Compte-rendu Commission de déontologie du 1er décembre
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| Présents pour la direction : Pascal Doucet-Bon (Président et directeur délégué à l’information), Alexandre Kara (directeur de l’information), Muriel Pleynet (directrice france info), Willy Bracciano (réseau ultra marin), Jérôme Cathala, Delphine Vialanet (responsable numérique régional), Pascale Lagorce (coordinatrice numérique réseau), Antoine Armand (directeur de l’information réseau). Organisations syndicales : Pour la CGT : Ibrahim Khalatoumi (Mayotte), Cécile Laronce (rédaction nationale), Guillaume Le Gouic (France 3 IDF), pour le SNJ Laurence Couvrand, Mathilde Goupil et Elisabeth Braouet. Pour la CFDT : Cécile Poure, Séverine Dangin et Bianca Careto. pour FO : Lise Hourdel, Clément Weil-Raynal, Ali Benbourmane.
Plus de 60 questions pour la seconde et dernière réunion de la commission de déontologie de 2025. Plus de quatre heures de débats. Et des questions qui n’ont pas été abordées, faute de temps ! Cela montre l’importance de cette commission pour traiter des questions de déontologie. Nous avons, maintes fois, demandé que les réunions se déroulent sur la journée. Refus de la direction. Augmentons alors le nombre de réunions pour 2026. La balle est donc le camp de la direction…
Questions transversales
La direction répond qu’il ne s’agit pas d’une question déontologique. « Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a été l’invité des 4 vérités dans Télématin lors de la sortie du rapport. Et la direction d’ajouter : « c’est toujours compliqué de parler de soi ».
En réalité, ce n’est pas le cas. Le site est très ambigu. Les logos des entreprises où travaillent aujourd’hui les anciens élèves diplômés apparaissent. Il est donc compliqué pour la direction de les contraindre à changer l’onglet. La direction exige en revanche que le logo de FTV soit retiré, mais doute d’obtenir gain de cause… La direction précise que nous n’avons aucun partenariat avec cette école non reconnue par la Convention collective des journalistes. Et qu’il n’est pas possible d’y enseigner.
Si la direction reconnaît que FTV n’a pas assisté à la totalité des débats, faute de budget, elle répond aussi qu’il est faux de dire que les journalistes ont peu suivi le procès de Nicolas Sarkozy. Les 20h semaine ont consacré huit sujets en amont. Et Complément d’Enquête a réalisé un 52 mn. Les étapes du procès ont bénéficié de six sujets dans le 20h. Après le procès, il y a eu sept reportages.
Question CGT : Nathalie Saint-Cricq et le Crif Invitée comme animatrice à un dîner du Crif, Nathalie Saint-Cricq pose une question totalement alambiquée à Raphaël Enthoven, qui lui-même ne la comprend pas. Nathalie Saint Cricq a-t-elle fait une demande de collaboration extérieure ? La direction, considère-t-elle que ce type de prestation donne une bonne image de FTV et de ses journalistes à l’extérieur ? Si non, pourquoi Nathalie Saint Cricq continue-t-elle de s’exprimer comme éditorialiste de FTV, au risque de décrédibiliser totalement le service public et les salariés de FTV ? Direction : Il s’agissait d’une table ronde. Nathalie St Cricq a fait une demande la veille pour le lendemain pour remplacer quelqu’un au pied levé. Et la plate-forme pour déclarer des collaborations extérieures a rencontré un bug. La direction précise que c’est Alexandre Kara qui a donné l’autorisation. Vous avez conscience de décrédibiliser le service public ? Kara : « Oui, le risque existe. On doit réfléchir à être équilibré. Il nous importe de préserver la liberté de nos salariés. Et voir comment l’image de FTV est utilisée. Et sur ce cas précis, Nathalie St Cricq n’était que médiatrice. »
Avant sa prise de fonction au 20h, Léa Salamé a été photographiée dans Gala avec un paquet de gâteaux apéritif à la main. Publicité ou pas ? Selon la direction, c’est clairement de la pub clandestine. La direction n’en n’avait pas connaissance. La direction rappelle qu’il y a eu des sanctions contre des personnes qui ont récidivé. « Une sanction est une tache dans un dossier. Elle reste deux ans dans son dossier. » La direction indique qu’elle observe une baisse des cas de publicité clandestine. La direction avoue travailler sur dénonciation. La photo de Léa Salamé date d’avant sa prise de poste au 20h. La règle s’applique à tout le monde même aux PTA. Quand on est journaliste, on a une notoriété ce qui ne veut pas dire célébrité. Quand on est journaliste, on représente l’entreprise. La direction considère que c’est un prolongement de l’antenne. Et d’ajouter : « Quand on fait de la pub, on profite donc de la notoriété de l’entreprise. Le journaliste ne confondra pas son rôle avec celui d’un publicitaire. »
Direction : « Matthieu Pigasse est cofondateur et actionnaire minoritaire de Mediawan à hauteur de 6,74 %. Caroline Roux est employée par FTV. Matthieu Pigasse n’est ni le patron de Caroline Roux, ni son donneur d’ordre économique. Cela dit, son rôle aurait dû être donné dans sa présentation ainsi que son engagement politique. Il y a une charte de présentation des invités en cours de rédaction depuis plusieurs semaines. Une DLS (infographie - éléments graphiques visuels) existait, mais elle n’est jamais apparue. Il aurait été bien de le présenter dès le départ. »
Question CGT : JRI-OPV Dans quels cas, un journaliste rédacteur est-il amené à partir en reportage TV ou pour un tournage de magazine, accompagné d’un opérateur de prise de vue ? Que disent les textes à ce sujet ? Est-ce que la question de déontologie se pose ? Deux salariés qui partent en reportage ensemble, qui vont faire le même travail, qui vont prendre les mêmes risques et chacun sa convention ? Direction : Déontologiquement l’OPV a les mêmes devoirs qu’un JRI. Il est sous un contrôle éditorial. Les OPV ont les mêmes règles et devoirs que les journalistes.
La direction répond que le principe homme-machine est dans la note IA générative sur l’intranet. Les journalistes sont responsables de ce qu’ils écrivent avec ou sans IA. L’utilisation de l’IA est proscrite donc, il est interdit de donner un « prompt » à l’IA. Nous n’avons pas le droit de poser une question avec des infos de l’entreprise sur un sujet propre à l’entreprise. La direction précise : « tant qu’un sujet n’est pas à l’antenne, il est confidentiel. » En revanche, si on utilise Mediagen, le promt reste en « bac à sable » il ne part pas à l’extérieur. Pour l’instant, on n’utilise pas Mediagen (suspendu jusqu’à nouvel ordre) mais c’est l’avantage de Mediagen. Une organisation syndicale évoque l’utilisation de Capcut : toutes les données rentrées appartiennent à Capcut. Et pourtant FTV demande de l’utiliser… La direction confirme, et précise qu’avec le logiciel Première, c’est le même problème.
Question CGT : A la rédaction de Mayotte la 1ère, l’application whatsapp est devenue un outil quotidien de travail : les journalistes rédacteurs, journalistes radio et JRI y envoient les sons pour les journaux radios et les images pour le journal de 13h via leurs téléphones portables. N’est-ce pas prendre le risque de voir l’IA se saisir d’informations confidentielles ? Direction : Whatsapp intègre des IA mais Meta affirme ne pas avoir accès à notre discussion, sauf si un utilisateur actionne la fonction IA. La direction privilégie Teams. Teams est un « bac à sable ». Les données restent au sein de FTV. Mais il faut créer une équipe teams à chaque fois. C’est moins souple que Whatsapp. Une demande de simplification a été faite auprès de Teams.
La direction répond qu’elle n’en a pas la certitude. « C’est vraisemblable. Les révélateurs ont travaillé sérieusement. Tout est expliqué sur franceinfo.fr dans la page transparence. Les révélateurs ont fait toutes les vérifications. Il n’y a pas d’autres vérifications possibles à part la caméra de surveillance. Les révélateurs ont fait les contrôles visuels et ont cherché à savoir qui avait émis cette image en premier. Les deux camps revendiquaient la même image. Cette explosion a bien eu lieu. La direction explique qu'il y a eu une vérification sur place par des personnes qui travaillent pour FTV. » Et de conclure : « 60 000 médias dans le monde entier se sont trompés. » Remarque CGT : En région, beaucoup de journalistes ignorent la plupart du temps l’existence du service les révélateurs. Même des responsables d’édition ne connaissaient pas les révélateurs. Direction : « Mais ils ne sont que 5 et bientôt 6. Leur service n’est pas dimensionné pour répondre aux besoins des régions. Il faut apprendre aux journalistes à gérer eux-mêmes les images des réseaux sociaux. » A bon entendeur. Le service juridique est très sollicité par des problèmes de droits d’auteur. Autrement dit, de nombreuses photos ou images sont utilisées par les rédactions sans que les auteurs ne soient identifiés ou prévenus. Conséquence, FTV pour éviter des procédures, doit s’acquitter de droits d’auteur. Les sommes peuvent être minimes. Mais à la fin de l’année, cela représente plusieurs milliers d’euros…
Editions nationales
Selon la direction, le mot de désinformation est impropre. « La municipalité de Cassis a bien parlé d’inondation massive. Il est vrai que le commentaire n’en fait pas état. Il est donc incomplet, mais ce n’est pas de la désinformation. » Commentaire CGT : Les journalistes de terrain ont alerté. Une alerte qui a eu peu d’importance pour la direction…
Question CGT : Rafting au bout du monde Dans le 13h mardi 19 août 2025, un reportage suit des touristes occidentaux en train de faire une excursion en rafting à Bornéo. Cela pose une question éthique par rapport aux engagements de la Présidence en matière de responsabilité environnementale. Il y a beaucoup d’autres sujets qui d’un point de vue journalistique mériteraient d’être tournés en Malaisie : la déforestation liée aux plantations d’huile de palme pour les grands groupes français, les cultures locales, etc. Quel sens cela a-t-il d’aller si loin pour filmer une activité que l’on peut faire tout aussi bien dans les Pyrénées ? Direction : « Les engagements environnementaux de l’entreprise ne doivent pas nous amener à l’autocensure. Mais il aurait peut-être fallu demander ça à la famille en question. Cela implique évidemment, des précisions sur l’empreinte carbone. »
A ce sujet, la direction répond que le débat est récurrent sur les monographies. « Toutes les personnes de plus de 40 ans savent ce qu’est un Tupperware. On fait parfois des monographies de marques et ce n’est pas un problème… Ce type de réunion fait partie de l’histoire. Cela peut justifier la monographie. On aurait pu dire qu’il existait d’autres marques. » Commentaire CGT : Réaliser un reportage sur une entreprise qui vend du plastique en 2025 a-t-il encore du sens alors que nous devons atteindre la neutralité carbone de nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050…
Lien du reportage du 20h : https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/fonction-publique-ces-fonctionnaires-prets-a-tout-pour-servir-la-nation_7494166.html Direction : « C’est un contresens qui n’aurait pas dû se produire. C’est une faute. C’est inacceptable ! C’est toujours sur l’illustration d’une statistique, si on n’a pas l’archive, on ne force pas la main. Il faut renoncer. Les conséquences pour les gens peuvent être catastrophiques et le mal est fait. » Commentaire CGT : Les professeurs représentent une population difficile à interviewer. C’est pourquoi, il faut d’autant plus la respecter…
Autre illustration du sujet avec cette question CGT
Un dossier ICI de 5’30 « réalisé par une équipe de la rédaction nationale mettait en valeur la tradition des raseteurs en Camargue. Le dossier a été diffusé le week-end du 24-25-26 octobre sur le réseau France 3. Dans sa version initiale, la durée du dossier est de 5’26’’. Rediffusé au 13H de France 2 le lundi 27 octobre, le dossier ne faisait plus que… 3’15’’. Or, la rédactrice (ex-France 3) n’a pas été prévenue de cette rediffusion et de l’amputation de plus de 2 minutes. Résultat, c’est tout le cœur du sujet qui a disparu avec la présentation d’un célèbre raseteur, français d’origine marocaine, qui aujourd’hui forme la jeune génération et incarne la transmission dans cette discipline très exigeante. Le célèbre raseteur, et les autres personnes interviewées dans le reportage, ont fait part de leur incompréhension d’avoir disparu dans la version courte diffusée sur France 2. Le travail effectué par les journalistes de terrain est traité de manière irrespectueuse par les équipes des rédacteurs en chef des éditions de France 2. Y a-t-il eu des consignes pour rediffuser les dossiers ICI sur France 2 en les coupant sans prévenir leurs auteurs, ni demander leur avis ? Pour info, le sujet raboté ne s’inscrivait pas dans une actualité chaude. Direction : « Tous les dossiers peuvent avoir plusieurs vies dans les différentes éditions. L’encadrement du service aurait dû le demander à la rédactrice. L’erreur vient de l’encadrement du service. Le sujet doit être coupé par l’auteur ou l’autrice. La coupe doit être faite par l’auteur du sujet, mais en son absence, on prévient le ou la journaliste. Il y a eu un maillon qui n’a pas fonctionné. Les règles sont claires. On a un problème de connaissance de ses règles. » Commentaire CGT : Était-il nécessaire de le diffuser le jour en question ? Apparemment, oui, répond la direction…
Dans l’édition du 13h du 7 octobre, un sujet sur un baromètre de durabilité des produits est tourné dans une seule enseigne, Darty. On comprend que tourner dans plusieurs magasins aurait été fastidieux, difficile ou compliqué, mais ne faut-il pas, dans ce cas, occulter les marques ? Direction : « L’Arcom ne dit pas qu’on doit tourner dans plusieurs entreprises. L’Arcom dit, en revanche, pas de publicité clandestine. Il ne faut pas que le sujet soit laudatif. Et oui, c’est mieux de tourner dans plusieurs magasins si cela est possible. » Question CGT : Présence à l’antenne de la conjointe d’un potentiel candidat à l’élection présidentielle. Même si Raphaël Glucksman n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2027, et s’il est admis qu’un(e) conjoint(e) d’une personnalité politique n’a pas forcément les mêmes opinions politiques que cette dernière, la présentation du journal de 20h par Léa Salamé interroge beaucoup de téléspectateurs. Certes, les règles déontologiques sont respectées, du moins tant que l’on n’entre pas dans la phase de campagne officielle, mais le fait qu’elle interviewe aujourd’hui de futurs rivaux ou soutiens de Raphaël Glucksmann pose un problème de crédibilité. A l’heure où l’audiovisuel public est attaqué de toutes parts, ne vaudrait-il pas mieux éviter une proximité aussi visible ? Direction "La rigueur en interview de Léa Salamé ne peut être remise en cause. Le pluralisme du 20h non-plus. La direction traitera le cas de Léa Salamé comme les nombreux précédents comparables qu’elle a eu à traiter : par l’aménagement de poste. En l’occurrence, elle quittera l’antenne du 20h s’il y a lieu, lorsque la direction le jugera opportun."
Question CGT : Les micros-trottoirs « portraitisés » Ils mettent en danger les personnes interviewées. Le directeur de l’info nommé en 2022 avait parmi ses grands projets pour les journalistes de la rédaction nationale de FTV, celui de faire évoluer les micros-trottoirs en micros-trottoirs « portraitisés ». Les journalistes et OPS qui vont sur le terrain, considèrent ces interviews comme des tâches incongrues, loin des bonnes pratiques du journalisme. Pour rappel, les équipes arrêtent au hasard, les passants dans la rue. Le journaliste commence par poser une question, puis enclenche une série de questions pour tout connaître de la vie de son interlocuteur : état-civil, âge, profession, moults détails sur sa vie privée. Certains promeneurs au départ enclins à nous répondre, réalisent bien vite dans quelle aventure ils se sont embarqués, tant l’intrusion opérée au pas de charge dans leur intimité est sans fin. Car ces micros-trottoirs sont toujours réalisés dans la précipitation pour satisfaire les besoins de l’antenne. Il arrive fréquemment que certaines personnes interviewées, surprises par cette avalanche de questions, se rétractent comprenant bien tard qu’elles se mettent en danger par rapport à leur famille ou à leur employeur. Par ailleurs, ces « micros-trottoirs portraitisés » sont susceptibles d’alimenter les fake news, car aucune des réponses données au hasard d’une rencontre sur un trottoir, ne peut être vérifiée. Les journalistes de terrain réclament la fin de cette pratique de « micros-trottoirs portraitisés ». Si on doit interviewer sérieusement des personnes sur un thème précis, l’édition doit anticiper. Ainsi, les journalistes pourront organiser un reportage, se renseigner au préalable, puis prendre rendez-vous, et on respectera d’autant mieux nos interlocuteurs. Direction : « Depuis un certain temps déjà le micro-trottoir gratuit, on n’en veut plus… D’où cette demande de micro-trot portraitisés. On doit pouvoir entendre les Français. Exemple, sur le prix de l’essence, on doit juste savoir qui parle. C’est vrai que c’est plus compliqué à faire. » Commentaire CGT : portraitiste ou pas, nous allons continuer à voir ici et là dans les sujets, des micros-trottoirs qui n’apportent pas grand-chose en termes d’information…
Direction : « Parfois sur un même sujet, tous les noms ne sont pas cités. Les journalistes du réseau le sont quand il y a une exclusivité, répond Murielle Pleynet. Et d’ajouter : « exemple avec le témoignage de l’ex-compagne de Cédric Jubilar. Il n’y a pas de volonté de ne pas citer les journalistes du réseau. » Organisations syndicales : « Cette question concerne aussi les outre-mer. Il faut y penser également ! » Commentaire CGT : Donc si on comprend bien…. Si les journalistes du réseau régional ou ultra marin veulent être cités, qu’ils fournissent des images et interviews exclusives !
Direction : « Cette erreur n’a pas été dupliquée. Il s’agit de deux erreurs distinctes. Aucun copié-collé donc ! Au total, ce sont 15 personnes qui ont commis des erreurs ou des fautes. Il y aura des formations pour l’ensemble des journalistes. Ça vaudra aussi pour l’encadrement. On a un vrai problème de communication. » La direction indique qu’elle ne comprend pas pourquoi en conférence de rédaction du 20h, cette faute dite à l’antenne n’a pas été évoquée. Commentaire CGT : « Tant que vous fonctionnerez en vase-clos dans les conférences de rédaction, il n’y aura pas de réelle communication entre les journalistes. » Direction : « C’est faux. La conférence de rédaction est ouverte à tous. On invite tout le monde à y venir. » Remarque CGT : Conférence de rédaction soi-disant « ouverte ».
Magazines de l’info
Question CGT : Traitement de l’extrême droite Le 26 octobre, dans Dimanche en politique, Eric Zemmour parle « de djihad du quotidien » à propos du vol de bijoux au Louvre et de toute une liste de crimes et délits qu’il attribue aux seuls musulmans, comme s’il n’y avait pas d’autres criminels en France. Ensuite, il lance un appel à la « remigration » des musulmans qui ne cachent pas leur religion dans l’espace public et ne rasent pas les murs. Ce n’est pas autre chose qu’un appel au nettoyage ethnique. Jamais de tels propos incitant à la haine d’un groupe socio-culturel particulier n’auraient été tenus sur le service public il y a 10-20 ans. Pourquoi, lorsque des propos ou fausses informations sont dites à l’antenne, aucune contradiction ne sont apportées par les journalistes en charge de l’émission ? Ne pas le faire contrevient aux principes déontologiques des journalistes.
Aujourd’hui, il ne représente rien politiquement : 0 député à l’Assemblée nationale. Direction : « L’organisation syndicale a raison de dire que Reconquête n’a plus de député. Mais les critères Arcom disent qu’il faut tenir compte : des résultats des précédentes élections (2021), du nombre d’élus au Parlement européen, en région, dans les départements, les municipalités, de l’appartenance à un groupe politique au Parlement (Assemblée nationale et Sénat), des sondages, et de l’animation du débat politique. » « Selon ces 5 critères, Eric Zemmour peut être invité au moins une fois par trimestre. L’interview répond aux critères déontologiques. »
France info
La direction exprime sa consternation. « Il y a d’abord eu un graphique qui arrive de l’infographie truffé d’erreurs. Une responsable d’édition qui fait enlever des erreurs, mais il en reste encore, et ça se produit sur deux jours de suite. » La direction précise qu'il y aura des sanctions si ça recommence.
Question de la CGT et autres OS Le 9 novembre sur France Inter dans Questions politiques, Alix Bouailhaguet, éditorialiste politique, interroge Manuel Bompart sur Zohran Mamdani. Coup sur coup, elle lui pose trois questions basées sur des informations fausses : il aurait repris le slogan « mondialiser l’intifada » (ce qui est faux, il a simplement refusé de condamner l’expression, déclarant que « contrôler le langage » ne faisait pas partie de ses fonctions (1)), il n’aurait pas condamné les attaques du 7 octobre (alors que dans un tweet du 8 octobre, il a « pleuré la mort de centaines de personnes à travers Israël et la Palestine au cours des dernières 36 heures »(2)), et l’UNRWA serait une agence de l’ONU accusée de collusion avec le Hamas (faux, le rapport indépendant de Catherine Colonna indique que les autorités israéliennes n’ont fourni aucune preuve de cela (3)). Dire à l’antenne de fausses informations est-il conforme aux principes déontologiques ? Quels sont les critères de la direction de l’information pour avoir le statut d’éditorialiste à FTV ?
Direction : « On a apporté avec France inter des rectificatifs aux questions d’Alix Bouailhaguet. L’émission est produite à France inter. Les questions de la journaliste ont été relues. Elle a convenu à l’antenne qu’il y avait eue une erreur. Il faut savoir que la journaliste subit un cyberharcèlement. » CGT : est-ce qu’une plainte a été déposée ? Direction : Oui, il y aura une plainte déposée pour cyberharcèlement.
Un virage à l’extrême droite a été noté ces derniers temps sur nos antennes. De plus en plus de personnalités d’extrême droite ou identitaires, sont invitées. France info recrute d’anciens chroniqueurs de C-News qui tiennent des propos plus que limites ou reprennent tous les marqueurs de l’extrême droite. Le 20 octobre, dans l’émission Le Pour et le Contre de France Info TV, Michel Onfray est interrogé par trois transfuges de CNews : Claire-Elisabeth Beaufort (CNews 2017-2021), Nathan Devers (CNews 2021-2025), Paul Melun (CNews 2021-2025). Dans cette émission, mystérieusement retirée des sites de FTV et de France info, le philosophe identitaire reprend la notion de grand remplacement en la déclinant avec d’autres termes : « Il y a une démographie, et le grand remplacement va avoir lieu, oui si l’on veut… moi je ne veux pas utiliser un mot qui soit connoté… je dis simplement que quand une population fait des enfants, une autre n’en fait pas, il y a une immigration qui est massive, que c’est une immigration culturelle aussi, je fais mon deuil d’une France à l’ancienne, d’un monde judéo-chrétien à l’ancienne… ». Personne sur le plateau pour répondre que ce fantasme de l’invasion ne repose sur rien de concret, ou des chiffres manipulés, ou que ce monde « judéo-chrétien » n’existe pas, qu’il s’agit d’une imposture historique construite de toutes pièces pour masquer des siècles d’antisémitisme chrétien et exclure l’Islam du triptyque monothéiste (lire Sophie Bessis). Au contraire, ces propos sont relayés le lendemain par un tweet de France Info, posté à 11h, et retiré une heure après. Ainsi que par un tweet de Patrice Romedenne, qui lui a été maintenu (mais il est vrai qu’il s’exprimait à titre personnel). Le 25 octobre, toujours dans la même émission, est invité un autre ancien de CNews, Florian Tardif (CNews 2017-2021), journaliste à Paris Match, qui nous révèle de menus détails de la vie de Nicolas Sarkozy en prison : « Il a acheté un petit balai, du thon et des yaourts ». Le poids des mots, le choc des photos ! Là, on met vraiment le couteau dans la plaie! Puis, un peu plus tard, s’installe sur le plateau l’avocat Gilbert Collard, ancien soutien de Marine Le Pen et de Eric Zemmour, qui est montré en photo à côté des deux leaders d’extrême droite. Tranquillement, il remet en cause le jugement de Nicolas Sarkozy, le qualifiant de « jugement de journaliste ». «Les délits qui auraient permis l’association de malfaiteurs ne sont pas là ». Simples hochements de tête des journalistes. Muriel Pleynet est contente de répondre aux questions sur l’émission « Le pour et le contre ». Et de préciser : « Le profil des intervenants est systématiquement présenté comme des ex-intervenants de CNews. Pourtant, ils sont intervenus sur d’autres supports et médias de service public. Il est question d’écrivains. Bardés de diplômes. Le biais de départ n’est pas vraiment honnête. Et venir de Cnews n’est pas vraiment une tare. » Au sujet de Michel Onfray et du « grand remplacement », la direction reconnaît qu’ils n’ont pas maîtrisé le débat sur un sujet qui appelait du rebond, de la relance. « Ce sujet est arrivé en fin d’émission. Donc pas la possibilité de recadrer l’invité. » Et la direction d’ajouter : « Francinfo TV n’a pas vocation à être CNews ». Nous voilà rassurés ! Pour les chiffres sur la Seine-Saint- Denis, la direction reconnaît que « cela n’a pas été sourcé et c’est une faute. »
Débat : Organisations syndicales : « Au-delà des profils des chroniqueurs, on déroule du temps à des invités, où ils peuvent exposer leur propre opinion et déontologiquement, ce sont des opinions racistes, sans contradiction. » Direction (Murielle Pleynet) : « C’est une tranche. On essaie de poser un débat. Il va y avoir un rédacteur en chef à l’antenne. Il faut que France info soit une chaine qui permette de mettre toutes les opinions à l’antenne, il faut être contre des à priori. On doit être capables de recevoir l’ensemble du paysage pluraliste français. » CFDT : « Ça manque de journaliste en plateau pour apporter la contradiction. » Direction : « Oui, on a choisi de mettre à l’antenne deux intellectuels, essayistes écrivains, c’est une richesse… et une journaliste en plateau. » « Quant les invités sont plus radicaux, il est plus difficile de les couper ou de les questionner » ajoute Alexandre Kara qui défend cette émission. Et d’ajouter : « Que les invités sont pluriels. On doit être capable d’accueillir les avis différents et pluriels. Cette émission à trois mois d’existence. » CGT : « Le problème c’est que les deux chroniqueurs ne sont pas calibrés pour apporter de la contradiction aux invités, et que la journaliste qui devrait pondérer et contredire les invités ne le fait pas assez. »
Direction : « Pour Anne-Cécile Mailfert, c’est un lien d’intérêt avec le groupe. Elle sera citée comme tel. Pour Najat Vallaud Belcacem, elle aurait dû être présentée comme appartenant à la Cour des comptes. Elle a été directrice de collection chez fayard, elle était légitime à être à l’antenne. C’est à la Cour des comptes de décider si elle a le droit ou non de s’exprimer à FTV. Elle est responsable de ses propos. »
Questions CGT : Sur Franceinfo TV, Nathalie Saint Cricq, éditorialiste à FTV, a déclaré après le vol de bijoux au Louvre : « Ça serait mieux qu’il y ait 50 musées à surveiller en France plutôt que 200. Ça serait plus pratique, comme dans la plupart des autres pays ». Veut-elle dire par là qu’il y a trop de culture en France, trop de patrimoine, qu’il faut sacrifier la culture à cause d’un simple fait divers ? Est-ce que cela reflète la ligne éditoriale de France Info ? Est-ce que le fait d’être « éditorialiste » à FTV permet de dire n’importe quoi à l’antenne, dans un événement retransmis sur les RS, ou dans une émission sur un autre média ? Direction : « On considère que ça relève du débat et cette question n’est pas en lien avec la déontologie. Il faut en parler avec l’éditorial. »
Sur Gaza, interviews d’Olivier Rafowicz et interventions en direct de Benjamin Netanyahou A de nombreuses reprises, Franceinfo tv a donné la parole à Olivier Rafowicz au cours de longues interviews de plus de 10 minutes. Notamment le samedi 28 juin dans la tranche 14/16. Peut-on déontologiquement accorder une telle tribune au porte-parole d’une armée accusée par l’Onu de génocide, crime contre l’humanité et crimes de guerre ? Peut-on le laisser ainsi dérouler sa propagande et ses fake news, sans véritable contradiction, sans possibilité de vérifier ses propos puisque son armée interdit tout journaliste étranger de rentrer dans la bande de Gaza ? La charte déontologique de l’AFP, par exemple, prévoit ce cas de figure : « Nous devons identifier les auteurs de tueries, tout en prenant garde à ne pas leur offrir une plateforme d’expression en publiant plus que de courts extraits de leurs déclarations orales ou écrites ». Il est bien entendu possible d’interviewer le porte-parole d’une armée en guerre, même coupable de crimes de guerre. Mais ne fallait-il pas prendre les précautions nécessaires ? En l’occurrence, pour Olivier Rafowicz, s’en tenir à un extrait de 30’, encadré par un rappel du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le Ministre israélien de la Défense Yoav Gallant et le Premier ministre Netanyahou ? Même question pour Benjamin Netanyahou. Le 10 août, Franceinfo TV a diffusé in extenso la conférence de presse de Benjamin Netanyahou justifiant l’invasion de Gaza et expliquant que tous les médias affirmant qu’il y a une famine à Gaza mentent. Ce contenu a été imposé par le rédacteur en chef jour contre l’avis de l’équipe éditoriale (chef de tranche et responsable d’édition). C’est donc une volonté de la direction, qui se manifeste là de manière « autoritaire et hiérarchique ». De même que pour Olivier Rafowicz, n’aurait-il pas fallu suivre l’avis de l’équipe éditoriale, ne prendre qu’un extrait de l’intervention de Netanyahou et prendre les précautions d’usage en rappelant qu’il est poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Direction : « Le porte-parole de l’armée israélienne n’est pas poursuivi par la justice. Ils n’ont ni l’un ni l’autre de tribune sur notre antenne. Quand l’actualité l’impose, le porte-parole est l’un des acteurs principaux de ce conflit. Nos téléspectateurs peuvent l’entendre. On a des journalistes en plateau. Oui, quand l’un des acteurs majeurs d’un conflit s’exprime, on l’invite, mais on lui apporte la contradiction à quatre reprises. Oui, nous confirmons, nous n’avons pas accès à Gaza. »
Liens avec l’armée française ou des armées étrangères. « Oui Mon Colonel ! ». Lors de l’interview du porte-parole de l’armée israélienne sur franceinfo canal 16, le 28 juin 2025, le présentateur de la tranche 14h/16h s’adresse à lui par des « mon colonel ». Il s’agit d’une marque de respect qui ne concerne que les militaires entre eux. C’est ainsi qu’un subordonné doit s’adresser à un supérieur, pas un civil, encore moins un journaliste. Ne faudrait-il pas éviter ce genre de proximité à l’antenne ? Selon la direction, « un civil peut employer cette formule pour s’adresser à un militaire. »
France info. fr
Direction : « 6media est chargé de couper et découper les sujets de France info, trouver un titre, rédiger un chapeau. Son activité est supervisée par FTV. Le texte doit être le plus proche possible du commentaire. La direction a recours à un prestataire parce que nous n’avons jamais trouvé de volontaires pour effectuer cette tâche pour les JT. L’équipe est composée de journalistes titulaires de la carte de presse. Cinq personnes sont mobilisées par jour. Les sujets repris sont signés par l’équipe. » Pour des sujets sensibles, comme ceux des correspondants à l’étranger ou l’œil du 20h, ils sont validés par les journalistes eux même. Pour les autres, ils ne valident pas. Cela dépend de En cas d’erreur, précise la direction, signaler à « Sur le site de France info, il y a 120 URL par jour. Il y a autant d’URL que de sujets. Tout n’est pas découpé. Les chroniques ne le sont pas. »
Information régionale
Question CGT : Une pétition contre l’occupation des sans-abris dans les gymnases du 15e. https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/gymnases-requisitionnes-pour-l-hebergement-d-urgence-un-club-sportif-appelle-a-preserver-l-acces-au-sport-a-paris-3228773.html Dans ce sujet diffusé dans le journal régional 12/13, largement couvert par les médias d’extrême droite, la décision de la mairie de Paris de réquisitionner des gymnases pour y loger des sans-abris est contestée par certaines associations et le maire du 15e arrondissement. A aucun moment dans le sujet diffusé dans le 12/13, il est indiqué si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer sur le sujet. Une version soir a été produite avec, cette fois, l’interview d’une élue de la mairie. Mais ce sujet n’a pas été mis en ligne sur le site de France 3 Ile de France. C’est la version de la mi-journée qui est toujours en ligne en appui d’un article. Comment l’encadrement a-t-il pu valider le sujet de la mi-journée sans mentionner si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer ? Pourquoi, ce sujet qui contrevient au principe du contradictoire est-il toujours en ligne sur le site régional ? Direction (Antoine Armand) : La réponse de la mairie de Paris est arrivée à quelques minutes de l’antenne. Il aurait fallu le dire en retour plateau. CGT : Mais l’article est en ligne depuis des semaines alors qu’il ne le devrait pas. Pourquoi ? Direction : on va demander que la version soir qui respecte le contradictoire soit mise en ligne. Commentaire CGT : Il faut l’intervention de la CGT en commission de déontologie, pour procéder à ce changement. Soit plusieurs mois après la parution de cet article avec un sujet vidéo en ligne qui contrevient aux principes du contradictoire…
Question CGT : Diffusion d’un sujet d’archives dans le journal d’Auvergne. Le 27 mai, dans le journal du 12/13, un sujet lié à des commémorations en l’honneur de Marthe Guillaume, tourné et diffusé en 2023, a été diffusé en totalité sans la mention « archives ». Et avec la mention dans les titres : « Événement du jour ». Avant le JT midi, le présentateur a demandé à ce que la mention « archives » soit ajoutée, considérant que le sujet ne pouvait pas être présenté comme une actualité du jour. Il a essuyé un refus. Réponse de l’adjointe en charge de l’édition : « L'église est toujours à la même place et le monument aux morts n'a pas bougé. Et d’ajouter : « Le sujet a été validé par le rédacteur en chef. C’est lui qui a le dernier mot ». Pendant le JT, il a rappelé dans l'oreillette qu'il fallait écrire la mention "archive", sans succès. Pourquoi, la direction éditoriale de Clermont-Ferrand a pris la décision de pas mentionner qu’il s’agissait d’un sujet d’archives ? Pourquoi diffuser en totalité un sujet tourné sur le même thème en 2023 avec le risque de voir à l’écran des personnes interrogées décédées depuis la première diffusion ? Direction (Antoine Armand) : « Il y aurait dû y avoir la mention archives à l’antenne. » Comme l’a rappelé la CGT, le présentateur l’a demandé à l’encadrement en charge de l’édition…
La direction indique que le choix du titre est déterminant pour le référencement. Voyant que le contenu ne rencontrait pas le public, il a été modifié sans l’avis de l’auteur le lendemain (le samedi, l’auteur ne travaillait pas). Commentaire CGT : On se met d’accord sur un titre et le lendemain matin, l’auteur a un texto froid pour lui dire que le titre a été changé… Drôle de méthode.
Information numérique régionale
Delphine Vialanet, directrice numérique du réseau, indique : « Les modules numériques sans signature ne sont pas acceptables. A FTV, on a rappelé et nous demandons la signature de l’auteur d’une vidéo. S’il existe des manquements, il y aura un rappel à l’ordre.» Pour le site Ici, Pascale Lagorce, coordinatrice numérique, explique que « le site appartient à 50/50 à France TV et Radio France. Radio France a intégré une mise à jour pour les signatures. La signature des articles sera celle des contributeurs. On pourra toujours signer France 3 région, et par défaut, c’est celle du rédacteur qui apparaîtra. Tout cela, doit se régler courant de la semaine du 1er décembre. » Ces articles doivent être écrits par des journalistes ou provenant de contributions de chargés d’édition numérique. Les choix sont à la main des régions. Chaque semaine, on fait parvenir à l’ensemble des régions le calendrier de publication de la semaine à venir. C’est envoyé aux rédacteurs en chef, aux adjoints du numérique et adjoints des JT régions. Delphine Vialanet : Pour les droits voisins, ils sont répartis entre Radio France et France tv, au prorata du nombre d’URL.
Organisations syndicales : « Pourquoi, sous-traiter une activité à faible valeur ajoutée au siège et pas en région ? » Pascale Lagorce : «Il n’y a pas le même nombre de JT à traiter… Ils sont plus nombreux et plus longs au siège.» Delphine Vialanet : « Libre à nous de mettre ou non de la valeur ajoutée dans ce qu’on publie. » Organisations syndicales : « Quand il faut faire les articles en 30 minutes, c’est compliqué, non ? » Pascale Lagorce : «En général, on écrit quatre articles par jour ! »
Réseau ultra marin
Question CGT : Titre modifié sous la pression politique ? Le 17 octobre dernier, le directeur de la rédaction du pôle Outre-mer, Jean-Claude Samyde, a modifié le titre d'un article publié la veille sur la1e.fr. Titré le 16 octobre : Naïma Moutchou répond aux critiques sur sa nomination : "Je compte bien convaincre qu'on ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard », le titre, le lendemain, est devenu : Naïma Moutchou : "On ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard". Cet article revenait sur le premier discours de la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou lors de son intervention au Sénat dans le cadre de l'examen de la loi sur le report des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie.La direction, a-t-elle reçu un appel du cabinet de la ministre exprimant son mécontentement quant à la formulation du titre de l'article ? Si oui, la direction a-t-elle décidé du changement à la suite de cet appel ? (Ce qui constituerait un lourd précédent.) Direction : « La modification du titre n’a en rien modifié le fond de l’article. Cette modification a permis un meilleur référencement de l’article. » Pas de réponse de la direction sur une éventuelle intervention du directeur de l’information du réseau ultra marin.
Question CGT : Grand raid de la Réunion Lors du grand raid de la Réunion du 16 au 19 octobre dernier à La Réunion, la rédaction de Mayotte la 1ère a demandé aux participants mahorais de réaliser eux-mêmes leurs images et interviews pour diffusion dans nos éditions. Une demande motivée par l’absence d’équipe de journalistes envoyés sur place et parce que Réunion La 1ère n’a pu réaliser ces interviews pour Mayotte. Pourquoi, la direction de Mayotte la 1ère n’a-t-elle pas mis les moyens pour l’envoi d’une équipe couvrir cet événement sportif majeur où une 30 aine de mahorais y participaient ? Direction : « Un rappel a été fait à la rédactrice en cheffe, car cette pratique est strictement encadrée. On ne doit pas commander à des personnes de nous fournir des éléments. Il peut y avoir des exceptions en cas d’impossibilités physiques de se rendre sur un lieu. Ça devient alors un élément du récit. Une note sur l’utilisation des images tournées par le public a été envoyée à tous les encadrants. »
Ce dernier est intervenu en direct pour présenter le dispositif de l’antenne alors qu’il n’est plus journaliste. La direction explique que son expertise sur le sujet l’a conduit à aller au-delà. Selon le directeur, il était présent sur l’île de la Dominique. La direction admet qu’en principe, c’est au directeur des sports de présenter un tel dispositif. Là, on peut penser que l’intervenant était membre de la rédaction. Il aurait pu intervenir en direct mais en étant interrogé par un journaliste ou le présentateur de l’édition.
Journal 9 novembre : https://youtu.be/gxJ3tNOVCug Vea 9 novembre : https://m.youtube.com/watch?v=K6oYxZZO44s La direction répond que l’on n’aurait pas dû agir ainsi. Pour la CGT, la direction aurait dû avoir recours à des CDD pour effectuer cette interview.
Les questions sur les magazines n’ont pas été traitées faute de temps.
Paris, le 10 décembre 2025
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France 3 Picardie débunke le député RN
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Sur RTL, dimanche dernier, le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy a mis en cause les rédactions picardes de France 3 et ICI, qu’il accuse de faire “beaucoup de propagande contre le Rassemblement national” et de ne faire “que des sujets hostiles” à leur action locale. Il dit même venir “avec un casque” lorsqu’il est invité sur nos antennes, comme s’il partait à la guerre. Des accusations infondées que le directeur régional de France 3 Hauts-de-France est venu réfuter en direct dans le journal régional dès le lendemain soir, et que le service web a débunkées dans un article. Nous saluons l’attitude digne de la rédaction face à cette attaque : il n’y avait rien de plus à faire que de répondre factuellement et de rappeler notre attachement aux valeurs du service public. Car c’est bien là, le coeur du sujet : Jean-Philippe Tanguy a formulé cette diatribe pour justifier la volonté du Rassemblement national de privatiser l’audiovisuel public. Il faut dire que c’est plus simple de mettre au pas une rédaction après l’avoir vendue à un milliardaire. Mais sachez-le : nous nous battrons jusqu’au bout pour que ça n’arrive pas. Cette séquence qui frise le ridicule aura eu le mérite de démontrer que les antennes régionales de France 3 chérissent leur indépendance et la cultivent. Et que nous n’avons pas besoin de Jean-Philippe Tanguy ni d’aucun responsable politique pour décider qui est un bon journaliste et qui ne l’est pas.
Amiens, le 10 décembre 2025
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Déménagement à la Victorine : un mauvais film qui coûte cher au contribuable
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Au moment où France télévisions subit des coupes budgétaires drastiques entraînant des conséquences sur les programmes, l’information et les effectifs ; alors que Delphine Ernotte doit être entendue par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, nous délégués syndicaux à France 3 Côte d’Azur, attentifs à l’utilisation de l’argent public, rappelons l'opposition d’une majorité des salariés au déménagement particulièrement coûteux décidé par notre présidente, pour transférer le siège de notre station située à Antibes aux studios de la Victorine à Nice. Un bâtiment à 25 millions d’euros minimum, donné à la ville de Nice dans 55 ans. Un gaspillage d’argent public inacceptable, au moment où la priorité est aux économies drastiques comme le rappelait d’ailleurs elle-même Delphine Ernotte en annonçant des coupes budgétaires qui n’épargneraient personne. Sauf le projet immobilier à Nice, semble-t-il… Un entêtement qui interroge d’autant plus que nous venons d’apprendre que l’entreprise choisie l’an dernier pour diriger le site de la Victorine est la filiale d’une société qui a été, entre-temps, placée en redressement judiciaire. La Victorine et France Télévisions c'est également un sujet censuré par le maire de Nice. Alors que le thème était à l’ordre du jour du conseil municipal du 14 novembre 2025 une élue d’opposition a été sèchement interrompue par le maire lorsqu’elle a prononcé le nom de France Télévisions et a formellement été empêchée de poser une seule question sur le sujet. Face à un projet coûteux, opaque et déconnecté des priorités budgétaires, nous demandons l’arrêt de ce mauvais scénario qui relève d’une utilisation irresponsable de l’argent public."
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On ne lâche rien, merci !
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Au lendemain du deuxième tour des élections professionnelles, le constat est incontestable : au CSE du Siège, contrairement au reste de l’entreprise, la CGT n’a pas été en mesure de maintenir sa position d’organisation syndicale la mieux représentée. Grâce à un nombre de voix qui demeure important, la CGT y a toutefois réalisé le deuxième score. Nous adressons donc tout d’abord nos remerciements à tous ceux qui, avec leur bulletin de vote, ont fait confiance à un syndicalisme engagé, de lutte et de proposition, dans une entreprise qui subit depuis des années des mutations permanentes trop souvent mortifères.
Forte de ses très bons résultats électoraux dans le réseau régional et dans les outremers, d’une structure syndicale riche de plusieurs centaines d’adhérents, ainsi que d’élus et de mandatés chevronnés et motivés, la CGT reste par ailleurs la première force syndicale de France Télévisions. Contrairement à d’autres, elle a d’ailleurs encore, très récemment, fait la preuve de sa combativité et de sa capacité de mobilisation lors de la bataille engagée contre le projet de holding porté par Rachida Dati.
Au lendemain de ces élections, les salarié.es du Siège peuvent donc compter sur la CGT pour continuer à se battre, à élaborer et à proposer, pour défendre leurs intérêts, la pérennité de l’entreprise et le périmètre de ses missions.
Concernant l’Accord collectif, l’emploi, l’activité, les salaires, les conditions de travail, la santé, les activités sociales (et singulièrement le soutien au CIORTF) au Siège comme ailleurs nous ne lâcherons rien !
Paris, le 5 décembre 2025
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Hub Infos ICI Régions A toute allure... Pourquoi ??
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À FTR, sur le site de Lyon Vaise, la mise en place de la nouvelle structure Hub Infos dans la précipitation inquiète et stresse les salarié.es. !!
Dans leurs conclusions sur le projet de la direction rendues au CSE du Siège en novembre, les experts sont formels : c’est ALERTE ROUGE sur les risques psychosociaux ! Malgré les beaux discours de la direction qualifiant ce projet de « stratégique », nombre de salarié.es doutent de la pérennité de cette évolution du site. Concrètement, elles et ils se posent la question : FTR, à moyen et à long terme, cela représentera combien d’emplois et quelles activités ? Dans l’immédiat, sur le très court terme, beaucoup craignent (comme c’est rapporté par l’expertise) « des risques d’intensification et de surcharge de travail », d’autres un « un appauvrissement du contenu de leur travail », ou n’arrivent pas à se projeter professionnellement une fois leur JT Toutes Régions disparu.
“Ayez confiance...” Pendant ce temps, la direction instille ce message : « Ayez confiance, la direction s’engage à prendre soin de son personnel. » Pour preuve de cette “bienveillance” : des ateliers de réflexion qui s’enchainent de façon frénétique ! La direction sollicite les salariés, une heure par-ci, une heure par-là, sur le temps de travail, pour pondre des idées... avec un leitmotiv : il faut produire du nouveau contenu éditorial pour les régions, être une source d’offres d’informations variées et singulières ! Les salarié.es s’interrogent : auront-ils les capacités humaines et techniques de réaliser toutes ces idées ? Les compétences suivront-elles ? Alors la direction dégaine une opportune corne d’abondance débordante de formations, afin de montrer qu’en haut lieu on se soucie de mettre à jour et d’enrichir les compétences des équipes éditoriales et techniques.
Un compte à rebours affolant La bascule est programmée pour le 26 janvier 2026. Le compte à rebours est affolant. Dès le 5 janvier les premiers lests seront lâchés : la fin des journaux Toutes Régions le midi et le week-end. Dès lors, les équipes de FTR auront 20 jours pour reprendre le flambeau des équipes d’ICI National à Paris. 20 jours pour apprendre de nouvelles méthodes de travail pour fournir toute l’actualité nationale et internationale aux régions. 20 jours pour se confronter aux inévitables écueils qui les guettent, et apprendre à les éviter. 20 jours pour faire aussi bien, voire mieux, que les équipes parisiennes et « atteindre l’excellence » (dixit la direction).
A moyens constants ! Et tous ces bouleversements, bien sûr, à moyens constants. Mais les moyens actuels de Vaise ne sont pas suffisants pour absorber ces nouvelles activités. Alors quelles seront les pratiques professionnelles pour mettre à disposition des contenus pour les antennes du réseau régional ? Va-t-on imposer encore plus de polyvalence ? Encore plus de productivité ? Si sur le papier ce projet semble être prometteur pour le site de Vaise, le bouleversement est en fait de très grande ampleur. Le manque de préparation et d’anticipation de la direction est fortement ressenti par tous les salariés, même les plus enthousiastes. La pression est forte. Trop forte. La CGT alerte et met en garde contre cette précipitation et les conséquences assurément néfastes d’une telle marche forcée sur la santé des salariés et sur nos antennes.
La CGT demande à la direction de suspendre le projet et de réfléchir à une nouvelle version de l’organisation des échanges entre l’information nationale et les régions.
Lyon, le 4 décembre 2025
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Rupture de la chaîne de diffusion Outremer
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Le jeudi 20 novembre, aux alentours de 10h00, la diffusion des programmes TV pilotée depuis Malakoff s’est brutalement interrompue. Cet incident technique majeur a impacté l’ensemble des stations d'Outre-mer (hors une partie des Antilles - La Martinique et La Guadeloupe). Le constat est sans appel pour les infrastructures centrales :
Après 20 minutes d'écran noir, c'est un PRA DIFFUSION (Plan de Reprise d’Antenne) dégradé qui a dû être engagé dans la précipitation par les équipes locales. À La Réunion, il a fallu l'intervention manuelle d'urgence d'un responsable des programmes et d'un média manager, mobilisés jusqu’à 14h30, pour pallier la défaillance parisienne et construire un conducteur de secours.
Une stratégie nationale défaillante qui isole l'Outre-mer Les explications fournies en séance du CSE de Réunion La 1ère par M. Thierry Jacob, Directeur des Moyens et Développement du pôle Outre-mer, mettent en lumière une vulnérabilité structurelle organisée par le niveau central Pôle Outre-Mer :
Des arbitrages techniques nationaux incohérents sur le matériel Les élus ont appris avec stupeur les décisions de gestion du matériel prises par la Direction Technique Outre-mer. Le moyen de diffusion local de secours (système d'automation Pebble Beach), installé à La Réunion en 2022, a été démonté et transféré à Saint-Pierre-et-Miquelon. La justification avancée par la Direction Technique : « le système a été retiré car l'automation n'avait jamais été exploitée », est un aveu d'échec de la stratégie de déploiement nationale. Plutôt que de rendre opérationnel cet outil moderne indispensable, la Direction Technique a choisi de désarmer la station de La Réunion. La conséquence de ces choix nationaux est immédiate pour nos équipes : le seul moyen de diffusion restant (Air Speed) est inadapté à une crise longue durée. Jugé « trop fastidieux », il impose aux Réunionnais un programme de « comblement » au rabais au lieu du programme prévu.
Rupture de confiance envers la Direction Technique Les élus du CSE dénoncent ces dysfonctionnements majeurs. Les assurances de fiabilité du dispositif PCA/PRA Diffusion, martelées par le passé par la Direction Technique nationale et Outre-mer, sont aujourd'hui contredites par les faits. Force est de constater que les engagements techniques tenus en instance n’ont pas été respectés par le Siège. Les élus s’interrogent désormais sur la sincérité et la compétence de la chaîne de commandement technique nationale.
Alerte vitale avant la saison cyclonique À la veille de la saison cyclonique 2025-2026 dans le bassin Océan Indien, période où la continuité de la diffusion est une mission vitale de sécurité civile, la vulnérabilité technique dans laquelle le Siège place Réunion La 1ère est inacceptable. Si la diffusion s'arrête faute d'outils adéquats, nous ne pourrons plus informer la population. Face à des explications techniques non rassurantes, les élus du CSE émettent une alerte officielle sur le fonctionnement du PCA Diffusion et saisissent dès ce jour les organisations syndicales centrales ainsi que la Direction Générale des Outre-mer pour exiger des moyens fiables.
Saint-Denis, le 27 novembre 2025
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Contre le projet de holding de Rachida Dati - La CGT ne faiblit pas !
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Il ne faut pas croire que, en cas de holding, le Siège sera épargné. Au contraire. franceinfo canal 16 et franceinfo.fr seront sortis de FTV SA et filialisés avec France Info radio. Les fonctions supports – RH, finances et informatiques – seront regroupées en transversal pour faire des économies, des « synergies » qui signifient « réductions d’ETP ». Contre le projet de loi Dati de holding de l’audiovisuel public, la mobilisation de la CGT a été déterminante. La CGT de FTV n’a pas la prétention de s’attribuer seule le mérite de cette victoire commune aux autres entreprises, et à nos alliés dans ce combat, la CFDT et le SNJ (cherchez les absents !!!). Mais la mobilisation de toutes les forces de la CGT a été déterminante pour remporter cette première bataille pour la survie même de notre entreprise et de nos emplois.
Des actions militantes
Un travail de fourmi Par ailleurs, les syndicats CGT des entreprises de l’Audiovisuel public se sont coordonnés dès l’automne 2024 et ont mené pendant des mois un travail de terrain efficace :
Pour le maintien des emplois et de l’indépendance éditoriale La holding c’est le regroupement des entreprises FTV, Radio France et l’Ina, avec la création de filiales : ICI (France Bleu et France 3), franceinfo… Ce sont les fonctions support - personnel administratif, RH, finances et informatique en particulier - qui sont en première intention impactées : la fameuse synergie des moyens, ça veut dire suppression d’emplois en premier lieu dans ces secteurs ! Et pas qu’un peu ! Parallèlement, avec une gouvernance unique de tout l’audiovisuel public, c’est la pluralité et l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique qui sont en jeu.
Deux syndicats manœuvrent pour la holding à FTV ! Qui veut cette holding ? Des forces politiques et certains syndicats. Des forces politiques qui veulent la privatisation de France Télévisions, d’autres encore qui veulent supprimer son indépendance. A l’heure des élections professionnelles à FTV, deux syndicats cachent leurs intentions à leur électorat et le trompent : ils n’ont que faire de la filialisation de franceinfo, des synergies de moyens synonymes de destructions d’emplois chez les PTA et les journalistes, de l’uniformisation de l’éditorial ou de l’avenir de France 3. Ces syndicats manœuvrent en sous-marin pour la holding et espèrent en cachette l’aboutissement du projet initié par Rachida Dati. La holding c’est la voie toute tracée pour la vente à la découpe de FTV au privé !
Voter CGT c’est avoir la certitude d’un combat total contre la holding, pour le maintien de l’emploi et l’indépendance éditoriale. La composition du CSE du Siège se joue au 2nd tour, tout est donc encore à faire !
Pour une action efficace face aux attaques
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Pourquoi voter ? Le 27 novembre 2025
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Voter, c’est agir pour vous et ne pas laisser d’autres décider à votre place. C’est aussi choisir vos élus au CSE et les organisations qui désigneront vos représentants de proximité.
Vous votez pour une liste syndicale selon votre collège :
Vos représentants de proximité seront ensuite désignés par les élus du CSE selon les résultats par antenne.
■ Le CSE : un contre-pouvoir essentiel
Le CSE est votre rempart pour défendre :
La CGT porte une voix franche, combative et constante.
■ Vos représentants en AUVERGNE
La CGT propose :
Ce sont des collègues :
■ Votre voix fera la différence
Des représentants efficaces, c’est :
Avec la CGT, faites entendre votre voix !
Clermont-Ferrand, le 25 novembre 2025
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2nd tour des Élections professionnelles 2025 – Activités Sociales Et Culturelles
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Activités Sociales Et Culturelles Au CSE Siège et au CI-ORTF, LA CGT GÈRE ! Votre qualité de vie au travail est notre priorité !
ASC
Des droits élargis, des prestations préservées
À la suite de la décision de la Cour de Cassation, les ASC ont été ouvertes dès le premier jour du contrat, à tous les salariés permanents comme non permanents, entraînant une explosion du nombre de bénéficiaires. Malgré cela, vos élus ont su préserver le budget et maintenir des avantages forts, contrairement à ce qu’a pu affirmer la Cour des Comptes.
Et des actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne sur le Campus
Mise aux normes EGALIM. Qualité, diversité, durabilité au rendez-vous, pour des repas sains, responsables et adaptés à tous avec le 399, un plat à moins de 4 €.
CI-ORTF
Une offre 100 % sociale et familiale renouvelée grâce à la CGT !
Face au désengagement de la direction de radio France qui menace son avenir en remettant en question son financement, la CGT réaffirme son engagement pour préserver cette institution !
Pour un CI-ORTF et des ASC au Siège bien gérés
Paris, le 24 novembre 2025 Du 27 novembre au 03 décembre 2025, 2nd TOUR DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES VOS VOTES FERONT VOTRE FORCE !
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Pour défendre les droits acquis des salariés C’est la CGT !
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Dénonciation de l’accord collectif
La renégociation de l’accord collectif dénoncé par la direction cet été est pour la CGT le combat majeur à mener dans les mois et les années à venir. Georges, délégué syndical central et candidat sur la liste CGT du Siège, vous explique les risques et les enjeux !
Paris le 20 novembre 2025
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1er Tour des élections professionnelles France Télévisions Siège et Réseau France 3 La CGT RESTE EN TÊTE
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Le premier tour des élections professionnelles vient de se dérouler au Siège et dans les régions de France 3. Nous tenons d’abord à remercier toutes celles et ceux qui ont choisi de porter leur suffrage sur notre organisation syndicale, permettant ainsi à la CGT de maintenir sa place de premier syndicat de France Télévisions. Une confiance qui nous oblige, tant les défis qui sont devant nous sont énormes. La légitimité du vote des salariés est essentielle dans la période de crise que nous traversons, où le financement, l’indépendance et l’existence même de l’audiovisuel public sont gravement remis en question par des forces réactionnaires. Dans le réseau régional, la participation a été forte, à près de 58 %, en progression de plus de 8 points, ce qui est une prise de conscience de l’enjeu des années à venir, tant en termes de risque de filialisation-fusion avec France Bleu que de remise en cause de l’accord collectif. La CGT perd deux points mais augmente son nombre de voix et reste de loin le 1er syndicat représentatif devant la CFDT, FO, le SNJ et SUD.
Au siège, la participation est également en hausse de presque 7 points à 39,8%, ce qui reste malgré tout une participation assez faible. Cette progression de la participation et la disparition du syndicat UNSA bénéficient essentiellement aux autres organisations syndicales et en particulier au syndicat FO qui devient le 1er syndicat au siège.
Ce sont les résultats du 1er tour de l’élection qui définissent la représentativité syndicale, même s’il y a un second tour. De manière consolidée à France Télévisions, la CGT reste de loin la première organisation syndicale représentative de l’entreprise avec plus de 33%. Une résistance significative dans un contexte d’attaques tous azimuts contre notre syndicat, alors qu’il dénonce sans relâche les dérives éditoriales sur nos antennes et bataille au quotidien dans les instances et dans les négociations afin de préserver les acquis des salariés et protéger leur avenir. Les salariés ont décidé de donner à notre organisation une représentativité qui lui permettra de peser fortement dans les négociations à venir face à la direction. La représentativité définitive pour ce nouveau cycle électoral sera toutefois connue après les élections en Polynésie, en Guyane et sur l’établissement de l’ex-Malakoff début 2026. Ce résultat est également un signal fort envoyé à la direction pour toutes les négociations à venir : il va falloir compter avec la CGT.
Le vote électronique pour le 2nd tour aura lieu du jeudi 27 novembre au mercredi 3 décembre 2025
Le quorum des votants n’ayant pas été atteint partout, un second tour va avoir lieu pour les 3 collèges du CSE du Siège et pour les Collèges 1 et 2 du CSE de France 3. Ce second tour est très important. Il déterminera le nombre de sièges de chaque organisation syndicale au sein des CSE et donc la capacité de la CGT à défendre les intérêts des salariés dans les instances. Rien n’est encore acquis, il s’agit d’un nouveau vote où chaque voix compte afin de constituer des majorités dans les CSE. Pour confirmer ce choix d’un syndicalisme de revendication et de proposition, dans une période à hauts risques,
Dès jeudi 27 novembre,
Paris, le 13 novembre 2025
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2nd des élections professionnelles 2025 au Siège - Votez CGT pour votre avenir professionnel !
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La CGT : un syndicat actif, volontaire et efficace, au service de tous les salariés. La CGT agit au quotidien pour défendre l’ensemble des salariés, quel que soit leur métier ou leur statut, techniciens, journalistes, administratifs, encadrants. La CGT, une présence constante avec :
La CGT intervient en priorité pour préserver les collectifs et faire évoluer les métiers :
La CGT accompagne chaque salarié confronté à un problème individuel :
La CGT défend les salariés avant, pendant et après une procédure disciplinaire, y compris en justice, avec des résultats probants concernant :
Grâce à son réseau d’avocats spécialisés, la CGT permet à chaque dossier de bénéficier d’une attention maximale. Ce travail syndical quotidien, la CGT le mène aussi dans les instances. Le second tour des élections professionnelles attribuera un nombre de sièges à chaque organisation syndicale au CSE.
Pour un CSE fort, à partir du 27 novembre 2025,
Paris le 18 novembre 2025
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Et l’outre-mer dans tout ça ?
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La présidente de France Télévisions a annoncé dans une interview au journal Les Échos que FTV allait aussi “devoir probablement toucher à notre offre de proximité en régions et en Outre-mer “. En Outre-mer, les salariés de l’audiovisuel public apprennent par la presse que le cœur même de leur activité allait être touché par une réduction de l’offre. C’est une modification structurelle du cahier des charges et des objectifs spécifiques à l’Outre-mer en termes de quota d’heures et de production de programmes régionaux dans chaque pays. Les stations d’Outre-mer, ce sont 9 antennes avec 9 cultures différentes, quatre supports : radio, TV, internet et réseaux sociaux pour chaque territoire, mais avec une même mission de service public. Avec la réduction de l’offre de proximité, quelles conséquences pour ces territoires ? Alors que pendant de nombreuses années, les Outre-mer avaient supporté des gains de productivité importants, va-t-on devoir se serrer la ceinture une fois de plus ? Où ? Dans quels secteurs ? Fabrication JT ? OPEX ? Équipe légère ? Info ? TV ? Radio ? Internet ? Et quid des investissements sur le matériel de production ? Les PAM ? Les mises à niveau des outils de fabrication (régie Fly, car de production, Équipe légère) ? Est-ce toujours d’actualité ? Va-t-on vers un gel des investissements ? Climat social En Outre-mer, cette sortie médiatique est perçue comme un mépris supplémentaire. Les démarches SQVT mettent l’accent sur une défiance envers le management et la direction ainsi que le besoin pour les salariés d’un désir de cohésion afin de retrouver la sérénité dans le travail. Une annonce qui va encore creuser le sentiment d’abandon ou de perte de sens dans nos missions de service public. Après la réorganisation des rédactions source de tensions et de conflits, face aux violations des accords UCC, après le catastrophique déménagement de l’ex-établissement Malakoff dont les salariés paient encore la mauvaise gestion et la transformation en profondeur du nouveau pôle Outre-mer, ce nouveau coup de massue n’augure rien de bon pour les mois à venir. L'UCSA CGT interpelle donc la présidente de FTV ainsi que la directrice du Pôle Outre-mer sur les conséquences éditoriales et sociales pour nos pays. L’UCSA CGT sollicite chaque secrétaire de CSE et CE pour qu’un point soit mis à l’ordre du jour des réunions mensuelles. L’UCSA CGT invite également les membres de la commission Outre-mer du CSE Central d’interpeller la directrice du pôle afin de clarifier les orientations futures pour l’année 2026.
Le 17 novembre 2025
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Budget 2026 de France Télévisions
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Dans son interview au journal les Échos du 14 novembre 2025, la PDG de France Télévisions annonce des pleurs pour 2026 : 150 M€ d’économies, du jamais vu dans ces proportions en une seule année, avec des conséquences sur la structure même de notre entreprise. C’est sidérant ! L’année dernière pourtant, lors du débat budgétaire à l’Assemblée nationale, Delphine Ernotte expliquait qu’il n’était plus possible d’avoir un résultat à l’équilibre face aux baisses de financement. Elle tient désormais le discours inverse pour 2026. Une position incompréhensible puisque l’État nous demande de faire encore plus d’économies l’an prochain.
Le mépris des salariés Une fois de plus, c’est par la presse que nous sommes informés des intentions de la direction. Encore une fois, ce sont les salariés qui vont trinquer alors que, comme l’indique Mme Ernotte aux Échos, en 10 ans ils ont réalisé 25 % de gains de productivité (sans profiter d’une quelconque redistribution) et qu’il y a eu plus de 1 300 emplois supprimés. Désormais il faudrait faire encore plus ? Mais que restera-t-il de notre service public ? L’État ne peut pas d’un côté affirmer qu’il souhaite un Audiovisuel Public fort et dans le même temps lui couper les ailes. La CGT refuse d’assister en spectatrice à ce massacre !
Des réformes structurelles ? Dans les Échos, Delphine Ernotte annonce des choix radicaux pour trouver 150 M€ d’économies. Elle évoque notamment une baisse de l’investissement dans les programmes, une réduction de l’offre de proximité en région et en outre-mer, une réduction de la couverture TNT ou des investissements dans l’intelligence artificielle pour économiser sur la production. Ça sent les réformes structurelles. Lesquelles ? Avec quel impact sur l’activité, l’emploi et les conditions de travail ? La direction doit s’en expliquer sans tarder. Il y a pourtant dans l’entreprise d’autres marges d’économies que de s’attaquer au corps social. Commençons par réduire les quelques 25 M€ annuels de litiges juridiques, remettons en cause le système de la part variable, mettons fin aux recasages sur des postes placards aux noms aussi alambiqués que vides et ne correspondant à aucune réalité opérationnelle. Arrêtons de défrayer à prix d’or des cadres supérieurs du Siège qui continuent à vivre en région. Comme le gouvernement, notre PDG ne s’attaque pas aux privilèges des plus riches, elle préfère viser les travailleurs essentiels qui bossent sur le terrain. Dans l’histoire, ce que ne dit pas notre Présidente, c’est que les restructurations envisagées vont nécessairement toucher à nos missions. Or ce n’est pas à France Télévisions de décider quelles missions elle va supprimer pour « tenir » l’équilibre budgétaire. Tout simplement parce que ce n’est pas à l’entreprise de définir quelles sont ses propres missions. Celles-ci sont définies par l’État, le ministère de la Culture et les parlementaires. A eux d’assumer l’étranglement budgétaire qu’ils nous imposent, et les éventuelles missions qu’ils nous demanderaient d’abandonner. S’il maintient ces missions, alors il doit les financer !
La proximité en danger Nous avons bien noté que les pistes d’économies avancées par la Présidente de France Télévisions concernent en particulier nos programmes de proximité : « Nous allons aussi devoir probablement toucher à notre offre de proximité, en régions comme en Outre-mer. » dit-elle. C’est à dire ? Après avoir lancé à marche forcée et à grand coup de publicité l’offre Ici, on va réviser la voilure ? Au moment où les salariés se sont fortement mobilisés pour leurs élections professionnelles dans le Réseau Régional et en Outre-mer, plaçant la CGT largement en tête, cette attaque frontale ne va rester lettre morte. Que la direction en soit bien consciente.
Pour la CGT, rien n’est joué « Il faudra faire des choix difficiles, mais je suis prête à les assumer » ajoute Delphine Ernotte. Dans l’histoire, ce n’est pas elle qui les assume, ce sont les salariés. La PDG de France Télévisions semble prendre le parti du gouvernement, il n’est pas dans nos intentions de laisser faire. La CGT, 1er syndicat de France Télévisions, appelle d’ores et déjà à une grande mobilisation le 2 décembre 2025 pour dire haut et fort que nous refusons ce traitement imposé par l’État et pour dire non à la cure d’austérité que la direction est prête à infliger aux salariés.
Paris, le 17 novembre 2025
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Profession de foi Siège
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CSE DU SIEGE France Télévisions est percutée depuis 2022 par les politiques d’austérité des gouvernementsmacronistes qui ne cessent de diminuer nos financements. La CGT a mené la lutte pour contrer tous les mauvais coups, en 2022, 2024 et 2025. L’acharnement de la ministre de la Culture à faire passer sa loi sur la holding, renvoyée aux calendes grecques, est symptomatique de cette détestation. Si nous avons provisoirement eu la peau de cette loi sur l'Audiovisuel Public, l’objectif d’étranglement financier persiste avec ses conséquences, notamment, en matière de mise au pas de l’indépendance de l’information, surtout en matière d’investigation. Le danger est toujours présent, rien n’est réglé, et une CGT puissante et combative est indispensable pour poursuivre cette lutte permanente pour notre survie.
Préservons notre accord collectif Après avoir tapé à presque tous les étages pendant 10 ans pour faire des économies, la direction s’attaque maintenant à la couverture conventionnelle des salariés, comme le recommande le rapport à charge de la Cour des Comptes. La PDG estime que c’est sa seule marge de manœuvre, alors que nous attendons toujours la mise à contribution des producteurs privés pour faire face aux baisses de ressources publiques. Dès la redésignation de la PDG à la tête de France Télévisions, la CGT a prévenu que ce mandat serait celui de la confrontation avec les salariés, vu les attaques en règle que contenait son projet. Nous y sommes. Le rapport de force est essentiel afin de conserver les dispositions protectrices de notre accord en matière de temps de travail, de système salarial, d’indemnités de licenciement et de respect des métiers. Nous mettrons en œuvre toutes les solutions possibles afin de préserver les acquis des salariés. La CGT combattra sur le plan juridique et dans le rapport de force grâce à la mobilisation des salariés. La CGT, ses élus et ses représentants sont là pour vous défendre au quotidien, au Siège, au CSE, dans les Instances de Proximité et auprès des parlementaires du pays. Ils et elles seront toujours là demain, encore plus nombreux si vous les renforcez dans les urnes. La CGT, à la tête du CSE Central de France Télévisions, a porté haut la lutte contre le déploiement sauvage de l’intelligence artificielle dans l’entreprise. La direction est passée en force et il aura fallu que le juge soit saisi afin que la direction soit rappelée à l’ordre. Le jugement du 2 septembre 2025 va permettre aux représentants du personnel de contrôler les impacts des projets de la direction qui intègrent de l’intelligence artificielle, que ce soit sur l’emploi ou les conditions de travail des salariés. Car le déploiement de l’IA à France Télévisions, très couteux par ailleurs, est l’un des axes majeurs de la direction pour supprimer de l’emploi.
Respect des métiers La place du service public dans l’univers des plateformes de contenus et des réseaux sociaux est un enjeu capital, mais il ne doit pas se faire sans les salariés. L’externalisation bat son plein au Siège, avec l’intervention de prestataires aussi bien dans les programmes qu’à l’information nationale et en passant par les sports, alors que de nombreux salariés aspirent à évoluer vers ces nouveaux médias. FTV doit avoir les moyens d’investir massivement sur des emplois dans le secteur numérique pour ne pas risquer le décrochage avec les usages des citoyens, et capter les publics qui délaissent la télévision, en particulier les jeunes. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre offre linéaire, ni de celui de nos conditions de travail. La polyvalence incontrôlée sera plus que jamais combattue par la CGT, qui prône une évolution maîtrisée des métiers, tout le contraire de la polyvalence tous azimuts et sans garde-fous. La CGT n’est pas contre les évolutions des métiers, comme nous l’avons souvent prouvé, que ce soit avec les UCC ou franceinfo, mais seulement quand nous maîtrisons les impacts sur l’emploi. Donner carte blanche à la direction pourrait s’avérer suicidaire pour nos emplois ! Nous avons d’ailleurs proposé à la direction de négocier prioritairement les métiers du numérique début 2024, mais celle-ci a préféré commencer par casser nos métiers actuels puis dénoncer l’accord collectif, laissant en plan nos propositions.
Information Au Siège, après la funeste fusion des rédactions nationales et la disparition des éditions nationales de la 3, c’est un fumeux projet de hub info qui menace IV3 et FTR, tout en annihilant la participation des équipes parisiennes à la fabrication de la partie nationale des éditions Ici. Plus que jamais l’éditorial est sous contrôle. La CGT lutte pour le retour à une diversité de points de vue journalistiques et au plein exercice des prérogatives des journalistes de l’information nationale. La direction prépare de manière sournoise le rapprochement des rédactions de franceinfo TV, radio et numérique, comme elle le fait avec France 3 et Ici radio. La CGT ne laissera pas faire le projet de filialisation de franceinfo sans organiser la riposte afin d’empêcher cette casse sociale.
La Fabrique La CGT lutte en CSE et avec les Représentants de Proximité pour maintenir et développer la fabrication interne au Siège. Trop d’émissions sont confiées à des producteurs privés, alors que nous avons les potentiels et les savoir-faire pour fabriquer nos programmes. Des programmes emblématiques qualitatifs et historiques sont délégués à la filiale de production FTVS, laissant nos journalistes et nos techniciens orphelins de la belle ouvrage. La disparition des équipes légères du siège en a été un insupportable épisode. Il est temps de mettre en place un plan de relance des Moyens Internes de Fabrication à France Télévisions, et de questionner le fonctionnement de son organisation centralisée dont les personnels subissent les carences sur le terrain. La CGT n’est pas contre l’évolution technologique. Si elle a été en première ligne pour suspendre le renouvellement des régies, c’est parce que la direction avançait masquée dans ce projet qui est aussi un plan de réduction d’effectifs. Là encore, le CSE du Siège, sous l’impulsion des élus de la CGT, a obtenu gain de cause en justice. Au Siège, la CGT est un réel contre-pouvoir actif et déterminé face aux projets destructeurs de la direction, dont le but principal est la chasse aux emplois, sans se soucier des conséquences sur la santé et les conditions de travail. Nous entendons poursuivre, comme nous l’avons toujours fait, le combat pour la défense de l’audiovisuel public, de notre financement, de l’outil de production interne, de l’indépendance de l’information, de nos métiers, de l'emploi des salariés permanents et non permanents, des conditions de travail et des salaires. Les enjeux pour les trois années qui viennent sont gigantesques et la CGT répondra présente pour défendre les intérêts de tous les salariés. Tout au long de ce mandat qui s’achève, les élus, les délégués et les militants de la CGT se sont efforcés de maintenir le lien avec les salariés et d’assurer leur défense tant au plan individuel que collectif : convocations, réorganisation des services, souffrance et harcèlement moral, comités salaires… Les élus CGT au CSE ont aussi assuré la continuité de nos instances, rendue indispensable vu le nombre de transformations engagées par la direction, ainsi que la gestion des activités sociales et culturelles et de la restauration collective, grâce à l’engagement de toutes les équipes. Le CSE a proposé aux salariés une offre d’activité riche et variée, (voyages, vacances, spectacles, activités culturelles et sportives, billetterie, etc.) avec une gestion rigoureuse. Plus que jamais face à la montée de l’extrême droite et de l'intolérance, les missions fondamentales de France Télévisions doivent être réaffirmées : informer, éduquer, distraire, en toute indépendance des pouvoirs et des lobbies, et des vendeurs de « temps de cerveau humain disponible ». L'information ne peut être partisane, la culture et l'éducation doivent être accessibles à toutes et à tous partout, le divertissement doit être de qualité. C'est la raison d'être du service public. La CGT reste disponible et combative, dans la défense des salariés de France Télévisions et de l’idée d’un service public exigeant et de qualité.
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Profession de foi Réseau
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CSE DU RÉSEAU FRANCE 3
France Télévisions est percutée depuis 2022 par les politiques d’austérité des gouvernements macronistes qui ne cessent de diminuer nos financements. La CGT a mené la lutte pour contrer tous les mauvais coups, en 2022, 2024 et 2025. L’acharnement de la ministre de la Culture à faire passer sa loi sur la holding, renvoyée aux calendes grecques, est symptomatique de cette détestation. Si nous avons provisoirement eu la peau de cette loi sur l'Audiovisuel Public, l’objectif d’étranglement financier persiste avec ses conséquences, notamment, en matière de mise au pas de l’indépendance de l’information, surtout en matière d’investigation. Le danger est toujours présent, rien n’est réglé, et une CGT puissante et combative est indispensable pour poursuivre cette lutte permanente pour notre survie.
Préservons notre accord collectif Après avoir tapé à presque tous les étages pendant 10 ans pour faire des économies, la direction s’attaque maintenant à la couverture conventionnelle des salariés, comme le recommande le rapport à charge de la Cour des Comptes. La PDG estime que c’est sa seule marge de manoeuvre, alors que nous attendons toujours la mise à contribution des producteurs privés pour faire face aux baisses de ressources publiques. Dès la redésignation de la PDG à la tête de France Télévisions, la CGT a prévenu que ce mandat serait celui de la confrontation avec les salariés, vu les attaques en règle que contenait son projet. Nous y sommes. Le rapport de force est essentiel afin de conserver les dispositions protectrices de notre accord en matière de temps de travail, de système salarial, d’indemnités de licenciement et de respect des métiers. Nous mettrons en oeuvre toutes les solutions possibles afin de préserver les acquis des salariés. La CGT combattra sur le plan juridique et dans le rapport de force grâce à la mobilisation des salariés. La CGT, ses élus et ses représentants sont là pour vous défendre au quotidien, dans vos BIP, vos locales, vos BRI et CAT, mais aussi dans les CSE et auprès des parlementaires du pays. Ils seront toujours là demain, encore plus nombreux si vous les renforcez dans les urnes.
Intelligence Artificielle La CGT, à la tête du CSE Central de France Télévisions, a porté haut la lutte contre le déploiement sauvage de l’intelligence artificielle dans l’entreprise. La direction est passée en force et il aura fallu que le juge soit saisi pour que la direction soit rappelée à l’ordre. Le jugement du 2 septembre 2025 va permettre aux représentants du personnel, au plus haut niveau de l’entreprise, de contrôler les impacts des projets de la direction qui intègrent de l’intelligence artificielle, que ce soit sur l’emploi ou les conditions de travail des salariés. Car le déploiement de l’IA à France Télévisions, très coûteux par ailleurs, est l’un des axes majeurs de la direction pour supprimer de l’emploi à France Télévisions.
Respetc des métiers La place du service public dans l’univers des plateformes de contenus et des réseaux sociaux est un enjeu capital mais cela ne doit pas se faire sans les salariés. L’externalisation bat son plein à la rédaction nationale, alors que de nombreux salariés aspirent à évoluer vers les métiers du numérique. FTV doit avoir les moyens d’investir massivement sur des emplois dans ce secteur pour ne pas risquer le décrochage avec les usages des citoyens et capter les publics qui délaissent la télévision, en particulier les jeunes. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre offre linéaire, ni de nos conditions de travail. La polyvalence incontrôlée sera plus que jamais combattue par la CGT, qui prône une évolution maîtrisée des métiers, tout le contraire de la polyvalence tous azimuts et sans garde-fous, bien au contraire. La CGT n’est pas contre les évolutions métiers comme nous l’avons souvent prouvé que ce soit avec les UCC, Franceinfo ou NoA mais seulement quand nous maîtrisons les impacts sur l’emploi. Donner une carte blanche à la direction pourrait s’avérer suicidaire pour nos emplois ! Nous avons d’ailleurs proposé à la direction de négocier prioritairement les métiers du numérique début 2024 mais celle-ci a préféré commencer par casser nos métiers actuels puis dénoncer l’accord collectif, laissant en plan nos propositions.
La proximité Malgré un affichage marketing de décentralisation, les régions de France 3 sont malheureusement sous le coup d’une centralisation à tous les niveaux : programmes, information, numérique, RH, finance, immobilier, etc. L’obsession de la direction de rationaliser les coûts l’a poussée à uniformiser les programmes et les process au détriment de la diversité des contenus sur nos antennes. En parallèle des suppressions de postes sur le terrain, nous avons vu gonfler le pôle de direction du réseau régional de nombreux postes dont on se demande bien à quoi ils servent. La direction prépare de manière sournoise, le rapprochement de France 3 avec Ici radio. La CGT ne laissera pas faire ce projet de filialisation des réseaux régionaux, qui serait une casse sociale, sans organiser la riposte afin de l’empêcher. La CGT lutte en CSE et avec les RP pour maintenir et développer la fabrication interne en région. Trop d’émissions sont confiées à des producteurs privés alors que nous avons les potentiels et les savoir-faire pour fabriquer nos programmes.
La Fabrique La production interne a fait l’objet de forte attaques ces dernières années. La CGT, avec les personnels, a fait des propositions constructives de compromis mais a dû faire face à une obstination à la fois stupide et contre-productive de la direction de la Fabrique. Il est temps de mettre en place un plan de relance des Moyens Internes de Fabrication à France Télévisions et de questionner le fonctionnement de cette organisation centralisée dont les personnels subissent les carences sur le terrain.
LA CGT, le meilleur outil au service des salariés A France Télévisions, dans le Réseau régional comme au Siège, la CGT est un réel contre-pouvoir actif et déterminé, face aux projets destructeurs de la direction, dont le but principal est la chasse aux emplois, sans se soucier des conséquences sur la santé et les conditions de travail. Nous entendons poursuivre, comme nous l’avons toujours fait, le combat pour la défense de l’audiovisuel public, de l’outil de production interne, de l’indépendance de l’information, de l'emploi des salariés permanents et non permanents et des salaires. Service public, financement, santé, accord collectif, emploi, salaires, temps de travail, activité, métiers, les enjeux pour les trois années qui viennent sont gigantesques et la CGT répondra présent pour défendra les intérêts des salarié·es. Tout au long de ces années, les élus, les délégués et les militants de la CGT se sont efforcés de maintenir le lien avec les salariés, d’assurer leur défense, tant au plan individuel que collectif : convocations, réorganisation des services, souffrance et harcèlement moral, comités salaires… Les élus CGT au CSE, ont aussi assuré la continuité de nos instances, rendue particulièrement épuisante vu le nombre de transformations engagées par la direction. Et la gestion des activités sociales et culturelles, le CI ORTF, la restauration collective, grâce à l’engagement de toutes les équipes. Le CSE a proposé aux salariés une offre d’activité riche et variée, (voyages, vacances, spectacles, activités culturelles et sportives, billetterie, etc.) avec une gestion rigoureuse. Plus que jamais, face à la montée de l’extrême droite et de l'intolérance, les missions fondamentales de France Télévisions doivent être réaffirmées : informer, éduquer, distraire, en toute indépendance des pouvoirs et des lobbies, et des vendeurs de « temps de cerveau humain disponible ». L'information ne peut être partisane, la culture et l'éducation doivent être accessibles à toutes et à tous partout, le divertissement doit être de qualité. C'est la raison d'être du service public. La CGT reste disponible et combative, dans la défense des salariés de France Télévisions, comme pour promouvoir l’idée d’un service public exigeant et de qualité.
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HUB info à Nancy : une allumette au-dessus d’une poudrière
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Suite à la dernière réunion avec les salariés concernés par le projet de « hub » info à Nancy, nous avons alerté la direction régionale sur les risques que fait courir la mise en œuvre précipitée de ce projet. Nous tenons à faire connaître ici nos arguments et nos propositions à l’ensemble des salariés lorrains. Le rapprochement géographique des salariés travaillant sur une même édition a tout son sens et personne ne le conteste, mais cela ne peut pas se faire sans tenir compte d’une part du contexte dans lequel ce type de projet se met en œuvre, et d’autre part sans une étude préalable des impacts sur les modifications des conditions de travail et sur l’organisation du travail.
La prévention des risques ? Quid de l’étude ergonomique, de la prise en compte des contraintes matérielles liées au handicap, de la gestion de la circulation de 7 personnes dans un espace de 50m², de la gestion de l’ambiance sonore, etc. ? Ce projet qui concerne une bonne quinzaine de personnes aurait dû faire l’objet d’une évaluation des risques professionnels avec les représentants du personnel. Les salariés, et avant eux leurs représentants, doivent disposer d’une information claire et suffisamment précise pour exercer leur travail de prévention. Comment en effet exprimer un avis ou des remarques sur un projet dont on ne connait presque rien ? A une semaine du début des travaux, les plans détaillés n’ont même pas été présentés, ni aux représentants de proximité ni aux salariés concernés. Par ailleurs, le contexte d’instabilité que vit l’encadrement de la rédaction depuis des mois accentue le risque de détérioration des relations de travail et la santé des salariés : incident grave d'un rédacteur en chef qui a perdu ses nerfs en conférence de rédaction et avec lequel plusieurs salariés ne souhaitent plus ou craignent de travailler, relations de travail difficiles entre plusieurs journalistes et une rédactrice en chef en CDD, turn-over de rédacteurs en chef adjoints en CDD, etc.
« Il faut tester pour se rendre compte » Ces propos tenus par des membres de la direction locale lors de la dernière réunion montrent que l’évaluation des risques n’est toujours pas une préoccupation dans notre antenne. C’est pourtant une obligation de l’employeur. Et c’est notre principale inquiétude sur ce projet. Par conséquent, nous demandons à la direction soit de suspendre la réalisation de ce projet jusqu’à la stabilisation de l’encadrement de la rédaction, soit de le revoir en faisant au préalable une véritable évaluation des risques professionnels.
Propositions des élus CGT Une solution simple, à bas coût et minimisant les risques est pourtant devant nous, à condition bien sûr de s’accorder avec les salariés occupant actuellement l’espace du futur hub sur un déménagement acceptable : - utiliser l’espace existant des trois bureaux attenants qui répondent déjà aux attentes de tous : cloisons vitrées permettant une vue des uns et des autres tout en garantissant une isolation phonique entre bureaux ; - partager les bureaux en tenant compte de la réalité du travail de chaque futur utilisateur : un bureau pour les deux scriptes du jour, un bureau pour les présentateurs du jour, un bureau pour le rédacteur en chef numérique, rédacteur en chef télé, responsable d’édition/chef d’édition par exemple, au lieu d’un seul bureau pour toutes ces fonctions ; - accompagner les salariés qui seront déménagés pour leur garantir de bonnes conditions de travail, en lien étroit avec les représentants de proximité. Les élus CGT invitent la direction à un véritable dialogue social avec l’ensemble des salariés concernés et avec les représentants du personnel. Nous ne pouvons pas laisser se dégrader les relations de travail dans une antenne qui a déjà trop souffert.
Nancy, le 5 novembre 2025
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NON ! Au bricolage ! OUI ! Pour un projet global du renouvellement des régies !
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Les élus du CSE ont rejeté à une très grande majorité le projet de déménagement de la régie et du plateau de Franceinfo tel que présenté par la direction ce jeudi 23 octobre 2025. Pourquoi ? Les premiers concernés, les salarié(e)s de Franceinfo, peuvent légitimement se poser la question. Nous leur devons une réponse. A l’unanimité les élus et les OS du siège ont déclaré leur profonde conscience des conditions de travail dégradées à Franceinfo, aussi bien en régie, en plateau que dans la rédaction. Ils ont déclaré qu’il n’en est pas moins concernant les autres régies du siège qui tombent en ruine. OUI ! Il faut changer cela ! NON ! Mais pas comme ça ! Ce projet n’est qu’un cheval de Troie du projet GENESYS, LE plan de la direction pour le renouvellement des régies du siège (Franceinfo compris). Or, en mars dernier, une décision du juge a mis la direction devant l’obligation de stopper son projet tant qu’elle ne le présentera pas dans sa globalité, car il n’est pas sans conséquences sur les emplois et l’évolution des métiers. Mais la direction refuse toujours de présenter son projet en intégralité ! Aujourd’hui, elle essaye d’instrumentaliser des événements récents (la panne en régie de Franceinfo en juin dernier) et à venir (l’élection présidentielle de 2027) pour justifier ce que les élus estiment être un passage en force. Dans le document du projet de déménagement Franceinfo, le plateau D, occupé actuellement par les éditions de France 3 Paris Ile de France, devient celui de Franceinfo…Mais que devient PIDF ? Que deviennent « Dimanche en politique » (national), « Tout le Sport », entres autres ? Sur le plan technique, il est fait état du passage à la norme ST 2110 avec le transfert des données informatiques audio et vidéo, stockées à l’extérieur de MFTV, dans des data centers situés en région parisienne. Quid de la sécurité de ces données ? Des conséquences de ce projet provisoire sur l’emploi au siège ? Toujours rien ! Nous, organisations syndicales, sommes conscientes de l’urgence du renouvellement des régies du siège. Mais devant le mutisme de la direction et la non présentation aux élus d’un projet finalisé, notre position ne peut pas évoluer, et notre demande reste toujours la même : Où va-t-on ? Que devient le projet GENESYS ? A la différence des derniers projets déployés à la hâte et sans vision, ni globale, ni dans la durée, le projet GENESYS avait au moins le mérite de proposer une solution qui avait du sens : le regroupement des régies du siège dans un HUB agile ou chaque régie possédait le même matériel et pouvait secourir l’autre. La panne du mélangeur vidéo sur l’émission « 20H30 le dimanche » créant un noir à l’antenne pendant près de 10 secondes démontre à l’évidence qu’il n’y a pas que la régie de la chaine info qui doit être renouvelée.
OUI ! Il y a urgence, partout, pour toutes nos régies du siège. NON ! Pas uniquement pour une rédaction !
Les élus du CSE ont été contraints de se prononcer sur un dossier qui aurait nécessité une approche plus globale. Une fois de plus, la direction tend un piège à la veille d’élections professionnelles, en cherchant à diviser les organisations syndicales et en leur demandant de se prononcer sans visibilité. Les élus dénoncent cette instrumentalisation du calendrier syndical. Ils estiment que les risques pour les salariés concernés sont trop importants en termes d’emploi et de conditions de travail, si ces travaux débutent dans l’urgence.
Paris, le 23 octobre 2025
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Rédaction nationale: Et l’iPhone c’est cadeau !
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Depuis quelques semaines, plusieurs cadres de l'information nationale sollicitent, soit individuellement, soit lors de réunions de service, des reporters pour les inciter fortement à produire des vidéos destinées aux réseaux sociaux. Le 13 octobre, en Instance de Proximité Information et Sports du Siège, la directrice de la transformation numérique de l'information et de franceinfo.fr a lâché une bombinette en douceur, entre deux rendez-vous.
Tourner avec l’iPhone sur les temps morts La directrice chargée de la transformation numérique est une femme pressée. Certes le style est policé, mais au milieu de cet enrobage d’anesthésie générale pratiqué d’une main experte, elle assène comme un clairon pour mettre au pas la troupe : « Tourner avec l’iPhone c’est facile sur les temps morts pendant les tournages sur la base du volontariat ». Il faudra tout de même, selon elle, veiller pour les équipes de terrain à changer l’angle du sujet avant de partir en tournage, et en discutant au préalable avec la nouvelle rédactrice en chef en charge de cette production, et avec le nouveau rédacteur en chef des comptes réseaux sociaux du 20h, sans oublier de discuter avec les chefs de service qui transmettent aux équipes de terrain les demandes des rédacteurs en chef du 13h et du 20h. Et enfin, sans oublier de renseigner « nos sources » !
La fête de la bière filmée avec l’iPhone ! La directrice chargée de la transformation numérique de la rédaction nationale a déroulé tous ses beaux exemples de rédacteurs modèles qui filment déjà avec l’iPhone. Les interviews des stars des prétoires pendant le tournage avec le JRI, ou encore ce rédacteur qui s’éclate en mode vlogging (pratique consistant à fabriquer un contenu vidéo) à la fête de la bière en Allemagne. Est-il prévu de demander aussi aux présentatrices et présentateurs de filmer à l’iPhone leurs invités en plateau ? Claude Guéant ou Henri Guaino ? Pour faire le buzz ? Pour s’aguerrir à ces nouveaux modes de tournage, la direction propose une formation sur les réseaux sociaux d’une journée (matin théorie et après-midi pratique), et même c’est cadeau : un nouvel iPhone plus performant pour les volontaires !
La casse des métiers a commencé Le maître mot, selon la directrice chargée de la transformation numérique, c’est l’acculturation (processus par lequel une personne ou un groupe assimile une culture étrangère à la sienne). Nous aurions préféré qu’elle employât les mots justes : compétence complémentaire ! Dans ses propos, il n’en sera jamais question. Delphine Ernotte n’aura donc pas traîné après la dénonciation de l’accord collectif le 9 juillet dernier, en décidant de répondre aux injonctions de la Cour des comptes en avançant à marche forcée vers la casse des métiers. Son nouveau mantra est la polyvalence, qu’elle a décidé d’imposer sans même consulter les élus. Delphine Ernotte achète les salariés non pas avec un plat de lentilles, mais avec un iPhone. La CGT considère qu’il faut s’adapter à la bascule du tout numérique, mais en recrutant des professionnels : journalistes, monteurs, community managers, etc. Pourquoi demander l’utilisation de smartphone à des rédacteurs qui n’ont pas la compétence complémentaire ? C’est les inciter à ne pas respecter les négociations en cours entre la direction et les organisations syndicales sur l’accord UTS (relatif à l’utilisation de l’unité de tournage avec smartphone), largement dévoyé sur le terrain par les directions opérationnelles. Dans la même instance, la DRH a annoncé pour 2026, 30 ETP (équivalents temps plein) en moins à la rédaction nationale. Quel accompagnement la direction compte-t-elle mettre en place pour ces nouvelles tâches qui viennent en plus des activités habituelles, et dans un contexte d’érosion des effectifs, alors que l’activité, elle, est constante ? La production de modules doit se faire après formation, avec des outils adaptés et sur le volontariat.
Paris, le 16 octobre 2025
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GRAND RAID DE LA RÉUNION 2025
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Nous ne sommes pas de simples boutons "rec" ! Lors du Grand Raid, la rédaction de Mayotte la 1ère a demandé aux participants mahorais de réaliser eux-mêmes leurs images et interviews pour diffusion dans nos éditions. Traduction : les journalistes sont court-circuités, notre rôle est réduit à néant. Réunion la 1ère, pourtant présente sur place pour couvrir ce grand rendez-vous incontournable de l’océan Indien, ne ferait-elle plus partie du groupe France Télévisions ? Où est passée la soi-disant coopération entre stations du même bassin ?
Cette pratique est : * Une attaque directe contre nos emplois de journalistes * Une dégradation de la qualité de l’information * Une logique de bricolage inadmissible dans un média de service public
NOS JOURNALISTES MÉRITENT LE RESPECT DE LEUR PROFESSION. LES MAHORAIS MÉRITENT UNE INFORMATION DE QUALITÉ, FAITE PAR DES PROFESSIONNELS. NOUS EXIGEONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DE CES PRATIQUES QUI NOUS METTENT SUR LA TOUCHE.
Nous ne nous laisserons pas réduire au silence ! Être journaliste, ce n’est pas juste tendre un micro. C’est informer, enquêter, raconter, analyser. On ne remplace pas des journalistes par des coureurs, aussi volontaires soient-ils.
NOUS DISONS NON : * NON à la sous-traitance sauvage de notre travail * NON à la casse de nos métiers * NON à la baisse de qualité des contenus
Mamoudzou, le 23 octobre 2025
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Risque grave confirmé à la rédaction nationale
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La messe est dite, balles neuves, fin de partie. La restitution ce 22 octobre 2025 du rapport du cabinet indépendant CEDAET, mandaté par les élus du CSE Siège pour enquêter sur un risque grave pour la santé à la rédaction nationale, vient clore une séquence dévastatrice pour la direction de l’information de FTV. Plongés pendant plusieurs mois dans les coulisses de la fabrication de l’information à la rédaction nationale, malgré les freins opposés tout le long de leur enquête par la direction, ces expert.es de l’analyse des organisations du travail et de leurs désordres ont rendu des conclusions sans appel: « Une forte verticalité du pouvoir décisionnel […]. Un prescrit éditorial strict qui laisse moins de marges de manœuvres et d’autonomie procédurale ou professionnelle aux journalistes » Oui, le système de fabrication de l’information à la rédaction nationale est à réformer, car il a créé un entonnoir éditorial fabriqué par une élite cooptée au sein d’un petit groupe de décideurs éditoriaux qui bride la créativité et les compétences professionnelles des journalistes. Ce système produit des sujets formatés. C’est l’appauvrissement éditorial, l’unicité des points de vue et de traitement dans les éditions nationales des sujets. La CGT dénonce régulièrement ces manquements déontologiques. Les expert.es qualifient ces pratiques d’un « entre-soi élitiste ».
« Un climat de travail parcouru de tensions et de violence » Ce système élitiste crée des désordres éditoriaux, qui nuisent à l’image de FTV auprès du public et fournissent des arguments aux ennemis du service public. Mais il crée aussi des dégâts humains. D’après les expert.es, c’est bien « un climat de tensions et violence qui règne à la rédaction nationale, générant « une situation de travail caractérisée par du travail empêché, des problématiques de reconnaissance et de charge de travail », dont les impacts sur la santé des salarié.es sont délétères. Des incidents d’antenne sur Franceinfo en début d’année, une réforme de l’organisation de la chaîne d’info qui n’a pas permis la maîtrise des dérapages d’invités ou de chroniqueurs en direct; l’éviction brutale d’Anne Sophie Lapix et l’arrivée en fanfare de Léa Salamé au 20h; dans la foulée, une accumulation d’ erreurs journalistiques et de dérives populistes dans le déroulé du jt phare de FTV… Le rapport Ceadet est une nouvelle bombe qui fait définitivement vaciller la forteresse bâtie depuis des années par une bande organisée dans une logique quasi sectaire. Voici venu le temps de la réforme. La Présidente de FTV l’a -t-elle compris? Le rattachement de l’info aux programmes est-il la solution pour reprendre la maîtrise de cette direction de l’information devenue folle et lancer sa réforme? Mais attention: c’est l’indépendance éditoriale et la liberté des journalistes qui doivent être rétablies. Pas question de reconstruire un système vertical et de contrôle. La CGT ne laissera pas faire.
Paris, le 22 octobre 2025
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60 ans de télévision régionale en Franche-Comté : Une dernière danse avant l’extinction de la lumière ?
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Un concert au Zénith de Dijon en octobre et une soirée festive à la Citadelle de Besançon en novembre, la direction a visiblement de l’appétit pour célébrer en Franche-Comté les 60 ans d’une « télévision régionale » (mais comment s’appelait-t-elle déjà ?) qu’elle soumet pourtant à une diète sans précédent et ce sera sans doute pire l’année prochaine. Nous n’avons donc vraiment pas le cœur à nous déhancher et d’ailleurs que pourrions-nous bien fêter avec celles et ceux qui nous dirigent à ce bal des faux-semblants ?
Après 60 ans de vie commune, nous n’avons hélas toujours aucun héritage à partager avec une direction qui se targue de célébrer le passé de notre antenne tout en étant dans l’incapacité de lui donner un futur !
Les organisations CGT, SNJ et SUD de France 3 Franche-Comté.
Besançon, le 20 octobre 2025
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Featured
Communiqué de la CGT france.tv
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A la suite de la publication de notre tract « le Communautarisme n’a pas sa place sur FTV ! », lundi 13 octobre, nous avons reçu une grande quantité de messages, pour la plupart injurieux et haineux. Ce n’est pas à ces derniers que nous souhaitons répondre mais aux personnes qui pourraient s’interroger sur un parti pris de la CGT dans le drame qui se joue au Proche-Orient et dont les échos contaminent largement le débat public en France. Fidèle à ses valeurs, notre organisation se bat et continuera à se battre contre toute forme de xénophobie et de discrimination. Nous ne saurions tolérer dans nos rangs et dans nos écrits, ni antisémitisme ni aucune forme de racisme. Précisons-le : jamais la CGT n’a sous-estimé l’horreur de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023. Le propos de notre tract visait le traitement journalistique univoque et partisan d’une actualité liée à la commémoration du massacre du 7 octobre. Rien d’autre. Dans ce terrible drame, il n’appartient pas aux journalistes d’établir une échelle de la souffrance en invisibilisant une partie des protagonistes. Notre syndicat s’évertue à défendre un traitement équilibré et pluraliste de l’actualité et nous continuerons à le faire. Si le tract laisse croire à un autre message, alors nous avons manqué notre but et nous nous en excusons. La CGT sera toujours au service de la paix et de la justice.
Paris, le 17 octobre 2025
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Graves erreurs sur les éditions nationales de france 2 La direction de l’info en plein marasme
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Le navire amiral du 20h est en train de couler. Avec lui, c’est la forteresse de la direction de l’Information qui s’écroule, c’est la faillite d’un système forgé pendant plusieurs dizaines d’années au sein de l’antenne de France 2. Ploutocratie, méritocratie, endogamie, réseau, élitisme, c’est ce cocktail toxique qui explose aujourd’hui. Quand Léa Salamé, après quinze minutes de journal le 13 octobre 2025, commente un off consacré au terrible anniversaire de l’assassinat de Dominique Bernard, elle refait la même erreur que son collègue Julian Bugier quelques heures plus tôt au 13h, en confondant son nom avec celui de Samuel Paty, malheureuse victime lui aussi des islamistes extrémistes. La même erreur, deux fois. Malgré toute la cohorte de chefs et directeurs qui relisent la moindre virgule. C’est grave ! Pas de rectification en direct C’est encore plus grave quand une directrice et un rédacteur en chef présents en régie sont informés de l’extérieur de l’erreur, mais décident de ne pas faire de rectificatif en direct à la fin du JT. Cela peut paraître incroyable, mais c’est la réalité. La CGT met en garde la direction : qu’elle n’essaie pas de créer la diversion en faisant sauter des fusibles, comme à son habitude, il faut qu’elle assume pleinement ses responsabilités. Car ce dernier incident, tout comme les précédents et les dérives éditoriales qui s’accentuent depuis la rentrée sont le signe d’un système arrivé à bout de souffle. Un système toxique pour l’éditorial Depuis la destruction des éditions nationales de la 3, les journaux de France 2 sont la seule voix d’expression des journalistes de la rédaction nationale fusionnée. Donc le système élitiste hérité de la culture France 2 s’est propagé dans toute l’information. Une clique de cadres journalistes fonctionnant en réseau choisit à la fois les sujets mis à l’antenne, les journalistes chargés de leur fabrication, et la façon de le faire. Directeurs adjoints de la rédaction, rédacteurs en chef et chefs de service ordonnent, font et défont parfois à la virgule. Ce ne sont plus les journaux de la rédaction, mais du petit groupe de décideurs éditoriaux. La conséquence est visible à l’antenne : aucune diversité, récurrence de sujets sur des thématiques autour du fait divers, de la consommation et du people, unicité des approches et de la pensée. Et on ne parle pas du ton des commentaires dans les sujets… Un système toxique et destructeur en terme humain Proposer des sujets, les fabriquer en autonomie et qu’ils soient diffusés sont des prérogatives fondamentales du journaliste. Leur perte généralisée à la rédaction nationale crée non seulement des désordres éditoriaux, mais aussi des dégâts humains. Faut-il rappeler que des dizaines de témoignages de journalistes ont conduit à une expertise pour risque grave ? Tout récemment, une assemblée générale déclenchée par la SDJ de la rédaction nationale a révélé le ras-le-bol général des journalistes : management brutal, verticalité, trop de pression… les plaintes sont désormais généralisées chez les salariés. Trop c’est trop ! La CGT demande en urgence un rendez-vous à la présidence : il est grand temps de changer de direction et d’organisation à l’Information.
Paris, le 15 octobre 2025
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Taper sur l’audiovisuel public et protéger CNews ?
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Cela ressemble à une attaque coordonnée : le 5 septembre, l’Incorrect, un journal d’extrême-droite, publie le montage d’une vidéo tournée en caméra cachée, laissant supposer une entente entre les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand avec des cadres du Parti Socialiste. Aussitôt, “l’affaire Legrand/ Cohen” occupe 94% du temps d’antenne de CNews, chaîne du groupe Bolloré au service d’un projet d’extrême-droite, avant de faire la une du JDNews, hebdomadaire du même groupe, avec un montage photo aux relents d’antisémitisme. Dès le 17 septembre, le collège de l’ARCOM auditionne les présidentes de Radio France et France Télévisions, puis décide d’entamer des travaux pour “objectiver la notion d’impartialité”, ou encore “mesurer la perception et les attentes ” vis à vis de l’audiovisuel public. Début octobre, ce sont les sénateurs qui entrent dans la danse, en entamant une série d’auditions, le sénateur LR François Bonhomme, membre de la commission culture déclarant même : “J’espère qu’on aura autre chose que la mise en cause d’un autre média”, référence à l’interview dans laquelle Delphine Ernotte avait -enfin-, qualifié CNews de chaîne d’extrême-droite. Dans la foulée, les députés UDR, le parti d’Eric Ciotti, décident d’abandonner leur douteux projet de commission d’enquête sur “le coût de l’immigration” pour demander une commission d’enquête parlementaire sur “La neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public”, alors qu’un rapport de la Cour des comptes vient de pointer une situation budgétaire catastrophique.
Un débat tronqué L’impartialité, l’objectivité, la neutralité, répondraient-elles à une nouvelle définition qui consisterait à faire micro ouvert à l'extrême-droite et aux politiques ultralibérales, tout en dénigrant les manifestations populaires comme celles issues du mouvement Bloquons Tout, ou encore des partis comme La France Insoumise ? Car c’est la ligne de CNews, et plus généralement celle des médias du groupe Bolloré, auxquels d’autres journaux emboîtent le pas, y compris parfois nos médias de service public. (voir notre communiqué sur le journal d’Ancien Régime, lien) Rappelons qu’en douze ans, l’ARCOM a pris 52 sanctions contre C8 et CNews. La chaîne “d’informations” du groupe Bolloré a notamment été condamnée pour dénigrement d’un candidat, stigmatisation des personnes immigrées, présentation de sondages faussés, diffusion de propos trompeurs sur l’IVG ou encore diffusion de fausses informations sur le changement climatique....
Pluraliste ? Impartial ? Objectif ? En tout cas, cela n’a pas empêché l’ARCOM de renouveler l’autorisation d’émettre de CNews, qui utilise désormais la fréquence qui lui est gracieusement mise à disposition par l’Etat en échange du respect d’une convention pour mener une violente campagne contre l’audiovisuel public. Une convention qui l’oblige au pluralisme des idées et des opinions, car c’est juste la loi en France, et cela concerne aussi Europe 1. Quant au budget de l’audiovisuel public, la situation catastrophique dénoncée par le rapport de la Cour des Comptes découle directement de décisions politiques, en premier lieu celle de supprimer la redevance qui permettait de développer des projets sur la base d’un financement pérenne et garanti. Un appauvrissement qui s’est déjà traduit par la disparition du JT national de France 3 ou encore de la radio Mouv’ et de France Bleu Ile de France. S’il faut encore réduire les moyens de l’audiovisuel public, quelles missions essentielles faudra-t-il encore abandonner ? Nous rappelons au passage que la plupart des médias privés bénéficient d’aides à la presse sans qu’aucun contrôle ne soit réalisé concernant leur contenu ou leurs orientations politiques, alors que les rachats de journaux par les milliardaires ont pour effet une polarisation de l’ensemble du paysage médiatique à droite et à l’extrême-droite.
Appel à la responsabilité Aux députés, sénateurs, et membres du collège de l’Arcom, nous demandons de protéger l’audiovisuel public au lieu de l’attaquer. S’il est toujours sain de s’intéresser au respect du pluralisme, et l’Audiovisuel Public n’est pas exempt de critique, encore faudrait-il que cela soit fait à tous les médias qui y sont soumis et donc de s’intéresser également aux chaînes et aux médias qui, comme CNews, sont devenus des organes de propagande et de haine, contre des idées ou des individus. A ce titre, RSF vient de saisir l’Arcom contre la chaîne « d’information » du groupe Bolloré, pour avoir au printemps dernier, alimenté une vague de haine contre trois journalistes, menacés de mort pour avoir enquêté sur l’affaire Crépol. Aux responsables politiques et aux citoyens, nous posons cette question : quel monde voulons-nous pour demain ? Celui-ci dépendra notamment de notre capacité à préserver un audiovisuel public fort, financé et indépendant. Sans cette garantie, quel contre-pouvoir journalistique s’opposera à la vision de milliardaires qui décident, sans aucun garde-fou, de travestir ou d’occulter la vérité dans les médias de masse qu’ils possèdent ? En 1964, Hannah Arendt écrivait “la liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet de débats.” Dans le crépuscule qui nous guette, cette phrase est plus que jamais d’actualité, et il faut préserver les phares comme celui que constitue encore l’audiovisuel public.
Paris, le 7 octobre 2025
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La Cour des Comptes l’a rêvé, le pôle Outremers l’a fait !
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Dans un mail envoyé aujourd’hui, on demande un rédacteur ou une rédactrice de Réunion La 1ère, volontaire, pour se rendre à Madagascar en « catastrophe » (d’ici 24h) et faire :
Pour l’aider dans sa mission, Réunion La 1ère dépêchera aussi un monteur. Nos collègues de Mayotte, eux, propose un JRI-biqualifié. La CGT dit oui à la couverture de l’actualité de la zone Océan Indien, mais non au déploiement d’une équipe sans prendre en considération les conditions de travail auxquelles elle sera exposée. C’est prendre le risque, en conscience, de mettre en danger la sécurité des personnes envoyées sur place en les exposant à une charge de travail incommensurable pour un seul rédacteur / JRI. Mais jusqu’où est-on prêt à aller au nom des économies ? Le pôle Outre-mer a-t-il décidé de réaliser par anticipation le rêve de Delphine Ernotte ? Un (e) journaliste pour couvrir quatre médias simultanément. La Cour des Comptes l’a rêvé, le pôle Outre-mer l’a fait ! Sans compter la mise en danger physique et émotionnelle des équipes envoyées dans l’urgence. Ceux qui ont déjà été envoyés à Madagascar ont émis des préconisations. Ils connaissent le terrain et la difficulté qui les attend. A vouloir aller trop vite… on risque l’accident… La direction en assumera-t-elle les conséquences ? C’est aussi prendre le risque de mettre en situation un binôme qui ne se connait pas avec des conséquences sur la qualité du contenu et de la cohésion sur place dans un contexte politique insurrectionnel. La CGT demande à la direction de revoir son offre et d’intégrer un (e) journaliste radio/web supplémentaire pour mener à bien cette mission. Aujourd’hui, c’est bien sur l’autel des coupes budgétaires que nos collèges risquent d’être sacrifiés. Qui en prendra la responsabilité ? le DCI ? la rédaction en chef ? la directrice régionale ?
St Denis, le 30 septembre 2025
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Préavis de grève 2 octobre 2025
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Après le succès de la journée de mobilisation du 18 septembre, le Premier ministre ne semble pas avoir pris la mesure de la contestation du budget austéritaire préparé par son prédécesseur à Matignon. France Télévisions est plongée artificiellement en déficit en 2025 après une année 2024 où l’équilibre a été atteint au prix de multiples économies. Même le rapport de la Cour des comptes reconnaît que France Télévisions est dans une situation financière critique, en raison de la baisse du financement public. Le dogme austéritaire, à l’œuvre depuis de nombreuses années, nous concerne de très près à France Télévisions : emplois et salaires sont gravement en berne alors que plane toujours la menace d'une holding exécutive pour les entreprises de l'audiovisuel public. Le projet de budget 2026 qui reste dans les tuyaux des ministères prévoit toujours une coupe supplémentaire de 65 M€ pour France Télévisions, à laquelle il faudra ajouter un déficit de 50 M€ en 2025 et, encore une fois, supporter l’inflation des prix. Soit environ 150 M€ à trouver en interne, ce qui est tout simplement impossible, sauf à dégrader gravement nos grilles de programmes et amplifier les suppressions de postes. Cette politique délibérée est ensuite le prétexte à justifier une restructuration de l’entreprise en commençant par remettre en cause notre accord collectif comme le suggère la Cour des comptes. La direction de France Télévisions s’inscrit dans cette logique, raison pour laquelle elle a anticipé le rapport de la Cour des comptes en dénonçant l’accord collectif, via une procédure enclenchée en juillet et dont nous contestons par ailleurs la légalité. Les syndicats CGT, CFDT, FO et SNJ de France Télévisions revendiquent donc :
Nous appelons donc l’ensemble des personnels de France Télévisions à cesser le travail le jeudi 2 octobre à partir de 00h et pour une durée de 24h et à rejoindre les manifestations sur tout le territoire. Dans toutes les antennes et tous les sites de France Télévisions, nous invitons les personnels à organiser des assemblées générales pour débattre de la gravité de la situation.
Paris, le 26 septembre 2025
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Martinique la 1ère - C’est toujours France Télévisions
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Le chemin vers la convergence oui ! Mais pas à n’importe quel prix ! Pas n’importe comment ! Depuis plusieurs mois des collègues sont invités à travailler pour tous les supports Radio, TV et Internet. Ainsi, des journalistes affectés à la télé contribuent à la production des éditions radio et des publications internet, désormais des journalistes affectés à la radio apportent des éléments pour les journaux télé et les publications internet ! Woy ! Si le premier cas se fait avec la participation des chargées de réalisation, la seconde situation réclame l’utilisation de téléphone portable ! Même entreprise, même accord d’entreprise Les collègues TRES SOUVENT, TROP SOUVENT, les pigistes qui ne peuvent pas dire NON et utilisent leur téléphone personnel. Leur demanderez-vous d’acheter leur caméra, leur micro, leur lumière additionnelle, pour tourner les sujets ? C’est à l’employeur de fournir le matériel nécessaire à l’exécution du travail. Trop facile de vouloir à tout prix et n’importe quel prix sauver des éditions. Rappelons qu’à ce jour selon L’ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF A L’UTILISATION DE L’UNITE DE TOURNAGE AVEC SMARTPHONE AU SEIN DE FRANCE TELEVISIONS seuls deux collaborateurs sont habilités à utiliser un kit UTS et donc un téléphone pour tourner. Une histoire de téléphone ! Le téléphone visiblement outil par excellence pour masquer les insuffisances ! En effet le téléphone toujours personnel est aussi utilisé pour des interviews en radio. Facile de tendre un téléphone à un interlocuteur ! Non Les journalistes doivent être équipés du matériel adéquat pour ramener les ITW. Cela à la fois pour la bonne qualité sonore mais aussi pour éviter l’augmentation de la charge de travail des chargées de réalisation. La nécessité de faire respecter le cadre fixé par l’accord d’entreprise Si les pratiques menant à la convergence sont aux yeux de la hiérarchie celles de « l’avenir » elles doivent encore être organisées dans le respect de ce cadre.
RESPEKTE TRAVAY TOUT MOUN Résistons à la tentation de mettre « images amateurs » sur celles tournées par nos collègues, journalistes professionnels, avec leur téléphone, à la seule fin de fermer les yeux sur l’évidence !
Fort-de France, le 24 septembre 2025
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Rapport de la Cour des comptes - Encore aux salarié·es de payer la note ?
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Le crédit que nous pouvons faire à ce rapport de la Cour de comptes (à lire ici), est qu’il pointe « une situation financière critique ». Mais loin de s’en prendre aux défaillances de l’État en matière de financement de l’audiovisuel public, la Cour ne propose que des réformes structurelles qui n’ont que trop tardées selon elle.
Une seule obsession : l’accord collectif d’entreprise Réduire la masse salariale pour retrouver des marges de manœuvre, voici donc la nouvelle ambition pour le service public ! Ça tombe bien, la direction de l’entreprise a largement anticipé les conclusions de la cour des comptes en dénonçant l’accord au mois de juillet. Comme cela est étrange, pour ne pas dire téléphoné... Mais est-ce vraiment le rôle de Cour des comptes de faire de la politique ? Antisociale qui plus est ! Cela pose question. Tout y passe dans le rapport, la nécessité des polyvalences pour diminuer le nombre d’emplois, les salaires trop élevés, des indemnités bien trop généreuses en cas de licenciement, pas assez de jours de travail, et trop d’avantages en tout genre que ce soit en termes de primes, de rémunération des pénibilités ou d’activité sociale des CSE. La Cour des comptes veut-elle être la championne de l’antisocial ? Car une fois les polyvalences généralisées, la Cour dit en creux qu’il y aura trop d’emplois à France Télévisions et qu’il faudra dégraisser, d’où la nécessité de faire sauter la garantie d’indemnités en cas de licenciement afin de licencier à moindre coût. A aucun moment la Cour ne se pose la question de la justification des dispositions de notre accord. Les « sages » de la Cour savent-ils ce que c’est d’assurer une activité de service public, 7 jours sur 7 ? Évidemment qu'il faut des compensations pour le temps de travail du week-end, pour le temps de travail matinalier, de nuit et pour un travail en continu afin de ne pas interrompre la captation des évènements par exemple. Pas un mot sur tout cela, juste un réquisitoire antisocial néolibéral sans aucun complexe.
N’est pas historien qui veut Par ailleurs, la Cour des comptes réécrit l’histoire. En effet, le rapport indique que « les négociations sur l’accord de 2013 avaient laissé en suspens la question de la polyvalence des salarié·es, empêchant d’adapter les postes de l’entreprise aux évolutions introduites par les technologies numériques. » Ah bon ? Si les représentants de la Cour avaient fait un travail sérieux, en interrogeant les syndicats, cela leur aurait permis d’exhumer les propositions faites en 2011 dans le cadre de la négociation de la nomenclature des métiers : une liste d’une dizaine de métiers du numérique, tout simplement refusée par la direction de l’époque. Il est vrai que son but était d’externaliser les développements du numérique. Et on nous impose maintenant de payer le prix aujourd’hui de cette erreur stratégique ? Autre imprécision, la Cour cite un accord de méthode refusé par les organisations syndicales début 2024. Effectivement nous n’avons pas besoin de signer un accord qui ne comporte finalement qu’un agenda de négociation, il suffit de noter des dates dans un calendrier. Mais plus grave, nous avions explicitement demandé à la direction de commencer par négocier les métiers du numérique. Refus explicite de la DRH en charge du développement RH de France Télévisions pour qui la priorité c’est la polyvalence des métiers des techniciens et des journalistes. Là aussi, il s’agit une erreur stratégique car le numérique est une priorité affichée de l’entreprise. Et l’inclusion, en 2024, dans notre accord collectif, des métiers du numérique aurait donné des perspectives aux salarié·es, technicien·nes ou journalistes, pour se projeter dans le développement des activités de l’entreprise. C’est un peu dur de nous faire porter le chapeau maintenant. Que la direction assume ses erreurs.
Un rapport à charge très théorique C’est donc un rapport à charge qui reste théorique et très largement déconnecté de la réalité du terrain avec les conditions de travail dégradées des salarié·es. Mais il est sans doute difficile depuis son bureau parisien de se rendre compte de la réalité sociale que nous vivons dans notre entreprise de service public dans toutes ses implantations hexagonales et d'Outre-Mer. Avec le sentiment d’un profond mépris, d’être considérés comme des nantis alors que la réalité ce sont des efforts avérés de productivité, 25 % depuis 13 ans, avec un niveau de ressources publiques qui resté identique. La présidente de France Télévisions avait elle-même mis cela en avant lors de sa conférence de presse de juillet 2025. Et maintenant ? Aux salarié·es de payer l’addition ? Que nos gouvernants commencent d’abord par nous montrer l’exemple. C’est clair que nous nous opposons à notre direction qui entend faire sienne les conclusions de ce rapport et que les relations sociales n’ont pas fini de se tendre dans ces conditions.
Paris, le 24 septembre 2025 |
À Lyon, violences inacceptables sur un journaliste
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Le SNJ CGT et la CGT apportent tout leur soutien au confrère journaliste de FTV blessé à Lyon lors de la manifestation dans le cadre du mouvement social du jeudi 18 septembre 2025 et lui souhaite le plus prompt rétablissement. Elle condamne avec véhémence cet acte d’agression lâche et d’une extrême violence, qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves si le sac à dos du reporter ne l’avait protégé d’un impact direct dans le dos . L’enquête en cours doit déterminer qui est le tireur, et le cas échéant, si le tir provient des forces de l’ordre, la responsabilité hiérarchique.
Le SNJ-CGT sera présent et soutiendra toute action en justice à venir sur cette affaire.
Paris, le 22 septembre 2025
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Les échos d’Ici En Lorraine, une rentrée dans la douleur
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Cette rentrée s’annonçait pourtant calme. Pas la révolution éditoriale, pas de déploiement de nouveaux outils, seules quelques nouveautés à coût zéro, voire génératrices d’économies : un élément de 7 minutes made in FTR à diffuser à la suite des JT du soir, un changement de case pour Destins lorrains, une nouvelle mouture de l’édition de la Locale de Metz, et une couverture du Livre sur la Place réduite à sa plus simple expression, une page dans le JT. On vous balade ici Jour 1 de la rentrée, en conférence de rédaction, les scriptes s’inquiètent de n’avoir reçu aucune information sur la mise en place de cette nouvelle séquence de 7 minutes savamment intitulée On vous emmène ici. Tous les rédacteurs en chef ont été informés du projet début juillet, nombre d’antennes ont fait des essais préalables. Mais à Nancy, le 1er septembre au matin, aucune info n’a encore été transmise aux équipes. Des essais, pour quoi faire ? Face à ce manque de considération notoire, le ton monte. Des essais finissent par se faire à la hâte dans le courant de l’après-midi. Destins lorrains, ou l’éloge du travail dissimulé Ici aussi, la fluidité des informations laisse largement à désirer. Les bruits de couloir laissaient entendre que la rentrée démarrerait par des rediffusions de la saison passée, retaillées pour une nouvelle case à midi. Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est bien ce qui s’est produit. Quid du travail de montage ? Sous le regard du responsable de l’émission, sans planification et sans que ses collègues n’aient été prévenus, un monteur va préparer le travail sur ses heures de montage JT, mettant à mal le reste de l’équipe du journal. Quel est le problème ? Pour l’adjoint responsable de cette émission, les monteurs ont bien le temps, entre deux sujets d’actu, de lui rendre ce service ! Invisibilisation du travail et haute considération des « petites mains ». Ce programme à pas cher, coûterait-il encore trop cher ? La Locale de Metz définitivement enterrée ? La rédactrice en chef avait annoncé qu’elle reprendrait la main sur l’édition mosellane. Quelques réunions plus tard, le verdict tombe : finie l’actu locale, place à deux longs formats de 3 minutes, un « dans la thématique actu pour être au cœur des sujets dans l’air du temps », et l’autre autour d’initiatives « feel good et journalisme de solution », selon les termes de la direction. Plus sérieusement, pour tenir la cadence de 10 sujets de 3 minutes par semaine, ce chantier nécessite une organisation du travail bien huilée. D’autant plus que des plateaux de lancement sont envisagés, enregistrés à Nancy sur fond vert et en décor virtuel, ce qui nécessite une coordination au cordeau… Dans un monde normal, un responsable aurait été désigné pour détailler le projet, organiser sa mise en œuvre, coordonner et veiller au bon déroulement de chaque étape. Mais ici encore, à part une journée de tests techniques sur la mise en image des plateaux, rien de tout ça. Aucune réunion de travail avec les équipes concernées ; aucune information sur les fabrications en cours ou sur un calendrier anticipé ; aucune formation pour l’assistante de Metz à qui des nouvelles tâches sont confiées ; aucune adaptation des horaires de travail des monteurs ; aucune évaluation de la charge de travail des salariés impactés. Conséquence de cette absence totale d’organisation du travail, les plateaux tests ont été diffusé tels quels, avec des problèmes d’incrustations majeurs et quatre sujets ont déjà été rediffusés dès la 2ème semaine… Faute professionnelle ou accident industriel ? Un effondrement organisationnel assurément qui nécessite a minima un retour d’expérience. Le Livre sur la Place, le naufrage de trop Le plus grand rendez-vous littéraire de la rentrée en France, qui a longtemps fait l’objet de prises d’antenne exceptionnelles (PAE) en collaboration avec France Bleu, devait être traité à travers une simple page dans le JT cette année. C’est en tout cas ce que l’encadrement technique comme le délégué antenne et contenu et les représentants de proximité avaient compris. Mais au retour de congés fin août, tout ce beau monde s’entend dire que pas du tout, ils avaient mal entendu, c’est un JT spécial de 50 minutes qu’il faut mettre en musique ! Trop tard pour envisager l’utilisation du CCR et planifier les personnels ad hoc. Solution de secours, c’est le Rack 400 qui sera utilisé, un dispositif de transmission type Aviwest dépendant du réseau téléphonique, c’est à dire à fort risque de dégradation du signal et de décrochage en direct. Le résultat est à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre : absence de décor, absence d’éclairage, réglages des voies de caméra impossible, réseau d’ordres restreint, débit de transmission insuffisant entrainant une dégradation notoire de la qualité des images… Jamais un événement aussi prévisible n’avait été à ce point gâché. Les salariés qui se demandent bien comment on a pu en arriver à ce point d’amateurisme sont dépités. Face à cette désorganisation du travail pathogène, la CGT tire la sonnette d’alarme et demande à la direction du Grand Est d’intervenir rapidement pour mettre un terme à ces manquements à répétition de la part de la rédaction en chef lorraine. Il en va de la santé psychique des salariés et de la crédibilité de notre antenne.
Nancy, le 17 septembre 2025
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Notre conversation, vraiment ? Un dispositif opaque aux intentions qui questionnent
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Le 12 septembre, les salariés ont reçu un message de la PDG, les informant du lancement d’une démarche « de conversation » leur permettant de s’exprimer. Pour la forme, les syndicats avaient été simplement informés de la démarche une heure auparavant. On a bien compris que l’objectif était de neutraliser toute expression de leur part en amont. Le dialogue social dans toute sa splendeur ! La direction est à la manœuvre pour contourner instances et syndicats. Dès ce lundi matin, la direction dégaine et balance son sondage aux salariés. Quel est l’objectif réel de cette opération ? Si la direction affirme garantir la confidentialité des réponses (RGPD oblige), aucune assurance n’est donnée sur la restitution qui sera produite. Sera-t-elle fidèle aux potentielles critiques et aux attentes des salariés ? Car le dépouillement des réponses va se faire dans le plus grand secret et sent bon la manipulation face à des syndicats trop lucides et opposés aux projets de démantèlement de cette direction. Comme par hasard, cette opération intervient juste au moment où la direction fait subir aux salariés la plus grande agression sociale qui soit, en dénonçant l’accord collectif qui encadre toute leur vie professionnelle. Est-elle vraiment décidée à entendre leurs récriminations et à les restituer ? Demande de transparence Si la direction veut réellement lancer une opération vérité, qu’elle rende public l’intégralité des réponses anonymisées du questionnaire. Si tel n’est pas le cas, les conclusions, quelles qu’elles soient, seront sujettes à caution et à la suspicion. Néanmoins, la CGT de france.tv incite les salariés à répondre massivement à ce sondage et à rendre compte de leur réalité, de l’évolution de leurs conditions de travail au quotidien depuis 2020. Pour mémoire, outre la crise sanitaire, nous avons connu : la restructuration permanente, le déploiement de projets mal maitrisés et aux effets destructeurs pour les salariés (Newsboard, OpenMedia, Sherlock, Campus, la réforme des rédactions en Outre-mer, Zenon, le projet avorté de régionalisation, la catastrophique expérimentation de l’Overdrive, le projet Tempo accompagné de la suppression des éditions nationales de France 3, la mise en place par petites touches de la marque Ici sur les antennes et sur le numérique, la suppression des équipes légères du Siège et le transfert des équipes régionales de la Fabrique au Réseau, la suppression de deux cars de vidéo mobile, les restrictions budgétaires qui entrainent les suppressions de postes, la baisse de l’activité et l’externalisation des activités. Sans parler de la politique salariale en berne, du deux poids deux mesures dans la gestion des affaires de harcèlement ou violences sexistes et sexuelles, du caporalisme managérial qui perdure ou de la gabegie de postes d’encadrement dont on se demande bien à quoi ils servent alors qu’on ne cesse de constater des suppressions de postes sur le terrain. La direction a peut-être le sentiment d’être dans une impasse après sa catastrophique décision de dénonciation de l’accord collectif. Tous les syndicats s’y opposent, les CSE sont en train d’entrer dans la danse, en attendant une procédure juridique collective pour faire invalider cette décision. Elle cherche des prétextes dans la frustration que vivent aujourd’hui bon nombre de salariés de France Télévisions, faute de projets motivants et porteurs. La direction tente une diversion mais personne n’est dupe.
Paris, le 15 septembre 2025
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La gazette des RP et élu·es du Siège - Septembre 2025
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En ce début septembre, la Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports. Etaient présent·es
Préambule En cette rentrée, les possibilités de dialogue social apaisé avec la direction semblent plus que jamais dans l’impasse. La première prise de parole de la directrice adjointe de l’information envoie un très mauvais signal. Muriel Pleynet a cru bon de casser l’ambiance en déclarant qu’elle considérait les questions des représentants du personnel d’« inhabituellement agressives ». Étonnement de part et d’autre de la table. Les Représentants de Proximité lui ont rappelé qu’ils représentaient les salariés et leurs inquiétudes légitimes dans le contexte anxiogène de restrictions budgétaires qui touche FTV en cette rentrée.
Nos lecteurs jugeront par ailleurs s’ils trouvent les questions des représentants du personnel agressives… mais aussi les réponses apportées par la direction.
Missions
Quel est le nombre de missions réalisées par les rédactions F2 + F3 + Sports + franceinfo tv et .fr entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour, dont le transport et l'hébergement n'ont pas été prises en charge par leurs directions respectives ? Pour quelles raisons ? Réponse : Aucune Quels sont les reportages pour France 2 + France 3 + franceinfo tv, entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour pour lesquels un·e JRI a réalisé un montage ? Réponse : Aucune
Magazines
Les RP regrettent le manque de transparence quant aux détachements accordés dès qu’il s’agit des magazines. Nous dénonçons un deux poids deux mesures, et souhaiterions qu’un turn-over soit mis en place par la RH, pour donner à tous les journalistes motivés la possibilité de travailler au moins une saison avec les équipes des magazines. Pour la rentrée 2025-2026, les équipes composées de 53 journalistes CDI (nombre donné par la direction en mai dernier) ont-elles été renforcées par de nouveaux entrants ? Si oui combien sont issus de la rédaction ex France 2, et combien sont ex France 3 rédaction nationale ? Combien sont issus des rédactions régionales de France 3 ? Merci de détailler pour chaque magazine : Envoyé Spécial ; Complément d'Enquête ; Nous les Européens. Frédéric Debains nous a répété à quel point cette question avait le don d’agacer la directrice des magazines. Nous avons tout de même obtenu cette réponse : deux journalistes quittent Envoyé spécial, l’un d’eux part au service éco et l’autre quitte l’entreprise. Ils sont remplacés par une journaliste CDI ex France 3 et un journaliste CDD de la rédaction nationale.
franceinfo TV
Les audiences de franceinfo la classent 4ème des chaînes info. Comment expliquer ces scores décevants ? Les RP veulent comprendre pourquoi franceinfo TV, malgré la bascule sur le canal 16 de la TNT, ne décolle pas ? La direction compte-t-elle réagir ? Selon Muriel Pleynet on peut se réjouir des audiences du 8 septembre (Déclaration de politique générale et chute de F. Bayrou) qui ont battu un record depuis la bascule, à 1,8 %. Pour le reste, elle se dit satisfaite des scores qui selon elle progressent : on a gagné 0,2 à 0,4 point d’audience en moyenne. Elle ajoute qu’elle ne s’attendait pas à un bouleversement du classement, car précise-t-elle : « franceinfo TV n’a pas les mêmes moyens que la concurrence. On ne paye pas nos intervenants en plateau. » Elle reconnaît à demi-mots que franceinfo TV ne progresse pas assez vite. Elle évoque : « un travail au long cours. On est passé de 0,8 à 1,1 ou 1,2 en moyenne. Ça va prendre du temps. »
A franceinfo TV, combien de nouveaux recrutements extérieurs depuis le mois de juin ? Qui ? Pour faire quoi ? Pourquoi ne pas favoriser l’interne alors que les compétences sont disponibles ? Des journalistes ex CNews ont-ils été embauchés ? Quel est le statut contractuel du nouvel intervenant éditorialiste politique, par ailleurs journaliste intervenant sur l’antenne de France Inter ? Pour justifier tous ces nouveaux recrutements, sur des postes en vue, la direction ne prend aucun gant. Selon Muriel Pleynet et Romain Messy, les compétences n’existent pas en interne. Les principaux intéressés apprécieront… On pense aussi à tous les CDD investis qui après des mois de contrats sur la 27, ont reçu une lettre les priant d’aller travailler ailleurs. Concernant les recrutements extérieurs, la direction explique qu’elle avait besoin de renforcer l’antenne en politique, en économie et en police justice. En politique, un éditorialiste arrive de France Inter tout en restant à France Inter. Il sera à mi-temps à France inter et à mi-temps à franceinfo TV en CDD. En police justice, une journaliste est recrutée (ex du Point). La personne recrutée prend le poste laissé vacant par une chroniqueuse culture, partie à la concurrence. En soir week-end, deux chroniqueurs arrivent de CNews. La direction précise : « Ils ne sont pas journalistes, ils sont écrivains, essayistes et sont en contrat CDD. » Un chroniqueur éco matinal est recruté pour combler la faiblesse identifiée à l’antenne. Le journaliste, ex-chef du service éco d’Europe 1, a un contrat CDD. Muriel Pleynet a tout de même tenu à préciser qu’elle compte sur la mobilisation des journalistes du service politique de la rédaction nationale qui devront travailler à tour de rôle les vendredi, samedi et dimanche sur franceinfo TV. Si Muriel Pleynet loue la qualité des édito politiques de certains journalistes maison, elle n’a pas de mots assez durs pour qualifier le travail d’autres collègues qui n’ont pourtant pas démérité le week-end avant minuit. Comme quoi l’exercice est périlleux et il est parfois difficile de démêler ce qui a le don de plaire ou de déplaire ! Nous avons aussi appris que le recrutement extérieur à l’éco s’imposait car selon la direction, aucun journaliste de la rédaction nationale ne s’est porté candidat. A notre question si un appel à candidature avait été lancé par mail, la réponse de la direction est NON, donc ceci explique peut-être cela… Mais ce que nous retenons le plus de cet échange, c’est cette sortie tonitruante de Romain Messy, le Directeur de la rédaction de franceinfo TV, qui apparaît tout-puissant. Le nouveau directeur confond entreprise privée et entreprise de service public, tant il est persuadé de son bon droit : « A chaque fois qu’on a des besoins, on va les chercher à l’extérieur, car nous n’avons pas les compétences en interne. On nous fait un procès d’intention depuis 20 ans, on croit que toutes les compétences sont chez nous. Mais non, il faut arrêter de croire qu’on est les meilleurs. Moi, je vois tout de suite si quelqu’un est compétent ou non. Il faut oxygéner cette rédaction avec des compétences qu’on n’a pas en interne. On assume. On ne passera pas de note en interne, on ne fera passer aucun casting en interne. » Muriel Pleynet renchérit en expliquant que « franceinfo TV n’est pas une école de formation. »
Lors de sa prise de poste, le directeur de la rédaction de franceinfo TV avait consulté les journalistes de franceinfo, mais pas les PTA, notamment ceux de la régie. Les RP lui avaient signalé cet oubli en juillet dernier, depuis Romain Messy a-t-il pris attache avec les équipes ? Romain Messy a rendez-vous avec les PTA jeudi 11 septembre.
La direction a annoncé lors de la précédente IP qu’elle souhaitait mettre en place un nouveau plateau pour l’élection présidentielle de 2027. Le projet, est-il toujours d’actualité ? Selon la direction, le projet est toujours d’actualité. Il y a des arbitrages financiers. Le nouveau plateau devrait être mis en place pour septembre 2026.
Lors du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, la direction de l'Information a décidé de ne pas envoyer d'équipe pour franceinfo TV. L'antenne du canal 16 pour le sommet diplomatique de la décennie a donc été assurée par le bureau de Washington, qui avait également la lourde charge d'assurer les éditions de France 2. Résultat : de nombreux plateaux froids diffusés à l'antenne, quand la concurrence assurait la couverture de cet événement historique et polémique en direct depuis le terrain. franceinfo TV est-elle devenue une plateforme de rediffusion des plateaux de France 2 froids mais encore consommables ? Si la direction ne voit pas la différence entre un événement historique raconté en direct depuis le terrain et des restes réchauffés au micro-ondes, les téléspectateurs de chaînes d’infos, eux, ont su apprécier la différence. Réponse de Romain Messy, décidément très en colère : « cette question est honteuse », « restes réchauffés au micro-ondes, je n’apprécie pas du tout ces mots. » Muriel Pleynet explique qu’il s’agissait d’économiser 15 000 euros de billets d’avion et elle a préféré tout miser sur l’équipe du bureau de France 2 à Washington. Elle déclare : « les équipes de franceinfo TV vont continuer de partir, mais on ne va pas doublonner si ça ne se justifie pas ».
A franceinfo TV, la direction parle beaucoup des décors plateau, mais personne ne songe à la loge maquillage où l’inconfort semble la règle ! Une loge sans fenêtre, exposée aux bruits de couloir (media training des chroniqueurs). Il faut aussi batailler pendant des mois pour obtenir un fauteuil ergonomique et de quoi ranger la valise maquillage à proximité de la loge et non pas dans les sous-sols ! Que compte faire la direction pour améliorer les conditions de travail des maquilleuses ? Muriel Pleynet se dit consciente du problème de bruit et fera passer le message aux équipes de franceinfo TV et à la DRM.
franceinfo.fr
La migration de francetvinfo.fr en franceinfo.fr est intervenue le 14 mai. En juillet dernier, la direction a indiqué aux RP que les audiences de franceinfo issues de Google Discover, Google Search et Google Actu, étaient en baisse de 30 à 40 %, et franceinfo.fr est nettement moins visible sur les actualités chaudes et sensibles qu'avant la migration. Le site de franceinfo.fr a-t-il retrouvé une bonne dynamique ? Quel est aujourd’hui son classement Médiamétrie, sachant qu’en mai il comptait 21 817 000 visiteurs uniques mensuels et 3 655 000 visiteurs uniques quotidiens, devant Le Figaro. Laëtitia Naciri : « le trafic est bien meilleur aujourd’hui, avec une baisse de moins 10% à moins 12 % d’audience. Les histoires singulières font remonter les scores. L’offre régionale se porte bien, car l’univers est moins concurrentiel et c’est de l’info de proximité. franceinfo.fr en juillet et en août est en première position du classement acpm et Médiamétrie ». Mais les régions ne vont pas rester sous notre URL.
Rédaction nationale
Des journalistes transformés en figurants contraints de fuir leur bureau, des services réquisitionnés comme lieu de tournage… sans prévenir les principaux intéressés ! Les RP souhaitent connaître les conditions de tournage à FTV au cœur de l’été de la bande annonce « Madame, Monsieur bonsoir… » du 20h. Par ailleurs, les RP rappellent à la direction que nous sommes une rédaction d’information et non pas un studio de divertissement. La direction décline toute responsabilité dans l’organisation de ce tournage orchestré par les bandes annonces. Muriel Pleynet salue toutefois dans un sourire le rendu du tournage : « une bande annonce attractive, un petit clin d’œil rigolo ». Nous en profitons ici pour rappeler à la direction que « sourires » et « clin d’œil rigolo » sont devenus des denrées rares dans notre rédaction !
Les RP souhaitent connaître les détails du projet de fermeture de la rédaction nationale des éditions ICI et le projet de réorganisation d’IV3. En juillet dernier, la direction nous indiquait que des discussions devaient être engagées sur la réaffectation des salariés. Qu’en est-il ? Les RP réitèrent une question restée sans réponse : Y aura-t-il encore de l’info nationale et internationale dans les éditions régionales de ICI ? Si oui, qui réalisera les sujets et les reportages ? Frédéric Debains annonce que le projet pour ICI et IV3 sera présenté en CSE le 17 septembre. Impossible d’en savoir davantage. ICI quel avenir pour les personnels ? Muriel Pleynet assure qu’il existe de gros besoins sur franceinfo TV pour les responsables d’édition, les assistants d’édition, et que les bureaux de France 2 en région ont besoin d’être renforcés. Les RP ont fait savoir qu’ils continueraient à suivre de près ce dossier et se disent inquiets pour les journalistes, les assistants, mais aussi pour les monteurs et les infographistes.
La direction peut-elle nous donner l’organigramme de l’encadrement des éditions ? Qui sont les rédactrices et rédacteurs en chef des éditions du 13h, 20h et Week-end, ainsi que les noms des directeurs adjoints ? Réponse de la direction : 20h : semaine pas de changement. 13h : Régis Poullain et Anne Bourse. Catherine Raymond étant partie sur franceinfo TV comme rédactrice en chef de 14h-16h, on cherche toujours un·e remplaçant·e. Un journaliste approché cet été qui avait dit oui s’est finalement rétracté. Et comme 4ème rédacteur en chef : Charles-Henri Carlier. Week end : Elsa Pallot, Arnaud Comte, Margaux Manière et ils sont rejoints par Julien Gasparutto. Directeurs et directrices adjoint·es : Virginie Fichet, Sébastien Vibert et Thomas Horeau.
Un reportage sur le thème « Marioupol, ville qui revient de loin » diffusé le 14 août au 20h de France 2 a suscité un tollé chez de nombreux téléspectateurs, parmi lesquels des personnalités publiques de premier plan. Ils reprochent à ce reportage de ne pas décrypter la situation sur le terrain en Ukraine, de ne pas dire clairement que Marioupol est en fait "une ville occupée" par les Russes. Quelle suite a été donnée à la diffusion de ce reportage et aux très nombreuses réactions demandant une rectification ? Selon Muriel Pleynet, pour ce reportage la rédaction a été attaquée par les pro-ukrainiens et les pro-russes. Ces derniers n’ont pas apprécié que l’on retire le reportage du replay. Elle ajoute : « On a un bureau à Moscou, donc oui, on fait des sujets où l’on montre que les Russes investissent dans la reconstruction. Et on ne va pas s’excuser de faire des reportages. Journalistiquement il n’y a rien à dire. »
La direction confirme-t-elle que les journalistes police justice de l’information nationale sont regroupés au 5ème étage (franceinfo TV compris) ? S’agit-il de la création d’un nouveau service ? Selon la direction, il s’agit de favoriser la transversalité et de partager les carnets d’adresses. Chaque journaliste reste attaché à son service d’origine. Les RP ont tout de même soulevé un lièvre. La direction cherche-t-elle à mettre en avant la polycompétence ? Réponse de Muriel Pleynet : « OUI ! Pourquoi pas. Certains journalistes télé venus de presse écrite peuvent très bien rédiger en plus de leur sujet, car pour eux c’est facile un papier pour le web ». Et la direction ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le service politique pourrait lui aussi vivre cette transversalité ! Mais la direction le martèle : c’est juste un regroupement géographique !
La réglementation drone évolue en 2026. La compétence JRI télépilote est-elle toujours d’actualité au siège de FTV ? Existe-t-il un calendrier de mise en œuvre de cette compétence ? Les JRI aimeraient participer aux discussions autour de l’utilisation des drones dans l’exercice de leur métier. Frédéric Debains rappelle qu’une expérience est menée en région. Les conclusions seront remises au patron de la DRM. C’est aussi une question de budget, car acheter des drones a un coût. Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité au siège. L’expérience a démarré fin janvier 2024 dans le Réseau France 3. Un bilan a été présenté aux élus en janvier 2025. Nous sommes en septembre. Visiblement l’information a du mal à transiter !
DRM
Les RP souhaitent savoir si le dossier des sacs à roulettes pour les pieds de caméras a avancé. Comme indiqué par la direction en juillet, la société ZEBRA devait demander une étude de fabrication d’un sac à leur usine en Italie. Un retour de leur part est en attente. Le prototype est-il enfin prêt ? Si oui, quand sera-t-il présenté aux JRI ? Frédéric Debains, qui suit le dossier, a appris que l’entreprise Zebra a fermé en août pour cause de congés annuels. Le prototype sera présenté dans quelques semaines.
Les unités de tournage Canon 5D qu’utilisaient les JRI de la rédaction nationale depuis 2017 viennent d’être réformées. Est-il possible pour les JRI de ce service qui le souhaitent d’en acquérir, comme cela s’est fait dans le passé pour les MacBook Pro du montage ? Selon Frédéric Debains, il n’y a plus de possibilités de rachat du matériel par les salariés. Le matériel réformé est dorénavant sorti du parc est doit être racheté en lot en l’état par une entreprise avec refacturation.
Ressources humaines
Selon la direction, sur l’année scolaire 2024-2025 il y avait à la direction de l’Information 36 alternants, dont 10 PTA. Comme nous le signalions en juillet, les RP ont recueilli des témoignages d’alternants qui terminent leur expérience à FTV échaudés et dégoûtés. Tout le contraire du but recherché ! Certains témoignages sont édifiants : « J’ai tout donné et je n’ai quasiment pas eu de reconnaissance en retour », « ils ont réussi à me dégoûter de la télé définitivement », « je suis soulagé de savoir que je ne reviendrai pas ». Les RP CGT considèrent qu’ils n’ont pas obtenu de la direction les réponses souhaitées notamment sur la « 2nde chance » donnée aux alternants qui ont vécu une mauvaise expérience, pour qu’ils obtiennent malgré tout leur intégration dans le vivier FTV. Les RP demandent à la direction de réparer les erreurs et manquements auprès de ces jeunes. Frédéric Debains, qui a instruit ces dossiers pour la direction, assure qu’il n’y a pas de manquement envers ces jeunes nécessitant la mise en œuvre d’une seconde chance. Les RP regrettent l’absence d’équité dans le parcours des alternants à FTV. La CGT, qui a recueilli plusieurs témoignages d’alternants, portera la parole de ces jeunes lors de la réunion du 7 octobre programmée sur ce sujet par la directrice de la Diversité.
Les personnels de France Télévisions, femmes et hommes, nous signalent des disparités importantes au sein de leur service, à ancienneté, poste et temps de travail équivalents. Ils réclament plus d’équité en matière de rémunération. La direction envisage-t-elle d’appliquer des mesures égalité hommes femmes pour lutter contre ces disparités ? Selon Frédéric Debains, la direction RH de l’Info applique bien ces mesures qui visent à prévenir et à corriger d’éventuelles disparités entre les femmes et les hommes en matière de rémunération. Des mesures correctrices s’appliquent au-delà de 10 %. Frédéric Debains encourage les salariés qui se sentent discriminés à s’adresser à leur responsable RH. Les RP l’ont redit, ils regrettent que les syndicats n’aient plus accès à la courbe de tendance des rémunérations.
La révision du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels est une obligation légale au moins annuelle. La direction doit réaliser l’exercice avec les représentants du personnel. A la rédaction nationale, selon Stéphane Desclaron, animateur prévention sécurité, le risque le plus important identifié reste le risque routier, surtout sur les terrains de guerre. Les RP souhaitent que des mails courts soient envoyés régulièrement aux salariés pour leur rappeler les risques auxquels ils sont exposés dans l’exercice quotidien de leur métier. A la direction des Sports, Sandy Lizot, animatrice prévention sécurité, a identifié des risques psycho-sociaux pour les personnes qui organisent des missions pour les journalistes. Elles subissent stress et charge de travail. Des solutions ont été trouvées pour mieux travailler avec le prestataire de voyage AMEX. Pour les salariés de la vidéothèque qui travaillent avec un casque, la décision est prise de mettre en place des tests d’audition avec prise en charge. Les RP estiment qu’il n’est pas normal de devoir travailler dans un environnement bruyant imposant de s’isoler pour pouvoir se concentrer. Toujours à la vidéothèque, un point de vigilance est mis en avant pour suivre l’évolution des dispositifs techniques des salariés qui ne se déplacent plus sur les grands événements. Un suivi des risques psycho-sociaux est aussi jugé nécessaire pour des salariés qui aiment se déplacer sur le terrain et qui le feront moins souvent. Autre préoccupation, l’intensité du temps de travail pour les chaînes numériques. La vidéothèque doit faire face à des demandes accrues pour alimenter le numérique. Sandy Lizot recommande le recours à du personnel supplémentaire extérieur pour répondre à ces besoins. Les RP recommandent quant à eux de cesser de saigner ce service : les partants doivent être remplacés et des recrutements doivent être faits. De manière globale, il faut prévoir d’accompagner davantage le personnel sur la perte de sens au travail dans des métiers en pleine évolution liée à l’intelligence artificielle, dont personne ne sait quelle utilisation en sera faite.
Paris, le 15 septembre 2025
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Le 20h de France 2, en passe de gagner le concours du journal le plus réactionnaire
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Pour tenter de gagner le Graal de la meilleure audience devant TF1, la direction de l’information de France Télévisions semble avoir misé sur tout ce qu’il y a de plus rance dans le spectre des opinions politiques. Lors du 20h du 9 septembre, après une ouverture classique sur le choix du futur Premier Ministre et l’indéboulonnable Nathalie Saint-Cricq qui parle de la nomination de Sébastien Lecornu comme s’il n’y avait pas eu d’autre alternative, on passe à la journée de mobilisation du 10 septembre, et là, soudain, l’information se met au garde-à-vous. Alors que selon les instituts de sondage, près d’un Français sur deux soutient le mouvement « Bloquons tout ! », le journal de Léa Salamé occulte totalement les raisons de la colère populaire, pour ne traiter cette journée que sous l’angle du maintien de l’ordre et des perturbations à venir pour la France qui travaille. Le sujet sur le dispositif policier mis en place fait un étalage des moyens de répression que pourront utiliser les policiers, comme s’ils n’avaient en face d’eux que des casseurs, des voyous et des black bloc, et non des citoyens avec des revendications légitimes. France 2 se met ainsi explicitement du côté de la police, quitte à mettre en danger ses équipes qui couvriront les manifestations. Dire que « les forces de l’ordre ont appris des gilets jaunes à être plus efficaces », sans rappeler que depuis que Macron est au pouvoir la répression policière n’a jamais été aussi violente, avec des dizainesde personnes mutilées et éborgnées, et même trois personnes tuées depuis 2015, c’est tourner le dos à cette population française qui continue de défendre le droit légitime de manifester. Léa Salamé aurait pu rappeler que la France est le pays européen le plus violent en matière de maintien de l’ordre, ou même, évoquer la note envoyée cet été par le Ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre. Dénoncée par les syndicats de journalistes, elle ne prend plus en compte le statut de journaliste en cas de violences urbaines. Or, comme l’explique un policier dans le sujet, « on va être à la limite entre le maintien de l’ordre et les violences urbaines ». Un mot de solidarité avec les journalistes qui risquent d’être traités comme n’importe quel manifestant aurait été le bienvenu. Pour ne pas être en reste, pour dire quand même quelques mots du mécontentement populaire, la chefferie du 20h se livre à une manipulation grossière, que l’on a déjà vue au moment des gilets jaunes. Le téléspectateur est incité à faire un lien entre le mouvement « Bloquons tout » et l’extrême droite, puisque les seules revendications exprimées dans le journal sont celles du « trop d’impôts » et du « Nicolas qui paie ». Rien sur le naufrage des services publics, les milliardaires qui se gavent, les vraies revendications de gauche. Pour clore le tout, ce journal pitoyable se termine par l’onction du cardinal Bustillo, un Richard Gere en soutane, qui nous prie de sortir de la lutte des classes. Félicitations pour ce journal d’Ancien Régime, pour ce journalisme de cour. Quel mépris pour les citoyens qui regardent encore le 20h et pour les journalistes qui continuent de faire leur travail, dans l’adversité !
Paris, le 10 septembre 2025
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Propagande militaire sur franceinfo TV - Rafowicz quand tu nous tiens !
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Jamais un porte-parole d’une armée étrangère n’a disposé d’une tribune aussi large sur les médias français pour déballer ce que l’on ne peut qualifier autrement que de propagande. Et franceinfo TV n’est pas en reste, puisque ce colonel de l’armée israélienne intervient très régulièrement sur nos antennes, interrogé au cours de longues interviews qui durent parfois plus de dix minutes, avec une déférence qui ne laisse pas d’étonner. La médaille militaire pourrait être décernée à la chaîne pour sa tranche 14/16 du 28 juin 2025, lorsqu’Olivier Rafowicz est complaisamment appelé « Mon Colonel », comme si journaliste et officier faisaient partie du même métier. Il s’agit pourtant d’une marque de respect qui concerne les militaires entre eux. C’est ainsi qu’un trouffion doit s’adresser à son supérieur, pas un civil, encore moins un journaliste ! Qu’un porte-parole d’une armée en guerre soit interviewé peut être justifié bien évidemment. Là n’est pas le problème. Mais quand cette armée est accusée de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité par les Nations Unies, quand les deux principaux dirigeants de son gouvernement, Benyamin Netanyahou et Yoav Galant, l’ancien Ministre de la Défense, sont poursuivis par la Cour Pénale Internationale pour les mêmes chefs d’accusation, quand la Cour Internationale de Justice reconnaît le risque de génocide à Gaza, il y a un minimum de précautions à prendre, que la direction de franceinfo TV semble ne pas avoir encore bien intégrée dans sa ligne de conduite. Notre chaîne ne doit pas servir de plateforme d’expression pour les responsables de tueries et de massacres à grande échelle. Ce point fait déjà partie des chartes déontologiques de grands médias comme l’AFP. Il devrait être discuté avec les organisations syndicales en Commission déontologie. Pour le représentant d’une armée qui commet des crimes de guerre, la CGT considère qu’un extrait de 30 secondes, pas plus, encadré par les précautions d’usage, devrait être la norme. Pas ces interventions interminables qui s’installent sur nos plateaux comme une figure imposée.
« L’opinion, ça se travaille ! »
Mais indépendamment de l’éthique, les interventions à tort et à travers d’Olivier Rafowicz sur nos antennes posent aussi un problème de crédibilité. La direction de franceinfo TV ne se souvient sans doute pas de la phrase célèbre d’un porte-parole de l’OTAN, Jamie Shea, au moment de la guerre du Kosovo : « L’opinion, ça se travaille ». Il expliquait que son service de presse avait alors une méthode bien rôdée pour répondre aux médias lorsque les forces de l’OTAN avaient commis une bavure. Il disait que les faits ne sont pas encore clairement établis mais qu’une enquête est en cours. Olivier Rafowicz ne fait pas autre chose lorsqu’il répond aux questions des journalistes sur le bombardement d’un hôpital ou d’une équipe humanitaire. Il fait diversion, tout en sachant bien que lorsque la vérité sera faite, les médias seront passés à autre chose. Un média de référence comme franceinfo TV - ainsi le qualifie notre Présidente - devrait savoir qu’une armée ne délivre pas d’informations. L’information est pour elle une façon de faire la guerre par d’autres moyens : la guerre psychologique et informationnelle. Au mieux, elle déforme les faits, au pire, elle propage des fake news, dont le colonel Rafowicz s’est fait une spécialité.
« Pas de famine à Gaza »
Sur internet, on peut toujours l’écouter parler des bébés décapités et des femmes éventrées par le Hamas le 7 octobre, fausses informations qui ont servi à justifier la réplique impitoyable de Tsahal sur Gaza. On peut le voir affirmer sans preuves que les journalistes assassinés par l’armée israélienne sont des membres de la branche armée du Hamas. Sur franceinfo TV, le 30 mai 2025, il explique tranquillement que la proportion de civils et de combattants tués est de 50/50. Puis, lorsqu’un document provenant de l’armée israélienne révèle que 83 % des morts à Gaza sont des civils, il prétend sur nos antennes que ces chiffres proviennent du Hamas. Fin août encore sur franceinfo TV, après avoir affirmé qu’il n’y avait pas de famine à Gaza, il prétend que c’est l’ONU qui refuse de distribuer l’aide, alors qu’il suffit d’interroger les organisations humanitaires pour savoir que c’est l’armée israélienne qui affame la population en rendant la distribution impossible. Alors bien sûr, la contradiction est apportée par des invités en plateau, ou par des reportages sur le terrain. Mais la véracité des propos d’un expert indépendant ou d’un·e journaliste de France Télévisions, et celle d’un colonel de n’importe quelle armée du monde, n’est pas la même. Il y a une différence de nature. L’un·e recherche la vérité, l’autre cherche à influencer. Rafowicz n’est pas un invité comme les autres. Et à ce compte-là, pourquoi ne pas donner un temps de parole équivalent à un représentant de l’Autorité palestinienne, ou à tout autre dirigeant palestinien qui n’appartient pas à une organisation classée en Europe comme « terroriste » ? Il n’est pas acceptable de laisser un militaire s’exprimer aussi librement, alors que sa propre armée interdit à tout journaliste étranger de se rendre à Gaza. Tout ce qu’il raconte ne peut être vérifié et n’a donc pas sa place sur nos antennes.
« J’ai les noms ! »
Le très médiatique Rafowicz s’imagine sans doute avoir le bras assez long pour tenir les rédactions en laisse. Il tance un journaliste de franceinfo TV qui ne pose pas les bonnes questions à son goût. Il menace d’autres collègues qui travaillent avec des reporters de Gaza en lançant à l’antenne de BFM TV : « J’ai les noms ! ». Va-t-il les faire virer, ou leur mettre une cible dans le dos ? Qu’il se rassure, la CPI aussi à son nom, et celui de tous les médias qui ont collaboré avec lui. La CGT de FTV demande avec la plus grande fermeté que, contrairement à la pratique en vigueur depuis de trop longs mois, les passages à l'antenne des communicants de l'armée israélienne renouent avec les règles déontologiques qui font référence en la matière.
Paris, le 5 septembre 2025
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Intelligence Artificielle à France Télévisions - Le juge donne raison aux élus du CSE Central
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Le projet MedIAGen, développé par France Télévisions, introduit des technologies basées sur l’intelligence artificielle. Depuis près d’un an, les élus du CSE Central demandent à l’entreprise de respecter son obligation légale de consulter l’instance avant toute introduction de nouvelles technologies. Les préconisations européennes et les jurisprudences sont claires : elles rendent obligatoire le cadrage global, avec les représentants du personnel, des modalités d'exploitation des IA, susceptibles d’affecter le travail et l’emploi des salariés. Jusqu’à présent, la direction, comme à sa fâcheuse habitude, est restée sourde à nos avertissements. Pour elle, imaginez le culot, l’intelligence artificielle générative n’est pas une nouvelle technologie. Concédons-lui tout de même une chose : elle a, de guerre lasse, fini par inscrire deux demi-journées d'échanges en novembre dans un calendrier social déjà très chargé. Pas très sérieux tout de même quand on a l’ambition affichée de vouloir négocier un accord cadre sur l’IA à France Télévisions. Face à l’obstination de la direction, les élus du CSE Central n’ont pas eu d’autre choix que de saisir le juge. Bien leur a pris. Le jugement vient conforter leur position. Le tribunal a rappelé dans son jugement que la loi ne conditionne pas l’obligation de consultation à une modification majeure ou à des impacts spécifiques sur l’emploi : il suffit que la nouvelle technologie puisse potentiellement avoir des conséquences sur la situation des salariés. L’IA est donc pleinement concernée. Le cas de MedIAGen illustre cette exigence : déjà utilisé par environ 800 salariés depuis 2024, l’outil transforme l’organisation du travail (autonomisation, assistants numériques, formations dédiées) et pourrait avoir des effets significatifs sur l’emploi, l’autonomie et la charge de travail. Pour le juge « il n’y a aucune exigence d’importance, ni d’impact sur des aspects ciblés de la relation de travail et il suffit que la mise en œuvre des nouvelles technologies soient susceptibles d’avoir un impact sur la situation des travailleurs », « il est manifeste qu’une technologie faisant appel à l’intelligence artificielle est une technologie nouvelle. » Constatant l’absence de consultation préalable, la justice a enjoint à France Télévisions de suspendre le déploiement de MedIAGen et de convoquer son CSE central pour le consulter. Une astreinte de 1.500 € par jour de retard pendant six mois a également été prononcée pour garantir l’exécution du jugement. Le juge ne donne pas gain de cause aux élus concernant Raiponse V2. Il estime que le CSE Central a déjà été consulté en 2022 sur la V1 de Raiponse et que les modifications ne sont pas suffisamment significatives pour nécessiter une seconde consultation. Dont acte mais il résulte néanmoins de la jurisprudence de Nanterre du 14 février 2025, renforcée par le jugement de Créteil de juillet 2025 et aujourd’hui celui du tribunal de judiciaire de Paris une obligation capitale pour notre avenir à toutes et tous : La nécessité d’être consulté dorénavant sur tous les projets technologiques qui intègrent une dimension d’intelligence artificielle. En résumé, les élus et le tribunal convergent : France Télévisions doit impérativement respecter ses obligations d’information-consultation avant tout déploiement de projets intégrant de l’IA, afin d’évaluer leurs impacts sur l’emploi, l’organisation et les conditions de travail. Il en va de la protection des salariés.
Paris, le 4 septembre 2025
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France Télévisions Préavis de grève 10 et 18 septembre 2025
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Depuis plus d’un an nous alertons sur la situation économique préoccupante de l’entreprise du fait des décisions de restriction budgétaire décidées par le gouvernement. Ainsi France Télévisions est plongée artificiellement en déficit en 2025 après une année 2024 où l’équilibre a été atteint au prix de multiples économies. Le dogme austéritaire, à l’œuvre depuis de nombreuses années, ne cesse de s'accélérer : emplois et salaires sont gravement en berne alors que plane toujours la menace d'une holding exécutive pour les entreprises de l'audiovisuel public. C’est dans ce contexte, sans doute pour préparer un nouveau tour de vis budgétaire, que la direction a décidé de dénoncer l’accord collectif d’entreprise et préparer le terrain des économies futures sur le dos des salariés. Les syndicats signataires contestent la légalité de cette procédure de dénonciation. Si l'avenir du gouvernement Bayrou est désormais suspendu à un vote de confiance à l'Assemblée nationale dont l'issue laisse aujourd'hui assez peu de doute, cela ne suffira pas, loin s'en faut, à faire marche arrière sur l'ensemble des plans d'austérité dans le secteur culturel, ni sur les projets de réforme visant à casser l'assurance chômage, l'assurance maladie, nos retraites ou l'audiovisuel public. Seul un mouvement social de masse ancré dans le temps peut y parvenir. Les syndicats CGT, CFDT, SNJ et SUD de France Télévisions revendiquent :
C'est en conscience de notre besoin de faire front avec l'ensemble de la société que les syndicats CGT, CFDT, SNJ et SUD de France Télévisions appellent l’ensemble des personnels à la grève à partir 00h et pour une durée de 24h, les 10 et 18 septembre 2025, et à rejoindre les manifestations sur tout le territoire. Dans toutes les antennes et sites de France Télévisions nous invitons les personnels à organiser des assemblées générales pour que le mouvement se construise et s’installe dans la durée, afin de porter les revendications légitimes des travailleur·euses de notre entreprise. Nous le savons déjà, le 10 septembre n'est qu'une étape et plus elle sera massive, plus le rebond du 18 septembre en intersyndicale sera puissant. Paris, le 3 septembre 2025
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Communiqué intersyndical - Réponse au courrier de dénonciation de l’accord collectif de FTV
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Madame la Présidente, Vous avez réuni les organisations syndicales représentatives le 9 juillet 2025 pour leur annoncer votre décision de dénonciation de l’accord collectif. Aucun débat, aucune discussion, juste une décision brutale, entérinée à l’emporte-pièce dès le 10 juillet en Conseil d’Administration et notifiée aux organisations syndicales représentatives le 11 juillet 2025. Au-delà de la méthode particulièrement brutale de votre action, nous contestons les arguments de fond invoqués dans votre courrier. En effet, vous affirmez que « notre secteur audiovisuel connaît depuis des années des transformations profondes que France Télévisions a su embrasser pour s'adapter et gagner en puissance. Le groupe reste le premier média et la première source d'information des Français. Nous avons épousé la révolution des usages. » Nous souscrivons à cette affirmation, ce qui prouve bien que nous ne sommes pas aussi décrochés que vous le laissez entendre. Oui de nouveaux métiers apparaissent et lors du lancement du nouveau cycle de négociation sur les métiers en janvier 2024, nous avions demandé à négocier en priorité les métiers du numérique, ce que la direction n’a pas accepté. Pour une urgence, cela pose question. Sur la « performance collective de France Télévisions », vous avez vous même exprimé lors de votre conférence de presse de rentrée du 7 juillet que de 2012 à 2025, les ressources publiques de France Télévisions étaient restées stables et que cela signifiait un gain de productivité de 25%, donc une performance collective importante. Quant au problème d’attractivité, la modération salariale à l’œuvre depuis dix ans, c'est-à-dire depuis votre arrivée à la tête de France Télévisions, y est pour beaucoup. Oui la révolution des usages est en marche, oui il y a des bonds technologiques en cours et de nouveaux métiers qui apparaissent. Nous sommes prêts à les négocier mais sereinement et loyalement et certainement pas le « couteau sous la gorge ». Nous vous invitons d’ailleurs à regarder du côté de l’accord de branche et de la CCNTJ la définition des métiers (que nous devrons appliquer à défaut) à laquelle nous serons soumis faute d’accord signé avant le terme du délai de survie de ce dernier. Il n’est pas sûr que France Télévisions y trouve son compte. Par ailleurs, nous n’avons pas l’intention de nous laisser instrumentaliser sur les soi-disantes « aspiration, des plus jeunes, que ce soit en termes de rythme et de modalités d'exercice de l'activité, d'équilibre personnel, de formation et de juste reconnaissance des efforts. » Ce point de vue, empreint d’idéologie néolibérale, n’est pas la réalité. Les jeunes sont comme tout le monde, à la recherche de perspectives, d’épanouissement professionnel et de stabilité mais dans un monde où cela est effectivement devenu plus difficile et notre entreprise a un rôle à jouer dans cela sans déréguler à tout va les choses. Enfin, il semblerait que vous ayez l’ambition de vouloir renégocier notre accord collectif « dans son intégralité » car « seul l'examen de l'ensemble des paramètres de l'accord permettra de poser les bases d'un nouveau contrat social France Télévisions. » Et tout cela en à peine vingt mois compte tenu de votre choix déloyal de ne commencer de négocier que début 2026. Cette position est de votre part totalement irresponsable et une insulte aux négociateurs de 2013, compte tenu du temps qu’il a fallu pour aboutir à un compromis. A moins qu’il ne s’agisse de ne pas véritablement négocier mais de mettre très rapidement à signature un texte à prendre ou à laisser, ce qui encore une fois serait la marque d’une grande déloyauté dans la négociation de votre part. Sur la forme, nous avons bien pris note des précautions juridiques dans votre courrier qui semblent avoir été soigneusement pesées. Mais selon nous la procédure souffre d’un certain nombre d’irrégularités. Vous avez tout d’abord fait le choix de laisser la charge d’assumer la responsabilité et la prise de cette décision à votre Conseil d’Administration. C’était parfaitement votre droit. Toutefois, le Conseil d’administration aurait alors dû prendre cette décision conformément aux règles applicables, ce qui n’a pas été le cas. En effet, l’examen de cette décision n’était par exemple, pas à l’ordre du jour de la réunion du Conseil d’administration. Elle a donc été soumise de manière abrupte et imprévue. Ce modus operandi a pris de cours l’ensemble des administrateurs, l’un d’entre eux qui était absent et avait délégué son vote à une autre administratrice a dû le faire rectifier à distance en fin de réunion et postérieurement à sa prise en compte dans un sens inverse, ayant été prévenu de ce vote inopiné et ayant donc signifié sa désapprobation. Cette délibération du Conseil d’Administration ne nous semble pas conforme et entache en conséquence sa validité et donc la dénonciation opérée. Par ailleurs, la direction a cru bon ne pas informer et consulter les CE/CSE et le CSEC de FTV sur les impacts de la dénonciation de l’accord collectif d’entreprise. L’employeur aurait dû consulter les instances avant de signifier sa décision aux organisations syndicales représentatives signataires. En effet, personne ne peut nier que cette dénonciation d’un accord de 350 pages obtenu après 4 ans de négociation et qui régit la vie professionnelle de plus de 8800 salariés depuis 12 ans n’aura aucun impact sur leurs conditions de travail. Nous avons l’habitude de voir la direction minimiser les impacts de ses projets d’entreprise mais pas à ce point. Votre empressement est une chose mais le respect des règles est impératif. Enfin, nous voyons un décalage entre les intentions affichées par la direction dans son courrier « Afin d'assurer l'aboutissement des travaux dans les délais impartis, les négociations débuteront le plus rapidement possible » alors que la notification de la dénonciation a été faite le 11 juillet et que la première réunion « d’échange » n’est prévue que le 24 septembre sur une demi-journée soit déjà plus de deux mois de perdus. Il s’agit pour nous d’un flagrant délit de déloyauté. Vous avez également évoqué lors de vos rendez-vous avec les organisations syndicales représentatives un début de négociation début 2026, ce qui nous ferait perdre plus de six mois de négociation sur un maximum de 27 mois, ce qui renforce notre sentiment à ce sujet. En conséquence nous vous demandons de prendre acte que la dénonciation annoncée doit être privée d’effet en raison de ces diverses carences. Nous souhaitons poursuivre le travail sérieux et exigeant de révision de l’accord collectif, ce que nous faisons continuellement depuis 12 ans. Dans l’attente de pouvoir échanger avec vous de vive voix, nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de nos salutations distinguées. Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO et SNJ.
Paris, le 27 août 2025
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