Déclaration CGT au CSE Réseau France 3 des 15 octobre 2025 - A France 3, « stress-test » et dérégulation
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A France 3, la stratégie du « stress-test »
En cette fin d’année, l’audiovisuel public et notre réseau régional en particulier sont soumis à un vaste « stress-test ». Avec une technique bien éprouvée : d’abord on fragilise le corps social, ensuite on lui impose des choses en agitant le spectre de son avenir et de sa survie. La fragilisation, elle est à l’œuvre à marche forcée depuis des années, à coup de réductions budgétaires continuelles et considérables, à coup d’attaques de toutes part. Le récent rapport de la Cour des comptes, très largement à charge et empreint d’une idéologie néo-libérale, vise en particulier les régions de France 3. On les présente, comme à l’accoutumée, en mammouth dispendieux aux pratiques obsolètes, peinant à se réformer. Les magistrats de la rue Cambon vont même jusqu’à affirmer que le Réseau aurait fait moins d’efforts que le reste de l’entreprise depuis 2017, se gardant bien de dire que dans le Réseau, le plan social a commencé dès 2012 avec des centaines et des centaines d’emplois supprimés, des mutualisations en masse, l’accélération des externalisations, le délitement de l’activité en interne. Comme par hasard, la principale conclusion est qu’il faut généraliser les salariés polyvalents et interchangeables, capables de travailler en même temps pour la télé, la radio et le web, en dénonçant l’accord collectif, ce que la direction de France Télévisions s’est empressée de faire à l’été en devançant la publication. Mais cela ne va pas assez vite et la direction du Réseau cherche par tous les moyens à accélérer la dérégulation sociale, en divisant les salariés, en cherchant à les opposer aux élus et aux organisations syndicales, en culpabilisant toute personne qui serait immédiatement taxée de conservatisme et de passéisme, jouant contre son camp, mettant en danger l’avenir-même de la télévision publique. Ce petit jeu particulièrement sournois ne se produit pas n’importe quand. Il a lieu à la veille d’élections professionnelles dans le réseau régional et dans les principaux établissements de France Télévisions. Sur le terrain, la perversité de la direction s’illustre en particulier dans le domaine du web, où elle est pleinement comptable de la situation mais où elle cherche à faire porter la responsabilité aux syndicats. C’est pourtant elle qui est responsable du sous-dimensionnement historique des moyens, c’est aussi elle qui a toujours trainé des pieds pour négocier les métiers et statuts indispensables à l’activité numérique, alors qu’il s’agit depuis 15 ans d’une revendication de la CGT et des autres organisations syndicales. En fait, les directions successives ont toujours cherché à imposer des pratiques et des organisations en catimini, sans vouloir en assumer les contreparties pour les salariés. Aujourd’hui, nos dirigeants jouent sur la frustration de salariés qui ont vu leurs cœurs de métiers progressivement rétrécis et vidés de ce qui en faisait la saveur, en leur faisant miroiter de la nouveauté dans leurs pratiques. Une forme de fraicheur professionnelle qui leur fera momentanément oublier la dégradation de leurs conditions de travail, mais qui risque de peser durablement sur leurs pratiques. Dans le même temps, elle les culpabilise : « c’est l’avenir », « partout ailleurs on travaille comme ça », « vous êtes les derniers des Mohicans », « vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis », et on vous en passe. Les prétendues expérimentations (qui n’en sont pas) autour des vidéos verticales lancées ces derniers mois hors de tout cadre dans plusieurs régions ne visent qu’à promouvoir des process low cost, visant à économiser des ETP, qui s’imposeront ensuite à tous les salariés. Soyons clairs : la CGT est de longue date favorable à la montée en puissance sur le web et les réseaux sociaux, mais pas au détriment des principes professionnels et des conditions de travail des salariés. C’est une ligne rouge intangible. Car à l’arrivée, qu’est-ce qui justifiera qu’on parte à deux, voire à trois, tourner une manif pour le JTR quand un journaliste seul le fera pour le web ? Ce n’est pas le tuyau qui importe, même si la forme des contenus diffère, c’est la capacité de l’humain à faire : le temps matériel dont il dispose, la charge mentale qui est la sienne pour faire un travail journalistique respectant les principes professionnels, pour produire les contenus dont la qualité distingue le service public du privé et lui accorde la confiance d’une large part du public. En réalité, c’est de ces principes que dépend l’avenir du service public. Si quelqu’un le fragilise, c’est bien la direction par sa politique de dérégulation.
Paris, le 15 octobre 2025
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Compte rendu du CSE Réseau France 3 - 16 et 17 septembre 2025
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Quelques précisions sur la gouvernance de l’offre régionale
Les élus ont souhaité que Philippe Martinetti vienne expliquer les grandes évolutions de la direction des offres régionales. Pour rappel, sous la direction d’Isabelle Staes, la direction du Réseau avait été vidée de sa substance, puisqu’elle ne chapeautait plus que les directeurs régionaux et la communication. Les directions des programmes, du numérique régional, etc. étaient à l’étage au-dessus, à la direction des antennes et des programmes, sous la coupe de Philippe Martinetti. Arrivé durant l’été, le nouveau directeur du Réseau Christophe Poullain a semble-t-il obtenu de récupérer quelques prérogatives. La direction du Réseau récupère un secrétariat général, la coordination des IMG régionaux, la « performance opérationnelle » (les ex-régulateurs d’activité, en d’autres termes les moyens), ainsi qu’une direction de la proximité, du numérique et des antennes locales qui acte le distingo entre les cases pilotées par les antennes régionales et celles qui sont de facto pilotées par l’antenne nationale (magazines interrégionaux, de réseau type « Mon côté Sud », « Châteaux », « cases régionales externalisées » type « Les Héros du patrimoine », « Sans Filtre », case nationale de documentaires « la France en beau »). Ainsi la direction de la proximité du numérique et des antennes locales regroupe dans la même entité le linéaire et le non-linéaire. Selon M. Martinetti, elle est censée coordonner les programmes sur les antennes locales – pas décider des programmes régionaux, nous jure-t-on – dans une optique de « soutien des antennes régionales. Cette direction est pilotée par Delphine Vialanet, qui est censée coordonner les DAC, les administrateurs et les coordinateurs numériques. Elle est secondée par une adjointe, Pascale Pfister, ex-DR de Bourgogne-Franche Comté qui est plus spécifiquement chargée de la coordination des administrateurs de prod et des antennes régionales. Au sein de cette direction, Vanina Susini (ex-DAC de Corse) est censée assurer le soutien à la programmation locale, en particulier en cas de demande de PAE. Ce « soutien » passe par une étude du potentiel d’audience de la case. Mme Susini est également chargée d’une mission sur NoA, autour de la programmation et du stock de programmes. Au sein de la direction de Mme Vialanet, le numérique régional, enfin, compte 7 coordinateurs numériques centraux (Karine Broyer, Sophie Pellerin, Olivier Couvreur, Gwénolé Seiler, Anne-Corinne Moraine, Pascale Lagorce, et pour moitié Xavier Collombier (il est détaché par ailleurs sur une mission dans le Grand-Est), ainsi que deux chargées d’édition numérique mutées de France 3 Toutes régions (Vaise) : Lamia Coulibaly et Marie Chatillon. A l’étage au-dessus, à la direction des antennes et des programmes est apparu un « Pôle créativité et visibilité des territoires ». Il comprend
Toujours à l’étage de la DAP, le pôle « rapprochement des services publics » est piloté par Xavier Riboulet, secondé par Laurence Bobillier qui est officiellement chargée de « l’événementiel avec les chaines partenaires ». Bref une tête de Réseau de plus en plus « staffée », quoi que prétende M. Martinetti, au fur et à mesure que l’activité se réduit dans les stations régionales.
Dénonciation de l’accord collectif
Les élus ont demandé à être informés sur la dénonciation de l’accord collectif décidée, à la surprise générale, en juillet, par Delphine Ernotte. La direction a refusé. Les élus ont donc mandaté le secrétaire pour se pourvoir en justice, en soutien des organisations syndicales qui contestent les conditions de dénonciation de cet accord majeur de 2013. A date, la dénonciation a ouvert un délai de 27 mois pour renégocier un nouvel accord. Une 1re réunion d’ouverture des négociations était prévue le 24 septembre, mais les OS ont refusé de commencer à négocier vu la situation. A la lecture du rapport de la Cour des comptes paru le 23 septembre, on comprend que la direction n’a fait que mettre en œuvre des préconisations sur mesure – et ultralibérales – qu’elle ne se cache même pas de partager.
Lancement du projet d’assistant de fabrication Overdrive
Dans le même ordre d’idée, la direction passe à l’action dans le déploiement de l’automate de fabrication dans les régies de France 3. Dans un 1er temps, le projet (à lire ici 📎) concerne les 12 régies Mosar, sachant que les futures régies Cosma intègreront elles-aussi un tel dispositif. Il s’agit, quoi qu’en dise la direction, avant tout un projet économique qui se solderait par la suppression de 15 ETP de techniciens vidéo, principalement des intermittents. Il prévoit de supprimer le poste de TEVA aux serveurs, l’ensemble de la mise en image étant censée être pilotée par le TEVA au mélangeur (qui actionnera automatiquement les éléments du conducteur (lancement des sujets et éléments, horodatage des synthés, gestion des infos-décors sur les plasmas). Ce projet aura des impacts sur les métiers des vidéos et des scriptes, sur la charge mentale des 1ers, sur le niveau de l’emploi et, très vraisemblablement sur les possibilités éditoriales des antennes régionales, le projet parlant d’homogénéisation des mises en image entre régions, comprenez standardisation. Pour les techniciens qui ont participé aux expérimentations, après un travail d’amélioration de l’outil (mises à jour, achat de nouvelles interfaces pour faire communiquer les briques entre elles), ce dernier permet de faire ce qu’on fait actuellement dans les régies, mais n’offre pas plus de possibilités. Les mises en image seront standardisées, à base de « modèles » intégrés à l’outil, qu’il sera fastidieux de faire évoluer, puisqu’il faudra qu’un comité supra étudie la demande et se prononce dessus. Autant dire que les régions n’auront absolument aucune marge de manœuvre en la matière. Les élus ont donc désigné un expert pour les éclairer sur les impacts prévisibles du projet et faire des préconisations de nature à préserver la santé et les conditions de travail des salariés. Dans le calendrier de la direction, les 1ères régies sont censées être déployées au 1er trimestre 2026, en commençant par Poitiers et Reims, puis Nancy et Rennes.
Vendargues : la culture de l’omerta
La direction de la Fabrique a décidément une conception pour le moins bas du front du dialogue social et de ses obligations en matière de sécurité et de santé au travail. Elle n’a apparemment pas tout compris... Deux événements récents sont venus une nouvelle fois le démontrer. Concernant la restauration sur le site et sur les tournages, le changement de prestataire suite à un appel d’offres en 2024 a entrainé des récriminations généralisées : mauvaise qualité, mauvais goût, quantités insuffisantes, voire des plaintes de problèmes digestifs. Malgré les alertes des représentants de proximité, il a fallu attendre 6 mois avant que la direction lance un audit qui a abouti à la rupture du contrat. Cette inertie est coupable, alors que potentiellement la santé des salariés était en cause. Un nouvel appel d’offre a conduit à la sélection de l’ancien prestataire, la société Bivouac, qui a donc repris les commandes de la cantine du site, avant une nouvelle prestation pour les tournages extérieurs en novembre. Cette histoire illustre en outre, la tendance lourde à France Télévisions, de l’externalisation des activités chez des prestataires. On constate que l’entreprise peine à faire respecter les clauses des contrats et les directions locales sont tétanisées car elles doivent référer à la direction des achats hors programmes avant toute action. A FTV, le droit des contrats a visiblement pris le pas sur le droit du travail et les obligations de sécurité. Concernant la menuiserie, un incendie s’est déclenché au printemps sur la scie à commande numérique. Aucune alarme ne s’est déclenchée car le système d’aspiration des poussières a avalé les fumées. L’épisode interroge. D’abord, la direction a refusé que les RP enquêtent et établissent un arbre des causes, prétextant que c’était du ressort des seules assurances. Ensuite, aucun rapport n’a été rendu public, alors que potentiellement la vie des salariés aurait pu être menacée. A l’occasion du débat en CSE, les élus ont appris que le site de Vendargues n’a connu aucun exercice d’incendie depuis 2019. Prétendument la direction de la Fabrique attendrait un audit de la Direction de la Sécurité et de la Sureté de FTV. C’est inentendable. Les élus du CSE ont adopté une résolution (à lire ici 📎) pour dénoncer ces faits.
Situation au service UOA de Nantes
L’unité d’organisation d’activité de Nantes a connu de nombreux dysfonctionnements et difficultés depuis plusieurs années, qui ont abouti en juin à une altercation entre deux salariés et à un accident du travail. Les RP de Nantes ont saisi le CSE pour qu’une expertise soit diligentée. La direction a affirmé la souhaiter, elle aussi, afin de bénéficier d’un regard extérieur pour travailler à la mise en place d’un plan d’action. Elle reconnait elle-même ouvertement – et c’est suffisamment singulier pour le noter – que la situation actuelle est liée à l’organisation au sein du service. Les élus ont désigné la coopérative Cedaet pour expertiser la situation.
La santé des maquilleuses négligée
Le lancement d’un appel d’offres sur le maquillage a entrainé de nombreuses remontées de risques psychosociaux concernant les maquilleuses intermittentes dans le Réseau, un certain nombre d’entre elles étant amenées à se faire remplacer par des prestataires. Les élus du CSE ont donc demandé une réactualisation des DUERP (documents uniques d’évaluation des risques professionnels) concernant cette catégorie de personnels précaires. Force est de constater qu’une seule région a fait le job, ce qui signifie que la direction de la prévention n’a pas transmis d’instructions en ce sens ou qu’elle n’est pas écoutée. Quant aux plans de prévention qui réglementent les risques lorsque deux entreprises travaillent ensemble (prestataires maquilleuses + personnel France 3 par exemple), ils n’ont pas été revus depuis le Covid (ils préconisent encore une distance de 1m pour le maquillage) malgré, là aussi, l’obligation de les réactualiser en fonction de l’arrivée de nouveaux risques. Voilà une démonstration supplémentaire des lacunes de FTV en matière de prévention.
Vie du CSE
Les élus ont adopté un budget rectificatif pour le CSE. Il prend en compte un certain nombre d’arbitrages validés par les élus :
Au total, ce budget rectificatif aboutit à un résultat déficitaire de près de 200 000 €, qui sera financé par les réserves de trésorerie du CSE. Pour l’année 2026, le CSE va assouplir les conditions d’obtention des chèques culture, afin de ne pas pénaliser les personnels non permanents. La commande ne se fera plus au travers d’une campagne d’inscriptions annuelle, mais via des demandes au fil de l’eau, avec commande trimestrielle. Ces évolutions auront des conséquences significatives sur le budget 2026, qui sera présenté lors d’un prochain CSE.
A venir
Prochain CSE : 15 et 16 octobre Prochain CSE central : 1er et 2 octobre
Paris, 29 septembre 2025
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Compte rendu du CSE réseau France 3 des 27 et 28 août 2025
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Rentrée : nouveau casting mais rien ne change
Christophe Poullain, le nouveau directeur du réseau régional a inauguré sa 1ère présidence de CSE. Il s’est dit « très honoré », en tenant à rappeler qu’il était « un enfant de la balle, du Réseau », ayant débuté « à la BEX d’Alençon » il y a 30 ans et concluant qu’il était « un éditorial dans l’âme ». À ce sujet il évoque le « besoin d’une information sérieuse, fiable, vérifiée, de proximité » et se décrit comme « quelqu’un de pragmatique, de bon sens, attaché aux valeurs cardinales de l’entreprise » – en particulier « le respect » – affirmant, à l’instar de ses prédécesseurs, qu’il est « plutôt adepte du dialogue social. On a plutôt intérêt à se parler ». Il conclut tout de même en précisant : « si j’ai accepté le poste, c’est que je m’inscris dans le projet d’entreprise », ajoutant : « l’idée, c’est qu’on puisse avancer, progresser, faire tourner la boutique le mieux possible ». Il demande aux élus de le juger sur ses actes. C’est précisément ce que la CGT entend faire, comme elle l’a toujours fait avec ses devanciers.
Réorganisations et recasages
À nouveau directeur, nouvelle organisation. Apparemment, M. Poullain entend avoir plus de marges de manœuvre que sa prédécesseuse (ce qui n’est pas difficile…). La CGT avait démontré à quel point la direction du Réseau avait été vidée de tout pouvoir, celui-ci étant remonté auprès de M. Martinetti, au niveau de la direction des antennes et des programmes, ou dans les grandes directions fonctionnelles de l’entreprise. Christophe Poullain a visiblement obtenu de faire bouger quelques cases. Ainsi, il récupère sous sa direction une direction de la proximité et un secrétariat général. Pour quel résultat ? Quand on voit la grille de rentrée (voir plus loin) on s’interroge. En fait, la direction a scindé les programmes pilotés par les antennes de ceux qui sont pilotés par l’antenne nationale. D’un côté les programmes type Littoral, Chroniques d’en haut, etc., de l’autre, les programmes prétendument régionaux mais diffusés nationalement, ce qui est de plus en plus répandu. Les programmes de réseau, exposés nationalement et éditorialisés sur france.tv seront désormais pilotés par Erik Berg chez Martinetti. Les autres seront regroupés sous la direction de Delphine Vialanet au sein de la direction de la proximité du Réseau. Linéaire et non-linéaire y sont rassemblés. De son côté, le Secrétariat général de Marie-Laurence Ferracci redescend au Réseau, mais on n’a pas compris s’il demeurait un autre secrétariat général au sein de la direction des antennes et des programmes, chez Alain Astarita ; les réponses étaient tout sauf claires, Christophe Poullain se bornant à répéter qu’il n’était pas là pour présenter les directions du niveau au-dessus… Le Secrétariat général pilote la coordination des IMG régionale ; il a aussi un lien fonctionnel avec les DDMPO (les directeurs délégués aux moyens et à la performance opérationnelle), les fameux anciens régulateurs d’activités, qui sont, eux, rattachés hiérarchiquement à Christophe Poullain. Deux missions sont aussi rattachées au directeur du Réseau, l’une permanente chargée de la coordination des drones (Hervé Colosio), l’autre temporaire, chargée de coordonner le travail autour des documentalistes et du remplacement de Sierra (Emmanuel Kauffmann).
De toute évidence, les économies d’ETP ne s’appliquent ni à la direction de l’offre régionale, ni à la direction du Réseau, bien au contraire. C’est devenu le lieu du recasage. Il suffit de lire les nominations qui ont égrené les communications internes tout l’été. Les élus ont cherché à savoir qui faisait quoi, comment s’articulaient les rôles et périmètres des uns et des autres. En pure perte. On notera que madame Vialanet sera secondée par l’ancienne directrice de France 3 Bourgogne-Franche-Comté, Pascale Pfister et par l’ancienne DAC de Corse, Vanina Susini. En lien fonctionnel avec la direction du Réseau, Michel Dumoret, ex-DR de Bretagne prend la direction de l’info des régions, au sein de la direction de l’info. Il sera secondé par Antoine Armand, jusqu’ici patron de FTR et d’IV3, qui remplace Léo Lemberton, parti diriger France 3 Hauts de France. Enfin, afin de se démarquer de sa prédécesseuse, Christophe Poullain annonce qu’il siègera au codir éditorial de la direction des antennes et des programmes (DAP), autrement dit dans le saint des saints éditorial central, reconnaissant plus tard dans le débat que c’est là que se prennent les décisions. On savait depuis longtemps que ce n’était pas en région…
L’activité régionale en coma prolongé
La présentation des grilles de rentrée (programmes et info) a suscité la consternation et la colère chez les élus, qui l’ont exprimée dans une motion unanime. Voir la résolution ici 📎 Malgré le bras de fer de l’an dernier, la direction continue à mépriser l’instance en fournissant une simple grille nationale générale. Aucun détail sur les émissions, aucune indication des moyens de fabrication mis en œuvre. Et pour cause, les salariés sont de plus en plus laissés sur le bas-côté, au profit des externalisations et des programmes nationaux faussement régionaux (ce que la direction appelle de manière assez parlante, la « diffusion régionale externalisée »). Ce « blanchiment de programmes nationaux » colonise peu à peu les cases régionales : émission « Mon côté sud » présentée par Carole Gaessler, émission « Châteaux » présentée par André Manoukian à tour de rôle dans plusieurs régions, idem pour « Sans filtre », une émission imposée à tour de rôle aux régions, qui aligneront pour la forme une présentatrice ou un présentateur local en duo avec Michel Field. Côté fabrication interne, 3 régions continuent à produire un « Vous êtes formidables » (BFC et Nouvelle Aquitaine) ou un « Au féminin » (Hauts de France). Ailleurs les moyens ont été réaffectés, par exemple au numérique. Au détriment des techniciens. Dans sa grande générosité, l’antenne nationale autorise les antennes régionales à décrocher occasionnellement à 20h40 le samedi, soit en diffusion régionale, soit en diffusion nationale (8 fois dans l’année), mais avec un cahier des charges de haut vol : « le meilleur de la moule-frite », « le meilleur de la quiche-lorraine », « le meilleur de la tarte tatin » ou une « battle pizza ». Devant la consternation des élus, les responsables des antennes régionales répondent sans rire que ça rassemble des millions de téléspectateurs. Hanouna aussi. Les dirigeants parisiens ont une vision tout à fait rance et caricaturale des régions… On la retrouve sur la nouvelle rubrique sortie de la tête des grands stratèges éditoriaux : « On vous emmène ici », une séquence low cost de 7 minutes quotidiennes assemblée à Lyon par FTR, diffusée à 19h47 après le journal du soir et rediffusée le lendemain avant le JT du midi. Il s’agit d’une resucée de reportages régionaux sur le patrimoine (« au sens large, pas seulement les vieilles pierres », se défend Stéphanie Lafuente, la rédactrice en chef qui pilote le projet à l’info des régions) avec une interview en webcam et de l’info-service pour faire la promotion du tourisme local et tout ça, et tout ça… En Bourgogne, ce nouveau remplissage à pas cher signe la mort du programme de 7 minutes que tournaient jusqu’ici journalistes et techniciens en allant sur le terrain. Un coup supplémentaire à l’activité des antennes régionales et au moral des troupes !
La maltraitance des bas salaires et des précaires
Pendant que les directions de l’offre régionale et du Réseau enflent et se transforment en coûteux « dressing pour recasés », à l’autre extrémité de la pyramide, on fait la chasse aux petits. Un peu comme le gouvernement… Ainsi l’appel d’offres qui se termine le 10 septembre vise à accentuer l’externalisation du maquillage dans les différentes antennes. À la faveur de départs à la retraite de maquilleuses CDI, Bordeaux ou encore Rennes basculent dans de la prestation, laissant sur le carreau plusieurs intermittentes bordelaises, souvent historiques. Seule une intermittente a été maintenue à Rennes, quelques jours par mois, grâce à la mobilisation syndicale. Au final, 12 antennes conserveront des maquilleuses CDI et intermittentes, avec un recours possible à de la prestation en complément, 12 autres seront en prestation complète. Avec l’accord de branche de la télédiffusion, France Télévisions était obligé de les payer 8h par jour et de respecter les minima salariaux. Désormais, elles sont priées d’aller se faire employer par des officines privées (souvent des écoles de maquillage), où elles seront payées à l’heure. Et justement, pour faire des économies sur leur dos, France Télévisions achètera seulement à ces prestataires 3h de maquillage par jour (1h30 le matin, 1h30 le soir), transformant ces femmes en travailleuses pauvres (à 45 € la journée avec des horaires mités, on ne peut pas espérer avoir une autre activité en parallèle, ni survivre décemment). Mais la direction n’en a cure et enchaine les propos indifférents : « c’est le choix de l’entreprise », ou d’une hypocrisie insultante : « on essaie de le faire dans les meilleures conditions possibles », ose dire contre l’évidence Michael Friederich, le directeur de l’exploitation. Tous ces décideurs, eux, sont bien au chaud et n’ont pas de problèmes de fins de mois. Le mépris de classe saute aux yeux. A Bordeaux par exemple, les maquilleuses intermittentes en poste n’ont même pas été informées de cette nouvelle situation. Elles se retrouvent démunies, ne sachant pas comment se constituer en groupement pour avoir une chance de postuler au marché. Le directeur de l’exploitation, Michael Friederich se contente de dire qu’elles seront accompagnées. Vers France Travail assurément.
Plan de développement des compétences : l’adaptation aux outils
En 2024, le budget du plan de développement des compétences a atteint près de 8 M€ à France Télévisions, soit 5 % de la masse salariale. Le réseau régional a représenté 40 % du budget, en hausse de 18 %, ce qui représente 3,4 M€, plus de 100 000 heures de formation et 9189 stagiaires. Mais le budget est consommé à 80 % en actions d’adaptation et de maintien dans l’emploi. En 2024, les formations OpenMédia ont à elles-seules représenté plus du tiers des stagiaires et des heures de formation. À contrario, le développement des compétences ne représente pas même 10 % des formations. Seuls comptent pour la direction les impératifs immédiats et l’adaptation aux outils. Un manque d’ambition pour le corps social de notre réseau et pour son avenir. Voir le compte-rendu de la commission emploi-formation ici 📎
La direction continue à s’asseoir sur les propositions des élus
La direction aime à prétendre que les élus seraient seulement dans la contestation et jamais dans la proposition. C’est évidemment faux et notre CSE ne cesse de le prouver en adoptant des avis étayés et circonstanciés ou, quand il n’arrive pas à se faire entendre, en faisant appel à des experts reconnus. Ainsi, après avoir missionné un expert pour faire un retour d’expérience critique des récents projets immobiliers d’envergure menés dans le réseau régional (Rouen, Poitiers et Rennes), les élus ont rendu au début de l’été, un avis assorti de propositions et préconisations destinées à améliorer la conduite de projet pour la suite. Dans ses réponses écrites, toutes en langue de bois et en rigidité, la direction leur crache au visage et leur signifie qu’elle continuera comme avant, sans revoir sa méthode et sans réellement associer les salariés en amont des projets. Il y a quelques mois seulement, Isabelle Staes et Philippe Martinetti s’étaient pourtant engagés devant le bureau des élus du CSE à sonder les salariés avant tout projet, quel qu’il soit. Encore une parole non tenue, encore du vent... Sur le logiciel Sherlock de même, les réponses sont défensives et purement formelles. Même si les porteurs du projet affirment qu’ils ont tenu compte des préconisations de l’expert du CSE, ça ne saute pas aux yeux dans les réponses écrites de la direction, qui restent particulièrement floues et sans engagements. Concernant les DUERP, les documents uniques d’évaluation des risques professionnels, la direction continue à considérer ces éléments majeurs de la prévention au travail comme une contrainte administrative et rechigne à prendre en compte les propositions de bon sens formulées depuis plusieurs années par nos élues santé, en vue de rendre plus efficace le dispositif.
Les coups fourrés du renouvellement de Sierra
Dans la même logique, le projet de renouvellement du logiciel documentaire Sierra suscite les pires craintes chez les documentalistes et chez les élus. Une fois de plus, on a fait les choses à l’envers. L’outil est très ancien (1998) et largement obsolète. Son remplacement est attendu depuis de nombreuses années, sans que rien ne bouge jusque-là. Et puis soudainement, on apprend que la direction des technologies a acheté un logiciel pour plusieurs stations ultramarines (Perfect Memory) et qu’elle aimerait l’imposer aux documentalistes régionaux, alors qu’il ne répond pas à leurs besoins. Face à la bronca, la direction dit vouloir faire une expression des besoins des documentalistes et des rédactions. Elle a mandaté Emmanuel Kauffmann, un responsable d’édition de Bordeaux. Tout le monde craint que cette démarche ne soit qu’un faux-semblant, visant à justifier la généralisation de Perfect Memory. Ce dont se défend la direction. Voir le compte-rendu de la commission nouvelles technologies ici 📎
Vie du CSE
Les élus ont désigné Carine GRIVET, RP titulaire de l’antenne de Poitou-Charentes, en remplacement d’Alain BORTOT, démissionnaire. Ils ont désigné Josiane ETIENNE comme suppléante en remplacement. De son côté, Frédéric CUVIER a été désigné RP suppléant à France 3 Bourgogne, en remplacement d’Antoinette SEGUIRE partie à la retraite.
A venir
Prochain CSE : 17 et 18 septembre Prochain CSE central : 11 septembre.
Paris le 1er septembre 2025
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En région, un appauvrissement des grilles et de l’activité
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Résolution sur la grille de rentrée
A la lecture de la grille de rentrée, les élus dénoncent une politique éditoriale qui aggrave la paupérisation de l’activité des salariés dans les stations régionales. Côté antennes, de plus en plus de programmes régionaux sont remplacés par des programmes de réseau, pour la plupart largement externalisés, qui ne génèrent pas d’activité en interne. Ces derniers sont, pour une part, présentés par d’anciennes figures nationales, qui n’incarnent nullement les territoires. A l’heure où la société française subit des fractures sociales, environnementales et territoriales, la ligne éditoriale cantonne en outre les régions dans des thématiques patrimoniales et culinaires, caricaturales et condescendantes pour la majorité des citoyens qui vivent en région. Que dire du concours de la meilleure moule-frite, de la battle pizza ou de la meilleure quiche-lorraine ? Sur l’info, face à l’attrition des moyens régionaux, qui illustre le jacobinisme endémique de cette entreprise, la direction opte pour le remplissage à bas coût, traduisant ainsi son dédain pour l’info régionale. Le programme « On vous emmène ici », boutiqué par FTR consiste en une rediffusion de sujets patrimoniaux avec un invité en visio, tourné en plateau à Lyon. Ce programme diffusé nationalement dans les tranches phare Ici 12/13 et Ici 19/20 n’a que pour vocation de remplacer à peu de frais de la fabrication régionale. Désormais, les équipes sont cantonnées sur le seul journal télévisé, sans possibilité de diversifier leur activité, d’exprimer leur expertise et de fournir des contenus de fond élaborés sur les problématiques régionales et sociétales. Ces annonces ont provoqué un fort émoi au sein des élus du CSE, qui sont, eux aussi, des professionnels exerçant dans leurs régions. Ces derniers dénoncent les graves conséquences de cette stratégie sur la santé des salariés, qui s’accompagne de pertes de sens, du sentiment de qualité empêchée, de perte d’activité et d’incertitude socio-économique. Ils enjoignent instamment à la direction de revoir sa politique, afin de permettre aux salariés du réseau régional de France 3 d’exercer pleinement leurs compétences professionnelles, en ayant des perspectives et en retrouvant du sens au travail.
Adopté à l’unanimité des 21 votants CFDT, CGT, FO, SNJ et SUD s’associent.
Paris, le 28 août 2025
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 27 août 2025
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Monsieur le Président, nous n’aimerions pas être à votre place. On vous envoie au front, sans doute au pire moment. Les nuages sont massés sur notre entreprise : financement taillé à la machette, démantèlement du socle social à travers la dénonciation de notre accord collectif, épée de Damoclès de la holding avec sa perspective de fusion des réseaux France 3 et France Bleu et le délabrement des conditions de travail et de nos missions qui en découlera. Dans le réseau régional, plus personne ne croit à un quelconque futur. Les salariés n’ont plus confiance, ni dans l’avenir, ni dans leurs dirigeants. Leur travail s’est densifié en même temps qu’il s’est appauvri. L’activité des antennes n’a sans doute jamais été aussi dérisoire. Les programmes mutualisés et les producteurs privés sont aujourd’hui maitres de nos grilles. Quant à l’info, faute de temps et de moyens, elle brille par sa superficialité. Le numérique continue à être notoirement sous-doté, même si la politique du clic sauve provisoirement la face. C’est donc dans ce contexte que vous prenez la direction du Réseau. Qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui ? Votre prédécesseuse a étrenné ce poste impossible, où le directeur est réduit au rôle de figurant, préposé aux baffes, chargé de subir et de contenir les élus du CSE, sans le pouvoir décisionnel, sans la moindre autonomie. Les vrais décideurs, eux, sont confortablement installés à l’étage au-dessus, à la direction des antennes et des programmes. C’est eux, aujourd’hui, qui font la loi et qui ne rendent de comptes à aucun représentant du personnel, ni à aucun salarié. Tous ces ingrédients génèrent l’impuissance, les impasses, les discours creux et les débats stériles. Et une immense frustration. Pour vous probablement, pour nous assurément. Il vous faudra beaucoup de talent pour sortir de cette chausse-trape, nous nous excusons par avance pour nos exaspérations, nos colères. Mais nous n’accepterons jamais de voir cette instance contournée ou neutralisée, de voir ses prérogatives bafouées. Nous rejetons les faux-semblants, les éléments de langage ripolinés à la novlangue, les absences de réponses ou les renvois incessants à la direction centrale. Nous voulons un discours sincère, des débats de fonds, nous ne sommes pas une simple formalité administrative ou légale, nous sommes les représentants des salariés, du corps social de cette entreprise, nous portons leur voix, nous savons être constructifs, encore faut-il que la direction en crée les conditions, ce qui n’a pas été le cas ces derniers temps. Nous le redisons : notre CSE est essentiel et incontournable, à plus forte raison, vu les dossiers lourds et anxiogènes qui s’annoncent dans les prochains mois. Sans oublier les nombreux cas de mal-être au travail qui ne sont toujours pas réglés. Monsieur le Président, nous espérons que vous êtes décidé à redonner toute sa place à cette instance, à vous appuyer sur les élus et à défendre ce bien commun qu’est notre réseau régional. Si c’est le cas, nous travaillerons ensemble. Sinon, vous nous trouverez sur votre chemin, car nous n’avons qu’une conviction : défendre la télé régionale publique et ses salariés.
Paris, le 27 août 2025
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Compte rendu du CSE Extraordinaire réseau France 3 du 1er juillet 2025
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Les larmes d’Isabelle Staes
Pour la directrice du Réseau France 3, cette réunion extraordinaire du CSE, ordonnée par le juge, était aussi sa dernière journée à France Télévisions, a-t-elle précisé, brisant le masque malgré elle, submergée par l’émotion. Au terme d’une riche carrière de 40 ans à France Télévisions, dont les derniers mois n’ont sans doute pas été les plus valorisants, vu le peu de marge de manœuvre dont dispose aujourd’hui une directrice ou un directeur du Réseau, Isabelle Staes tire sa révérence. Malgré tout, l’ancienne grand-reporter a déclaré aux élus avoir beaucoup appris à leur contact - C’est trop d’honneur ! - avant d’ajouter « j’ai appris à ne pas m’énerver ». Bon… On lui souhaite en tout cas de profiter de sa retraite, en repensant à l’époque où l’on pouvait, à France Télévisions, exercer son métier dans de bonnes conditions. Elle laisse la place – et la patate chaude – à Christophe Poullain, qui devra à son tour jouer le rôle ingrat de bouclier-ligoté pour les grands stratèges de la direction des antennes et des programmes. Si l’on a bien lu le projet de Delphine Ernotte, M. Poullain devra transformer la direction du Réseau France 3 en direction d’ICI TV, transférer cette direction à Marseille et récupérer la patate chaude de la dernière fulgurance du trio Kara-Sitbon-Martinetti, qui vise à transférer la direction de l’info des régions à Lyon, à fusionner FTR et IV3, à débarrasser la rédaction nationale de la fabrication de sujets nationaux et internationaux pour les gueux des régions, bref à renforcer encore un peu plus l’information à deux vitesses entre le national et les régions.
Compression des effectifs : la direction ne voit aucun impact…
Depuis des lustres, la direction supprime les ETP à tour de bras sans juger utile de consulter les élus. Pourtant, ces suppressions de postes dans les antennes ont contribué et contribuent à dégrader les conditions de travail, elles impactent l’activité qui ne cesse de se réduire et de s’appauvrir, alors que dans le même temps certains métiers sont en surcharge de travail quand d’autres frôlent parfois le bore out. Malgré les demandes réitérées des élus, la direction n’a jamais accepté de transmettre des informations précises sur les postes supprimés et sur les conséquences sur les collectifs de travail et sur l’activité. Les élus du CSE ont fini par porter l’affaire devant la justice, qui leur a donné raison. Le juge des référés de Paris a ordonné l’information/consultation du CSE sur la compression des effectifs dans le réseau régional sous 15 jours, sous peine d’astreinte. Aux élus pour cette réunion, la direction a remis un document purement budgétaire, qui cherche à minimiser le nombre d’ETP supprimés et leurs conséquences. Le problème, c’est que les impacts ne sont ni présentés, ni même mesurés, en contradiction totale avec les obligations de l’employeur, qui doit au contraire mettre en œuvre des mesures de prévention, puisque ses projets ne peuvent aboutir à dégrader la santé des travailleurs. Les élus ont donc désigné un expert pour mesurer les impacts sur les organisations, l’activité, les conditions de travail, interroger la méthode mise en œuvre par la direction et faire des préconisations. A ce stade de fragilisation des antennes régionales, alors qu’on annonce dans quelques jours un budget rectificatif qui viendrait encore aggraver la situation, les élus demanderont des comptes sur chaque poste supprimé. Voir la délibération du CSE 📎
A venir
Prochain CSE : les 27 et 28 août CSEC extra sur le budget rectificatif : le 7 juillet.
D’ici là, vos élus CGT vous souhaitent un bon été.
Paris, le 2 juillet 2025
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Déclaration liminaire solennelle - CSE Extraordinaire du 1er juillet 2025
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Déclaration liminaire solennelle CSE Extraordinaire du 1er juillet 2025
En douce... C’est ainsi que désormais tout se fait dans le réseau France 3 ou plutôt « Ici ». Un réseau où la transparence est aussi limpide qu’un brouillard automnal. Ici, on ne dit rien, on fait. Comme pour la marque "france.tv" glissée subrepticement à l’antenne début juin. Un petit coup de peinture sur la façade, et hop, circulez, y’a rien à voir. L’identité historique de France 3 ? Dissoute. Elle aussi en douce. Et pendant que les téléspectateurs s’interrogent sur ce nouveau vernis, les effectifs fondent comme neige au soleil, sans que cela n’ait… juré, craché… aucun impact sur la qualité des reportages, ni sur les conditions de travail. Bien sûr. Parce que produire plus avec moins, c’est le nouveau miracle managérial. À ce rythme, bientôt, un seul journaliste suffira pour couvrir trois régions, deux grèves et un festival de la saucisse. En douce, certaines éditions locales ferment 16 semaines par an. Oui, seize. Un tiers de l’année sans info de proximité. Pour un Réseau qui se veut "Ici", c’est un peu "ailleurs" qu’on envoie les téléspectateurs. En douce, on saborde la fidélité du public, comme si l’ancrage local était un vieux concept poussiéreux. En douce, la direction de l’info et la direction du Réseau préparent un changement majeur dans l’élaboration des contenus nationaux et internationaux des éditions régionales, en fusionnant IV3 et FTR dans une direction de l’info régionale délocalisée à Lyon, en confiant l’élaboration des sujets à des journalistes deskeurs… Le tout, sans consulter le CSE du Réseau. En douce enfin, les salariés régionaux de la Fabrique sont invisibilisés, transformés en fantômes. En catimini, on assiste à une restructuration qui ne porte pas son nom. Le CSE découvre les projets après coup. Pas informé, pas consulté. Sauf lorsque le tribunal l’impose. Parce qu’en douce, on a oublié que la démocratie sociale n’est pas une option, mais une obligation. « Ici » on consulte les salariés comme on consulte la météo : quand ça nous arrange. Et si on peut les laisser affronter la tempête dans l’ignorance, avec le moins d’informations possibles c’est encore mieux ! En douce, on efface, on remplace, on fait semblant. Et pendant que les décisions tombent en douce, mais sans douceur, les salariés trinquent et le service public se délite. Lentement. Silencieusement. Mais sûrement.
Soyez sûrs d’une chose : notre réaction à nous ne se fera pas… en douce.
Paris, le 1er juillet 2025
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 18 juin 2025 - La casse de la télé régionale en bande organisée
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De toute évidence, le rapport Bloch rendu public en début de semaine est un travail de commande au service des dirigeants de l’audiovisuel public et de la ministre, un justificatif stratégique en bande organisée. Ses ingrédients : des constats lapidaires, des certitudes et des dogmes, et plus fondamentalement une indifférence malveillante à l’égard des salariés. D’ailleurs, l’ancienne patronne de France inter n’a pas rencontré une seule organisation syndicale, elle s’est cantonnée au petit entre-soi des directions, des tutelles et des seuls députés du bloc centriste. Une approche partiale qui tourne délibérément le dos aux principes du pluralisme qu’elle fait mine de vouloir défendre. A ce titre, la proposition de création d’un poste de directeur de l’information au niveau de la holding est un très mauvais signal pour l’indépendance des rédactions. Sans surprise, les conclusions de ce « rapport » valident donc à la fois les lubies de Madame Dati et les ambitions de Madame Ernotte : création d’une holding et de différentes filiales dont la société Ici dans laquelle seraient transférés et réunis les salariés des réseaux régionaux de la télé et de la radio. Le tout assorti d’une remise à plat du modèle social avec le règne de la polyvalence à la clé. Ce grand soir à la machette est justifié par la nécessité du grand basculement numérique. La question de l’impact social n’intéresse pas un instant ces élites. Voici donc une ultime illustration de l’épée de Damoclès qui pèse lourdement sur les salariés du réseau régional de France 3. D’ores et déjà, les briques de ce monde rétréci du futur se mettent en place sous nos yeux : réduction des ETP à marche forcée avec son cortège de postes vacants et d’éviction brutale de salariés non permanents ; appauvrissement de l’offre de programmes remplacés par des magazines recyclant les vieilles gloires de la télé nationale, sans doute les plus à même d’apporter un nouveau souffle ; mise en place d’outils pour automatiser, processer et se débarrasser à terme des salariés. Face à un tel constat, on se demande s’il reste dans notre entreprise une direction ayant une conviction sincère pour le réseau régional, hormis celle de nourrir des producteurs privés. De son côté, toute en condescendance, Madame Bloch imagine une télévision régionale tournée vers « une information servicielle et d’accompagnement », mettant en avant « les fiertés des régions (patrimoine culturel, gastronomie, sports) », où le décryptage se résume à « l’explication des phénomènes climatiques en marge de la météo ». Une gentillette communication d’ambiance, faut bien divertir le populo pour éviter qu’il aille de nouveau occuper des ronds-points. L’info, la vraie, faut laisser ça aux adultes, à Paris. D’ailleurs Madame Ernotte veut catapulter la direction du Réseau à Marseille, histoire de ne plus voir les gueux encombrer les couloirs du siège parisien. Cette vision d’en haut, nous la contestons fermement et nous sommes bien décidés à la combattre pied à pied. Nous appelons les salariés à se mobiliser massivement contre le projet de holding, qui revient à l’Assemblée nationale à partir du 30 juin. De leur côté, les élus ont saisi la Justice et obtenu que la direction consulte enfin les instances sur les rapprochements France Bleu/France 3, la disparition de la marque France 3 et la compression des effectifs, qui entraine baisse de l’activité et dégradation des conditions de travail.
Paris, le 18 juin 2025
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Déclaration CGT au CSE du réseau France 3 du 21 mai 2025 - Dans le réseau régional, le dialogue social face à un mur en parpaings
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Ce mercredi 21 mai, la radio Ici Armorique, ex-France Bleu, a commencé à émettre depuis le bâtiment de France 3 Bretagne dans lequel ses équipes ont déménagé hier. A cette occasion, la signalétique du bâtiment de Rennes, siège historique de FR3 puis de France 3 Bretagne a été modifiée. Le logo Ici a remplacé celui de France 3 à l’extérieur comme dans le hall d’accueil. Ici Bretagne côtoie désormais Ici Armorique. L’identité de France 3 est en voie d’effacement. Quelles sont les conséquences de tout ça ? Quelle est l’étape suivante ? On ne le sait pas. S’appelle-t-on toujours France 3 Bretagne ? S’appelle-t-on France 3 Aquitaine, France 3 Alsace ou Ici ? Le Réseau France 3, lui-même, existe-t-il encore ? On se pose la question, nous n’avons pas été informés. Et c’est bien ce que nous entendons contester demain devant le juge des référés. En fait, c’est devenu un procédé, cette direction ne nous informe de rien, elle contourne les instances, piétine sans vergogne le dialogue social. Même le récent changement d’URL pour le site de franceinfo s’est fait en catimini. Ce n’est pourtant pas un détail, il s’agit d’un sujet hautement stratégique : notre référencement, nos audiences numériques, dans lesquelles les antennes régionales pèsent pour 40 % et sur lesquelles la direction se congratule pourtant en permanence à coup de post triomphants sur les réseaux sociaux. Le sujet de la bascule n’est pourtant pas anodin. Comment a-t-elle été anticipée ? Quelles conséquences ? Quels risques ? Là non plus, les élus de notre instance n’ont pas été informés. La direction a-t-elle seulement étudié les impacts ? Autre exemple, la semaine dernière, à l’occasion d’une visite sur le site de qualification de Strasbourg, les référents métiers de l’expérimentation Overdrive découvrent qu’on les a faits venir, non pas pour tester les différentes fonctionnalités de l’automate de production – ça, visiblement, ça a été fait depuis janvier par 6 techniciens choisis de manière discrétionnaire par la direction technique – mais pour une simple présentation des évolutions ergonomiques de l’outil, des nouveaux modes d’exploitation déjà définis et qui permettraient au final d’utiliser Overdrive pour la fabrication des éditions d’information, tout en supprimant un poste de technicien vidéo en régie. La semaine dernière, les référents ont réalisé qu’ils n’avaient aucun rôle à jouer, que la messe était déjà dite et qu’on les conviait pour l’affichage. D’ailleurs, une communication générale de la direction a confirmé hier que le directeur de la coordination de l’exploitation du Réseau avait, une fois de plus, tenu des propos mensongers aux élus de ce CSE. C’est une seconde nature chez lui. Enfin, plutôt que d’informer les instances, c’est dans des raouts au soleil avec les producteurs privés et la presse que la direction des offres régionales annonce – on l’apprend dans des posts sur les réseaux sociaux – qu’elle va déménager à Marseille et que Lyon deviendrait le pôle de l’information régionale. Un exemple supplémentaire de la consanguinité du fonctionnement en vase clos de cette petite caste. Derrière cette opacité et cette sournoiserie, difficile de croire aux grandes déclarations de la PDG-candidate-à-sa-reconduction, qui évoquait la transparence, le dialogue social, l’horizontalité du management. Qui peut-elle encore convaincre, après avoir systématiquement, avec ses sbires, malmené les élus, « mal-mené » – et au pas de charge – les transformations ? Les nuages s’amoncellent sur la ligne d’horizon pour les salariés du réseau régional, sur les perspectives concernant leurs conditions de travail et leur activité. Au lieu d’un management qui mouille la chemise, qui s’emploie à rassurer le corps social, on fait face à un mur en parpaings : la direction, en grande insuffisance, est aux abonnés absents du dialogue social. A la CGT, nous n’avons aucune intention de nous effacer. Nous nous battrons pied à pied pour limiter ses nuisances.
Paris, le 21 mai 2025
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Réunion extraordinaire du CSE du 28 avril 2025 Les élus assignent la direction en justice
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Depuis des mois la direction refuse d’informer les élus sur les conséquences, pour les salariés, des projets qu’elle met en place : impacts sur les conditions de travail, sur l’activité, sur la structure de l’emploi. Les élus ont donc exigé une réunion extraordinaire afin d’obtenir le lancement de plusieurs procédures d’information/consultation : l’une sur le projet Ici et ses conséquences dans tous les domaines, l’autre sur la compression des effectifs. La réduction de 54 ETP dans les antennes régionales en 2025 a déjà des conséquences sur les collectifs : baisse de l’activité, dégradation accrue des conditions de travail. En séance, la directrice du Réseau Isabelle Staes aligne éléments de langage et contre-vérités : Sur le projet Ici. « Nous considérons que les élus ont été régulièrement informés sur cette marque ». C’est faux. Et mensonger. Et surtout réducteur. Il ne s’agit pas simplement du déploiement d’une marque, mais bien de l’avenir du réseau régional, dont on sait que politiques et direction rêvent de le fusionner avec celui de la radio Ici-ex-France Bleu, avec des impacts considérables sur les salariés et sur notre mission de service public. Une nouvelle étape est annoncée le 6 juin, avec la suppression des noms des chaines afin de privilégier france·tv, et donc la disparition pure et simple de la marque historique France 3. Sur les conséquences des réductions d’ETP. Madame Staes répond sans rire que cela n’a « pas d’incidence sur la structure de l’emploi et les conditions de travail » et que cela « doit être naturellement absorbé ». Interpellée par les élus sur les réductions d’activité dans les régions (basse activité l’été, journaux mutualisés, locales fermées ou réduites), la présidente du CSE ose prétendre que « ce sont les choix faits par les directions régionales » et qu’il « n’y a pas de consignes générales au niveau de la direction du Réseau ». Quelle hypocrisie ! La direction du Réseau fixe la notification d’ETP et impose les réductions budgétaires qui obligent les directions régionales à trancher dans le vif. Face à tant d’insincérité et d’insulte à leur intelligence, les élus ont décidé de saisir la justice. Ils ne veulent plus de ce mépris des instances – et donc des salariés –, et l’opacité à l’œuvre dans la conduite de ce projet. A Radio-France, les élus ont obtenu d’être informés et consultés sur ce projet de « fusion filialisation », que la direction de France télévisions n’assume pas. A l’instar du CSE Central, les représentants du Réseau France 3 exigent désormais que soit rappelé le droit.
Paris, le 29 avril 2025
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 16 avril 2025
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Le 6 juin prochain, France 3 devrait disparaitre des écrans télé. C’est ce qu’a annoncé Mme Ernotte, le 25 mars à la presse. A la surprise générale. Les instances représentatives du personnel n’ont pas eu l’honneur d’en être informées. Une fois de plus la direction s’exonère de ses obligations et ne fait même plus mine d’avoir un semblant d’estime pour les salariés et leurs représentants. Ainsi, si on résume la situation, en novembre, la direction a supprimé la référence à France 3 à l’antenne sur les créneaux régionaux. Le 6 juin, elle s’apprête à supprimer France 3 tout court. A-t-elle évalué les conséquences de ces changements, les impacts à différents niveaux ? Les élus sont dans l’incapacité de le dire, ils n’ont pas reçu l’ombre d’une information. Pourtant, un certain nombre d’actes irréversibles se mettent en place, les logos de notre entité historique, celle qui nous rassemble, qui est reconnue et saluée par nos publics, disparaissent progressivement de nos façades, de nos communications. Pourquoi un tel effacement ? Même la BBC a conservé ses marques sur les chaines linéaires contrairement à ce que dit la Présidente. A-t-on anticipé d’éventuels risques, sur nos publics, sur les salariés qui ont une forte culture d’entreprise en région ? Apparemment cela n’intéresse pas la direction. Il y a quelques semaines, à l’occasion du débat parlementaire sur la holding, on découvrait les intentions (et injonctions) du gouvernement : fusionner les réseaux régionaux Ici-ex-France Bleu et France 3 au sein d’une filiale Ici. Il y a bien un mouvement, il se fait par touches successives, mais la direction a décidé de contourner les salariés et leurs élus, nourrissant l’anxiété autour d’un plan de moins en moins caché, et confirmant ses mauvaises intentions à l’égard des salariés. Il est plus qu’urgent de jouer carte sur table et de dévoiler la ligne d’horizon avec honnêteté.
Paris, le 16 avril 2025
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Compte rendu du CSE réseau France 3 des 19 et 20 mars 2025
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Hommage
Les élus ont observé une minute de silence, en mémoire de Jean-François Tealdi, Jef, ancien secrétaire général du SNJ-CGT, figure éminente du syndicalisme à France 3 puis France Télévisions – notre camarade – décédé d’un cancer le 12 mars. Voir ici la déclaration.
Deux militants de la CGT vont quitter l’entreprise
Sabine Daniel, journaliste à Caen, élue CGT de longue date, va quitter l’entreprise, suite à une inaptitude à tout poste. Les élus ont dénoncé la dégradation de la santé, qui touche un nombre croissant d’élus et de salariés. La CGT salue cette camarade de longue date. William Maunier quittera l’entreprise en juillet, dans le cadre d’une mise à la retraite. Syndicaliste emblématique de la CGT, cet ancien monteur a occupé des fonctions importantes. Il fut notamment secrétaire du CE du pôle Nord-Est, élu au CCE puis au CSE central. Il est actuellement élu suppléant du CSE, il est par ailleurs Secrétaire général du SNRT CGT Audiovisuel.
Départ d’une autre figure historique
C’était la dernière réunion de CSE pour Caroline Rouvin, la sténotypiste qui assurait la retranscription des débats des réunions de CSE ou de CSEC dans les procès-verbaux. Caroline était une « historique ». Elle avait connu FR3, Cours Albert-1er, puis toutes les évolutions de l’entreprise. Elle avait fondé sa propre entreprise de sténotypie, aujourd’hui prestataire régulière pour France Télévisions. Les élus lui ont offert des fleurs.
Expertise pour risque grave à la locale de Nîmes
Il s’agit un peu d’un cas d’école, qui résume assez bien ce que vit le CSE depuis sa création en 2018. La locale de Nîmes a connu de nombreuses difficultés qui ont abouti à des conflits interpersonnels et à une dégradation de la santé psychique des salariés. Pour identifier l’origine de cette situation (afin d’éviter que cela ne se reproduise), les élus avaient voté en janvier 2024 une expertise, qui a été contestée au tribunal par la direction ; celle-ci préférait faire réaliser, par un cabinet d’avocats à sa solde, une enquête, qui a abouti à une procédure disciplinaire et au licenciement d’un salarié. Mais ne règle pas les problèmes de fond. Le tribunal a finalement donné raison au CSE et l’enquête, réalisée par le cabinet Cedaet a été restituée aux élus. Elle apporte une analyse et des enseignements intéressants sur l’organisation du travail dans les locales, la difficulté que rencontrent les rédacteurs en chef adjoints de locale, avec une forte charge de travail et charge mentale, le manque de moyens, avec des équipes qui tournent plusieurs sujets par jour et n’ont pas de marge, mais aussi la faiblesse des politiques de management, d’accompagnement des salariés, de régulation des situations conflictuelles. Comme partout dans le Réseau, ce qu’ont vécu les salariés de Nîmes montre qu’il manque des espaces « de dispute professionnelle », où l’on échange et débat sur le travail. Ces espaces, où seraient abordées les difficultés quotidiennes liées à l’organisation, à l’exercice professionnel, à la ligne éditoriale, permettraient de jouer le rôle de soupape et de désamorcer le pourrissement des situations. Les élus ont fait de nombreuses préconisations, auxquelles la direction devra répondre par écrit. Depuis 6 ans, la direction a toujours rechigné à mettre en œuvre des plans d’action s’attaquant aux véritables causes, se contentant de mettre en place des actions assez anecdotiques.
Commission Nouvelles technologies
Drones La commission des nouvelles technologies a fait un bilan de l’internalisation de l’activité des tournages par drone, un peu plus d’un an après le lancement. Aujourd’hui, les 29 pilotes habilités dans le réseau régional assurent un maillage disparate et incomplet du territoire. Certaines régions n’en ont qu’un alors qu’à terme, il pourrait y avoir plusieurs aéronefs par région, à raison de 2 pilotes maximum par drone. Il demeure cependant un frein : l’entreprise ne souhaite pas mettre en place un plan de formation permettant à des JRI, OPV ou autres d’acquérir les compétences de vol. Si l’on résume la position de M. Friederich, le directeur de la coordination de l’exploitation du Réseau : l’entreprise est déjà bien gentille de laisser les gens qui ont des habilitations de vol, piloter des drones en interne. Ceux qui voudraient s’y mettre n’ont qu’à se former sur leur temps personnel. Une telle argumentation est totalement inentendable. Certes les élus ont salué la démarche conjointe direction / commission nouvelles technologies du CSE qui a permis d’internaliser l’activité de drone dans le Réseau, mais on n’est pas pour autant dans une MJC. Ces professionnels filment des images pour les besoins de l’entreprise. Cette dernière doit donc assumer le développement des compétences des intéressés. Sans cela, il continuera à y avoir des zones blanches dans la pratique du drone. Caméras En 2015, France Télévisions avait passé un gros marché de renouvellement des caméras. Ce renouvellement avait fait l’objet d’une expertise votée à l’époque par l’instance de coordination des CHSCT. Elle avait permis d’identifier un certain nombre de problèmes et d’inadaptations dans le choix des camescopes et de faire évoluer les choses, à partir des retours des utilisateurs. Depuis lors, le parc a substantiellement évolué, à coup de remplacement de caméras par de nouveaux modèles, ou avec l’apparition de nouveaux outils : boitiers grands capteurs, unités de tournage smartphone, GoPro, etc. Mais les élus n’ont aucun retour sur les effets de ces outils sur la santé des salariés : problèmes ergonomiques, génération de troubles musculosquelettiques, etc. Les élus demandent qu’un vaste questionnaire soit élaboré afin de bénéficier d’un retour des utilisateurs (JRI, OPV, journalistes à compétence complémentaire), de pouvoir dresser un état des lieux des risques et préconiser des mesures de prévention. Ils demandent que ce travail soit mené sous l’égide de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et de la commission nouvelles technologies. Overdrive Malgré l’échec de l’expérimentation de l’automate sur le site de qualification de Strasbourg (SQS), la direction technologique n’a pas perdu espoir de pouvoir imposer l’outil qu’elle a d’ores et déjà acheté, au risque d’être accusée d’erreur stratégique. Depuis plusieurs mois, les ingénieurs travaillent avec le fabricant d’Overdrive à une mise à jour qui permettrait d’automatiser les « infos décors » (les images projetées dans les plasmas du plateau), l’horodatage des synthés et – ce qui intéresse en 1er lieu la direction – l’automatisation des serveurs, qui lui permettrait de supprimer un poste de vidéo en régie. Il n’y a pas de petits profits. Michaël Friederich annonce désormais une phase de test de ces fonctionnalités avec les référents métiers (scriptes, techniciens vidéos…) qui avaient participé à l’expérimentation sur le SQS. La direction rêve d’aboutir avant l’été et de consulter alors le CSE, en particulier si le déploiement de ces fonctionnalités entraine une modification des conditions de travail ou une évolution des effectifs en régie. Voir le compte-rendu de la commission nouvelles technologies.
Budget 2025 : le tour de vis sur les effectifs
Officiellement, si l’on écoute la direction, le Réseau France 3 n’est censé économiser cette année « que » 32 ETP pour atteindre 2920 ETP. Mais il s’agit d’un vilain camion maquillé. En réalité, les stations régionales (hors Corse) sont priées d’économiser près de 55 ETP. La différence tient au fait que le transfert des équipes légères de la Fabrique vers Rennes a rajouté 16,5 ETP à la Bretagne, ce qui masque artificiellement la baisse de 2,3 ETP à périmètre égal. En outre, la direction du Réseau, elle, voit ses effectifs augmenter de 4 ETP, à force de recasages divers et variés. Mieux vaut être en haut de la pyramide… On l’aura donc compris, la direction récupère à peu près les 57 ETP du projet Tempo. Et, vu le zèle de Delphine Ernotte pour réduire le déficit et ripoliner son dossier de candidature à sa succession, on peut craindre de nouveaux serrages de vis dans les mois qui viennent. Avec des conséquences toujours plus importantes sur les salariés et leurs conditions de travail. Les élus du CSE ont demandé à être consultés sur les impacts de ces nouvelles baisses d’effectifs. Voir leur résolution. Voir le tableau comparatif par région et la déclaration liminaire de la CGT.
BIP d’Arcachon
Conformément à la position des représentants de proximité d’Aquitaine, les élus ont donné un avis positif au projet d’aménagement du futur bureau d’information de proximité d’Arcachon. Lors d’une précédente réunion, ils avaient validé le projet de bail. Une équipe est en cours de recrutement. Elle est censée rejoindre les lieux en juin.
BIP de la Roche-sur-Yon
Le projet de relocalisation de l’équipe de la Roche-sur-Yon (Vendée) suscite plus de réserves. La direction, assez désinvolte, était très approximative dans ses réponses. Les nouveaux locaux, dans un bâtiment en construction au bord de la nationale à l’entrée de la ville, sont assez excentrés et moyennement accessibles (une demi-heure de bus ; un accès à vélo, aux risques et périls du cycliste, vu la circulation sur cet axe non aménagé. Surtout, l’équipe devra partager un seul WC avec les autres entreprises qui occuperont ce plateau de 400 m2. La direction n’a pas non plus prévu de douche. Les élus ont demandé à la direction de modifier sa copie.
Tour de vis sur l’entretien annuel d’évaluation
Les remontées de salariés sur les entretiens annuels se multiplient depuis plusieurs semaines. Plusieurs d’entre vous ont constaté que leurs évaluations avaient été revues à la baisse, parfois les chefs de service ont même admis à voix haute qu’il s’agissait d’une consigne nationale. En CSE, la DRH du Réseau France 3, Vanessa Fixot affirme qu’il n’y a aucune instruction. D’ailleurs elle affirme que la direction a fait une petite étude comparative avec les entretiens annuels de l’an dernier et que « rien ne montre qu’un niveau de compétences descende de manière significative ». Mais dans le même temps, elle admet qu’un plan de montée en compétences des managers sur la conduite de l’entretien annuel est en cours, et qu’on rappelle qu’il ne faut « pas surnoter mais être le plus juste possible ». Selon Séverine Thirel, la DRH adjointe, on peut indiquer l’excellence d’un salarié dans l’appréciation des points forts, sans pour autant l’évaluer comme « au-delà des attentes ». On aura compris que la direction ne veut surtout pas se retrouver dans la situation de devoir promouvoir fonctionnellement des salariés. Questionnée sur le fait que des salariés refusent de signer leur entretien, Séverine Thirel répond qu’au contraire, s’il ne le signe pas, il n’aura pas pu manifester son désaccord. La loi impose un champ « commentaire » qui permet au salarié d’exprimer qu’il n’est pas d’accord avec son manager. Vanessa Fixot a cru devoir rappeler qu’un entretien annuel, c’est planifié et que ça se prépare. Les élus ont demandé qu’un temps de préparation de l’entretien (avec accès aux documents et documentations) soit aussi planifié pour les salariés.
A venir
Prochain CSE : 16 et 17 avril Prochains CSEC : 24 et 25 avril.
Paris, le 08 avril 2025
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 19 mars 2025 - A France Télévisions, la lutte des classes a de beaux jours devant elle
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Une fois de plus, sans le moindre état d’âme, la direction a cherché à balader les élus. En annonçant pour 2025 une baisse de 35 ETP dans le réseau régional, on était loin du compte et de la vérité. En réalité, c’est près de 55 ETP que vont devoir économiser les stations régionales de France 3. Le chiffre vous rappelle quelque chose ? C’est à peu de choses près le renfort de 57 ETP lié au projet Tempo. La direction reprend ce qu’elle avait donné. Bien sûr la direction du Réseau a tout fait pour masquer cette réalité. D’abord en rechignant à inscrire le point en CSE, puis en fournissant un document brut, sans mention des évolutions entre 2024 et 2025, obligeant les élus à prendre leur calculette. Le document comporte pas mal d’artifices, notamment un changement de périmètre, puisque Rennes s’est vu transférer près de 18 ETP supplémentaires, liés notamment au pool d’équipes légères précédemment à la Fabrique. Là où la direction affiche une augmentation de 15 ETP pour la Bretagne, il faut en fait lire, à périmètre comparable, une baisse de près de 2,5 ETP. Au final, les effectifs ne progressent qu’à un seul endroit : à la direction du Réseau. Cherchez l’erreur. Pendant que sur le terrain, on essore les troupes, qu’on cherche à externaliser et précariser les maquilleuses, qu’on rêve de réduire le nombre de techniciens en régie, que les PAE et tournages d’émissions en interne sont devenus une exception, que les jours de prépa pour les journalistes sont désormais un luxe, on gonfle la structure centrale. La lutte des classes n’a jamais été aussi patente à France Télévisions. Pour s’en convaincre, il suffit par ailleurs de constater la gestion des conséquences du grave accident éditorial à franceinfo autour du projet de Riviera à Gaza. Le principal responsable éditorial est recasé dans un placard doré, quand, à la moindre erreur, le salarié de base, lui, est sévèrement sanctionné. Deux poids, deux mesures. Et le sentiment que, dans son entre-soi, une caste socio-professionnelle se contrefiche de la moindre exemplarité. Il est plus que temps de renverser la table !
Paris, le 19 mars 2025
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du19 février 2025 - La fable de la régionalisation en carton-pâte
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La fable de la régionalisation en
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 - 21 janvier 2025
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Dans le contexte angoissant du monde, de la France, de notre entreprise, la CGT souhaite apporter une touche de lumière et d’espoir. En ce début d’année, nous formulons donc des vœux de bonheur professionnel aux salariés du Réseau France 3. Le bonheur, ça passe par de belles perspectives : une année où le projet ne serait plus uniquement de supprimer des effectifs, d’alourdir la charge de travail des salariés restants, de leur faire avaler la polyvalence comme seule chance d’évoluer professionnellement, de les accuser de coûter trop cher et de vouloir rogner leurs conquis sociaux. Une année où les journalistes de région n’auraient pas pour seule ligne d’horizon, la fabrication d’une actu superficielle et processée mais aussi de faire de l’enquête, du magazine, de rendre intelligible la société et les territoires dans lesquels ils vivent en racontant des histoires, en étant impertinents, en tournant des images, en ayant le temps de faire un vrai travail de terrain. Dans nos vœux, les directions régionales auraient la latitude de lancer des émissions fabriquées par les techniciens des antennes, qui permettraient de sillonner le territoire, de faire tourner à plein les plateaux régionaux, de donner une vitrine à l’excellence interne. Les tournages de documentaires feraient appel au savoir-faire des équipes légères du Réseau. Les maquilleuses, profession féminine et précarisée, ne seraient plus considérées par la direction comme un métier accessoire et externalisable. Côté technologies, les antennes régionales seraient à la pointe, car les déploiements d’outils et d’équipements placeraient l’utilisateur au centre. Les opérationnels, les sachants, seraient sollicités pour l’expression de besoins avant tout choix de matériel ; leur expertise serait systématiquement utilisée afin de parvenir à des déploiements harmonieux et adaptés au corps social. On aurait soin de toujours anticiper et évaluer les impacts des transformations, afin de réduire les risques. Dans un tel contexte, les gens retrouveraient du sens au travail, l’absentéisme et ses coûts induits diminueraient, ce serait tout bénéfice pour l’entreprise. Ce monde n’est malheureusement pas le nôtre. « Ici, nos rêves sont étroits » disait Goldmann. Ça n’a jamais été aussi vrai à France 3. A la CGT, nous nous battrons inlassablement pour une télé publique régionale forte, utile, reconnue, où le collectif l’emporte sur les intérêts particuliers. C’est ce qui donne le sens à ceux qui la fabriquent. Cela passe aussi par la réhabilitation du rôle des élus dans le Réseau, que ce soit dans les antennes ou dans notre CSE. Il a été grandement mis à mal. En 2025, nous souhaitons que les représentants du personnel soient pleinement estimés, que leur parole et leurs propositions de terrain soient écoutées. Contrairement à ce que nous avons vécu en 2024 et les années précédentes, la direction doit prendre conscience que le dialogue social n’est pas une contrainte, c’est une chance pour notre entreprise.
Paris le 21 janvier 2025
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Compte rendu du CSE du réseau France 3 20 et 21 novembre 2024
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Depuis de longs mois, et en particulier depuis l’exfiltration de Philippe Martinetti vers l’Olympe de la gouvernance, les élus observent la vacuité des réponses de la direction du Réseau France 3, qui préside le CSE. Manifestement, les décisions stratégiques se prennent ailleurs : le budget du Réseau est négocié par Philippe Martinetti et Philippe Angot auprès de la PDG, les grandes décisions relatives à l’antenne ou à l’info sont prises au sein de la direction des antennes et des programmes ou au sein de la direction de l’information. Faut-il y lire la préparation de la filialisation du réseau de France 3 et sa fusion avec celui de France Bleu ? Les derniers ajustements au sommet du réseau régional de France 3 sont venus confirmer cette cruelle réalité : désormais Isabelle Staes n’a plus sous sa responsabilité que les directeurs régionaux, la direction de la communication régionale et le directeur de la prévention des risques professionnels du Réseau. Madame Staes répond que son rôle est « d’avoir une présence quotidienne en proximité avec les directions régionales ». La belle affaire : des directions régionales croupion, qui ont moins que jamais la moindre autonomie et un directeur de la prévention alibi, qui est chargé d’éteindre les incendies (et de tenter de neutraliser les élus).
Dans le même temps, les directions de la proximité et du numérique (ex-direction de Xavier Riboulet désormais occupée par Delphine Vialanet), la coordination du pilotage transverse (direction d’Alain Astarita qui chapeaute les DDMPO-ex régulateurs d’activité ou encore les IMG), la coordination des antennes et contenus (ex-direction de Jacques Paté dirigée par Olivier Daube) sont remontées à l’étage au-dessus, au sein de la direction des antennes et des programmes, dans le giron de M. Martinetti :
Pour mesurer le chemin parcouru dans le siphonnage et la dévitalisation de la direction du Réseau, il suffit de regarder le fonctionnogramme présenté en décembre 2021 par Philippe Martinetti, alors directeur du Réseau. Sous ses ordres :
Conclusion : pour parler aux décideurs du réseau régional, ce n’est plus dans le CSE du Réseau France 3 que ça se passe mais au CSE central. De ce fait, tous les débats en CSE sont vains. Les élus obtiennent des réponses creuses (quand ils obtiennent seulement une réponse). Devant tant de vacuité, les esprits s’échauffent, la colère succède à l’agacement et à l’exaspération, et la présidente du CSE demande des suspensions en reprochant aux élus d’élever le ton. Pathétique et lunaire. Au-delà de leur colère, les élus CGT estiment que la direction de cette entreprise met la présidente du CSE dans une position intenable, sans l’autonomie nécessaire. Une nouvelle forme de maltraitance managériale à haut-niveau.
Toute à son ouvrage de bâillonnement des élus et de restriction de leurs prérogatives, la direction a assigné en justice le CSE pour contester son règlement intérieur. Avec une seule ligne : refuser toute sanctuarisation des usages, des engagements pragmatiques qui ont pu être pris au cours des récentes années par de précédentes directions. En arrière-plan en 1er lieu, la volonté d’affaiblir une commission santé (CSSCT) jugée trop active et de conserver l’omerta qui règne sur la politique de lutte contre le harcèlement, utilisée de manière discrétionnaire par la DRH comme une arme de guerre disciplinaire.
La commission des nouvelles technologies s’est réunie à deux reprises depuis septembre. Sur des sujets aussi importants que les régies Mosar, l’Overdrive, la Remote prod (captation/réalisation à distance) ou l’intelligence artificielle. Voir ici le compte rendu de La Commission du 16 septembre 2024 et La Commission du 13 novembre 2024. Ce qui ressort globalement, c’est que la direction met en place par petites touches des outils qui auront ou sont susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur les pratiques professionnelles et l’avenir des postes des techniciens et des journalistes. Ainsi l’industrialisation des régies régionales qui a présidé au déploiement des régies Mosar vise à proposer un outil standard, peu adaptable, permettant de faire du JT et des émissions simples. En revanche, il bride toute créativité, n’est pas réactif et empêche de faire des émissions plus ambitieuses. Les quelques antennes qui disposaient jusque-là de régies performantes n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Initialement ces régies Mosar devaient embarquer un automate, afin de réaliser le vieux rêve de la direction des technologies : un monde sans techniciens (ou le moins possible). L’expérimentation à Strasbourg, exigée et obtenue par les élus et les organisations syndicales au terme d’un long bras de fer, a permis de démontrer que cet automate ne permettait pas de fabriquer un JT. Depuis, la direction tente quand même d’en imposer des fonctionnalités et s’apprête à faire des tests autour de l’affichage des synthés, des infos/décors ou de la gestion des serveurs. Sur ce dernier poste, elle rêve de supprimer un poste de technicien vidéo (TEVA) en régie. Interrogée à plusieurs reprises sur le projet qui sous-tend le déploiement de ces outils (continuera-t-on à fabriquer des émissions en région ? Lesquelles ? Quel avenir professionnel pour les personnels techniques, pour leurs expertises dans leurs domaines), la direction ânonne quelques éléments de langage vaseux mais évite à tout prix de dévoiler une quelconque intention stratégique pour l’activité des salariés régionaux.
La direction de l’entreprise souhaite modifier le règlement intérieur, afin d’y intégrer les évolutions concernant l’éthique et les dispositifs anti-corruption, ou encore la lutte contre les harcèlements. Mais les débats ont beaucoup porté sur l’introduction du principe de neutralité dans le règlement intérieur. Ce principe prévu par la loi pour les services publics prévoit des restrictions à la liberté politique ou religieuse, pendant le travail, dès lors qu’on représente le service public. Ces restrictions sont déjà cadrées par la loi de 1905 sur la séparation entre les Églises et l’État, ou par les lois qui régissent l’audiovisuel en France et sont contrôlées par l’ARCOM. Alors pourquoi vouloir en rajouter, surtout concernant l’antenne ? S’agit-il de pouvoir censurer plus facilement certains documentaires lanceurs d’alerte susceptibles d’en déranger Certains ? En outre, la direction voudrait restreindre les opinions philosophiques des salariés, ce qui constitue une grave violation des libertés pour les élus, qui l’ont exprimé unanimement dans leur avis (lire l'avis ici). La modification du règlement intérieur porte aussi sur la charte informatique (qui est fusionnée avec la charte de la téléphonie mobile). Le texte entend régir aussi bien les équipements et logiciels professionnels, que l’utilisation des outils personnels, quand ils servent à se connecter aux outils et portails internes. Là encore, les élus ont émis un certain nombre de recommandations.
Les élus ont donné un avis positif (lire l'avis ici) au projet de déménagement du BIP de Sarreguemines. France 3 a dû trouver un nouveau local, suite à son expropriation par la communauté d’agglomération locale. Les nouveaux locaux, au 2e étage d’un immeuble seront moins grand mais plus modernes et mieux isolés. Les salariées vont participer à l’aménagement du local, qui doit comprendre une douche et un espace détente/kitchenette. L’immeuble dispose d’un garage privatif pour le véhicule professionnel et les vélos, le stationnement est gratuit à l’extérieur. La seule réserve concerne le réseau mobile, très défaillant dans cette zone frontalière. La direction s’est engagée à équiper de wifi les locaux, afin de pallier ce problème.
Les élus ont rendu un avis argumenté sur le bilan social 2023 (lire l'avis ici) du réseau régional. Dans la foulée de la démarche engagée l’année dernière, les élus ont réitéré et complété un grand nombre de préconisations visant à améliorer la fiabilité et l’utilité des indicateurs du bilan social. Ceci dans le but d’avoir une meilleure analyse de la situation sanitaire et sociale de l’entreprise, et de mettre en place des mesures de prévention plus efficaces, afin d’améliorer les conditions de travail au sein du Réseau et de France Télévisions plus généralement. Trop souvent, le bilan social est rempli par la direction comme une simple formalité administrative dont les chiffres ne sont pas éclairants et dont on ne tire aucun enseignement. Afin d’étayer leur avis, les élus ont bénéficié de l’éclairage d’un expert désigné par le CSE central.
IP Fabrique Nord Suite au transfert forcé de Vincent COURTONNE, technicien sur les équipes légères, vers le réseau régional, les élus du CSE ont désigné Charlotte HENRY (Post-production Rennes) comme RP titulaire dans l’instance Fabrique Nord. De leur côté, les RP de l’instance ont désigné Alex BABELOT (Post-production Nancy) comme secrétaire de l’instance en remplacement de Vincent. Notre camarade Vincent COURTONNE a perdu son mandat lors du transfert. Rigide et obtuse, la direction du dialogue social a refusé de le transférer avec son mandat, à titre transitoire jusqu’aux prochaines élections professionnelles au printemps. Quant à la DRH de la Fabrique, elle lui a mis la pression et l’a menacé afin qu’il signe son avenant de transfert. La malveillance de la DRH de la Fabrique n’est hélas plus à démontrer.
Mouvements au sein de l’équipe de gestion du CSE Audrey BIOUD (Grenoble) a été chargée d’une mission de remplacement de cheffe de service du CSE. Nelly LABORDA (Alsace) a été recrutée en renfort en CDD par le CSE, afin de prêter main forte à la mise en place de nouveaux projets, notamment les voyages organisés au niveau national. Le CSE accueille depuis quelques semaines Adelphine KANURA, qui assure le remplacement au secrétariat des ASC à Rennes et à Nantes.
Évolution de la politique de voyages du CSE Il a été décidé, en 2024, d’organiser désormais les grands voyages au niveau central, afin que tous les salariés du Réseau aient la même chance de s’y inscrire. Auparavant, les grosses antennes avaient plus les moyens que les petites, qui n’étaient pas en capacité d’en organiser. Une 1ère salve a eu lieu à l’automne, avec deux départs à New York, deux départs à Londres et deux départs à Lanzarote. Cette expérience va permettre d’adapter l’organisation afin de proposer une offre plus riche et plus diversifiée par la suite. En 2025, les salariés pourront aller à la Guadeloupe, à Berlin ou aux Açores au 1er semestre, et à New York, à Séville et en Casamance au second semestre. Le CSE souhaite en outre avoir une approche plus responsable des voyages, afin de réduire son impact sur l’environnement et sur les gens. Il s’agit d’un travail de longue haleine qui impliquera des choix plus affirmés en matière de destinations, de modes de voyages et d’organismes avec lesquels le CSE contractualise. Cela implique aussi des changements de mentalité et ne se fera pas en un jour. C’est le sujet sur lequel travaille la nouvelle commission des voyages, créée au début de l’été. Voir les comptes rendus de la commission des voyages, du compte rendu du 11 septembre 2024 et compte rendu du 6 et 7 novembre 2024
Paris, le 25 novembre 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 20 novembre 2024 - Ici, on ne sait plus où on habite
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Ici, on ne sait plus où on habite
Nous arrivons à ce CSE avec beaucoup de questions et d’interrogations. Nous vous les posons, puisqu’officiellement vous êtes la direction du Réseau. Au-delà de vous, nous les posons à ceux qui décident vraiment dans cette entreprise et dont vous êtes les collaborateurs. Que voulez-vous faire du réseau régional ? Quelles ambitions portez-vous, si tant est qu’il y ait une ambition pour les régions de France 3 ? L’année 2024 a été particulièrement morose : coup de frein sur l’activité de programmes, réduction des ambitions éditoriales de l’info faute des moyens adéquats, persistance du sous-dimensionnement chronique des équipes web, effacement de l’identité historique de notre chaîne. Ici, on ne sait plus où on habite. Il est temps de présenter la ligne d’horizon pour les femmes et les hommes qui fabriquent quotidiennement la télévision régionale. Le projet de développement des chaines régionales a fait long feu, les rapprochements entre les réseaux de France Bleu et de France 3 ne sont pas clairement décrits, les impacts sur l’activité, les effectifs, sur les conditions de travail ne sont pas connues des salariés et de leurs représentants. Il ne suffit pas d’asséner des grandes déclarations lénifiantes et fumeuses, notre instance exige des éléments précis. Quel sera demain le travail d’un technicien en région ? Fabriquera-t-il des programmes ? Si oui comment ? Si non que fera-t-il ? Qu’attendra-t-on des journalistes ? Auront-t-ils les moyens de produire une information de qualité ? Depuis des années, la direction souffle le chaud et le froid, entre une prétendue inversion du modèle, le développement d’un média global de proximité de référence ou a contrario l’automatisation des outils techniques, la polyvalence généralisée, l’intensification du travail pour compenser l’attrition des moyens. Peut-on sincèrement imaginer que les salariés y trouveront le moindre sens ? A plus forte raison quand ils viennent de connaître 13 ans de plan social. En 2025, on nous promet un nouveau tour de vis. On évoque un manque à gagner budgétaire de près de 120 M€ pour France Télévisions, une centaine de postes à supprimer dans le Réseau. Comment la direction peut-elle décemment envisager s’engager dans un tel processus ? A ce niveau de maltraitance de la télévision publique, il est temps pour les dirigeants de notre entreprise de s’opposer à nos gouvernants, et de prendre enfin la défense des salariés qui sont la colonne vertébrale de France Télévisions. Cela n’a que trop tardé. Dans cette instance, c’est ce que nous attendons d’une direction du Réseau digne de ce nom. Paris, le 20 novembre 2024
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Liminaire intersyndical CSE France 3 du 18 septembre 2024 - Dialogue social : Passez à l’acte !
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Dialogue social : Passez à l’acte !
La rentrée de notre instance est particulièrement dégradée. Après la suspension, il y a 10 jours, du CSE extraordinaire que nous avions exigé, nous avons longuement hésité à siéger aujourd’hui. Nous l’avons décidé, en conscience, pour ne pas laisser sans voix 3000 salariés. Vous répétez sur tous les tons que vous ne souhaitez pas rompre le dialogue social. C’est pourtant tout l’inverse que nous constatons. Chaque mois. L’absence de volonté d’informer, les manœuvres dilatoires ont épuisé la patience des élus. La difficile négociation de l’ordre du jour de cette réunion témoigne du durcissement de la situation. Vos simples déclarations d’intentions ne suffisent plus aux élus du CSE. De belles paroles, des engagements qui ne sont malheureusement pas suivis d’actions concrètes ou à la hauteur des promesses. Après nos deux coups de semonce, fin août et début septembre, aurons-nous enfin, en octobre, un mois et demi après la rentrée, des informations complètes et objectives sur les émissions à l’antenne depuis le 9 septembre ? Avec tous les éléments nous permettant d’évaluer l’activité réelle dans chaque antenne, nous permettant d’accomplir correctement, sérieusement, ce pour quoi nous avons été élus ? Les élus réclament ces éléments depuis plus de 3 ans, ils ont besoin, pour ce travail d’analyse, de connaître les potentiels humains dans chaque antenne. Cet état des lieux des moyens existant, calculés en fonction des effectifs, sont depuis des années la base de travail des Directeurs délégués aux moyens, les ex-régulateurs d’activité. A l’heure où les directions régionales pilotent parfois au demi-ETP près, les élus ne peuvent se contenter de réponses évasives au pifomètre, qui ne sont là que pour cacher les grosses différences entre les stations. Faute de ce constat partagé et transparent de l’existant, nous ne pouvons pas nous projeter vers l’avenir car les conditions de la confiance ne sont pas réunies. Notre passé, nous le connaissons, c’est la 3, FR3, France 3. Notre ADN. Jamais nous n’avons échangé ici sur sa suppression pure et simple au profit d’une appellation des tranches d’infos que vous nous avez imposée. Et qui sème la confusion voire l’incompréhension dans les esprits de nos collègues. Depuis des mois, des années, la direction déroule ses plans tel un rouleau compresseur. Les élus doivent continuellement se battre pour en saisir des bribes, en deviner l’objectif, le sens, en évaluer les impacts. Les débats dans cette instance sont souvent en sens unique. Nous subissons vos évitements, vos approximations, vos réponses formatées, votre ignorance aussi peut-être. En cette rentrée, nous découvrons que ce que nous dénoncions il y a un an s’est réalisé : vous avez supprimé les éditions nationales de France 3, pour, un an plus tard, allonger la durée du 20H de France 2, tout en demandant des économies au Réseau. C’est bien la preuve que les salariés des stations ne sont rien d’autre qu’une variable d’ajustement budgétaire dans une entreprise unique qui déshabille les uns pour habiller les autres. On les pressure, on les appauvrit dans l’exercice de leur travail, on les dote d’outils low-cost pour pouvoir crâner au niveau central avec de la haute-technologie. Dans ce plan de transformation qui ne joue pas franc jeu, la direction a progressivement et systématiquement mis des obstacles pour limiter le pouvoir des représentants du personnel : sur les comités emploi, dans la lutte contre le harcèlement, sur les déploiements d’outils, partout les représentants des salariés sont tenus à distance. Dans ce CSE, par votre inertie et votre manque de transparence, vous avez enlisé notre instance, vous l’avez vidée de sa substance, vous avez, par un long travail d’usure, cherché à décourager les élus, au détriment des salariés, de leurs conditions de travail et de leur santé. Nous vous le disons ici de manière solennelle : nous ne lâcherons rien, nous nous battrons pied à pied pour assurer nos missions et défendre nos collègues. Et ce, par tous les moyens à notre portée. Nous ne croyons pas à vos mots creux sur un « dialogue constructif », tous les actes de la direction démontrent le contraire. Ce dialogue, nous y avons cru, nous n’avons pas ménagé nos efforts. Mais les fausses promesses n’ont que trop duré, votre crédit est épuisé. Si vous voulez sauver le dialogue social, comme vous dites, arrêtez l’affichage et alignez les preuves de votre engagement réel. Sur tous les sujets, le quotidien comme la transformation. Les élus sont prêts à jouer pleinement leur rôle, mais en la matière, il n’y a qu’une valeur, celle de la preuve ! Et le temps est compté. Paris, le 18 septembre 2024 |
Déclaration liminaire solennelle CSE Extraordinaire du 9 septembre 2024
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Déclaration liminaire solennelle
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CR CSE Réseau France 3 - 28 et 29 août 2024
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Cette réunion du CSE était à l’image de la rentrée : atone. Pas de projets, une grille de rentrée sans saveur (c’est sans doute pour ça qu’elle multiplie les créneaux d’émissions culinaires), aucune visibilité sur la fabrication et les moyens, une direction du Réseau qui n’a rien à dire. Voir la déclaration liminaire de la CGT ici 📎
La direction a envoyé à l’arrache un pauvre document word assez général en guise de présentation des grilles de rentrée. Aucun détail par région, aucune indication sur les conditions de fabrication, sur ce qui est produit en interne ou en externe. Clairement, la direction des antennes et des programmes qui est désormais à la manœuvre en lieu et place de la direction du Réseau ne souhaite pas que les élus mettent leur nez dans les conditions de fabrication et de financement, elle joue donc l’opacité la plus totale. En conséquence, les élus unanimes et passablement excédés ont exigé une réunion extraordinaire du CSE sur le sujet. Elle aura lieu le 9 septembre. Voir la résolution des élus ici 📎
A date, le transfert des équipes de tournages de la Fabrique vers le pool du Réseau régional basé à Rennes est prévu le 1er novembre au lieu du 1er septembre, afin de laisser au nouveau responsable du pool le temps de prendre ses fonctions. Régis Métais, actuel chef de centre de Nantes doit assurer le tuilage avec son successeur. Une personne chargée de la planification est par ailleurs en cours de recrutement, qui devrait prendre son poste en octobre. Initialement, la direction du Réseau avait paraît-il demandé un transfert au 1er janvier prochain mais la Fabrique n’a pas voulu en entendre parler, trop pressée de réduire ses effectifs et son activité. Dans le projet de la direction, les équipes légères sont constituées de 4 équipes de tournage de 3 personnes, soit 12 postes. Mais 4 d’entre eux sont aujourd’hui vacants. Initialement, il y avait une équipe à Rennes, une à Strasbourg, une à Lyon et une à Marseille. Dans la pratique, Rennes est le plus gros utilisateur des équipes légères. La direction a donc décidé de ne pas combler tous les postes vacants à Lyon et à Marseille, afin de les pourvoir sur Rennes. Un poste d’OPV est en cours de comblement, ainsi qu’un poste d’OPS qui n’a pas trouvé de candidat jusqu’ici. Par ailleurs un poste d’OPS est publié à Marseille pour compléter le poste d’OPV existant. En revanche, pas de publication à Lyon, où l’OPV se trouve dans une situation d’isolement. Il reste à date un poste vacant de technicien que la direction dit vouloir attendre avant de publier. Au total le pool équipes légères représente 18 personnes, en comptant les ateliers de production. En outre, une personne a été recrutée au sein du service RH de Rennes, chargé de la gestion des équipes, elle assurera notamment le lien avec les gestionnaires de paye. On est très loin des engagements de la Fabrique, qui n’a tenu aucune de ses promesses sur les équipes légères ces dernières années. Cette situation illustre les mensonges de la direction de la Fabrique en amont du transfert et le lent travail de sape qu’ils ont mené. Aujourd’hui, alors que les salariés lui sont encore rattachés, la direction de la Fabrique refuse de s’en occuper d’un point de vue RH. Un travail organisé de maltraitance sociale dont ces délinquants managériaux sont malheureusement coutumiers. La Fabrique assure juste la prise de commandes et les réservations de CDD pour les tournages à venir. Les salariés transférés recevront une lettre de transfert, sans modification du temps de travail ni de la rémunération fixe, selon la DRH du Réseau. Deux d’entre eux devront signer un avenant (l’un est représentant du personnel, l’autre, une chargée de prod du siège verra son temps de travail modifié). Il reste un différend très fort sur l’intégration des primes de sortie et de disponibilité qui n’ont pas cours dans le Réseau France 3. Ils seront intégrés au salaire pour ceux qui les touchent mais les jeunes embauchés, eux, en ont été privés par la Fabrique, qui n’était pas à une injustice près. Les élus CGT ont dénoncé cette injustice systémique qui serait ainsi pérennisée par le transfert, induisant une inégalité salariale durable entre des salariés faisant pourtant le même métier. La RH du Réseau le reconnaît mais renvoie la responsabilité à ses homologues de la Fabrique. Côté activité, aucune perspective d’avenir claire pour le futur pool de tournages du Réseau. La direction dit travailler au plan de charge 2025, à partir des remontées de besoins des antennes régionales. Pour les motiver à faire appel aux équipes légères pour leurs productions, des financements y seront subordonnés. Quand on voit la pauvreté des grilles de rentrée, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir.
La situation de la post-production de Toulouse ne s’arrange pas, ou peu. Après l’alerte pour risque grave déclenchée par les élus et le rapport de l’expert 3E au printemps, la situation est toujours très dégradée avec une bonne partie de l’effectif en arrêt maladie ou en accident du travail, avec des burn out. Sur place, la CGT identifie des situations de sous-charge ou de surcharge qui contribuent à ce mal-être répandu dans l’équipe, ainsi que des transferts de tâches qui ne relèvent pas du cœur de métier. Seul progrès notable : suite aux préconisations du CSE, la direction fait régulièrement appel à des intermittents pour remplacer les absents et assurer l’activité, ce qui n’était pas le cas avant. Le directeur adjoint de la post-production, Benjamin Landsberger, affirme, lui, que l’activité est en « augmentation très nette » en 2024 (15% sur le 1er trimestre). Les élus demandent une objectivation de la charge de travail des salariés. Notre élu RP Yann Gourhant a fait un travail de compilation de son côté et se dit prêt à travailler sur le sujet avec l’encadrement de la Fabrique, même s’il note que le dialogue avec la direction est très compliqué dans l’IP du Centre Sud de la Fabrique. Le nouveau responsable des activités de fabrication (RAF), Laurent Smuk évoque la possibilité de faire des petits ateliers avec les salariés afin d’évoquer les difficultés.
Le compte-rendu de la CSSCT (commission santé, sécurité et conditions de travail) a donné lieu à des passes d’armes entre la rapporteure de la CSSCT et le président de la commission, le directeur de la prévention des risques professionnels du Réseau Rafaèle Bourgier, ce dernier demandant à se faire envoyer le compte-rendu avant qu’il soit adressé aux membres du CSE, la rapporteure l’accusant d’avoir proféré beaucoup de contre-vérités lors du dernier CSE, alors que la CGT était absente pour cause de manifestation du monde la Culture. Voir le compte-rendu de la CSSCT du 2 juillet ici 📎
Le tentaculaire logiciel Sherlock vise à remplacer les outils de gestion des programmes, des droits, de la programmation de l’ensemble de l’entreprise en mettant en place un outil et des process unifiés pour tous, en lieu d’une myriade d’outils au 1er rang desquels Oscar (Siège), Argos (réseau régional) et Trafic (Outre-mer). Malgré l’impact à venir de ce projet dans le réseau régional, la direction n’a pas voulu consulter le CSE, mais seulement le CSE central. Dans le même temps, elle a consulté le CSE de Malakoff. Va comprendre… La direction est juste venue agrémenter le CSE d’une information descendante sur cette phase du projet qui concerne la gestion du stock et la finance. Heureusement, les élus avaient convié l’expert du CSE qui a pu exposer les nombreux risques et réserves liés à l’outil, ainsi que le retour d’expérience désastreux du déploiement au Siège depuis un an. Le déploiement dans le Réseau va commencer par deux régions pilote : Pays de la Loire et Occitanie. Pour la suite, la direction annonce cependant une consultation du CSE, potentiellement avant la fin de l’année, en vue de la phase suivante du déploiement dans le réseau régional, qui concernera la gestion des médias, la programmation linéaire et non linéaire, la gestion des auto-promotions, la préparation des « réconciliations » (droits, cachets) après diffusion. On mesure un peu l’ampleur du machin.
Les élus avaient demandé un retour d’expérience sur l’utilisation des régies Mosar dans le cadre de la fabrication des émissions électorales. En effet, certaines antennes en cours d’équipement (Rennes en particulier) font le constat des régressions qu’entraine cet équipement en termes d’ergonomie et de possibilités de fabrication. Nombre de sources réduit, impossibilité d’avoir des mosaïques de duplex, limitation dans les trucages, difficultés d’exploitation pour les techniciens vidéos et les OPS, choix cornélien entre le renoncement ou les risques à l’antenne. Comme à son habitude, le directeur de l’exploitation du Réseau Michael Friederich répond en substance qu’il s’agit d’une approche et d’une façon de travailler différente et que les techniciens Rennais ne seraient pas encore assez habitués à l’outil, « qui ne s’apprivoise pas en un mois ou deux ». D’ailleurs, ajoute-t-il, ailleurs il n’y a aucun problème. Voilà, on l’imagine, qui va leur aller droit au cœur. Les élus s’inscrivent en faux et demandent à objectiver les choses, à travers la commission nouvelles technologies, en associant les utilisateurs des régies Mosar existantes et ceux de la régie de Rennes. Michael Friederich répond qu’il est prêt à cette démarche. Nous souhaitons savoir quelles perspectives ces outils offrent en termes d’exploitation et de fabrication de programme. Ou de renoncement pour les antennes régionales. L’enjeu stratégique est de taille. Surtout à la veille du lancement de la future génération de régies régionales, les régies IP Cosma. Aujourd’hui, une régie Mosar coûte 10 fois moins cher que la régie de France 2. On comprend qu’à France Télévisions, y a clairement deux mondes parallèles…
En 2023, le plan de développement des compétences a représenté un budget de 2 867 515 € et a permis de former 8198 stagiaires. Principales formations autour des projets technologiques tels que le NRCS ou les régies MOSAR. Si les élus reconnaissent les efforts budgétaires pour la formation des salariés, ils constatent comme tous les ans depuis longtemps, qu’il s’agit surtout d’adapter les personnels aux nouveaux outils au détriment d’un approfondissement de leurs connaissances professionnelles. Par ailleurs, même dans ce genre de formations, les salariés apprennent à améliorer leurs compétences « métier » en lien avec les nouvelles technologies ; plus rares sont les véritables formations sur le fond. Côté formations « Santé – conditions de travail », les élus déplorent le faible nombre de stagiaires chez les cadres, ce qui apparait pourtant essentiel pour gérer du personnel en période de transformation : stress, tensions, abattements... beaucoup de managers ne maîtrisent pas cette partie de leur job. Les élus santé ont demandé un point particulier en CSSCT. La direction préfère que la CSSCTC s’en empare. Voir le compte-rendu de la commission emploi formation du 4 juin 2024 ici 📎
Commission des marchés. Suite au départ de Pascal DUQUENNE de l’entreprise, les élus ont désigné Vincent HABRAN (SNJ, Grenoble) comme président de la commission des marchés. Il en était jusqu’ici vice-président. Un nouveau membre et un nouveau vice-président devront être désignés lors d’une prochaine réunion. Commission des activités sociales et culturelles (ASC). Suite à la démission de Nancy GRESSIER, le CSE a reçu deux candidatures pour la présidence de la commission des ASC du Réseau. En l’état, les élus ont décidé de reporter la désignation au CSE de septembre, afin d’essayer de rapprocher les points de vue d’ici là. Commission des voyages. La commission constituée au début de l’été a travaillé d’arrache-pied pendant la période estivale, afin de proposer une offre de voyages dès le dernier trimestre 2024. Ses travaux ont abouti à une proposition de 3 destinations, à raison de 2 dates de départ par destination :
Ces 1ères offres de voyages illustrent la nouvelle politique de voyages du CSE organisés en central pour l’ensemble des salariés du Réseau. Cette session automnale, limitée en nombre de places car mise en place tardivement, sera ouverte en priorité aux salariés des antennes n’ayant pas organisé de voyage en 2024 ou à ceux qui ne sont pas partis en voyage avec le CSE. Les inscriptions se feront sur un temps restreint avant le 13 septembre. Lancement des inscriptions la semaine du 2 septembre. Une offre plus fournie et plus diversifiée sera proposée en 2025.
Prochain CSE : CSE extraordinaire sur les grilles de rentrée : 9 septembre CSE ordinaire : 18 et 19 septembre. Paris, le 3 septembre 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 28 août 2024
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Une rentrée sous Tranxène
L’ambiance est particulièrement morose et inquiétante en cette rentrée 2024. Les JO sont passés, les Paralympiques sont en cours, on attend de connaître l’addition de cette couverture exceptionnelle. 1er signe inquiétant, la réduction de voilure tous azimuts, des grilles régionales de programmes complètement atones, sans nouveaux projets. Des éditions Ici revues à la baisse, des légions de JT mutualisés. Dans ce contexte, il se murmure çà et là qu’il va falloir sérieusement serrer la vis des ETP. Nous attendons de la direction du Réseau un discours de vérité à ce sujet. Il paraît bien loin le temps des déclarations triomphantes sur la régionalisation. Il n’en reste qu’une pauvre façade en carton-pâte à laquelle personne ne croit plus, pas même l’encadrement. Quel est désormais le projet ? Le méthodique détricotage des conquis sociaux, le dynamitage de métiers et des conditions de travail, la généralisation des outils de fabrication automatisés, la recherche frénétique d’une productivité dépourvue de sens professionnel ? A cet égard, le profil de la toute nouvelle directrice en charge de l’accompagnement RH de la transformation recrutée par FTV fait froid dans le dos : venue de la pub et du marketing, son profil LinkedIn met en avant la « motivation à la performance », la « transformation culturelle », l’« Accélérateur de business ». Tout cela n’évoque pas franchement les valeurs du service public. Mais y a-t-il encore un avenir pour un service public de l’audiovisuel ? Au fil des mois nous sommes passés d’un projet de rapprochement des entreprises de l’Audiovisuel Public à projet de holding, puis de fusion, jusqu’à une menace de privatisation en juin. Et puis retour à la case départ, avec la question de notre avenir qui reste bien réelle. A l’heure qu’il est, il n’y a ni gouvernement, ni majorité parlementaire. Il n’y a plus de projet de holding ou de fusion, plus de trajectoire budgétaire assurée, pas de financement fléché et sanctuarisé pour les télés et radios publiques. Dans un tel contexte, comment la direction entend-elle donner confiance en l’avenir aux salariés ? Comment compte-t-elle se projeter à l’horizon 2028 alors qu’on ne sait même pas ce que nous deviendrons au 1er janvier prochain ? On imagine bien que la direction du Réseau n’aura pas de réponses à nous apporter dans ce CSE – comme sur bon nombre de sujets malheureusement – mais cela dessine un dernier trimestre au mieux déprimant, au pire franchement flippant, des perspectives contre lesquelles nous sommes bien décidés à lutter pied à pied. Strasbourg, le 28 août 2024
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Compte rendu du CSE du réseau France 3 19 et 20 juin 2024
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Ambiance assez particulière, lors de cette réunion du CSE, tant notre sort, les projets de l’entreprise, l’avenir même de l’audiovisuel public paraissent suspendus. Les élus de la CGT étaient en grève jeudi 20, ils ont quitté la séance pour aller manifester avec les professions de la culture. Dans leur déclaration liminaire, ils avaient évoqué la gravité de la situation que vit notre pays. La direction, elle, continue à dérouler ses projets comme si de rien n’était.
En cette période de « retours à l’équilibre » et d’économies tous azimuts, marquée par les JT mutualisés, l’ultra-basse activité cet été pour cause de JO, les déprogrammations d’émissions régionales, l’annonce des éditions législatives est venue mettre un os dans la grande chasse aux ETP. Car il va bien falloir les couvrir, ces élections de tous les enjeux ! Or, la direction affirme qu’il n’est pas prévu de moyens supplémentaires, alors qu’on sait que chaque année électorale entraine un surplus d’ETP et des surcoûts qui sont systématiquement prévus au budget. Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’il va falloir compenser. On s’attend à un automne tumultueux car on pressent que le réseau régional va subir une cure d’austérité sans précédent et une dégradation de ses antennes afin de rattraper les surcoûts des JO ou des législatives. Le grand projet de régionalisation, pour ceux qui y croyaient, est désormais un mirage du passé. Sur les élections, la couverture télé prévoit 200 débats sur les antennes régionales, les mercredis à 21h10 jusqu’au 2e tour. Les 1ers ont eu lieu le 19 juin, les suivants sont prévus les 26 juin et 3 juillet. Ils sont enregistrés le jour-même pour la plupart. Les antennes peuvent occulter le journal des solutions (entre midi et 12h15) si elles souhaitent proposer un contenu électoral. Les deux soirées électorales régionales s’étaleront de 19h53 à 22h30 ou 23h suivant les souhaits des régions. Elles seront entrecoupées de deux séquences de 15 minutes (plateau + sujets et réactions PAD) réalisées par FTR, en lieu et place de l’ancien créneau national, à 20h55 et 21h55. Ces deux soirs, le JT régional sera réduit à 23 minutes et FTR assurera les 8 minutes de la partie nationale. Le lendemain des deux tours, les antennes régionales seront en édition spéciale de midi à 12h40. Avec au besoin 11 minutes de sujets de la rédaction nationale à leur disposition. Sur le web, les soirées électorales feront l’objet de live info toute la soirée jusqu’à minuit sur les sites régionaux. La direction du numérique régional, désormais pilotée par Jacques Paté, a décidé d’axer sa couverture sur les citoyens, en leur donnant la parole et en allant les rencontrer sur les marchés. Cela a donné lieu à un débat animé. Les élus ont dénoncé la tendance au micro-trottoir géant qui sert de caisse de résonance à la vox populi mais où le service public n’apporte pas sa valeur ajoutée : celle de donner à comprendre les enjeux du moment. Ils s’étonnent qu’on ne donne pas la parole aux candidats qui, dans les circonscriptions, vont porter des projets politiques et de société, radicalement différents les uns des autres ; en les décryptant et en les remettant en perspective. Aux dernières élections, il y avait eu l’initiative MaFrance2022, qui avait au contraire permis de faire des papiers longs, enrichis, avec du sens.
La direction ne démord pas de son projet d’éditions Ici. Sans doute pour que la patronne puisse aller faire de l’affichage auprès des politiques. Donc, à entendre Erik Berg, le directeur de l’info des régions, l’élément de langage du moment, c’est qu’à partir du 9 septembre, on va « redonner l’autonomie éditoriale aux régions » ou qu’elles seront « maîtres de leur tranche ». La différence par rapport au 4 septembre 2023, c’est que l’édition du 19/20 sera plus courte (32 minutes), que les sujets d’actu mis à disposition par le national seront utilisables par les régions comme elles le souhaitent. L’offre nationale sera de 7 minutes pour le 12/13 et de 7 à 8 minutes pour le 19/20 (3 sujets d’actu + off et plateaux enregistrés). En outre, un panier de sujets optionnels sera à disposition des régions. Le week-end, il n’y aura plus qu’un format long du national contre deux actuellement. En tout, la rédaction nationale produira 5 dossiers par semaine. En revanche, aucune référence aux moyens, aux conséquences sur la planification, les amplitudes horaires, les conditions de travail, bref aucune étude d’impact. Faute de ces éléments, les élus s’opposeront à la mise à l’antenne de ces éditions.
La direction n’en démord pas, après l’expérimentation de Strasbourg qui a montré que l’automate de régie Overdrive ne permettait pas de faire des JT, elle souhaite malgré tout trouver des débouchés à cet outil qu’elle a acheté avant même de savoir s’il était adapté à notre activité. Le vieux rêve de nos dirigeants d’avoir des régies sans techniciens et une entreprise sans salariés… La direction des technologies et l’éditeur d’Overdrive travaillent actuellement sur des interfaces entre l’automate et les outils Ross, afin de permettre le pilotage des serveurs vidéo et des synthés. Les élus ont rappelé qu’une telle démarche devrait obligatoirement être encadrée car elle engage les conditions de travail, les métiers et le niveau de l’emploi. Selon Michaël Friederich, le directeur de la coordination de l’exploitation du Réseau, les référents métiers seront associés au test de l’outil au dernier trimestre 2024, avant toute décision sur son déploiement. De même sur les futures régies Cosma, la direction s’est engagée à associer les opérationnels dès l’élaboration du cahier des charges (ce qui n’avait pas été fait sur les précédents projets technologiques), sans doute à partir de la fin de l’année. On attend de voir… L’enjeu est de taille car les actuelles régies Mosar ont déjà réduit les capacités de fabrication de programmes par les antennes régionales : console de mixage et mélangeur vidéo low cost ne permettent plus de faire ce qu’on faisait avant. Tout cela interroge sur les intentions de la direction concernant les capacités de production en région. D’autres sujets ont été abordés au cours de la commission des nouvelles technologies du 8 avril (à lire ici 📎).
La direction consulte les instances (CSE et CSE central) car elle souhaite modifier le règlement intérieur et la charte informatique et téléphonie qui y est annexée. Un certain nombre de modifications sont de simples toilettages pour prendre en compte les évolutions de l’entreprise ou de la règlementation. D’autres sont beaucoup plus problématiques, en particulier un « principe de neutralité » que la direction souhaite imposer aux salariés et qui vient percuter la liberté d’expression en matière d’opinions politiques, de convictions religieuses ou philosophiques. On vient d’en voir les effets avec la mise sur la touche de journalistes de SDJ de la rédaction nationale qui avaient signé une tribune contre l’extrême-droite. En parallèle, la direction a choisi de fusionner les chartes informatique et téléphonie mobile, du fait de la convergence des usages et de la mobilité. Mais bon nombre d’éléments de cette charte interrogent, là-aussi, en matière de libertés individuelles et de données privées. Le CSE Central a missionné une avocate pour analyser les dispositions de ces deux textes. Son analyse permettra d’éclairer les élus avant qu’ils rendent un avis et de formuler des préconisations de manière à protéger les droits des salariés de l’entreprise. A la demande des élus, Olivier Guyon-Sangnier, le directeur de l’immobilier et des moyens généraux est venu donner des nouvelles du projet immobilier de France 3 Aquitaine. Pour rappel, France Télévisions s’est associée à deux promoteurs immobiliers : Vinci et Nexity pour participer à un appel à projets lancé par Groupama et la MSA pour la vente d’un immeuble administratif des années 60 dans le centre-ville de Bordeaux. Nexity a un projet d’hôtellerie, Vinci de son côté rénoverait et restructurerait une partie de l’immeuble pour la revendre à France Télévisions. Les élus ont critiqué le projet en raison de son inadéquation avec notre activité (impossibilité d’aménager des studios dignes de ce nom), de sa situation dans une zone très embouteillée qui va rendre difficile le départ en reportage et de son coût pharaonique (35 à 40 M€). Les lauréats auraient dû être désignés au printemps mais Groupama-MSA a retiré son projet. D’après Olivier Guyon-Sangnier, les prix proposés étaient très en deçà de ses attentes (30 M€ pour les meilleures offres, versus 40 M€ espérés). Malgré cela, France Télévisions ne renonce pas et souhaite se rapprocher de Groupama pour voir comment trouver un accord. Selon la direction, France Télévisions n’a pas l’intention de payer plus mais l’idée serait que Nexity augmente son offre pour revaloriser le montant global. Les élus ont réinterrogé le directeur des IMG sur l’option alternative d’une transformation du site actuel de France 3, ce que le directeur exclut catégoriquement, alors que le coût est nettement inférieur : « Nous ne dépenserons pas 22 millions dans le site actuel, ce seraient 22 millions jetés à la poubelle », cingle-t-il. On n’a toujours pas compris pourquoi. En tout cas, si le projet Groupama n’aboutit pas, Monsieur Guyon-Sangnier entend « reprendre [notre] bâton de pèlerin » pour explorer de nouveaux projets. Il évoque notamment les friches de la SNCF à Bordeaux.
Le Tour de France féminin se déroulera du 12 au 18 août, entre les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques. Il partira des Pays-Bas et se terminera à l’Alpe d’Huez. Les équipes du car Challenger de Strasbourg seront mobilisées à partir du 11 août. Le car de Marseille interviendra en appoint sur l’étape du Grand-Bornand. Les élus ont donné un avis favorable aux dépassements du temps de travail maximum légal (48h). Cette dérogation temporaire permet de travailler au maximum 60h par semaine. Dans leur avis (à lire ici 📎), les élus ont demandé qu’un suivi particulier des amplitudes de chaque technicien soit effectué, du fait de l’enchainement des grosses opérations avec dérogation du temps de travail (Roland Garros, Tours de France, JO et JP).
Instances de proximité Grenoble – Flore BONNOT (CGT) a été désignée RP titulaire en remplacement de Philippe CONTE. Clermont-Ferrand – Delphine CROS (SNJ) a été désignée RP titulaire, en remplacement de Marie MORIN. Elle était auparavant suppléante. Maxime VAN OUDENDYCKE (SNJ) devient suppléant à sa place. Les autres sièges de RP vacants de l’antenne ne sont pour l’instant pas pourvus. Fabrique Nord – Arnaud DESBUQUOIS (CFDT) a été désigné RP titulaire, en remplacement de Pascal DUQUENNE. Il travaille sur le site fiction de Lomme, dans l’agglomération lilloise. Cantines de Marseille et d’Antibes Les élus ont approuvé les comptes 2023 des restaurants d’entreprise de PACA, gérés directement par le CSE, contrairement aux restaurants interentreprises. Les deux restaurants ont vu leur fréquentation augmenter, ce qui contredit les affirmations péremptoires du directeur des IMG, Olivier Guyon-Sangnier, pour qui les cantines ne sont plus dans l’air du temps et doivent être supprimées, ce qui sera le cas à terme de celle d’Antibes, dans le cadre du déménagement vers Nice. Malgré cela, le résultat d’exploitation est déficitaire. C’est le résultat d’une baisse de 10% de la subvention de France Télévisions, de l’inflation sur les denrées alimentaires (+13%) et de l’augmentation d’un certain nombre de charges contractuelles. Depuis janvier, Laetitia Patris de Breuil a repris la gestion des deux cantines, suite au départ à la retraite d’Eliane Dos Santos, que les élus CGT remercient pour son investissement. Laetitia assure la gestion sur un mi-temps, en complément de son métier de monteuse. Depuis son arrivée, elle a notamment mis en place des journées avec des menus à thème qui semblent dynamiser la fréquentation. Les élus ont rappelé à la direction sa responsabilité dans le financement de ces lieux à vocation sociale qui permettent aux salariés de se nourrir de manière équilibrée, à un prix modéré, mais qui sont aussi des lieux de cohésion sociale, indispensable dans le contexte de dégradation des conditions de travail dans notre entreprise. Cantine de Toulouse Les élus ont également interpellé la direction sur la situation très difficile que vit le restaurant interentreprises de Toulouse. Ce restaurant est géré par une association dans laquelle siègent des élus des CSE de France 3 et de TDF, ainsi que des représentants des directions de ces deux entreprises. Au cours des dernières années, les élus ont rétabli l’équilibre économique de la cantine, en réduisant les effectifs et en augmentant la fréquentation. Mais le restaurant ne dispose pas de gestionnaire, cette tâche lourde et chronophage a été assumée depuis des années, sans moyens spécifiques, par des élus qui s’y sont épuisés. Actuellement, le secrétaire du CSE est amené à devoir gérer et régler les problèmes quotidiens à distance, c’est absolument intenable. Les élus demandent à la direction de financer un poste de gestionnaire et d’assurer les investissements matériels afin de pérenniser ce restaurant indispensable.
Prochain CSE : 28 et 29 août à Strasbourg. Prochain CSE Central : 27 et 28 juin. Paris, le 24 juin 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 19 juin 2024
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Il faut sauver le service public !
L’heure est grave. Notre CSE se réunit alors que des enjeux d’une importance extrême se jouent actuellement dans le pays. L’extrême droite est aujourd’hui aux portes du pouvoir, avec son cortège de menaces sur les principes républicains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives, les mécanismes de la solidarité nationale, les droits des travailleurs, en particulier le droit de grève, le régime de l’intermittence, la création culturelle, les services publics. L’audiovisuel public est en 1ère ligne. Alors que nous nous battions jusqu’ici contre un projet de fusion susceptible d’affaiblir et de fragiliser le service public audiovisuel, le Rassemblement national, lui, veut tout simplement le supprimer. Nous sommes au bord du précipice, nous ne savons pas de quoi sera fait l’avenir, si et comment, nous pourrons continuer à exister au-delà du 31 décembre prochain, puisque notre financement n’est pas pérennisé. Autant dire que bon nombre de discussions que nous aurons dans cette instance paraissent flotter dans une forme de limbe. Est-il encore pertinent de travailler à des rapprochements entre France 3 et France Bleu ? Est-il opportun de vouloir travailler au respect d’une trajectoire budgétaire alors que s’amenuisent les chances d’avoir, dans les mois qui viennent, un financement sanctuarisé pour l’audiovisuel public ? En fait, 3 chemins s’ouvrent devant nous et ce sont les Français, par leur vote, qui vont le décider :
Qu’on ne se trompe pas, à l’heure qu’il est, seule cette dernière voie peut assurer un véritable avenir à l’audiovisuel public. Paris, le 19 juin 2024
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Compte rendu du CSE du réseau France 3 - 15-16 et 28 mai 2024
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Le CSE en bref
JO/JP : les non-dits Les élus ont dû exiger un CSE extra pour glaner des informations sur la couverture des Jeux olympiques et paralympiques. La direction du Réseau joue l’omerta, alors qu’elle demande aux élus de se prononcer sur la dérogation au temps de travail. Les seules réponses sont venues des directions des sports nationale et régionale. On comprend que les conséquences de la couverture des Jeux sont mises sous le tapis et que l’heure de vérité, en termes de conséquences budgétaires et sociales, viendra en septembre. Pour la direction, il s’agit de sauver les Jeux, coûte que coûte. Un plan d’économies qui ne dit pas son nom Dans le même esprit, la direction du Réseau est en train d’imposer un serrage de boulons aux directions régionales. Mais il ne faut pas le dire. Pour l’instant, l’élément de langage consacré est : « retour à l’équilibre budgétaire » pour certaines régions accusées d’avoir été dispendieuses. En réalité, elles ont juste appliqué la politique de l’entreprise, en particulier le déploiement de régies Mosar ou du système Openmédia dont elles doivent financer elles-mêmes l’accompagnement au détriment de leurs programmes. Là encore, nul doute qu’on n’en est encore qu’au début des économies. Pour financer les JO ? Projets immobiliers : un sens de la démocratie coulé dans le béton C’est désormais confirmé, la direction de l’immobilier déteste tout semblant de démocratie. Elle refuse de discuter, d’écouter, de prendre en compte la réalité des gens et du terrain, et encore plus de recevoir la moindre critique. Cette approche se vérifie sur chaque dossier : la bonne façon de penser venue d’en haut, de manière péremptoire et hors-sol, avec des œillères d’un autre âge sur la réalité du monde. Pour la direction de l’immobilier, la transparence semble en soi un concept. Pour obtenir des infos sur les projets à venir ou des retours d’expérience sur les projets passés, les élus en sont réduits à missionner des experts. Côté dialogue social, l’ambiance est plutôt au blockhaus. Conduite d’antenne : fin de l’alerte à Bordeaux Deux ans après avoir déclenché un risque grave au service des gestionnaires et de la conduite d’antenne de Nouvelle-Aquitaine, les RP de Bordeaux ont décidé de lever l’alerte, estimant qu’un certain nombre de mesures mises en place avaient permis de stabiliser la situation. Les élus du CSE ont donc validé cette position. Web régional : les audiences montent mais pas les moyens Devant les élus, la direction assène les chiffres, les pourcentages ronflants et se gargarise. En revanche, quand on lui demande où elle en est de ses promesses de renforcement des moyens sur le web en région, les circonvolutions commencent. Depuis un an, et les propositions des élus, peu de choses ont progressé de ce côté-là. Les chargés d’édition numérique attendent toujours l’évolution de leur fiche de poste, la vidéo est toujours aussi peu présente sur nos sites (un comble pour un média comme le nôtre). De quoi être inquiet alors que se profile un site commun « Ici » à la rentrée de septembre. Aucune info sur le sujet, encore un projet imposé par le haut. Approbation des comptes annuels du CSE Les élus ont approuvé les comptes 2023 du CSE. Un exercice équilibré qui révèle une gestion sérieuse et doit permettre de faire face aux incertitudes liées à l’évolution des financements ou à la décision de la Cour de cassation qui impose désormais d’ouvrir les activités sociales et culturelles à tous les salariés, quel que soit leur statut. Vie du CSE Pour se projeter dans l’avenir, les élus ont créé une commission des voyages qui sera chargée de rénover l’offre du CSE, de la rendre plus verte et de l’ouvrir plus largement aux salariés. Ils ont par ailleurs procédé aux désignations d’un RP à Caen et d’un nouveau président pour la commission nouvelles technologies. —————————— Une fois de plus, cette réunion du CSE a provoqué l’exaspération des élus. La direction arrive avec des documents abscons ou lacunaires, qui ne permettent pas d’informer et d’éclairer les représentants des salariés. Dans une boite qui se targue d’informer les citoyens, de tels manquements relèvent de l’insuffisance professionnelle ou de l’entrave délibérée. Régulièrement quand ils interrogent la direction du Réseau sur les projets stratégiques à venir – en particulier les rapprochements France 3/France Bleu – les élus reçoivent en réponse des mots creux, des phrases vides de sens et des « c’est trop tôt », « on n’est pas en capacité de vous répondre », « il n’y a rien de décidé », etc. Et pourtant, les choses sont bel et bien décidées, mais ça se fait à un autre niveau. Le décalage est donc flagrant et assez humiliant pour la direction du Réseau qui apparaît comme ne servant strictement à rien. Avant la réunion du CSE, la CGT a pris connaissance du projet de COM (contrat d’objectifs et de moyens) que la direction de FTV a négocié avec l’État. Contrairement aux réponses vaseuses de la direction du Réseau, les projets sont clairement énumérés et le calendrier avec, comme l’a exprimé la CGT dans sa déclaration liminaire. On apprend ainsi que dès le mois de juin, des territoires pilotes vont être mis en place entre France Bleu et France 3, qui vont faire des propositions d’organisation, de projets éditoriaux, etc. On parle de redécoupage de l’organisation de France 3, d’un directeur national commun aux deux réseaux et de directions locales communes dès les premiers mois de 2025. C’est déjà demain.
Les Jeux dans la brume
Depuis plusieurs mois, les élus demandent que leur soit présenté le dispositif de couverture des Jeux olympiques et paralympiques. Depuis plusieurs mois la direction répond que c’est prématuré. Lors de ce CSE, elle se présente devant les élus pour faire valider la dérogation au temps de travail légal pour la couverture de ces Jeux, mais elle ne présente à aucun moment le dispositif : qui fait quoi ? Pour quelles émissions ? Combien ça coûte au réseau régional ? Qui paye ? Pour obtenir des réponses, les élus ont été contraints de voter une demande de CSE extraordinaire qui a eu lieu le 28 mai. Les élus ont ainsi pu bénéficier d’une présentation du dispositif global de couverture des Jeux par le directeur délégué des sports, Pascal Golomer et le directeur délégué de la production des sports, Gilles Sillard, venus à la rescousse de la direction du Réseau. Cette présentation générale aurait dû être un préalable à toute discussion, si la direction avait été dans une logique d’information loyale des élus. En fait, la règle du qui, quoi, où, quand et comment est une règle de base de l’information journalistique. La directrice du Réseau semble l’avoir depuis longtemps oubliée… En quelques mots, pendant les Jeux olympiques et paralympiques, France Télévisions sera en direct sur 3 canaux : France 2, France 3 et la chaine numérique olympique sur France.tv. Gilles Sillard décrit les moyens comme exceptionnels, avec une mobilisation sans précédent des moyens internes de FTV. Du 24 juillet au 11 août et du 28 août au 8 septembre, la diffusion des épreuves sportives va remplacer la majeure partie des programmes de la journée. Cela nécessite beaucoup de personnes et beaucoup d’heures de travail, puisqu’on va produire 1000h d’antenne entre les Jeux olympiques et paralympiques. C’est à ce titre que le CSE est consulté car cela impose de demander à l’inspection du travail, une dérogation au temps de travail légal. Légalement, sans dérogation, le temps de travail peut atteindre au maximum 48h par semaine. Au-delà, sur autorisation de l’inspection du travail, on peut aller jusqu’à 60h maximum. D’un point de vue éditorial, France 2 est censée diffuser les plus grands moments des JO et JP, France 3 sera plus orientée vers les sports collectifs et le temps long. En termes de moyens journalistiques, environ 90 journalistes sont mobilisés, dont 50 de la rédaction des sports, une vingtaine de la rédaction nationale et une vingtaine du réseau régional. Côté technique, pour les JO, le signal de France 2 sera diffusé sur le canal 2 et le canal 52 pour l’UHD (ultra-haute définition). Il sera assuré par le car UM1 (le nouveau car UHD de Lyon) stationné à FTV. Il sera relié à un « plateau de continuité » au Trocadéro, sur la terrasse du musée de l’Homme, face à la Tour Eiffel. Y seront tournés, avec le car UM3, Télématin, les directs de la journée, les JT de 13h et de 20h, et l’antenne de la soirée jusqu’à 23h. Concernant France 3, c’est la régie 3 du Siège qui sera reliée à une régie Modul’Air et à un plateau de continuité à la Grande Halle de la Villette, là où se situe le « Club France », où se rendront les médaillés français. On y trouvera également un 2e plateau pour les duplex de France 2 avec les athlètes nationaux. L’antenne de France.tv sera assurée par la régie 1, reliée à un plateau temporaire transparent dans le grand hall de France Télévisions. Pour les JP, les cars de Strasbourg et de Toulouse (Challenger) seront aussi mis à contribution. Pour couvrir l’événement, la direction des sports a demandé du renfort journalistique et technique aux autres directions. Sur le plan éditorial, les besoins portaient sur des coordinateurs éditoriaux, des commentateurs sportifs, des présentateurs. Un appel à candidatures a été fait auprès des directeurs régionaux par la direction des sports du Réseau. Charge à eux de faire passer l’info et de remonter les candidatures. Le choix final a été fait par la direction des sports en fonction de l’expérience des candidats et de leur appétence identifiée pour le sport, selon Pascal Golomer. Même démarche pour la technique. Gilles Sillard précise qu’ils ont « tenu à faire travailler l’ensemble des salariés de la vidéo-mobile sur cette opération. Le recours au privé porte, selon lui, sur ce qui ne relève pas de notre cœur de métier et pour lequel on n’apporte pas de valeur ajoutée. Ce dispositif est complété par un pool de 10 équipes de tournage (rédacteur + JRI) régionales à Paris ou sur les sites olympiques régionaux (Marseille, Lyon, Châteauroux, Lille), 4 monteurs, 4 chauffeurs et 5 personnes pour la coordination, dont la direction du sport régional (Fabrice Goll et Estelle Laurent) journalistes régionaux pour nourrir en reportages les rédactions régionales. Au total, près de 600 personnes ont été accréditées (contre 200 pour les précédents JO d’été, selon la direction des sports), dont 40 pour le Réseau. Seules les équipes amenées à se rendre sur les sites olympiques des compétitions le sont, selon la direction. Gilles Sillard affirme qu’il n’y a pas d’accréditations de complaisance et une minorité d’accréditations au titre de la « représentation » pour les dirigeants. Il faut savoir que chaque accréditation coûte 600 € (les JO sont un business), soit un coût d’environ 360 000 € pour France Télévisions. Côté journalistes, seuls les commentateurs et reporteurs sont accrédités, pas les présentateurs ni les rédacteurs en chef, qui n’ont pas besoin d’accéder aux sites des épreuves. Pour héberger les journalistes, techniciens et consultants venus de région, la direction a réservé, depuis de très longs mois, des quotas de chambres dans les hôtels. L’ensemble des images tournées seront centralisées et dispatchées à toutes les rédactions par IV3. Pascal Golomer précise qu’elles seront à disposition de la 1ère rédaction qui en a besoin. En d’autres termes, le 20h de France 2 ne pourra pas se les réserver. A la lecture des tableaux de service prévisionnels, les élus ont rendu un avis positif à la demande de dérogation au temps de travail, moyennant certaines réserves. Voir l’avis. En revanche, la direction n’a pas été en capacité d’apporter des informations sur le coût de l’opération pour le Réseau, ni sur l’impact de cette opération sur le reste de l’activité des antennes. Tout juste répète-t-elle que les JT, du dimanche 28 juillet au samedi 10 août, seront réduits à 20 minutes, contenus nationaux inclus. Ces derniers seront facultatifs en cas d’actualité régionale importante. Le midi, le national fournira pour 7 minutes d’éléments (un round up de l’actualité, un sujet sur l’actualité des JO) et 5 minutes le soir. La directrice du Réseau affirme que cela n’a eu aucun impact spécifique sur les planifications des antennes et sur la validation des congés. Comment peut-on décemment le croire ? Les élus demandent donc un bilan complet au CSE du mois de septembre.
Économies dans le Réseau
Depuis plusieurs semaines, bon nombre de régions ont été priées de mettre en œuvre des mesures de « retour à l’équilibre budgétaire ». Les élus ont demandé à connaître le détail de ces mesures et leurs raisons. Là encore, le document remis par la direction est assez général et évasif. Pas l’ombre d’un chiffre, juste des grandes tendances. On peut y lire que si les régions sont en dépassement budgétaire, c’est soit parce qu’elles ont lancé des projets d’antenne, soit parce qu’elles sont en train de déployer OpenMédia ou une régie Mosar. On les prie donc de sabrer dans l’offre éditoriale pour retrouver la ligne (budgétaire). L’enseignement de tout cela, c’est primo que les régions n’ont pas les moyens de lancer des projets d’antenne, contrairement à tous les beaux discours sur la régionalisation et gnagnagna, secundo que les grands projets technologiques stratégiques doivent être financés par les régions au détriment des programmes. Exemple emblématique, le NRCS OpenMédia n’est pas un projet des directions régionales, il a été décidé en haut-lieu par la direction des technologies qui souhaite un outil unique pour toutes les rédactions de France Télévisions, afin de faire des économies sur la formation, la maintenance, etc. La direction des technologies, une fois de plus, a travaillé dans son coin, hors-sol, elle n’a pas associé les professionnels à l’expression de besoins et elle a largement sous-estimé les coûts de déploiement et les besoins en accompagnement. Résultat, il a fallu renforcer la formation, allonger les temps de doublure, le nombre de numéros zéro, etc. Cela forcément coûte de l’ETP mais ce n’est pas pris en charge par les fautifs en haut-lieu, ça pèse sur les directions régionales qui doivent du coup, pour équilibrer leurs budgets, supprimer des émissions, mutualiser les JT à haute-dose, etc. Belle exemplarité de notre entreprise où ceux qui décident ne payent jamais le prix de leurs décisions mais renvoient le service après-vente sur les subalternes ! Autre levier d’économies, incompréhensible pour les élus, le coup de frein demandé sur le recours à l’alternance, alors qu’on sait qu’un alternant compte pour un demi ETP, ce qui a d’ailleurs régulièrement été utilisé par les directions comme une variable d’ajustement budgétaire.
Direction immobilière : la tour d’ivoire
Dans la famille « je décide seul car moi seul je sais ce qui est bon », on vous présente le père, Olivier Guyon-Sangnier, directeur de l’Immobilier et des moyens généraux. Plus péremptoire et méprisant encore qu’à l’accoutumée, le directeur est venu présenter l’avancée d’un certain nombre de projets, ainsi qu’un retour d’expérience sur la réalisation immobilière de la station de Rouen. Bon, pour les projets, c’est vite vu : « ça n’a pas évolué depuis plusieurs mois, on est mobilisés sur le projet Campus à Paris ». Lyon Les élus ont pourtant des informations par la métropole, mais le directeur de l’immobilier affirme que c’est de l’intoxication et que rien n’est décidé. La seule orientation qu’il condescend à donner, c’est que le futur site accueillera – sur 8 000 m2 au lieu des 14 000 m2 actuels – la station régionale de France 3, l’INA, le bureau de France inter et la post-production de la Fabrique. En revanche, les équipes de tournage fiction seront délocalisées dans un site à la périphérie, à l’image de ce qui a été mis en place à Lomme, dans l’agglomération lilloise. Strasbourg Pas plus d’info à ce stade. La direction a fait visiter le site à l’architecte des bâtiments de France qui ne le connaissait pas. Rennes Le directeur semble venu les mains dans les poches et a peu de réponses aux questions. Il précise seulement que les travaux d’aménagement menés par Radio France doivent commencer à la fin du mois de mai pour un déménagement de France Bleu en fin d’année. Par rapport au calendrier initial, l’emblématique projet de rapprochement immobilier entre les deux entreprises a pris 4 ans de retard. Et visiblement, tous les sujets n’ont pas été réglés, en particulier celui de l’accueil du public. Ça tâtonne sec dans les rapprochements… Nice Le permis de construire de la future station a été accordé. Les travaux de démolition des bâtiments existants doivent commencer en octobre, puis les travaux en janvier pour 18 mois. La direction prévoit un déménagement fin 2026. Un nouveau concessionnaire a été désigné par la municipalité pour gérer le site de la Victorine, il s’agit d’un groupement entre la CCI et Digital District, une boite de prod franco-belge spécialisée dans la post-production et les effets visuels. Selon Olivier Guyon-Sangnier, la mairie de Nice a validé l’ouverture d’un accès au Nord-Est du site, censé faciliter l’accès, qui doit être réalisé d’ici la fin de l’année. Concernant l’offre de restauration sur le site, puisque la direction immobilière a décrété – seule – qu’il n’y aurait plus de cantine à France 3, elle évoque la présence d’un foodtruck sur le site de la Victorine dès l’été 2026, en attendant l’hypothétique construction d’un restaurant inter-entreprises à l’horizon… 2030. Le camping et la malbouffe sont donc amenés à durer. Ce n’est pas le directeur de l’immobilier qui ira piétiner sous la pluie devant la camionnette… Interrogé sur l’accueil potentiel de France Bleu qui n’était pas prévu dans le projet initial, Rafaèle Bourgier, le directeur de la prévention des risques professionnels qui suit le projet antibois depuis plusieurs mois, évoque la possibilité d’ajuster le projet en utilisant un tiers-lieu à l’ouest de la métropole niçoise pour une partie des équipes de France 3 et France Bleu, ainsi qu’en libérant de l’espace dans le futur bâtiment, en déplaçant par exemple la salle de sport dans un autre bâtiment du site de la Victorine. Sans plus de précision à ce stade.
La genèse des projets immobiliers en question
Plus généralement, les élus s’interrogent régulièrement sur la manière dont tous ces projets immobiliers sont pensés en haut-lieu. Depuis des années, les projets de nouvelles stations provoquent débats, incompréhensions et au final des inquiétudes et des tensions. Régulièrement montré du doigt, le schéma directeur immobilier, et plus particulièrement le « programme générique technique et fonctionnel », qui sert de modèle-étalon à tous les projets immobiliers. La 1ère station à le mettre en œuvre a été la station de Rouen, livrée en 2019. Sur ce projet, les élus n’ont pas été associés, ou a minima. Ils ont découvert tardivement un certain nombre de principes comme les bureaux partagés à la rédaction, sans avoir leur mot à dire. Depuis plusieurs années, les élus du CSE demandent un retour d’expérience sur ce projet immobilier, ainsi que sur celui qui lui a succédé, celui de la station de Poitiers. La direction avait pris un engagement en ce sens. Hélas, la promesse n’est pas à l’arrivée. Poitiers ? On repassera. Rouen ? Le directeur de l’immobilier s’est contenté de transmettre un document qui ressemble à une visite de réception de travaux, pointant des problèmes matériels de construction ou d’aménagement. La direction a élaboré, seule, un questionnaire qui n’interroge nullement les salariés sur les contraintes induites par le bâtiment sur leur travail (impact des bureaux partagés dans le quotidien des journalistes, impact de la taille du plateau sur l’activité des techniciens, etc.). Quand on ne veut pas connaître la réponse, on ne pose surtout pas la question… Certes, les salariés sont contents d’être dans un nouveau bâtiment sur les quais de Seine, mais il faut dire qu’ils reviennent de loin : auparavant, ils étaient dans des locaux exigus, inadaptés et peu conviviaux dans une galerie commerciale. Puisqu’on ne peut pas compter sur la direction pour mener à bien un vrai retour d’expérience transparent et objectivé, les élus ont décidé de missionner un expert, payé par le CSE, pour effectuer ce travail. Voir la résolution des élus. Dieppe : un choix d'urgence
A Dieppe (Seine-Maritime), l’équipe du BIP travaille depuis de nombreuses années dans un local vétuste, sombre et humide. Depuis longtemps, la direction cherche un nouveau local, mais elle s’est plusieurs fois cassé les dents dans une ville où il y a peu de turnover dans les locaux commerciaux. Les élus avaient d’ailleurs été consultés fin 2022 sur un nouveau local, mais il a finalement échappé à France 3. Ce nouveau projet concerne un local commercial de 78 m2, en rez-de-chaussée sur la rue, à 800 m de la gare et à 450 m de la mairie, qui sera disponible en juillet. L’endroit a ses défauts (pas de places de parking notamment, vitrine sur la rue donc vulnérabilité en termes de sécurité des salariés) mais il améliorera grandement les conditions de travail de l’équipe du BIP. Les RP de Normandie ont approuvé le projet, insistant sur l’urgence, les élus du CSE leur ont donc emboité le pas.
Levée de l'alerte à la gestion d'antenne de Nouvelle-Aquitaine
Les élus ont décidé de lever l’alerte pour danger grave et imminent qui avait été déclenchée en juin 2022 au service des gestionnaires d’antenne et des responsables de suivi et de conduite d’antenne de France 3 Nouvelle-Aquitaine, en lien avec la chaine NoA. Les élus s’en sont remis à l’analyse des représentants de proximité de Bordeaux qui estiment que le danger n’est plus avéré car la situation s’est stabilisée. Un certain nombre d’actions ont été mises en place, notamment la nomination d’une responsable de service, la définition de nouveaux process, l’allègement des conducteurs et la visibilité à 3 semaines sur la planification.
Web régional : l'immobilisme sur les moyens
Le dernier point en CSE sur la situation du web régional remontait à la dernière réunion de la CASAR (la commission sur la régionalisation), il y a un an. Les élus, ont donc souhaité savoir où on en était d’une organisation sous-dimensionnée, avec beaucoup de postes structurants vacants. A l’époque, les élus avaient notamment préconisé de solidifier un socle de spécialistes du web dans chaque antenne (chargés d’édition numérique, rédacteurs en chef adjoints numériques, journalistes web). Ils avaient en outre préconisé de passer à deux chargés d’édition numérique dans chaque antenne, afin d’assurer les remplacements et la continuité de l’activité. Un an plus tard, force est de constater qu’on a peu avancé. A priori, il y a désormais un rédacteur en chef numérique dans chaque antenne mais les effectifs des chargés d’édition numérique n’ont pas progressé. En outre, l’évolution de leur fiche de poste, dans laquelle ils se sont activement impliqués pendant de longs mois avec la direction du numérique régional, est toujours en suspens, ensablée à la direction des parcours professionnels de la RH, qui a tout bloqué. La direction, comme d’habitude, vient « vendre » son bilan : elle égrène les chiffres, les taux vertigineux de progression, les records (2,5 M de visites par jour pour les sites régionaux depuis début mai, 34% de l’audience de l’URL francetvinfo.fr) comme si cela suffisait à minimiser le manque de moyens et les conditions de travail dégradées de ceux qui alimentent nos sites. Elle met en avant la montée en technicité qui permet de tirer parti des algorithmes et d’être de plus en plus référencés sur les moteurs de recherche. Désormais, l’élément de langage consacré de la direction est : « pas produire toujours plus mais produire mieux ». Malgré cela, d’autres priorités ne sont pas vraiment au rendez-vous, en particulier la présence de la vidéo sur nos sites, ce qui est un comble pour une entreprise dont c’est le cœur de métier. Pour accélérer, il y a un an, la direction avait souhaité créer 4 postes de chargés d’édition vidéo numérique. On apprend que ces postes étaient liés à la mise en place d’Overdrive, l’automate des régies. Jamais la direction, à l’époque, ne l’avait précisé. Une fois de plus, elle avance masquée. Évoquant le futur site internet « Ici », qui est censé être lancé en septembre et qui sera en fait une adaptation du site actuel de France Bleu, le nouveau directeur de la Proximité Jacques Paté, qui a récupéré la responsabilité du numérique, évoque un objectif de 10 articles de France 3 publiés par jour. Pour l’été, l’offre éditoriale du web est, comme le linéaire, censée s’adapter. Au milieu du tout-JO, le numérique régional compte faire de la contre-programmation. Côté volume, l’objectif de publications passerait de 180 URL / jour habituellement à 150.
Vie du CSE
Instances de proximité François ORMAIN a été élu RP titulaire à France 3 Normandie Caen, en remplacement de Jean-Yves GÉLÉBART, démissionnaire. Commissions Teddy CARUEL (Reims) a été élu président de la commission Nouvelles technologies, en remplacement de Bruno DEMANGE, démissionnaire. Les élus du CSE ont décidé de créer une commission des voyages, chargée d’organiser des voyages à l’échelon national ou de manière mutualisée entre les antennes. Ils ont désigné Christian LAEMMEL (président de la Commission ASC d’Alsace) comme président et Anne-Sophie SABOUREAU (présidente de la commission ASC de Rhône-Alpes) comme vice-présidente. La commission aura notamment pour mission de proposer de nouveaux modes de voyages, dans une optique de réduction de notre empreinte environnementale, ce qui pose notamment la question de l’utilisation de l’avion pour des destinations à l’autre bout du monde. Comptes du CSE Les élus ont approuvé les comptes 2023 du CSE à l’unanimité. La comptabilité du CSE est séparée en deux budgets bien distincts : - d’une part le budget de fonctionnement qui sert à financer l’activité du CSE comme instance consultative. C’est le volet politique. Ce budget finance les frais des commissions, du bureau des élus, les avocats et experts du CSE, l’aide comptable salariée du CSE, le matériel informatique, les frais bancaires, etc. En 2023, le CSE a dépensé 399 500 € pour une subvention de 459 259 €. Le résultat est donc positif de 133 333 €. - d’autre part le budget des activités sociales et culturelles (ASC), qui permet d’organiser et de subventionner les activités, les billetteries, les cartes cadeaux, voyages dont bénéficient les salariés, d’entretenir le patrimoine immobilier (lieux de vacances) dont le CSE est propriétaire. En 2023, le CSE a dépensé 1,774 M€ pour les ASC pour une subvention de 1,882 M€, soit un résultat positif de 107 872 € qui vient abonder les réserves financières. Pour plus de détails, voir les comptes du CSE publiés sur le site internet. Ils ont approuvé les nouvelles conditions générales du CSE, qui se sont mises en conformité avec la décision du 3 avril de la cour de cassation, qui interdit d’appliquer des conditions d’ancienneté pour accéder aux activités sociales et culturelles. Ces conditions générales prévoient désormais que tout CDD peut accéder aux ASC sans restriction dès le 1er jour de son contrat et pour la durée de son contrat. Il en est de même pour les stagiaires (à l’exception des stagiaires d’observation). Voir les nouvelles conditions générales. Après une 1ère série d’arbitrages proposée en avril par la commission des ASC du Réseau et validée par le CSE, les élus ont en outre arbitré en faveur d’une fusion des enveloppes de subvention, plafonnées à 200 € par an et par ouvrants droit. Cette décision vise plus à simplifier la gestion administrative qu’à faire des économies budgétaires. Un nouveau catalogue des activités mis à jour va être diffusé. L’équipe de gestion doit se réunir en séminaire du 3 au 6 juin pour travailler sur une offre rénovée pour l’an prochain. A venir
Prochain CSE : 19 et 20 juin. Paris, le 31 mai 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 15 mai 2024

ICI : un horizon robotique et sans âme qui vive
Voici l’heure de vérité
C’est désormais officiel, le gouvernement a décidé de créer au 1er janvier prochain une holding de l’audiovisuel public, chargée de mener à bien, dès le 1er janvier suivant la fusion-absorption des 4 entreprises de l’audiovisuel public : FTV, Radio-France, France Médias Monde et l’INA. C’est considérable et le calendrier est effréné.
La proposition de loi a commencé hier son examen à l’Assemblée nationale, en commission des affaires culturelles et de l’éducation et, on l’a bien compris, les enjeux sont avant tout de multiplier les mutualisations et synergies entre Radio France et France Télévisions, les deux principaux groupes du secteur.
Les gains de productivité, les pouvoirs publics comme les dirigeants de notre entreprise n’ont que ça en tête. Pour le réseau régional, c’est d’ailleurs la seule ligne d’horizon.
Contrairement à ce qu’affirme la direction du Réseau France 3 avec la malhonnêteté la plus éhontée, elle a une idée très précise de ce qui va se passer.
Il suffit, pour connaître ses intentions, de lire le projet de contrat d’objectifs et de moyens négocié par FTV avec l’État, c’est écrit noir sur blanc :
L’entreprise entend « amplifier les efforts de gestion » qui ont déjà considérablement dégradé les conditions de travail à tous les niveaux depuis la création de l’entreprise unique France Télévisions.
Les ressources du Réseau vont baisser dans les années à venir, on peut lire notamment que « l’automatisation sera recherchée », qu’il « s’agira notamment de déployer de nouveaux outils automatisés (régies IP, Overdrive…). »
France Télévisions et l’État ont d’ailleurs prévu un calendrier très précis pour mener à bien ce travail de sape des travailleurs à marche forcée. On y apprend ainsi que, dès le mois prochain, « deux à quatre territoires pilotes » comprenant une antenne FTV et une antenne Radio France vont être choisis, avec la nomination de « préfigurateurs » qui seront chargés de proposer d’ici la fin de l’année « un projet d’intégration le plus poussé possible ». Cela comprendra la gouvernance locale, l’organisation des équipes, les synergies dans le domaine des fonctions support, ainsi qu’un projet éditorial et un schéma de rapprochement immobilier. On se dirige donc vers une nouvelle réforme du découpage et de la gouvernance des régions
Cette nouvelle organisation locale doit être en place au 1er janvier prochain. S’en suivra la nomination de directeurs uniques locaux et d’un directeur national unique dès le 1er semestre 2025.
Paris le 15 mai 2024
Compte-rendu CSE Siège 25 et 26 mars 2025
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CSE après CSE, les élus CGT constatent que l’entreprise poursuit sa course folle, entrainant les salariés dans une spirale périlleuse. Économies, réductions d’effectifs, externalisations à tout crin… Rien ne semble l’arrêter. Ni les alertes sur la santé, ni l'échec des réorganisations, ni les débats que suscitent dans la société les choix erratiques de ses gouvernants. Mais vos élus CGT seront toujours là pour défendre celles et ceux qui, jour après jour, par leurs valeurs et leur travail, constituent la seule vraie richesse de France Télévisions : les salariés.
À l’appel des élus, la direction s’est présentée pour la 3ème fois en séance depuis le début de l’année. Objectif affiché : l’obtention d’informations claires et précises sur l’implantation de la chaîne numérique des Sports.
Une chaîne dédiée au sport, donc, conçue comme une plateforme de retransmissions en direct, de documentaires et d’archives, avec une forte dimension interactive et cela, grâce à un tchat permettant au public d’échanger avec les présentateurs. Selon la direction, cette offre, unique sur le marché, permettrait d’augmenter significativement l’audience des contenus sportifs de France Télévisions. Elle permettrait aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques, notamment via la publicité autorisée sur ce canal numérique. « Une chaîne H24 avec tous nos évènements de sport, c’est 2 à 3 fois plus d’audience pour France.tv (…) L’originalité de cette chaîne c’est l’interactivité offerte au public. (…) Le public peut se connecter à l’évènement diffusé et y participer avec les présentateurs. (…) C’est une offre qu’aucun autre groupe de télévision ne propose ! (…) Il y a la possibilité de faire rentrer de la publicité jusqu’à 8 minutes de 9h à 20h et donc, de faire rentrer de l’argent. »
Si les élus saluent le potentiel stratégique du projet, ils dénoncent néanmoins un manque total de transparence dans sa préparation. Ils regrettent de ne pas avoir été consultés en amont et de n’avoir reçu aucune information complète sur l’organisation, les moyens, la programmation ou encore les impacts humains et financiers de la création de cette chaîne. Les représentants du personnel demandent donc à la direction de leur fournir rapidement l’ensemble des documents nécessaires à leur travail d’analyse (cahier des charges, moyens humains et techniques, plannings, plan d’activité et de formation, organigramme, impacts économiques, …). Ils ont rendu une résolution en ce sens. Ils attendent également des réponses précises aux questions posées lors des CSE précédents, et cela avant la séance du mois de mai 2026.
2 rédacteurs, 2 JRI, un seul monteur ! Cette année, les équipes de la rédaction nationale présentes à Cannes seront réduites. Finis aussi les déplacements massifs de présentateurs et de directeurs. Pour le numérique et les réseaux sociaux en revanche, pas de réduction d’effectif (4 journalistes planifiés). La direction l’assure : les temps de repos seront respectés, les demandes des éditions réduites. Oui, mais… Que feront les équipes sur place ? Quel sera le contenu de leurs missions, la réalité de leur charge de travail ? Ne risquent-elles pas de s’accroître du fait de cette réduction de moyens ?
En CSE, les élus pointent l’absence des directrices et directeurs pour répondre à leurs questions (Information, Fabrique, etc…). Ils dénoncent aussi un paradoxe : les économies imposées aux équipes de reportage et d’information de France Télévisions ne concernent pas les boîtes de production privées, elles-mêmes financées par France Télévisions (Mediawan et Together media, entre autres). L’émission « C dans l’air » (production Mediawan) sera par exemple réalisée une fois par jour depuis le festival. Quant aux équipes de la Fabrique, elles assureront toujours la Télé du Festival mais la montée des marches ne sera plus diffusée sur le linéaire mais sur Youtube via la chaîne Brut. Autre nouveauté pour les équipes de La Fabrique : la technologie ST 2110 ! Elle permet de relier une régie à distance des plateaux : plus de régie à Cannes, donc ! Le pilotage se fera depuis Paris ! Une aubaine pour la direction, à l’heure où les économies et la modernisation de nos outils font rage à France Télévisions ! Pour finir, et cela malgré leurs demandes récurrentes depuis des années, les élus déplorent une fois de plus le manque de précision dans les documents fournis par la direction. Un manque de transparence qui les empêche de se prononcer clairement. C’est pourquoi, las de ne pas être entendus mais bien conscients de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés, ils ont rendu un avis négatif à cette demande de dérogation de temps de travail.
Pour son premier CSE, le nouveau directeur de l’information, Philippe Corbé, s’est présenté aux élus et a dû aborder un dossier sensible : celui du fonctionnement des bureaux à l’étranger de France Télévisions. France Télévisions dispose aujourd’hui de huit bureaux à l’international (Rome, Londres, Washington, Pékin, Jérusalem, Moscou, Berlin et Bruxelles). Des bureaux où les correspondants sont des journalistes de France Télévisions en CDI, détachés du siège. Chaque bureau tourne grâce à l’appui d’un ou plusieurs employés (JRI, techniciens, fixeurs, assistant selon la configuration), dont le contrat de travail dépend du droit local et de sociétés prestataires. Dans d’autres zones du monde, comme à New Delhi ou Dakar, l’intégralité des prestations est confiée à des boîtes de production étrangères ou locales.
Fin 2024, la boîte de production française Via Storia remporte l’appel d’offre obligatoire pour la prestation audiovisuelle rattachée au bureau de Bruxelles. Et cela commence mal : cette société n’est pas implantée en Belgique ! Via Storia, sous-traite donc aussitôt à Media Pro, une société installée en Belgique. Très vite, la prestation n’est pas à la hauteur : les remontées de problèmes techniques se succèdent, puis arrivent les problèmes humains. Le « producer » employé par la société sous-traitante, dont le statut reste flou, intervient en appui de la journaliste CDI en poste à Bruxelles (journaliste de la rédaction nationale). Il assure de nombreuses tâches éditoriales au point de subir un burn-out qui le mène vers un arrêt de travail. Au final, ce salarié quitte son poste après une rupture négociée, alors qu’un licenciement avait été envisagé. La situation était tellement dégradée que la direction parisienne a même dû se rendre plusieurs fois à Bruxelles.
Les élus ont alerté sur le manque de transparence entourant la sous-traitance dans les bureaux étrangers : nature des contrats, statut des salariés, garanties éditoriales et professionnelles, conditions humaines de travail. Ils ont rappelé que, malgré les contraintes budgétaires, France Télévisions doit exiger de ses prestataires le respect de règles éthiques minimales. Ils ont également dénoncé l’existence possible de bureaux gérés par des sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux. Dans un contexte marqué par une enquête parlementaire, les élus estiment que France Télévisions doit se montrer exemplaire, tant sur le plan éthique qu’humain.
Les élus ont exprimé leur satisfaction concernant la prise en compte, par la direction du Téléthon, des remarques formulées lors des précédents CSE. Ils saluent les efforts réalisés ainsi que la présence de la direction concernée en séance. Cette édition a reposé majoritairement sur les moyens de fabrication internes de France Télévisions, ce que les élus considèrent comme un point très positif. Les salariés ont également été invités à participer, notamment via le centre d’appel. À quelques exceptions près, liées aux contraintes opérationnelles sur le terrain, les plannings ont globalement été respectueux des règles en vigueur.
SOCIAL DIRECT semble effectuer un travail satisfaisant auprès des salariés. Le service est composé de 26 assistantes sociales pour France Télévisions. Les rendez-vous se prennent dans monespace/ressources humaines/prévention/accompagnement des situations individuelles. Ils peuvent se tenir en présentiel ou en distanciel.
QUALISOCIAL est désormais le nouveau prestataire choisi par France Télévisions. Présence sur site environ une fois par semaine. Deux lignes d’écoute sont disponibles pour les salariés 24h/24, 7j/7. Le service est joignable au 0 805 384 772. L’an dernier, les principaux motifs de consultation concernaient des relations de travail dégradées, des exigences de travail et des exigences émotionnelles. Ces problématiques traduisent une perte de sens au travail, une intensification des tâches, des transformations des métiers, etc. Les élus souhaitent que les psychologues du travail puissent travailler sur la prévention au sein de l’entreprise.
L’étau se resserre pour les fumeurs ET les vapoteurs au siège de France Télévisions. La seule zone fumeurs dans l’enceinte de MFTV est le patio dit « France 3 ». À terme, l’entreprise se dirige vers une interdiction totale de fumer ou de vapoter à l’intérieur des bâtiments. Une décision importante tant pour des enjeux de santé publique que de sécurité.
On ne compte plus les chutes après glissade sur cette rampe, devenue le cauchemar des cyclistes. Depuis plusieurs années, les élus demandent l’application d’un revêtement anti-dérapant dans les zones accidentogènes. Il semblerait que cela soit enfin acté. Combien d’accidents du travail a-t-il fallu pour en arriver à cette décision ?
31 espaces de repli pour les Personnes à Mobilité Réduite ont été créés au Siège. Tous ont été équipés d’un téléphone pour permettre aux salariés concernés de se signaler. Malheureusement, les élus font état d’un certain nombre d’espaces de repli rendus inaccessibles, le plus souvent encombrés par des objets. Encore plus incompréhensible : le fait que ces emplacements à l’origine déjà occupés par des photocopieuses soient estampillés zone de repli pour PMR ! Le manque de personnes chargées de l’évacuation est également déploré par les élus.
Le taux moyen d’absentéisme à France Télévisions est de 6,62 %, en hausse de 0,26 point sur un an. On observe une augmentation de l’indicateur gravité avec une moyenne de 22,7 jours d’absence par salarié contre 21,7 l’année précédente. Le nombre des arrêts reste stable, mais leur durée est en augmentation : + 11 % en un an. À noter une augmentation de + 31 % des arrêts de longue durée à l’information. Le nombre de jours par accident du travail est en hausse de 7 %. Pour les élus, difficile de ne pas s’interroger sur le lien entre ces hausses et certaines pratiques managériales génératrices de risques psycho sociaux.
Un livret prévention santé sécurité campus est offert à chaque nouvel arrivant. Une obligation légale. Il contient des consignes de sécurité, les numéros d’urgence, des contacts, des droits, etc. Les élus souhaitent qu’il puisse être mis à disposition de tous les salariés.
Le niveau de l'emploi global en équivalents temps plein est de 3 579,7 ETP moyens soit :
Une baisse de -117,9 ETP moyens par rapport à la situation du 31 décembre 2024. Les salariés permanents représentent 88,4 % des effectifs globaux. La baisse est de - 88 ETP pour les PTA et de - 30 ETP pour les journalistes. À noter le solde des arrivées/départs : -10, soit 137 arrivées en CDI (dont 72 transformations CDD) contre 147 départs. Pour les heures supplémentaires payées, la baisse est significative : -25,2 % (-18,5 % pour les permanents, -35,3 % pour les non permanents). Les élus s’indignent du fait qu’ils ne soient jamais remplacés dans leurs services lorsqu’ils s’absentent dans le cadre de leurs mandats. Il suffirait pourtant que les managers le demandent. Alors qu’ils s’investissent dans la vie de l’entreprise, ces salariés élus peuvent dès lors être perçus comme des “privilégiés”. Conséquences : en l’absence de remplacement, leurs collègues se retrouvent avec une charge de travail accrue qui peut générer du ressentiment. Certains managers refusent même des congés à des salariés, sous prétexte que leurs collègues élus seront absents pour exercer leurs mandats. Inadmissible pour les élus ! Ces pratiques créent un climat délétère dans les services et ne respectent pas les accords signés. On frôle la discrimination syndicale.
Dans le cadre des objectifs de retour à l’équilibre fixés par la présidence, la direction a présenté plusieurs pistes d’économies actuellement à l’étude. Les discussions portent notamment sur :
Ces pistes font partie des réflexions en cours et suscitent de nombreuses interrogations de la part des élus sur leurs impacts sociaux, techniques et stratégiques.
Prochain CSE Siège : les 15 et 16 avril 2026
Paris, le 1er avril 2026
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Liminaire CGT au CSE Siège du 25 mars 2025
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Depuis quelques mois, l’audiovisuel public fait l’objet d’une attention toute particulière de l’Assemblée nationale. Dans ce pays on pourrait par exemple enquêter sur les dérapages budgétaires abyssaux des EPR, sur les centaines de milliards d’aides publiques distribuées sans contreparties aux entreprises privées, ou encore sur les morts au travail (deux par jour, soit deux fois plus que chez nos voisins européens), non, on préfère enquêter sur l’audiovisuel public…Visiblement une priorité pour certains bords politiques. Sur le principe, nous n’avons rien contre. Le contrôle parlementaire est sain. La transparence est nécessaire. Et le débat démocratique indispensable. Mais encore faut-il qu’une commission d’enquête ressemble à une commission d’enquête. Créé à la base pour examiner son fonctionnement, son financement, son pluralisme, ses pratiques éditoriales, ce à quoi nous assistons ressemble plus à un spectacle affligeant oscillant entre tribunal improvisé, télé réalité et règlements de comptes en direct. On en viendrait presque à regretter de ne pas avoir diffusé ce cirque en prime time, comme un nouvel épisode de « Faites entrer l’accusé ! » Car il faut bien reconnaître que le niveau du débat a parfois pris des chemins malaisants. Entre les insinuations, les procès d’intention, les menaces échangées en direct live, certains élus semblent avoir confondu contrôle démocratique et tribunal médiatique. Le problème n’est pas que l’audiovisuel public soit questionné. Le problème, c’est la manière dont il l’est et surtout par qui ! Quand une commission passe son temps à affirmer que le travail des journalistes serait globalement militant, quand elle se transforme en procès permanent de l’indépendance rédactionnelle, quand chaque audition ressemble à un interrogatoire sur les opinions supposées de notre ligne éditoriale… on ne cherche plus à comprendre un service public. On accuse ses journalistes d’être des marionnettes mais on veut en faire des pantins. On réclame la liberté d’expression… mais on soupçonne immédiatement de militantisme toute ligne éditoriale qui ne correspond pas à ses propres convictions. On réclame les salaires à nos têtes de gondole, mais ce sont les mêmes députés qui votent le secret des affaires, refusent de rendre publique leurs notes de frais ou hurlent à l’inquisition lorsqu’ils ont l’obligation de remplir leur formulaire de HATVP, Haute autorité pour la transparence de la vie publique. On demande des comptes… mais on transforme chaque réponse en preuve supplémentaire de culpabilité. Autrement dit : le verdict est écrit à l’avance. On cherche à l’intimider, à le mettre au pas, à le préparer au démantèlement. Quand le pouvoir enquête sur ceux qui l’informent, la démocratie devrait toujours se méfier Et les conséquences ne se sont pas fait attendre. Profitant de l’ambiance, le Premier Ministre nous a discrètement retiré 15 millions d’euros supplémentaires. Pas 15 millions de privilèges : 15 millions de moyens en moins ! Moins d’investissements, moins de programmes, moins de capacité à remplir notre mission de service public. Ses coupes budgétaires à répétition commencent à se voir à l’antenne. Des coupures de pubs omniprésentes dans les JO d’hiver, nos amis Anglais battus pour la première fois de leur histoire par les Italiens dans le tournois des 6 nations, mais sur TF1, France Télévisions a été obligé de revendre certains matchs. Plus nos moyens baissent, plus la critique monte. Pratique ! C’est exactement par cette stratégie que vous pouvez facilement vous débarrasser d’un service public : en faire un clone du privé. D’un autre coté si nous avions une ligne éditoriale claire et rigoureuse, nous ne prêterions pas le flanc aux critiques. Las, on constate que nos soirées électorales sur France 2 donnent la priorité à l’extrême droite, à tel point qu’un grand hebdomadaire s’est fendu d’un « billet » sur le sujet, que sur franceinfo des journalistes présentateurs de « talks » tirent à boulets rouges sur La France Insoumise et ou surfent sur des fakes news… Dernière en date, le relais ignoble que s’est fait l’antenne de notre chaîne d’info de la fausse déclaration de Bally Bayagoko, « Saint Denis, la ville des noirs » la vraie déclaration étant, « Saint Denis la ville des rois et du peuple vivant », devise de la ville. Par ailleurs, en déléguant à des producteurs privés nos magasines, nos documentaires, instantanément, des voix s’élèvent pour s’interroger de qui fait quoi et produit quoi. On l’a vu cet été avec un documentaire sur une ex-ministre des sports, ou plus récemment, sur un magazine consacré à la nouvelle coqueluche de l’extrême droite : Jordan Bardella. Quand nous produisions en interne, ces polémiques n’existaient pas. Mais à force de vouloir mettre l’audiovisuel public au banc des accusés, certains responsables politiques ont surtout réussi à démontrer une chose : l’indépendance journalistique reste indispensable. Non ! ce n’est pas un pouvoir de nuisance, mais un pouvoir de porter la vérité. Une vérité qui dérange, et en particulier l’extrême droite, en embuscade, dont les milliardaires/propriétaires de chaînes privées aimeraient nous dissoudre pour récupérer notre gâteau publicitaire, nos programmes, notre savoir-faire, nos contrats sportifs, afin de faire fructifier leurs petites affaires et imposer leur idéologie ultra libérale et réactionnaire. Mais que va-t-il rester de cette commission ? Certains lui prédisent un enterrement de première classe, tout cela pourrait finalement faire « pschitt ! » Et pendant ce temps-là, les techniciens, les journalistes, les administratifs, tous les salariés de l’audiovisuel public essayent simplement de mener à bien leur mission : Ils informent. Ils expliquent. Ils racontent. Bref, ils font exactement ce qu’on leur reproche : Leur travail.
Paris, le 25 mars 2026
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Compte rendu CGT au CSE Siège des 28 et 29 janvier 2026
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En introduction, vos élus CGT ont tenu à rappeler l’importance de ne pas faire l’impasse sur des sujets aussi importants que la mise en place du Hub Info Ici Régions, le risque grave à la rédaction nationale pointé du doigt par un rapport d’experts, la situation du service de la médiathèque, les changements d’organisation des régies et des plateaux du siège ou encore la création d’une chaîne info sport sur le numérique 24h/24 et cela, sans information préalable devant les élus. Absents de l’ordre du jour de ce CSE, ils ont promis de veiller à ce que ces points soient traités en temps et heure. Avec toutes ces réorganisations successives : la souffrance des salariés est réelle et elle doit être prise en compte ! Vos élus CGT s’y engagent.
Enquête accident de travail : la direction se désolidarise ! À la suite d’un accident du travail survenu le 6 juin 2025, déclaré par une salariée de la DRH de la Direction de l’Information, les élus ont voté la mise en place d’une enquête (CSE Siège du 9 juillet 2025). Une enquête conjointe, pour analyser plusieurs faits liés à cet accident, menée par 3 représentants du personnel et 2 représentants de la direction. En tout, 6 entretiens, totalement confidentiels, ont été réalisés. Ces entretiens ont permis aux élus du CSE de mieux comprendre les causes professionnelles qui ont conduit à cet accident, ainsi que la situation de travail dans l’encadrement de la rédaction nationale. Une enquête qui se passait bien, jusqu’à ce que les élus décident de faire appel à un cabinet extérieur pour les accompagner. « Nous avons été confrontés à quelque chose de totalement inédit ! Cela concerne des personnes au plus haut point et cela requiert une expertise que nous n’avions pas. » Décision désapprouvée par la direction : « Les règles établies au départ n’ont pas été respectées. » Elle aurait voulu y être associée, avoir son mot à dire sur le choix du cabinet d’expertise. La direction a donc décidé de clore l’enquête ! Mais les faits sont trop graves pour que les élus se taisent ! D’autant que la victime de cet accident a quitté l’entreprise depuis. L’enquête met en valeur la mise en place, par certains membres de l’équipe de la Direction de l’Information, « d’une forme de management caractérisé par un climat de peur généralisée, avec des excès de colère répétés, une impossibilité pour les acteurs RH d’exercer normalement leur rôle en raison d’une exclusion des décisions et d’une perte de crédibilité », ainsi « qu’une rupture du dialogue social accentuée par le contexte budgétaire tendu ». Le rapport pointe en outre « un climat de travail décrit comme anormal, contraire aux valeurs professionnelles et humaines ». Selon les élus, ce management « toxique » aurait même des « conséquences personnelles graves » sur les salariés de France Télévisions : « choc psychologique, malaise, troubles du sommeil, hausse des traitements médicaux, climat empêchant de s’exprimer, santé détériorée nécessitant la prise d’anxiolytiques, stress intense, consultation médicale suite aux menaces verbales décrites … » Dans leur compte rendu, les représentants du personnel du CSE ont proposé des préconisations auxquelles la direction n’a donc pas souhaité s’associer. « Nous ne validons pas vos conclusions. Nous ne sommes pas allés au bout ! » Les élus regrettent cette attitude. Ils déplorent également que l’entreprise ne prenne pas en compte les signes avant-coureurs pour éviter que certains salariés puissent nuire à d’autres ! « Dans cette entreprise, on est indulgent avec certains et sévère avec d’autres ! » ajoutent-ils. Les élus exigent qu’il n’y ait pas de passe-droit. Ils rappellent à la direction son devoir d’assurer la sécurité et la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Ils demandent que des actions rapides et concrètes soient mises en place pour faire cesser les agissements et pratiques managériales toxiques et cela, dans un délai de 3 mois. Sans réponses concrètes, ils n’excluent pas d’en référer à l’inspection du travail. Une résolution a donc été votée à l’unanimité dans ce sens.
Chaîne numérique des jeux olympiques : vos élus exigent transparence et consultation ! Sur le faire-part, le bébé semble pourtant en bonne santé ! La direction a annoncé en fanfare à la presse, la naissance d’une chaîne numérique des sports, accessible 24h/24 sur la plateforme france.tv, lancée dès le 30 janvier. Cette chaîne est une boucle - alimentée par la rédaction numérique et la vidéothèque des sports - en contenu de directs ou enregistrés, archives, épreuves inédites ; avec en plus, des interactions avec le public via un Tchat Live. Pendant la durée des JO, et ce dès le 2 février, cette chaîne diffusera en continu des épreuves, des directs et des contenus exclusifs. En soit, la naissance d’une chaîne qui enrichit l’offre de FTV est une bonne nouvelle… mais pour les élus qui n’ont absolument pas été mis au courant du projet : c’est une douche froide ! La direction est en effet venue présenter un seul aspect du projet global : celui de l’impact sur le CDE de ce que la direction présente comme une chaîne éphémère JO d’hiver, calquée sur le modèle des JO Paris 2024. Mais face aux interrogations plus larges des élus, elle a été obligée de le reconnaître : « il y a eu un loupé ! » Quid du projet dans son intégralité ? Les élus veulent en savoir plus ! Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24. Un possible changement majeur de charge de travail et d’organisation, décidé sans la moindre information-consultation ! Au moment où une saisine est en cours sur la souffrance au travail au CDE, et que le projet de renouvellement des régies du siège doit revenir en CSE, vos élus ont découvert qu’une régie temporaire est installée en toute discrétion au 2ᵉ étage par un prestataire, le temps des JO d’hiver. Par ailleurs, les représentants de proximité CGT dévoilaient dans leur gazette de janvier, les grandes lignes de ce projet de chaîne numérique des sports. Les élus ont donc voté une résolution exigeant une information‑consultation complète sur l’ensemble du projet : impacts sur les métiers, conditions de travail, emplois, formations. Ils rappellent la responsabilité de l’employeur en matière de santé et de sécurité. Sans réponses claires, cette gestion pourrait s’apparenter à une entrave au fonctionnement du CSE. Les élus préviennent : ils n’hésiteront pas à saisir la justice si nécessaire.
Opération « Paris-Nice 2026 » : des temps de repos toujours mal respectés ! Cette année, le « Paris-Nice » aura lieu du dimanche 8 au dimanche 15 mars 2026 avec un départ de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines (78). Une course particulière en raison de son dispositif technique lourd et itinérant. La couverture de l’évènement mobilisera une quarantaine de salariés de la Fabrique. Le car Challenger 2 de Toulouse assurera la production du signal international, du signal privatif pour France 3, d’un résumé de la course et d’un plateau enregistré pour Stade 2 la quotidienne ; en interconnexion avec plusieurs unités externes (car AMP, car Boost/EMG, satellites, tribune commentateurs). Face aux horaires étendus et aux déplacements quotidiens, une demande de dérogation au temps de travail hebdomadaire - jusqu’à 60 heures maximum - a été présentée au CSE.
Gestion de fin de mandat : 3 années intenses et des dossiers à suivre de près en instance ! L’ex-secrétaire du CSE Siège est venue présenter son bilan de fin de mandat aux élus. Il témoigne de l’engagement des élus du CSE Siège de contribuer à un dialogue social constructif, au service de tous.
Dès le début de mandat, le ton a été donné avec le projet TEMPO et la disparition des éditions nationales ! Un dossier impactant pour l’entreprise tout comme le projet CAMPUS, la situation de la D2S, la mise en place de SHERLOCK, les problèmes de climatisation et de légionellose … ou encore plus récemment, la dénonciation de l’accord collectif. D’autres dossiers ont impactés le secteur de l’information : la situation des chargés d’édition de France info (ex canal 27), le projet TEMPO devenu ICI, la situation des bureaux des correspondants en région, l’abus sur le forfait jour, les conséquences dans la durée de la fusion de l’information, le sujet récurrent du sous-dimensionnement des équipes et des moyens attribués à la chaine info, ou encore dernièrement, le déclenchement d’une enquête suite à un accident du travail impliquant la DRH de l’information. Autre secteur impacté : La Fabrique ! Entre réduction d’ETP et nécessité de transformation de l’entreprise, les sujets n’ont pas manqué ! Parmi eux : le service éclairage des plateaux, le CDE, la Média Factory, la disparition des équipes de tournages légères, la réorganisation du service de l’autopromotion, la situation des scriptes, Genesys ou le renouvellement des régies, le déménagement du plateau et de la régie de France info, S2 la quotidienne. Enfin, impossible d’éluder la situation de Télématin, une émission en perpétuel mouvement durant cette mandature (Plan TEPI, conditions de travail des monteurs, …).
Mais le rôle des élus du CSE ne se limite pas à la défense de l’emploi, des conditions de travail et à la santé et la sécurité des salariés, ils ont aussi la responsabilité des activités sociales et culturelles. Parmi les dossiers pris en charge : la mutualisation des caisses des restaurants du Campus, la signature de la convention de groupement pour le système de restauration Campus, l’ouverture de la cafétéria du Hall, l’aménagement de la salle de sport, le code de conduite anticorruption du CSE siège de France Télévisions ou encore la réécriture de la charte « Tourisme équitable ». Les élus ont également mis en œuvre de nombreuses opérations à l’attention des près de 7 000 ouvrants-droits pour promouvoir le départ en vacances ; la culture, les loisirs et le sport ou encore les enfants. Ils ont également mené plusieurs actions pour soutenir l’activité des salariés du CSE, ou encore l’activité de la restauration. La gestion du patrimoine immobilier du CSE aussi a mobilisé les élus du CSE siège. Au cœur des discussions également : les conditions d’exercice du mandat d’élu. L’ex-secrétaire rappelle qu’il n’est pas simple d’assumer cette responsabilité et que cela demande beaucoup d’engagement. Le manque de reconnaissance du travail exigé par le mandat est pointé du doigt. Enfin, on retiendra la demande d’aide formulée par le CSE Central pour le CSE de Mayotte, alors dévasté par le passage du cyclone Chido. Les élus du CSE Siège ont su répondre à l’appel avec 40.000 euros attribués.
L’action des commissions a également été détaillée. Celle des commissions obligatoires (SSCT, Économique et Structure, Marchés, Formation professionnelle et Emploi, Information et aide au logement, Egalite professionnelle, D2S) mais aussi celle des commissions facultatives (ASC, Transformation numérique, Restauration, Handicap). Autant de points qui ont su mobiliser vos élus sans relâche : des élus qui permettent d’ailleurs à l’entreprise d’identifier les points de vigilance. Et en portant la voix des salariés, ils jouent un rôle déterminant. Aucun projet ne peut être mis en œuvre durablement sans associer les représentants du personnel. Les élus ont voté en faveur de ce bilan de fin de mandat, à la quasi-unanimité (1 seule abstention).
Vie du CSE : les membres des commissions renouvelés
Ce CSE a aussi été l’occasion pour la nouvelle mandature d’élire les membres des différentes commissions. Ont été élus à l’unanimité :
Pour la Commission Emploi-Formation
Pour la Commission des Activités Sociales et Culturelles
Pour la Commission Égalité professionnelle
Pour la Commission Handicap
Pour la Commission Information et Aide au logement
Pour la Commission Transformation numérique et Nouvelles technologies IA
Pour la Commission Responsabilité Sociale et Environnement
Pour la Commission Restauration
Pour la Commission Production et Fabrication en interne
Pour la Commission Sports
L’élection des membres de la Commission des Marchés et de la Commission Sherlock est reportée au prochain CSE Siège.
Le 23 janvier dernier la constitution du nouveau bureau du CASCI ORTF a eu lieu. Voici vos nouveaux élus :
Les élus revendiquent par ailleurs que tous les secrétaires de CSE (INA, Radio France, France Bleu, Malakoff FTV, Siège, F3, Corse), contributeurs au financement du CASCI ORTF, soient désormais pleinement associés aux travaux du bureau. La prochaine plénière du CASCI ORTF doit se tenir le 6 février 2026 dans un contexte tendu En effet, l’établissement traverse une situation financière critique depuis que Radio France a dénoncé sa contribution aux deux CSE de la maison (Maison de la radio et ICI). Cette contribution représente 30 % du budget du CASCI ORTF : sans elle, la pérennité de l’établissement est clairement menacée. Le jugement a été reporté au 10 février.
Pour favoriser la communication de leurs actions avec les salariés du Siège, et notamment les jeunes, une grande partie des élus (56,5%), essentiellement de la majorité, ont voté la mise en place d’une application de communication sur smartphone. Son nom : « Ma vie pro CSE Siège FTV ». Une application liée à l’adresse professionnelle, elle doit permettre à tous les salariés de savoir ce que les élus défendent pour eux au quotidien. D’autres élus ont en revanche exprimé leur désaccord : si en soit, l’idée leur semble bonne, ils auraient aimé être associés à la réflexion en amont. Ils regrettent que d’autres applications n’aient pas été mises en concurrence. Ils alertent aussi sur le coût (2.000E/mois) et s’interrogent sur le mode de gestion de l’outil qui dépendra uniquement du bureau des élus du CSE.
En séance, les élus de la majorité ont annoncé leur décision unilatérale de faire marche arrière en rétablissant les critères d’ancienneté pour l’accès aux Aides Sociales et Culturelles. Pour la majorité, cela est une façon de faciliter l’accès des ASC aux CDD et intermittents. Un accès rendu extrêmement contraignant disent-t-ils, depuis la mise en place des nouvelles règles l’an passé (un accès alors ouvert sans restriction d’ancienneté mais obligeant les précaires à démontrer qu’ils étaient sous contrat pendant leur demande).
Des difficultés reconnues par vos élus CGT. Pour autant, ils jugent cette décision irresponsable et antidémocratique. D’abord, tous les élus du CSE Siège n’ont pas été consultés : le bureau a pris seul cette décision. Ensuite, une communication a déjà été envoyée à tous les salariés avant même d’avoir consulté les élus en séance ! Rappelons-le : ces décisions importantes engagent tous les élus du CSE Siège !
Et cette action nous met hors la loi ! Car depuis le mois d’avril 2024, une décision de la Cour de cassation oblige les CSE à bannir les critères d’ancienneté pour l’accès aux ASC. Le secrétaire du CSE Siège argue qu’un délai a été accordé jusqu’en décembre 2026 par l’URSSAF et que le CSE est légitime de rétablir cette mesure. Il oublie que la loi c’est la loi, et qu’elle s’applique dès que l’arrêt de jurisprudence tombe. En faisant fi de la loi, la majorité du CSE trahit la confiance et le mandat accordé par les salariés. France Télévisions est une entreprise publique : elle doit faire preuve d’exemplarité ! Voilà pourquoi vos élus CGT s’y sont opposés.
Paris, le 3 février 2026
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Allo ? Y a-t-il un pilote dans l’avion du nouveau CSE au Siège ?
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Premier CSE de cette nouvelle majorité et de ce nouveau bureau et le ton est déjà donné. Au menu : un programme d’une indigence visiblement assumée qui contraste singulièrement avec la saison précédente… Nous aurons l’occasion de le constater lors du bilan de fin de mandat que la Secrétaire sortante Sophie Pignal nous livrera en séance.
Préalablement à l’établissement de l’ordre du jour, la CGT avait fait part de ses demandes au nouveau secrétaire. Les voici :
L’expertise en a fait la démonstration et surtout la recommandation : au-delà de la question de sa pertinence, ce projet porte en lui les germes de grands désordres humains et organisationnels. C’est pourquoi nous nous devons de rester vigilants, de surveiller chaque étape et de continuer à interpeller la direction. Que s’est-il passé depuis ce mois de novembre 2025 où notre CSE avait voté à l’unanimité la résolution de faire une pause, vu l’état d’impréparation pour la mise en place de ce projet ? Comment se sont passés ?
Quid de la souffrance que ce projet a pu engendrer auprès des salariés ? Mais au fond, cela intéresse-t-il encore vraiment la nouvelle majorité ?
On se souvient d’ailleurs des bonnes paroles de l’ex-directeur de l’information assurant qu’un plan d’action et des mesures allaient être prises. Mais depuis les révélations du rapport CEDAET : rien, absolument rien, n’a changé à la rédaction nationale ! Et visiblement, les élections professionnelles passées, cela n’intéresse plus non plus ni la CGC, ni FO… Rappelons que ces risques psychosociaux suscitent même l’inquiétude de nos parlementaires. Pour preuve, les représentants de CEDAET ont été convoqués et interrogés la semaine dernière par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. A la rédaction on s’alarme … Au CSE du siège, on baille …
Elle démarre début février, avec les JO. Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24h !
Des changements imminents, puisqu’ils vont être mis en place dans les tout prochains jours par la direction de la Fabrique, avec un impact certain sur les effectifs et l’organisation de nos JT… et cela, en toute discrétion … loin des instances représentatives ! Honteux là encore ! D’autant qu’il semble se profiler une méthode peu glorieuse de la part de la direction pour réorganiser le travail, les vacations, les effectifs au Siège, et tout cela sous le regard impuissant des salariés ! Nous ne pouvons l’accepter !
Bien évidemment, pour la CGT cette méthode de contournement des instances est inacceptable. Mais visiblement, là encore, pour la majorité en place, le problème semble mineur : il ne sera pas débattu aujourd’hui malgré l’urgence ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Au final, seul le 6ème point proposé par la CGT aura fait l‘unanimité et figure à l’ordre du jour de ce CSE : il s’agit de l’enquête sur l’accident de travail de l’ex-DRH de l’information. Un ordre du jour pour le moins insuffisant donc, pour les élus de la CGT, tant les dossiers en cours et à venir leur semblent importants. C’est la démonstration que le syndicat majoritaire, FO, se pose clairement en allié objectif de la direction puisqu’il écarte les sujets les plus dérangeants, ceux qui ont été les plus documentés, les plus impactants pour la santé des salariés, et les plus symboliques. Prendre le pouvoir c’est une chose… l’exercer en est une autre ! Il faut pour cela rester à l’écoute des demandes de tous les élus ! À moins que la stratégie soit de ne pas s’en servir et de laisser le champ libre à la direction pour qu’elle déroule ses plans ? La CGT n’a pas l’intention de se laisser faire. Ses représentants et ses élus au CSE porteront le fer là où ça fait mal. Ils obligeront les actions pour sauvegarder la santé des salariés et leurs conditions de travail.
Paris, le 28 janvier 2026
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Compte-rendu CSE Siège constitutif 9 décembre 2025
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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir ! 96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études. Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
RESULTATS DES VOTES Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix Commission Emploi-Formation Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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Compte-rendu CSE Siège constitutif 9 décembre 2025
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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir !
96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études.
Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Sur le secteur Information et Sport, FO arrive 2e en termes de voix : elle récupère 3 RP sur 5 ! CGT, CFDT, et SNJ doivent se partager les 2 RP restants…Cherchez l’erreur !!! Autre injustice dans ce secteur, dans ce jeu de dupe, les PTA sont les grands perdants : 44% du secteur, 1 seul RP titulaire et 1 suppléant. Quelle honte ! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
Résultats des votes Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote.
Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour
COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour
Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix
Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF
La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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Compte-rendu CSE Siège Des 12 et 14 novembre 2025
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• DÉMÉNAGEMENT PLATEAU et RÉGIE FRANCE INFO : la confrontation n’est pas le choix des élus !
S’il y a une chose que les élus ne contestent pas, c’est bien la nécessité de renouveler les régies de France Télévisions, et bien entendu celle de franceinfo. Mais la mise en œuvre d’un tel projet ne peut pas se faire sans information totale et sincère des élus pour qu’ils puissent rendre un avis éclairé sur le projet qui leur est présenté. Or, le projet présenté comporte de nombreuses lacunes :
La direction reconnaît des maladresses mais insiste sur l’urgence pour franceinfo d’accéder à de nouveaux espaces et à une régie adaptée aux enjeux électoraux que sont les élections municipales et l’élection présidentielle. Elle l’affirme, ce projet est sans lien direct avec le projet global de renouvellement des régies, ce que contestent les élus qui n’ont pas souhaité rendre un avis. Mais ils tiennent à le rappeler, ne pas rendre d’avis ne signifie pas bloquer un projet. Seule une décision de justice peut stopper le déploiement d’un projet et si la justice considère que les conditions ne sont pas réunies pour que le projet puisse se dérouler sans mettre en péril les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés, effectivement elle peut prendre la décision de le suspendre un projet.
Les élus, eux, doivent se prononcer sur les risques pour la santé, la sécurité, les conditions de travail des salariés impactés par un projet. Ils ont indiqué qu’ils n’avaient pas la capacité de rendre un avis, ce que la direction a interprété comme un avis négatif.
Ce sera donc à la justice de trancher si la direction met en œuvre le projet.
• HUB INFO RÉGIONS: IV3 et ICI dissoutes, FTR prend le relais
La création du « Hub Info Régions » acte la disparition de IV3 et réduit à portion congrue la cellule « ICI » implantée au Siège qui ne sera plus qu’une antenne du Hub Info Régions. C’est désormais FTR implantée à Lyon qui devient le siège de la direction de l’information régionale. Ce qui frappe les élus, c’est que ce projet non seulement ne satisfait personne mais inquiète au plus haut point les salariés des 3 entités concernées.
Ils ont vécu la disparition des éditions nationales de la 3, se sont réorganisés et maintenant que tout fonctionne, tout est à nouveau remis en question avec des impacts sur leur emploi. 10 personnes vont être redéployées à la rédaction nationale mais où ? Rien n’est défini pour l’heure, 2 vont rejoindre le Hub.
Leur mission sera d’assurer la régulation technique et la production d’éléments de reportage. Tous ces changements vont modifier les conditions de travail des salariés (fin du télétravail, fin de la semaine de 4 jours, travail en horaires décalés pour certains, …) avec des risques psychosociaux non négligeables à la clef.
Les salariés vont devoir s’approprier les missions aujourd’hui attribuées aux journalistes de la rédaction nationale et de la cellule « ICI » du siège, c’est-à-dire le traitement de l’information y compris internationale, alors même que leur cœur de métier, c’est le régional ! Le début de l’année marquera pour FTR, la fin du JT « Toutes Régions » du midi et du week-end, quant à la bascule, elle est prévue pour le 27 janvier. Certes, la direction va proposer des formations pour les journalistes, mais le laps de temps qui leur est laissé pour pouvoir s’approprier leurs nouvelles missions est extrêmement court. Quant à la répartition des tâches au sein de ce collectif, elle reste floue. La direction explique que c’est une chance pour eux, mais ce n’est pas comme cela que les salariés le vivent. En effet, si le projet présenté précise le rôle du Hub, de l’antenne du siège et du bureau des régions, il ne dit pas comment les salariés des entités ICI, IV3 et FTR vont être repositionnés, qui va faire quoi, avec quels moyens, selon quelle répartition du travail, pour quels types de production, avec quels investissements, dans quel rythme de travail, et selon quel calendrier précis de déploiement pour réaliser les tâches confiées ? Les modalités opérationnelles du projet n’étant pas encore définies, les élus ont demandé un report de l’avis, le temps que la direction précise les rôles de chacun et les conditions dans lesquelles s’exercerait l’activité. Devant le refus de la direction, les élus n’ont pu que rendre un avis négatif sur ce projet. Cet avis négatif n’empêche pas le déploiement du projet, mais engage la direction à redoubler d’attention
• PONANT PARC: Déménagement et Flex office au programme !
La décision a été actée : le bail sera résilié mi-mai 2026. Conséquences : le déménagement des personnels de la comptabilité et du service finance et MOA, du service conformité, éthique et déontologie, du service performance et contrôle interne soit au total 89 personnes. Elles seront désormais positionnées dans l’immeuble Quadrans et vont se retrouver comme la plupart de leurs collègues, confrontées au Flex office. Si le service finance et MOA travaille aujourd’hui dans des bureaux ouverts, ce n’est pas le cas des personnels des autres services. Les élus s’inquiètent de cette situation et insistent sur la nécessité de préparer les salariés à cette nouvelle organisation du travail. Cela a déjà été démontré par le passé : le passage en Flex office n’est pas simple ! Les membres de la CSSCT sont régulièrement alertés sur de nombreux dysfonctionnements et le besoin d’adapter certains postes de travail aux contraintes vécues par certains salariés. La direction répond qu’elle a prévu des actions de communication, la désignation d’un référent dans chaque équipe, qui aura pour mission d’être l’interlocuteur des équipes IMG et de la direction. Les élus insistent sur la nécessité de prendre en considération la situation des salariés en situation de handicap, que celui-ci soit visible ou non, sans pour autant les stigmatiser, mais aussi celle des salariés ayant des fragilités. Ils prennent acte et pointent un risque sur les conditions de travail des collaborateurs concernés. Un suivi en CSSCT, et si nécessaire en instance est demandé.
• RÉFÉRENT HARCÈLEMENT DU CSE: le paritarisme au cœur des débats
Fin de mandat pour le référent harcèlement du Siège et l’occasion pour lui de dresser le bilan ! Un bilan en demi-teinte car la parole aujourd’hui n’est pas suffisamment libre pour que les cas de harcèlement puissent tous être traités. Le référent a aussi insisté sur la nécessité de ne pas minimiser le harcèlement moral, très répandu : “C’est un type d’action commun aux managers toxiques, notamment à la rédaction nationale et à IV3” Il a appelé la direction à une nouvelle négociation pour renforcer la place des référents dans toutes les instances. Pour permettre à la parole de libérer, le référent harcèlement estime que des évolutions sont nécessaires. Il formule ainsi trois demandes :
Les élus soutiennent ces demandes et remercient le référent harcèlement pour la qualité de son travail et de son engagement.
• JO ET PARALYMPIQUES D’HIVER: une demande de dérogation horaire à repréciser
La direction a présenté aux élus les plannings pour les Jeux olympiques d’hiver qui vont se dérouler en Italie sur des sites assez distanciés les uns des autres. Cette présentation a suscité de nombreuses remarques. La première concerne la qualité des documents présentés, complexes à analyser. Chaque service travaille dans son coin avec son propre logiciel, les documents sont ensuite réunis et transmis aux élus, sans que ceux-ci puissent comprendre la cohérence des informations transmises. Les élus demandent un peu plus de coordination. Leur seconde observation concerne les plannings présentés, des plannings qui ne correspondent pas à la réalité, et donc sur lesquels il est très compliqué de rendre un avis. La direction explique que la période électorale les contraint à présenter les plannings en amont, et que par voie de conséquence, il ne s’agit là que de plannings prévisionnels, qu’il faudra réadapter. Ce n’est pas entendable pour les élus : ils prennent acte mais demandent à la Direction de leur transmettre dès que possible des plannings mis à jour et donc, plus en lien avec la réalité de l’opération.
• VICTOIRES DE LA MUSIQUE: La fabrique en 1ère ligne
Dans le cadre de la captation et de la retransmission en direct des Victoires de la Musique Variétés le 13 février 2026, les équipes techniques de la Fabrique france.tv seront mobilisées à La Seine Musicale du 11 au 14 février pour l’installation, les répétitions, le tournage et le démontage des équipements. Compte tenu des contraintes liées à la production et à la disponibilité des artistes, une dérogation est sollicitée pour permettre un plafond de 60 heures maximum sur la semaine 7 (du 9 au 14 février). Le 15 février sera consacré au repos hebdomadaire. Les élus ont pris acte, ils demandent la présentation d’un réalisé dès que possible.
• AIDE À MAYOTTE: les élus du CSE Siège ont répondu présents.
En décembre 2024, le cyclone Chido a frappé Mayotte, causant 40 décès, des destructions massives et une forte hausse du coût de la vie. Les salariés de Mayotte la 1ère ont été particulièrement touchés. Leur outil de travail a été en partie dévasté et ils ont subi des pertes ou des destructions de leur logement, des difficultés d’accès à l’eau renforcées, la nécessité pour certains des se faire soigner en métropole ou à la Réunion, la perturbation de la scolarité des enfants qui a dû être déplacée. Pour venir en aide à leurs collègues, les élus du CSE de Mayotte se sont mobilisés afin de récolter des fonds. Au total, 134 835 € ont été récoltées dont 89 225 euros, issus de la solidarité des CSE de France Télévisions. Cela a permis aux salariés de recevoir une aide exceptionnelle de 1 000 €. Les salariés qui n’en ont pas encore bénéficié ont jusqu’au 30 novembre 2025 pour en faire la demande ; le solde sera redistribué équitablement.
• S2 LA QUOTIDIENNE: Un projet passé sous silence
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Compte-rendu CSE Siège des 17 et 18 septembre 2025
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Dénonciation des accords collectifs : La justice tranchera
La direction a entamé une procédure de dénonciation de l’accord collectif, une décision qui va avoir des impacts majeurs sur notre couverture sociale. L’ensemble des organisations syndicales et des élu·es du CSE Siège estiment que cette dénonciation n’a pas été faite dans les règles, que la direction aurait dû consulter l’ensemble des CSE du groupe ainsi que le CSE central préalablement à l’annonce de sa décision. Les élu·es décident donc de s’associer à l’action des syndicats pour demander en justice l’annulation de la dénonciation de l’accord collectif. La saisine du juge sera faite avant l’expiration du délai de préavis qui court jusqu’au 11 octobre. L’objectif est d’obtenir que les tous les CSE du groupe soient consultés.
Hub-Info « Ici Région » : Une mutation qui pose question !
Baptisé Hub-info “ICI-Régions”, il s’agit là d’une énième réorganisation qui vise à « créer un point de convergence éditorial entre les différentes entités de l’information régionale et nationale, pour mieux faire circuler les contenus, mutualiser les expertises, et renforcer la visibilité des productions issues des territoires » précise la direction. Un joli paquet cadeau pour faire accepter une réorganisation imposée sans réelle prise en compte des impacts humains. Le Hub info “ICI-Régions” va être créé à Lyon, avec une antenne rattachée au bureau de l’encadrement des correspondant·es des Régions, au Siège. La direction du Hub (directeur·trice, directeur·trice adjoint·e, assistant·e) sera basée à Lyon. Les journalistes du Hub lyonnais assureront, à la place de la rédaction nationale, la production des sujets nationaux et internationaux mis à disposition des JT des régions. Ils pourraient compléter cette offre en proposant des sujets produit par franceinfo. En attendant la mise en place du HUB, FTR continuera à produire et à diffuser ses journaux « Toutes Régions » sur l’antenne SAT ainsi que certaines opérations spéciales comme les soirées électorales. Elle pourra également proposer des formats récurrents (chroniques, modules interactifs). Mais la fin des JT « Toutes Régions » est programmée à l’issue de cette période de transition. L’activité du plateau et de la régie sera maintenue. Des évolutions sont prévues dans les fonctions existantes : la vacation de visionnage deviendra une vacation “d’aiguilleur·euse de contenus”, et une nouvelle tâche “Posté hot news” sera créée pour améliorer la réactivité face à l’actualité. Le bureau des Régions sera renforcé pour mieux coordonner la couverture des événements d’intérêt national en région : une partie des coordinateurs·trices (ex IV3) y est transférée. Leur mission : faire remonter les sujets régions vers les éditions du 13h, du 20h et de franceinfo. Le bureau reprendra également d’autres missions auparavant assurées par IV3, telles que la régulation des échanges entre les Régions et le Siège, et la planification et le suivi de l’actualité. En cas d’actualité majeure, des points de coordination inter-équipes pourront être organisés sous la supervision d’un·e directeur·rice adjoint·e. Les élu·es dénoncent une méthode de conduite du changement rigide et peu humaine qui n’associe pas les salarié·es. Ils pointent également un management jugé brutal de la part du directeur, porteur du projet, déjà remarqué lors de précédentes missions à IV3 et FTR. Les questions des élu·es portent sur : La concentration des décisions éditoriales au sein du hub qui risque d’uniformiser les contenus et d’appauvrir la richesse des approches locales. Où est l’autonomie éditoriale ? La charge de travail et les missions attribuées à chacun. Le devenir des coordinateurs·trices non affecté·es au bureau des régions, tout comme l’avenir des rédacteurs·trices en chef, responsables, chef·fes d’édition et assistant·es des éditions nationales. Le « pôle Images » (les échanges internationaux) que la direction dit vouloir renforcer sans plus de précisions. L’activité des rédacteur·trices, JRI et monteurs de la rédaction nationale travaillant sur ICI ? Certaines nouvelles missions, telles que « posté hot news » ou « aiguilleur·se de contenus ». Les impacts sur les éditions régionales, qui sont pourtant au cœur du dispositif. Pour les élu·es, l’Impact sur l’emploi est sous-estimé, le projet mentionnant explicitement le non-remplacement des départs et la mobilité interne, sans garanties suffisantes contre les mobilités forcées. Enfin, les outils techniques censés faciliter la circulation des contenus ne sont pas détaillés. En définitive, les élu·es s’interrogent sur le véritable objectif du projet : après la suppression d’IV3 et d’ICI national, quel avenir pour FTR ? Ils craignent que cette réorganisation ne soit qu’un écran de fumée, masquant une réduction drastique des effectifs et des missions. Afin de bénéficier d’un regard extérieur dans l’analyse de ce projet, les élu·es décident de recourir à un expert. Ils demandent également la réunion d’un CSE extraordinaire afin de pouvoir poursuivre des débats qui selon eux, ont été bien trop courts au égard à l’importance des évolutions envisagées.
Diagnostic femmes/hommes : Toujours un combat pas encore une réalité !
La parité au Siège reste stable avec 50,4 % de femmes, un chiffre constant depuis deux ans et salué par la commission. Toutefois, des déséquilibres persistent dans certaines familles professionnelles très genrées, notamment en « Gestion d’Entreprise », « Communication-Marketing-Études », « Immobilier et Moyens Généraux » et « Production, Fabrication, Technologies ». La direction affirme concentrer ses efforts sur les métiers techniques et numériques, où la mixité est une priorité. Chez les journalistes, 47,6 % des recrutements en 2024 concernent des femmes. Cependant, la sous-représentation féminine dans les postes d’encadrement, notamment chez les rédacteur·trices en chef, freine la progression vers la parité. Les écarts de rémunération restent préoccupants : le salaire brut médian des femmes est inférieur de 5,9 % à celui des hommes, un écart proche de celui de 2018, malgré une légère amélioration. Dans le secteur, 20 % de femmes et 18 % d’hommes ont pu en bénéficier d’une mesure. Du côté des PTA, les écarts salariaux sont quasi nuls : seulement -0,2 % pour les femmes, qui ont en moyenne 1,3 an d’ancienneté en plus. La progression vers l’égalité salariale est notable (+2,5 % en 7 ans). Les mesures salariales ont concerné 25 % des femmes et 23 % des hommes. La commission souligne des inégalités persistantes dans les Groupes 4, 8 et 9, mais salue les progrès réalisés dans les Groupes 3 et 6. Elle regrette toutefois le manque de données détaillées par emploi, qui empêche une analyse fine des évolutions de carrière. Le temps partiel reste très majoritairement féminin (80,9 %), les femmes assument majoritairement un rôle d’aidant ce qui n’est pas en conséquence sur leurs revenus. Le télétravail est également plus répandu chez les femmes mais moins chez les journalistes. La commission demande une meilleure visibilité des données sur ce sujet. En matière de formation, 62,6 % des femmes ont suivi une formation liée au développement des compétences, signe d’un engagement fort dans leur évolution professionnelle. La parité dans les formations « FOR » reste un objectif. La direction poursuit ses actions en faveur de la mixité : portraits, vidéos, interventions dans les écoles, partenariats (JobIRL, Elles Bougent), et un webinaire prévu le 23 septembre pour mobiliser les salarié·es comme ambassadeur·rices métiers. La commission recommande une présence de l’entreprise aux Olympiades Européennes de Mathématiques pour Filles (EGMO) en 2026 à Bordeaux. Enfin, pour les élu·es, la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence des rémunérations prévue pour juin 2026, est un enjeu majeur. Elle imposera de nouvelles obligations en matière de communication des données salariales. https://www.economie.gouv.fr/daj/lettre-de-la-daj-une-directive-europeenne-vient-renforcer-lapplication-du-principe-de-legalite Lire ici le compte-rendu de la commission 📎
Bilan Handicap : Il est temps de changer de regard sur le handicap
Au cours de la présentation de ce bilan handicap, la démonstration a été faite aux élu·es de la nécessité de compenser celui-ci : le président de la commission Frank OLS leur a présenté un texte tel que le lirait une personne dyslexique… une manière très efficace de comprendre les difficultés rencontrées par les personnes concernées. Le bilan présenté a également dénoncé certains effets pervers de l’obligation légale d’avoir 6 % de personnes handicapés au sein de son entreprise. Pour mesurer la progression de l’inclusion, les membres de la commission souhaitent que soient plutôt retenu le taux de recrutement de personnes en situation de handicap. Si celui-ci progresse, l’inclusion progresse. La commission reconnait l’implication de la direction dans la prise en compte du handicap mais elle regrette que celui-ci ne soit traité dans l’entreprise que sous l’aspect de l’adaptation du poste de travail. Elle souhaite que le sujet soit abordé, plus largement, dans tous les sujets du quotidien. La commission aimerait une communication inclusive. Sur le point de l’adaptation au poste de travail, les membres de la commission se sont montrés déçus par le site Campus, pourtant voulu comme inclusif, mais qui présente de nombreuses lacunes structurelles (matériel perdu, manque de rangements, procédures d’évacuation floues). Les élu·es et le cabinet d’experts Technologia, avaient pourtant alerté la direction dès 2023. Par ailleurs, la commission constate que le suivi des situations RQTH et santé s’est affaibli, rendant les démarches de reconnaissance et de prise en compte de leur situation plus complexes pour les salarié·es concerné·es. Parmi les démarches entreprises par France Télévisions : l’achat de kits UTS. Les élu·es demandent des précisions sur ces outils, acquis pour assurer le maintien dans l’emploi. Autre point soulevé par les élu·es, la situation des aidants. Ils sont difficiles à identifier et les mesures actuellement mises en œuvre par l’entreprise excluent une partie d’entre elle·eux. Le nouvel accord génération actuellement en négociation devrait permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de ce statut. Les élu·es soulignent la richesse des compétences développées par les aidants et souhaitent que celle-ci soit prise en considération lors de l’étude de leur situation ou de leurs demandes de reconversion. Le guide ministériel du proche aidant est disponible sur le site du ministère de l’économie. C’est un outil précieux pour les salarié·es qui se trouvent dans cette situation. La direction rappelle que le mois de novembre est le mois du handicap à France Télévisions. De nombreuses animations et opérations vont être menées pour sensibiliser et informer. C’est une initiative que les élu·es saluent : l’inclusion passe par l’information, le dialogue et la compréhension, la direction doit montrer l’exemple. Lire ici la résolution votée à l’unanimité 📎
Réalisé Cannes 2025 : Temps de travail dérogatoire… Entre promesses et réalité…
Pour assurer la couverture du festival de Cannes 2025 au travers de ses différentes éditions, la Direction de l’Information a demandé une dérogation sur la durée hebdomadaire du temps de travail qui a été soumise aux élu·es le 26 mars 2025 puis à l’Inspection du travail qui a donné son accord le 7 avril 2025. Si les résultats en termes de couverture sont incontestables : 33 sujets, 9 duplex, 3 JT en direct, 2 chroniques Culture tous les jours en matinale, une heure à une heure et demie de direct tous les soirs lors de la montée des marches et les audiences au rendez-vous notamment sur la plateforme et les réseaux sociaux. Le constat est implacable, les dépassements horaires sont légion pour les journalistes comme pour les techniciens. La faute aux impondérables dit la direction. Des impondérables certes, mais dont la direction connaît l’existence et pour lesquels elle n’a pas prévu de moyens supplémentaires répondent les élu·es ! Mais nombreux sont les salarié·es à vouloir travailler sur cette opération… « La passion ne justifie pas tout ! » répondent les élu·es : leur responsabilité est de veiller à la santé et à la sécurité des salarié·es. Ils exhortent la direction à inclure dans ses plannings prévisionnels, les impondérables, quitte à devoir renforcer les moyens. C’est leur condition pour une suite favorable aux futures demandes de dérogation horaire.
Réalisé Critérium 2025 : des dépassements à la marge
Le 77ème Critérium du Dauphiné 2025 s’est déroulé du dimanche 8 juin au dimanche 15 juin. La couverture de cette course a fait l’objet d’une demande de dérogation de temps de travail hebdomadaire maximum à 60h et la direction est venue présenter le réalisé qui a été marqué par quelques imprévus qui ont contraint la direction à réorganiser, en temps réel, les plannings (arrivée tardive des coureurs sur le plateau de TLS, pose de câblage de grande longueur, démontage complexe, matériel supplémentaire installé, besoin de renfort en personnel technique…). Au global, des dépassements d’horaires, certes dans une moindre mesure, mais que les élu·es ont tout de même pointé du doigt en rappelant les règles à la direction.
Vie du CSE : la survie du CI-ORTF en question !
Plusieurs désignations étaient opérées au cours de ce point : Jean-Jacques BUTY a été élu Président de la commission des ASC en remplacement de Monsieur François BADAIRE. Christophe BENS a été élu représentant au CASCI-ORTF en remplacement d’Olivier Le CLANCHE. Un groupement d’élu·es issus de chaque organisation syndicale a été mis en place pour rédiger la charte tourisme équitable. Ont été désigné·es : Benoit Salvi (FO) Antonio Ferreira (CFDT) Hélène Graftieaux (CGC) Alexis du Retail (CGT) Florence Caron (UNSA) Serge Cimino (SNJ)
Point CI-ORTF
Les élu·es se sont montré·es très inquiet·tes, à la suite à la décision de Radio France de ne plus financer le CI-ORTF. Les avocats du CSE de Radio France et ceux du CIORTF traitent actuellement ce dossier. Une telle décision aurait des conséquences dramatiques sur le financement du CI-ORTF et donc sur sa survie. Les élu·es du CSE siège souhaitent que ce sujet soit abordé avec les élu·es du CI ORTF à l’occasion du CSE du mois d’octobre.
À venir
Prochain CSE Siège Le 29 septembre 2025 (CSE Extraordinaire) Le 1er et 2 octobre 2025
Paris, le 23 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 17 septembre 2025 - Dénonciation de l’accord collectif, mariage ou funérailles ?
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Le 10 juillet dernier, la présidente de France Télévisions, nouvellement réélue pour un 3ème mandat, a dénoncé les accords d’entreprise. Une manière très particulière de nous souhaiter de bonnes vacances. Un an auparavant, nous avions été élus « champions du monde » de la couverture médiatique des JO de Paris. Et pour nous récompenser de ce magnifique engagement sans faille… la direction décide de jeter à la poubelle ce que les organisations syndicales ont âprement négocié pour nous protéger. Avec cette attaque directe contre les salariés, la direction fait le choix de mettre en place une stratégie guidée par un pouvoir politique affaibli, au lieu de défendre le sens même de notre mission de service public. Car à quoi sert cet accord ? A fixer les règles, à nous protéger contre les injonctions contradictoires et le management toxique, à harmoniser notre vie privée/vie professionnelle, à sanctuariser nos métiers donc nos compétences, mais aussi à maintenir nos rémunérations à un niveau décent, face aux attaques du monde libéral qui n’a qu’une seule obsession : rendre de moins en moins chers les coûts de production pour en tirer un maximum de profits, à partager entre de moins en moins de gens. Pour faire court : c’est notre bouclier contre les dérives managériales et les pressions politiques. Nous rendre plus économiques ne sert à première vue qu’un seul objectif : obéir à l’État pour qu’il puisse diminuer les dotations à notre égard. Mais est-il raisonnable de penser qu’il peut nous réserver un autre destin bien plus funeste ? Par exemple nous rendre « low cost » pour que l’on devienne plus facile à privatiser. Si nos indemnités de départ sont réduites, un plan social coûtera moins cher au repreneur. On appelle ça dans le monde machiste des affaires « préparer la mariée ». Ce n’est pas la 1ère fois que l’État sacrifie les bijoux de famille, des bijoux toujours vendus à perte à des copains milliardaires de préférence, une sorte de rétro commission des services rendus pour accéder au pouvoir. L’histoire est pleine de précédents. C’est peut-être ça le projet de madame Ernotte : nous rendre privatisables. Plus on sera petit, plus on sera faible, et plus on sera « bankable ». Entre les filiales (FTV Studio, France TV Cinéma, France TV Distribution) et les marques (La Fabrique, ICI, Culture Box), tout est déjà étiqueté, posé sur l’étagère prêt à mettre dans le caddie. Il n’y a plus qu’à ouvrir la boutique et passer à la caisse ! Avec l’incertitude politique du pays, un parti ouvertement xénophobe et populiste peut accéder au pouvoir dans quelques mois. Ils l’ont dit et redit : nous sommes dans leur collimateur, notre sort sera scellé en une après-midi parlementaire avec la bénédiction de la très grande majorité des Français tellement ils auront vu nos antennes détournées pour des destins personnels. Le risque politique est bien réel, il pourrait accélérer la disparition du service de l’audiovisuel public tel qu’on le connaît. Mais comment résister ? « Les Français veulent une télévision qui ne soit pas une copie de ce qui se fait dans le privé, que nos antennes ne soient pas une multiplication de jeux télévisés, de vieilles idées recyclées ou que nous n’allions pas débaucher des propagandistes dans les poubelles du paf pour animer des débats poujadistes sur notre chaîne toute info. Nous faire ressembler à la concurrence c’est nous faire disparaître ». Madame Ernotte et Monsieur Sitbon ont beau vanter le modèle « de la BBC à la française » pour nous faire avaler toutes leurs réformes, la stratégie d’économie à tout va qu’ils envisagent nous conduit droit vers un autre destin, bien moins reluisant, celui de devenir le « PBS américain », le service public de télévision outre atlantique. Vous ne le connaissez pas ? Normal, et pourtant il existe, mais… il est invisible et inaudible, et tellement à court de budget que ce sont des entreprises privées qui en financent les programmes. Vous pensez qu’on exagère ? On aimerait bien ! Mais non, nous n’exagèrerons pas, nous alertons ! Le risque est réel. L’enjeu n’est pas de faire peur, mais de mobiliser. Refuser le chacun pour soi. Ne pas se laisser diviser par la direction. Et que dire de cette envie soudaine de « conversation » avec les salariés, si ce n’est que cela ressemble à une parodie de dialogue social ? On notera au passage le calendrier.
Difficile d’y voir autre chose qu’une tentative de division et de contournement des syndicats en opposant dans chaque négociation des arguments sortis de sa plateforme magique, sans aucun moyen de vérification en prétendant savoir que les salariés veulent plus de souplesse, de flexibilité dans leur travail, globalement « la liberté ».Pour conclure, je reprendrai la phrase d’Henri Dominique Lacordaire, moines, dominicains et députés de la constituante en 1848 qui siégeait à l’extrême gauche :« Entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime »
Paris, le 17 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège du 03 septembre 2025 Double faute
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Le 28 juillet dernier, en deuxième partie de soirée, France 3 a diffusé un documentaire sur notre ex-ministre des Sports et sporadique ministre de l’Éducation Nationale Amélie Oudéa-Castéra. Une programmation qui déjà interroge ! Un an après les JO, en plein été, au beau milieu des rediffusions, l’affaire sentait le programme qu’on glisse discrètement sous le tapis, histoire que personne ne le voie. Mission réussie : personne ou presque, ne l’a vu… Pas étonnant, au vu du bilan de son action au gouvernement qui se résume à une série de sorties médiatiques embarrassantes, le souvenir d’une glissade dans la Seine, et un mensonge face caméra qui lui valut de ne passer que 28 jours rue de Grenelle, à peine plus long qu’un tournoi du Grand Chelem. Les Français l’avaient déjà largement oubliée… Mais voilà que le service public lui offre près d’une heure d’antenne ! Une commande passée à une société de production qui avait travaillé avec elle lorsqu’elle dirigeait la Fédération française de tennis, la réalisation confiée à un ancien joueur de tennis. Le décor était planté. Résultat : 147 000 téléspectateurs ! En revanche, un carton sur les réseaux sociaux, où l’affaire a fait les délices des snipers toujours prêts à dégainer dès que France Télévisions dérape. Car que montrait ce documentaire ? Une ex-ministre au bord des larmes, se posant en victime d’un monde politique d’une violence inouïe, « mal comprise » car trop sincère, maladroite en communication, et trahie par l’injustice des Français. Témoignages complaisants de proches à l’appui – sa sœur, son oncle, et même le président de la République, principal responsable du fiasco. On a échappé de peu à Nathalie Saint-Cricq, sa tante… Au final, 52 minutes de panégyrique, « d’entre soi », à peine égratigné par une journaliste du Parisien dont les propos n’ont pas, selon elle, été fidèlement retranscrits au montage. La presse s’est fait les choux gras de cette affaire et en particulier le journal « Libération » dans un article datant du 25 août. Car si la première erreur fut de commander et diffuser un tel documentaire, la seconde, plus grave, tient à la justification de la direction sur ce manque de rigueur éditoriale : « L’entreprise précise que le projet n’est pas une coproduction, mais un pré achat, un mode de financement censément beaucoup moins exigeant pour le groupe, car la rédaction n’y participe pas ». À sa lecture, on s’étouffe ! Quel aveu ! Voilà près de vingt ans que, tous syndicats confondus, nous alertons sur les dangers d’externaliser toujours davantage la fabrication de nos programmes, et voici que la direction reconnaît que cette politique nous conduit à diffuser n’importe quoi sur nos antennes et si c’est mauvais, c’est la faute des autres ! Depuis des décennies, les directions successives brandissent l’externalisation comme solution miracle : Exit ! les réalisateurs maison. Exit ! les équipes de tournage maison, tout le monde dehors, le privé c’est la panacée ! Aujourd’hui, hormis une poignée de salariés irréductibles délocalisés en Armorique, plus aucun programme de production n’est réalisé par des salariés de FTV. Seule l’information est encore entre nos mains, et encore pour combien de temps, puisque des tranches entières d’actualité de franceinfo sont produites par FTV Studio, donc tournées, montées et réalisées par du personnel intermittent. Cet aveu, désormais inscrit noir sur blanc, confirme ce que nous redoutions : à force de sacrifier le « fait maison », le service public s’expose à renoncer jusqu’à son exigence éditoriale. Ce documentaire aura eu au moins une qualité, établir une jurisprudence, et on s’en souviendra lorsque dans un avenir certainement très proche, on nous expliquera les bienfaits et l’absolue nécessité de se séparer encore un peu plus des salariés, et par voie de fait, de notre savoir-faire…
Paris, le 3 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 09 juillet 2025 « Réconcilier »
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Tout commence par un mail parfaitement anodin mais tout de même envoyé un vendredi soir par votre DRH. « Afin de faire connaissance et de faire le point sur votre situation professionnelle, seriez-vous libre mercredi prochain pour un temps d’échange ? ». A priori pourquoi pas, les rapports humains sont toujours préférables : échanger, communiquer, informer, c’est l’ADN même de nos métiers. Vous vous y rendez presque détendu et flatté, car on s’intéresse à vous… Et là… surprise ! La fameuse « douche froide ». Une performance, d’ailleurs, puisqu’elle réussit à vous glacer même dans un bureau sans climatisation à plus de 30 degrés. Vous appréciez moyennement la tournure que prend « ce moment d’échange ». On vous annonce – sans fioriture, sans anesthésie – que votre poste est supprimé. Plus besoin de vous. Merci, au revoir. Bien sûr vous n’êtes pas licencié, et heureusement d’ailleurs, car vous n’avez commis aucune faute, mais, il va falloir changer de métier, vous réinventer. C’est exactement ce qui vient d’arriver à 6 salariés historiques de Télématin, journaliste et réalisateurs. Leur rubrique ? Les reportages du 6h40. Supprimés. Donc eux aussi, par extension. La sentence est irrévocable ! Une ligne budgétaire de moins. La DRH leur dit : « Vous comprenez, il faut faire des économies… ». Conclusion : Les salariés seront donc toujours la variable d’ajustement lorsqu’il s’agit d’économies. Ce qui pose problème dans ce genre de méthode, c’est qu’il n’y aucun signe avant-coureur de la décision, aucun signal d’alarme. Ceux avec qui vous travaillez au quotidien, vos supérieurs hiérarchiques que vous connaissez, pour certains, depuis des décennies, parfaitement au courant de ce qui va vous tomber sur la tête, sont muets… Le résultat est là. Pas un mot des managers de Télématin, ni avant, ni après le rendez-vous. Pourquoi ? Comment dans ces conditions imaginer que cela puisse bien se passer ? Les seules pistes proposées ressemblent plus à des déclassements professionnels. Une sorte de nouveau départ mais qui ressemble à une voie de garage. Décidément à France TV, le mois de juillet est propice à se débarrasser des encombrants, une manière bien « corporate » de vous souhaiter « bonnes vacances »… car cette situation n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé aux 7 salariés des équipes légères du Siège il y a exactement un an. Concernant les équipes légères du Siège, 12 mois plus tard, le bilan est accablant. En dehors d’une salariée qui a été formée pour changer de métier, de la caméra au montage, pour les 6 autres, c’est le système D. Les arrêts maladies en sauvent certains, et les autres n’ont pas d’autre choix que d’accepter l’inacceptable, c’est-à-dire de passer de la caméra sur l’épaule, pour des magazines ou des documentaires, au joystick des caméras robotisées du plateau du JT. Tout le monde sait que cela ne pourra pas durer, que les tensions et les rancœurs vont s’accumuler. Mais côté direction, on joue la montre, on mise sur la résilience… et dans le parcours de la QVT de la transformation, on évite soigneusement de réaliser un bilan, quant à la fameuse « célébration du changement », autant dire qu’on a visiblement égaré le champagne. Dans ces 2 cas de figure, ce ne sont, ni les métiers, ni les compétences des salariés qui sont obsolètes, bien au contraire, ce sont justement ces compétences qui posent problème. Un vrai fardeau pour une entreprise qui, nous dit-on, n’a plus un sou. Enfin ça, c’est le mantra que l’on nous rabâche en boucle depuis des années, parce que l’argent, il y en a toujours, mais il va toujours dans les mêmes poches, et on les connaît : celles des producteurs privés. Ce calcul à court terme fait des ravages. Sur le plan humain, c’est un désastre. Économiquement, c’est tout aussi absurde : à force de décisions prises à la va-vite, au doigt mouillé, sans même faire semblant de réfléchir aux conséquences, ce sont les droits des salariés qu’on piétine gaiement. Et comme souvent dans ces cas-là, l’addition finit par arriver. Les avocats se frottent les mains, les dossiers s’entassent, les prud’hommes s’ennuient à force de répéter les mêmes jugements, car – surprise – ! France Télévisions perd quasiment toujours. En voilà donc 6 de plus qui vont aller grossir les rangs des mécontents… Salariés, si vous recevez un mail de la DRH vous proposant un rendez-vous pour faire connaissance ou faire un point sur votre parcours professionnel, méfiance !!! Sinon, c’était quoi déjà, le titre du grand projet porté par Madame Ernotte ? Ah oui… « Réconcilier ».
Paris, le 09 juillet 2025
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Compte rendu CGT du CSE Siège du 18 juin 2025
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Une résolution relative à l'affectation des comptes AEP-ASC a été voté à l’unanimité : 20 Votants – 20 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Mandatés par les élus à l’occasion du CSE Siège des 29 et 30 avril derniers, les experts du cabinet Acante sont venus restituer les conclusions de leur rapport concernant le projet de réorganisation des Services Généraux Parisiens. A ce titre, les SGP prendront le nom de Direction de l’Environnement de Travail (DET). Des changements dans l’organigramme doivent faire évoluer la structuration des équipes et leurs rattachements hiérarchiques pour pallier les dysfonctionnements remontés. Les experts ont donc eu à charge d’éclairer les élus sur l’ensemble des données manquantes mais aussi d’analyser les conséquences du projet sur les conditions de travail et la santé des salariés. Et leurs conclusions n’ont pas surpris les élus. Non seulement, le projet apparaît comme flou, mais comme à chaque fois il a été conçu par la direction, sans que celle-ci n’ait jugé bon de consulter les salariés, de les associer ou encore de les informer. Aucune évaluation de la charge de travail n’a été effectuée, alors que les missions et les périmètres d’intervention évoluent et que des suppressions et des créations de poste sont annoncées. Aucune fiche de poste n’a été transmise aux élus, ceci alors que 4 postes vont être créés. Pas un mot sur la situation des salariés en détachement dans le service. Aucune prise en compte des difficultés relationnelles, elles sont pourtant de notoriété publique, elles ne sont même pas évoquées. Aucune mention des missions attribuées aux nouveaux services QHSE, RSE, pas plus que du département technique et du département utilisateurs. Aucune information sur les futurs départs en retraite et leurs potentiels remplacements. Et pourtant ce projet est sur la table depuis le début de l’année ! L’absence de communication génère du stress et de la démotivation liés à un sentiment de manque de reconnaissance et donc, une ambiance dégradée. Pour les experts, il est plus que nécessaire qu’un dialogue soit engagé avec les salariés. Ce projet concerne une équipe dont 20 % des effectifs est en situation de handicap. Il est développé dans un contexte anxiogène justifié par les réorganisations successives de l’entreprise, mais aussi par des enjeux politiques, qui font peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’audiovisuel public et donc sur ses salariés. La bonne volonté du responsable du service ne permettra pas à elle seule de faire disparaître les risques psycho sociaux, associés à ce projet. Pour les élus, comme pour les Experts, Il est urgent de mettre en place un plan d’actions, ils préconisent de :
Un avis dans ce sens est voté à l’unanimité : 17 Votants – 17 Pour (Lire ici l’avis📎)
Le CSE a été l’occasion de présenter le rapport de la CSSCT qui s’est tenue le 15 mai dernier. Plusieurs points ont été abordés :
A la suite de 2 accidents de vélo survenus à FTV, la direction avait mis en place un groupe de travail réunissant des membres de la DSQVT, de la CSSCT, de la D2S et des SGP pour les analyser. Cela avait alors permis de déterminer des actions de prévention. Cette initiative est saluée par les membres de la CSSCT, la direction souhaite l’élargir à d’autres accidents du travail pour améliorer la prévention.
21 catégories de risques professionnels y ont été répertorié (risques liés à l’électricité, risques psychosociaux, risques sur l’eau ou en bordure d’eau, risques liés aux horaires atypiques, risque du travail isolé, etc.). Objectif : servir de base à l’élaboration du document unique d’évaluation des risques professionnels.
Le taux d’absentéisme à MFTV en 2024 s’élève à 5,94 % avec un nombre de jours d’absence moyen par salarié de 21,7. Il est le plus élevé à la direction de l’information même s’il a baissé par rapport à 2023. Comme à l’échelle nationale, les absences ont tendance à être plus longues avec une influence du facteur âge. Le nombre d’arrêts de travail de 1 à 3 mois a augmenté ( + 0,53 % d’absentéisme à la Fabrique en 2024, par exemple). Les élus regrettent que les motifs des arrêts longs ne leur soient pas communiqués.
En mars dernier, une personne en situation de handicap se déplaçant en fauteuil a été contrainte de descendre les marches pour accéder au bâtiment MFTV côté Valin. En cause : le problème d’accès à la clef d’utilisation de l’ascenseur, le fonctionnement défaillant de celui-ci mais aussi l’absence de solution de secours en cas de panne. Depuis, une boîte à clefs a été installée à l’intérieur des locaux auprès des agents de sécurité pour qu’ils puissent intervenir sans délai. Un technicien dédié est désormais chargé de la maintenance de l’ascenseur. Pour autant cet ascenseur n’est toujours pas réparé, ce qui choque les élus. La direction assure faire le nécessaire et travailler parallèlement à la recherche de solutions alternatives, comme la mise en place d’un système de chenille pour permettre l’accès à l’immeuble FTV côté Valin. Les élus demandent à la direction de trouver rapidement une solution efficace pour faire face à de nouvelles pannes. Ils notent également le mauvais état de l’ascenseur extérieur côté Delbarre et son absence de signalisation. Ils demandent à la direction de faire le nécessaire pour corriger cette situation.
Mais le gros point abordé au cours de cette séquence a été celui des tours aéroréfrigérantes car les conditions de travail dans l’immeuble MFTV sont particulièrement difficiles en ce moment : salles de montage, de mixage, bureaux administratifs, cuisines… personne n’est épargné ! Certains éprouvent plus de difficultés que d’autres à travailler dans de telles conditions (la température a atteint les 34° dans certains locaux) et le cabinet médical est fortement sollicité. La direction explique avoir informé la DRIEAT à la suite de résultats d’analyses inquiétants sur les tours aéroréfrigérantes. Celles-ci font en effet l’objet d’un contrôle à minima mensuel. Par suite de ces résultats, la décision a été prise de mettre les tours à l’arrêt et d’informer la DRIEAT qui mène actuellement une enquête sur une contamination à la légionellose. La direction l’affirme : « à aucun moment, les tours de France Télévisions n’ont été désignées comme étant responsables de cette contamination mais toutes les mesures ont été prises pour les assainir. » Les tours 1 à 4 ont été arrêtées et traitées sans qu’aucun signe de légionellose n’ait été détecté. Un système de secours a été installé sur le trottoir rue Delbarre mais il ne permet pas d’assurer la ventilation et la climatisation de l’ensemble du bâtiment. Ces tours ont été redémarrées le 17 juin, mais seule l’aération a été relancée, pas la ventilation ! Un nouveau prélèvement a été effectué, la direction attend les résultats de l’analyse pour remettre les tours en service et ainsi permettre le bon fonctionnement de la climatisation. Les tours 5 et 6 sont elles aussi à l’arrêt : elles sont actuellement traitées. Concernant les dernières tours, le protocole devrait être totalement réalisé d’ici le 30 juin, ce qui laisse présager un retour à la normal au 15 juillet. Vu la gravité de l’alerte et les conséquences sur les conditions de travail de l’ensemble du personnel de France Télévisions, les élus demandent qu’un point d’étape leur soit présenté lors du CSE du mois de juillet. D’ici là, la direction devrait avoir des nouvelles de la DRIEAT et savoir précisément ce qui est à l’origine de cette contamination à la légionellose. Les élus ont voté à l’unanimité une résolution pour acter ces engagements. 18 Votants – 18 Pour (Lire ici la résolution 📎)
La direction est venue présenter aux élus son projet de déménagement du service Culture de la Rédaction nationale ainsi que le réaménagement partiel de franceinfo : TV. Le service Culture va s’installer au 4ème étage, au cœur de la rédaction (à proximité de la salle de conférence de rédaction de France 2, et à la verticale des salles de montage et du Pc Info) dans des bureaux où était installée l’équipe de 13h15. La raison ? Son implantation actuelle, au 3ème étage, à proximité immédiate de franceinfo, dans un lieu de passage ne permet pas aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions. Cette volonté de déménagement a donc été présentée comme une action « gagnant/gagnant » : d’un côté, le service Culture retrouve une place au sein de la rédaction nationale, de l’autre, franceinfo récupère de l’espace et notamment, un espace de repos très attendu pour ses équipes. Les élus remarquent cependant que le nouvel espace dédié au service Culture fait 7m2 de moins que l’actuel. La direction se défend : « l’espace décloisonné donnera une sensation de volume. » Et d’ajouter : « chacun aura bien son propre bureau : ce ne sera pas un flex-office. » 11 placards (contre 16 aujourd’hui) seront également mis à disposition des collaborateurs pour pouvoir archiver la documentation. Enfin, la situation d’un salarié PMR induit la consultation préalable de l’ergonome. L’environnement de travail est présenté comme plus agréable grâce à une meilleure organisation des bureaux sans oublier un gain en tranquillité et en sérénité (moins de passage, plus de concentration) sans perte de luminosité. Sur ce point, les élus alertent la direction : les espaces de repos des techniciens prévus par Campus dans la zone, risquent de générer du passage et du bruit. Côté franceinfo, la chaîne souffre d’un manque cruel d’espace depuis sa création et les équipes sont éparpillées entre le 3ème, le 2nd et le 4ème étages, dans des bureaux parfois très sombres et éloignés du cœur de la rédaction. Ce déménagement est dont une bonne nouvelle ! En récupérant l’espace dédié aujourd’hui au service Culture, la chaîne bénéficiera de plus de surface, de plus de lumière, de plus de confort de travail pour davantage de cohésion d’équipe. De nouveaux espaces dédiés au directeur de la rédaction, à la cellule programmation de l’antenne, aux journalistes spécialistes et éditorialistes, au 11/13 et 10/13 WE sont désormais prévus. Ce projet de déménagement qui tient compte des contraintes budgétaires et ne prévoit aucuns travaux. Il sera coordonné de concert par la rédactrice en chef du service Culture de la rédaction nationale et le secrétaire général de la rédaction de franceinfo. Les équipes en ont été informées. Sa mise en œuvre est prévue dès le 20 juin. S’ils saluent cette initiative, les élus s’interrogent néanmoins sur la pérennité de ce projet pour franceinfo dont la régie devrait déménager au niveau 0.
La 4ème édition du Tour de France Féminin se déroulera à sur le sol français, du 26 juillet au 3 août. Cette édition débutera le 26 juillet en Bretagne et traversera la France en diagonale pour s’achever, après neuf étapes, au cœur du Val d’Abondance, à Châtel en Haute-Savoie. Le signal international du Tour de France Féminin 2025 sera réalisé par le car UM2 de la Fabrique qui réalisera également les émissions produites de la ligne d'arrivée. Un car caméra complétera le dispositif pour l’étape 8 au Col de la Madeleine. En amont, le vendredi 25 juillet est prévue une intégration à Plumelec des moyens techniques avec les partenaires et les prestataires. Concernant la couverture de la course :
La configuration de ce Tour de France Féminin induit des contraintes spécifiques liées à l’aspect itinérant du TDF (installation et démontage quotidiens des matériels techniques) avec une difficulté de remplacer les salariés. De plus, les équipes doivent se déplacer chaque soir vers le site de l’étape suivante : les temps de transport entre les villes d’arrivée sont donc aussi à prendre en compte. Une demande de dérogation du temps de travail hebdomadaire à 60h a donc été formulée aux élus du CSE Siège. Les élus ont voté une résolution à l’unanimité et souhaitent un retour sur le réalisé dès que possible. (Lire ici la résolution 📎)
Vote sur l’approbation des comptes du CSE 2024 : Comme chaque année, le bureau du CSE présente en instance, la politique sociale et culturelle menée au cours de l’année écoulée ainsi que les comptes du CSE. Pour rappel, le CSE reçoit des subventions de la direction d’un montant de 2,2 % de la masse salariale. 1,4 % de cette somme est reversé au CIORTF en vertu d’un accord signé par les OS et la direction. La part du budget réservée aux activités sociales et culturelles correspond donc à 0,8 % de la masse salariale soit 2 130,9 K€ pour 2024. Le CSE, bénéficient de réserve accumulée au cours de la période COVID, le budget 2024 a donc été élargi. Les événements marquants :
Désormais, tout salarié peut bénéficier des activités sociales et culturelles dès le premier jour de son contrat. Cette décision est tombée après le vote du budget prévisionnel du CSE et a quelque peu déstabilisé le bureau du CSE, qui a dû s’adapter pour tenir les comptes. Il a ainsi décidé de revoir les systèmes d’attribution des ASC, de modifier les plafonds, les barèmes, de définir des périodes d’inscription, et de limiter le subventionnement à 40 % du montant réel des prestations proposées.
Cette cafétéria est très appréciée des salariés, en témoigne sa fréquentation. Le hall foyer est devenu un lieu beaucoup plus festif qui accueille désormais de nombreuses manifestations.
L’arrivée d’un prestataire extérieur a été vécue par les salariés de la restauration comme une forme de concurrence qui les a poussés à adapter leurs offres et à engager des changements qui s’avèrent bien reçus par les salariés-clients du restaurant de la Maison France Télévisions.
Cette section compte désormais 86 adhérents, répartis sur les clubs athlétisme basket et foot.
La raison ? La décision de la Cour de cassation a fait bondir le nombre de bénéficiaires des ASC (France Télévisions Studio recours de façon importante aux non-permanents), le CSE Siège a préféré laisser FTVS gérer cette situation.
Principales opérations ASC 2024 :
2779 salariés ont participé à l’arbre de Noël 2024. Au total, la charge de Noël, (bons + arbre de Noël) a représenté la somme de 708 200 €
Chaque enfant à la charge d’un salarié entre 6 et 19 ans inclus, bénéficie d’une enveloppe de subvention de 80 €. Cette année 983 personnes ont pu en bénéficier.
1 452 demandes de chèques vacances ont été formulées au cours de l’année 2024. Cela représentait pour le CSE, un budget de 262 800 €.
104 dossiers ont été pris en charge dans le cadre du CESU.
49 605 places ont été vendues au cours de l’année, subventionnées à hauteur de 40 %. 173 abonnements ont été achetés.
47 000 € ont été investi dans le subventionnement de spectacles.
Au total 569 billets subventionnés à hauteur de 50 % ont été vendus aux salariés, soit un investissement de 32 200 € pour le CSE.
Au cours de l’année 2024, le CSE a financé une soirée sur la péniche Annette K au mois de juin, qui a accueilli (989 convives), une soirée organisée à « la baie du Roi » pour France Télévisions Studio à Vendargues, et une soirée sur la péniche, les maquereaux pour France Télévisions Studio Paris. La dépense totale a été de 192 900 €.
Au total Disneyland, le jardin d’acclimatation, l’Aquaboulevard, le parc Astérix, le SpeedPark, le zoo de Beauval et le parc zoologique de Paris on séduit 10 196 personnes, soit 255 100 € d’investissement pour le CSE.
4 980 € ont été versées au titre de la subvention, sport/ loisirs
444 bénéficiaires ont eu la chance de voyager en 2024 sur six destinations (New York, Hauteluce, Islande, Crète, Londres, Vienne-Strasbourg, Avignon). La participation du CSE à ses voyages, s’est élevée à 314 500 €.
Les subventions pour les hébergements de vacances ont bénéficié à 237 personnes.
113 dossiers ont été validés pour la période estivale, 63 sur la période hivernale. La participation du CSE pour l’ensemble de ces locations s’est élevé à 186 600 €.
Les différents appartements du CSE ont été occupés pendant 541 nuits au total au cours de l’année 2024. La participation des salariés s’est élevée à 43 900 €. Les charges du CSE, sur l’ensemble de ses appartements, ont grimpé pour atteindre la somme de 97 900 €.
À travers l’association Omnisport CSE siège, le CSE verse des subventions dont le montant s’est élevé à 21 000 € pour 2024. Le CSE subventionne également des cours proposés en Visio, soit un investissement de 10 500 € en 2024.
Écriture, chorale, dessin, studio de musique, conversation anglais : ces activités ont représenté un budget de 26 300 €.
Une prestation très recherchée par les salariées ! 805 séances ont ainsi été dispensées au cours de l’année 2024, pour un budget de 10 900 €.
118 rendez-vous ont été honorés pour un budget total de 7 800 €. Voilà une photographie assez complète des dépenses opérées par les élus du CSE pour la partie activité sociale et culturelle. Mais le CSE est également une instance politique, dont la mission est de défendre l’emploi, les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés et dans ce cadre-là, le CSE a également des dépenses qu’il opère, notamment pour réaliser des expertises lorsqu’il a besoin d’un regard éclairé sur un projet proposé ou pour attaquer la direction en justice, lorsque celle-ci ne respecte pas ses engagements. Pour le fonctionnement de l’instance politique, le CSE bénéficie d’un budget dit budget AEP. La subvention AEP correspond à 0,22 % de la masse salariale de l’entreprise. Pour 2024, son montant s’est élevé à 586 000 €. Si le financement des expertises est en règle générale partagée entre le CSE et la direction, ce n’est pas toujours le cas. Lorsque la direction n’est pas d’accord avec une expertise votée, celle-ci peut être à la charge à 100 % du CSE. Le budget qui lui est alloué lui permet donc de mettre en œuvre des expertises. Au cours de l’année 2024, le CSE Siège a pu financer l’exposition JO mise en œuvre à la cafétéria, majoritairement grâce au budget de fonctionnement. C’est également majoritairement sur le budget de fonctionnement du CSE, qu’est financé le RIE Guadeloupe, cette course qui célèbre l’abolition de l’esclavage et qui permet aux salariés du CSE Siège de rencontrer les élus et les salariés des Outre-Mer. Le budget fonctionnement du CSE permet également de former les élus, de les équiper d’outils adaptés (ordinateurs notamment) afin de leur permettre d’accomplir leur mission dans les meilleures conditions possibles. Il couvre enfin les frais de fonctionnement au quotidien (fournitures, abonnements, déplacements…) Au cours de l’année 2024, les élus ont été très raisonnables puisque le budget est excédentaire. Il a permis le reversement de 10 % de l’excédent sur le compte ASC, une décision qui permettra de moderniser les équipements de la restauration. Troisième budget présenté aux élus au cours de cette instance, le budget de la restauration, un budget difficile à tenir, car les prix des matières premières ont considérablement augmenté. Le restaurant d’entreprise fait également face à des comportements inacceptables : de la vaisselle disparaît régulièrement, on la retrouve dans les poubelles. Cette année, le budget vaisselle a été imputé de 15 000 € supplémentaires pour remplacer les assiettes et les couverts qui avaient été emportés. Les élus ne peuvent que regretter cette situation, dont l’ensemble des salariés assume les conséquences à travers le prix du repas. Les comptes du CSE ont été approuvés par le commissaire aux comptes. Ils ont fait l’objet d’un vote dont le résultat est le suivant : 20 votants, 14 Pour, 6 abstentions Cette présentation des comptes par Olivier, Le Clanche, trésorier du CSE est la dernière car celui-ci a fait le choix de partir en retraite au 1er août. Nous lui souhaitons le meilleur pour cette nouvelle aventure.
2 prestataires du CSE sont en dette vis-à-vis du CSE Siège. Le montant total à récupérer est de 75 000 € (bons cadeaux et places de concert non remboursés). Le CSE a donc fait le choix de donner mandat à Madame Sophie PIGNAL, membre élue titulaire et secrétaire de l’instance, pour engager les actions en justice et réclamer le remboursement de l’intégralité des créances dues, sans préjudice des éventuels dommages et intérêts réparant les manquements contractuels.
Prochain CSE Siège les 9 et 10 juillet 2025
Paris le 23 juin 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 18 juin 2024 - Lapix qui chante : « Voilà, c’est fini… »
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C’est avec cette chanson qu’Anne Sophie Lapix a terminé son journal de 20h le 29 mai dernier. 2 jours avant, elle venait d’apprendre qu’à la mi-juillet elle perdrait sa place de présentatrice de notre grand- messe quotidienne sur France 2. La rumeur bruissait dans le tout Paris médiatique depuis quelques semaines, ou plus précisément depuis que madame Ernotte avait de nouveau attaché sa ceinture pour 5 ans dans le cockpit de France Télévisions. Habituellement, la CGT ne sort pas les mouchoirs pour les stars du PAF. Mais là, quand même, ça mérite qu’on lève un sourcil. Pourquoi cette éviction ? Pourquoi si vite ? Les audiences ? Elles ne sont pas excellentes, mais est-ce la faute de madame Lapix ?
C’est toujours la même chose, quand l’audimat patine : on repeint le décor, on change le générique ou… le présentateur… C’est bien pratique et ça évite les remises en question de la ligne éditoriale, de la hiérarchie de l’information, de l’allongement du 20 h, de la qualité des micros-trottoirs, pardon ! Des sujets. Et pour justifier cette décision, on pointe son manque de popularité, non pas auprès des téléspectateurs… mais de la classe politique ! Qui trouve ses interviews trop pugnaces ! Résultat, nos hommes et femmes politiques qu’on n’imaginait pas aussi fragiles ne veulent plus venir sur France 2. Ils partent embobiner ailleurs. Quant à Anne-Sophie Lapix, elle est soupçonnée de « gauchisme ». Vous ne rêvez pas ! Tout cela pose la question de la sacro-sainte indépendance de l’audiovisuel public. Sur France TV, on vire les journalistes qui posent les bonnes questions. Et sur France Inter, les humoristes qui font des blagues. Elle a du plomb dans l’aile ! Petit rappel utile : La France est 25ème au classement mondial de la liberté de la presse ! Derrière tous ses voisins européens… Une performance médiocre… qui ne date pas d’hier. Plutôt que de se battre pour un changement de touche de télécommande pour franceinfo, on ferait mieux de mettre toute notre énergie pour améliorer ce classement. Mais non. On s’exécute, on exécute. Nous vivons dans un pays où durant 14 ans, les médias n’ont jamais évoqué la fille cachée d’un président alors que tous les journalistes savaient. « Vie privée ! », « ça n’intéresse pas les Français ! », voilà ce que l’on se disait dans les salles de rédaction pour se donner bonne conscience, avant de découvrir que des milliers de citoyens avaient été mis sur écoute pour que ce secret d’État soit bien gardé. Qui n’a pas vu ces 2 journalistes belges nous donner des leçons de pugnacité justement, devant un François Mitterrand rouge de colère, mettant un terme à l’interview en enlevant son micro. Scène impossible en France. Pourquoi ? Alors que France Télévisions a la noble ambition de vouloir lutter contre les fake news, les femmes et les hommes politiques vont pouvoir reprendre le chemin de nos studios et y distiller leurs éléments de langage, souvent émaillés de ce que l’on appelle pudiquement des « contres vérités » sans craindre la contradiction, comme l’a fait récemment notre ministre de la culture Rachida Dati déroulant son storytelling sur France Inter. France Télévisions n’a pas attendu 14 ans, mais plus d’un an pour diffuser un portrait au vitriol sur notre ministre de tutelle. Et l’on y découvre qu’elle a visiblement autant de casseroles que de bijoux cachés. Et pourquoi un tel différé ? Serait-ce pour ne pas entraver les ambitions de notre présidente ?... Alors, cela s’apparenterait à prendre l’antenne en otage pour sa carrière personnelle... Vous trouvez le mot un peu fort ? Pourtant il est convoqué à longueur d’antenne dès qu’il manque 3 trains devant un quai de gare. A France TV, maintenant que l’on va être débarrassé de cette présentatrice encombrante, l’air y sera plus doux. On pourra raconter à peu près n’importe quoi sans être dérangé par un : « Mais attendez, concrètement, vous allez faire comment ? »… Devant les échéances électorales qui s’annoncent, avec une extrême droite qui n’a plus qu’à souffler sur la porte de l’Élysée pour s’y installer et dont l’ADN sont les fake news, les mensonges vont pouvoir couler à flot, ils ne seront pas contrés. Et ceux qui oseront encore poser des questions gênantes, on leur chantera doucement dans l’oreillette : Voilà, c’est fini…
Paris, le 18 juin 2025
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Liminaire CGT CSE Siège du 20 mai 2025 - Touche pas à mon poste !
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Emmanuel Macron doit être un peu jaloux : Delphine Ernotte va réussir ce que lui ne peut même pas faire… un troisième mandat ! Soyons honnêtes, il y avait autant de suspense dans cette course à la présidence de France Télévisions que dans le « Jeu des 1 000 euros » quand l’animateur demande au candidat en fin d’émission : « Alors, vous tentez le super banco ? » Mais ne comptez pas sur nous pour chanter en chœur le fameux « super ! super ! super ! » à la suite de la décision de l’Arcom. Ce qui mériterait plutôt réflexion, c’est ce grand vide autour de cette nomination : très peu de candidats, pas de débat, pas de projet… pas d’intérêt. À croire que même pour un bureau avec vue sur la Seine, une place VIP à Roland Garros, aux Césars, et une Suite au Festival de Cannes, personne ne veut du poste ! C’est peut-être ça, le vrai bilan de la décennie Ernotte : France Télévisions, cette entreprise centrale dans le paysage audiovisuel est devenue une poudrière, une ligne budgétaire de plus à mettre à la diète dans les comptes de l’exécutif. Le groupe est dans un tel état que la seule solution, c’est… l’auto-succession. La marge de manœuvre laissée par le gouvernement étant tellement étroite ! Une des conséquences prévisibles de la disparition de la redevance.
Madame Ernotte, il faut le reconnaître, a « fait le job ». Enfin, selon les critères du gouvernement. Cette saison 3 qui se prépare pourrait s’intituler : Delphine et Rachida, amies à la ville comme à l’écran, tellement notre Présidente marche dans les pas de notre ministre de la Culture en soutenant son sinistre projet de fusion. C’est même certainement pour ça qu’elle a été reconduite aussi facilement. Après 10 ans d’efforts, il va falloir encore faire des économies et une des pistes envisagées est d’aller tailler dans l’accord d’entreprise. Celui qui nous protège encore un peu. Mais que va-t-on nous enlever ? Nos stock-options ? Nos Porsche Cayenne de fonction ? Notre flotte de jets privés ? Nos cartes Visa Infinite, euh pardon, Corporate ? On murmure même qu’on aurait « trop de congés » … Ah bon ? Travailler un week-end sur deux, enchaîner les semaines de 60 heures, partir trois semaines sans voir sa famille, ça n’a pas un coût humain, peut-être ? Bien sûr que si, et ça se paie. Ou au minimum, ça se compense ! On parle aussi de revoir les fiches de poste… Alors qu’on voit déjà des techniciens autrefois globe-trotters caméra au poing, finir dans des sous-sols à gérer des caméras automatiques sans même qu’on leur demande leur avis. Pendant que la direction, aussi rigide qu’un écran plat, exige toujours plus de flexibilité… de la part des salariés, évidemment. Il ne faudrait pas confondre souplesse et contorsionnisme ! Quant aux salaires, les NAO sont devenues une vaste comédie où il faudrait dire merci d’avoir tous les 4 ans 2,5 % d’augmentation quand, dans le même temps, l’inflation a grimpé 2 à 3 fois plus ? Et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne parle pas ici de sauver l’entreprise d’un rachat par la Chine ou d’une délocalisation massive. Non, notre principal concurrent, c’est… l’État lui-même, qui taille dans les budgets publics pour mieux offrir des cadeaux fiscaux aux 0,1 % les plus riches. Madame Ernotte a même déclaré devant l’Arcom qu’une entreprise publique ne peut pas être en déficit. Très bien. Mais de quel déficit parle-t-on ? Celui qu’on nous impose en haut lieu en nous réduisant les ressources et en nous faisant financer des opérations de com’, comme cette parade des champions le 14 septembre dernier : 5 millions d’euros, non budgétés, mais bien dépensés. Et après, on vient nous demander de faire des économies ? Alors quoi, on doit accepter ça comme une fatalité ? Réforme après réforme ? Vous savez d’où vient le mot « réforme » ? Du latin « reformare », littéralement « reprendre forme ». Plus prosaïquement, « rentrer dans le moule ». Vaste programme. Autant vous dire qu’à la CGT ce n’est pas notre tasse de thé. Nous, on sera là, ligne après ligne, article après article, pour défendre notre accord collectif de 2013. Il n’est pas parfait, mais au moins, il existe et il nous protège. Nous nous battrons également pour défendre une qualité des programmes, n’en déplaise à certains qui pensent que la télévision peut se faire sans personnel. Une chaîne de télévision, c’est également une chaîne humaine qui fabrique un programme. Pas des automatismes et encore moins de l’IA. C’est sans doute pour ça que personne ne veut diriger France Télévisions aujourd’hui : il ne faut pas être compétent, il faut être obéissant. Mais bon, au moins cette reconduction a un avantage :
Pas besoin de faire semblant de souhaiter la bienvenue à une nouvelle Présidente…. Paris, le 20 mai 2025
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Liminaire CGT CSE Extraordinaire Siège du 20 mai 2025 - franceinfo TV - Chaîne Premium ?
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Sur franceinfo tv, on a tout dit, ou presque. Surtout, on dit et on redit à chaque fois les mêmes choses !
Au final, à force de tirer sur la corde, elle casse, entraînant toutes sortes de dérives. Des incidents d’antenne en début d’année ont révélé le problème de la validation éditoriale et les faiblesses structurelles d’organisation. Des chroniqueurs extérieurs et des invités, parfois castés à la va vite, sur les talks ne sont pas à la hauteur, et glissent souvent vers l’extrême droite. Mais aussi et surtout, encore des salariés en souffrance, physique, psychique… En témoigne la situation effarante des chargés d’édition, toutes et tous en arrêt maladie, remplacés par des CDD ! Le passage sur le canal 16 va-t-il résoudre tout cela comme par miracle ? C’est une occasion à saisir en tout cas ! A bras le corps ! L’occasion de :
Reste à savoir dans quel état d’esprit se trouve la direction à l’aube du nouveau franceinfo canal 16 ? On ne sait rien ! Pourtant, depuis des mois, les organisations syndicales, les salariés, demandent que la direction les informe, les implique. Les prémisses esquissées de la réorganisation interrogent :
Quatre postes de cadres, certes nécessaires, mais où est le renfort des forces de production ?
La direction ne le cache pas : c’est pour masquer l’inévitable renfort en ETP. Quid de la sacralisation du Final Cut éditorial à FTV dans ses collaborations avec FTVS ? La CGT n’acceptera pas que la direction vende la chaîne info à la découpe à FTVS !
Là aussi, la CGT met en garde la direction : sous couvert de réorganisation, pas question de reproduire, au sein de la rédaction de franceinfo tv, la culture violente de management (éditorial et humain) héritée de France 2 : elle a tant fait souffrir à la rédaction nationale. L’importation de ces méthodes à Franceinfo serait loin d’être la meilleure idée… Comment ne pas interpréter l’arrivée de journalistes de France 2 sur des postes importants comme une volonté d’étouffer le regard différent d’une de nos rédactions ? De plus, la direction envoie sans complexe, un message bien méprisant à ceux qui, depuis la création de la chaîne n’ont eu de cesse de s’investir pour la faire fonctionner et qui ne récoltent comme seule récompense qu’un message que les salariés ne peuvent accueillir autrement qu’un « pousse-toi de là qu’on s’y mette ! » Lors du dernier CSE, l’intervention du directeur de l’information fut tellement indigente que nous sommes à nouveau rassemblés ici pour connaître les réelles intentions de la direction et en détail. Quel est donc le projet pour franceinfo ? Est-ce celui de hisser franceinfo canal 16 comme étendard de l’information nationale de France Télévisions, comme la Présidente le laisse entendre dans son projet ? La réponse doit être claire et à la hauteur des enjeux ! Elle doit s’inscrire dans les actes et dans la réalité des prochains mois et des prochaines années… « Franceinfo : chaîne d’information Premium. » Un projet ambitieux de service public que les salariés de FTV et les citoyens appellent de leurs vœux !
Paris, le 20 mai 2025
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Compte-rendu CSE Siège 26 et 27 mars 2025
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Impossible pour les élus, CGT comprise, de commencer ce CSE sans affirmer haut et fort leur profonde indignation face à la politique « anti sociale » menée par la direction ces dernières semaines. Il semblerait que la lettre recommandée annonçant une convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, soit devenu un outil de management. Les élus condamnent fermement cette stratégie. Ils l’analysent comme un avertissement cinglant adressé aux salariés qui ne rentreraient pas dans le rang. Ou pire, cela ressemble même à un plan social qui ne dit pas son nom ! Pour les élus, il est donc indispensable d’agir pour que cessent ces procédures qui ne respectent pas l’échelle des sanctions disciplinaires prévue par le règlement intérieur et qui, de surcroît, ne sont pas sans impact sur la santé de l’ensemble des salariés. Ceux qui sont visés par ces procédures et tous les autres qui se demandent ce qui va leur tomber sur la tête.
La 78ème édition du Festival de Cannes se déroule du 13 au 24 mai 2025 au Palais des festivals à Cannes. Cette année, la présidente du jury est l'actrice Juliette Binoche. France Télévisions couvre à nouveau l’événement avec la Fabrique qui va exploiter avec sa régie flight UM3 le plateau « Panthiero ». Dès le vendredi 9 mai et jusqu’au 23 mai (démontage le 24) une équipe va s’installer dans une série d’Algeco sur le port de Cannes afin de fabriquer les émissions dédiées à cet évènement et diffusées sur les chaînes du Groupe. Le car régie VM Benjamin 2 se positionnera pour TvFestival dès le 9 mai. Les élus constatent et regrettent que le service éclairage ne soit pas associé à cette opération alors qu’il fait partie de la Fabrique. L’amplitude horaire de 48 h sera largement dépassée, ce qui explique la demande de dérogation horaire formulée aux élus. Ceux-ci ont pris connaissance des plannings et ont pu remarquer l’effort fait par la direction pour ne pas programmer les équipes au-delà de 55 heures par semaine. La Fabrique promet d’ailleurs de modifier les plannings pour permettre aux équipes de repartir à 10h du matin et non 8h afin de respecter le repos légal. Enfin, rien ne change : les équipes voyageront en train pour satisfaire les critères de RSE, mais les présentatrices/présentateurs voyageront probablement en avion pour des questions de temps. Les élus ont demandé qu’elles/ils soient remplacés par leur joker afin de répondre aux critères Écoprod. Les élus demandent un retour sur le réalisé dès que possible ainsi que sur les réserves émises. 20 Votants, 20 Pour - Lire la résolution ici 📎
Pas de baisse des effectifs constatée pour cette année 2024 ! Au 31 décembre 2024, France Télévisions comptait un effectif de 3 791 Permanents présents soit un gain de 3 personnes, par rapport au 31 décembre 2023. Pour autant, les annonces relatives au budget alloué à France Télévisions inquiètent et les salariés se montrent inquiets pour les années à venir. Au total, les effectifs permanents représentent 84,51 % des effectifs globaux alors que la part des effectifs non permanents représente 15,49 %, Les élus ont souligné le niveau élevé des licenciements, même si une part importante correspond à des licenciements pour inaptitude. Ces derniers peuvent être considérés dans certains cas comme des échecs, car l’entreprise n’a pas réussi (ou pas voulu) maintenir le salarié dans l’emploi. Ils notent que ce niveau élevé est à mettre en corrélation avec l’épidémie d’entretiens disciplinaires de ces derniers mois, constatés par les OS. Cela interroge, un plan social est-il en préparation ? La direction dément. En tout cas, il semble que la bienveillance a disparu dans l’entreprise, comme s’il y avait une volonté de laisser les personnes s’user et se démotiver. Les élus remarquent également que si les remplacements pour détachement ont bien lieu, tous les congés ne sont pas remplacés, tous les arrêts maladie ne le sont pas non plus. La direction ne le nie pas mais explique que le taux d’absentéisme a baissé et qu’il n’est pas toujours facile de remplacer sur des durées d’absences très courtes. La bonne nouvelle, c’est l’augmentation des remplacements pour cause de maternité que ce soit chez les mamans ou chez les papas. Enfin, les salariés ont opté majoritairement pour le paiement des heures supplémentaires plutôt que pour la récupération, sans doute pour compenser des hausses de salaires jugées largement insuffisantes.
La présentation du rapport de la CSSCT a permis de faire le point sur différentes situations problématiques à France Télévisions, suivies de près par les élus membres de la CSSCT.
Elle sera étendue lors des travaux liés au projet GENESYS. Une dératisation va être mise en place lors de ce projet.
Il y a un problème récurrent avec ces sanitaires du niveau 0 (souvent mal nettoyés ou hors service), qui devrait être réglé par le prestataire ATALIAN ménage et le prestataire ATALIAN multi-service (réparation)
Le parking vélo du Siège reste accidentogène. Il faudrait remettre un revêtement anti-dérapant et séparer les deux roues des voitures, rappeler les consignes de sécurité (notamment en cas de pluie) et revoir la signalétique pour assurer la sécurité des usagers à vélo. L’installation de caméra est préconisée.
Les tours aéroréfrigérantes concernées sont toujours à l’arrêt. Un rendez-vous est fixé le 11 avril avec les services de la préfecture de Paris pour validation de la fin de la légionellose. La terrasse n’est toujours pas accessible. Le port de masques FFP3 est recommandé pour les personnels amenés à intervenir sur site.
Aucun dépassement des seuils de dioxyde d’azote autorisés n’a été constaté lors des derniers tests réalisés le 16 janvier 2025. Toutefois, de nouveaux tests vont être réalisés avec des capteurs « dynamiques », qui donneront des résultats tout au long de la journée, et permettront donc de connaître avec précision le degré d’exposition des salariés pendant la présence sur site, notamment en régie 4. Ont également été présentés les bilans annuels 2024 de l’assistance sociale et du psychologue du travail. 4 assistants sociaux sont présents au siège pour 3 455 salariés, ce n’est pas suffisant d’autant que les besoins vont croissants. Les sollicitations se font principalement par téléphone, les journées de présence sur site des assistants sociaux vont donc être utilisées pour des actions de sensibilisation à la santé au travail : HANDICAP / RETRAITE /ALTERNANCE. Concernant les psychologues du travail, les demandes d’entretien bien que faibles sont en hausse. FTV va donner de la visibilité à ce service. Pour prendre RDV, il ne sera plus nécessaire de passer par le cabinet médical, cela pourra se faire directement en ligne sur la plateforme du cabinet ACCA. Les entretiens sont confidentiels, toutefois, le Cabinet a pu identifier les sujets d’inquiétude pour les salariés :
Des thématiques régulièrement évoquées en CSE sont mises en avant comme l’insécurité de la situation de travail, les relations dégradées avec la hiérarchie, les conflits de valeurs, la perte d’autonomie et de marge de manœuvre : des situations faisant état de risques psychosociaux que la direction ne peut ignorer. Enfin, les membres de la CCSCT ont entendu le nouveau directeur de la D2S (Direction de la Sûreté et de la Sécurité). La commission de suivi de la D2S voudrait également le rencontrer.
En décembre dernier à Mayotte, le cyclone Chido a fait de gros dégâts ! Du jour au lendemain, les salariés de Mayotte la 1ère se sont retrouvés sans logement. C’est pourquoi le CSE de Mayotte la 1ère a fait appel à la direction mais aussi au CSE Central pour demander une enveloppe exceptionnelle pour aider les salariés de France Télévisions en difficulté sur l’île. Tous les CSE de FTV ont été sollicité et ont répondu présent. Le CSE Central coordonne l’opération. Il présentera un rapport détaillé des sommes distribuées aux différents CSE ainsi que l’usage qui en aura été fait. Le CSE Siège a décidé d’apporter une aide de 40 000 euros aux collègues mahorais. Ils ont voté une résolution à l’unanimité en faveur de cette aide. Lire la résolution ici 📎
Cette séquence a également été l’occasion d’évoquer le questionnaire Campus de la restauration. Il en ressort plusieurs pistes d’amélioration pour le restaurant de FTV : réduire l’usage des matières grasses et du sel, améliorer la présentation des plats, revoir le tarif des entrées et des desserts, réduire la présence de nuisibles, améliorer l’offre du soir et du week-end, améliorer l’information sur la contenance des plats, mieux gérer les flux sur certains stands et proposer plus d’aliments bio et de saison. Le degré de satisfaction est pour l’instant plus élevé pour le restaurant de Quadrans mais l’engouement initial devrait se tasser avec le temps. On ne peut comparer l’offre de Quadrans avec celle du Siège, les volumes et les quantités n’étant pas les mêmes, les astreintes soir et week-end non plus. Paris, le 1er avril 2025
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