sur-mer, le directeur précise que la déléguée antennes et contenus (DAC) doit organiser une réunion dans les prochains jours pour évoquer l’avenir de cette émission, qui ne concerne pas que l’Aquitaine, il y a aussi Poitou-Charentes qui est concerné. Il annonce néanmoins que si cette émission est maintenue “elle ne sera pas la même qu’aujourd’hui”. Comme elle est fabriquée par les journalistes de deux rédactions, il y a un impact plus important sur les ETP. Les élus craignent sérieusement que cette émission fasse les frais des mesures économiques envisagées par la direction. Enfin, le DR n’a rien à annoncer pour l’instant concernant l’avenir de Txirrita. À date, il n'a pas encore de visibilité sur la grille de septembre. Là encore, les élus sont très inquiets.
4 - France 3 / ICI : Quand et comment les salariés ont-ils été informés de la nouvelle identité visuelle de l'entreprise (déploiement de bonnettes micros siglées ICI) ? Comment les équipes se présentent-elles sur le terrain ou à l’antenne ? D’autres changements de logos sont-ils prévus sur les matériels de tournage, les véhicules ? Le directeur régional lit une réponse écrite, pour plus de clarté : Le changement de nom “marque” a été discuté plusieurs fois en CSE car c’est une décision d’entreprise exposée dans le projet stratégique de la présidente reconduite par l’Arcom. Régulièrement, la communication interne adressée à tous les salariés a informé du nouveau nom comme le bug antenne, le marquage des bâtiments… Le marquage des bâtiments se fait sans obligation de calendrier et peut se faire lors d’opportunités de renouvellement ou lors de déménagement. Pour les véhicules, certaines régions l’ont déjà appliqué. Ces 2 marques, FTV et ICI, seront déployées sur les supports de communication internes et externes. France 3 est la marque de la chaîne nationale, ICI est la marque de la proximité. Il ajoute que notre antenne s'appelle désormais ICI Aquitaine. Depuis les élections municipales, il est demandé aux équipes de déployer les bonnettes et flags ICI sur les micros. Enfin, il termine en disant que les équipes peuvent se présenter comme “ICI ex France 3” ou “France Télévisions”. Pour lui, il ne peut y avoir de confusion entre la chaîne télé et la radio, à de rares exceptions près (au Pays Basque Ici Euskal Herri et en Limousin Ici Limousin). Pas si évident pour les élus, et surtout pour les salariés et même les intervenants et téléspectateurs (certains continuent de dire “FR3”) qui naviguent entre confusion, perte de sens et d’identité… Les RP CGT rappellent que contrairement aux confrères d’ICI radio, l’entreprise n’a pas fait de large communication auprès des téléspectateurs pour informer de ce changement de nom. Ce serait donc aux salariés d’assurer le service après-vente sur le terrain, ce qui devient vraiment compliqué.
5 - Budget Lors de l’instance de proximité de janvier, la direction annonçait une diminution d’environ 20 % du budget « antenne et programmes », soit près d’un million d’euros en moins, impliquant des choix structurants et des arbitrages ayant un impact direct sur l’offre régionale. Dans ce cadre, et après réception du budget 2026, quel impact réel cette baisse va-t-elle avoir sur l’emploi et l’organisation du travail des salariés concernés ? Pour le DR, la baisse du budget réduit le nombre de documentaires engagés et d'épisodes du Goût des rencontres. Il y a eu la suppression du magazine Décalage horaire pour préserver au maximum l’information, le numérique et l'activité de nos personnels. Sur l’emploi, chaque poste vacant est analysé localement et au niveau de la direction du réseau pour remplacement, redéploiement, gel ou suppression du poste. Il ne peut pas dire s’il y aura des répercussions sur la charge de travail des assistantes de production, notamment. Peut-être qu’à la marge il y aura une baisse d’activité mais c’est surtout en externe (les producteurs) que la baisse sera notable.
Point 6 : Emploi 6 - Appel à candidatures à la gestion d'antenne : Sélection des candidats, calendrier des formations et des prises de postes. L’IRH annonce que les 7 candidats qui ont postulé ont été reçus en entretien et, au final, 2 candidats ont été retenus (1 chef monteur CDI et 1 technicien vidéo CDD). Le calendrier de formation est le suivant : du 22 au 23 avril, formation au logiciel Argos du 27 au 29 avril et du 4 au 6 mai, formation à la gestion d'antenne suivie de la mise en pratique du 11 au 13 mai. Le jury de validation est prévu le 13 mai, et si les candidats sont validés par le jury, les premiers remplacements sont prévus à partir du 18 mai à Bordeaux et Limoges. Le DRH précise que le CDD, immatriculé comme technicien vidéo à l'origine, aura toujours des contrats de TEVA mais assortis de l’UCC gestion d’antenne.
7 - Poste de monteur vacant depuis septembre à Bordeaux : combien de jours de remplacements sur le motif de renfort dans ce service depuis le départ à la retraite de la salariée ? Le DRH explique que les besoins en remplacement dépendent des absences des salariés de l'équipe. Il indique qu’il y a eu 230 jours de CDD monteur entre le 1er août 2025 et le 2 avril 2026 sur différents motifs : congés maladie, crédit d’heures, temps partiel etc. Parmi ces 230 jours, les contrats “d’usage constant” représentent 103 jours. Les élus font remarquer qu’il n’y a plus que 7,5 monteurs au BRI et demandent si le dernier départ en retraite sera remplacé. Le directeur précise que c’est toujours en réflexion et le DRH ajoute que la direction estime qu’il faut environ 300 jours de remplacement pour justifier la publication d’un poste.
8 - Mobilités, postes pourvus et à pourvoir en Aquitaine. Le poste de JRR à Bayonne est en cours de recrutement, il y a déjà plusieurs candidats. Les élus demandent à quelle date le poste sera pourvu. Le DRH répond que s’il s’agit d’un recrutement, la prise de poste peut être envisagée au mieux à partir du 1er mai et s’il s’agit d’une mobilité cela peut être 2 à 3 mois plus tard. Prochaine instance de proximité le 7 mai 2026
Bordeaux, le 3 avril 2026
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STOP à la "profitation" Pour le respect de notre travail
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Depuis plusieurs mois, la Direction de Mayotte la 1ère sollicite des salariés pour remplacer ponctuellement des responsables d’édition. Ce qui était présenté comme une "opportunité d'évolution" s'est transformé en un système d’exploitation institutionnalisé pour ces nouveaux "stagiaires". Le constat : une organisation à bout de souffle
Nous avons en mémoire l'exemple d’un collègue qui a été victime du même système de remplacement en tant que responsable d’édition pendant plusieurs années. Au moment de sa titularisation sur ce poste, son ancienneté n’a pas été reconnue ni indemnisée en conséquence, faute de respecter la procédure conventionnelle et légale requise pour l’occupation de cette fonction de positionnement. Nous tenons à ce que cela ne se reproduise pas. Nous demandons donc la fin du pilotage "à la débrouille" avec :
Et plus généralement, nous demandons, pour tous les postes de travail de Mayotte la 1ère, l’anticipation des absences afin d’assurer un remplacement effectif pour chaque départ ou congé longue durée. À titre d’exemple, aux archives, l’absence de remplacement depuis deux mois suite à un congé maternité a entraîné une perte de contenus et a épuisé la salariée en poste. L’acquisition d’expérience ne doit pas être un prétexte à l’exploitation. L’engagement des salariés n’a pas pour vocation de masquer le manque d’effectifs. L’UCSA CGT Mayotte demande du respect, de la transparence et de la reconnaissance.
Mamoudzou, le 3 avril 2026
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Jamais deux sans trois
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Le poisson d’avril réunionnais reste coincé dans les filets du directeur des contenus du pôle outre-mer
C’est une tradition, chaque année le premier avril honore le célèbre poisson, et tous les médias de l’île n’échappent pas au cérémonial, une quasi bouffée d’air par ces temps anxiogènes. La veille et le jour même, en conférence de rédaction, les rédacteurs en chef choisissent les équipes et le bienveillant débat sur le thème de la plaisanterie. Céline Dion à La Réunion… L’équipe est choisie… Le tournage, le montage, le mixage aussi. Le reportage est prêt pour midi… Mais panique, à une heure de la diffusion, rétropédalage, le directeur des contenus du pôle Outre-mer de France Télévisions Laurent Corteel ne souhaite pas diffuser un quelconque badinage sur nos ondes… Aucun respect pour les salariés, aucun respect pour les interviewés (certains avaient fait une longue route) ! Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un sujet humoristique qui est censuré. C’est notre liberté éditoriale qui est remise en cause. Dans un contexte où la confiance des salariés de Réunion La 1ère est fragilisée, refuser un contenu clairement identifié comme humoristique pose question : Qui décide de ce qui peut être diffusé ? Jusqu’où ira le contrôle éditorial ? Quelle place pour la créativité et la proximité avec le public ? Enfin, pourquoi une telle ingérence ? Le DCI a laissé faire. En ne soutenant pas les équipes locales, il démontre — une fois de plus — une forme d’impuissance, voire d’incompétence, dans la gestion éditoriale et la protection de notre travail.
Quand une direction de l’Info tricéphale décide de noyer le poisson… d’avril
Pour la CGT, comment s’y retrouver avec une direction de l’information tricéphale ? Une directrice régionale qui s’immisce un peu trop souvent dans les affaires des RC en imposant des invités ou des sujets, un directeur du numérique qui avec sa carte de presse co-gère, avec le DCI, la stratégie éditoriale de l’info sur le web parce que les RC ne sont pas présents sur la stratégie web/réseaux sociaux et maintenant un patron des contenus du pôle Outre-mer qui s’arroge le droit d’intervenir directement sur le choix d’une rédaction... La CGT n'est pas caponne et refuse : Une information verrouillée depuis Paris Le mépris des réalités locales La mise sous tutelle des équipes
La CGT exige :
À retenir : Même un poisson d’avril a le droit d’exister. Une blague bâillonnée qui en dit long sur le climat social actuel. Une blague interdite chez nous mais autorisée à Mayotte 1ère ou en Polynésie 1ère.
Aujourd’hui, ce n’est pas une blague : c’est un avertissement. Restons vigilants !
Saint-Denis, le 2 avril 2026
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