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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir ! 96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études. Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
RESULTATS DES VOTES Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix Commission Emploi-Formation Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT Suppléants La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD Suppléants La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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Alliée à la CGC, FO règne sans partage !!!
Alors, ce CSE ? S’il fallait le résumer en plusieurs qualificatifs aux salarié.es curieuses et curieux de le savoir : Chaud (très !) : tant au niveau de la température dans la pièce que de l’ambiance générale. Sportif : parfois, les échanges ressemblaient à une partie de ping-pong, souvent interrompus par des scuds. Surhumains : non pas le CSE, mais les élus de la majorité qui, à l’exception de deux ou trois postes, les ont tous trusté. A croire qu’ils sont tous dotés de super pouvoirs pour assurer leurs missions dans les années à venir !
96% des mandats pour ces deux OS au CSE Si dans la composition de leur CSE les salarié.es espéraient retrouver la pluralité de leur vote pour ces élections professionnelles 2025 : c’est raté ! La démocratie sociale est un gros mot pour la CGC et FO, frères ennemis dans la vie et alliés de circonstance au CSE. 20% des voix aux élections pour la CGC, 27% pour FO … et 96% des mandats pour ces deux organisations syndicales au CSE ! Rappelons que la CGT a obtenu 23% des suffrages (CFDT et SNJ, respectivement 16 et 13%). Cet appétit vorace pourrait bien provoquer dans les prochaines semaines et les prochains mois chez les cumulard.es de cette majorité des symptômes proches d’une dyspepsie fonctionnelle ! Jugez par vous -même :
Le secrétaire de l’instance cumule également la présidence de la Commission Sherlock et un mandat au CASCI ORTF.
La trésorière est élue suppléante au CSE Central, présidente de la Commission Information et Aide au Logement, membre de la Commission Économie-Structure ainsi que représentante au CASCI ORTF. Elle a également été pressentie au poste de référente en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes !
La trésorière adjointe est élue titulaire au CSE Central, présidente de la Commission des Marchés et représentante au CASCI ORTF.
Les 3 secrétaires adjoints (2 FO et 1 CGC), quant à eux, cumulent 3 postes au CSE Central (2 titulaires et 1 suppléant), 2 à la CSSCT dont celui de rapporteur, la présidence de la Commission Handicap (1), celle de la Commission Transformation Numérique et IA (1), celle de la Commission Économie-Structure (1), de la Commission Restauration (1), 1 poste de représentant au CASCI ORTF et 1 Représentant de Proximité dans la famille Programmes, Communication, Marketing, Études.
Pas de proportionnalité pour les RP Pour parachever ce simulacre de désignations, la séquence de l’élection des Représentants de Proximité restera dans les annales : si la CGT, la CFDT et le SNJ ne s’étaient pas concertés pour constituer des listes communes, il est fort probable que notre représentation et celle de nos alliés en proximité aurait été écrasée ! A Vaise, alors que la CGT est largement majoritaire, elle a dû concéder la place de RP qui lui revenait de plein droit à son allié CFDT. Fort injustement, FO récupère un mandat alors que sur le site elle est loin derrière (18%) face à la CFDT (29%) et la CGT (43%) !!! Sur le secteur Information et Sport, FO arrive 2e en termes de voix : elle récupère 3 RP sur 5 ! CGT, CFDT, et SNJ doivent se partager les 2 RP restants…Cherchez l’erreur !!! Autre injustice dans ce secteur, dans ce jeu de dupe, les PTA sont les grands perdants : 44% du secteur, 1 seul RP titulaire et 1 suppléant. Quelle honte ! Vous l’aurez compris : le bras de la démocratie sociale a été tordu ce funeste 9 décembre 2025. Les salarié.es jugeront.
Résultats des votes Bureau du CSE : Secrétaire : élection de Christophe BENS (FO) par 16 votes pour et 7 abstentions (SNJ). Trésorière : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Secrétaires adjoints : Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 votes pour et 7 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Hela KHAMAROU (FO) par 15 votes pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Benoît SALVI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote. Trésorière adjointe : Marie-José LARABI (FO) par 15 voix pour et 8 abstentions (CGT et CFDT). Le SNJ ne participe pas au vote.
Représentants du CSE Siège au CSE central La répartition des effectifs par famille professionnelle et la décision de la DRIEETS (inspection du travail) a donné : 2 titulaires et 2 suppléants issus du collège 2 et 5 titulaires et 5 suppléants du collège 3. Sont élus : COLLÈGE 2 Titulaires : Marie-José LARABI (FO) par 18 voix pour Julien SAVIN (FO) par 15 voix pour
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) par 18 voix pour Benoît SALVI (FO) par 16 voix pour
COLLÈGE 3 Titulaires : - Olivier VIRATELLE (CGC) par 16 voix pour - Christophe BENS (FO) par 15 voix pour - Hela KHAMAROU (FO) par 15 voix pour - Jean-Christophe GALEAZZI (FO) par 15 voix pour - Stéphane BURDET (FO) par 15 voix pour
Suppléants: - Ali BELGUENDOUZI (FO) par 16 voix pour - Arlette LOUBEAU (FO) par 16 voix pour - Thierry VILDARY (CGC) par 15 voix pour - Jean-Michel SEYBALD (CGC) par 15 voix pour - Aziza DJENADI (CGC) par 15 voix pour
Olivier VIRATELLE (CGC) - rapporteur Benoît SALVI (FO) Ali BELGUENDOUZI (FO) Béatrice GELOT (SNJ) Antonio FERREIRA (CFDT) Alexis DU RETAIL (CGT) Elus à l’unanimité (26 voix pour)
Arlette LOUBEAU (FO) – rapporteure par 23 voix pour Hélène GRAFTIEAUX (FO) par 19 voix pour Jean-Michel SEYBALD (FO) par 15 voix pour Christophe BENS (FO) pour 15 voix pour Benoît SALVI (FO) par 14 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Serge CIMINO (SNJ) - 12 voix Fabrice CAGNIN (CFDT) - 11 voix Georges PINOL (CGT) - 11 voix
Jean-Michel SEYBALD (CGC) – Président par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Emmanuelle FLEURY (FO) - Présidente par 15 voix pour Nathalie BRIAND (CGT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Sabine LANCELEVEUR – Présidente par 15 voix pour Stéphane AUVRAY (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Olivier VIRATELLE (CGC) – Président par 15 voix pour Marie-Hélène BORDES (CFDT) n’a pas été élue (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Marie-José LARABI (FO) – Présidente par 15 voix pour Antonio FERREIRA (CFDT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Arlette LOUBEAU (FO) – Présidente par 15 voix pour Georges PINOL (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hélène GRAFTIEAUX (CGC) – Présidente par 14 voix pour Jean-Jacques BUTY (CGT) n’a pas été élu (8 voix) Le SNJ s’est abstenu
Hela KHAMAROU (FO) – Présidente par 15 voix pour Les autres candidats n’ont pas été élus : Nathalie BRIAND (CGT) 5 voix, Fabrice CAGNIN (CFDT) 3 voix Le SNJ s’est abstenu
Benoît SALVI (FO) – Président par 16 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Delphine SABBAH (FO) – Présidente par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Christophe BENS (FO) – Président par 15 voix pour SNJ, CFDT et CGT se sont abstenus
Jean-Jacques BUTY (CGT) – Président par 23 voix pour Le SNJ s’est abstenu Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Hélène GRAFTIEAUX (CGC) et Serge CIMINO (SNJ), élus à l’unanimité Malgré l’opposition de la direction à cette idée, les élus ont voté à l’unanimité une résolution selon laquelle ils demandent l’élection de 2 référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes : un homme et une femme. Une idée évoquée lors du dernier CSE Siège. Ils espèrent que la direction change d’avis et que si son refus subsiste, elle sera en mesure de le motiver !
Représentants de proximité
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Sébastien PIERRON DE LA MONTHUEL El Hassan BOUHOURIA Nathalie NAOUR La liste CGT - CFDT a recueilli 10 voix. Est élu Alexis DU RETAIL
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : David FANIEN Noura ABED Jean-Philippe BODIN La liste (CGT - CFDT) a recueilli 10 voix. Est élue Karine BRAHIM
Titulaires: La liste FO - CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Vincenta ZULEMARO Philippe GILLES Delphine SABBAH La liste CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élus : Ghislain SANCHEZ Arnaud HUDELOT
Suppléants: La liste FO - CGC a recueilli 16 voix. Sont élus : Fatiha DRIAD Cédric PERVERIE Mathilde GOSSET La liste CGT - CFDT a obtenu 10 voix. Sont élus : Marie-Hélène BORDES Florent LE RESTE
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Christophe KENCK Kamel FOUNAS Ben BARNIER La liste SNJ - CGT – CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Anne GUILLE ÉPÉE Cécile LARONCE
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Gilles GIORGI Hervé GASPARINI Stéphanie DESJARS La liste SNJ - CGT - CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Valérie VERDURON Magalie DEFER
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élus : Hela KHAMAROU Sacha HIZAR La liste CGT -SNJ -CFDT a recueilli 11 voix. Sont élues : Isabelle YAYA HECK Isabelle BILLET
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Sont élues : Florence BETTALE CARON Elsa KRIER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Sont élus : Sandrine LEONARDELLI Pascal VOISIN
Titulaires: La liste FO -CGC a recueilli 14 voix. Est élu : Xavier OSTERBERGER La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 12 voix. Est élu : Johanne MASSARD
Suppléants: La liste FO -CGC a recueilli 15 voix. Est élu : Alexandre FAVEL La liste CGT - CFDT – SNJ a recueilli 11 voix. Est élue : Véronique DALMAZ-NICOLAS
Représentants au CASCI-ORTF
La liste FO-CGC a recueillie 15 voix. Sont donc élus : Hélène GRAFTIEAUX (CGC) Boumediene ABDERRAMAN (CGC) Christophe BENS (FO) Marie-José LARABI (FO) Julien SAVIN (FO) Benoît SALVI (FO) Frédéric LLORCA (FO) Delphine SABBAH (FO) La liste CGT (Claudine GILBERT, Laurent DEBRUYNE) n’a pas été élue (5 voix) Le SNJ et la CFDT n’ont pas pris part au vote.
Paris, le 12 décembre 2025
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La fin de cette mandature est proche, et la CGT fait malheureusement le constat de la dégradation croissante du dialogue social. Les CSE ordinaires et extraordinaires s'enchaînent faute d’information complète sur les nouveaux projets, des projets que la direction veut mener à la hussarde, sans même balayer toutes les implications sur la santé, l’emploi et l’organisation du travail. Quel mépris pour les instances, les élus, les représentants du personnel… et, par ricochet, pour l’ensemble des salariés ! Une élection professionnelle sous tension La direction a choisi d’organiser le premier tour des élections professionnelles pendant le week-end prolongé du 11 novembre - une période peu propice à la participation, alors même que cette élection détermine la représentativité syndicale dans l’entreprise. À cela s’ajoutent de nombreux dysfonctionnements : des salariés et des élus n’ont pas reçu leurs identifiants ou mots de passe, d’autres ont reçu des liens erronés. Pendant ce temps, la direction profite de cette période électorale et de transition pour avancer en sous-marin sur plusieurs dossiers sensibles - notamment le renouvellement des régies du Siège Genesys, la liquidation d’IV3 ou encore le dernier né, Stade 2 la quotidienne - alors que la loi impose un silence syndical (pas de tracts, pas de communication). Certes, elle en a le droit. Mais entre le droit et la morale, il y a un gouffre mais cela ne semble manifestement pas être la préoccupation première de la direction Quatre mois à peine après avoir choisi de dénoncer l’accord collectif de 2013, la manœuvre pour décrédibiliser les syndicats bat son plein. Des pratiques sociales alarmantes Le management toxique, autoritaire et hiérarchique fait de plus en plus de dégâts. C’est maintenant prouvé, démontré et inscrit noir sur blanc dans un rapport qui a fait grand bruit même dans la presse, mais qui visiblement, n’ébranle pas la direction. Elle garde le cap, droit dans ses blocs notes. Il faut que cela s’arrête ! Le nombre d’entretiens préalables pour licenciements augmentent de manière inquiétante, nous le dénonçons depuis des mois, mais la direction reste sourde. Des salariés sont convoqués sans avoir connaissance des raisons, parfois pour des motifs qui pourraient être résolus dans le dialogue et des échanges constructifs, mais qui finissent par des licenciements, ce qui entraîne des procédures et a un coût pour notre entreprise, alors que « on n’a plus d’argent » est la rengaine que l’on nous chante depuis d’années. On notera au passage que ces convocations sont réservées aux « petits ». Les directeurs fautifs sont excusés ou recasés sans trop de dommages, sur des postes sur mesure, dont l’utilité reste un mystère. Pour un vrai changement La CGT demande solennellement que la prochaine mandature s’ouvre sous le signe de la bienveillance, du respect, et d’un véritable dialogue social. Un dialogue sincère, constructif, au service de tous les salariés. Et pas un dialogue de sourds.
Paris le 12 novembre 2025
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Dénonciation des accords collectifs : La justice tranchera
La direction a entamé une procédure de dénonciation de l’accord collectif, une décision qui va avoir des impacts majeurs sur notre couverture sociale. L’ensemble des organisations syndicales et des élu·es du CSE Siège estiment que cette dénonciation n’a pas été faite dans les règles, que la direction aurait dû consulter l’ensemble des CSE du groupe ainsi que le CSE central préalablement à l’annonce de sa décision. Les élu·es décident donc de s’associer à l’action des syndicats pour demander en justice l’annulation de la dénonciation de l’accord collectif. La saisine du juge sera faite avant l’expiration du délai de préavis qui court jusqu’au 11 octobre. L’objectif est d’obtenir que les tous les CSE du groupe soient consultés.
Hub-Info « Ici Région » : Une mutation qui pose question !
Baptisé Hub-info “ICI-Régions”, il s’agit là d’une énième réorganisation qui vise à « créer un point de convergence éditorial entre les différentes entités de l’information régionale et nationale, pour mieux faire circuler les contenus, mutualiser les expertises, et renforcer la visibilité des productions issues des territoires » précise la direction. Un joli paquet cadeau pour faire accepter une réorganisation imposée sans réelle prise en compte des impacts humains. Le Hub info “ICI-Régions” va être créé à Lyon, avec une antenne rattachée au bureau de l’encadrement des correspondant·es des Régions, au Siège. La direction du Hub (directeur·trice, directeur·trice adjoint·e, assistant·e) sera basée à Lyon. Les journalistes du Hub lyonnais assureront, à la place de la rédaction nationale, la production des sujets nationaux et internationaux mis à disposition des JT des régions. Ils pourraient compléter cette offre en proposant des sujets produit par franceinfo. En attendant la mise en place du HUB, FTR continuera à produire et à diffuser ses journaux « Toutes Régions » sur l’antenne SAT ainsi que certaines opérations spéciales comme les soirées électorales. Elle pourra également proposer des formats récurrents (chroniques, modules interactifs). Mais la fin des JT « Toutes Régions » est programmée à l’issue de cette période de transition. L’activité du plateau et de la régie sera maintenue. Des évolutions sont prévues dans les fonctions existantes : la vacation de visionnage deviendra une vacation “d’aiguilleur·euse de contenus”, et une nouvelle tâche “Posté hot news” sera créée pour améliorer la réactivité face à l’actualité. Le bureau des Régions sera renforcé pour mieux coordonner la couverture des événements d’intérêt national en région : une partie des coordinateurs·trices (ex IV3) y est transférée. Leur mission : faire remonter les sujets régions vers les éditions du 13h, du 20h et de franceinfo. Le bureau reprendra également d’autres missions auparavant assurées par IV3, telles que la régulation des échanges entre les Régions et le Siège, et la planification et le suivi de l’actualité. En cas d’actualité majeure, des points de coordination inter-équipes pourront être organisés sous la supervision d’un·e directeur·rice adjoint·e. Les élu·es dénoncent une méthode de conduite du changement rigide et peu humaine qui n’associe pas les salarié·es. Ils pointent également un management jugé brutal de la part du directeur, porteur du projet, déjà remarqué lors de précédentes missions à IV3 et FTR. Les questions des élu·es portent sur : La concentration des décisions éditoriales au sein du hub qui risque d’uniformiser les contenus et d’appauvrir la richesse des approches locales. Où est l’autonomie éditoriale ? La charge de travail et les missions attribuées à chacun. Le devenir des coordinateurs·trices non affecté·es au bureau des régions, tout comme l’avenir des rédacteurs·trices en chef, responsables, chef·fes d’édition et assistant·es des éditions nationales. Le « pôle Images » (les échanges internationaux) que la direction dit vouloir renforcer sans plus de précisions. L’activité des rédacteur·trices, JRI et monteurs de la rédaction nationale travaillant sur ICI ? Certaines nouvelles missions, telles que « posté hot news » ou « aiguilleur·se de contenus ». Les impacts sur les éditions régionales, qui sont pourtant au cœur du dispositif. Pour les élu·es, l’Impact sur l’emploi est sous-estimé, le projet mentionnant explicitement le non-remplacement des départs et la mobilité interne, sans garanties suffisantes contre les mobilités forcées. Enfin, les outils techniques censés faciliter la circulation des contenus ne sont pas détaillés. En définitive, les élu·es s’interrogent sur le véritable objectif du projet : après la suppression d’IV3 et d’ICI national, quel avenir pour FTR ? Ils craignent que cette réorganisation ne soit qu’un écran de fumée, masquant une réduction drastique des effectifs et des missions. Afin de bénéficier d’un regard extérieur dans l’analyse de ce projet, les élu·es décident de recourir à un expert. Ils demandent également la réunion d’un CSE extraordinaire afin de pouvoir poursuivre des débats qui selon eux, ont été bien trop courts au égard à l’importance des évolutions envisagées.
Diagnostic femmes/hommes : Toujours un combat pas encore une réalité !
La parité au Siège reste stable avec 50,4 % de femmes, un chiffre constant depuis deux ans et salué par la commission. Toutefois, des déséquilibres persistent dans certaines familles professionnelles très genrées, notamment en « Gestion d’Entreprise », « Communication-Marketing-Études », « Immobilier et Moyens Généraux » et « Production, Fabrication, Technologies ». La direction affirme concentrer ses efforts sur les métiers techniques et numériques, où la mixité est une priorité. Chez les journalistes, 47,6 % des recrutements en 2024 concernent des femmes. Cependant, la sous-représentation féminine dans les postes d’encadrement, notamment chez les rédacteur·trices en chef, freine la progression vers la parité. Les écarts de rémunération restent préoccupants : le salaire brut médian des femmes est inférieur de 5,9 % à celui des hommes, un écart proche de celui de 2018, malgré une légère amélioration. Dans le secteur, 20 % de femmes et 18 % d’hommes ont pu en bénéficier d’une mesure. Du côté des PTA, les écarts salariaux sont quasi nuls : seulement -0,2 % pour les femmes, qui ont en moyenne 1,3 an d’ancienneté en plus. La progression vers l’égalité salariale est notable (+2,5 % en 7 ans). Les mesures salariales ont concerné 25 % des femmes et 23 % des hommes. La commission souligne des inégalités persistantes dans les Groupes 4, 8 et 9, mais salue les progrès réalisés dans les Groupes 3 et 6. Elle regrette toutefois le manque de données détaillées par emploi, qui empêche une analyse fine des évolutions de carrière. Le temps partiel reste très majoritairement féminin (80,9 %), les femmes assument majoritairement un rôle d’aidant ce qui n’est pas en conséquence sur leurs revenus. Le télétravail est également plus répandu chez les femmes mais moins chez les journalistes. La commission demande une meilleure visibilité des données sur ce sujet. En matière de formation, 62,6 % des femmes ont suivi une formation liée au développement des compétences, signe d’un engagement fort dans leur évolution professionnelle. La parité dans les formations « FOR » reste un objectif. La direction poursuit ses actions en faveur de la mixité : portraits, vidéos, interventions dans les écoles, partenariats (JobIRL, Elles Bougent), et un webinaire prévu le 23 septembre pour mobiliser les salarié·es comme ambassadeur·rices métiers. La commission recommande une présence de l’entreprise aux Olympiades Européennes de Mathématiques pour Filles (EGMO) en 2026 à Bordeaux. Enfin, pour les élu·es, la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence des rémunérations prévue pour juin 2026, est un enjeu majeur. Elle imposera de nouvelles obligations en matière de communication des données salariales. https://www.economie.gouv.fr/daj/lettre-de-la-daj-une-directive-europeenne-vient-renforcer-lapplication-du-principe-de-legalite Lire ici le compte-rendu de la commission 📎
Bilan Handicap : Il est temps de changer de regard sur le handicap
Au cours de la présentation de ce bilan handicap, la démonstration a été faite aux élu·es de la nécessité de compenser celui-ci : le président de la commission Frank OLS leur a présenté un texte tel que le lirait une personne dyslexique… une manière très efficace de comprendre les difficultés rencontrées par les personnes concernées. Le bilan présenté a également dénoncé certains effets pervers de l’obligation légale d’avoir 6 % de personnes handicapés au sein de son entreprise. Pour mesurer la progression de l’inclusion, les membres de la commission souhaitent que soient plutôt retenu le taux de recrutement de personnes en situation de handicap. Si celui-ci progresse, l’inclusion progresse. La commission reconnait l’implication de la direction dans la prise en compte du handicap mais elle regrette que celui-ci ne soit traité dans l’entreprise que sous l’aspect de l’adaptation du poste de travail. Elle souhaite que le sujet soit abordé, plus largement, dans tous les sujets du quotidien. La commission aimerait une communication inclusive. Sur le point de l’adaptation au poste de travail, les membres de la commission se sont montrés déçus par le site Campus, pourtant voulu comme inclusif, mais qui présente de nombreuses lacunes structurelles (matériel perdu, manque de rangements, procédures d’évacuation floues). Les élu·es et le cabinet d’experts Technologia, avaient pourtant alerté la direction dès 2023. Par ailleurs, la commission constate que le suivi des situations RQTH et santé s’est affaibli, rendant les démarches de reconnaissance et de prise en compte de leur situation plus complexes pour les salarié·es concerné·es. Parmi les démarches entreprises par France Télévisions : l’achat de kits UTS. Les élu·es demandent des précisions sur ces outils, acquis pour assurer le maintien dans l’emploi. Autre point soulevé par les élu·es, la situation des aidants. Ils sont difficiles à identifier et les mesures actuellement mises en œuvre par l’entreprise excluent une partie d’entre elle·eux. Le nouvel accord génération actuellement en négociation devrait permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de ce statut. Les élu·es soulignent la richesse des compétences développées par les aidants et souhaitent que celle-ci soit prise en considération lors de l’étude de leur situation ou de leurs demandes de reconversion. Le guide ministériel du proche aidant est disponible sur le site du ministère de l’économie. C’est un outil précieux pour les salarié·es qui se trouvent dans cette situation. La direction rappelle que le mois de novembre est le mois du handicap à France Télévisions. De nombreuses animations et opérations vont être menées pour sensibiliser et informer. C’est une initiative que les élu·es saluent : l’inclusion passe par l’information, le dialogue et la compréhension, la direction doit montrer l’exemple. Lire ici la résolution votée à l’unanimité 📎
Réalisé Cannes 2025 : Temps de travail dérogatoire… Entre promesses et réalité…
Pour assurer la couverture du festival de Cannes 2025 au travers de ses différentes éditions, la Direction de l’Information a demandé une dérogation sur la durée hebdomadaire du temps de travail qui a été soumise aux élu·es le 26 mars 2025 puis à l’Inspection du travail qui a donné son accord le 7 avril 2025. Si les résultats en termes de couverture sont incontestables : 33 sujets, 9 duplex, 3 JT en direct, 2 chroniques Culture tous les jours en matinale, une heure à une heure et demie de direct tous les soirs lors de la montée des marches et les audiences au rendez-vous notamment sur la plateforme et les réseaux sociaux. Le constat est implacable, les dépassements horaires sont légion pour les journalistes comme pour les techniciens. La faute aux impondérables dit la direction. Des impondérables certes, mais dont la direction connaît l’existence et pour lesquels elle n’a pas prévu de moyens supplémentaires répondent les élu·es ! Mais nombreux sont les salarié·es à vouloir travailler sur cette opération… « La passion ne justifie pas tout ! » répondent les élu·es : leur responsabilité est de veiller à la santé et à la sécurité des salarié·es. Ils exhortent la direction à inclure dans ses plannings prévisionnels, les impondérables, quitte à devoir renforcer les moyens. C’est leur condition pour une suite favorable aux futures demandes de dérogation horaire.
Réalisé Critérium 2025 : des dépassements à la marge
Le 77ème Critérium du Dauphiné 2025 s’est déroulé du dimanche 8 juin au dimanche 15 juin. La couverture de cette course a fait l’objet d’une demande de dérogation de temps de travail hebdomadaire maximum à 60h et la direction est venue présenter le réalisé qui a été marqué par quelques imprévus qui ont contraint la direction à réorganiser, en temps réel, les plannings (arrivée tardive des coureurs sur le plateau de TLS, pose de câblage de grande longueur, démontage complexe, matériel supplémentaire installé, besoin de renfort en personnel technique…). Au global, des dépassements d’horaires, certes dans une moindre mesure, mais que les élu·es ont tout de même pointé du doigt en rappelant les règles à la direction.
Vie du CSE : la survie du CI-ORTF en question !
Plusieurs désignations étaient opérées au cours de ce point : Jean-Jacques BUTY a été élu Président de la commission des ASC en remplacement de Monsieur François BADAIRE. Christophe BENS a été élu représentant au CASCI-ORTF en remplacement d’Olivier Le CLANCHE. Un groupement d’élu·es issus de chaque organisation syndicale a été mis en place pour rédiger la charte tourisme équitable. Ont été désigné·es : Benoit Salvi (FO) Antonio Ferreira (CFDT) Hélène Graftieaux (CGC) Alexis du Retail (CGT) Florence Caron (UNSA) Serge Cimino (SNJ)
Point CI-ORTF
Les élu·es se sont montré·es très inquiet·tes, à la suite à la décision de Radio France de ne plus financer le CI-ORTF. Les avocats du CSE de Radio France et ceux du CIORTF traitent actuellement ce dossier. Une telle décision aurait des conséquences dramatiques sur le financement du CI-ORTF et donc sur sa survie. Les élu·es du CSE siège souhaitent que ce sujet soit abordé avec les élu·es du CI ORTF à l’occasion du CSE du mois d’octobre.
À venir
Prochain CSE Siège Le 29 septembre 2025 (CSE Extraordinaire) Le 1er et 2 octobre 2025
Paris, le 23 septembre 2025
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Nous avons dénoncé notre alliance avec FO, aussi bien au Siège qu’au Réseau. En effet, nous estimons que le positionnement de FO par rapport à l’extrême droite n’est pas clair, loin de là. La CGT a demandé une clarification écrite de FO qui a refusé. L’argument des statuts de FO qui impose d’être apolitique n’est pas tenable face aux dangers que représente la montée de l’extrême droite dans notre pays. La CGT tient à rappeler un des principes moteurs de notre action syndicale, la « double besogne » : la défense des revendications immédiates et quotidiennes des travailleur·ses, alliée à un objectif plus large de transformation d'ensemble de la société. C’est pourquoi, si notre syndicat n’affiche pas de positions politiques, le contexte politique s’impose : le RN ne respecte pas les principes républicains fondamentaux de la nation, liberté – égalité - fraternité. La transformation qu’il prône va à l’encontre de nos idéaux. Par ailleurs, nous constatons que sur le sujet de la loi sur l’Audiovisuel Public et la mise en place d’une holding, là aussi la position de FO n’est pas claire ni tranchée. Sur l’évolution des métiers et la polyvalence, nous ne sommes pas sur la même stratégie. Sur ces questions présentes et à venir, fondamentales pour l’entreprise et les salarié.es, la CGT ne veut pas être bridée par une alliance de gestion des instances représentatives du personnel et se retrouver en porte-à-faux par rapport à sa stratégie dans les négociations et des prises de position de FO et certains de ses représentants non-conformes à nos valeurs. Cette position politique vaut pour toute l’entreprise. Au Siège, alors que les élus et délégués syndicaux CGT ont fourni un très gros travail pendant la mandature qui vient de s‘achever, la démocratie sociale a parlé : FO et la CGC récoltent l’essentiel des fruits électoraux. Ces deux syndicats sont désormais alliés, mais ils sont loin d’être majoritaires : 27,47% pour FO et 19,97% pour la CGC. La CGT se situe en deuxième position avec 22,86% des voix. Puis viennent la CFDT et le SNJ, respectivement à 16,10% et 13,60% des voix. Ces résultats s’inscrivent dans le contexte d’abstention de 60% en moyenne sur les deux tours. C’est donc bien notre responsabilité à toutes et à tous d’œuvrer dans cette mandature pour le bien et la défense des salariés. Au CSE du Siège comme dans les Instances de Proximité, la CGT ne va pas s’engager dans une opposition systématique ou stérile. Nous sommes prêt·es à assurer notre part de travail. Mais nous continuerons à afficher notre opposition et notre combat contre l’extrême droite. Paris, le 9 décembre 2025
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Les experts du cabinet CEDAET sont venus présenter devant les élus du CSE Siège leur « rapport sur le risque grave à la rédaction nationale » : il est accablant ! Une demande initiée suite à une alerte de la SDJ de France 3, relayée en février dernier par une demande des élus du CSE Siège portant sur les risques psychosociaux et les inégalités de traitement au sein de la rédaction nationale. Et la tâche n’a pas été facile ! Les experts l’ont souligné : c’est la première fois qu’ils ont de telles difficultés à accéder aux locaux de FTV, aux services et aux documents internes souhaités pour leur enquête. Quand elles existent, les données sont souvent lacunaires. Malgré ces difficultés, les experts tirent des conclusions sans appel. L'enquête a reposé sur une série d’entretiens (institutionnels, individuels et collectifs), des observations in situ (pré-conférences, conférences de rédaction et conférences critiques), l’analyse de documents divers (SSCT, RH, salaires, production et témoignages). Les résultats mettent en évidence un système d’organisation du travail hiérarchique et autoritaire, dont les conséquences néfastes sont nombreuses :
Mais ce n’est pas tout ! Le rapport souligne aussi :
A la rédaction nationale, le climat de travail est marqué par des tensions importantes et des formes de violence relationnelle : absence de politesse, haussements de ton, critiques blessantes, isolement, agissements sexistes, voire harcèlement, et perception d’injustices dans la répartition des tâches. Des tensions peu régulées, voire banalisées par la hiérarchie, dans un contexte où la culture de l’excellence élitiste, valorisant l’endurance, l’hyper-disponibilité, la loyauté et la capacité à se taire, prévaut. L’âge apparaît comme un facteur déterminant dans la manière dont les salariés sont traités : les plus âgés peuvent être disqualifiés, tandis que les plus jeunes, bien que valorisés pour leur disponibilité, subissent une forte pression dans un contexte de précarité. Un traitement parfois inacceptable des jeunes (alternants notamment) plus vulnérables, dénoncé par les élus ! Ces dynamiques contribuent à un affaiblissement de la motivation, une perte de sens au travail, une dégradation des relations socialeset des impacts sur la santé, liés à un sentiment de travail empêché, de surcharge et de manque de reconnaissance. Pour la CGT, ce rapport ne fait que confirmer ce qu’ils clament depuis trop longtemps ! Les élus dénoncent l’inaction de la direction et son manquement à un devoir fondamental de l’employeur : préserver la santé des salariés. « Vous avez fait du blanchiment de la maltraitance des salariés ! » Face à ce fonctionnement toxique avéré pour les salariés, les élus ont voté une résolution. Ils demandent à la direction de prendre ses responsabilités et de répondre aux préconisations des experts. Un plan d’action rapide, suivi par la CSSCT, est également vivement attendu.
Lire ici 📎 le rapport d'expertise.
Les élus du CSE Siège de France Télévisions ont été informé par la Direction du projet de déménagement du plateau et de la régie de franceinfo canal 16. Un projet de déménagement que la direction présente comme ambitieux pour les 10 ans de la chaîne info, accompagné de la perspective des prochaines élections présidentielles de 2027. Les élus en sont conscients : le plateau et la régie de franceinfo répondent plus aujourd’hui aux besoins éditoriaux du canal 16. Mais ils ne peuvent cautionner un projet temporaire, avec des aberrations sur les flux qu’il implique pour les journalistes ; un projet qui isole la régie de franceinfo des autres régies et ne dit rien des conséquences sur l’emploi de la nouvelle technologie SMPTE IP 2110 et des data Centers excentrés. S’il se veut séduisant pour les équipes de franceinfo travaillant aujourd’hui dans des conditions inacceptables, ce projet est largement en-deçà des attentes et ne peut satisfaire ni les élus, ni l’ensemble des salariés concernés au Siège. Les élus veulent que leur soit présenté un vrai projet, un projet pérenne où la place de la régie et des plateaux de franceinfo au Siège seront garantis, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui au vu du caractère temporaire de cette installation. Quid de l’urgence également de renouveler les autres régies du Siège ? Ce qui a été présenté aux élus s’inscrit dans le projet plus global de renouvellement des régies, projet dont la justice a stoppé la mise en œuvre parce que les informations transmises ne permettaient pas aux élus de mesurer les impacts sur l’emploi, les métiers et les conditions de travail. Ils intiment à la direction de leur présenter le projet global de renouvellement des régies avec tous les éléments leur permettant de se positionner. Ils souhaitent que cela soit fait rapidement. De la même manière, le projet présenté exclut du plateau D non seulement les équipes de Paris Île-de-France mais aussi « Dimanche en politique » et « Tout le Sport » sans qu’aucune solution de secours ne soit proposée à nos collègues dont les émissions se retrouvent sans plateau. C’est inacceptable ! En conséquence, à une très large majorité, les élus ont voté une résolution demandant à la Direction la transmission complète d’informations nécessaires à l’expression d’un avis éclairé, l’ouverture d’une procédure d’information/consultation globale sur l’ensemble du projet de renouvellement des régies de FTV ainsi que la suspension de toute décision ou mise en œuvre du projet jusqu’à l’achèvement de la procédure.
Les membres de la CSSCT sont venus présenter leur rapport du 25 septembre dernier. Parmi les points abordés, des dysfonctionnements lors du déclenchement des alarmes incendies au Siège. La dernière a révélé une erreur humaine : l’agent de sécurité n’a pas constaté de départ de feu mais le chef d’équipe ne lui a pas fait confiance et a laissé le processus se dérouler jusqu’à l’évacuation du bâtiment. Lors de l’évacuation, la prise en charge des PMR a révélé des manquements : les personnes concernées n’avaient aucune consigne pour évacuer. Depuis, la direction a mis en place des espaces de repli (avec, au sol, un pictogramme bleu PMR) mais aussi l’installation d’un téléphone rouge (pour communiquer directement avec le PC sécurité et pouvoir déclarer sa présence) doivent être mis en place. Un salarié RQTH a déclaré un accident du travail, son audition ayant été affectée par la puissance de l’alarme incendie. La direction répond que celle-ci respecte les normes. Les élus demandent que les salariés RQTH soient informés en amont des exercices d’évacuation et que les emplacements des relais d’alarme tiennent compte en particulier des postes de travail des salariés RQTH ayant déclarés des problèmes de santé auditive. Plus largement, les élus demandent une action rapide pour optimiser l’évacuation des personnes en situation de handicap quelle qu’en soit la nature. L’autre dysfonctionnement concerne les locaux de la chaîne info où l’alarme incendie ne retentit pas pour ne pas perturber l’antenne ! Des avertisseurs lumineux doivent être installés d’ici 2028.
L’autre point soulevé par la CSSCT, et pas des moindre, concerne l’affaire des contaminations à la légionellose. Les tours 5 à 8, concernées par les légionelles, sont toujours à l’arrêt : le plan d’action d’Atalian, désormais en charge de ces installations, est en cours de finalisation pour une validation par la DRIEETS. Les tours de secours situées rue Delabarre sont toujours actives. Depuis le 19 septembre dernier, la préfecture a autorisé la remise en route de ces tours sous la responsabilité de l’entreprise. Suite à la présentation de ce point, les élus ont appris que les informations transmises par la direction lors de son étude étaient en partie incomplètes voire erronées. Aux vues des conséquences gravissimes de ces contaminations, les élus ont voté une résolution dans laquelle ils demandent la tenue d’un CSE Extraordinaire. Ils souhaitent pouvoir échanger de manière plus précise avec la direction sur la réalité de la situation.
Les élus ont également pris connaissance des mesures de la politique de prévention à FTV pour le Siège. Les DUERP identifient les risques auxquels sont exposés les salariés et les mesures de prévention. Cette année, la méthode d’élaboration des DUERP a évolué : les risques communs à tous les salariés (canicule, risques routiers, sanitaires, RPS…) ont été extraits et placés en tête du document, permettant aux groupes de travail de se concentrer sur les risques spécifiques à chaque unité. Un référentiel des risques, fourni par la DSQVT, a été mis à disposition pour faciliter ce travail. Les élus ont salué le travail de l’ensemble des personnels ayant contribué à l’élaboration des DUERP. Concernant les PAPRIPACT (les engagements de la direction en réponse aux DUERP), les élus constatent que certains restent inchangés d’une année sur l’autre sans effet concret, ce qui est inconcevable pour eux en cette période de mutation permanente. Ils demandent à la Direction la mise en place d’un baromètre social pour évaluer l’impact des transformations sur la santé des salariés. Les élus regrettent aussi l’absence de DUERP pour les programmes : il manque un référent. Une situation inacceptable ! Tout comme l’absence de PAPRIPACT au support diffusion depuis 2022 malgré une alerte santé dans le service ! Ils dénoncent le manque de moyens accordés aux acteurs de la prévention et aux APS pour pouvoir accomplir leur mission convenablement. Ils demandent également des heures de délégation supplémentaires pour les RP qui participent à l’élaborations des documents. Les élus réclament la création d’un DUERP spécifique pour les salariés exerçant un mandat syndical afin de mieux prendre en compte leurs réalités professionnelles. Ils réclament également une annexe « RQTH & proches aidants » au DUERP afin d’objectiver l’exposition accrue aux RPS de cette population. Ils demandent enfin l’organisation d’une réunion dédiée à l’analyse des actions concrètes engagées par la Direction dans les PAPRIPACT afin d’en mesurer l’efficacité réelle. Les élus du Siège ont voté un avis à l’unanimité reprenant ces préconisations.
2024 a été une année atypique du fait du fort impact des JOP et des élections législatives. Le budget 2025, année plus classique, est à la baisse d’autant plus que la tutelle a imposé des révisions assorties d’injonctions de réduction du déficit et de baisse d’ETP. Et cela se traduit dans les chiffres avec des baisses programmées à tous les étages :
L’année 2024 a été marquée par un pic d’activité et donc un pic de recrutements. Si les économies concernent tous les secteurs, l’information, la Fabrique et le numériquedevraient tirer leur épingle du jeu. Pour 2025, le budget de l’information qui compte les charges de personnel les plus élevées (31 % du budget total) devrait être diminué de 1 %. Même tendance pour les moyens de fabrication. Les principales bénéficiaires du budget 2025 sont les nouvelles technologies : elles vont connaître une hausse de 1 %. Le budget 2025 présenté aux membres de la commission n’est qu’un budget prévisionnel. Il devra être ajusté car il peut évoluer en fonction de plusieurs facteurs :
Cette commission a été l’occasion pour la direction de pointer le coût des expertises. Les élus précisent que les expertises ne sont pas votées pour le plaisir : les projets qui leur sont présentés sont souvent incomplets et les informations communiquées ne permettent pas toujours de rendre un avis sans l’appui d’un regard extérieur de professionnels. La balle est donc dans le camp de la direction.
La réduction des effectifs au Siège de France Télévisions s’est accélérée : entre juin 2024 et juin 2025, 54 postes permanents ont été supprimés, dont 24 à temps plein et 30 à temps partiel. La baisse est encore plus marquée en équivalent temps plein (ETP), avec une diminution globale de 135,57 ETP, dont 103 concernent les personnels non permanents. Ces derniers, essentiels au fonctionnement de l’entreprise, ont été les plus durement touchés. Leur part dans les effectifs est passée de 15,64 % à 13,67 %. Leur situation inquiète les élus : ils demandent à la direction de faire cesser cette précarisation et tout particulièrement celle des non permanents historiques : la direction doit leur proposer d’être titularisés. Le temps partiel, souvent choisi pour des raisons familiales, est également en net recul de -22 %. La répartition des effectifs montre que seuls les services RH et Secrétariat général ont vu leurs effectifs se maintenir ou progresser, compensant ainsi la baisse des non-permanents dans ces secteurs. À l’inverse, les directions Antennes et programmes, Gestion/moyens/production et Information sont les plus impactées par les suppressions de postes. La parité progresse légèrement avec 50,79 % de femmesparmi les permanents, mais ce chiffre global ne permet pas d’évaluer l’égalité professionnelle réelle notamment en termes de responsabilités ou de répartition par métier. Les remplacements d’absences (maladie, congés maternité, congés payés) sont en baisse : ils ne sont plus systématiquement compensés, entraînant une surcharge de travail pour les équipes restantes. C’est aussi le cas de certains élus détachés de leurs plannings pour accomplir leurs missions. Le solde des arrivées et départs est négatif (-20) avec 77 embauches (dont 38 transformations de CDD en CDI) contre 97 départs. Cette tendance confirme la logique de réduction des ETP malgré les promesses de recrutements à venir. Enfin, les heures supplémentaires payées ont diminué de 11,72 %, avec une baisse marquée chez les permanents (-24,66 %) et une hausse chez les non-permanents (+18,19 %), soulevant la question de leur récupération imposée. Les membres de la commission alertent sur les conséquences de cette politique : dégradation des conditions de travail, précarisation des non-permanents, perte de savoir-faire au profit de filiales ou de producteurs privés. Ils demandent à la direction de présenter un projet cohérent, responsable et inclusif.
Les membres de la commission de suivi de la D2S sont venus restituer leurs travaux devant les élus du CSE concernant la réorganisation du service sécurité et sûreté de France Télévisions.
L’occasion pour le nouveau directeur en place depuis le mois de février dernier, de présenter sa vision stratégique, les enjeux de sécurité du groupe et les actions engagées depuis sa prise de fonction. Tout d’abord, selon lui, la D2S doit garantir la sécurité des salariés et la continuité des activités de France Télévisions en s’appuyant sur une analyse rigoureuse des risques. Elle doit être au service de toutes les entités du groupe y compris le réseau régional, l’outremer et les journalistes exposés à des menaces.
Le nouveau directeur le reconnait : l’organisation actuelle, fondée sur deux directions adjointes (sécurité et sûreté), a généré des tensions. Il souhaite renforcer le collectif par des actions de cohésion, clarifier les rôles et développer la polyvalence des équipes.
France Télévisions a remplacé Atalian par Samsic Sécurité pour l’externalisation de la sécurité. Ce choix fait suite à des carences managériales constatées chez Atalian. Le nouveau prestataire a proposé un plan de formation ambitieux. Il entretient de bonnes relations avec la D2S. 70 % des agents Atalian ont choisi de poursuivre leur mission avec Samsic. L’encadrement de Samsic sera intégré au collectif D2S pour favoriser une collaboration fluide.
Un poste de responsable « défense, continuité d’activité et gestion de crise » a été créé pour répondre aux enjeux stratégiques. La commission salue ce recrutement, tout en rappelant les conditions contestables du départ de la personne précédemment en poste. Le nouveau directeur de la D2S souhaite également mettre en place un certain nombre de mesures comme des procédures communes à l’échelle du groupe, des formations ciblées pour renforcer la culture sécurité, des campagnes de communication interne pour mieux faire connaître la D2S ou encore l’utilisation de stickers sur les badges pour sécuriser l’accès aux plateaux VIP. Les élus ont validé l’utilité de la commission de suivi de la D2S. Ils souhaitent qu’elle se pérennise.
Le Téléthon 2025 se tiendra les 5 et 6 décembre pour une couverture antenne d’environ 30 heures consécutives. Il aura pour marraine la chanteuse Santa. L’événement se déroulera autour : du plateau principal du Lendit ; de deux plateaux à Paris au Siège de France Télévisions ; d’un plateau à Carentan (Manche) pour l’émission du samedi 6 décembre ; d’une émission médicale diffusée le 6 décembre après Télématin ; et de plusieurs interventions en direct depuis les villes de Pelissanne (Bouches-du-Rhône), Argentat-sur-Dordogne (Creuse) et Sucé-sur-Erdre (Loire-Atlantique). Les élus ont pris connaissance des modalités de son organisation ainsi que de la demande de dérogation horaire hebdomadaire à 60 heures formulée par la direction. Sur le temps de travail, l’organisation et les plannings tiennent compte des enseignements de l’an dernier, avec une planification maximale fixée à 57 heures hebdomadaires. Mais les élus rappellent une fois encore la nécessité de respecter les règles RH, notamment en évitant de programmer les collaborateurs sur 7 jours consécutifs la même semaine. Ils réaffirment leur attachement à cette émission de solidarité, mais regrettent que les personnalités de France Télévisions engagées dans cette opération ne soient pas suffisamment représentatives. Ils demandent que les participations antenne soient ouvertes à l’ensemble du personnel souhaitant s’impliquer dans le programme. Les élus ont pris acte de l’organisation proposée. Ils demandent un retour sur le réalisé dans des délais raisonnables.
Les élus ont pris connaissance des réalisés des Tours de France Hommes et Femmes 2025. La direction remonte cette année « de longs temps de transfert et beaucoup d’embouteillages pour partir des zones en montagne » à l’origine de quelques débords. S’ils restent conscients que des aléas peuvent survenir, les élus notent encore des impairs : certaines planifications ne respectent pas les textes de l’accord collectif ! Ils rappellent une fois encore la nécessité de respecter les règles pour les RH, notamment en évitant de programmer les collaborateurs sur 7 jours consécutifs la même semaine. Ces dérives inquiètent les élus, car les dépassements observés (75h par semaine au lieu des 60 h autorisées) ne sont pas sans risques pour les salariés. Elles masquent également le manque de moyens humains déployés sur ce genre d’opération. Les élus encouragent d’ailleurs les salariés (au décompte horaires comme au forfait jour) à remplir leurs réalisés dans Mon Kiosque pour pouvoir bénéficier d’heures de compensation. Ils insistent à nouveau pour que la direction réfléchisse à des solutions pérennes et efficaces pour éviter ces écarts.
Le CI-ORTF, Comité Interentreprises commun aux sept CSE de l’Audiovisuel Public (France Télévisions Siège, Réseau, Malakoff, France 3 Corse Via Stella, Radio France Paris, France Bleu et INA), traverse une période d’incertitude liée à la contribution des deux CSE de Radio France, qui représente 30 % des subventions totales et dont la direction de Radio France souhaite stopper le financement. Depuis 1976, le CI-ORTF propose aux salariés actifs et retraités de l’audiovisuel public : des séjours de vacances dans ses villages ou chez des partenaires, des voyages organisés, des colonies de vacances pour enfants et adolescents. En juin 2025, la direction de Radio France a informé ses deux CSE de son intention de cesser le versement de la subvention ASC dédiée au CI-ORTF. Cette décision unilatérale est contestée par les CSE de Radio France : ils ont engagé une action judiciaire estimant cette baisse contraire au Code du travail. Une réduction, voire un arrêt du financement par Radio France, aurait des conséquences financières majeures pour le CI-ORTF, notamment sur la gestion de ses huit villages vacances. Cette situation sera examinée par la nouvelle direction générale du CI-ORTF et par l’Assemblée plénière réunissant les 29 représentants des sept CSE membres. Du côté de France Télévisions, l’adhésion des quatre CSE n’est, elle, pas menacée : le financement du CI-ORTF est garanti par des accords collectifs que la direction de FTV a affirmé ne pas remettre en question. Par ailleurs, des négociations sont en cours avec le propriétaire corse pour le renouvellement du bail du village vacances de Cargèse, particulièrement apprécié des salariés de l’Audiovisuel Public.
Prochain CSE Siège le 12 novembre 202
Paris, le 27 octobre 2025
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Le 10 juillet dernier, la présidente de France Télévisions, nouvellement réélue pour un 3ème mandat, a dénoncé les accords d’entreprise. Une manière très particulière de nous souhaiter de bonnes vacances. Un an auparavant, nous avions été élus « champions du monde » de la couverture médiatique des JO de Paris. Et pour nous récompenser de ce magnifique engagement sans faille… la direction décide de jeter à la poubelle ce que les organisations syndicales ont âprement négocié pour nous protéger. Avec cette attaque directe contre les salariés, la direction fait le choix de mettre en place une stratégie guidée par un pouvoir politique affaibli, au lieu de défendre le sens même de notre mission de service public. Car à quoi sert cet accord ? A fixer les règles, à nous protéger contre les injonctions contradictoires et le management toxique, à harmoniser notre vie privée/vie professionnelle, à sanctuariser nos métiers donc nos compétences, mais aussi à maintenir nos rémunérations à un niveau décent, face aux attaques du monde libéral qui n’a qu’une seule obsession : rendre de moins en moins chers les coûts de production pour en tirer un maximum de profits, à partager entre de moins en moins de gens. Pour faire court : c’est notre bouclier contre les dérives managériales et les pressions politiques. Nous rendre plus économiques ne sert à première vue qu’un seul objectif : obéir à l’État pour qu’il puisse diminuer les dotations à notre égard. Mais est-il raisonnable de penser qu’il peut nous réserver un autre destin bien plus funeste ? Par exemple nous rendre « low cost » pour que l’on devienne plus facile à privatiser. Si nos indemnités de départ sont réduites, un plan social coûtera moins cher au repreneur. On appelle ça dans le monde machiste des affaires « préparer la mariée ». Ce n’est pas la 1ère fois que l’État sacrifie les bijoux de famille, des bijoux toujours vendus à perte à des copains milliardaires de préférence, une sorte de rétro commission des services rendus pour accéder au pouvoir. L’histoire est pleine de précédents. C’est peut-être ça le projet de madame Ernotte : nous rendre privatisables. Plus on sera petit, plus on sera faible, et plus on sera « bankable ». Entre les filiales (FTV Studio, France TV Cinéma, France TV Distribution) et les marques (La Fabrique, ICI, Culture Box), tout est déjà étiqueté, posé sur l’étagère prêt à mettre dans le caddie. Il n’y a plus qu’à ouvrir la boutique et passer à la caisse ! Avec l’incertitude politique du pays, un parti ouvertement xénophobe et populiste peut accéder au pouvoir dans quelques mois. Ils l’ont dit et redit : nous sommes dans leur collimateur, notre sort sera scellé en une après-midi parlementaire avec la bénédiction de la très grande majorité des Français tellement ils auront vu nos antennes détournées pour des destins personnels. Le risque politique est bien réel, il pourrait accélérer la disparition du service de l’audiovisuel public tel qu’on le connaît. Mais comment résister ? « Les Français veulent une télévision qui ne soit pas une copie de ce qui se fait dans le privé, que nos antennes ne soient pas une multiplication de jeux télévisés, de vieilles idées recyclées ou que nous n’allions pas débaucher des propagandistes dans les poubelles du paf pour animer des débats poujadistes sur notre chaîne toute info. Nous faire ressembler à la concurrence c’est nous faire disparaître ». Madame Ernotte et Monsieur Sitbon ont beau vanter le modèle « de la BBC à la française » pour nous faire avaler toutes leurs réformes, la stratégie d’économie à tout va qu’ils envisagent nous conduit droit vers un autre destin, bien moins reluisant, celui de devenir le « PBS américain », le service public de télévision outre atlantique. Vous ne le connaissez pas ? Normal, et pourtant il existe, mais… il est invisible et inaudible, et tellement à court de budget que ce sont des entreprises privées qui en financent les programmes. Vous pensez qu’on exagère ? On aimerait bien ! Mais non, nous n’exagèrerons pas, nous alertons ! Le risque est réel. L’enjeu n’est pas de faire peur, mais de mobiliser. Refuser le chacun pour soi. Ne pas se laisser diviser par la direction. Et que dire de cette envie soudaine de « conversation » avec les salariés, si ce n’est que cela ressemble à une parodie de dialogue social ? On notera au passage le calendrier.
Difficile d’y voir autre chose qu’une tentative de division et de contournement des syndicats en opposant dans chaque négociation des arguments sortis de sa plateforme magique, sans aucun moyen de vérification en prétendant savoir que les salariés veulent plus de souplesse, de flexibilité dans leur travail, globalement « la liberté ».Pour conclure, je reprendrai la phrase d’Henri Dominique Lacordaire, moines, dominicains et députés de la constituante en 1848 qui siégeait à l’extrême gauche :« Entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime »
Paris, le 17 septembre 2025
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• DÉMÉNAGEMENT PLATEAU et RÉGIE FRANCE INFO : la confrontation n’est pas le choix des élus !
S’il y a une chose que les élus ne contestent pas, c’est bien la nécessité de renouveler les régies de France Télévisions, et bien entendu celle de franceinfo. Mais la mise en œuvre d’un tel projet ne peut pas se faire sans information totale et sincère des élus pour qu’ils puissent rendre un avis éclairé sur le projet qui leur est présenté. Or, le projet présenté comporte de nombreuses lacunes :
La direction reconnaît des maladresses mais insiste sur l’urgence pour franceinfo d’accéder à de nouveaux espaces et à une régie adaptée aux enjeux électoraux que sont les élections municipales et l’élection présidentielle. Elle l’affirme, ce projet est sans lien direct avec le projet global de renouvellement des régies, ce que contestent les élus qui n’ont pas souhaité rendre un avis. Mais ils tiennent à le rappeler, ne pas rendre d’avis ne signifie pas bloquer un projet. Seule une décision de justice peut stopper le déploiement d’un projet et si la justice considère que les conditions ne sont pas réunies pour que le projet puisse se dérouler sans mettre en péril les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés, effectivement elle peut prendre la décision de le suspendre un projet.
Les élus, eux, doivent se prononcer sur les risques pour la santé, la sécurité, les conditions de travail des salariés impactés par un projet. Ils ont indiqué qu’ils n’avaient pas la capacité de rendre un avis, ce que la direction a interprété comme un avis négatif.
Ce sera donc à la justice de trancher si la direction met en œuvre le projet.
• HUB INFO RÉGIONS: IV3 et ICI dissoutes, FTR prend le relais
La création du « Hub Info Régions » acte la disparition de IV3 et réduit à portion congrue la cellule « ICI » implantée au Siège qui ne sera plus qu’une antenne du Hub Info Régions. C’est désormais FTR implantée à Lyon qui devient le siège de la direction de l’information régionale. Ce qui frappe les élus, c’est que ce projet non seulement ne satisfait personne mais inquiète au plus haut point les salariés des 3 entités concernées.
Ils ont vécu la disparition des éditions nationales de la 3, se sont réorganisés et maintenant que tout fonctionne, tout est à nouveau remis en question avec des impacts sur leur emploi. 10 personnes vont être redéployées à la rédaction nationale mais où ? Rien n’est défini pour l’heure, 2 vont rejoindre le Hub.
Leur mission sera d’assurer la régulation technique et la production d’éléments de reportage. Tous ces changements vont modifier les conditions de travail des salariés (fin du télétravail, fin de la semaine de 4 jours, travail en horaires décalés pour certains, …) avec des risques psychosociaux non négligeables à la clef.
Les salariés vont devoir s’approprier les missions aujourd’hui attribuées aux journalistes de la rédaction nationale et de la cellule « ICI » du siège, c’est-à-dire le traitement de l’information y compris internationale, alors même que leur cœur de métier, c’est le régional ! Le début de l’année marquera pour FTR, la fin du JT « Toutes Régions » du midi et du week-end, quant à la bascule, elle est prévue pour le 27 janvier. Certes, la direction va proposer des formations pour les journalistes, mais le laps de temps qui leur est laissé pour pouvoir s’approprier leurs nouvelles missions est extrêmement court. Quant à la répartition des tâches au sein de ce collectif, elle reste floue. La direction explique que c’est une chance pour eux, mais ce n’est pas comme cela que les salariés le vivent. En effet, si le projet présenté précise le rôle du Hub, de l’antenne du siège et du bureau des régions, il ne dit pas comment les salariés des entités ICI, IV3 et FTR vont être repositionnés, qui va faire quoi, avec quels moyens, selon quelle répartition du travail, pour quels types de production, avec quels investissements, dans quel rythme de travail, et selon quel calendrier précis de déploiement pour réaliser les tâches confiées ? Les modalités opérationnelles du projet n’étant pas encore définies, les élus ont demandé un report de l’avis, le temps que la direction précise les rôles de chacun et les conditions dans lesquelles s’exercerait l’activité. Devant le refus de la direction, les élus n’ont pu que rendre un avis négatif sur ce projet. Cet avis négatif n’empêche pas le déploiement du projet, mais engage la direction à redoubler d’attention
• PONANT PARC: Déménagement et Flex office au programme !
La décision a été actée : le bail sera résilié mi-mai 2026. Conséquences : le déménagement des personnels de la comptabilité et du service finance et MOA, du service conformité, éthique et déontologie, du service performance et contrôle interne soit au total 89 personnes. Elles seront désormais positionnées dans l’immeuble Quadrans et vont se retrouver comme la plupart de leurs collègues, confrontées au Flex office. Si le service finance et MOA travaille aujourd’hui dans des bureaux ouverts, ce n’est pas le cas des personnels des autres services. Les élus s’inquiètent de cette situation et insistent sur la nécessité de préparer les salariés à cette nouvelle organisation du travail. Cela a déjà été démontré par le passé : le passage en Flex office n’est pas simple ! Les membres de la CSSCT sont régulièrement alertés sur de nombreux dysfonctionnements et le besoin d’adapter certains postes de travail aux contraintes vécues par certains salariés. La direction répond qu’elle a prévu des actions de communication, la désignation d’un référent dans chaque équipe, qui aura pour mission d’être l’interlocuteur des équipes IMG et de la direction. Les élus insistent sur la nécessité de prendre en considération la situation des salariés en situation de handicap, que celui-ci soit visible ou non, sans pour autant les stigmatiser, mais aussi celle des salariés ayant des fragilités. Ils prennent acte et pointent un risque sur les conditions de travail des collaborateurs concernés. Un suivi en CSSCT, et si nécessaire en instance est demandé.
• RÉFÉRENT HARCÈLEMENT DU CSE: le paritarisme au cœur des débats
Fin de mandat pour le référent harcèlement du Siège et l’occasion pour lui de dresser le bilan ! Un bilan en demi-teinte car la parole aujourd’hui n’est pas suffisamment libre pour que les cas de harcèlement puissent tous être traités. Le référent a aussi insisté sur la nécessité de ne pas minimiser le harcèlement moral, très répandu : “C’est un type d’action commun aux managers toxiques, notamment à la rédaction nationale et à IV3” Il a appelé la direction à une nouvelle négociation pour renforcer la place des référents dans toutes les instances. Pour permettre à la parole de libérer, le référent harcèlement estime que des évolutions sont nécessaires. Il formule ainsi trois demandes :
Les élus soutiennent ces demandes et remercient le référent harcèlement pour la qualité de son travail et de son engagement.
• JO ET PARALYMPIQUES D’HIVER: une demande de dérogation horaire à repréciser
La direction a présenté aux élus les plannings pour les Jeux olympiques d’hiver qui vont se dérouler en Italie sur des sites assez distanciés les uns des autres. Cette présentation a suscité de nombreuses remarques. La première concerne la qualité des documents présentés, complexes à analyser. Chaque service travaille dans son coin avec son propre logiciel, les documents sont ensuite réunis et transmis aux élus, sans que ceux-ci puissent comprendre la cohérence des informations transmises. Les élus demandent un peu plus de coordination. Leur seconde observation concerne les plannings présentés, des plannings qui ne correspondent pas à la réalité, et donc sur lesquels il est très compliqué de rendre un avis. La direction explique que la période électorale les contraint à présenter les plannings en amont, et que par voie de conséquence, il ne s’agit là que de plannings prévisionnels, qu’il faudra réadapter. Ce n’est pas entendable pour les élus : ils prennent acte mais demandent à la Direction de leur transmettre dès que possible des plannings mis à jour et donc, plus en lien avec la réalité de l’opération.
• VICTOIRES DE LA MUSIQUE: La fabrique en 1ère ligne
Dans le cadre de la captation et de la retransmission en direct des Victoires de la Musique Variétés le 13 février 2026, les équipes techniques de la Fabrique france.tv seront mobilisées à La Seine Musicale du 11 au 14 février pour l’installation, les répétitions, le tournage et le démontage des équipements. Compte tenu des contraintes liées à la production et à la disponibilité des artistes, une dérogation est sollicitée pour permettre un plafond de 60 heures maximum sur la semaine 7 (du 9 au 14 février). Le 15 février sera consacré au repos hebdomadaire. Les élus ont pris acte, ils demandent la présentation d’un réalisé dès que possible.
• AIDE À MAYOTTE: les élus du CSE Siège ont répondu présents.
En décembre 2024, le cyclone Chido a frappé Mayotte, causant 40 décès, des destructions massives et une forte hausse du coût de la vie. Les salariés de Mayotte la 1ère ont été particulièrement touchés. Leur outil de travail a été en partie dévasté et ils ont subi des pertes ou des destructions de leur logement, des difficultés d’accès à l’eau renforcées, la nécessité pour certains des se faire soigner en métropole ou à la Réunion, la perturbation de la scolarité des enfants qui a dû être déplacée. Pour venir en aide à leurs collègues, les élus du CSE de Mayotte se sont mobilisés afin de récolter des fonds. Au total, 134 835 € ont été récoltées dont 89 225 euros, issus de la solidarité des CSE de France Télévisions. Cela a permis aux salariés de recevoir une aide exceptionnelle de 1 000 €. Les salariés qui n’en ont pas encore bénéficié ont jusqu’au 30 novembre 2025 pour en faire la demande ; le solde sera redistribué équitablement.
• S2 LA QUOTIDIENNE: Un projet passé sous silence
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Depuis le lancement du projet TEMPO devenu ICI, les élus se posent la question de savoir ce que vont devenir les trois entités, ICI National, FTR et IV3… Au fur et à mesure des CSE, ils n’ont cessé d’interroger la direction sur ses intentions, sans obtenir d’autre réponse que : ces trois entités ont une existence propre, elles ont vocation à perdurer. Mais sur le terrain, la réalité vécue par les salariés n’était pas tout à fait celle décrite par la direction. Les salariés de ces trois entités ne cessaient de s’interroger sur leurs missions, leur pérennité. Et tout à coup au mois de septembre, la donne a changé. Le projet « Hub Ici Régions » est né, actant la fusion de ces trois entités, comme si tout cela était logique, voire évident… Pour les salariés, c’est une surprise, un choc même ! Eux qui, pendant plus de trois ans, étaient cantonnés dans un périmètre extrêmement circonscrit, doivent réinventer leur avenir. Pour les journalistes d’ICI National, c’est le retour à la rédaction nationale. Pour les salariés d’IV3 dont la disparition va être actée à la fin de l’année, ce sera le Pôle Image ou le bureau des régions. Quant à FTR, si le projet donne le sentiment que l’avenir de ce service est assuré, l’activité n’est en réalité pas garantie. Les élus ne comprennent pas. En 3 ans, la direction n’ait pas eu le temps de peaufiner un vrai projet, bien préparé avec la montée en compétence qui s’impose pour pouvoir passer d’un service à l’autre. Elle n’a pas non plus associé en amont les élus pour construire un projet qui susciterait l’adhésion de tous. Le projet présenté est un projet pensé sur le papier qui ne résiste pas à la critique et aux questions des élus. En demandant un CSE extraordinaire pour poursuivre les débats, ils ont démontré leur envie de comprendre les intentions de la direction et leurs questions ont été nombreuses. Concernant les ETP d’abord : le projet se dit à iso-effectif, mais les tableaux font apparaître une différence de 20 ETP, dont on ne sait pas vraiment ce qu’ils vont devenir. Quant aux départs à la retraite, c’est dit ou plutôt c’est écrit, ils ne seront pas remplacés ! Comme toujours ! Tant pis pour ceux qui reste, ils devront travailler plus, sans un euro de plus ! La seconde question est celle de l’avenir des personnels travaillant pour les trois entités.
Sur 10 journalistes travaillant sur cette édition, deux sont fléchés sur le numérique, un rejoindra le réseau France 3, deux repartiront à la direction de l’information. Mais quels postes vont-ils occuper précisément ? Cela n’est pas dit. Et qu’adviendra-t-il des 5 autres journalistes ? L’avenir le dira. Quant aux PTA…. Il n’en est même pas fait mention.
Ce changement des conditions de travail conviendra-t-il aux personnes concernées ?
Et les autres ? Leur sort n’est pas scellé, il faut les rencontrer… échanger … certes, mais encore faut-il avoir des propositions à faire…
C’est un peu l’inconnu. FTR va être le nœud du Hub « ICI Régions » accueillant la direction du Hub. Mais ce que sera finalement cette entité ? il est difficile de le prévoir aujourd’hui. Le projet évoque une période transitoire mais les échanges disent clairement que tout reste à inventer pour l’après. Qu’adviendra-t-il du personnel technique de FTR et des régies de ce site ? Quelle est l’ambition ? Qu’adviendra-t-il des journalistes présentateurs ? Quelles seront les missions attribuées aux rédacteurs, aux monteurs ? Comment réaliser des reportages lorsque l’on ne dispose pas du matériel adéquat ? La direction se dit ouverte, elle est prête à travailler avec les salariés pour définir leurs missions futures… Pour les élus, le constat est accablant : aujourd’hui, la direction n’est pas en mesure d’écrire leur avenir et c’est bien la faiblesse de ce projet qui se veut ambitieux mais qui ne propose rien de concret, sans doute par manque de moyens, ce qui laisse les élus perplexes, voire abasourdis.
Et dans ce contexte on ne peut plus incertain : aucun plan de prévention des risques, aucun budget formation dévoilé « une enveloppe est prévue, ce sera selon les besoins » et la direction se garde bien d’en dévoiler le montant), aucune communication sur l’accompagnement et sur les solutions de repli pour les salariés qui ne souhaiteraient pas se diriger vers les postes sur lesquels ils sont fléchés. Si l’on doit résumer ce CSE extraordinaire, l’expertise votée par les élus du CSE s’impose. Un regard extérieur averti est indispensable pour apporter à la direction des recommandations afin de protéger et de sécuriser les personnels concernés par le projet… Un projet qui s’annonce brutal et surtout incompris. Les élus rappellent la direction à ses responsabilités : s’ils ne sont pas contre les projets, ils demandent simplement à les comprendre afin de s’assurer qu’ils sont déployés dans le respect des salariés.
Paris, le 02 octobre 2025
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Le 28 juillet dernier, en deuxième partie de soirée, France 3 a diffusé un documentaire sur notre ex-ministre des Sports et sporadique ministre de l’Éducation Nationale Amélie Oudéa-Castéra. Une programmation qui déjà interroge ! Un an après les JO, en plein été, au beau milieu des rediffusions, l’affaire sentait le programme qu’on glisse discrètement sous le tapis, histoire que personne ne le voie. Mission réussie : personne ou presque, ne l’a vu… Pas étonnant, au vu du bilan de son action au gouvernement qui se résume à une série de sorties médiatiques embarrassantes, le souvenir d’une glissade dans la Seine, et un mensonge face caméra qui lui valut de ne passer que 28 jours rue de Grenelle, à peine plus long qu’un tournoi du Grand Chelem. Les Français l’avaient déjà largement oubliée… Mais voilà que le service public lui offre près d’une heure d’antenne ! Une commande passée à une société de production qui avait travaillé avec elle lorsqu’elle dirigeait la Fédération française de tennis, la réalisation confiée à un ancien joueur de tennis. Le décor était planté. Résultat : 147 000 téléspectateurs ! En revanche, un carton sur les réseaux sociaux, où l’affaire a fait les délices des snipers toujours prêts à dégainer dès que France Télévisions dérape. Car que montrait ce documentaire ? Une ex-ministre au bord des larmes, se posant en victime d’un monde politique d’une violence inouïe, « mal comprise » car trop sincère, maladroite en communication, et trahie par l’injustice des Français. Témoignages complaisants de proches à l’appui – sa sœur, son oncle, et même le président de la République, principal responsable du fiasco. On a échappé de peu à Nathalie Saint-Cricq, sa tante… Au final, 52 minutes de panégyrique, « d’entre soi », à peine égratigné par une journaliste du Parisien dont les propos n’ont pas, selon elle, été fidèlement retranscrits au montage. La presse s’est fait les choux gras de cette affaire et en particulier le journal « Libération » dans un article datant du 25 août. Car si la première erreur fut de commander et diffuser un tel documentaire, la seconde, plus grave, tient à la justification de la direction sur ce manque de rigueur éditoriale : « L’entreprise précise que le projet n’est pas une coproduction, mais un pré achat, un mode de financement censément beaucoup moins exigeant pour le groupe, car la rédaction n’y participe pas ». À sa lecture, on s’étouffe ! Quel aveu ! Voilà près de vingt ans que, tous syndicats confondus, nous alertons sur les dangers d’externaliser toujours davantage la fabrication de nos programmes, et voici que la direction reconnaît que cette politique nous conduit à diffuser n’importe quoi sur nos antennes et si c’est mauvais, c’est la faute des autres ! Depuis des décennies, les directions successives brandissent l’externalisation comme solution miracle : Exit ! les réalisateurs maison. Exit ! les équipes de tournage maison, tout le monde dehors, le privé c’est la panacée ! Aujourd’hui, hormis une poignée de salariés irréductibles délocalisés en Armorique, plus aucun programme de production n’est réalisé par des salariés de FTV. Seule l’information est encore entre nos mains, et encore pour combien de temps, puisque des tranches entières d’actualité de franceinfo sont produites par FTV Studio, donc tournées, montées et réalisées par du personnel intermittent. Cet aveu, désormais inscrit noir sur blanc, confirme ce que nous redoutions : à force de sacrifier le « fait maison », le service public s’expose à renoncer jusqu’à son exigence éditoriale. Ce documentaire aura eu au moins une qualité, établir une jurisprudence, et on s’en souviendra lorsque dans un avenir certainement très proche, on nous expliquera les bienfaits et l’absolue nécessité de se séparer encore un peu plus des salariés, et par voie de fait, de notre savoir-faire…
Paris, le 3 septembre 2025
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