Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 20 novembre 2024 - Ici, on ne sait plus où on habite
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Ici, on ne sait plus où on habite
Nous arrivons à ce CSE avec beaucoup de questions et d’interrogations. Nous vous les posons, puisqu’officiellement vous êtes la direction du Réseau. Au-delà de vous, nous les posons à ceux qui décident vraiment dans cette entreprise et dont vous êtes les collaborateurs. Que voulez-vous faire du réseau régional ? Quelles ambitions portez-vous, si tant est qu’il y ait une ambition pour les régions de France 3 ? L’année 2024 a été particulièrement morose : coup de frein sur l’activité de programmes, réduction des ambitions éditoriales de l’info faute des moyens adéquats, persistance du sous-dimensionnement chronique des équipes web, effacement de l’identité historique de notre chaîne. Ici, on ne sait plus où on habite. Il est temps de présenter la ligne d’horizon pour les femmes et les hommes qui fabriquent quotidiennement la télévision régionale. Le projet de développement des chaines régionales a fait long feu, les rapprochements entre les réseaux de France Bleu et de France 3 ne sont pas clairement décrits, les impacts sur l’activité, les effectifs, sur les conditions de travail ne sont pas connues des salariés et de leurs représentants. Il ne suffit pas d’asséner des grandes déclarations lénifiantes et fumeuses, notre instance exige des éléments précis. Quel sera demain le travail d’un technicien en région ? Fabriquera-t-il des programmes ? Si oui comment ? Si non que fera-t-il ? Qu’attendra-t-on des journalistes ? Auront-t-ils les moyens de produire une information de qualité ? Depuis des années, la direction souffle le chaud et le froid, entre une prétendue inversion du modèle, le développement d’un média global de proximité de référence ou a contrario l’automatisation des outils techniques, la polyvalence généralisée, l’intensification du travail pour compenser l’attrition des moyens. Peut-on sincèrement imaginer que les salariés y trouveront le moindre sens ? A plus forte raison quand ils viennent de connaître 13 ans de plan social. En 2025, on nous promet un nouveau tour de vis. On évoque un manque à gagner budgétaire de près de 120 M€ pour France Télévisions, une centaine de postes à supprimer dans le Réseau. Comment la direction peut-elle décemment envisager s’engager dans un tel processus ? A ce niveau de maltraitance de la télévision publique, il est temps pour les dirigeants de notre entreprise de s’opposer à nos gouvernants, et de prendre enfin la défense des salariés qui sont la colonne vertébrale de France Télévisions. Cela n’a que trop tardé. Dans cette instance, c’est ce que nous attendons d’une direction du Réseau digne de ce nom. Paris, le 20 novembre 2024
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Liminaire intersyndical CSE France 3 du 18 septembre 2024 - Dialogue social : Passez à l’acte !
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Dialogue social : Passez à l’acte !
La rentrée de notre instance est particulièrement dégradée. Après la suspension, il y a 10 jours, du CSE extraordinaire que nous avions exigé, nous avons longuement hésité à siéger aujourd’hui. Nous l’avons décidé, en conscience, pour ne pas laisser sans voix 3000 salariés. Vous répétez sur tous les tons que vous ne souhaitez pas rompre le dialogue social. C’est pourtant tout l’inverse que nous constatons. Chaque mois. L’absence de volonté d’informer, les manœuvres dilatoires ont épuisé la patience des élus. La difficile négociation de l’ordre du jour de cette réunion témoigne du durcissement de la situation. Vos simples déclarations d’intentions ne suffisent plus aux élus du CSE. De belles paroles, des engagements qui ne sont malheureusement pas suivis d’actions concrètes ou à la hauteur des promesses. Après nos deux coups de semonce, fin août et début septembre, aurons-nous enfin, en octobre, un mois et demi après la rentrée, des informations complètes et objectives sur les émissions à l’antenne depuis le 9 septembre ? Avec tous les éléments nous permettant d’évaluer l’activité réelle dans chaque antenne, nous permettant d’accomplir correctement, sérieusement, ce pour quoi nous avons été élus ? Les élus réclament ces éléments depuis plus de 3 ans, ils ont besoin, pour ce travail d’analyse, de connaître les potentiels humains dans chaque antenne. Cet état des lieux des moyens existant, calculés en fonction des effectifs, sont depuis des années la base de travail des Directeurs délégués aux moyens, les ex-régulateurs d’activité. A l’heure où les directions régionales pilotent parfois au demi-ETP près, les élus ne peuvent se contenter de réponses évasives au pifomètre, qui ne sont là que pour cacher les grosses différences entre les stations. Faute de ce constat partagé et transparent de l’existant, nous ne pouvons pas nous projeter vers l’avenir car les conditions de la confiance ne sont pas réunies. Notre passé, nous le connaissons, c’est la 3, FR3, France 3. Notre ADN. Jamais nous n’avons échangé ici sur sa suppression pure et simple au profit d’une appellation des tranches d’infos que vous nous avez imposée. Et qui sème la confusion voire l’incompréhension dans les esprits de nos collègues. Depuis des mois, des années, la direction déroule ses plans tel un rouleau compresseur. Les élus doivent continuellement se battre pour en saisir des bribes, en deviner l’objectif, le sens, en évaluer les impacts. Les débats dans cette instance sont souvent en sens unique. Nous subissons vos évitements, vos approximations, vos réponses formatées, votre ignorance aussi peut-être. En cette rentrée, nous découvrons que ce que nous dénoncions il y a un an s’est réalisé : vous avez supprimé les éditions nationales de France 3, pour, un an plus tard, allonger la durée du 20H de France 2, tout en demandant des économies au Réseau. C’est bien la preuve que les salariés des stations ne sont rien d’autre qu’une variable d’ajustement budgétaire dans une entreprise unique qui déshabille les uns pour habiller les autres. On les pressure, on les appauvrit dans l’exercice de leur travail, on les dote d’outils low-cost pour pouvoir crâner au niveau central avec de la haute-technologie. Dans ce plan de transformation qui ne joue pas franc jeu, la direction a progressivement et systématiquement mis des obstacles pour limiter le pouvoir des représentants du personnel : sur les comités emploi, dans la lutte contre le harcèlement, sur les déploiements d’outils, partout les représentants des salariés sont tenus à distance. Dans ce CSE, par votre inertie et votre manque de transparence, vous avez enlisé notre instance, vous l’avez vidée de sa substance, vous avez, par un long travail d’usure, cherché à décourager les élus, au détriment des salariés, de leurs conditions de travail et de leur santé. Nous vous le disons ici de manière solennelle : nous ne lâcherons rien, nous nous battrons pied à pied pour assurer nos missions et défendre nos collègues. Et ce, par tous les moyens à notre portée. Nous ne croyons pas à vos mots creux sur un « dialogue constructif », tous les actes de la direction démontrent le contraire. Ce dialogue, nous y avons cru, nous n’avons pas ménagé nos efforts. Mais les fausses promesses n’ont que trop duré, votre crédit est épuisé. Si vous voulez sauver le dialogue social, comme vous dites, arrêtez l’affichage et alignez les preuves de votre engagement réel. Sur tous les sujets, le quotidien comme la transformation. Les élus sont prêts à jouer pleinement leur rôle, mais en la matière, il n’y a qu’une valeur, celle de la preuve ! Et le temps est compté. Paris, le 18 septembre 2024 |
Déclaration liminaire solennelle CSE Extraordinaire du 9 septembre 2024
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Déclaration liminaire solennelle
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CR CSE Réseau France 3 - 28 et 29 août 2024
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Cette réunion du CSE était à l’image de la rentrée : atone. Pas de projets, une grille de rentrée sans saveur (c’est sans doute pour ça qu’elle multiplie les créneaux d’émissions culinaires), aucune visibilité sur la fabrication et les moyens, une direction du Réseau qui n’a rien à dire. Voir la déclaration liminaire de la CGT ici 📎
La direction a envoyé à l’arrache un pauvre document word assez général en guise de présentation des grilles de rentrée. Aucun détail par région, aucune indication sur les conditions de fabrication, sur ce qui est produit en interne ou en externe. Clairement, la direction des antennes et des programmes qui est désormais à la manœuvre en lieu et place de la direction du Réseau ne souhaite pas que les élus mettent leur nez dans les conditions de fabrication et de financement, elle joue donc l’opacité la plus totale. En conséquence, les élus unanimes et passablement excédés ont exigé une réunion extraordinaire du CSE sur le sujet. Elle aura lieu le 9 septembre. Voir la résolution des élus ici 📎
A date, le transfert des équipes de tournages de la Fabrique vers le pool du Réseau régional basé à Rennes est prévu le 1er novembre au lieu du 1er septembre, afin de laisser au nouveau responsable du pool le temps de prendre ses fonctions. Régis Métais, actuel chef de centre de Nantes doit assurer le tuilage avec son successeur. Une personne chargée de la planification est par ailleurs en cours de recrutement, qui devrait prendre son poste en octobre. Initialement, la direction du Réseau avait paraît-il demandé un transfert au 1er janvier prochain mais la Fabrique n’a pas voulu en entendre parler, trop pressée de réduire ses effectifs et son activité. Dans le projet de la direction, les équipes légères sont constituées de 4 équipes de tournage de 3 personnes, soit 12 postes. Mais 4 d’entre eux sont aujourd’hui vacants. Initialement, il y avait une équipe à Rennes, une à Strasbourg, une à Lyon et une à Marseille. Dans la pratique, Rennes est le plus gros utilisateur des équipes légères. La direction a donc décidé de ne pas combler tous les postes vacants à Lyon et à Marseille, afin de les pourvoir sur Rennes. Un poste d’OPV est en cours de comblement, ainsi qu’un poste d’OPS qui n’a pas trouvé de candidat jusqu’ici. Par ailleurs un poste d’OPS est publié à Marseille pour compléter le poste d’OPV existant. En revanche, pas de publication à Lyon, où l’OPV se trouve dans une situation d’isolement. Il reste à date un poste vacant de technicien que la direction dit vouloir attendre avant de publier. Au total le pool équipes légères représente 18 personnes, en comptant les ateliers de production. En outre, une personne a été recrutée au sein du service RH de Rennes, chargé de la gestion des équipes, elle assurera notamment le lien avec les gestionnaires de paye. On est très loin des engagements de la Fabrique, qui n’a tenu aucune de ses promesses sur les équipes légères ces dernières années. Cette situation illustre les mensonges de la direction de la Fabrique en amont du transfert et le lent travail de sape qu’ils ont mené. Aujourd’hui, alors que les salariés lui sont encore rattachés, la direction de la Fabrique refuse de s’en occuper d’un point de vue RH. Un travail organisé de maltraitance sociale dont ces délinquants managériaux sont malheureusement coutumiers. La Fabrique assure juste la prise de commandes et les réservations de CDD pour les tournages à venir. Les salariés transférés recevront une lettre de transfert, sans modification du temps de travail ni de la rémunération fixe, selon la DRH du Réseau. Deux d’entre eux devront signer un avenant (l’un est représentant du personnel, l’autre, une chargée de prod du siège verra son temps de travail modifié). Il reste un différend très fort sur l’intégration des primes de sortie et de disponibilité qui n’ont pas cours dans le Réseau France 3. Ils seront intégrés au salaire pour ceux qui les touchent mais les jeunes embauchés, eux, en ont été privés par la Fabrique, qui n’était pas à une injustice près. Les élus CGT ont dénoncé cette injustice systémique qui serait ainsi pérennisée par le transfert, induisant une inégalité salariale durable entre des salariés faisant pourtant le même métier. La RH du Réseau le reconnaît mais renvoie la responsabilité à ses homologues de la Fabrique. Côté activité, aucune perspective d’avenir claire pour le futur pool de tournages du Réseau. La direction dit travailler au plan de charge 2025, à partir des remontées de besoins des antennes régionales. Pour les motiver à faire appel aux équipes légères pour leurs productions, des financements y seront subordonnés. Quand on voit la pauvreté des grilles de rentrée, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir.
La situation de la post-production de Toulouse ne s’arrange pas, ou peu. Après l’alerte pour risque grave déclenchée par les élus et le rapport de l’expert 3E au printemps, la situation est toujours très dégradée avec une bonne partie de l’effectif en arrêt maladie ou en accident du travail, avec des burn out. Sur place, la CGT identifie des situations de sous-charge ou de surcharge qui contribuent à ce mal-être répandu dans l’équipe, ainsi que des transferts de tâches qui ne relèvent pas du cœur de métier. Seul progrès notable : suite aux préconisations du CSE, la direction fait régulièrement appel à des intermittents pour remplacer les absents et assurer l’activité, ce qui n’était pas le cas avant. Le directeur adjoint de la post-production, Benjamin Landsberger, affirme, lui, que l’activité est en « augmentation très nette » en 2024 (15% sur le 1er trimestre). Les élus demandent une objectivation de la charge de travail des salariés. Notre élu RP Yann Gourhant a fait un travail de compilation de son côté et se dit prêt à travailler sur le sujet avec l’encadrement de la Fabrique, même s’il note que le dialogue avec la direction est très compliqué dans l’IP du Centre Sud de la Fabrique. Le nouveau responsable des activités de fabrication (RAF), Laurent Smuk évoque la possibilité de faire des petits ateliers avec les salariés afin d’évoquer les difficultés.
Le compte-rendu de la CSSCT (commission santé, sécurité et conditions de travail) a donné lieu à des passes d’armes entre la rapporteure de la CSSCT et le président de la commission, le directeur de la prévention des risques professionnels du Réseau Rafaèle Bourgier, ce dernier demandant à se faire envoyer le compte-rendu avant qu’il soit adressé aux membres du CSE, la rapporteure l’accusant d’avoir proféré beaucoup de contre-vérités lors du dernier CSE, alors que la CGT était absente pour cause de manifestation du monde la Culture. Voir le compte-rendu de la CSSCT du 2 juillet ici 📎
Le tentaculaire logiciel Sherlock vise à remplacer les outils de gestion des programmes, des droits, de la programmation de l’ensemble de l’entreprise en mettant en place un outil et des process unifiés pour tous, en lieu d’une myriade d’outils au 1er rang desquels Oscar (Siège), Argos (réseau régional) et Trafic (Outre-mer). Malgré l’impact à venir de ce projet dans le réseau régional, la direction n’a pas voulu consulter le CSE, mais seulement le CSE central. Dans le même temps, elle a consulté le CSE de Malakoff. Va comprendre… La direction est juste venue agrémenter le CSE d’une information descendante sur cette phase du projet qui concerne la gestion du stock et la finance. Heureusement, les élus avaient convié l’expert du CSE qui a pu exposer les nombreux risques et réserves liés à l’outil, ainsi que le retour d’expérience désastreux du déploiement au Siège depuis un an. Le déploiement dans le Réseau va commencer par deux régions pilote : Pays de la Loire et Occitanie. Pour la suite, la direction annonce cependant une consultation du CSE, potentiellement avant la fin de l’année, en vue de la phase suivante du déploiement dans le réseau régional, qui concernera la gestion des médias, la programmation linéaire et non linéaire, la gestion des auto-promotions, la préparation des « réconciliations » (droits, cachets) après diffusion. On mesure un peu l’ampleur du machin.
Les élus avaient demandé un retour d’expérience sur l’utilisation des régies Mosar dans le cadre de la fabrication des émissions électorales. En effet, certaines antennes en cours d’équipement (Rennes en particulier) font le constat des régressions qu’entraine cet équipement en termes d’ergonomie et de possibilités de fabrication. Nombre de sources réduit, impossibilité d’avoir des mosaïques de duplex, limitation dans les trucages, difficultés d’exploitation pour les techniciens vidéos et les OPS, choix cornélien entre le renoncement ou les risques à l’antenne. Comme à son habitude, le directeur de l’exploitation du Réseau Michael Friederich répond en substance qu’il s’agit d’une approche et d’une façon de travailler différente et que les techniciens Rennais ne seraient pas encore assez habitués à l’outil, « qui ne s’apprivoise pas en un mois ou deux ». D’ailleurs, ajoute-t-il, ailleurs il n’y a aucun problème. Voilà, on l’imagine, qui va leur aller droit au cœur. Les élus s’inscrivent en faux et demandent à objectiver les choses, à travers la commission nouvelles technologies, en associant les utilisateurs des régies Mosar existantes et ceux de la régie de Rennes. Michael Friederich répond qu’il est prêt à cette démarche. Nous souhaitons savoir quelles perspectives ces outils offrent en termes d’exploitation et de fabrication de programme. Ou de renoncement pour les antennes régionales. L’enjeu stratégique est de taille. Surtout à la veille du lancement de la future génération de régies régionales, les régies IP Cosma. Aujourd’hui, une régie Mosar coûte 10 fois moins cher que la régie de France 2. On comprend qu’à France Télévisions, y a clairement deux mondes parallèles…
En 2023, le plan de développement des compétences a représenté un budget de 2 867 515 € et a permis de former 8198 stagiaires. Principales formations autour des projets technologiques tels que le NRCS ou les régies MOSAR. Si les élus reconnaissent les efforts budgétaires pour la formation des salariés, ils constatent comme tous les ans depuis longtemps, qu’il s’agit surtout d’adapter les personnels aux nouveaux outils au détriment d’un approfondissement de leurs connaissances professionnelles. Par ailleurs, même dans ce genre de formations, les salariés apprennent à améliorer leurs compétences « métier » en lien avec les nouvelles technologies ; plus rares sont les véritables formations sur le fond. Côté formations « Santé – conditions de travail », les élus déplorent le faible nombre de stagiaires chez les cadres, ce qui apparait pourtant essentiel pour gérer du personnel en période de transformation : stress, tensions, abattements... beaucoup de managers ne maîtrisent pas cette partie de leur job. Les élus santé ont demandé un point particulier en CSSCT. La direction préfère que la CSSCTC s’en empare. Voir le compte-rendu de la commission emploi formation du 4 juin 2024 ici 📎
Commission des marchés. Suite au départ de Pascal DUQUENNE de l’entreprise, les élus ont désigné Vincent HABRAN (SNJ, Grenoble) comme président de la commission des marchés. Il en était jusqu’ici vice-président. Un nouveau membre et un nouveau vice-président devront être désignés lors d’une prochaine réunion. Commission des activités sociales et culturelles (ASC). Suite à la démission de Nancy GRESSIER, le CSE a reçu deux candidatures pour la présidence de la commission des ASC du Réseau. En l’état, les élus ont décidé de reporter la désignation au CSE de septembre, afin d’essayer de rapprocher les points de vue d’ici là. Commission des voyages. La commission constituée au début de l’été a travaillé d’arrache-pied pendant la période estivale, afin de proposer une offre de voyages dès le dernier trimestre 2024. Ses travaux ont abouti à une proposition de 3 destinations, à raison de 2 dates de départ par destination :
Ces 1ères offres de voyages illustrent la nouvelle politique de voyages du CSE organisés en central pour l’ensemble des salariés du Réseau. Cette session automnale, limitée en nombre de places car mise en place tardivement, sera ouverte en priorité aux salariés des antennes n’ayant pas organisé de voyage en 2024 ou à ceux qui ne sont pas partis en voyage avec le CSE. Les inscriptions se feront sur un temps restreint avant le 13 septembre. Lancement des inscriptions la semaine du 2 septembre. Une offre plus fournie et plus diversifiée sera proposée en 2025.
Prochain CSE : CSE extraordinaire sur les grilles de rentrée : 9 septembre CSE ordinaire : 18 et 19 septembre. Paris, le 3 septembre 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 du 28 août 2024
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Une rentrée sous Tranxène
L’ambiance est particulièrement morose et inquiétante en cette rentrée 2024. Les JO sont passés, les Paralympiques sont en cours, on attend de connaître l’addition de cette couverture exceptionnelle. 1er signe inquiétant, la réduction de voilure tous azimuts, des grilles régionales de programmes complètement atones, sans nouveaux projets. Des éditions Ici revues à la baisse, des légions de JT mutualisés. Dans ce contexte, il se murmure çà et là qu’il va falloir sérieusement serrer la vis des ETP. Nous attendons de la direction du Réseau un discours de vérité à ce sujet. Il paraît bien loin le temps des déclarations triomphantes sur la régionalisation. Il n’en reste qu’une pauvre façade en carton-pâte à laquelle personne ne croit plus, pas même l’encadrement. Quel est désormais le projet ? Le méthodique détricotage des conquis sociaux, le dynamitage de métiers et des conditions de travail, la généralisation des outils de fabrication automatisés, la recherche frénétique d’une productivité dépourvue de sens professionnel ? A cet égard, le profil de la toute nouvelle directrice en charge de l’accompagnement RH de la transformation recrutée par FTV fait froid dans le dos : venue de la pub et du marketing, son profil LinkedIn met en avant la « motivation à la performance », la « transformation culturelle », l’« Accélérateur de business ». Tout cela n’évoque pas franchement les valeurs du service public. Mais y a-t-il encore un avenir pour un service public de l’audiovisuel ? Au fil des mois nous sommes passés d’un projet de rapprochement des entreprises de l’Audiovisuel Public à projet de holding, puis de fusion, jusqu’à une menace de privatisation en juin. Et puis retour à la case départ, avec la question de notre avenir qui reste bien réelle. A l’heure qu’il est, il n’y a ni gouvernement, ni majorité parlementaire. Il n’y a plus de projet de holding ou de fusion, plus de trajectoire budgétaire assurée, pas de financement fléché et sanctuarisé pour les télés et radios publiques. Dans un tel contexte, comment la direction entend-elle donner confiance en l’avenir aux salariés ? Comment compte-t-elle se projeter à l’horizon 2028 alors qu’on ne sait même pas ce que nous deviendrons au 1er janvier prochain ? On imagine bien que la direction du Réseau n’aura pas de réponses à nous apporter dans ce CSE – comme sur bon nombre de sujets malheureusement – mais cela dessine un dernier trimestre au mieux déprimant, au pire franchement flippant, des perspectives contre lesquelles nous sommes bien décidés à lutter pied à pied. Strasbourg, le 28 août 2024
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Compte rendu du CSE du réseau France 3 19 et 20 juin 2024
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Ambiance assez particulière, lors de cette réunion du CSE, tant notre sort, les projets de l’entreprise, l’avenir même de l’audiovisuel public paraissent suspendus. Les élus de la CGT étaient en grève jeudi 20, ils ont quitté la séance pour aller manifester avec les professions de la culture. Dans leur déclaration liminaire, ils avaient évoqué la gravité de la situation que vit notre pays. La direction, elle, continue à dérouler ses projets comme si de rien n’était.
En cette période de « retours à l’équilibre » et d’économies tous azimuts, marquée par les JT mutualisés, l’ultra-basse activité cet été pour cause de JO, les déprogrammations d’émissions régionales, l’annonce des éditions législatives est venue mettre un os dans la grande chasse aux ETP. Car il va bien falloir les couvrir, ces élections de tous les enjeux ! Or, la direction affirme qu’il n’est pas prévu de moyens supplémentaires, alors qu’on sait que chaque année électorale entraine un surplus d’ETP et des surcoûts qui sont systématiquement prévus au budget. Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’il va falloir compenser. On s’attend à un automne tumultueux car on pressent que le réseau régional va subir une cure d’austérité sans précédent et une dégradation de ses antennes afin de rattraper les surcoûts des JO ou des législatives. Le grand projet de régionalisation, pour ceux qui y croyaient, est désormais un mirage du passé. Sur les élections, la couverture télé prévoit 200 débats sur les antennes régionales, les mercredis à 21h10 jusqu’au 2e tour. Les 1ers ont eu lieu le 19 juin, les suivants sont prévus les 26 juin et 3 juillet. Ils sont enregistrés le jour-même pour la plupart. Les antennes peuvent occulter le journal des solutions (entre midi et 12h15) si elles souhaitent proposer un contenu électoral. Les deux soirées électorales régionales s’étaleront de 19h53 à 22h30 ou 23h suivant les souhaits des régions. Elles seront entrecoupées de deux séquences de 15 minutes (plateau + sujets et réactions PAD) réalisées par FTR, en lieu et place de l’ancien créneau national, à 20h55 et 21h55. Ces deux soirs, le JT régional sera réduit à 23 minutes et FTR assurera les 8 minutes de la partie nationale. Le lendemain des deux tours, les antennes régionales seront en édition spéciale de midi à 12h40. Avec au besoin 11 minutes de sujets de la rédaction nationale à leur disposition. Sur le web, les soirées électorales feront l’objet de live info toute la soirée jusqu’à minuit sur les sites régionaux. La direction du numérique régional, désormais pilotée par Jacques Paté, a décidé d’axer sa couverture sur les citoyens, en leur donnant la parole et en allant les rencontrer sur les marchés. Cela a donné lieu à un débat animé. Les élus ont dénoncé la tendance au micro-trottoir géant qui sert de caisse de résonance à la vox populi mais où le service public n’apporte pas sa valeur ajoutée : celle de donner à comprendre les enjeux du moment. Ils s’étonnent qu’on ne donne pas la parole aux candidats qui, dans les circonscriptions, vont porter des projets politiques et de société, radicalement différents les uns des autres ; en les décryptant et en les remettant en perspective. Aux dernières élections, il y avait eu l’initiative MaFrance2022, qui avait au contraire permis de faire des papiers longs, enrichis, avec du sens.
La direction ne démord pas de son projet d’éditions Ici. Sans doute pour que la patronne puisse aller faire de l’affichage auprès des politiques. Donc, à entendre Erik Berg, le directeur de l’info des régions, l’élément de langage du moment, c’est qu’à partir du 9 septembre, on va « redonner l’autonomie éditoriale aux régions » ou qu’elles seront « maîtres de leur tranche ». La différence par rapport au 4 septembre 2023, c’est que l’édition du 19/20 sera plus courte (32 minutes), que les sujets d’actu mis à disposition par le national seront utilisables par les régions comme elles le souhaitent. L’offre nationale sera de 7 minutes pour le 12/13 et de 7 à 8 minutes pour le 19/20 (3 sujets d’actu + off et plateaux enregistrés). En outre, un panier de sujets optionnels sera à disposition des régions. Le week-end, il n’y aura plus qu’un format long du national contre deux actuellement. En tout, la rédaction nationale produira 5 dossiers par semaine. En revanche, aucune référence aux moyens, aux conséquences sur la planification, les amplitudes horaires, les conditions de travail, bref aucune étude d’impact. Faute de ces éléments, les élus s’opposeront à la mise à l’antenne de ces éditions.
La direction n’en démord pas, après l’expérimentation de Strasbourg qui a montré que l’automate de régie Overdrive ne permettait pas de faire des JT, elle souhaite malgré tout trouver des débouchés à cet outil qu’elle a acheté avant même de savoir s’il était adapté à notre activité. Le vieux rêve de nos dirigeants d’avoir des régies sans techniciens et une entreprise sans salariés… La direction des technologies et l’éditeur d’Overdrive travaillent actuellement sur des interfaces entre l’automate et les outils Ross, afin de permettre le pilotage des serveurs vidéo et des synthés. Les élus ont rappelé qu’une telle démarche devrait obligatoirement être encadrée car elle engage les conditions de travail, les métiers et le niveau de l’emploi. Selon Michaël Friederich, le directeur de la coordination de l’exploitation du Réseau, les référents métiers seront associés au test de l’outil au dernier trimestre 2024, avant toute décision sur son déploiement. De même sur les futures régies Cosma, la direction s’est engagée à associer les opérationnels dès l’élaboration du cahier des charges (ce qui n’avait pas été fait sur les précédents projets technologiques), sans doute à partir de la fin de l’année. On attend de voir… L’enjeu est de taille car les actuelles régies Mosar ont déjà réduit les capacités de fabrication de programmes par les antennes régionales : console de mixage et mélangeur vidéo low cost ne permettent plus de faire ce qu’on faisait avant. Tout cela interroge sur les intentions de la direction concernant les capacités de production en région. D’autres sujets ont été abordés au cours de la commission des nouvelles technologies du 8 avril (à lire ici 📎).
La direction consulte les instances (CSE et CSE central) car elle souhaite modifier le règlement intérieur et la charte informatique et téléphonie qui y est annexée. Un certain nombre de modifications sont de simples toilettages pour prendre en compte les évolutions de l’entreprise ou de la règlementation. D’autres sont beaucoup plus problématiques, en particulier un « principe de neutralité » que la direction souhaite imposer aux salariés et qui vient percuter la liberté d’expression en matière d’opinions politiques, de convictions religieuses ou philosophiques. On vient d’en voir les effets avec la mise sur la touche de journalistes de SDJ de la rédaction nationale qui avaient signé une tribune contre l’extrême-droite. En parallèle, la direction a choisi de fusionner les chartes informatique et téléphonie mobile, du fait de la convergence des usages et de la mobilité. Mais bon nombre d’éléments de cette charte interrogent, là-aussi, en matière de libertés individuelles et de données privées. Le CSE Central a missionné une avocate pour analyser les dispositions de ces deux textes. Son analyse permettra d’éclairer les élus avant qu’ils rendent un avis et de formuler des préconisations de manière à protéger les droits des salariés de l’entreprise. A la demande des élus, Olivier Guyon-Sangnier, le directeur de l’immobilier et des moyens généraux est venu donner des nouvelles du projet immobilier de France 3 Aquitaine. Pour rappel, France Télévisions s’est associée à deux promoteurs immobiliers : Vinci et Nexity pour participer à un appel à projets lancé par Groupama et la MSA pour la vente d’un immeuble administratif des années 60 dans le centre-ville de Bordeaux. Nexity a un projet d’hôtellerie, Vinci de son côté rénoverait et restructurerait une partie de l’immeuble pour la revendre à France Télévisions. Les élus ont critiqué le projet en raison de son inadéquation avec notre activité (impossibilité d’aménager des studios dignes de ce nom), de sa situation dans une zone très embouteillée qui va rendre difficile le départ en reportage et de son coût pharaonique (35 à 40 M€). Les lauréats auraient dû être désignés au printemps mais Groupama-MSA a retiré son projet. D’après Olivier Guyon-Sangnier, les prix proposés étaient très en deçà de ses attentes (30 M€ pour les meilleures offres, versus 40 M€ espérés). Malgré cela, France Télévisions ne renonce pas et souhaite se rapprocher de Groupama pour voir comment trouver un accord. Selon la direction, France Télévisions n’a pas l’intention de payer plus mais l’idée serait que Nexity augmente son offre pour revaloriser le montant global. Les élus ont réinterrogé le directeur des IMG sur l’option alternative d’une transformation du site actuel de France 3, ce que le directeur exclut catégoriquement, alors que le coût est nettement inférieur : « Nous ne dépenserons pas 22 millions dans le site actuel, ce seraient 22 millions jetés à la poubelle », cingle-t-il. On n’a toujours pas compris pourquoi. En tout cas, si le projet Groupama n’aboutit pas, Monsieur Guyon-Sangnier entend « reprendre [notre] bâton de pèlerin » pour explorer de nouveaux projets. Il évoque notamment les friches de la SNCF à Bordeaux.
Le Tour de France féminin se déroulera du 12 au 18 août, entre les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques. Il partira des Pays-Bas et se terminera à l’Alpe d’Huez. Les équipes du car Challenger de Strasbourg seront mobilisées à partir du 11 août. Le car de Marseille interviendra en appoint sur l’étape du Grand-Bornand. Les élus ont donné un avis favorable aux dépassements du temps de travail maximum légal (48h). Cette dérogation temporaire permet de travailler au maximum 60h par semaine. Dans leur avis (à lire ici 📎), les élus ont demandé qu’un suivi particulier des amplitudes de chaque technicien soit effectué, du fait de l’enchainement des grosses opérations avec dérogation du temps de travail (Roland Garros, Tours de France, JO et JP).
Instances de proximité Grenoble – Flore BONNOT (CGT) a été désignée RP titulaire en remplacement de Philippe CONTE. Clermont-Ferrand – Delphine CROS (SNJ) a été désignée RP titulaire, en remplacement de Marie MORIN. Elle était auparavant suppléante. Maxime VAN OUDENDYCKE (SNJ) devient suppléant à sa place. Les autres sièges de RP vacants de l’antenne ne sont pour l’instant pas pourvus. Fabrique Nord – Arnaud DESBUQUOIS (CFDT) a été désigné RP titulaire, en remplacement de Pascal DUQUENNE. Il travaille sur le site fiction de Lomme, dans l’agglomération lilloise. Cantines de Marseille et d’Antibes Les élus ont approuvé les comptes 2023 des restaurants d’entreprise de PACA, gérés directement par le CSE, contrairement aux restaurants interentreprises. Les deux restaurants ont vu leur fréquentation augmenter, ce qui contredit les affirmations péremptoires du directeur des IMG, Olivier Guyon-Sangnier, pour qui les cantines ne sont plus dans l’air du temps et doivent être supprimées, ce qui sera le cas à terme de celle d’Antibes, dans le cadre du déménagement vers Nice. Malgré cela, le résultat d’exploitation est déficitaire. C’est le résultat d’une baisse de 10% de la subvention de France Télévisions, de l’inflation sur les denrées alimentaires (+13%) et de l’augmentation d’un certain nombre de charges contractuelles. Depuis janvier, Laetitia Patris de Breuil a repris la gestion des deux cantines, suite au départ à la retraite d’Eliane Dos Santos, que les élus CGT remercient pour son investissement. Laetitia assure la gestion sur un mi-temps, en complément de son métier de monteuse. Depuis son arrivée, elle a notamment mis en place des journées avec des menus à thème qui semblent dynamiser la fréquentation. Les élus ont rappelé à la direction sa responsabilité dans le financement de ces lieux à vocation sociale qui permettent aux salariés de se nourrir de manière équilibrée, à un prix modéré, mais qui sont aussi des lieux de cohésion sociale, indispensable dans le contexte de dégradation des conditions de travail dans notre entreprise. Cantine de Toulouse Les élus ont également interpellé la direction sur la situation très difficile que vit le restaurant interentreprises de Toulouse. Ce restaurant est géré par une association dans laquelle siègent des élus des CSE de France 3 et de TDF, ainsi que des représentants des directions de ces deux entreprises. Au cours des dernières années, les élus ont rétabli l’équilibre économique de la cantine, en réduisant les effectifs et en augmentant la fréquentation. Mais le restaurant ne dispose pas de gestionnaire, cette tâche lourde et chronophage a été assumée depuis des années, sans moyens spécifiques, par des élus qui s’y sont épuisés. Actuellement, le secrétaire du CSE est amené à devoir gérer et régler les problèmes quotidiens à distance, c’est absolument intenable. Les élus demandent à la direction de financer un poste de gestionnaire et d’assurer les investissements matériels afin de pérenniser ce restaurant indispensable.
Prochain CSE : 28 et 29 août à Strasbourg. Prochain CSE Central : 27 et 28 juin. Paris, le 24 juin 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 19 juin 2024
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Il faut sauver le service public !
L’heure est grave. Notre CSE se réunit alors que des enjeux d’une importance extrême se jouent actuellement dans le pays. L’extrême droite est aujourd’hui aux portes du pouvoir, avec son cortège de menaces sur les principes républicains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives, les mécanismes de la solidarité nationale, les droits des travailleurs, en particulier le droit de grève, le régime de l’intermittence, la création culturelle, les services publics. L’audiovisuel public est en 1ère ligne. Alors que nous nous battions jusqu’ici contre un projet de fusion susceptible d’affaiblir et de fragiliser le service public audiovisuel, le Rassemblement national, lui, veut tout simplement le supprimer. Nous sommes au bord du précipice, nous ne savons pas de quoi sera fait l’avenir, si et comment, nous pourrons continuer à exister au-delà du 31 décembre prochain, puisque notre financement n’est pas pérennisé. Autant dire que bon nombre de discussions que nous aurons dans cette instance paraissent flotter dans une forme de limbe. Est-il encore pertinent de travailler à des rapprochements entre France 3 et France Bleu ? Est-il opportun de vouloir travailler au respect d’une trajectoire budgétaire alors que s’amenuisent les chances d’avoir, dans les mois qui viennent, un financement sanctuarisé pour l’audiovisuel public ? En fait, 3 chemins s’ouvrent devant nous et ce sont les Français, par leur vote, qui vont le décider :
Qu’on ne se trompe pas, à l’heure qu’il est, seule cette dernière voie peut assurer un véritable avenir à l’audiovisuel public. Paris, le 19 juin 2024
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Compte rendu du CSE du réseau France 3 - 15-16 et 28 mai 2024
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Le CSE en bref
JO/JP : les non-dits Les élus ont dû exiger un CSE extra pour glaner des informations sur la couverture des Jeux olympiques et paralympiques. La direction du Réseau joue l’omerta, alors qu’elle demande aux élus de se prononcer sur la dérogation au temps de travail. Les seules réponses sont venues des directions des sports nationale et régionale. On comprend que les conséquences de la couverture des Jeux sont mises sous le tapis et que l’heure de vérité, en termes de conséquences budgétaires et sociales, viendra en septembre. Pour la direction, il s’agit de sauver les Jeux, coûte que coûte. Un plan d’économies qui ne dit pas son nom Dans le même esprit, la direction du Réseau est en train d’imposer un serrage de boulons aux directions régionales. Mais il ne faut pas le dire. Pour l’instant, l’élément de langage consacré est : « retour à l’équilibre budgétaire » pour certaines régions accusées d’avoir été dispendieuses. En réalité, elles ont juste appliqué la politique de l’entreprise, en particulier le déploiement de régies Mosar ou du système Openmédia dont elles doivent financer elles-mêmes l’accompagnement au détriment de leurs programmes. Là encore, nul doute qu’on n’en est encore qu’au début des économies. Pour financer les JO ? Projets immobiliers : un sens de la démocratie coulé dans le béton C’est désormais confirmé, la direction de l’immobilier déteste tout semblant de démocratie. Elle refuse de discuter, d’écouter, de prendre en compte la réalité des gens et du terrain, et encore plus de recevoir la moindre critique. Cette approche se vérifie sur chaque dossier : la bonne façon de penser venue d’en haut, de manière péremptoire et hors-sol, avec des œillères d’un autre âge sur la réalité du monde. Pour la direction de l’immobilier, la transparence semble en soi un concept. Pour obtenir des infos sur les projets à venir ou des retours d’expérience sur les projets passés, les élus en sont réduits à missionner des experts. Côté dialogue social, l’ambiance est plutôt au blockhaus. Conduite d’antenne : fin de l’alerte à Bordeaux Deux ans après avoir déclenché un risque grave au service des gestionnaires et de la conduite d’antenne de Nouvelle-Aquitaine, les RP de Bordeaux ont décidé de lever l’alerte, estimant qu’un certain nombre de mesures mises en place avaient permis de stabiliser la situation. Les élus du CSE ont donc validé cette position. Web régional : les audiences montent mais pas les moyens Devant les élus, la direction assène les chiffres, les pourcentages ronflants et se gargarise. En revanche, quand on lui demande où elle en est de ses promesses de renforcement des moyens sur le web en région, les circonvolutions commencent. Depuis un an, et les propositions des élus, peu de choses ont progressé de ce côté-là. Les chargés d’édition numérique attendent toujours l’évolution de leur fiche de poste, la vidéo est toujours aussi peu présente sur nos sites (un comble pour un média comme le nôtre). De quoi être inquiet alors que se profile un site commun « Ici » à la rentrée de septembre. Aucune info sur le sujet, encore un projet imposé par le haut. Approbation des comptes annuels du CSE Les élus ont approuvé les comptes 2023 du CSE. Un exercice équilibré qui révèle une gestion sérieuse et doit permettre de faire face aux incertitudes liées à l’évolution des financements ou à la décision de la Cour de cassation qui impose désormais d’ouvrir les activités sociales et culturelles à tous les salariés, quel que soit leur statut. Vie du CSE Pour se projeter dans l’avenir, les élus ont créé une commission des voyages qui sera chargée de rénover l’offre du CSE, de la rendre plus verte et de l’ouvrir plus largement aux salariés. Ils ont par ailleurs procédé aux désignations d’un RP à Caen et d’un nouveau président pour la commission nouvelles technologies. —————————— Une fois de plus, cette réunion du CSE a provoqué l’exaspération des élus. La direction arrive avec des documents abscons ou lacunaires, qui ne permettent pas d’informer et d’éclairer les représentants des salariés. Dans une boite qui se targue d’informer les citoyens, de tels manquements relèvent de l’insuffisance professionnelle ou de l’entrave délibérée. Régulièrement quand ils interrogent la direction du Réseau sur les projets stratégiques à venir – en particulier les rapprochements France 3/France Bleu – les élus reçoivent en réponse des mots creux, des phrases vides de sens et des « c’est trop tôt », « on n’est pas en capacité de vous répondre », « il n’y a rien de décidé », etc. Et pourtant, les choses sont bel et bien décidées, mais ça se fait à un autre niveau. Le décalage est donc flagrant et assez humiliant pour la direction du Réseau qui apparaît comme ne servant strictement à rien. Avant la réunion du CSE, la CGT a pris connaissance du projet de COM (contrat d’objectifs et de moyens) que la direction de FTV a négocié avec l’État. Contrairement aux réponses vaseuses de la direction du Réseau, les projets sont clairement énumérés et le calendrier avec, comme l’a exprimé la CGT dans sa déclaration liminaire. On apprend ainsi que dès le mois de juin, des territoires pilotes vont être mis en place entre France Bleu et France 3, qui vont faire des propositions d’organisation, de projets éditoriaux, etc. On parle de redécoupage de l’organisation de France 3, d’un directeur national commun aux deux réseaux et de directions locales communes dès les premiers mois de 2025. C’est déjà demain.
Les Jeux dans la brume
Depuis plusieurs mois, les élus demandent que leur soit présenté le dispositif de couverture des Jeux olympiques et paralympiques. Depuis plusieurs mois la direction répond que c’est prématuré. Lors de ce CSE, elle se présente devant les élus pour faire valider la dérogation au temps de travail légal pour la couverture de ces Jeux, mais elle ne présente à aucun moment le dispositif : qui fait quoi ? Pour quelles émissions ? Combien ça coûte au réseau régional ? Qui paye ? Pour obtenir des réponses, les élus ont été contraints de voter une demande de CSE extraordinaire qui a eu lieu le 28 mai. Les élus ont ainsi pu bénéficier d’une présentation du dispositif global de couverture des Jeux par le directeur délégué des sports, Pascal Golomer et le directeur délégué de la production des sports, Gilles Sillard, venus à la rescousse de la direction du Réseau. Cette présentation générale aurait dû être un préalable à toute discussion, si la direction avait été dans une logique d’information loyale des élus. En fait, la règle du qui, quoi, où, quand et comment est une règle de base de l’information journalistique. La directrice du Réseau semble l’avoir depuis longtemps oubliée… En quelques mots, pendant les Jeux olympiques et paralympiques, France Télévisions sera en direct sur 3 canaux : France 2, France 3 et la chaine numérique olympique sur France.tv. Gilles Sillard décrit les moyens comme exceptionnels, avec une mobilisation sans précédent des moyens internes de FTV. Du 24 juillet au 11 août et du 28 août au 8 septembre, la diffusion des épreuves sportives va remplacer la majeure partie des programmes de la journée. Cela nécessite beaucoup de personnes et beaucoup d’heures de travail, puisqu’on va produire 1000h d’antenne entre les Jeux olympiques et paralympiques. C’est à ce titre que le CSE est consulté car cela impose de demander à l’inspection du travail, une dérogation au temps de travail légal. Légalement, sans dérogation, le temps de travail peut atteindre au maximum 48h par semaine. Au-delà, sur autorisation de l’inspection du travail, on peut aller jusqu’à 60h maximum. D’un point de vue éditorial, France 2 est censée diffuser les plus grands moments des JO et JP, France 3 sera plus orientée vers les sports collectifs et le temps long. En termes de moyens journalistiques, environ 90 journalistes sont mobilisés, dont 50 de la rédaction des sports, une vingtaine de la rédaction nationale et une vingtaine du réseau régional. Côté technique, pour les JO, le signal de France 2 sera diffusé sur le canal 2 et le canal 52 pour l’UHD (ultra-haute définition). Il sera assuré par le car UM1 (le nouveau car UHD de Lyon) stationné à FTV. Il sera relié à un « plateau de continuité » au Trocadéro, sur la terrasse du musée de l’Homme, face à la Tour Eiffel. Y seront tournés, avec le car UM3, Télématin, les directs de la journée, les JT de 13h et de 20h, et l’antenne de la soirée jusqu’à 23h. Concernant France 3, c’est la régie 3 du Siège qui sera reliée à une régie Modul’Air et à un plateau de continuité à la Grande Halle de la Villette, là où se situe le « Club France », où se rendront les médaillés français. On y trouvera également un 2e plateau pour les duplex de France 2 avec les athlètes nationaux. L’antenne de France.tv sera assurée par la régie 1, reliée à un plateau temporaire transparent dans le grand hall de France Télévisions. Pour les JP, les cars de Strasbourg et de Toulouse (Challenger) seront aussi mis à contribution. Pour couvrir l’événement, la direction des sports a demandé du renfort journalistique et technique aux autres directions. Sur le plan éditorial, les besoins portaient sur des coordinateurs éditoriaux, des commentateurs sportifs, des présentateurs. Un appel à candidatures a été fait auprès des directeurs régionaux par la direction des sports du Réseau. Charge à eux de faire passer l’info et de remonter les candidatures. Le choix final a été fait par la direction des sports en fonction de l’expérience des candidats et de leur appétence identifiée pour le sport, selon Pascal Golomer. Même démarche pour la technique. Gilles Sillard précise qu’ils ont « tenu à faire travailler l’ensemble des salariés de la vidéo-mobile sur cette opération. Le recours au privé porte, selon lui, sur ce qui ne relève pas de notre cœur de métier et pour lequel on n’apporte pas de valeur ajoutée. Ce dispositif est complété par un pool de 10 équipes de tournage (rédacteur + JRI) régionales à Paris ou sur les sites olympiques régionaux (Marseille, Lyon, Châteauroux, Lille), 4 monteurs, 4 chauffeurs et 5 personnes pour la coordination, dont la direction du sport régional (Fabrice Goll et Estelle Laurent) journalistes régionaux pour nourrir en reportages les rédactions régionales. Au total, près de 600 personnes ont été accréditées (contre 200 pour les précédents JO d’été, selon la direction des sports), dont 40 pour le Réseau. Seules les équipes amenées à se rendre sur les sites olympiques des compétitions le sont, selon la direction. Gilles Sillard affirme qu’il n’y a pas d’accréditations de complaisance et une minorité d’accréditations au titre de la « représentation » pour les dirigeants. Il faut savoir que chaque accréditation coûte 600 € (les JO sont un business), soit un coût d’environ 360 000 € pour France Télévisions. Côté journalistes, seuls les commentateurs et reporteurs sont accrédités, pas les présentateurs ni les rédacteurs en chef, qui n’ont pas besoin d’accéder aux sites des épreuves. Pour héberger les journalistes, techniciens et consultants venus de région, la direction a réservé, depuis de très longs mois, des quotas de chambres dans les hôtels. L’ensemble des images tournées seront centralisées et dispatchées à toutes les rédactions par IV3. Pascal Golomer précise qu’elles seront à disposition de la 1ère rédaction qui en a besoin. En d’autres termes, le 20h de France 2 ne pourra pas se les réserver. A la lecture des tableaux de service prévisionnels, les élus ont rendu un avis positif à la demande de dérogation au temps de travail, moyennant certaines réserves. Voir l’avis. En revanche, la direction n’a pas été en capacité d’apporter des informations sur le coût de l’opération pour le Réseau, ni sur l’impact de cette opération sur le reste de l’activité des antennes. Tout juste répète-t-elle que les JT, du dimanche 28 juillet au samedi 10 août, seront réduits à 20 minutes, contenus nationaux inclus. Ces derniers seront facultatifs en cas d’actualité régionale importante. Le midi, le national fournira pour 7 minutes d’éléments (un round up de l’actualité, un sujet sur l’actualité des JO) et 5 minutes le soir. La directrice du Réseau affirme que cela n’a eu aucun impact spécifique sur les planifications des antennes et sur la validation des congés. Comment peut-on décemment le croire ? Les élus demandent donc un bilan complet au CSE du mois de septembre.
Économies dans le Réseau
Depuis plusieurs semaines, bon nombre de régions ont été priées de mettre en œuvre des mesures de « retour à l’équilibre budgétaire ». Les élus ont demandé à connaître le détail de ces mesures et leurs raisons. Là encore, le document remis par la direction est assez général et évasif. Pas l’ombre d’un chiffre, juste des grandes tendances. On peut y lire que si les régions sont en dépassement budgétaire, c’est soit parce qu’elles ont lancé des projets d’antenne, soit parce qu’elles sont en train de déployer OpenMédia ou une régie Mosar. On les prie donc de sabrer dans l’offre éditoriale pour retrouver la ligne (budgétaire). L’enseignement de tout cela, c’est primo que les régions n’ont pas les moyens de lancer des projets d’antenne, contrairement à tous les beaux discours sur la régionalisation et gnagnagna, secundo que les grands projets technologiques stratégiques doivent être financés par les régions au détriment des programmes. Exemple emblématique, le NRCS OpenMédia n’est pas un projet des directions régionales, il a été décidé en haut-lieu par la direction des technologies qui souhaite un outil unique pour toutes les rédactions de France Télévisions, afin de faire des économies sur la formation, la maintenance, etc. La direction des technologies, une fois de plus, a travaillé dans son coin, hors-sol, elle n’a pas associé les professionnels à l’expression de besoins et elle a largement sous-estimé les coûts de déploiement et les besoins en accompagnement. Résultat, il a fallu renforcer la formation, allonger les temps de doublure, le nombre de numéros zéro, etc. Cela forcément coûte de l’ETP mais ce n’est pas pris en charge par les fautifs en haut-lieu, ça pèse sur les directions régionales qui doivent du coup, pour équilibrer leurs budgets, supprimer des émissions, mutualiser les JT à haute-dose, etc. Belle exemplarité de notre entreprise où ceux qui décident ne payent jamais le prix de leurs décisions mais renvoient le service après-vente sur les subalternes ! Autre levier d’économies, incompréhensible pour les élus, le coup de frein demandé sur le recours à l’alternance, alors qu’on sait qu’un alternant compte pour un demi ETP, ce qui a d’ailleurs régulièrement été utilisé par les directions comme une variable d’ajustement budgétaire.
Direction immobilière : la tour d’ivoire
Dans la famille « je décide seul car moi seul je sais ce qui est bon », on vous présente le père, Olivier Guyon-Sangnier, directeur de l’Immobilier et des moyens généraux. Plus péremptoire et méprisant encore qu’à l’accoutumée, le directeur est venu présenter l’avancée d’un certain nombre de projets, ainsi qu’un retour d’expérience sur la réalisation immobilière de la station de Rouen. Bon, pour les projets, c’est vite vu : « ça n’a pas évolué depuis plusieurs mois, on est mobilisés sur le projet Campus à Paris ». Lyon Les élus ont pourtant des informations par la métropole, mais le directeur de l’immobilier affirme que c’est de l’intoxication et que rien n’est décidé. La seule orientation qu’il condescend à donner, c’est que le futur site accueillera – sur 8 000 m2 au lieu des 14 000 m2 actuels – la station régionale de France 3, l’INA, le bureau de France inter et la post-production de la Fabrique. En revanche, les équipes de tournage fiction seront délocalisées dans un site à la périphérie, à l’image de ce qui a été mis en place à Lomme, dans l’agglomération lilloise. Strasbourg Pas plus d’info à ce stade. La direction a fait visiter le site à l’architecte des bâtiments de France qui ne le connaissait pas. Rennes Le directeur semble venu les mains dans les poches et a peu de réponses aux questions. Il précise seulement que les travaux d’aménagement menés par Radio France doivent commencer à la fin du mois de mai pour un déménagement de France Bleu en fin d’année. Par rapport au calendrier initial, l’emblématique projet de rapprochement immobilier entre les deux entreprises a pris 4 ans de retard. Et visiblement, tous les sujets n’ont pas été réglés, en particulier celui de l’accueil du public. Ça tâtonne sec dans les rapprochements… Nice Le permis de construire de la future station a été accordé. Les travaux de démolition des bâtiments existants doivent commencer en octobre, puis les travaux en janvier pour 18 mois. La direction prévoit un déménagement fin 2026. Un nouveau concessionnaire a été désigné par la municipalité pour gérer le site de la Victorine, il s’agit d’un groupement entre la CCI et Digital District, une boite de prod franco-belge spécialisée dans la post-production et les effets visuels. Selon Olivier Guyon-Sangnier, la mairie de Nice a validé l’ouverture d’un accès au Nord-Est du site, censé faciliter l’accès, qui doit être réalisé d’ici la fin de l’année. Concernant l’offre de restauration sur le site, puisque la direction immobilière a décrété – seule – qu’il n’y aurait plus de cantine à France 3, elle évoque la présence d’un foodtruck sur le site de la Victorine dès l’été 2026, en attendant l’hypothétique construction d’un restaurant inter-entreprises à l’horizon… 2030. Le camping et la malbouffe sont donc amenés à durer. Ce n’est pas le directeur de l’immobilier qui ira piétiner sous la pluie devant la camionnette… Interrogé sur l’accueil potentiel de France Bleu qui n’était pas prévu dans le projet initial, Rafaèle Bourgier, le directeur de la prévention des risques professionnels qui suit le projet antibois depuis plusieurs mois, évoque la possibilité d’ajuster le projet en utilisant un tiers-lieu à l’ouest de la métropole niçoise pour une partie des équipes de France 3 et France Bleu, ainsi qu’en libérant de l’espace dans le futur bâtiment, en déplaçant par exemple la salle de sport dans un autre bâtiment du site de la Victorine. Sans plus de précision à ce stade.
La genèse des projets immobiliers en question
Plus généralement, les élus s’interrogent régulièrement sur la manière dont tous ces projets immobiliers sont pensés en haut-lieu. Depuis des années, les projets de nouvelles stations provoquent débats, incompréhensions et au final des inquiétudes et des tensions. Régulièrement montré du doigt, le schéma directeur immobilier, et plus particulièrement le « programme générique technique et fonctionnel », qui sert de modèle-étalon à tous les projets immobiliers. La 1ère station à le mettre en œuvre a été la station de Rouen, livrée en 2019. Sur ce projet, les élus n’ont pas été associés, ou a minima. Ils ont découvert tardivement un certain nombre de principes comme les bureaux partagés à la rédaction, sans avoir leur mot à dire. Depuis plusieurs années, les élus du CSE demandent un retour d’expérience sur ce projet immobilier, ainsi que sur celui qui lui a succédé, celui de la station de Poitiers. La direction avait pris un engagement en ce sens. Hélas, la promesse n’est pas à l’arrivée. Poitiers ? On repassera. Rouen ? Le directeur de l’immobilier s’est contenté de transmettre un document qui ressemble à une visite de réception de travaux, pointant des problèmes matériels de construction ou d’aménagement. La direction a élaboré, seule, un questionnaire qui n’interroge nullement les salariés sur les contraintes induites par le bâtiment sur leur travail (impact des bureaux partagés dans le quotidien des journalistes, impact de la taille du plateau sur l’activité des techniciens, etc.). Quand on ne veut pas connaître la réponse, on ne pose surtout pas la question… Certes, les salariés sont contents d’être dans un nouveau bâtiment sur les quais de Seine, mais il faut dire qu’ils reviennent de loin : auparavant, ils étaient dans des locaux exigus, inadaptés et peu conviviaux dans une galerie commerciale. Puisqu’on ne peut pas compter sur la direction pour mener à bien un vrai retour d’expérience transparent et objectivé, les élus ont décidé de missionner un expert, payé par le CSE, pour effectuer ce travail. Voir la résolution des élus. Dieppe : un choix d'urgence
A Dieppe (Seine-Maritime), l’équipe du BIP travaille depuis de nombreuses années dans un local vétuste, sombre et humide. Depuis longtemps, la direction cherche un nouveau local, mais elle s’est plusieurs fois cassé les dents dans une ville où il y a peu de turnover dans les locaux commerciaux. Les élus avaient d’ailleurs été consultés fin 2022 sur un nouveau local, mais il a finalement échappé à France 3. Ce nouveau projet concerne un local commercial de 78 m2, en rez-de-chaussée sur la rue, à 800 m de la gare et à 450 m de la mairie, qui sera disponible en juillet. L’endroit a ses défauts (pas de places de parking notamment, vitrine sur la rue donc vulnérabilité en termes de sécurité des salariés) mais il améliorera grandement les conditions de travail de l’équipe du BIP. Les RP de Normandie ont approuvé le projet, insistant sur l’urgence, les élus du CSE leur ont donc emboité le pas.
Levée de l'alerte à la gestion d'antenne de Nouvelle-Aquitaine
Les élus ont décidé de lever l’alerte pour danger grave et imminent qui avait été déclenchée en juin 2022 au service des gestionnaires d’antenne et des responsables de suivi et de conduite d’antenne de France 3 Nouvelle-Aquitaine, en lien avec la chaine NoA. Les élus s’en sont remis à l’analyse des représentants de proximité de Bordeaux qui estiment que le danger n’est plus avéré car la situation s’est stabilisée. Un certain nombre d’actions ont été mises en place, notamment la nomination d’une responsable de service, la définition de nouveaux process, l’allègement des conducteurs et la visibilité à 3 semaines sur la planification.
Web régional : l'immobilisme sur les moyens
Le dernier point en CSE sur la situation du web régional remontait à la dernière réunion de la CASAR (la commission sur la régionalisation), il y a un an. Les élus, ont donc souhaité savoir où on en était d’une organisation sous-dimensionnée, avec beaucoup de postes structurants vacants. A l’époque, les élus avaient notamment préconisé de solidifier un socle de spécialistes du web dans chaque antenne (chargés d’édition numérique, rédacteurs en chef adjoints numériques, journalistes web). Ils avaient en outre préconisé de passer à deux chargés d’édition numérique dans chaque antenne, afin d’assurer les remplacements et la continuité de l’activité. Un an plus tard, force est de constater qu’on a peu avancé. A priori, il y a désormais un rédacteur en chef numérique dans chaque antenne mais les effectifs des chargés d’édition numérique n’ont pas progressé. En outre, l’évolution de leur fiche de poste, dans laquelle ils se sont activement impliqués pendant de longs mois avec la direction du numérique régional, est toujours en suspens, ensablée à la direction des parcours professionnels de la RH, qui a tout bloqué. La direction, comme d’habitude, vient « vendre » son bilan : elle égrène les chiffres, les taux vertigineux de progression, les records (2,5 M de visites par jour pour les sites régionaux depuis début mai, 34% de l’audience de l’URL francetvinfo.fr) comme si cela suffisait à minimiser le manque de moyens et les conditions de travail dégradées de ceux qui alimentent nos sites. Elle met en avant la montée en technicité qui permet de tirer parti des algorithmes et d’être de plus en plus référencés sur les moteurs de recherche. Désormais, l’élément de langage consacré de la direction est : « pas produire toujours plus mais produire mieux ». Malgré cela, d’autres priorités ne sont pas vraiment au rendez-vous, en particulier la présence de la vidéo sur nos sites, ce qui est un comble pour une entreprise dont c’est le cœur de métier. Pour accélérer, il y a un an, la direction avait souhaité créer 4 postes de chargés d’édition vidéo numérique. On apprend que ces postes étaient liés à la mise en place d’Overdrive, l’automate des régies. Jamais la direction, à l’époque, ne l’avait précisé. Une fois de plus, elle avance masquée. Évoquant le futur site internet « Ici », qui est censé être lancé en septembre et qui sera en fait une adaptation du site actuel de France Bleu, le nouveau directeur de la Proximité Jacques Paté, qui a récupéré la responsabilité du numérique, évoque un objectif de 10 articles de France 3 publiés par jour. Pour l’été, l’offre éditoriale du web est, comme le linéaire, censée s’adapter. Au milieu du tout-JO, le numérique régional compte faire de la contre-programmation. Côté volume, l’objectif de publications passerait de 180 URL / jour habituellement à 150.
Vie du CSE
Instances de proximité François ORMAIN a été élu RP titulaire à France 3 Normandie Caen, en remplacement de Jean-Yves GÉLÉBART, démissionnaire. Commissions Teddy CARUEL (Reims) a été élu président de la commission Nouvelles technologies, en remplacement de Bruno DEMANGE, démissionnaire. Les élus du CSE ont décidé de créer une commission des voyages, chargée d’organiser des voyages à l’échelon national ou de manière mutualisée entre les antennes. Ils ont désigné Christian LAEMMEL (président de la Commission ASC d’Alsace) comme président et Anne-Sophie SABOUREAU (présidente de la commission ASC de Rhône-Alpes) comme vice-présidente. La commission aura notamment pour mission de proposer de nouveaux modes de voyages, dans une optique de réduction de notre empreinte environnementale, ce qui pose notamment la question de l’utilisation de l’avion pour des destinations à l’autre bout du monde. Comptes du CSE Les élus ont approuvé les comptes 2023 du CSE à l’unanimité. La comptabilité du CSE est séparée en deux budgets bien distincts : - d’une part le budget de fonctionnement qui sert à financer l’activité du CSE comme instance consultative. C’est le volet politique. Ce budget finance les frais des commissions, du bureau des élus, les avocats et experts du CSE, l’aide comptable salariée du CSE, le matériel informatique, les frais bancaires, etc. En 2023, le CSE a dépensé 399 500 € pour une subvention de 459 259 €. Le résultat est donc positif de 133 333 €. - d’autre part le budget des activités sociales et culturelles (ASC), qui permet d’organiser et de subventionner les activités, les billetteries, les cartes cadeaux, voyages dont bénéficient les salariés, d’entretenir le patrimoine immobilier (lieux de vacances) dont le CSE est propriétaire. En 2023, le CSE a dépensé 1,774 M€ pour les ASC pour une subvention de 1,882 M€, soit un résultat positif de 107 872 € qui vient abonder les réserves financières. Pour plus de détails, voir les comptes du CSE publiés sur le site internet. Ils ont approuvé les nouvelles conditions générales du CSE, qui se sont mises en conformité avec la décision du 3 avril de la cour de cassation, qui interdit d’appliquer des conditions d’ancienneté pour accéder aux activités sociales et culturelles. Ces conditions générales prévoient désormais que tout CDD peut accéder aux ASC sans restriction dès le 1er jour de son contrat et pour la durée de son contrat. Il en est de même pour les stagiaires (à l’exception des stagiaires d’observation). Voir les nouvelles conditions générales. Après une 1ère série d’arbitrages proposée en avril par la commission des ASC du Réseau et validée par le CSE, les élus ont en outre arbitré en faveur d’une fusion des enveloppes de subvention, plafonnées à 200 € par an et par ouvrants droit. Cette décision vise plus à simplifier la gestion administrative qu’à faire des économies budgétaires. Un nouveau catalogue des activités mis à jour va être diffusé. L’équipe de gestion doit se réunir en séminaire du 3 au 6 juin pour travailler sur une offre rénovée pour l’an prochain. A venir
Prochain CSE : 19 et 20 juin. Paris, le 31 mai 2024
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Déclaration de la CGT au CSE du réseau France 3 15 mai 2024

ICI : un horizon robotique et sans âme qui vive
Voici l’heure de vérité
C’est désormais officiel, le gouvernement a décidé de créer au 1er janvier prochain une holding de l’audiovisuel public, chargée de mener à bien, dès le 1er janvier suivant la fusion-absorption des 4 entreprises de l’audiovisuel public : FTV, Radio-France, France Médias Monde et l’INA. C’est considérable et le calendrier est effréné.
La proposition de loi a commencé hier son examen à l’Assemblée nationale, en commission des affaires culturelles et de l’éducation et, on l’a bien compris, les enjeux sont avant tout de multiplier les mutualisations et synergies entre Radio France et France Télévisions, les deux principaux groupes du secteur.
Les gains de productivité, les pouvoirs publics comme les dirigeants de notre entreprise n’ont que ça en tête. Pour le réseau régional, c’est d’ailleurs la seule ligne d’horizon.
Contrairement à ce qu’affirme la direction du Réseau France 3 avec la malhonnêteté la plus éhontée, elle a une idée très précise de ce qui va se passer.
Il suffit, pour connaître ses intentions, de lire le projet de contrat d’objectifs et de moyens négocié par FTV avec l’État, c’est écrit noir sur blanc :
L’entreprise entend « amplifier les efforts de gestion » qui ont déjà considérablement dégradé les conditions de travail à tous les niveaux depuis la création de l’entreprise unique France Télévisions.
Les ressources du Réseau vont baisser dans les années à venir, on peut lire notamment que « l’automatisation sera recherchée », qu’il « s’agira notamment de déployer de nouveaux outils automatisés (régies IP, Overdrive…). »
France Télévisions et l’État ont d’ailleurs prévu un calendrier très précis pour mener à bien ce travail de sape des travailleurs à marche forcée. On y apprend ainsi que, dès le mois prochain, « deux à quatre territoires pilotes » comprenant une antenne FTV et une antenne Radio France vont être choisis, avec la nomination de « préfigurateurs » qui seront chargés de proposer d’ici la fin de l’année « un projet d’intégration le plus poussé possible ». Cela comprendra la gouvernance locale, l’organisation des équipes, les synergies dans le domaine des fonctions support, ainsi qu’un projet éditorial et un schéma de rapprochement immobilier. On se dirige donc vers une nouvelle réforme du découpage et de la gouvernance des régions
Cette nouvelle organisation locale doit être en place au 1er janvier prochain. S’en suivra la nomination de directeurs uniques locaux et d’un directeur national unique dès le 1er semestre 2025.
Paris le 15 mai 2024
Compte-rendu CSE Siège 20 et 21 mai 2026
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En introduction, les élus du CSE Siège ont tenu à maintenir la pression sur la direction en lui rappelant l’intervention de l’inspection du travail concernant les plannings du festival de Cannes. En mars dernier, les élus ont émis un avis négatif à la demande de la direction de déroger à la règle des 48 h hebdomadaires maximales de temps de travail sur cet évènement. Une fois de plus, ils dénonçaient le non-respect des temps de repos et des imprécisions sur les plannings. L’inspection du travail a par la suite elle aussi refusé cette demande de dérogation horaire. C’est là que les festivaliers ont pu assister à une première : quatre inspecteurs du travail débarquant à Cannes, sans crier gare, le lundi 18 mai, pour vérifier les activités des salariés de France Télévisions ! Une descente sur les lieux de la sacro-sainte montée des marches ! Voilà le résultat des négligences répétées de France Télévisions dans l’organisation du travail des salariés et cela, depuis des années. Aujourd’hui, la direction ne peut plus faire comme si elle ignorait la loi ! Alors les élus ont souhaité le préciser : ils ont juste fait leur job ! Celui de protéger les salariés, leur santé et leur sécurité en dénonçant depuis des années des plannings hors la loi, sans que jamais la direction ne le prenne en compte ! Tout cela ne serait pas arrivé si elle les avait écoutés ! Les élus de la CGT le disent tout net : laisser penser aux salariés que s’ils ne peuvent pas travailler c’est de la faute des élus, ce n’est ni honnête ni acceptable !
Les élus du CSE Siège de FTV ont été informés de la survenue, depuis le mois de septembre 2025, de quatre accidents du travail déclarés en l’espace de six mois au sein du service paie des personnels non-permanents du siège. Cette situation fait suite à la réorganisation et à la fusion, au mois de juin 2025, des deux services paie des non-permanents de France Télévisions. Ces accidents, dont deux reconnus par la CPAM, concernent aussi bien des membres de l’encadrement que des salariés gestionnaires de paie. Ils sont tous associés à des troubles psychologiques graves (état de stress aigu, crises d’angoisse, troubles du sommeil, épuisement, etc.). La direction avait-elle évalué les risques psycho-sociaux avant de fusionner ces services ? La réponse est non ! Les premiers témoignages recueillis révèlent un climat social détérioré, des tensions entre équipes, des relations hiérarchiques dégradées ainsi qu’une surcharge de travail. Dans la liste : des manquements en matière de prévention des risques ; les élus ont également relevé l’absence d’une information/consultation sur cette réorganisation en instance tout comme l’absence de mise à jour du DUERP. En conséquence, et dans l’unique but de préserver les salariés (leur santé physique et mentale ainsi que leur sécurité), une expertise pour risque grave au service paie des non-permanents a été votée à l’unanimité. Le cabinet SECAFI est désigné pour mener cette expertise. → Lien vers la délibération ici 📎
France Télévisions était-elle en conformité avec la réglementation en vigueur sur la vidéosurveillance ? Sans répondre complètement à la question des élus, le directeur de la sécurité, Thomas Collomb, admet que l’entreprise n’était pas dans les clous de la CNIL. Il y avait urgence à remettre un cadre global et homogène pour tous nos établissements (au Siège comme dans le réseau et l’Outre-mer). La direction rappelle que l’objectif de la vidéosurveillance est de sécuriser les biens et les personnes, les infrastructures et la continuité antenne. Sur ce point, aucun débat côté élus ! La question de la sécurisation est fondamentale : ils ne nient pas l’importance d’y allouer les moyens nécessaires. Mais les élus interrogent :
Selon la direction, les caméras ne sont pas dirigées vers les zones de travail et les zones de convivialité ; elles sécurisent les accès depuis l’extérieur des bâtiments et permettent un visuel sur la circulation dans les couloirs, à l’intérieur ou devant les zones sensibles d’équipements (vérification, par exemple, de la bonne évacuation en cas d’alarme incendie). Les images enregistrées sont conservées 30 jours puis détruites (sauf si un incident doit être instruit). L’accès aux images est restreint à la direction de la sécurité pour MFTV (aux chefs de centre et aux responsables IMG dans le réseau).
Cette disposition n’est pas prévue. Aujourd’hui, un salarié peut demander à la direction de la sécurité de vérifier des images mais cela doit être exceptionnel et motivé : la direction décide au cas par cas. Mais les élus insistent. Ils évoquent le cas récent du licenciement d’un salarié : selon la direction, le visionnage d’images de caméras de surveillance prouverait un acte de malveillance. Dans le cadre d’une procédure interne, les élus expliquent qu’il est indispensable que le salarié mis en cause puisse lui aussi avoir accès aux images accusatrices. Des arguments auxquels la direction s’est montrée sensible. Par ailleurs, elle s’engage aussi à revenir régulièrement devant les élus lorsque des changements d’emplacements de caméras nécessiteront la mise à jour des plans. Les élus souhaitent également avoir accès à un bilan des affaires traitées impliquant la vidéosurveillance : le jeu en vaut-il la chandelle ? La direction explique que le rôle de la vidéosurveillance est autant dissuasif que répressif. La CSSCT est mandatée par le CSE pour suivre ce dossier de vidéosurveillance. Les élus CGT demandent qu’une délégation d’élus puisse avoir accès au mur d’images du PC Sécurité afin de vérifier qu’aucun axe caméra ne cible les postes de travail et les zones de convivialité.
Un point détaillé a été présenté concernant la mise à jour du règlement intérieur des parkings des immeubles de la Maison France Télévisions et de Valin. Cette évolution fait suite aux difficultés constatées dans l’usage des espaces dédiés aux mobilités douces (vélos, trottinettes, etc.), notamment en termes de capacité et de sécurité. « En hiver, le parking de MFTV est un box pour un grand nombre d’utilisateurs qui laissent hiverner leurs vélos et cela pénalise les usagers au quotidien » précise la direction. Le nouveau dispositif vise à mieux encadrer les conditions d’accès, de stationnement et de circulation de ces moyens de transport, en instaurant notamment une déclaration préalable sur ATLAS, une identification des véhicules et des règles plus strictes d’utilisation. Afin de limiter les risques accidentogènes, la circulation de ces mobilités douces dans les rampes d’accès et les parkings devra s’effectuer à pied. Cette règle interroge les élus quant à la sécurité des usagers : n’est-ce pas plus dangereux que de circuler assis sur la selle de son deux-roues ? Enfin, comme pour les véhicules à moteur, des mesures de contrôle et de sanction sont prévues en cas de non-respect du règlement (rappel écrit, mise en demeure puis suspension de l’accès aux parkings). L’objectif de ces nouvelles dispositions vise « une utilisation à des fins professionnelles et non personnelles » précise le directeur de la D2S. Il s’agit là aussi de lutter contre les véhicules ventouses.
Si les élus saluent la volonté de faciliter l’accès des salariés au parking, ils pointent néanmoins du doigt beaucoup de contraintes par rapport aux métiers exercés à FTV (notamment pour ceux qui commencent très tôt le matin, finissent très tard le soir, sont confrontés à des changements de planning permanents, etc.) ! Voilà pourquoi ils demandent à la direction de prendre en compte les spécificités des métiers dans la mise à jour du règlement intérieur des parkings de MFTV et de Valin. Selon les élus, une réflexion doit également être menée pour optimiser les parkings vélos, notamment sur la gestion et le stockage de ces moyens de locomotion : rails à étage ? Espaces plus larges ? À l’heure actuelle, ces espaces ne sont pas adaptés à la taille des véhicules. Enfin, les élus évoquent la nécessité de créer une zone prédéfinie pour recharger les batteries des véhicules électriques. La direction assure mener une réflexion sur la mise en place de zones dédiées. Ces nouvelles dispositions doivent entrer en vigueur un mois après leur communication officielle aux salariés.
La 112ème édition du Tour de France masculin se déroulera du 4 au 26 juillet 2026. 21 étapes, 3 333 km de course : les coureurs s’élanceront de Barcelone (Espagne) avec une arrivée prévue à Paris. Pour assurer la couverture de l’évènement, plus de 150 salariés de la Fabrique et une quarantaine de salariés de la direction des sports seront mobilisés dès le 8 juillet. Toutes les étapes seront couvertes en intégralité ! Pour justifier sa demande de dérogation horaire à 60 heures hebdomadaires formulée devant les élus, la direction met en avant l’exceptionnalité de l’évènement et l’expertise métier nécessaire à sa couverture.
Mais comme chaque année, soucieux de la santé et de la sécurité des salariés et non sans un certain agacement, les élus rappellent la direction à ses responsabilités ! Sur les plannings présentés le premier jour de CSE, des erreurs persistent ; en particulier, sur le non-respect des temps de repos hebdomadaires sur une semaine calendaire. À ce titre, la situation des chauffeurs de poids lourds planifiés 7 jours sur 7 est complètement illégale ! Quant à l’enchaînement, pour certains salariés, de 10 jours consécutifs sur deux semaines, certes c’est possible, mais les élus insistent : « Ce sont 3 semaines intenses ! Vous devez garantir des temps de repos suffisants aux salariés ! La fatigue accumulée sur ce genre d’évènement met en péril les salariés. » Le pire pour les élus, c’est que la direction n’a eu de cesse de répéter ces aberrations de plannings d’une année sur l’autre, sans jamais prendre en compte leurs remarques ! Alors depuis que l’inspecteur du travail a sommé la direction de respecter le code du travail sur le Festival de Cannes, elle est désormais surveillée de près ! Les élus le lui ont rappelé. Ils lui ont donc demandé de trouver des solutions pour leur présenter des plannings prévisionnels corrects pour cette nouvelle édition du Tour de France masculin. Et il faut croire que cette fois, l’action des élus alliée à celle de l’inspection du travail a fini par faire fléchir la direction : au deuxième jour du CSE, ô miracle, elle revenait avec des plannings enfin conformes ! En donnant cette fois un avis positif à la demande de dérogation horaire, les élus ont exigé un retour sur le réalisé dès que possible.
Comme promis, la direction est venue présenter aux élus le réalisé des plannings concernant la course itinérante du Paris-Nice. Cet évènement a eu lieu du 8 au 15 mars derniers. Et pour garantir sa couverture, une demande de dérogation horaire à 60 heures hebdomadaires avait été formulée devant les élus. Deux faits majeurs ont émaillé l’évènement :
Les élus constatent plusieurs points de vigilance : des écarts importants dans le calcul des temps de transfert, un manque de repérage en amont mais encore et toujours le non-respect de la règle relative au repos hebdomadaire ! De son côté, la direction indique qu’aucune situation critique n’a été constatée et que les temps de repos des salariés n’ont pas été altérés de manière significative. Elle reconnaît cependant des axes d’amélioration possibles comme la mise en place de repérages plus systématiques sur certaines étapes ; ou encore, une meilleure anticipation des contraintes logistiques, notamment pour les étapes où l’évacuation de la zone d’arrivée peut s’avérer complexe.
Lors du CSE constitutif de janvier dernier, les élus ont voulu marquer la parité en désignant non pas un mais deux référents harcèlement : une femme et un homme. Même si cela n’est pas la règle, les élus considéraient que c’était un signal important à envoyer aux salarié(e)s. La direction n’a rien trouvé de mieux que de traîner les élus devant les tribunaux : le juge a condamné le CSE, lui demandant de revenir à la loi. Le CSE Siège s’est pourvu en cassation sur cette décision de justice. En attendant, les élus ont choisi une solution intermédiaire : Serge Cimino (qui a démissionné du SNJ et qui a gardé son mandat) a donc été réélu à l’unanimité référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. À mi-mandat, il s’engage à passer la main à Gaël Durand (élue FO). En attendant, ils travailleront ensemble pour assurer une continuité dans leur mission.
Paris, le 26 mai 2026
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Déclaration CGT au CSE Siège du 20 mai 2026 - Notre raison d’être… En colère !!!!!
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Qui se souvient de ce slogan martelé par la présidence : « Notre raison d’être ». Un concept fumeux dont nous n’avons toujours pas bien assimilé l’utilité si ce n’est que la loi PACTE de 2019, concept tout aussi fumeux proposait aux entreprises, privées comme publiques, de le définir. France Télévisions s’est exécuté. Slogan aussi évaporé que celui de « réconcilier » sur lequel Madame Ernotte s’est appuyée pour se faire reconduire à la tête de notre entreprise. Un an après, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’a pas très bien fonctionné… Nous sommes aujourd’hui sur le point d’être l’une des entreprises les plus détestées de France. Pointée du doigt par des partis politiques, et selon certains par une majorité de Français, comme étant une « dépense inutile » un « gouffre à fric » un « repère de privilégiés », « un bastion de gauchistes ». À la fois dans le viseur de Bercy, de l’extrême droite, des populistes, des propagandistes, nous serions presque à nous seuls les responsables du déclin national, du déficit public et de la fracture du pays. Pourquoi pas la hausse du prix des carburants pendant qu’on y est ? Alors oui, nous avons des raisons d’être en colère ! Voilà des dizaines d’années que nous devons endurer les réformes, les réductions d’effectifs, la valse des managers, les réorganisations de nos périmètres d’activités, la « taylorisation » de nos métiers, ce qui a entraîné la perte de sens à tous les étages. Combien de salariés ont dû s’adapter dans l’urgence simplement pour survivre professionnellement ? Combien ont fini en arrêt maladie, en burn-out, ou dans le néant professionnel ? Combien ont quitté l’entreprise écœurés ? Et tout ça pour quel résultat ? Le désormais célèbre rapport Alloncle ! Notre nom, nos métiers, nos valeurs, jetés en pâture dans un rapport insultant de 550 pages. 550 nuances de mépris Mais si ce rapport existe, ce n’est pas un accident. Oui Madame la Présidente vous en avez votre part de responsabilité. Difficile d’y échapper. C’est le produit de 10 ans d’une gouvernance brutale et sans nuances, créatrice d’injustices et de situations chaotiques pour de nombreux salariés. Même si certaines outrances sont à mettre de côté, on trouve dans ce rapport un certain nombre de vérités. Et des vérités que nous n’avons cessé de dénoncer depuis des années, dans les instances, dans nos publications, devant une direction qui ne nous écoutait pas.
Tout cela était prévisible et le constat est que nous sommes aujourd’hui en danger. Entre des mains malveillantes, ce rapport va devenir le mode d’emploi pour nous démanteler, nous privatiser ou supprimer certaines de nos antennes. Mais notre raison d’être en colère ne s’arrête pas là ! Nous en sommes à un tel point d’attaques et de menaces, que nous n’avons plus trop le choix que de faire front tous ensemble. Nous ne pouvons par exemple pas accepter que Madame Ernotte soit nommément citée dans une chanson vulgaire et misogyne, émanant d’un ancien présentateur resté bloqué à une époque où l’on fumait encore dans nos régies et sur les plateaux télé. Nous ne pouvons pas davantage supporter que notre avenir soit entre les mains d’extrémistes de droite, qui n’ont qu’un seul but, faire taire toute parole divergente qui pourrait contredire leur idéologie, qu’ils tentent de dissimuler sous une panoplie « costume-cravate-brushing impeccable ». Alors, excusez-nous, nous avons des valeurs à défendre sur le service public Celle du vivre ensemble, de l’accès à l’éducation et au savoir pour tous, à l’égalité femme/homme, défendre l’écologie pour laisser une planète saine aux générations futures, combattre toute forme de racisme, être le cas échéant un contre-pouvoir en enquêtant librement sur les puissants et les magouilles politiques de tous bords. Pour résumer, faire avancer la société plutôt que d’instrumentaliser ses peurs. Sérieusement ? Vous trouvez ces valeurs « de gauche » ? Nous n’allons pas nous excuser d’avoir des convictions ! Nous n’allons pas nous excuser de défendre le service public ! Nous n’allons pas nous excuser de vouloir autre chose qu’une télévision au service des citoyens défendant l’intérêt collectif plutôt que les intérêts partisans ! Que Madame la Présidente entende notre message, qu’elle renonce par exemple définitivement à recruter sur le service public des journalistes aux opinions radicalement opposées à ce que nous nous devons d’incarner. Qu’elle arrête définitivement de décider seule, ce qui nous mène depuis des années dans le mur, et parce qu’il reste une vérité simple :
TOUT SEUL, ON VA PEUT- ÊTRE PLUS VITE, MAIS ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN !
Paris, le 20 mai 2026
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Compte-rendu CSE Siège 15 et 16 avril 2026
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En février, les élu·es du CSE Siège ont voté à l’unanimité le recours à une expertise sur le projet GENESYS afin d’évaluer les impacts sur les salarié·es. Après une cinquantaine d’entretiens, les experts du cabinet 3E Acante sont venus présenter leurs conclusions en séance. Pour rappel, le projet GENESYS a pour objectif le renouvellement complet des régies 1 et 2, ainsi qu’une transformation profonde des modes de fabrication des éditions d’information. Il s’inscrit dans le programme Cap Éditions qui vise à moderniser les outils de production (IP 2110, automatisation, data centers), dans un contexte d’obsolescence technologique mais aussi de fortes contraintes budgétaires. Au-delà du remplacement des équipements, GENESYS constitue une transformation technologique, organisationnelle et sociale d’ampleur, avec des conséquences sur les métiers, l’emploi et les conditions de travail des salarié·es concernés.
Le dossier d’information-consultation présenté aux élu·es reste incomplet sur des points essentiels. En l’état, il ne leur permet pas de se prononcer de manière éclairée. L’organisation cible demeure floue : absence d’un organigramme comparatif avant/après, manque de précisions sur le fonctionnement opérationnel du hub d’exploitation, des lignes hiérarchiques mal définies. De même, le contenu des métiers appelés à évoluer, à se transformer ou à être créés n’est pas suffisamment défini. Certains postes clés, au cœur de l’organisation future, ne disposent pas de fiches de poste formalisées (exemple des chargés d’exploitation vision et prise de vue), ce qui empêche toute évaluation sérieuse de la charge de travail, des compétences attendues et des risques professionnels associés.
Le projet GENESYS prévoit une réduction importante des effectifs techniques sur les JT et les éditions, avec un passage d’environ 19 techniciens à 8 dans l’organisation cible. Une baisse principalement liée à l’automatisation, la polyvalence et à l’hypothèse de départs naturels à la retraite. Une approche qui demeure fragile pour les experts, faute de visibilité sur les calendriers de départs, de formation et de montée en compétences. Un constat reconnu par la direction : « On vous a donné une perspective pour 2030, mais cela reste basé sur des suppositions. Nous n’avons pas de visibilité exacte ». Certains métiers apparaissent particulièrement exposés, notamment celui des opérateurs d’habillage, dont la disparition est actée sans solutions de reconversion concrètes. Le modèle de franceinfo est également mis en avant dans cette transformation : « un modèle intégré depuis 10 ans mais qui a ses limites » précisent les experts. Par ailleurs, les impacts économiques individuels ne sont pas évalués, en particulier en ce qui concerne la rémunération. La perte potentielle d’éléments de salaire pouvant représenter une proportion significative du revenu, n’est ni chiffrée ni compensée.
L’expertise met aussi en évidence l’absence d’un plan de formation détaillé, chiffré et planifié. Pas de volumes horaires définis, pas de contenus pédagogiques détaillés, pas de calendriers, ni de modalités d’évaluation des acquis. Une insuffisance d’autant plus grave que GENESYS repose explicitement sur une montée en compétences généralisée (IP 2110, automatisation, polyvalence). Les salarié·es concernés n’ont aujourd’hui aucune visibilité sur leur parcours professionnel et les moyens qui seront mis à leur disposition pour s’adapter aux évolutions prévues.
Selon les experts, l’analyse de la situation actuelle met en lumière des fragilités déjà existantes : charge mentale élevée, intensification du travail, fatigue, réduction des marges de manœuvre et sentiment de perte de sens pour une partie des professionnels. Le projet GENESYS risque aussi d’amplifier ces difficultés, notamment par la réduction des effectifs couplée à une augmentation de la polyvalence, l’automatisation et la standardisation accrue des formats et des pratiques. L’analyse des risques professionnels réalisée par la direction est jugée très insuffisante, en particulier pour la phase transitoire jusqu’à l’horizon 2030 (travaux lourds, déménagements successifs, continuité d’activité en situation dégradée).
Quant à la conduite du projet, elle est jugée insuffisamment associée aux professionnels et à l’encadrement de proximité. Et selon les experts, cela compromet l’appropriation du changement. Ils dénoncent une communication partielle et peu lisible, des espaces de dialogue professionnel rares, peu structurés et peu suivis d’effets concrets.
Les manques identifiés en matière d’organisation, de métiers, de formation, d’emploi, de prévention des risques et de conduite du projet exposent les salarié·es à des risques importants pour leur santé, leurs conditions de travail et leur trajectoires professionnelles. Les experts recommandent à l’employeur de compléter le dossier, de renforcer le pilotage du projet en y intégrant les risques professionnels, et de structurer un dialogue social à la hauteur de l’ampleur et de la durée de cette transformation. Les élu·es CGT reprennent à leur compte ces recommandations de bon sens, et dénoncent les conséquences déjà bien réelles de ce projet sur les salarié·es, notamment à travers la situation de France 3 PIDF dont les salarié·es n’ont pas à être traités de cette façon : la direction oppose des équipes les unes aux autres sans tenir compte du débat éditorial. Ils regrettent l’absence du représentant de la direction de l’Information pour répondre aux questions éditoriales. Les élu·es ont rendu un avis dans lequel ils dénoncent le manque d’informations essentielles sur le phasage, les conséquences et les risques qui découlent du projet, et demandent la tenue d’informations-consultations régulières en instance.
Philippe Corbé, le nouveau directeur de l’Information, récupère la patate « extra-chaude » ! À demi-mots, il s’agace de l’héritage laissé par l’ancienne direction. Ce n’est pas faux ! Il se retrouve plongé dans le marigot de l’information, entouré de crocodiles…
Fin 2024, une alerte de la SDJ de France 3 Rédaction Nationale, relayée par la CGT et le SNJ, fait état de situations de souffrance grave, de discriminations et de mises à l’écart, étayées par plus de trente témoignages, plus poignants les uns que les autres. Le 5 février 2025, le CSE Siège vote le recours à une expertise pour risque grave, confiée au cabinet CEDAET. Le rapport d’expertise est présenté au CSE du 22 octobre 2025. Il confirme l’existence de dysfonctionnements systémiques qui ne se limitent pas à des situations isolées comme le prétend la direction. Les élu·es adoptent une résolution demandant à la direction l’élaboration d’un plan d’action fondé sur les recommandations du rapport.
La direction est donc venue présenter aux élu·es son plan d’action, que la CGT qualifie plutôt de plan d’inaction (Lire ici la déclaration des élu·es CGT 📎). Le plan comporte des mesures censées être mises en œuvre d’ici fin 2026, sur les grandes lignes suivantes :
Un patchwork de solutions qui sont, pour beaucoup d’entre elles, du réchauffé ! Sur la « régulation de la charge de travail », par exemple : favoriser les reportages unitaires, diminuer le nombre de séquences, recevoir les journalistes qui estiment ne pas faire suffisamment de sujets, en déterminer les raisons, mettre en place l’accompagnement nécessaire (formations, etc.). Ça vous rappelle quelque chose ? Sur les formations, cela a déjà été fait il y a quelques années, lorsque les éditions de la 3 existaient encore. Résultat : pas plus d’accès aux éditions « prestigieuses » de la 2 pour les ex-3 après ces « remises à niveau ». Car le vrai problème, c’est le fonctionnement clanique et élitiste qui engendre un dysfonctionnement systémique qui n’a que trop duré et qui subsiste encore aujourd’hui, créant de la souffrance et une succession d’anomalies. Pour la CGT, on a découragé et on continue de décourager et de déprofessionnaliser les journalistes ! Les dégâts existent malheureusement depuis trop longtemps ! Ce plan d’action n’enrayera pas le système mis en place depuis des années.
Le directeur de l’information fraîchement nommé a émis le souhait de mettre les choses à plat et de les changer. « Je constate des problématiques plus anciennes que d’autres : on va procéder par service. (…) On va aussi faire en sorte que l’organisation de la Rédaction Nationale et des services soit dans un échange plus fécond, plus naturel avec les différentes éditions. (…) J’espère que l’on va pouvoir retrouver un dialogue plus serein. » Des mots que l’on ne peut qu’applaudir. Mais Philippe Corbé semble pourtant bien seul, entouré d’un sérail issu de France 2. « Je ne suis pas issu de FTV… je n’ai pas une étiquette 2 ou une étiquette 3 sur mon front » réplique le directeur. Et s’il a choisi Julien Duperray à la tête de la Rédaction Nationale, précise-t-il, c’est bien parce qu’il aurait les deux étiquettes ! En réalité, le nouveau directeur de la rédaction est bien un « bébé » France 2, son seul fait d’armes à France 3 est d’avoir été un des co-pilotes du projet Tempo. Mais la grosse avancée pourrait être la redécouverte par cette direction du rôle fondamental de l’éditorial dans la cohésion de la rédaction : redonner envie à toutes et à tous de travailler pour la même mission. La CGT le clame depuis des lustres : cet éditorial doit être partagé. Il ne doit pas être le pré carré des décideurs des éditions. La direction invite également les journalistes à revenir en conférence de rédaction (désertée depuis que leurs propositions passent par Newsboard et les chefs de services). Elle promet aussi de se déplacer régulièrement dans les services, annonce le retour d’une conférence critique à 20h30, au PC info : « Tout le monde peut venir, qu’on se le dise ! » Objectif : remettre les discussions éditoriales au cœur des débats dans les services, « signe de bonne santé pour une rédaction », précise le directeur de l’Information. Les bureaux des régions ne sont pas oubliés : pour favoriser le dialogue, une réunion semestrielle sera organisée pour chacun d’entre eux.
Les élu·es CGT dénoncent depuis des mois, voire des années, l’enlisement de nombreux cas particuliers suite à l’inaction des précédent·es directeur·trices. Alors pour l’éviter, Philippe Corbé souhaite faire des points réguliers avec le DRH tous les lundis, ainsi qu’avec les managers des différents services pour « évoquer les dossiers du moment, qu’il faut traiter, qui nous remontent… », mais sans pour autant garantir des solutions immédiates pour chacun d’entre eux.
Pointés du doigt également, certains managers et leurs méthodes controversées. Les élu·es CGT rappellent le déluge de départs au Pool juste après la fusion, mais aussi la récurrence de problèmes au service Société, cristallisée par de nombreux arrêts de travail. D’autres services ne sont pas exempts d’agissements toxiques de la part de leurs managers. La direction doit bouger sur ce point ! La direction estime que les managers doivent être formés en amont de leur prise de poste, dans le but de prévenir, entre autres, les comportements inappropriés. « Ce n’est pas parce qu’on est un bon journaliste qu’on devient un bon manager » rebondit le directeur de l’Information avant de promettre de s'intéresser de plus près à ce point. De son côté, le DRH de l’Information précise l’existence de cursus spécifiques au management, notamment la formation « Premiers pas dans le management ». Elle promet des améliorations. Quant aux dysfonctionnements sur le terrain : ils ne remontent pas assez selon les élu·es. Les managers, dits de proximité, sont parfois empêchés ou n’osent pas. Philippe Corbé promet d’y prêter attention.
La question de l’emploi des alternants fait aussi réagir les élu·es. Il est pour eux essentiel de changer la manière de les considérer à FTV : ils ne sont pas là pour boucher les trous dans les services, mais pour apprendre !
S’ils ont pris acte de ces mesures, les élu·es regrettent l’absence d‘excuses de la part de la direction. A quel moment est-il question de réparation pour les journalistes en souffrance ? Quid des inégalités de traitement et des disparités salariales entre les journalistes de l’entreprise en fonction de leur rédaction d’origine ? L’harmonisation des salaires était pourtant l’une des recommandations du rapport CEDAET : en décidant de ne pas la suivre, la direction choisit de faire perdurer cette injustice. Trop peu d’actions concrètes, beaucoup de promesses. Seront-elles tenues ? Car ce sont des promesses de dialogue et d'accompagnement que les élu·es ont déjà entendu ! Ils espèrent tous que derrière ce plan il y a une vraie volonté de changement. La direction sera jugée sur ses résultats ! À l’unanimité, les élu·es ont décidé de transmettre à l’inspecteur du travail ce plan d’action qu’ils jugent insuffisant, ainsi que tous les dossiers liés au risque grave dénoncé depuis plusieurs mois à la rédaction nationale, dans le but que les salarié·es soient enfin reconnus et accompagnés comme il se doit. Lire ici le plan d’action présenté par la direction 📎
Le CSE du Siège a été informé de la mise en cause de deux représentants du personnel pour des faits présumés de harcèlement moral. Alors qu’une enquête est en cours, deux aspects de ce dossier interrogent les élus : la simultanéité et la personnalité des deux salarié·es. Ils sont connus et reconnus pour leur engagement. Ils défendent en instance et dans leur service la santé des salarié·es, mise à mal par des dysfonctionnements managériaux. Tout en rappelant leur attachement à la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes, les élus du CSE s’inquiètent d’une possible instrumentalisation de la procédure par la direction. Lire ici la résolution des élus 📎
Cette année, le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Critérium du Dauphiné) se tiendra du 7 au 14 juin 2026. Les moyens techniques de la Fabrique (car VM Challenger 2 de Toulouse) assureront la production du signal international et du signal habillé complet en direct sur l’ensemble des 8 étapes. Cette course, au parcours très montagneux avec des arrivées prévues en altitude, impose des contraintes techniques et opérationnelles importantes. L’organisation repose sur une continuité de service demandée par la direction des Sports et les réalisateurs, afin de garantir la qualité de l’antenne et la maîtrise des dispositifs. Le Tour AURA servira une nouvelle fois de banc d’essai technique pour le Tour de France, avec l’expérimentation de dispositifs destinés à répondre aux exigences d’ASO et de la direction des Sports. La direction a présenté aux élu·es une demande de dérogation de temps de travail à 60 heures hebdomadaires maximum pour les salarié·es de la Fabrique, car le choix de sites de tournage de plus en plus éloignés, couvrant plusieurs départements, accentue les temps de transfert, la fatigue des équipes et les contraintes logistiques. Les élu·es ont rappelé la nécessaire vigilance à avoir sur l’organisation du travail dans de telles conditions, et ont rendu un avis dans lequel ils prennent acte. Ils notent que les journalistes ne sont pas concernés par cette demande. Ils exhortent la direction au respect des 24h journalières de repos hebdomadaire, et demandent un retour sur les réalisés dès que possible.
La direction a présenté le réalisé des Victoires de la Musiques 2026. Au global, le tournage s’est déroulé dans un climat serein, avec une bonne ambiance de travail et cela, malgré des amplitudes horaires importantes liées aux exigences artistiques. Ces contraintes ont entraîné quelques débords ponctuels (dernier soir des répétitions notamment), mais les temps de pause ont été respectés. Les élu·es ont tenu à saluer le respect global des plannings annoncés et les dispositifs mis en place en amont pour éviter de dépasser les 59h hebdomadaires.
Paris, le 23 avril 2026
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Liminaire CGT CSE Siège 15 avril 2026
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Il aura fallu attendre sept mois… Sept longs mois, après le choc du rapport CEDAET validant l’hypothèse d’un risque grave à la rédaction nationale, pour que la direction présente aux élus du CSE du Siège un plan d’action (cf le prochain compte-rendu de la CGT). Sept mois durant lesquels d’ex-salariés de France 3 ont continué à souffrir, victimes d’une sorte de discrimination larvée et protéiforme. Car à France Télévisions, malgré la fusion des rédactions, on ne traite pas les salariés de la même manière en fonction de leur rédaction d’origine. Une sorte de « hiérarchisation officieuse » s’est installée, entretenue avec soin par une « élite » autoproclamée. Le constat des experts est accablant : « Les journalistes issu·es de France 3 sont globalement défavorisé·es : en moyenne, leur rémunération est plus basse, ils et elles ont moins accès aux positions d’encadrement, aux éditions les plus prestigieuses, aux magazines, aux sujets les plus longs (qu’on apprécie la durée de confection ou de diffusion), à la possibilité même de signer un sujet en tant qu’auteur/trice principal·e. » Humiliations, mépris des compétences accumulées, dévalorisation, perte de sens, brutalisation des relations sociales, isolement, maltraitance… Le management de France 2 s’est imposé à tous avec son cortège d’inégalités, de lassitude, de désespoir… Voilà ce que constate la CGT, alertée par des salariés en situation de détresse. Nous, à la CGT, nous disons à la direction que la situation n’a que trop duré ! Il faut réformer en profondeur. Il faut casser ces dynamiques délétères qui portent atteinte à la santé des salariés, des ex- France 3 mais aussi de bien d’autres, indépendamment de leur rédaction d’origine.
La machine à broyer sévit encore La semaine dernière, un journaliste qui officie sur franceinfo, un visage historique de la diversité, ex-France 3, a été « viré » de l’antenne par un simple SMS de son rédacteur en chef. Au terme de huit années de détachement, dont cinq de chroniques sportives quotidiennes, son avenant a été tout simplement déchiré par la direction.
Et les salaires ? Là encore, le constat des experts est sans appel : « La fusion des rédactions de France 2 et France 3 s’est traduite – plus personne n’en disconvient aujourd’hui – par l’imposition du modèle de France 2. Cette harmonisation forcée n’a pas eu son pendant dans l’échelle des rémunérations, puisqu’il reste des écarts selon les rédactions d’origine, les ex-France 3 demeurant en moyenne moins bien payés. Or, l’égalité de traitement est une condition pour que les salarié·es se sentent appartenir à une rédaction unifiée. Une harmonisation salariale paraît donc nécessaire. » La direction a-t-elle prévu dans son plan d’action, par exemple, d’harmoniser les rémunérations, de revaloriser les carrières comme le préconise le rapport ? Pas du tout. Elle privilégie une approche individualisante, c’est-à-dire qu’elle nie la maltraitance structurelle, une forme de violence institutionnelle à France Télévisions. Va-t-elle oser confier son pseudo plan d’action à ses managers les plus zélés, majoritairement issus de France 2, c’est-à-dire à ceux-là même qui font vivre ces inégalités au quotidien depuis des années ? La CGT met en garde cette nouvelle direction de l’information : en choisissant un plan d’inaction pour répondre au rapport CEDAET, elle se fait complice de ceux qui ont abîmé, puis détruit tous ces collectifs composés d’ex-France 3 : IV3, les éditions d’ICI… Complice des promoteurs du funeste projet Hub Info. Complice de celles et ceux qui ont démoli sans le moindre scrupule les derniers symboles de France 3 au Siège. Complice enfin de celles et ceux qui pensent que France 3 à Paris ne mérite pas une messe ni un requiem et encore moins un plateau digne de ce nom. La CGT du Siège apporte tout son soutien aux salariés de PIDF, et salue leur courage : six semaines et trois jours de grève. La CGT demande à la direction de trouver une solution alternative au CDE pour PIDF.
Paris, le 15 avril 2026
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Compte-rendu CSE Siège 25 et 26 mars 2025
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CSE après CSE, les élus CGT constatent que l’entreprise poursuit sa course folle, entrainant les salariés dans une spirale périlleuse. Économies, réductions d’effectifs, externalisations à tout crin… Rien ne semble l’arrêter. Ni les alertes sur la santé, ni l'échec des réorganisations, ni les débats que suscitent dans la société les choix erratiques de ses gouvernants. Mais vos élus CGT seront toujours là pour défendre celles et ceux qui, jour après jour, par leurs valeurs et leur travail, constituent la seule vraie richesse de France Télévisions : les salariés.
À l’appel des élus, la direction s’est présentée pour la 3ème fois en séance depuis le début de l’année. Objectif affiché : l’obtention d’informations claires et précises sur l’implantation de la chaîne numérique des Sports.
Une chaîne dédiée au sport, donc, conçue comme une plateforme de retransmissions en direct, de documentaires et d’archives, avec une forte dimension interactive et cela, grâce à un tchat permettant au public d’échanger avec les présentateurs. Selon la direction, cette offre, unique sur le marché, permettrait d’augmenter significativement l’audience des contenus sportifs de France Télévisions. Elle permettrait aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques, notamment via la publicité autorisée sur ce canal numérique. « Une chaîne H24 avec tous nos évènements de sport, c’est 2 à 3 fois plus d’audience pour France.tv (…) L’originalité de cette chaîne c’est l’interactivité offerte au public. (…) Le public peut se connecter à l’évènement diffusé et y participer avec les présentateurs. (…) C’est une offre qu’aucun autre groupe de télévision ne propose ! (…) Il y a la possibilité de faire rentrer de la publicité jusqu’à 8 minutes de 9h à 20h et donc, de faire rentrer de l’argent. »
Si les élus saluent le potentiel stratégique du projet, ils dénoncent néanmoins un manque total de transparence dans sa préparation. Ils regrettent de ne pas avoir été consultés en amont et de n’avoir reçu aucune information complète sur l’organisation, les moyens, la programmation ou encore les impacts humains et financiers de la création de cette chaîne. Les représentants du personnel demandent donc à la direction de leur fournir rapidement l’ensemble des documents nécessaires à leur travail d’analyse (cahier des charges, moyens humains et techniques, plannings, plan d’activité et de formation, organigramme, impacts économiques, …). Ils ont rendu une résolution en ce sens. Ils attendent également des réponses précises aux questions posées lors des CSE précédents, et cela avant la séance du mois de mai 2026.
2 rédacteurs, 2 JRI, un seul monteur ! Cette année, les équipes de la rédaction nationale présentes à Cannes seront réduites. Finis aussi les déplacements massifs de présentateurs et de directeurs. Pour le numérique et les réseaux sociaux en revanche, pas de réduction d’effectif (4 journalistes planifiés). La direction l’assure : les temps de repos seront respectés, les demandes des éditions réduites. Oui, mais… Que feront les équipes sur place ? Quel sera le contenu de leurs missions, la réalité de leur charge de travail ? Ne risquent-elles pas de s’accroître du fait de cette réduction de moyens ?
En CSE, les élus pointent l’absence des directrices et directeurs pour répondre à leurs questions (Information, Fabrique, etc…). Ils dénoncent aussi un paradoxe : les économies imposées aux équipes de reportage et d’information de France Télévisions ne concernent pas les boîtes de production privées, elles-mêmes financées par France Télévisions (Mediawan et Together media, entre autres). L’émission « C dans l’air » (production Mediawan) sera par exemple réalisée une fois par jour depuis le festival. Quant aux équipes de la Fabrique, elles assureront toujours la Télé du Festival mais la montée des marches ne sera plus diffusée sur le linéaire mais sur Youtube via la chaîne Brut. Autre nouveauté pour les équipes de La Fabrique : la technologie ST 2110 ! Elle permet de relier une régie à distance des plateaux : plus de régie à Cannes, donc ! Le pilotage se fera depuis Paris ! Une aubaine pour la direction, à l’heure où les économies et la modernisation de nos outils font rage à France Télévisions ! Pour finir, et cela malgré leurs demandes récurrentes depuis des années, les élus déplorent une fois de plus le manque de précision dans les documents fournis par la direction. Un manque de transparence qui les empêche de se prononcer clairement. C’est pourquoi, las de ne pas être entendus mais bien conscients de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés, ils ont rendu un avis négatif à cette demande de dérogation de temps de travail.
Pour son premier CSE, le nouveau directeur de l’information, Philippe Corbé, s’est présenté aux élus et a dû aborder un dossier sensible : celui du fonctionnement des bureaux à l’étranger de France Télévisions. France Télévisions dispose aujourd’hui de huit bureaux à l’international (Rome, Londres, Washington, Pékin, Jérusalem, Moscou, Berlin et Bruxelles). Des bureaux où les correspondants sont des journalistes de France Télévisions en CDI, détachés du siège. Chaque bureau tourne grâce à l’appui d’un ou plusieurs employés (JRI, techniciens, fixeurs, assistant selon la configuration), dont le contrat de travail dépend du droit local et de sociétés prestataires. Dans d’autres zones du monde, comme à New Delhi ou Dakar, l’intégralité des prestations est confiée à des boîtes de production étrangères ou locales.
Fin 2024, la boîte de production française Via Storia remporte l’appel d’offre obligatoire pour la prestation audiovisuelle rattachée au bureau de Bruxelles. Et cela commence mal : cette société n’est pas implantée en Belgique ! Via Storia, sous-traite donc aussitôt à Media Pro, une société installée en Belgique. Très vite, la prestation n’est pas à la hauteur : les remontées de problèmes techniques se succèdent, puis arrivent les problèmes humains. Le « producer » employé par la société sous-traitante, dont le statut reste flou, intervient en appui de la journaliste CDI en poste à Bruxelles (journaliste de la rédaction nationale). Il assure de nombreuses tâches éditoriales au point de subir un burn-out qui le mène vers un arrêt de travail. Au final, ce salarié quitte son poste après une rupture négociée, alors qu’un licenciement avait été envisagé. La situation était tellement dégradée que la direction parisienne a même dû se rendre plusieurs fois à Bruxelles.
Les élus ont alerté sur le manque de transparence entourant la sous-traitance dans les bureaux étrangers : nature des contrats, statut des salariés, garanties éditoriales et professionnelles, conditions humaines de travail. Ils ont rappelé que, malgré les contraintes budgétaires, France Télévisions doit exiger de ses prestataires le respect de règles éthiques minimales. Ils ont également dénoncé l’existence possible de bureaux gérés par des sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux. Dans un contexte marqué par une enquête parlementaire, les élus estiment que France Télévisions doit se montrer exemplaire, tant sur le plan éthique qu’humain.
Les élus ont exprimé leur satisfaction concernant la prise en compte, par la direction du Téléthon, des remarques formulées lors des précédents CSE. Ils saluent les efforts réalisés ainsi que la présence de la direction concernée en séance. Cette édition a reposé majoritairement sur les moyens de fabrication internes de France Télévisions, ce que les élus considèrent comme un point très positif. Les salariés ont également été invités à participer, notamment via le centre d’appel. À quelques exceptions près, liées aux contraintes opérationnelles sur le terrain, les plannings ont globalement été respectueux des règles en vigueur.
SOCIAL DIRECT semble effectuer un travail satisfaisant auprès des salariés. Le service est composé de 26 assistantes sociales pour France Télévisions. Les rendez-vous se prennent dans monespace/ressources humaines/prévention/accompagnement des situations individuelles. Ils peuvent se tenir en présentiel ou en distanciel.
QUALISOCIAL est désormais le nouveau prestataire choisi par France Télévisions. Présence sur site environ une fois par semaine. Deux lignes d’écoute sont disponibles pour les salariés 24h/24, 7j/7. Le service est joignable au 0 805 384 772. L’an dernier, les principaux motifs de consultation concernaient des relations de travail dégradées, des exigences de travail et des exigences émotionnelles. Ces problématiques traduisent une perte de sens au travail, une intensification des tâches, des transformations des métiers, etc. Les élus souhaitent que les psychologues du travail puissent travailler sur la prévention au sein de l’entreprise.
L’étau se resserre pour les fumeurs ET les vapoteurs au siège de France Télévisions. La seule zone fumeurs dans l’enceinte de MFTV est le patio dit « France 3 ». À terme, l’entreprise se dirige vers une interdiction totale de fumer ou de vapoter à l’intérieur des bâtiments. Une décision importante tant pour des enjeux de santé publique que de sécurité.
On ne compte plus les chutes après glissade sur cette rampe, devenue le cauchemar des cyclistes. Depuis plusieurs années, les élus demandent l’application d’un revêtement anti-dérapant dans les zones accidentogènes. Il semblerait que cela soit enfin acté. Combien d’accidents du travail a-t-il fallu pour en arriver à cette décision ?
31 espaces de repli pour les Personnes à Mobilité Réduite ont été créés au Siège. Tous ont été équipés d’un téléphone pour permettre aux salariés concernés de se signaler. Malheureusement, les élus font état d’un certain nombre d’espaces de repli rendus inaccessibles, le plus souvent encombrés par des objets. Encore plus incompréhensible : le fait que ces emplacements à l’origine déjà occupés par des photocopieuses soient estampillés zone de repli pour PMR ! Le manque de personnes chargées de l’évacuation est également déploré par les élus.
Le taux moyen d’absentéisme à France Télévisions est de 6,62 %, en hausse de 0,26 point sur un an. On observe une augmentation de l’indicateur gravité avec une moyenne de 22,7 jours d’absence par salarié contre 21,7 l’année précédente. Le nombre des arrêts reste stable, mais leur durée est en augmentation : + 11 % en un an. À noter une augmentation de + 31 % des arrêts de longue durée à l’information. Le nombre de jours par accident du travail est en hausse de 7 %. Pour les élus, difficile de ne pas s’interroger sur le lien entre ces hausses et certaines pratiques managériales génératrices de risques psycho sociaux.
Un livret prévention santé sécurité campus est offert à chaque nouvel arrivant. Une obligation légale. Il contient des consignes de sécurité, les numéros d’urgence, des contacts, des droits, etc. Les élus souhaitent qu’il puisse être mis à disposition de tous les salariés.
Le niveau de l'emploi global en équivalents temps plein est de 3 579,7 ETP moyens soit :
Une baisse de -117,9 ETP moyens par rapport à la situation du 31 décembre 2024. Les salariés permanents représentent 88,4 % des effectifs globaux. La baisse est de - 88 ETP pour les PTA et de - 30 ETP pour les journalistes. À noter le solde des arrivées/départs : -10, soit 137 arrivées en CDI (dont 72 transformations CDD) contre 147 départs. Pour les heures supplémentaires payées, la baisse est significative : -25,2 % (-18,5 % pour les permanents, -35,3 % pour les non permanents). Les élus s’indignent du fait qu’ils ne soient jamais remplacés dans leurs services lorsqu’ils s’absentent dans le cadre de leurs mandats. Il suffirait pourtant que les managers le demandent. Alors qu’ils s’investissent dans la vie de l’entreprise, ces salariés élus peuvent dès lors être perçus comme des “privilégiés”. Conséquences : en l’absence de remplacement, leurs collègues se retrouvent avec une charge de travail accrue qui peut générer du ressentiment. Certains managers refusent même des congés à des salariés, sous prétexte que leurs collègues élus seront absents pour exercer leurs mandats. Inadmissible pour les élus ! Ces pratiques créent un climat délétère dans les services et ne respectent pas les accords signés. On frôle la discrimination syndicale.
Dans le cadre des objectifs de retour à l’équilibre fixés par la présidence, la direction a présenté plusieurs pistes d’économies actuellement à l’étude. Les discussions portent notamment sur :
Ces pistes font partie des réflexions en cours et suscitent de nombreuses interrogations de la part des élus sur leurs impacts sociaux, techniques et stratégiques.
Prochain CSE Siège : les 15 et 16 avril 2026
Paris, le 1er avril 2026
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Liminaire CGT au CSE Siège du 25 mars 2025
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Depuis quelques mois, l’audiovisuel public fait l’objet d’une attention toute particulière de l’Assemblée nationale. Dans ce pays on pourrait par exemple enquêter sur les dérapages budgétaires abyssaux des EPR, sur les centaines de milliards d’aides publiques distribuées sans contreparties aux entreprises privées, ou encore sur les morts au travail (deux par jour, soit deux fois plus que chez nos voisins européens), non, on préfère enquêter sur l’audiovisuel public…Visiblement une priorité pour certains bords politiques. Sur le principe, nous n’avons rien contre. Le contrôle parlementaire est sain. La transparence est nécessaire. Et le débat démocratique indispensable. Mais encore faut-il qu’une commission d’enquête ressemble à une commission d’enquête. Créé à la base pour examiner son fonctionnement, son financement, son pluralisme, ses pratiques éditoriales, ce à quoi nous assistons ressemble plus à un spectacle affligeant oscillant entre tribunal improvisé, télé réalité et règlements de comptes en direct. On en viendrait presque à regretter de ne pas avoir diffusé ce cirque en prime time, comme un nouvel épisode de « Faites entrer l’accusé ! » Car il faut bien reconnaître que le niveau du débat a parfois pris des chemins malaisants. Entre les insinuations, les procès d’intention, les menaces échangées en direct live, certains élus semblent avoir confondu contrôle démocratique et tribunal médiatique. Le problème n’est pas que l’audiovisuel public soit questionné. Le problème, c’est la manière dont il l’est et surtout par qui ! Quand une commission passe son temps à affirmer que le travail des journalistes serait globalement militant, quand elle se transforme en procès permanent de l’indépendance rédactionnelle, quand chaque audition ressemble à un interrogatoire sur les opinions supposées de notre ligne éditoriale… on ne cherche plus à comprendre un service public. On accuse ses journalistes d’être des marionnettes mais on veut en faire des pantins. On réclame la liberté d’expression… mais on soupçonne immédiatement de militantisme toute ligne éditoriale qui ne correspond pas à ses propres convictions. On réclame les salaires à nos têtes de gondole, mais ce sont les mêmes députés qui votent le secret des affaires, refusent de rendre publique leurs notes de frais ou hurlent à l’inquisition lorsqu’ils ont l’obligation de remplir leur formulaire de HATVP, Haute autorité pour la transparence de la vie publique. On demande des comptes… mais on transforme chaque réponse en preuve supplémentaire de culpabilité. Autrement dit : le verdict est écrit à l’avance. On cherche à l’intimider, à le mettre au pas, à le préparer au démantèlement. Quand le pouvoir enquête sur ceux qui l’informent, la démocratie devrait toujours se méfier Et les conséquences ne se sont pas fait attendre. Profitant de l’ambiance, le Premier Ministre nous a discrètement retiré 15 millions d’euros supplémentaires. Pas 15 millions de privilèges : 15 millions de moyens en moins ! Moins d’investissements, moins de programmes, moins de capacité à remplir notre mission de service public. Ses coupes budgétaires à répétition commencent à se voir à l’antenne. Des coupures de pubs omniprésentes dans les JO d’hiver, nos amis Anglais battus pour la première fois de leur histoire par les Italiens dans le tournois des 6 nations, mais sur TF1, France Télévisions a été obligé de revendre certains matchs. Plus nos moyens baissent, plus la critique monte. Pratique ! C’est exactement par cette stratégie que vous pouvez facilement vous débarrasser d’un service public : en faire un clone du privé. D’un autre coté si nous avions une ligne éditoriale claire et rigoureuse, nous ne prêterions pas le flanc aux critiques. Las, on constate que nos soirées électorales sur France 2 donnent la priorité à l’extrême droite, à tel point qu’un grand hebdomadaire s’est fendu d’un « billet » sur le sujet, que sur franceinfo des journalistes présentateurs de « talks » tirent à boulets rouges sur La France Insoumise et ou surfent sur des fakes news… Dernière en date, le relais ignoble que s’est fait l’antenne de notre chaîne d’info de la fausse déclaration de Bally Bayagoko, « Saint Denis, la ville des noirs » la vraie déclaration étant, « Saint Denis la ville des rois et du peuple vivant », devise de la ville. Par ailleurs, en déléguant à des producteurs privés nos magasines, nos documentaires, instantanément, des voix s’élèvent pour s’interroger de qui fait quoi et produit quoi. On l’a vu cet été avec un documentaire sur une ex-ministre des sports, ou plus récemment, sur un magazine consacré à la nouvelle coqueluche de l’extrême droite : Jordan Bardella. Quand nous produisions en interne, ces polémiques n’existaient pas. Mais à force de vouloir mettre l’audiovisuel public au banc des accusés, certains responsables politiques ont surtout réussi à démontrer une chose : l’indépendance journalistique reste indispensable. Non ! ce n’est pas un pouvoir de nuisance, mais un pouvoir de porter la vérité. Une vérité qui dérange, et en particulier l’extrême droite, en embuscade, dont les milliardaires/propriétaires de chaînes privées aimeraient nous dissoudre pour récupérer notre gâteau publicitaire, nos programmes, notre savoir-faire, nos contrats sportifs, afin de faire fructifier leurs petites affaires et imposer leur idéologie ultra libérale et réactionnaire. Mais que va-t-il rester de cette commission ? Certains lui prédisent un enterrement de première classe, tout cela pourrait finalement faire « pschitt ! » Et pendant ce temps-là, les techniciens, les journalistes, les administratifs, tous les salariés de l’audiovisuel public essayent simplement de mener à bien leur mission : Ils informent. Ils expliquent. Ils racontent. Bref, ils font exactement ce qu’on leur reproche : Leur travail.
Paris, le 25 mars 2026
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Compte rendu CGT au CSE Siège des 28 et 29 janvier 2026
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En introduction, vos élus CGT ont tenu à rappeler l’importance de ne pas faire l’impasse sur des sujets aussi importants que la mise en place du Hub Info Ici Régions, le risque grave à la rédaction nationale pointé du doigt par un rapport d’experts, la situation du service de la médiathèque, les changements d’organisation des régies et des plateaux du siège ou encore la création d’une chaîne info sport sur le numérique 24h/24 et cela, sans information préalable devant les élus. Absents de l’ordre du jour de ce CSE, ils ont promis de veiller à ce que ces points soient traités en temps et heure. Avec toutes ces réorganisations successives : la souffrance des salariés est réelle et elle doit être prise en compte ! Vos élus CGT s’y engagent.
Enquête accident de travail : la direction se désolidarise ! À la suite d’un accident du travail survenu le 6 juin 2025, déclaré par une salariée de la DRH de la Direction de l’Information, les élus ont voté la mise en place d’une enquête (CSE Siège du 9 juillet 2025). Une enquête conjointe, pour analyser plusieurs faits liés à cet accident, menée par 3 représentants du personnel et 2 représentants de la direction. En tout, 6 entretiens, totalement confidentiels, ont été réalisés. Ces entretiens ont permis aux élus du CSE de mieux comprendre les causes professionnelles qui ont conduit à cet accident, ainsi que la situation de travail dans l’encadrement de la rédaction nationale. Une enquête qui se passait bien, jusqu’à ce que les élus décident de faire appel à un cabinet extérieur pour les accompagner. « Nous avons été confrontés à quelque chose de totalement inédit ! Cela concerne des personnes au plus haut point et cela requiert une expertise que nous n’avions pas. » Décision désapprouvée par la direction : « Les règles établies au départ n’ont pas été respectées. » Elle aurait voulu y être associée, avoir son mot à dire sur le choix du cabinet d’expertise. La direction a donc décidé de clore l’enquête ! Mais les faits sont trop graves pour que les élus se taisent ! D’autant que la victime de cet accident a quitté l’entreprise depuis. L’enquête met en valeur la mise en place, par certains membres de l’équipe de la Direction de l’Information, « d’une forme de management caractérisé par un climat de peur généralisée, avec des excès de colère répétés, une impossibilité pour les acteurs RH d’exercer normalement leur rôle en raison d’une exclusion des décisions et d’une perte de crédibilité », ainsi « qu’une rupture du dialogue social accentuée par le contexte budgétaire tendu ». Le rapport pointe en outre « un climat de travail décrit comme anormal, contraire aux valeurs professionnelles et humaines ». Selon les élus, ce management « toxique » aurait même des « conséquences personnelles graves » sur les salariés de France Télévisions : « choc psychologique, malaise, troubles du sommeil, hausse des traitements médicaux, climat empêchant de s’exprimer, santé détériorée nécessitant la prise d’anxiolytiques, stress intense, consultation médicale suite aux menaces verbales décrites … » Dans leur compte rendu, les représentants du personnel du CSE ont proposé des préconisations auxquelles la direction n’a donc pas souhaité s’associer. « Nous ne validons pas vos conclusions. Nous ne sommes pas allés au bout ! » Les élus regrettent cette attitude. Ils déplorent également que l’entreprise ne prenne pas en compte les signes avant-coureurs pour éviter que certains salariés puissent nuire à d’autres ! « Dans cette entreprise, on est indulgent avec certains et sévère avec d’autres ! » ajoutent-ils. Les élus exigent qu’il n’y ait pas de passe-droit. Ils rappellent à la direction son devoir d’assurer la sécurité et la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Ils demandent que des actions rapides et concrètes soient mises en place pour faire cesser les agissements et pratiques managériales toxiques et cela, dans un délai de 3 mois. Sans réponses concrètes, ils n’excluent pas d’en référer à l’inspection du travail. Une résolution a donc été votée à l’unanimité dans ce sens.
Chaîne numérique des jeux olympiques : vos élus exigent transparence et consultation ! Sur le faire-part, le bébé semble pourtant en bonne santé ! La direction a annoncé en fanfare à la presse, la naissance d’une chaîne numérique des sports, accessible 24h/24 sur la plateforme france.tv, lancée dès le 30 janvier. Cette chaîne est une boucle - alimentée par la rédaction numérique et la vidéothèque des sports - en contenu de directs ou enregistrés, archives, épreuves inédites ; avec en plus, des interactions avec le public via un Tchat Live. Pendant la durée des JO, et ce dès le 2 février, cette chaîne diffusera en continu des épreuves, des directs et des contenus exclusifs. En soit, la naissance d’une chaîne qui enrichit l’offre de FTV est une bonne nouvelle… mais pour les élus qui n’ont absolument pas été mis au courant du projet : c’est une douche froide ! La direction est en effet venue présenter un seul aspect du projet global : celui de l’impact sur le CDE de ce que la direction présente comme une chaîne éphémère JO d’hiver, calquée sur le modèle des JO Paris 2024. Mais face aux interrogations plus larges des élus, elle a été obligée de le reconnaître : « il y a eu un loupé ! » Quid du projet dans son intégralité ? Les élus veulent en savoir plus ! Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24. Un possible changement majeur de charge de travail et d’organisation, décidé sans la moindre information-consultation ! Au moment où une saisine est en cours sur la souffrance au travail au CDE, et que le projet de renouvellement des régies du siège doit revenir en CSE, vos élus ont découvert qu’une régie temporaire est installée en toute discrétion au 2ᵉ étage par un prestataire, le temps des JO d’hiver. Par ailleurs, les représentants de proximité CGT dévoilaient dans leur gazette de janvier, les grandes lignes de ce projet de chaîne numérique des sports. Les élus ont donc voté une résolution exigeant une information‑consultation complète sur l’ensemble du projet : impacts sur les métiers, conditions de travail, emplois, formations. Ils rappellent la responsabilité de l’employeur en matière de santé et de sécurité. Sans réponses claires, cette gestion pourrait s’apparenter à une entrave au fonctionnement du CSE. Les élus préviennent : ils n’hésiteront pas à saisir la justice si nécessaire.
Opération « Paris-Nice 2026 » : des temps de repos toujours mal respectés ! Cette année, le « Paris-Nice » aura lieu du dimanche 8 au dimanche 15 mars 2026 avec un départ de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines (78). Une course particulière en raison de son dispositif technique lourd et itinérant. La couverture de l’évènement mobilisera une quarantaine de salariés de la Fabrique. Le car Challenger 2 de Toulouse assurera la production du signal international, du signal privatif pour France 3, d’un résumé de la course et d’un plateau enregistré pour Stade 2 la quotidienne ; en interconnexion avec plusieurs unités externes (car AMP, car Boost/EMG, satellites, tribune commentateurs). Face aux horaires étendus et aux déplacements quotidiens, une demande de dérogation au temps de travail hebdomadaire - jusqu’à 60 heures maximum - a été présentée au CSE.
Gestion de fin de mandat : 3 années intenses et des dossiers à suivre de près en instance ! L’ex-secrétaire du CSE Siège est venue présenter son bilan de fin de mandat aux élus. Il témoigne de l’engagement des élus du CSE Siège de contribuer à un dialogue social constructif, au service de tous.
Dès le début de mandat, le ton a été donné avec le projet TEMPO et la disparition des éditions nationales ! Un dossier impactant pour l’entreprise tout comme le projet CAMPUS, la situation de la D2S, la mise en place de SHERLOCK, les problèmes de climatisation et de légionellose … ou encore plus récemment, la dénonciation de l’accord collectif. D’autres dossiers ont impactés le secteur de l’information : la situation des chargés d’édition de France info (ex canal 27), le projet TEMPO devenu ICI, la situation des bureaux des correspondants en région, l’abus sur le forfait jour, les conséquences dans la durée de la fusion de l’information, le sujet récurrent du sous-dimensionnement des équipes et des moyens attribués à la chaine info, ou encore dernièrement, le déclenchement d’une enquête suite à un accident du travail impliquant la DRH de l’information. Autre secteur impacté : La Fabrique ! Entre réduction d’ETP et nécessité de transformation de l’entreprise, les sujets n’ont pas manqué ! Parmi eux : le service éclairage des plateaux, le CDE, la Média Factory, la disparition des équipes de tournages légères, la réorganisation du service de l’autopromotion, la situation des scriptes, Genesys ou le renouvellement des régies, le déménagement du plateau et de la régie de France info, S2 la quotidienne. Enfin, impossible d’éluder la situation de Télématin, une émission en perpétuel mouvement durant cette mandature (Plan TEPI, conditions de travail des monteurs, …).
Mais le rôle des élus du CSE ne se limite pas à la défense de l’emploi, des conditions de travail et à la santé et la sécurité des salariés, ils ont aussi la responsabilité des activités sociales et culturelles. Parmi les dossiers pris en charge : la mutualisation des caisses des restaurants du Campus, la signature de la convention de groupement pour le système de restauration Campus, l’ouverture de la cafétéria du Hall, l’aménagement de la salle de sport, le code de conduite anticorruption du CSE siège de France Télévisions ou encore la réécriture de la charte « Tourisme équitable ». Les élus ont également mis en œuvre de nombreuses opérations à l’attention des près de 7 000 ouvrants-droits pour promouvoir le départ en vacances ; la culture, les loisirs et le sport ou encore les enfants. Ils ont également mené plusieurs actions pour soutenir l’activité des salariés du CSE, ou encore l’activité de la restauration. La gestion du patrimoine immobilier du CSE aussi a mobilisé les élus du CSE siège. Au cœur des discussions également : les conditions d’exercice du mandat d’élu. L’ex-secrétaire rappelle qu’il n’est pas simple d’assumer cette responsabilité et que cela demande beaucoup d’engagement. Le manque de reconnaissance du travail exigé par le mandat est pointé du doigt. Enfin, on retiendra la demande d’aide formulée par le CSE Central pour le CSE de Mayotte, alors dévasté par le passage du cyclone Chido. Les élus du CSE Siège ont su répondre à l’appel avec 40.000 euros attribués.
L’action des commissions a également été détaillée. Celle des commissions obligatoires (SSCT, Économique et Structure, Marchés, Formation professionnelle et Emploi, Information et aide au logement, Egalite professionnelle, D2S) mais aussi celle des commissions facultatives (ASC, Transformation numérique, Restauration, Handicap). Autant de points qui ont su mobiliser vos élus sans relâche : des élus qui permettent d’ailleurs à l’entreprise d’identifier les points de vigilance. Et en portant la voix des salariés, ils jouent un rôle déterminant. Aucun projet ne peut être mis en œuvre durablement sans associer les représentants du personnel. Les élus ont voté en faveur de ce bilan de fin de mandat, à la quasi-unanimité (1 seule abstention).
Vie du CSE : les membres des commissions renouvelés
Ce CSE a aussi été l’occasion pour la nouvelle mandature d’élire les membres des différentes commissions. Ont été élus à l’unanimité :
Pour la Commission Emploi-Formation
Pour la Commission des Activités Sociales et Culturelles
Pour la Commission Égalité professionnelle
Pour la Commission Handicap
Pour la Commission Information et Aide au logement
Pour la Commission Transformation numérique et Nouvelles technologies IA
Pour la Commission Responsabilité Sociale et Environnement
Pour la Commission Restauration
Pour la Commission Production et Fabrication en interne
Pour la Commission Sports
L’élection des membres de la Commission des Marchés et de la Commission Sherlock est reportée au prochain CSE Siège.
Le 23 janvier dernier la constitution du nouveau bureau du CASCI ORTF a eu lieu. Voici vos nouveaux élus :
Les élus revendiquent par ailleurs que tous les secrétaires de CSE (INA, Radio France, France Bleu, Malakoff FTV, Siège, F3, Corse), contributeurs au financement du CASCI ORTF, soient désormais pleinement associés aux travaux du bureau. La prochaine plénière du CASCI ORTF doit se tenir le 6 février 2026 dans un contexte tendu En effet, l’établissement traverse une situation financière critique depuis que Radio France a dénoncé sa contribution aux deux CSE de la maison (Maison de la radio et ICI). Cette contribution représente 30 % du budget du CASCI ORTF : sans elle, la pérennité de l’établissement est clairement menacée. Le jugement a été reporté au 10 février.
Pour favoriser la communication de leurs actions avec les salariés du Siège, et notamment les jeunes, une grande partie des élus (56,5%), essentiellement de la majorité, ont voté la mise en place d’une application de communication sur smartphone. Son nom : « Ma vie pro CSE Siège FTV ». Une application liée à l’adresse professionnelle, elle doit permettre à tous les salariés de savoir ce que les élus défendent pour eux au quotidien. D’autres élus ont en revanche exprimé leur désaccord : si en soit, l’idée leur semble bonne, ils auraient aimé être associés à la réflexion en amont. Ils regrettent que d’autres applications n’aient pas été mises en concurrence. Ils alertent aussi sur le coût (2.000E/mois) et s’interrogent sur le mode de gestion de l’outil qui dépendra uniquement du bureau des élus du CSE.
En séance, les élus de la majorité ont annoncé leur décision unilatérale de faire marche arrière en rétablissant les critères d’ancienneté pour l’accès aux Aides Sociales et Culturelles. Pour la majorité, cela est une façon de faciliter l’accès des ASC aux CDD et intermittents. Un accès rendu extrêmement contraignant disent-t-ils, depuis la mise en place des nouvelles règles l’an passé (un accès alors ouvert sans restriction d’ancienneté mais obligeant les précaires à démontrer qu’ils étaient sous contrat pendant leur demande).
Des difficultés reconnues par vos élus CGT. Pour autant, ils jugent cette décision irresponsable et antidémocratique. D’abord, tous les élus du CSE Siège n’ont pas été consultés : le bureau a pris seul cette décision. Ensuite, une communication a déjà été envoyée à tous les salariés avant même d’avoir consulté les élus en séance ! Rappelons-le : ces décisions importantes engagent tous les élus du CSE Siège !
Et cette action nous met hors la loi ! Car depuis le mois d’avril 2024, une décision de la Cour de cassation oblige les CSE à bannir les critères d’ancienneté pour l’accès aux ASC. Le secrétaire du CSE Siège argue qu’un délai a été accordé jusqu’en décembre 2026 par l’URSSAF et que le CSE est légitime de rétablir cette mesure. Il oublie que la loi c’est la loi, et qu’elle s’applique dès que l’arrêt de jurisprudence tombe. En faisant fi de la loi, la majorité du CSE trahit la confiance et le mandat accordé par les salariés. France Télévisions est une entreprise publique : elle doit faire preuve d’exemplarité ! Voilà pourquoi vos élus CGT s’y sont opposés.
Paris, le 3 février 2026
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Allo ? Y a-t-il un pilote dans l’avion du nouveau CSE au Siège ?
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Premier CSE de cette nouvelle majorité et de ce nouveau bureau et le ton est déjà donné. Au menu : un programme d’une indigence visiblement assumée qui contraste singulièrement avec la saison précédente… Nous aurons l’occasion de le constater lors du bilan de fin de mandat que la Secrétaire sortante Sophie Pignal nous livrera en séance.
Préalablement à l’établissement de l’ordre du jour, la CGT avait fait part de ses demandes au nouveau secrétaire. Les voici :
L’expertise en a fait la démonstration et surtout la recommandation : au-delà de la question de sa pertinence, ce projet porte en lui les germes de grands désordres humains et organisationnels. C’est pourquoi nous nous devons de rester vigilants, de surveiller chaque étape et de continuer à interpeller la direction. Que s’est-il passé depuis ce mois de novembre 2025 où notre CSE avait voté à l’unanimité la résolution de faire une pause, vu l’état d’impréparation pour la mise en place de ce projet ? Comment se sont passés ?
Quid de la souffrance que ce projet a pu engendrer auprès des salariés ? Mais au fond, cela intéresse-t-il encore vraiment la nouvelle majorité ?
On se souvient d’ailleurs des bonnes paroles de l’ex-directeur de l’information assurant qu’un plan d’action et des mesures allaient être prises. Mais depuis les révélations du rapport CEDAET : rien, absolument rien, n’a changé à la rédaction nationale ! Et visiblement, les élections professionnelles passées, cela n’intéresse plus non plus ni la CGC, ni FO… Rappelons que ces risques psychosociaux suscitent même l’inquiétude de nos parlementaires. Pour preuve, les représentants de CEDAET ont été convoqués et interrogés la semaine dernière par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. A la rédaction on s’alarme … Au CSE du siège, on baille …
Elle démarre début février, avec les JO. Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24h !
Des changements imminents, puisqu’ils vont être mis en place dans les tout prochains jours par la direction de la Fabrique, avec un impact certain sur les effectifs et l’organisation de nos JT… et cela, en toute discrétion … loin des instances représentatives ! Honteux là encore ! D’autant qu’il semble se profiler une méthode peu glorieuse de la part de la direction pour réorganiser le travail, les vacations, les effectifs au Siège, et tout cela sous le regard impuissant des salariés ! Nous ne pouvons l’accepter !
Bien évidemment, pour la CGT cette méthode de contournement des instances est inacceptable. Mais visiblement, là encore, pour la majorité en place, le problème semble mineur : il ne sera pas débattu aujourd’hui malgré l’urgence ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Au final, seul le 6ème point proposé par la CGT aura fait l‘unanimité et figure à l’ordre du jour de ce CSE : il s’agit de l’enquête sur l’accident de travail de l’ex-DRH de l’information. Un ordre du jour pour le moins insuffisant donc, pour les élus de la CGT, tant les dossiers en cours et à venir leur semblent importants. C’est la démonstration que le syndicat majoritaire, FO, se pose clairement en allié objectif de la direction puisqu’il écarte les sujets les plus dérangeants, ceux qui ont été les plus documentés, les plus impactants pour la santé des salariés, et les plus symboliques. Prendre le pouvoir c’est une chose… l’exercer en est une autre ! Il faut pour cela rester à l’écoute des demandes de tous les élus ! À moins que la stratégie soit de ne pas s’en servir et de laisser le champ libre à la direction pour qu’elle déroule ses plans ? La CGT n’a pas l’intention de se laisser faire. Ses représentants et ses élus au CSE porteront le fer là où ça fait mal. Ils obligeront les actions pour sauvegarder la santé des salariés et leurs conditions de travail.
Paris, le 28 janvier 2026
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Compte-rendu CSE Siège constitutif 9 décembre 2025
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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir ! 96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études. Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
RESULTATS DES VOTES Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix Commission Emploi-Formation Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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Compte-rendu CSE Siège constitutif 9 décembre 2025
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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir !
96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études.
Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Sur le secteur Information et Sport, FO arrive 2e en termes de voix : elle récupère 3 RP sur 5 ! CGT, CFDT, et SNJ doivent se partager les 2 RP restants…Cherchez l’erreur !!! Autre injustice dans ce secteur, dans ce jeu de dupe, les PTA sont les grands perdants : 44% du secteur, 1 seul RP titulaire et 1 suppléant. Quelle honte ! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
Résultats des votes Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote.
Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour
COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour
Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix
Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF
La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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Compte-rendu CSE Siège Des 12 et 14 novembre 2025
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• DÉMÉNAGEMENT PLATEAU et RÉGIE FRANCE INFO : la confrontation n’est pas le choix des élus !
S’il y a une chose que les élus ne contestent pas, c’est bien la nécessité de renouveler les régies de France Télévisions, et bien entendu celle de franceinfo. Mais la mise en œuvre d’un tel projet ne peut pas se faire sans information totale et sincère des élus pour qu’ils puissent rendre un avis éclairé sur le projet qui leur est présenté. Or, le projet présenté comporte de nombreuses lacunes :
La direction reconnaît des maladresses mais insiste sur l’urgence pour franceinfo d’accéder à de nouveaux espaces et à une régie adaptée aux enjeux électoraux que sont les élections municipales et l’élection présidentielle. Elle l’affirme, ce projet est sans lien direct avec le projet global de renouvellement des régies, ce que contestent les élus qui n’ont pas souhaité rendre un avis. Mais ils tiennent à le rappeler, ne pas rendre d’avis ne signifie pas bloquer un projet. Seule une décision de justice peut stopper le déploiement d’un projet et si la justice considère que les conditions ne sont pas réunies pour que le projet puisse se dérouler sans mettre en péril les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés, effectivement elle peut prendre la décision de le suspendre un projet.
Les élus, eux, doivent se prononcer sur les risques pour la santé, la sécurité, les conditions de travail des salariés impactés par un projet. Ils ont indiqué qu’ils n’avaient pas la capacité de rendre un avis, ce que la direction a interprété comme un avis négatif.
Ce sera donc à la justice de trancher si la direction met en œuvre le projet.
• HUB INFO RÉGIONS: IV3 et ICI dissoutes, FTR prend le relais
La création du « Hub Info Régions » acte la disparition de IV3 et réduit à portion congrue la cellule « ICI » implantée au Siège qui ne sera plus qu’une antenne du Hub Info Régions. C’est désormais FTR implantée à Lyon qui devient le siège de la direction de l’information régionale. Ce qui frappe les élus, c’est que ce projet non seulement ne satisfait personne mais inquiète au plus haut point les salariés des 3 entités concernées.
Ils ont vécu la disparition des éditions nationales de la 3, se sont réorganisés et maintenant que tout fonctionne, tout est à nouveau remis en question avec des impacts sur leur emploi. 10 personnes vont être redéployées à la rédaction nationale mais où ? Rien n’est défini pour l’heure, 2 vont rejoindre le Hub.
Leur mission sera d’assurer la régulation technique et la production d’éléments de reportage. Tous ces changements vont modifier les conditions de travail des salariés (fin du télétravail, fin de la semaine de 4 jours, travail en horaires décalés pour certains, …) avec des risques psychosociaux non négligeables à la clef.
Les salariés vont devoir s’approprier les missions aujourd’hui attribuées aux journalistes de la rédaction nationale et de la cellule « ICI » du siège, c’est-à-dire le traitement de l’information y compris internationale, alors même que leur cœur de métier, c’est le régional ! Le début de l’année marquera pour FTR, la fin du JT « Toutes Régions » du midi et du week-end, quant à la bascule, elle est prévue pour le 27 janvier. Certes, la direction va proposer des formations pour les journalistes, mais le laps de temps qui leur est laissé pour pouvoir s’approprier leurs nouvelles missions est extrêmement court. Quant à la répartition des tâches au sein de ce collectif, elle reste floue. La direction explique que c’est une chance pour eux, mais ce n’est pas comme cela que les salariés le vivent. En effet, si le projet présenté précise le rôle du Hub, de l’antenne du siège et du bureau des régions, il ne dit pas comment les salariés des entités ICI, IV3 et FTR vont être repositionnés, qui va faire quoi, avec quels moyens, selon quelle répartition du travail, pour quels types de production, avec quels investissements, dans quel rythme de travail, et selon quel calendrier précis de déploiement pour réaliser les tâches confiées ? Les modalités opérationnelles du projet n’étant pas encore définies, les élus ont demandé un report de l’avis, le temps que la direction précise les rôles de chacun et les conditions dans lesquelles s’exercerait l’activité. Devant le refus de la direction, les élus n’ont pu que rendre un avis négatif sur ce projet. Cet avis négatif n’empêche pas le déploiement du projet, mais engage la direction à redoubler d’attention
• PONANT PARC: Déménagement et Flex office au programme !
La décision a été actée : le bail sera résilié mi-mai 2026. Conséquences : le déménagement des personnels de la comptabilité et du service finance et MOA, du service conformité, éthique et déontologie, du service performance et contrôle interne soit au total 89 personnes. Elles seront désormais positionnées dans l’immeuble Quadrans et vont se retrouver comme la plupart de leurs collègues, confrontées au Flex office. Si le service finance et MOA travaille aujourd’hui dans des bureaux ouverts, ce n’est pas le cas des personnels des autres services. Les élus s’inquiètent de cette situation et insistent sur la nécessité de préparer les salariés à cette nouvelle organisation du travail. Cela a déjà été démontré par le passé : le passage en Flex office n’est pas simple ! Les membres de la CSSCT sont régulièrement alertés sur de nombreux dysfonctionnements et le besoin d’adapter certains postes de travail aux contraintes vécues par certains salariés. La direction répond qu’elle a prévu des actions de communication, la désignation d’un référent dans chaque équipe, qui aura pour mission d’être l’interlocuteur des équipes IMG et de la direction. Les élus insistent sur la nécessité de prendre en considération la situation des salariés en situation de handicap, que celui-ci soit visible ou non, sans pour autant les stigmatiser, mais aussi celle des salariés ayant des fragilités. Ils prennent acte et pointent un risque sur les conditions de travail des collaborateurs concernés. Un suivi en CSSCT, et si nécessaire en instance est demandé.
• RÉFÉRENT HARCÈLEMENT DU CSE: le paritarisme au cœur des débats
Fin de mandat pour le référent harcèlement du Siège et l’occasion pour lui de dresser le bilan ! Un bilan en demi-teinte car la parole aujourd’hui n’est pas suffisamment libre pour que les cas de harcèlement puissent tous être traités. Le référent a aussi insisté sur la nécessité de ne pas minimiser le harcèlement moral, très répandu : “C’est un type d’action commun aux managers toxiques, notamment à la rédaction nationale et à IV3” Il a appelé la direction à une nouvelle négociation pour renforcer la place des référents dans toutes les instances. Pour permettre à la parole de libérer, le référent harcèlement estime que des évolutions sont nécessaires. Il formule ainsi trois demandes :
Les élus soutiennent ces demandes et remercient le référent harcèlement pour la qualité de son travail et de son engagement.
• JO ET PARALYMPIQUES D’HIVER: une demande de dérogation horaire à repréciser
La direction a présenté aux élus les plannings pour les Jeux olympiques d’hiver qui vont se dérouler en Italie sur des sites assez distanciés les uns des autres. Cette présentation a suscité de nombreuses remarques. La première concerne la qualité des documents présentés, complexes à analyser. Chaque service travaille dans son coin avec son propre logiciel, les documents sont ensuite réunis et transmis aux élus, sans que ceux-ci puissent comprendre la cohérence des informations transmises. Les élus demandent un peu plus de coordination. Leur seconde observation concerne les plannings présentés, des plannings qui ne correspondent pas à la réalité, et donc sur lesquels il est très compliqué de rendre un avis. La direction explique que la période électorale les contraint à présenter les plannings en amont, et que par voie de conséquence, il ne s’agit là que de plannings prévisionnels, qu’il faudra réadapter. Ce n’est pas entendable pour les élus : ils prennent acte mais demandent à la Direction de leur transmettre dès que possible des plannings mis à jour et donc, plus en lien avec la réalité de l’opération.
• VICTOIRES DE LA MUSIQUE: La fabrique en 1ère ligne
Dans le cadre de la captation et de la retransmission en direct des Victoires de la Musique Variétés le 13 février 2026, les équipes techniques de la Fabrique france.tv seront mobilisées à La Seine Musicale du 11 au 14 février pour l’installation, les répétitions, le tournage et le démontage des équipements. Compte tenu des contraintes liées à la production et à la disponibilité des artistes, une dérogation est sollicitée pour permettre un plafond de 60 heures maximum sur la semaine 7 (du 9 au 14 février). Le 15 février sera consacré au repos hebdomadaire. Les élus ont pris acte, ils demandent la présentation d’un réalisé dès que possible.
• AIDE À MAYOTTE: les élus du CSE Siège ont répondu présents.
En décembre 2024, le cyclone Chido a frappé Mayotte, causant 40 décès, des destructions massives et une forte hausse du coût de la vie. Les salariés de Mayotte la 1ère ont été particulièrement touchés. Leur outil de travail a été en partie dévasté et ils ont subi des pertes ou des destructions de leur logement, des difficultés d’accès à l’eau renforcées, la nécessité pour certains des se faire soigner en métropole ou à la Réunion, la perturbation de la scolarité des enfants qui a dû être déplacée. Pour venir en aide à leurs collègues, les élus du CSE de Mayotte se sont mobilisés afin de récolter des fonds. Au total, 134 835 € ont été récoltées dont 89 225 euros, issus de la solidarité des CSE de France Télévisions. Cela a permis aux salariés de recevoir une aide exceptionnelle de 1 000 €. Les salariés qui n’en ont pas encore bénéficié ont jusqu’au 30 novembre 2025 pour en faire la demande ; le solde sera redistribué équitablement.
• S2 LA QUOTIDIENNE: Un projet passé sous silence
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Compte-rendu CSE Siège des 17 et 18 septembre 2025
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Dénonciation des accords collectifs : La justice tranchera
La direction a entamé une procédure de dénonciation de l’accord collectif, une décision qui va avoir des impacts majeurs sur notre couverture sociale. L’ensemble des organisations syndicales et des élu·es du CSE Siège estiment que cette dénonciation n’a pas été faite dans les règles, que la direction aurait dû consulter l’ensemble des CSE du groupe ainsi que le CSE central préalablement à l’annonce de sa décision. Les élu·es décident donc de s’associer à l’action des syndicats pour demander en justice l’annulation de la dénonciation de l’accord collectif. La saisine du juge sera faite avant l’expiration du délai de préavis qui court jusqu’au 11 octobre. L’objectif est d’obtenir que les tous les CSE du groupe soient consultés.
Hub-Info « Ici Région » : Une mutation qui pose question !
Baptisé Hub-info “ICI-Régions”, il s’agit là d’une énième réorganisation qui vise à « créer un point de convergence éditorial entre les différentes entités de l’information régionale et nationale, pour mieux faire circuler les contenus, mutualiser les expertises, et renforcer la visibilité des productions issues des territoires » précise la direction. Un joli paquet cadeau pour faire accepter une réorganisation imposée sans réelle prise en compte des impacts humains. Le Hub info “ICI-Régions” va être créé à Lyon, avec une antenne rattachée au bureau de l’encadrement des correspondant·es des Régions, au Siège. La direction du Hub (directeur·trice, directeur·trice adjoint·e, assistant·e) sera basée à Lyon. Les journalistes du Hub lyonnais assureront, à la place de la rédaction nationale, la production des sujets nationaux et internationaux mis à disposition des JT des régions. Ils pourraient compléter cette offre en proposant des sujets produit par franceinfo. En attendant la mise en place du HUB, FTR continuera à produire et à diffuser ses journaux « Toutes Régions » sur l’antenne SAT ainsi que certaines opérations spéciales comme les soirées électorales. Elle pourra également proposer des formats récurrents (chroniques, modules interactifs). Mais la fin des JT « Toutes Régions » est programmée à l’issue de cette période de transition. L’activité du plateau et de la régie sera maintenue. Des évolutions sont prévues dans les fonctions existantes : la vacation de visionnage deviendra une vacation “d’aiguilleur·euse de contenus”, et une nouvelle tâche “Posté hot news” sera créée pour améliorer la réactivité face à l’actualité. Le bureau des Régions sera renforcé pour mieux coordonner la couverture des événements d’intérêt national en région : une partie des coordinateurs·trices (ex IV3) y est transférée. Leur mission : faire remonter les sujets régions vers les éditions du 13h, du 20h et de franceinfo. Le bureau reprendra également d’autres missions auparavant assurées par IV3, telles que la régulation des échanges entre les Régions et le Siège, et la planification et le suivi de l’actualité. En cas d’actualité majeure, des points de coordination inter-équipes pourront être organisés sous la supervision d’un·e directeur·rice adjoint·e. Les élu·es dénoncent une méthode de conduite du changement rigide et peu humaine qui n’associe pas les salarié·es. Ils pointent également un management jugé brutal de la part du directeur, porteur du projet, déjà remarqué lors de précédentes missions à IV3 et FTR. Les questions des élu·es portent sur : La concentration des décisions éditoriales au sein du hub qui risque d’uniformiser les contenus et d’appauvrir la richesse des approches locales. Où est l’autonomie éditoriale ? La charge de travail et les missions attribuées à chacun. Le devenir des coordinateurs·trices non affecté·es au bureau des régions, tout comme l’avenir des rédacteurs·trices en chef, responsables, chef·fes d’édition et assistant·es des éditions nationales. Le « pôle Images » (les échanges internationaux) que la direction dit vouloir renforcer sans plus de précisions. L’activité des rédacteur·trices, JRI et monteurs de la rédaction nationale travaillant sur ICI ? Certaines nouvelles missions, telles que « posté hot news » ou « aiguilleur·se de contenus ». Les impacts sur les éditions régionales, qui sont pourtant au cœur du dispositif. Pour les élu·es, l’Impact sur l’emploi est sous-estimé, le projet mentionnant explicitement le non-remplacement des départs et la mobilité interne, sans garanties suffisantes contre les mobilités forcées. Enfin, les outils techniques censés faciliter la circulation des contenus ne sont pas détaillés. En définitive, les élu·es s’interrogent sur le véritable objectif du projet : après la suppression d’IV3 et d’ICI national, quel avenir pour FTR ? Ils craignent que cette réorganisation ne soit qu’un écran de fumée, masquant une réduction drastique des effectifs et des missions. Afin de bénéficier d’un regard extérieur dans l’analyse de ce projet, les élu·es décident de recourir à un expert. Ils demandent également la réunion d’un CSE extraordinaire afin de pouvoir poursuivre des débats qui selon eux, ont été bien trop courts au égard à l’importance des évolutions envisagées.
Diagnostic femmes/hommes : Toujours un combat pas encore une réalité !
La parité au Siège reste stable avec 50,4 % de femmes, un chiffre constant depuis deux ans et salué par la commission. Toutefois, des déséquilibres persistent dans certaines familles professionnelles très genrées, notamment en « Gestion d’Entreprise », « Communication-Marketing-Études », « Immobilier et Moyens Généraux » et « Production, Fabrication, Technologies ». La direction affirme concentrer ses efforts sur les métiers techniques et numériques, où la mixité est une priorité. Chez les journalistes, 47,6 % des recrutements en 2024 concernent des femmes. Cependant, la sous-représentation féminine dans les postes d’encadrement, notamment chez les rédacteur·trices en chef, freine la progression vers la parité. Les écarts de rémunération restent préoccupants : le salaire brut médian des femmes est inférieur de 5,9 % à celui des hommes, un écart proche de celui de 2018, malgré une légère amélioration. Dans le secteur, 20 % de femmes et 18 % d’hommes ont pu en bénéficier d’une mesure. Du côté des PTA, les écarts salariaux sont quasi nuls : seulement -0,2 % pour les femmes, qui ont en moyenne 1,3 an d’ancienneté en plus. La progression vers l’égalité salariale est notable (+2,5 % en 7 ans). Les mesures salariales ont concerné 25 % des femmes et 23 % des hommes. La commission souligne des inégalités persistantes dans les Groupes 4, 8 et 9, mais salue les progrès réalisés dans les Groupes 3 et 6. Elle regrette toutefois le manque de données détaillées par emploi, qui empêche une analyse fine des évolutions de carrière. Le temps partiel reste très majoritairement féminin (80,9 %), les femmes assument majoritairement un rôle d’aidant ce qui n’est pas en conséquence sur leurs revenus. Le télétravail est également plus répandu chez les femmes mais moins chez les journalistes. La commission demande une meilleure visibilité des données sur ce sujet. En matière de formation, 62,6 % des femmes ont suivi une formation liée au développement des compétences, signe d’un engagement fort dans leur évolution professionnelle. La parité dans les formations « FOR » reste un objectif. La direction poursuit ses actions en faveur de la mixité : portraits, vidéos, interventions dans les écoles, partenariats (JobIRL, Elles Bougent), et un webinaire prévu le 23 septembre pour mobiliser les salarié·es comme ambassadeur·rices métiers. La commission recommande une présence de l’entreprise aux Olympiades Européennes de Mathématiques pour Filles (EGMO) en 2026 à Bordeaux. Enfin, pour les élu·es, la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence des rémunérations prévue pour juin 2026, est un enjeu majeur. Elle imposera de nouvelles obligations en matière de communication des données salariales. https://www.economie.gouv.fr/daj/lettre-de-la-daj-une-directive-europeenne-vient-renforcer-lapplication-du-principe-de-legalite Lire ici le compte-rendu de la commission 📎
Bilan Handicap : Il est temps de changer de regard sur le handicap
Au cours de la présentation de ce bilan handicap, la démonstration a été faite aux élu·es de la nécessité de compenser celui-ci : le président de la commission Frank OLS leur a présenté un texte tel que le lirait une personne dyslexique… une manière très efficace de comprendre les difficultés rencontrées par les personnes concernées. Le bilan présenté a également dénoncé certains effets pervers de l’obligation légale d’avoir 6 % de personnes handicapés au sein de son entreprise. Pour mesurer la progression de l’inclusion, les membres de la commission souhaitent que soient plutôt retenu le taux de recrutement de personnes en situation de handicap. Si celui-ci progresse, l’inclusion progresse. La commission reconnait l’implication de la direction dans la prise en compte du handicap mais elle regrette que celui-ci ne soit traité dans l’entreprise que sous l’aspect de l’adaptation du poste de travail. Elle souhaite que le sujet soit abordé, plus largement, dans tous les sujets du quotidien. La commission aimerait une communication inclusive. Sur le point de l’adaptation au poste de travail, les membres de la commission se sont montrés déçus par le site Campus, pourtant voulu comme inclusif, mais qui présente de nombreuses lacunes structurelles (matériel perdu, manque de rangements, procédures d’évacuation floues). Les élu·es et le cabinet d’experts Technologia, avaient pourtant alerté la direction dès 2023. Par ailleurs, la commission constate que le suivi des situations RQTH et santé s’est affaibli, rendant les démarches de reconnaissance et de prise en compte de leur situation plus complexes pour les salarié·es concerné·es. Parmi les démarches entreprises par France Télévisions : l’achat de kits UTS. Les élu·es demandent des précisions sur ces outils, acquis pour assurer le maintien dans l’emploi. Autre point soulevé par les élu·es, la situation des aidants. Ils sont difficiles à identifier et les mesures actuellement mises en œuvre par l’entreprise excluent une partie d’entre elle·eux. Le nouvel accord génération actuellement en négociation devrait permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de ce statut. Les élu·es soulignent la richesse des compétences développées par les aidants et souhaitent que celle-ci soit prise en considération lors de l’étude de leur situation ou de leurs demandes de reconversion. Le guide ministériel du proche aidant est disponible sur le site du ministère de l’économie. C’est un outil précieux pour les salarié·es qui se trouvent dans cette situation. La direction rappelle que le mois de novembre est le mois du handicap à France Télévisions. De nombreuses animations et opérations vont être menées pour sensibiliser et informer. C’est une initiative que les élu·es saluent : l’inclusion passe par l’information, le dialogue et la compréhension, la direction doit montrer l’exemple. Lire ici la résolution votée à l’unanimité 📎
Réalisé Cannes 2025 : Temps de travail dérogatoire… Entre promesses et réalité…
Pour assurer la couverture du festival de Cannes 2025 au travers de ses différentes éditions, la Direction de l’Information a demandé une dérogation sur la durée hebdomadaire du temps de travail qui a été soumise aux élu·es le 26 mars 2025 puis à l’Inspection du travail qui a donné son accord le 7 avril 2025. Si les résultats en termes de couverture sont incontestables : 33 sujets, 9 duplex, 3 JT en direct, 2 chroniques Culture tous les jours en matinale, une heure à une heure et demie de direct tous les soirs lors de la montée des marches et les audiences au rendez-vous notamment sur la plateforme et les réseaux sociaux. Le constat est implacable, les dépassements horaires sont légion pour les journalistes comme pour les techniciens. La faute aux impondérables dit la direction. Des impondérables certes, mais dont la direction connaît l’existence et pour lesquels elle n’a pas prévu de moyens supplémentaires répondent les élu·es ! Mais nombreux sont les salarié·es à vouloir travailler sur cette opération… « La passion ne justifie pas tout ! » répondent les élu·es : leur responsabilité est de veiller à la santé et à la sécurité des salarié·es. Ils exhortent la direction à inclure dans ses plannings prévisionnels, les impondérables, quitte à devoir renforcer les moyens. C’est leur condition pour une suite favorable aux futures demandes de dérogation horaire.
Réalisé Critérium 2025 : des dépassements à la marge
Le 77ème Critérium du Dauphiné 2025 s’est déroulé du dimanche 8 juin au dimanche 15 juin. La couverture de cette course a fait l’objet d’une demande de dérogation de temps de travail hebdomadaire maximum à 60h et la direction est venue présenter le réalisé qui a été marqué par quelques imprévus qui ont contraint la direction à réorganiser, en temps réel, les plannings (arrivée tardive des coureurs sur le plateau de TLS, pose de câblage de grande longueur, démontage complexe, matériel supplémentaire installé, besoin de renfort en personnel technique…). Au global, des dépassements d’horaires, certes dans une moindre mesure, mais que les élu·es ont tout de même pointé du doigt en rappelant les règles à la direction.
Vie du CSE : la survie du CI-ORTF en question !
Plusieurs désignations étaient opérées au cours de ce point : Jean-Jacques BUTY a été élu Président de la commission des ASC en remplacement de Monsieur François BADAIRE. Christophe BENS a été élu représentant au CASCI-ORTF en remplacement d’Olivier Le CLANCHE. Un groupement d’élu·es issus de chaque organisation syndicale a été mis en place pour rédiger la charte tourisme équitable. Ont été désigné·es : Benoit Salvi (FO) Antonio Ferreira (CFDT) Hélène Graftieaux (CGC) Alexis du Retail (CGT) Florence Caron (UNSA) Serge Cimino (SNJ)
Point CI-ORTF
Les élu·es se sont montré·es très inquiet·tes, à la suite à la décision de Radio France de ne plus financer le CI-ORTF. Les avocats du CSE de Radio France et ceux du CIORTF traitent actuellement ce dossier. Une telle décision aurait des conséquences dramatiques sur le financement du CI-ORTF et donc sur sa survie. Les élu·es du CSE siège souhaitent que ce sujet soit abordé avec les élu·es du CI ORTF à l’occasion du CSE du mois d’octobre.
À venir
Prochain CSE Siège Le 29 septembre 2025 (CSE Extraordinaire) Le 1er et 2 octobre 2025
Paris, le 23 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 17 septembre 2025 - Dénonciation de l’accord collectif, mariage ou funérailles ?
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Le 10 juillet dernier, la présidente de France Télévisions, nouvellement réélue pour un 3ème mandat, a dénoncé les accords d’entreprise. Une manière très particulière de nous souhaiter de bonnes vacances. Un an auparavant, nous avions été élus « champions du monde » de la couverture médiatique des JO de Paris. Et pour nous récompenser de ce magnifique engagement sans faille… la direction décide de jeter à la poubelle ce que les organisations syndicales ont âprement négocié pour nous protéger. Avec cette attaque directe contre les salariés, la direction fait le choix de mettre en place une stratégie guidée par un pouvoir politique affaibli, au lieu de défendre le sens même de notre mission de service public. Car à quoi sert cet accord ? A fixer les règles, à nous protéger contre les injonctions contradictoires et le management toxique, à harmoniser notre vie privée/vie professionnelle, à sanctuariser nos métiers donc nos compétences, mais aussi à maintenir nos rémunérations à un niveau décent, face aux attaques du monde libéral qui n’a qu’une seule obsession : rendre de moins en moins chers les coûts de production pour en tirer un maximum de profits, à partager entre de moins en moins de gens. Pour faire court : c’est notre bouclier contre les dérives managériales et les pressions politiques. Nous rendre plus économiques ne sert à première vue qu’un seul objectif : obéir à l’État pour qu’il puisse diminuer les dotations à notre égard. Mais est-il raisonnable de penser qu’il peut nous réserver un autre destin bien plus funeste ? Par exemple nous rendre « low cost » pour que l’on devienne plus facile à privatiser. Si nos indemnités de départ sont réduites, un plan social coûtera moins cher au repreneur. On appelle ça dans le monde machiste des affaires « préparer la mariée ». Ce n’est pas la 1ère fois que l’État sacrifie les bijoux de famille, des bijoux toujours vendus à perte à des copains milliardaires de préférence, une sorte de rétro commission des services rendus pour accéder au pouvoir. L’histoire est pleine de précédents. C’est peut-être ça le projet de madame Ernotte : nous rendre privatisables. Plus on sera petit, plus on sera faible, et plus on sera « bankable ». Entre les filiales (FTV Studio, France TV Cinéma, France TV Distribution) et les marques (La Fabrique, ICI, Culture Box), tout est déjà étiqueté, posé sur l’étagère prêt à mettre dans le caddie. Il n’y a plus qu’à ouvrir la boutique et passer à la caisse ! Avec l’incertitude politique du pays, un parti ouvertement xénophobe et populiste peut accéder au pouvoir dans quelques mois. Ils l’ont dit et redit : nous sommes dans leur collimateur, notre sort sera scellé en une après-midi parlementaire avec la bénédiction de la très grande majorité des Français tellement ils auront vu nos antennes détournées pour des destins personnels. Le risque politique est bien réel, il pourrait accélérer la disparition du service de l’audiovisuel public tel qu’on le connaît. Mais comment résister ? « Les Français veulent une télévision qui ne soit pas une copie de ce qui se fait dans le privé, que nos antennes ne soient pas une multiplication de jeux télévisés, de vieilles idées recyclées ou que nous n’allions pas débaucher des propagandistes dans les poubelles du paf pour animer des débats poujadistes sur notre chaîne toute info. Nous faire ressembler à la concurrence c’est nous faire disparaître ». Madame Ernotte et Monsieur Sitbon ont beau vanter le modèle « de la BBC à la française » pour nous faire avaler toutes leurs réformes, la stratégie d’économie à tout va qu’ils envisagent nous conduit droit vers un autre destin, bien moins reluisant, celui de devenir le « PBS américain », le service public de télévision outre atlantique. Vous ne le connaissez pas ? Normal, et pourtant il existe, mais… il est invisible et inaudible, et tellement à court de budget que ce sont des entreprises privées qui en financent les programmes. Vous pensez qu’on exagère ? On aimerait bien ! Mais non, nous n’exagèrerons pas, nous alertons ! Le risque est réel. L’enjeu n’est pas de faire peur, mais de mobiliser. Refuser le chacun pour soi. Ne pas se laisser diviser par la direction. Et que dire de cette envie soudaine de « conversation » avec les salariés, si ce n’est que cela ressemble à une parodie de dialogue social ? On notera au passage le calendrier.
Difficile d’y voir autre chose qu’une tentative de division et de contournement des syndicats en opposant dans chaque négociation des arguments sortis de sa plateforme magique, sans aucun moyen de vérification en prétendant savoir que les salariés veulent plus de souplesse, de flexibilité dans leur travail, globalement « la liberté ».Pour conclure, je reprendrai la phrase d’Henri Dominique Lacordaire, moines, dominicains et députés de la constituante en 1848 qui siégeait à l’extrême gauche :« Entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime »
Paris, le 17 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège du 03 septembre 2025 Double faute
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Le 28 juillet dernier, en deuxième partie de soirée, France 3 a diffusé un documentaire sur notre ex-ministre des Sports et sporadique ministre de l’Éducation Nationale Amélie Oudéa-Castéra. Une programmation qui déjà interroge ! Un an après les JO, en plein été, au beau milieu des rediffusions, l’affaire sentait le programme qu’on glisse discrètement sous le tapis, histoire que personne ne le voie. Mission réussie : personne ou presque, ne l’a vu… Pas étonnant, au vu du bilan de son action au gouvernement qui se résume à une série de sorties médiatiques embarrassantes, le souvenir d’une glissade dans la Seine, et un mensonge face caméra qui lui valut de ne passer que 28 jours rue de Grenelle, à peine plus long qu’un tournoi du Grand Chelem. Les Français l’avaient déjà largement oubliée… Mais voilà que le service public lui offre près d’une heure d’antenne ! Une commande passée à une société de production qui avait travaillé avec elle lorsqu’elle dirigeait la Fédération française de tennis, la réalisation confiée à un ancien joueur de tennis. Le décor était planté. Résultat : 147 000 téléspectateurs ! En revanche, un carton sur les réseaux sociaux, où l’affaire a fait les délices des snipers toujours prêts à dégainer dès que France Télévisions dérape. Car que montrait ce documentaire ? Une ex-ministre au bord des larmes, se posant en victime d’un monde politique d’une violence inouïe, « mal comprise » car trop sincère, maladroite en communication, et trahie par l’injustice des Français. Témoignages complaisants de proches à l’appui – sa sœur, son oncle, et même le président de la République, principal responsable du fiasco. On a échappé de peu à Nathalie Saint-Cricq, sa tante… Au final, 52 minutes de panégyrique, « d’entre soi », à peine égratigné par une journaliste du Parisien dont les propos n’ont pas, selon elle, été fidèlement retranscrits au montage. La presse s’est fait les choux gras de cette affaire et en particulier le journal « Libération » dans un article datant du 25 août. Car si la première erreur fut de commander et diffuser un tel documentaire, la seconde, plus grave, tient à la justification de la direction sur ce manque de rigueur éditoriale : « L’entreprise précise que le projet n’est pas une coproduction, mais un pré achat, un mode de financement censément beaucoup moins exigeant pour le groupe, car la rédaction n’y participe pas ». À sa lecture, on s’étouffe ! Quel aveu ! Voilà près de vingt ans que, tous syndicats confondus, nous alertons sur les dangers d’externaliser toujours davantage la fabrication de nos programmes, et voici que la direction reconnaît que cette politique nous conduit à diffuser n’importe quoi sur nos antennes et si c’est mauvais, c’est la faute des autres ! Depuis des décennies, les directions successives brandissent l’externalisation comme solution miracle : Exit ! les réalisateurs maison. Exit ! les équipes de tournage maison, tout le monde dehors, le privé c’est la panacée ! Aujourd’hui, hormis une poignée de salariés irréductibles délocalisés en Armorique, plus aucun programme de production n’est réalisé par des salariés de FTV. Seule l’information est encore entre nos mains, et encore pour combien de temps, puisque des tranches entières d’actualité de franceinfo sont produites par FTV Studio, donc tournées, montées et réalisées par du personnel intermittent. Cet aveu, désormais inscrit noir sur blanc, confirme ce que nous redoutions : à force de sacrifier le « fait maison », le service public s’expose à renoncer jusqu’à son exigence éditoriale. Ce documentaire aura eu au moins une qualité, établir une jurisprudence, et on s’en souviendra lorsque dans un avenir certainement très proche, on nous expliquera les bienfaits et l’absolue nécessité de se séparer encore un peu plus des salariés, et par voie de fait, de notre savoir-faire…
Paris, le 3 septembre 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 09 juillet 2025 « Réconcilier »
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Tout commence par un mail parfaitement anodin mais tout de même envoyé un vendredi soir par votre DRH. « Afin de faire connaissance et de faire le point sur votre situation professionnelle, seriez-vous libre mercredi prochain pour un temps d’échange ? ». A priori pourquoi pas, les rapports humains sont toujours préférables : échanger, communiquer, informer, c’est l’ADN même de nos métiers. Vous vous y rendez presque détendu et flatté, car on s’intéresse à vous… Et là… surprise ! La fameuse « douche froide ». Une performance, d’ailleurs, puisqu’elle réussit à vous glacer même dans un bureau sans climatisation à plus de 30 degrés. Vous appréciez moyennement la tournure que prend « ce moment d’échange ». On vous annonce – sans fioriture, sans anesthésie – que votre poste est supprimé. Plus besoin de vous. Merci, au revoir. Bien sûr vous n’êtes pas licencié, et heureusement d’ailleurs, car vous n’avez commis aucune faute, mais, il va falloir changer de métier, vous réinventer. C’est exactement ce qui vient d’arriver à 6 salariés historiques de Télématin, journaliste et réalisateurs. Leur rubrique ? Les reportages du 6h40. Supprimés. Donc eux aussi, par extension. La sentence est irrévocable ! Une ligne budgétaire de moins. La DRH leur dit : « Vous comprenez, il faut faire des économies… ». Conclusion : Les salariés seront donc toujours la variable d’ajustement lorsqu’il s’agit d’économies. Ce qui pose problème dans ce genre de méthode, c’est qu’il n’y aucun signe avant-coureur de la décision, aucun signal d’alarme. Ceux avec qui vous travaillez au quotidien, vos supérieurs hiérarchiques que vous connaissez, pour certains, depuis des décennies, parfaitement au courant de ce qui va vous tomber sur la tête, sont muets… Le résultat est là. Pas un mot des managers de Télématin, ni avant, ni après le rendez-vous. Pourquoi ? Comment dans ces conditions imaginer que cela puisse bien se passer ? Les seules pistes proposées ressemblent plus à des déclassements professionnels. Une sorte de nouveau départ mais qui ressemble à une voie de garage. Décidément à France TV, le mois de juillet est propice à se débarrasser des encombrants, une manière bien « corporate » de vous souhaiter « bonnes vacances »… car cette situation n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé aux 7 salariés des équipes légères du Siège il y a exactement un an. Concernant les équipes légères du Siège, 12 mois plus tard, le bilan est accablant. En dehors d’une salariée qui a été formée pour changer de métier, de la caméra au montage, pour les 6 autres, c’est le système D. Les arrêts maladies en sauvent certains, et les autres n’ont pas d’autre choix que d’accepter l’inacceptable, c’est-à-dire de passer de la caméra sur l’épaule, pour des magazines ou des documentaires, au joystick des caméras robotisées du plateau du JT. Tout le monde sait que cela ne pourra pas durer, que les tensions et les rancœurs vont s’accumuler. Mais côté direction, on joue la montre, on mise sur la résilience… et dans le parcours de la QVT de la transformation, on évite soigneusement de réaliser un bilan, quant à la fameuse « célébration du changement », autant dire qu’on a visiblement égaré le champagne. Dans ces 2 cas de figure, ce ne sont, ni les métiers, ni les compétences des salariés qui sont obsolètes, bien au contraire, ce sont justement ces compétences qui posent problème. Un vrai fardeau pour une entreprise qui, nous dit-on, n’a plus un sou. Enfin ça, c’est le mantra que l’on nous rabâche en boucle depuis des années, parce que l’argent, il y en a toujours, mais il va toujours dans les mêmes poches, et on les connaît : celles des producteurs privés. Ce calcul à court terme fait des ravages. Sur le plan humain, c’est un désastre. Économiquement, c’est tout aussi absurde : à force de décisions prises à la va-vite, au doigt mouillé, sans même faire semblant de réfléchir aux conséquences, ce sont les droits des salariés qu’on piétine gaiement. Et comme souvent dans ces cas-là, l’addition finit par arriver. Les avocats se frottent les mains, les dossiers s’entassent, les prud’hommes s’ennuient à force de répéter les mêmes jugements, car – surprise – ! France Télévisions perd quasiment toujours. En voilà donc 6 de plus qui vont aller grossir les rangs des mécontents… Salariés, si vous recevez un mail de la DRH vous proposant un rendez-vous pour faire connaissance ou faire un point sur votre parcours professionnel, méfiance !!! Sinon, c’était quoi déjà, le titre du grand projet porté par Madame Ernotte ? Ah oui… « Réconcilier ».
Paris, le 09 juillet 2025
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Compte rendu CGT du CSE Siège du 18 juin 2025
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Une résolution relative à l'affectation des comptes AEP-ASC a été voté à l’unanimité : 20 Votants – 20 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Mandatés par les élus à l’occasion du CSE Siège des 29 et 30 avril derniers, les experts du cabinet Acante sont venus restituer les conclusions de leur rapport concernant le projet de réorganisation des Services Généraux Parisiens. A ce titre, les SGP prendront le nom de Direction de l’Environnement de Travail (DET). Des changements dans l’organigramme doivent faire évoluer la structuration des équipes et leurs rattachements hiérarchiques pour pallier les dysfonctionnements remontés. Les experts ont donc eu à charge d’éclairer les élus sur l’ensemble des données manquantes mais aussi d’analyser les conséquences du projet sur les conditions de travail et la santé des salariés. Et leurs conclusions n’ont pas surpris les élus. Non seulement, le projet apparaît comme flou, mais comme à chaque fois il a été conçu par la direction, sans que celle-ci n’ait jugé bon de consulter les salariés, de les associer ou encore de les informer. Aucune évaluation de la charge de travail n’a été effectuée, alors que les missions et les périmètres d’intervention évoluent et que des suppressions et des créations de poste sont annoncées. Aucune fiche de poste n’a été transmise aux élus, ceci alors que 4 postes vont être créés. Pas un mot sur la situation des salariés en détachement dans le service. Aucune prise en compte des difficultés relationnelles, elles sont pourtant de notoriété publique, elles ne sont même pas évoquées. Aucune mention des missions attribuées aux nouveaux services QHSE, RSE, pas plus que du département technique et du département utilisateurs. Aucune information sur les futurs départs en retraite et leurs potentiels remplacements. Et pourtant ce projet est sur la table depuis le début de l’année ! L’absence de communication génère du stress et de la démotivation liés à un sentiment de manque de reconnaissance et donc, une ambiance dégradée. Pour les experts, il est plus que nécessaire qu’un dialogue soit engagé avec les salariés. Ce projet concerne une équipe dont 20 % des effectifs est en situation de handicap. Il est développé dans un contexte anxiogène justifié par les réorganisations successives de l’entreprise, mais aussi par des enjeux politiques, qui font peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’audiovisuel public et donc sur ses salariés. La bonne volonté du responsable du service ne permettra pas à elle seule de faire disparaître les risques psycho sociaux, associés à ce projet. Pour les élus, comme pour les Experts, Il est urgent de mettre en place un plan d’actions, ils préconisent de :
Un avis dans ce sens est voté à l’unanimité : 17 Votants – 17 Pour (Lire ici l’avis📎)
Le CSE a été l’occasion de présenter le rapport de la CSSCT qui s’est tenue le 15 mai dernier. Plusieurs points ont été abordés :
A la suite de 2 accidents de vélo survenus à FTV, la direction avait mis en place un groupe de travail réunissant des membres de la DSQVT, de la CSSCT, de la D2S et des SGP pour les analyser. Cela avait alors permis de déterminer des actions de prévention. Cette initiative est saluée par les membres de la CSSCT, la direction souhaite l’élargir à d’autres accidents du travail pour améliorer la prévention.
21 catégories de risques professionnels y ont été répertorié (risques liés à l’électricité, risques psychosociaux, risques sur l’eau ou en bordure d’eau, risques liés aux horaires atypiques, risque du travail isolé, etc.). Objectif : servir de base à l’élaboration du document unique d’évaluation des risques professionnels.
Le taux d’absentéisme à MFTV en 2024 s’élève à 5,94 % avec un nombre de jours d’absence moyen par salarié de 21,7. Il est le plus élevé à la direction de l’information même s’il a baissé par rapport à 2023. Comme à l’échelle nationale, les absences ont tendance à être plus longues avec une influence du facteur âge. Le nombre d’arrêts de travail de 1 à 3 mois a augmenté ( + 0,53 % d’absentéisme à la Fabrique en 2024, par exemple). Les élus regrettent que les motifs des arrêts longs ne leur soient pas communiqués.
En mars dernier, une personne en situation de handicap se déplaçant en fauteuil a été contrainte de descendre les marches pour accéder au bâtiment MFTV côté Valin. En cause : le problème d’accès à la clef d’utilisation de l’ascenseur, le fonctionnement défaillant de celui-ci mais aussi l’absence de solution de secours en cas de panne. Depuis, une boîte à clefs a été installée à l’intérieur des locaux auprès des agents de sécurité pour qu’ils puissent intervenir sans délai. Un technicien dédié est désormais chargé de la maintenance de l’ascenseur. Pour autant cet ascenseur n’est toujours pas réparé, ce qui choque les élus. La direction assure faire le nécessaire et travailler parallèlement à la recherche de solutions alternatives, comme la mise en place d’un système de chenille pour permettre l’accès à l’immeuble FTV côté Valin. Les élus demandent à la direction de trouver rapidement une solution efficace pour faire face à de nouvelles pannes. Ils notent également le mauvais état de l’ascenseur extérieur côté Delbarre et son absence de signalisation. Ils demandent à la direction de faire le nécessaire pour corriger cette situation.
Mais le gros point abordé au cours de cette séquence a été celui des tours aéroréfrigérantes car les conditions de travail dans l’immeuble MFTV sont particulièrement difficiles en ce moment : salles de montage, de mixage, bureaux administratifs, cuisines… personne n’est épargné ! Certains éprouvent plus de difficultés que d’autres à travailler dans de telles conditions (la température a atteint les 34° dans certains locaux) et le cabinet médical est fortement sollicité. La direction explique avoir informé la DRIEAT à la suite de résultats d’analyses inquiétants sur les tours aéroréfrigérantes. Celles-ci font en effet l’objet d’un contrôle à minima mensuel. Par suite de ces résultats, la décision a été prise de mettre les tours à l’arrêt et d’informer la DRIEAT qui mène actuellement une enquête sur une contamination à la légionellose. La direction l’affirme : « à aucun moment, les tours de France Télévisions n’ont été désignées comme étant responsables de cette contamination mais toutes les mesures ont été prises pour les assainir. » Les tours 1 à 4 ont été arrêtées et traitées sans qu’aucun signe de légionellose n’ait été détecté. Un système de secours a été installé sur le trottoir rue Delbarre mais il ne permet pas d’assurer la ventilation et la climatisation de l’ensemble du bâtiment. Ces tours ont été redémarrées le 17 juin, mais seule l’aération a été relancée, pas la ventilation ! Un nouveau prélèvement a été effectué, la direction attend les résultats de l’analyse pour remettre les tours en service et ainsi permettre le bon fonctionnement de la climatisation. Les tours 5 et 6 sont elles aussi à l’arrêt : elles sont actuellement traitées. Concernant les dernières tours, le protocole devrait être totalement réalisé d’ici le 30 juin, ce qui laisse présager un retour à la normal au 15 juillet. Vu la gravité de l’alerte et les conséquences sur les conditions de travail de l’ensemble du personnel de France Télévisions, les élus demandent qu’un point d’étape leur soit présenté lors du CSE du mois de juillet. D’ici là, la direction devrait avoir des nouvelles de la DRIEAT et savoir précisément ce qui est à l’origine de cette contamination à la légionellose. Les élus ont voté à l’unanimité une résolution pour acter ces engagements. 18 Votants – 18 Pour (Lire ici la résolution 📎)
La direction est venue présenter aux élus son projet de déménagement du service Culture de la Rédaction nationale ainsi que le réaménagement partiel de franceinfo : TV. Le service Culture va s’installer au 4ème étage, au cœur de la rédaction (à proximité de la salle de conférence de rédaction de France 2, et à la verticale des salles de montage et du Pc Info) dans des bureaux où était installée l’équipe de 13h15. La raison ? Son implantation actuelle, au 3ème étage, à proximité immédiate de franceinfo, dans un lieu de passage ne permet pas aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions. Cette volonté de déménagement a donc été présentée comme une action « gagnant/gagnant » : d’un côté, le service Culture retrouve une place au sein de la rédaction nationale, de l’autre, franceinfo récupère de l’espace et notamment, un espace de repos très attendu pour ses équipes. Les élus remarquent cependant que le nouvel espace dédié au service Culture fait 7m2 de moins que l’actuel. La direction se défend : « l’espace décloisonné donnera une sensation de volume. » Et d’ajouter : « chacun aura bien son propre bureau : ce ne sera pas un flex-office. » 11 placards (contre 16 aujourd’hui) seront également mis à disposition des collaborateurs pour pouvoir archiver la documentation. Enfin, la situation d’un salarié PMR induit la consultation préalable de l’ergonome. L’environnement de travail est présenté comme plus agréable grâce à une meilleure organisation des bureaux sans oublier un gain en tranquillité et en sérénité (moins de passage, plus de concentration) sans perte de luminosité. Sur ce point, les élus alertent la direction : les espaces de repos des techniciens prévus par Campus dans la zone, risquent de générer du passage et du bruit. Côté franceinfo, la chaîne souffre d’un manque cruel d’espace depuis sa création et les équipes sont éparpillées entre le 3ème, le 2nd et le 4ème étages, dans des bureaux parfois très sombres et éloignés du cœur de la rédaction. Ce déménagement est dont une bonne nouvelle ! En récupérant l’espace dédié aujourd’hui au service Culture, la chaîne bénéficiera de plus de surface, de plus de lumière, de plus de confort de travail pour davantage de cohésion d’équipe. De nouveaux espaces dédiés au directeur de la rédaction, à la cellule programmation de l’antenne, aux journalistes spécialistes et éditorialistes, au 11/13 et 10/13 WE sont désormais prévus. Ce projet de déménagement qui tient compte des contraintes budgétaires et ne prévoit aucuns travaux. Il sera coordonné de concert par la rédactrice en chef du service Culture de la rédaction nationale et le secrétaire général de la rédaction de franceinfo. Les équipes en ont été informées. Sa mise en œuvre est prévue dès le 20 juin. S’ils saluent cette initiative, les élus s’interrogent néanmoins sur la pérennité de ce projet pour franceinfo dont la régie devrait déménager au niveau 0.
La 4ème édition du Tour de France Féminin se déroulera à sur le sol français, du 26 juillet au 3 août. Cette édition débutera le 26 juillet en Bretagne et traversera la France en diagonale pour s’achever, après neuf étapes, au cœur du Val d’Abondance, à Châtel en Haute-Savoie. Le signal international du Tour de France Féminin 2025 sera réalisé par le car UM2 de la Fabrique qui réalisera également les émissions produites de la ligne d'arrivée. Un car caméra complétera le dispositif pour l’étape 8 au Col de la Madeleine. En amont, le vendredi 25 juillet est prévue une intégration à Plumelec des moyens techniques avec les partenaires et les prestataires. Concernant la couverture de la course :
La configuration de ce Tour de France Féminin induit des contraintes spécifiques liées à l’aspect itinérant du TDF (installation et démontage quotidiens des matériels techniques) avec une difficulté de remplacer les salariés. De plus, les équipes doivent se déplacer chaque soir vers le site de l’étape suivante : les temps de transport entre les villes d’arrivée sont donc aussi à prendre en compte. Une demande de dérogation du temps de travail hebdomadaire à 60h a donc été formulée aux élus du CSE Siège. Les élus ont voté une résolution à l’unanimité et souhaitent un retour sur le réalisé dès que possible. (Lire ici la résolution 📎)
Vote sur l’approbation des comptes du CSE 2024 : Comme chaque année, le bureau du CSE présente en instance, la politique sociale et culturelle menée au cours de l’année écoulée ainsi que les comptes du CSE. Pour rappel, le CSE reçoit des subventions de la direction d’un montant de 2,2 % de la masse salariale. 1,4 % de cette somme est reversé au CIORTF en vertu d’un accord signé par les OS et la direction. La part du budget réservée aux activités sociales et culturelles correspond donc à 0,8 % de la masse salariale soit 2 130,9 K€ pour 2024. Le CSE, bénéficient de réserve accumulée au cours de la période COVID, le budget 2024 a donc été élargi. Les événements marquants :
Désormais, tout salarié peut bénéficier des activités sociales et culturelles dès le premier jour de son contrat. Cette décision est tombée après le vote du budget prévisionnel du CSE et a quelque peu déstabilisé le bureau du CSE, qui a dû s’adapter pour tenir les comptes. Il a ainsi décidé de revoir les systèmes d’attribution des ASC, de modifier les plafonds, les barèmes, de définir des périodes d’inscription, et de limiter le subventionnement à 40 % du montant réel des prestations proposées.
Cette cafétéria est très appréciée des salariés, en témoigne sa fréquentation. Le hall foyer est devenu un lieu beaucoup plus festif qui accueille désormais de nombreuses manifestations.
L’arrivée d’un prestataire extérieur a été vécue par les salariés de la restauration comme une forme de concurrence qui les a poussés à adapter leurs offres et à engager des changements qui s’avèrent bien reçus par les salariés-clients du restaurant de la Maison France Télévisions.
Cette section compte désormais 86 adhérents, répartis sur les clubs athlétisme basket et foot.
La raison ? La décision de la Cour de cassation a fait bondir le nombre de bénéficiaires des ASC (France Télévisions Studio recours de façon importante aux non-permanents), le CSE Siège a préféré laisser FTVS gérer cette situation.
Principales opérations ASC 2024 :
2779 salariés ont participé à l’arbre de Noël 2024. Au total, la charge de Noël, (bons + arbre de Noël) a représenté la somme de 708 200 €
Chaque enfant à la charge d’un salarié entre 6 et 19 ans inclus, bénéficie d’une enveloppe de subvention de 80 €. Cette année 983 personnes ont pu en bénéficier.
1 452 demandes de chèques vacances ont été formulées au cours de l’année 2024. Cela représentait pour le CSE, un budget de 262 800 €.
104 dossiers ont été pris en charge dans le cadre du CESU.
49 605 places ont été vendues au cours de l’année, subventionnées à hauteur de 40 %. 173 abonnements ont été achetés.
47 000 € ont été investi dans le subventionnement de spectacles.
Au total 569 billets subventionnés à hauteur de 50 % ont été vendus aux salariés, soit un investissement de 32 200 € pour le CSE.
Au cours de l’année 2024, le CSE a financé une soirée sur la péniche Annette K au mois de juin, qui a accueilli (989 convives), une soirée organisée à « la baie du Roi » pour France Télévisions Studio à Vendargues, et une soirée sur la péniche, les maquereaux pour France Télévisions Studio Paris. La dépense totale a été de 192 900 €.
Au total Disneyland, le jardin d’acclimatation, l’Aquaboulevard, le parc Astérix, le SpeedPark, le zoo de Beauval et le parc zoologique de Paris on séduit 10 196 personnes, soit 255 100 € d’investissement pour le CSE.
4 980 € ont été versées au titre de la subvention, sport/ loisirs
444 bénéficiaires ont eu la chance de voyager en 2024 sur six destinations (New York, Hauteluce, Islande, Crète, Londres, Vienne-Strasbourg, Avignon). La participation du CSE à ses voyages, s’est élevée à 314 500 €.
Les subventions pour les hébergements de vacances ont bénéficié à 237 personnes.
113 dossiers ont été validés pour la période estivale, 63 sur la période hivernale. La participation du CSE pour l’ensemble de ces locations s’est élevé à 186 600 €.
Les différents appartements du CSE ont été occupés pendant 541 nuits au total au cours de l’année 2024. La participation des salariés s’est élevée à 43 900 €. Les charges du CSE, sur l’ensemble de ses appartements, ont grimpé pour atteindre la somme de 97 900 €.
À travers l’association Omnisport CSE siège, le CSE verse des subventions dont le montant s’est élevé à 21 000 € pour 2024. Le CSE subventionne également des cours proposés en Visio, soit un investissement de 10 500 € en 2024.
Écriture, chorale, dessin, studio de musique, conversation anglais : ces activités ont représenté un budget de 26 300 €.
Une prestation très recherchée par les salariées ! 805 séances ont ainsi été dispensées au cours de l’année 2024, pour un budget de 10 900 €.
118 rendez-vous ont été honorés pour un budget total de 7 800 €. Voilà une photographie assez complète des dépenses opérées par les élus du CSE pour la partie activité sociale et culturelle. Mais le CSE est également une instance politique, dont la mission est de défendre l’emploi, les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés et dans ce cadre-là, le CSE a également des dépenses qu’il opère, notamment pour réaliser des expertises lorsqu’il a besoin d’un regard éclairé sur un projet proposé ou pour attaquer la direction en justice, lorsque celle-ci ne respecte pas ses engagements. Pour le fonctionnement de l’instance politique, le CSE bénéficie d’un budget dit budget AEP. La subvention AEP correspond à 0,22 % de la masse salariale de l’entreprise. Pour 2024, son montant s’est élevé à 586 000 €. Si le financement des expertises est en règle générale partagée entre le CSE et la direction, ce n’est pas toujours le cas. Lorsque la direction n’est pas d’accord avec une expertise votée, celle-ci peut être à la charge à 100 % du CSE. Le budget qui lui est alloué lui permet donc de mettre en œuvre des expertises. Au cours de l’année 2024, le CSE Siège a pu financer l’exposition JO mise en œuvre à la cafétéria, majoritairement grâce au budget de fonctionnement. C’est également majoritairement sur le budget de fonctionnement du CSE, qu’est financé le RIE Guadeloupe, cette course qui célèbre l’abolition de l’esclavage et qui permet aux salariés du CSE Siège de rencontrer les élus et les salariés des Outre-Mer. Le budget fonctionnement du CSE permet également de former les élus, de les équiper d’outils adaptés (ordinateurs notamment) afin de leur permettre d’accomplir leur mission dans les meilleures conditions possibles. Il couvre enfin les frais de fonctionnement au quotidien (fournitures, abonnements, déplacements…) Au cours de l’année 2024, les élus ont été très raisonnables puisque le budget est excédentaire. Il a permis le reversement de 10 % de l’excédent sur le compte ASC, une décision qui permettra de moderniser les équipements de la restauration. Troisième budget présenté aux élus au cours de cette instance, le budget de la restauration, un budget difficile à tenir, car les prix des matières premières ont considérablement augmenté. Le restaurant d’entreprise fait également face à des comportements inacceptables : de la vaisselle disparaît régulièrement, on la retrouve dans les poubelles. Cette année, le budget vaisselle a été imputé de 15 000 € supplémentaires pour remplacer les assiettes et les couverts qui avaient été emportés. Les élus ne peuvent que regretter cette situation, dont l’ensemble des salariés assume les conséquences à travers le prix du repas. Les comptes du CSE ont été approuvés par le commissaire aux comptes. Ils ont fait l’objet d’un vote dont le résultat est le suivant : 20 votants, 14 Pour, 6 abstentions Cette présentation des comptes par Olivier, Le Clanche, trésorier du CSE est la dernière car celui-ci a fait le choix de partir en retraite au 1er août. Nous lui souhaitons le meilleur pour cette nouvelle aventure.
2 prestataires du CSE sont en dette vis-à-vis du CSE Siège. Le montant total à récupérer est de 75 000 € (bons cadeaux et places de concert non remboursés). Le CSE a donc fait le choix de donner mandat à Madame Sophie PIGNAL, membre élue titulaire et secrétaire de l’instance, pour engager les actions en justice et réclamer le remboursement de l’intégralité des créances dues, sans préjudice des éventuels dommages et intérêts réparant les manquements contractuels.
Prochain CSE Siège les 9 et 10 juillet 2025
Paris le 23 juin 2025
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Liminaire CGT au CSE Siège 18 juin 2024 - Lapix qui chante : « Voilà, c’est fini… »
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C’est avec cette chanson qu’Anne Sophie Lapix a terminé son journal de 20h le 29 mai dernier. 2 jours avant, elle venait d’apprendre qu’à la mi-juillet elle perdrait sa place de présentatrice de notre grand- messe quotidienne sur France 2. La rumeur bruissait dans le tout Paris médiatique depuis quelques semaines, ou plus précisément depuis que madame Ernotte avait de nouveau attaché sa ceinture pour 5 ans dans le cockpit de France Télévisions. Habituellement, la CGT ne sort pas les mouchoirs pour les stars du PAF. Mais là, quand même, ça mérite qu’on lève un sourcil. Pourquoi cette éviction ? Pourquoi si vite ? Les audiences ? Elles ne sont pas excellentes, mais est-ce la faute de madame Lapix ?
C’est toujours la même chose, quand l’audimat patine : on repeint le décor, on change le générique ou… le présentateur… C’est bien pratique et ça évite les remises en question de la ligne éditoriale, de la hiérarchie de l’information, de l’allongement du 20 h, de la qualité des micros-trottoirs, pardon ! Des sujets. Et pour justifier cette décision, on pointe son manque de popularité, non pas auprès des téléspectateurs… mais de la classe politique ! Qui trouve ses interviews trop pugnaces ! Résultat, nos hommes et femmes politiques qu’on n’imaginait pas aussi fragiles ne veulent plus venir sur France 2. Ils partent embobiner ailleurs. Quant à Anne-Sophie Lapix, elle est soupçonnée de « gauchisme ». Vous ne rêvez pas ! Tout cela pose la question de la sacro-sainte indépendance de l’audiovisuel public. Sur France TV, on vire les journalistes qui posent les bonnes questions. Et sur France Inter, les humoristes qui font des blagues. Elle a du plomb dans l’aile ! Petit rappel utile : La France est 25ème au classement mondial de la liberté de la presse ! Derrière tous ses voisins européens… Une performance médiocre… qui ne date pas d’hier. Plutôt que de se battre pour un changement de touche de télécommande pour franceinfo, on ferait mieux de mettre toute notre énergie pour améliorer ce classement. Mais non. On s’exécute, on exécute. Nous vivons dans un pays où durant 14 ans, les médias n’ont jamais évoqué la fille cachée d’un président alors que tous les journalistes savaient. « Vie privée ! », « ça n’intéresse pas les Français ! », voilà ce que l’on se disait dans les salles de rédaction pour se donner bonne conscience, avant de découvrir que des milliers de citoyens avaient été mis sur écoute pour que ce secret d’État soit bien gardé. Qui n’a pas vu ces 2 journalistes belges nous donner des leçons de pugnacité justement, devant un François Mitterrand rouge de colère, mettant un terme à l’interview en enlevant son micro. Scène impossible en France. Pourquoi ? Alors que France Télévisions a la noble ambition de vouloir lutter contre les fake news, les femmes et les hommes politiques vont pouvoir reprendre le chemin de nos studios et y distiller leurs éléments de langage, souvent émaillés de ce que l’on appelle pudiquement des « contres vérités » sans craindre la contradiction, comme l’a fait récemment notre ministre de la culture Rachida Dati déroulant son storytelling sur France Inter. France Télévisions n’a pas attendu 14 ans, mais plus d’un an pour diffuser un portrait au vitriol sur notre ministre de tutelle. Et l’on y découvre qu’elle a visiblement autant de casseroles que de bijoux cachés. Et pourquoi un tel différé ? Serait-ce pour ne pas entraver les ambitions de notre présidente ?... Alors, cela s’apparenterait à prendre l’antenne en otage pour sa carrière personnelle... Vous trouvez le mot un peu fort ? Pourtant il est convoqué à longueur d’antenne dès qu’il manque 3 trains devant un quai de gare. A France TV, maintenant que l’on va être débarrassé de cette présentatrice encombrante, l’air y sera plus doux. On pourra raconter à peu près n’importe quoi sans être dérangé par un : « Mais attendez, concrètement, vous allez faire comment ? »… Devant les échéances électorales qui s’annoncent, avec une extrême droite qui n’a plus qu’à souffler sur la porte de l’Élysée pour s’y installer et dont l’ADN sont les fake news, les mensonges vont pouvoir couler à flot, ils ne seront pas contrés. Et ceux qui oseront encore poser des questions gênantes, on leur chantera doucement dans l’oreillette : Voilà, c’est fini…
Paris, le 18 juin 2025
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Liminaire CGT CSE Siège du 20 mai 2025 - Touche pas à mon poste !
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Emmanuel Macron doit être un peu jaloux : Delphine Ernotte va réussir ce que lui ne peut même pas faire… un troisième mandat ! Soyons honnêtes, il y avait autant de suspense dans cette course à la présidence de France Télévisions que dans le « Jeu des 1 000 euros » quand l’animateur demande au candidat en fin d’émission : « Alors, vous tentez le super banco ? » Mais ne comptez pas sur nous pour chanter en chœur le fameux « super ! super ! super ! » à la suite de la décision de l’Arcom. Ce qui mériterait plutôt réflexion, c’est ce grand vide autour de cette nomination : très peu de candidats, pas de débat, pas de projet… pas d’intérêt. À croire que même pour un bureau avec vue sur la Seine, une place VIP à Roland Garros, aux Césars, et une Suite au Festival de Cannes, personne ne veut du poste ! C’est peut-être ça, le vrai bilan de la décennie Ernotte : France Télévisions, cette entreprise centrale dans le paysage audiovisuel est devenue une poudrière, une ligne budgétaire de plus à mettre à la diète dans les comptes de l’exécutif. Le groupe est dans un tel état que la seule solution, c’est… l’auto-succession. La marge de manœuvre laissée par le gouvernement étant tellement étroite ! Une des conséquences prévisibles de la disparition de la redevance.
Madame Ernotte, il faut le reconnaître, a « fait le job ». Enfin, selon les critères du gouvernement. Cette saison 3 qui se prépare pourrait s’intituler : Delphine et Rachida, amies à la ville comme à l’écran, tellement notre Présidente marche dans les pas de notre ministre de la Culture en soutenant son sinistre projet de fusion. C’est même certainement pour ça qu’elle a été reconduite aussi facilement. Après 10 ans d’efforts, il va falloir encore faire des économies et une des pistes envisagées est d’aller tailler dans l’accord d’entreprise. Celui qui nous protège encore un peu. Mais que va-t-on nous enlever ? Nos stock-options ? Nos Porsche Cayenne de fonction ? Notre flotte de jets privés ? Nos cartes Visa Infinite, euh pardon, Corporate ? On murmure même qu’on aurait « trop de congés » … Ah bon ? Travailler un week-end sur deux, enchaîner les semaines de 60 heures, partir trois semaines sans voir sa famille, ça n’a pas un coût humain, peut-être ? Bien sûr que si, et ça se paie. Ou au minimum, ça se compense ! On parle aussi de revoir les fiches de poste… Alors qu’on voit déjà des techniciens autrefois globe-trotters caméra au poing, finir dans des sous-sols à gérer des caméras automatiques sans même qu’on leur demande leur avis. Pendant que la direction, aussi rigide qu’un écran plat, exige toujours plus de flexibilité… de la part des salariés, évidemment. Il ne faudrait pas confondre souplesse et contorsionnisme ! Quant aux salaires, les NAO sont devenues une vaste comédie où il faudrait dire merci d’avoir tous les 4 ans 2,5 % d’augmentation quand, dans le même temps, l’inflation a grimpé 2 à 3 fois plus ? Et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne parle pas ici de sauver l’entreprise d’un rachat par la Chine ou d’une délocalisation massive. Non, notre principal concurrent, c’est… l’État lui-même, qui taille dans les budgets publics pour mieux offrir des cadeaux fiscaux aux 0,1 % les plus riches. Madame Ernotte a même déclaré devant l’Arcom qu’une entreprise publique ne peut pas être en déficit. Très bien. Mais de quel déficit parle-t-on ? Celui qu’on nous impose en haut lieu en nous réduisant les ressources et en nous faisant financer des opérations de com’, comme cette parade des champions le 14 septembre dernier : 5 millions d’euros, non budgétés, mais bien dépensés. Et après, on vient nous demander de faire des économies ? Alors quoi, on doit accepter ça comme une fatalité ? Réforme après réforme ? Vous savez d’où vient le mot « réforme » ? Du latin « reformare », littéralement « reprendre forme ». Plus prosaïquement, « rentrer dans le moule ». Vaste programme. Autant vous dire qu’à la CGT ce n’est pas notre tasse de thé. Nous, on sera là, ligne après ligne, article après article, pour défendre notre accord collectif de 2013. Il n’est pas parfait, mais au moins, il existe et il nous protège. Nous nous battrons également pour défendre une qualité des programmes, n’en déplaise à certains qui pensent que la télévision peut se faire sans personnel. Une chaîne de télévision, c’est également une chaîne humaine qui fabrique un programme. Pas des automatismes et encore moins de l’IA. C’est sans doute pour ça que personne ne veut diriger France Télévisions aujourd’hui : il ne faut pas être compétent, il faut être obéissant. Mais bon, au moins cette reconduction a un avantage :
Pas besoin de faire semblant de souhaiter la bienvenue à une nouvelle Présidente…. Paris, le 20 mai 2025
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Liminaire CGT CSE Extraordinaire Siège du 20 mai 2025 - franceinfo TV - Chaîne Premium ?
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Sur franceinfo tv, on a tout dit, ou presque. Surtout, on dit et on redit à chaque fois les mêmes choses !
Au final, à force de tirer sur la corde, elle casse, entraînant toutes sortes de dérives. Des incidents d’antenne en début d’année ont révélé le problème de la validation éditoriale et les faiblesses structurelles d’organisation. Des chroniqueurs extérieurs et des invités, parfois castés à la va vite, sur les talks ne sont pas à la hauteur, et glissent souvent vers l’extrême droite. Mais aussi et surtout, encore des salariés en souffrance, physique, psychique… En témoigne la situation effarante des chargés d’édition, toutes et tous en arrêt maladie, remplacés par des CDD ! Le passage sur le canal 16 va-t-il résoudre tout cela comme par miracle ? C’est une occasion à saisir en tout cas ! A bras le corps ! L’occasion de :
Reste à savoir dans quel état d’esprit se trouve la direction à l’aube du nouveau franceinfo canal 16 ? On ne sait rien ! Pourtant, depuis des mois, les organisations syndicales, les salariés, demandent que la direction les informe, les implique. Les prémisses esquissées de la réorganisation interrogent :
Quatre postes de cadres, certes nécessaires, mais où est le renfort des forces de production ?
La direction ne le cache pas : c’est pour masquer l’inévitable renfort en ETP. Quid de la sacralisation du Final Cut éditorial à FTV dans ses collaborations avec FTVS ? La CGT n’acceptera pas que la direction vende la chaîne info à la découpe à FTVS !
Là aussi, la CGT met en garde la direction : sous couvert de réorganisation, pas question de reproduire, au sein de la rédaction de franceinfo tv, la culture violente de management (éditorial et humain) héritée de France 2 : elle a tant fait souffrir à la rédaction nationale. L’importation de ces méthodes à Franceinfo serait loin d’être la meilleure idée… Comment ne pas interpréter l’arrivée de journalistes de France 2 sur des postes importants comme une volonté d’étouffer le regard différent d’une de nos rédactions ? De plus, la direction envoie sans complexe, un message bien méprisant à ceux qui, depuis la création de la chaîne n’ont eu de cesse de s’investir pour la faire fonctionner et qui ne récoltent comme seule récompense qu’un message que les salariés ne peuvent accueillir autrement qu’un « pousse-toi de là qu’on s’y mette ! » Lors du dernier CSE, l’intervention du directeur de l’information fut tellement indigente que nous sommes à nouveau rassemblés ici pour connaître les réelles intentions de la direction et en détail. Quel est donc le projet pour franceinfo ? Est-ce celui de hisser franceinfo canal 16 comme étendard de l’information nationale de France Télévisions, comme la Présidente le laisse entendre dans son projet ? La réponse doit être claire et à la hauteur des enjeux ! Elle doit s’inscrire dans les actes et dans la réalité des prochains mois et des prochaines années… « Franceinfo : chaîne d’information Premium. » Un projet ambitieux de service public que les salariés de FTV et les citoyens appellent de leurs vœux !
Paris, le 20 mai 2025
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Compte-rendu CSE Siège 26 et 27 mars 2025
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Impossible pour les élus, CGT comprise, de commencer ce CSE sans affirmer haut et fort leur profonde indignation face à la politique « anti sociale » menée par la direction ces dernières semaines. Il semblerait que la lettre recommandée annonçant une convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, soit devenu un outil de management. Les élus condamnent fermement cette stratégie. Ils l’analysent comme un avertissement cinglant adressé aux salariés qui ne rentreraient pas dans le rang. Ou pire, cela ressemble même à un plan social qui ne dit pas son nom ! Pour les élus, il est donc indispensable d’agir pour que cessent ces procédures qui ne respectent pas l’échelle des sanctions disciplinaires prévue par le règlement intérieur et qui, de surcroît, ne sont pas sans impact sur la santé de l’ensemble des salariés. Ceux qui sont visés par ces procédures et tous les autres qui se demandent ce qui va leur tomber sur la tête.
La 78ème édition du Festival de Cannes se déroule du 13 au 24 mai 2025 au Palais des festivals à Cannes. Cette année, la présidente du jury est l'actrice Juliette Binoche. France Télévisions couvre à nouveau l’événement avec la Fabrique qui va exploiter avec sa régie flight UM3 le plateau « Panthiero ». Dès le vendredi 9 mai et jusqu’au 23 mai (démontage le 24) une équipe va s’installer dans une série d’Algeco sur le port de Cannes afin de fabriquer les émissions dédiées à cet évènement et diffusées sur les chaînes du Groupe. Le car régie VM Benjamin 2 se positionnera pour TvFestival dès le 9 mai. Les élus constatent et regrettent que le service éclairage ne soit pas associé à cette opération alors qu’il fait partie de la Fabrique. L’amplitude horaire de 48 h sera largement dépassée, ce qui explique la demande de dérogation horaire formulée aux élus. Ceux-ci ont pris connaissance des plannings et ont pu remarquer l’effort fait par la direction pour ne pas programmer les équipes au-delà de 55 heures par semaine. La Fabrique promet d’ailleurs de modifier les plannings pour permettre aux équipes de repartir à 10h du matin et non 8h afin de respecter le repos légal. Enfin, rien ne change : les équipes voyageront en train pour satisfaire les critères de RSE, mais les présentatrices/présentateurs voyageront probablement en avion pour des questions de temps. Les élus ont demandé qu’elles/ils soient remplacés par leur joker afin de répondre aux critères Écoprod. Les élus demandent un retour sur le réalisé dès que possible ainsi que sur les réserves émises. 20 Votants, 20 Pour - Lire la résolution ici 📎
Pas de baisse des effectifs constatée pour cette année 2024 ! Au 31 décembre 2024, France Télévisions comptait un effectif de 3 791 Permanents présents soit un gain de 3 personnes, par rapport au 31 décembre 2023. Pour autant, les annonces relatives au budget alloué à France Télévisions inquiètent et les salariés se montrent inquiets pour les années à venir. Au total, les effectifs permanents représentent 84,51 % des effectifs globaux alors que la part des effectifs non permanents représente 15,49 %, Les élus ont souligné le niveau élevé des licenciements, même si une part importante correspond à des licenciements pour inaptitude. Ces derniers peuvent être considérés dans certains cas comme des échecs, car l’entreprise n’a pas réussi (ou pas voulu) maintenir le salarié dans l’emploi. Ils notent que ce niveau élevé est à mettre en corrélation avec l’épidémie d’entretiens disciplinaires de ces derniers mois, constatés par les OS. Cela interroge, un plan social est-il en préparation ? La direction dément. En tout cas, il semble que la bienveillance a disparu dans l’entreprise, comme s’il y avait une volonté de laisser les personnes s’user et se démotiver. Les élus remarquent également que si les remplacements pour détachement ont bien lieu, tous les congés ne sont pas remplacés, tous les arrêts maladie ne le sont pas non plus. La direction ne le nie pas mais explique que le taux d’absentéisme a baissé et qu’il n’est pas toujours facile de remplacer sur des durées d’absences très courtes. La bonne nouvelle, c’est l’augmentation des remplacements pour cause de maternité que ce soit chez les mamans ou chez les papas. Enfin, les salariés ont opté majoritairement pour le paiement des heures supplémentaires plutôt que pour la récupération, sans doute pour compenser des hausses de salaires jugées largement insuffisantes.
La présentation du rapport de la CSSCT a permis de faire le point sur différentes situations problématiques à France Télévisions, suivies de près par les élus membres de la CSSCT.
Elle sera étendue lors des travaux liés au projet GENESYS. Une dératisation va être mise en place lors de ce projet.
Il y a un problème récurrent avec ces sanitaires du niveau 0 (souvent mal nettoyés ou hors service), qui devrait être réglé par le prestataire ATALIAN ménage et le prestataire ATALIAN multi-service (réparation)
Le parking vélo du Siège reste accidentogène. Il faudrait remettre un revêtement anti-dérapant et séparer les deux roues des voitures, rappeler les consignes de sécurité (notamment en cas de pluie) et revoir la signalétique pour assurer la sécurité des usagers à vélo. L’installation de caméra est préconisée.
Les tours aéroréfrigérantes concernées sont toujours à l’arrêt. Un rendez-vous est fixé le 11 avril avec les services de la préfecture de Paris pour validation de la fin de la légionellose. La terrasse n’est toujours pas accessible. Le port de masques FFP3 est recommandé pour les personnels amenés à intervenir sur site.
Aucun dépassement des seuils de dioxyde d’azote autorisés n’a été constaté lors des derniers tests réalisés le 16 janvier 2025. Toutefois, de nouveaux tests vont être réalisés avec des capteurs « dynamiques », qui donneront des résultats tout au long de la journée, et permettront donc de connaître avec précision le degré d’exposition des salariés pendant la présence sur site, notamment en régie 4. Ont également été présentés les bilans annuels 2024 de l’assistance sociale et du psychologue du travail. 4 assistants sociaux sont présents au siège pour 3 455 salariés, ce n’est pas suffisant d’autant que les besoins vont croissants. Les sollicitations se font principalement par téléphone, les journées de présence sur site des assistants sociaux vont donc être utilisées pour des actions de sensibilisation à la santé au travail : HANDICAP / RETRAITE /ALTERNANCE. Concernant les psychologues du travail, les demandes d’entretien bien que faibles sont en hausse. FTV va donner de la visibilité à ce service. Pour prendre RDV, il ne sera plus nécessaire de passer par le cabinet médical, cela pourra se faire directement en ligne sur la plateforme du cabinet ACCA. Les entretiens sont confidentiels, toutefois, le Cabinet a pu identifier les sujets d’inquiétude pour les salariés :
Des thématiques régulièrement évoquées en CSE sont mises en avant comme l’insécurité de la situation de travail, les relations dégradées avec la hiérarchie, les conflits de valeurs, la perte d’autonomie et de marge de manœuvre : des situations faisant état de risques psychosociaux que la direction ne peut ignorer. Enfin, les membres de la CCSCT ont entendu le nouveau directeur de la D2S (Direction de la Sûreté et de la Sécurité). La commission de suivi de la D2S voudrait également le rencontrer.
En décembre dernier à Mayotte, le cyclone Chido a fait de gros dégâts ! Du jour au lendemain, les salariés de Mayotte la 1ère se sont retrouvés sans logement. C’est pourquoi le CSE de Mayotte la 1ère a fait appel à la direction mais aussi au CSE Central pour demander une enveloppe exceptionnelle pour aider les salariés de France Télévisions en difficulté sur l’île. Tous les CSE de FTV ont été sollicité et ont répondu présent. Le CSE Central coordonne l’opération. Il présentera un rapport détaillé des sommes distribuées aux différents CSE ainsi que l’usage qui en aura été fait. Le CSE Siège a décidé d’apporter une aide de 40 000 euros aux collègues mahorais. Ils ont voté une résolution à l’unanimité en faveur de cette aide. Lire la résolution ici 📎
Cette séquence a également été l’occasion d’évoquer le questionnaire Campus de la restauration. Il en ressort plusieurs pistes d’amélioration pour le restaurant de FTV : réduire l’usage des matières grasses et du sel, améliorer la présentation des plats, revoir le tarif des entrées et des desserts, réduire la présence de nuisibles, améliorer l’offre du soir et du week-end, améliorer l’information sur la contenance des plats, mieux gérer les flux sur certains stands et proposer plus d’aliments bio et de saison. Le degré de satisfaction est pour l’instant plus élevé pour le restaurant de Quadrans mais l’engouement initial devrait se tasser avec le temps. On ne peut comparer l’offre de Quadrans avec celle du Siège, les volumes et les quantités n’étant pas les mêmes, les astreintes soir et week-end non plus. Paris, le 1er avril 2025
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Compte-rendu CSE Siège - 20 & 21 novembre2024
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Lors du CSE du 11 juillet 2024, les élus du CSE ont voté le recours à une expertise pour « l’équipe Support diffusion » de l’unité MEDIA FACTORY. Cette expertise a été votée dans un contexte de crise accentuée par la réorganisation du service qui a :
Tout cela dans une période de tensions liées à un sous-effectif chronique, à des insuffisances de formation des personnels rendant difficile l’autonomie des ARS qui sollicitent de fait l’ingénierie lorsqu’ils sont en difficulté, tout comme le font les exploitants et les chefs de chaîne. Cette situation explosive a entraîné :
Le rapport d’expertise présenté par le cabinet CEDAET confirme cet état de fait et précise que le point de cristallisation est le planning et ses multiples ajustements. D’un côté, la direction estime que cette prérogative lui revient de droit et que sa mission est d’établir un planning qui soumet chacun aux mêmes contraintes et aux mêmes impératifs. De l’autre, les salariés, qui estiment que l’équité n’est pas dans le fait de donner à chacun la même chose mais réside dans le fait de considérer la situation de chacun, dans le contexte très particuliers du travail en horaires décalés.
Ces 2 visions s’opposent depuis maintenant près de 3 ans et à chaque CSE le constat est le même, la direction campe sur ses positions et ne veut pas changer de dogme. Pourtant d’autres options sont possibles : A Malakoff, les salariés sont pleinement associés à la construction du planning dans le respect de l’accord collectif et l’atmosphère de travail s’en ressent. Finalement la direction a semblé marquer un signe d’ouverture, en acceptant un point d’échange sur le planning. Pour les experts, une réunion d’équipe ne sera pas suffisante pour désamorcer une situation ancrée dans la durée. Les élus ont demandé de manière unanime à la direction de revoir sa position, de respecter les accords d’entreprise qui prévoient des mesures spécifiques pour ces services ayant des contraintes horaires particulières. Ils ont appelé au bon sens et au respect des préconisations de l’expertise, de la DARES et de l’INRS en matière de gestion des plannings pour les équipes travaillant en horaires décalés. Les élus ont également rappelé qu’une gestion des plannings donnant plus d’autonomie aux salariés, sur le modèle de celle mise en œuvre dans l’établissement de Malakoff était non seulement possible mais qu’elle était satisfaisante pour les bénéficiaires. Toutes ces recommandations ont été inscrites dans une résolution qui prévoit un suivi en commission Media Factory et en CSE. Elle est votée à l’unanimité 24 votants - 24 Pour (lire ici la résolution)
Ce n’est pas la première fois que les élus demandent un point d’informations FTR en CSE car la situation de cette entité, qui bien qu’installée dans un quartier de Lyon, à Vaise dépend du Siège, inquiète. Depuis sa création en 1996, FTR (France Toutes Régions) s’appuie sur les images des chaînes locales du Réseau pour produire des contenus dédiés aux éditions d’information, mais également des programmes destinés aux antennes de proximité et aux éditions du groupe. Jusqu’à il y a peu, tout allait bien :
La direction indique que les missions de FTR ont depuis évolué et que l’objectif aujourd’hui est la fabrication de programmes régionaux axés sur l’information de proximité, qu’un programme national « Régions d’ICI » est sur les rails et qu’il est diffusé au national. Tout cela ne suffit pas à rassurer les salariés, que la remise en question permanente de leurs missions inquiète. Si la direction a bien présenté un plan de charge pour 2025, elle a également indiqué que des discussions sont en cours sur la pérennité du JT incarné du week-end ; Bref, le sentiment qui domine est celui d’une absence de réel projet, d’une gestion au coup par coup qui ne laisse rien présager de bon. A cela s’ajoute des évolutions sur le télétravail, 3 journalistes ont vu leur avenant Télétravail dénoncé, le numérique n’étant plus d’actualité, ils seront désormais en présentiel. Certes quelques vacations « télétravaillables » existent encore mais les modalités selon lesquelles elles seront distribuées ne sont pas définies : le télétravail pour les journalistes serait-il à la seule main du manager ? La direction reconnaît que les dispositions sur le télétravail occasionnel manquent de clarté, les prochaines négociations sur l’accord télétravail devraient préciser les règles applicables, la CGT y veillera. Les élus ont demandé un nouveau point FTR au début de l’année prochaine.
Les élus ont eu à étudier le projet de règlement intérieur de France Télévisions et la charte informatique qui lui est annexée, des documents importants et complexes dont il faut peser tous les mots. Leurs remarques portent sur :
Sur tous ces points les élus se sont attachés à interroger les intentions de la direction et à relever les atteintes aux libertés individuelles Ils ont regretté l’absence d’engagement officiel de l’entreprise en faveur de la protection des salariés de l’entreprise victimes d'attaques sur les réseaux sociaux en raison de leur image et de leur activité professionnelle. Ils considèrent que cela relève de la mission de sécurité de l’employeur. Sur la charte informatique, les élus ont insisté sur la nécessité de respecter :
Ils ont également demandé que soient listés les logiciels et outils validés par le service informatique de France Télévisions. Ils ont rendu un avis voté à l’unanimité demandant que les points relevés soient pris en compte, avant présentation en CSEC (lire ici la résolution).
La direction est venue présenter le réalisé de l’opération « Critérium du Dauphiné » qui s’est déroulée du 1er au 9 juin 2024, opération pour laquelle elle avait formulé une demande de dérogation horaire au-dessus de 48h et jusqu’à 60h.
Les élus font remarquer que les règles de repos n’ont pas toujours été respectées, notamment pour les RH de 24h parfois amputés par des heures travaillées : 7 vacations sont dans ce cas. Autre point soulevé, les temps de transfert des salariés au forfait jour qui ne sont jamais pris en compte : ils peuvent représenter 2h à 3h par jour. Les élus demandent à la direction de regarder de près ce problème et d’y apporter une réponse lors d’une prochaine instance.
Le CSEC a voté une expertise pour risque grave impliquant le CSE Siège et le CI-ORTF dont le rapport a été présenté aux élus du Siège. Ce que cette expertise a révélé, c’est la difficulté pour des salariés tout juste élus, de se transformer du jour au lendemain, en véritable chef d’entreprise à la tête de PME comme le sont d’une certaine manière le CI-ORTF et le CSE du Siège. Car les fonctions qu’occupent les « Secrétaires » de ces instances ne sont pas simplement politiques. Elles supposent des compétences
Les experts ont insisté sur la nécessité d’accompagner la prise de fonction des élus assumant ses mandats et fait plusieurs recommandations comme :
Selon les experts, La direction a elle aussi un rôle à jouer dans l’accompagnement des élus qui prennent ces mandats et les responsabilités qui vont avec :
Ce second rôle est délicat car la direction n’a pas vocation à se mêler de la vie des instances et l’exercice doit consister à trouver le juste équilibre. Cette expertise ayant profondément déstabilisé les salariés du CSE Siège, une restitution du rapport leur sera faite. Cela leur permettra de constater qu’ils ne sont aucunement mis en cause.
Olivier le CLANCHE (FO) a démissionné le 24 octobre 2024 de sa fonction de rapporteur de la CSSCT. La raison ? La charge de travail associée à son mandat de trésorier du CSE, difficilement compatible avec celle de rapporteur de la CSSCT.
Paris, Le 26 novembre 2024
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Liminaire au CSE Siège 10 juillet Qui aurait pu prédire
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Liminaire au CSE Siège
10 juilletQui aurait pu prédire... |
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« Les médias sont responsables » Cette petite remarque lancée par une candidate du Nouveau Front Populaire lors de la soirée électorale du premier tour où le RN était arrivé largement en tête, a laissé pantois notre présentateur vedette : « les médias sont responsables ? » a-t-il répété plusieurs fois, semblant ne pas comprendre. « La priorité au duplex », n’a pas laissé le loisir à cette candidate de développer son analyse, c’est bien dommage, car voici ce qu’elle aurait pu nous dire. Rembobinons … En 2005, lors de la campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel, les médias, y compris France Télévisions, avaient pris une position très nette sur le sujet. Il fallait absolument dire OUI à cette Europe qui gravait dans le marbre le principe néolibéral selon lequel le bien-être commun reposerait sur une « concurrence libre et non faussée ». 85% des débats et des intervenants étaient favorables au « OUI ». Tout autre personne ayant un avis différent plutôt que d’essayer de comprendre ce qu’elle avait à nous dire, était traité, soit d’ignorant, soit de populiste. Résultat le « NON » l’avait emporté avec 55% des voix en laissant en état de sidération les élites de ce pays. 2018 Suite à l’effet conjugué de plusieurs mesures impactant les automobilistes, un groupe d’amis déclenche sans le savoir ce qui restera certainement le plus long et le plus incroyable mouvement social de ce pays : Les Gilets Jaunes. En un week-end toute la Gaule des ronds-points est occupée. Il faudra 3 semaines à France Télévisions pour enfin parler d’autre chose que des vitrines cassées et de l’Arc de Triomphe tagué avec un sujet d’analyse dans Envoyé Spécial, rendons-leur cet hommage. Mais très vite le naturel reprendra le dessus, avec cette pancarte, où le mot « dégage » avait été effacé, pour ne pas salir le costume présidentiel. La suite ? 2 ans de révolte, matée à coup de LBD et de grenades de désencerclements, des images à n’en plus finir sur les dégâts samedi après samedi en prime time, et les débats relégués à des heures tardives. 2023 Après avoir été réélu et de nouveau grâce à un barrage républicain réussi, Emmanuel Macron impose la réforme des retraites. Une fois de plus le pays s’embrase. S’ensuit une interminable propagande de certains journalistes ou experts autoproclamés nous assenant toujours des mêmes poncifs « Ah oui mais on vit plus vieux » « Ah oui mais en Allemagne c’est 67 ans » sans préciser qu’en Allemagne, il est possible de partir à la retraite après seulement 35 années de cotisation avec une pension diminuée. Pas un mot non plus sur les gains de productivité qui ne sont plus redistribués aux salariés, mais confisqués par les actionnaires, ce qui aurait pu être une piste pour éviter cet allongement de la durée de cotisation. Sur ces 3 séquences, comme sur beaucoup d’autres, les médias et France Télévisions n’y ont pas fait exception, le débat a été réduit à sa plus simple expression.
Et sur ces élections, qu’avons-nous fait ? La même chose. Le camp du bien contre le camp des racistes et des antisémites. Combien de fois avons-nous entendu sur nos antennes « face aux extrêmes » ? Aujourd’hui on se réveille dans un pays qui durant 2 semaines a été aussi brun que l’eau de la Seine, ou le Rassemblement National est passé de 8 députés à 143 en 7 ans Qui aurait pu prédire ? Notre mission de service public, c’est informer, éduquer et divertir. Avec 12 millions de français qui se sont réfugiés vers un parti raciste qui les a accueillis à bras ouverts, sans que cela ne les dérange qu’ils aient surtout le bras tendu, il est indispensable de se poser la question si nous n’avons pas raté quelque chose. Par exemple, en consacrant notre édition de la mi-journée sur France 2 exclusivement autour de 3 sujets, la météo, l’insécurité et le pouvoir d’achat, sommes-nous encore dans notre « raison d’être » ? Quant à nos grilles de programmes… La réforme de Nicolas Sarkozy avait au moins eu cet avantage, faire démarrer les primes times plus tôt. Mais petit à petit, un feuilleton, des bandes annonces, des partenariats en tout genre, et aujourd’hui le prime time commence à 21h15, reléguant la deuxième partie de soirée, l’heure de l’analyse et du décryptage, aux alentours de 23H, horaire impossible pour le français qui se lève tôt, qui du coup, part s’informer ailleurs. Nous nous inquiétons de la montée de l’extrême droite uniquement lorsqu’elle est en mesure d’accéder au pouvoir, cela fait 22 ans qu’à chaque élection nous jouons à nous faire peur. Le reste du temps, on normalise, on banalise, on enlève les rubalises. Aujourd’hui, une fois de plus, le danger semble écarté, mais la colère est retournée chez elle, elle ne faiblira pas, elle ne fera que grossir à chaque fois car elle se nourrit de notre suffisance, de notre arrogance et du mépris que nous lui adressons. Il est évidemment hors de question que France Télévisions porte l’entière responsabilité de ce naufrage, mais tout de même, si nous ne changeons rien, si nous ne réfléchissons pas collectivement, alors un jour il sera trop tard. Plutôt que de nous féliciter sur la solidité du barrage, il est vraiment urgent d’en vider l’eau qui nous menace. Avançons ensemble, organisations syndicale et direction, nous dans notre rôle de défenseur de l’emploi et des conditions de travail pour que notre compétence ne soit jamais prise en défaut, et que de son côté, la direction fixe un cap clair en privilégiant l’intérêt général contre l’intérêt particulier de quelques destins politiques. Nous sommes prévenus, si le barrage cède, nous disparaitrons, c’est écrit noir sur blanc dans le programme du RN. Paris le 10 juillet 2024
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Liminaire CGT au CSE Siège du 19 juin 2024 - L'impossible neutralité
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Liminaire au CSE Siège19 juin 2024L’impossible neutralité |
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« L’objectivité à la télévision, c’est 5 minutes pour Hitler, 5 minutes pour les juifs », disait Jean-Luc Godard. Dans les moments de crise historique, on atteint facilement le point Godwin, celui qui met fin à la discussion. Pourtant, les situations dans lesquelles il faut prendre position sont beaucoup plus courantes qu’on se l’imagine. Impossibilité d’être neutre face aux violences faites aux femmes. Impossible neutralité face à la catastrophe écologique en cours. Impossible neutralité face aux atteintes aux droits humains, à la liberté d’expression, aux menaces contre la démocratie et aux crimes contre l’humanité. Face à l’arrivée possible de l’extrême droite au pouvoir, la neutralité politique n’est pas tenable : en tant que salariés de l’audiovisuel public, en tant que journalistes, et en tant que syndicat, tout simplement parce qu’on ne peut pas lutter contre soi-même. On ne peut pas rester neutre face à une force politique qui risque dès la rentrée prochaine de couper les financements de l’audiovisuel public, avant de le privatiser, ainsi que le prévoit son programme, ce qui pour bon nombre de salariés de France télévision signifiera la porte. On ne peut pas fermer les yeux sur ce qui se passe en Italie, en Hongrie, en se disant qu’en France, ce ne sera pas pareil. Dans ces pays où l’extrême droite est au pouvoir, les médias publics sont mis au pas. En France, un audiovisuel public déjà bien sage ne fera plus le poids face à la bollorisation des esprits. Car en face, il n’y a pas de neutralité. Il y a des journalistes militants qui portent la responsabilité de la victoire du RN aux élections européennes. Quand Pascal Praud soutient sur Cnews que « la France a dit (dimanche) qu’elle ne voulait pas mourir », quand Ruth Elkrief sur LCI crache sur l’union de la gauche, comment différencier l’éditorial de l’engagement politique ? A France télévisions, nous sommes tenus par le temps d’antenne et les règles de l’ARCOM, mais rien ne nous obligeait d’organiser un face à face Bardella / Attal. Rien ne nous empêche de décrypter le programme du RN souvent flou, notamment dans le domaine social, et de montrer l’imposture. Il faut tenir tête à une certaine ligne éditoriale qui s’impose de plus en plus, y compris dans l’audiovisuel public, et qui consiste à ne plus classer le RN à l’extrême droite. Le Conseil d’État a tranché. Le parti de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, fondé par d’anciens Waffen SS et collabos français, est bien d’extrême droite. De même, un parti qui affiche dans son programme des mesures xénophobes comme la discrimination entre français et étrangers dans l’accès aux aides sociales, est bien xénophobe. Ça va mieux en le disant. La situation actuelle montre l’inanité d’un guide des réseaux sociaux imposé par la direction de l’éthique et de la conformité, contre laquelle la CGT s’est battue. Car étendre le principe de neutralité des journalistes de France télévisions à leur expression sur les réseaux sociaux, même sur des questions de politique partisane et en période électorale, n’est tout simplement pas acceptable. Qu’un rédac chef reproche à un journaliste de sa rédaction d’avoir appelé sur X ou Facebook à faire barrage au RN et il trouvera la CGT sur son chemin. En tant que syndicat également, impossible de rester neutre, car le RN à Matignon, c’est la réduction des droits des travailleuses et des travailleurs, la répression syndicale et une politique sociale limitée à la question migratoire. A la CGT, on est 100% contre l’extrême droite au pouvoir !
Paris, le 19 juin 2024 |
Compte rendu CGT CSE Siège du 22 mai 2024
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Compte-rendu CGT CSE Siège 22 mai 2024 |
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Certes l’événement est extraordinaire, exceptionnel, unique… Mais cela ne justifie pas tout ! Or les plannings définis pour les personnels affectés à la couverture des JO ne laissent que très peu de marge de manœuvre, le risque de dépassement des 60 heures hebdomadaire apparait comme bien réel.
Pour les élus, cette absence de contrepartie est inacceptable. C’est de surcroît très mal vécu par les salariés qui ont le sentiment d’être méprisés par une direction qui leur faire vivre des réorganisations successives associées à une sorte d’incertitude sur leur avenir ! Chacun doit faire un pas ! La direction ne peut pas justifier ses demandes par le simple fait que les salariés, passionnés par leur travail, couvriront cet évènement professionnel ! Les élus attendent de la direction que celle-ci ouvre des négociations rapidement. Ils souhaitent notamment que soit ouvert le télétravail pour tous, pendant cette période très compliquée en termes de déplacement, ils demandent que soit réexaminé l’aménagement des congés et que soit étudiées toutes les propositions permettant à la couverture de ses JO d’être une vraie réussite et une réelle fierté pour les salariés. A l'unanimité, les élus ont voté un avis négatif (à lire ici 📎) à la demande de dérogation horaire du temps de travail des personnels mobilisés pour la couverture des JO et JOP Paris 2024. 25 Votants : 21 Pour – 4 Abstentions
Pour étudier le plan d’activité de FTR (France Toutes Régions), entité du Siège implantée à Vaise (quartier de Lyon) les élus n’ont eu à leur disposition que 2 feuilles traduisant au travers de tableaux chiffrés, le réalisé au 31 mars 2024. C’est peu pour les élus ! Du fait de leur éloignement, ils auraient aimé une description plus complète de la vie de FTR et de ses salariés. Ce qu’ils ont pu constater à travers les tableaux transmis, c’est le recentrage de l’activité de FTR sur l’actualité régionale, la baisse de sa collaboration avec France Info notamment sur la partie culture et numérique. On sent l’impact TEMPO ! Reste les incertitudes sur l’avenir … Car au vu de l’actualité qui perturbe l’audiovisuel public, les questions sont nombreuses autour de ce que sera le visage d’ICI à la rentrée ? De fait, comment la nature de l’activité de FTR va-t-elle pouvoir évoluer ? D’une manière plus générale, quel avenir pour FTR ? Et enfin quel avenir pour le numérique au sein de FTR ? A ces questions, la direction répond en présentant FTR comme un prestataire de FTV qui doit s’adapter à une demande qui évolue sans cesse. Elle se veut toutefois rassurante : elle travaille sur une nouvelle offre plus “actu” qui correspondrait mieux à une ouverture de tranche. Elle réfléchit à une émission pour remplacer le “Journal des Solutions”. Les élus insistent sur l’incertitude que vivent les salariés de FTR qui sans cesse voient leur objectif évoluer. Ils ne peuvent continuer à vivre au quotidien sans visibilité professionnelle, sans savoir ce que sera demain. Ils demandent que les missions confiées à FTR à moyens et long terme soient clarifiées ainsi que les moyens qui lui seront attribués.
Rédigé par l’employeur, le règlement intérieur précise un certain nombre d’obligations que doivent respecter les salariés et l’employeur notamment en matière de santé, de sécurité ou de discipline. Le règlement intérieur (RI) de FTV a été adopté en 2017. Depuis, plusieurs lois ont été votées, ce qui implique des aménagements.
Voilà pour la terminologie !
Annexe du règlement intérieur, la charte informatique doit, elle aussi, être revue afin de s’adapter aux nouveaux usages et aux nouveaux outils collaboratifs utilisés. Ce projet d’évolution du règlement intérieur a déjà été présenté au CSE Central, qui va transmettre ce projet à un juriste spécialisé pour qu'il puisse aider les élus à rendre un avis éclairé. Les élus du CSE Siège vont faire de même. Les élus du CSE Siège se conforment à cette décision. Ils rendront leur avis, à l’occasion du CSE au mois de septembre.
Lors du CSE Siège du mois d’avril, les élus ont souhaité qu’un suivi approfondi du point de vue de la santé, de la sécurité, des conditions de travail, des salariés, travaillant avec le logiciel et Sherlock soit acté. Une commission de suivi intersyndicale est donc constituée. Elle est composée de : Aurélie CHESNE (CGC), Malika AÏT-OUAKLI (CGT), Christophe BENS (FO), Marie-Hélène BORDES (CFDT), Freddy BERTIN (UNSA), Béatrice GELOT (SNJ). Béatrice GELOT présidera cette commission. 23 Votants - 23 Pour
Ce CSE a été l’occasion pour les élus de mettre au vote une charte « Tourisme équitable », proposée par le président de la commission des ASC, François BADAIRE. Les élus souhaitent en effet diversifier les offres de voyage et à côté des voyages classiques, présenter des voyages plus équitables qui respectent des engagements comme le soutien à des projets et actions solidaires, le soutien à l’économie locale, une relation prestataire/producteur équilibrée et des pratiques commerciales vertueuses. Cette charte a été majoritairement adoptée : 24 votants, 18 pour, 6 abstentions
Depuis plusieurs années maintenant, les élus assistent, impuissants, au transfert d’une partie des activités de France Télévisions à la filiale France Télévisions Studio. Certes les salariés sont transférés sur la base du volontariat, mais ceux qui conservent leurs contrats avec France Télévisions SA sont désormais gérés par France Télévisions studio et le lien avec la maison mère se trouve, de fait, distendu : les contacts sont moins fréquents, les informations ne parviennent pas toujours aux élus qui ne connaissent pas précisément les conditions de travail dans lesquelles évoluent les salariés ni les interlocuteurs de ces derniers. Ils ont donc demandé à avoir un échange avec les responsables de la filiale. Celui-ci s’est déroulé hors PV. Le sujet abordé ? La situation des non-permanents travaillant pour l’auto-promotion. Si, dans le cadre du transfert de la gestion de l’auto-promotion à FTVS, la situation des permanents a été stabilisée, l’incertitude pèse quant à l’avenir des noms permanents. La direction de la filiale a déclaré vouloir travailler avec les noms permanents. Elle a expliqué qu’elle devait communiquer préalablement avec le CSE de France Télévisions studio, ce qui explique le peu d’informations transmis jusqu’à maintenant. Elle indique que les salaires à France Télévisions Studio sont plus intéressants que ceux pratiqués par France Télévisions SA et que cela compte même s’il n’y a pas la reprise d’ancienneté. Elle indique également que le nombre maximal de piges possibles à France Télévisions Studio est supérieur à celui imposé par France Télévisions SA. Bref, elle se veut rassurante… Et attractive ! Si les élus ont apprécié qu’un échange puisse avoir lieu avec France Télévisions Studio, ils restent inquiets de voir les activités historiques de France Télévisions SA transférées à la filiale. Alors que les effectifs de France Télévisions ne cessent de diminuer, ceux de la filiale ne cessent de croitre et cela est dérangeant : le modèle social adopté par FTVS reste malgré tout moins protecteur que celui de France Télévision SA. De plus, les obligations qui pèsent sur la filiale ne sont pas les mêmes que celles qui pèsent sur la maison mère qui assure une mission de service public. Si la logique économique veut que France Télévisions s’entoure de filiales, cela ne doit pas se faire au détriment des valeurs et des engagements de l’audiovisuel public tout comme de la protection sociale assurée par notre convention collective. Pour rappel, 85% de la masse salariale de FTV Studio sont des intermittents. FTV SA est bien confronté à une forme de dumping social au sein même du groupe. Un sujet auquel la CGT restera plus qu’attentive !
Des représentants de suppléants au sein de l’instance de proximité, antenne programme, communication marketing, étude manquent toujours à l’appel. Avis aux amateurs ! Paris, le 27 mai 2024
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Liminaire au CSE Siège 22 mai 2024 - Fluctuat Nec Mergitur
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Liminaire au CSE Siège 22 mai 2024 Fluctuat Nec Mergitur
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Une réforme en chassant une autre, dès demain les grandes manœuvres vont commencer à l’Assemblée, ou les basses œuvres. Le sort de 13 000 salariés, en englobant Radio France, est entre les mains d’une femme et de celui qui l’a nommée. Celle-ci n’a aucune compétence en matière d’audiovisuel qu’importe ! Son ambition clairement affichée est de conquérir la Mairie de Paris. Autant dire que l’on se doit d’être inquiet. La volonté est de créer une BBC à la française. Quelle belle idée ! Sauf que cela fait juste 40 ans que ce mantra est répété régulièrement, alors… Est-ce vraiment leur intention ? La BBC, c’est 21 000 salariés, soit 8000 de plus que l’entreprise unique proposée. C’est un budget de 6,2 milliards, 75% plus élevé que celui de Radio France et France Télévisions réunis, donc est-ce bien ça le projet ? Surtout que leur objectif est de réduire les coûts. Il est donc sérieusement permis d’en douter. Ce que l’on peut redouter en revanche, c’est le retour vers la bonne vielle ORTF de « Mon général ». Réunir les présidences pour mieux les contrôler, n’avoir qu’un seul interlocuteur plutôt que deux, réduire encore plus les budgets, la précarité menant toujours à la docilité… A l’heure ou des humoristes sont convoqués par la police, ou tout un service public de radiodiffusion se met en grève pour défendre la liberté d’expression, que des émissions emblématiques sont supprimées sans explications, et que de l’autre côté de la Seine, le directeur de la rédaction dîne à l’Élysée pour se voir reprocher d’être « trop à gauche » et repart avec comme instruction de laisser sur l’étagère tous les sujets qui dérangent avant les élections européennes, on a déjà une petite idée du projet. D’ailleurs on constate que le message est bien passé. Avez-vous vu cette belle soirée « Diplomatie » le 9 mai dernier ? 2h15 de clip de campagne pour la liste de la majorité présidentielle tout cela 4 semaines avant une élection ? L’Arcom n’a rien vu, en long ce week-end, mais plus grave, les téléspectateurs non plus n’ont rien vu. 3,1% d’audience, 3 fois moins que les programmes habituels du jeudi sur cette tranche horaire. On est au-delà de l’accident industriel. Mais soyons rassuré, la stratégie d’entreprise est très claire, l’accent est mis sur la « Résonnance » plutôt que « L’Audience ». C’est pour ça qu’une des rare émission traitant de l’écologie sur France TV, « Vert de rage » est supprimée. Raison invoquée ? Trop de buzz avant, donc plus assez d’audience après, l’exact contraire de la feuille de route servie aux salariés. Faire l’opposé de ce que l’on dit, on en a pris l’habitude. Souvenez-vous de La suppression de France Ô. Cette chaine s’est éteinte au moment même où la direction annonçait un pacte de visibilité des Outremers. Et Nowu, le média numérique consacré à l’écologie en direction des jeunes. Supprimé ! Pourtant l’écologie est au cœur des préoccupations de France Télévisions. Quel talent ! Tout indique que c’est bien l’ORTF que le gouvernement souhaite reconstruire, absolument pas la BBC, en essayant de faire rentrer une maison ronde dans un bâtiment triangulaire. A moins que ce ne soit l’inverse. Filmer la radio ou radio diffuser le son de la télévision ? Telle est la question ! On entend déjà les termes qui sont toujours les prémisses du désastre. « Synergie », « mutualisation », « productivité », dont la traduction est sans ambiguïté : Moins de personnel, pour travailler plus, en étant payé moins. France Télévisions et Radio France sont de magnifiques paquebots. Ces changements de cap incessants fragilisent leur structure, les salariés sont formés pour affronter les tempêtes, les vagues naturelles de la société qui évolue sans cesse, sans temps calme, mais faire face une fois de plus à des dépressions créées artificiellement, devoir affronter du mauvais temps pour de sombres destins politiques plutôt que de se concentrer sur leurs missions, les salariés de l’audiovisuel public en ont assez ! La prétendante à la Mairie de Paris ferait bien de méditer la devise de la ville : « Fluctuat nec mergitur » « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas. »
Paris, le 22 mai 2024 |
Compte rendu de la CGT au CSE Central - 5 et 6 mai 2026
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Situation générale : « on va avoir moins d’argent, moins d’ETP, moins de tout »
En ouverture de séance, pendant les 2h où elle a assisté au CSE central de mai, Delphine Ernotte a évoqué les 6 mois « très difficiles pour les salariés » autour des auditions de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. A l’heure de la réunion, le « rapport Alloncle » (du nom du rapporteur de la commission, le député ciottiste de l’Hérault Charles Alloncle) n’avait pas encore été publié, mais la direction s’attendait à un rapport « sanglant » et se disait prête à y répondre immédiatement et point par point sur les réseaux sociaux. Pour Delphine Ernotte, l’avantage d’avoir ce rapport est qu’on va conserver la trace des auditions qui se sont égrenées pendant 6 mois. Elle a dénoncé les questions « fortement biaisées », « l’impression que ce rapport était écrit d’avance », qu’il s’agissait « d’une vaste entreprise de déstabilisation pour préparer demain la privatisation de l’entreprise ». La PDG déplore le fait que la méthode Alloncle ait été « très efficace. Les idées populistes ont infusé dans la population ». Sur le fond, la patronne de FTV a dénoncé les réductions de périmètre préconisées par le rapport : « ce serait un impact massif, un énorme plan social » au-delà de France Télévisions, puisque, selon elle sur l’ensemble du secteur, « ce sont 60 000 personnes au total qui travaillent pour le service public de la télévision ». Dans le même temps, la commission n’a pas du tout abordé des sujets majeurs comme le poids des grandes plateformes américaines. Dans ce contexte général, alors que le basculement des usages des Français s’accélère, Delphine Ernotte a évoqué la nécessité d’avancer sur les projets stratégiques visant à prioriser le numérique. C’est, selon elle, l’esprit de l’accord signé avec Youtube, qui doit permettre d’être plus puissants dans la dissémination de l’info à destination des jeunes. En termes économiques, la régie pub commercialisera la pub liée à ces contenus, ce qui pourrait lui donner des marges de négociation avec les annonceurs, tout en reconnaissant qu’« on n’en attend pas des mille et des cent ». C’est également l’esprit du projet Streaming first sur lequel le CSE central était consulté (voir plus loin). Les PDG de la télé et la radio publique ont été reçues par la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard qui exclut a priori un projet de loi d’ici la fin de la mandature, c’est-à-dire d’ici l’élection présidentielle qui doit se dérouler dans moins d’un an. Elle s’engage en revanche à conclure un contrat d’objectifs et de moyens avant l’été. Pour quel projet ? Avec quels moyens ? C’est toute la question. D’ores et déjà Delphine Ernotte renonce d’emblée à voir progresser les ressources publiques : « Dans ce contexte où les finances publiques sont au plus mal, l’État ne remettra pas de l’argent à l’audiovisuel public, je pense même le contraire ». Traduction : il va falloir continuer structurellement à se serrer la ceinture. La PDG estime qu’« on va devoir faire des choix (dans les missions, NDLR). France Télévisions proposera des scénarios et laissera l’État faire des choix et prendre des options », avant de conclure qu’« il faut un audiovisuel public fort, financé à la hauteur des missions que l’État lui confie ». Interpellée sur la conduite des transformations, alors qu’elle prédit qu’« on va avoir moins d’argent, moins d’ETP, moins de tout », la PDG se contente de répondre qu’elle est « d’accord pour qu’on travaille pour que les salariés puissent absorber et se sentir bien dans les transformations ». On fait mieux en termes d’engagement. Elle se dit favorable à un travail sur des sujets précis, de manière pragmatique pour régler des problèmes, par exemple sur le support informatique, mais semble avoir une vision restrictive de la proposition des élus de mettre en place des espaces de discussion sur le travail pour les salariés. Sur le budget 2026, alors qu’il prévoit déjà 140 M€ d’économies pour équilibrer le résultat - du jamais vu à France Télévisions depuis 15 ans - la situation pourrait encore s’aggraver car les recettes de publicité ne sont pas au rendez-vous. On accuse déjà 11 M€ de retard et la direction anticipe que cela pourrait constituer un manque à gagner de 20 M€ en fin d’année, qu’il faudra compenser par de nouvelles économies. « Faut qu’on rogne », résume Delphine Ernotte. Ordre a déjà été donné de ne remplacer qu’un départ à la retraite sur deux, en particulier sur les fonctions support. Cela va aggraver la baisse des ETP par rapport à l’objectif de -112 déjà prévu. Le nouveau DRH, Olivier Guigner ajoute qu’il a demandé à connaître les postes vacants. « Sur les permanents, on va être intelligents et agiles collectivement. Il y a des endroits plus ou moins en tension », précise-t-il. Interrogés par les élus, le DRH et la PDG reconnaissent que la suppression des ETP ne relève pas d’une stratégie mais d’une « attrition au fil de l’eau ». Et Delphine Ernotte d’ajouter : « on a atteint une limite, on ne peut plus continuer comme ça. On va faire des scénarios. A la puissance publique de trancher ». Parmi les pistes d’économies, la PDG « évoque l’arrêt de certains projets de fictions ou de cinéma ». Concernant les conséquences sur des secteurs comme la Fabrique, Delphine Ernotte réaffirme « qu’il faut qu’on ait notre capacité propre de fabrication, sinon on va se retrouver otages d’une entreprise unique dans le secteur », mais elle ajoute que « la Fabrique, c’est 7 millions de pertes » et « qu’il va falloir qu’on interroge métier par métier à la Fabrique. Certains sont concurrentiels, d’autres pas ».
Streaming First : un projet stratégique encore en construction qui s’annonce comme une révolution culturelle
Le cœur du projet tient en une formule : inverser le poids du corps. Concrètement, les contenus doivent désormais être pensés prioritairement pour le non-linéaire - les plateformes numériques - avant d'alimenter le linéaire, c'est-à-dire les chaînes traditionnelles. L'ambition affichée est de faire de France Télévisions le premier groupe digital public, tout en maintenant le linéaire comme vitrine et levier de notoriété. Cette inflexion stratégique n'est pas anodine : elle représente un changement de paradigme total, à la fois organisationnel, cognitif et culturel, selon les expertes mandatées par le CSE Central. Ces dernières ont d'emblée posé leur analyse du projet : pour comprendre Streaming First il faut être capable d’en saisir les implications réelles pour les métiers, les conditions de travail et la culture d'entreprise, ce qui n’est pas possible à ce stade. Les expertes ont insisté sur un point crucial : ce projet se construit en marchant. La feuille de route est encore en cours d'écriture au moment même où la consultation est engagée. La conduite du projet, comme la prévention des risques professionnels, devra donc s'adapter en continu. C'est là une source majeure d'inquiétude : comment anticiper et prévenir des risques que l'on ne peut pas encore pleinement identifier ? Le contexte aggrave encore les choses. France Télévisions évolue sans contrat d'objectifs et de moyens et sous la pression de coupes budgétaires répétées. L'exercice 2026 impose un effort d'économies de l'ordre de 150 millions d'euros, avec des coupes substantielles dans les programmes et une incapacité à honorer les engagements de financement de la Création audiovisuelle. À cela s'ajoutent une concurrence exacerbée des plateformes mondiales et l'irruption de l'intelligence artificielle. C'est dans ce contexte difficile que la transformation est censée se déployer. Pour rappel, le projet prévoit de créer deux directions générales adjointes autour de la PDG : d’une part une direction générale adjointe gestion, production et moyens dirigée désormais par Marie Villette en replacement de Christian Vion, d’autre part une direction générale adjointe offres et stratégie éditoriale, elle-même subdivisée entre un pôle contenus, fait de directions thématiques (cinéma, jeunesse, savoirs, etc.) et orienté vers le streaming sur la plateforme france.tv, un pôle actualité chapeautant les directions de l’info, des sports et des régions et une direction des médias chargée d’orchestrée la programmation sur les différents canaux (linéaire, internet, réseaux sociaux). Il institue une direction du produit et des technologies en lieu et place de la direction des technologies et des systèmes d’information et d’une partie de la direction du numérique, et crée une direction de l’intelligence artificielle et de la data. Ces deux directions sont rattachées à la PDG. A contrario, la DRH jusqu’ici rattachée à la PDG passe sous le giron de la DGA gestion, production et moyens. Enfin, une direction du marketing renforcée va occuper une place centrale dans l’organisation. Parmi les points saillants du projet, la Direction du numérique, qui compte environ 400 personnes dont 300 prestataires, va être dissoute et ses équipes réparties dans d'autres directions. L'objectif est d'infuser la culture numérique dans l'ensemble de l'entreprise. Mais les expertes ont identifié de nombreux signaux d'alerte issus des entretiens avec les salariés de cette direction. Ces derniers, experts et passionnés de leur métier, expriment une crainte profonde de dilution de leurs compétences au sein de directions bien plus grandes, souvent éloignées géographiquement et fonctionnant selon des logiques différentes. Le mode agile et itératif propre au numérique pourrait ne pas survivre à cette intégration dans des structures plus rigides. S'y ajoute le risque de perdre des prestataires porteurs de compétences clés, tentés de rejoindre des concurrents offrant plus de stabilité et d'autonomie. Les expertes ont également pointé des tensions préexistantes entre services travaillant en parallèle sur des sujets similaires - notamment entre la direction du numérique et la direction marketing - générant potentiellement des doublons, des conflits d'expertise et une défiance mutuelle qui s'est installée dans la durée. Cette défiance constitue un terreau particulièrement défavorable à la réussite de la réorganisation. La question de la localisation physique des équipes, qui resteront pour la plupart sur leurs sites habituels malgré les nouveaux rattachements hiérarchiques, renforce ce risque de fracture. Faire collectif à distance, c'est infiniment plus difficile. Face à ce tableau, M. Sitbon-Gomez, directeur général en charge des antennes et des programmes, a assumé la radicalité du choix stratégique. La transformation des usages s'accélère, la concurrence est frontale, et l'organisation actuelle - avec ses silos et ses concurrences internes - génère, selon lui, une situation pathogène pour les salariés. Le maintien d'une direction du numérique séparée a fabriqué une forme de concurrence interne délétère entre équipes qui auraient dû travailler ensemble. Mettre fin à cette organisation serait donc, paradoxalement, un acte en faveur des conditions de travail. Il a reconnu que la copie n'était pas finie, que les implications concrètes de la réorganisation - qui travaille avec qui, dans quel espace - seront définies avec les équipes et les managers de proximité, direction par direction. Il a défendu un modèle hybride, dans lequel le linéaire reste indispensable comme levier marketing du numérique, soulignant avec une pointe d'ironie que ce projet, présenté comme le tournant vers le streaming, est peut-être aussi ce qui permettra de sauver la télévision. Mais pour les représentants du personnel, ces déclarations, aussi sincères soient-elles, ne suffisent pas. L'incertitude demeure entière sur les missions, les rattachements, les priorités et les arbitrages à venir. La transformation se déroule dans le flou, et ce flou pèse sur les salariés. Dans ce débat, la CGT a joué son rôle : nommer ce qui dérange et pointer ce que les discours managériaux ont tendance à édulcorer. Premier message, direct : la réussite de ce projet passe par l'élimination d’un type de management trop hiérarchique. Il ne suffira pas de proclamer la collaboration et le décloisonnement si, sur le terrain, des managers autoritaires voire violents continuent d'exercer leur emprise. C’est de la responsabilité de la direction de faire bouger les choses sur cette question. Deuxième point, plus fondamental : la CGT a mis le doigt sur la question du lien de subordination, ce nœud que les discours sur l'agilité et la collaboration tendent à occulter. Peu importe les intentions affichées, au moment d'une réorganisation, la hiérarchie reprend toujours le dessus. Les luttes pour le lead hiérarchique, la question du « à qui je suis rattaché ? », sont des réalités concrètes qui conditionnent profondément le vécu des salariés au travail. Les minimiser serait une erreur. La CGT a alors formulé une proposition forte : expérimenter l'affaiblissement du lien hiérarchique au profit du lien fonctionnel, transformer les chefs de service en animateurs plutôt qu'en chefs au sens autoritaire du terme. Non pas pour instaurer un permis d'impunité ou une anarchie organisationnelle, mais pour insuffler davantage d'autonomie et, osons le mot, de démocratie dans les fonctionnements collectifs. Pour la CGT, la chance de ce projet, c'est l'absence d'opposition frontale sur le fond. Les salariés sont tout à fait conscients des enjeux. C'est une fenêtre précieuse mais elle se fermera si la direction ne tient pas compte du facteur humain, si elle ne construit pas une véritable relation de confiance avec les équipes et les représentants du personnel. En réponse à l'avis du CSEC - adopté à l'unanimité, à lire ici 📎 - M. Sitbon a pris plusieurs engagements. Il a reconnu que « le hiérarchique, ça ne marche pas ». Effectivement, on ne réussit pas une transformation par l'imposition, mais par la conviction. Il s'est engagé en faveur d'une décentralisation de la décision et d'une responsabilisation des managers. Sur le plan du dialogue social, il a accueilli favorablement la demande de mise en place d'un accord de méthode et d'un comité paritaire associant élus du CSEC, organisations syndicales et représentants des grandes directions et doté de réelles capacités d'arbitrage sur la base de remontées du terrain. Il a également reconnu la nécessité d'apporter rapidement aux salariés et aux élus des réponses claires sur les orientations stratégiques, notamment en matière d'intelligence artificielle. Il a enfin formulé l'enjeu dans des termes que nous ne pouvons que partager : embarquer les salariés - tous les salariés - est une condition sine qua non de la réussite. Encore faut-il que cela se concrétise. Et pour embarquer un corps social en perte de confiance, c'est le management et le dialogue social à France Télévisions qui doivent eux aussi se réformer. Ces engagements ont été pris publiquement, devant les élus et les organisations syndicales. Il appartiendra maintenant à la direction de les honorer - concrètement, rapidement et avec les personnels, pas seulement pour eux. La CGT sera vigilante et jouera son rôle de contre-pouvoir pour le bien des salariés.
Genesys : un projet de modernisation des régies du Siège, qui aura de grosses conséquences sur le travail, les métiers, l’emploi, voire l’activité éditoriale
Les régies 1 et 2 du Siège sont obsolètes, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut les renouveler. Mais la direction souhaite profiter de l’occasion pour introduire de nouvelles technologies (IP 2110, automate de production), réduire le nombre de postes et transformer les métiers de la régie. En termes fonctionnels, les nouvelles régies pourront s’interconnecter avec les différents plateaux (du Siège ou de l’extérieur) grâce à la technologie IP2110. Elles sont censées fonctionner avec seulement 8 techniciens (sur le modèle de franceinfo, de la BBC ou de TF1), contre 19 aujourd’hui. Cela implique que des métiers vont disparaitre (comme les opérateurs d’habillage par exemple), d’autres vont être transformés ; de nouvelles fonctions (en attendant de nouveaux métiers après la renégociation de l’accord ?) vont faire leur apparition comme les CEVPV (chargés d’exploitation vision et prise de vue). Une telle transformation impliquerait à minima d’y associer pleinement les salariés, afin qu’ils apportent leur expertise métier aux futures organisations et process envisagés. Elle oblige aussi l’employeur à évaluer les risques professionnels que le projet peut engendrer et de réaliser une étude d’impacts (sur les métiers, les conditions de travail, les glissements de tâches, la charge de travail, l’emploi, les organisations et même les rémunérations). Rien de tout cela n’a été fait. Les réflexions on seulement associé l’encadrement technique et aucune organisation cible précise n’a été présentée aux élus (encore moins aux salariés). Selon l’expert Syndex mandaté par le CSE central, il s’agit d’un simple préprojet, inabouti et lacunaire, alors qu’il renferme bon nombre de risques psychosociaux important pour les salariés de la Fabrique, voire de l’éditorial. En outre, il impacte les techniciens de la régie de la DOPOM (direction opérationnelle du Pôle Outre-mer, ex-Malakoff) qui seront à l’occasion transférés à la Fabrique, malgré les promesses qui leur avaient été faites lors du douloureux déménagement de Malakoff au Siège. La mise en place d’un automate, va obliger à charter les éditions (séquences-type prédéterminées, cadrages et éléments de réalisation pré-paramétrés. Pour les équipes de la rédaction, cela impose d’anticiper la fabrication du conducteur. Cela risque de se faire au détriment de la réactivité en cas d’actualité et risque d’aboutir à ce que l’éditorial bride ses ambitions. Aucune mesure d’accompagnement digne de ce nom n’est à ce jour identifiée : on ne sait pas comment les salariés seront formés, reconvertis, quelles perspectives leur seront proposées. Le déploiement de ce projet est censé s’étendre jusqu’en 2030. Comment sera-t-il phasé ? Comment sera organisée la phase transitoire, alors qu’il faudra assurer la continuité de l’antenne ? Ces informations ne sont pas connues à ce stade. Vu l’état d’inaboutissement du projet et les risques importants qui n’ont pas été pris en compte par la direction, les élus ont rendu un avis négatif au projet. Ils demandent la mise en place d’un processus encadré de conduite du projet, avec les salariés d’une part, les élus de l’autre, afin d’assurer le contrôle et l’ajustement du projet Genesys dans les mois et années à venir. Le nouveau DRH, Olivier Guigner observe, avec son regard extérieur, que ce qui est présenté aux élus relève plus d’un programme que d’un projet. Il se dit favorable à une « approche inductive des sujets, en partant du terrain » et se dit favorable à la mise en place d’espaces de discussion, avant d’ajouter : « en termes de méthode, on peut faire mieux ». On partage ! Nous attendons donc les actes.
Projet de PAM des Outre-mer
Le projet PAM (Production asset management) vise à moderniser les outils de fabrication et de gestion des médias aujourd’hui obsolètes (l’actuel MAM) dans les stations du réseau Outre-mer. La direction technique a décidé de continuer à travailler avec le système Avid qui va être largement renouvelé et complété par un certain nombre d’équipements afin d’être compatible avec la publication quadri-média (télé, radio, internet et réseaux sociaux). Le mise en œuvre qui doit s’étaler sur 3 ans reposera sur un état des lieux technique des stations, sur la mise en place d’ateliers avec les référents métiers locaux. Un socle commun de workflow sera défini tout en tenant compte des spécificités de chacun. Une phase de tests « à blanc » sera effectuée avant toute bascule définitive. Le déploiement est censé débuter fin 2026. La station pilote est Mayotte, suivie de Saint Pierre et Miquelon. Il s’agit d’un projet important. Les principales évolutions annoncées sont l’augmentation des capacités de transcodage et de stockage, la création d’un portail unifié regroupant plusieurs fonctions (acquisition, recherche, consultation, diffusion et petits montages) et une meilleure intégration entre Avid et Adobe Première afin de fluidifier les échanges entre fabrication antenne et contenus numériques. La direction insiste sur l’accompagnement des utilisateurs, sur les formations locales adaptées et sur ce qu’elle présente comme un renforcement du support technique. Les élus et représentants du personnel ont exprimé plusieurs inquiétudes telles que le risque de dégradation des conditions de travail, la charge mentale liée aux nouveaux outils, les difficultés régulièrement rencontrées sur les conditions de déploiements des projets techniques, les problèmes de support technique, notamment avec les décalages horaires qui ne le rendent pas disponible pour tous les utilisateurs, les capacités réelles de maintenance locale et le remplacement des personnels en formation. Des interrogations ont également été soulevées sur le calendrier de déploiement, les retours d’expérience entre stations, la dépendance à certains prestataires et pour finir l’impact sur les métiers et l’organisation du travail. Enfin, la direction précise que l’investissement matériel est pris en charge au niveau central et s’élève à 13,5 millions, le coût de la formation est assumé par l’UFTV. En revanche, ce sont les stations qui supporteront sur leurs budgets les impacts en ETP liés aux remplacements des stagiaires ou aux renforts pendant la période de lancement. Ils sont estimés à 930 000 euros pour toutes les stations. Le CSE central a désigné le cabinet d’expertise Cedaet, afin qu’il analyse les impacts du projet, en particulier sur les conditions de travail des utilisateurs. Voir la résolution du CSEC 📎.
Commission de l’Outre-mer
Lors de cette Commission, plusieurs points structurants ont été abordés. Tout d’abord, sur la vie de l’établissement, la Direction a rappelé son attachement à un fonctionnement fondé sur les territoires. Elle souligne la réussite des élections municipales, marquées par une forte mobilisation et de bons résultats, notamment sur le numérique. Toutefois, elle confirme une situation budgétaire stable, sans moyens supplémentaires, et annonce plusieurs chantiers, dont une réflexion sur les animateurs et un projet de centralisation de la diffusion vers Paris des stations de Martinique et de Guadeloupe. Projet qui sera présenté au CSEC début juillet, puis dans les stations concernées ainsi qu’à la DOPOM (Direction opérationnelle du Pôle Outre-mer). Sur le budget 2026, la Direction évoque un contexte contraint avec une baisse des effectifs, une diminution des recettes et une hausse de certaines charges. Elle met en avant une volonté de transparence et de solidarité entre stations. Les élus alertent fortement sur la fatigue généralisée des équipes, la surcharge de travail liée au numérique, à la radio, à la télévision et aux nouveaux projets, aux risques psychosociaux et la baisse continue des effectifs malgré l’augmentation des missions. Concernant la formation professionnelle, la stratégie repose sur le développement des compétences numériques et l’accompagnement du management, dans un contexte de réduction budgétaire. Les élus soulignent des insuffisances, notamment sur les besoins locaux et les formations spécialisées, et insistent sur la nécessité d’un accompagnement plus concret le terrain. S’agissant des projets, plusieurs points de vigilance sont relevés. Le projet Zenon est suspendu, tandis que Perfect Memory est en cours de déploiement mais rencontre des difficultés techniques importantes. Les élus dénoncent des déploiements technologiques insuffisamment testés, des inquiétudes existent sur l’arrivée future de fonctionnalités d’intelligence artificielle. Le projet PAM vise une modernisation globale, avec un déploiement progressif. Enfin, sur la politique de voyages et les questions diverses, les élus demandent plus de transparence et d’équité. Ils expriment également leurs préoccupations sur l’évolution du dispositif de la psychologue du travail, notamment le passage au distanciel, jugé insuffisamment anticipé et expliqué. Plusieurs élus demandent une meilleure prise en compte des réalités locales, davantage de moyens humains et une véritable évaluation de la charge de travail. Chantier toujours en attente. Enfin il a été rappelé à la Direction concernant le projet de la diffusion vers Paris qu’une lettre ouverte a été adressée à la direction de FTV et à la Direction du Pôle Outre-Mer signée des syndicats de Martinique et de Guadeloupe. La CGT s’oppose à ce projet et exige que les engagements pris en 2009 soient maintenus. Voir le compte-rendu de la commission 📎.
Vidéosurveillance
L’actuel directeur de la Sécurité et de la Sûreté (D2S) de France Télévisions, Thomas Collomb, en poste depuis un an, a entrepris d’élaborer un schéma de sécurité avec des « cadres clairs » pour France Télévisions. Le but, selon lui, est de « garantir la sécurité des infrastructures de France Télévisions, des personnes et des biens ». Cela passe par une remise en ordre de tous les dispositifs et informations relatifs à la vidéosurveillance sur l’ensemble des sites de l’entreprise. Manifestement ce n’était pas le cas jusqu’ici, notamment en ce qui concerne l’information aux publics (visiteurs comme salariés de l’entreprise) sur l’utilisation et la gestion des données captées par les caméras. M. Collomb évoque des équipements vieillissants par endroit, des procédures disparates, alors qu’il y a eu des évolutions de la règlementation et que France Télévisions doit fournir à la CNIL (commission nationale informatique et libertés) des éléments d’information qu’elle n’est pas toujours en mesure de fournir. L’ensemble des CSE, CE et CCEOS vont être consultés en local, avant que le CSE central ne rende son avis. Le CSEC de son côté a demandé un éclairage juridique sur le sujet à son avocat.
Plan de développement des compétences 2026
France Télévisions n’a plus depuis deux ans, ni plan stratégique, ni contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec l’État. Le plan de formation 2026 donc construit seulement sur les retours des entretiens annuels et les priorités des projets actuellement en cours de déploiement à France Télévisions. Cela ne permet pas réellement aux salariés et à l’entreprise de se projeter dans le futur. En outre les économies massives imposées à l’entreprise par l’État se ressentent sur le budget de la formation qui est en baisse de 8 % par rapport à 2025, voire de 16 % par rapport à 2024. Il représente 6,7 M€ cette année. Au vu de ces constats, les élus du CSEC ont rendu un avis circonstancié, en attendant de connaitre, d’ici l’été, d’une part les orientations stratégiques validées par le Conseil d’administration, d’autre part les contours du futur contrat d’objectifs et de moyens en cours d’élaboration au ministère de la Culture. Voir l’avis du CSEC📎.
Création d’un suivi individuel renforcé
Les élus du CSEC ont approuvé la mise en place d’un suivi individuel renforcé (SIR) pour les personnels travaillant sur les zones de guerre ou de conflits identifiées par le ministère des Affaires étrangères. Ce suivi renforcé doit leur permettre d’être vus plus régulièrement que la plupart des autres salariés par les médecins du travail. Les élus ont demandé que ce suivi soit élargi à tous les salariés confrontés à des situations violentes susceptibles de causer des traumatismes, comme par exemple certaines manifestations ou catastrophes. La direction a répondu que des élargissements pourraient être étudiés, sans plus de précisions. Voir l’avis du CSEC 📎.
Prochaine réunion du CSEC
CSE Extraordinaire le 28 mai 2026
Paris, le 15 mai 2026
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Communiqué de presse intersyndical - Face aux graves difficultés de France Télévisions, la politique de la chaise vide de Delphine Ernotte
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Communiqué de presse intersyndical Face aux graves difficultés de France Télévisions,
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Déclaration de la CGT - CSE Central du 10 février 2026
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Monsieur le nouveau DRH, bienvenu dans cette instance.
Nous espérons que vous êtes un homme de défis car vous arrivez sur un terrain miné. Une entreprise en crise, un avenir inquiétant, un corps social à vif, éprouvé par les réformes permanentes et les recherches d’économies. Les sujets et débats à l’ordre du jour de ce CSE Central vont vous mettre d’emblée dans le vif du sujet. La politique sociale de l’entreprise sur laquelle nous sommes consultés ce jour est en réalité celle de 2024. C’est presqu’un travail d’historien, ça vous permettra d’avoir une idée de ce qu’a pu être la situation de FTV plus d’un an avant votre prise de fonction. Et encore. Les informations sont parfois si divergentes d’un document à l’autre, voire absconses, qu’on a besoin de l’aide d’un expert pour y voir un peu clair. Et encore. Sur la prévention des risques professionnels, le calendrier d’élaboration des documents essentiels est cul par-dessus tête et annihile tout espoir d’améliorer un jour la santé des travailleuses et des travailleurs. Nos élues vous en feront la démonstration dans cette instance. Que dire de la revue de personnel à la Filière RH pour laquelle les équipes que vous dirigez désormais ont produit un document bilan qui n’apporte absolument aucune information aux élus, à part que les porteurs du projet sont apparemment contents. Ce n’est pas avec un tel niveau de reporting que vous pourrez espérer des organisations syndicales qu’elles acceptent d’élargir la démarche à toute l’entreprise. Puisqu’on parle de revue de personnel, n’hésitez pas à nous questionner. La CGT saura utilement vous conseiller sur les piliers de votre service ou les éléments moins… conformes aux attentes. Pour compléter cette séance d’observation, un projet important : Genesys. Là encore on est dans le vif du sujet. Une transformation des modes de fabrication des journaux d’information du Siège pour supprimer des postes, en passant de 19 à seulement 8 techniciens, en profitant des innovations technologiques. Cette orientation est déjà à l’œuvre dans les réseaux régional et ultramarin, où la direction rêve aux automates de production sans avoir la moindre idée de ce que deviendront les techniciennes et techniciens dont les postes voire les métiers vont disparaître. Une pierre de plus dans votre nouveau jardin. Vous constaterez que le retard est immense et que tout reste à faire sur ces sujets. Nous ne savons pas quel rêve a pu vous vendre la présidente de cette entreprise pour vous attirer dans ses rets mais nous observons que vos deux prédécesseuses ont l’une et l’autre brutalement quitté la boite au cours des 5 dernières années. Alors bon courage. Et bonne chance !
Paris, le 10 février 2026
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL des 21 et 22 janvier 2026
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Beaucoup de sujets structurants au cours de cette 1ère réunion de la nouvelle mandature, qui se déroule dans un contexte de crise importante à France Télévisions :
Situation générale de France Télévisions
En ouverture de séance, Delphine Ernotte a souhaité la bienvenue aux nouveaux élus du CSE Central, issus des élections professionnelles. Elle a évoqué les grosses difficultés budgétaires auxquelles fait face l’entreprise, qui amènent la direction à prévoir 140 M€ d’économies (voir plus loin). Cette situation va encore s’aggraver puisque le gouvernement vient de décider de réduire un peu plus encore les financements publics, ce qui représentera une baisse de 80 M€ pour notre entreprise. Delphine Ernotte a dénoncé le fait que ce soit systématiquement et principalement France Télévisions qui soit visée. Elle a réaffirmé qu’elle ne reviendrait pas sur son principe du zéro déficit, ce qui va porter le niveau d’économies autour de 155 M€. Ces économies tous azimuts vont se voir au quotidien, par exemple sur les missions et déplacements. La direction a décidé de bannir tout voyage en 1ère classe (il subsistait quelques exceptions selon les situations professionnelles) et de n’autoriser l’avion qu’au-delà de 5h de trajet en train (contre 3h et demi actuellement). Évoquant les 9 matchs du Tournoi des 6 Nations (rugby) cédés à TF1 pour équilibrer le budget, la PDG a précisé qu’on aurait de toute façon eu du mal à les diffuser, à cause des JO. France Télévisions n’a pas cédé les matchs les plus emblématiques (1er et dernier match du tournoi), afin de préserver ses pics d’audience, selon Delphine Ernotte. Malgré ce contexte financier dramatique, la PDG affirme que France Télévisions doit poursuivre sa transformation : « on doit prendre notre destin en main, alors que les usages évoluent de plus en plus vite ». C’est dans ce contexte que la direction lance le projet « Streaming first » qui va modifier largement la direction générale de l’entreprise, en particulier la direction des antennes et des programmes, la direction du numérique, celle des technologies et même la DRH… (voir plus loin). Il s’agit, pour Delphine Ernotte, d’une « bascule, d’ici à 2030, entre poids du linéaire et poids du numérique ». La Présidente du CSEC évoque les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, précisant qu’il ne s’agit pas d’une commission « sur l’audiovisuel public mais contre l’audiovisuel public. Il s’agit d’une opération de mise en accusation de l’audiovisuel public par un certain bord politique ». France télévisions entend contre-attaquer sur les fake-news et jouer la transparence. D’ores et déjà sur le site corporate de l’entreprise on peut trouver les notes de frais de la présidence ou la liste des plus hauts salaires anonymisés… France Télévisions a transmis au rapporteur de la commission (le ciottiste Charles Alloncle), 26 000 documents, soit plus d’1 million de pages… Interrogée sur le projet de suppression de petits émetteurs TNT, Delphine Ernotte répond que les contrats TDF sont assez chers. France Télévisions va lancer deux expérimentations avec M6, afin de voir qui est équipé en fibre et étudier au besoin des solutions alternatives par satellite. L’équation globale intègrerait le financement des équipements pour les téléspectateurs qui ne seraient plus couverts par la TNT. Dès 2026, France Télévisions va arrêter sa diffusion en THD.
Budget 2026 : la panique
C’est un budget de crise qu’a adopté le Conseil d’administration en décembre. Fait exceptionnel, le CSE central n’a été consulté qu’après coup, en janvier, alors que ce budget est déjà obsolète : on a appris entre temps que nos ressources publiques seraient encore amputées de 15 M€ supplémentaires, d’un trait de plume du gouvernement, ce qui porte la baisse de financement public à 80 M€ cette année, c’est énorme ! Pour y faire face, compte tenu du déficit de 2025 et de l’inflation sur ses charges, France Télévisions va devoir dégager 155 M€ d’économies sur l’année. On n’a jamais connu une telle saignée en 13 ans de plan social. Cela se traduit par des économies drastiques sur les programmes, en particulier sur le programme national, les sports, le réseau régional, les programmes ultramarins : renégociation à la baisse des accords sur la création avec les producteurs, revente de droits sportifs à nos concurrents (9 matchs du Tournoi des 6 Nations revendus à TF1 à ce stade), coup de frein sur les programmes régionaux, multiplication des journaux mutualisés, etc. Outre de nouvelles réductions d’ETP (-51 par rapport à la dernière reprévision budgétaire de 2025), France Télévisions en est réduite à vendre des immeubles pour espérer équilibrer ses comptes, à abandonner des émetteurs TNT, tout en cherchant à tout prix des ressources financières sur la publicité numérique, au risque de faire fuir le public. Les élus du CSE Central ont rendu un avis négatif sur cette situation extrêmement préoccupante. Voir aussi le compte-rendu de la commission économique. La Fabrique : l’érosion du plan de charge
La direction affirme que le plan d’activité 2026 est globalement stable. Mais lorsque l’on regarde dans les détails, on relativise ce constat très optimiste. Par exemple, sur la vidéo mobile, le plan de charge 2025 était de 678 jours sur les cars, il n’est plus que de 535 jours en 2026, soit une perte sèche de 143 jours d’activité. Cette baisse n’est même pas liée à un transfert d’activité sur la vidéo légère comme la direction s’y était pourtant engagée : celle-ci diminue également de plus de 43 jours en 2026. C’est donc quasiment l’équivalent de l’activité de deux cars qui s’envole, comme par hasard celle des deux cars supprimés en 2025. Tous les engagements pris la direction de la Fabrique s’évaporent également. Côté post-production, la direction de la Fabrique indique un plan de charge à peu près stable par rapport à 2025. Mais puisque ce budget a été élaboré à l’automne, a-t-il intégré la baisse de 10 % du volume de documentaire régionaux ? Pas de réponse… Mais nous apprenons que la direction intègre désormais l’étalonnage dans ce nombre de jours, ce qui fausse le comparatif par rapport à 2025. Côté investissement, la CGT questionne la direction de la Fabrique sur le gel qui aurait été décidé pour l’année 2026. La direction dément cette information alors que les mêmes interlocuteurs l’ont confirmé lors de l’instance de Proximité de la Fabrique Nord de janvier. Deux instances, deux discours, il va falloir que la direction fasse son choix. Sur la baisse du nombre de fictions pour jeunes adultes, la direction invoque, la faiblesse du nombre de projets, 4 par an et aucun pour la Fabrique en 2025. Il y en aurait 3 en cours de finalisation actuellement plus 2 en cours de financement. Mais seulement 2 pour la Fabrique. La CGT a enfin posé la question des postes à pourvoir à la Direction des moyens de fabrication en 2026, qui seraient tous gelés. La direction dément tout gel des embauches, la question de pouvoir un poste se posant, dit-elle, au cas par cas dès qu’un poste devient vacant. Pour la CGT, il n’y a donc aucune raison que les postes de mixeurs en post-production restent vacants. La direction affirme même qu’elle a besoin de ces mixeurs, en fiction notamment.
Compression des effectifs : l’intensification du travail
Pour rappel, cette information/consultation fait suite à une décision du juge des référés qui avait été saisi par les élus du CSEC. Les experts rappellent que la réduction des effectifs dictée par la tutelle n’est pas sans conséquence sur l’intensification du travail, et pose la question pour toutes les directions de l’entreprise de l’optimisation des tâches ou du comment faire autrement. Concernant la direction de l’information, les experts notent une réduction continue des effectifs, excepté en 2024 année des JO et des élections législatives. Les témoignages des salariés font état d’un recours insuffisant aux non-permanents qui accroit la pression sur les équipes et la qualité du travail, allant jusqu’à des erreurs factuelles à l’antenne. Le déploiement de la polyvalence est perçu comme une source de déqualification, avec la transformation ou la disparition progressive de certains métiers, sans accompagnement. Le sentiment d’isolement et de méfiance généralisée qui s’est installé au sein de cette direction se traduit par un taux d’absentéisme maladie inquiétant, le plus élevé du groupe. La direction de la Fabrique n’échappe pas aux transformations technologiques sous contrainte budgétaire. Elle développe davantage une culture de la performance, très verticale, sans les salariés et sans leurs représentants. Le mal-être grandit avec la crainte d’un recours croissant à l’externalisation. Les experts alertent sur le besoin de clarification concernant la gouvernance de cette direction. Les stations d’Outre-mer, dont le fonctionnement est perçu comme un modèle par la Cour des comptes et par la PDG de France Télévisions, montrent surtout un système d’organisation à bout de souffle et une usure professionnelle des salariés. Le développement de la polyvalence et le décloisonnement des médias, couplé à une réduction des moyens et des effectifs, entrainent une augmentation de la charge de travail, un manque de reconnaissance de l’expertise des salariés et in fine une augmentation des absences maladie. Les experts préconisent globalement un renforcement du dialogue, impliquant les élus et les salariés dans un débat structuré sur le travail, au travers d’espaces de régulation collective notamment.
L’actualité dans les Outre-Mer
Les élus ont lu une déclaration concernant la compression des effectifs et ses conséquences dans les stations des 1ère. Les grands chantiers du pôle Outre-Mer
La Direction présente le suivi de la charge de travail comme chantier RH prioritaire pour 2026, avec pour objectif de construire un diagnostic objectivé à partir d’indicateurs partagés issus de la démarche DSQVT. Un second chantier concerne le métier d’animateur radio (rémunération, reconnaissance, formation, reconversion). Les élus alertent sur la surcharge de travail, les risques psychosociaux, l’absence de perspectives de recrutement et les moyens humains liés aux projets numériques. La Direction indique que les réponses devront être fondées sur des données objectivées, dans un contexte budgétaire contraint, et que l’ensemble de ces éléments sera intégré au chantier RH.
Le projet éditorial 2026 vise à positionner le pôle Outre-Mer comme un média public de services, centré sur l’accompagnement des publics et l’information utile. Ce projet repose sur le développement des réseaux sociaux, l’adaptation des formats aux spécificités territoriales et le renforcement du lien avec les publics, notamment en situation de crise.
La principale priorité des médias cette année consiste à faire de 2026 « l’année YouTube », afin de toucher de nouveaux publics. Les élus s’interrogent sur les moyens humains, la dépendance à une plateforme privée et les enjeux de rémunération et de propriété intellectuelle.
La réforme des rédactions vise à harmoniser les organisations, mieux articuler les productions radio, télévision et numérique, et doter les équipes d’outils de pilotage et de planification. Les élus expriment des inquiétudes quant à l’impact de la réforme sur la charge de travail et les tensions observées dans certaines stations. La Direction précise que cette réforme s’articule étroitement avec le chantier RH sur la charge de travail, afin d’objectiver les situations et d’ajuster les organisations si nécessaire.
La stratégie du pôle demeure inchangée, mais ses modalités de mise en œuvre sont adaptées aux restrictions budgétaires. Les ajustements portent principalement sur l’organisation, la mutualisation et la planification des ressources, avec une priorité donnée à la préservation du budget de production. Les élus s’inquiètent de l’impact sur les grilles de programmes. La Direction confirme une baisse des budgets d’acquisition et réaffirme sa volonté de renforcer la production locale et la mutualisation, sans suppression de postes.
La Direction rappelle la nécessité de renforcer le plan de continuité d’activité à la suite d’un incident récent. Elle indique qu’un PCA Outre-Mer est à l’étude afin de garantir l’autonomie des stations et la continuité des antennes, plusieurs scénarios étant en cours d’analyse en lien avec la direction technique du groupe.
Il nous est annoncé l’arrêt du déploiement de l’outil ZENON, utilisé pour la radio, à la suite des difficultés rencontrées. Une réunion technique avec les partenaires est programmée afin d’acter cette décision et d’envisager, dans un second temps, une solution de remplacement, sans calendrier arrêté à ce stade.
Streaming First : le big bang au cœur du réacteur
Sous couvert d’accélérer sur le numérique, France Télévisions va mener une importante réorganisation de sa direction générale. Le projet Streaming First vise à transformer les directions des antennes et des programmes, des technologies, du numérique, du marketing, et même des ressources humaines. En termes d’organigramme, il va doter Delphine Ernotte de deux directeurs généraux adjoints : en plus de l’actuel DGA de la Gestion, de la Production et des Moyens, le projet crée un DGA des offres et de la Stratégie éditoriale. Cette nouvelle direction issue de la direction des Antennes et des programmes est articulée autour de deux pôles : un pôle « Contenus » orienté vers la plateforme France.tv et rassemblant les anciennes unités de programmes regroupées en nouvelles entités (Création, Jeunes publics, Savoirs, Loisirs et vie quotidienne, Cinéma) et un pôle « Actualités » plus orienté vers le live et regroupant la direction de l’Information, la direction des Sports et des Événements, la direction des Régions. Une direction des Médias sera chargée de choisir les canaux de distribution des contenus (réseaux sociaux, plateformes, linéaire). En revanche, la direction du Pôle Outre-Mer reste rattachée directement à la Présidence. La direction de l’information récupère la responsabilité des magazines d’infotainment type « C à vous » ou « C dans l’air » qui étaient jusqu’ici gérés par les programmes. La direction des technologies et des systèmes d’information (DTSI) sort de la DGA Gestion, Production et Moyens pour être rattachée directement à la présidence. Elle récupère les compétences techniques de la direction du numérique et devient la direction du Produit et des Technologies. La direction du Numérique, elle, disparaît. Ses compétences sont réparties suivant les métiers entre la direction du Produit et des Technologies, la direction du Marketing nouvellement créée et la direction de l’Intelligence artificielle. Dans le même temps, France Télévisions s’est fixé comme objectif d’internaliser les compétences du numérique, jusqu’ici largement externalisées, en créant 200 postes à l’horizon 2030. Sur l’année 2026, cela représenterait 33 postes. Une direction transversale de l’IA est rattachée directement à la Présidence. Autre évolution significative, la direction des Ressources humaines n’est plus rattachée à la Présidence mais elle intègre la direction générale adjointe Gestion, Production et Moyens. Delphine Ernotte le justifie en faisant l’aveu d’un échec : « Moi je n’ai pas été assez présente ces dernières années, je n’ai pas le temps pour faire en sorte que la DRH et les directions opérationnelles travaillent ensemble. Sur l’opérationnel au quotidien, on a besoin de renforcer les liens. Il faut plus de bande passante là-dessus ». La direction justifie son projet d’une part par l’évolution accélérée des usages qui voit la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision baisser et les réseaux sociaux exploser, d’autre part par les résultats de « Notre conversation », la consultation des salariés menée à l’automne. En ce qui concerne l’évolution des usages, aujourd’hui 50% de la consommation de fiction et mini-séries se fait directement sur la plateforme, sans passer par les chaînes linéaires. 2025 est identifiée comme l'année de bascule vers un usage majoritaire du streaming en France. Les concurrents ne sont plus TF1, M6 ou Canal+, mais Netflix, Disney, Prime Vidéo, HBO Max, Apple TV et YouTube. Le marché publicitaire télévisuel classique a chuté de 27,5% entre 2014 et 2024. Pour ce qui concerne la consultation des salariés, la CGT rétorque qu’elle est assez peu représentative de l’entreprise puisqu’elle s’appuie sur des niveaux de réponses extrêmement disparates, surtout au Siège (60 %) et très largement du côté du management (56 % des répondants). En revanche, les réseaux régional et ultramarin ou la direction de l’information ont répondu à moins de 10 %. La direction croit malgré tout pouvoir en conclure qu’il y a une forte conviction collective que l’entreprise doit évoluer ; en revanche la méthode de transformation est largement critiquée. Sur ce dernier point, le document remis aux élus est vide. La direction met en avant le fait qu’il y a eu divers ateliers de travail depuis 8 mois au sein des directions concernées, mais une fois de plus cela concerne exclusivement le management, jamais les salariés de base dont la vision de leur métier serait pourtant très utile. Cela permettrait en outre de les impliquer dès l’amont dans leur avenir professionnel. C’est le nerf de la guerre, pour assurer – ou non – la réussite du projet. Les élus ont désigné l’expert Secafi pour les éclairer sur ce projet structurant et tentaculaire. L’information consultation doit se terminer au mois d’avril.
Définir une stratégie dans la tempête
Faute de contrat d’objectifs et de moyens (COM) depuis 2 ans, France Télévisions ne dispose plus de trajectoire financière ni vraiment de ligne stratégique fixée par la tutelle. La suppression de la redevance remplacée par une fraction de la TVA expose notre entreprise à des baisses de financement importantes et multiples, y compris en cours d’année. La direction souhaite avancer sur l’élaboration d’un projet stratégique, afin de peser dans la négociation du futur COM avec l’État. Ce travail doit notamment être élaboré et validé par le Conseil d’administration, avant une consultation en bonne et due forme du CSE Central au printemps. La note présentée aux élus en janvier prend en compte le contexte général auquel est exposée notre entreprise : transformation profonde des usages ; fragmentation des publics ; baisse de la télé traditionnelle, même si elle reste encore majoritaire ; concurrence effrénée des plateformes américaines, présentes dans tous les univers numériques et téléviseurs connectés avec leurs algorithmes ; enjeu de l’accessibilité et de la visibilité de nos contenus dans cet univers ; prolifération des fake news, polarisation extrême du débat public ; débat sur notre légitimité, notre indépendance, notre exemplarité. Dans ce contexte, la direction propose cinq orientations transversales :
C’est la même orientation depuis 15 ans pour faire face à la fuite des plus jeunes vers les plateformes et les réseaux sociaux. L’objectif est que France Télévisions reste un média de référence pour l’ensemble de la population française sur tous les supports. Pour cela, toujours la même rengaine des nouveaux formats et écritures pour coller aux usages et aux codes du numériques. Rien de neuf : informer, fabriquer, publier, distribuer, converser pour le streaming et les réseaux sociaux. Le projet Streaming First s’inscrit dans cette optique.
L’IA est en train de transformer toute l’économie des médias, aussi bien dans la production que dans la diffusion et la relation avec le public. Pour la direction, elle peut améliorer l’efficacité et la qualité du travail par l’automatisation de certaines tâches répétitives, l’aide au montage ou à la traduction, le sous-titrage, ou encore le soutien à l’indexation des contenus, à l’archivage ou à la recherche d’images. Cela reste encore à prouver sur le plan qualitatif et l’enjeu du contrôle humain de la production par IA sera central, en plus de celui de la reconversion des salariés impactés et de la formation aux nouveaux outils. La direction indique vouloir dégager du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, notamment éditoriales et créatives. On jugera sur pièce car la tentation peut être grande de supprimer massivement des emplois. En ce sens, la négociation en cours d’un accord-cadre sur l’IA à France Télévisions est un point majeur pour les salariés afin de disposer de la plus grande transparence possible sur les nouveaux outils d’IA et leurs impacts. La direction se veut rassurante, disant vouloir investir dans les outils, dans les données, mais aussi dans les compétences des équipes, pour que ces technologies soient utilisées de manière responsable, conforme aux valeurs du service public et au respect des droits des personnes. La CGT et ses élus entendent jouer leur rôle pour s’en assurer.
Encore une belle formule pour s’inspirer du moins-disant social en vigueur chez nos concurrents, en matière d’évolution des métiers. La direction veut décloisonner certaines équipes, réduire les « lourdeurs administratives », clarifier les responsabilités et les processus de décision. Là-encore un déjà vu qui reste largement inopérant. Cela concernerait aussi bien la production que la fabrication, les fonctions support que les métiers éditoriaux. On voit que ce point recouvre aussi bien la dénonciation de l’accord collectif que le projet cadre « Cap Éditions » (déploiement d’Overdrive en région, projet Genesys de renouvellement des régies du Siège).
Fort des conflits de ces dernières années (Tempo, Fabrique, Rédaction nationale), la direction dit vouloir impulser une nouvelle méthode pour une transformation plus débattue, plus continue, plus lisible, mieux outillée et partagée. Cela suppose d’associer davantage les équipes aux évolutions des métiers mais aussi leurs représentants syndicaux et les instances. La direction affirme que la transformation ne peut pas être uniquement une suite de projets ou de réorganisations : elle doit devenir une façon normale de travailler et de s’améliorer, intégrée dans la culture du groupe. Au cœur de cette orientation, deux dimensions sont solidaires et déterminantes : l’organisation du dialogue avec les représentants des salariés d’une part, le dialogue managérial d’autre part. Là encore, nous jugerons sur pièce.
La direction souhaite une plus grande clarté sur les choix éditoriaux, sur la déontologie de l’information et en particulier l’impartialité, sur les investissements, sur les relations avec les producteurs et fournisseurs, sur la gouvernance et sur la façon dont les décisions sont prises. A croire qu’un rapport de la Cour des comptes est passé récemment… Cela concerne aussi bien l’interne que l’externe, les questions de diversité, d’égalité, de respect des personnes et de responsabilité sociale et environnementale. Au-delà de la question de l’obligation morale, l’enjeu c’est la légitimité du groupe face aux critiques et aux remises en cause actuelles. Sur ce sujet, nous saurons rappeler à la direction ses choix de prestataires extérieurs pas toujours reluisants ni respectueux des règles sociales. Pour la direction, l’intelligence artificielle sera au cœur de ces évolutions, une condition indispensable pour que France Télévisions reste un acteur central et incontestable du paysage médiatique français, au service de tous les publics, dans un monde qui change beaucoup plus vite qu’avant. Quel niveau d’investissements ? Quel impact environnemental ? Nous n’en savons pas plus à ce stade. C’est dans ce tableau général que trouvent leur place un certain nombre de projets en cours :
Questionnée par les élus, la direction répond vouloir donner un cap clair à l’entreprise. Deux conditions préalables sont requises :
La PDG, questionnée par la CGT, y ajoute une troisième condition essentielle : la trajectoire budgétaire de l’entreprise qui nécessite de la stabilité.
MedIAGen
En avril 2025, face au refus de la direction de procéder à la consultation du CSE Central sur le projet MedIAGen, la plateforme d’intelligence artificielle de France Télévisions, les élus n’avaient eu d’autre solution que de saisir la Justice. L’ordonnance de référé du 2 septembre 2025, leur a donné raison, la direction a dû suspendre l’application MedIAGen et engager la consultation du CSE Central en bonne et due forme. Point très important, le juge confirme que l’intelligence artificielle est une nouvelle technologie et qu’à ce titre l’employeur doit être transparent avec les instances en les consultant dès la phase pilote sur les projets qu’il entend déployer, mais aussi du fait de leurs impacts potentiels notamment sur l’organisation et les conditions de travail. Cette décision de justice a agi comme un aiguillon sur la direction qui a présenté aux élus un document sur la « stratégie IA France Télévisions » et relancé les négociations sur un accord de méthode sur l’intelligence artificielle fin 2025. Le rapport d’expertise rendu par le cabinet Secafi permet de disposer d’une analyse approfondie du déploiement de la plateforme MedIAGen et des assistants d’intelligence artificielle (IA) spécialisés pour certains métiers. Il donne également un éclairage plus général sur les déploiements à venir des outils d’intelligence artificielle, en particulier générative. Il résulte du rapport de l’expert que la direction a mésestimé les impacts de MedIAGen sur les conditions de travail des salariés. Les impacts sur les conditions de travail sont communément avérés et peuvent changer profondément les métiers, les charges de travail et les modes d’organisation. Cela est confirmé par une majorité de salariés consultés pour qui la question du gain de temps et de l’amélioration de la productivité ressort de manière prépondérante. Le rapport rappelle également que les impacts des systèmes d’intelligence artificielle dépendent pour beaucoup des conditions de leur déploiement et donc doivent être appréhendés tout au long du cycle du projet, dès l’amont. A ce stade, à France Télévisions, l’accompagnement RH s’avère inexistant et peu structuré. Tout cela a obligé la direction à définir un nouveau cadre de mise en œuvre de la stratégie IA en 2026. Le CSE Central sera consulté à ce sujet. La volonté de structurer le dialogue social sur l’IA est aujourd’hui une réalité, avec un accord de méthode en cours de négociation comprenant différents volets (information consultation sur la stratégie, création d’une commission au niveau de l’entreprise en vue de favoriser un dialogue social itératif entre direction et organisations syndicales sur le sujet, information/consultation sur les projets IA). Les élus ont insisté sur la nécessité d’aboutir à un accord cadre de haut-niveau sur l’IA, tant les enjeux en la matière à France Télévisions sont importants pour les salariés et pour l’entreprise, sur tous les aspects, emploi, métiers conditions de travail, sens du travail, éthique, financiers et environnementaux. Une matrice d’évaluation a été mise en place très récemment pour prioriser les cas d’usage (les utilisations de l’IA). Au regard des difficultés à quantifier à l’avance (c’est à dire pendant la phase exploratoire de sélection des projets) les impacts qui seront rencontrés, la probabilité est élevée qu’une part importante de subjectivité et d’arbitraire n’intervienne au moment du remplissage de cette matrice. Ce qui nécessitera une grande vigilance des élus et de la commission IA. Les élus insistent aussi sur la nécessité que chaque projet soit bien conforme au RGPD (protection des données personnelles). En effet, quelle traçabilité pour les données produites par les systèmes d’IA ? Les salariés peuvent-ils faire l’objet de la part de l’employeur d’investigations sur l’utilisation qu’ils font de MedIAGen dans leur travail ? La direction a-t-elle accès à l’historique des « prompts » (requêtes de recherches) des salariés sur les outils d’IA de chacun ? Qui y aura accès et dans quel but ? Côté souveraineté, l'architecture technique actuelle repose majoritairement sur des fournisseurs de services cloud soumis à des législations extra-européennes (Google, Microsoft Azure, OpenAI…). A ce titre, ils ne permettent pas de garantir un niveau de sécurisation des données tel que celui d’un fournisseur de cloud souverain qui reste la solution à privilégier.
Prochain CSE Central les 10 et 11 février 2026
Paris, le 4 février 2026
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Liminaire de la CGT CSE CENTRAL Des 21 et 22 janvier 2026
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2026 : Annus Horribilis pour la télé publique
Le mandat de ce nouveau CSE Central se présente sous les pires auspices. 2026 s’ouvre avec un budget dramatique. Au moins 140 M€ d’économies à trouver, et même 160 voire 170 selon les derniers ajustements apportés par le gouvernement dans sa dernière version du budget de l’État en mode 49.3. A France Télévisions, on ne fait plus dans la dentelle, on gratte partout, on réduit encore les effectifs, on dégrade nos antennes, on jette du lest par-dessus bord en vendant le patrimoine. Bref on abime et on fragilise notre entreprise. Cette situation va peser de plus en plus sur tous les salariés. Elle est aggravée par le contexte politique général, avec les attaques aussi violentes qu’injustes contre l’audiovisuel public et ses salariés venant d’une sphère qui a tout intérêt à voir disparaître un pôle public garant d’une information indépendante et pluraliste, et d’une création qui échappe à la logique purement commerciale. Les ordonnateurs de ces attaques ne craignent pas de manipuler le public à leur propre profit, avec toutes sortes d’arguments populistes, lui faisant croire que nous coûterions trop cher. Pourtant, l'AVP c'est 8,3 Md€ au Royaume Uni, 10,4 Md€ en Allemagne et seulement 4,5 Md€ en France. Cela représente 51 € par Français par an, ce qui nous situe entre la Croatie et la Slovénie. Pourtant, les institutions de contrôle comme la Cour des comptes ne sont pas loin de donner raison à ceux qui veulent nous détruire, préconisant de réduire le coût du travail en s’attaquant aux salaires et aux conditions de travail des salariés. Visiblement cette approche libérale est partagée par notre direction qui a dénoncé notre accord collectif et rêve de salariés à tout faire pour moins cher. A l’ordre du jour de notre CSE, les sujets de transformation ne manquent pas. Car dans le même temps, notre entreprise étranglée financièrement entend se réorganiser, se transformer, engager de multiples ruptures qui vont affecter la vie des salariés : leurs métiers, leurs conditions de travail, le sens même de leur engagement professionnel, leurs perspectives de durer et de vieillir en bonne santé, d’avoir une vie personnelle équilibrée. Intelligence artificielle, automatisation des modes de fabrication, multiplication des polycompétences plurimédias… Les chantiers sont vertigineux. Sur tous ces sujets, la CGT jouera pleinement son rôle avec une seule ligne directrice : la défense de l’intérêt collectif des salariés. Paris, Le 21 janiver 2026
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL DU 17 décembre 2025
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Un nouveau CSE Central a été mis en place, le 17 décembre, suite aux élections professionnelles dans les deux plus gros établissements de France Télévisions : le Siège et le Réseau France 3. L’alliance CGT-CFDT-SNJ-UNSA est déterminée à lutter pied à pied contre les attaques qui menacent l’audiovisuel public et notre entreprise en particulier. Attaques de l’extérieur, sur fond de mise en cause par la droite et l’extrême-droite de l’impartialité et de l’indépendance de notre entreprise, avec des menaces sur son avenir. Pour nos organisations syndicales, il est essentiel d’être très clair dans le combat contre l’extrême-droite ; un sujet qui a créé une fracture avec FO. Attaques aussi en interne, avec la dénonciation de l’accord collectif et la volonté de la PDG de revoir à la baisse le socle social, de dégrader les conditions de travail, de rendre les salariés ultra-polyvalents, flexibles et plus productifs pour absorber les économies drastiques qu’on exige de nous.
Bureau du CSE
Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT)
Référente du CSEC en matière de lutte contre le harcèlement sexuel, moral et institutionnel, et les agissements sexistes : Karine CEVAER (CGT Réseau France 3) Binôme référent du CSEC en matière de lutte contre le harcèlement sexuel, moral et institutionnel, et les agissements sexistes : Olivier VIRATELLE (CGC Siège).
Commission économique
Commission Emploi-formation
Commission Égalité professionnelle
Commission Information et aide au logement
Commission Handicap
Commission Outre-mer
Commission Nouvelles technologies et Transformation numérique
Prochain CSE central ordinaire : 21 et 22 janvier 2026. La CGT vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !
Paris, le 19 décembre 2025,
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL des 1er et 2 octobre 2025
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Contestation de la dénonciation de l’accord collectif Les organisations syndicales et les instances représentatives de tous les établissements de FTV ont décidé de contester en justice les conditions de la dénonciation de l’accord collectif par la direction. Pour faire partie de la procédure, les élus du CSEC ont voté à l’unanimité une résolution à lire ici.
Situation générale La Présidente est revenue au préalable sur les attaques dont France Télévisions fait l’objet dans l’espace public. Un ciblage très partisan de la part de ceux qui prônent une privatisation de l’Audiovisuel Public. Un palier a été franchi avec l’instrumentalisation de la vidéo volée des journalistes P. Cohen et T. Legrand. La Présidente réaffirme que rien ne permet de dire que P. Cohen a manqué à ses obligations professionnelles, comme l’a confirmé le CHIPIP, instance indépendante de France Télévisions. Le dénigrement systématique et mensonger à l’encontre de l’AVP par les médias de la sphère Bolloré, en particulier CNews et Europe 1, est contraire aux conventions signées par ces médias avec l’Arcom. Les chaînes d’opinion, radio ou TV, sont interdites en France et il devient nécessaire de contraindre ces médias à respecter leurs obligations. France Télévisions a saisi l’Arcom avec Radio France sur ce dénigrement systématique. « Nous sommes dans un débat existentiel pour l’Audiovisuel Public, on doit le défendre ensemble » ajoute Stéphane Sitbon. Un des rares sujets de consensus à France Télévisions... A propos du rapport de la Cour des comptes, la Présidente pointe d’abord la responsabilité de l’Etat actionnaire pour expliquer la situation budgétaire de l’entreprise. Mais l’Etat va-t-il entendre cette critique de la Cour des comptes ? On n’en prend pas le chemin. Pour la CGT, cette sélectivité de l’Etat dans les préconisations est insupportable et inacceptable. Sur le projet de holding, « il est peut-être urgent d’attendre » insiste la Présidente qui ajoute « ne pas avoir changé d’avis sur la nécessité d’un grand service Audiovisuel Public réuni ». Mais elle estime que le rapport Bloch, qui plaide pour une holding avec de nouvelles filiales, n’aboutira qu’à récréer des silos et donc de la complexité de fonctionnement. La direction se satisfait par ailleurs du très haut niveau des audiences du 20H et de « Léa Salamé au 20H qui consolide la formule rallongée ». franceinfo.fr reste en forme avec plus de 7M de téléspectateurs par jour, France 4 est en hausse et est même passée devant Gulli. Le succès de la fiction ne se dément pas sur nos antennes et en particulier sur France.tv. La série Surface a obtenu 6M de visionnages au global, dont plus de 50% sur France.tv. La Présidente résume finalement cela en une seule formule : « Oui le contexte est compliqué, mais on est plébiscités par nos téléspectateurs ». Mais visiblement l’Etat s’en fiche, comme toujours... Evidemment, la CGT est longuement revenue sur la dénonciation de l’accord collectif par la direction, que nous contestons par ailleurs en justice. Paradoxalement, alors que la direction se plaint d’un soi-disant immobilisme sur les négociations métiers, cette dénonciation de l’accord collectif va geler toute évolution jusqu’à la conclusion (ou pas) d’un nouvel accord collectif dans plus de deux ans. Un accord vivant est un accord que l’on révise au fil de l’eau. La direction a fait le choix de la stagnation alors que l’urgence d’avancer sur les métiers du numérique est devant nous. Côté budget la situation est très préoccupante. La direction confirme qu’il y aura un effort à mener de 120 à 150M€ en 2026 selon les estimations d’inflation. Sans doute pour récompenser l’entreprise et ses salariés, le ministère des finances souhaiterait un retour à l’équilibre dès 2026. Un exercice tout simplement impossible. La seule possibilité de faire des économies sera une fois de plus de couper dans les programmes avec le risque d’une baisse des audiences et des recettes publicitaires, ce qui pourrait alimenter une spirale infernale d’appauvrissement de nos offres de programmes et in fine une aggravation de la situation financière. Les accords avec les producteurs devraient être remis en question. La discussion avec l’Etat tournera donc une fois de plus sur le niveau de déficit pour 2026, pour la 2ème année consécutive avec une poursuite de la dégradation de la trésorerie, la hausse des frais financiers et un risque sur les liquidités. Ce qui oblige l’entreprise à emprunter. La direction indique que des ventes d’actifs sont possibles, pour retrouver des marges. Par exemple vendre des immeubles (ceux du Siège ?) et de laisser France Télévisions locataire. Une vision à courte vue puisque si cela améliorera ponctuellement la trésorerie, les charges fixes augmenteront fortement du fait des loyers à payer. Pour la CGT, plus que jamais l’Etat doit assumer ses responsabilités et assurer le financement des missions qu’il nous a lui-même attribuées. Ou bien dire clairement quelles sont les réformes structurelles et les réductions de périmètre qu’il souhaite engager. Car ce n’est pas à l’entreprise de définir ses missions. La grande question qui perdure depuis des années est donc : que veut l’Etat ?
Projet ici de rapprochement France3 / France Bleu Il a fallu que la justice s’en mêle pour tordre le bras de la direction et l’obliger à consulter le CSE central sur le projet Ici et les rapprochements entre France 3 et France Bleu. La direction de France Télévisions continue à prétendre qu’elle a bien-tout-fait-comme-il-fallait, avec, en tête de gondole Philippe Martinetti ânonnant toujours les mêmes exemples, sans craindre de tordre les faits et de prendre ses interlocuteurs pour des perdreaux de l’année. Dans son rapport, l’expert du CSEC note cependant qu’il y a eu plusieurs manquements : lancement des matinales filmées sans consultation des élus, absence d’avis des élus sur le projet de régionalisation qui a substantiellement évolué au fil du temps, évolutions au fil de l’eau sans que les élus puissent avoir la vision globale du projet. Bref, un projet mené à bas bruit, sans concertation. Ceci nourrit « un dialogue de sourds, de la défiance » et alimente l’idée de la dissimulation. Les élus ont eu le sentiment que l’identité de France 3 était gommée, sans que les impacts n’en soient évalués. L’expert estime qu’il manque un vrai débat sur l’organisationnel, sur les métiers. Il faut un dispositif spécifique de « discussion explicite » sur le sujet. Il rappelle que « la confiance ne se décrète pas, elle se construit ». Voir ici le rapport d’expertise. Droit dans ses bottes, M. Martinetti prétend désormais que le projet Tempo aurait remplacé le projet initial de régionalisation. Ah bon ? Première nouvelle ! Et qu’en est-il des programmes ? Il affirme encore que la direction avait proposé une commission de suivi spécifique. Une proposition tellement peu contraignante pour la direction que les élus n’y ont pas donné suite, estimant qu’il s’agissait d’une manœuvre dilatoire destinée à fourvoyer les juges. Dans le débat, vif, sur le sujet, pas grand-chose à apprendre, la direction campant sur ses positions sans chercher à convaincre. Le projet de holding est, certes, venu percuter le dossier des rapprochements entre les deux réseaux, mais les deux entreprises auraient pu décider d’avancer sur le sujet d’elles-mêmes. Sans doute, la situation serait-elle moins floue. Dans le projet de COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) aujourd’hui abandonné, il était prévu de créer des directions communes entre Ici Radio et France 3. A cette remarque, Delphine Ernotte répond : « On n’est pas d’accord avec Radio France sur les rapprochements entre France Bleu et France 3 ». En tout cas à l’heure qu’il est, il y a clairement un fort décalage entre la perception de ces rapprochements et la stratégie des entreprises. Les élus ont rendu un avis critique sur le projet.
Information-consultation sur l’évolution des effectifs 2025 Forcée une seconde fois par le juge des référés d’info-consulter le CSEC sur le projet de compression des effectifs, la direction a communiqué quelques chiffres. Au niveau de l’entreprise, le budget rectifié prévoit pour 2025 une baisse de 163,1 ETP par rapport au réel de 2024. La disparition de la bosse d’ETP affectés aux Jeux Olympiques en 2024 explique en partie cette baisse drastique. Les secteurs les plus touchés sont ceux de la Gestion, moyens, production et celui de l’Information. Pour atteindre son objectif, la direction compte sur un moindre recours aux salariés non-permanents, sur le non-remplacement de certains départs, et sur « la manière de planifier et d’organiser le travail » notamment. Les élus dénoncent les premiers effets visibles de ce plan au sein du réseau régional où des consignes ont été données de ne plus remplacer les départs des documentalistes. La Présidente dément, précisant que ce sont les directions locales qui décident seules de la répartition des ETP qui leur sont alloués. Les élus ont voté à l’unanimité le recours à un expert.
MedIAGen Suite au jugement du 2 septembre, la direction a été contrainte de fermer l’accès à la plateforme MedIAGen et en a informé les utilisateurs. C’est bien le défaut de consultation du CSEC, refusé par la direction au printemps 2025, qui est sanctionné par le juge et la cause de cette situation. Ce qui est important pour la suite, c’est que tous les projets qui incluent de l’IA devront faire l’objet d’une information-consultation des CSE concernés. La direction a pris acte de ce jugement, ne fait pas appel de la décision et souhaite trouver à l’avenir un moyen de ne pas se retrouver dans cette situation. Dont acte, nous jugerons sur pièce. Sur le fond du projet MedIAGen, le responsable des technologies par interim, Skander Ben Attia, indique que face à la montée en puissance des usages d’« IA shadow », utilisation par les salariés de modèles d’IA grand public, France Télévisions devait réagir afin d’encadrer les choses et éviter que les données de France Télévisions ne sortent de l’entreprise et servent aussi à nourrir les IA. L’un des buts du projet est de se donner la possibilité de développement d’assistants spécialisés internes utilisant le langage naturel. Par exemple l’ingestion de très gros documents de notices techniques pour faciliter le travail des exploitants. Le système ne fonctionne pas sur l’internet en temps réel, mais sur une base internet figée à début 2024 et intégrée dans nos serveurs avec le modèle ChatGPT 4. La direction estime que les outils d’IA vont améliorer la productivité, mais que pour l’instant, on est sur l’encadrement des usages. Le problème des réponses qui ne sont pas exactes est réel. Et nous sommes pour l’instant plutôt sur un outil permettant de faire des résumés et de la reformulation. Là encore, la problématique des documentalistes s’est invitée dans le débat. Fantasme ou réalité, certaines directions anticipent la possibilité de remplacer les documentalistes par des systèmes à base d’IA. C’est dire le niveau de considération pour les personnels concernés qui sentent venir le petit robot qui va dévorer leur métier. La direction générale reste pourtant prudente sur le sujet, car il y a visiblement beaucoup de chemin à parcourir pour évaluer la fiabilité de ces outils. Et a quelques mois des élections municipales, le manque de documentalistes pourrait être problématique. Afin d’explorer tous les impacts potentiels de cet outil d’intelligence artificielle, les élus du CSE central ont désigné un expert spécialiste du sujet. Un rapport sera rendu vers la fin de l’année 2025.
Commission Outre-mer (comptes rendus des réunions des 2 juillet et 24 septembre) Suite à un « incident », les élus de la commission ont dû rappeler quelques fondamentaux aux représentants de la direction du Pôle Outre-mer assistant à leurs réunions : « Les élus de la commission Outre-mer tiennent à rappeler l'importance de préserver cette instance comme un espace de travail et de dialogue. Cette commission ne doit être ni une chambre d'enregistrement, ni un espace sous surveillance. Elle doit rester un lieu d’échange, où les élus peuvent s’exprimer sans crainte d’un rappel à l’ordre, une fois de retour dans leur station. Soulever des difficultés, pointer des axes d’amélioration ou alerter sur des dysfonctionnements ne relève pas de la critique gratuite, ni de l’opposition systématique. C’est, au contraire, un signe de notre engagement professionnel et de notre volonté partagée de garantir la qualité du service public, tout en veillant au respect des conditions de travail de chacun et chacune. Les élus n'ont pas à rendre de comptes à leur hiérarchie sur les sujets qui peuvent ou non être soulevés en instance, à Paris. C'est l'une des bases du dialogue social. Charge, ensuite, à la direction d'apporter son éclairage pendant cette instance, si elle ne partage pas certains points de vue évoqués en séance. Les élus de la commission Outre-mer restent attachés à un fonctionnement basé sur des échanges libres et respectueux. Ce sont là les conditions essentielles pour mener ensemble un travail constructif, à la hauteur de nos missions et des enjeux propres à nos territoires. » La directrice du Pôle Outre-mer s’est engagée à faire respecter ces règles. Les Directeur.rices Régionaux sont prévenus. Vie du Pôle Outre-mer L’adaptation de l’accueil d’alternants journalistes a commencé en septembre grâce à un partenariat avec l’IJBA : 6 jeunes ultramarins pourront faire l’essentiel de leur cursus en restant dans leur territoire. Média et public : réforme des rédactions et socle éditorial Tous les postes clés sont désormais pourvus. Une étude montre le recul de la TV et de la radio au profit du web et des réseaux sociaux, qui deviendront dominants d’ici 2030, surtout chez les jeunes. Les réseaux sociaux sont désormais la 1ère source d’information quotidienne, mais la TV conserve un rôle de validation de l’info. La direction du Pôle confirme sa mission de développer le quadri-média. Le responsable des Médias et du Public souligne les progrès réalisés en matière de numérique, avec une forte progression des réseaux sociaux, tout en reconnaissant des disparités entre les territoires. Un travail sociologique par zone est prévu pour affiner la stratégie numérique. La CGT s’inquiète des réorganisations et du manque de moyens pour maintenir la qualité sur tous les supports : manque d’équipements, formation insuffisante et charge de travail accrue. Situation à Mayotte Retour à la normale fin juillet pour l’intérieur de la station, mais les travaux extérieurs sont toujours en cours jusqu’à la fin de l’année (étanchéité, couvertures). Un soutien psychologique est toujours mis à disposition. Projets en cours Le Plan de Continuité d’Activité (PCA) : une collaboration avec des chercheurs pour renforcer les dispositifs dans chaque station a été mise en place. Zénon : le déploiement à Malakoff est suspendu tant qu’il ne sera pas stabilisé. NRCS (Newsboard + OpenMedia) : déploiement achevé dans le bassin Atlantique (St Pierre et Miquelon, Martinique, Guyane, Guadeloupe), le Pacifique d’ici novembre et l’Océan Indien au 1er trimestre 2026. La direction des Moyens et du Développement a prévu un plan de modernisation technique 2026–2028 portant sur le renouvellement des infrastructures (serveurs, postes, outils de montage et diffusion). Un site pilote sera choisi pour tester avant tout déploiement. Le PAM (Production Asset Management) jouera un rôle central pour faciliter le travail au quotidien, avec des formations à la clé. Bilan de l’absentéisme dans les stations Outre-mer au 1er semestre 2025 L’absentéisme reste élevé, supérieur à la moyenne de France Télévisions. Il est principalement dû à la maladie. Les élus demandent des données plus détaillées pour mieux comprendre les causes, souvent liées selon eux à l’organisation du travail. Ils alertent sur la santé au travail et mentionnent que des procédures sont en places. Bilan de l’emploi dans les stations Outre-mer au 30 mai 2025 1.467 ETP dont 9,2% de non-permanents. 19 départs pour 28 recrutements. L’âge moyen des entrées est de 36,6 ans et l’âge moyen des sortants est de 63,9 ans. La part des femmes dans l’effectif permanent est de 39,1%, loin de l’objectif de 50%. Le recrutement des moins de 30 ans est de 28,6% pour un objectif de 32%. La CGT déplore le manque d'efficacité de la politique RH. L'effort budgétaire reste important. Les réductions d'effectifs prévues en 2026 sont très inquiétantes. La direction souhaite répartir les efforts de manière équitable entre les stations et Malakoff, en limitant les suppressions de postes. La priorité est donnée à l’anticipation et à la reconfiguration progressive. Prévoyance invalidité pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna Les négociations ont commencé pour le prochain contrat santé-prévoyance valable à partir du 1er janvier 2027. L’élargissement des prestations de prévoyance pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna a été demandé par toutes les organisations syndicales. Le contrat actuel reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026. Déménagement de Malakoff à MFTV Le 21 septembre, les membres de la commission ont visité les nouveaux locaux du Pôle Outre-mer : régies, studios, plateau virtuel. Le centre de diffusion reste en travaux et fera l’objet d’une visite ultérieure. En CSEC, une élue de Malakoff a lu une déclaration commune sur les difficultés rencontrées par les salariés à cause du déménagement. L’élu représentant La Réunion s’est également exprimé en CSEC sur la situation de sa station.
Information sur la mise en place d’un Centre de Services Applications Un projet en apparence anodin qui va permettre à France Télévisions de faire des économies sur des prestataires de maintenance pour 140 applications internes de France Télévisions. En effet, ces dernières ne sont actuellement plus maintenues en condition opérationnelle par leurs éditeurs. D’où un risque d’obsolescence qui nécessite de trouver des solutions. Un appel d’offres a donc été passé pour remettre en question le fonctionnement actuel avec de multiples prestataires afin de rationaliser les coûts. La grande question sera la qualité du service qui sera rendu, compte tenu de l’externalisation de 95% de l’activité en zone C, c’est-à-dire à l’extérieur de l’Union Européenne. Une belle illustration également de la désindustrialisation de la France avec l’appui d’une entreprise de service public. Oui, c’est plus cher en France mais ce sont nos emplois !
Adaptation du processus de gestion des demandes d’achats/commandes hors programmes Selon le patron de la Direction des achats hors programmes, l’objectif principal est d’améliorer la conformité de la politique d’achat et l’utilisation du bon accord cadre par les prescripteurs. En effet, la qualité des commandes saisies dans l’outil de gestion Ariane serait insuffisante par rapport à nos règles de gestion interne, nos spécificités et le volume de commandes. La contractualisation se fait aujourd’hui à travers deux applications qui ne se parlent pas. La direction souhaite optimiser au maximum, car nous avons un volume de flux important avec 30.000 commandes par an pour près de 8.000 fournisseurs et 800 préparateurs internes qui font des demandes d’achats via Ariane. A terme, la volumétrie devrait diminuer grâce à la mise en place de catalogues plus complets concernant plus de 50% du volume d’achats. Selon la direction, il sera nécessaire de diminuer le nombre de préparateurs en privilégiant les personnes expérimentées, pour plus d’efficacité. Un portail fournisseur sera créée pour simplifier les démarches. Il n’y aura pas d’impact sur les gestionnaires administratifs nous promet la direction. Cette nouvelle procédure d’achat sera déployée en janvier 2026.
Information/consultation sur la résiliation du bail de Ponant Parc Le bail de ce site parisien proche du Siège prendra fin au 2e trimestre 2026. La direction pourra ainsi se libérer d’un loyer de 2M€/an. Une partie des personnels a déjà été transférée dans les autres bâtiments parisiens du groupe. Pour savoir où et quand seront transférés les autres, il faudra attendre l’information-consultation du CSE Siège. Sur le principe de la résiliation du bail, les élus du CSEC ont rendu un avis en prenant acte de cette décision à lire ici. Sur les conditions du déménagement, et surtout celles de l’accueil dans les nouveaux sites, les élus s’en remettent à l’expertise des élus du Siège.
Paris, le 24 octobre 2025
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- Déclaration de la CGT CSE Central du 01 octobre 2025
- Déclaration commune CGT, CFDT, FO, SNJ et UNSA au CSEC 11 septembre 2025
- Compte rendu CGT - CSE Central des 26 juin et 7 juillet 2025
- Déclaration de la CGT au CSE Centrral Extraordinaire du 7 juillet 2025
- Compte rendu de la CGT au CSE Central du 11 et 12 mars 2025
- DÉCLARATION DE LA CGT CSE CENTRAL DU 11 MARS 2025
- Compte rendu du CSE central du 4 février 2025
- Compte rendu du CSE central 11, 12, 13 et 17 décembre 2024
- Déclaration liminaire de la CGT au CSE central du 12 décembre 2024
- Déclaration liminaire de la CGT au CSE central d’octobre 2024
- Compte rendu du CSE central - 27 et 28 juin 2024
- Déclaration liminaire de la CGT au CSE central de juin 2024
- Liminaire intersyndical - CSEC extraordinaire du 21 mai 2024
- Compte rendu CGT du CSE Central des 24-25 avril 2024
- Compte rendu CGT au CSE Mayotte la 1ère Du 30 avril 2026
- Compte rendu du CSE Réunion la 1ère du 30 avril 2026
- Déclaration CSA-CGT Accord UCC et conditions d'emploi
- Compte rendu du CSE Réunion la 1ère du 18 décembre 2025
- Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 27 novembre 2025
- Compte rendu du CSE Mayotte la 1ère du 6 novembre 2025
- Déclaration du Comité Social et Économique de Mayotte la 1ère
- Levée du préavis de grève sur les conditions de travail des salariés contribuant aux éditions ICI
- Audit Qualité de vie au Travail à Réunion. 1 - Le chantier est immense !
- L'humiliation en place publique : La méthode du nouveau rédacteur en chef de Nantes
- Communiqué SNJ CGT et SNRT CGT - Pour un audiovisuel public fort
- Rachida Dati - Démissions !
- Déclaration de la CGT CSE Central du 4 mai 2026
- COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL Des 10-11 février 2026






























































Une fois de plus, un gouvernement qui, plutôt que de s’occuper du dérèglement climatique, des 9 millions de français sous le seuil de pauvreté, de l’évasionfiscale ou des néo nazis qui défilent dans les rues de la capitale, ne trouve pas d’autre urgence que de s’attaquer à reformer une énième fois l’audiovisuel public. Comme si c’était la priorité des priorités, la préoccupation principale des Français.







