Jamais deux sans trois
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Le poisson d’avril réunionnais reste coincé dans les filets du directeur des contenus du pôle outre-mer
C’est une tradition, chaque année le premier avril honore le célèbre poisson, et tous les médias de l’île n’échappent pas au cérémonial, une quasi bouffée d’air par ces temps anxiogènes. La veille et le jour même, en conférence de rédaction, les rédacteurs en chef choisissent les équipes et le bienveillant débat sur le thème de la plaisanterie. Céline Dion à La Réunion… L’équipe est choisie… Le tournage, le montage, le mixage aussi. Le reportage est prêt pour midi… Mais panique, à une heure de la diffusion, rétropédalage, le directeur des contenus du pôle Outre-mer de France Télévisions Laurent Corteel ne souhaite pas diffuser un quelconque badinage sur nos ondes… Aucun respect pour les salariés, aucun respect pour les interviewés (certains avaient fait une longue route) ! Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un sujet humoristique qui est censuré. C’est notre liberté éditoriale qui est remise en cause. Dans un contexte où la confiance des salariés de Réunion La 1ère est fragilisée, refuser un contenu clairement identifié comme humoristique pose question : Qui décide de ce qui peut être diffusé ? Jusqu’où ira le contrôle éditorial ? Quelle place pour la créativité et la proximité avec le public ? Enfin, pourquoi une telle ingérence ? Le DCI a laissé faire. En ne soutenant pas les équipes locales, il démontre — une fois de plus — une forme d’impuissance, voire d’incompétence, dans la gestion éditoriale et la protection de notre travail.
Quand une direction de l’Info tricéphale décide de noyer le poisson… d’avril
Pour la CGT, comment s’y retrouver avec une direction de l’information tricéphale ? Une directrice régionale qui s’immisce un peu trop souvent dans les affaires des RC en imposant des invités ou des sujets, un directeur du numérique qui avec sa carte de presse co-gère, avec le DCI, la stratégie éditoriale de l’info sur le web parce que les RC ne sont pas présents sur la stratégie web/réseaux sociaux et maintenant un patron des contenus du pôle Outre-mer qui s’arroge le droit d’intervenir directement sur le choix d’une rédaction... La CGT n'est pas caponne et refuse : Une information verrouillée depuis Paris Le mépris des réalités locales La mise sous tutelle des équipes
La CGT exige :
À retenir : Même un poisson d’avril a le droit d’exister. Une blague bâillonnée qui en dit long sur le climat social actuel. Une blague interdite chez nous mais autorisée à Mayotte 1ère ou en Polynésie 1ère.
Aujourd’hui, ce n’est pas une blague : c’est un avertissement. Restons vigilants !
Saint-Denis, le 2 avril 2026
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Martinique La 1ère, est-elle encore la télévision de tous les Martiniquais ?
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Les CARIFTA Games de natation reviennent en Martinique après plus de 10 ans d’absence. C’est l’un des événements sportifs les plus importants de la Caraïbe. Pourtant, à Martinique La 1ère, aucune présentation du projet n’a été faite au CSE. Une convention a été signée entre notre établissement et la ligue de natation de Martinique, mais aucun direct TV des compétitions n’est programmé. Après des élections municipales où toutes les communes n’ont pas bénéficié du même traitement, aujourd’hui le DCI choisit de ne pas valoriser comme il se doit cet événement majeur auprès des Martiniquais. À force de ne pas représenter tous les Martiniquais dans leur propre télévision, nous nous éloignons chaque jour davantage de nos missions de service public. Il est temps que la direction prenne pleinement la mesure de ses obligations envers les téléspectateurs. La CSA-CGT Martinique dénonce ces visions hors-sol qui portent gravement atteinte à notre image et à notre crédibilité.
Fort-de-France, le 31 mars 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège
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Préambule « Il faut que tout change pour que rien ne change » * * réplique attribuée à Tancrède Falconeri, le personnage qu’interprète Alain Delon dans « Le Guépard » de Luciano Visconti, adaptation du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Ils sont venus conquérants, nous faire honneur de leur présence, portés par l’élan de leur règne qui commence. Les nouveaux directeurs Philippe Corbé, Julien Duperray, Nicolas Marut, respectivement directeur de l’information de France Télévisions, directeur de la rédaction nationale et directeur de franceinfo canal 16. Des hommes souriants, fiers de leur nomination, volontaires, et visiblement très motivés… à l’idée d’imposer leur loi du silence. Non pas une, ni deux, ni trois, mais six fois la direction a affiché sa volonté de ne pas répondre aux questions des élus concernant :
Le peu de moyens octroyés à la partie nationale d’ICI fabriquée à Vaise. Une posture à l’encontre de la raison d’être d’une instance représentative et qui augure bien mal des rapports directions/salariés de l’info et des sports. L’autoritarisme n’a pas sa place dans une entreprise de service public, nous nous y opposerons farouchement. À quoi songent ces nouvelles têtes pensantes quand ils désertent les questions éditoriales pour assener leur mantra de tour de vis budgétaire ? Faut-il leur rappeler que depuis des années les salariés de l’audiovisuel public voient défiler une cohorte de chefs qui n’ont que le mot austérité à la bouche, sauf lorsqu’il s’agit de négocier leur salaire ou leurs indemnités de départ ? Et pourquoi pas évoluer ? Insuffler un projet fédérateur, prôner la bienveillance, la confiance, la réconciliation à des salariés qui subissent le casting où prospèrent l’entre-soi et la cooptation au détriment de l’antenne et de l’esprit d’équipe. La CGT invite la direction à rompre avec le vieux monde, à s’affranchir des vieux réflexes racornis du passé qui consistent à croire qu’« Il faut que tout change pour que rien ne change ». Non ça ne marche pas comme ça dans l’audiovisuel public. Les salariés sont en demande de dialogue social apaisé. Et la CGT continuera de porter leurs questions ! Ce mois-ci dans la Gazette :
… Bonne lecture !
Rédaction nationale
L’ex-directeur de l’info occupe-t-il une nouvelle fonction au sein de FTV ? Si oui laquelle ? Sinon, a-t-il négocié un départ ? Même question pour l’ex-directrice adjointe de l’information et directrice de Franceinfo TV. Quel est le nouvel organigramme à la direction de l’information ? Quel est le nouvel organigramme à Franceinfo TV ? Le nouveau directeur de l’information confirme que Nicolas Marut est le nouveau responsable de Franceinfo tv. Selon la direction, Muriel Pleynet fait toujours partie du périmètre de l’information, mais sans préciser ses nouvelles attributions. Faut-il comprendre que c’est un placard ? En ce qui concerne l’ex-directeur de l’info, la direction ne souhaite faire aucun commentaire. Malgré l’insistance des représentants de proximité, nous n’en saurons pas davantage. Mais la Gazette vous livre un scoop, enfin un demi-scoop car c’est un secret de Polichinelle que le directeur démissionné négocie son chèque de départ.
Comme on le craignait, la fin de ICI rédaction nationale expose certains salariés à des troubles psychosociaux. La direction met-elle tout en place pour aider les salariés sans affectation ? Si oui à quelle échéance ? La direction prétend que tout est mis en place pour trouver une position pour les salariés à repositionner sur un poste à la direction de l’info en prenant en compte leurs compétences. Sauf que les représentants du personnel le voient bien, depuis janvier, certains salariés qui travaillaient sur ICI, se retrouvent sans solution. Le temps passe et la direction ne semble pas mesurer à quel point ces salariés se sentent abandonnés.
Le week-end du 28 février/1er mars, les bombardements au Moyen-Orient ont été largement et logiquement couverts par la rédaction nationale pour les éditions de France 2. En revanche, cette actualité de premier plan a été sous-traitée dans les éditions nationales de France 3. En ce week-end de basculement géopolitique, voici ce que Ici a proposé aux téléspectateurs des régions : le service minimum. Édition du samedi 28 février midi : un seul sujet frais de 1’20 (!!) sur la situation internationale. Sinon reprise Télématin ou de vieux sujets F2. Édition du samedi soir : un seul sujet frais sur la situation internationale et reprise d’un sujet F2 du 13H sur Israël (comme si la situation n’était pas évolutive). Édition de dimanche midi 1er mars : À noter l’effort sur le sujet Khamenei – reprise Télématin (avec même commentaire mais avec une autre voix et charte graphique de la 3) ! Édition de dimanche soir : des reprises du 13H et un seul sujet sur la situation internationale prévu. Les RP alertent la direction sur cette insuffisance éditoriale. Peut-elle être attentive à ce qui est diffusé dans la partie nationale des journaux ICI en région ? Les téléspectateurs ont droit à un traitement de qualité, au même titre que dans les éditions nationales de France 2. La direction répond une nouvelle fois que cette question ne relève pas de l’instance de proximité.
Le dimanche 15 mars, une éditorialiste a « dérapé » en direct lors de la soirée du 1er tour des élections municipales sur franceinfo. Nathalie Saint-Cricq a qualifié Eric Ciotti, candidat UDR allié au RN, de « Benito » (référence au leader fasciste Benito Mussolini). La chaîne et la journaliste ont présenté des excuses aux téléspectateurs. L’éditorialiste, durant la même soirée, a commenté en attendant le discours de Manuel Bompard, coordinateur de LFI, en disant « C’est qui la petite ? », à propos d’Imane Hamel, cadre du parti. Une remarque que là encore la journaliste imaginait « off » mais qui s’est entendue à l’antenne et que la jeune femme a rectifié publiquement sur X. La direction a suspendu l’éditorialiste pour une semaine. Mais que se passera-t-il ensuite ? Qu’a prévu de faire la direction vis-à-vis d’une figure de l’antenne qui représente la rédaction et dont les dérapages portent atteinte à la crédibilité du service public ? La direction a d’abord expliqué que la question ne relevait pas de cette instance. Les RP ont alors voulu savoir qui, de la nouvelle ou de l’ancienne direction de l’info, était responsable du naufrage de la première soirée électorale des municipales sur nos antennes. Le nouveau directeur a admis qu’il avait jugé nécessaire de s’impliquer dans la soirée électorale du second tour des municipales pour assurer son bon déroulement. Il espère que la différence entre le premier et le second tour s’est vue à l’antenne. Un tel désaveu de l’équipe dirigeante ne peut pas en rester là selon les RP.
En octobre dernier, le cabinet d’expert CEDAET a remis son rapport sur le risque grave à la rédaction nationale. Depuis, rien n’a changé dans certains services : Société, Politique, JRI. A croire que certains chefs n’ont pas pris la peine de lire les 160 pages du rapport pourtant très instructif. 160 pages qui ne laissent pas indifférents les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Jeudi 22 janvier, les parlementaires ont auditionné pendant 1h30 les experts de CEDAET sur les risques psychosociaux décrits dans le rapport. Alors pourquoi dans les services le comportement de certains chefs reste inchangé ? Au service société la cheffe de service continue à classer les journalistes en deux catégories : ceux qui font les sujets pour le 20H et ceux qui ne sont bons qu’à faire la petite main pour le 20h comme s’ils n’avaient ni expériences ni compétences. Beaucoup de journalistes sont en souffrance au service société, les arrêts maladie et accidents du travail se multiplient. Au service politique, un adjoint du service exerce son autoritarisme sans limite, décidant seul qui doit ou non exister à l’antenne et dans les JT, qui doit prendre part aux campagnes électorales. Il exerce ainsi une forme de droit de vie ou de mort sur la carrière des journalistes de son service en toute subjectivité. Chez les JRI le chef continue à faire fonctionner le service comme s’il existait deux catégories de journalistes. Les bien lotis et les autres trop souvent écartés des belles missions… sauf sur leur temps de vacances. Ce management toxique dénoncé dans le rapport CEDAET n’est plus acceptable. Quand le plan d’actions sera enfin présenté et mis en œuvre par la direction ? La direction des ressources humaines assure que des pistes d’action seront présentées au CSE du Siège du mois d’avril. Ces pistes seront élaborées par les directrices et directeurs de l’info.
Plusieurs journalistes du service société se sont vu refuser leurs demandes de vacances pour cet été, alors que 3 sur 4 avaient déjà essuyé un refus pour Noël 2025. La direction du service n’instaure aucun dialogue à ce sujet et les journalistes concernées vivent ce double refus des vacances comme une injustice. Or ces refus de vacances répétés à l’encontre de certaines journalistes ne respectent pas l’accord collectif qui prévoit : « Les salariés à qui il aurait été refusé une demande de congés seront prioritaires lors des demandes suivantes. » Les RP demandent que la direction fasse respecter les conditions de prise de congés prévues par l’accord collectif. Le nouveau directeur de la rédaction Julien Duperray assure qu’il faut respecter le droit de chaque salarié, tout en veillant à assurer la continuité du fonctionnement du service pendant les vacances. Il ajoute qu’il faut de l’équité et cela incombe au chef de service qui doit savoir instaurer le dialogue. Les RP avertissent que le dialogue est rompu entre la cheffe de service société et les salariées privées par deux fois de vacances.
Et ça se voit à l’antenne. Pour Télématin, il arrive souvent que rédacteurs et monteurs fabriquent des sujets en kit la veille pour le lendemain. Il faut savoir que Télématin ne dispose d’aucun infographiste l’après-midi et le soir pour les sujets montés la veille. Les rédacteurs montent des sujets sans pouvoir inclure d’infographie. Le sujet est validé et mixé de manière incomplète, pour quel résultat ? Le 5 mars dans le journal de 8h, faute d’infographie, un sujet sur la hausse des appels au 3919 a été diffusé avec une image arrêtée pendant 20 secondes. L’infographie dont la commande avait été passée la veille a été réalisée le lendemain matin par l’infographiste de 5h-9h30, mais le serveur était en panne et l’infographie n’a jamais pu être intégrée dans le sujet. Pour ce sujet qui devait contenir deux infographies, plusieurs personnes ont travaillé pour rien : la rédactrice, son chef de service, le rédacteur en chef et l’infographiste. Le résultat à l’antenne est pitoyable. Pouvons-nous espérer une vacation supplémentaire d’infographiste l’après-midi et en soirée pour accompagner les montages de Télématin fabriqués la veille ? La direction refuse d’ajouter une vacation d’infographiste pour Télématin. Elle conseille de donner les chiffres en plateau. Cette réponse est consternante et porte un nom : qualité empêchée.
Le mois dernier les RP ont expliqué à quel point le responsable d’édition est submergé de travail et qu’un chef d’édition ne serait pas de trop pour travailler sur les éditions quotidiennes de Télématin semaine et week-end. En semaine, la charge de travail est particulièrement lourde avec 6 éditions, soit 53 minutes d’antenne (plus que le 20H) et 6 allers-retours en régie. De plus, les processus de fabrication sont plus complexes donc plus chronophages. Les autres éditions, 13H et 20H, fonctionnent, elles, avec un couple responsable / chef d’édition. La direction s’était engagée à étudier sérieusement ce problème pour alléger la charge de travail du responsable d’édition qui, en arrêt maladie depuis plus d’un an, est remplacé par des CDD courts uniquement. Des décisions vont-elles être prises rapidement ? La direction explique qu’un salarié de Ici était à l’essai pour le remplacer, mais son contrat n’est pas renouvelé. Elle annonce qu’aucune création de poste de chef d’édition n’est prévue à Télématin pour soulager le responsable d’édition.
Aucun festival d’été couvert l’an dernier. 5 équipes de reportage de la rédaction à Cannes l’an dernier contre 2 cette année. Et pas de page spéciale dans le 20H. Plus de sujets musiques, ni spectacle vivant, ni grandes expos évoquées dans nos JT. Les propositions des journalistes du service culture sont presque systématiquement retoquées. Ces derniers constatent une disparition historique dans les éditions des JT. (cf CR du CSE du 25/26 mars) La culture reviendra-t-elle dans les JT ? Le nouveau directeur de l’info a tout d’abord refusé de nous répondre. Les RP lui ont alors rappelé que des salariés sont en souffrance et en quête de réponse. Devant notre insistance la direction s’est voulue rassurante : « tout le monde aura de l’activité ». Les RP soulignent que les ex-France 3 vivent mal cette situation depuis la fermeture des JT de ICI qui leur commandaient des reportages culture. Le directeur de l’info assure qu’en avril il doit intervenir au CSE siège sur le plan d’actions post expertise CEDAET. Bref, aucune réponse digne d’un directeur qui sait ce qui se passe dans ses services.
Pourquoi la cheffe du service culture n’est-elle toujours pas remplacée après plus de 5 mois d’absence ? Des informations concordantes évoquent sa négociation pour un départ de l’entreprise. Sera-t-elle alors remplacée, ou cela préfigure-t-il une dilution du service dans un autre service de la rédaction ? Selon le directeur de la rédaction, la cheffe de service est en arrêt de travail. Selon les besoins du service il explique qu’il peut demander à des rédacteurs d’aller en conférence de rédaction pour avoir un dialogue avec l’édition. Il dit que la direction serait à la recherche d’une solution.
Quelle est la stratégie de la direction concernant la couverture des dossiers Climat et Environnement ? Un service a été créé il y a 3 ans pour traiter de ces questions particulièrement importantes pour l'avenir des Français. Mais les journalistes observent que depuis plusieurs mois, leur mission a dérivé vers la description de phénomènes météo et des sujets relevant du pool sur des angles "catastrophes naturelles". Quasiment plus de sujets sur les initiatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou sur l'adaptation au réchauffement. Très peu de reportages "solutions", qui pourtant aèrent les JT en étant moins anxiogènes. En revanche, beaucoup de sujets sur les arnaques, la consommation énergétique, les assurances… La direction répond qu’elle passera dans ce service. Elle ne souhaite pas en parler avec l’instance de proximité. Les RP avertissent que les journalistes du service environnement sont de plus en plus désabusés, ils ont l’impression que leur expertise n’est plus du tout prise en considération.
La Convention Climat de FTV a rendu ses préconisations, fruits d'un long travail de concertation et de réunions de mai à octobre 2025. Le rapport a pour l'heure uniquement fait l'objet d'une communication très floue, qui ne donne aucune précision sur les 86 propositions élaborées. Pourquoi ce rapport n'est-il pas transmis à tous les salariés comme s'y était pourtant engagée la Présidente ? Il a pourtant fait l'objet de beaucoup de publicité en interne et a mobilisé un budget conséquent pour associer 80 salariés sur 5 sessions de travail. La Présidente a notamment évoqué le 16 décembre dernier les "actions que nous allons prendre suite à l'ensemble de vos propositions". 96% des propositions auraient été retenues. Lesquelles ? Par ailleurs, cette Convention a proposé des mesures éditoriales. Ces mesures dépassaient le mandat initial, mais Delphine Ernotte a publiquement dit dans l’émission interne « En Direct » que ces propositions seraient transmises à la Direction des antennes et des programmes de France Télévisions. Le Directeur les a-t-il reçues ? Ces propositions seront-elles suivies d’effet ? La direction prétend que cette question n’est pas du ressort de l’instance de proximité. Si ! Des mesures pouvant modifier les conditions de travail des salariés relèvent pleinement des prérogatives des RP ! Elle assure qu’elle passera dans le service environnement pour avoir des échanges avec les journalistes.
Les monteurs de la société Vidélio-Events, société qui facture des prestations de montage de France 2 pour certains bureaux en région, se plaignent des contrats de travail qui ne sont plus conformes au régime des annexes 8 et 10 qui régit le statut d’intermittent. Certains risquent de perdre leur statut et pour l’instant, Vidélio ne réagit pas aux demandes des monteurs. La direction peut-elle prendre contact avec cette société afin qu’elle réagisse, il en va du bon fonctionnement des bureaux de France 2. La direction de l’information reconnaît qu’elle ne gère pas les relations entre ses prestataires et les personnes employées par ces derniers. Les RP exigent que la direction mette fin à cette dérive qui existe depuis trop longtemps. Les monteurs des bureaux de F2 en région doivent être directement salariés par FTV !
Plusieurs journalistes CDD qui font des remplacements à la rédaction nationale se plaignent de délais beaucoup trop longs pour le remboursement de leurs frais liés aux missions (hébergements, repas). Ils se retrouvent avec plusieurs centaines d’euros, voire plus, en attente de remboursement, ce qui occasionne des problèmes d’argent pour ces précaires. Beaucoup de notes de frais font des allers-retours avec les gestionnaires de Concur, dont les commentaires de refus des notes ne sont pas toujours clairs, voire contradictoires entre deux gestionnaires. La direction pourrait-elle faire en sorte que ces journalistes ne soient pas mis en difficulté financière à cause de remboursements trop tardifs ? La direction assure que la remarque a été transmise aux personnes en charge de gérer les notes de frais. Les CDD ne doivent pas hésiter à se rapprocher des représentants syndicaux pour signaler tout retard. Ils feront suivre aux personnes en charge de ces dossiers.
franceinfo TV
Une partie de l'équipe édition de la matinale week-end se sont vu annoncer assez brutalement le non-renouvellement de leur contrat en CDD pour être désormais embauchés pour la même activité par FTV Studio. Pourquoi cette décision ? Quel est exactement le périmètre des postes concernés ? Qui conserve la décision éditoriale finale pour une tranche info chapeautée par la rédaction de franceinfo mais largement mise en œuvre par des équipes qui dépendront désormais de FTVS ? La direction explique que la présentatrice 18/20H Week-End et de Tout est politique est sur un contrat FTVS, et que les personnes embauchées par FTV Studio ne pèsent pas dans les effectifs de FTV. Le directeur de la rédaction de franceinfo TV ajoute que pour toutes les émissions le 18/20 semaine et week-end, les processus éditoriaux se passent comme pour le reste de l’antenne. Toutes les conférences se déroulent avec la rédaction en chef de franceinfo (Messy, Cantarelli, Rey). Le contrôle éditorial est présent et total. FTVS ne veut pas dire autonomie éditoriale. La direction oublie un peu vite le droit : le donneur d’ordre est le signataire du contrat, pas l’entreprise utilisatrice. On assiste à une manœuvre grossière pour supprimer des ETP. En attendant, les CDD concernés ne sont plus payés aux mêmes conditions, et ça c’est scandaleux.
franceinfo.fr
L’accord collectif a été dénoncé par la présidente Delphine Ernotte-Cunci en juillet 2025, notamment afin d’ouvrir des négociations sur l’évolution des métiers. Chez les journalistes par exemple permettre à un JRI d’être aussi monteur et inversement. Une évolution qui est loin d’être acquise. Toutes les doubles compétences ont jusqu’ici été négociées avec les instances, y compris à Franceinfo TV lors de sa mise en place. Pourquoi le service des réseaux sociaux met-il en œuvre ces cumuls de compétences au mépris des règles établies ailleurs dans l’entreprise ? La directrice de franceinfo.fr veut relativiser. Les tournages se cantonnent à l’utilisation de l’iPhone, Pour le montage les journalistes ne font selon elle, qu’un bout à bout. C’est quelques plans et des cartons de textes… Ben voyons… Qui peut informer la directrice que le montage par un journaliste qu’il soit au numérique ou au linéaire (sauf à franceinfo canal 16) n’est pas autorisé par nos accords?
Il est désormais demandé aux équipes de participer à la production de sujets pour les réseaux sociaux en plus du premium et de franceinfo. On demande aux journalistes de filmer eux-mêmes des petits plateaux. Ils envoient leurs rushes, sans droit de regard sur le montage final. Outre que c’est une charge de travail supplémentaire, comment encadrer ces nouvelles demandes pour de nouveaux formats, évolution nécessaire de nos pratiques ? La directrice de franceinfo.fr déclare que depuis septembre 2025 son service sollicite les journalistes volontaires sur le terrain ou s’adresse aux chefs de service pour fabriquer du contenu « natif » (du contenu fabriqué spécialement pour les réseaux sociaux). En général c’est calé en amont pour discuter sur ce qu’on pourrait faire, le déroulé du récit. Pendant la réalisation, les journalistes sont guidés à distance pour produire des plateaux. Ceux qui veulent peuvent faire des plans de montage fait à Paris. Dans 99% des cas les sujets sont validés par les journalistes. Les RP s’interrogent : pourquoi ne pas créer un cadre d’expérimentation ? Ils insistent sur la nécessité de négocier sur ces nouvelles pratiques ILLEGALES au regard de notre accord collectif, puisqu’un sujet est fait par une EQUIPE et pas par un journaliste seul. Ils rappellent qu’à France 3, un accord a été signé par tous les syndicats et qu’une expérimentation est en cours. La direction précise que 2 publications natives sont réalisées par jour par la rédaction nationale. Dans ce cas précis, on ne parle pas de reboutiquage.
DRM
Les mixeurs sont sous pression et ils tiennent à le faire savoir aux équipes du 20H. Les tâches s’accumulent juste avant l’antenne. Parfois il faut jongler avec trois reportages en même temps avec les V1, V2... Alors que certains sujets auraient pu être validés dès 17h30, c’est à la dernière minute qu’ils arrivent au mixage parfois avec des traductions. Les mixeurs pointent un manque d’anticipation qui en cas de problème technique met en danger l’antenne. Pourquoi ne pas nommer un responsable qui répartirait les sujets du 20H sur les trois mixages ? Et encore une fois, dès qu’un sujet peut être validé, inutile d’attendre le dernier moment pour passer au mixage. La direction affirme qu’il y a un travail en cours avec l’éditorial et la Fabrique. Les demandes de dernière minute doivent être l’exception. Dans l’idéal à 19h30 les 5 premiers sujets devraient être mixés.
Les salles de mixage Actu A, B et C nécessitent des travaux de rénovation importants : renouvellement de la climatisation actuelle hors-service, réfection des plafonds et des murs ainsi qu’une amélioration de l’isolation phonique. Ces travaux auraient dû être réalisés dès 2019 lors du passage à proTools, qui impliquait une mise aux normes acoustique et technique des locaux. À ce jour, près de 7 ans plus tard, aucun chantier n’a été engagé. Dans le même temps, les conditions de travail des mixeurs et des journalistes qui utilisent ces salles se dégradent depuis plusieurs années. Quelles sont les raisons de ce retard depuis 2019 ? Où en est ce projet aujourd’hui ? Quel calendrier réaliste est envisagé pour le lancement de ces travaux ? La direction a commandé des mises à jour des stations de travail. La validation technique sera effective la semaine du 23 mars, et le redéploiement aura lieu en suivant. Pas de travaux prévus sur le bâtiment en 2026, donc pas de rénovation de la partie acoustique.
Mais que se passe-t-il à l’infographie ? Arrêt de travail, accident du travail... Les RP veulent comprendre pourquoi les salariés sont en souffrance. La direction recense un accident du travail suite à un incident entre deux salariés du même service, un arrêt de travail long en 2026 et un autre arrêt court, sur un effectif de 20 à 30 personnes. La direction ne note aucun signal d’alerte particulier. Les RP soulignent que l’arrêt brutal du télétravail en matinale exigé de manière unilatérale par la direction a profondément déstabilisé les salariés concernés. La direction réaffirme que le télétravail est un accord qui peut être remis en cause. La CGT entend rester vigilante sur l’état de santé des infographistes, et prêtera une attention particulière aux conditions de travail dans ce service.
Le mois dernier nous alertions qu’au PCinfo la chaleur est particulièrement élevée depuis des mois. Les températures ont pu monter quotidiennement au-dessus de 27°C en fonction du temps de chauffe des machines et de la présence plus ou moins nombreuse des techniciens. Ces températures engendrent des symptômes comme fatigue, maux de tête ou encore sécheresse oculaire. Une intervention récente a permis une baisse d'environ 2°C, mais ce n'est pas suffisant, la température est toujours aujourd'hui en moyenne à 25°C portes ouvertes et alors que nous sommes en hiver. Les représentants de proximité demandent à la direction d'intervenir afin de pouvoir retrouver une température acceptable dans ce service. La direction, consciente du problème, nous avait répondu qu’elle attendait que les IMG (Immobilier et Moyens Généraux) agissent. Qu’en est-il aujourd’hui ? Selon la direction le problème est réglé. Une intervention a permis de retrouver une température normale au PCinfo. Les RP saluent la résolution de ce problème. Une bonne nouvelle n’est pas coutume et mérite d’être soulignée ! On remarquera toutefois que la résolution n’est pas du fait de la direction de l’info…
Les évolutions structurelles des régies du Siège équipées d’automates de production, annoncées dans le projet Genesys, ne sont pas neutres pour les métiers de l'édition (rédacteur en chef, rédacteur en chef adjoint, responsable d'édition, chef d'édition, chargé d'édition et assistant d'édition et/ou de production), et ce ne sont peut-être pas les seuls (ex : le fonctionnement du PC info, de la médiathèque, du montage actu, de l'infographie). L’impact de la refonte des régies et plateaux va très probablement également être important sur le fonctionnement des rédactions. La direction peut-elle nous dire comment elle envisage les évolutions fonctionnelles et organisationnelles de la rédaction nationale ? La direction assure que le projet Genesys se borne à la modernisation des régies de production, L’objectif est d’utiliser pleinement ces outils. Cela n’a, selon elle, pas d’impact sur d’autres services. Les journalistes possèdent déjà les outils NRCS (Newsrooms, Open Media, Newsboard). Les RP soulignent que si la direction de l’info avait la moindre compétence en gestion de projet et des parcours professionnels, cela se saurait. Nier l’évidence est une faute. Ce n’est pas quand les outils seront déployés qu’il faudra se demander comment accompagner les équipes dans les changements de pratiques imposés par une vision hors sol du travail réel.
Voici revenir les soucis de raideurs de l'Ingest du magasin. En effet, à chaque nouveau format de caméra (5D, Alpha 7, FX6 et autres iPhone nouvelle génération, mais aussi les cartes d'enregistrement son issues des mixettes enregistreuses) apparaissent très souvent des incompatibilités, voire un refus d'ingest. C’est pourtant une étape vitale quand on travaille en numérique. Est-il prévu, dans un avenir très proche, de mettre à jour ou de changer ce module qui semble arriver au bout de ses possibilités ? La direction déclare avoir identifié les problématiques. Un changement de prestataire est prévu pour assurer la maintenance des applications internes. L’outil ne sera pas renouvelé.
DRH
Alors qu'une négociation sur le niveau de classification des magasiniers n'a pas abouti et que des ateliers ont eu lieu afin d'affiner les demandes de chacun et les besoins de l'entreprise, les salariés ne voient guère arriver de changement. Certains sont clairement techniciens, d'autres plutôt formateurs au comptoir, néanmoins la plupart sont cantonnés au groupe 3 où peu d'évolutions sont possibles. Ils regardent ce qui se pratique ailleurs dans l'entreprise et sont dans une incompréhension totale. Rappelons que les services fournis par le magasin de l'info sont sans commune mesure en matière de technicité avec la proposition d'il y a encore quelques années. Quels sont les constats et les actions de la direction suite aux ateliers de travail ? La direction a décidé de ne pas faire évoluer l’emploi d’assistant sur un autre groupe de qualification. Les RP dénoncent un risque de démotivation pour les salariés concernés en raison d’une non reconnaissance professionnelle injustifiée.
Une décision de la Cour de cassation a modifié le décompte des heures de travail. Depuis septembre 2025, les dispositions de l’article L.3121-28 du Code du travail ont été modifiées. Désormais on considère qu’un jour de congé est équivalent à un jour travaillé (7h si on a une organisation du temps de travail de 35h sur 5 jours, 7h48 si on a une OTT de 39h sur 5 jours). Dans ces conditions, pourquoi les plannings ne prennent pas en compte cette évolution comme en atteste l’exemple ci-dessous :
Quand France Télévisions se mettra-t-elle en conformité avec la loi ? La direction considère qu’elle n’a rien à se reprocher. Selon elle, mon-kiosque permet une gestion conforme aux règles en vigueur. La prise de congé et de récupération est intégrée dans le calcul hebdomadaire. La CGT invite tous les salariés au décompte horaire à bien vérifier que leurs droits soient respectés.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 crée un congé de naissance supplémentaire pour les deux parents, de 1 à 2 mois. La direction peut-elle nous confirmer que les salariés qui souhaiteront en bénéficier seront bien remplacés sur leur poste ? Peut-elle aussi confirmer la parité de traitement entre hommes et femmes sur les congés paternité et les congés maternité ? Les femmes sont remplacées, nous demandons que les hommes le soient aussi. Nous reprenons le texte qui figure sur le site du gouvernement : « [cette mesure] vise une meilleure conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, ainsi qu’une plus grande égalité entre les femmes et les hommes à l’arrivée d’un enfant." Il nous semble que France Télévisions s'inscrit dans cette vision à travers les textes qui régissent la vie de l'entreprise. La direction explique que les remplacements des salarié-e-s en congé de naissance paternité et maternité sont examinés au cas par cas, non pas en fonction du genre de la personne absente, mais en fonction des besoins de son service et des contraintes d’effectifs de l’entreprise. Les RP décryptent pour vous : quand on met en avant les « contraintes d’effectifs de l’entreprise » tous les refus sont évidemment permis. Le progrès social n’est plus une préoccupation pour la direction.
Quelles consignes ont-elles été données aux chefs de service pour les évaluations de compétences des journalistes lors de l’entretien annuel avec son manager ? Il semble que certains journalistes ont été déclassés par rapport à l’an dernier. Quel est l’objectif ? Une situation mal vécue par les concernés, et à juste titre. La direction affirme qu’elle n’a donné aucune consigne. Elle dit regretter ces situations de malaise survenues dans les services où de telles évaluations revues à la baisse se sont produites. La direction ment par omission, puisque si elle n’a pas donné de consigne, en revanche elle en a reçue de la RH. La CGT conseille aux salariés de bien relire le compte-rendu de leur entretien annuel avant de le signer. Plutôt deux fois qu’une !
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Déclaration CGT au CSE Réunion la 1ère 26 mars 2026
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Demande de mise en place d’un accord d’expérimentation sur la réforme de l’organisation de l’information
Les élus CGT ont pris connaissance de la volonté de la direction régionale et du DCI de mettre en place une expérimentation sur les tableaux de service des Rédacteurs en Chef et Responsable d’Edition. Les élus CGT rappellent que le comité du suivi actuel n’a pas vocation à encadrer des expérimentations. Avant tout déploiement définitif, les élus CGT demandent à la direction de solliciter les organisations syndicales représentatives de l’établissement pour la mise en place d’un accord d’expérimentation.
Cet accord d’expérimentation permettra d’évaluer l’impact d’une nouvelle mesure avant une éventuelle pérennisation. L’évolution des travaux devra être présentée aux élus du CSE afin qu’ils puissent émettre un avis circonstancié avant le déploiement définitif. La CGT prend acte du refus de la direction de mettre en place cet accord. À l’heure où le cabinet ACCA souligne le malaise social à Réunion.1, toute la responsabilité de ce déploiement devra être assumée par la direction régionale et le directeur de l’information.
Saint-Denis, le 30 mars 2026
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Déclaration de la CGT CSE Central du 27 mars 2026
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Quand l’État asphyxie délibérément le service public audiovisuel
Si nous sommes réunis aujourd’hui en mode dégradé 100 % Visio comme lors des sombres heures de la crise COVID, c’est sans doute pour faire des économies, mais peut-être aussi pour ne pas croiser les regards des élus tant ce qui se joue est honteux. Qui plonge l’entreprise dans une spirale déficitaire depuis des années ? L’État, par son incapacité à pouvoir définir une trajectoire pluriannuelle de financement de l’Audiovisuel Public. À l’heure où France Télévisions est contrainte de réduire son capital, quel actionnaire sérieux dégraderait volontairement la valeur de son entreprise ? L’État français. Ce sont les mêmes qui donnent des leçons de gestion, nous imposent des budgets d’austérité et qui désormais contrôleront notre fonctionnement au sein de la Cour des comptes. Il est un peu facile de mettre cela sur le dos du déficit des finances publiques quand on sait qu'il s’agit d’une politique assumée. Car c’est un choix politique de ne pas vouloir toucher aux 211Md€ d’aides aux entreprises, un choix de ne pas taxer les plus riches, un choix de laisser crever les services publics et les universités, un choix de ne pas vouloir réguler la concentration des médias dans notre pays avec les conséquences que l’on sait. Des choix assumés au plus haut niveau de l’État. Un choix de rendre exsangue les services publics, d’étouffer méthodiquement les finances de l’audiovisuel public pour mieux étouffer sa voix. Voilà où se trouve la véritable honte de la République, ou ce qu’il en reste. Mais c’est aussi un choix de la direction de l’entreprise d’accepter cette politique d’attrition financière en appliquant un plan d’économie de plus de 150M€ en 2026 après avoir expliqué l’année précédente qu’une baisse de financement pourtant 3 fois plus faible ne pouvait être réalisée en une seule année. Où est la cohérence ? Où est la crédibilité ? C’est donc un jour triste aujourd’hui, celui de la dévalorisation de notre entreprise pour laquelle tant d’entre nous ont donné de leur temps, de leur passion et de leur vie. Les conséquences sont déjà là. En ce début d’année 2026, nous déplorons déjà 2 menaces suicidaires au siège, 2 salariés qui, pour des raisons professionnelles, ont menacé de se jeter des étages de la Maison France Télévisions. Où allons-nous ? Que devient cette entreprise ? Une machine à broyer son personnel ? Certes, l’État vous impose un plan d’économie sans précédent, mais il vous incombe, à vous Mme la Présidente, de le faire sans nuire à la santé des salariés et pour l’instant c’est loin d’être le cas.
Paris, le 27 mars 2026
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Montage des vidéos verticales : le zèle de Provence-Alpes
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A quoi sert un accord national encadré et signé par les organisations syndicales et la direction du Réseau s'il n’est pas respecté ? Le 9 mars s’est tenue à Marseille l’instance des représentants de proximité. En début de séance, nous avons abordé le point obligatoire portant sur « L’expérimentation des vidéos à destination des plateformes numériques ». A notre grande surprise, le délégué syndical SNJ a noté un dysfonctionnement à Antibes où une organisation sauvage était déjà en place avant l’accord. Elle permettait le matin à des monteurs planifiés en actu JT de verticaliser et sous-titrer des sujets déjà montés. Objectif ? Les diffuser sur nos réseaux sociaux. Alors pourquoi ne pas le tester à Marseille ? La belle idée que voilà ! Face au refus des Représentants du personnel CGT et du délégué syndical SNJ, le directeur régional et le coordinateur numérique ont semblé faire machine arrière en nous affirmant la main sur le cœur que cela ne serait pas mis en place à Marseille, c’était juste une idée pour « ne pas perdre la main ». Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Il n’a pas fallu attendre longtemps. Dès le 17 mars, la très zélée direction de Provence-Alpes a tenté un nouveau tour de force. Le chef de centre a fait part à certains monteurs (ceux travaillant sur le web), de sa volonté de planifier des montages web le matin sur les cases des montages actu. Après tout, ça fonctionnait à Antibes… Pourquoi pas à Marseille ? Les monteurs de Marseille travailleraient le matin pour le web, et ceux de la locale de Toulon monteraient pour l’actualité marseillaise. Pas simple de s’y retrouver, mais la direction, elle, y voit très clair : une sacrée économie et un beau chaos ! Et là où une autre région propose une prime UCC multimédia basée sur un ancien accord, le chef de centre de Provence-Alpes a envisagé à demi-mot de donner une prime au coup par coup, enfin, rien d’officiel… Sur quels critères ? Rien n’est clair. Une chose est sûre, on se moque des monteurs et de leur travail, ils deviennent des variables d’ajustement au service du « web first ». Face à notre alerte, le chef de centre a abandonné l’idée de ce mélange des genres et s’est engagé auprès de la CGT à ne pas mettre cela en pratique durant la période d’expérimentation. Mais après ? Quels que soient les objectifs de la direction, nous refusons que les monteurs de Provence-Alpes planifiés en « actu » soient réquisitionnés pour d’autres tâches. Les élus CGT et SNJ du CSE France 3 ont été avisés de ces pratiques en PACA, nous resterons donc vigilants pour veiller au respect d’un accord qui reste expérimental. Marseille, le 26 mars 2026
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Mesures salariales 2026 - Le résultat ne sera ni égalitaire ni équitable
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Encore une fois les salarié·es de France Télévisions vont perdre en pouvoir d’achat, donc en pouvoir de vivre.
Une enveloppe contrainte 10 millions d’euros. C’est le montant que la direction a décidé de consacrer aux mesures salariales en 2026. C’était 9,8 M€ en 2025 (mais le bilan n’est pas encore consolidé), 17,6 M€ en 2024 et 23,4 M€ en 2023. Sur ces 10 millions, 6 étaient déjà fléchés vers les automatismes salariaux (et particulièrement la prime d’ancienneté) avant les 2 réunions de négociation entre la direction et les organisations syndicales. Restait donc 4 M€ pour financer une mesure générale, des mesures individuelles, des revalorisations de minima de l’accord collectif (prime matinalier, garde d’enfant, etc) et/ou des mesures spécifiques pour certaines populations (comme les bas salaires par exemple).
Les propositions de la CGT Si les difficultés financières de l’entreprise sont réelles, elles ne sont pas du fait des salarié·es. Malgré l’asphyxie organisée par l’État, l’entreprise continue à tourner, et c’est bien grâce à la mobilisation des salarié·es malgré les difficultés organisationnelles qui s’intensifient en raison des coupes budgétaires et de la vision autoritaire de nombreux directeurs qui ont oublié de lire les derniers travaux sociologiques sur les dégâts qu’elle provoque. Pendant la négociation, la CGT a demandé :
Les propositions de la direction n’allant pas dans le même sens, la CGT n’a pas signé l’accord NAO 2026.
Qu’attendre de l’exercice 2026 ? Pour faire croire aux chefs de service qu’ils ont encore des marges de manœuvre pour gérer leur équipe, la direction a décidé (avait-elle le choix ?) de consacrer la totalité du budget libre aux mesures salariales individuelles au choix. C’est la même raison qui fait perdurer l’enveloppe des primes exceptionnelles, combattue chaque année par la CGT. Car ces primes sont toujours subjectives et soumises à une forme d’arbitraire en fonction de critères qui ne correspondent pas forcément aux compétences. La direction estime qu’il y aura un maximum de 25 % de bénéficiaires de mesures salariales (qui auront un impact sur le salaire de base) ; c’était 24 % ces 3 dernières années. Ce sera moins si les chefs de service décident d’attribuer des mesures au-dessus des minimas et/ou de servir toujours les mêmes, année après année. Ou encore quand ils méconnaissent sciemment ou pas les règles. Aucune estimation de la direction sur le nombre de primes exceptionnelles qui seront distribuées (qui elles n’ont aucun effet sur le salaire de base). La mise en paye des mesures devrait se faire sur le bulletin de salaire de juin, avec effet rétroactif au 1er janvier.
Les mesures 2026 décidées par la direction Les 10 M€ seront ventilés ainsi :
Aucune monétisation du CET ne sera possible en 2026, faute de trésorerie. Mais les salarié·es désireux d’y déposer des jours peuvent le faire.
Les comités locaux des salaires Les chefs de service sont en train de constituer leur liste de vœux pour attribuer le peu de mesures qu’ils pourront distribuer encore cette année. Ils ne doivent pas la transmettre à la RH pour vérification des règles de l’entreprise (travailleurs handicapés, égalité femmes-hommes, critères pour recevoir 2 mesures 2 années de suite) avant d’avoir échangé avec les représentants du personnel en comité local des salaires. Ces réunions, qui se voulaient un moment d’échange privilégié entre direction et représentants du personnel sur les situations salariales des salarié·es, notamment pour rattraper des retards de carrière injustifiés, ont été totalement vidées de leur substance par la direction, très jalouse du peu de pouvoir qui lui reste en local. Depuis longtemps la taille des enveloppes dédiées aux mesures salariales est insuffisante pour permettre une véritable politique de rémunération dans l’entreprise, qui attire et qui garde les compétences. La reconnaissance du travail accompli passe aussi par la rémunération. En matière de qualité de vie et des conditions de travail, l’entreprise a encore de très gros progrès à faire ! Il est temps de relancer une politique salariale digne de ce nom à France Télévisions. Tout au long de l’année, les représentants du personnel CGT accompagnent les salarié·es qui se sentent en disparité salariale, afin qu’ils soient entendus et rétablis dans leurs droits.
Paris, le 26 mars 2026
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France 3 Alsace, au bord du précipice
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Il n’aura fallu qu’un préavis de grève du service des techniciens vidéos pour connaître les prochaines étapes de la lente agonie de l’antenne d’Alsace. Ce qui n’était au départ qu’une demande de réparation d’une injustice envers des salariés qui court depuis 2024, a permis de dévoiler au final une feuille de route que la direction régionale s’apprête à mettre en œuvre dans les prochains mois. À savoir la disparition pure et simple des émissions régionales hors JT ainsi que la mutualisation pendant au minimum 15 semaines de nos éditions régionales avec les antennes de Lorraine et de Champagne-Ardenne tout en arrêtant celles produites par l’antenne d’Alsace. Éléments avancés lors de la négociation sur le passage à 35h sur 4 jours du service des techniciens vidéos pour justifier de son refus. Quelle a été notre surprise lorsque a été dévoilé aujourd’hui dans le cadre de la commission économique du réseau France 3 dite « comeco » le montant d’économies réalisées par la direction du Grand Est pour 2025. Cette dernière allant bien au-delà des objectifs déjà conséquents fixés par l’entreprise. Nous parlons de 1 million d’euros de plus que ce qui était demandé initialement. Comment alors ne pas voir un lien de cause à effet entre les refus multiples que chacun a pu constater au quotidien tout au long de l’année et une preuve irréfutable d’un démantèlement programmé de notre antenne que seuls les personnels vont devoir supporter. Cette situation devrait interpeller chacun d’entre nous. Il faut croire au contraire que certains collègues de travail préfèrent faire le jeu de la direction en fustigeant leurs camarades au moindre obstacle. Nous en prenons pour preuve le déferlement de haine suscité envers le service des techniciens vidéos à la suite de l’annulation du débat municipal d’entre-deux-tours. Certains n’ont pas hésité à employer des mots caractérisables de violences verbales. Nous demandons à la direction régionale de faire le nécessaire afin que ce type de comportement ne se reproduise plus à l’avenir. Il est regrettable que certains dans cette antenne s’ingénient à crier au loup sans s’interroger sur ce qui a pu amener des collègues de travail à aller jusqu’à un préavis de grève, sans aucune empathie pour le respect de leur équilibre vie professionnelle et personnelle mis à mal par la mise en œuvre des éditions ICI et leurs modalités récentes. Il est temps que chacun prenne conscience de la situation qui s’annonce et retrouve des ambitions de solidarité qui seules pourront nous éviter la faillite qui nous guette. La CGT sera toujours au côté des salariés qui souhaitent défendre leurs conditions de travail.
Strasbourg, le 20 mars 2026
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Mersi bras Mumu !
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Quand une collègue nous quitte après plus de 30 ans de carrière, nous avons la larme à l’oeil. Voir une consoeur partir avec ses cartons de cassettes à bandes, ses carnets à spirale remplis, ses dossiers papiers comme on n’en fait plus… et son carnet d’adresses long comme 10 bras, nous en avons le coeur gros. Alors nous imaginons une petite fête de départ, une enveloppe à garnir pour un joli cadeau et pour chanter tous·tes en coeur et se marrer ensemble, encore une fois. Mais pour le départ de Muriel Le Morvan, grande reporter à France 3 Bretagne, en poste à Brest avant même la création de la locale Iroise, il n’y aura rien de tout ça. Après une conférence de rédaction en avril 2024, notre Mumu est tombée et ne s’est jamais vraiment relevée. En arrêt pour accident du travail pendant près de 2 ans, elle est aujourd’hui licenciée pour inaptitude. Mais pas remerciée. Elle sort par la petite porte. Une fin de carrière inattendue, inacceptable…Malgré ses alertes sur les conditions de travail qui se dégradant année après année, malgré celles des collègues journalistes bilingues logé·es à la même enseigne, relayées par les représentant·es du personnel, le travail a continué à l’affaiblir, à l’épuiser, jusqu’à ce qu’elle soit dans l’incapacité physique de marcher.Aujourd’hui, à cause de symptômes incapacitants, elle ne peut plus approcher de la station brestoise où elle a passé tant d’heures au service de l’actualité locale, régionale, nationale, en français et en breton. Pourtant, qui ne connait pas le nom de Muriel Le Morvan sur les ribinoù du Finistère ? Des champs de tulipes du Pays Bigouden aux rivières du Trégor profond, des bureaux des députés bretons aux chaines d’usines des sardinières de Douarnenez, des labos d’éminents scientifiques spécialistes des algues vertes aux côtes cornouaillaises sur la trace d’un mystérieux sous-marin dans l’affaire du Bugaled Breizh. Elle était une journaliste tenace, consciencieuse et engagée, un modèle pour beaucoup de salarié·es de la rédaction. Elle défendait aussi ardemment, avec ses autres collègues, la place de la langue bretonne sur notre antenne. Une présence fragile, exposée aux critiques et au scepticisme de certains membres de l’encadrement : des reportages en breton jugés « poussiéreux » dans l’édition An Taol Lagad ou encore « perturbants pour les téléspectateurs » dans le journal régional. Pas ou très peu d’infos en breton pendant le confinement, les petites et grandes vacances. Des infos en breton que certain·es auraient souhaité voir disparaître de nos écrans au bénéfice du numérique. Avant son arrêt, elle dénonçait encore un manque de volonté manifeste pour recruter des journalistes bilingues, d’où des effectifs insufisants. Un manque de reconnaissance de la compétence du bilinguisme, qui s’apparente à de la discrimination linguistique. Comment être à la fête alors que nous sommes en colère ? En colère parce que plutôt que d’entendre les journalistes de terrain, les petites mains qui fabriquent les reportages au quotidien quand Erika lâche son pétrole ou que les incendies ravagent les Monts d’Arrée, nos managers et la direction se bouchent les oreilles et regardent ailleurs, vers leur tableaux Excel et leurs objectifs chiffrés d’ETP ; des économies de personnels presque indécentes. Ils ne respectent pas leurs obligations d’organisation du travail et leur responsabilité en matière de santé au travail. Les conséquences sont lourdes, notamment pour la santé de Muriel. Le travail ICI en Bretagne casse-t-il le personnel ? Sur les 3 dernières années, nous dénombrons 5 départs pour inaptitude. Notre consoeur nous quitte et l’un de ses seuls souhaits est qu’il n’arrive pas un accident du travail équivalent à l’un·e de ses collègues. Que l’on puisse rendre compte de l’actualité locale, en breton et en français, sans entrave, réaliser systématiquement des reportages dans de bonnes conditions. Que l’on soit satisfait de notre journée sur le terrain et du résultat à l’antenne pour les téléspectateur·ices. Il est hors de question que l’accident du travail de Muriel Le Morvan reste sans conséquence sur l’organisation du travail et sur les mesures de protection de la santé des salarié·es de France 3 Bretagne. Aujourd’hui, en particulier avec ce qu’a vécu Muriel Le Morvan, nos encadrant·es savent à quoi ils exposent les journalistes bilingues et l’ensemble de leurs collègues, en ne tenant pas compte des demandes légitimes des un·es et des autres en matière de temps, de moyens humains et techniques pour exercer correctement, et sans péril pour leur santé, leurs métiers. Brest et Rennes, le 12 mars 2026
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Information sanctuarisée ? Information sacrifiée !
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La direction d’Auvergne-Rhône-Alpes serait-elle en pleine crise de confusion syllabique ou engagée dans un concours de contrepèteries ? Lors des dernières instances de proximité, il a été annoncé aux élus RP que les éditions locales de Saint-Etienne et de Lyon ainsi que les programmes d’informations « Vous Ici » dans les Alpes, « Hors Sentier », « Match Retour » et les autres modules hebdomadaires en Auvergne, seraient supprimés une semaine entière en juin au profit du Tour d’Auvergne et de Rhône-Alpes. Quand le directeur du Réseau affirme dans la situation budgétaire vouloir « sanctuariser les JT » et de donner « la priorité à l’information ». Quand le directeur adjoint de France Télévisions, chargé de la gestion, entend « maintenir le même niveau d’activité sur l’offre d’infos », la direction d’AURA supprime, coupe, mutualise à tout va : 80 JT communs en 2026, un seul JT pour les deux dimanches midi d’élections municipales à Lyon et à Grenoble, les « Dimanche En Politique » et les « Enquête de Régions » communs jusqu’en juin et maintenant un 7 minutes commun aux 3 antennes du 7 au 14 juin ! Combien de journées de techniciens ou de journalistes gagnées ? Jusqu’où ira cet appétit pantagruélique d’économies ? Combien de mutualisations encore ? Quel avenir pour ces deux émissions d’information que sont DEP et EDR ? Enfin quel désastreux choix éditorial pour nos téléspectateurs ! Cette semaine de juin, on supprimerait l’édition de la Loire alors que se déroulera le procès en appel de Gaël Perdriau, l’ex-maire de Saint-Etienne ? Une décision qui interroge… Le tour cycliste, ex-Dauphiné, a eu sa place chaque année dans nos JT dans une page spéciale avec des reportages et des directs pour la satisfaction du plus grand nombre. La CFDT, la CGT, FO, le SNJ et SUD demandent à la direction de renoncer à ce projet qui fait de l’information un simple élément comptable et de « sanctuariser l’information » !
Lyon, le 12 mars 2026
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Nouvel accord collectif : La négociation a commencé
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Le 10 juillet 2025, Delphine Ernotte informait les organisations syndicales de France Télévisions de la dénonciation totale de l’accord collectif du 28 mai 2013 et de ses avenants, effective au 1ᵉʳ aout 2025. À partir de cette date, les Organisations Syndicales Représentatives (OSR) de France Télévisions et la direction avaient théoriquement 27 mois pour négocier un nouvel accord collectif. Devant la brutalité de l'annonce ainsi que les vices de forme, les organisations syndicales représentatives de FTV et les Instances représentatives du personnel de tous les établissements de l’entreprise ont immédiatement dénoncé la brutalité de cette décision, et en ont contesté la légalité, sur la forme. Le juge saisi a imposé aux parties de se rencontrer dans le cadre d’une médiation. Cette médiation a permis de trouver un accord sur le process de négociation, et le contentieux a été évité.
Il a été décidé à l'issue de celle-ci :
L’objectif est de sécuriser au plus vite les indemnités de licenciement en cas de plan social. Pas de danger dans l’immédiat donc mais notre rôle est de penser à sécuriser au maximum l’avenir des salariés.
La Cfdt, Fo, la Cgt et le Snj sont conscients que nous partons d'un accord collectif, en vigueur depuis 2013, parmi les plus protecteurs du secteur audiovisuel. Nous allons défendre les dispositions de cet accord. Mais nous restons lucides. Nous savons aussi que si la direction a dénoncé le texte, ce n’est pas seulement pour moderniser l'entreprise, c’est aussi pour rogner sur nos acquis afin de faire des économies. Les salariés doivent être bien conscients que sans accord collectif d’entreprise, ils seraient couverts par le Code du travail pour tous, l’accord de branche de la télédiffusion pour les PTA, et la CCNTJ pour les journalistes. Moins disant sur bien des points. Les délégations de la Cfdt, de Fo, de la Cgt et du Snj seront pragmatiques, mais intransigeantes. L’action de nos organisations syndicales sera toujours guidée par notre ambition de préserver les conditions de travail de tous les salariés.
Paris, le 11 mars 2026
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Droit de grève bafoué Passage en force !
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Deux préavis de grève ont été déposés par les organisations syndicales CFDT, SNJ et CGT concernant le projet de transfert des éditions Paris Ile-de-France (PIDF) vers le plateau du CDE. Ce week-end, la direction a décidé de diffuser une bobine, fabriquée spécifiquement pour remplacer les éditions ICI 19/20 de PIDF. Ce passage en force est inadmissible ! Le droit de grève est un droit constitutionnel. Son entrave est une nouvelle provocation dans un dialogue social déjà bien abîmé. « En raison d’un mouvement de grève, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter votre programme habituel… »
Cette introduction en voix off (de la bobine) de la rédactrice en chef de FTR (Hub Info ICI Régions) a le mérite d’être clair. Oui il y a bien grève et le journal de France 3 PIDF ne peut pas être diffusé. Sur ce point nous sommes d’accord. La même voix off conclue : « Bienvenue dans votre édition Toutes Régions. »
… Et là, nous ne sommes pas du tout d’accord ! Depuis le 26 janvier 2026, il n’y’a plus de journaux Toutes Régions à midi et le week-end. La direction les a supprimés ! La bobine diffusée en lieu et place du journal de PIDF, fabriquée par un cadre de FTR, est une entrave manifeste au droit de grève puisque la jurisprudence considère que l’employeur ne peut pas :
L’organisation mise en place pour fabriquer cette bobine a été pensée en anticipation du conflit social pour en réduire l’impact. Elle n’a pas d’usage éditorial normal et n’est activée qu’en cas de mouvement social. La CFDT, le SNJ et la CGT demandent à la direction de cesser immédiatement de telles pratiques et d’être reçus rapidement, sous peine de voir ce mouvement se durcir et finir au tribunal. Un droit constitutionnel ne se contourne pas.
Paris, le 11 mars 2026
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Préavis de grève Sur les conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI
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À la suite d’un préavis de grève déposé par la CGT en novembre 2023 relatif aux conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI, la direction de France Télévision avait engagée dès le mois de janvier 2024 une étude de faisabilité pour un passage à une organisation à 4 jours du temps de travail. Malgré la démonstration des syndicats que cette modification était possible pour un grand nombre de salariés concernés de l’antenne d’Alsace, la direction régionale n’avait accordé ce changement qu’au seul service des scriptes.
Un dialogue social en panne Le service des techniciens vidéos et audiovisuels dit « TEVA » déjà fortement impacté par ces éditions a connu une évolution de ses activités quotidienne depuis le début du mois de janvier 2026 ainsi que le non-remplacement d’un de leur collègue parti à la retraite. Ce changement n’a fait que dégrader une situation déjà problématique pour un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Et ce sans étude préalable des impacts d’une telle décision et d’une concertation avec les principaux intéressés. Dès l’annonce en réunion de service le 20 novembre de ces transformations, la direction a été interpelée par la CGT afin d’étudier une nouvelle demande à un passage à une organisation de travail à 4 jours.
Des salariés méprisés Les réunions qui ont eu lieu depuis la fin de l’année 2025 avec la direction régionale, n’ont pas permis de trouver une position commune. Ce désaccord vient encore une fois du fait que la direction régionale a choisi le chemin de la déloyauté dans le dialogue social. Les éléments chiffrés ainsi que les arguments avancés étant aux mieux erronés, au pire mensonger.
Un droit du travail bafoué Il se trouve que ce service compte actuellement 3 représentants du personnel. A l’étude du document fourni par la direction, sa méthodologie faisait porter la responsabilité de son refus principalement sur ce critère au détriment des autres salariés. Nous avons rappelé à la direction que cette manière de procéder pouvait-être considéré comme une discrimination syndicale au regard du code du travail. La dernière réponse de la direction a permis d’écarter ce caractère discriminatoire mais pas une utilisation abusive d’éléments étrangers à une objectivation de la demande. Au regard de la situation, la CGT demande :
En vue de voir ces revendications satisfaites, la CGT appelle l’ensemble des personnels de l’antenne d’Alsace, contribuant aux éditions ici à cesser le travail à partir du dimanche 15 Mars 2026 à 00h00 pour une durée illimitée.
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 3 mars 2026
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Étaient présents : Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Franck Weil (chef de centre par intérim), Jérôme Bourdy (responsable IMG), Christine Le Hesran (rédactrice en chef en charge du numérique). Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT), Boris Chague (CGT), América Lopez (CGT), Violette Del Vecchio (CFDT), Alexis Dumoulin (FO). Les RP ont tenu en préambule à rappeler quelques principes du code du travail. La direction dans le réseau semble vouloir imposer une procédure aux représentants du personnel concernant leurs délégations en leur demandant de les prendre par tranche de 4h ou 8h. Les représentants du personnel ont rappelé que selon la loi il n’y a plus de lien de subordination entre l'employeur et le RP lorsqu’il exerce son mandat : la direction ne peut en aucune manière contraindre les élus dans la pose de leurs délégations. Cela reste à la discrétion du RP. Même si en Aquitaine il n’y a eu à ce jour aucune demande faite en ce sens par la direction, les RP ont tenu à rappeler qu’ils connaissaient parfaitement la loi et qu’ils l'appliqueront. Jusqu’à présent, pour le bon fonctionnement des services, les RP posent toujours leurs délégations par journée et longtemps à l’avance, parfois des semaines en amont afin que les organisateurs d'activités puissent anticiper les remplacements alors que la direction demande 8 jours de délai de prévenance. Les RP rappellent également que la loi ne prévoit pas de délai de prévenance en cas d’urgence, les RP peuvent tout à fait poser leurs délégations le jour même. Les RP resteront particulièrement attentifs aux diverses pressions quant au dépôt des délégations que ce soit pour les titulaires ou les suppléants et au respect des droits des représentants des salariés.
Point 1 : Expérimentation de vidéos à destination des plateformes numériques Invités, les délégués syndicaux : Nicolas Pressigout (SNJ), Hervé Morin (FO).
Retour sur la formation La rédactrice en chef du numérique explique qu’il y a eu une journée de formation le 24 février à Bordeaux, pilotée par Olivier Couvreur du service info numérique de Paris et Xavier Colombier de ce même service, spécialiste des réseaux sociaux. Trois personnes de la rédaction du BRI de Bordeaux (3 JRI dont 2 biqualifiés) ont suivi cette formation, deux personnes pour Limoges et deux de Poitiers. L’objectif de cette formation : présentation des codes des RS (réseaux sociaux), l’incarnation dans une vidéo et l’assemblage des images. Réalisation de tests en binôme. Retour des deux formateurs : une équipe enthousiaste de six personnes dans une journée de formation et une demande forte des salariés d’être rapidement planifiés. Il y aura un retour régulier auprès des équipes de Paris qui pilotent l’expérimentation, assure la rédactrice en chef du numérique. Comme les rushes des UTN sont en 9/16 il n'était jusqu'ici pas possible de les ingester dans Imedia, ils étaient récupérés par Wetransfer par exemple. La rédactrice en chef du numérique annonce qu’un nouvel outil a été choisi (Faspex d’IBM) et installé en Aquitaine pour permettre de rapatrier les rushes en 16/9ème en vue de l’assemblage. Les élus s’étonnent de cette annonce, ils n’ont jamais entendu parler de ce nouvel outil en instance qui est pourtant d’ores et déjà déployé dans l'entreprise. Précision de la rédaction en chef : la publication des modules produits dans le cadre de cette expérimentation se fait par les éditeurs numériques. Les élus tempèrent l'enthousiasme concernant la formation : le premier retour de candidats bordelais est qu’une seule journée de formation n’est pas suffisante car il y a beaucoup d'informations à intégrer et aussi apprendre à se servir de deux logiciels, Edit (pour Instagram) et Adobe Première pour téléphone. En une journée c’est dense, d’autant que les formateurs ont des téléphones ouverts, non verrouillés, ce qui n’est pas le cas des téléphones professionnels des participants pour des questions de sécurité, donc cela limite les possibilités et la pratique au cours de cette journée. Selon la direction, le constat n’est pas le même à Toulouse où les volontaires à l’expérimentation sont plus expérimentés donc une formation d’une journée est suffisante. Tout le monde n’a pas le même niveau. Concernant l'expérimentation vidéos verticales, il reste deux régions à former.
Nombre de participants à l'expérimentation Pour le BRI de Bordeaux, il y a 13 candidats titulaires : journalistes rédacteurs, JRI et biqualifiés, chargés d’édition numériques et deux monteurs qui ont déjà été formés. Et deux CDD dont une déjà formée. Sur les 13 personnes, six sont déjà formées. Finalement, ce sont 9 personnes qui sont engagées dans l’expérimentation en Aquitaine. Les élus demandent si ceux qui n’ont pas été retenus en ont été informés. La direction répond que tous ne l’ont pas encore été.
Planification Selon le rédacteur en chef, les participants seront planifiés en fonction des besoins, ce sera “calibré” en fonction des collaborateurs. Il attend la fin de l’expérimentation pour établir un planning. La responsable du numérique ajoute que certains modules sont fabriqués sur un jour et d’autres sur deux jours selon le sujet. L’incarnation est au choix, selon le sujet décidé par l’encadrement et le journaliste. Les élus attirent l’attention sur la charge de travail supplémentaire pour l’adjointe de la rédaction en charge du numérique qui doit déjà relire les articles. Le rédacteur en chef répond qu’avec l’arrivée d’un quatrième adjoint, il pourra y avoir régulièrement un adjoint planifié sur le numérique en renfort. Le DRH reconnaît qu’il faudra sûrement revoir l’encadrement, selon la stratégie numérique sur le volume de papiers écrits et de vidéos diffusées. Mais la base de l’organisation au web reste trois personnes jour avec une montée en puissance progressive. Les RP CGT attirent aussi l’attention sur le fait que les adjoints du linéaire ne connaissent pas forcément les codes du web (articles et vidéos), il faudra aussi en tenir compte. Mise à jour du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) : La direction centrale a envoyé une proposition d’ajouts au DU aquitain, que le DRH a également amendé, mais les élus souhaitent aussi apporter des modifications. Élus et direction s’accordent pour valider la modification du document unique lors de l’instance de proximité d’avril.
Point 2 : Bilan Social Direct
Invitée (en Visio), Florence Guimard, responsable développement et animation du réseau des assistants sociaux Social Direct. La responsable de Social Direct rappelle que le contrat avec FTV date d'octobre 2023 et qu’il y a 2 assistantes sociales référentes dans notre région : Nathalie Berthelot sur Bordeaux et Anabelle Tible, basée à Limoges. Elle énumère les évolutions légales en 2025, comme la prise en charge à 100% du fauteuil roulant, la réforme de la retraite progressive, la création d’un congé supplémentaire de naissance à compter du 1er juillet 2026 etc. Concernant l’Aquitaine, les assistantes sociales ont un effectif de 184 salariés à accompagner, avec des rendez-vous en présentiel, mais surtout en distanciel puisqu’il n’y a eu que 2 permanences sur site en 2025, ce que regrettent les élus. La responsable des AS indique que des échanges informels ont lieu avec les salariés lors des permanences, sans être comptabilisés comme des entretiens. C’est un temps d’écoute permettant de créer du lien. Les RP CGT acquiescent et invitent le service Social Direct à être plus présent sur les sites aquitains. En effet, le nombre d’entretiens et de bénéficiaires est en baisse notable (6 en 2025 contre 10 en 2024). Les motifs des entretiens concernent surtout le budget et dans une moindre mesure la “vie au travail”, un critère qui regroupe différentes problématiques (santé, retraite…). La responsable Social Direct signale qu’il n’y a pas de suivi au long cours dans l'accompagnement et que les demandes des salariés sont ponctuelles, souvent pour de l’information ou de l’orientation. Elle propose de mettre en place un atelier thématique lors d’une permanence, comme cela s’est fait l’an dernier sur le thème des aidants, atelier qui n’avait rassemblé que quelques personnes mais avait donné lieu à 2 prises de rendez-vous. Enfin, elle souligne que la nouvelle plate-forme de travail de Social Direct est beaucoup plus fluide. Elle est accessible via MonEspace.
Point 3 : Organisation et conditions de travail
1 - Externalisation du service Maquillage : Bilan après un mois de prestation Le retour est bon selon le chef de centre par intérim qui a fait le point avec les trois maquilleuses qui travaillent à présent en GME (groupement momentané d’entreprises). Elles semblent satisfaites de leur nouvelle organisation. Un planning des activités est fait jusqu’à mi-juillet pour qu'elles organisent et anticipent les activités où elles auraient besoin d'être à deux. Il annonce également que le paiement de leur facturation sera effectué immédiatement et non pas à 30 jours comme initialement prévu. Un planning des horaires de leur présence a été affiché à l’entrée de la salle de maquillage à destination des autres salariés, notamment les présentateurs et chroniqueurs qui travaillent sur les JT (11h30/13h le midi et 18h30/20h le soir). Les horaires sont adaptés pour les émissions d'antenne et durant les élections, les maquilleuses viendront trente minutes plus tôt, selon le nombre d’invités à maquiller. Il y a aussi une organisation de passage pour les chroniqueurs, présentateurs etc. Chaque maquilleuse a désormais aussi son jeu de clef pour pouvoir entreposer son matériel. Les RP CGT attirent l’attention sur le fait que les nouveaux horaires plus restreints des maquilleuses ont un impact sur la réalisation d’un filage avant le JT, pour la fluidité entre le présentateur et le chroniqueur des Choix d’Ici et des Choix culture, et la régie. Le chef de centre affirme qu’il ne faut pas hésiter à le dire, le cas échéant, afin d’organiser au mieux le JT. Pour les élus le problème sera forcément récurrent si le temps de présence de la maquilleuse reste aussi court (3/4h avant le JT soir). Les RP déplorent qu’elles ne soient plus salariées de FTV, avec les droits qui en découlent. Ils font remarquer que tous les appels d’offres du réseau n’ont pas été pourvus et se demandent qui fait réellement le choix d’y répondre. La direction répond que c’était une préconisation nationale qui a été appliquée au niveau local.
2 - Élections municipales :
Le rédacteur en chef répond qu’une formation a été dispensée en janvier à la rédaction, les 2 et 3 février : 17 journalistes ont été choisis en fonction de leur métier pour toucher un maximum de personnes pour le linéaire et le web (JRI, rédacteurs, cadres). Cette formation consiste à rappeler les grandes lignes des élections municipales. Toutes les personnes formées travailleront sur les municipales, avant, pendant ou après, assure la direction. Il a fallu faire des choix, ce qui a généré de la frustration et de l’incompréhension. Le rédacteur en chef se dit conscient de cela, mais les places étaient limitées et le choix a aussi été fait en fonction de la disponibilité des salariés. Les élus ne sont pas d’accord avec cette dernière affirmation, beaucoup de journalistes étaient disponibles, la formation ne leur a simplement pas été proposée. Par ailleurs, la direction n’a pas été en mesure d’expliquer les critères sur lesquels elle s’est appuyée pour faire le choix de ces 17 salariés sur environ 80 journalistes.
La direction répond que la couverture des municipales se fait à moyens constants, sauf pour le service documentation : 9 jours de renfort sont prévus entre le 9 et le 24 mars prochain. Les élus font remarquer que ce renfort est un peu tardif et que ces élections municipales auraient pu être mieux anticipées pour ce service très sollicité. D'autant que, selon les informations des élus, Paris avait proposé mi-décembre au réseau la mise en place d’une “Task force” pour les services de documentation précisément pour anticiper les besoins liés aux élections. Le rédacteur en chef et le directeur répondent qu’ils n’avaient pas connaissance en amont de cette “Task force”. Ce raté dans la communication entre central et régional étonne les élus… Par conséquent les documentalistes de Bordeaux sont les seules du réseau à ne pas avoir eu de proposition de renforts ou détachements pour travailler en amont sur le paramétrage et les dossiers des municipales et à bénéficier de la “Task force”. D’autre part, un constat s’impose : le vivier des CDD est en train de se tarir. Les élus alertent la direction afin de ne pas revivre une situation similaire à celle des scriptes ou des gestionnaires d’antenne. Face à cette pénurie inquiétante, les élus rejoignent l’idée des salariées de la documentation qui avancent la piste de l’IJBA, institut qui forme des documentalistes, localement en plus.
Le chef de centre par intérim a détaillé le dispositif de l’émission sur les élections municipales à Pau, enregistrée le mercredi 4 mars : un VPTL avec 7 caméras, un cadre technique, une scripte, deux techniciens vidéo, deux OPS, trois OPV, deux éclairagistes et une personne pour la logistique. Sur l'absence du réalisateur pour ce débat, le chef de centre assure que c’est à la demande des techniciens qui se sentent capables de mettre en place l’émission. C’est un technicien vidéo qui s’est donc chargé de la réalisation. Il s'agit d’une émission allégée, pas de retour moniteur pour le présentateur qui n’en voulait pas. Et la légèreté du décor (2 tables hautes et quelques objets) a motivé le choix de planifier une personne des IMG à la place d’un machiniste. Il n’y a pas de petites économies, remarquent les RP CGT… En revanche, il y aura un réalisateur pour les deux soirées électorales.
3 - Intrusion sur le site de Bordeaux le 5 février 2026 :
Quelle procédure a été appliquée et quelles mesures de sécurité supplémentaires peuvent-elles être envisagées à l'avenir ? Le responsable IMG revient sur les circonstances : le poste de sécurité l’a informé de la présence de la police à l'arrière du site sur le parking après l’avoir vue via la vidéo surveillance. Il s'est avéré que la police recherchait un individu. Des renforts de police sont arrivés et l'individu a été retrouvé dissimulé sous une voiture. Il était rentré sur le parking en passant par un jardin voisin. Le tout a duré environ un quart d'heure, selon le responsable IMG. Les élus demandent en quoi consiste le protocole intrusion en vigueur dans l’entreprise. Le responsable IMG (qui est aussi chargé de la sécurité sûreté du site) explique que dès lors qu’un danger est identifié via la vidéo surveillance, l'agent de sécurité a pour consigne de l’appeler en premier, puis le chef de centre et enfin la direction (directeur ou DRH ou rédacteur en chef). Ce sont eux qui estiment ensuite le degré de danger. Il rappelle qu’il y a une fiche réflexe affichée à l'entrée au poste sécurité. Les élus estiment que l'information devrait être plus largement affichée et/ou diffusée. En effet, le site a déjà fait l’objet de menaces par le passé et les élus ne sont pas sûrs que tous les salariés sachent quoi faire en cas d’intrusion. Si dans certains établissements publics comme les écoles, les protocoles sont clairs et régulièrement éprouvés lors d’exercices, il n’y en a jamais eu sur le site alors qu’il est classé comme sensible. Le responsable IMG explique que le dispositif de sécurité est efficient et qu’il a été validé par la commission interministérielle de la zone de défense, venue sur site il y a deux ans. Cette commission sécurité vérifie nos points de sécurité névralgiques : contrôles d'accès, vidéosurveillance (intérieur du site), vidéoprotection (extérieur du site) sur nos emprises. Cette commission a demandé quelques ajustements qui ont été réalisés autour du nodal. Elle a aussi demandé d’ajouter une caméra sur une façade.
4 - Matinales filmées de France Bleu :
Quels changements au sein de notre antenne avec l’annonce par la direction de FTV de la fin du contrat avec la société Eden prod ? Le DRH explique que le dossier est entre les mains de la direction du réseau donc il n’y aura pour l'instant pas davantage d’information et donc pas d’impact réel dans les antennes. Il confirme qu’il y a toujours une volonté de rapprochement encouragé entre les réseaux France 3 et ICI (ex France Bleu). Concernant le contrat Eden prod, il a été convenu qu’il devait être remis en cause au regard de son prix. En revanche il n'y a pas pour l’instant de remise en cause de la diffusion des matinales mais elles se feront sans illustrations images
Point 4 : RH
5 - Calcul des heures supplémentaires et congés payés
La Cour de cassation, dans un arrêt du 10 septembre 2025, a renforcé les droits des salariés dont le temps de travail est décompté à la semaine, en jugeant que les congés payés ne doivent pas faire obstacle au paiement des heures supplémentaires réellement effectuées sur la même semaine. La direction peut-elle préciser comment cette jurisprudence est prise en compte dans l’entreprise pour les salariés concernés, tant sur le principe que sur les modalités concrètes de calcul et de paiement des heures supplémentaires ? Le DRH confirme qu’aujourd’hui le sujet est instruit en central pour voir comment cela peut être mis en œuvre car le paramétrage des outils pour l’instant ne le permet pas. La seule inconnue, c’est la date d’application car la rétroactivité est compliquée à mettre en œuvre.
6 - Réduction de la rémunération des missions d’intérim chef d’édition :
Auparavant, un journaliste qui acceptait de prendre ponctuellement l’édition était rémunéré 25 euros bruts. Depuis janvier la prime d’intérim est forfaitisée à 20 € bruts par jour pour un remplacement (majorée à 30 euros s’il y a mobilité géographique). Dans la mesure où il s’agit d’un élément substantiel, pourquoi les salariés n’ont-ils pas été informés. Quelle est la raison de cette réduction de 20% ? Est-ce une décision nationale ou régionale ? Le DRH explique être étonné par la question car la prime pour missions courtes est de 20 euros bruts par jour depuis au moins septembre 2021. Il n'y a pas eu de changement de montant depuis. La prime est majorée, en effet, à 30 euros s’il y a mobilité géographique. Lorsque ces missions sont supérieures à 28 jours, alors on est dans un calcul de promotion dans le cadre de l’accord collectif (comme par exemple une mission sur 3 mois). Il invite les salariés concernés par des changements récents du montant de la prime à se rapprocher de la RH.
7 - PARSI 2026 :
Calendrier, modalités organisationnelles et financières des comités des salaires en Aquitaine. Les réunions de NAO (négociation obligatoire annuelle) sont toujours en cours. Nous ne connaîtrons les enveloppes pour les mesures qu’à compter de la mi-mars, précise le DRH. Le montant de l’enveloppe pour les mesures individuelles sera alors connu et la DRH pourra travailler avec les managers pour les mesures. L’arbitrage final est programmé mi-mai pour une mise en paye en juin. Pour l'Aquitaine, le comité de salaires se tiendra le 24 mars à 10h. Comme l’an dernier, les élus n’auront comme documents que la liste de tous les salariés avec des informations complémentaires uniquement pour ceux qui ont donné leur accord et qui n’ont pas eu de mesures depuis quatre ans et plus.
Point 5 : Emploi
8 - Poste de rédacteur gelé à Bayonne :
Suite au courrier de l’ensemble des salariés de Bayonne, les RP demandent à faire un point sur le taux d'absentéisme et les arrêts maladie dans ce service. Ils demandent à la direction de fournir aux RP le nombre d'arrêts maladie (longs et courts) avec le nombre de jours d'arrêts, le nombre d’accidents du travail par année depuis 2021 ainsi que le taux d'absentéisme depuis juin 2021. En effet, en juin 2021, les Représentants du personnel d’Aquitaine avaient déjà alerté la direction face à un nombre conséquent de salariés absents, notamment à la locale de Bayonne en dénombrant alors 8 arrêts maladie sur 1 mois. Les RP estiment que ce courrier est un nouvel indicateur d’alerte et souhaitent objectiver la situation dénoncée par les salariés du service. Concernant le poste de rédacteur vacant depuis le 31 janvier, quel choix a fait la direction sur son remplacement ou non ? Si elle a fait le choix du non-remplacement : quelle analyse du report de la charge de travail sur le collectif a-t-elle fait ? Quelle évaluation des risques ? Et de quelle manière a-t-elle fait la mise à jour du DUERP ? Quel plan de réorganisation du travail la direction va-t-elle mettre en place ? Un second poste de rédacteur sera vacant au 31 mai. Il n’y aurait donc plus que 3 rédacteurs titulaires dans cette locale. Quel avenir pour ce second poste ? Le directeur balaye la question d’un second poste de rédacteur vacant au 31 mai arguant que ce n’est pas d’actualité. Sur le poste de rédacteur vacant depuis le 31 janvier, la direction attendait la notification budgétaire précise : cette notification correspond à un budget à la baisse (10 ETP en moins pour la Nouvelle Aquitaine et moins 20 % de budget pour la programmation comme annoncé en début d’année). Donc la baisse est confirmée, mais elle n’est pas plus importante que ce que la direction redoutait. Cela permet de pourvoir le poste vacant à Bayonne. Il sera mis en consultation dans les prochaines semaines, sans préciser le calendrier. Les élus CGT se réjouissent de cette décision dans un service en extrême tension (cf le courrier des salariés envoyé aux élus et à la direction) et disent l’importance d’aller vite car il y a un problème de carence pour les CDD et donc de remplacement.
Concernant les chiffres de l’absentéisme dans ce service le DRH les détaille : 2021 : 8,68% (100% maladie) 2022 : 6,13% (100% maladie) 2023 : 10,48% (5% maladie, 1,83% AT, 3,65% maladie professionnelle) 2024 : 2,98% (1,3% maladie et 1,68% maladie professionnelle) 2025 : 3,44% (3,42% maladie, 0,02% en AT)
À titre de comparaison les chiffres absentéisme aquitains (y compris les chiffres de Bayonne) 2021 : 7,9% 2022 : 7,56% 2023 : 8,39% 2024 : 7,44% 2025 : 6,75%
Enfin les accidents du travail ou de trajet à Bayonne : 2021 : 1 accident du travail 0 jour d’arrêt 2022 : 3 accidents du travail 0 jour d’arrêt 2023 : 1 accident du travail 100 jours d’arrêt 2024 : 5 accidents du travail dont 1 avec 8 jours d’arrêt et 1 accident de trajet avec 0 jour d’arrêt 2025 : 2 accidents du travail dont 1 avec 1 jour d’arrêt
9 - Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine :
Aude Sillans a été nommée rédactrice en chef adjointe à Bordeaux. Nathalie Bauer est détachée pour une mission de 6 mois en tant qu'administratrice de production pour la Nouvelle-Aquitaine. Elle est basée en région Grand-Est où elle garde une partie de ses activités. L’appel à candidature à la Gestion d’antenne est en cours : 7 entretiens ont eu lieu. Des tests, puis un planning de formation, vont être mis en place. 2 personnes seront retenues. Prochaine instance de proximité le 1er avril 2026
Bordeaux, le 9 mars 2026
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Préavis de grève La maltraitance à l’égard du collectif de travail de France 3 Paris-Île-de-France continue
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Après un déménagement raté et destructeur, après la réduction de la surface de travail via le projet campus, l’antenne de France 3 Paris-Île-de-France est virée du studio qu’elle occupait depuis 2019. Raison invoquée : il faut faire de la place pour franceinfo ! Décision de la présidente qui veut fêter les 10 ans d’une chaîne info aux faibles audiences dans un studio et une régie flambant neuf ! Les équipes de la rédaction de PIDF ont donc appris leur éviction du Studio D et de la régie qui lui est dédiée. En échange, et pour 3 mois à partir du 24 mars 2026, les journaux de PIDF auront lieu au Centre de diffusion et d’échanges (CDE) situé au 5ème étage. Ensuite, à partir de la mi-juin les éditions de PIDF devront partager plateau et régie avec le pôle Outre-Mer. Pourtant, lors de l’annonce par la directrice régionale (début février), il était question d’une mutualisation à 2 + 1 : PIDF / DoPom et Stade 2 « La quotidienne ». L’antenne de France 3 Paris-Île-de-France, région où la population est la plus dense, sera aussi la première station de France 3 sans plateau ni régie dédiés. La qualité de la mise à l’antenne des éditions de PIDF ainsi que les conditions de travail des personnels vont être considérablement affectées par ces changements. Le CDE est un centre de diffusion uniquement utilisé en cas d’urgence pour des mises à l’antenne « dégradée » lors de conflits sociaux ou de problèmes techniques impactant les régies habituellement utilisées. Le CDE n’est pas et ne peut être une solution, même transitoire, pour PIDF, il en va de la santé des salariés amenés à travailler plusieurs mois dans des conditions dégradées, et de l’image de l’actualité régionale. Quant au partage d’un plateau virtuel (studio F et régie 5) avec le pôle Outre-Mer, il dénote clairement du manque de considération de la direction de FTV vis-à-vis de l’information régionale et ultra-marine qui deviendront donc les seules entités du Siège sans plateau dédié. C’est pourquoi la CGT appelle les salariés de Paris-Île-de-France à se mobiliser pour défendre leurs conditions et leur outil de travail. La CGT demande le retrait de ce projet néfaste pour le personnel, et l’attribution d’un studio et d’une régie pérennes et conformes aux besoins de l’antenne de France 3 Paris-Île-de-France. La CGT appelle l’ensemble des personnels journalistes et techniciens qui concourent à la fabrication et la diffusion des éditions de France 3 Paris-Île-de-France, à cesser le travail à partir du dimanche 15 mars 2026 à 00h00, et ce, pour une durée illimitée.
Paris, le 05 mars 2026
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Profession de foi CGT - Élections CSE 2026 - DoPom
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Du 19 au 25 mars (1er tour) puis du 9 au 15 avril (2nd tour), vous serez appelés à élire vos représentant·es au Comité Social et Économique. Ce rendez-vous est essentiel : la voix des salarié·es face à la direction est primordiale. Vos élu·es au CSE sont votre contre-pouvoir
Le rôle du CSE : votre protection, votre expression Vos élu·es au CSE ont pour missions de :
Une mandature marquée par des attaques contre notre établissement Au cours des quatre dernières années, l’établissement de Malakoff a subi une succession de décisions déstabilisantes :
Une organisation hiérarchique alourdie, sans autonomie Le site de Malakoff est passé « établissement ». Cette évolution n’a apporté aucune autonomie supplémentaire, ni pouvoir décisionnel accru. Elle s’est traduite par une strate hiérarchique supplémentaire, sans bénéfice pour les équipes opérationnelles ni amélioration de la gestion de l’établissement.
Des conditions de travail fortement dégradées à la fabrication À la fabrication, les salariés ont travaillé pendant des années dans une régie obsolète, avec des pannes à répétition et des conditions de travail dégradées. Le secteur est resté longtemps sans chef de service, sans interlocuteurs compétents pour répondre aux besoins. L’activité s’est appauvrie avec l’externalisation des émissions, tandis que la modulation du temps de travail atteignait ses limites, confirmant les réserves émises dès le départ par la CGT.
Une radio fragilisée La radio a été fortement impactée par le déploiement forcé de l’outil ZENON en développement, instable, moins disant que son prédécesseur pour ne pas dire totalement inepte, dégradant encore les conditions de travail des utilisateurs : techniciens, et journalistes, sans compter, le siphonnage méthodique de la rédaction radio au profit de la TV. Tout cela concourant à un appauvrissement de la qualité de nos missions de service aux stations ultramarines et de visibilité sur les chaines partenaires.
Une rédaction déstabilisée La rédaction a, elle aussi, été déstabilisée par des projets de réorganisation successifs et par une alternance de responsables imposant chacun ses priorités éditoriales créant une instabilité permanente.
Un incident majeur révélateur en diffusion En diffusion, une simple panne de courant a paralysé toutes les stations d’Outre-mer. Les équipements de secours n’ont pas fonctionné, faute de maintenance, et aucune assistance n’est venue du siège ni d’IMG. Un abandon révélateur : le pôle Outre-mer n’est pas une priorité.
Le projet Campus : un déménagement devenu démantèlement Le projet Campus, présenté initialement comme un simple déménagement, s’est révélé être une réforme d’ampleur aux conséquences profondes avec le transfert de 35 salariés et la perte de l’identité du collectif. Les co‑productions EDEN, annoncées comme devant être fabriquées en interne, ont finalement été confiées au privé. Le « StudioHub », soi-disant outil d’avenir, a été enterré par la direction générale avant même d’exister. Les équipes TV et radio ont hérité de moyens techniques au rabais. La direction du Pôle Outre-mer n’a pas su (ou pu) défendre ce projet. Pour achever ce cycle de démantèlement, la fabrication siège a absorbé les derniers moyens de production de la DOPOM, intégrant de force les 20 derniers salariés de la régie TV. Une question demeure plus que jamais : à qui le tour ?
Face à cette dilution de l’établissement, la CGT reste votre rempart : La direction a démontré qu’elle n’a plus la maitrise pour défendre l’avenir de l’établissement. Nous nous engageons à :
Une nouvelle orientation pour les Activités Sociales et Culturelles La CGT s’engage à redonner du sens et de la proximité à nos Activités Sociales et Culturelles (ASC). Notre ambition est claire : renforcer les liens entre tous les CSE de l’entreprise afin de développer des partenariats solidaires et équitables. Grâce à cette coopération, chaque salarié pourra bénéficier des avantages négociés par l’ensemble des entités, comme l’accès aux parcs immobiliers, aux croisières, aux séjours ou à toute autre activité de loisirs. Nous voulons également promouvoir la richesse et la diversité des Outre-mer, trop souvent méconnues, en les plaçant au cœur de nos voyages culturels. Par ailleurs, nous défendons une réorientation des subventions vers les professionnels indépendants, artisans et acteurs locaux, pour soutenir une économie plus juste, plus humaine et plus proche des salariés. Enfin, nous militons pour le retour des chèques cinéma à 5–6 euros, afin que la culture reste accessible à toutes et à tous. Nous souhaitons faire des ASC un levier de solidarité, de partage et de découverte pour chaque salarié.
Nos combats : hier, aujourd’hui, demain La CGT poursuivra son action pour :
Pour les trois années à venir, les enjeux sont immenses. Votre voix compte. Votre vote compte.
Paris, le 09 mars 2026
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Le 8 mars, un jour de lutte pour nos conquêtes
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En France, en matière d’égalité femmes-hommes, les chantiers sont nombreux.
Se battre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lutter contre les inégalités de genre, c’est renouer avec le progrès pour tous et toutes, parvenir à une société démocratique fondée sur la satisfaction de tous les besoins humains, dont la santé, la paix et la solidarité, et mettre fin à toutes les formes d’exploitation et de domination. Alors le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, soyons nombreuses et nombreux à manifester pour montrer notre détermination à changer la société, aidons les associations de défense des droits et agissons au quotidien !
Retrouvez davantage d’informations sur https://www.egalite-professionnelle.cgt.fr/ et cgt.fr/8mars2026
Gagner l’égalité, c’est mettre fin au dumping social lié aux différences de rémunérations entre femmes et hommes qui tire tous les salaires vers le bas. Tout le monde y gagne ! Pour cela, il faut commencer par la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines qui sont systématiquement dévalorisées socialement et donc salarialement.
À partir de juin 2026, toute personne aura le droit de connaître le salaire moyen des collègues de sa catégorie à l’embauche ou au cours de la carrière, grâce à la transposition en droit français de la directive sur la transparence des rémunérations. La directive européenne prévoit notamment :
Ces dispositions changeront la donne en profondeur si l’esprit du texte européen est respecté. Or, les concertations entre syndicats, gouvernement et patronat font craindre le pire. Contre une transposition au rabais, la mobilisation de l’ensemble du monde du travail est indispensable !
Les violences contre les femmes sont au cœur des processus de domination. Elles ont des incidences dans la sphère privée comme au travail (refus d’embauche, détérioration des conditions de travail, carrière bloquée, refus de promotion…). En France, en 2024, ces violences au travail sont massives :
Utilisez et faites connaître le violentomètre 📎
Contrairement aux stéréotypes véhiculés, la santé des femmes au travail ne se résume pas aux pathologies liées aux cycles menstruels. D’après Santé publique France, plus de 11 % des femmes salariées sont concernées par une maladie en lien avec le travail. La souffrance psychique en lien avec le travail est deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes, 6 % contre 3 %, notamment parce que les femmes occupent des emplois plus exposés à ce risque. 3 femmes sur 5 déclarent des douleurs liées aux troubles musculo-squelettiques (TMS). Là aussi, elles sont plus nombreuses que les hommes. Les répercussions du travail sur la santé des femmes sont encore largement méconnues et minimisées. Le manque de reconnaissance de la charge physique et mentale du travail des femmes est ainsi à l’origine d’impensés féminins dans la conception et la mise en œuvre des politiques de santé au travail. Alors même que la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes oblige dans tous les lieux de travail d’évaluer « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe » dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), les politiques publiques de prévention et de réparation des risques professionnels ont été pensés pour des travailleurs masculins.
Paris, le 05 mars 2026
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« L’entière transparence » C’est maintenant et pour tout le monde, Madame la Présidente !
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Lors du CSE central de février, Delphine Ernotte a présenté les 5 grandes orientations de FTV dont le souhait de « Renforcer la transparence et l’exemplarité ». Une volonté qui fait écho à ses voeux formulés le 15 janvier 2026 où elle a rappelé une exigence forte : « Nous sommes un service public, financé par tous, et à ce titre nous devons à chaque citoyen la pleine et entière transparence sur l’usage de nos deniers publics. » Nous partageons pleinement cette exigence. Pourtant, des pratiques dérogatoires au Passeport Mobilité persistent concernant l’encadrement : prolongations d’indemnités de double résidence, prises en charge étendues de frais de déplacement, dépassements des dispositions pourtant strictement encadrées. Nous avons eu connaissance de plusieurs cas avant de nous résoudre à une évidence : cette pratique n’est pas isolée. Ce sont des sommes conséquentes, sur différentes antennes qui vont à l’encontre de toute exemplarité. Ces traitements différenciés résonnent d’autant plus fortement que, dans le même temps, des économies substantielles sont exigées des équipes : heures supplémentaires contestées, frais de mission discutés, recrutements freinés, temps de préparation supprimés, restrictions budgétaires généralisées. La direction semble vouloir déroger aux règles du Passeport Mobilité « afin de susciter des vocations managériales à FTV », Cette explication n’est pas entendable. Nous ne pouvons aujourd’hui que dénoncer ces situations dérogatoires. La transparence ne peut être à géométrie variable et les efforts demandés ne reposer que sur certains salariés. Au moment où 150 M€ d’économies sont demandés à FTV et où le Réseau de France 3 doit supprimer 45 ETP en 2026, l’équité et l’exemplarité managériale ne sont pas des options : elles sont une condition de la confiance.
Paris, le 27 février 2026
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Violences néo-fascistes Un naufrage politique et médiatique
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Suite à la mort tragique d’un militant de l’ultra-droite, la sphère médiatique serait-elle en train de construire l’image d’un néo-fascisme « non-violent » et « propre sur lui » ? Au regard des nombreuses émissions consacrées au sujet ces derniers jours, c’est ce que nous craignons, y compris sur nos antennes.
Un double standard médiatique Pour la CGT, personne ne doit mourir pour ses idées et nous condamnons sincèrement la mort de Quentin Deranque. Mais, hélas, force est de constater que les victimes de l’extrême droite, militantes de gauche ou non-blanches, ont rarement eu droit à une telle faveur dans le traitement médiatique. Doit-on ici faire la liste des 11 victimes mortes depuis 2022 sous ses coups sans faire l’objet d’une couverture médiatique d’une telle envergure ou d’une minute de silence à l’Assemblée nationale (alors même que ce décompte n’intègre même pas les 19 blessés graves par balle ou arme blanche pendant la même période) ? Alors que la menace de terrorisme et d’actions violentes provient désormais essentiellement de l’ultra-droite en France d’après la fondation Jean-Jaurès et les services de renseignements, la quasi-invisibilisation des crimes racistes commis par les groupes d'extrême droite ces dernières années en France est sidérante. Il ne s'appelait pas Quentin, il s’appelait Ismaël et il avait 20 ans. Il a été retrouvé dans un étang dans le sud de Lyon dans la nuit du 6 janvier 2026, selon toute vraisemblance victime d'un crime raciste. Et quid des six personnes issues de l’ultra-droite interpellées après une violente agression près d'une association de travailleurs immigrés à Paris le 15 février ? La différence de traitement médiatique et politique dans ces cas très récents, qui sont bien plus que de simples faits divers, est intolérable. Nous notons au passage cette même différence dans le cas de la plupart des victimes de la répression des mouvements sociaux (gilets-jaunes, Sivens, Sainte-Soline, …). Dans le cas précis du décès de Quentin Deranque, trop souvent évoqué sans une présentation suffisante du contexte lyonnais (où s’exerce régulièrement une violence d’extrême droite depuis des décennies), il est très inquiétant de constater que les médias, y compris publics, sont pris, volontairement ou non, dans une spirale loin d’être exempte d’arrière-pensées politiques. Nous déplorons que de nombreux journalistes sortent de leur neutralité sur cette affaire, y compris sur nos antennes, et notamment sur franceinfo ces derniers jours suite à la manifestation de militants néo-fascistes à Lyon, la journaliste en plateau estimant que la manifestation s’était bien passée. On n’est pas à un salut nazi près en effet...
Aucune voix pour l’extrême droite Il est impossible de ne pas établir une corrélation entre l’intensité des réactions politiques déclenchées par ce tragique évènement, celle du traitement médiatique dont il fait l’objet par ricochet, et la proximité d’échéances électorales cruciales. La CGT, fidèle à son histoire et à ses valeurs, entend lutter partout sur le territoire contre l’implantation insidieuse de la droite extrême sous toutes ses formes. C’est notre rôle de lutter face à ce danger pour les travailleuses et les travailleurs, de lutter contre cette imposture antisociale, xénophobe et misogyne. Nous rappelons par ailleurs que ce courant politique claironne depuis des années son hostilité frontale à l’existence même du bien commun que représente le service public de l’Audiovisuel. Le collectif Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), dont la CGT de France Télévisions est adhérente, a lancé au mois de décembre 2025 un appel aux forces syndicales, associatives et citoyennes afin de battre l’extrême droite et ses idées lors des prochaines élections municipales. Ce n’est pas le cas de tous les syndicats à France Télévisions. Pour la CGT, pas d’ambiguité ! Afin de contourner le problème du rejet que peut susciter le parti créé par d’anciens nazis et membres de l’OAS, nombre de candidat·es pourtant clairement identifié·es comme membres du Rassemblement national se présentent en leur nom propre. Le but : s’adresser plus facilement à des électeur·rices dépolitisé·es. Qu’elles portent les couleurs du Rassemblement national ou non, les listes d’extrême droite en portent les idées. Elles représentent un danger redoutable pour les travailleur·ses et la population tout entière. La CGT de FTV dénonce donc l’opération de blanchiment politique et médiatique actuellement à l’œuvre et appelle à la plus grande vigilance intellectuelle et politique !
Paris, le 23 février 2026
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Dénonciation de l’accord collectif - Une médiation qui a porté ses fruits
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En juillet 2025, la direction de France Télévisions a décidé de dénoncer l’accord collectif d’entreprise, une décision brutale juste avant les vacances d’été faisant ainsi démarrer une période de survie de notre accord jusqu’au 1er novembre 2027. Les quatre syndicats signataires de l’accord du 28 mai 2013 et les CSE/CE/CCEOS ont saisi le juge, compte tenu d’un certain nombre d’irrégularités dans la procédure de dénonciation. Fin 2025, le juge décidait avant l’audience de renvoyer les parties en médiation judiciaire afin d’essayer de trouver une issue négociée à ce conflit. Les discussions ont eu lieu en janvier 2026 et jusqu’au vendredi 13 février entre syndicats représentatifs au niveau de l’entreprise et direction. Cet accord de médiation permet de sanctuariser certaines dispositions de l’accord collectif et prolonge le délai de survie de l’accord à mai 2028 au lieu de novembre 2027. Cet accord est évidemment un compromis mais c’est un acquis pour les salariés car on ne sait jamais avec certitude comment un juge va trancher dans ce genre d’affaire.
Pour résumer la situation : Procédure en justice = espoir de gagner du temps en cas de victoire Accord de médiation = certitude de gagner du temps et des garanties sur le maintien de certaines dispositions de notre accord collectif. Les organisations syndicales représentatives de France Télévisions ont donc décidé unanimement de signer l’accord de médiation. Cette signature permet de garantir l’application de l’accord collectif dans sa version actuelle et intégrale jusqu’en mai 2028. Concrètement rien ne changera pour les salariés d’ici là. Une première réunion d’échange avec la direction a eu lieu ce lundi 16 février sur la méthode et l’agenda de négociation. Nous reviendrons très rapidement vers les salariés pour leur donner tous les détails de l’accord de médiation et des annexes qui l’accompagnent. L’aboutissement de ce bras de fer juridique qui se termine par une médiation est la conséquence d’une union syndicale sans faille avec le soutien des CSE. « L’union fait la force » n’est pas qu’un slogan et nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre cette négociation dans l’unité.
Paris, le 16 février 2026
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Le projet de holding de l’audiovisuel public tourne court Une victoire pour la CGT !
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On la disait inévitable, nous ne nous sommes jamais résignés. Il n'y aura pas de holding de l'audiovisuel public. Du moins, pas pour l'instant à en juger par le calendrier parlementaire des prochains mois, où la PPL sur la holding défendue par Rachida Dati brille par son absence. Le résultat d'une longue campagne menée par la CGT et par les député·es de gauche. Manifestations à Paris et en région, meetings, argumentaires, pétitions, courriers aux élu·es locaux, rencontres avec les député·es et sénateu·rices ont fini par payer ! Cette réforme dangereuse est aujourd'hui reportée sine die dans le cadre du compromis de non-censure acté sur le budget 2026. Pendant près de deux ans, nous avons travaillé ensemble, avec les élu·es CGT de toutes les entreprises de l'audiovisuel public. Radio France, France Télévisions, France Médias Monde, l'INA. Tous unis par un même combat, celui de refuser un mariage qui aurait été pour tous le baiser de la mort. Une holding, cela signifiait d'abord la "chasse aux doublons". Autrement dit, un vaste plan de licenciement visant à se débarrasser d’une partie des personnels, qu’ils soient technicien·nes, journalistes, animateur·ices ou administratifs. La réduction potentielle de notre périmètre :
À force de rencontres, d'argumentaires et de courriels envoyés à l'ensemble des député·es et sénateur·ices, hors extrême-droite, nous sommes parvenus à faire douter, jusque dans les rangs des parlementaires de la droite et du centre. Cela s'est vu lors du premier passage du texte devant l'Assemblée nationale où le texte a été rejeté grâce aux voix de la gauche et des écologistes devant un hémicycle quasiment vide. Alors oui, le travail de fond a été porté par des élu·es de toute la gauche mais la CGT a pleinement assumé une large part du combat ayant mené à cette victoire, aux côtés des personnels mobilisés de l'audiovisuel public. Nous nous tenons prêts à nous remobiliser si le projet revenait à l'ordre du jour. En attendant, nous continuons à défendre haut et fort l'existence de l'audiovisuel public, que l'extrême-droite voudrait voir disparaître. Nous poursuivons également le combat contre les coupes budgétaires et pour retrouver un financement pérenne et suffisant pour assurer l'ensemble de nos missions. Le service public de l’audiovisuel est un bien commun irremplaçable. Nous ne lâcherons rien.
Paris, le 20 février 2026 |
METIERS ARTISTIQUES UNE BOUFFEE D’AIR
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La CGT Réunion, à l’initiative du dépôt d’une saisine sur les métiers artistiques, vient de signer un accord d’établissement qui encadre les métiers artistiques à Réunion La 1ère.
Au-delà des avancées sur la rémunération et le temps de travail, c’est aussi un plan de résorption de l’emploi précaire pour les salariés les plus anciens. Cet accord entérine également l’engagement du Pôle Outre-mer de réaliser un état des lieux approfondi des métiers artistiques pour l’ensemble des établissements d’Outre-Mer.
Les avancées :
- Évolution de la rémunération et meilleure approche du métier d’intervenant spécialisé (notamment en radio) avec rétroactivité au 01 janvier 2026 - Prise en compte des heures de préparation dans la rémunération - Rémunération et paiement des journées de réunion de service - Possibilité de mettre en place des contrats de grille - Plan de résorption de l’emploi précaire pour les salariés les plus anciens (+ de 1000 jours) avec un accompagnement pluriannuel - Mise en place d’une GPEPP avec entretien RH/Manager
La CGT sera à l’avant-poste dans la négociation future qui s’annonce au niveau Pôle Outre-mer. Le résultat des travaux est attendu dans le courant du 1er semestre 2026.
Saint-Denis, le 19 février 2026
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Levée du préavis intersyndical sur les suppressions de vacation de techniciens sur les éditions d’informations produites au Siège
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Levée du préavis intersyndical sur les suppressions de vacation de techniciens sur les éditions d’informations produites au SiègeLes techniciens font reculer la direction !
Le 10 février 2026, les organisations syndicales ont déposé un préavis de grève à la fabrique pour s’opposer à la suppression de postes de techniciens sur les éditions d’information. Face à cette forte mobilisation, la direction a présenté vendredi après-midi, après avoir reçu les organisations syndicales le matin, un projet de protocole de sortie de grève. Ce texte, soumis aux salariés réunis en Assemblée Générale ce vendredi après-midi, a donné lieu à des échanges nourris et à un débat constructif. À l’issue des discussions, syndicats et direction sont parvenus à un protocole actant la levée du préavis de grève (lire le texte ICI). Cette avancée est le fruit de la mobilisation des salariés. Les organisations syndicales signataires resteront pleinement vigilantes quant à la mise en œuvre des engagements pris. Elles n’hésiteront pas à déposer un nouveau préavis si la direction ne respectait pas ses engagements, et seront notamment attentives aux compensations salariales liées aux modification de planification. Paris, le 13 février 2026
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C’est pas nous, c’est Paris ! La direction bretonne ne bouge pas, les élus ne siègent pas
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Malgré de nombreux échanges, malgré l’interpellation de l’inspection du travail, malgré une pétition particulièrement suivie, la direction de France 3 Bretagne n’a rien à proposer et botte en touche. Pour le deuxième mois consécutif, les représentants du personnel ont refusé de siéger à l’instance de proximité prévue ce jeudi 12 février. Une décision difficile à prendre, compte tenu du nombre de points qui s’accumulent dans l’ordre du jour. Mais les élus avaient-ils le choix face à une direction qui a pour seule réponse : « Ce n’est pas à nous de décider, on attend la réponse de Paris » ? Pourtant, cela fait un mois que les élus ont invoqué ce droit d’usage qui, depuis 4 ans, consiste à tenir les IP sur une journée entière.
L’inspecteur du travail confirme le droit d’usage. Pour la direction, c’est une interprétation. Le 28 janvier, les élus ont saisi l’inspecteur du travail sur le sujet. Dans son avis, ce spécialiste du droit du travail va dans le sens des élus : l’usage est bel et bien caractérisé. « Le format journalier des réunions de l'instance des représentants du personnel répond effectivement à la notion et aux critères d'un usage d'entreprise dès lors qu'il s'agit d'un avantage accordé librement et de manière répétée par l'employeur sans que l'accord collectif d'entreprise ne le lui impose » (extrait de la réponse de l’inspecteur du travail adressée aux élus et à la direction bretonne) Mais pour le directeur régional, destinataire de la réponse de l’inspecteur du travail, « ce n’est qu’une interprétation ». Et de répéter : « Ce n’est pas à nous de décider, on attend la réponse de Paris ». Forts de leur légitimité et du soutien des salariés, qui sont à cette heure 82 à avoir signé cette pétition (partagée il y a seulement deux jours), les élus ont décidé de ne pas siéger.
Et la suite ? Dès lors, 3 cas de figure se présentent à nous : 1. La direction refuse l’usage et contraint les élus soit à aller devant les tribunaux, soit à se plier à sa décision de passer les IP à une demi-journée. 2. La direction reconnait ce droit d’usage, mais le dénonce en bonne et due forme (dans le cadre d’une procédure d’information/consultation du CSE). 3. La direction accepte la tenue des IP bretonnes sur une journée entière et envoie un signal positif aux salariés.
Le doute n’est donc plus permis. La décision de limiter la durée de l’instance à une après-midi est donc bel et bien une consigne du siège, qui ne cesse pourtant de communiquer sur l’autonomie des régions… Puisque tout se décide à Paris, les représentants de proximité de l’antenne bretonne ont alerté les élus du CSE. En attendant, vos élus continuent d’aborder avec la direction locale les situations individuelles et collectives urgentes.
La pétition est toujours active sur ce lien https://drive.google.com/file/d/1wp0ljSwP1K3ziBC7wG5igWVN22qW6zm9/view?usp=sharing ou en version papier à la cafétéria de Rennes et à Brest.
Rennes et Brest, le 13 février 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Février 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports EN BONUS ! Ce mois-ci l’actualité de la Fabrique s’invite dans la Gazette
L’actu à l’info et aux sports
Préambule
Nouveau directeur de l’information et « France3isation » … Les mois passent et la commission d’enquête sur l’audiovisuel public continue son travail de sape. Source d’inspiration intarissable pour les « haters » du service public, qui nous étrillent sur les réseaux sociaux. On a appris dans la presse qu’à France Télévisions, une cellule entraîne directrices, directeurs, et collègues au feu nourri des questions des parlementaires. On ne ressort pas indemne d’un tel déballage. Car depuis peu, un nouveau mot a fait irruption dans nos conversations… D’abord chuchoté, il se propage, s’amplifie, gagne tous les étages, toutes les rédactions et rebondit jusque dans cette instance au détour d’une question. La « France3isation ». France3isation dans la bouche des salariés du Siège, ça signifie : moins de moyens, moins de missions, une carrière stoppée net, des JT qui ferment. France3isation, ça exprime aussi la résistance, la mobilisation, la résilience, le débat d’idées dans le respect de chacun. Un vaste chantier attend Philippe Corbé dans une rédaction en proie au doute, où chacun voit son métier se dégrader de jour en jour. Les questions des salariés, en ce mois de février en témoignent :
Bonne lecture ! …
Philippe Corbé a tenu à se présenter aux membres de l’instance de proximité pour faire passer un message à l’ensemble de la rédaction. Il nous a assuré qu’il arrivait à France Télévisions avec un esprit ouvert et à l’écoute. Il découvre tous les chantiers qui l’attendent et demande qu’on lui fasse confiance. Il assure qu’il étudiera chaque dossier sérieusement. Il se dit préoccupé par les attaques subies par l’audiovisuel public. Les journalistes sont des cibles. En conséquence, il entend défendre France Télévisions, l’audiovisuel public. Selon lui, le débat n’est pas serein, comme l’illustre la commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Le climat est lourd et nos téléspectateurs méritent d’avoir un débat posé sur le sujet. Le directeur de l’information a aussi rappelé que la France est un pays où les habitants sont très attachés au 20H et aux chaines tout info. Certes les usages ont évolué, et il pense qu’il faut repenser les modes de narration éditoriale. Il conclut en soulignant que tous les soirs, 4 millions de téléspectateurs regardent le 20H de France 2. Philippe Corbé s’engage à participer aux prochaines Instances de Proximité pour répondre aux questions des salariés et de leurs représentants.
DRH
Annabelle Laurain, de la DSQVT (direction de la santé et de la qualité de vie au travail, rattachée à la DRH), est venue présenter le nouveau service de psychologues du travail qui remplace ACCA depuis le 1er janvier. Il s’agit de Qualisocial. Ce dispositif est à destination de tous les salariés de l’entreprise (CDI, CDD, alternants). Deux services sont proposés :
L’accès est évidemment gratuit, et la confidentialité est garantie. La direction table sur un accompagnement de 5 séances par salarié en demande, la réalité se limite plutôt à 3. La direction prétend qu’il s’agit d’accompagner au mieux les équipes. C’est surtout un moyen d’externaliser ses responsabilités légales de préservation de la santé des salariés ! En janvier les psychologues d’ACCA ont fait la transmission des dossiers à Qualisocial, après accord des salariés concernés.
La procédure de don de RTT est trop mal connue des salariés. Récemment, des jours ont été perdus par méconnaissance des règles. La direction peut-elle communiquer de façon beaucoup plus efficace sur le sujet, en fin d’année, quand les salariés commencent à avoir une bonne vision des jours qu’ils vont pouvoir donner ? La Direction conseille de lire la fiche très complète dans monkiosque. La CGT tient à mettre une mauvaise note à monkiosque qui devient un outil de plus en plus inadapté au bon accompagnement des salariés, surtout en matière de pose de congés. Illisibilité du solde des RTT en fin d’année, congés d’été refusés sans explication dès janvier. Monkiosque c’est un peu à la tête du client… Direction et RH se renvoient la balle, et restent sourdes aux demandes des salariés.
Cette année, en plus des entretiens annuels, les managers font passer les entretiens professionnels dans la foulée. Auparavant ces derniers étaient pris en charge par les RH. Le retour de cette tâche aux managers est logique dans la mesure où ce sont eux qui ont en charge l’accompagnement des salariés dans leur carrière. La RH est une fonction support qui vient en appui d’un projet professionnel élaboré par le salarié et son manager. Faut-il encore que les intéressés soient conscients de leur mission, formés, et investis dans cette tâche. La direction assure que « les RH sont toujours en soutien et peuvent être sollicités en complément ».
franceinfo TV
Pour quelle raison la direction de Franceinfo TV propose-t-elle à des CDD sous contrat avec FTV SA de passer sous contrat avec la filiale France TV Studio, alors que cela constitue un contrat moins disant ? La direction déclare qu’il ne s’agit pas de contrats au rabais. France tv Studio s’aligne systématiquement sur les éléments de salaire, à l’exception des avantages sociaux spécifiques à France Télévisions. Les élus font remarquer que c’est donc bien moins disant ! Les accords d’entreprise sont différents. La direction reconnaît ne pas avoir la réponse complète à cette question pour justifier ce choix.
Comment se fait-il que l’on trouve des moyens pour employer des journalistes deskeurs CDD à Franceinfo TV pour alimenter les journaux régionaux d’ICI, alors que la direction conteste le besoin d’emplois permanents à la chaîne info ? La direction explique qu’il s’agit d’un renfort temporaire pour accompagner le lancement du HUB région. Les contrats de ces deskeurs sont prévus pour 4 semaines. Les RP soulignent que le sort des deskeurs est peu enviable. Ils cumulent 4 métiers : rédacteur, monteur, infographiste, mixeur. Le plus ingrat étant celui de mixeur. Beaucoup de mots sont mal mixés. Le son est de moins bonne qualité. Pour les professionnels du son, voir un deskeur mixer un sujet sur un coin de table dans l’open-space est une aberration. Le rendu antenne est catastrophique. Parfois il n’y a pas d’ambiance, c’est saturé, le micro est mal réglé. Les RP soulignent que la direction n’a donné ni formation ni outil aux deskeurs pour maîtriser le son.
Aux quatre coins du globe, les téléspectateurs du canal 16 voient apparaître de nouveaux visages : notamment à Washington, Berlin, Bruxelles, Jérusalem. Des correspondants permanents, parmi lesquels des journalistes sous contrat local, sans sécurité de l’emploi y compris en zone dangereuse. Ce fonctionnement était au départ ponctuel, il est en train de devenir la norme. Et les journalistes de Franceinfo tv se voient privés d’opportunités à l’étranger. Les équipes se sont battues pour obtenir une vraie crédibilité sur le terrain, crédibilité célébrée lors de la campagne de presse et d’affichage du passage sur le canal 16. Cette compétence est-elle amenée à disparaître dans la rédaction ? La direction confirme que les bureaux à l’étranger fonctionnent depuis longtemps avec un ou deux salariés permanents envoyés permanents employés par FTV et des salariés locaux employés par les bureaux en contrat de droit local. Cela n’empêche pas qu’en fonction des missions, les journalistes de Franceinfo TV puissent se rendre à l’étranger. Les RP font remarquer que les journalistes de Franceinfo TV ne partent pratiquement plus à l’étranger contrairement à ceux de France 2. Certains salariés parlent même de « France3isation » de la 16 et craignent sa fermeture.
Rédaction nationale
Combien de sujets Franceinfo et FTR Vaise ont-ils été diffusés dans la partie nationale du 12/13 et du 19/20 en région depuis l’arrêt d’IV3 le 26 janvier ? La direction répond que l’offre nationale pour les régions ne change pas en volume. Il s’agit toujours d’une offre de 8 mn composée en moyenne de 3 sujets et/ou plateaux et OFF. Ce temps comprend les lancements et des sujets fabriqués par Vaise, mais aussi des sujets repris de Franceinfo TV après diffusion, ou des reprises des sujets de France 2 du 13H et de Télématin. Cela représente 1 à 2 sujets par édition ICI.
Le cabinet d’expert CEDAET a remis son rapport sur le risque grave à la rédaction nationale en octobre dernier. Depuis, rien n’a changé dans les services, comme si la direction n’avait pas pris la peine de lire les recommandations du rapport de 160 pages. Pourtant en CSE, le 22 octobre dernier, les élus ont demandé que leur soit présenté dès que possible un plan d’action dont la mise en œuvre fera l’objet d’un point régulier en CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail) et si cela est nécessaire en CSE. 160 pages qui ne laissent pas indifférents les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Jeudi 22 janvier, ils ont auditionné pendant 1h30 les experts de CEDAET sur les risques psychosociaux décrits dans le rapport. La direction va-t-elle enfin se décider à mettre en place un plan d‘action, comme le lui impose la loi ? La direction des ressources humaines assure que le nouveau directeur de l’information va prendre connaissance du rapport CEDAET et proposera un plan d’action fin avril. La CGT a rappelé à la direction que depuis l’origine elle est très impliquée dans ce dossier dont elle suit étape par étape l’évolution, car les salariés attendent des réponses.
Plusieurs salariés signalent des difficultés avec les iPhones fournis par l’entreprise : matériel trop vieux et système d’exploitation périmé. Ces téléphones ne sont remplacés que tous les 4 ans. Ces iPhones ne permettent pas aux salariés de travailler efficacement (écrans trop petits qui rendent la lecture compliquée). Il faudrait travailler avec des smartphones de 256Go ou des iPhone 16. De nombreux journalistes achètent des téléphones adaptés à leur travail sur leurs propres deniers… La direction assure qu’il n’est pas conseillé d’acheter son propre téléphone professionnel et qu’il existe du matériel performant au magasin. Et elle précise qu’avant d’attribuer du matériel performant aux salariés, elle vérifiera s’ils sont aptes à tourner pour le numérique. Les RP font remarquer que la direction accélère sur le numérique sans avoir négocié d’accord.
Comme on le craignait, la fin d’ICI rédaction nationale génère de la souffrance au travail. L’impréparation du reclassement pour des salariés qui n’ont eu de cesse de se remettre en question et de s’adapter éclate au grand jour. Les postes proposés ne correspondent pas au niveau de qualification des personnes concernées. Déqualification, pertes d’éléments variables de paie, planning tournant. Les salariés se retrouvent malgré eux en situation d’échec. Ils se sentent abandonnés par la direction. Les RP alertent la RH : ces salariés sont exposés à des risques psychosociaux. Que compte faire la direction pour reclasser ces salariés ? Selon la direction, les salariés ont pour la plupart été repositionnés. Les autres sont à l’heure actuel en détachement. En cas d’échec, d’autres postes seront recherchés. Parmi les personnes en phase de test : Un salarié est en détachement sur le poste de rédacteur en chef adjoint prépa nocturne Télématin. Un salarié est en détachement sur Franceinfo culture avant de rejoindre franceinfo.fr Un salarié a fait un détachement en tant que responsable d’édition sur Franceinfo TV. Un salarié est au bureau des régions. Un salarié est parti sur Télématin en tant que responsable d’édition. Deux salariés travaillent sur l’accompagnement d’ICI jusque fin mars sur le site de Vaise. Une salariée est assistante au service JRI. Une salariée est en arrêt de travail et la direction assure qu’elle fait tout pour l’aider. Une nouvelle proposition lui sera faite. En cas d’échec, pour toutes celles et tous ceux qui sont en détachement, un autre poste sera proposé. Les RP rappellent que ces salariés subissent la fermeture des JT de France 3 puis d’ICI rédaction nationale. C’est une situation qu’ils n’ont pas choisie ; tout doit être entrepris pour les accompagner au mieux, sans perte de rémunération ni déqualification.
A Télématin, la direction a rêvé d’un salarié 2 en 1, mais sur la longueur cela ne tient pas. Particulièrement sur la fabrication de ces JT matinaux où le travail est intense. Parmi les salariés les plus exposés au stress, le responsable d’édition qui gère une charge de travail monstrueuse. Pourquoi ? Parce que dans l’équipe il n’existe aucun chef d’édition. Un cas de figure impensable au 13H ou au 20H. Sur Télématin, le responsable d’édition doit faire les conducteurs de 5 éditions, puis aller en régie pour chaque JT. Il gère aussi la création des coquilles dont la procédure est complexe, l’interaction avec franceinfo, et la prod. Les RP le répètent : il manque un chef d’édition à Télématin. Que compte faire la direction pour soulager le responsable d’édition de Télématin ? La direction explique que Télématin travaille depuis des années avec un responsable d’édition semaine et un responsable d’édition week-end sans que cela, selon elle, pose de problème de fonctionnement au regard de la répartition des tâches au sein de l’équipe. Les élus insistent : le travail s’est complexifié, il y a des passerelles avec Télématin, les magazines. La surcharge de travail avec OpenMedia est difficile à gérer, il y a davantage de manipulations techniques, ce n’est pas le même Dalet entre Franceinfo TV et Télématin. Et il faut monter/descendre en régie 5 fois. C’est la cavalcade, un jour il y aura un accident. La direction reconnaît qu’elle n’avait pas conscience de cette surcharge de travail, et envisage de réfléchir à un redéploiement pour soulager le responsable d’édition.
Les évolutions structurelles des régies du Siège équipées d’automates de production, annoncées dans le projet Genesys, ne sont pas neutres pour les métiers de l'édition (rédacteur en chef, rédacteur en chef adjoint, responsable d'édition, chef d'édition, chargé d'édition et assistant d'édition et/ou de production), et ce ne sont peut-être pas les seuls (ex : le fonctionnement du PC info, de la médiathèque, du montage actu, de l'infographie). L’impact de la refonte des régies et plateaux va très probablement également être important sur le fonctionnement des rédactions. La direction peut-elle nous dire comment elle envisage les évolutions fonctionnelles et organisationnelles de la rédaction nationale ? La direction se dit incapable de répondre, elle va se renseigner.
Les mixeurs sont sous pression et ils tiennent à le faire savoir aux équipes du 20H. Les tâches s’accumulent juste avant l’antenne, parfois il faut jongler avec trois reportages en même temps avec les V1, V2... Alors que certains sujets auraient pu être validés dès 17h30, c’est à la dernière minute qu’ils arrivent au mixage parfois avec des traductions. Les mixeurs pointent un manque d’anticipation qui en cas de problème technique met en danger l’antenne. Pourquoi ne pas nommer un responsable qui répartit les sujets du 20H sur les trois mixages ? Et encore une fois dès qu’un sujet peut être validé, inutile d’attendre le dernier moment pour passer au mixage. La direction se dit incapable de répondre, elle va se renseigner.
Un exemple parmi tant d’autres. En gare TGV de Lille Europe, les agences de location de voitures ça ne manque pas. Elles sont à l’étage, très accessibles par l’escalator, toutes à coté les unes des autres. C’est pratique. Mais American Express nous envoie plus loin, chez Enterprise. Pour s’y rendre il faut sortir de la gare, emprunter des escaliers, puis traverser une esplanade, tourner à droite, prendre une rampe. Une perte de temps manifeste. Une fois dans l’agence, American Express et Enterprise sont pris en flagrant délit d’inexécution contractuelle. Par mail ils promettent aux 3 salariés de FTV une Peugeot 308, et à l’arrivée c’est une Clio qui attend l’équipe ! Et ils s’entendent dire « estimez-vous heureux d’avoir une voiture, si vous voulez la Peugeot faut attendre elle n’est pas rentrée et le réservoir d’essence est à sec. » Pour rappel, les équipes en mission sont chargées. En plus des bagages il faut porter le matériel, dont une housse de pied sans roulette, parfois sous la pluie. Nous souhaitons que les salariés soient mieux traités pour ne pas arriver exténués sur les lieux de tournage. Le service des missions peut-il faire l’effort de louer les véhicules dans des agences qui respectent les contrats ? La direction conseille de faire remonter ces problèmes au service des Missions pour qu’il investigue des éléments concrets (date, conducteurs, mission). Il faut aussi faire une réclamation. Le service des Missions essaie d’abord de louer chez Sixt dans la gare de Lille Europe, et en cas d’impossibilité Enterprise est sollicité. Dans ce cas précis, Amex n’est pas en défaut d’exécution de contrat. Les incidents doivent être signalés. S’ils se reproduisent trop souvent ils pourraient conduire FTV à mettre un terme à ce contrat. Les RP avouent qu’à force de se faire rabrouer par le chef du service des missions, les salariés préfèrent passer par les RP pour signaler les dysfonctionnements rencontrés sur le terrain.
Attention aux missions dans les départements du Nord de la France où Europcar est en situation de quasi-monopole dans les gares. Comme FTV ne travaille plus avec Europcar, le service des missions demande régulièrement aux salariés de souscrire eux-mêmes les contrats. Or en cas d’accident ou de vol du véhicule, même avec toutes les assurances complémentaires, c’est au salarié de contacter les organismes concernés pour faire marcher les garanties complémentaires comme le rachat de franchise par exemple. Les RP demandent que ces pratiques cessent, et que FTV souscrive un contrat d’assurance pour couvrir les salariés utilisant des voitures de location pour les déplacements professionnels. La direction confirme qu’en effet Europcar est très implanté dans certaines gares et FTV n’a pas de contrat avec Europcar. Pour le problème d’assurance, la question a été transmise au service juridique et la direction attend la réponse. Les élus font remarquer que rien n’empêche de souscrire des contrats avec tous les fournisseurs. Dans ce cas de figure, l'appel d’offres n'est pas pertinent. Le dossier mérite un meilleur traitement.
Régulièrement des sujets sont réalisés avec des images provenant de banques d’images : Envato, Adobe Stock ou Shutterstock. Ces banques d’images font parfois appel à des comédiens. Ce qui n’a rien à voir avec des images réalisées par les équipes de France Télévisions. En attendant de parler de ce sujet lors de la prochaine réunion de la commission déontologie, ne serait-il pas pertinent d’en informer les téléspectateurs ? En indiquant que ce sont des illustrations et en mentionnant dans les incrustations le nom de la société pourvoyeuse d’images ? Lors de la dernière instance de proximité de janvier, la direction a déclaré découvrir le sujet, et souhaitait en parler avec les salariés de la médiathèque. Qu’en est-il aujourd’hui ? La direction s’est renseignée : les images d’illustration issues d’agence type Adobe Stock, Envato ou Getty, sont utilisées depuis plusieurs années pour des infographies, des animations et des sujets. Ce sont principalement des images d’illustration de paysage, de bâtiment, de mobilier, etc. Les séquences prétextes avec des personnes sont proposées pour illustrer certaines thématiques plus sensibles pour lesquelles il est nécessaire de disposer de séquences anonymes. Ces séquences permettent de respecter le droit à l’image et de ne pas s’exposer au risque juridique. Il faut juste mentionner « images de reconstitution ».
Combien d’adjoints travaillent désormais dans le service de façon pérenne et occasionnelle ? Quelles seront les missions des coordinateurs qui ont rejoint le service ? La direction explique qu’il y a cinq adjoints au service des régions. Quant aux coordinatrices d’IV3, elles font le lien entre le national et les régions en repérant les sujets dans les éditions régionales qui pourraient intéresser les éditions nationales.
Les élus attirent une nouvelle fois l’attention sur la situation du bureau de Poitiers qui ne fonctionne toujours qu’avec une seule équipe au lieu de deux (sauf Marseille qui a 3 équipes). Le 29 janvier les sujets diffusés dans le 13H et le 20H en apportent la preuve. Attention, on en profite pour réviser sa géographie ! : -l’équipe d’astreinte de Poitiers a fait un tournage dans le Maine et Loire pour le 13H et le 20H -l’équipe de Bordeaux, faute de disponibilité de l’équipe de Poitiers, a tourné dans la région de Cognac (zone de Poitiers) pour le 13H, ce qui a enlevé un moyen de tournage au bureau de Bordeaux. -l’équipe de Toulouse est partie pour le 20H à Brive, toujours zone de Poitiers Les contraintes budgétaires ne peuvent pas être le seul argument avancé par la direction, d’autant que le fonctionnement du bureau de Poitiers, dont les journalistes ne sont pas remplacés le week-end, prive les éditions de sujets supplémentaires. En attendant, serait-il possible de faire travailler des CDD le week-end, comme cela a été le cas au début de la création du bureau ? La direction admet qu’à ce stade il n’y a pas de projet de deuxième équipe à Poitiers. La seule possibilité serait un redéploiement. Les RP insistent car cette situation ne peut pas durer. Elle met les équipes en danger qui doivent faire plus de route pour couvrir l’actualité.
franceinfo.fr
L’arrivée d’un nouveau directeur de l’information doit s’accompagner d’un virage vers les réseaux sociaux. C’est du moins ce que laisse entendre le mail reçu par les salariés le 30 janvier dernier : « Philippe Corbé sera chargé de poursuivre le développement de l’offre d’information de France Télévisions […] Sa nomination s’inscrit également dans le cadre de la réorganisation du groupe vers un modèle « streaming first » […] il aura la charge de développer notre offre d’information à destination de tous les publics et sur tous les écrans ». L’écriture journalistique pour les réseaux sociaux est une écriture à part entière. Les vidéos pour les réseaux sociaux et l’antenne ne sont pas les mêmes (vertical vs horizontal). Quels salariés seront concernés par ces nouvelles missions ? Quels outils seront mis à leur disposition ? Les journalistes seront-ils formés à ces nouveaux usages et nouveaux formats ? La direction explique que le nouveau directeur de l’information a pris ses fonctions le 2 février. Il prend le temps de rencontrer les uns et les autres avant de définir une stratégie et donner une orientation. Selon la direction, les sujets pensés au départ pour l’antenne TV peuvent avoir une seconde vie sur les réseaux sociaux s’ils sont verticalisés, raccourcis et sous-titrés. 21,5 millions de vidéos sont vues sur TikTok et Instagram pour le 20H. La formation de « vidéo native » a été lancée l’année dernière. Cette formation aborde l’écriture, le rythme et le cadrage. Les journalistes de tous horizons, s’ils sont volontaires, peuvent effectuer cette formation. Les sujets pour les réseaux sont tournés à l’iPhone avec le téléphone du journaliste, ou avec un téléphone de prêt. Le journaliste tourne sur les temps morts pendant les directs ou les tournages. Cette production demande de l’énergie, c’est pour ça qu’elle n’est imposée à personne. Il n’y a pas de prime prévue pour exercer ce nouveau métier. Les RP font remarquer qu’il faut arrêter avec cette idée de « temps morts » sur les tournages et invitent les concepteurs de tels projets à venir faire un petit tour sur le terrain pour comprendre la réalité du métier de reporter.
Le départ des articles web de France 3 régions (aujourd'hui hébergés sur franceinfo.fr, géré par France Télévisions) vers la plateforme ICI (gérée par Radio France), est prévu en septembre 2026. Depuis des mois, la direction de l'information et de l’entreprise sont alertées par les équipes chargées du suivi de l'audience, sur les conséquences de cette migration sur les audiences du site franceinfo.fr : le scénario le plus probable prévu par une récente note interne table sur une perte de 10 à 25 % de l'audience SEO (c'est-à-dire qui nous vient des moteurs de recherche, qui représente aujourd'hui 70% de l'audience totale) pour le site franceinfo.fr une fois qu'il sera déplumé de l'info régionale. Mais cette perte pourrait aller jusqu'à 40% de l'audience SEO ! Jusqu'à il y a quelques mois, franceinfo.fr était le premier site d'info en France. Un changement d'url il y a quelques mois, a, comme c'était prévisible, fait s'effondrer l'audience (puisque le site est moins bien reconnu par Google). Malgré une légère remontée ensuite, la plateforme n'était plus que 6e au classement ACPM en janvier. Avec la migration des contenus France 3 Régions sur la plateforme ICI, franceinfo.fr perdrait environ 3 millions de lecteurs quotidiens, soit un tiers de son lectorat, et plus de 50% de son nombre d'articles quotidiens. Résultat : le site devrait dégringoler à la 10e place des sites d'actu. Le tout, prévient cette note, sans que l'audience ne soit nécessairement reportée sur ICI. En clair : aujourd'hui on a un cheval de course qui expose la production journalistique de tout France Télévisions (rédaction nationale TV et numérique, sports, Outre-mer, régions, magazines…). Demain on aura deux canassons. Quels sont les arguments de la direction de France Télévisions pour défendre ce projet ? Est-ce que ce classement (10e place) reflète l'ambition éditoriale de la direction pour le site de France Télévisions ? Si tel n'est pas le cas, que compte-t-elle faire pour y remédier ? La direction explique que FTV et Radio France ont lancé officiellement en janvier 2025 une offre plus proche des préoccupations des Français et des territoires sous la marque ICI. Ce lancement s’inscrit dans un mouvement engagé dès 2019 avec la mise en place de matinales filmées. Les deux groupes souhaitent une offre de proximité puissante aux côtés d’une plate-forme d’information puissante. En 2026, le nom de domaine francebleu.fr basculera sur ici.fr. L’ensemble des contenus régionaux de FTV seront mis en ligne sur le site ICI à la rentrée. franceinfo.fr doit se transformer pour rester une offre de référence pour les Français. L’ambition reste entière pour la marque franceinfo. Le site va revoir l’expérience vidéo proposée aux utilisateurs pour se mettre au goût du jour. En 2026 franceinfo.fr va accueillir encore plus de vidéos verticales issues de toutes les vidéos de l’info. L’idée est de s’inspirer de ce que propose YouTube pour les formats de plus de 7mn et les replays. Bref, beaucoup de marketing creux… Les élus ont voulu savoir si la direction prévoyait des créations d’ETP pour accompagner cette transformation ? La direction est catégorique, il n’y aura pas de création d’ETP mais des redéploiements.
DRM
Au PC-info la chaleur est particulièrement élevée depuis des mois. Les températures ont pu monter quotidiennement au-dessus de 27°C en fonction du temps de chauffe des machines et de la présence plus ou moins nombreuse des techniciens. Ces températures engendrent des symptômes comme fatigue, maux de tête ou encore sécheresse oculaire. Une intervention récente a permis une baisse d'environ 2°C mais ce n'est pas suffisant, la température est toujours aujourd'hui en moyenne à 25°C portes ouvertes et alors que nous sommes en hiver. Les représentants de proximité demandent à la direction d'intervenir afin de pouvoir retrouver une température acceptable dans ce service. La direction se dit consciente du problème, elle attend surtout que les IMG (Immobilier et Moyens Généraux) agissent. Un point doit être fait le mois prochain.
La fin des éditions de la 3 touche de plein fouet les intermittents, notamment les graphistes. Beaucoup d’entre eux, fidèles salariés, se retrouvent quasiment sans vacation en ce début d’année. Mais tous ne sont pourtant pas logés à la même enseigne : de 1 à 11 vacations par graphiste par mois. La répartition inéquitable des vacations a des répercutions dramatiques pour ces salariés. Plus de la moitié d’entre eux ont moins de 5 vacations en janvier. Or pour conserver son statut d'intermittent un graphiste doit faire en moyenne 5 vacations par mois. Prendre en considération ce paramètre serait une manière pour FTV de marquer sa reconnaissance vis-à-vis de ces salariés précaires qui ont toujours répondu présents même aux horaires les plus ingrats. La direction fait remarquer que ce métier couvre différentes activités (3D, Post Prod Infographie), en plus des horaires décalés. Tous ne peuvent pas faire de la PPI ou de la 3D pour le 20H. On constate qu’on ne peut pas leur garantir une moyenne de vacations par mois. Il n’y a pas de recours à plus de 80 jours aux non permanents. Les RP s’insurgent contre ce discours qui est toujours le même. Dès qu’il s’agit du 20H certains salariés précédemment employés sur la 3, et dont tout le monde louait le travail, se retrouvent soudainement mis sur la touche. Les JT de la 3 faisaient de l’audience, et ces graphistes ont participé à ce succès. Ce sont de très bons professionnels. Il faut répartir équitablement les vacations.
Est-il normal qu'à la date du 29 janvier les graphistes n'aient toujours pas connaissance de leur rotation pour les prochains mois, alors que la limite pour déposer les congés d'été est fixée au 31 janvier ? La direction assure que cela n’empêche pas de poser ses congés. Depuis le début de l’année, il est vrai que tout est chamboulé…
L’actualité à la Fabrique
Comment les dysfonctionnements des outils technologiques impactent la charge de travail des salariés ? Une question primordiale qu’ont soulevé les GCA auprès de la direction. La direction a répondu en proposant aux salariés du service la préparation et la diffusion d’un tableau de « reporting » présenté comme un outil destiné à l’analyse des difficultés rencontrées. Toutefois, à l’examen de ce document, il apparaît qu’il s’agit essentiellement d’un suivi détaillé de l’activité des salariés, visant à recenser les différentes missions effectuées ainsi que le temps consacré à chacune d’elles, et non d’un outil centré sur l’analyse des incidents de flux, pourtant au cœur des problématiques soulevées par les salariés. Les salariés s’inquiètent d’intentions cachées de la direction : s’agit-il d’un moyen détourné de « fliquer » les salariés en comptabilisant le temps passé pour accomplir chaque tâche ? Une nouvelle fois, la direction n’a pas entendu les salariés pour définir en commun une méthode. Ils demandent le réexamen de la procédure.
Un OPV et un OPS en moins sur les JT de la 2 ; idem pour PIDF, avec en plus la disparition du machiniste et de la grue … Sans attendre la mise en place du projet Genesys (info-consultation à venir en CSE de février), la direction rase gratis… Sans consulter les élus. Résultat : branle-bas de combat dans les régies et sur les plateaux : la réorganisation prévue à partir du 2 février est repoussée au 16…sans empêcher un préavis intersyndical…Bingo pour la direction, qui a tout faux sur la séquence ! Au final, la direction recule ! La réorganisation sur les plateaux est suspendue jusqu’à la fin de l’Information-consultation sur Genesys… Grande victoire de la mobilisation des salariés et des OS, la CGT en tête.
Au 1er juillet 2024, la direction de la Fabrique a décidé de fermer le service des équipes légères parisiennes. Faute de proposer la moindre perspective professionnelle à ces salariés, 6 d’entre eux, chefs opérateurs de vue, chefs OPS et chef éclairagiste ont été affectés contre leur gré dans les régies et les plateaux du Siège, alors que le cœur de métier de ces personnels était le tournage sur le terrain pour faire du magazine ou du documentaire. Était-il réellement pertinent de renforcer ces collectifs des régies et plateaux alors même que la direction envisageait de les réduire ? Où est le cap ? Où sont l’anticipation et, plus largement, la bienveillance ? Depuis juillet 2024, la direction s’obstine, pour des raisons totalement incompréhensibles, à ne proposer aucune passerelle, ni vers FTV Studio ni vers le pool de Rennes, à ces salariés. Sollicitée à de nombreuses reprises, elle n’a toujours apporté aucune réponse à cette anomalie, à la fois humaine et économique, puisque ces prestations sont aujourd’hui externalisées et facturées à FTV. La direction entend-elle continuer à ignorer ce problème en 2026 ou, au regard de ce nouveau projet, envisage-t-elle enfin de revoir sa copie et permettre aux salariés qui le souhaitent de travailler pour ces périmètres ? La direction répond comme à chaque fois que c’est possible mais qu’il n’y a pas de demande de FTVStudio, ce qui est faux !
Paris, le 12 février 2026
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Auditions à l’Assemblée Nationale : « Parler dans l’oreille d’un sourd »
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Deux heures pour France Télévisions, deux heures et demie pour Radio France. Sur cinq mois d’auditions, voilà le temps que le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a choisi de consacrer aux organisations syndicales, et donc aux salarié-es de nos entreprises. Nous trouvons ce traitement particulièrement déséquilibré, voire méprisant, alors que des stars des antennes sont auditionnées seules, pendant des heures, avec des questions particulièrement intrusives sur leur salaire ou sur leur vie privée. Sur la courte durée de ces auditions, nous attendions des questions portant sur les conditions de travail de nos collègues, qui se dégradent régulièrement au gré des coupes budgétaires. Nous pensions que pourraient être abordés des sujets comme la dénonciation de l’accord collectif à France Télévisions, le projet de holding, ou encore la fin de la diffusion d’une radio comme Mouv’ sur les ondes herziennes, conséquence directe de la crise du financement que l’audiovisuel affronte, aggravée par l’abandon de la redevance en 2022.
Les obsessions du rapporteur, plutôt que la réalité A la place, les représentant-es syndicaux de France Télévisions et de Radio France ont vu le rapporteur s’attarder sur des sujets périphériques : le prix de nuits d’hôtel au festival de Cannes, le salaire moyen à France Télévisions, qu’il estime à 72 000 euros par an (nous ne nous savions pas si riches), ou encore des demandes insistantes d’explications ou d’excuses sur des tracts, au mépris du principe de la liberté syndicale... Dans ses questions, le rapporteur s’est employé en permanence à vouloir démontrer les supposés manquements de nos collègues ou de nos entreprises, tout en méconnaissant la réalité du travail et du quotidien des salarié-es. Par exemple, à Radio France, Charles Alloncle a notamment pointé le nombre de jours de congés des journalistes, qu’il estime trop élevé. Les délégué-es lui ont expliqué la différence entre les RTT et les congés payés, les rattrapages de jours fériés travaillés, les dépassements récurrents du temps de travail sur le réseau ICI ayant conduit le rapport Isast de 2022 à parler de “travail dissimulé”. Cela n’a pas empêché le rapporteur de revenir à la charge pour poser exactement la même question, comme s’il n’avait rien entendu des explications données par les représentant-es des salariés. Après chaque audition, Charles Alloncle poste ensuite ses questions sur son compte X. Rien des réponses qui lui sont apportées, sauf quand une partie lui semble aller dans son sens. Rien sur son compte, ne fait état de ce que nous lui expliquons : la souffrance des salarié-es de Radio France et France Télévisions, les risques psychosociaux, les accidents de travail qui explosent en raison de la dégradation matérielle de nos conditions d’exercice, ou encore à cause des agressions et du climat de défiance à l’égard de l’audiovisuel public, nourri au quotidien par les questions, les tweets, les interviews données par le rapporteur. Rien, non plus, sur notre fierté de travailler malgré tout pour le service public de l’information.
Nos difficultés ne viennent pas d'une mauvaise gestion ! Dernier exemple en date, le dimanche 8 février. Sur la une du JD News, le visage de Charles Alloncle s’affiche en grand avec ce titre : “Audiovisuel public, l’homme qui valait quatre milliards” A l’intérieur, l’article s’intitule “France Télévisions est le Lehman Brothers de l’audiovisuel”. Charles Alloncle y décline ses obsessions favorites : l’audiovisuel public serait en péril, en raison de “dérives de gestion graves et persistantes”, et le contribuable français ferait bien mieux avec les quatre milliards d’euros qui le financent, de rénover des monuments et des églises. Le rapporteur n’a donc rien entendu de ce que nous lui avons dit. De ce que d’ancien.nes ministres de la culture lui ont expliqué. De ce que nos dirigeantes ont pris le temps de lui dire également. Nos difficultés ne sont pas liées à une mauvaise gestion. Elles sont le fait de coupes budgétaires, de contrats d’objectifs et de moyens non respectés, d’un financement sur une portion de la TVA qui n’offre pas les garanties nécessaires pour construire l’avenir, mais aussi le présent.
Rendez-vous aux États Généraux de la Culture, le 23 février En conclusion, nous relayons l’invitation lancée par le député Modem Erwan Balanant à Charles Alloncle : “Est-ce que vous pouvez prendre une semaine ou quinze jours pour venir faire un stage à France Télévisions ou à Radio France ?” Nous ne pensons cependant pas que le rapporteur saisisse cette perche, et nous n’attendons pas de son rapport, s'il est adopté par la commission, autre chose qu’une charge violente et déloyale contre un service public qui constitue le bien commun de l’ensemble des Français-es. Un bien commun dont dépend en partie le fonctionnement de notre vie démocratique, mais aussi la garantie d’une information et d’un divertissement de qualité, gratuits et accessibles à tous et toutes. C’est pour le rappeler que nous participerons, lundi 23 février, aux auditions des Nouveaux États Généraux de la Culture qui font étape à l’Assemblée Nationale, pour vraiment donner la parole aux personnels de l’audiovisuel public et à leurs représentant-es. Paris, le 12 février 2026
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Assemblée générale à 14h30 sur le plateau B
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Les salarié.es avaient clairement exprimé leur choix de se mobiliser massivement si la direction s’était entêtée à déployer, lundi 16 février, son projet de réorganisation des moyens de fabrication des éditions d’information au Siège. En conséquence, les 5 organisations syndicales représentatives au Siège (CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ) avaient déposé un préavis commun de grève reconductible. Face à cette situation, la direction a annoncé ce mercredi en CSE Central le report de la suppression des vacations des techniciens jusqu’à la fin de l’information-consultation sur le projet Genesis. Charge à la direction maintenant d’organiser les conditions d’un vrai dialogue constructif sur toutes ces questions, un échange qui soit avant tout soucieux de la qualité des émissions que nous produisons et des conditions de travail et de rémunération des salarié.es qui les fabriquent. Elle serait notamment bien avisée de permettre aux élus de se pencher sur l’ensemble de ces sujets à travers une information-consultation au CSE du Siège. Toutes ces questions seront abordées lors de la réunion de négociation du préavis prévue vendredi matin à 10h. Une Assemblée Générale à destination de l’ensemble des salarié.es est donc organisée à la suite à 14h30 sur le plateau B afin d’informer les salariés sur les réponses apportées par la direction à nos questions et décider collectivement du maintien ou de la levée du préavis. Lien Visio : https://teams.microsoft.com/meet/36091006658165?p=vcJnLNVQvM1rzTOZs0 Numéro de réunion : 360 910 066 581 65 Une première victoire pour les salarié.es… Après avoir alerté en vain leur encadrement lors des diverses réunions de service, ils ont fait la démonstration que la direction ne pouvait pas avancer impunément à la hussarde au mépris de tout dialogue social, en ignorant leurs revendications et en contournant les instances représentatives du personnel (qui n’ont jamais été consultées sur ce projet). …Évidemment cette suspension est loin de tout régler, et la vigilance reste à l’ordre du jour ! En effet, de nombreuses questions restent en suspens :
Paris, 12 février 2026
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Préavis de grève sur les moyens de fabrication des éditions d’information au Siège
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Jeudi 29 janvier, la direction de la Fabrique s’est engagée à repousser son plan de réorganisation des moyens de fabrication au Siège des éditions d’information nationales et régionales, le temps de dialoguer avec les équipes techniques impactées par la diminution très significative du nombre de vacations techniques dédiées.
Nos principales missions attaquées Ce ne sont notamment rien de moins que la suppression d’un tiers des vacations des Chef.fes OPV, des technicien.es du service son (en semaine), ainsi que celles des derniers machinistes qui participent encore aux éditions d’information (sur le plateau D pour France 3 Paris-IdF), auxquelles la direction souhaite procéder. Ce sont donc les moyens du cœur même de notre mission centrale d’information des citoyens qui sont attaqués. Or, ces décisions n’ont aucune logique opérationnelle. De l’aveu même de la direction, il s’agit purement et simplement de faire des économies, et surtout de les afficher, et ce jusqu’à l’absurde (ex : le choix de se passer d’électricien éclairagiste sur le plateau de Stade 2-La Quotidienne impacte 1/2h d’activité, il ne modifie donc pas le nombre de vacations hebdomadaires et met en péril une émission de direct). Et les conséquences pour la qualité des éditions d’information et les limites imposées aux équipes éditoriales sont lourdes :
Les salarié.es : méprisé.es Depuis 10 jours, non seulement aucune réunion n’a été organisée avec les machinistes, mais, lors de celles qui ont eu lieu avec les OPV et le service Son, la direction s’est montrée sourde aux alertes et revendications des salarié.es sur les conséquences d’une telle décision (conditions de travail, de stress, mise en danger de l’antenne sur nos principales éditions, perte d’activité et de rémunération, …).
Le droit du travail : contourné Contrairement à ce qu’affirme la direction, il est donc clair au regard de la profondeur des impacts et de la diversité des secteurs touchés (plusieurs services techniques, mais également les équipes éditoriales) qu’il ne s’agit pas simplement d’un simple aménagement mais d’un véritable projet de réorganisation des moyens et méthodes de fabrication des éditions d’information, son caractère important est donc indéniable. A ce titre, son déploiement aurait dû être précédé d’une information/consultation des élus du CSE. Au regard de la situation, les organisations CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ demandent : -> un moratoire sur l’ensemble des suppressions de vacations prévues au Siège au sein des équipes fabrication, jusqu’à ce que les élus aient pu se prononcer sur cette réorganisation de leur activité sous la forme d’une information-consultation au CSE du Siège. -> une négociation salariale pour les équipes impactées, préalable à tout déploiement éventuel, afin de compenser les pertes sur la base de leur rémunération réelle. En vue de voir ces revendications satisfaites, les organisations CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ appellent l’ensemble des personnels affectés à la fabrication et à la production des émissions assurées par le Centre d’exploitation Nord de la direction des moyens de fabrication à cesser le travail de 19h30 à 20h29 chaque jour à partir du lundi 16 février 2026 pour une durée illimitée.
Paris, le 10 février 2026
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 4 février 2025
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 4 février 2025
Étaient présents Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Franck Weil (chef de centre par intérim). Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT, en visio), Boris Chague (CGT), Jules Feron (CGT), Alexis Dumoulin (FO), Violette Del Vecchio (CFDT).
Préambule des RP Les RP ont reçu juste avant l’instance un courrier des salariés de Bayonne qui alertent sur le non-remplacement d’un poste de journaliste rédacteur et la charge de travail augmentée sans les moyens. Le secrétaire de l’instance en fait la lecture à la direction, qui prend acte. Les RP déclarent qu’ils ont l’intention d’instruire le dossier.
Point 1 : Expérimentation vidéo verticales
1.Accord d’expérimentation de vidéos pour le numérique. La direction peut-elle présenter précisément l’accord d’expérimentation qui entrera en vigueur en Nouvelle-Aquitaine le 2 février : périmètre, objectifs, durée et modalités de suivi ? Combien de salariés volontaires y participeront, sur quels sites, avec quels outils de travail et quelles formations associées ? L’accord prévoit l’intervention de monteurs pour les formats longs : s’agira-t-il exclusivement de salariés volontaires et selon quelles modalités d’organisation du travail ? Invités, les délégués syndicaux : Nicolas Pressigout (SNJ), Hervé Morin (FO). Invitée Christine Le Hesran (rédactrice en chef et coordinatrice numérique), interlocutrice réseau pour cette expérimentation. Un accord a été conclu entre les organisations syndicales représentatives et la direction afin de mettre en place une expérimentation sur la chaîne de fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques, au sein du réseau régional France 3. La région Nouvelle-Aquitaine a été retenue pour y participer. L’expérimentation est prévue sur une durée de 3 mois, jusqu’au début du mois de mai. Un point d’étape sera organisé tous les mois en instance de proximité et en présence des délégués syndicaux. La cheffe de projet pour notre région présente le lancement de cette expérimentation. Un appel à candidatures a été diffusé. A ce jour, 22 personnes y ont répondu positivement en Nouvelle-Aquitaine dont 7 en Aquitaine (6 journalistes et 1 monteur). La sélection se fera en lien avec les chefs de service. La direction explique que le choix a été fait de contenir l’appel à candidature au BRI, il n’a pas été ouvert aux sites excentrés. Finalement 2 à 3 personnes seront sélectionnées par BRI. Selon le DRH, il n’y a pas de candidature de CDD en Aquitaine. Les RP s’en étonnent. Ils ajoutent que la présentation de l’appel à candidature faite par la communication du réseau était peu claire, notamment pour les métiers concernés. Il faut ouvrir le lien dans le mail de la communication et lire l’accord pour les connaître. La clôture des candidatures est prévue d’ici la fin de la semaine, la formation débutera après les vacances de février. La cheffe de projet explique que le dispositif se mettra ensuite en place avec un rythme adapté pour préserver les équilibres de travail et éviter toute surcharge. L’accord précise que les salariés concernés sont les opérateurs prise de vue, les journalistes rédacteurs reporters, les journalistes reporters d’images, les techniciens d’exploitation vidéo et audiovisuel, les chefs monteurs ainsi que les chargés d’édition numérique. Les CDDs peuvent également candidater en se rapprochant de leur chef de service. 1 salarié sera spécifiquement dédié à la production de vidéos verticales, à raison de 2 à 3 jours par semaine et fera partie des effectifs web (3 personnes par jour). Cela reste à moyens constant mais ne constituera pas une charge de travail supplémentaire selon la direction. Cela impliquera mécaniquement une baisse du volume des articles écrits, afin de ne pas augmenter la charge de travail des deux autres membres de l’équipe web. La cheffe de projet précise qu’en cas d’augmentation durable de l’activité, un renfort supplémentaire pourrait être envisagé. Dans un premier temps, l’expérimentation s'appuiera sur les personnels déjà formés. D’autres salariés bénéficieront d’une formation d’une journée pour acquérir les codes des réseaux sociaux, incluant le tournage et le montage. Le DRH rappelle qu’à titre d’exemple, pour NoA, les formations avaient duré 2 à 3 jours. Toutefois, au regard des délais contraints, il est peu probable qu’un dispositif équivalent soit mis en place pendant la phase d’expérimentation, même si cela reste à l’étude. Pour les RP, une seule journée de formation pour apprendre l’outil, les codes du tournage et la pratique du montage en 9/16, ça semble un peu court… Ces vidéos répondront à une commande éditoriale. En Nouvelle-Aquitaine, l’objectif sera de développer les vidéos d’actualité courtes (une minute maximum), un format qui rencontre un fort succès selon la cheffe de projet. A ce stade, l’utilisation de fond vert n’est pas prévue dans notre région. Concernant les formats longs (au-delà d’une minute), ils ne seront pas produits de manière quotidienne et dépendront de la commande. L’accord prévoit l’intervention d'un monteur pour ces formats. Ces productions devront être anticipées et ne pourront pas venir s’ajouter en surcharge de l’activité de l’actu JT selon la direction. Pour ces formats longs impliquant un chef monteur, le logiciel Adobe Première Pro a été retenu. Selon la cheffe de projet, il est disponible dans deux salles de montage. Une formation est nécessaire pour son utilisation. Le DRH précise que tous les cas de figure prévus par l’accord ne seront pas nécessairement testés pendant l’expérimentation. Cela n’est pas obligatoire, notamment en ce qui concerne les formats longs. Les RP voient mal en effet comment organiser en 3 mois la formation des monteurs à Adobe première tout en anticipant la mise à disposition des salles de montage équipées et la planification pour les montages de ces vidéos verticales en format long. Le directeur régional se félicite de la conclusion d’un accord, soulignant l'importance de disposer d’un cadre structurant et de règles claires pour éviter toute dérive. Les RP ont souligné que, bien que l’accord soit signé et déjà en vigueur, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) n’a pas encore été mis à jour. Or, cette nouvelle activité engendre plusieurs risques émergents, liés notamment à la charge de travail et à d’éventuels conflits interpersonnels. Le DRH a indiqué que le DUERP sera mis à jour et le point discuté lors de la prochaine IP. Commentaire des RP CGT : Comme le directeur régional, ils se réjouissent de voir encadrées ces nouvelles pratiques professionnelles et rappellent qu’ils le réclamaient dès la première expérimentation, officieuse, en septembre dernier. D’autre part, ils s’interrogent sur la sélection des volontaires qui, dans un contexte de restrictions budgétaires et d’une expérimentation “à moyens constants”, risque de ne concerner que les salariés en CDI et déjà formés aux outils. Point 2 : Bilan Social Direct Point reporté à l’IP de mars Point 3 : Organisation et conditions de travail 1.Outils de montage – remplacement de CapCut La direction peut-elle indiquer quelle(s) application(s) de montage conforme(s) au RGPD a/ont été testée(s) en remplacement de CapCut ? Quel est le calendrier envisagé pour un éventuel déploiement en Aquitaine et une formation des utilisateurs est-elle prévue ? La rédactrice en chef et coordinatrice numérique indique que l’outil retenu est PowerDirector 365. Il a été sélectionné et testé par le directeur technique adjoint de France TV, ainsi que par plusieurs utilisateurs, dont un en Aquitaine. Selon elle, l’outil est “RGDP compatible” et conforme aux exigences de la cybersécurité de France TV. Les RP demandent des précisions : la direction affirme-t-elle que l’utilisation de ce nouveau logiciel garantit la protection de la propriété intellectuelle et des droits de diffusion des images réalisées par les salariés ? Elle confirme que c’est le cas et précise qu’elle mettra à disposition des RP la licence d’utilisation du logiciel. Le calendrier de déploiement dépendra de la mise à disposition des licences, attendue dans un délai estimé à une quinzaine de jours. Dans l’intervalle, l’outil utilisé reste CapCut. Les élus CGT regrettent l’utilisation de CapCut dans cet intervalle à la vue des conditions générales d'utilisation de cette application. Les RP demandent quelle formation est prévue pour ce nouvel ouitl. La coordinatrice numérique indique que ce nouveau logiciel est très proche de capcut et qu’il n’y a pas de formation particulière prévue.
2. Restitution de la visite de la nouvelle docthèque et de la salle de conférence de rédaction. Boris Chague (RP) et Jérôme Bourdy (responsable IMG) ont effectué la visite du nouvel espace docthèque et de la salle de conférence de rédaction le 1er décembre 2025 . Dans la docthèque, les documentalistes ont elles-mêmes choisi la disposition de leur bureau, le revêtement de sol et la couleur des murs en concertation avec le responsable IMG et le rédacteur en chef. Une petite pièce attenante “d’archivage de proximité” a été conservée, avec une étagère où sont rangées des boîtes d’archives papier, surtout concernant les élections. Jérome Bourdy explique que les travaux de mise en place d’un 2e chauffage ont lieu et devraient être finis cette semaine, qu’il a ajouté 2 armoires à la demande des salariées du service ainsi qu’une table ronde avec 3 chaises dans un coin café/détente. Il reste le téléviseur à positionner, il faut ajouter aussi une prise électrique et modifier le câblage HF, ce qui est en cours. L’ancienne documentation papier a fini d’être transformée en 2 espaces avec 2 bureaux par espace. L’un va servir à Patricia Perrin qui aura ainsi un bureau attitré et à Hélène Abalo quand elle est à Bordeaux. Pour l’instant la direction a décidé de faire de l’autre bureau un espace de visio conférence qui était selon elle très demandé par certains services, notamment la gestion d’antenne et le numérique. L’ancienne salle de conférence de rédaction, au 1er étage, a été transformée en espace de détente. 2 banquettes, 2 fauteuils, 2 mange-debout, un réfrigérateur, une table avec les journaux, 1 meuble à courrier avec des boîtes aux lettres, 1 photocopieuse occupent cet espace. Les murs ont été repeints. La nouvelle salle de conférence, au 2e étage, qui était l’ancienne salle pour les contributeurs NoA, n’a pas eu à être en travaux puisque l’espace avait déjà été entièrement rénové et peut accueillir beaucoup plus de monde avec sa double rangée de sièges. L’espace est beaucoup plus lumineux et spacieux que le précédent. Le seul problème semble être le positionnement du poste des scriptes, qui peuvent avoir du mal à entendre ce qui se dit et à suivre la conférence pour établir le déroulé du conducteur. Ce problème de configuration des postes et de mauvaise audition a donné lieu dernièrement à une altercation. Depuis, une nouvelle configuration est en test pour tenter d’améliorer la communication des informations en conférence de rédaction. La direction convient qu'au-delà du volume sonore c’est peut-être l’organisation de la conférence de rédaction qui est à revoir car elle peut être très longue et même retarder le départ des équipes en reportage. Idem avec la lourdeur des process imposée par les outils, notamment Open média. Les RP proposent un groupe de travail réunissant les différents acteurs de la conférence de rédaction pour essayer de fluidifier l’organisation du travail et prévenir les situations conflictuelles.
3. Déménagement des équipes Programmes Quelles sont les modalités, le calendrier et les impacts du déménagement des salariés des Programmes au 2ᵉ étage du bâtiment TVR (conditions de travail, organisation, équipements) ? Quel usage des locaux laissés vacants au bâtiment A est-il prévu ? Le directeur régional dit que ce projet n’est pas urgent, qu’il se fera après les municipales, et qu’il en parlera en IP. De manière générale, l'objectif est de regrouper les salariés qui travaillent ensemble au même endroit pour davantage de fluidité dans les échanges et d'efficacité. Pour lui, l'organisation actuelle est “une ineptie”. Les RP entendent cette volonté de regroupement des salariés mais constatent que le bâtiment A continué de se vider de ses occupants, en particulier le rez-de-chaussée et le second étage. Il ne restera bientôt que le premier étage qui sera vraiment occupé par les salariés de la Fabrique et de France 2… La direction dit qu’elle n’a pas de projet de nouvelle occupation de ce bâtiment pour l’instant.
4. Renouvellement de la régie de Bordeaux La direction peut-elle informer l’Instance de proximité de l’état d’avancement, du calendrier et des conséquences du projet de renouvellement de la régie de Bordeaux sur l’activité et les conditions de travail ? Le chef de centre explique que la mise en œuvre est encore à l'étude et qu'un point d’étape sera présenté en commission nouvelles technologies mi-février puis en CSE. Aucun planning n’est arrêté. Il indique que pour l’instant un état des lieux du bâtiment est fait pour trouver des superficies et évaluer les coûts d’une nouvelle régie. Ce sera une régie Cosma et il précise que nous allons passer sur un format 21.10, c’est un format informatique dans lequel transitent les data, la vidéo…. C'est une révolution technologique. Mais il se dit pour l’instant dans l’incapacité d’avancer des scénarii sur l’organisation du travail qui en découlera, c’est beaucoup trop tôt.
5. Planification des PTA La direction peut-elle expliquer la méthode de planification des PTA conduisant à une organisation à 39 heure hebdomadaire avec des plannings prévisionnels aux durées variables (38h51, 38h48, 37h51, etc.) ? Pour quelles raisons certains salariés sont-ils planifiés avec des horaires de prise et de fin de service différents selon les jours, alors que l’activité reste identique (notamment pour le JT) ? Le chef de centre rappelle d’abord que cette question est récurrente depuis 2010. Il explique qu’au cours d’une semaine, le temps de travail n’est pas uniquement rythmé par les JT : il inclut également congés, récupérations, RTT, tournages, etc. Pour les vacations d’un JT, les horaires restent certes identiques chaque jour, mais le travail effectué par les personnels peut varier. Il est donc possible de moduler la prise de service, la pause méridienne ou d’autres éléments sans que cela n’affecte la bonne tenue des éditions. Selon le chef de centre, l’organisation du travail s’adapte en fonction de la charge de production et des contraintes organisationnelles, ce qui entraîne des volumes horaires variables. Cependant, les horaires contractuels ne sont pas modifiés. Le DRH précise que même si les volumes horaires peuvent varier, cela n’a aucune incidence sur la rémunération du salarié. La direction tient à rappeler par ailleurs l’obligation du respect des horaires de prise de service. Le chef de centre précise que certaines prises de service en retard ont été constatées, parfois de manière récurrente et que les règles contractuelles seront rappelées aux salariés concernés.
6. Nouveau Hub info ICI Régions – site de Vaise Quelles seront les conséquences de la mise en place du nouveau Hub info ICI Régions à Vaise sur la fabrication des émissions et, plus particulièrement, sur l’organisation et la production du JT en région ? Le Directeur Régional lit la réponse faite par le site de Vaise : le Hub fournit les éléments de la partie nationale et internationale depuis le 26 janvier. Depuis la mise en place il y a assez peu d'impact sur Bordeaux, les éléments arrivent à l’heure voir plus tôt qu’avant. Globalement c’est plus fluide qu’avant Le rédacteur en chef temporise car ces 2 derniers jours il y a eu quelques soucis. Les éléments sont livrés à l'heure mais des changements inopinés, sans que personne ne soit prévenu, peuvent intervenir et être préjudiciables. Il précise que quand on découvre les choses pendant le JT ce n’est pas simple. Il assure échanger régulièrement avec la direction de l’info pour faire remonter les dysfonctionnements quand il y en a. Les RP CGT demandent effectivement que les problèmes identifiés soient systématiquement et immédiatement remontés à la direction du réseau qui a mis en place dans un temps très contraint ce nouveau service de Vaise, ce qui peut avoir des conséquences dommageables dans l’activité des antennes régionales.
7. Offre supplémentaire du jour” dans le JT L’offre supplémentaire du jour intègre des sujets de France Info diffusés sous la nomenclature « Télématin », réalisés par un rédacteur/monteur, ce qui est hors du cadre de l’accord en vigueur.
La direction répond que les éléments repris ont tous déjà été diffusés par France info. La rediffusion d’un contenu FTV n’est pas contraire à l’accord selon elle et ce fonctionnement est validé par le service juridique.
8. NoA Weekend – évolution de l’émission Le départ de la présentatrice de NoA Weekend et l’arrivée d’un·e nouveau·elle présentateur·rice entraîneront-ils une modification de l’organisation du travail ? Le Directeur régional confirme que sur Noa Week end il y a eu un départ imprévu de la présentatrice donc il a fallu s’adapter rapidement pour la continuité de l'émission en trouvant rapidement un remplaçant. Aucune émission n’a été annulée. Arnaud Lauqué a été choisi pour remplacer la présentatrice. Actuellement, 2 émissions ont été enregistrées sur 1 seule journée, les deux premières ayant été tournées le mardi 3 février. Le chef de centre indique :
Cette semaine, un test a été effectué avec un PAT à 15h pour la première émission et à 17h pour la seconde, afin de libérer l’équipe et la régie plus tôt pour le JT. Entre les deux émissions un temps est prévu, environ 1 h selon la direction, notamment pour la scripte. Les RP s’inquiètent de la charge de travail induite par l’enregistrement de 2 émissions en un après-midi. Ils soulignent que la journée, de 8h30 à 18h30 reste très lourde avec peu de pauses, comprenant un important travail de préparation et de visionnage, notamment pour la scripte. Le directeur régional indique que ce système présente des avantages : l’équipe est déjà rodée pour la deuxième émission, ce qui rend le processus plus fluide. Il est possible d’anticiper davantage les mouvements de caméra, le rythme et la mise en scène. Et pour lui, il est possible d’alléger le travail de la scripte avec des conducteurs mieux anticipés par les personnes qui encadrent l’émission. Le chef de centre précise que l’organisation de la journée, par exemple pour l’enregistrement des bandes annonces, est encore en phase de réflexion. Les RP attirent l’attention de la direction sur le départ précipité de la présentatrice qui pourrait résulter de conflits interpersonnels dans l’équipe et d’un mal être au travail.
9. Outil de tournage UTS Des problèmes d’instabilité de l’image en direct (notamment lors du JT de midi du 20 janvier) et de prise de son ont été constatés de manière récurrente avec l’outil UTS. Le chef de centre rappelle que les JRI assurant un direct avec une UTS doivent impérativement utiliser le boîtier 5G complémentaire, équipé d’une seconde carte SIM d’un autre opérateur. En l’absence de couverture suffisante, le transmetteur peut osciller entre 4G et 5G ce qui peut occasionner des coupures. Il est également possible d’utiliser l’Aviwest en s’y connectant en WIFI avec l’UTS. Cela n’exonère pas de vérifier au préalable que le lieu du direct est bien couvert en 4G ou en 5G. Cette vérification peut être effectuée par anticipation via le site nperf.com, qui fournit des informations sur la couverture réseau. Concernant les problèmes de son rencontrés au mixage, de nouveaux kits de prise de son sont actuellement en cours de test en bureau d’information de proximité (BIP).
10. Frais de mission Le traitement des notes de frais par le service comptable Mission connaît actuellement des blocages. Les salariés en déplacement, qu’ils soient titulaires ou en CDD, voient certaines dépenses auparavant acceptées désormais refusées, en raison d’une évolution des justificatifs exigés (exemples : billets OUIGO, commandes Deliveroo ou Uber Eats nécessitant une facture fiscale, achats effectués la veille pour un petit-déjeuner le lendemain, etc.). Une communication claire et préalable aurait permis d’anticiper ces changements, mais cela n’a pas été fait. Les collaborateurs se retrouvent ainsi confrontés à des retards de remboursement et à des renvois fréquents de leurs notes de frais. Serait-il possible de désigner un interlocuteur sur le site de Bordeaux capable de répondre aux questions des salariés rencontrant des difficultés avec le service comptable, et connaissant les nouvelles règles de validation sous Concur ? Selon le directeur régional, le traitement des notes de frais ne connaît pas de blocage. Il n’y a pas d'augmentation de délai quand les demandes sont conformes. Les contrôles sont renforcés après plusieurs cas de fraude avérés et le résultat de l’audit interne. Et quand il y a un doute, des informations complémentaires sont demandées. Le DRH informe que pour toute question les salariés peuvent se rapprocher des assistantes et secrétaires ou écrire à l’adresse Les représentants de proximité insistent et expliquent qu’il y a des cas de refus de remboursement, en particulier pour les CDD qui n’ont pas forcément les moyens d’avancer des sommes trop importantes et choisissent des billets de train OUIGO, par exemple et qui peuvent se voir refuser un remboursement à cause du mode de facturation de cette entreprise. Et si pour la direction c’est un sujet “non aquitain” qui concerne la direction du réseau, pour les RP c’en est un, puisque les CDD viennent bien travailler dans nos antennes, parfois de loin, et ils demandent à la direction de faire remonter les problèmes identifiés à la direction du réseau.
10. Retraite progressive Un monteur passera à temps partiel à compter du 1ᵉʳ mars dans le cadre d’une retraite progressive. Quelles mesures de remplacement ou d’adaptation de la charge de travail sont prévues ? Le Directeur Régional dit que le remplacement du monteur sera organisé en fonction des besoins opérationnels et de l'activité. La direction garantit qu’il n'y aura pas de report de charge du travail. Il y aura des CDDs autant que de besoin.
Point 4 : RH 1. Plan de développement des compétences (PDC) Pour quelle(s) raison(s) le plan de développement des compétences n’est-il plus présenté en IP ? Le DRH annonce que dorénavant le PDC sera présenté uniquement en commission emploi formation et en CSE. Selon lui, il n'y a pas d’obligation légale de le présenter en instance de proximité. Mais le bilan des actions de formation sera toujours présenté en IP. Les RP CGT déplorent cette décision de la direction centrale car jusqu’à présent ce “droit de regard” des élus locaux sur le plan de formation permettait d’émettre des remarques en amont de son développement, avec parfois des ajustements. Notamment avec une attention particulière portée sur les formations “coeur de métier”, l’oubli des CDDs, les TMS etc. Les RP CGT dénoncent donc cette suppression de la présentation du PDC en instance.
Point 5 : Emploi
1. Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine Point sur les mobilités en cours, les postes actuellement vacants et ceux susceptibles d’être ouverts prochainement. Le poste de rédacteur en chef adjoint à Bordeaux est en cours d’attribution pour une possible prise de fonction au 1er mars Le directeur régional annonce qu’il n’y a actuellement aucun poste vacant ni à publier en Aquitaine en raison des contraintes budgétaires. Concernant le poste vacant de Bayonne, le directeur régional explique que la direction est consciente de la difficulté d’organisation que cela engendre dans la locale. Aujourd'hui la direction n’a toujours pas reçu sa notification budgétaire pour l’année en cours. Dans cette attente aucun poste n’est publié. Ni à Bayonne, ni dans toute la Nouvelle Aquitaine. Néanmoins la réflexion se poursuit concernant ce poste qui n’est pas supprimé mais gelé. La décision sur l’avenir de ce poste sera prise une fois que la direction aura la notification, à priori la semaine prochaine. Donc la décision sera prise au plus tard début mars. Le DRH explique qu’un appel à candidatures va être lancé sur l'unité de compétence de la gestion d’antenne. Il explique que ces derniers mois des GA sont partis ou ont été intégrés donc le nombre de personnes formées dans le vivier est en baisse et l’idée est de ne pas attendre pour ne pas revivre une situation tendue comme par le passé. La direction veut également anticiper les besoins induits par la bascule sur Sherlock. Les candidatures seront retenues conformément à l’accord sur la mise en œuvre des unités de compétence complémentaire de 2021 et prorogé jusqu’en 2027. Les candidats retenus seront formés sur Argos (durant 3 Jours) et à la GA (5 Jours). Des formations sont déjà précalées en avril pour être en mesure de faire les premières vacations en mai/juin. La direction espère former finalement 2 personnes. Les candidatures sont ouvertes aux permanents et non-permanents de Nouvelle Aquitaine (monteurs, scriptes, techniciens vidéo, assistants d'émission, assistants de production, cadre des programmes, chargés de conception de programmes courts, coordinateur d’émissions) pour exercer sur Bordeaux et Limoges. L’appel à candidature court jusqu’au 13 février.
Prochaine instance de proximité le 3 mars 2026 Bordeaux, le 6 février 2026
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Comité salaires, Campagne 2026 des entretiens annuels et professionnels
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L’entretien annuel, un classique Chaque année, les salariés passent en revue leurs compétences et le travail effectué dans l’année écoulée avec leur responsable dans le cadre de l’entretien annuel. Un moment important dans la vie professionnelle, puisque les résultats obtenus influent sur la rémunération et déterminent les besoins en formation. Cet échange doit se dérouler dans les meilleures conditions, c’est un moment privilégié de bilan et de perspectives ; chacun peut faire part de ses besoins et de ses attentes. Il ne doit pas y avoir de surprise, puisque les encadrants ont pour tâche quotidienne de faire un retour constructif à leurs équipes sur leur travail (le fameux « feed-back »). Les fiches de poste listent un certain nombre de compétences et indiquent pour chacune le niveau attendu pour le poste occupé : connaître, pratiquer, maîtriser et développer. Chacune des compétences fait l’objet d’une évaluation. Une évaluation globale de la tenue du poste est également faite. L’évaluation peut être « conforme aux attentes », en-dessous ou au-dessus. Lors de l’entretien, signaler et argumenter sur les points de désaccord concernant le jugement du manager sur votre travail, formuler des demandes de formation, de revalorisation salariale ou autres.
Attention à l’évaluation des compétences La CGT a déjà alerté les salariés lors des 2 précédentes campagnes d’une vaste opération coordonnée pour ramener tout le monde au niveau « conforme ». Ainsi, de nombreux salariés se sont vus rétrogradés, sans justification autre que l’évaluation précédente était trop généreuse. Une humiliation qui laisse des traces. Et cela continue cette année ! Depuis le début de la campagne, des salariés journalistes nous rapportent que leurs managers leur ont annoncé qu’ils doivent les rétrograder d’un niveau. La CGT vous conseille de questionner systématiquement sur ce qui justifie une dépréciation de votre travail. Rappel toujours utile : la méthode d’évaluation des salariés doit reposer sur des critères précis, objectifs et pertinents au regard de la finalité poursuivie. L’évaluation des critères comportementaux est litigieuse. L’engagement, la simplicité, l’optimisme, l’honnêteté, la faculté d’adaptation, l’aptitude à s’intégrer dans une équipe ou à l’animer, le potentiel d’évolution ou encore le bon sens ne relèvent pas des aptitudes professionnelles ; la justice a déjà eu l’occasion de sanctionner de telles pratiques.
Entretiens annuel et professionnel, tout en même temps Cette année une nouvelle règle est instaurée : l’entretien professionnel, qui était conduit par la direction des ressources humaines, revient de nouveau aux chefs de service, comme en 2016. De plus, il est accolé à l’entretien annuel et l’exercice devient lui aussi annuel (contre 1 fois tous les 6 ans jusque-là). L’entretien professionnel, c’est le moment d’échange qui permet au salarié de faire part de ses envies d’évolution professionnelle à court terme (2 à 5 ans) : mobilité géographique ou professionnelle, faisabilité, type d’accompagnement possible, etc.
Quand on est en conflit avec sa hiérarchie Pour peu qu’il y ait désaccord professionnel, mauvaise entente, voire du management inapproprié, ces entretiens peuvent devenir un cauchemar. Dans ce cas le salarié peut demander à passer ses entretiens avec un autre encadrant (un adjoint ou son N+2 par exemple). Il peut aussi réclamer la présence d’un représentant des ressources humaines qui est supposé agir comme un médiateur. Ne pas hésiter à faire appuyer sa demande par un représentant du personnel. Chaque année les bilans des psychologues du travail notent une recrudescence des appels de salariés inquiets à l’approche des entretiens annuels. Ce n’est clairement pas anodin.
Signer ou pas ? La CGT vous conseille de toujours signer le compte rendu de vos entretiens, mais surtout de compléter la partie réservée aux commentaires du salarié. C’est là que vous pourrez rectifier, en argumentant, les propos de votre encadrant que vous contestez. Relisez attentivement tout le compte rendu avant de signer. Une signature permet d’acter la situation et vos demandes, le cas échéant aussi de mettre en valeur les désaccords avec votre manager. Une bonne préparation du salarié comme du manager est indispensable pour réussir un entretien. Vous n’avez pas à être convoqué au débotté. La campagne, ouverte depuis mi-décembre, se termine le 31 mars. La CGT restera attentive aux inégalités de traitement et signalera tout abus de pouvoir pouvant entraîner en particulier des répercussions sur la rémunération des salariés.
Paris, le 05 février 2026
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Élections municipales, l’information sous contrôle ?
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À quelques semaines des élections, force est de constater que notre couverture des candidatures pour les municipales reste incohérente, voir même chaotique… À Saint-Joseph par exemple, si la candidature du maire sortant Patrick Lebreton (25 ans à la tête de la mairie) est couverte en tv/radio/web, RIEN à ce jour sur celle du candidat de l’opposition Jeannot Lebon. Collusion ? Peu d’enjeux dans la commune sudiste et pourtant c’est suite à un mail d’une RC* dont l’époux participe à la campagne électorale que la RC en poste ce weekend-là a exigé le reportage. À Saint-Leu, pire encore, RIEN en tv sur la présentation du maire sortant Bruno Domen. Pour le candidat de l’opposition Thierry Robert ? Un reportage il y a 5 jours sur le Conseil de gouvernance dévoilé… Une image forte du candidat favori sur un cheval blanc dans les rues de la ville suivit par des centaines de supporters ? Les photos et vidéos font le buzz, Antenne Réunion, Linfo.re, Imaz press et Le quotidien y étaient, et nous ? RIEN en tv et sur le web. Abus de pouvoir Et si un journaliste s’en étonne auprès de la RC en renfort de franceinfo, peu au courant des enjeux sur ces municipales, le DCI l’appelle pour le réprimander. La CGT rappelle au DCI qu’un journaliste n’est pas un béni-oui-oui et qu’il a toute autorité d’échanger avec son RC et de manifester son désaccord. La CGT demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. La CGT exige que la directrice régionale s’assure que les règles élémentaires de déontologie journalistique soient appliquées et suivies à Réunion 1ère.
* Rédacteur·trice en Chef·fe
Saint-Denis, le 02 février 2026
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Premier jour de Philippe Corbé : Un nouveau directeur de l’information face à un très lourd héritage
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L’héritage à l’information nationale que laisse Alexandre Kara à son successeur Philippe Corbé est bien lourd.
Rapport CEDAET sans réponse Depuis les révélations du rapport Cedaet rendu en octobre dernier, qui pointe les dysfonctionnements graves atteignant la santé des journalistes au sein de la rédaction nationale, où en sont les actions entreprises par l’ex-directeur de l’information, désormais spécialiste dans l’IA? Rien, absolument rien. Depuis un mois, la CGT dit : « Cela suffit, nous voulons le plan d’action promis par A. Kara aux élu·es du CSE. » Pas plus tard que la semaine dernière, au CSE du Siège du mois de janvier, la CGT est revenue à la charge, pour demander un CSE extraordinaire ou la programmation du point à la prochaine réunion de l’instance Ce matin, la direction vient d’admettre qu’elle n’est pas prête. Autrement dit, il n’y a rien à présenter… Un pur scandale ! La CGT a alerté l’inspection du travail. Elle interpelle solennellement Delphine Ernotte, Philippe Martinetti et Philippe Corbé. Maintenant, AU TRAVAIL ! Vaise au bord de l’explosion Pendant ce temps, un autre projet funeste voulu par cet ancien directeur fait des ravages, sur le site de Lyon Vaise, à FTR. Désormais dénommé HUB Info Régions, il doit gérer désormais la fabrication de sujets nationaux et internationaux à la place de la rédaction nationale et de l’équipe Ici nationale à Paris. Exit aussi les salariés du Siège où certains membres de cette équipe n’ont toujours pas d’affectation à la hauteur. La santé des salariés impactés est sérieusement altérée. Une alerte pour danger grave et imminent a été déclarée sur un salarié. Les alertes flashaient pourtant de tous les côtés, depuis l’expertise du dernier trimestre 2025 dernier. Côté CSE en novembre dernier, les élus demandaient l’ajournement du projet. Côté syndical, la CGT en tête, pointait dans plusieurs tracts les défaillances chroniques . La CGT dénonce une fois de plus l’irresponsabilité du directeur de l’information et du directeur du site de Vaise à une semaine de la bascule du 26 janvier qui refusent de décaler le transfert alors que tout le monde dit qu’il faut un petit temps supplémentaire pour ne pas être dans la souffrance et le stress sur ce moment crucial. (Cf en encadré le témoignage éloquent de notre représentant syndical sur site.) Il y a urgence M. le Directeur de l’Information !
Paris, le 02 février 2026
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Levée du préavis sur la suppression des vacations des techniciens des plateaux et régies du Siège
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La réunion de négociation du préavis a eu lieu cet après-midi. En préambule, la direction a renouvelé son engagement de décaler de deux semaines la mise en œuvre de son projet. Pendant cette période, elle s’est engagée à mettre en place un travail, avec les salarié·es concerné·es, pour étudier l’ensemble des conditions de mise en œuvre. La CGT, accompagnée de salarié·es des services concernés, a rappelé :
Au regard de la situation, la CGT lève donc le préavis relatif à la suppression des vacations de techniciens des plateaux et régies du Siège pour la fabrication des éditions d’information. Par ailleurs, la CGT souhaite rétablir certaines vérités factuelles. Hier soir, moins d’une demi-heure après l’annonce par la direction du décalage de deux semaines de son projet, la CGC publiait un tract commun avec FO. Ce texte laisse penser que ce serait essentiellement le résultat de leur action et que le décalage annoncé permettrait de régler le problème. Devant ces affirmations partielles et partiales, il convient de rappeler quelques faits :
Pour la CGT, l’avenir des salarié·es et de nos capacités de fabrication internes vaut mieux qu’une communication à visées uniquement récupératrices et honteusement tronquées. De telles méthodes ne peuvent que déboucher sur la désunion syndicale et l’affaiblissement des capacités d’action des salarié·es. Nous demandons donc à l’avenir à la CGC et à FO de s’abstenir de ce genre de pratiques néfastes pour tous et leur rappelons leur engagement pris aujourd’hui en devant les salariés, réunis en AG, d’être disponibles pour l’organisation d’un mouvement unitaire à l’issue de la période probatoire de deux semaines si la direction déployait son projet sans en modifier le fond.
Paris, le 30 janvier 2026
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Vidéos pour les plateformes numériques dans le réseau régional - Une expérimentation sous surveillance
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Après de multiples rebondissements, l’accord d’expérimentation sur la chaîne de fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques au sein du réseau régional France 3 a été signé par tous les syndicats représentatifs du réseau régional - CGT, CFDT, SNJ, FO et SUD. La première version du projet d’accord mis à signature obligeait les salariés inscrits dans l’expérimentation à y rester jusqu’à son terme. Une disposition qui pourrait se comprendre si des moyens spécifiques conséquents avaient été dévolus à ce projet afin qu’il se déroule de la meilleure façon possible. Mais la direction du réseau régional refusait obstinément de mettre le moindre moyen supplémentaire dans le projet faute de budget. La CGT a tenu bon et a refusé de signer, sans rompre pour autant le dialogue. La direction a fini par retirer la phrase litigieuse, permettant ainsi à chaque salarié s’engageant dans l’expérimentation d’en sortir s’il estime cela nécessaire afin de préserver sa santé, sa sécurité ou ses conditions de travail. Par ailleurs, l’expérimentation étant circonscrite au seul périmètre de l’accord, les régions non concernées ne peuvent pas prétendre à l’expérimentation, ce qui implique de mettre un terme à toutes les pratiques hors cadre conventionnel qui ont encore cours dans certaines antennes. Pratiques dérogatoires L’expérimentation va permettre aux rédacteurs et rédactrices d'utiliser des UTS (unités de tournage avec un smartphone) afin de produire des contenus d’information pour les réseaux sociaux en dérogeant à certaines modalités de l’accord collectif. L’accord d'expérimentation détaille les différents types de contenus et leur mode de fabrication. Les chargés d’édition numérique, qui ne sont pas des journalistes, pourront aussi être amenés à utiliser des UTS, mais en dehors des contenus d’information, uniquement sur des contenus concernant l’antenne et les programmes ou la promotion de ces derniers. Dans chaque région concernée par l’expérimentation (Occitanie, Nouvelle Aquitaine, PACA et Grand Est), toute production d’un contenu plus long que le classique « 1 minute » (format de 2’30’’ à 3’00’’) fera l’objet de la planification d’un monteur dédié supplémentaire. La direction s’engage par ailleurs à planifier chaque jour les effectifs habituels des services numériques (4 contributeurs par jour et par antenne en moyenne). Un suivi mensuel sera fait dans chaque instance de proximité des antennes concernées par l'expérimentation. Les délégués syndicaux seront également invités lors de l'examen de ces points mensuels spécifiques. Le rôle des Instances de Proximité sera donc essentiel pour évaluer les difficultés des salariés et la pertinence des pratiques professionnelles expérimentées. Réserves de la CGT Nous sommes tout à fait conscients de la nécessité d’évolution de nos pratiques professionnelles afin de permettre une présence massive du service public audiovisuel sur les réseaux sociaux. Mais la CGT a posé un certain nombre de réserves sur la mise en œuvre de cette expérimentation concernant :
Nous avons aussi attiré l’attention de la direction sur les risques de surcharge de travail des chargés d'édition numérique et des rédacteurs en chef adjoints numériques durant toute la période de l’expérimentation qui chevauchera la séquence de couverture des élections municipales. Car nous avons déjà eu des retours sur des problèmes de ce genre lors des «tests» effectués dans certaines régions ces derniers mois. Pour finir, il est également nécessaire de réfléchir au positionnement du réseau régional dans l’offre déjà existante de France Télévisions. Quelle proposition éditoriale ? Quels fond, forme et ton pour nos productions ? Quels sont les objectifs de l'entreprise, et à quel terme ? Quelle est notre stratégie numérique régionale (plateformes, profils ciblés…) ? Bilan de fin d’expérimentation La fin de l’expérimentation fera l’objet d’un bilan. Tous les risques que nous avons mis en avant seront donc évalués et débattus en central du réseau régional entre les représentants des organisations syndicales et la direction. C’est sur la base de ce bilan que nous serons amenés à décider de l’évolution des pratiques professionnelles inscrites dans la définition des métiers de notre accord collectif. Nous demandons donc aux directions régionales concernées par cette expérimentation de respecter scrupuleusement l’accord, et d’assurer aux salariés volontaires des conditions de travail suffisamment confortables, faute de quoi cette expérimentation pourrait être considérée comme un échec, ce qui ne pourrait conduire qu’à l’arrêt définitif des pratiques expérimentées. Enfin, la question des moyens spécifiques alloués aux services numériques régionaux sera un enjeu crucial pour que ceux-ci puissent fonctionner durablement sans dégrader la santé des salariés.
Paris, le 30 janvier 2026
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Élections au Conseil d’administration de France Télévisions - La CGT vous remercie
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Avec 29,84% des voix la CGT a confirmé sa place de premier syndicat de France Télévisions lors des élections au Conseil d'administration ce 28 janvier 2026, en dépit d’un contexte peu propice à un scrutin, juste après les élections professionnelles de novembre et décembre 2025 dans 4 établissements. On ne peut une fois de plus que regretter la trop faible participation (22,8% contre 24,5% en 2021). Karine Baste, notre candidate, est réélue pour un mandat de 5 ans. A noter que seules la CGT et SUD avaient présenté une liste majoritairement féminine. Karine Baste sera votre représentante dans cette instance, souvent considérée comme lointaine par les salariés, mais si importante pour notre avenir à toutes et tous, car c’est là que se prennent les grandes décisions stratégiques pour l’entreprise, en présence des représentants de l’État. La CGT, présente sur tous les fronts pour défendre notre entreprise et ses salariés, est tout aussi combative au conseil d’administration, où nos élus ont toujours défendu nos convictions et nos principes, en faveur d’un service public puissant et pérenne : financement du service public, régionalisation, rayonnement des Outre-mer, lutte contre les fakes news et le complotisme, moyens internes de production et de fabrication, indépendance de l’information. Nous engagerons dans les tous prochains jours une démarche d’échanges avec l’autre représentant élu au CA, François Beaudonnet de la liste CFDT-SNJ (27,84 %) et le secrétaire du CSE Central qui siège également au CA, afin de préparer au mieux la prochaine mandature qui sera marquée par des décisions sur des enjeux majeurs pour les salariés : budget, stratégie, accord collectif, restructuration de l’entreprise, etc. Nous voyons aussi dans ce résultat la récompense d’un engagement constant et rigoureux de nos élu·e·s et représentant·e·s pour défendre les salarié·e·s dans un contexte très difficile pour toutes et tous. La CGT remercie les salarié·e·s qui lui ont renouvelé leur confiance.
Paris, 29 janvier 2026
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Préavis de grève - Sur les moyens de fabrication des éditions d'information au Siège
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Dès la première semaine suivant les congés de fin d'année, la direction de la Fabrique a informé de manière séparée les salarié.es de plusieurs services qui concourent à la fabrication des éditions d'information sur les plateaux et dans les régies du Siège, d'une réduction importante des moyens alloués dès le lundi 2 février.
Réduction drastique des vacations techniques
Elle souhaiterait, sur l'ensemble des éditions de France 2 et de France 3 Paris Île-de-France, ne plus mobiliser que deux OPV et deux salariés du service son (un chef d'équipement et un chef opérateur). Après leur éviction du JT de France 2 à la rentrée 2024, les machinistes disparaitraient quant à eux totalement des plateaux des JT, car leur participation aux éditions faites sur le plateau D s'achèverait avec leur déménagement vers une destination toujours inconnue. De la même manière, il a été annoncé au service Fabrication Lumière qu'il n'y aurait plus d'éclairagiste sur la quotidienne de Stade 2. L'ampleur de ces suppressions est très importante : ce ne sont pas moins de 14 vacations hebdomadaires pour les OPV et au Son, et 7 en Machinerie que la direction souhaite imposer dans des délais extrêmement courts, sans la moindre concertation, et sans porter la moindre attention aux conditions de travail des techniciens qui continueront d'assurer l'activité.
Mépris des conditions de travail
Si la méthode trahit une brutalité et une absence totale de considération pour les personnels, elle contrevient en plus aux règles en vigueur en matière de dialogue social. En effet, ces annonces ont été faites de manière partielle, profession par profession, alors qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une vraie réorganisation des moyens de fabrication des éditions d'information. Ce projet aurait dû faire l'objet d'une information-consultation des élus en CSE. Au regard de la situation, la CGT demande un moratoire sur l'ensemble des suppressions de vacation prévues au Siège au sein des équipes fabrication, jusqu'à ce que les élus aient pu se prononcer sur cette réorganisation de leur activité sous la forme d'une information-consultation au CSE du Siège. En vue de voir ces revendications satisfaites, la CGT appelle d'une part l'ensemble des personnels affectés à la fabrication et à la production des émissions assurées par le Centre d'exploitation Nord de la direction des moyens de fabrication et amenés à travailler au Siège, et d'autre part ceux du Centre de Diffusion et d'Échanges, à cesser le travail de 19h30 à 20h29 chaque jour à partir du lundi 2 février 2026 pour une durée illimitée."
Paris, le 27 janvier 2026
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Zetwal : éviction arbitraire à Réunion 1ère
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L’animatrice de l’émission culturelle Zetwal, produite en interne, a été purement et simplement écartée, sans explication valable, à la suite d’un courrier RH d’une violence inadmissible, dépourvu de toute justification professionnelle sérieuse. Cette décision brutale intervient alors que des négociations étaient en cours pour la poursuite de l’émission en 2026. L’animatrice avait accepté les conditions imposées par la direction régionale pour une relance des tournages jusqu’à fin février 2026, avant la pause liée aux élections municipales. 👉 La parole donnée n’a pas été respectée. Une décision qui contredit tous les faits En CSE de décembre 2025, la direction régionale confirmait le maintien de Zetwal sur la grille TV 2026. Elle reconnaissait publiquement que l’émission était une réussite éditoriale, portée par de bonnes audiences, et qu’elle constituait une vitrine de la production locale internalisée. Les partenaires sociaux avaient salué le travail exemplaire des équipes techniques et éditoriales, une montée en compétence jamais contestée par la direction. 👉 Jamais, dans aucune instance, il n’a été question d’un retrait de l’animatrice. Pour la CGT, cette éviction n’a donc aucun fondement professionnel. Une pratique managériale brutale et délibérée Cette décision n’est pas un accident. Elle intervient quelques heures seulement après le CSE extraordinaire du 20 janvier 2026, au cours duquel les partenaires sociaux ont dénoncé des pratiques managériales violentes. Le message envoyé est clair : 👉 Quiconque dérange, quiconque résiste, quiconque ose parler sera écarté. Il s’agit d’une démonstration d’autorité, d’un passage en force assumé, d’un mépris total du dialogue social et des instances représentatives du personnel. Un avant-goût de ce qui attend l’ensemble du personnel Cette affaire est révélatrice de ce qui se prépare à France Télévisions avec les 140 millions d’euros d’économies imposées pour 2026. Les méthodes sont connues :
👉 Zetwal n’est qu’un début. Bienveillance, audit social : une mascarade Alors que la direction communique à longueur de discours sur la bienveillance au travail, et alors qu’un audit par le cabinet ACCA sur le climat social à Réunion.1 doit être présenté début mars 2026, les actes prouvent l’inverse. 👉 Cette bienveillance est une façade. La CGT ne se taira pas La CGT dénonce fermement cette éviction arbitraire. Elle refuse la peur, le silence et la résignation. La CGT engagera tous les moyens syndicaux, juridiques et collectifs nécessaires pour :
👉 Nous ne laisserons pas installer un climat de terreur sociale à FTV. Quand le masque tombe, il est trop tard pour faire semblant. La vérité, elle, ne se licencie pas.
Paris, le 22 janvier 2026
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Déclaration des élus CGT d’Outre-mer en CSE Central
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L’outre-mer a toujours été considéré comme le laboratoire de France Télévisions. À chaque expérimentation, celles-ci sont déployées chez nous sans qu’aucune remise en question, étude d’impact ou accompagnement ne soit réellement envisagé. Cela fait désormais plusieurs années que ces territoires subissent une réduction significative des équivalents temps plein (ETP). Pourtant, nous faisons face à une pression locale intense, portée par des attentes fortes du public, mais également par la direction, qui exige la continuité de l’activité quelles que soient les conditions. Cette exigence s’impose sans que personne ne se préoccupe véritablement des conditions de travail ni des conséquences sur la santé des salariés. La Cour des comptes a salué le fonctionnement des départements ultramarins, qualifiant notre modèle de référence. Mais nous posons aujourd’hui la question : à quel prix ? Les conséquences de ce fonctionnement sont multiples et préoccupantes :
Oui, les stations continuent de fonctionner, oui, les salariés répondent aux attentes du public, mais ce sont eux qui en paient le prix fort. Nous déplorons que, malgré de nombreuses alertes, nous en soyons arrivés à ce constat : les limites du fonctionnement actuel des stations ultramarines sont atteintes. Nous attendons de la direction que les ateliers d’évaluation de la charge de travail deviennent de véritables espaces constructifs d’échange, portant non seulement sur la volumétrie mais aussi sur le contenu même du travail. Si nous sommes le laboratoire de France Télévisions, alors expérimentons des solutions qui améliorent concrètement nos conditions de travail, en associant pleinement les salariés, qui sont les véritables experts de leur métier. Enfin, nous exigeons l’ouverture d’un dialogue social sincère et constructif, prenant en compte les alertes sur la souffrance au travail, afin de garantir un environnement professionnel respectueux, sain et durable.
Paris, 22 janvier 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Janvier 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports
Préambule
Parfois on se demande vraiment dans quelle entreprise on travaille. Dans une rédaction de service public, ou dans une agence de communication ?
Le travail des équipes sur le terrain reste le cœur du métier. Il repose sur l’écoute, l’échange, l’humilité, le respect des interlocuteurs.
La CGT pose la question : pourquoi mettre à la tête de nos rédactions des directeurs et directrices qui restent enfermés dans leur tour d’ivoire, qui ne pratiquent que la langue de bois, qui ne veulent pas entendre les remarques constructives des salariés, qui ne supportent pas le débat, qui n’ont aucune empathie pour les équipes ?
Pourquoi continuer à fonctionner ainsi avec des directeurs et directrices qui finalement sont bien loin de nos préoccupations professionnelles quotidiennes ? Comment construire ensemble, comment s’améliorer, comment œuvrer au mieux pour l’antenne et pour notre public dans la juxtaposition de ces mondes parallèles ?
La CGT réitère ici avec force la nécessité d’un changement profond du fonctionnement de la direction de l’information. Il y a urgence tant la détresse des salariés est prégnante dans tous les services de la rédaction.
Parmi les questions (parfois demeurées sans réponse) des représentants des salariés en janvier :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du lundi 19 janvier 2026
Étaient présent-e-s
Questions récurrentes
Le syndicat FO a fait savoir qu’il ne souhaitait plus poser les questions récurrentes concernant les multi compétences lors de cette instance, car il y est favorable moyennant une prime (lire ci-dessous chapitre Missions). La CGT et le SNJ ont précisé qu’ils continueraient à poser les questions qui dérangent, n’en déplaise à certains.
Missions
Aucune mission réalisée par les rédactions F2 + F3 + Sports + franceinfo TV et .fr entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour, dont le transport et l'hébergement n'ont pas été pris en charge par leurs directions respectives. Aucun reportage pour France 2 + France 3 + franceinfo TV, entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour pour lesquels un·e JRI a réalisé un montage.
franceinfo TV
L’émoi commence en octobre dernier quand des salariés découvrent qu’un rédacteur en chef porte des lunettes Ray-Ban Meta dans la rédaction. Ce dispositif permet, entre autres, d'enregistrer des photos, de la vidéo, du son et même de streamer en direct de manière discrète. En effet, seule une petite led située sur la monture s'allume lorsque les lunettes sont en train de capter des images et/ou du son. Plusieurs salarié.es ont donc demandé de faire remonter leur inquiétude face à cette situation, qui nous semble entrer en contradiction avec les règles du RGPD (règlement général sur la protection des données) en vigueur dans l'entreprise, et à laquelle nous demandons de mettre fin devant l'inquiétude pour le moins légitime qu'elle suscite. Alertée par un représentant syndical, la RH admet dans un mail du 13 novembre que « ces dispositifs, qui permettent la captation d’images, de sons ou de vidéos, peuvent effectivement poser des questions en matière de respect de la vie privée et de conformité au RGPD s’ils étaient utilisés dans des locaux professionnels. Nous allons analyser la situation et les règles applicables dans l’entreprise concernant l’usage d’appareils connectés susceptibles d’enregistrer ou de diffuser des contenus, afin de garantir le respect du cadre légal et la sérénité des équipes. » Or depuis cette date, la RH n’a pris aucune disposition, tandis que le rédacteur en chef continue d’arborer ses lunettes connectées. Les RP souhaitent savoir comment la direction va traiter cette situation qui perdure et qui reste problématique pour les salarié.es ? La direction assure avoir saisi les instances compétentes et que le sujet ne peut être traité sous l’angle d’un cas individuel. La question s’inscrit dans une problématique plus large liée à l’émergence de dispositif de ce type. Elle appelle une position claire, cohérente et sécurisée pour l’ensemble des salariés. En attendant, le salarié concerné sera reçu pour lui dire qu’il ne peut pas enregistrer et qu’il s’expose à des sanctions s’il le fait.
Pourquoi n’y a-t-il pas d’astreintes au planning de franceinfo TV pour les journalistes reporters et chroniqueurs ? La direction explique qu’elle s’appuie sur les astreintes de la rédaction nationale et des bureaux de région. Côté franceinfo les matinaliers sont là très tôt et peuvent déclencher la vacation 5h-12h pour que les équipes partent sur le terrain.
Pour faire suite aux différentes réponses de la direction concernant l’inefficacité de la plateforme One More, les salariés concernés réaffirment leur mécontentement : alors que tous les retours sont négatifs, la direction semble ne pas vouloir les entendre ! Le service One More ne fonctionne pas, il ne convient pas aux besoins vestimentaires des présentateurs. C’est pourquoi ils acceptent l’alternative proposée par la direction aux représentants du personnel en novembre dernier, à savoir : le versement d'une prime, même si elle est soumise à cotisation fiscale et sociale. Les salariés demandent la mise en place de ce système dès que possible. Rappel de la réponse de la direction adressée aux représentants du personnel le 18 novembre 2025 : « il n’est pas possible de revenir à un système d’enveloppe avec justificatifs à la suite d’un contrôle URSSAF qui considère ces dépenses comme des avantages en nature. L’alternative serait le versement d’une prime soumise à cotisation sociale et fiscale. » La direction annonce qu’elle va rencontrer le prestataire avec la direction des achats le 27 janvier pour leur demander à nouveau de prendre en compte toutes les remarques sur les difficultés rencontrées par les salariés. FTV va lui demander d’améliorer le fonctionnement de sa plate-forme et qu’il renforce le nombre et la variété des vêtements proposés. A défaut, FTV pourrait ne pas renouveler le marché et s’orienter vers une prime versée dans la paye et soumise à cotisations sociales et fiscales, car ce serait un avantage en nature.
Le mardi 6 janvier, une alarme incendie s’est déclenchée côté Seine. Connaît-on la cause de cette alerte ? Par ailleurs, les salariés de franceinfo ne participaient pas jusqu’à présent aux exercices alerte incendie, qu’en est-il aujourd’hui ? L’installation d’une alarme lumineuse a-t-elle été effectuée comme prévu à franceinfo ? La direction explique que l’alarme a été déclenchée suite à un incident au niveau zéro, probablement dû à la fumée d’une cigarette ou d’une vapoteuse dans un local. La sectorisation des alarmes, par bâtiment et par zone, permet dans le cadre d’un exercice d’évacuation de limiter les impacts pour le secteur « franceinfo ». Quand ça sonne à franceinfo TV, c’est qu’il y a une vraie alerte !
Rédaction nationale
A quelques jours de la fermeture de la rédaction nationale des JT ICI, nous vous livrons les témoignages des salariés que nous connaissons tous et toutes pour leur dévouement et leur professionnalisme : « Salariés journalistes et PTA, la plupart d'entre nous quasiment livrés à nous-mêmes pour ce qui concerne l'"accompagnement" qui avait été promis par la Présidente et par le directeur de l'information. »
« On arrive comme un cheveu sur la soupe dans un boulot où personne ne nous attend et nous veut... On veut nous réduire nos heures l'air de rien et perdre en silence des éléments de salaire acquis depuis des années... On nous propose des affectations sans prendre en compte notre passif et sans réellement connaître vers quoi on nous envoie. »
« Mépris total de notre parcours, indifférence à notre détresse psychologique. »
« J'aimerais bien que notre Présidente sache cela car elle n'est peut-être pas au courant contrairement au directeur de l'info que nous avons rencontré à plusieurs reprises pour un résultat inexistant. »
Lors de l’instance de proximité de décembre, la direction a déclaré : « Le but est de retrouver un poste à tout le monde. Certaines personnes ont déjà été reçues trois ou quatre fois. On a des échanges pour leur proposer d’autres pistes. » Les RP constatent que depuis l’annonce de cette suppression, il y a 7 mois, aucun accompagnement sérieux n’a été mis en place pour les équipes journalistes et PTA. Encore maintenant c’est la débrouille, les réseaux, le sauve-qui-peut, le désarroi. Que compte faire la direction pour donner de vraies opportunités d’évolution de carrière à ces salariés qui subissent cette situation qu’ils n’ont pas choisie ? Il y a urgence ! Combien de salariés ex ICI ou ex IV3 n’ont toujours pas d’affectation définitive ? La direction assure que tous les salariés dont le poste est directement impacté par le projet ont été reçus et se sont vu proposer au moins un poste. IV3 : Les 10 coordinatrices : 5 vont aller au bureau des régions dont 1 temporairement jusque fin 2026 avant une nouvelle affectation, 4 coordinatrices vont rejoindre le pool image (EVN).
Parmi les 4 encadrants, 2 sont promus rédacteurs en chef au hub, 1 autre devient rédacteur en chef adjoint de Télématin semaine. Pour le dernier, les discussions sont en cours. Structure de pilotage d’ICI : Les 2 assistantes ont reçu 2 propositions écrites. Elles ont fait une immersion dans des services Télématin week-end et service JRI. Les discussions sont en cours. En ce qui concerne le rédacteur en chef, il a accepté sa nouvelle affectation. Parmi les 3 rédacteurs en chef adjoints : 2 propositions écrites ont été acceptées. Un adjoint est parti dans le réseau régional et une adjointe rejoint le service politique. Les discussions sont presque achevées pour le 3e. Pour les 3 chefs d’édition : 2 propositions écrites ont été formulées. Une salariée a accepté de rejoindre franceinfo TV, une autre va faire une période de test à Télématin semaine sinon il lui sera proposer autre chose. Pour le 3e chef d’édition une proposition de poste est faite et il va être reçu. Quant aux 2 responsables d’édition, ils ont reçu des propositions écrites. Les dossiers sont en cours de règlement. Pour résumé, selon la direction, il reste 2 ou 3 situations difficiles. Il faudra étudier les éléments variables de salaire. La CGT suit de près les dossiers, et veillera à ce que la direction tienne ses engagements : assurer des évolutions professionnelles dans la concertation et le respect de chacun.
Dans un contexte de contraintes budgétaires rappelées par la Présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, et alors que le groupe est endetté, comment la direction justifie-t-elle le choix organisationnel validé par la rédaction en chef consistant à maintenir deux chefs de permanence de nuit percevant la prime de nuit, alors qu’un seul JRI est de permanence ? Pour rappel, dans l’ensemble des autres services de la rédaction nationale un seul chef est de permanence nuit par service. La direction explique que 2 chefs sont de permanence nuit en même temps pour réagir aux gros coups d’actualité nocturnes. Parce que dans ce cas les interlocuteurs peuvent être nombreux : services, JT, franceinfo, coordination parfois, même magazines. La réponse de la direction laisse les RP dubitatifs. Et ils font remarquer qu’il vaudrait mieux deux JRI d’astreinte avec un seul chef.
Plusieurs sujets commandés par le 20H et tournés l’année dernière n’ont toujours pas été diffusés, et les équipes sont sans nouvelles de ces reportages. A modifier, abandonnés ? Rien, aucune information, ce qui est totalement anormal. Et irrespectueux pour les équipes de journalistes. Que compte faire cette édition afin de ne pas épuiser les équipes pour rien ? Et faire en sorte de ne pas les décrédibiliser auprès de leurs interlocuteurs en reportage ? La direction assume qu’il est normal que les éditions aient un stock de sujets pas diffusés. Un directeur (S. Vibert) est chargé de suivre ces dossiers.
Avec la disparition d’ICI rédaction nationale, de nombreux journalistes craignent de ne plus voir du tout leurs propositions de reportage exister à l’antenne. Adieu les idées de sujets qui se nourrissent des rencontres faites par les équipes de terrain. La direction de l’information compte-elle agir pour faire exister ces propositions au 13H et au 20H ? Si oui, comment ? La direction insiste pour que les chefs de service attirent l’attention sur les sujets refusés et les mettent en avant auprès des éditions.
Il est constaté de manière récurrente que l’édition du 20H déclenche très tardivement, souvent autour de 18h30, l’envoi d’équipes à l’autre bout de Paris ou à l’autre bout des départements pour les équipes des bureaux de région. Ces pratiques relèvent d’un défaut d’anticipation éditoriale et ont des conséquences concrètes et répétées sur les conditions de travail. Ces envois tardifs génèrent également des situations de stress pour les personnes sollicitées pour les interviews, contactées dans l’urgence, sans préparation suffisante, ce qui nuit à la qualité des échanges et à l’image de la rédaction. La direction se veut fataliste : « il y aura toujours des départs à la dernière minute quand l’actu le commande ».
Est-il normal que l’édition du 13H déclenche une équipe à 9h45 pour un sujet sur les agriculteurs qui bloquent une grande ville, alors que cela était prévisible dès la veille, mais l’édition n’était alors pas intéressée ? Cette indécision et ce manque d’anticipation, les équipes en font les frais régulièrement, au prix d’un stress énorme et de séquences ratées en raison d’une arrivée tardive sur les lieux. Peut-on demander à l’édition d’anticiper et de décider afin de ne pas mettre les équipes en difficulté ? La direction se veut rassurante : « On essaie d’anticiper au maximum ».
Il arrive à présent que des sujets soient réalisés avec des images provenant de banques d’images : Envato, Adobe Shot ou Shutterstock. Ces banques d’images font parfois appel à des comédiens. Ce qui n’a rien à voir avec des images réalisées par les équipes de France Télévisions. En attendant de parler de ce sujet lors de la prochaine réunion de la commission déontologie, ne serait-il pas pertinent d’en informer les téléspectateurs ? En indiquant que ce sont des illustrations et en mentionnant dans les incrustations le nom de la société pourvoyeuse d’images ? La direction assure ne pas être du tout au courant de l’existence de ces banques d’images. Selon elle, il est hors de question d’utiliser des images avec des comédiens. La direction va rencontrer les responsables de la médiathèque pour éclaircir ces procédés.
Les journalistes se mettent de plus en plus en scène pour des reportages de société. Fabrication de scènes sans lien avec le réel. Ne doit-on pas l’indiquer par une mention « reconstitution » comme le font les magazines ou documentaires ? Exemple : reportages sur les tables de fête ou sur les cadeaux indésirables de Noël diffusé le 25 décembre dans lesquels on voit des journalistes dont certains sont connus ? La direction souhaite que l’on indique à l’antenne qu’il s’agit d’une reconstitution. Mais reconnaît que moins il y en aura, mieux on se portera. A ce sujet, les bonnes pratiques seront rappelées aux chefs de service et aux éditions.
Que deviennent les 5 réalisateurs de Télématin qui tournaient des reportages, ont-ils une nouvelle affectation depuis la rentrée de septembre ? La direction explique qu’iIs étaient 6 réalisateurs à travailler pour des sujets diffusés à 6h40. Ce format a été stoppé. Une est au service société en attendant de partir en formation JRI. Un 2e est réalisateur au 13H, un 3e va débuter une immersion sur franceinfo.fr, un 4e fait un détachement sur « Rendez-vous avec… Louis Laforge » et pour les deux autres la direction cherche encore des solutions.
Le 24 décembre : 2 encadrants et 16 journalistes étaient présents au service société. Le 25 décembre : 14 journalistes. Tout ça pour réaliser le 24 décembre 1 seul montage au 12/13, 1 seul montage au 13H, et 1 seul tournage. Donc 3 rédacteurs sur 16 en présentiel ont été sollicités. Et alors que la plupart de ces journalistes se sont vu refuser leur semaine de vacances à Noël ! Motif invoqué par la cheffe de service : « Il faut que ça tourne, chacun son tour », et « la peur de manquer d’effectifs pour fabriquer les JT à Noël ». Qui a décidé cet excès de présences ? Selon la direction, la règle c’est qu’on prend Noël ou le Jour de l’An, une fois sur deux. Et tant mieux si les journalistes sont nombreux, car on ne sait jamais ce que sera l’actu.
Depuis trois ans, le service culture souffre des carences notoires et parfois graves de son encadrement. Pourquoi maintenir ce service dans cette précarité managériale ? Pourquoi le poste d’adjoint vacant n’a-t-il toujours pas été pourvu efficacement ? La direction constate que remplacer une cheffe de service « c’est compliqué et que les candidats ne sont pas nombreux. »
Peut-on en savoir plus la réorganisation envisagée par la direction de l’information pour la rédaction nationale ? La direction est très étonnée par la question et assure qu’il n’y a pas de réorganisation prévue à la rédaction nationale.
DRM
Mardi 6 janvier la responsable de la médiathèque a annoncé que les postes des 2 documentalistes qui ont quitté le service à l’automne 2025 étaient gelés. Pour faire face au sous-effectif chronique du service, la responsable a évoqué des aménagements du planning qui ressemblent fort à une remise en cause de l’organisation du service qui avait été validée par les instances d’Info 2015. La mise en place serait prévue dès le mois de février. Pourtant, ce qui ressort de ces annonces c’est le flou ! Ces modifications (suppressions de vacations, modifications de week-ends, modifications aléatoires du nombre de vacations des pôles) vont entraîner des répercussions sur la santé et l’organisation de vie des salariés du service. Pour rappel, la direction avait affirmé lors de l’instance de proximité de mars 2025 : Lors de l’IP de décembre dernier, une question de la CGT faisait état d’un important recours aux intermittents (par deux fois, 31 vacations en une semaine) pour assurer les vacations du service. Pourquoi les 2 postes de documentalistes ont-ils été gelés dans un service aussi en tension ? Par ailleurs, lors de l’instance de décembre la direction a assuré que le départ prévu au printemps permettrait une nouvelle mise en consultation d’un poste. Les documentalistes demandent le remplacement des postes manquants, ainsi que la consultation du CSE sur la réorganisation annoncée du service, avant sa mise en œuvre. La direction affirme que la DRM perd 8 postes en tout, et par ailleurs l’activité de la médiathèque sera réduite avec l’arrêt d’ICI. Mais selon elle il n’y a pas de remise en cause de l’organisation du service pôle photothèque, recherche, indexation, documentation écrite et pôles décentralisés dans les services. La direction attend les arbitrages pour les deux postes vacants et il n’y a pas de réorganisation du service de prévue. Les RP insistent sur le recours aux intermittents : 31 vacations ce n’est pas rien ! La CGT insiste pour que la direction tienne ses promesses concernant les deux postes vacants
Direction des Sports
FTV a annoncé la création d’une chaîne numérique dédiée aux sports, lancée à l’occasion des JO d’hiver de Milan-Cortina du 6 au 22 février 2026 et intégrée à la plateforme france.tv. Selon le dossier de presse, elle sera diffusée 24h/24, et prolongée jusqu’aux Jeux dans les Alpes françaises en 2030. Les RP souhaitent en savoir davantage. Quel projet éditorial ? Qui travaille sur cette chaîne ? Avec quels moyens ? Y-a-t-il eu des nominations ? La direction des sports nous livre une réponse écrite que nous avons choisi de raccourcir tant elle s’inscrit dans une stratégie de communication : La chaîne sport, dont le lancement officiel est le 4 février prochain, présente 4 caractéristiques :
Son slogan : « le sport en direct, le dialogue en continu ». Ce slogan nous amène sur la grande innovation de cette chaîne sport, c’est-à-dire l’interactivité : un live chat sera présent en permanence sur tous les directs du catalogue sport de France Télévisions. Sur tous nos événements francetvsport, il y aura une possibilité permanente de réagir et poser des questions à nos journalistes et nos consultants. Deuxième point à retenir pour cette chaîne, c’est l’amplification du catalogue sport de France Télévisions. C’est-à-dire un accroissement marqué du nombre d’heures de directs issus de notre catalogue déjà existant grâce à une politique d’intégralité de diffusion. Cela veut dire diffuser l’intégralité de nos droits existants sans achat supplémentaire, ce qui représentera un accroissement très significatif du nombre d’heures de direct. Exemple avec les championnats d’Europe de natation l’été prochain : 40 heures de compétition sur les chaînes linéaires mais près de 100 heures sur la chaîne sport avec l’intégralité des épreuves de plongeon, natation artistique, nage en eau libre et bien sûr des courses en ligne. L’amplification de ce catalogue sport de France Télévisions se fera aussi grâce à l’apport de tous les directs déjà existants des réseaux France 3 et ultramarin. Là encore il n’y a pas une politique d’achats de droits supplémentaires, mais une ambition de mieux exposer et de rentabiliser notre triple catalogue (francetvsport, France 3 et les 1ères) en centralisant l’intégralité des différents directs de sport FTV en un seul endroit : la chaîne sport. Cette chaîne repose sur la même équipe que celle qui gérait jusque-là toute l’offre de directs de sport sur france.tv, la différence vient essentiellement de la manière de travailler. Les responsables éditoriaux ont tous les 3 suivi la formation Sherlock pour la fabrication des conducteurs dans Sherlock. Côté commentateurs, la chaîne va s’appuyer sur tous les journalistes permanents de la rédaction des sports (près d’une 50aine au total) pour commenter toutes les épreuves. Pour les consultants, là encore nous ne faisons que nous appuyer sur les consultants déjà en contrat avec francetvsport. La CGT salue l’ambition sur le papier, mais sans moyens supplémentaires on imagine la pression que subiront les équipes, journalistes de terrain et techniciens. Dans un contexte de revente des matches du Tournoi des 6 Nations, comment ne pas voir dans cette chaîne numérique un cache misère pour faire oublier un plan d’économies dévastateur qui se chiffre en millions. Ce n’est pas aux salariés de combler ces vides qui se verront forcément à l’antenne !
DRH
La CGT a fait les comptes, au Siège 200 postes sont non remplacés ! La CGT a compté plus de 200 postes qui ont été publiés par la direction sur le périmètre du siège et dont nous avons perdu la trace. Interrogée sur ce sujet, la direction a opposé une fin de non-recevoir. Alors que tous les services travaillent à flux tendu, où sont passés les postes publiés et, à notre connaissance, non pourvus ? Selon la direction cette question ne relève pas de l’info du périmètre de l’Instance de Proximité. La CGT portera sa question avec tous les postes référencés en CSE.
La gestion des CDD au sein de la direction de l’info se dégrade davantage chaque jour. Qu’ils soient journalistes, administratifs ou techniciens, la DRH de l’info instaure de nouvelles règles qui s’ajoutent à celles déjà existantes, et n’hésite pas à écarter des CDD du jour au lendemain en les laissant sans aucune perspective ou pire encore, en mettant fin brutalement à toute collaboration avec FTV. Aucune mesure n’a été anticipée sur l’impact que va provoquer la fin d’ICI rédaction nationale le 25 janvier 2026 auprès des CDD, infographistes, monteurs. La direction assure que les CDD sont employés en fonction des besoins de l’information : remplacement de salariés absents ou accroissement temporaire d’activité. Seuls quelques-uns ont vocation à être intégrés en CDI lorsque des postes sont ou seront vacants. C’est pour cela que leur collaboration doit être limitée sur l’année afin de leur permettre de travailler avec différents employeurs. Il ne s’agit en aucun cas d’abuser de ces salariés, et il convient de respecter les règles légales applicables aux CDD et aux intermittents. La CGT encourage tous les CDD en souffrance à se rapprocher des représentants syndicaux pour défendre leurs droits. Pourquoi un régime de faveur pour les uns et pas pour les autres ?
À quoi correspond le forfait-jours pour les journalistes et JRI à FTV ? La référence est-elle la tâche effectuée ou les horaires ? Exemple avec un journaliste planifié de 9h à 17h. S’il réalise un tournage de 9h30 à 14h30, peut-il rentrer chez lui après son reportage ? Selon la direction le forfait-jours peut nécessiter de réaliser plusieurs tâches dans la journée. Par exemple réaliser un tournage le matin et un autre l’après-midi. Selon les RP, quid de la notion d’« autonomie des journalistes dans la conduite de leur activité et dans l’organisation de leur temps de travail » revendiquée par la direction au moment de la mise en application du forfait jour le 1er janvier 2014 ? Quid du respect de l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, et des risques pour la santé des salariés ? Pour l’ensemble des journalistes au forfait-jours, la durée de travail est encadrée par les dispositions de l’article 3.1.3.1 de l’accord collectif sur le suivi de l’amplitude de travail : la durée maximale hebdomadaire de travail ne peut dépasser 48 heures ou 44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives. La portée de cette disposition est fortement mise en péril par la complexité des modalités d’identification des dépassements : « Dans le cas de dépassements réitérés d’une amplitude journalière de 11 heures, incluant la pause repas, et ce, pendant au moins 10 journées de travail sur une période de deux mois glissants, un entretien est fixé avec la hiérarchie. » La CGT rappelle aux salariés qu’un garde-fou existe : l’auto-déclaratif (p.191 de l’accord collectif du 28 mai 2013) défini en ces termes : « Chaque semaine, le journaliste valide un auto-déclaratif du nombre de jours travaillés faisant apparaitre l’horaire de début de journée et de fin de journée (…) il indique les dépassements effectués qui donneront lieu à récupérations… ».
Paris,, le 21 janvier 2026
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Nouvelles règles d’accès aux prestations du CSE siège
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Ce lundi 19 janvier, le nouveau bureau FO-CGC du CSE Siège a communiqué une mise à jour des règles d’accès des salariés aux activités sociales et culturelles (billets de cinéma, chèques vacances, bons de rentrée scolaire, accès aux biens en location…) à compter du 1er février 2026. La CGT vous explique pourquoi c’est une mauvaise idée. Différence de traitementD’abord, des règles d’ancienneté différentes selon son statut créent une différence de traitement illégale entre les salariés. L’ancienneté requise pour accéder aux prestations du CSE va de plus de 50 jours pour les intermittents, cachetiers et pigistes, à 60 jours pour les CDI et jusqu’à plus de 100 jours pour les alternants, apprentis et contrats de qualification - des jeunes qui ont signé un CDD pour pouvoir travailler à FTV. Et quid des stagiaires école ? Déni de démocratieEnsuite, cette décision n’a pas fait l’objet d’une consultation de l’ensemble des élus du CSE, ni d’un vote, ce qui est tout aussi illégal. Le point d’information prévu à l’ordre du jour du CSE de la semaine prochaine n’y change rien. Alors que ces syndicats fustigent régulièrement la direction de prendre des décisions brutales et sans concertation, ils appliquent les mêmes méthodes. Risque juridiquePour finir, la décision du bureau du CSE va à l’encontre d’un jugement de la Cour de cassation qui, le 3 avril 2024, a annulé les conditions d’ancienneté pour bénéficier des activités sociales et culturelles. Même si l’URSSAF tolère que les CSE ne se mettent en conformité que d’ici le 31 décembre 2026, il n’en demeure pas moins que le CSE pourrait se voir condamner par un tribunal pour discrimination dès aujourd’hui. Au-delà de la légalité, la CGT condamne une décision inégalitaireLes activités sociales et culturelles sont un héritage syndical majeur. Elles ont été un levier central de reconstruction sociale et d’amélioration des conditions de vie. Elles doivent encore aujourd’hui servir l’intérêt général des salariés, sans discrimination, et dans une logique collective. L’élargissement de l’accès à tous les salariés - CDI, CDD, temps partiel, apprentis, stagiaires - dès leur premier jour de contrat, même pour une seule journée, conformément à la décision de la Cour de cassation, réduit de fait le budget distribuable à chaque bénéficiaire. Cependant, il nous semble anormal que les plus précaires d’entre nous soient ceux qui profitent le moins de ce levier de redistribution. La CGT exhorte le nouveau bureau du CSE à revoir sa copie pour revenir au plus vite à une pratique légale, égalitaire et solidaire.
Paris, le 21 janiver 2026
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