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Un CSE très chargé juste avant l’été, avec au programme :
Le changement de canal et la mise en place de la nouvelle grille ont été bénéfiques à la chaîne dont la part moyenne d’audience est passée au-dessus du point, contre 0,8 auparavant. La direction estime donc que cette nouvelle organisation fonctionne plutôt bien. Elle sera reconduite à la rentrée, avec toutefois, quelques ajustements le week-end notamment pour le 23h. Les élus eux pointent du doigt des erreurs à l’antenne, notamment dans les liners. La direction reconnaît la nécessité de contrôles plus rigoureux. Les élus alertent sur la situation des salariés, certes, heureux de ce passage sur le canal 16, mais fatigués par les réorganisations successives et les nécessaires adaptations qui en découlent. Les arrêts de travail sont en augmentation, la charge de travail est particulièrement lourde pour les chefs d’édition et les deskeurs. La direction admet que des réajustements sont nécessaires. Concernant l’organisation du soir, elle rappelle que deux deskeurs sont dédiés aux éditions : un sur le 21h-23h et l’autre pour le 23h. Les élus font part d’un déséquilibre de production entre les éditions. La direction s’engage à veiller à ce qu’aucune édition ne soit négligée. Un journaliste culture de la matinale a annoncé son départ vers une chaîne concurrente, il sera remplacé en interne, ETP, oblige ! Les élus dénoncent également un durcissement du management et un resserrement de la ligne éditoriale. Ils s’interrogent sur la réelle marge de manœuvre des journalistes. La direction assume ce resserrement, le jugeant nécessaire pour éviter les erreurs. Elle met en avant le renforcement des lieux de concertation (conférences de rédaction multiples, échanges réguliers), et précise que les arbitrages sont rendus par le directeur adjoint. Elle défend également la présence du rédacteur en chef en régie, malgré les critiques des techniciens sur les nuisances engendrées. Les tensions concernent également les effectifs : la fin de collaboration de quatre deskeurs, dont deux figures historiques, interroge, d’autant qu’elle coïncide avec de nouvelles embauches. Les élus y voient une sorte de « purge » déguisée, ce que réfute la direction qui précise avoir recruté cinq nouveaux deskeurs et cela, en concertation avec les équipes en place. Le directeur de l’information s’engage à poursuivre les efforts :« On a augmenté les effectifs, on va continuer à les augmenter ! » Concernant les chargés d’édition de franceinfo, la nécessité de leur attribuer le statut de journaliste est une nouvelle fois évoquée. La direction renvoie à des négociations avec les 4 syndicats représentatifs de l'entreprise pour faire avancer ce dossier, à suivre... Dernier point évoqué : l’épisode caniculaire et ses conséquences sur le fonctionnement de la chaîne. Le week-end du 21 juin, une panne de climatisation a provoqué une surchauffe du local technique de la régie de franceinfo entraînant une interruption partielle de l’antenne. L’antenne de franceinfo a quand même pu être assurée en direct depuis le plateau A (niveau 0), limitant l’impact sur les audiences. Cette panne a mis en lumière l’absence d’une régie de secours et surtout de l'absence de solution pour franceinfo dans le dispositif de secours du CDE. La direction le reconnaît : la régie de franceinfo n’a pas été calibrée pour l’exercice qu’on lui demande aujourd’hui et les contraintes budgétaires restent un frein à l’évolution des infrastructures de la chaîne. Le directeur de l’information promet de se battre pour que les régies et le nouveau plateau de franceinfo voient le jour. Une réflexion serait également en cours pour que, de manière transitoire, un espace soit aménagé au niveau 0. À suivre là aussi !
L’effectif total des salariés du Siège est de 3 781 salariés, 3 008 salariés PTA, 773 journalistes. L’âge moyen des salariés est de 48,6 ans. L’ancienneté de 18,7 ans. Voilà pour la photographie de l’entreprise ! Le bilan social, 2024, fait état d’une augmentation de 1,5 % des ETP, les fameux équivalents temps plein. Il s’agit là d’un chiffre éphémère en lien avec la couverture des élections législatives et celle des Jeux olympiques et paralympiques. C’est ce que confirme le bilan de l’emploi du premier trimestre 2025, qui est acte une baisse de 140 ETP, dont 32 ETP permanents sur un an. Et sur le trimestre, un solde des arrivées départ négatif avec 60 départs et 37 arrivées. La parenthèse olympique est bel et bien refermée. Ce dont fait également état ce bilan, c’est de l’augmentation du recours aux prestataires extérieurs. Une situation que les élus dénoncent : d’un côté on contrôle les effectifs, de l’autre, on laisse filer les dépenses en faveur des prestataires extérieurs. Où sont les économies ? Ils réclament la convocation de la commission « économie et structure » du Siège afin de d’échanger avec la direction sur ses arbitrages. Le pourcentage de femmes dans l’entreprise dépasse les 50 %, mais ce chiffre est en trompe-l’œil car il masque les inégalités salariales et le difficile accès des femmes, journalistes au statut d’encadrant. La répartition femmes/hommes montre que les postes techniques et d’exécution restent majoritairement masculins. Les femmes en revanche sont très présentes dans les fonctions de coordination.
L’année 2024 a vu le nombre d’absences diminué, un signe plutôt positif, mais elles ont été de plus longue durée. Et ces absences touchent désormais les cadres. Les accidents du travail sont en hausse tout comme les déclarations de handicap. Les élus considèrent que la gestion des emplois et des compétences devrait prendre en considération les impacts de certains métiers sur la santé des salariés. Ils recommandent d’investiguer et de rechercher les raisons de l’augmentation des accidents du travail. Ils insistent sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention. Enfin, ils recommandent un meilleur accompagnement et un réel soutien pour les nouveaux parents, ceci afin d’assurer une transition en douceur vers le retour au travail. Les écarts entre les rémunérations les plus élevées et les rémunérations les plus faibles se réduisent, mais demeurent importants. Il convient de poursuivre les efforts engagés.
Si les réunions avec les différentes instances ont été plus nombreuses au cours de l’année 2024, elles n’ont pas permis d’associer les élus à la construction des projets déployés par la direction, ce que les élus déplorent, il est de leur mission de s’assurer que les conditions sont réunies pour que la santé et la sécurité des salariés soient préservées. Concernant les élections professionnelles, les élus demandent à la direction de tout mettre en œuvre pour que la participation au scrutin, soit la plus large possible. Le vote est aujourd’hui électronique, or nombreux sont les salariés à ne pas avoir d’ordinateur individuels, ce qui ne leur permet pas de s’exprimer dans le respect de la confidentialité. D’ici la fin de l’année, de nouvelles élections vont avoir lieu, la direction se doit de mettre en œuvre les moyens permettant à chacun de voter sereinement. Au-delà du bilan social, les membres de la commission alertent la direction sur la situation délétère que vivent aujourd’hui tous les salariés de l’entreprise, dont le sort et la protection sociale sont suspendus au vote d’une loi dont les contours ne cessent d’évoluer et à la renégociation de l’accord collectif. A cela ajoutent des prises de décision comme la fermeture de certains services (IV3) annoncée sans ménagement. Il est bien loin le temps de la reconnaissance de l’investissement de l’ensemble des salariés pour la couverture des Jeux olympiques. Les élus ont voté à l’unanimité, un avis sur le bilan social 2024 qui reprend ces remarques.
19 Votants – 19 Pour (Lire ici l’avis📎)
Au vu de l’augmentation des accidents du travail, les élus ont aussi voté une résolution concernant une demande d’enquête liée à un accident du travail survenu entre deux salariés de la direction. Jean-Jacques Buty et Freddy Bertin sont mandatés par les élus du CSE Siège pour mener cette enquête avec les membres désignés par la direction. 19 Votants – 19 Pour (Lire ici la résolution📎)
Le budget 2024 du plan de développement des compétences déployé au Siège accuse une baisse de 13 %. Cela n’a pas été sans conséquence sur le nombre de salariés formés en baisse de 13 % également. 2 072 salariés ont été formés au cours de l’année 2024. Pour rappel, le plan de développement des compétences doit permettre :
La formation professionnelle s’adresse en priorité aux salariés en CDI : 8 % des salariés formés sont des non-permanents. 75 % des formations se déroulent en présentiel, soit sur site, soit à l’université, 25 % le sont en distanciel. La formation à France Télévisions, c’est tout au long de la vie, les plus de 55 ans, représentent 22 % des salariés formés. Les publics spécifiques comme les salariés en situation de handicap, ont également accès à la formation, ils sont 42 % à en avoir bénéficié au cours de l’année 2024. 28 % des élus ont suivi une formation en 2024. Quant au non-formés à trois ans, ils sont au nombre de 193. Les formations développées pour les salariés du Siège ont pour partie, reconduits des modules clés autour des « Enjeux climatiques », des « Reportage en zone dangereuse », les « Gestes qui sauvent » et les logiciels After Effect, Dalet, OpenMedia. De nouvelles formations ont été développées pour permettre de s’adapter aux évolutions des métiers : IA, expositions aux images violentes, conduite d’un 3 roues. 6 reconversions professionnelles sont en cours vers les métiers de Chargé d’édition numérique, Journaliste, TEVA. D’importants projets de formation ont été mis en place autour des nouvelles consoles lumières, du renouvellement, des serveurs de production et des mélangeurs, des habillages de production... Les cursus, « finances » et « achat », ont été au cœur des formations de gestion d’entreprise. Les ressources humaines, elles, ont bénéficié de formations autour de thématiques comme « le harcèlement moral sexuel et les agissements sexistes », « les entretiens professionnels », « la CPAM et les arrêts de travail », « le management », « la prévention des risques ». Bien entendu des actions de formation obligataires induites par l’usage de nouveaux matériels ont également été mises en place. Voilà pour les formations catalogue, mais l’Université propose aussi des formations via « Monkiosque formation », des formations en accès libre, des formations qui ne sont pas comptabilisées comme relevant de l’obligation de l’entreprise. Reste la difficulté pour ceux qui ne possèdent pas d’ordinateur personnel, de pouvoir suivre ses formations dans de bonnes conditions. La direction de l’université réfléchit à des modules de formation qui mélangeraient le présentiel et le distanciel, le distanciel pouvant permettre de revoir des notions acquises lors des formations en présentiel. Si les élus estiment que c’est une chance de disposer au sein même de l’entreprise, d’un centre de formation dédié. Ils constatent que les salariés n’ont pas le sentiment d’en bénéficier à la hauteur de leurs attentes, et ne maîtrisent pas forcément le process leur permettant de suivre les formations souhaitées ou d’envisager une évolution ou une reconversion. L’arrivée de l’université sur le Campus devrait permettre une meilleure communication et une meilleure remontée des demandes des salariés.
En avril dernier, les élus ont été alertés par la situation des scriptes de la Fabrique qui sont cantonnées aux éditions d’information, ce qui limite leur champ d’action et les conduit parfois à une sous activité. Elles ne sont pas programmées pour travailler sur les nombreuses émissions, tournées sur les plateaux du Siège. Ce sont les scriptes des productions extérieures qui travaillent sur ces émissions. Cette situation profondément injuste, choque les élus, qui ne comprennent pas pourquoi, on laisse les producteurs extérieurs, imposer leurs salariés au détriment des professionnels de la Fabrique. Les élus dénoncent ces choix qui, non seulement cantonnent les scriptes aux seules éditions d’information, mais d’une certaine manière organise leur sous-emploi. La commission économie et structure permettra sans doute de répondre à leurs interrogations. Quant à l’impact, de cette répartition du travail, elle est délétère pour ce personnel qui a le sentiment qu’on le considère comme n’étant pas qualifié pour travailler sur des programmes autres que des programmes d’information. Les élus souhaitent une action rapide de la direction pour mettre fin à cette situation qui a pour conséquences de réels risques psychosociaux. Ils votent à l’unanimité, une résolution dans ce sens. 19 Votants – 19 Pour (Lire ici la résolution📎)
Pour l’événement, une demande de dérogation à 60 h maximum hebdomadaires avait été formulée en CSE Siège le 5 février 2025. À la présentation du réalisé, les élus, constatent que dans l’ensemble, les plannings ont été respectés. Mais que le nombre de jours travaillés dans une même semaine, les pauses légales entre 2 jours de travail ou encore le temps de travail effectif, ne sont pas conformes au droit du travail.
Les élus rappellent que le code du travail est très clair, il est interdit de faire travailler un salarié 7 jours d'affilé dans une même semaine ! De son côté, la direction reconnaît qu’un travail de fond reste à mener sur l'enchaînement du Repos Quotidien (9 ou 11h) et le Repos hebdomadaire, voire sur la durée maximale légale d’une vacation, qui ne doit pas dépasser 13h.
Le 25 juin dernier, une grande partie des salariés de Malakoff a rejoint le Siège. Cette arrivée s’est déroulée dans des conditions de travail difficiles, liées :
À cela s’est ajouté pour certains, un changement de périmètre, acté par un avenant au contrat de travail. En arrivant au Siège, ils ont perdu leur rattachement à l’entité de Malakoff pour celle du Siège. Si ces changements avaient été annoncés, ils ont pris toute leur dimension lors de leur mise en œuvre.
Un processus d’accueil a été mis en place : rencontre avec les planificateurs, journées d’immersion (technicien vidéo et opérateurs d’habillage), présentation des managers, des chefs de fabrication, organisation d’un parcours d’acquisition de compétence. Actuellement, les salariés sont en doublure, le temps d’acquérir l’autonomie nécessaire sur leur poste.
(7 collaborateurs) dont certains connaissaient déjà la DRM pour y avoir travaillé. Pour ces salariés, les enjeux étaient axés autour de la formation et de l’accompagnement à l’utilisation d’un nouveau logiciel de montage et d’un nouveau serveur, un accompagnement qui a pris fin mardi dernier mais qui pourra être poursuivi à la rentrée. Les élus regrettent que cette arrivée n’ait pas été évoquée à l’occasion de la présentation en séance du Plan de charge de la Fabrique (le dernier date du 24 janvier 2024) ! Cela aurait certainement permis de mieux anticiper les difficultés rencontrées comme celles par exemple, au mixage actu du Siège, un service en flux tendu, qui prend en charge l’actualité des Outre-Mer. Enfin, au vu des conditions de travail imposées par la panne de la climatisation, en pleine période de canicule, les élus s'étonnent que le rapatriement des salariés de Malakoff n’ait pas été reporté, ce qui aurait permis de mieux accueillir les salariés. Où était l’urgence ? Sur ce point, la direction se défend : « on n’imaginait pas que les problèmes de climatisation se poursuivraient si longtemps ! On a maintenu ces déménagements et ce transfert car cela aurait été très compliqué de le reporter.” Les élus ont demandé qu’un nouveau point d’étape leur soit présenté à la rentrée.
Le point a été demandé par les élus qui souhaitaient connaître l’avancement des travaux de remise en marche de la climatisation au Siège. Mais, les informations reçues au cours dernières semaines ont changé la donne, nécessitant des réponses claires et complètes de la part de la direction sur les incidents relatifs à la climatisation. Au total France Télévisions dispose de 8 tours aéroréfrigérantes. Un cluster de légionellose ayant été détecté dans le 15e arrondissement, la DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports) a effectué des contrôles sur les tours des entreprises avoisinantes et donc sur les tours de France Télévisions. Ce contrôle a révélé un dépassement du seuil limite de contamination à la légionellose des tours 5 à 8. Celle-ci ont été immédiatement arrêtées et elles le sont toujours aujourd’hui. C’est Vinci qui a en charge les travaux et la remise en service de ces tours. Une enquête judiciaire a été lancée afin de découvrir d’où vient la souche à l’origine du cluster. Elle est toujours en cours. Quant aux tours 1 à 4, elles ont été mises en maintenance comme cela doit se faire régulièrement. Ce que les élus regrettent, c’est le caractère tardif de cette maintenance. Le mois de juin est souvent un mois de canicule et cette année, elle a été particulièrement forte. Les salariés ont dû affronter des températures très élevées dans les bureaux, des températures qui ont parfois atteint les 36°. Face à cette situation, l’urgence pour l’entreprise a été de préserver les zones process. 2 groupes froids ont été installés sur le trottoir pour assurer le refroidissement des zones techniques. Mais cette installation s’est faite sans que de réelles mesures de protection n’aient été envisagées, alors que France Télévisions est considérée comme un site névralgique OIV (opérateur d’importance vitale). Rien n’a pas permis d’empêcher un acte de malveillance le 21 juin, qui a entraîné des arrêts de la diffusion antenne. La direction a porté plainte. Là aussi une enquête est en cours. La direction reconnaît un manque de communication entre les services, notamment entre la D2S en charge de la sûreté et de la sécurité du bâtiment et la direction du site, qui explique l’insuffisance de protection des deux groupes froids. Manque de communication également avec les salariés, qui ont eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi ce problème de climatisation ne faisait que s’amplifier. Et comme si cela ne suffisait pas, un violent orage s’est abattu sur la région parisienne, le 3ème groupe froid dédié au CDE a été endommagé par suite d’une mauvaise fermeture de la porte d’accès avec pour conséquence, une augmentation de la température dans les baies techniques. Les élus sont sidérés par cette accumulation de défaillances. Ils se demandent si de juillet à septembre 2024, alors que les tours 5 à 8 fonctionnaient, certains salariés n’ont pas été contaminés par la légionellose. A ce jour, on leur assure que non. Ils attendent de la direction qu’elle prenne au sérieux ce problème de climatisation et qu’elle communique en toute transparence à la fois sur le résultat de l’enquête menée sur les souches de légionnelle mais aussi sur l’enquête menée à la suite de la plainte déposée pour acte de malveillance sur les groupes froids extérieurs. Les élus ne comprennent pas non plus pourquoi, alors que le problème était connu, la maintenance des tours 1 à 4 n’a débuté qu’au mois de mai ? Ils voient là un manque d’anticipation et d’organisation inacceptable au vu des conséquences possibles sur la santé mais aussi sur les conditions de travail des salariés. Ils demandent qu’un nouveau point soit inscrit à l’ordre du jour du CSE de septembre. Une résolution est votée à l’unanimité. 19 Votants – 19 Pour (Lire ici la résolution📎)
L’ensemble des élus et des membres de la commission ont salué le travail des équipes de la restauration qui chaque jour proposent une offre de restauration large et diversifiée. Ils restent toutefois vigilants et à l’écoute des attentes des salariés qui sont de plus en plus attentifs à leur alimentation. Ils veulent ainsi connaître l’origine des produits, leurs qualités nutritionnelles et bénéficier d’une cuisine plus diététique qui tienne compte des enjeux climatiques. D’où la proposition de réduire l’offre carnée et d’augmenter l’offre végétarienne avec un plat tous les jours. Ils souhaitent également qu’une fois par semaine au moins, la spécialité du jour soit végétarienne. Ils plébiscitent le bar à légumes récemment installé et apprécient le nouvel aménagement du bar à salade. Ils notent l’effort fait sur le prix avec le plat à 3,99 €, un effort que les élus vont poursuivre, tout en respectant l’équilibre budgétaire, un équilibre mis à mal par la disparition régulière de la vaisselle du restaurant. Elle est en effet régulièrement emportée par les salariés qui font le choix de déjeuner à leur bureau (bien que cela soit formellement interdit par la loi) et qui oublient de la rapporter. L’an dernier, ce sont 15 000 € de vaisselle qui ont ainsi été engloutis. Et depuis l’instauration du nouveau Bar à salade, une soixantaine de contenant ont déjà disparus. Les élus ont relayé une demande de certains membres de la commission quant à l'obtention de tickets restaurant pour les salariés qui sont en télétravail. Ils font remarquer que dans d’autres entreprises cela existe avec un calcul fait du nombre de jours en présentiel et en télétravail pour attribuer ces tickets. La direction répond que l’URSSAF lui interdit de distribuer des tickets restaurant à des salariés qui peuvent bénéficier du restaurant d’entreprise et que le risque de redressement est important.
Olivier le Clanche, actuel trésorier du CSE Siège va faire valoir ses droits à la retraite au 1er août 2025. Christophe Bens est élu Trésorier du CSE du Siège à compter du 1er Août 2025. 16 Votants – 14 Pour – 2 Abstentions Olivier Le Clanche est également membre de la CSSCT. Frédéric BRODA est élu membre de la CSSCT du Siège, il prendra ses fonctions à compter du 1er Août 2025. 16 Votants – 14 Pour – 2 Abstentions Merci à Olivier le Clanche pour son investissement, tout au long de ce mandat. Nous lui souhaitons de profiter pleinement de cette nouvelle étape qu’il a choisi de vivre au soleil, sur la côte méditerranéenne.
Prochain CSE Siège les 17 et 18 septembre 2025
Paris, le 17 juillet 2025
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Tout commence par un mail parfaitement anodin mais tout de même envoyé un vendredi soir par votre DRH. « Afin de faire connaissance et de faire le point sur votre situation professionnelle, seriez-vous libre mercredi prochain pour un temps d’échange ? ». A priori pourquoi pas, les rapports humains sont toujours préférables : échanger, communiquer, informer, c’est l’ADN même de nos métiers. Vous vous y rendez presque détendu et flatté, car on s’intéresse à vous… Et là… surprise ! La fameuse « douche froide ». Une performance, d’ailleurs, puisqu’elle réussit à vous glacer même dans un bureau sans climatisation à plus de 30 degrés. Vous appréciez moyennement la tournure que prend « ce moment d’échange ». On vous annonce – sans fioriture, sans anesthésie – que votre poste est supprimé. Plus besoin de vous. Merci, au revoir. Bien sûr vous n’êtes pas licencié, et heureusement d’ailleurs, car vous n’avez commis aucune faute, mais, il va falloir changer de métier, vous réinventer. C’est exactement ce qui vient d’arriver à 6 salariés historiques de Télématin, journaliste et réalisateurs. Leur rubrique ? Les reportages du 6h40. Supprimés. Donc eux aussi, par extension. La sentence est irrévocable ! Une ligne budgétaire de moins. La DRH leur dit : « Vous comprenez, il faut faire des économies… ». Conclusion : Les salariés seront donc toujours la variable d’ajustement lorsqu’il s’agit d’économies. Ce qui pose problème dans ce genre de méthode, c’est qu’il n’y aucun signe avant-coureur de la décision, aucun signal d’alarme. Ceux avec qui vous travaillez au quotidien, vos supérieurs hiérarchiques que vous connaissez, pour certains, depuis des décennies, parfaitement au courant de ce qui va vous tomber sur la tête, sont muets… Le résultat est là. Pas un mot des managers de Télématin, ni avant, ni après le rendez-vous. Pourquoi ? Comment dans ces conditions imaginer que cela puisse bien se passer ? Les seules pistes proposées ressemblent plus à des déclassements professionnels. Une sorte de nouveau départ mais qui ressemble à une voie de garage. Décidément à France TV, le mois de juillet est propice à se débarrasser des encombrants, une manière bien « corporate » de vous souhaiter « bonnes vacances »… car cette situation n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé aux 7 salariés des équipes légères du Siège il y a exactement un an. Concernant les équipes légères du Siège, 12 mois plus tard, le bilan est accablant. En dehors d’une salariée qui a été formée pour changer de métier, de la caméra au montage, pour les 6 autres, c’est le système D. Les arrêts maladies en sauvent certains, et les autres n’ont pas d’autre choix que d’accepter l’inacceptable, c’est-à-dire de passer de la caméra sur l’épaule, pour des magazines ou des documentaires, au joystick des caméras robotisées du plateau du JT. Tout le monde sait que cela ne pourra pas durer, que les tensions et les rancœurs vont s’accumuler. Mais côté direction, on joue la montre, on mise sur la résilience… et dans le parcours de la QVT de la transformation, on évite soigneusement de réaliser un bilan, quant à la fameuse « célébration du changement », autant dire qu’on a visiblement égaré le champagne. Dans ces 2 cas de figure, ce ne sont, ni les métiers, ni les compétences des salariés qui sont obsolètes, bien au contraire, ce sont justement ces compétences qui posent problème. Un vrai fardeau pour une entreprise qui, nous dit-on, n’a plus un sou. Enfin ça, c’est le mantra que l’on nous rabâche en boucle depuis des années, parce que l’argent, il y en a toujours, mais il va toujours dans les mêmes poches, et on les connaît : celles des producteurs privés. Ce calcul à court terme fait des ravages. Sur le plan humain, c’est un désastre. Économiquement, c’est tout aussi absurde : à force de décisions prises à la va-vite, au doigt mouillé, sans même faire semblant de réfléchir aux conséquences, ce sont les droits des salariés qu’on piétine gaiement. Et comme souvent dans ces cas-là, l’addition finit par arriver. Les avocats se frottent les mains, les dossiers s’entassent, les prud’hommes s’ennuient à force de répéter les mêmes jugements, car – surprise – ! France Télévisions perd quasiment toujours. En voilà donc 6 de plus qui vont aller grossir les rangs des mécontents… Salariés, si vous recevez un mail de la DRH vous proposant un rendez-vous pour faire connaissance ou faire un point sur votre parcours professionnel, méfiance !!! Sinon, c’était quoi déjà, le titre du grand projet porté par Madame Ernotte ? Ah oui… « Réconcilier ».
Paris, le 09 juillet 2025
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A quelques semaines de l’arrivée de France Info sur le canal 16 de la TNT (le 6 juin prochain), la direction est venue présenter aux élus, document à l’appui, l’organisation et la nouvelle grille mise en place pour relever ce challenge. Ils ont ainsi répondu à la demande des élus, à l’origine de la tenue de ce CSE extraordinaire. La chaîne hiérarchique est renforcée Avec à sa tête, un nouveau directeur de rédaction, ex-chef de service à la rédaction de France 2, qui a également fait ses armes sur LCI et Arte avant de revenir sur le service public pour diriger France Info. Le renforcement de la chaîne hiérarchique de France Info doit donc clarifier les tâches de chacun, alléger la charge de travail des encadrants et renforcer l’efficacité et la rigueur au sein de la rédaction Le directeur de l’information le précise : « L’idée est qu’il n’y ait plus de trou dans la raquette ! L’encadrement est voué à faire grandir les équipes, à les accompagner. »
La grille remodelée La nouvelle direction de France Info a choisi de réintroduire des JT à l’heure et des titres toutes les demi-heures pour chaque tranche en y ajoutant une partie talk : deux pôles distincts donc (news et talk) avec pour chacun une équipe dédiée, composée d’un rédacteur en chef, d’un responsable d’édition et d’un présentateur.
Objectifs : mieux répondre aux exigences de chaque format, éviter la surcharge de travail des encadrants, offrir des contenus mieux produits, mieux préparés et mieux incarnés. La direction l’assure : les 5 engagements de la chaîne seront conservés à savoir les faits, l’analyse, le pluralisme, la transparence et l’accessibilité. Une promesse éditoriale associée à une information juste et pertinente. Pas de moyens supplémentaires mais le recours à FTV Studio pour masquer le manque d’ETP ! C’est devenu une habitude ! Les élus le martèlent : les moyens de production ne sont toujours pas à la hauteur ! Le directeur de l’information se défend : « une vingtaine de postes ont été créés ». Les élus, eux, estiment qu’il manque une quarantaine d’ETP pour permettre à la chaîne de bien fonctionner ! Le recours à FTV Studio pour la production de certaines émissions (matinales, « Autrement dit » ou encore « L’info c’est clair ») est aussi pointé du doigt. Quid du Final Cut éditorial dans tout ça ? Le directeur de l’information se veut rassurant : « Pour FTV Studio, la sous-traitance éditoriale n’existe pas ! Le GO éditorial ne vient que de FTV et donc de franceinfo ! » La CGT met en garde : elle n’acceptera pas que la direction vende la chaîne info à la découpe à FTV Studio ! La rémunération des experts en plateau aussi est un sujet qui dérange les élus ! Tout comme la question brûlante des chargés d’édition : il faut répondre au manque de personnel dans ce secteur composé essentiellement de CDD (3 CDI sur 10 chargés d’édition planifiés). La plupart des CDI sont en arrêt maladie ! Chez les deskeurs : pas de vacations supplémentaires annoncées mais un léger remodelage de leurs vacations en journée pour rééquilibrer leur charge de travail et redonner plus de sens à leur travail. Les élus le répètent : ils attendent une réponse volontariste de la direction en termes d’emplois. Un management qui interroge et inquiète Pour le nouveau directeur de la rédaction « la culture d’entreprise doit être métissée et venir de tous horizons. » « On doit avoir cette capacité d’avoir plusieurs vies chez nous. Ces passerelles doivent exister » affirme le directeur de l’information. Mais pour les élus, la culture violente de management (éditorial et humain) héritée de France 2 n’a pas sa place à franceinfo ! « Il y a eu une alerte de santé à la rédaction nationale : pas question de faire une alerte santé à France Info ! » clament-ils. Ils pointent l’arrivée de journalistes de France 2 sur des postes importants : un message accueilli comme un « Pousse toi de là qu’on s’y mette ! » par ceux qui, depuis la création de la chaîne, n’ont eu de cesse de s’investir pour la faire fonctionner. Autre inquiétude et non la moindre, celle suscitée par la réouverture de l’atrium au milieu de la rédaction pour la réalisation des JT en direct et en continu. Elle est susceptible de recréer des nuisances dans l’environnement de travail des salariés de l’open-space (bruit, variations de lumières, visibilité en arrière-plan permanent, etc…). Enfin, les élus s’interrogent sur les répercussions de la nouvelle organisation sur le personnel technique ? En régie notamment, où il est difficile pour les techniciens de se concentrer du fait des nuisances sonores générées par la présence de plusieurs rédacteurs en chefs en même temps. Pour conclure, le directeur de l’information l’assure : « Le 6 juin ce n’est pas le grand soir mais c’est un moment important qui doit nous permettre d’ouvrir un nouveau chapitre sur franceinfo et d’avoir une nouvelle exigence pour cette chaîne. » C’est aussi le souhait des élus qui demandent qu’un nouveau point soit inscrit à l’ordre du jour du prochain CSE au mois de juin, pour faire un premier bilan de l’arrivée de franceinfo sur le canal 16.
Au cours de l’année 2024, plusieurs situations ont attiré l’attention de l’inspection du travail.:
Un risque de chute en hauteur est identifié par l’inspecteur du travail lors d’une visite de contrôle le 3 décembre 2024. La direction de FTV est alertée. Les équipes ont dû s’adapter. La direction promet d’être plus vigilante à l’avenir sur la conformité du matériel emprunté.
La signalisation de sortie de secours du plateau C masquée par un rideau noir. L’entreprise a été sommée de se conformer aux exigences réglementaires pour garantir la sécurité des évacuations. Les autres faits marquants concernent les expertises déclenchées en CSE :
A la suite de la levée, par l’inspecteur du travail du DGI sur la situation à IV3, le CSE Siège a mandaté une expertise du service. Un plan d’action a ensuite été présenté aux élus lors du CSE Siège des 19 et 20 février 2025, il est actuellement mis en œuvre
Une expertise pour risque grave concernant les salariés du Support Diffusion Media Factory a été votée par les élus le 11 juillet 2024. Là aussi un plan d’action a ensuite été présenté aux élus lors du CSE Siège du mois d’avril 2025. Plus globalement, ce sont les évolutions organisationnelles et technologiques et leurs impacts sur les conditions de travail des salariés du Siège que les membres de la CSST soulignent. De son côté, la direction indique avoir consacré 7 759 k € de dépenses pour la sécurité (15 % de plus qu’en 2023) et 10 161k € pour les investissements (103 % de plus qu’en 2023). 387 personnes ont suivi des formations en lien avec la santé et/ou la sécurité (175 d’entre elles ont été formées à une « habilitation électrique », 42 au « Reportage en zone dangereuse »). 219 personnes ont suivi des formations liées au secourisme/incendie (143 d’entre elles ont suivi « l’initiation aux gestes qui sauvent et extincteurs », 64 la formation « Sauveteur Secourisme du Travail »).
Le service de prévention et de santé au travail de France Télévisions dispose de :
Ce service a en charge le suivi des salariés qui peut prendre plusieurs formes :
Ce sont les visites de prévention qui se déroulent en général, tous les trois ans au maximum tous les cinq ans. Ce sont également les visites occasionnelles qui ont lieu à la demande des salariés ou de la direction.
Il est destiné aux salariés occupant des postes identifiés par le code du Travail, comme présentant des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité. (Activités soumises à des habilitations électriques, CACES…) Les médecins ont engagé un processus afin d’obtenir le passage en suivi individuel renforcé, des salariés amenés à se déplacer en zone de guerre, 43 salariés ont ainsi été identifiés en 2024. Ce suivi concerne également les prestataires salariés des sociétés de production qui travaillent pour France Télévisions.
Il concerne tout travailleur dont l’état de santé, l’âge, les conditions de travail ou les risques professionnels auxquels il est exposé, nécessite un suivi spécifique (travailleur de nuit, travailleurs handicapés…) La loi indique que ce suivi prévoit une visite tous les trois ans, à France Télévisions, la périodicité a été ramenée à deux ans Grâce à ces suivis, la médecine du travail :
Au cours de l’année 2024, 6 pathologies en relation avec le travail ont ainsi été dépistées, 7 inaptitudes à tout poste ont été prononcé sans possibilité de reclassement dont quatre avec maladie professionnelle et trois faisant état de situation de RPS. 162 accidents du travail ont été recensés en 2024 soit 6 de moins qu’en 2023 avec un coût pour l’employeur de 638 745 € soit près de 125 000 € de moins qu’en 2023.
Fin 2023, dans le cadre du projet Campus, une entreprise spécialisée dans le diagnostic amiante a été démarchée. Sur 66 prélèvements réalisés, un s’est révélé positif dans une salle au 5ème étage (R523). De l’amiante a été retrouvée dans la colle ayant servi à fixer les dalles de PVC du plancher technique conçu en 1998. Une entreprise spécialisée dans le désamiantage a été désignée pour retirer les 116 dalles (60 x 60 cm) concernées. L’opération, très encadrée, a été menée dans la nuit du 4 au 5 avril. Cette situation a suscité de nombreuses questions des élus qui ont interrogé la direction sur les risques encourus par les salariés qui avaient travaillé dans cette salle de réunion. Celle-ci s’est montrée rassurante : l’amiante se trouvait dans la colle utilisée pour fixer les dalles, et ces dernières n’ont fait l’objet d’aucun travaux, d’aucun perçage. Les élus demandent à la direction de rester vigilante notamment lors des futurs travaux qui vont se dérouler au niveau 0.
Le constat est sans appel : les risques psychosociaux évoqués dans le rapport des médecins du Travail sont bien ceux que les expertises demandées par le CSE siège avait identifiés. Et visiblement, l’entreprise n’en n’a pas tenu compte ou pas suffisamment ce que constate les élus avec une certaine amertume, car aujourd’hui les conséquences ne sont pas neutres :
Les projets, mis en œuvre par la direction ne sont jamais accompagnés de plan de prévention des risques, la médecine du travail n’est pas associée, pas plus que la DSQVT ou du moins s’ils le sont, ils ne participent pas aux débats menés en instance et n’entendent pas la voix des élus. Ces derniers appellent à un changement de méthode, avec une évaluation des conséquences physiques, psychiques et sociales des projets menés. Les conséquences du changement à marche forcée imposé par la direction inquiètent les élus : ils voient les salariés épuisés par l’empilement de projets qui se succèdent. Ils appellent donc à une prise de conscience, de la part de la direction et à une meilleure collaboration en amont avec les services de santé au travail. ils inscrivent cette demande dans une résolution mise au vote. 21 Votants – 21 Pour (Lire ici l’avis📎)
21 étapes sont prévues sur une distance de 3 320 km, uniquement en France, 11 régions et 34 départements visités au total ! Le Tour partira de Lille, pour arriver à Paris sur les Champs-Élysées. Le signal international sera réalisé par le car de Toulouse, les émissions produites de la ligne d'arrivée par le car de Strasbourg. Un car supplémentaire de La Fabrique (D4) complétera le dispositif pour les départs des contre-la-montre des 9 et 18 juillet. Au total, la Fabrique mobilisera 184 salariés pour la couverture de cette compétition. Du côté de la direction des sports, 39 personnes sont planifiées. Quant à la direction du marketing de la communication, elle déléguera une personne sur cet évènement pour assurer la continuité de l’opération sur le plan logistique. Ces trois directions formulent une demande de dérogation de la durée du temps de travail à 60 heures hebdomadaires pour leur personnel. Au vu des documents présentés et des informations transmises pendant les débats, les élus prennent acte et demandent que leur soit présenté le réalisé dès que possible. 19 Votants – 19 Pour (Lire ici l’avis📎)
La salle de sport est une salle commune à tous les CSE du Campus, Malakoff, France Télévisions Studio, France Télévisions Publicité, France Télévisions Distribution Le CSE siège s’est vu attribuer la gestion de cette salle par l’ensemble des CSE. Depuis plusieurs mois, les salariés du CSE Siège, sont sur le pont pour l’aménager et proposer des activités alliant activité physique et détente. La salle est implantée au rez-de-chaussée de l’immeuble Quadrans. Il est prévu un espace cardio/musculation et un espace pour les cours collectifs. Ceux-ci se dérouleront, selon les jours de la semaine, le matin, le midi et le soir. Des cours en extérieur seront proposés une fois par semaine, pendant la période allant du mois d’avril au mois de septembre. L’accès à la salle de sport se fera par abonnement, plusieurs formules seront proposées, elles sont actuellement à l’étude et les modalités de paiement restent à définir. L’inscription, la réservation des créneaux, se fera grâce à une application dédiée. Les horaires d’ouverture proposés sont ceux de l’immeuble Quadrans, c’est-à-dire du lundi au vendredi, de 7h à 20h. La salle sera fermée 2 semaines durant les vacances d’été et une semaine durant les vacances de Noël. La salle ouvrira ses portes avant l’été, mais il est impossible de donner pour le moment une date précise d’ouverture Pour la mise en œuvre de cette salle de sport, les salariés du CSE ont pu compter sur l’investissement de la DSI (elle garantit la sécurisation des adresses mails des salariés des différents établissements), mais aussi de la D2S (elle contrôle la bonne mise en œuvre des accès et du service des achats qui a apporté son concours dans la démarche de recherche de prestataires).
Concernant l’aide à Mayotte, un retour est prévu dans un délai de 3 mois pour connaître comment cette aide exceptionnelle des CSE a été distribuée aux salariés.
Le CSE est toujours en phase de recherche d’un prestataire pour un service de réparation de téléphones à destination des salariés.
Déconstruire les préjugés sur le handicap grâce à la lecture, c’est une initiative portée par le président de la commission handicap du CSE siège. Depuis quelques semaines dans les locaux du CSE, vous pouvez donc consulter des ouvrages sur le thème du « handicap ». Il s’agit de livres spécialisés, de bandes-dessinées, d’autobiographies ou encore de romans. Ces livres sont en libre accès, vous pouvez les emmener pour les lire tranquillement chez vous. Vous pouvez vous aussi alimenter cette bibliothèque d’ouvrages autour du handicap mais aussi de livres en toutes genres.
Paris le 26 mai 2025
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La Média Factory ayant fait l'objet d'une expertise à la suite des alertes répétées des salariés qui y travaillent, la direction de l’équipe Support Média Factory est venue présenter son plan d’actions pour y répondre. Plusieurs recommandations ont été déjà mises en place comme :
Des sessions de training communes avec CDE & Ingénierie sont en cours d’organisation. Des partenariats avec le constructeur ont été développés et un nouveau projet de suivi des Workflows est en cours.
Mais ce que les élus ont pu constater, malgré ces actions, c’est que le malaise d’une partie des salariés de la Media Factory, principalement ceux du siège, ne cesse de se développer, avec à la clé des risques psychosociaux clairement exprimés. Les élus ont en effet pu entendre en séance préparatoire des témoignages et des déclarations alarmantes ce qui les a amenés à alerter la direction pour atteinte aux droits de la personne, à leur santé et à leur sécurité. Ils souhaitent que les salariés concernés soient pris en charge avec toute la bienveillance et la considération qui s’imposent. Ce que traduisent les difficultés énoncées, c’est le réel besoin de remise en question de la conduite du changement dans l’entreprise, et ceci, pas seulement à la Media Factory. Pour tenter de rétablir le dialogue entre une direction perçue comme autoritaire et loin des préoccupations des salariés et les salariés en souffrance, les élus préconisent une médiation collective menée par un tiers extérieur, ce que la direction dit ne pas rejeter. Une résolution est votée à l'unanimité pour acter ces recommandations : 21 Votants – 21 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Le passage de la chaîne publique d’information sur le canal, 16 est imminent. Il s’inscrit dans un contexte difficile, l’image de la chaîne a été ternie par différentes séquences dont la plus emblématique est la séquence de « Gaza/riviera » qui a abouti au départ de l’ancien directeur. S’en est suivi une réorganisation essentiellement hiérarchique que la direction s’était engagée à venir présenter en instance. Si le directeur de l’information était bien présent pour échanger avec les élus, la nouvelle équipe dirigeante ne s’est pas présentée devant les élus ! Absence aussi du dossier d’information actant de manière concrète le projet de la direction pour la chaîne d’information de l’audiovisuel public celui-ci n’était pas suffisamment abouti pour être présenté en séance, les élus se sont donc contentés de ses paroles. Et ce n’est pas la première fois que l’argument nous est donné. Côté emploi 9 recrutements ont été annoncés. La tranche du 18/20 week-end sera entre les mains de France Télévisions Studio qui va produire le programme (c’est déjà le cas pour d’autres tranches de la chaîne). Pour les élus, le compte n’y est pas et ne permet pas de rassurer les salariés.
Mais quel est le devenir d’une rédaction gangrénée par la précarité et l’externalisation ? L’ombre du projet Genesys aussi plane sur France info avec l’installation de la régie au niveau 0 et à la clé, une réorganisation des modes de travail. Et cela ne calme pas les inquiétudes. Comment dans ces conditions, la chaîne et les salariés qui y travaillent peuvent-ils faire face à une concurrence renforcée par un positionnement aux côtés des autres chaînes d’information ? Ils sont motivés, certes, mais cette motivation leur suffira-t-elle pour atteindre la notoriété de leur sœur jumelle radio ? Ce sont les réponses à toutes ces questions que les élus attendent. Ils veulent du concret et demandent à la direction une information-consultation, documents à l’appui, sur la nouvelle organisation de France Info. Ils votent la tenue d’un CSE extraordinaire dès le mois de mai, avant l’arrivée sur le canal 16 pour répondre à ces interrogations. 22 Votants – 22 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Le projet de moderniser les services généraux parisiens est dans les tuyaux depuis janvier 2024. Il a pour objectif de mettre fin aux dysfonctionnements existants : absence de pilotage opérationnel, culture sécurité insuffisante, manque de reconnaissance des collaborateurs, manque de visibilité du travail réalisé, manque de rigueur dans les achats, outils informatiques complexes et vieillissants… Le regroupement de tous les sites parisiens autour du Siège dans le cadre du projet Campus est l’occasion idéale pour pouvoir mener à bien cette évolution. Si les élus comprennent la nécessité de la démarche, ils ont du mal, au vu des éléments présentés, à comprendre comment celle-ci va s’opérer.
Les autres évolutions présentées sont essentiellement hiérarchiques avec la création de nouveaux postes de managers, dans le cadre d’un parcours adéquat. Le projet Performance 2026, auquel se rattache cette nouvelle organisation, n’a fait l’objet d’aucune explication (méthode, étapes, impacts sur le personnel). Les élus regrettent que la direction soit passée un peu vite sur le déroulement de cette nouvelle organisation et sur les impacts pour le personnel et notamment sur la nouvelle répartition de la charge de travail. Échaudés par les réorganisations successives à France Télévisions, ils font part de leurs inquiétudes. « Aujourd’hui on en est à un tel rejet des réorganisations d’entreprises que l’on devient plus exigeants et prudents ! » Ils ont donc voté une résolution actant la mise en œuvre d’une expertise. 23 Votants - 23 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Le 77ème Critérium du Dauphiné 2025 se déroulera en 8 étapes, du dimanche 8 juin au dimanche 15 juin. Cette course de prestige montagneuse sert de test pour les équipes avant le Tour de France. Les moyens techniques de La Fabrique france.tv (via le car Challenger 2) seront chargés de la production du signal international (générique début, course, ITW arrivée et générique de fin) et du signal habillé complet en direct. Pour se faire, une continuité de production est nécessaire. Elle a un impact sur l’organisation du travail, ce qui justifie la demande de dérogation de temps de travail hebdomadaire maximum à 60h formulée devant les élus du CSE Siège. Ces derniers ont pris acte de cette requête tout en rappelant que, comme l’an dernier, certaines amplitudes de Repos Hebdomadaires ne sont toujours pas respectées. Ils demandent à travers leur rendu d’avis, une présentation du réalisé dès que possible. 21 Votants – 21 Pour (Lire ici l’avis📎)
En février 2023, la direction a présenté aux élus son projet d’organisation de la Direction de la Gestion du Personnel et de la paie déployée par pôles de gestion avec :
Cette organisation, la direction souhaite la faire évoluer en rapprochant les deux services du Pôle Gestion Paie Non Permanents avec à sa tête une responsable au lieu de deux aujourd’hui. Cette responsable sera secondée par les deux adjointes déjà en place. Les gestionnaires de paie du service restent en place. L’organisation cible n’a aucune incidence sur le nombre d’ETP qui est de 51,5. Le poste libéré, un poste d’adjoint auprès de la responsable de la gestion du pôle Outre-mer, permettra ainsi d’assurer la gestion et la paie des CDI des 9 collectivités d’Outre-mer (près de 1 500 salariés, avec des décalages horaires conséquents) dans de meilleures conditions. Le redéploiement est prévu le 2 juin. Un transfert des connaissances entre responsables doit avoir lieu en mai ainsi qu’une information aux différents interlocuteurs sur la nouvelle organisation. Des points de suivi réguliers sont prévus, ainsi que le maintien des réunions de service hebdomadaires animées par la responsable et ses adjointes. Il est en effet indispensable de s’assurer que cette évolution n’occasionne pas de charge de travail supplémentaire et que cela n’ait pas d’incidence sur le traitement des salaires.
Plusieurs sujets ont été évoqués lors ce point relatif à la vie du CSE.
La déontologie de France Télévisions a incité le CSE à se doter d’un code de conduite anti-corruption. Ce code guide les salariés et les élus du CSE sur le comportement à avoir lorsqu’ils sont confrontés à une situation dans laquelle ils ne sont pas certains de l’attitude à adopter et pour laquelle ils s’interrogent sur les implications que pourraient avoir leurs actions lorsqu’ils reçoivent des cadeaux, des invitations, ou lorsque leur engagement personnel peut entrer en conflit avec leur activité quotidienne. Il donne un cadre et garantit la confiance que les salariés placent dans leur CSE. Ce code présenté aux élus a fait l’objet d’un vote à l’unanimité. Il sera donc annexé au règlement intérieur du CSE siège. 23 Votants - 23 Pour (Lire ici le code de conduite anti-corruption 📎)
Afin d’apaiser les tensions régnant au sein du collectif IV3, les élus, en accord avec la direction, ont recommandé une médiation collective. Celle-ci n’a pas eu le succès escompté puisque les personnels les plus en difficulté n’ont pas souhaité participer. Toutefois, cette démarche a été très appréciée par ceux qui l’ont suivi. Ils font état d’une amélioration du dialogue et de vérités enfin exposées. La médiation collective n’a pas la prétention de résoudre tous les problèmes mais c’est un outil parmi d’autres. Les élus recommandent un point au CSE au mois de septembre au cours duquel les participants pourraient donner leur avis sur ce type de démarche.
Lors de la commande des bons de rentrée scolaire 2023, le CSE Siège a commandé plus de bons que prévus afin de faire face à la demande… mais il a prévu large ! Les bons excédentaires devaient être remboursés par le prestataire mais celui-ci refuse d’honorer ses engagements. L’avocat du CSE a donc été mandaté afin de récupérer le montant correspondant ou bons restitués, soit un peu plus de 49 000 €. Le bureau du CSE n’exclut pas une action en justice si la procédure amiable n’aboutit pas.
Les élus auraient bien aimé que la Secrétaire du CI-ORTF, également élue au CSE siège, vienne échanger avec eux. Ils considèrent qu’un compte rendu de ce qui se déroule en plénière, ne permet pas de répondre à leurs questions. Très attachés au bien commun du CI ORTF, ils aimeraient pouvoir nouer des échanges directs avec les représentants qu’ils ont élus. Le bilan de la saison hiver/printemps 2025 a été marqué par un léger recul de la fréquentation des villages patrimoines par rapport à l’année précédente. Les séjours externes connaissent un vif succès, les circuits découverte et les circuit seniors également. Pour l’été et l’automne 2025, si la dynamique de réservation est très encourageante, force est de constater que certaines destinations ne font pas recette :
Face au manque d’inscription, ces destinations ont dû être fermées. Concernant les séjours adultes, famille pour l’été et l’automne 2025, les chiffres sont encourageants, avec une inscription dans les villages patrimoines en forte hausse et le succès confirmé des destinations seniors. Les inscriptions pour les circuits adultes sont également en hausse ainsi que les offres séjours externes. Quant au délai de traitement du dossier de préinscription, ils ont été allongés pour ne pas pénaliser les ouvrants-droits. Bilan des séjours, vacances enfants, jeune, hiver, printemps, 2023 2024. Le remplissage a été en hausse pour Noël, l’hiver et le printemps. On a également pu constater un réel engouement pour le séjour à New York de l’hiver. Les prés acheminement ont été fluides. L’équipe a été stabilisée autour du service enfant Jeune et les retours de la part des familles sur ces séjours sont très satisfaisants. Quant aux propositions de l’été 2025, elles ont rencontré là aussi un vif succès à l’exception de la conduite accompagnée au mois d’août qui a dû être fermée. Les attentes des familles portent sur la prise en compte du copinage, et sur la réduction de la durée des séjours à deux semaines plutôt que trois semaines. Le CI-ORTF est actuellement en renégociation de bail pour le site de Cargèse. Le propriétaire souhaite passer le loyer annuel de 400 000 à 500 000 €, ce qui semble très excessif au vu de l’expertise qui a été demandée par le CI ORTF (celle-ci fixe le loyer à 386 000 € annuels). Les négociations en cours devraient aboutir fin mai début juin.
Les élus du CSE Siège ont voté à l’unanimité une enveloppe de 40 000 euros sur le budget des ASC pour venir en aide aux collègues mahorais sinistrés par le passage du cyclone Chido. Pour mettre un terme aux suspicions de récupération politique, les élus CGT du CSE Siège réaffirment que cet élan de générosité est celui de l’ensemble des organisations syndicales du CSE siège et non d’une en particulier.
Des problèmes sur le fonctionnement des machines à café se situant aux rez-de-chaussée sont remontés. Le système pour avoir un café avec ou sans gobelets perturbe les utilisateurs. Le bureau du CSE indique qu’il va agir auprès du prestataire pour corriger cette situation.
Prochain CSE Siège les 20 et 21 mai 2025
Paris, le 7 mai 2025
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Une résolution relative à l'affectation des comptes AEP-ASC a été voté à l’unanimité : 20 Votants – 20 Pour (Lire ici la résolution 📎)
Mandatés par les élus à l’occasion du CSE Siège des 29 et 30 avril derniers, les experts du cabinet Acante sont venus restituer les conclusions de leur rapport concernant le projet de réorganisation des Services Généraux Parisiens. A ce titre, les SGP prendront le nom de Direction de l’Environnement de Travail (DET). Des changements dans l’organigramme doivent faire évoluer la structuration des équipes et leurs rattachements hiérarchiques pour pallier les dysfonctionnements remontés. Les experts ont donc eu à charge d’éclairer les élus sur l’ensemble des données manquantes mais aussi d’analyser les conséquences du projet sur les conditions de travail et la santé des salariés. Et leurs conclusions n’ont pas surpris les élus. Non seulement, le projet apparaît comme flou, mais comme à chaque fois il a été conçu par la direction, sans que celle-ci n’ait jugé bon de consulter les salariés, de les associer ou encore de les informer. Aucune évaluation de la charge de travail n’a été effectuée, alors que les missions et les périmètres d’intervention évoluent et que des suppressions et des créations de poste sont annoncées. Aucune fiche de poste n’a été transmise aux élus, ceci alors que 4 postes vont être créés. Pas un mot sur la situation des salariés en détachement dans le service. Aucune prise en compte des difficultés relationnelles, elles sont pourtant de notoriété publique, elles ne sont même pas évoquées. Aucune mention des missions attribuées aux nouveaux services QHSE, RSE, pas plus que du département technique et du département utilisateurs. Aucune information sur les futurs départs en retraite et leurs potentiels remplacements. Et pourtant ce projet est sur la table depuis le début de l’année ! L’absence de communication génère du stress et de la démotivation liés à un sentiment de manque de reconnaissance et donc, une ambiance dégradée. Pour les experts, il est plus que nécessaire qu’un dialogue soit engagé avec les salariés. Ce projet concerne une équipe dont 20 % des effectifs est en situation de handicap. Il est développé dans un contexte anxiogène justifié par les réorganisations successives de l’entreprise, mais aussi par des enjeux politiques, qui font peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’audiovisuel public et donc sur ses salariés. La bonne volonté du responsable du service ne permettra pas à elle seule de faire disparaître les risques psycho sociaux, associés à ce projet. Pour les élus, comme pour les Experts, Il est urgent de mettre en place un plan d’actions, ils préconisent de :
Un avis dans ce sens est voté à l’unanimité : 17 Votants – 17 Pour (Lire ici l’avis📎)
Le CSE a été l’occasion de présenter le rapport de la CSSCT qui s’est tenue le 15 mai dernier. Plusieurs points ont été abordés :
A la suite de 2 accidents de vélo survenus à FTV, la direction avait mis en place un groupe de travail réunissant des membres de la DSQVT, de la CSSCT, de la D2S et des SGP pour les analyser. Cela avait alors permis de déterminer des actions de prévention. Cette initiative est saluée par les membres de la CSSCT, la direction souhaite l’élargir à d’autres accidents du travail pour améliorer la prévention.
21 catégories de risques professionnels y ont été répertorié (risques liés à l’électricité, risques psychosociaux, risques sur l’eau ou en bordure d’eau, risques liés aux horaires atypiques, risque du travail isolé, etc.). Objectif : servir de base à l’élaboration du document unique d’évaluation des risques professionnels.
Le taux d’absentéisme à MFTV en 2024 s’élève à 5,94 % avec un nombre de jours d’absence moyen par salarié de 21,7. Il est le plus élevé à la direction de l’information même s’il a baissé par rapport à 2023. Comme à l’échelle nationale, les absences ont tendance à être plus longues avec une influence du facteur âge. Le nombre d’arrêts de travail de 1 à 3 mois a augmenté ( + 0,53 % d’absentéisme à la Fabrique en 2024, par exemple). Les élus regrettent que les motifs des arrêts longs ne leur soient pas communiqués.
En mars dernier, une personne en situation de handicap se déplaçant en fauteuil a été contrainte de descendre les marches pour accéder au bâtiment MFTV côté Valin. En cause : le problème d’accès à la clef d’utilisation de l’ascenseur, le fonctionnement défaillant de celui-ci mais aussi l’absence de solution de secours en cas de panne. Depuis, une boîte à clefs a été installée à l’intérieur des locaux auprès des agents de sécurité pour qu’ils puissent intervenir sans délai. Un technicien dédié est désormais chargé de la maintenance de l’ascenseur. Pour autant cet ascenseur n’est toujours pas réparé, ce qui choque les élus. La direction assure faire le nécessaire et travailler parallèlement à la recherche de solutions alternatives, comme la mise en place d’un système de chenille pour permettre l’accès à l’immeuble FTV côté Valin. Les élus demandent à la direction de trouver rapidement une solution efficace pour faire face à de nouvelles pannes. Ils notent également le mauvais état de l’ascenseur extérieur côté Delbarre et son absence de signalisation. Ils demandent à la direction de faire le nécessaire pour corriger cette situation.
Mais le gros point abordé au cours de cette séquence a été celui des tours aéroréfrigérantes car les conditions de travail dans l’immeuble MFTV sont particulièrement difficiles en ce moment : salles de montage, de mixage, bureaux administratifs, cuisines… personne n’est épargné ! Certains éprouvent plus de difficultés que d’autres à travailler dans de telles conditions (la température a atteint les 34° dans certains locaux) et le cabinet médical est fortement sollicité. La direction explique avoir informé la DRIEAT à la suite de résultats d’analyses inquiétants sur les tours aéroréfrigérantes. Celles-ci font en effet l’objet d’un contrôle à minima mensuel. Par suite de ces résultats, la décision a été prise de mettre les tours à l’arrêt et d’informer la DRIEAT qui mène actuellement une enquête sur une contamination à la légionellose. La direction l’affirme : « à aucun moment, les tours de France Télévisions n’ont été désignées comme étant responsables de cette contamination mais toutes les mesures ont été prises pour les assainir. » Les tours 1 à 4 ont été arrêtées et traitées sans qu’aucun signe de légionellose n’ait été détecté. Un système de secours a été installé sur le trottoir rue Delbarre mais il ne permet pas d’assurer la ventilation et la climatisation de l’ensemble du bâtiment. Ces tours ont été redémarrées le 17 juin, mais seule l’aération a été relancée, pas la ventilation ! Un nouveau prélèvement a été effectué, la direction attend les résultats de l’analyse pour remettre les tours en service et ainsi permettre le bon fonctionnement de la climatisation. Les tours 5 et 6 sont elles aussi à l’arrêt : elles sont actuellement traitées. Concernant les dernières tours, le protocole devrait être totalement réalisé d’ici le 30 juin, ce qui laisse présager un retour à la normal au 15 juillet. Vu la gravité de l’alerte et les conséquences sur les conditions de travail de l’ensemble du personnel de France Télévisions, les élus demandent qu’un point d’étape leur soit présenté lors du CSE du mois de juillet. D’ici là, la direction devrait avoir des nouvelles de la DRIEAT et savoir précisément ce qui est à l’origine de cette contamination à la légionellose. Les élus ont voté à l’unanimité une résolution pour acter ces engagements. 18 Votants – 18 Pour (Lire ici la résolution 📎)
La direction est venue présenter aux élus son projet de déménagement du service Culture de la Rédaction nationale ainsi que le réaménagement partiel de franceinfo : TV. Le service Culture va s’installer au 4ème étage, au cœur de la rédaction (à proximité de la salle de conférence de rédaction de France 2, et à la verticale des salles de montage et du Pc Info) dans des bureaux où était installée l’équipe de 13h15. La raison ? Son implantation actuelle, au 3ème étage, à proximité immédiate de franceinfo, dans un lieu de passage ne permet pas aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions. Cette volonté de déménagement a donc été présentée comme une action « gagnant/gagnant » : d’un côté, le service Culture retrouve une place au sein de la rédaction nationale, de l’autre, franceinfo récupère de l’espace et notamment, un espace de repos très attendu pour ses équipes. Les élus remarquent cependant que le nouvel espace dédié au service Culture fait 7m2 de moins que l’actuel. La direction se défend : « l’espace décloisonné donnera une sensation de volume. » Et d’ajouter : « chacun aura bien son propre bureau : ce ne sera pas un flex-office. » 11 placards (contre 16 aujourd’hui) seront également mis à disposition des collaborateurs pour pouvoir archiver la documentation. Enfin, la situation d’un salarié PMR induit la consultation préalable de l’ergonome. L’environnement de travail est présenté comme plus agréable grâce à une meilleure organisation des bureaux sans oublier un gain en tranquillité et en sérénité (moins de passage, plus de concentration) sans perte de luminosité. Sur ce point, les élus alertent la direction : les espaces de repos des techniciens prévus par Campus dans la zone, risquent de générer du passage et du bruit. Côté franceinfo, la chaîne souffre d’un manque cruel d’espace depuis sa création et les équipes sont éparpillées entre le 3ème, le 2nd et le 4ème étages, dans des bureaux parfois très sombres et éloignés du cœur de la rédaction. Ce déménagement est dont une bonne nouvelle ! En récupérant l’espace dédié aujourd’hui au service Culture, la chaîne bénéficiera de plus de surface, de plus de lumière, de plus de confort de travail pour davantage de cohésion d’équipe. De nouveaux espaces dédiés au directeur de la rédaction, à la cellule programmation de l’antenne, aux journalistes spécialistes et éditorialistes, au 11/13 et 10/13 WE sont désormais prévus. Ce projet de déménagement qui tient compte des contraintes budgétaires et ne prévoit aucuns travaux. Il sera coordonné de concert par la rédactrice en chef du service Culture de la rédaction nationale et le secrétaire général de la rédaction de franceinfo. Les équipes en ont été informées. Sa mise en œuvre est prévue dès le 20 juin. S’ils saluent cette initiative, les élus s’interrogent néanmoins sur la pérennité de ce projet pour franceinfo dont la régie devrait déménager au niveau 0.
La 4ème édition du Tour de France Féminin se déroulera à sur le sol français, du 26 juillet au 3 août. Cette édition débutera le 26 juillet en Bretagne et traversera la France en diagonale pour s’achever, après neuf étapes, au cœur du Val d’Abondance, à Châtel en Haute-Savoie. Le signal international du Tour de France Féminin 2025 sera réalisé par le car UM2 de la Fabrique qui réalisera également les émissions produites de la ligne d'arrivée. Un car caméra complétera le dispositif pour l’étape 8 au Col de la Madeleine. En amont, le vendredi 25 juillet est prévue une intégration à Plumelec des moyens techniques avec les partenaires et les prestataires. Concernant la couverture de la course :
La configuration de ce Tour de France Féminin induit des contraintes spécifiques liées à l’aspect itinérant du TDF (installation et démontage quotidiens des matériels techniques) avec une difficulté de remplacer les salariés. De plus, les équipes doivent se déplacer chaque soir vers le site de l’étape suivante : les temps de transport entre les villes d’arrivée sont donc aussi à prendre en compte. Une demande de dérogation du temps de travail hebdomadaire à 60h a donc été formulée aux élus du CSE Siège. Les élus ont voté une résolution à l’unanimité et souhaitent un retour sur le réalisé dès que possible. (Lire ici la résolution 📎)
Vote sur l’approbation des comptes du CSE 2024 : Comme chaque année, le bureau du CSE présente en instance, la politique sociale et culturelle menée au cours de l’année écoulée ainsi que les comptes du CSE. Pour rappel, le CSE reçoit des subventions de la direction d’un montant de 2,2 % de la masse salariale. 1,4 % de cette somme est reversé au CIORTF en vertu d’un accord signé par les OS et la direction. La part du budget réservée aux activités sociales et culturelles correspond donc à 0,8 % de la masse salariale soit 2 130,9 K€ pour 2024. Le CSE, bénéficient de réserve accumulée au cours de la période COVID, le budget 2024 a donc été élargi. Les événements marquants :
Désormais, tout salarié peut bénéficier des activités sociales et culturelles dès le premier jour de son contrat. Cette décision est tombée après le vote du budget prévisionnel du CSE et a quelque peu déstabilisé le bureau du CSE, qui a dû s’adapter pour tenir les comptes. Il a ainsi décidé de revoir les systèmes d’attribution des ASC, de modifier les plafonds, les barèmes, de définir des périodes d’inscription, et de limiter le subventionnement à 40 % du montant réel des prestations proposées.
Cette cafétéria est très appréciée des salariés, en témoigne sa fréquentation. Le hall foyer est devenu un lieu beaucoup plus festif qui accueille désormais de nombreuses manifestations.
L’arrivée d’un prestataire extérieur a été vécue par les salariés de la restauration comme une forme de concurrence qui les a poussés à adapter leurs offres et à engager des changements qui s’avèrent bien reçus par les salariés-clients du restaurant de la Maison France Télévisions.
Cette section compte désormais 86 adhérents, répartis sur les clubs athlétisme basket et foot.
La raison ? La décision de la Cour de cassation a fait bondir le nombre de bénéficiaires des ASC (France Télévisions Studio recours de façon importante aux non-permanents), le CSE Siège a préféré laisser FTVS gérer cette situation.
Principales opérations ASC 2024 :
2779 salariés ont participé à l’arbre de Noël 2024. Au total, la charge de Noël, (bons + arbre de Noël) a représenté la somme de 708 200 €
Chaque enfant à la charge d’un salarié entre 6 et 19 ans inclus, bénéficie d’une enveloppe de subvention de 80 €. Cette année 983 personnes ont pu en bénéficier.
1 452 demandes de chèques vacances ont été formulées au cours de l’année 2024. Cela représentait pour le CSE, un budget de 262 800 €.
104 dossiers ont été pris en charge dans le cadre du CESU.
49 605 places ont été vendues au cours de l’année, subventionnées à hauteur de 40 %. 173 abonnements ont été achetés.
47 000 € ont été investi dans le subventionnement de spectacles.
Au total 569 billets subventionnés à hauteur de 50 % ont été vendus aux salariés, soit un investissement de 32 200 € pour le CSE.
Au cours de l’année 2024, le CSE a financé une soirée sur la péniche Annette K au mois de juin, qui a accueilli (989 convives), une soirée organisée à « la baie du Roi » pour France Télévisions Studio à Vendargues, et une soirée sur la péniche, les maquereaux pour France Télévisions Studio Paris. La dépense totale a été de 192 900 €.
Au total Disneyland, le jardin d’acclimatation, l’Aquaboulevard, le parc Astérix, le SpeedPark, le zoo de Beauval et le parc zoologique de Paris on séduit 10 196 personnes, soit 255 100 € d’investissement pour le CSE.
4 980 € ont été versées au titre de la subvention, sport/ loisirs
444 bénéficiaires ont eu la chance de voyager en 2024 sur six destinations (New York, Hauteluce, Islande, Crète, Londres, Vienne-Strasbourg, Avignon). La participation du CSE à ses voyages, s’est élevée à 314 500 €.
Les subventions pour les hébergements de vacances ont bénéficié à 237 personnes.
113 dossiers ont été validés pour la période estivale, 63 sur la période hivernale. La participation du CSE pour l’ensemble de ces locations s’est élevé à 186 600 €.
Les différents appartements du CSE ont été occupés pendant 541 nuits au total au cours de l’année 2024. La participation des salariés s’est élevée à 43 900 €. Les charges du CSE, sur l’ensemble de ses appartements, ont grimpé pour atteindre la somme de 97 900 €.
À travers l’association Omnisport CSE siège, le CSE verse des subventions dont le montant s’est élevé à 21 000 € pour 2024. Le CSE subventionne également des cours proposés en Visio, soit un investissement de 10 500 € en 2024.
Écriture, chorale, dessin, studio de musique, conversation anglais : ces activités ont représenté un budget de 26 300 €.
Une prestation très recherchée par les salariées ! 805 séances ont ainsi été dispensées au cours de l’année 2024, pour un budget de 10 900 €.
118 rendez-vous ont été honorés pour un budget total de 7 800 €. Voilà une photographie assez complète des dépenses opérées par les élus du CSE pour la partie activité sociale et culturelle. Mais le CSE est également une instance politique, dont la mission est de défendre l’emploi, les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés et dans ce cadre-là, le CSE a également des dépenses qu’il opère, notamment pour réaliser des expertises lorsqu’il a besoin d’un regard éclairé sur un projet proposé ou pour attaquer la direction en justice, lorsque celle-ci ne respecte pas ses engagements. Pour le fonctionnement de l’instance politique, le CSE bénéficie d’un budget dit budget AEP. La subvention AEP correspond à 0,22 % de la masse salariale de l’entreprise. Pour 2024, son montant s’est élevé à 586 000 €. Si le financement des expertises est en règle générale partagée entre le CSE et la direction, ce n’est pas toujours le cas. Lorsque la direction n’est pas d’accord avec une expertise votée, celle-ci peut être à la charge à 100 % du CSE. Le budget qui lui est alloué lui permet donc de mettre en œuvre des expertises. Au cours de l’année 2024, le CSE Siège a pu financer l’exposition JO mise en œuvre à la cafétéria, majoritairement grâce au budget de fonctionnement. C’est également majoritairement sur le budget de fonctionnement du CSE, qu’est financé le RIE Guadeloupe, cette course qui célèbre l’abolition de l’esclavage et qui permet aux salariés du CSE Siège de rencontrer les élus et les salariés des Outre-Mer. Le budget fonctionnement du CSE permet également de former les élus, de les équiper d’outils adaptés (ordinateurs notamment) afin de leur permettre d’accomplir leur mission dans les meilleures conditions possibles. Il couvre enfin les frais de fonctionnement au quotidien (fournitures, abonnements, déplacements…) Au cours de l’année 2024, les élus ont été très raisonnables puisque le budget est excédentaire. Il a permis le reversement de 10 % de l’excédent sur le compte ASC, une décision qui permettra de moderniser les équipements de la restauration. Troisième budget présenté aux élus au cours de cette instance, le budget de la restauration, un budget difficile à tenir, car les prix des matières premières ont considérablement augmenté. Le restaurant d’entreprise fait également face à des comportements inacceptables : de la vaisselle disparaît régulièrement, on la retrouve dans les poubelles. Cette année, le budget vaisselle a été imputé de 15 000 € supplémentaires pour remplacer les assiettes et les couverts qui avaient été emportés. Les élus ne peuvent que regretter cette situation, dont l’ensemble des salariés assume les conséquences à travers le prix du repas. Les comptes du CSE ont été approuvés par le commissaire aux comptes. Ils ont fait l’objet d’un vote dont le résultat est le suivant : 20 votants, 14 Pour, 6 abstentions Cette présentation des comptes par Olivier, Le Clanche, trésorier du CSE est la dernière car celui-ci a fait le choix de partir en retraite au 1er août. Nous lui souhaitons le meilleur pour cette nouvelle aventure.
2 prestataires du CSE sont en dette vis-à-vis du CSE Siège. Le montant total à récupérer est de 75 000 € (bons cadeaux et places de concert non remboursés). Le CSE a donc fait le choix de donner mandat à Madame Sophie PIGNAL, membre élue titulaire et secrétaire de l’instance, pour engager les actions en justice et réclamer le remboursement de l’intégralité des créances dues, sans préjudice des éventuels dommages et intérêts réparant les manquements contractuels.
Prochain CSE Siège les 9 et 10 juillet 2025
Paris le 23 juin 2025
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Emmanuel Macron doit être un peu jaloux : Delphine Ernotte va réussir ce que lui ne peut même pas faire… un troisième mandat ! Soyons honnêtes, il y avait autant de suspense dans cette course à la présidence de France Télévisions que dans le « Jeu des 1 000 euros » quand l’animateur demande au candidat en fin d’émission : « Alors, vous tentez le super banco ? » Mais ne comptez pas sur nous pour chanter en chœur le fameux « super ! super ! super ! » à la suite de la décision de l’Arcom. Ce qui mériterait plutôt réflexion, c’est ce grand vide autour de cette nomination : très peu de candidats, pas de débat, pas de projet… pas d’intérêt. À croire que même pour un bureau avec vue sur la Seine, une place VIP à Roland Garros, aux Césars, et une Suite au Festival de Cannes, personne ne veut du poste ! C’est peut-être ça, le vrai bilan de la décennie Ernotte : France Télévisions, cette entreprise centrale dans le paysage audiovisuel est devenue une poudrière, une ligne budgétaire de plus à mettre à la diète dans les comptes de l’exécutif. Le groupe est dans un tel état que la seule solution, c’est… l’auto-succession. La marge de manœuvre laissée par le gouvernement étant tellement étroite ! Une des conséquences prévisibles de la disparition de la redevance.
Madame Ernotte, il faut le reconnaître, a « fait le job ». Enfin, selon les critères du gouvernement. Cette saison 3 qui se prépare pourrait s’intituler : Delphine et Rachida, amies à la ville comme à l’écran, tellement notre Présidente marche dans les pas de notre ministre de la Culture en soutenant son sinistre projet de fusion. C’est même certainement pour ça qu’elle a été reconduite aussi facilement. Après 10 ans d’efforts, il va falloir encore faire des économies et une des pistes envisagées est d’aller tailler dans l’accord d’entreprise. Celui qui nous protège encore un peu. Mais que va-t-on nous enlever ? Nos stock-options ? Nos Porsche Cayenne de fonction ? Notre flotte de jets privés ? Nos cartes Visa Infinite, euh pardon, Corporate ? On murmure même qu’on aurait « trop de congés » … Ah bon ? Travailler un week-end sur deux, enchaîner les semaines de 60 heures, partir trois semaines sans voir sa famille, ça n’a pas un coût humain, peut-être ? Bien sûr que si, et ça se paie. Ou au minimum, ça se compense ! On parle aussi de revoir les fiches de poste… Alors qu’on voit déjà des techniciens autrefois globe-trotters caméra au poing, finir dans des sous-sols à gérer des caméras automatiques sans même qu’on leur demande leur avis. Pendant que la direction, aussi rigide qu’un écran plat, exige toujours plus de flexibilité… de la part des salariés, évidemment. Il ne faudrait pas confondre souplesse et contorsionnisme ! Quant aux salaires, les NAO sont devenues une vaste comédie où il faudrait dire merci d’avoir tous les 4 ans 2,5 % d’augmentation quand, dans le même temps, l’inflation a grimpé 2 à 3 fois plus ? Et pourquoi tous ces sacrifices ? On ne parle pas ici de sauver l’entreprise d’un rachat par la Chine ou d’une délocalisation massive. Non, notre principal concurrent, c’est… l’État lui-même, qui taille dans les budgets publics pour mieux offrir des cadeaux fiscaux aux 0,1 % les plus riches. Madame Ernotte a même déclaré devant l’Arcom qu’une entreprise publique ne peut pas être en déficit. Très bien. Mais de quel déficit parle-t-on ? Celui qu’on nous impose en haut lieu en nous réduisant les ressources et en nous faisant financer des opérations de com’, comme cette parade des champions le 14 septembre dernier : 5 millions d’euros, non budgétés, mais bien dépensés. Et après, on vient nous demander de faire des économies ? Alors quoi, on doit accepter ça comme une fatalité ? Réforme après réforme ? Vous savez d’où vient le mot « réforme » ? Du latin « reformare », littéralement « reprendre forme ». Plus prosaïquement, « rentrer dans le moule ». Vaste programme. Autant vous dire qu’à la CGT ce n’est pas notre tasse de thé. Nous, on sera là, ligne après ligne, article après article, pour défendre notre accord collectif de 2013. Il n’est pas parfait, mais au moins, il existe et il nous protège. Nous nous battrons également pour défendre une qualité des programmes, n’en déplaise à certains qui pensent que la télévision peut se faire sans personnel. Une chaîne de télévision, c’est également une chaîne humaine qui fabrique un programme. Pas des automatismes et encore moins de l’IA. C’est sans doute pour ça que personne ne veut diriger France Télévisions aujourd’hui : il ne faut pas être compétent, il faut être obéissant. Mais bon, au moins cette reconduction a un avantage :
Pas besoin de faire semblant de souhaiter la bienvenue à une nouvelle Présidente…. Paris, le 20 mai 2025
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C’est avec cette chanson qu’Anne Sophie Lapix a terminé son journal de 20h le 29 mai dernier. 2 jours avant, elle venait d’apprendre qu’à la mi-juillet elle perdrait sa place de présentatrice de notre grand- messe quotidienne sur France 2. La rumeur bruissait dans le tout Paris médiatique depuis quelques semaines, ou plus précisément depuis que madame Ernotte avait de nouveau attaché sa ceinture pour 5 ans dans le cockpit de France Télévisions. Habituellement, la CGT ne sort pas les mouchoirs pour les stars du PAF. Mais là, quand même, ça mérite qu’on lève un sourcil. Pourquoi cette éviction ? Pourquoi si vite ? Les audiences ? Elles ne sont pas excellentes, mais est-ce la faute de madame Lapix ?
C’est toujours la même chose, quand l’audimat patine : on repeint le décor, on change le générique ou… le présentateur… C’est bien pratique et ça évite les remises en question de la ligne éditoriale, de la hiérarchie de l’information, de l’allongement du 20 h, de la qualité des micros-trottoirs, pardon ! Des sujets. Et pour justifier cette décision, on pointe son manque de popularité, non pas auprès des téléspectateurs… mais de la classe politique ! Qui trouve ses interviews trop pugnaces ! Résultat, nos hommes et femmes politiques qu’on n’imaginait pas aussi fragiles ne veulent plus venir sur France 2. Ils partent embobiner ailleurs. Quant à Anne-Sophie Lapix, elle est soupçonnée de « gauchisme ». Vous ne rêvez pas ! Tout cela pose la question de la sacro-sainte indépendance de l’audiovisuel public. Sur France TV, on vire les journalistes qui posent les bonnes questions. Et sur France Inter, les humoristes qui font des blagues. Elle a du plomb dans l’aile ! Petit rappel utile : La France est 25ème au classement mondial de la liberté de la presse ! Derrière tous ses voisins européens… Une performance médiocre… qui ne date pas d’hier. Plutôt que de se battre pour un changement de touche de télécommande pour franceinfo, on ferait mieux de mettre toute notre énergie pour améliorer ce classement. Mais non. On s’exécute, on exécute. Nous vivons dans un pays où durant 14 ans, les médias n’ont jamais évoqué la fille cachée d’un président alors que tous les journalistes savaient. « Vie privée ! », « ça n’intéresse pas les Français ! », voilà ce que l’on se disait dans les salles de rédaction pour se donner bonne conscience, avant de découvrir que des milliers de citoyens avaient été mis sur écoute pour que ce secret d’État soit bien gardé. Qui n’a pas vu ces 2 journalistes belges nous donner des leçons de pugnacité justement, devant un François Mitterrand rouge de colère, mettant un terme à l’interview en enlevant son micro. Scène impossible en France. Pourquoi ? Alors que France Télévisions a la noble ambition de vouloir lutter contre les fake news, les femmes et les hommes politiques vont pouvoir reprendre le chemin de nos studios et y distiller leurs éléments de langage, souvent émaillés de ce que l’on appelle pudiquement des « contres vérités » sans craindre la contradiction, comme l’a fait récemment notre ministre de la culture Rachida Dati déroulant son storytelling sur France Inter. France Télévisions n’a pas attendu 14 ans, mais plus d’un an pour diffuser un portrait au vitriol sur notre ministre de tutelle. Et l’on y découvre qu’elle a visiblement autant de casseroles que de bijoux cachés. Et pourquoi un tel différé ? Serait-ce pour ne pas entraver les ambitions de notre présidente ?... Alors, cela s’apparenterait à prendre l’antenne en otage pour sa carrière personnelle... Vous trouvez le mot un peu fort ? Pourtant il est convoqué à longueur d’antenne dès qu’il manque 3 trains devant un quai de gare. A France TV, maintenant que l’on va être débarrassé de cette présentatrice encombrante, l’air y sera plus doux. On pourra raconter à peu près n’importe quoi sans être dérangé par un : « Mais attendez, concrètement, vous allez faire comment ? »… Devant les échéances électorales qui s’annoncent, avec une extrême droite qui n’a plus qu’à souffler sur la porte de l’Élysée pour s’y installer et dont l’ADN sont les fake news, les mensonges vont pouvoir couler à flot, ils ne seront pas contrés. Et ceux qui oseront encore poser des questions gênantes, on leur chantera doucement dans l’oreillette : Voilà, c’est fini…
Paris, le 18 juin 2025
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Sur franceinfo tv, on a tout dit, ou presque. Surtout, on dit et on redit à chaque fois les mêmes choses !
Au final, à force de tirer sur la corde, elle casse, entraînant toutes sortes de dérives. Des incidents d’antenne en début d’année ont révélé le problème de la validation éditoriale et les faiblesses structurelles d’organisation. Des chroniqueurs extérieurs et des invités, parfois castés à la va vite, sur les talks ne sont pas à la hauteur, et glissent souvent vers l’extrême droite. Mais aussi et surtout, encore des salariés en souffrance, physique, psychique… En témoigne la situation effarante des chargés d’édition, toutes et tous en arrêt maladie, remplacés par des CDD ! Le passage sur le canal 16 va-t-il résoudre tout cela comme par miracle ? C’est une occasion à saisir en tout cas ! A bras le corps ! L’occasion de :
Reste à savoir dans quel état d’esprit se trouve la direction à l’aube du nouveau franceinfo canal 16 ? On ne sait rien ! Pourtant, depuis des mois, les organisations syndicales, les salariés, demandent que la direction les informe, les implique. Les prémisses esquissées de la réorganisation interrogent :
Quatre postes de cadres, certes nécessaires, mais où est le renfort des forces de production ?
La direction ne le cache pas : c’est pour masquer l’inévitable renfort en ETP. Quid de la sacralisation du Final Cut éditorial à FTV dans ses collaborations avec FTVS ? La CGT n’acceptera pas que la direction vende la chaîne info à la découpe à FTVS !
Là aussi, la CGT met en garde la direction : sous couvert de réorganisation, pas question de reproduire, au sein de la rédaction de franceinfo tv, la culture violente de management (éditorial et humain) héritée de France 2 : elle a tant fait souffrir à la rédaction nationale. L’importation de ces méthodes à Franceinfo serait loin d’être la meilleure idée… Comment ne pas interpréter l’arrivée de journalistes de France 2 sur des postes importants comme une volonté d’étouffer le regard différent d’une de nos rédactions ? De plus, la direction envoie sans complexe, un message bien méprisant à ceux qui, depuis la création de la chaîne n’ont eu de cesse de s’investir pour la faire fonctionner et qui ne récoltent comme seule récompense qu’un message que les salariés ne peuvent accueillir autrement qu’un « pousse-toi de là qu’on s’y mette ! » Lors du dernier CSE, l’intervention du directeur de l’information fut tellement indigente que nous sommes à nouveau rassemblés ici pour connaître les réelles intentions de la direction et en détail. Quel est donc le projet pour franceinfo ? Est-ce celui de hisser franceinfo canal 16 comme étendard de l’information nationale de France Télévisions, comme la Présidente le laisse entendre dans son projet ? La réponse doit être claire et à la hauteur des enjeux ! Elle doit s’inscrire dans les actes et dans la réalité des prochains mois et des prochaines années… « Franceinfo : chaîne d’information Premium. » Un projet ambitieux de service public que les salariés de FTV et les citoyens appellent de leurs vœux !
Paris, le 20 mai 2025
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Impossible pour les élus, CGT comprise, de commencer ce CSE sans affirmer haut et fort leur profonde indignation face à la politique « anti sociale » menée par la direction ces dernières semaines. Il semblerait que la lettre recommandée annonçant une convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, soit devenu un outil de management. Les élus condamnent fermement cette stratégie. Ils l’analysent comme un avertissement cinglant adressé aux salariés qui ne rentreraient pas dans le rang. Ou pire, cela ressemble même à un plan social qui ne dit pas son nom ! Pour les élus, il est donc indispensable d’agir pour que cessent ces procédures qui ne respectent pas l’échelle des sanctions disciplinaires prévue par le règlement intérieur et qui, de surcroît, ne sont pas sans impact sur la santé de l’ensemble des salariés. Ceux qui sont visés par ces procédures et tous les autres qui se demandent ce qui va leur tomber sur la tête.
La 78ème édition du Festival de Cannes se déroule du 13 au 24 mai 2025 au Palais des festivals à Cannes. Cette année, la présidente du jury est l'actrice Juliette Binoche. France Télévisions couvre à nouveau l’événement avec la Fabrique qui va exploiter avec sa régie flight UM3 le plateau « Panthiero ». Dès le vendredi 9 mai et jusqu’au 23 mai (démontage le 24) une équipe va s’installer dans une série d’Algeco sur le port de Cannes afin de fabriquer les émissions dédiées à cet évènement et diffusées sur les chaînes du Groupe. Le car régie VM Benjamin 2 se positionnera pour TvFestival dès le 9 mai. Les élus constatent et regrettent que le service éclairage ne soit pas associé à cette opération alors qu’il fait partie de la Fabrique. L’amplitude horaire de 48 h sera largement dépassée, ce qui explique la demande de dérogation horaire formulée aux élus. Ceux-ci ont pris connaissance des plannings et ont pu remarquer l’effort fait par la direction pour ne pas programmer les équipes au-delà de 55 heures par semaine. La Fabrique promet d’ailleurs de modifier les plannings pour permettre aux équipes de repartir à 10h du matin et non 8h afin de respecter le repos légal. Enfin, rien ne change : les équipes voyageront en train pour satisfaire les critères de RSE, mais les présentatrices/présentateurs voyageront probablement en avion pour des questions de temps. Les élus ont demandé qu’elles/ils soient remplacés par leur joker afin de répondre aux critères Écoprod. Les élus demandent un retour sur le réalisé dès que possible ainsi que sur les réserves émises. 20 Votants, 20 Pour - Lire la résolution ici 📎
Pas de baisse des effectifs constatée pour cette année 2024 ! Au 31 décembre 2024, France Télévisions comptait un effectif de 3 791 Permanents présents soit un gain de 3 personnes, par rapport au 31 décembre 2023. Pour autant, les annonces relatives au budget alloué à France Télévisions inquiètent et les salariés se montrent inquiets pour les années à venir. Au total, les effectifs permanents représentent 84,51 % des effectifs globaux alors que la part des effectifs non permanents représente 15,49 %, Les élus ont souligné le niveau élevé des licenciements, même si une part importante correspond à des licenciements pour inaptitude. Ces derniers peuvent être considérés dans certains cas comme des échecs, car l’entreprise n’a pas réussi (ou pas voulu) maintenir le salarié dans l’emploi. Ils notent que ce niveau élevé est à mettre en corrélation avec l’épidémie d’entretiens disciplinaires de ces derniers mois, constatés par les OS. Cela interroge, un plan social est-il en préparation ? La direction dément. En tout cas, il semble que la bienveillance a disparu dans l’entreprise, comme s’il y avait une volonté de laisser les personnes s’user et se démotiver. Les élus remarquent également que si les remplacements pour détachement ont bien lieu, tous les congés ne sont pas remplacés, tous les arrêts maladie ne le sont pas non plus. La direction ne le nie pas mais explique que le taux d’absentéisme a baissé et qu’il n’est pas toujours facile de remplacer sur des durées d’absences très courtes. La bonne nouvelle, c’est l’augmentation des remplacements pour cause de maternité que ce soit chez les mamans ou chez les papas. Enfin, les salariés ont opté majoritairement pour le paiement des heures supplémentaires plutôt que pour la récupération, sans doute pour compenser des hausses de salaires jugées largement insuffisantes.
La présentation du rapport de la CSSCT a permis de faire le point sur différentes situations problématiques à France Télévisions, suivies de près par les élus membres de la CSSCT.
Elle sera étendue lors des travaux liés au projet GENESYS. Une dératisation va être mise en place lors de ce projet.
Il y a un problème récurrent avec ces sanitaires du niveau 0 (souvent mal nettoyés ou hors service), qui devrait être réglé par le prestataire ATALIAN ménage et le prestataire ATALIAN multi-service (réparation)
Le parking vélo du Siège reste accidentogène. Il faudrait remettre un revêtement anti-dérapant et séparer les deux roues des voitures, rappeler les consignes de sécurité (notamment en cas de pluie) et revoir la signalétique pour assurer la sécurité des usagers à vélo. L’installation de caméra est préconisée.
Les tours aéroréfrigérantes concernées sont toujours à l’arrêt. Un rendez-vous est fixé le 11 avril avec les services de la préfecture de Paris pour validation de la fin de la légionellose. La terrasse n’est toujours pas accessible. Le port de masques FFP3 est recommandé pour les personnels amenés à intervenir sur site.
Aucun dépassement des seuils de dioxyde d’azote autorisés n’a été constaté lors des derniers tests réalisés le 16 janvier 2025. Toutefois, de nouveaux tests vont être réalisés avec des capteurs « dynamiques », qui donneront des résultats tout au long de la journée, et permettront donc de connaître avec précision le degré d’exposition des salariés pendant la présence sur site, notamment en régie 4. Ont également été présentés les bilans annuels 2024 de l’assistance sociale et du psychologue du travail. 4 assistants sociaux sont présents au siège pour 3 455 salariés, ce n’est pas suffisant d’autant que les besoins vont croissants. Les sollicitations se font principalement par téléphone, les journées de présence sur site des assistants sociaux vont donc être utilisées pour des actions de sensibilisation à la santé au travail : HANDICAP / RETRAITE /ALTERNANCE. Concernant les psychologues du travail, les demandes d’entretien bien que faibles sont en hausse. FTV va donner de la visibilité à ce service. Pour prendre RDV, il ne sera plus nécessaire de passer par le cabinet médical, cela pourra se faire directement en ligne sur la plateforme du cabinet ACCA. Les entretiens sont confidentiels, toutefois, le Cabinet a pu identifier les sujets d’inquiétude pour les salariés :
Des thématiques régulièrement évoquées en CSE sont mises en avant comme l’insécurité de la situation de travail, les relations dégradées avec la hiérarchie, les conflits de valeurs, la perte d’autonomie et de marge de manœuvre : des situations faisant état de risques psychosociaux que la direction ne peut ignorer. Enfin, les membres de la CCSCT ont entendu le nouveau directeur de la D2S (Direction de la Sûreté et de la Sécurité). La commission de suivi de la D2S voudrait également le rencontrer.
En décembre dernier à Mayotte, le cyclone Chido a fait de gros dégâts ! Du jour au lendemain, les salariés de Mayotte la 1ère se sont retrouvés sans logement. C’est pourquoi le CSE de Mayotte la 1ère a fait appel à la direction mais aussi au CSE Central pour demander une enveloppe exceptionnelle pour aider les salariés de France Télévisions en difficulté sur l’île. Tous les CSE de FTV ont été sollicité et ont répondu présent. Le CSE Central coordonne l’opération. Il présentera un rapport détaillé des sommes distribuées aux différents CSE ainsi que l’usage qui en aura été fait. Le CSE Siège a décidé d’apporter une aide de 40 000 euros aux collègues mahorais. Ils ont voté une résolution à l’unanimité en faveur de cette aide. Lire la résolution ici 📎
Cette séquence a également été l’occasion d’évoquer le questionnaire Campus de la restauration. Il en ressort plusieurs pistes d’amélioration pour le restaurant de FTV : réduire l’usage des matières grasses et du sel, améliorer la présentation des plats, revoir le tarif des entrées et des desserts, réduire la présence de nuisibles, améliorer l’offre du soir et du week-end, améliorer l’information sur la contenance des plats, mieux gérer les flux sur certains stands et proposer plus d’aliments bio et de saison. Le degré de satisfaction est pour l’instant plus élevé pour le restaurant de Quadrans mais l’engouement initial devrait se tasser avec le temps. On ne peut comparer l’offre de Quadrans avec celle du Siège, les volumes et les quantités n’étant pas les mêmes, les astreintes soir et week-end non plus. Paris, le 1er avril 2025
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