Rassemblement aujourd’hui à partir de 14h aux abords de l’Assemblée nationale
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L’examen du projet de loi de réforme par holding-fusion démarre ce jour en commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Conscient·es de notre responsabilité immense pour garantir une information fiable et de qualité, la Fédération CGT Spectacle et les syndicats CGT de l’audiovisuel public appellent à la grève les 31 mars et 1er avril (Voir le préavis de grève ici 📎).
Une soirée de soutien à l’audiovisuel public a été organisée hier, disponible ici 📎 Soyons nombreux et nombreuses à exiger :
La pétition citoyenne pour l’audiovisuel public réunit déjà plus de 100 000 signatures Pour signer la pétition c'est ici 📎
Paris le 1er avril 2025
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GRANDE SOIRÉE DE SOUTIEN À L’AUDIOVISUEL PUBLIC
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Alors que les attaques contre l’audiovisuel public se multiplient et que la situation politique se dégrade, le projet de réforme visant à le transformer en holding revient à l’Assemblée nationale. Dans ce contexte, qui est aussi celui de l’effondrement des budgets de la Culture, la Fédération Spectacle CGT, le SNJ-CGT, le SNRT-CGT ainsi que la CGT de France Médias Monde, France Télévisions, Radio France et l’INA organisent une grande soirée de mobilisation festive, avec de nombreux soutiens politiques, personnalités et artistes. Vous y entendrez la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, le président de la Commission des Finances Éric Coquerel, de nombreux députés et sénateurs, des experts, des correspondants à l’étranger qui raconteront la réalité de leur travail au quotidien, des journalistes confrontés à la perte d’autonomie dans les rédactions, des techniciens devant lutter contre des conditions de travail qui se dégradent et l’essor de la sous-traitance… L’occasion de redire « non » au projet de holding et de défendre l'audiovisuel public, et de façon festive, avec la participation exceptionnelle de Bolivard, Albin de la Simone, le groupe Bisous, Jérôme Drû, Sandra Nkake, Planète Boum Boum, et de nombreuses surprises ! Cette soirée se déroule le 31 mars, salle Hénaff à Paris, la veille du retour à l’Assemblée nationale du projet de réforme porté par Rachida Dati.
Soyez les bienvenus ! 🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉
Pour suivre en streaming et en replay c'est ici ➭
Paris le 31 mars 2025
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La holding : un carnage social rêvé par Madame Dati et ses amis (qui ne sont pas ceux de l’audiovisuel public)
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C’est un carnage que prépare le projet de holding de l’audiovisuel public, un projet quasiment dystopique. C’est ce qu’il ressort du rapport (à lire ici 📎) élaboré par la DGMIC (direction générale des médias et des industries culturelles, ), l’administration du ministère de la Culture en matière de communication. Ce rapport est censé fournir la position du ministère aux députés qui doivent discuter du projet de loi de réforme de l’audiovisuel public les 10 et 11 avril. On découvre ainsi plus précisément le cataclysme que veut déclencher Rachida Dati. On vous le résume :
Une holding avec de nouvelles filiales
France Médias serait incitée à créer deux nouvelles filiales :
Tailler dans le vif
Les vrais attendus de ce projet ne sont pas le renforcement de l’audiovisuel public, comme a pu le claironner la ministre pour vendre sa salade, mais bien de faire des économies, dans des proportions bien plus massives que celles qu’on a connues jusqu’ici. Jugeons-en : Le rapport évoque ainsi une mutualisation des fonctions supports (ressources humaines, fonctions administratives, financières, gestion immobilière) recentralisées au sein de la holding, ce qui permettrait de générer d’importants « gains d’efficience ». Au passage, le rapport prétend que « la constitution de la holding en elle-même occasionnera un coût nul ». Quand on lit qu’elle élaborera une vision stratégique d’ensemble, les orientations stratégiques de chaque filiale, qu’elle conduira les actions communes, définira les projets de développement, répartira les moyens, qu’elle réalisera un rapport annuel pour le parlement, qu’elle « disposera de compétences, qui lui permettront de piloter le déploiement opérationnel des projets portés par ses filiales et de modifier l’organisation de ces dernières », on comprend bien que cela va nécessiter de coûteux effectifs. A moins que le projet prévoie d’équilibrer ce surcoût par des coupes dans des pans entiers des filiales. Bref si on résume l’équation : économies, dérégulation sociale, polyvalence, dégradation brutale des conditions de travail, fin de la pluralité éditoriale, tels sont les ingrédients du breuvage de Madame Dati, goûté par Delphine Ernotte, actuelle PDG de France Télévisions, qui rêve de ce fauteuil de supra-cheffe. Face à ce danger majeur pour nos missions et pour nos emplois, le 31 mars et le 1er avril, soyons massivement en grève pour défendre nos entreprises publiques. Paris, le 28 mars 2025
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Préavis de grève contre le projet de réforme de l'audiovisuel public les 31 mars et 1er avril 2025
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La ministre de la Culture revient à la charge pour imposer sa réforme de l’Audiovisuel Public. Alors que la proposition de loi (reprise de celle du sénateur Lafon) est inscrite au calendrier de l’Assemblée nationale, avec un examen en commission le 1er avril et un passage en séance plénière à partir du 10 avril, nous dénonçons les menaces que ce texte fait peser sur l’audiovisuel public.
Ce projet de réforme de la gouvernance de l'Audiovisuel Public et les baisses budgétaires associées auront de graves conséquences s’il est adopté : - Une mise en danger des services et des programmes proposés aux publics, contraints par des budgets qui ne cessent de se réduire. Ces services sont garants du pluralisme, de la diversité des points de vue et de l’accès à une information indépendante et de qualité, comme le rappellent plusieurs directives européennes, - Une mise en danger de l’indépendance éditoriale, du pluralisme et de la liberté de l’information, avec un risque de mainmise politique aggravée en cas de gouvernance toujours plus verticale et réduite, - La remise en cause du rôle de France Médias Monde à l’international, et un fort risque d’instrumentalisation, - La poursuite de la baisse des effectifs et de la dégradation des conditions de travail, tout en amplifiant l’externalisation des programmes, y compris sur l’info, la précarité et la sous-traitance.
Face à ces multiples dangers et en vue des débats parlementaires à venir, les syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ et SUD appellent l’ensemble des salarié·es de France Télévisions à cesser le travail à partir du 31 mars 00h et pour une durée de 48h afin d’exiger : - Un audiovisuel public fort, pluraliste, indépendant et doté de moyens pérennes, - Des garanties sur l’indépendance éditoriale et le pluralisme de l’information, - La préservation des effectifs et l’amélioration des conditions de travail, - L’arrêt des politiques d’externalisation des programmes, de précarisation et de sous-traitance, - Un débat démocratique transparent associant pleinement les salarié·es et leurs représentants.
Nous appelons l’ensemble des salarié·es de France Télévisions à se mobiliser massivement le 31 mars et le 1er avril 2025 pour défendre un audiovisuel public au service de toutes et tous.
Paris, le 25 mars 2025
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Le management par la sanction à FTV Les limites de la terreur
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Comme à France Télécom en son temps, la terreur comme méthode managériale est en train de se propager à France Télévisions. Nous constatons au Siège une multiplication choquante des procédures disciplinaires. Les secteurs et les services touchés par le virus sont de plus en plus nombreux, les motifs de plus en plus variés. Un contexte social et professionnel délétère Or, tout ceci se déroule dans un contexte très précis : dégradation des conditions de travail, pression pour produire toujours plus avec moins (selon les mots même de la Présidente), avec la réduction massive des effectifs de l’entreprise en toile de fond. Les salarié.es, placé.es de plus en plus souvent dans des situations d’injonctions souvent contradictoires intenables dans l’exercice de leur mission, sont donc logiquement amené.es à exprimer leur désarroi et/ou un mécontentement parfaitement légitime. Le choix managérial de la coercition Dans un contexte d’incertitude sur l’avenir de l’audiovisuel public générateur de nombreuses inquiétudes, le rôle normal d’une direction serait de faire baisser la pression et de créer les conditions de l’apaisement. Au contraire, elle continue d’enchaîner les réorganisations et ne fait même plus semblant d’essayer d’améliorer le sort des salarié.es : elle opte de plus en plus souvent pour la facilité disciplinaire crasse et brutale. Résultat : les intimidations sous forme de convocations s’enchaînent et les sanctions se multiplient. Dernier exemple en date : un salarié du Centre de Diffusion et d’Échanges, pourtant unanimement reconnu pour ses qualités professionnelles depuis près de 3 décennies, s’est vu notifier sans explication ni préavis une mise à pied brutale accompagnée de la coupure immédiate de l’accès à sa boîte mail. Il est aujourd’hui menacé de licenciement, alors même que la direction n’a pas été en mesure de fournir la moindre preuve crédible d’une quelconque faute en commission de discipline. Par contre, il avait saisi à plusieurs reprises ses encadrants à propos de dysfonctionnements dont ils ont préféré nier l’existence. Le crime de lèse-manager est-il devenu professionnellement mortel à FTV ? Mirages de la tentation autoritaire La montée de l’autoritarisme managérial au détriment du droit d’expression des salariés peut aussi être la conséquence d’une stratégie souterraine de dégraissage menée par une direction désormais prête à tout. Face à cette situation aussi indigne qu’intolérable, la CGT appelle la direction à retrouver ses esprits et ses nerfs, et à stopper ces pratiques. En optant pour la stratégie de la tension, la direction prend le risque que la situation dégénère. Dans ce cas nous n’oublierons pas d’en nommer les vrai.es responsables, parce que les salarié.es n’ont pas à payer les pots cassés des erreurs managériales. La CGT est et restera aux côtés de tous les salariés dans ce combat pour retrouver la sécurité et la sérénité au travail.
Paris, le 20 mars 2025
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Nominations à l’information nationale - La Présidente de FTV en roue libre
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Une entreprise à deux vitesses Au moment où toute l’entreprise est mise au régime des vaches maigres, où la présidence demande encore et encore des efforts d’économie, Alexandre Kara, directeur de l’Information crée deux nouveaux postes de directeurs. On croit rêver ! Mais cela vire au cauchemar quand, par le jeu désormais bien connu de l’entre-soi, sont nommés à ces postes, Romain Messy d’un côté comme directeur de la rédaction de franceinfo futur canal 16, un transfuge d’Arte, ancien de la rédaction nationale passé au privé, et de l’autre, Muriel Pleynet l’actuelle directrice de la rédaction nationale au poste de directrice adjointe de l’information. Cette dernière laissant sa place à la tête de la rédaction nationale à Nathalie Saint Cricq, éditorialiste politique bien connue pour ses attaques sans gêne à l’antenne contre LFI, en particulier lors de la dernière séquence politique de l’été dernier. Pour la CGT c’est une provocation et un très mauvais signal adressé aux salariés des rédactions du siège, comme à l’extérieur de FTV. Ces nominations ont lieu au moment où FTV est en pleine zone de turbulences. Alors qu’un nuage noir gonflé d’incertitudes sur l’avenir de l’audiovisuel public menace de grossir en tempête, la Présidente de FTV, en campagne pour la reconduction de son mandat mais surtout se positionnant en vue de la création de la holding, reconduit sa confiance à une équipe de direction dont le bilan accumule les échecs.
Accumulation de fautes managériales Faut-il rappeler, après l’élimination des éditions nationales de France 3, le lancement raté du projet Tempo, avec sa mise en suspension pendant plusieurs mois ? Faut-il rappeler l’expertise pour risque grave révélant de graves dysfonctionnements managériaux au service IV3, chargé au siège de la coordination des échanges avec les régions ? Faut-il rappeler aussi l’expertise pour risque grave en cours à la rédaction nationale après la révélation de plusieurs dizaines de témoignages édifiants de maltraitance managériale depuis la fusion des rédactions ? Faut-il rappeler le malaise profond à franceinfo TV après les incidents graves à l’antenne, consécutifs du problème structurel de sous dimensionnement des moyens, accentué par la mise en place sans concertation ni préparation d’un modèle de « talks » ? Sur ce dernier point, alors qu’il a été l’objet d’une motion de défiance unanime de la part de la rédaction, Laurent Delpech, désormais ex-directeur de la chaîne se retrouve propulsé directeur de l’innovation… C’est un cauchemar. Il est temps de se réveiller.
Paris, le 19 mars 2025
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Disparition de Jean-François Téaldi Jef, ou l’honneur du journalisme de combat !
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La CGT FTV perd un camarade, un ami, un grand militant et un journaliste respecté. Les engagements et les luttes, syndicales et politiques, ont marqué la vie entière de celui qui fut secrétaire général du SNJ-CGT de France 3 de 1981 à 1992, puis de France Télévisions de 2002 à 2012 et membre du Comité national du PCF de 2008 à 2016. Jef a grandi à Cannes dans un milieu modeste, a suivi des études à la Faculté de lettres de Nice, avant de devenir journaliste à Nice-Matin et à FR3. Sa riche carrière de journaliste à FR3 puis à France 3 Côte d'Azur, dont il deviendra rédacteur en chef adjoint, l'a amené à exercer son métier aussi bien au bord des terrains de foot que dans les ateliers d'artistes, sur les plateaux de débats politiques ou de présentation du journal régional, mais également à l'étranger, pour des reportages en Afrique du Sud, au Liban, au Japon... On retiendra ses interviews sans concession, notamment face à Jacques Médecin, Jean-Marie Le Pen, Christian Estrosi ou Bernard Tapie. Jef qui incarnait l'exigence d'une information libre et sincère fut également co-fondateur du Club de la presse Nice-Côte d'Azur, enseignant en école de journalisme ou encore membre du jury de la sélection « Un certain Regard » du Festival de Cannes. Un métier de journaliste exercé en parallèle d'un long parcours syndical à FR3 puis à France Télévisions. Dans les années 80, très peu de journalistes osaient adhérer à la CGT. Avec quelques camarades, il a su fédérer et porter le SNJ-CGT au niveau où il est aujourd’hui. Avec des centaines d’adhérents dans l’entreprise, la CGT est le syndicat qui a le plus d’élus journalistes. Par ses combats, il a grandement permis à la CGT d’être le premier syndicat à FTV depuis des années. Membre influent du SNJ-CGT national, il a profité de son congrès en 2017 pour présenter son livre-témoignage «Journaliste, syndicaliste, communiste. Trente-sept ans d'un combat dans l’audiovisuel". Il y faisait certaines révélations pour la première fois, comme cet à-côté d'une grève pour les salaires de plusieurs semaines, qui, fin 1990, coûtera son poste au PDG d’Antenne 2 et FR3 Philippe Guilhaume. Les revendications seront finalement satisfaites par le nouveau PDG, Hervé Bourges, mais l’intersyndicale lui demandera également le paiement des jours de grève. Ce dernier cédera, à condition de garder le secret – qui aura donc tenu plus de 25 ans – sur ce dernier point. A France Télévisions, Jef a mené beaucoup d'autres combats sur les droits d'auteur, l'éditorial, l’intégration dans la rédaction de journalistes en CDD ou rémunérés à la pige... Il a également œuvré pour la défense de l'ensemble de l'audiovisuel public. Au SNJ-CGT, il laisse l'image d'un camarade qui savait rire, débattre, s'indigner, fidèle en amitié, comme dans ses engagements syndicaux et politiques. Avec lui, s'éteint une voix libre, un regard acéré, une fraternité précieuse. A son épouse et à ses proches, la CGT FTV présente ses sincères condoléances. Paris, le 14 mars 2025
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Nouvelle cible de la direction de la Fabrique : les post-productions en région
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Le 24 septembre dernier, le Directeur Délégué à la Post-production annonçait la fin des binômes de Responsables Techniques Post-production (vidéo et audio) sur l’ensemble des sites de post-production de la fabrique en région. Les salariés ont exprimé leur refus de cette nouvelle organisation. Leurs représentants et les organisations syndicales ont tenté, par le dialogue, d’expliquer à la direction les conséquences néfastes de cette décision, tout particulièrement sur la santé des salariés et la pérennité de l’exploitation des sites. Après de nombreuses interpellations sans succès dans les instances de proximité, les organisations syndicales CGT, CFDT et FO ont décidé de déposer une saisine à ce sujet le 16 janvier. Encore une fois, en responsabilité, les outils du dialogue social ont été sollicités pour éviter un conflit. Malgré deux réunions de saisine, le 23 janvier et le 6 février, la direction de la fabrique n’a pas avancé d’un iota. Après être arrivés les mains dans les poches et fait mine d’écouter les chefs OPS et responsables techniques invités, les représentants de la direction, Mme Jean-Le Corvaisier, secrétaire générale de la direction des moyens de fabrication, M. Grandsire, directeur délégué à la post-production, et Mme Fichet, DRH Technologies et Moyens de fabrication, ont renvoyé aux fiches de postes existantes, balayant tout ce qui leur avait été exposé jusque-là. Pourtant, le constat des salariés est sans appel : un responsable technique audio n’aura jamais les mêmes compétences qu’un responsable technique vidéo, et vice versa. Demander aux uns de prendre en charge le travail des autres sans y laisser sa santé et nuire à la qualité des productions est totalement illusoire, c’est donc inacceptable. Comme à son habitude, la direction de la fabrique invoque l’organigramme cible décidé en 2018 avant la mise en œuvre de la réforme des moyens internes de fabrication. Sept ans plus tard, on ne compte plus les burn-out, arrêts maladie longue durée et démissions liés à cette réforme, mais c’est toujours ce plan funeste qui est suivi. Depuis la dernière réunion, la direction a envoyé aux OS un relevé de conclusions indigent qui omet ostensiblement une proposition de compromis faite par les OS, la mise en place d’un poste de chef d’équipement (groupe 6) qui permettrait notamment aux chefs OPS une montée en compétence et une perspective d’évolution de carrière. La direction des moyens de fabrication n’a manifestement pas compris ce qui se joue. En singeant le dialogue, elle cherche à gagner du temps mais n’emporte que l’incompréhension et la colère des salariés. Sa désinvolture coupable ne peut mener qu’à la défiance et au conflit. Si la direction des moyens de fabrication, en la personne de son responsable, Yves Dumond, n’a aucune réponse concrète à apporter à cette saisine avant le 14 mars, il sera seul responsable des suites de son inconséquence.
Paris, le 12 mars 2025
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Préavis de grève du 15 mars 2025 - la fabrique - Activités, emplois, outils de travail
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Depuis 3 mois, les salariés de la fabrique, et en particulier ceux de la vidéo mobile, ne cessent de dénoncer le projet de suppression de deux cars vidéo mobile. Les salariés ne sont pas contre l’évolution des moyens de captation, bien au contraire ils demandent à être acteurs des changements technologiques qui les concernent afin d’être prêts pour les captations de demain.
Cette restructuration imposée brutalement est très symptomatique du fonctionnement vertical de l’entreprise, ce qui est inacceptable pour les personnels. La Direction des Moyens de Fabrication pense sans doute détenir la science infuse en matière de stratégie de moyens de fabrication. On connait pourtant ses errements dans les investissements ces dernières années.
Et cette gabegie continue puisqu’à l’annonce de la prestation de Louane à la mi-temps du match du tournoi des six nations du 15 mars 2025 au stade de France, FTV Studio n’a pas trouvé mieux que de recourir à prix d’or au gigantesque car son privé Voyageur pour gérer... un micro et une bande son. Un petit cadeau de plus à un prestataire qui sera naturellement refacturé à France Télévisions dont les finances sont pourtant dans le rouge. La Cour des comptes appréciera.
Les deux cars vidéo mobile que la direction veut supprimer sont les plus légers de la flotte. Alors que l’agilité des moyens est l’argument essentiel avancé par la direction quand elle affirme que la fabrique a besoin de moyens plus léger. Elle pense sans doute à l’UM3 (30 fly case dans un semi-remorque). A moins que l’objectif réel de ce projet ne soit en fait de pouvoir disposer à moindre coût d’un car en proximité des plateaux du Siège pendant 18 mois pour suppléer aux régies qui seront renouvelées petit à petit ? Un sacrifice de moyens techniques et humains pour éviter un surcout ? Et pourquoi ne pas y installer l’UM3 et laisser les cars en fonction ? En voilà un beau projet alternatif, encore faudrait-il que la direction souhaite en débattre.
Côté Genesys justement, rien n’est réglé puisque la direction avance masquée en commençant les travaux d’aménagement des locaux avant même que les personnels et leurs représentants ne disposent de la moindre information sur les modifications d’organisation du travail, les impacts sur l’emploi de ces nouvelles régies et les objectifs d’utilisation de la « remote prod ».
Les chefs de projets conservent cette information secrète pour l’instant mais nous savons déjà que l’une des régies prévue pour France 3 Paris Ile de France au Siège sera automatisée avec des conséquences importantes en termes d’emploi pour les techniciens. La direction refuse la transparence ce qui est d’autant plus inacceptable que cela risque de définir le modèle pour les régies du réseau France 3. Avec un risque majeur de suppressions d’emplois dans toutes les antennes régionales.
Le problème est du même ordre pour les autres régies du Siège où l’objectif est de diminuer drastiquement le nombre de techniciens en régie, ce que la direction refuse d’assumer au grand jour jusqu’à présent.
La restructuration de la flotte vidéo mobile n’est donc que le premier acte d’une attaque sans précédent sur l’activité, les outils et l’emploi à la fabrique. A qui le tour après la VM ?
En conséquence, les syndicats, CGT et CFDT revendiquent :
Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT et CFDT appellent les salariés de la Fabrique à cesser le travail le 15 mars 2025 à partir de 00h et pour une durée de 24h.
Paris, le 9 mars 2025
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Journée internationale de lutte pour les droits des femmes - Négociation du préavis du 8 mars 2025
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La CGT a été reçue sur le préavis de grève déposé pour la journée de lutte pour les droits des femmes et nous avons débattu des revendications suivantes :
Pour mémoire, la CGT de France Télévisions a lancé une ligne santé-harcèlement qui monte en puissance, n’hésitez-pas à vous en saisir : 06 81 95 26 19 - 06 08 57 86 52
La direction se satisfait de sa politique d’égalité professionnelle interne. Elle refuse aussi d’élargir les modes de comparaison femmes-hommes sur la base du salaire réel. Pourquoi ? Aurait-elle peur de faire apparaître de sérieuses disparités ?
Le préavis de grève pour le 8 mars 2025 est donc maintenu et nous appelons les salarié·e·s à se mobiliser dans toute la France pour exiger des mesures concrètes pour l’égalité professionnelle à France Télévisions.
Paris, le 7 mars 2025
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Mesures salariales 2025 Austérité sauf pour les producteurs privés
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Une politique salariale déconnectée de la réalité du travail Pour certains cela commence dès l’entretien annuel. Petit à petit les salariés qui ont des compétences « au-dessus des attentes » se les voient ramenées au niveau « attendu ». C’est pourtant le résultat d’un investissement professionnel reconnu par un chef de service, une reconnaissance parfois symbolique parce que non rémunérée, mais correspondant néanmoins à une réalité. Ne pas voir son travail reconnu à sa juste valeur entraîne démotivation et sentiment de déclassement. La direction prétendait qu’il n’y avait pas de consigne à ce sujet, les faits démontrent le contraire et cette direction nous ment ouvertement. En réalité, elle prépare le terrain à la revue du personnel qu’elle entend mener en 2025. Pour la plupart des salariés permanents de FTV, cela continuera à l’occasion de l’attribution des mesures salariales 2025, mais il faut résister, ne pas se laisser déclasser par son encadrement sans réagir. Appuyez-vous sur les DS CGT si nécessaire.
Des miettes à négocier D’habitude la Négociation annuelle obligatoire (NAO) se fait en trois réunions, mais la direction annonce d’emblée à la seconde qu’il n’y a quasiment rien à négocier donc pas de troisième réunion. C’est sûr que lorsqu’il y a 40 % de budget en moins sur les salaires (-7 M€), cela ne laisse aucune marge de manœuvre.
Compte Épargne Temps En raison du niveau des finances de l’entreprise, la monétisation des jours de CET sera limitée à 5 (contre 8 en 2024). Mais en termes de dépôt de jours sur le CET, pas de limitation en 2025, ce sont les règles de l’accord collectif qui s’appliquent. C’est reculer pour mieux sauter, puisque tout ce qui est stocké dans les CET devra être payé un jour.
Mesures salariales individuelles L’enveloppe prévue est quasi identique à 2024 (3,5 M€), mais comme les mesures coûtent plus cher, cela fera moins de mesures. La direction évalue le taux d’attribution pour les PTA à 23 % et à 20 % pour les journalistes. Cela fera beaucoup de déçus, il est loin le temps où l’entreprise garantissait au moins 33 % de mesures par an...
Pas de mesure générale Le montant que toucherait chaque salarié au titre d’une mesure générale est tellement ridicule que ce serait vexatoire : entre 9 et 18 €/mois, jusqu’à 35 € en faisant jouer les vases communicants entre les enveloppes. Pitoyable ! Cela s’appelle l’austérité.
Pas d’évolution de la prime d’ancienneté Pas sûr que la direction accepte de faire évoluer l’assiette de calcul de la prime d’ancienneté. Mais si c’est le cas, elle n’évoluerait au mieux que de +1 %. Ne comptez pas là-dessus pour compenser l’inflation ou voir reconnu votre investissement professionnel.
Revendications de la CGT La direction rejette notre proposition de rester sur le même budget que l’année dernière, mais 10,5 M€ au lieu de 17,5 M€, c’est un gouffre. Elle ne répond pas à nos demandes de fléchages des enveloppes. En parallèle, la direction maintient l’intégralité des investissements dans la production privée en allant même au-delà de ses obligations avec plus de 520 millions d’euros. S'il y a des économies à faire, pourquoi les producteurs privés ne seraient-ils pas eux aussi mis à contribution ? La CGT demande encore et toujours que l’enveloppe des primes exceptionnelles de 600 000 € soit reversée sur d’autres mesures. Cette année encore les salariés seront livrés à l’arbitraire. Ce n’est pas acceptable ! Nous ne négocions pas le partage des miettes. L'exercice 2025 ne pourra qu’entraîner frustration et souffrance au travail, voire des contentieux juridiques pour discrimination salariale.
Paris, le 05 mars 2025
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PREAVIS DE GREVE 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes Mobilisons-nous, car seule la lutte paye !
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L'égalité entre les femmes et les hommes demeure un enjeu majeur, notamment dans le secteur de l'audiovisuel. Malgré quelques avancées dans l’entreprise, de nombreuses disparités persistent, entravant une véritable parité. Inégalités salariales encore bien présentes et non traitées, victimes de violences sexistes et sexuelles pas toujours bien accompagnées, représentation médiatique à améliorer, profession des maquilleuses méprisée… Les constats ne sont guère reluisants pour une entreprise qui s’enorgueillit d’un index égalité de 99 points sur 100. Il faut dire que le greatwashing* touche toutes les thématiques de la communication à France Télévisions. * Le « greatwashing est l'écart entre la communication externe d’une entreprise et la réalité vécue par ses salariés en matière de conditions de travail. Il est donc impératif de se mobiliser encore et toujours pour promouvoir l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le rapport de force doit se poursuivre pour atteindre une égalité réelle qui sera bénéfique à toutes et tous, et dans l’intérêt de France Télévisions ! Pour la CGT, les prochains chantiers à ouvrir d’urgence au sein de FTV sont :
L'égalité ne se décrète pas, elle se construit ensemble. Pour l'égalité femmes-hommes dans l'audiovisuel, agissons maintenant ! TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ! La CGT appelle l’ensemble des salarié-e-s de France Télévisions à cesser le travail le 8 mars 2025 de 0h à minuit.
Paris, le 28 février 2025
Inégalités femmes/hommes : testez vos connaissances avec ce quizz
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À France Télévisions, Responsabilité sociale = dumping social sur le dos des plus fragiles
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Lors du CSE, la direction du Réseau a montré son absence totale d’empathie et son froid cynisme. Interrogée sur les conditions d’emploi des maquilleuses dans le Réseau, elle n’a d’autre justification à l’externalisation du maquillage que ces quelques mots lapidaires de la directrice : « c’est notre stratégie, nous l’assumons, je n’ai rien d’autre à vous dire ». Alors que FTV nous abreuve de communications vantant sa politique en matière de RSE (responsabilité sociétale et environnementale), la direction n’a en réalité rien à faire de ce qu’il peut advenir des professionnelles, femmes pour l’essentiel, qu’elle envoie ainsi à France Travail ou qu’elle incite en douce à devenir auto-entrepreneuses. Toute à son objectif d’économies, elle ne voit aucun problème à pratiquer le dumping social, en faisant appel à des officines d’esthétique, loin des standards du métier et de notre convention de branche. En payant à la tâche sur facture, 4h voire 3h par jour, ces dirigeants atteignent leurs objectifs de part-variable en fabriquant des travailleuses pauvres : des emplois du temps mités comme les caissières, des salaires bien en-dessous des minimums conventionnels, des employeurs qui sont tout sauf exemplaires et qui ne prennent pas en compte la majeure partie de leurs risques professionnels. Mais ça, la directrice du Réseau, le directeur de la coordination de l’exploitation, bien chaudement assis sur des salaires confortables, ça ne les regarde pas, bien sûr : « On n’a pas le droit de s’immiscer dans la gestion de ces sociétés », répondent en chœur nos ponce-pilate-pyromanes. La nauséeuse hypocrisie ! Alors que l’antenne de Rennes s’apprête à basculer dans le monde low cost des prestataires extérieurs, les organisations syndicales, choquées, n’entendent pas laisser faire les démanteleurs. C’est un combat pied à pied qui s’ouvre pour ne pas laisser démanteler les métiers de la profession par des gens qui n’ont visiblement rien à faire de l’exigence du service public.
Paris, le 21 février 2025
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Près de 2000 élu⸱es soutiennent l'indépendance et la pluralité de l'audiovisuel public !
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Après deux échecs en 2024, le gouvernement va tenter une nouvelle fois de nuire à la qualité et à l'indépendance de l'audiovisuel public. La ministre de la Culture souhaite porter devant les parlementaires la création d'une holding rassemblant Radio France, France Télévisions et l'INA au 1er janvier 2026. Pour les personnels concerné⸱es, cela signifie une casse sociale sans précédent ayant pour horizon la fusion de nos entreprises ; pour le public, un appauvrissement et un éloignement des antennes, moins d’espaces pour relayer les sujets qui animent nos territoires, moins de temps pour que toutes celles et ceux qui font vivre nos communautés puissent s’exprimer et exister.
Ce sont pour ces raisons que 1888 élu⸱es locaux viennent de signer une tribune , initiée par le SNJ-CGT et le SNRT-CGT dans une démarche intersyndicale conjointe avec SUD, l’UNSA, la CFDT, FO, le SNAJ-CFTC, le SNJ, et publiée à partir de ce 19 février dans la presse quotidienne régionale.
Les maires de Lille, Nantes, Brest, Cherbourg, Laval, Blois ou encore Aurillac s'associent à notre appel, tout comme une présidente de Région et 11 président⸱es de conseils départementaux dans tout le pays. Ce sont aussi les élu⸱es ruraux qui se mobilisent très nombreux et nombreuses pour nous apporter leur soutien, comme Nicolas Rubin, maire de Châtel en Haute-Savoie, président de l'association des maires ruraux du département : « parce que l'audiovisuel public incarne la réactivité, la proximité, la vie des territoires, pour ne pas qu'il se retrouve enfermé dans une organisation préjudiciable à sa nécessaire souplesse ». Ce sont aussi ces conseils municipaux, qui, de l'Allier à l'Isère, adoptent des vœux en soutien à l'audiovisuel public et contre le projet de réforme. Les parlementaires sauront-ils et elles répondre à cet appel ? 72 député⸱es et 61 sénateurs et sénatrices, signataires de la tribune, ont déjà fait leur choix. Nous appelons les autres à rejeter tout projet de holding de l'audiovisuel public !
Ces près de 2000 signatures sont également un appel aux salarié⸱es de Radio France, France Télévisions, de l'INA et de France Médias Monde. Forts de ces soutiens locaux, vous pouvez intervenir auprès de votre député⸱e pour relayer la tribune et l'encourager à voter contre le texte du gouvernement, ainsi que diffuser massivement la pétition des publics de nos antennes.
Le SNJ-CGT et SNRT-CGT de l’audiovisuel public, pour l’intersyndicale SUD, UNSA, CFDT, FO, SNAJ-CFTC, et SNJ
Paris le 19 février 2025
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La direction de la Fabrique communique… ou la pédagogie de la méthode Coué
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« Convier » des salariés à une réunion d’échange un jour de grève, c’est audacieux. Les convier à échanger justement sur le projet qu’ils contestent, c’est carrément gonflé. La direction de La Fabrique elle, n’hésite pas et invite à une causerie à l’heure du thé ou presque : « nous vous convions à une réunion d’échange sur le projet VM ce jeudi 13 février à 14h, en salle D 45 80 ou à distance (lien team ci-dessous) » Échanger, parce que le projet de suppression de deux vidéos mobiles n’aurait pas été compris ? Échanger pour mieux faire avaler des couleuvres à des salariés dont le périmètre et les activités, font l’objet, depuis des années maintenant, de restructurations et de réorganisations ratées ? La CFDT et la CGT ont appelé les salariés à s’opposer à ce projet, par la grève, les 11, 12 et 13 février, la direction refusant de suspendre son projet. Nous continuons à en demander le gel afin de mettre en place des discussions sur des hypothèses alternatives, pour un autre projet, plus global, sur l’évolution des moyens techniques de la fabrique basé sur un état des lieux (que nous attendons toujours !) sur les activités internes et externalisées à FTV. Bref un appel au dialogue qui devrait être la normalité dans l’entreprise, surtout quand celle-ci affirme, dans sa propre feuille de route présentée début 2024 « Il nous faut poursuivre la modernisation technologique avec les salariés 📎». Avec les salariés, ce n’est pas contre eux. La direction de la fabrique a-t-elle pris connaissance de ce document ? Car elle ne propose finalement qu’un accompagnement de son projet imposé par le haut, une fois de plus. Quelles sont les garanties sur l’activité, sur l’emploi et sur les conditions de travail ? La direction va-t-elle faire des propositions lors de cette réunion d’échange à laquelle elle convie les personnels des VM ? Qu’a-t-elle à dire aux salariés, si ce n’est de lui faire confiance ? Va-t-elle leur parler de cette autre orientation stratégique de la direction générale, « une montée en puissance des captations, régionales de spectacle, vivant avec Culturebox 📎». En voilà une mine d’activité pour la VM ! Dans ses orientations stratégiques, la direction générale de l’entreprise qui affirme qu’elles sont toujours d’actualité indique vouloir lancer : « un travail approfondi d’identification de pistes d’optimisation sur nos processus clé et outils de production, fabrication et diffusion ainsi que la planification📎 ». Elle ajoute que ce travail s’appuiera également sur « les propositions des salariés experts du sujet 📎 ». La direction de la fabrique est tellement hors sol qu’elle se dédouane des orientations de la direction générale ? Nous continuons donc à rejeter « le projet VM » de la direction, et nous n’acceptons pas ses méthodes : opacité, décision imposée par le haut sans concertation préalable et sans informations précises… Une méthode qui concernera, demain, d’autres secteurs de l’entreprise ? Le CDE, les régies du siège et du réseau, les post productions de La Fabrique ? Demain, tous concernés. La grève continue...
Paris, le 11 février 2025
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Préavis de grève 11, 12 et 13 février 2025 - La direction refuse le dialogue
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Les salariés de France Télévisions ne sont pas contre l’évolution technologique, mais ils demandent un minimum de transparence et que les changements envisagés se fassent en concertation avec eux, avec des garanties sur l’emploi et les conditions de travail. Est-ce trop demander ? Visiblement oui...
La restructuration actuelle de la vidéo mobile, imposée brutalement d’en haut est très symptomatique d’un fonctionnement vertical de l’entreprise inacceptable pour les personnels.
La direction a une obligation de négocier les préavis de grève. Mais elle retire au préalable les moyens techniques des opérations et envoie seulement la RH pour négocier. Négocier quoi ? Rien... Le mépris est total vis à vis des personnels. La DRH ose dire que le projet est actuellement suspendu mais quand on lui demande de le confirmer par écrit, silence radio...
Certains représentants de l’État le disent : « l’heure est aux choix structurels à France Télévisions ». Les projets actuels de la direction vont dans ce sens et risquent d’avoir des conséquences majeures pour tous. Mais tout ce petit monde doit bien comprendre que les salariés ont leur mot à dire et que nous ne laisserons pas faire ces attaques brutales contre l’emploi, nos outils et nos conditions de travail. La mobilisation de toutes et tous est donc impérative.
A qui le tour après la Vidéo Mobile ?
Les deux cars vidéo mobile que la direction veut supprimer sont les plus légers de la flotte. Et que voit-on en face chez les concurrents d’AMP : des cars du même calibre en cours de fabrication. Que faut-il en déduire ? Une fois les cars vidéo de Marseille et Rennes supprimés et les salariés reclassés, que va-t-il se passer ?
Avec l’automatisation des régies, les techniciens du Réseau régional seront visés. La direction sait qu’il s’agit d’un point dur et elle tente de passer sous les radars en profitant du projet Genesys au Siège pour glisser discrètement la première régie automatisée du Réseau régional à France 3 Paris Île-de-France. Chacun appréciera la méthode. Avec un risque majeur de suppressions d’emplois dans toutes les antennes régionales.
Le problème est du même ordre pour les régies du Siège où personne ne nie qu’il y a nécessité de procéder au renouvellement des régies du Siège du fait de l’obsolescence des matériels actuels. Mais la direction avance masquée en commençant les travaux d’aménagement des locaux avant même que les personnels et leurs représentants ne disposent de la moindre information sur les modifications d’organisation du travail, les impacts sur l’emploi de ces nouvelles régies et les objectifs d’utilisation de la « remote prod ». L’objectif est de diminuer drastiquement le nombre de techniciens en régie du Siège et ça, la direction refuse de l’assumer au grand jour.
Au Centre de Diffusion et d’Exploitation (CDE), la direction a déjà remis en cause les organisations du travail, touchant ainsi au délicat équilibre de ces personnels qui sont amenés à travailler de nuit. La direction remet même en cause les usages professionnels liés aux horaires de jour et de nuit, ce qui peut affecter la santé et l’équilibre de vie des salariés.
Toutes et tous concerné·e·s
Au quotidien, partout dans l’entreprise, au Siège, en Outre-mer et dans le Réseau régional, tout le monde est conscient de la baisse du plan de charge d’activité sur les programmes et l’information. L’externalisation bat son plein, que ce soit chez les producteurs privés ou en direction de la filiale France Télévisions Studio.
La restructuration des moyens de la fabrique va aussi avoir des impacts en cascade dans d’autres secteurs de l’entreprise. Car avec moins de moyens internes de captation, ce sont aussi moins de moyens de production, de conception et de gestion. L’activité crée l’activité. La spirale infernale de transfert à la sous-traitance doit cesser et s’inverser.
Aurons-nous à l’avenir encore la capacité à France Télévisions d’imaginer et de produire des émissions ? Ou cela sera-t-il fait ailleurs ? La baisse des effectifs continue, elle est d’ailleurs inscrite dans le budget 2025, alors que nous avons déjà perdu plus de 1500 postes de travail depuis une douzaine d’années.
Face à cette mauvaise foi de la direction et ce refus de négocier, l’appel à la grève est donc maintenu pour les 11, 12 et 13 février 2025.
Paris, le 10 février 2025
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Quand franceinfo: devient Fox Info !
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Gaza « Côte d’Azur » et si c’était possible, c’est le bandeau que les téléspectateurs de franceinfo: ont pu admirer mercredi 5 février, aux alentours de 22h25 durant plusieurs minutes. Un choix éditorial stupéfiant Mais qui a eu cette idée de lancer un débat sur la faisabilité de transformer Gaza en « Côte d’Azur » et d’inviter un professionnel du tourisme pour nous en parler ? Dès le début, le ton est donné par le présentateur : « on va laisser la politique de côté pour un instant… » comme si parler de la déportation de 2,2 millions de citoyens pouvait être lu avec un autre prisme que « politique… » Mais la suite est encore plus savoureuse : « On vous a invité ce soir afin de vérifier si cette proposition de Trump a vocation à exister sur le plan économique… La bande Gaza a des atouts, on l’a déjà dit ! » Mettons le crime contre l’humanité de côté, sur Fox Info, parlons du fric ! Et puis ces atouts de la bande de Gaza déjà évoqués, dommage de ne pas en dire plus. C’est tellement frustrant ! C’est vrai qu’avec une des plus fortes densités de population au monde, un PIB de 55 $ par habitant (France, 44 460 $ en 2023), 70 % des bâtiments détruits, plus 60 000 morts depuis le 7 octobre 2023, l’endroit fait rêver, incontestablement, il a des atouts. Et puis n’oublions pas les 139 confrères journalistes tués pour couvrir ce conflit. Un détail… La réponse de l’invité est du même niveau, c’est-à-dire au ras du caniveau. « On peut être satisfait que le président Trump prenne l’exemple de la France en parlant de « Riviera ». Si au bout de cette longue séquence, le téléspectateur n’avait pas encore été pris de vomissements, il aura pu entendre ce parallèle de la bouche d’un soi-disant professionnel du tourisme : « Mais le touriste aime la sécurité, par exemple, la grève des poubelles à Paris a provoqué une cascade d’annulations… » Faire un parallèle entre les poubelles et les centaines de milliers de tonnes de bombes déversées sur Gaza. Paroles de pro ! Nous n’allons pas vous retranscrire mots pour mots la séquence, on aimerait bien vous dire d’aller la visionner en replay, mais curieusement, elle n’est plus disponible en ligne… La direction a-t-elle quelque chose à cacher ? Tout le monde a encore en mémoire les 20 secondes du mot « otage » qui a conduit la direction à agir « comme des Lucky Luke » et à suspendre un rédacteur en chef immédiatement. C’était il y a seulement 2 semaines. Les dégâts de la course à l’audimat Voilà des mois que les salariés de France Info dénoncent la transformation éditoriale de leur chaîne depuis la rentrée de septembre : des talk-show au détriment de l’info. Un choix avant tout motivé, selon ses promoteurs, par la recherche prioritaire de l’accroissement des audiences. Et tant pis si pour cela des salariés sous pression finissent par perdre le recul nécessaire, le tout dans un contexte d’effervescence supplémentaire depuis l’annonce de l’Arcom du passage prochain de franceinfo: du canal 27 vers le canal 16 de la TNT. Au regard de l’attention dont jouit depuis deux semaines l’antenne de la chaîne, c’est incontestablement une réussite éclatante ! Depuis peu, tout le monde parle de franceinfo:… Cette séquence doit signer la fin de cette orientation désastreuse ! La CGT ne réclame aucune tête, et encore moins celle de responsables opérationnels, aujourd’hui mortifiés, qui n’ont aucun pouvoir décisionnaire sur l’évolution éditoriale de l’ensemble de la chaine. Cependant, la direction ne peut pas nous faire le coup une fois de plus de « circuler il n’y a rien à voir », d’un « 2 poids 2 mesures » dont elle a pris l’habitude, et si quelque chose doit changer c’est l’abandon de la prise en compte des audiences comme boussole principale. Cette séquence, qui risque de jeter le discrédit sur toute une rédaction ne peut pas être justifiée par une simple erreur humaine, une faute isolée. Elle a été programmée, écrite, pensée, un invité a été contacté, finalement c’est la perte de lucidité qui est la plus effrayante. C’est le résultat d’une ligne éditoriale qui part à la dérive, des choix d’une direction de l’information qui, lancée dans une quête d’audimat vaine et contreproductive, a surtout réussi à propulser des salarié.es dans le mur et à créer les conditions d’un bad buzz terrible pour la crédibilité de la chaîne. Pour la CGT cela doit cesser !
Paris, le 7 février 2025
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Préavis de grève 11, 12 et 13 février 2025
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La direction a engagé une nouvelle phase de restructuration des activités, des outils et des emplois à la fabrique à travers des projets technologiques sans associer les personnels. En décembre 2024, elle a annoncé brutalement une restructuration de la flotte vidéo mobile visant à supprimer les cars de Marseille et Rennes et à reclasser les salariés concernés sur les 4 autres cars vidéo mobile, explosant ainsi les collectifs de travail. Aucune garantie sur le plan de charge, aucune transparence sur les centaines de captations externalisées chaque année, aucune considération pour les salariés concernés. Un projet injustifié. Au siège le projet de renouvellement des régies reste opaque. Aucune information sur les impacts emploi, organisation du travail et pratiques professionnelles. Suppressions de postes ? Changement des méthodes de travail ? Augmentation des cadences ? On ne le sait pas... Les personnels des régies du réseau régional sont aussi concernés puisque la première régie automatisée serait déployée au Siège pour France 3 Paris Ile de France avec une réduction du nombre de technicien vidéos de 4 à 1. Pour la direction seul comptent les économies, au détriment de l’aspect humain. Au CDE, la direction modifie les organisations du travail au mépris des usages dans ces métiers qui impose des vacations le jour et la nuit. Allons-nous laisser faire ? Les personnels ne sont pas contre des évolutions, ils l’ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé mais dans la mesure où les solutions sont construites avec eux et non contre eux. La sous-activité est organisée et la priorité de recours aux moyens internes n’est pas respectée. Nous attendons d’ailleurs toujours de la direction qu’elle nous fournisse l’inventaire exhaustif de l’ensemble des captations diffusées sur les chaines de FTV, internes et externes, point sur lequel elle s’était engagée. Partout à France Télévisions les salariés en ont ras le bol des économies sans fin qui pourrissent leur vie professionnelle et les empêchent de mener correctement leur mission. La restructuration de la flotte vidéo mobile n’est que le premier acte d’une attaque sans précédent sur l’activité, les outils et l’emploi. A qui le tour après la VM ? Nous ne pouvons laisser passer cela, les salariés doivent être solidaires, se serrer les coudes et montrer à cette direction que nous ne la laisserons pas faire. Nous voulons juste vivre de nos métiers et les exercer avec passion. Les syndicats CGT et CFDT revendiquent :
Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT et CFDT appellent l’ensemble des personnels de France Télévisions à cesser le travail les 11, 12 et 13 février 2025 à partir de 00h01 et pour une durée de 3 jours. Paris, le 5 février 2025
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NAO 2025 : mettons les budgets là où les salariés en ont besoin
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La direction pourrait être tentée de profiter du contexte budgétaire difficile de France Télévisions pour refuser l'attribution d'une mesure générale aux salarié·es. Ce serait surtout une position de principe quand, dans le même temps, elle dépense 2,8 M€ pour le plan com du remplacement de « France 3 » par « ICI », qu’elle dépense sans compter pour remplacer les cars de la Fabrique par des cars du privé, ou qu’elle débourse 92.000 € HT pour un escape game « convivial et ludique pour créer du lien et de la cohésion », alors qu'il suffit d'être un peu courageux et d'imposer aux cadres réticents d'organiser des réunions de service et des espaces de discussion. La CGT dénonce régulièrement une politique salariale de l'arbitraire dont la conséquence est l'augmentation des risques psychosociaux, un fléau qui mine la santé des salarié·es. Pendant les Négociations Annuelles Obligatoires, qui se dérouleront du 10 février au 13 mars, la CGT rappellera ses incontournables : De meilleurs salaires :
Un budget « rémunérations » plus conséquent :
Plus d'équité :
Plus de reconnaissance du travail accompli :
Des avantages sociaux plus conséquents :
Paris, le 6 février 2025
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Les multiples maux des JRI de la rédaction nationale
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L’année a très mal commencé pour le service JRI de la rédaction nationale. Un beau matin, sans concertation, la direction de l’information annonçait qu’elle décidait de stopper les tournages sport pour les confier à des prestataires extérieurs. La mobilisation des salariés et des organisations syndicales a fait reculer la direction. Le projet est suspendu. Les lamentables décisions de ce début d’année de la direction de l’information, le gel le temps d’un CSE la collaboration historique des JRI de la rédaction nationale aux émissions des sports, puis en réponse et s’engouffrant dans la brèche, la décision de la direction des sports de les remplacer par des JRI prestataires, auront au moins permis à l’occasion du CSE extraordinaire consacré à la question de mettre à nu la situation alarmante du service JRI de la rédaction nationale.
La souffrance du JRI à la rédaction nationale Les maux des JRI sont multiples. Certains sont classiques et inhérents à ce noble métier. Le plus connu se résume à trois lettres : TMS (troubles musculo-squelettique). Le port de charge, du matériel et de la caméra, au fil des ans et des tournages laisse des cicatrices. L’allègement récent des moyens de tournages est un écran de fumée : des JRI développent précocement aujourd’hui des TMS. Le rythme des tournages s’est accéléré, les bousculades dans les meutes de médias sur les évènements sont devenues le quotidien… Globalement, les JRI souffrent d’une dégringolade de qualité de leurs conditions de travail : rétrécissement général des temps de tournages ; aller-retour dans la journée, les conditions de voyage dans des TGV de plus en plus bondés se sont gravement détériorées, souvent l’équipe ne voyage pas ensemble dans la même voiture, ce qui reporte la charge et la responsabilité d’une grande partie du matériel sur le seul JRI. Malgré les alertes régulières sur le sujet, la direction n’agit pas ou peu. Mais un mal plus insidieux a fait son nid et ronge de l’intérieur bon nombre de JRI, même si un certain nombre ont la chance de ne pas en souffrir. Pour le moment… Aujourd’hui, l’activité du JRI s’est considérablement appauvrie. Cela s’est fait progressivement, et de multiples facteurs en sont la cause :
La fusion aggrave la situation Depuis la disparition des éditions de la 3, c’est la catastrophe. Pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de travailler pour les Magazines ou les Sports, ce ne sont pas les quelques dossiers qui restent à tourner, dont personne ne sait quand ni où ils sont diffusés, qui vont remettre la jauge au bon niveau. Dans ce contexte, enlever le pain des sports de la bouche des JRI est une hérésie et un nouvel acte de maltraitance des salariés.
Sanctuariser Il faut sanctuariser la collaboration aux magazines et aux Sports. La direction doit s’y engager. Abandonner les « quotas » et le recours aux prestataires. Il faut aussi sanctuariser la collaboration des JRI de la rédaction nationale aux éditions régionales et renforcer la visibilité des sujets qui y sont produits. Mais on ne pourra pas faire l’impasse sur une révision profonde de l’éditorial et de la manière de fabriquer nos journaux. Renoncer à un micro-trottoir pour permettre à un JRI de faire un tournage aux sports par exemple. Il faut repenser la place des JRI dans la rédaction nationale. Les associer aux décisions éditoriales en les intégrant pourquoi pas dans les services, à l’image de ce qui se fait en région Le temps n’est plus à la quantité mais à la qualité. Il faut aussi « déclanifier » les périmètres et permettre à toutes et tous de faire régulièrement des missions longues, des missions à l’étranger, des tournages magazine ou sport. Il faut pouvoir offrir aux JRI une mobilité professionnelle. Cela passe par la mise en place d’un plan de carrière pour chaque JRI, qui tienne compte de la pénibilité et des spécificités de la fonction. La compétence complémentaire est un outil intéressant. Mais il ne doit pas être le seul, surtout si, pour la direction, c’est un moyen de fusionner 2 ETP. Sur ce thème, la CGT met en garde celles et ceux qui seraient tentés de profiter de la situation pour inventer des polyvalences pseudo libératrices mais qui ne feraient qu’aggraver l’aliénation. La CGT appelle la direction à associer les organisations syndicales et les élus à un plan d’action pour sauver les JRI de la rédaction nationale. La CGT est engagée de toute ses forces dans la défense du métier de JRI. Au siège, comme en Outre-Mer et dans le Réseau.
Paris, le 05 février 2025
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Votre santé au travail - La CGT FTV lance une permanence régulère santé-harcèlement
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Depuis de longues années, la santé au travail est l’un des principaux chevaux de bataille de la CGT à France Télévisions. Face aux déficiences de la direction dans le traitement de ce sujet, à son manque de neutralité, à l’opacité du nouveau dispositif anti-harcèlement lancé par la DRH et à l’explosion des risques professionnels, notamment psycho-sociaux, nous nous devions de réagir et d’amplifier nos moyens de défense des salariés.
La CGT a donc décidé de mettre en place une ligne téléphonique santé-harcèlement pour répondre à toutes vos questions, vous conseiller, vous orienter et vous accompagner si besoin.
Ainsi, vous pouvez désormais contacter par téléphone en toute confidentialité nos élu·e·s spécialisé·e·s.
Premières permanences le 3 et le 10 février de 14h à 18h
Si vous ne pouvez pas appeler lors des permanences ou si les lignes répondent occupées, n’hésitez pas à laisser un message et vos coordonnées afin que vous soyez rappelé·e·s.
Autre possibilité, envoyez un mail à l’adresse suivante :
Tout appel ou mail reste confidentiel. Paris, le 3 février 2025
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Préavis de grève à la Fabrique - Appel à la grève maintenu
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La direction de FTV a tenté de désamorcer l’élargissement de la mobilisation aux régies du Siège en réunissant le 30 janvier les syndicats du Siège et du Réseau. Un drôle de format de réunion, au cours de laquelle la direction dit vouloir le dialogue et l’apaisement, mais ne fait que de la pédagogie sur son projet. Nous n’aurions pas bien compris tout le bien fondé de cette réforme...
Ouverture du dialogue ? Les syndicats CGT et CFDT sont évidemment pour sortir de ce conflit et prêts à s’engager avec les salariés dans une discussion constructive, mais pas le dos au mur d’un projet de restructuration. Nous avons demandé que le projet Vidéo mobile soit suspendu pour pouvoir mettre en place une discussion sur un projet plus global d’évolution des moyens techniques à la fabrique, concernant autant la Vidéo mobile que les régies du Siège. La perche a été tendue, mais la direction n’a pas su la saisir. La direction dit regretter l’impact du mouvement social en cours mais reste à ce stade vissée sur son projet. Des scénarios alternatifs auraient été étudiés à la Direction des Moyens de Fabrication, mais ce ne sont que des paroles sans aucun élément concret à nous présenter. Le préavis de grève est donc maintenu et nous appelons tous les salarié-e-s de la fabrique à la mobilisation ce 31 janvier. Le conflit est loin de se terminer.
Droit de grève Il semblerait que la direction soit en train de tenter de durcir le droit de grève dans les régies. Les règles sont pourtant claires. La réorganisation du travail est possible, mais avec certaines limites. Selon notre accord collectif, « Dans l’hypothèse d’un décalage de vacation après la veille à 10 heures, après concertation avec le salarié, les heures initialement planifiées et non effectuées n’entrent pas dans le décompte du temps de travail effectif mais sont indemnisées à 125% du taux de salaire horaire. » L’employeur a donc d’abord obligation de prendre le temps de mener à bien une concertation avec chaque salarié concerné à propos du décalage de sa vacation occasionnée par la réorganisation du travail. Et les heures décalées doivent être indemnisée à 125%. Si cette réorganisation ne convient pas au salarié, libre à lui de se mettre en grève. En cas d’entrave au droit des salariés, n’hésitez pas à saisir nos Délégués Syndicaux.
Paris, le 30 janvier 2025
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Budget FTV 2025 - La descente aux enfers
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Fin 2024, le gouvernement Barnier a imposé d’énormes économies à l’audiovisuel public pour l’année 2025. Pour France Télévisions, il s’agissait d’une baisse de ressources de 86 M€. C’est sur cette base que le budget 2025 a été adopté par le Conseil d’Administration (CA) de l’entreprise en décembre 2024.
Une neutralité qui questionne La représentante CGT au CA de FTV a voté contre ce budget, ce qui n’est pas le cas du représentant des salariés d’un autre syndicat qui s’est abstenu. Une étrange neutralité vu les niveaux d’économies prévus par ce budget ! En effet, la direction entend encore économiser 60 M€, ce qui va directement impacter la masse salariale, les ETP et en cascade les conditions de travail des salariés. Nous en voyons les premiers effets sur le terrain : JT mutualisés dans le réseau régional, nombre d’équipes réduit, raccourcissement des éditions locales 1/3 de l’année, tentative d’externalisation de l’activité des JRI qui travaillent pour la rédaction des sports ou encore la restructuration de la vidéo mobile. Toutes ces mesures n’ont qu’un seul objectif : réduire les coûts. Et on n’a pas encore découvert toutes les intentions de la direction !
Comment résoudre le déficit annoncé ? Le budget adopté prévoit également un déficit d’exploitation de 50 M€. Qui va devoir payer l’addition l’année prochaine quand il faudra combler ce trou abyssal ? En théorie, l’État a l’obligation de recapitaliser l’entreprise, le fera-t-il ? On peut en douter quand on voit les positions de la ministre de la Culture pour qui cette trajectoire budgétaire est simplement « exigeante ». Au-delà du fait qu’elle ment ouvertement aux représentants du personnel qu’elle rencontre et même devant la commission Culture de l’Assemblée nationale quand elle ose dire que les syndicats de l'Audiovisuel Public soutiennent son projet, on ne peut pas piloter l’avenir de l’audiovisuel public avec des slogans. Le culot ne permet pas tout. Il nous manque des réponses précises. Dire que mettre en place une holding ou une fusion des entreprises a pour but de rendre l’audiovisuel public plus fort est une formule creuse sans éléments probants, bien au contraire. Pour la CGT ce qui est clair, c’est que le rapprochement envisagé de nos entreprises publiques vise d’abord et avant tout à réaliser des économies sur le dos des salariés, de leurs conditions de travail, de l’emploi et de l’activité interne. La Présidente de FTV l’a évoqué devant cette même commission Culture de l’Assemblée nationale comme étant une solution à nos problèmes budgétaires. Et la ministre ajoute que « Dans ce contexte, cette réforme est d’autant plus nécessaire ». Concrètement, la mise en place d’une holding s’accompagnera d’une chasse aux postes en doublon et de la remise en cause de la couverture conventionnelle des salariés (temps de travail, congés, prime d’ancienneté, métiers, montants des indemnités de licenciement, etc.). Rien à voir avec un renforcement de l'Audiovisuel Public.
Budget 2025 version 2 : une aggravation de la situation ? Alors que le tableau était déjà particulièrement inquiétant, le gouvernement Bayrou a proposé au Sénat d’aggraver encore la baisse du financement de l'Audiovisuel Public. Les sénateurs –majoritairement à droite – ont cependant décidé « généreusement » de limiter cette nouvelle baisse à 15 M€, soit quand même 10 M€ supplémentaires qui échappent à France Télévisions. Si on calcule bien, on en serait désormais à 96 M€ de financement en moins en 2025. Où va-t-on désormais chercher les économies ? Quel impact sur les projet interne ? Va-t-on mettre à contribution les producteurs privés qui pour le moment sont épargnés par la direction de l’entreprise ? Le 30 janvier 2025 une Commission Mixte Paritaire (CMP) Assemblée nationale / Sénat se réunira pour trouver un accord sur le projet de loi de finances concernant les crédits de la Culture. La CGT de FTV demande que les parlementaires annulent les baisses de financement qui pèsent sur l'Audiovisuel Public. Tous ceux qui valideraient un budget avec une telle purge devront l’assumer.
Conflits sociaux en perspective La situation est actuellement très tendue à FTV avec des mouvements sociaux qui s’installent dans la durée et qui vont s’amplifier si les attaques contre les salariés et leur outil de travail continuent. C’est la promesse que nous faisons à la ministre de la Culture et à la direction de notre entreprise si la situation n’est pas rapidement révisée. Nous n’accepterons pas que les salariés soient les variables d’ajustements de choix politiques d’austérité.
Paris le 29 janvier 2025
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Préavis de grève à la Fabrique 31 janvier 2025
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La direction de la fabrique engage une nouvelle phase de restructuration des activités à travers des projets technologiques sans associer les personnels.
Courant 2024, elle annonce un projet de renouvellement des régies du siège en engageant une procédure d’information et consultation du CSE du siège sur une phase 1 qui ne donne aucune information sur les conséquences du projet sur l’emploi et les méthodes de travail envisagées mais rendant le projet inéluctable.
En décembre 2024, la direction annonce une restructuration de la flotte vidéo mobile visant à supprimer les cars de Marseille et Rennes et à reclasser les salariés de ces cars sur les 4 autres cars vidéo mobile, explosant ainsi les collectifs de travail. Avec pour objectif une rotation des personnels sur les différents cars, en fonction des besoins et des disponibilités de chacun.
La notion de collectif de travail dédié à un car, avec sa cohésion et son professionnalisme sur des matériels spécifiques est bafoué. La direction n’en a cure, seul comptent les économies, au mépris de l’aspect humain. Les régies du siège seront aussi concernées à terme.
Par ailleurs, les arguments avancés par la direction nous semblent particulièrement de mauvaise foi. Les personnels ne sont pas contre des évolutions, ils l’ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé mais dans la mesure où les solutions sont construites avec eux et non contre eux. La sous-activité est organisée et la priorité de recours aux moyens internes n’est pas respectée. Nous attendons d’ailleurs toujours de la direction qu’elle nous fournisse l’inventaire exhaustif de l’ensemble des captations diffusées sur les chaines de FTV, internes et externes, point sur lequel elle s’était engagée.
Cette situation est inacceptable et méprisante pour les salariés qui s’investissent avec passion depuis des années sur leur métier au sein du service public.
Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent :
Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT et CFDT appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 31 janvier 2025 à partir de 00h01 et pour une durée de 24h.
Paris, le 24 janvier 2025
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Préavis de grève à la fabrique - Impacts majeurs sur nos antennes
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Du 21 au 23 janvier 2025, les syndicats CGT, CFDT et FO ont appelé les salariés à la grève contre le projet de restructuration de la vidéo mobile à la Fabrique. Le mouvement est exemplaire de solidarité, les collègues de la Fabrique se mobilisant contre un projet qui ne les touchent pas directement. Car ils sont bien conscients qu’ils seront les prochains sur la liste des restructurations des moyens internes de fabrication.
Impact important sur nos antennes. Le 21 janvier, la mobilisation des personnels des régies du siège a eu pour conséquence l’annulation des Maternelles et du magazine de la santé et des impacts sur les éditions d’information. Il y a des grévistes partout à la Fabrique, sur la fiction, la post-production et à Vendargues. La captation Modul’Air pour Culture Box a elle aussi été annulée du fait des personnels en grève. Le 22 janvier, c’est Télématin qui a été impacté, cette émission ayant été captée en régie finale. Et puis il y a des impacts invisibles mais bien réels. En effet, la DMF a tout fait pour remplacer les cars vidéo mobile de la fabrique par des cars d’AMP sur un certain nombre de captations : le Festival international du cirque de Monaco, les 150 ans de l’Opéra Garnier, l’opération Pièces Jaunes, l’Hyper Week-end Festival. Elle invisibilise ainsi la mobilisation des personnels. La direction n’hésite pas à sortir le chéquier pour casser la grève. Mais cette politique antisociale de sortie de cash contre les revendications légitimes des salariés aura un terme...faute de cash justement. Révélation Nous avons par ailleurs appris ce jour en CSE du Réseau régional de la bouche même de la DRH de la Fabrique, que le projet de restructuration a commencé dès avril 2024 et qu’à cette date le gel des postes a démarré en prévision de ce projet. Mais la direction a soigneusement attendu l’après JOP 2024, après avoir tressé tant de louanges aux salariés de la fabrique à propos de leur travail exemplaire, pour lancer son projet de restructuration. Le mouvement social est loin de se terminer. La direction doit comprendre que nous sommes face à une lame de fond qui ne fera que s’amplifier face à son intransigeance. Elle serait bien inspirée de retirer son projet et d’ouvrir une véritable négociation sur un projet alternatif.
Paris, le 23 janvier 2025
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Saisine des syndicats CGT-FO-CFDT sur la fonction de responsable technique post-production
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Madame Isabelle CAROFF Directrice des Ressources Humaines et de l’Organisation de France Télévisions Monsieur Yves DUMOND 7, esplanade Henri de France 75907 PARIS Cedex 15
Objet : Saisine des syndicats CGT-FO-CFDT sur la fonction de responsable technique post-production
Madame la Directrice des Ressources Humaines de France Télévisions, Monsieur le Directeur des Moyens de Fabrication
Dans le cadre de l’Accord de Groupe France Télévisions du 8 décembre 2008 sur l’amélioration du dialogue social, et afin d’anticiper un conflit collectif, les syndicats CGT, FO et CFDT vous demandent, dans le cadre d’une saisine, d’organiser une réunion dans les délais prévus par l’Accord afin d’évoquer les points suivants. Il s'agit d'une procédure qui doit enclencher l'ouverture d'une négociation par la direction. Le 24 septembre 2024, lors de la réunion hebdomadaire des responsables techniques post-production, le directeur délégué à la post-production a annoncé la fin des binômes de responsables techniques (un profil vidéo et un profil audio) sur l’ensemble des sites de post-production de la DMF. Les postes de responsable technique uniques sont tous confiés à des salariés venant historiquement de l’exploitation vidéo. La responsabilité technique audio des sites va donc être confiée à des salariés n’ayant aucun historique dans la gestion et l’exploitation des équipements audio, dans les workflows et les pratiques spécifiques de ces métiers. La direction imagine remplacer les années d’expérience des responsables techniques audio (qui ont tous été chef OPS/mixeur pendant de longues années avant d’arriver à ce poste) en saupoudrant ça et là quelques formations de deux à trois jours aux responsables techniques en place. Dans la réalité, comme c’est déjà le cas sur les sites n’ayant plus de responsable technique audio (groupe 7), ce sont les chefs OPS/Mixeurs, groupe 4, qui feront le travail. Désormais sans possibilité d’accéder au poste de responsable technique audio qui permettait de reconnaître leur expertise et leur expérience, il n’est pas acquis qu’ils effectueront dorénavant des tâches au-delà de leur périmètre, que la direction essaie à l’occasion plus ou moins adroitement d’élargir, sans l’assumer complètement. Quant aux trois responsables techniques à profil audio en place, qui ne seront pas remplacés en cas de départ, cette décision les place dans la position de salariés obsolescents, puisque leur poste a été déclaré comme inutile dans cette organisation. Cette décision va à l’encontre des conditions de travail des salariés, et atteint la santé de plusieurs d’entre eux. A plusieurs reprises, les salariés concernés ont exprimé publiquement leur refus et leur incompréhension de cette décision qui menace à moyen terme la pérennité de l’exploitation audio des sites de post-production. Les syndicats demandent à la direction de revoir ce projet et demandent :
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.
Paris le 21 janvier 2025
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Préavis de grève fabrique 21, 22 et 23 janvier 2025 - La direction refuse (pour l’instant) de négocier
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En préalable à l’obligation légale de négocier, la direction a pris des mesures conservatoires afin de remplacer les cars VM de la Fabrique par des cars d’AMP. Un coût important pour l’entreprise alors même que le déficit ne cesse de s’aggraver. La direction, représentée notamment par Christian Vion, DG en charge des ressources de FTV n’avait rien à proposer dans la négociation à part de tenter de justifier la réduction des moyens et des investissements à la fabrique par les difficultés budgétaires et un besoin de productivité. Les syndicats signataires du préavis de grève dénoncent une vétusté organisée des cars et une gestion désastreuse des investissements à la fabrique, en particulier sur la régie fly UM3 qui a coûté près de 5M€ pour une utilisation une ou deux fois par an car jugée... trop lourde. Dans le même temps, la Direction de la fabrique argumente sur un besoin de moyens plus légers. Et justement les deux cars VM que la direction veut supprimer sont les plus petits de la flotte et donc tout à fait adaptés aux besoins de tournages plus léger. Par ailleurs, la perspective de la bascule de France 4 sur le canal 4 de la TNT en juin 2025 va nécessiter un renforcement éditorial pour lesquelles des moyens de captation vont être nécessaires. Où est donc la cohérence de ce projet de restructuration ? La réalité est que la direction est prise dans l’étau des économies à réaliser en 2025 et qu’elle veut faire porter cela sur les personnels et leurs outils de travail. Une décision inacceptable. Les syndicats CGT, CFDT et FO rappellent que si les salariés n’avaient pas lutté en 2002 pour sauver la flotte vidéo mobile face à une direction qui mettait en avant les mêmes arguments, elle serait aujourd'hui bien plus réduite. Ils dénoncent l'argument de la nécessité de se moderniser absolument en UHD alors que 80% de la demande reste en HD. Les producteurs renoncent d’ailleurs de plus en plus souvent au tournage UHD, trop coûteux en post-production, y compris sur des productions emblématiques. Et l’avenir du canal UHD de France 2 est en sursis. La direction tente de culpabiliser les salariés et les syndicats par rapport à la mise en danger des moyens internes de fabrication que provoquerait ce mouvement social, osant même dire que son projet était exemplaire et devrait en inspirer d’autres. Une provocation de plus mais tout le monde est désormais prévenu : ça risque de taper très fort partout si nous ne mettons pas un coup d’arrêt immédiat à cette politique mortifère. Cette grève résulte d’abord et avant tout de la mauvaise volonté de la direction. Un projet de protocole d’un vide abyssal a été transmis aux syndicats qui en retour ont demandé que soit acté en préalable à la reprise des discussions le retrait du projet de suppression des deux cars VM et l’engagement d’une négociation sur un projet alternatif. Le préavis de grève des 21, 22 et 23 janvier 2025 est donc maintenu et le conflit loin de s’achever.
Paris, le 20 janvier 2025
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Préavis de grève La Fabrique - 21, 22 et 23 janvier 2025
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La direction de la fabrique engage une nouvelle phase de restructuration des activités à travers des projets technologiques sans associer les personnels. En décembre 2024, elle annonce une restructuration de la flotte vidéo mobile visant à supprimer les cars de Marseille et Rennes et à reclasser les salariés de ces cars sur les 4 autres cars de Lyon, Lille, Strasbourg et Toulouse, explosant ainsi les collectifs de travail. En 2024, elle annonce un projet de renouvellement des régies du siège en engageant procédure d'information et consultation du CSE du siège sur une phase 1 qui ne donne aucune information sur les conséquences du projet sur l'emploi et les méthodes de travail envisagées mais rendànt le projet inéluctable. Le juge a été saisi en référé. Cette situation est inacceptable et méprisante pour les salariés qui s'investissent avec passion depuis des années sur leur métier au sein du service public. Par ailleurs, les arguments avancés par la direction nous semblent particulièrement de mauvaise foi. Les personnels ne sont pas contre des évolutions, ils l'ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé mais dans la mesure où les solutions sont construites avec eux et non contre eux. Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent : 1 -le retrait du projet d'évolution des moyens mobiles de la fabrique et le maintien en conditions opérationnelles des deux cars benjamin et des collectifs de travail. 2-la définition d'un nouveau projet d'investissement négocié associant les personnels afin d'anticiper le renouvellement des deux cars benjamin. 3 -la garantie d'un plan d'activité consolidé sur la fabrique et du maintien de l'emploi sur le long terme pour toutes les activités assortis d'un plan de ré-internalisation d'émissions. Afin d'obtenir gain de cause, les syndicats CGT, CFDT et FO appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 21 janvier 2025 à partir de 00h01 et pour une durée de trois jours.
Paris, le 15 janvier 2025
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Préavis de grève - La fabrique - 31 décembre 2024
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L’effet de surprise a été très fort pour les personnels de la vidéo mobile qui ont ressenti cette annonce brutale comme une attaque sans précédent depuis la grève historique de 2002. En 2020, le positionnement des cars VM à Bois d’Arcy était la solution ultime pour pérenniser le fonctionnement de la vidéo mobile que ce soit sur un plan économique comme stratégique. Les arguments avancés par la direction nous semblent fallacieux, tant sur les problématiques techniques et environnementales que celles liées à l’activité des cars. Les personnels ne sont pas contre les évolutions mais dans la mesure où celles-ci sont construites avec eux et non contre eux. Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent : 1 - le retrait du projet d’évolution des moyens mobiles de la fabrique. 2 - un inventaire exhaustif sur les 3 dernières années de l’ensemble des opérations sur l’ensemble des chaines du groupe FTV nécessitant l’emploi d’un car en indiquant quel moyen a réalisé l’opération. 3 - la présentation d’un plan de maintien en conditions opérationnelles des deux cars benjamin assurant actuellement une partie des tournages. 4 - la rénovation de la motorisation des deux cars benjamin et des camions d’accompagne-ment de la flotte globale de la fabrique, une solution innovante qui permettra de répondre aux nécessités d’accès aux ZFE en améliorant l’image de l’entreprise. 5 - la définition d’un nouveau projet d’investissement à horizon de 3 ans en associant les personnels afin d’anticiper le renouvellement des deux cars benjamin. 6 - la présentation des chiffres de l’externalisation sur 3 ans et d’un plan de charge 2025 plus ambitieux intégrant une part significative des nombreux tournages non captés par les moyens internes de fabrication. Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT, CFDT et FO appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 31 décembre 2024 à partir de 00h01 et pour une durée de 24h.
Le 24 décembre 2024
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Featured
Préavis de grève du 19 décembre 2024
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PREAVIS DE GREVE
NOUS VOULONS VIVRE DE NOS METIERS ! |
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19 DECEMBRE 2024 : MOBILISATION NATIONALE DES PROFESSIONNEL·LES DE LA CULTURE
Soyons conscients que ni l’audiovisuel public, ni le service public du spectacle vivant ne peuvent assurer leurs missions sans les financements publics nécessaires. La motion de censure des députés a marqué un temps d’arrêt au rouleau compresseur du gouvernement Barnier qui souhaitait redresser les comptes publics en taillant les budgets notamment de l’audiovisuel public, de la Culture et des collectivités territoriales. Le gouvernement est certes tombé, mais les dangers pour nos professions ne sont pas pour autant écartés. Le projet de réforme de l’audiovisuel public est suspendu, mais il reviendra rapidement à l’agenda parlementaire dès qu’un gouvernement sera constitué. En 2025 se décidera l’avenir des salariés de l'Audiovisuel Public. Le 19 décembre prochain, nous devons massivement nous mobiliser pour affirmer la nécessité de défendre et renforcer le service public de la Culture, partout, sur tous les territoires. Le prochain gouvernement doit comprendre que nous ne laisserons pas les politiques d’austérité broyer nos métiers et que la population a besoin d’une ambition pour l'Audiovisuel Public. La CGT de France Télévisions revendique :
La CGT de FTV appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 19 décembre prochain à partir de 00h et pour une durée de 24h. Reprenons en main notre avenir, la mobilisation doit être massive. Pour les rendez-vous partout en France, consultez la carte ICI (actualisation régulière). Paris, le 16 décembre 2024
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Les choix éditoriaux de la direction de l’information - Sur le parvis plutôt qu’en Syrie
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Pendant que FTV mobilise ses équipes pendant 48h au service de la communication de l’Élysée, l’Histoire prend un grand virage au Moyen Orient. Surprise : aucune équipe de l’info nationale n’est présente à Damas de tout le week-end. Il faudra plus de 48h après la prise de la capitale syrienne pour que l’équipe détournée d’un départ en Ukraine passe la frontière où elle est restée bloquée, arrivée trop tard après la chute de Damas. La présidente de FTV peut bien communiquer sur le succès d’audience des émissions spéciales, en ce qui concerne l’information nationale, c’est un noir week-end. 48h de présence sur le parvis de Notre Dame, 48 h d’absence du théâtre de l’Histoire en marche. Bien sûr, nous n’accablons pas les journalistes de la rédaction, qui ont alerté les chefs bien en amont et demandé d’être positionné en prévision de la chute de Bachar El Assad. Quand le représentant de la CGT pose la question en INSTANCE DE PROXIMITÉ : pourquoi ne pas avoir fait cas des remontées des journalistes connaisseurs du terrain demandant un pré positionnement sur cet événement hautement probable, la réponse du directeur de l’information est : « moi je n’ai pas été alerté… » Aujourd’hui, à l’information nationale, la chaîne de décision éditoriale est complètement dysfonctionnelle. Tout est à revoir.
Lassitude et désengagement Le système est installé depuis des années et s’est endurci avec la fusion des rédactions nationales. La dé-professionnalisation des journalistes déresponsabilisés de leur prérogatives par la taylorisation de la fabrication de l’information (sujets en « kits », sujets montés par un journaliste au siège autre que celui ou celle sur le terrain…) et la mise en place d’outil informatiques ont détruit la relation directe journaliste et rédacteurs en chefs. Illustration avec newsboard, l’interface où les journalistes intègrent leurs propositions de sujet, qui leur reviennent informatiquement avec la couleur verte ou rouge ou les propositions sont refusés par les éditions sans explications. Les journalistes sont lassés de voir la plupart de leurs projets écartés se désengagent de l'éditorial des JT. Lassés de la verticalité, des décisions éditoriales qui pleuvent sur les journalistes sans que souvent ils comprennent dans quel projet éditorial s’inscrivent ces demandes. Aujourd’hui, un petit groupe de têtes pensantes a phagocyté l’information nationale, en imposant ses points de vue éditoriaux sans partage. Il faut que cela cesse, il faut refonder le système car il fait trop de dégâts. A l’extérieur, comme à l’intérieur.
Des signaux ignorés par la direction FTV ne peut pas être engagé dans la mission qu’elle affiche en public et vers le public à l’heure de l’explosion des offres et des fake news, tout en ne s’interrogeant à aucun moment sur son offre éditoriale. Pendant ce temps, d’autres le font pour nous : les politiques, le monde associatif, dans nos institutions, l’école, l’université, à l’hôpital, le monde du travail…de plus en plus le public s’exprime, envoie des commentaires sur les réseaux sociaux, les humoristes se gaussent… Oui, il est urgent d’analyser la manière dont sont fait les journaux, quels sont les trous éditoriaux à combler d’urgence, les terrains trop longtemps délaissés, ceux où nous devons modérer ou changer notre offre. C’est un travail, profond, qui doit se faire avec tous les journalistes de l’information nationale et sur tous les supports. Mais la direction est-elle prête. ? C’est un chantier urgent aussi en interne à mettre en œuvre. La publication par la SDJ France 3 rédaction nationale de témoignages qui montrent aussi cette déshérence professionnelle, la vacuité des demandes de tournages et des missions pour une partie de la rédaction nationale, engendrent mal-être et risques pour la santé. Malheureusement, les premiers signaux ne sont pas bons. Quand la direction ignore nos alertes (cf communiqué SNJ-CGT du 4 décembre 2024), elle démontre sa volonté de ne rien changer.
Paris, le 11 décembre 2024
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Projet de loi Dati Les salariés vont en payer le prix !
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Une telle diminution de moyens aura forcément des conséquences catastrophiques. Moins de moyens cela signifie moins de journalistes et de technicien·nes sur le terrain ; moins d’espace pour une programmation démocratique et plurielle ; de nombreux projets impactés, avec forcément des répercussions sur le volume d’emplois.
Des COM caducs Les Commissions Culture et Finances de l’Assemblée nationale ont rendu un avis défavorable sur les Contrats d’Objectifs et de Moyens des entreprises de l'audiovisuel public. Ceux-ci doivent maintenant être renégociés. Les budgets de transformation n’ont pas été intégralement versés en 2024. Un manque à gagner de 20 millions d’euros pour France Télévisions, ce qui va plonger l’entreprise dans le déficit dès cette année. Voilà la conséquence de la politique erratique de ce gouvernement.
Indépendance sans moyens = dépendance au pouvoir politique Le Parlement a finalement adopté le 20 novembre la modification de loi organique relative aux lois de finances, afin que le système en place d’affectation d’une fraction de la TVA au secteur public de la communication audiovisuelle puisse être maintenu au-delà de la fin de l’année 2024. Ceci permet d’éviter une budgétisation dangereuse pour l’indépendance de l’audiovisuel public, mais le pourcentage de TVA affecté à l'audiovisuel public sera cependant défini chaque année par le projet de Loi de Finances et sera donc lié aux choix du gouvernement. D’autre part, la TVA est une taxe injuste qui frappe indifféremment chaque citoyen sans prendre en compte les différences de revenus. La CGT de France Télévisions continue à défendre un autre projet sur la base d’une Contribution Citoyenne Progressive selon les Revenus, plus protectrice et plus juste socialement.
La holding, acte 3 ! En attendant l’acte 4 ? Après les tentatives avortées de mars 2020 et d’avril 2024, la ministre de la Culture remet le couvert fin 2024 en pleine crise politique sur le budget. Le projet de fusion-holding de France Télévisions, Radio-France, l’INA et France Médias Monde est de nouveau relancé. Pour combien de temps ? Il sera en principe examiné la semaine prochaine en Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale, et du 17 au 19 décembre en séance publique de l'Assemblée. Ce projet est inquiétant à la fois pour l’indépendance du service public audiovisuel mais également d’un point de vue éditorial. Les fusions se font rarement à l’avantage des salarié·es et la CGT est en alerte face à la menace de diminution des effectifs, de dégradation des conditions de travail ainsi qu’aux renégociations de couvertures conventionnelles que cela pourrait entraîner. Car le danger d’une holding, c’est la création de nouvelles filiales pour y transférer les salariés par activité. Et sur ce sujet, les idées ne manquent pas : filiale de fabrication, filiale des fonctions support, filiale de l’information de proximité, etc. Face à l'impossibilité de construire un budget à l'équilibre en 2025, la Présidente de France Télévisions a même déclaré qu'une seule solution existe pour faire face : la fusion. Une démonstration qu'il s'agit bien d'un processus de rationalisation de l'audiovisuel public pour générer des économies, et en aucun cas pour le rendre plus fort.
Holding = perte de l’indépendance de gestion Le projet dit Dati prévoit déjà la prolongation du mandat de la Présidente de France Télévisions jusque fin 2025, puis une bascule dans une holding au 1er janvier 2026 et la désignation dans chacune des filiales d’une direction générale déléguée. Ainsi, les décisions ne se prendront plus dans notre entreprise, mais au-dessus de nous par un nouveau panel de cadres dirigeants. A moins que ce ne soit les mêmes, mais encore plus déconnectés des réalités de terrain. L'audiovisuel public a un rôle primordial pour garantir une information indépendante et fiable. La CGT mettra tout en œuvre pour le soutenir et le renforcer, notamment dans la lutte contre la concentration des médias. L’heure est donc à la mobilisation des salarié·es pour empêcher les mauvais coups du gouvernement avec la complicité de notre direction. Premier rendez-vous le 5 décembre, à Paris et partout en France pour défendre les services publics et dire non à ces politiques d’austérité contre l’audiovisuel public. Car si le projet de loi holding-fusion tombe cette semaine pour la 3ème fois, nous ne sommes pas à l’abri d’un acharnement sur le même sujet avec un nouveau gouvernement. A Paris, RDV à 13h45 Place du Bataillon-du-Pacifique Métro Bercy Ligne 6 Paris, le 3 décembre 2024
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Équipes légères de la Fabrique - La direction condamnée en justice
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Le 26 novembre, la justice a condamné France Télévisions parce qu’elle n’a pas respecté la loi. Une fois de plus. Il s’agit de l’aboutissement d’une procédure lancée par la CGT face à une direction cynique et délinquante. Voici les faits : Fin 2022, la CGT avait appelé les salariés de la Fabrique à se mobiliser en particulier sur l’avenir des équipes légères de production. Après une négociation assez âpre, un protocole d’accord était signé. Ce protocole prévoyait des améliorations des conditions de travail des salariés mais surtout la direction s’engageait à consolider 4 équipes légères de tournage de la Fabrique – soit 12 techniciens – en comblant les postes vacants au 1er semestre 2023. En outre, pour relancer l’activité des équipes légères, le protocole d’accord prévoyait un cycle de discussion avec les syndicats afin de trouver des solutions pour relancer le droit de tirage du réseau régional sur la Fabrique et amplifier le niveau de fabrication interne de magazines, de documentaires régionaux et de l’ensemble de la production de documentaires des chaînes de FTV, alors que ces derniers sont largement externalisés.
Trahison Une première réunion de travail se tient début 2023 mais la direction annonce dans la foulée aux personnels des équipes légères du Siège l’arrêt de leur activité d’ici la fin de l’année 2023. Le choc est violent et démontre que la signature de la direction de la Fabrique ne vaut rien puisqu’elle n’hésite pas à trahir ses propres engagements. Même trahison du côté de la DGDAP, où les promesses de travailler à trouver des productions pour les équipes légères internes a fait long feu, cette direction préférant travailler avec des productions privées réputées plus souples car plus précaires. Toujours la même pente de facilité avec « mes amis » les producteurs privés... Même chose encore du côté de FTV Studio, la filiale de production de France Télévisions, qui fait tout pour ne pas recourir aux équipes légères de la Fabrique, préférant des équipes d’intermittents dont les périodes de non-travail sont prises en charge par la solidarité nationale via l’assurance chômage. Des coûts qu’il conviendrait de prendre en compte dans le comparatif avec celui des équipes de FTV ce que la direction refuse obstinément. Elle préfère sans doute s’appuyer abusivement sur l’assurance chômage pour réduire ses coûts salariaux.
Projet de restructuration En septembre 2023, les postes vacants des équipes légères de la Fabrique n’étaient toujours pas pourvus. Alors que la direction de la Fabrique trainait ostensiblement des pieds elle présentait un projet de transfert des équipes légères au réseau France 3 mais en supprimant purement et simplement celles du Siège. En juin 2024, alors qu’entre temps les CSE avaient été consultés sur ce projet de restructuration, les postes vacants ne sont toujours pas pourvus, un an après l’expiration du délai inscrit dans le protocole d’accord. Le 1er juillet 2024, le service équipes légères du Siège est démantelé. Plus besoin désormais de trouver de l’activité pour les salariés des équipes légères du Siège puisque les équipes n’existent plus, les personnels renvoyés vers les plateaux, des vacations en moins pour les CDD.
Faire respecter sa signature Forte de ce constat, la CGT a alors saisi le juge des référés afin de faire respecter sa signature et d’obtenir le comblement des postes vacants. Par un « étrange hasard », la direction a alors soudainement mis des postes à pourvoir… Évidemment une procédure juridique prend du temps et la direction a joué la montre tant qu’elle a pu. Elle a même demandé l’arrêt de la procédure du fait de la publication des postes. Un argument dilatoire car un poste à pourvoir n’est pas un poste pourvu. Le juge ne s’est pas laissé prendre à cet artifice et a constaté le non-respect du protocole. Le jugement est tombé le 26 novembre 2024 et la direction est condamnée. Au-delà des 5000 € de condamnation qui seront versés au syndicat CGT, l’importance de ce jugement réside dans sa portée générale. Il s’agit en effet d’une décision de principe applicable dans toute l’entreprise. Le jugement indique « qu’il est constant que l'inapplication d'une convention ou d'un accord collectif de travail, même non étendu, cause nécessairement un préjudice à l'intérêt collectif de la profession ». Et sur l’affaire en question, le juge précise que
Les directions sont désormais prévenues Une direction qui ne respecte pas un engagement écrit dans un protocole ou dans un accord d’entreprise est une direction délinquante qui risque une condamnation. Nous constatons au quotidien de multiples entorses à l’application des accords d’entreprise, que nous dénonçons autant que nous pouvons. Si la plupart du temps, nous arrivons à faire respecter les textes, il n’en demeure pas moins que certaines directions persistent dans leurs agissements délictuels. Elles sont donc aujourd’hui prévenues : la CGT n’hésitera pas à saisir à nouveau le juge, partout où cela est nécessaire, afin de faire respecter les accords signés. Il s’agirait alors de récidive et France Télévisions s’exposerait donc à une condamnation bien plus lourde. La CGT appelle les salariés à remonter à nos élus et délégués syndicaux tous les cas de non-respect des accords, afin que nous puissions intervenir auprès des directions en cause et auprès de la direction générale de cette entreprise. Le respect des accords est la règle numéro un du vivre ensemble dans une entreprise. La direction est désormais prévenue. Paris, le 28 novembre 2024
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Culture en danger - Audiovisuel public menacé !ULTURE EN DANGER AUDIOVISUEL PUBLIC MENACÉ !
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150 millions d'euros de budget en moins pour l’audiovisuel public en 2025, c’est la baisse que prévoit le projet de budget 2025 et qui alarme fortement la Fédération CGT du Spectacle et ses syndicats. Une telle diminution de moyens aura forcément des conséquences catastrophiques pour les contenus et pour les emplois des travailleurs et travailleuses du secteur. Moins de moyens cela signifie moins de journalistes et de technicien·nes sur le terrain ; moins d’espace pour une programmation démocratique et plurielle ; de nombreux projets impactés, avec forcément des répercussions sur le volume d’emplois. Les Commissions Culture et Finances ont rendu un avis défavorable sur les Contrats d’Objectifs et de Moyens des entreprises de l'audiovisuel public qui ne peuvent être tenus face à de telles baisses. Le gouvernement a également annoncé le 7 novembre dernier que les soldes de crédits de transformation 2024, pour un montant de 30 millions, ne seront pas versés, alors qu’ils ont été dépensés par les entreprises de l'audiovisuel public ce qui les plongera en déficit dès 2024. Le Parlement a finalement adopté le 20 novembre la modification de loi organique relative aux lois de finances, afin que le système en place d’affectation d’une fraction de la TVA au secteur public de la communication audiovisuelle puisse être maintenu au-delà de la fin de l’année 2024. Ceci permet d’éviter une budgétisation dangereuse pour l’indépendance de l’audiovisuel public mais le pourcentage de TVA affecté à l'audiovisuel public sera cependant défini chaque année par le projet de Loi de Finances et sera donc lié aux choix du gouvernement. D’autre part la TVA est une taxe injuste qui frappe indifféremment chaque citoyen sans prendre en compte les différences de revenus. La Fédération Cgt Spectacle et ses syndicats, notamment le Syndicat National de la Radiodiffusion, de la Télévision et de l'audiovisuel (SNRT-CGT Audiovisuel), en lien étroit avec le Syndicat National des Journalistes (SNJ-CGT) continuent à défendre le projet d'un fonds de garantie de l'information indépendante, du savoir et de la création, alimenté par une « Contribution Citoyenne Progressive selon les Revenus », plus protecteur et plus juste socialement. Dès le lendemain du vote, le projet de fusion-holding de France Télévisions, Radio-France, l’INA et France Médias Monde était de nouveau évoqué par la ministre de la Culture. Il sera examiné début décembre en Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale et du 17 au 19 décembre en séance publique de l'Assemblée. Ce projet est inquiétant à la fois pour l’indépendance du service public audiovisuel mais également d’un point de vue éditorial. Les fusions se font rarement à l’avantage des salarié·es et nos syndicats sont en alerte face à la menace de diminution des effectifs, de dégradation des conditions de travail ainsi qu’aux renégociations de couvertures conventionnelles que cela pourrait entraîner. Face à l'impossibilité de construire un budget à l'équilibre en 2025, la Présidente de France Télévisions a même déclaré qu'une seule solution existe pour faire face : la fusion. Une démonstration qu'il s'agit bien d'un processus de rationalisation de l'audiovisuel public pour générer des économies et en aucun cas pour le rendre plus fort. Dans ce contexte, quel sens prendra le renouvellement de la Présidence de France Télévisions au printemps 2025 avec une prise d'effet au moins d'août ? Une préfiguration de la direction de la holding ? L'audiovisuel public a un rôle primordial pour garantir une information indépendante et fiable et la Fédération CGT du spectacle et ses syndicats mettront tout en œuvre pour le soutenir et le renforcer, notamment dans la lutte contre la concentration des médias. La situation est particulièrement inquiétante également dans le secteur du spectacle vivant, déjà profondément fragilisé et dont les budgets ne cessent d'être sabrés. La CGT Spectacle appelle les professionnel·les à s’organiser, à tenir des assemblées générales pour préparer massivement les journées de mobilisation des mois à venir :
Paris, le 27 novembre 2024 |
Au travail, les violences sexistes et sexuelles existent STOP, il faut des actes et des moyens !
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Au travail, les violences sexistes et sexuelles existentSTOP, il faut des actes et des moyens ! |
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25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes La CGT de France Télévisions appelle tous les salariés de l’entreprise à participer aux manifestations organisées les samedi 23 novembre et lundi 25 novembre, en solidarité avec et pour les femmes du monde entier, celles qui sont victimes des violences machistes, celles qui luttent, celles qui avec leurs enfants, sont les premières victimes des conflits armés, des famines, des gouvernements réactionnaires et des états théocratiques, avec toutes celles qui ne peuvent pas parler, celles qui subissent des violences sexuelles, des tortures et des mutilations.
La CGT agit pour une loi intégrale contre les violences sexuelles Cette année, la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes a une signification encore plus particulière. Le procès de Mazan, comme d’autres récemment, secoue notre société et révèle à quel point le pays doit se doter d’un plan global interministériel pour prévenir et traiter rigoureusement les violences sexistes et sexuelles. Le 12 avril 2023, la France a ratifié la 190ème Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Une victoire en demi-teinte car le gouvernement français ne l’accompagne pas d’évolutions du droit français. Or, la législation française n’est en l’état pas pleinement conforme. Nous demandons donc au gouvernement de franchir une nouvelle étape en matière de prévention, d’obligations et de sanctions pour lutter contre ces violences et renforcer la protection des victimes.
La CGT est partie prenante de la Coalition pour une Loi Intégrale contre les Violences sexuelles, lancée mi-octobre par 45 organisations pour mettre fin à l’impunité et protéger les victimes. Cette coalition, formée d’associations féministes, de défense des droits des enfants, de syndicats, d’expert·es, de juristes et de défenseur·es des droits humains, travaille à l’élaboration d’une loi-cadre intégrale couvrant l’ensemble des aspects de la lutte contre les violences sexuelles : viols, agressions sexuelles, harcèlement sexuel, système prostitutionnel, proxénétisme, traite des êtres humains, violences obstétricales et gynécologiques, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés et violences sexuelles en ligne, que les auteurs et les victimes soient majeur·es ou mineur·es, que ces violences aient lieu au sein ou en dehors du couple – sans oublier les violences au travail.
Signez la pétition pour une loi cadre intégrale en cliquant sur le QR code.
Nous exigeons des actes, des moyens et une politique ambitieuse de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans la vie, comme au travail.
Halte aux violences sexistes et sexuelles, au travail aussi ! Au travail comme ailleurs, les violences sont massives, graves et touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles. Harcèlement moral à caractère sexiste, agissement sexiste, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol, ne sont pas que des mots : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70% de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40% estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. A France Télévisions la CGT soutient les femmes victimes dans leurs démarches de reconnaissance. Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité et transformer le travail, c’est transformer la société tout entière !
Paris, le 21 novembre 2024 La CGT vous propose de télécharger, tester et diffuser notre « violentomètre»
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Déjà 25 000 signatures : restez mobilisés - Sauvons France 3
Financement de l'Audiovisuel Public - Le retour de la vis sans fin des économies
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Financement de l'Audiovisuel Public Le retour de la vis sans fin des économies
Le débat parlementaire bat son plein et chaque jour réserve son lot de mauvaises surprises sur le financement de l'Audiovisuel Public. La CGT avait déjà évalué le manque à gagner pour l'Audiovisuel Public à plus de 100 M€ sur la base du projet de budget 2025 publié en septembre par le gouvernement. La ministre de la Culture a confirmé le 5 novembre que le gouvernement prévoit une coupe supplémentaire de 50 M€ pour l’audiovisuel public ! Elle estime que cela doit être absorbable sans trop de difficultés par les entreprises. C’est bien mal connaître la réalité du terrain ! La trajectoire budgétaire initiale des projets de contrat d’objectifs et de moyens (COM) entre l’État et les entreprises publiques définie à l’automne 2023 actait des budgets en hausse. C’est sur cette base qu’elles ont construit des projets stratégiques déjà très difficiles à tenir compte tenu des ambitions en termes de missions et de l’impact de l’inflation sur l’ensemble des coûts de production.
Quelles conséquences concrètes dans nos entreprises ?
Nous avons eu un début de réponse le 6 novembre lors de l’audition des PDG des entreprises de l'Audiovisuel Public devant la commission Culture de l’Assemblée nationale. Ainsi, la Présidente de FTV a confirmé qu’en l’état la perte budgétaire serait de 100M€ pour l’entreprise en 2025 à laquelle il faudra ajouter une baisse de 70 M€ de recettes publicitaires, l’année 2025 ne disposant pas de perspectives aussi réjouissantes par rapport à l’année olympique 2024. 170 M€ en moins, « On ne sait pas faire. C’est impossible à réaliser sans toucher à nos missions » conclut Mme Ernotte. Même réaction du côté de Radio France, « Nous étions déjà dans une trajectoire d’efforts, on bascule dans une trajectoire de sacrifices » affirme Mme Veil qui estime devoir réinterroger les objectifs de soutien à la création et prévoit un déficit en 2025 ainsi qu’une trajectoire 2026-2027 insoutenable. Le constat est identique à FMM où Mme Saragosse estime que l’Audiovisuel Public extérieur de la France ne sera pas à la hauteur de la concurrence britannique, allemande et surtout russe dans un contexte géopolitique très incertain.10 M€ de coupes envisagées pour FMM correspondent « à 10 rédactions en langues de RFI, à tout le réseau de distribution de RFI ou à l’ensemble du budget des correspondants de FMM », a complété Mme Saragosse. Enfin, M. Vallet, PDG de l’INA, estime que c’est l’existence même des COM qui est remis en question. Ceux-ci doivent assurer une « prévisibilité nécessaire aux entreprises, notamment celles réalisant des investissements technologiques importants ». La stratégie de l’INA ne serait pas remise en cause, selon lui, seulement le rythme de son déploiement. Vote négatif sur l’ensemble des COM
La Présidente de la commission Culture, les rapporteur·es, les membres de la commission et les présidences des sociétés de l'Audiovisuel Public ont toutes et tous convergé vers une position commune : les COM sont caducs, les objectifs n’étant plus adaptés aux moyens désormais consentis par le Gouvernement. La commission Culture a rendu un avis défavorable sur les COM, tout comme la commission des Finances le même jour. La ministre de la Culture aura beau agiter sa pensée magique du « tout va bien pour l'Audiovisuel Public » avec des budgets soi-disant sanctuarisés, la réalité est très claire : il s’agit d’une déstabilisation budgétaire de grande ampleur de l'Audiovisuel Public avec des conséquences majeures pour les entreprises et leurs salarié·e·s. Ce sont toutes les missions et les projets à moyen ou long termes qui vont être impactés. Avec quelles conséquences pour l’emploi ? La transition climatique est remise en question en particulier en matière de rénovation immobilière, des projets d’investissements devront être reportés ou annulés, sans parler de la politique salariale qui va perdurer dans l’austérité. Il faudra aussi voir si les directions vont réviser leurs engagements d’investissements dans la création, avec l’impact substantiel que cela provoquera sur le secteur de la production audiovisuelle.
Le retour de la holding-fusion
La Présidente de FTV a toutefois esquissé une solution pour pouvoir encaisser les difficultés budgétaires 2025 : une réforme de la gouvernance afin de rapprocher les différentes entités de l'Audiovisuel Public. Une belle démonstration qu’une telle restructuration vers une fusion des entités de l'Audiovisuel Public permettra de faire des économies et que cela est bien le but recherché par les promoteurs de ce grand mécano industriel. Comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement a officiellement confirmé le 7 novembre que les soldes des crédits de transformation 2024 (30M€) ne seront pas versés alors qu’ils ont été très largement dépensés par les entreprises, ce qui va plonger ces dernières en déficit dès cette année. La CGT dénonce cette politique d’étranglement de l’audiovisuel public ! Ces restrictions financières ne peuvent que l’affaiblir ! La CGT milite pour un audiovisuel public puissant ! Tous les dirigeants, politiques comme ceux de nos entreprises publiques, devraient intégrer le fait que les personnels dont l’implication professionnelle dans des conditions contraintes dure depuis des années ne vont pas rester inactifs face aux conséquences de leurs décisions.
Paris, le 12 novembre 2024 |
Extension du Cadre Technique de Réalisation (CTR) au Réseau régional ? Un danger (provisoirement) écarté !
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Extension du Cadre Technique de
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Dans les négociations en cours sur l'évolution des métiers qui ont commencé début 2024, les propositions de la direction vont dans le sens d'une polyvalence généralisée mais sans réelle contrepartie pour les salariés ni quantification des impacts sur l’emploi. La CGT a une position claire sur le sujet : - Une demande de transparence sur les impacts emploi et les gains de productivité qui seront liés à ces évolutions Refus. Aucun engagement écrit, juste une direction qui se dit dans l'impossibilité de prévoir le niveau de l'emploi pour les mois et les années qui viennent.
Un nouveau CTR dangereux pour le Réseau régional En 2016, dans le cadre de la création de la chaîne d’information continue publique, la CGT a signé l'accord franceinfo, qui a créé la fonction de Cadre Technique de Réalisation et l'a circonscrite à l'activité de la chaîne. Grâce notamment à l'action de la CGT, une nouvelle étape a été franchie en 2022. Elle a permis à l'ensemble des CTR de franceinfo de devenir chargés de réalisation. Pas pour leurs beaux yeux, mais pour reconnaître l'évolution de leurs activités et la montée en compétences. Le métier de CTR n’est donc plus pratiqué à FTV depuis 2022. En 2024, toute à sa volonté de déploiement des régies automatisées dans le réseau régional, la direction propose de le ressusciter sur ce périmètre en modifiant au passage certaines activités pour (évidemment) plus de polyvalence que ce qui s’était pratiqué à franceinfo. Ainsi, en plus de la mise en œuvre de l’automate de production, le nouveau CTR version Réseau régional devrait aussi également assurer la production d’infographies pour les JT. Rappelons au passage que le projet de Contrat d'Objectifs et de Moyens 2024-2028 mentionne dans ses annexes le déploiement d'une 1ère régie automatisée en 2025 dans le réseau régional. Quelle région sera "l'heureuse élue" en attendant les suivantes ? La proposition de la direction pour l'Outre-mer est de créer un métier hybride entre ceux de Chargé de réalisation et de TEVA (nom statutaire de l’emploi de technicien vidéo), intitulé « Chargé de réalisation et d'exploitation », afin là aussi de rendre le métier encore plus polyvalent. La CGT a refusé de signer ces deux évolutions de métier et la direction a dû constater l’absence d’accord sur cette extension du CTR.
Une évolution salariale au rabais Au niveau salarial, la direction propose un repositionnement des TEVA du Réseau régional sur la fonction de CTR via la règle de la promotion fonctionnelle de l'accord collectif (mesure de 3, 6 ou 8% en fonction de son salaire actuel). Mais attention, les TEVA concernés sont ceux qui pratiquent la compétence complémentaire de mise en image et/ou d'infographie. Le gain resterait donc très marginal par rapport à la prime UCC alors qu’ils devraient en plus abandonner le garde-fou du volontariat. Et pour un TEVA en Groupe 4C par exemple qui souhaiterait évoluer sur la fonction de CTR, ce serait carrément une évolution au rabais.
Objectif suppressions d'emplois A travers le déploiement dans le réseau régional de l’emploi de CTR « polyvalent », dédié à l’exploitation des régies automatisées, c’est bien l’objectif de mise en place de ces régies sans contrepartie ou presque pour les salariés que poursuit la direction. Conjugué au déploiement actuel d'Open Média, outil permettant aisément la liaison entre la gestion du conducteur et Overdrive, le véritable objectif de la direction non assumé est clair : une diminution drastique du nombre de techniciens en régie avec des suppressions de postes à la clef, assortie d’évolutions faussement attractive pour les salariés toujours en poste. Dans les négociations d’ampleur en cours sur les métiers actuellement, la direction affirme que toute évolution ou introduction d’un nouveau métier doit s’appliquer à toute l’entreprise. Mais cela ne s'appliquerait pas pour le CTR, pourquoi ? Pourquoi cette exception qui donnerait des Chargés de réalisation à franceinfo (Groupe 7), des Chargés de réalisation et d'exploitation en Outre-mer (Groupe 7 mais polyvalents) et des Cadres Techniques de Réalisation (Groupe 6) dans le Réseau régional ? Pourquoi un tel traitement différencié pour les personnels régionaux et ultramarins ? Où sont la cohérence et l'équité ? Le seul objectif de cette direction est la recherche de gains de productivité pour baisser le niveau de l'emploi technique en régie, partout où cela est possible et sans aucun partage de la valeur ajoutée ni des gains de productivité. Il était donc impossible pour la CGT de signer une telle évolution de métier qui permette de faciliter le sale boulot de dégraissage d'emplois sur le dos des salariés. La proposition de la CGT Depuis 2021 la revendication de la CGT est l’extension de la fonction de Chargé de réalisation émissions TV (Groupe 7) à toute l'entreprise. Déjà déployée en Outre-mer et à Franceinfo, elle cohabite avec la fonction de Technicien vidéo (Groupe 4-5S-6S). Cela donnerait une réelle perspective d'évolution positive pour ces techniciens. La CGT continuera d’agir en ce sens en cas relance par la direction de cette négociation.
Paris, le 07 novembre 2024
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Effacement de France 3 au profit d’ICI : le préavis de grève est maintenu
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Les organisations syndicales du réseau maintiennent leur préavis de grève le 4 novembre pour dire non à l’effacement de France 3 au profit d’ICI et aux manœuvres silencieuses pour affaiblir encore un peu plus le réseau régional. Lors d’une réunion de négociation avec les organisations syndicales, la direction du réseau s’est perdue dans des explications bancales et dans des éléments de langage insipides. Elle maintient le déploiement du logo ICI sur les programmes régionaux. Seul changement proposé : ce sera à partir du 5 novembre, et non du 4. Une date qui fait encore moins sens dans le calendrier audiovisuel, mais qui prouve bien que la direction sait que les salariés se mobiliseront lundi pour lutter contre cette réforme insensée, qui attaque directement notre identité et met en péril notre avenir. C’est pourquoi il ne faut pas relâcher la pression. Nous devons tous lutter contre ce nouveau passage en force de la direction, qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans l’opacité. Elle admet sans sourciller n’avoir fait aucune étude d’impact sur les salariés, ni sur le ressenti des téléspectateurs qui verront le mythique 3 disparaître de leurs programmes régionaux. Elle refuse catégoriquement de communiquer le coût de l’opération, qui pourrait représenter plusieurs millions d’euros d’argent public.
Sur le maintien des contrats de travail des salariés au sein de France Télévisions, la DRH assure que rien ne changera à la date du 4 novembre… sans pouvoir s’engager au-delà. Nous avons besoin de garanties claires, pas d’avancer au jour le jour dans le brouillard. C’est pour toutes ces raisons que nous appelons l’ensemble des salariés du réseau à cesser le travail le 4 novembre pour 24 heures.
Le 31 octobre 2024 |
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Préavis de grève : la télé régionale, c'est France 3 !
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La télé régionale, c’est France 3 !Préavis de grève
Depuis plus de cinquante ans, la 3 fait partie du patrimoine national. Dans l’esprit des Français et dans l’imaginaire collectif, la télévision régionale est adossée au chiffre 3. D’abord avec FR3, puis avec France 3, le service public de l’audiovisuel est ancré dans nos villes, nos villages, nos campagnes, nos usines, nos théâtres, nos stades. Et sur nos télécommandes. Pour la direction, tout ça ne compte pas. Elle a choisi de retirer cette référence à la 3e chaîne des régions dans tous les programmes régionaux, pour le remplacer par un adverbe insipide et fourre-tout. Pourquoi ce changement ? Pourquoi dès le 4 novembre ? Pourquoi amener une telle confusion ? Combien coûtera cette décision ? Qui va payer ? Toutes ces questions ont été posées en CSE, en RP, sans que la direction ne puisse répondre autre chose que des éléments de langage fallacieux et absurdes. Du vent. En revanche, elle n’a pas présenté d’étude d’impact. Ni sur les téléspectateurs, ni sur la santé des salariés très attachés au nom de leur entreprise. Ainsi, le CSE du Réseau a adopté à l’unanimité une résolution pour contester en justice le développement de cette "marque", dont France Télévisions ne détient pas les droits. Ce nom est propriété de Radio-France, et adopter le nom d'un autre média est une absurdité stratégique, qui ne s'explique que par le zèle de notre direction à prétendre que la fusion des programmes régionaux a déjà eu lieu. Cette direction a d’ailleurs refusé de présenter en toute transparence son projet aux élus du CSE au travers d’une information-consultation. Dans un contexte de transformation lourde des entreprises de l’audiovisuel public, de flou sur leur financement, de projets de rapprochements structurels entre France 3 et France Bleu, le déploiement de la marque ICI en lieu et place de France 3 entraine pour les équipes à la fois une perte d’identité, un manque de visibilité sur le projet final et une grande insécurité socio-économique. Ce projet peut être lu comme un premier pas vers une fusion des réseaux de France 3 et France Bleu, voire une filialisation en dehors des maisons mères, avec des conséquences sociales très importantes pour les salariés et pour l’emploi, en particulier des jeunes. Les organisations syndicales exigent pour les salariés du réseau France 3 :
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD appellent les salariés du réseau France 3 à cesser le travail le 4 novembre à 0h00 pour une durée de 24h.
Paris, le 24 octobre 2024
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Entretiens annuels 2024 - Une dévaluation généralisée des salarié.e.s ?
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Entretiens annuels 2024Une dévaluation généralisée des salarié.e.s ? |
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L'affaire du fichage occulte des salariés en 2015 pour laquelle la direction a été condamnée à de multiples reprises ne lui a-t-elle pas suffi ? On peut en douter au vu des révélations récentes sur les entretiens annuels 2024 des salariés. De quoi s'agit-il ? Chaque année, les salariés passent en revue leurs compétences avec leur manager dans le cadre de leur entretien annuel. Une occasion pour faire le point sur l'année écoulée et se projeter sur l’avenir en envisageant notamment des actions de formation. Chaque fiche de poste liste un certain nombre de compétences pour lesquelles il y a quatre niveaux : connaître, pratiquer, maîtriser et développer. Chacune des compétences fait l'objet d'une évaluation. Celle-ci peut être sur le niveau attendu pour le poste, en dessous ou au-dessus. Depuis quelques jours, la CGT fait l'objet de nombreuses remontées de salariés qui, en comparant leurs entretiens annuels 2023 et 2024, se rendent compte d'une modification à la baisse de l'évaluation de certaines de leurs compétences. Et ce, alors même qu'il n'en a pas été question une seule seconde pendant leur entretien 2024. Une consigne générale de dévaluation ? S'agit-il de cas isolés ? De décisions locales à l'initiative de certains managers ? Ou bien de l'application d'une consigne donnée par la DRH de FTV ? La CGT a entamé des investigations et il s'avère que ces cas ne sont pas isolés puisque disséminés un peu partout à FTV. La plupart du temps, les salariés concernés ont vu certaines de leurs compétences notées "au-dessus du niveau attendu" ramenées au simple "niveau attendu". Parfois la rétrogradation peut aller jusqu'à deux niveaux avec un passage de "au-dessus du niveau attendu" à "en dessous du niveau attendu". A aucun moment les salariés n'ont été informés de cette évolution au cours de leur entretien. Ils ne se sont pas rendus compte de cette modification au moment de la signature du compte rendu de leur entretien, se concentrant sur les appréciations car ils avaient confiance. D'ailleurs, qui pense à comparer ses évaluations annuelles avec celles de l'année précédente avant de signer le compte rendu de son entretien annuel ? C'est par inadvertance que des salariés ont été amenés à comparer l'évolution de leurs évaluations et se sont rendu compte qu'ils faisaient l'objet d'une rétrogradation. La direction doit s'expliquer La DRH de France Télévisions a été officiellement saisie par la CGT le 18 octobre sur cette situation inacceptable, sans réponse à ce jour. Pourquoi un tel silence ? Pourquoi la direction agit-t-elle dans le dos des salariés pour diminuer leur niveau de compétence ? Et cela sur des niveaux qui sont pourtant dans leurs entretiens annuels depuis 10 voire 15 ans ! Si un manager constate qu'un niveau de compétence n'est plus celui qu'il constatait l'année précédente, pourquoi n'en parle-t-il pas aux salariés concernés lors de l'entretien ? Et pourquoi ne propose-t-il pas une action de formation pour retrouver ce niveau de compétence ? Dans les sites où cela a été mis au jour, les salariés estiment que la confiance qu'ils pouvaient avoir dans leur manager est rompue. Certains managers commencent à revenir en arrière et à s'excuser. Mais pourquoi ont-ils agi ainsi ? Quelle était la consigne de l'entreprise ? Agissez avec la CGT La CGT demande à la direction la remise en état immédiate des niveaux de compétences acquis par les salariés et de s'expliquer sur le sens de cette consigne. La direction devait lancer, il y a déjà deux ans, un outil de revue des compétences. Nous attendons toujours la présentation de cet outil devant les instances. Que cherche à faire la direction ? Empêcher les salariés dont les compétences seraient "au-dessus des attentes" de revendiquer une évolution salariale ou fonctionnelle ? A-t-elle peur que la politique de modération salariale qu’elle pratique depuis près de 10 ans finisse par pousser les salariés à saisir les prud’hommes pour non-reconnaissance des compétences acquises ? Nous incitons tous les salariés à comparer le compte rendu de leur entretien annuel 2023 avec celui de 2024 et, en cas de dévaluation faite dans leur dos, de saisir leur manager pour exiger une explication. Et en parallèle de prévenir leur délégué-e syndical-e ou élu-e-s CGT afin que nous puissions mesurer l'ampleur de cette politique et intervenir en conséquence. Delphine Ernotte est arrivée à FTV en 2015 en pleine crise sur l'affaire du fichage occulte des salariés avec un système de double évaluation mise en place par la direction précédente à l'insu des salariés et de leurs représentants. Partira-t-elle en 2025 sur un remake de cette mauvaise série B produite à nouveau par la DRH de FTV ? C'est maintenant à la direction de l'entreprise de se justifier et d'expliquer ce qu'elle compte faire pour la suite. Paris, le 22 octobre 2024
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150 millions d'euros en moins pour l’audiovisuel public, c’est la baisse que prévoit le projet de budget 2025 et qui alarme fortement la CGT de France Télévisions.










