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Liminaire du CSE Siège20 et 21 novembre 2024Notre Drame |
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L’émotion sera planétaire et fera battre le cœur de centaines de millions de personnes, croyantes ou non, chrétiennes ou non. De l’émotion, mais c’est surtout de réflexion dont nous aurions besoin pour analyser les vraies raisons de cette catastrophe, car à ce jour, l’enquête piétine toujours : mégot ou court-circuit ? A ce stade, certaines vérités sont connues, et elles ne sont pas glorieuses. Ce soir-là au PC incendie, une seule personne était présente au lieu de deux, la sécurité de la cathédrale avait été confiée à une société privée, le pauvre homme qui a donné l’alerte n’était là que depuis 3 jours et n’avait quasiment aucune connaissance des lieux. Un rapport datant de 2016 avait signalé que les risques d’embrasement de Notre-Dame étaient élevés et que sa protection était insuffisante. Mais ce rapport avait été classé « secret défense » pour ne pas donner d’idées aux terroristes et pour rassurer les autorités. Certains experts avaient même affirmé avec aplomb qu’une charpente en chêne vieille de 600 ans ne brûlait quasiment pas. Tout le monde a vu... Pour couronner le tout, la seule grande échelle dépassant les 32 m avait été excommuniée en banlieue quelques années auparavant car elle n’était pas assez utilisée, soit en termes technocrates : elle n’était pas rentable … Beaucoup d’enfants ont rêvé être pompier un jour, mais certainement pas avec une échelle trop petite. Résultat de toute cette cascade de petits renoncements, les soldats du feu s’attaqueront véritablement à l’incendie environ 1h30 après son début. En plein cœur de Paris, au 21ème siècle ! Cette séquence devrait tous nous faire réfléchir et nous donner la température sur l’état de notre société actuelle. Il est paradoxal que dans l’histoire millénaire de la cathédrale, les dommages les plus graves se soient précisément produits au moment où le système de sécurité, considéré comme le plus avancé de l’histoire de l’humanité, était en place et les moyens les plus modernes pour lutter contre les flammes à notre disposition. Ce qui a détruit Notre-Dame, ce n’est pas le feu, ce sont les coupes budgétaires, les devis les moins chers, les externalisations. C’est Notre Drame. Cet incendie nous démontre que nous sommes aujourd’hui incapables de préserver ce que nos ancêtres nous ont légué, ce que des dizaines de générations avant la nôtre ont protégé. Car depuis cet incendie, quelles mesures ont été prises ? L’État est-il venu au secours de notre patrimoine ? Non, il a organisé un « loto » ! « A votre bon cœur messieurs dames ! » Et pour reconstruire notre cathédrale, les milliardaires ont participé à la quête « gloire à eux ! » Ceux-là même qui intriguent jusqu’au sommet de l'État pour payer moins d’impôts, ces impôts qui manquent cruellement à tous les services publics qui ne cessent d’être dévastés années après années. On est prié d’applaudir le tour de passe-passe, sans trucage, on voit tout, mais on ne dit rien. On ne mesure pas la richesse d’un pays à la longueur des yachts de ses milliardaires. Que serait la France sans son patrimoine ? Il serait stupide de comparer France Télévisions à Notre-Dame de Paris. Mais nous sommes néanmoins essentiels et parfois indispensables, on n’a pas cessé de nous le répéter durant le Covid, et nous l’avons réentendu à propos de notre couverture quasiment irréprochable des J.O. Pourtant, rien ne change, les budgets et les effectifs sont constamment réduits, les services sont à l’agonie, les salariés sont épuisés. Sur le plan national, les syndicats sont stigmatisés à longueur d’année par les politiques et les médias. « Ringards », « inutiles », « frein au progrès », sont les reproches les plus fréquents. Un autre drame… Pourtant dans tous les services publics, des voix s’élèvent chaque jour en interne pour préserver l’outil, les compétences et les effectifs. En considérant l’incendie de Notre-Dame, rien n’est ringard dans ces revendications. A France Télévisions le drame est en cours et la catastrophe imminente, dans les instances, nous essayons d’éteindre des départs de feux un peu partout. Nous nous battons pour conserver notre grande échelle.
Paris, le 20 novembre 2024
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Liminaire au CSE Siège
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Broyées ! Les équipes légères du siège,Annihilée ! La rédaction nationale de France 3,Atomisées ! Les éditions nationales de France 3,Sous perfusion en réanimation ! France Info Canal 27,Souffrance à tous les étages ! Pour le nouveau CDE,
Incompréhension et inquiétudes vivaces pour les équipes envoyées en flex-office à l’orée de Campus……Et aujourd’hui, c’est au cœur de la machinerie de la télévision publique qu’un scénario désormais bien rodé est en train de prendre forme, avec son lot prévisible de victimes et de laissés-pour-compte… Sous le nom biblique de « GENESYS », se cache le regroupement des régies du siège dans un « hub » information, auquel vient s’agréger deux régies dédiées à la production. Sous le soleil du bond technologique et de la modernisation (le passage des régies en mode IP), le diable est dans les détails, car le spectre de la mutualisation des tâches et de la polyvalence étend son ombre, et avec lui la perte de sens au travail et une réduction drastique des postes de travail. Le scénario est archi connu et se répète comme le modus operandi d’un destructeur en série :
Au-delà du scénario, le point commun de ces mauvais films, c’est un concept : la transformation. Tous les projets menés depuis une quinzaine d’années à FTV, qu’ils soient technologiques, ou d’offres éditoriales et de programmes peuvent se lire sous le prisme de cette politique. La transformation à FTV, c’est un budget, alloué par la tutelle, un budget à dépenser. 45 millions alloués par l’Etat pour 2024 (raboté à 32 millions en février dernier par le ministre des finances dans le cadre du plan d’économies ). Mais la transformation, à FTV, c’est aussi un coût. Un coût humain qui n’est jamais pris en compte. Les salariés qui vont participer à ces transformations comprennent-ils qu’ils sont en train, pour un certain nombre d’entre eux, de signer la fin de leur carrière professionnelle ? Va-t-on ajouter aux expressions « se tirer une balle dans le pied », « scier la branche sur laquelle on est assis » du langage courant, l’expression : « je construis une régie IP ? » Nous, élu.e.s et organisations syndicales, le voyons tous les jours. Nous sommes le SAV de ces inquiétudes et de ces souffrances. À aucun moment, la direction, sous la bénédiction de la présidente, ne le prend en compte. Elle s’en fiche. Transformer coûte que coûte, quoi qu’il en coûte. Un point c’est tout. Paris, le 30 octobre 2024
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Liminaire au CSE Siège18 septembre 2024Après la parenthèse enchantée, le dur retour à la réalité à FTV |
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Déni du dialogue social et souffrance des salariés, un système de gouvernance
FTV c’est comme au théâtre ou à l’opéra, il y a la scène et les coulisses, avec ses machineries et ses travailleurs de l’ombre. Cet été, côté scène, le public a été gâté : du sport et de la politique, de l’émotion, du suspens, des rebondissements, de la joie, des images somptueuses, la fête, les médailles, de l’or, la nation à nouveau rassemblée, fière de ses champions et de sa capitale… Côté coulisses, en revanche, pour faire tourner à plein régime la salle des machines, les travailleurs de l’ombre en ont bavé. Horaires à rallonges, vacances annulées ou reportées… pour autant, les salariés ont montré leur vaillance : leur motivation professionnelle et leurs compétences sont, comme toujours, LA clef de la réussite des « spectacles » de cet été. Il faut leur rendre hommage. Mais revenons à cette rentrée. Une fois la « parenthèse enchantée » des olympiades refermée, place aux dures réalités ! La première, et ce n’est pas une nouveauté, c’est que donner un sens concret à la notion de « dialogue social » n’est pas dans les plans à court, moyen ou long terme de cette présidence et de cette direction. Tenez, prenez cette fameuse conférence de presse organisée dans le hall de MFTV, qui a été l’occasion pour la direction d’annoncer que désormais l’édition nationale du 20h produite au siège passe de trente minutes à une heure. Trente minutes à une heure ? Doublement de la durée, ce n’est pas rien ça … Le dialogue social, c’eût été qu’on en informe les élus du CSE et les organisations syndicales, qu’il y ait des échanges et qu’on en parle aux équipes impliquées…Mais rien de tout ça ! Alors délit d’entrave ? « Pas du tout », répond la direction, interpellée par les représentants de proximité lors de l’Instance de la semaine dernière. « C’est une décision éditoriale », nous explique-t-on, « qui n’a aucune conséquence sur les vacations ou la charge de travail ». Ah bon ? De l’aveu même du directeur de l’information : « Des sujets plus longs, plus de reportages, plus de journalistes de terrain sur le plateau, plus de vérifications et d’investigations, plus d’experts et de spécialistes, plus d’invités ». On peut en discuter ? À France Info canal 27, un nouveau directeur a été nommé en juillet, la grille de rentrée, elle, n’a été présentée aux équipes que fin août. À cette occasion, la direction avait prévu une réunion, en présentiel, sans penser aux nombreux salariés absents : pas de VISIO pour partager avec le plus grand nombre… Alors que les annonces ne sont pas sans importance : France info TV devient une chaîne de talk ! Oublié l’ADN tant défendu : où est donc passé la volonté de faire de France Info canal 27 une chaîne d’information « différente », ce fameux « pas de côté » ? En attendant ces derniers souffrent. Fatigués par des décisions qui les malmènent sans concertation, épuisés par une direction qui reste sourde à leurs légitimes demandes. C’est l’autre réalité de cette rentrée, rien n’arrête la direction, pas même son obligation d’assurer la santé de ses salariés. Donc si FTV est de moins en moins producteur audiovisuel, elle tient de plus en plus haut la barre de la production de souffrance au travail. Pour celles et ceux qui les auraient ratés, voici un replay, un best of, des meilleurs épisodes de l’été au Siège… produits en interne et en coulisses. Au « CDE », les épisodes précédents ont mis en valeur le malaise des chefs de chaîne, la souffrance à la Media FACTORY, mais voilà l’épisode surprise de l’été : la révélation du naufrage de la cellule préparation diffusion, tout petit collectif de six salariés. Nous y reviendrons bientôt plus en détail, sans doute après le travail de la CSSCT, qui a été saisie, mais en voici le pitch : refonte du CDE et création ex-nihilo de cette cellule, mais les salariés sont livrés à eux-mêmes, en particulier les gestionnaires de conduite d’antenne, sous employés par rapport à une fiche de poste fraîchement pondue par la direction ; malaise croissant …arrêts maladies… Un manager et une RRH qui ne respectent pas les préconisations du médecin du travail pour deux des salariés, l’inspection du travail qui est saisie et qui demande le respect des préconisations et… résultat : RIEN ! Aucun changement, toujours pas de prise en compte des préconisations médicales. Alors, quand on sait qu’un des salariés concernés est RQTH, on rit jaune en pensant au dernier CSE, celui de juillet, où la direction est venue vanter son bilan sur le plan de la prise en compte et la prévention du handicap dans l’entreprise… À noter que cet épisode se termine sur la séquence choquante de la DRH du secteur, qui ne prend pas la peine de répondre à un DSC qui lui demande un rendez-vous fin août pour faire le point sur le dossier. À suivre donc. Dans la série « équipes légères du siège », souffrance au climax chez les salariés. Convocation chez la DRH qui veut savoir pourquoi la plupart des salariés refuse leur nouvelle affectation sur les plateaux et en régie, eux qui ont passé leur vie au grand air sur le terrain à recueillir paroles, images et sons aux quatre coins du monde. Là aussi, inspection du travail saisie et courrier instantanément mis au panier par la direction. Désolé de divulgâcher, mais cet épisode se termine par 2 arrêts maladies et une menace de licenciement. Dans la série « rédaction nationale » (beaucoup de saisons dans cette série) : après la dissolution de la rédaction nationale de France 3, l’éradication des éditions nationales, Tempo, ICI…la mise à l’écart des membres de la courageuse SDJ appelant à un front uni des médias contre l’extrême droite, a été un moment fort de l’été… Plus globalement rien ne change : les ex-France 3 sont toujours malmenés, un petit noyau essaie tant bien que mal de faire valoir le droit à penser différemment, la direction leur fait payer en les bloquant dans leur carrière professionnelle. Désespérant ! Et puis, cette mini-série finalement devenue une série à part entière grâce à l’inefficacité de la direction : celle du « service IV3 et FTR à Vaise ». Le problème est connu, c’est le manager, mais il est soutenu par le directeur de l’information. Pendant ce temps les salariés trinquent. Dans l’épisode de cet été, on a vu une nouvelle alerte intersyndicale : aucune réaction de la direction. Toujours le même déséquilibre de la charge de travail à IV3, une angoisse totale des salariés à FTR sur leur avenir et dans chacune des deux entités, un rédacteur en chef en arrêt maladie long. Une série qui monte en puissance, elle n’est pas nouvelle mais promet d’être passionnante. Il faut dire que les protagonistes ont de la trempe. Les documentalistes du siège. Un collectif, largement féminin, dont le métier et les compétences ont énormément évolué depuis quinze ans, mais qui n’en ont ni la reconnaissance fonctionnelle ni salariale. L’épisode de cet été se termine sur une grève suivie par 100% des salariés. (Ici aussi on passe sur la séquence du même DSC qui alerte la direction durant l’été demandant les remplacements des arrêts maladie dans le contexte de charge de travail hyper tendue, alerte restée bien entendu sans réponse). Enfin, une série de dernière minute : elle est actuellement en production et s’intitule Genesys. Elle concerne notamment la refonte prochaine de l’ensemble des régies du Siège. Après l’interminable Open Media, et le difficile Sherlock (dont les effets perdurent …) la nouvelle série sur le thème, « la transition technologique, on l’aime ou on la quitte » promet d’être riche en drames et en souffrances. Voilà, le temps nous manque, et nous en avons sans doute oublié. Mais l’essentiel est dit : les décisions unilatérales et sans écoute, qui déstabilisent les salariés en niant leur rôle dans l’entreprise, sont un moyen de gouvernance à FTV. Face à ce sombre tableau, nous salariés, représentants des salariés, nous pourrions perdre espoir. Mais non. De plus en plus, FTV ne peut plus impunément maltraiter ses salariés sans se voir sanctionner, par les juges des prudhommes, mais aussi par l’assurance maladie. Cet été effectivement, deux arrêts maladies liés à la maltraitance par la direction ont été confirmés en accident du travail, et certains avocats n’hésitent pas à attaquer à titre personnel certain membre de la direction pour que le mal-être change de camp. C’est important, symbolique et grave : oui cela confirme que, aujourd’hui, la direction est dangereuse, le management et la gestion humaine sont à revoir. Il y a des méthodes à proscrire, et sans doute, la CGT n’a pas peur de le dire, il y a des personnes incompétentes et toxiques à écarter et à remplacer de toute urgence.
Paris, le 18 septembre 2024
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Compte-rendu CGT CSE Siège17, 19 et 20 juin 2024 |
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Chaque année, le trésorier du CSE, accompagné de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes, présente à l’ensemble des élus les activités réalisées au cours de l’année et les dépenses effectuées. En 2023, la direction a versé au CSE, une subvention de 5 608 500 € 63,64% de cette subvention soit 3 569 000 € ont été reversés au CI ORTF. Le budget des ASC a donc été de 2 039500 €. Cette somme a été utilisée pour financer et subventionner les activités que sont les spectacles, les voyages, les sports ainsi que les chèques « vacances », les bons de rentrée scolaire et les bons de Noël dont bénéficient les salariés et leur famille. Au moment de la COVID, le CSE a pu constituer des réserves et a souhaité les dépenser. Le budget 2023, a donc été établi avec un déficit prévisionnel de 1 million d’euros. Celui-ci a été dépassé, puisque le déficit a été de 1 300 000 €. Pour 2024, le déficit devrait se stabiliser autour des 1 million d’euros. L’objectif est de conserver des réserves pour les années futures, d’autant que, désormais, les CSE sont confrontés à une nouvelle règle : une récente décision de la Cour de cassation, a établi que, désormais, tout salarié en contrat dans l’entreprise, pouvait bénéficier des ASC, pendant la durée de son contrat, ceci, quelle que soit son ancienneté. Cette nouvelle donne risque de déstabiliser le budget de 2024. Les membres du bureau envisagent de revoir le budget 2024 et de fait les prestations qui seront servies en attendant de pouvoir mesurer l’impact de la décision de la Cour de cassation. Les comptes ont été approuvé par le commissaire aux comptes et ils ont été adoptés par les élus. 24 Votants : 15 Pour - 9 Abstentions
Ces techniciens spécialisés sont en quelque sorte les pompiers de service du centre de diffusion. Cette alerte santé n’est pas nouvelle : la première, émise par les élus, date du printemps 2023, c’est-à-dire de plus d’un an. Depuis rien n’a changé. Entre les salariés et la direction, c’est un véritable dialogue de sourds ! Les salariés ont le sentiment de n’être ni écoutés, ni entendus et les élus ont pu constater à travers les témoignages lus en instance, le degré de désespoir et de souffrance, des salariés de ce service. La direction de son côté estime déployer de nombreuses ressources qui visiblement ne sont pas celles attendues par les salariés. À l’origine des tensions, plusieurs problèmes :
Et comme dans de nombreux services, la réorganisation des espaces a été décidée sans réelle concertation. Quant aux élus, qui appartiennent à ce service, et qui s’expriment en CSE, ils ont le sentiment d’être ostracisés. Face à ce constat, les élus ont demandé à la direction de donner une visibilité à 8 semaines pour les plannings. Ils ont rappelé la nécessité des respecter les accords collectifs et les préconisations de l’INRS. Ils veulent que leur soient présentées, lors du CSE de juillet, les conclusions du psychologue qui a entendu l’ensemble de l’équipe. Et si aucune solution n’émerge pour rétablir le dialogue et mettre fin à la souffrance des salariés, ils s’engagent à voter une résolution pour demander une expertise. L’analyse de la situation par un tiers extérieur peut permettre d’établir un diagnostic et ainsi proposer des solutions pour que ce service puisse fonctionner dans une atmosphère plus sécurisante et plus sereine. 23 Votants - 23 Pour
Au cours du 1er trimestre 2024, le Siège voit son effectif légèrement augmenter, il passe de 3788 permanents à 3792 Permanents présents (en Personnes Physiques), soit un gain de 4 personnes sur le trimestre et de + 71 personnes sur une année. La part des effectifs permanents reste stable à 84,5% des effectifs globaux alors que la part des effectifs non permanents représente 15,5%. Au total, le Siège compte 4290,4 ETP moyen soit 3624,6 ETP Permanent et 665,7 ETP Non Permanent. Sur une année, le gain est de +163,1 ETP moyen + 110,3 ETP au bénéfice des PTA soit une hausse de 3% + 52,8 ETP pour les journalistes ce qui correspond à une hausse de 6%. Les temps partiels sont en hausse. Sur l’année, la hausse est de + 8. Ces temps partiels sont principalement en lien avec des requalifications de personnels non permanents. Sur la totalité des temps partiels, 83 % le sont à l’initiative du salarié, 17 % correspondent à des postes à temps partiel. La part des femmes dans l’entreprise progresse, elles étaient 50,5% au 31 décembre 2023, elles sont désormais 50,6%. + 0,1% en un trimestre. Pour les membres de la commission, ce chiffre global ne permet pas de juger de la réalité de la mise en œuvre de l’égalité professionnelle, Il convient d’observer service par service comment les choses évoluent. Le début de l’année 2024 a été marqué par une augmentation importante des congés maladie dont les remplacements ont bondi, recrudescence de COVID, ou d’autres formes de maladies respiratoires. Les congés sans soldes ont été moins nombreux. À souligner, les congés paternité, ceux-ci sont encore peu nombreux mais bel et bien rentrés dans les mœurs. Il est difficile de voir comment les élus sont remplacés mais ceux-ci attestent des difficultés à exercer leur mandat sans être remplacés. Cela les met en difficulté vis-à-vis de leur direction mais aussi vis-à-vis de leurs collègues qui assument leurs tâches lorsqu’ils sont en instance ou en négociation. Au global sur le 1er trimestre 2024, le solde des arrivées/départs est de +2 avec 54 arrivées (dont 50,0% de transformation de CDD en CDI) contre 52 départs. Les membres de la commission relèvent que les licenciements sont en augmentation + 22. Ils représentent près de la moitié des départs. Questionnant également le fait que sur 22 licenciements prononcés, 14 l’ont été pour inaptitude. Ils concernent des personnes âgées en moyenne de 61 ans, dont l’état de santé ne leur permet plus d’exercer leur métier ; Quant aux démissions, elles sont le fait de quadras pour leur grande majorité et atteste de la manière dont aujourd’hui les carrières se construisent, pas forcément dans une seul et même entreprise. Le nombre d'heures supplémentaires et complémentaires payées au global au Siège est en hausse de 18,8%, avec un taux de 61,0% pour les permanents et un taux de -23,8% pour les non permanents. Ce sont principalement les secteurs de l’information et de la gestion des moyens production qui absorbe ses heures supplémentaires. Si globalement les heures supplémentaires pour les non-permanents ont diminué, rapportées à chaque individu, le résultat est différent. Sur les trois derniers mois, les permanents ont réalisé en moyenne par individu + 6,7 heures supplémentaires. Pour les non-permanents, le chiffre monte à 17h supplémentaires, ils sont moins nombreux et de fait, ils assument plus d’heures supplémentaires. Ces heures supplémentaires ont très majoritairement payé, car il est difficile d’accorder des récupérations.
Ce CSE a été également l’occasion pour les élus de se prononcer sur deux demandes de dérogation. L’une formulée en urgence pour que puissent être réalisés les clips de campagne des candidats aux élections législatives. Cela fait en effet partie des missions de service public et permet à tous les candidats aux élections législatives de présenter leur programme à l’ensemble des Français. En effet, aucune chaîne privée ne permet une telle représentation de la diversité de l’offre politique et donc de la démocratie. Ce sont les techniciens de la Fabrique qui sont mobilisés pour produire dans des délais très courts, les modules vidéo de présentation des listes. Une trentaine de techniciens y travaillent mais seul six font l’objet de la demande de dérogation horaire, ceux qui sont directement affectés à la production et à la coordination. Ils sont aguerris à cette tâche puisque ce sont eux qui ont déjà produits les modules diffusés pour la campagne des Européennes. Les élus ont pris acte et ont demandé un retour sur le réalisé. 19 Votants - 19 Pour La seconde demande de dérogation concerne le Tour de France Féminin qui se déroulera du lundi 12 au dimanche 18 août. Les équipes seront mobilisées dès le 11 août, elles assureront la couverture de l’évènement tout au long des huit étapes dont trois auront lieu en Belgique. Cette demande de dérogation concerne uniquement le personnel de la Fabrique, pas celui de la rédaction, ce qui a surpris les élus. Ils ont pris acte et ont demandé un réalisé pour les salariés de la Fabrique, comme pour les salariés de la rédaction. Ils veulent en effet, s’assurer que le prévisionnel correspond bien au réalisé. 22 Votants - 22 Pour
Chaque année, les trois médecins du travail rencontrent les représentants de la commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail. Le bilan, cette année fait état d’une explosion des risques psychosociaux. En cause, les grands projets de l’entreprise Tempo, Campus mais aussi le déploiement des nouveaux outils que sont Open, Media, Sherlock et enfin les méthodes contestées de certains managers. Impossible de citer tous les services concernés, ils sont bien trop nombreux, sachez que l’on retrouve le service paye, le centre de diffusion, la Média Factory, IV3, mais aussi l’infographie ou encore le service juridique. Soulignés par le rapport, les troubles musculosquelettiques. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce n’est pas toujours le travail en lui-même qui les provoquent, mais bel et bien les déménagements successifs et le flex office auxquels sont soumis les salariés. La CSSCT se dit vigilante. Le rapport note, toutefois, un point positif, l’augmentation des caméras légères pour les JRI. Parmi les risques nouveaux identifiés par la CSST, le travail en zone de conflit. Les salariés, techniciens et journalistes amenés à travailler en zone de conflit sont de plus en plus nombreux à demander un accompagnement à leur retour. Mais il ne faut pas forcément être sur le terrain pour être impactés, les monteurs et les personnels qui doivent visionner les images issues de zone de conflit ont aussi besoin d’un accompagnement. Également pointé du doigt, le travail en horaire décalé qui a des impacts qui s’accélèrent avec l’âge. Les membres de la CSSCT insistent sur la nécessité de prévoir une mobilité et des passerelles dès l’embauche afin de permettre l’évolution vers d’autres métiers, moins contraignants en termes d’horaires. Sur les quatre premiers mois de 2024, l’absentéisme est en baisse et cette baisse touche toutes les directions. Les absences sont le fait de la maladie, des accidents du travail ou encore des accidents de trajet. Principalement touchés, les 60/64 ans. Viennent ensuite les plus de 65 ans puis les 55/59 ans. Les directions concernées sont celles de l’information, de la direction de la gestion et des moyens de production ainsi que le secrétariat général. Mais ce qui inquiète particulièrement les membres de la CSSCT, ce sont les salariés d’IV3. En cause : la réorganisation du service lors de la mise en œuvre du projet Tempo mais aussi un mode de management fortement contesté par les salariés. À cela s’ajoute une réelle incertitude sur le devenir du service IV3. Les membres de la CSSCT demandent à la RH, de poursuivre le travail de médiation entrepris depuis la première alerte qui date de novembre 2023 et recommandent la mise en œuvre d’une expertise. Un regard extérieur semble à ce stade indispensable. Enfin, les scriptes de PIDF font toujours l’objet d’un suivi et malgré cela le service est toujours en souffrance. Les outils tels que Open Media, DALET et ROSS y sont pour beaucoup. Ils complexifient leur travail. A cela s’ajoute une inquiétude qui touche tous les salariés, car ils n’ont pas de visibilité sur leur avenir à court terme. Un point d’étape est demandé par les élus. La qualité de l’air était également au menu de cette CSSCT, car le taux de benzène enregistré par le Bureau Véritas est supérieur à la valeur cible à certains endroits de FTV. Or, le benzène est un cancérogène avéré pour l’homme. Des mesures ont été prises afin de concentrer les ventilations sur les plages horaires où le parking est particulièrement fréquenté. Par ailleurs, un affichage a été mis en place pour demander aux automobilistes de ne pas laisser leur moteur allumé inutilement dans les parkings. L’installation de détecteurs de benzène est à l’étude. Pour terminer, un sujet qui intéresse de plus en plus de monde à France Télévisions : la dératisation et la désinsectisation. L’entreprise “Hémera 3D” effectue un passage régulier à tous les étages de FTV pour lutter contre les rongeurs. Il est aussi question de calfeutrer les trous servant à faire passer les câbles dans le sol. Ce travail sera effectué par l’entreprise “ISO PROTEC”. Pour les autres bâtiments (Quadrans, Seine Ouest, Barjac, Le Ponants Seine/Parc/Ouest) : la société Atalian est chargée de la dératisation-désinsectisation. Ensuite, le rapport donnant la situation générale de la santé, de la sécurité, des conditions de travail dans l’entreprise a été présenté. Il est dans la lignée des conclusions de la CSSCT. Ce rapport fait également état de quatre « alertes danger grave et imminent », ce qui est très préoccupant.
Pierre-Marie DE LA FOATA, actuel président de la commission restauration, quitte le périmètre du siège pour rejoindre la Corse. Benoît SALVI candidat, est élu à l’unanimité Président de la Commission restauration. 20 Votants : 20 Pour Les élus ont également désigné Stéphane AUVRAY secrétaire adjoint du CSE siège en remplacement de Madame Caroline LABASQUE partie à la retraite. 20 Votants : 20 Pour
Paris, Le 27 juin 2024 |
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Compte-rendu CSE Siège18 et 19 septembre 2024 |
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La restitution du rapport de la commission d’enquête paritaire a permis de constater que les élus et la direction faisaient un diagnostic commun sur un certain nombre de problèmes ayant conduit au mouvement de grève d’avril 2024. Malheureusement, la direction ne gère que les crises et il aura fallu une saisine et une déclaration de Danger Grave et Imminent pour qu’elle commence à réagir. Le résultat de cette enquête est un rapport exhaustif des difficultés vécues par les correspondants et des mesures à mettre en œuvre pour y remédier. Un rapport alimenté de nombreux verbatims. Ils relatent la parole des intéressés et mettent en lumière des situations limites :
Premier constat, une surcharge de travail et des journées à rallonge, quand la vacation commence par Télématin et se termine avec le 20h. La commission d’enquête a constaté une hausse de 36 % entre 2016 et 2021, et même si l’activité a légèrement baissé depuis, la hausse était considérable et a laissé des traces. Autre constat, des distances à parcourir souvent énormes en raison de la taille des régions. Si bien que les correspondants se comparent eux-mêmes à des « routiers de l’info ». Il leur est parfois demandé de se rendre à l’autre bout de la région pour un sonore ou un élément qui ne dépassera pas 10 minutes dans le journal. Cela se traduit par des risques routiers importants. D’autant que les correspondants préfèrent parfois rentrer chez eux après une longue journée de travail, plutôt que dormir à l’hôtel. Tout cela découle d’une difficulté à concilier la vie privée et la vie professionnelle que la direction ne prend pas suffisamment en compte. La secrétaire du CSE souligne que « l’encadrement doit être sensibilisé aux risques qu’il fait prendre quand il passe des commandes, car il est difficile, individuellement, de faire valoir ses droits ». Le CSE déplore également une relation « prestataire-client » entre les éditions et les correspondants, et une verticalité qui n’a pas lieu d’être entre journalistes. Les éditions font trop souvent une liste de courses qui ne correspond pas à la réalité sur le terrain. La CGT a souligné que cette verticalité originaire de la rédaction de France 2 et qui s’est étendue à l’ensemble de l’entreprise, est une des maladies actuelles de France Télévisions. Mais le directeur de l’information considère que ce n’est pas un sujet. Élus et direction sont donc d’accord pour renforcer les effectifs sur le terrain. Le bureau de Marseille devrait être doté d’une 3ème équipe et d’un poste d’adjoint, tandis que celui de Poitiers devrait obtenir une deuxième équipe. Strasbourg devrait avoir un JRI supplémentaire. Mais il reste des divergences sur le calendrier et sur les modalités de comblement de ces postes. Pour la direction, il devrait se faire par un redéploiement de permanents du Siège uniquement. Pour les élus, il doit être ouvert à tous les salariés. Il n’y a que sur le poste d’adjoint à Marseille que la direction est prête à ouvrir au-delà du Siège. La commission d’enquête a préconisé un renfort systématique de Paris dès que deux journées sont en dépassement d’horaires, une limitation des longs trajets pour de simples éléments dans un sujet, une meilleure prise en compte des demandes de temps partiel et une plus grande marge de manœuvre laissée aux correspondants en raison de leur connaissance du terrain. De son côté, la direction affiche déjà des améliorations comme l’établissement d’un programme chaque fin de semaine, et la mise en place d’un quota de correspondants disponibles par édition. Elle dit réfléchir à l’organisation d’une réunion annuelle entre correspondants et éditions pour pallier leur sentiment d’isolement. Mais une interrogation est revenue au cours des débats : « cette enquête va-t-elle servir à quelque chose ? ». La direction doit passer maintenant des paroles aux actes (lien à lire ici 📎).
Ce devait être un embryon de rédaction multi-média. Un service pilote où journalistes de télévision et journalistes web devaient cohabiter et même fusionner. Hélas, les têtes pensantes à l’origine de ce beau projet se sont rendu compte, un peu tard, que web et télévision, ce sont deux métiers différents, et les deux rédactions sont restées séparées, malgré une direction commune. Le concept a si mal fonctionné que l’ambiance est devenue exécrable dans ce service, au point que certains ne se disent même plus bonjour, le ton monte, les discussions prennent régulièrement un tour désagréable. Un comble ! La direction s’est rendue compte également qu’avec cette organisation, les journalistes de télévision n’avaient plus de lien hiérarchique avec la rédaction nationale, ce qui posait un problème pour faire remonter des sujets dans les éditions. La réorganisation présentée par la directrice de la rédaction nationale, prévoit donc un retour à la case départ. C’est-à-dire que les journalistes de télévision seront rattachés à la rédaction nationale et les journalistes web à la rédaction numérique. C’était pourtant simple comme « bonjour » ! … qu’on ne se dit plus au service culture. Au final, beaucoup d’énergie, de conflits, et de débats en CSE pour rien. Les élus espèrent que les mesures prises par la direction pour faire baisser le niveau d’agressivité au sein de ce service seront suivies d’effet. Une psychologue du travail va être dépêchée pour éteindre le feu. Mais il reste un problème de management qui ne sera pas réglé tant que la direction continuera à nommer des managers et manageuses sans les former auparavant.
Le CSE siège a fait part à la direction d’une inquiétude généralisée des salariés, aussi bien de la rédaction nationale que d’IV3 et FTR, à propos du déploiement du projet ICI en régions. Pour la rédaction nationale, l’inquiétude porte en grande partie sur l’avenir de l’information nationale et internationale sur France 3. La nouvelle formule d’ICI en région revient au projet initial de Tempo, c’est-à-dire avec des éditions régionales qui ont la main sur la hiérarchie de l’information, pouvant saupoudrer leurs JT de sujets venant de Paris, et non plus séparées en deux parties bien distinctes, régionale et nationale. Mais la durée d’ICI 19/20 est réduite de 40 à 32 mn, et il n’y a plus qu’un long format le week-end au lieu de deux. Cette évolution met malheureusement en lumière ce qu’est devenue l’information nationale sur France 3, si l’on compare avec ce qu’elle était il y a quelques années encore. On peut parler d’indigence lorsque la partie nationale d’ICI 12/13 n’a plus de moyens pour faire du reportage. Les sujets du 19/20 sont faits également à partir d’éléments du 13 heures de France 2. Il n’y a plus de possibilité de faire de directs en cas d’information importante puisqu’il n’y a plus d’édition unique de la partie nationale. A cela, s’ajoute le manque de moyens dans les services mis à disposition d’ICI avec l’arrivée du nouveau 20 heures de France 2. Les dossiers de trois minutes sont certes maintenus, mais les reporters ont du mal à dire à leurs interlocuteurs où et quand ils seront diffusés car eux-mêmes ne le savent pas. La direction garantie qu’il y aura une traçabilité des reportages. Elle assure que pour l’instant, la rédaction nationale ne s’est pas retrouvée en situation de ne pas fournir les éditions d’ICI. Mais jusqu’à quand ? Tout cela ne répond pas aux inquiétudes des salariés du siège qui ne voient pas quel est l’objectif final. Comme le souligne la secrétaire du CSE siège, « si vous voulez acter la fin de la collaboration du siège avec le réseau, il faut le dire. On ne s’interrogerait plus sur le projet mais sur le devenir des personnes ». Elle juge la méthode utilisée pour modifier le 20 heure « insincère ». Certains vont même au-delà et parlent de « mensonges » au cours des dernières années. La direction annonçait qu’il n’y aurait pas de disparition du Soir 3 un an avant qu’elle mette à exécution son projet funeste. Idem à propos de la fusion des rédactions, démentie par la direction alors qu’elle s’attelait à la mise en place du magasin commun France 2 - France 3. L’inquiétude vient surtout de la façon dont la direction informe, en général, les élus représentants des salariés. Sur IV3 et FTR, les salariés ne savent pas non plus où ils vont. Avec Tempo / ICI, la mission d’IV3 a changé. Mais ces changements sont accompagnés de souffrances au sein de ce service. Nombreux arrêts maladie, saisine de la CSSCT et de la médecine du travail. Pour la CGT, cette souffrance est manifeste depuis l’arrivée de l’actuel rédacteur en chef coordinateur d’IV3 et de FTR. Il y a une responsabilité managériale évidente. le directeur de l’information, quant à lui refuse cette interprétation et considère que le rédacteur en chef ne fait qu’appliquer ses directives. Pour les élus cependant, il est clair que si plusieurs personnes vont mal, c’est que l’ensemble du service va mal. La direction de l’information se dit tout juste prête à concéder une « petite enquête » dans le service, sur le modèle de celle qui s’est faite sur les correspondants, puisque c’est selon elle le nec plus ultra du dialogue social. Sur FTR, l’inquiétude est liée à des changements dans la nature des activités et des pertes d’ETP, alors que le projet Tempo devait se traduire par trois postes en plus. Une présentatrice est partie avec son poste à France 3 Lyon. Idem pour deux documentalistes qui ont changé de métier et ont fait jouer une mobilité. Pourtant, la direction assure qu’il n’y a pas de baisse d’activité et de perte d’ETP en valeur absolue puisqu’on est au même niveau qu’en 2023. Il n’empêche, FTR ne produit plus pour France info TV (qui se transforme en chaîne de talks), ne fait plus de culture pour franceinfo.fr, et se concentre sur la production télé pour les régions avec le module Régions d’Ici au début du 12/13. Les salariés dénoncent une perte de visibilité, même en région. D’une rédaction pilote, FTR leur apparaît de plus en plus comme une roue de secours.
La dérogation au temps de travail était à l’ordre du jour de ce CSE, mais les débats ont aussi porté sur l’ouverture de cette émission au personnel de France Télévisions. Sur le temps de travail, pas de surprise, certaines vacations sont excessives. Mais la direction est prête à revoir sa copie. Elle précise que dans la durée de la vacation est incluse la coupure repas qui n’est pas décomptée, car cette dernière est inférieure à une heure. Le CSE suivra le réalisé qui lui sera présenté normalement au début de l’année prochaine. Le directeur chargé des opérations spéciales de l’information et des antennes a rappelé que, comme chaque année, l’émission fait appel à des reportages et des « visages » de France télévisions. Mais il s’avère que même dans les reportages, le Téléthon choisi aussi des « visages » de l’info, alors que d’autres journalistes moins connus ont envie de participer. C’est un peu toujours la même chose, une entreprise à plusieurs vitesses, même dans le caritatif. La direction se justifie en affirmant que la notoriété permet d’avoir des relais dans les médias.
D’un point de vue général, les élus reconnaissent les efforts faits par la direction dans le sens d’une réduction des inégalités entre les femmes et les hommes au siège. Mais à y regarder de plus près, on trouve toujours des écarts de salaire trop importants dans certaines catégories et d’autres disparités. C’est ce qui ressort du rapport de la commission sur l’Égalité Professionnelle. Dans les groupes 9 et 11, notamment, les femmes gagnent toujours moins que les hommes, à ancienneté égale ou supérieure. Les élus considèrent les efforts de rééquilibrage de la direction insuffisants. Mais il n’y a pas que les disparités salariales qui déséquilibrent les relations de travail entre les femmes et les hommes. Il y a aussi les disparités en termes d’évolution de carrière. Il y a toujours trop d’hommes dans l’encadrement, notamment dans l’encadrement des rédactions. On peut même parler de recul historique au 20 heures, où il n’y a plus une femme rédactrice en chef. On a donc des journaux pensés par des hommes. Autre disparité, celle qui concerne le télétravail. Plus de femmes que d’hommes optent pour cette modalité. Cela s’explique par des retards sociétaux sur lesquels FTV n’a pas prise. C’est toujours trop souvent Madame qui s’absente pour un rendez-vous médical de l’enfant ou un problème scolaire. Et lorsque des facilités de télétravail sont remises en cause dans un service, ce sont souvent les femmes qui trinquent. C’est ce qui s’est passé à IV3, comme l’a rappelé la CGT. Ici, c’est l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef qui a tout « déglingué ». Dans ce service, tous les cadres sont des hommes, et presque toutes les coordinatrices sont des femmes. Le management de ce rédacteur en chef, déjà évoqué plus haut, est en cause. « La où il y a une majorité de femmes, il y a souvent de la souffrance et de l’injustice dans les collectifs », rappelle la CGT. Autre exemple significatif, celui des documentalistes du siège, récemment en grève, et pour cause. Dans ce service éminemment féminin, la situation salariale évolue très lentement, et l’on constate un plafond de verre sur le niveau de qualification. Sur les disparités salariales, il y aurait pourtant des mesures simples à prendre, rappelle la CGT. Résorber les inégalités, notamment lors des négociations salariales. On prend les parts variables, l’argent qui va aux producteurs privés, et on résorbe les disparités, proposent certains. La CGT met également en lumière la contradiction entre l’idéal du « à travail égal, à salaire égal », et les mesures individuelles, décidées au mérite. Sur ce point, le président du CSE souligne que ce sont les managers qui décident des mesures individuelles. La RH vérifie simplement que ce ne sont pas toujours les mêmes qui en bénéficient. Encore heureux ! Mais pour la CGT, c’est la notion de mérite qui pose problème. C’est une notion totalement subjective. « Ce sont les bons petits soldats ou les béni-oui-oui qui sont récompensés par une mesure salariale et fonctionnelle ». Ce système maintient les inégalités au sein de l’entreprise, comme s’il s’agissait de quelque chose de naturel. Enfin, des élus se plaignent que l’on mette toujours dans le même sac les personnels techniques et administratifs. Les fameux PTA. Alors qu’ils n’ont pas les mêmes contraintes. Une analyse plus fine permettrait de distinguer ces personnels entre d’un côté personnels technique d’un côté et de l’autre personnels administratifs (lien à lire ici 📎).
Les membres du bureau du CSE ont répondu aux questions des élus sur :
ASC : Le président de la commission dans son rapport s’est attaché à relater la politique des ASC, ainsi que les questionnements des membres de la commission sur leur fonctionnement. Le président de la commission a rappelé que ce document n’exprime pas son opinion personnelle, mais reflète fidèlement les débats et les avis exprimés par les membres de la commission.
CSE EXTRAORDINAIRE25 septembre 2024
Allongement du 2OH
Prise en flagrant délit d’entrave (non-présentation en CSE d’un projet important impactant l’entreprise) la direction est venu s’expliquer à la demande des élus du siège sur son nouveau projet d’information du 20H. Un « projet avant tout éditorial » … mais quel éditorial ? C’est l’argument massue de la direction de l’information. Plus de temps, plus d’info, plus de reportage, plus de décryptage. C’est l’attente à la fois de nos journalistes, pouvoir plus participer à l’info du 20H, mais aussi des téléspectateurs, explique le directeur de l’information : « on a constaté que l’on pouvait attirer les téléspectateurs sur certains sujets et à des moments plus dévoués à la publicité chez nos concurrents.” Pour une fois qu’on les laisse parler d’éditorial, les élus saisissent la balle au bond ! Plus d’info ? Très bien ! Mais quelle info ? Les élus interrogent sur les questions du pluralisme et de la diversité dans les interventions et les sujets traités. Le journal de 20H ne devrait-il pas refléter plus en profondeur les évolutions sociétales et les préoccupations des citoyens ? Pour le directeur de l’information, on est plus pluraliste aujourd’hui au 20H qu’il y a encore quelques années, mais il reconnaît qu’il reste du chemin à faire, il parle même de « culture à changer ». Trop de verticalité, redonner de l’autonomie aux journalistes : quelles sont les pistes envisagées ? L’équipe du 20h passera désormais dans les services tous les vendredis pour aller directement au contact des journalistes.
Les élus s'interrogent sur l’urgence qui accompagne ce projet, une mise en place précipitée sans anticipation et surtout sans moyens supplémentaires. Selon le directeur de l’information, « Il fallait se décider vite ». La case de 20H30 à 21H00 sur France 2 s’est libérée avec le déplacement sur France 3 d’« Un si grand soleil », « j’ai saisi l’opportunité, cela ne se présente pas tous les jours… » La direction admet que l’équipe du 20H elle-même n’a été que « brièvement alertée » dans l’été, et que le projet a été finalisé seulement à la fin du mois d’août.
C’est l’effet Kiss cool du projet ! Trois longs formats en plus par semaine au 20H, mais sur l’autre chaîne la 3, la direction de l’information supprime un des deux 7’ produits pour le week-end des éditions ICI National. Déjà, l’entreprise de réduction de la production pour la 3 était en marche : au 12/13, plus de reportages produits au siège…Le démarrage du nouveau 20H a concentré tous les moyens cette rentrée, déstabilisant les autres éditions : « il n’y en a que pour le 20H ! » A tel point que même le 13H de F2 s’en est plaint.
Mais non avance la direction, un petit quart à peine. Qui de toute façon est compensé pour les équipes techniques, en particulier sur le plateau et en régie. Quid des salariés au forfait-jour ? Les élus rappellent que « le forfait jour ce n’est pas open bar ! Il permet de cacher des choses en augmentant les charges de travail ! » et cela les inquiète.
Dans un souci de ne pas trop rallonger la journée, la conférence critique se fait désormais via cette application de messages instantanés. Mais, quid de l’impact sur les salariés par rapport au droit de déconnexion ? Quid de la sécurité informatique de l’entreprise ? Cette application est-elle fiable ? Les fuites de données possibles ? Rappelons que cette application n’est pas chiffrée. Quid des réprimandes, retours, via ce fil qui peuvent générer des risques psychosociaux ? Les différences de traitements possibles des salariés pas assez connectés et/ou réactifs (moins d’avancements etc.) La direction promet de s’y pencher plus sérieusement. Elle rappelle que « tout salarié, s’il est sur son temps de repos, a le droit de se déconnecter et qu’il peut éteindre son téléphone professionnel une fois sa journée de travail terminée ». Les élus demandent qu’un rappel au droit de la déconnexion soit communiqué dans les plus brefs délais (lien vers => la charte équilibre temps de vie édité par la direction). (lien à lire ici 📎)
Le nouveau 20h a déjà perdu 4’ par rapport à la formule de la rentrée…une durée qui pourra être ajustée en fonction de la charge de travail, de l’éditorial mais aussi en fonction du positionnement stratégique par les programmes de la diffusion des « primes». « On essaie de coller à une logique d’antenne globale ! ». Rendez-vous dans trois mois pour faire un premier bilan.
Prochain CSE Paris, le 3 octobre 2024
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Compte-rendu CSE Siège10 et 11 juillet 2024 |
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Le 9 septembre 2024, marquera, le début de la nouvelle offre des éditions ICI. Une nouvelle offre qui n'est pas sans conséquence sur l'activité des salariés du Siège. La direction se veut rassurante et indique qu’il n’y aura pas de changement pour le 12/13. En revanche, la durée de la tranche d’information du 19/20 elle, est réduite à 32 minutes au lieu de 40 minutes. Conséquences ? La participation du national se réduit... Jusqu’à… Peau de chagrin avant une totale disparition ? C’est la question que se pose les élus, sans grande illusion toutefois ! En attendant, voici ce qui est prévu pour la rentrée pour l’actualité chaude.
Une offre restreinte produite par les services de la rédaction nationale et mise à la disposition des régions, dans un conducteur Open Media. Les rédacteurs en chef décideront en fonction de l’actualité régionale de l’élaboration du conducteur. La rédaction nationale devrait également produire 5 dossiers par semaine, 4 seront d’une durée de 3/3’30 et le dossier week-end de 5’30. Les antennes régionales indiqueront à la rédaction en chef d’ICI Siège, les jours des diffusions. Inquiets, les élus demandent que :
2 autres services du Siège sont fortement impactés par la mise en place de TEMPO, il s’agit de FTR (France Toutes Régions) et IV3. Pour FTR c’est la fin de la collaboration avec France info et France Info.fr, qui a brutalement été annoncée la semaine dernière et c’est aussi la fin du « journal des solutions ». FTR, c’est une sorte de laboratoire qui teste des projets innovants comme « le journal des solutions », les pastilles « culture » de France Info et Culturebox. Au regard du dernier plan d’activité de FTR (31 mars 20224), la fin de la collaboration avec France Info, et France Info numérique se solde par la perte d’une vingtaine de vacations par semaine (journaliste et monteur). La direction indique l’équipe du « journal des solutions » sera repositionnée sur un nouveau programme intitulé « Régions d’ICI ». D’autres projets sont en cours d’élaboration mais pour le moment rien de concret n’a été présenté aux élus qui souhaitent un point régulier sur le plan d’activité de FTR et pour septembre une présentation du plan de charge de FTR en CSE. IV3 c’est le « news en région » qui remonte au national Les incertitudes les plus grandes pèsent sur l’avenir de ce service qui vit très mal les réorganisations imposées depuis la mise en œuvre de TEMPO. La situation des coordinatrices inquiète les élus qui constatent qu’au fil des mois, elle ne s’améliore pas. Septembre verra le déploiement du logiciel Open media qui devrait encore faire évoluer leur travail. Reste à savoir comment …. Les élus rappellent que la CSSCT a demandé qu’une expertise soit votée pour analyser de près l’organisation de l’activité dans ce service où les arrêts de travail sont nombreux. Un plan de charge précis sera présenté au CSE de septembre. Afin d’acter ces demandes, les élus votent une résolution. 19 Votants : 19 Pour
Au vu de la détresse exprimée par les salariés lors du CSE de juin dernier, les élus ont demandé à entendre le psychologue du travail et le médecin du travail qui les a auditionnés. Ces derniers avaient en effet été sollicité par la direction, à la suite des tensions constatées entre les salariés du service et l’équipe managériale. La psychologue du travail, comme le médecin du travail, font le même constat : le dialogue est rompu entre les deux parties. Il s’est cristallisé autour de la planification, le manque de personnel, la perte d’autonomie qui donnait pourtant du sens au travail et les nouveaux outils sur lesquels les personnels n’ont pas été correctement formés. En question également, le réaménagement des espaces. D’un côté comme de l’autre, la souffrance est réelle, car le management n’est pas épargné par la situation : il ressent un réel sentiment d’impuissance à avancer et à permettre à l’équipe de travailler ensemble dans une atmosphère sereine. Les salariés eux, ont l’impression que tout est joué d’avance. La confiance n’est plus là, ce qui rend inefficace toute tentative de conciliation. Le médecin du travail, comme le psychologue insistent sur le fait qu’au-delà des problèmes collectifs, des situations individuelles sont à prendre en considération si l’on veut parvenir à résoudre le problème. Devant ce mal-être qui perdure, et qui prend des proportions inquiétantes, les élus décident de voter le recours à un expert. Il leur semble important de recueillir sur cette situation explosive, l’avis d’un tiers extérieur qui sera à même de proposer des solutions permettant à chacun de travailler en harmonie. 23 Votants : 23 Pour
Et ce, malgré une très légère remontée des effectifs en 2022. Si l’on compare l’année 2023 à 2021, la baisse est de - 101 postes : - 29 postes pour les journalistes et - 72 pour les PTA. Mais si les effectifs diminuent, les besoins eux sont constants. Pour y faire face, la direction fait appel à des prestataires extérieurs. Eux qui, autrefois étaient cantonnés à des tâches bien déterminées comme le nettoyage, la sécurité ou encore l’informatique, accèdent désormais aux métiers de l’audiovisuel : certains interviennent encore au CDE ou encore à la Media Factory. Les élus demandent des comptes. La pyramide des âges fait la part, belle au 49-60 ans ! L’entreprise peine à séduire les jeunes : seuls 12 hommes et 10 femmes ont moins de 25 ans, Cette situation doit inviter la direction à envisager des négociations sur les carrières longues et à réfléchir aux mesures à prendre pour rendre l’entreprise attractive pour les jeunes. Des écarts de salaires importants persistent entre les plus bas et les plus hauts salaires. Si, 1 196 salariés touchent plus de 70 000 euros annuels, le reste des salariés de l’entreprise sont moins bien lotis : 14 personnes touchent un salaire inférieur à 3 000 € et 15 autres un salaire inférieur à 2 000 €. Les élus pointent la question des primes et notamment des primes pour les hors grilles qui constituent une part importante du salaire, jusqu’à 20 %. Ils font également remonter les difficultés rencontrées lors des comités de salaires où l’intervention des élus est quasiment impossible faute d’informations transmises par la direction. Ils ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas défendre les dossiers des salariés Ils réclament une remise à plat du mode de fonctionnement de ces comités. Quant au taux de féminisation, s’il est en croissance permanente, il ne suffit pas à convaincre du respect du principe d’égalité femmes/hommes. Une analyse précise des fonctions occupées par les femmes, notamment chez les PTA et plus spécifiquement chez les techniciens s’impose ainsi qu’une féminisation de l’encadrement à la rédaction. Les différences de salaire, toutes fonctions confondues, persistent, elles sont de l’ordre de 10 % ce qui est loin d’être négligeable. La commission égalité femme/homme a du pain sur la planche ! Le taux d'absentéisme est en légère baisse mais reste largement au-dessus du taux national. Il est de 5,8 % à France Télévisions, et la moyenne nationale est à 5,17 % pour l’année 2023. Les efforts doivent être poursuivis afin de déterminer précisément ce qui entraîne cet absentéisme et mettre en place les moyens d’y remédier. Les élus relèvent l'augmentation des accidents et demandent qu’une attention particulière soit portée aux hommes qui sont plus impactés Ils souhaitent un plan de prévention et des consignes claires pour freiner ces augmentations. Mais ce que regrettent tout particulièrement les élus, c’est l’absence de gestion des emplois et des compétences : les évolutions de carrière se font à la marge et les salariés abimés par l’exercice de leur métier et souvent confrontés à des restructurations qui les excluent, terminent leur carrière en inaptitude. Les élus soulignent l’effort de formation sur la sécurité et la prévention, un effort qui ne doit pas être ponctuel mais maintenu dans la durée. Ils regrettent que le dialogue social se raidisse, en témoigne le nombre de procédures judiciaires qui sont en hausse et le faible nombre de règlements amiables. Enfin, 2025 étant une année électorale pour les instances représentatives du personnel, ils réitèrent leur souhait de voir proposé aux salariés un vote en présentiel à côté du vote électronique, ceci afin de ne pas décourager les salariés, tout particulièrement ceux ne disposant pas d’un ordinateur. Au-delà du bilan social, ils aimeraient connaître le projet de la direction pour France Télévisions, un projet qui risque d’évoluer dans les prochains mois. Ce bilan fait l’objet d’un avis qui est voté à l’unanimité. 19 Votants : 19 Pour
Avec un budget conséquent, 2 394 929 € soit 4,1 % de la masse salariale brute, l’Université joue pleinement son rôle, celui de permettre aux salariés de se maintenir dans l’emploi : 82 % des stagiaires ont suivi une formation liée à l’adaptation ou à l’évolution de leur poste de travail, 6 % une formation relative à une mission future. Il est toutefois regrettable que ce formidable outil ne soit pas plus souvent utilisé pour offrir des formations plus en adéquation avec les souhaits de salariés. L’Université a accueilli et formé 86 % des stagiaires de France Télévisions en 2023. Les 14 % restants ont suivi des cursus proposés par des prestataires extérieurs La majorité des formations se sont déroulées à l’Université rue de Linois. À côté des formations en présentiel, l’Université développe le digital Learning, une offre accessible via Monkiosque qui comptabilise 3 500 complétions et l’application « tous.learn » où 180 capsules sont actuellement disponibles. A noter, cette proposition n’est pas forcément accessible aux salariés qui ne disposent pas d’un ordinateur professionnel, les ordinateurs partagés installés dans les services n’offrent pas les conditions adaptées à un apprentissage en ligne. Au Siège, les principaux bénéficiaires des formations ont été la direction de l’information et celle des technologies et des moyens de fabrication qui concentrent plus de la moitié des formations dispensées en 2023. Côté chiffres :
La reconversion prise en charge par l’Université n’est possible que s’il y a
Et au cours de cette année, 25 alternants ont été recrutés à la fin de leur contrat répartis sur les secteurs de l’information, de la gestion des moyens et des programmes, des antennes et de la communication.
Celui-ci est plutôt positif puisque seuls 191 salariés sont comptabilisés comme non formés Les élus regrettent que l’information sur les possibilités offertes par l’Université reste insuffisante. Ils espèrent que l’arrivée prochaine de l’université sur le site de Quadrans permettra de développer les échanges.
Et pourtant il y a nécessité de se pencher sur cette question car à en croire les statistiques, nous sommes tous des handicapés en puissance !
France Télévisions a prorogé jusqu’au 31 décembre 2025 son accord handicap. En 2023, le Siège comptait 229 travailleurs handicapés majoritairement recrutés en CDI, également répartis entre les hommes et les femmes. 229, ce chiffre semble peu élevé et ne reflète vraisemblablement pas la réalité car de nombreux salariés ne déclarent pas leur handicap, par peur d’être stigmatisés. Des actions de communication sont menées afin de lever les freins mais il faut du temps pour faire évoluer les mentalités. Voici les interlocuteurs à l’écoute de ceux qui souhaitent avoir plus d’informations :
Diversité Egalité des chances) ;
Menu « Ressources Humaines » puis Menu « Diversité et Egalité des chances » ensuite « Handicap ». Les choses évoluent toutefois puisqu’en 2023, il y a eu 17 nouvelles RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleurs handicapés) au Siège, 42 pour le groupe, dont 3 issues de recrutements. Budget : 420 000 € c’est le budget Handicap de France Télévisions. Sur 2023, 75 % de ce budget a été dépensé contre 48 % en 2022. Il est utilisé principalement pour doter les personnes qui en ont besoin de matériel spécifique ceci afin qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions. Cet argent permet aussi aux salariés de bénéficier de 2 jours d'absences rémunérées pour constituer son dossier RQTH auprès de la MDPH. Recrutements : Les objectifs de l'accord handicap sont dépassés, avec 61 recrutements (29 CDD, 24 CDD et 8 alternants) sur les trois années de l'accord. Si la politique et les moyens mises en place par la direction, permettent à l’entreprise d’accueillir les personnes en situation de handicap, le travail à effectuer pour former les managers, les élus, les salariés doit être amplifié car ce sont les mentalités qui doivent évoluer pour que chacun soit conscient que le handicap n’empêche pas le talent ! Beaucoup d'actions de sensibilisation ont été mises en place, essentiellement sur support numérique depuis le portail "handicap" accessible depuis « Monkiosque », mais les formations en présentiel semblent indispensables pour que la parole autour du handicap se libère. Communication : Le service diversité́ prépare actuellement l’opération « Le temps du handicap » qui se déroulera au mois de novembre. Plusieurs opérations sont menées tout au long de l’année : le Duoday a permis d’accueillir 27 personnes, la BD « handicap invisible » a eu beaucoup de retours positifs de la part des salariés. Elles prennent des formes très différentes pour sensibiliser un maximum de personnes. Aidants : Il y a autant de personnes en situation de handicap que d’aidants ! On en comptabilise 12 millions en France ! Ils ont des droits énoncés dans le code du travail ou dans les accords signés par les entreprises. Parmi les droits reconnus à France télévisions, il y a :
Conclusion : Comment changer de regard sur le handicap ? Sans doute, en regardant cette difficulté comme une opportunité. Sur le plan économique, le handicap a permis la création de dispositifs dont tout le monde bénéficie aujourd’hui : c’est le cas de l’assistant vocal sur les sur les smartphones, conçu au départ pour permettre aux aveugles d’avoir une description vocale. Les pictogrammes ont été inventés pour les personnes souffrant de troubles cognitifs…
Désignation Elsa KRIER a été élue à l’unanimité Représentante de Proximité pour l’instance Programme Markéting Communication Étude et numérique, elle travaille sur le programme Okoo. Conditions d’exercice des mandats Les élus lorsqu‘ils exercent leur mandat ne sont pas toujours remplacés, ce qui n’est pas sans conséquence sur leur vie professionnelle et personnelle. La plupart d’entre eux ne sont pas remplacés lorsqu’ils exercent leurs mandats, ce qui met en difficulté leurs collègues de travail, lorsqu’ils n’ont pas à rattraper ce qu’ils n’ont pas pu faire pendant qu’ils siégeaient. Cette situation est non seulement inconfortable, mais elle les impacte dans leur quotidien. Elle les conduit à ne pas s’engager sur des dossiers ou des missions qui leur prendraient trop de temps, Ils sont parfois amenés à négliger leur vie personnelle pour pouvoir à la fois assurer leur mandat et leur fonction. Les élus décident de saisir la CSSCT afin qu’elle enquête et recueille des témoignages qui permettront d’appréhender l’ampleur du problème et le risque éventuel que celui-ci peut entraîner. La résolution est votée à l’unanimité : 20 Votants : 20 Pour Fin de la condition d’ancienneté, pour bénéficier des ASC Une décision de la Cour de cassation rend illégale la clause d’ancienneté jusqu’à maintenant requise pour que les salariés permanents et non permanents puissent bénéficier des ASC. Désormais, c’est dès le 1er jour de leur contrat que tous les salariés peuvent bénéficier des avantages proposés par les activités sociales et culturelles du CSE. Les alternants comme les stagiaires sont également concernés. L’accès au droit est ouvert pendant toute la durée du contrat. Au vu des impacts financiers qu’une telle décision peut avoir sur le budget du CSE, les élus décident à titre préventif de revoir certaines prestations
Ces mesures sont prises à titre conservatoire. Les élus prévoient au moins d’octobre prochain de revoir l’ensemble des prestations. Fermeture du restaurant d’entreprise le 26 juillet au soir C’est le 26 juillet prochain que débuteront les Jeux olympiques, avec la cérémonie d’ouverture. Celle-ci va rendre extrêmement complexe, l’accès à France Télévisions. Le restaurant d’entreprise pourra assurer le service du midi, mais pas celui du soir.
Paris, le 15 juillet 2024 |
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Liminaire au CSE Siège19 juin 2024L’impossible neutralité |
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« L’objectivité à la télévision, c’est 5 minutes pour Hitler, 5 minutes pour les juifs », disait Jean-Luc Godard. Dans les moments de crise historique, on atteint facilement le point Godwin, celui qui met fin à la discussion. Pourtant, les situations dans lesquelles il faut prendre position sont beaucoup plus courantes qu’on se l’imagine. Impossibilité d’être neutre face aux violences faites aux femmes. Impossible neutralité face à la catastrophe écologique en cours. Impossible neutralité face aux atteintes aux droits humains, à la liberté d’expression, aux menaces contre la démocratie et aux crimes contre l’humanité. Face à l’arrivée possible de l’extrême droite au pouvoir, la neutralité politique n’est pas tenable : en tant que salariés de l’audiovisuel public, en tant que journalistes, et en tant que syndicat, tout simplement parce qu’on ne peut pas lutter contre soi-même. On ne peut pas rester neutre face à une force politique qui risque dès la rentrée prochaine de couper les financements de l’audiovisuel public, avant de le privatiser, ainsi que le prévoit son programme, ce qui pour bon nombre de salariés de France télévision signifiera la porte. On ne peut pas fermer les yeux sur ce qui se passe en Italie, en Hongrie, en se disant qu’en France, ce ne sera pas pareil. Dans ces pays où l’extrême droite est au pouvoir, les médias publics sont mis au pas. En France, un audiovisuel public déjà bien sage ne fera plus le poids face à la bollorisation des esprits. Car en face, il n’y a pas de neutralité. Il y a des journalistes militants qui portent la responsabilité de la victoire du RN aux élections européennes. Quand Pascal Praud soutient sur Cnews que « la France a dit (dimanche) qu’elle ne voulait pas mourir », quand Ruth Elkrief sur LCI crache sur l’union de la gauche, comment différencier l’éditorial de l’engagement politique ? A France télévisions, nous sommes tenus par le temps d’antenne et les règles de l’ARCOM, mais rien ne nous obligeait d’organiser un face à face Bardella / Attal. Rien ne nous empêche de décrypter le programme du RN souvent flou, notamment dans le domaine social, et de montrer l’imposture. Il faut tenir tête à une certaine ligne éditoriale qui s’impose de plus en plus, y compris dans l’audiovisuel public, et qui consiste à ne plus classer le RN à l’extrême droite. Le Conseil d’État a tranché. Le parti de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, fondé par d’anciens Waffen SS et collabos français, est bien d’extrême droite. De même, un parti qui affiche dans son programme des mesures xénophobes comme la discrimination entre français et étrangers dans l’accès aux aides sociales, est bien xénophobe. Ça va mieux en le disant. La situation actuelle montre l’inanité d’un guide des réseaux sociaux imposé par la direction de l’éthique et de la conformité, contre laquelle la CGT s’est battue. Car étendre le principe de neutralité des journalistes de France télévisions à leur expression sur les réseaux sociaux, même sur des questions de politique partisane et en période électorale, n’est tout simplement pas acceptable. Qu’un rédac chef reproche à un journaliste de sa rédaction d’avoir appelé sur X ou Facebook à faire barrage au RN et il trouvera la CGT sur son chemin. En tant que syndicat également, impossible de rester neutre, car le RN à Matignon, c’est la réduction des droits des travailleuses et des travailleurs, la répression syndicale et une politique sociale limitée à la question migratoire. A la CGT, on est 100% contre l’extrême droite au pouvoir !
Paris, le 19 juin 2024 |
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Liminaire du CSE Siège25 septembre 2024Allongement du 20H |
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Déni du dialogue social et éditorial coupable… Ça commence mal !
Les élus CGT ont souvent fait part du désarroi des salariés face à la façon de faire de la direction. Verticalité et déni du dialogue social. Quand la direction décide seule d’allonger la durée du 20H, sans prendre la peine d’informer et de consulter le CSE et les salariés, c’est une faute, sur la forme. Mais les élus CGT souhaitent aussi porter le débat sur le fond : l’éditorial. Un journal de 20H plus long, mais pour y mettre quoi, pour informer comment, relayer quel message ? Aujourd’hui, nous voulons alerter sur le désarroi de nombreux téléspectateurs par rapport à l’évolution éditoriale des antennes de France Télévisions. Un exemple récent, peu avant l’interview de Michel Barnier par Laurent Delahousse, au 20H de dimanche dernier : un sujet avec de nombreux micros-trottoirs était censé mettre en avant les sujets d’attente des Français par rapport au nouveau gouvernement. Abordant le thème de la sécurité, il a été fait clairement le lien avec le thème de l’immigration. Choquant. D’autant plus qu’en retour plateau, le nouveau premier ministre fait lui-même l’amalgame, sans que cela fasse bouger un cil du présentateur. Quand les élus au CSE évoquent la verticalité dans l’organisation du travail des rédactions, l’autonomie trop souvent absente dans la pratique, on en voit malheureusement les conséquences. Des propos, des idées toutes faites et dangereuses sont le résultat de l’absence de vision de cette direction. France Télévisions se retrouve à propager des thématiques qui sont généralement l’apanage de Cyril Hanouna et d’autres personnalités proches de l’extrême droite. Ainsi France Télévisions s’exonère de sa responsabilité sociétale, prend des risques en opposant des catégories de population et participe au brouhaha du champ audiovisuel selon la définition de Pierre Bourdieu. Il convient d’arrêter ces dérapages trop nombreux aujourd’hui. Il est temps de changer de cap, de redonner aux salariés des perspectives, de la fierté, du jugement, de la mesure. Il est temps de partager les responsabilités éditoriales. Les téléspectateurs et téléspectatrices d’aujourd’hui et de demain nous seront reconnaissants d’avoir respecté les valeurs qui fondent une société humaine responsable.
Paris le 25 septembre 2024 |
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Liminaire au CSE Siège
10 juilletQui aurait pu prédire... |
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« Les médias sont responsables » Cette petite remarque lancée par une candidate du Nouveau Front Populaire lors de la soirée électorale du premier tour où le RN était arrivé largement en tête, a laissé pantois notre présentateur vedette : « les médias sont responsables ? » a-t-il répété plusieurs fois, semblant ne pas comprendre. « La priorité au duplex », n’a pas laissé le loisir à cette candidate de développer son analyse, c’est bien dommage, car voici ce qu’elle aurait pu nous dire. Rembobinons … En 2005, lors de la campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel, les médias, y compris France Télévisions, avaient pris une position très nette sur le sujet. Il fallait absolument dire OUI à cette Europe qui gravait dans le marbre le principe néolibéral selon lequel le bien-être commun reposerait sur une « concurrence libre et non faussée ». 85% des débats et des intervenants étaient favorables au « OUI ». Tout autre personne ayant un avis différent plutôt que d’essayer de comprendre ce qu’elle avait à nous dire, était traité, soit d’ignorant, soit de populiste. Résultat le « NON » l’avait emporté avec 55% des voix en laissant en état de sidération les élites de ce pays. 2018 Suite à l’effet conjugué de plusieurs mesures impactant les automobilistes, un groupe d’amis déclenche sans le savoir ce qui restera certainement le plus long et le plus incroyable mouvement social de ce pays : Les Gilets Jaunes. En un week-end toute la Gaule des ronds-points est occupée. Il faudra 3 semaines à France Télévisions pour enfin parler d’autre chose que des vitrines cassées et de l’Arc de Triomphe tagué avec un sujet d’analyse dans Envoyé Spécial, rendons-leur cet hommage. Mais très vite le naturel reprendra le dessus, avec cette pancarte, où le mot « dégage » avait été effacé, pour ne pas salir le costume présidentiel. La suite ? 2 ans de révolte, matée à coup de LBD et de grenades de désencerclements, des images à n’en plus finir sur les dégâts samedi après samedi en prime time, et les débats relégués à des heures tardives. 2023 Après avoir été réélu et de nouveau grâce à un barrage républicain réussi, Emmanuel Macron impose la réforme des retraites. Une fois de plus le pays s’embrase. S’ensuit une interminable propagande de certains journalistes ou experts autoproclamés nous assenant toujours des mêmes poncifs « Ah oui mais on vit plus vieux » « Ah oui mais en Allemagne c’est 67 ans » sans préciser qu’en Allemagne, il est possible de partir à la retraite après seulement 35 années de cotisation avec une pension diminuée. Pas un mot non plus sur les gains de productivité qui ne sont plus redistribués aux salariés, mais confisqués par les actionnaires, ce qui aurait pu être une piste pour éviter cet allongement de la durée de cotisation. Sur ces 3 séquences, comme sur beaucoup d’autres, les médias et France Télévisions n’y ont pas fait exception, le débat a été réduit à sa plus simple expression.
Et sur ces élections, qu’avons-nous fait ? La même chose. Le camp du bien contre le camp des racistes et des antisémites. Combien de fois avons-nous entendu sur nos antennes « face aux extrêmes » ? Aujourd’hui on se réveille dans un pays qui durant 2 semaines a été aussi brun que l’eau de la Seine, ou le Rassemblement National est passé de 8 députés à 143 en 7 ans Qui aurait pu prédire ? Notre mission de service public, c’est informer, éduquer et divertir. Avec 12 millions de français qui se sont réfugiés vers un parti raciste qui les a accueillis à bras ouverts, sans que cela ne les dérange qu’ils aient surtout le bras tendu, il est indispensable de se poser la question si nous n’avons pas raté quelque chose. Par exemple, en consacrant notre édition de la mi-journée sur France 2 exclusivement autour de 3 sujets, la météo, l’insécurité et le pouvoir d’achat, sommes-nous encore dans notre « raison d’être » ? Quant à nos grilles de programmes… La réforme de Nicolas Sarkozy avait au moins eu cet avantage, faire démarrer les primes times plus tôt. Mais petit à petit, un feuilleton, des bandes annonces, des partenariats en tout genre, et aujourd’hui le prime time commence à 21h15, reléguant la deuxième partie de soirée, l’heure de l’analyse et du décryptage, aux alentours de 23H, horaire impossible pour le français qui se lève tôt, qui du coup, part s’informer ailleurs. Nous nous inquiétons de la montée de l’extrême droite uniquement lorsqu’elle est en mesure d’accéder au pouvoir, cela fait 22 ans qu’à chaque élection nous jouons à nous faire peur. Le reste du temps, on normalise, on banalise, on enlève les rubalises. Aujourd’hui, une fois de plus, le danger semble écarté, mais la colère est retournée chez elle, elle ne faiblira pas, elle ne fera que grossir à chaque fois car elle se nourrit de notre suffisance, de notre arrogance et du mépris que nous lui adressons. Il est évidemment hors de question que France Télévisions porte l’entière responsabilité de ce naufrage, mais tout de même, si nous ne changeons rien, si nous ne réfléchissons pas collectivement, alors un jour il sera trop tard. Plutôt que de nous féliciter sur la solidité du barrage, il est vraiment urgent d’en vider l’eau qui nous menace. Avançons ensemble, organisations syndicale et direction, nous dans notre rôle de défenseur de l’emploi et des conditions de travail pour que notre compétence ne soit jamais prise en défaut, et que de son côté, la direction fixe un cap clair en privilégiant l’intérêt général contre l’intérêt particulier de quelques destins politiques. Nous sommes prévenus, si le barrage cède, nous disparaitrons, c’est écrit noir sur blanc dans le programme du RN. Paris le 10 juillet 2024
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Compte-rendu CGT CSE Siège 22 mai 2024 |
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Certes l’événement est extraordinaire, exceptionnel, unique… Mais cela ne justifie pas tout ! Or les plannings définis pour les personnels affectés à la couverture des JO ne laissent que très peu de marge de manœuvre, le risque de dépassement des 60 heures hebdomadaire apparait comme bien réel.
Pour les élus, cette absence de contrepartie est inacceptable. C’est de surcroît très mal vécu par les salariés qui ont le sentiment d’être méprisés par une direction qui leur faire vivre des réorganisations successives associées à une sorte d’incertitude sur leur avenir ! Chacun doit faire un pas ! La direction ne peut pas justifier ses demandes par le simple fait que les salariés, passionnés par leur travail, couvriront cet évènement professionnel ! Les élus attendent de la direction que celle-ci ouvre des négociations rapidement. Ils souhaitent notamment que soit ouvert le télétravail pour tous, pendant cette période très compliquée en termes de déplacement, ils demandent que soit réexaminé l’aménagement des congés et que soit étudiées toutes les propositions permettant à la couverture de ses JO d’être une vraie réussite et une réelle fierté pour les salariés. A l'unanimité, les élus ont voté un avis négatif (à lire ici 📎) à la demande de dérogation horaire du temps de travail des personnels mobilisés pour la couverture des JO et JOP Paris 2024. 25 Votants : 21 Pour – 4 Abstentions
Pour étudier le plan d’activité de FTR (France Toutes Régions), entité du Siège implantée à Vaise (quartier de Lyon) les élus n’ont eu à leur disposition que 2 feuilles traduisant au travers de tableaux chiffrés, le réalisé au 31 mars 2024. C’est peu pour les élus ! Du fait de leur éloignement, ils auraient aimé une description plus complète de la vie de FTR et de ses salariés. Ce qu’ils ont pu constater à travers les tableaux transmis, c’est le recentrage de l’activité de FTR sur l’actualité régionale, la baisse de sa collaboration avec France Info notamment sur la partie culture et numérique. On sent l’impact TEMPO ! Reste les incertitudes sur l’avenir … Car au vu de l’actualité qui perturbe l’audiovisuel public, les questions sont nombreuses autour de ce que sera le visage d’ICI à la rentrée ? De fait, comment la nature de l’activité de FTR va-t-elle pouvoir évoluer ? D’une manière plus générale, quel avenir pour FTR ? Et enfin quel avenir pour le numérique au sein de FTR ? A ces questions, la direction répond en présentant FTR comme un prestataire de FTV qui doit s’adapter à une demande qui évolue sans cesse. Elle se veut toutefois rassurante : elle travaille sur une nouvelle offre plus “actu” qui correspondrait mieux à une ouverture de tranche. Elle réfléchit à une émission pour remplacer le “Journal des Solutions”. Les élus insistent sur l’incertitude que vivent les salariés de FTR qui sans cesse voient leur objectif évoluer. Ils ne peuvent continuer à vivre au quotidien sans visibilité professionnelle, sans savoir ce que sera demain. Ils demandent que les missions confiées à FTR à moyens et long terme soient clarifiées ainsi que les moyens qui lui seront attribués.
Rédigé par l’employeur, le règlement intérieur précise un certain nombre d’obligations que doivent respecter les salariés et l’employeur notamment en matière de santé, de sécurité ou de discipline. Le règlement intérieur (RI) de FTV a été adopté en 2017. Depuis, plusieurs lois ont été votées, ce qui implique des aménagements.
Voilà pour la terminologie !
Annexe du règlement intérieur, la charte informatique doit, elle aussi, être revue afin de s’adapter aux nouveaux usages et aux nouveaux outils collaboratifs utilisés. Ce projet d’évolution du règlement intérieur a déjà été présenté au CSE Central, qui va transmettre ce projet à un juriste spécialisé pour qu'il puisse aider les élus à rendre un avis éclairé. Les élus du CSE Siège vont faire de même. Les élus du CSE Siège se conforment à cette décision. Ils rendront leur avis, à l’occasion du CSE au mois de septembre.
Lors du CSE Siège du mois d’avril, les élus ont souhaité qu’un suivi approfondi du point de vue de la santé, de la sécurité, des conditions de travail, des salariés, travaillant avec le logiciel et Sherlock soit acté. Une commission de suivi intersyndicale est donc constituée. Elle est composée de : Aurélie CHESNE (CGC), Malika AÏT-OUAKLI (CGT), Christophe BENS (FO), Marie-Hélène BORDES (CFDT), Freddy BERTIN (UNSA), Béatrice GELOT (SNJ). Béatrice GELOT présidera cette commission. 23 Votants - 23 Pour
Ce CSE a été l’occasion pour les élus de mettre au vote une charte « Tourisme équitable », proposée par le président de la commission des ASC, François BADAIRE. Les élus souhaitent en effet diversifier les offres de voyage et à côté des voyages classiques, présenter des voyages plus équitables qui respectent des engagements comme le soutien à des projets et actions solidaires, le soutien à l’économie locale, une relation prestataire/producteur équilibrée et des pratiques commerciales vertueuses. Cette charte a été majoritairement adoptée : 24 votants, 18 pour, 6 abstentions
Depuis plusieurs années maintenant, les élus assistent, impuissants, au transfert d’une partie des activités de France Télévisions à la filiale France Télévisions Studio. Certes les salariés sont transférés sur la base du volontariat, mais ceux qui conservent leurs contrats avec France Télévisions SA sont désormais gérés par France Télévisions studio et le lien avec la maison mère se trouve, de fait, distendu : les contacts sont moins fréquents, les informations ne parviennent pas toujours aux élus qui ne connaissent pas précisément les conditions de travail dans lesquelles évoluent les salariés ni les interlocuteurs de ces derniers. Ils ont donc demandé à avoir un échange avec les responsables de la filiale. Celui-ci s’est déroulé hors PV. Le sujet abordé ? La situation des non-permanents travaillant pour l’auto-promotion. Si, dans le cadre du transfert de la gestion de l’auto-promotion à FTVS, la situation des permanents a été stabilisée, l’incertitude pèse quant à l’avenir des noms permanents. La direction de la filiale a déclaré vouloir travailler avec les noms permanents. Elle a expliqué qu’elle devait communiquer préalablement avec le CSE de France Télévisions studio, ce qui explique le peu d’informations transmis jusqu’à maintenant. Elle indique que les salaires à France Télévisions Studio sont plus intéressants que ceux pratiqués par France Télévisions SA et que cela compte même s’il n’y a pas la reprise d’ancienneté. Elle indique également que le nombre maximal de piges possibles à France Télévisions Studio est supérieur à celui imposé par France Télévisions SA. Bref, elle se veut rassurante… Et attractive ! Si les élus ont apprécié qu’un échange puisse avoir lieu avec France Télévisions Studio, ils restent inquiets de voir les activités historiques de France Télévisions SA transférées à la filiale. Alors que les effectifs de France Télévisions ne cessent de diminuer, ceux de la filiale ne cessent de croitre et cela est dérangeant : le modèle social adopté par FTVS reste malgré tout moins protecteur que celui de France Télévision SA. De plus, les obligations qui pèsent sur la filiale ne sont pas les mêmes que celles qui pèsent sur la maison mère qui assure une mission de service public. Si la logique économique veut que France Télévisions s’entoure de filiales, cela ne doit pas se faire au détriment des valeurs et des engagements de l’audiovisuel public tout comme de la protection sociale assurée par notre convention collective. Pour rappel, 85% de la masse salariale de FTV Studio sont des intermittents. FTV SA est bien confronté à une forme de dumping social au sein même du groupe. Un sujet auquel la CGT restera plus qu’attentive !
Des représentants de suppléants au sein de l’instance de proximité, antenne programme, communication marketing, étude manquent toujours à l’appel. Avis aux amateurs ! Paris, le 27 mai 2024
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Dans quelques jours, sera retransmis sur France 2 en mondovision, la cérémonie de réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Les images terribles de cet incendie du 15 avril 2019 qui a failli réduire à néant cet édifice vieux de presque 900 ans, sont encore dans toutes les mémoires.


