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« Informer, éduquer, divertir » : voilà le triptyque fondateur, issu directement du programme que le Conseil national de la résistance a élaboré au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis la Libération, il constitue en France le cœur des missions de la presse libre. Pensé, au cœur de la tragédie, comme un rempart contre le retour de tous les fascismes, il infuse aujourd’hui encore dans l’ensemble du cahier des charges de France Télévisions : il a fait de la participation active à la formation de l’esprit critique du public, sa raison d’être la plus fondamentale.
La suppression coupable de « VU » Il y a dix ans maintenant, France Télévisions s’honorait en accueillant Le Zapping, alors condamné à mort par Bolloré, 10 mois déjà avant une élection présidentielle (coïncidence ?). C’est donc sur nos antennes que ce programme non partisan, désormais intitulé « VU », s’acquitte avec intégrité d’une tâche essentielle. À l’heure de l’explosion de la post-vérité, il donne en effet à voir, par les techniques de l’audiovisuel, les tentatives de manipulation communicationnelle de tous les pouvoirs, qu’ils soient politiques, économiques ou médiatiques. Pourtant, c’est bien cette émission que la direction de France Télévisions annonce vouloir supprimer en fin de saison. Sur le fond comme sur la forme, l’annonce est brutale. Si on se demande comment le service public peut se séparer d’un programme aussi proche du cœur de sa mission la plus essentielle, cette décision menace de laisser sur le carreau la plupart de l’équipe dédiée à sa fabrication. En effet, la majorité est constituée d’intermittents sous contrat FTV Studio à qui les compensations proposées ressemblent fortement, pour le moment, à des clopinettes. Par ailleurs, ces salariés sont profondément attachés au sens de leur travail, parfois de longue date (certains concourraient déjà à la fabrication du Zapping période Canal+). En ces temps périlleux, dont les ressemblances avec un passé sombre ne sont malheureusement pas anecdotiques, l’argument économique ne peut tout justifier ! Encore moins quand une proposition de transformation de « VU » en édition hebdomadaire, issue des équipes, aurait permis de diviser le coût à la minute par deux…
La fin très inquiétante de l’autonomie du service Culture Autre point d’inquiétude majeure : ce CSE est « invité » à se prononcer sur la fusion des services Culture et Société/Sports de la rédaction nationale. Au pays de l’exception culturelle, la direction considère donc que la principale société de l’Audiovisuel public n’a plus besoin d’un service dédié. Impensable… Évidemment, les salarié·es concerné·es sont inquiets pour leur avenir. La culture, c’est indéniablement une spécialité, au même titre que la politique ou l’économie. La disparition d’un service ad-hoc composé de professionnels compétents est donc profondément préoccupante. Que va devenir le traitement d’une matière aussi essentielle ? Que vont devenir les journalistes spécialisés qui ont, eux-aussi, un attachement chevillé au corps à l’égard de leur objet professionnel ? La culture, c’est la boussole que nous avons tous au creux de nous-mêmes, façonnée par notre expérience et notre sensibilité, qui nous permet de nous repérer et de naviguer en eaux troubles quand tous les référentiels habituels se brouillent. Et c’est au traitement spécifique, par des journalistes chevronnés, d’une discipline aussi délicate que la direction, dans un mouvement de matador, souhaiterait mettre un terme ? Or, là encore, l’argument invoqué semble plus que léger : à l’heure du projet structurant streaming first, et de l’intérêt du public pour les programmes culturels sur les plateformes (dont celles d’Arte ou de France.tv), comment la direction ose-t-elle avancer que c’est faute d’intérêt des éditions linéaires (13H et 20H) qu’elle entend réduire la voilure ?
Mme La Présidente, il n’est pas trop tard ! Dans la période à la fois cruciale et périlleuse que nous traversons, la CGT alerte sur ces deux décisions terriblement inquiétantes. Mme la Présidente, il ne suffit pas de proclamer que « France Télévisions est le média de la démocratie », encore faut-il joindre à la parole les actes. Il est en effet incompréhensible que vous preniez deux décisions aussi contraires au sens le plus profond de votre mission. Mme la Présidente, il n’est pas trop tard et vous pouvez encore revenir sur ces deux décisions démocratiquement indéfendables.
Paris, le 17 juin 2026
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En introduction, les élus du CSE Siège ont tenu à maintenir la pression sur la direction en lui rappelant l’intervention de l’inspection du travail concernant les plannings du festival de Cannes. En mars dernier, les élus ont émis un avis négatif à la demande de la direction de déroger à la règle des 48 h hebdomadaires maximales de temps de travail sur cet évènement. Une fois de plus, ils dénonçaient le non-respect des temps de repos et des imprécisions sur les plannings. L’inspection du travail a par la suite elle aussi refusé cette demande de dérogation horaire. C’est là que les festivaliers ont pu assister à une première : quatre inspecteurs du travail débarquant à Cannes, sans crier gare, le lundi 18 mai, pour vérifier les activités des salariés de France Télévisions ! Une descente sur les lieux de la sacro-sainte montée des marches ! Voilà le résultat des négligences répétées de France Télévisions dans l’organisation du travail des salariés et cela, depuis des années. Aujourd’hui, la direction ne peut plus faire comme si elle ignorait la loi ! Alors les élus ont souhaité le préciser : ils ont juste fait leur job ! Celui de protéger les salariés, leur santé et leur sécurité en dénonçant depuis des années des plannings hors la loi, sans que jamais la direction ne le prenne en compte ! Tout cela ne serait pas arrivé si elle les avait écoutés ! Les élus de la CGT le disent tout net : laisser penser aux salariés que s’ils ne peuvent pas travailler c’est de la faute des élus, ce n’est ni honnête ni acceptable !
Les élus du CSE Siège de FTV ont été informés de la survenue, depuis le mois de septembre 2025, de quatre accidents du travail déclarés en l’espace de six mois au sein du service paie des personnels non-permanents du siège. Cette situation fait suite à la réorganisation et à la fusion, au mois de juin 2025, des deux services paie des non-permanents de France Télévisions. Ces accidents, dont deux reconnus par la CPAM, concernent aussi bien des membres de l’encadrement que des salariés gestionnaires de paie. Ils sont tous associés à des troubles psychologiques graves (état de stress aigu, crises d’angoisse, troubles du sommeil, épuisement, etc.). La direction avait-elle évalué les risques psycho-sociaux avant de fusionner ces services ? La réponse est non ! Les premiers témoignages recueillis révèlent un climat social détérioré, des tensions entre équipes, des relations hiérarchiques dégradées ainsi qu’une surcharge de travail. Dans la liste : des manquements en matière de prévention des risques ; les élus ont également relevé l’absence d’une information/consultation sur cette réorganisation en instance tout comme l’absence de mise à jour du DUERP. En conséquence, et dans l’unique but de préserver les salariés (leur santé physique et mentale ainsi que leur sécurité), une expertise pour risque grave au service paie des non-permanents a été votée à l’unanimité. Le cabinet SECAFI est désigné pour mener cette expertise. → Lien vers la délibération ici 📎
France Télévisions était-elle en conformité avec la réglementation en vigueur sur la vidéosurveillance ? Sans répondre complètement à la question des élus, le directeur de la sécurité, Thomas Collomb, admet que l’entreprise n’était pas dans les clous de la CNIL. Il y avait urgence à remettre un cadre global et homogène pour tous nos établissements (au Siège comme dans le réseau et l’Outre-mer). La direction rappelle que l’objectif de la vidéosurveillance est de sécuriser les biens et les personnes, les infrastructures et la continuité antenne. Sur ce point, aucun débat côté élus ! La question de la sécurisation est fondamentale : ils ne nient pas l’importance d’y allouer les moyens nécessaires. Mais les élus interrogent :
Selon la direction, les caméras ne sont pas dirigées vers les zones de travail et les zones de convivialité ; elles sécurisent les accès depuis l’extérieur des bâtiments et permettent un visuel sur la circulation dans les couloirs, à l’intérieur ou devant les zones sensibles d’équipements (vérification, par exemple, de la bonne évacuation en cas d’alarme incendie). Les images enregistrées sont conservées 30 jours puis détruites (sauf si un incident doit être instruit). L’accès aux images est restreint à la direction de la sécurité pour MFTV (aux chefs de centre et aux responsables IMG dans le réseau).
Cette disposition n’est pas prévue. Aujourd’hui, un salarié peut demander à la direction de la sécurité de vérifier des images mais cela doit être exceptionnel et motivé : la direction décide au cas par cas. Mais les élus insistent. Ils évoquent le cas récent du licenciement d’un salarié : selon la direction, le visionnage d’images de caméras de surveillance prouverait un acte de malveillance. Dans le cadre d’une procédure interne, les élus expliquent qu’il est indispensable que le salarié mis en cause puisse lui aussi avoir accès aux images accusatrices. Des arguments auxquels la direction s’est montrée sensible. Par ailleurs, elle s’engage aussi à revenir régulièrement devant les élus lorsque des changements d’emplacements de caméras nécessiteront la mise à jour des plans. Les élus souhaitent également avoir accès à un bilan des affaires traitées impliquant la vidéosurveillance : le jeu en vaut-il la chandelle ? La direction explique que le rôle de la vidéosurveillance est autant dissuasif que répressif. La CSSCT est mandatée par le CSE pour suivre ce dossier de vidéosurveillance. Les élus CGT demandent qu’une délégation d’élus puisse avoir accès au mur d’images du PC Sécurité afin de vérifier qu’aucun axe caméra ne cible les postes de travail et les zones de convivialité.
Un point détaillé a été présenté concernant la mise à jour du règlement intérieur des parkings des immeubles de la Maison France Télévisions et de Valin. Cette évolution fait suite aux difficultés constatées dans l’usage des espaces dédiés aux mobilités douces (vélos, trottinettes, etc.), notamment en termes de capacité et de sécurité. « En hiver, le parking de MFTV est un box pour un grand nombre d’utilisateurs qui laissent hiverner leurs vélos et cela pénalise les usagers au quotidien » précise la direction. Le nouveau dispositif vise à mieux encadrer les conditions d’accès, de stationnement et de circulation de ces moyens de transport, en instaurant notamment une déclaration préalable sur ATLAS, une identification des véhicules et des règles plus strictes d’utilisation. Afin de limiter les risques accidentogènes, la circulation de ces mobilités douces dans les rampes d’accès et les parkings devra s’effectuer à pied. Cette règle interroge les élus quant à la sécurité des usagers : n’est-ce pas plus dangereux que de circuler assis sur la selle de son deux-roues ? Enfin, comme pour les véhicules à moteur, des mesures de contrôle et de sanction sont prévues en cas de non-respect du règlement (rappel écrit, mise en demeure puis suspension de l’accès aux parkings). L’objectif de ces nouvelles dispositions vise « une utilisation à des fins professionnelles et non personnelles » précise le directeur de la D2S. Il s’agit là aussi de lutter contre les véhicules ventouses.
Si les élus saluent la volonté de faciliter l’accès des salariés au parking, ils pointent néanmoins du doigt beaucoup de contraintes par rapport aux métiers exercés à FTV (notamment pour ceux qui commencent très tôt le matin, finissent très tard le soir, sont confrontés à des changements de planning permanents, etc.) ! Voilà pourquoi ils demandent à la direction de prendre en compte les spécificités des métiers dans la mise à jour du règlement intérieur des parkings de MFTV et de Valin. Selon les élus, une réflexion doit également être menée pour optimiser les parkings vélos, notamment sur la gestion et le stockage de ces moyens de locomotion : rails à étage ? Espaces plus larges ? À l’heure actuelle, ces espaces ne sont pas adaptés à la taille des véhicules. Enfin, les élus évoquent la nécessité de créer une zone prédéfinie pour recharger les batteries des véhicules électriques. La direction assure mener une réflexion sur la mise en place de zones dédiées. Ces nouvelles dispositions doivent entrer en vigueur un mois après leur communication officielle aux salariés.
La 112ème édition du Tour de France masculin se déroulera du 4 au 26 juillet 2026. 21 étapes, 3 333 km de course : les coureurs s’élanceront de Barcelone (Espagne) avec une arrivée prévue à Paris. Pour assurer la couverture de l’évènement, plus de 150 salariés de la Fabrique et une quarantaine de salariés de la direction des sports seront mobilisés dès le 8 juillet. Toutes les étapes seront couvertes en intégralité ! Pour justifier sa demande de dérogation horaire à 60 heures hebdomadaires formulée devant les élus, la direction met en avant l’exceptionnalité de l’évènement et l’expertise métier nécessaire à sa couverture.
Mais comme chaque année, soucieux de la santé et de la sécurité des salariés et non sans un certain agacement, les élus rappellent la direction à ses responsabilités ! Sur les plannings présentés le premier jour de CSE, des erreurs persistent ; en particulier, sur le non-respect des temps de repos hebdomadaires sur une semaine calendaire. À ce titre, la situation des chauffeurs de poids lourds planifiés 7 jours sur 7 est complètement illégale ! Quant à l’enchaînement, pour certains salariés, de 10 jours consécutifs sur deux semaines, certes c’est possible, mais les élus insistent : « Ce sont 3 semaines intenses ! Vous devez garantir des temps de repos suffisants aux salariés ! La fatigue accumulée sur ce genre d’évènement met en péril les salariés. » Le pire pour les élus, c’est que la direction n’a eu de cesse de répéter ces aberrations de plannings d’une année sur l’autre, sans jamais prendre en compte leurs remarques ! Alors depuis que l’inspecteur du travail a sommé la direction de respecter le code du travail sur le Festival de Cannes, elle est désormais surveillée de près ! Les élus le lui ont rappelé. Ils lui ont donc demandé de trouver des solutions pour leur présenter des plannings prévisionnels corrects pour cette nouvelle édition du Tour de France masculin. Et il faut croire que cette fois, l’action des élus alliée à celle de l’inspection du travail a fini par faire fléchir la direction : au deuxième jour du CSE, ô miracle, elle revenait avec des plannings enfin conformes ! En donnant cette fois un avis positif à la demande de dérogation horaire, les élus ont exigé un retour sur le réalisé dès que possible.
Comme promis, la direction est venue présenter aux élus le réalisé des plannings concernant la course itinérante du Paris-Nice. Cet évènement a eu lieu du 8 au 15 mars derniers. Et pour garantir sa couverture, une demande de dérogation horaire à 60 heures hebdomadaires avait été formulée devant les élus. Deux faits majeurs ont émaillé l’évènement :
Les élus constatent plusieurs points de vigilance : des écarts importants dans le calcul des temps de transfert, un manque de repérage en amont mais encore et toujours le non-respect de la règle relative au repos hebdomadaire ! De son côté, la direction indique qu’aucune situation critique n’a été constatée et que les temps de repos des salariés n’ont pas été altérés de manière significative. Elle reconnaît cependant des axes d’amélioration possibles comme la mise en place de repérages plus systématiques sur certaines étapes ; ou encore, une meilleure anticipation des contraintes logistiques, notamment pour les étapes où l’évacuation de la zone d’arrivée peut s’avérer complexe.
Lors du CSE constitutif de janvier dernier, les élus ont voulu marquer la parité en désignant non pas un mais deux référents harcèlement : une femme et un homme. Même si cela n’est pas la règle, les élus considéraient que c’était un signal important à envoyer aux salarié(e)s. La direction n’a rien trouvé de mieux que de traîner les élus devant les tribunaux : le juge a condamné le CSE, lui demandant de revenir à la loi. Le CSE Siège s’est pourvu en cassation sur cette décision de justice. En attendant, les élus ont choisi une solution intermédiaire : Serge Cimino (qui a démissionné du SNJ et qui a gardé son mandat) a donc été réélu à l’unanimité référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. À mi-mandat, il s’engage à passer la main à Gaël Durand (élue FO). En attendant, ils travailleront ensemble pour assurer une continuité dans leur mission.
Paris, le 26 mai 2026
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Il aura fallu attendre sept mois… Sept longs mois, après le choc du rapport CEDAET validant l’hypothèse d’un risque grave à la rédaction nationale, pour que la direction présente aux élus du CSE du Siège un plan d’action (cf le prochain compte-rendu de la CGT). Sept mois durant lesquels d’ex-salariés de France 3 ont continué à souffrir, victimes d’une sorte de discrimination larvée et protéiforme. Car à France Télévisions, malgré la fusion des rédactions, on ne traite pas les salariés de la même manière en fonction de leur rédaction d’origine. Une sorte de « hiérarchisation officieuse » s’est installée, entretenue avec soin par une « élite » autoproclamée. Le constat des experts est accablant : « Les journalistes issu·es de France 3 sont globalement défavorisé·es : en moyenne, leur rémunération est plus basse, ils et elles ont moins accès aux positions d’encadrement, aux éditions les plus prestigieuses, aux magazines, aux sujets les plus longs (qu’on apprécie la durée de confection ou de diffusion), à la possibilité même de signer un sujet en tant qu’auteur/trice principal·e. » Humiliations, mépris des compétences accumulées, dévalorisation, perte de sens, brutalisation des relations sociales, isolement, maltraitance… Le management de France 2 s’est imposé à tous avec son cortège d’inégalités, de lassitude, de désespoir… Voilà ce que constate la CGT, alertée par des salariés en situation de détresse. Nous, à la CGT, nous disons à la direction que la situation n’a que trop duré ! Il faut réformer en profondeur. Il faut casser ces dynamiques délétères qui portent atteinte à la santé des salariés, des ex- France 3 mais aussi de bien d’autres, indépendamment de leur rédaction d’origine.
La machine à broyer sévit encore La semaine dernière, un journaliste qui officie sur franceinfo, un visage historique de la diversité, ex-France 3, a été « viré » de l’antenne par un simple SMS de son rédacteur en chef. Au terme de huit années de détachement, dont cinq de chroniques sportives quotidiennes, son avenant a été tout simplement déchiré par la direction.
Et les salaires ? Là encore, le constat des experts est sans appel : « La fusion des rédactions de France 2 et France 3 s’est traduite – plus personne n’en disconvient aujourd’hui – par l’imposition du modèle de France 2. Cette harmonisation forcée n’a pas eu son pendant dans l’échelle des rémunérations, puisqu’il reste des écarts selon les rédactions d’origine, les ex-France 3 demeurant en moyenne moins bien payés. Or, l’égalité de traitement est une condition pour que les salarié·es se sentent appartenir à une rédaction unifiée. Une harmonisation salariale paraît donc nécessaire. » La direction a-t-elle prévu dans son plan d’action, par exemple, d’harmoniser les rémunérations, de revaloriser les carrières comme le préconise le rapport ? Pas du tout. Elle privilégie une approche individualisante, c’est-à-dire qu’elle nie la maltraitance structurelle, une forme de violence institutionnelle à France Télévisions. Va-t-elle oser confier son pseudo plan d’action à ses managers les plus zélés, majoritairement issus de France 2, c’est-à-dire à ceux-là même qui font vivre ces inégalités au quotidien depuis des années ? La CGT met en garde cette nouvelle direction de l’information : en choisissant un plan d’inaction pour répondre au rapport CEDAET, elle se fait complice de ceux qui ont abîmé, puis détruit tous ces collectifs composés d’ex-France 3 : IV3, les éditions d’ICI… Complice des promoteurs du funeste projet Hub Info. Complice de celles et ceux qui ont démoli sans le moindre scrupule les derniers symboles de France 3 au Siège. Complice enfin de celles et ceux qui pensent que France 3 à Paris ne mérite pas une messe ni un requiem et encore moins un plateau digne de ce nom. La CGT du Siège apporte tout son soutien aux salariés de PIDF, et salue leur courage : six semaines et trois jours de grève. La CGT demande à la direction de trouver une solution alternative au CDE pour PIDF.
Paris, le 15 avril 2026
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En introduction, vos élus constatent qu’à FTV, les projets de transformation n’ont de cesse de se multiplier ! Leurs points communs : des salariés sur le bord de la route, des conditions de travail dégradées, la suppression de postes de permanents ou encore l’intégration de salariés ultramarins au Siège avec leurs moyens de fabrication mutualisés (Genesys). Et sur l’autel de cette « modernisation » : des non-permanents sacrifiés ! Quoiqu’en pense la direction, l’impact sur les salariés est bien réel ! Et vos élus le constatent chaque jour au Siège ! Alors, on nous dit que le plan de développement des compétences prend les choses en main. Il met l’accent sur les technologies, la qualité de vie au travail sans oublier de renforcer les compétences des managers ! Et pendant ce temps-là, nos missions de service public restent trop peu évoquées !
Depuis la décision du juge (saisi par le CSE), en février 2025, de stopper le projet faute d’information suffisante sur la globalité de la réforme et ses impacts : la direction a revu sa copie ! L’objectif reste cependant toujours le même : le renouvellement des régies du siège jugées obsolètes et l’intégration de la technologie IP 21 10. Cette technologie permet le transport de flux audiovisuels en temps réel sur des réseaux informatiques dédiés (via 2 Datas centers en IDF). Résultat : une plus grande flexibilité opérationnelle dans les infrastructures de production. Une révolution technologique pour FTV, alors que la plupart de nos concurrents l’utilisent déjà ! Et cela implique une robotisation des outils (lumières et cadrage notamment) : ce ne sera pas sans impacts sur l’organisation, les métiers et les effectifs.
Cette fois, la direction a tenu à jouer la transparence : dans cette nouvelle configuration de fabrication des éditions de JT, l’objectif est de passer de 19 techniciens en régie/plateau à 8 ! Mais par quel coup de baguette magique, s’exclament les élus ? La polycompétence, les nouveaux métiers et la disparition progressive d’autres ? « Uniquement pour la fabrication de ces produits chartés en information » rétorque la direction ! « Pour le ponctuel et la production : on reste sur la configuration antérieure. » Mais pour combien de temps ? Sommes-nous vraiment sûrs du volume suffisant de production pour assurer du travail à tous les salariés de La Fabrique ? Le projet prévoit la création d’un hub d’exploitation unifié. Il regroupe 3 « salles d’exploitation » (comprenez 3 régies) modulables et interconnectées à tous les plateaux. Et à chaque « salle d’exploitation », sa spécialité : une salle JT info/magazines d’info, une salle chaîne d’info en continu (franceinfo) et une salle modulable pour les habillages antenne et autres. Cette architecture doit permettre une utilisation plus agile et optimisée des ressources, une meilleure continuité d’exploitation et une modernisation des workflows. Date butoir de fonctionnement de ce « hub d’exploitation » : 2030 ! Alors quand elle fait ses comptes, la direction annonce 36 ETP de techniciens en moins d’ici à 2030 et 56 ETP non remplacés liés aux départs à la retraite (64 ans en moyenne). Des départs qui, selon elle, devraient couvrir les suppressions de postes ! Attendons de voir… car sans boule de cristal, les élus ne sont pas convaincus ! Un important programme d’accompagnement est également prévu pour sécuriser la transition (formation, communication, soutien managérial et suivi QVT).
Dans le projet, une des trois « salles d’exploitation » sera totalement consacrée à la chaîne info ainsi que le plateau D qui accueille actuellement le JT de PIDF ! Mais vu le calendrier politique et la perspective des présidentielles, il faut aller vite ! Une régie provisoire doit donc voir le jour au niveau 1 dès la rentrée prochaine. Mais alors, que deviennent les éditions de PIDF ? « PIDF sera sur la régie et le plateau du CDE jusqu’à la fin du mois de juin 2026. L’idée à l’horizon du 1er juillet 2026 c’est de faire fabriquer l’édition de PIDF par la régie et le plateau des Outre-mer » répond la direction. Des Outre-mer, qui viennent tout juste d’arriver au Siège et qui devront déjà s’adapter à une nouvelle mission ! Alors oui : cela donne le tournis ! Attendons donc l’expertise votée à l'unanimité par les élus du CSE siège. Expertise qui devra combler la multitude d’interrogations auxquelles le projet présenté ne répond pas :
Vos élus CGT y resteront bien entendu très attentifs !
Lire ici la délibération des élus📎
Durant ce CSE, il a aussi été question de l’évolution de la planification de La Fabrique ! Un point mis à l’ordre du jour à la demande des élus ! Pourquoi ? Parce que la direction a mis les salariés devant le fait accompli sans avoir consultés les élus en instance sur le sujet ! Une attitude inacceptable pour la CGT ! Car les suppressions de vacations prévues ont bien des impacts sur l’activité et la santé des salariés. Plus que 2 OPV et 2 OPS annoncés sur l’ensemble des éditions de France 2 et de France 3 PIDF ! Plus de machinistes sur les plateaux de JT ! Plus d’éclairagiste non plus, sur la quotidienne de Stade 2 ! Pas moins de 14 vacations hebdomadaires pour les OPV et les OPS, 7 pour les machinistes… que la direction compte imposer dans des délais extrêmement courts, sans la moindre concertation ! Autant dire que l’inquiétude à la Fabrique est à son maximum. Comment la direction ose-t-elle faire ça à des salariés déjà fragilisés par l’arrivée successive de gros projets de réorganisation ? Après maints préavis de grève déposés et face à l’unité syndicale affichée, la direction a finalement reculé de manière temporaire ! Vos élus resteront attentifs à ce que rien ne se fasse dans le dos des salariés !
La direction a d’abord tenu à saluer le travail « formidable » des équipes de Vaise. Elle n’a pas manqué de souligner les investissements réalisés : formations, renforts d’effectifs, obtention d’investissements techniques (pour le studio notamment) ainsi que le soutien temporaire de franceinfo dans la réalisation de sujets, pour accompagner le démarrage du projet de Hub Info. Sur le papier, la direction affirme avoir tenu compte du rapport d’expertise et promet de poursuivre les efforts autant que nécessaire jusqu’à ce que la situation se stabilise. Mais pour les salariés, la réalité est tout autre ! Pour rappel, le projet fait basculer sur le site de Lyon Vaise la production de la partie nationale des JT ICI (jusqu’alors opérée au siège, à Paris, par les équipes des éditions Ici National et de la rédaction nationale). Conséquence : la disparition du service Ici national, mais pas seulement. Dans sa quête de réduction d’ETP, l’ancien directeur de l’information avait aussi signé la disparition du service IV3. Une réponse pour le coup radicale à l’expertise menée quelques mois plus tôt, qui confirmait un risque grave pour la santé des salariés de ce service historique de France 3. Avant la mise en place du Hub Info à Lyon Vaise, les équipes fournissaient alors deux JT incarnés par jour (midi et soir) en semaine et un JT par jour le week-end. Des éditions nationales construites autour d’un résumé de l’actu des régions, visibles sur le canal 3 de l’offre satellite de FTV. Cette offre, visible dans les zones blanches de la TNT et non géolocalisables par les Box, mais aussi en Outre-Mer, remplissait le devoir de continuité d’antenne du cahier des charges de FTV. En cas de pépin technique, elle permettait également aux Régions de pouvoir y basculer en mode secours. Depuis la mise en place du hub le 26 janvier dernier, les équipes sur le terrain expriment incompréhension, perte de sens et souffrance au travail. Désormais, seule l’édition du Journal Toutes Régions du soir subsiste (mais elle est vouée à disparaître). Du coup, une partie des salariés (journalistes et techniciens) se retrouve en sous activité, d’autres en surcharge de travail (les RCA et chefs de services) avec des ratés à l’allumage de la fabrication des sujets ICI, et l’impréparation de la mise à niveau du workflow. Les monteurs se retrouvent à monter sur One Cut : pourquoi ne sont-ils pas sur Adobe Premiere comme au siège ?
Lire ici les témoignages recueillis par vos élus CGT 📎
Unanimement, les salariés réclament reconnaissance et autonomie éditoriale. Ils réclament aussi le retour du journal du midi : une activité essentielle au maintien d’une logique éditoriale cohérente et indispensable pour conserver une capacité d’intervention délocalisée en cas de besoin (mode secours). A cela s’ajoute l’absence de documentalistes et d’accès à la médiathèque ; des options pourtant majeures à la performance du HUB INFO !
Avec cette chaîne numérique des Sports, les élus saluent la création d’un projet pérenne. Le projet de développement des compétences est donc évoqué pour permettre à plus de salariés de FTV d’y participer. Si la direction assume de faire appel à des profils extérieurs pour « une antenne interactive et numérique », elle assure s’appuyer sur les moyens de la rédaction des sports mais aussi du Réseau et des Outre-mer. Les élus ont saisi la balle au bond : nouvelle chaîne, nouveaux besoins en termes d’expertise, de métiers ? Effectivement, un métier ressort : celui de chargé d’édition numérique, capable de gérer des directs en streaming. Un profil indispensable à la pérennité de cette chaîne qui doit mêler « connaissance du sport et maîtrise de l’outil Sherlock. » La direction opérationnelle de la chaîne ne manque pas de rappeler qu’elle a alerté la DRH sur ses besoins. En tous cas pour les salariés qui le sentent, c’est plutôt un bon signal ! Alors, à vos marques… prêts… partez !
Lire ici le compte rendu de la Commission Emploi-Formation 📎
Prochain CSE Siège : les 25 et 26 mars 2026 Paris, le 25 février 2026
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Qui se souvient de ce slogan martelé par la présidence : « Notre raison d’être ». Un concept fumeux dont nous n’avons toujours pas bien assimilé l’utilité si ce n’est que la loi PACTE de 2019, concept tout aussi fumeux proposait aux entreprises, privées comme publiques, de le définir. France Télévisions s’est exécuté. Slogan aussi évaporé que celui de « réconcilier » sur lequel Madame Ernotte s’est appuyée pour se faire reconduire à la tête de notre entreprise. Un an après, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’a pas très bien fonctionné… Nous sommes aujourd’hui sur le point d’être l’une des entreprises les plus détestées de France. Pointée du doigt par des partis politiques, et selon certains par une majorité de Français, comme étant une « dépense inutile » un « gouffre à fric » un « repère de privilégiés », « un bastion de gauchistes ». À la fois dans le viseur de Bercy, de l’extrême droite, des populistes, des propagandistes, nous serions presque à nous seuls les responsables du déclin national, du déficit public et de la fracture du pays. Pourquoi pas la hausse du prix des carburants pendant qu’on y est ? Alors oui, nous avons des raisons d’être en colère ! Voilà des dizaines d’années que nous devons endurer les réformes, les réductions d’effectifs, la valse des managers, les réorganisations de nos périmètres d’activités, la « taylorisation » de nos métiers, ce qui a entraîné la perte de sens à tous les étages. Combien de salariés ont dû s’adapter dans l’urgence simplement pour survivre professionnellement ? Combien ont fini en arrêt maladie, en burn-out, ou dans le néant professionnel ? Combien ont quitté l’entreprise écœurés ? Et tout ça pour quel résultat ? Le désormais célèbre rapport Alloncle ! Notre nom, nos métiers, nos valeurs, jetés en pâture dans un rapport insultant de 550 pages. 550 nuances de mépris Mais si ce rapport existe, ce n’est pas un accident. Oui Madame la Présidente vous en avez votre part de responsabilité. Difficile d’y échapper. C’est le produit de 10 ans d’une gouvernance brutale et sans nuances, créatrice d’injustices et de situations chaotiques pour de nombreux salariés. Même si certaines outrances sont à mettre de côté, on trouve dans ce rapport un certain nombre de vérités. Et des vérités que nous n’avons cessé de dénoncer depuis des années, dans les instances, dans nos publications, devant une direction qui ne nous écoutait pas.
Tout cela était prévisible et le constat est que nous sommes aujourd’hui en danger. Entre des mains malveillantes, ce rapport va devenir le mode d’emploi pour nous démanteler, nous privatiser ou supprimer certaines de nos antennes. Mais notre raison d’être en colère ne s’arrête pas là ! Nous en sommes à un tel point d’attaques et de menaces, que nous n’avons plus trop le choix que de faire front tous ensemble. Nous ne pouvons par exemple pas accepter que Madame Ernotte soit nommément citée dans une chanson vulgaire et misogyne, émanant d’un ancien présentateur resté bloqué à une époque où l’on fumait encore dans nos régies et sur les plateaux télé. Nous ne pouvons pas davantage supporter que notre avenir soit entre les mains d’extrémistes de droite, qui n’ont qu’un seul but, faire taire toute parole divergente qui pourrait contredire leur idéologie, qu’ils tentent de dissimuler sous une panoplie « costume-cravate-brushing impeccable ». Alors, excusez-nous, nous avons des valeurs à défendre sur le service public Celle du vivre ensemble, de l’accès à l’éducation et au savoir pour tous, à l’égalité femme/homme, défendre l’écologie pour laisser une planète saine aux générations futures, combattre toute forme de racisme, être le cas échéant un contre-pouvoir en enquêtant librement sur les puissants et les magouilles politiques de tous bords. Pour résumer, faire avancer la société plutôt que d’instrumentaliser ses peurs. Sérieusement ? Vous trouvez ces valeurs « de gauche » ? Nous n’allons pas nous excuser d’avoir des convictions ! Nous n’allons pas nous excuser de défendre le service public ! Nous n’allons pas nous excuser de vouloir autre chose qu’une télévision au service des citoyens défendant l’intérêt collectif plutôt que les intérêts partisans ! Que Madame la Présidente entende notre message, qu’elle renonce par exemple définitivement à recruter sur le service public des journalistes aux opinions radicalement opposées à ce que nous nous devons d’incarner. Qu’elle arrête définitivement de décider seule, ce qui nous mène depuis des années dans le mur, et parce qu’il reste une vérité simple :
TOUT SEUL, ON VA PEUT- ÊTRE PLUS VITE, MAIS ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN !
Paris, le 20 mai 2026
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CSE après CSE, les élus CGT constatent que l’entreprise poursuit sa course folle, entrainant les salariés dans une spirale périlleuse. Économies, réductions d’effectifs, externalisations à tout crin… Rien ne semble l’arrêter. Ni les alertes sur la santé, ni l'échec des réorganisations, ni les débats que suscitent dans la société les choix erratiques de ses gouvernants. Mais vos élus CGT seront toujours là pour défendre celles et ceux qui, jour après jour, par leurs valeurs et leur travail, constituent la seule vraie richesse de France Télévisions : les salariés.
À l’appel des élus, la direction s’est présentée pour la 3ème fois en séance depuis le début de l’année. Objectif affiché : l’obtention d’informations claires et précises sur l’implantation de la chaîne numérique des Sports.
Une chaîne dédiée au sport, donc, conçue comme une plateforme de retransmissions en direct, de documentaires et d’archives, avec une forte dimension interactive et cela, grâce à un tchat permettant au public d’échanger avec les présentateurs. Selon la direction, cette offre, unique sur le marché, permettrait d’augmenter significativement l’audience des contenus sportifs de France Télévisions. Elle permettrait aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques, notamment via la publicité autorisée sur ce canal numérique. « Une chaîne H24 avec tous nos évènements de sport, c’est 2 à 3 fois plus d’audience pour France.tv (…) L’originalité de cette chaîne c’est l’interactivité offerte au public. (…) Le public peut se connecter à l’évènement diffusé et y participer avec les présentateurs. (…) C’est une offre qu’aucun autre groupe de télévision ne propose ! (…) Il y a la possibilité de faire rentrer de la publicité jusqu’à 8 minutes de 9h à 20h et donc, de faire rentrer de l’argent. »
Si les élus saluent le potentiel stratégique du projet, ils dénoncent néanmoins un manque total de transparence dans sa préparation. Ils regrettent de ne pas avoir été consultés en amont et de n’avoir reçu aucune information complète sur l’organisation, les moyens, la programmation ou encore les impacts humains et financiers de la création de cette chaîne. Les représentants du personnel demandent donc à la direction de leur fournir rapidement l’ensemble des documents nécessaires à leur travail d’analyse (cahier des charges, moyens humains et techniques, plannings, plan d’activité et de formation, organigramme, impacts économiques, …). Ils ont rendu une résolution en ce sens. Ils attendent également des réponses précises aux questions posées lors des CSE précédents, et cela avant la séance du mois de mai 2026.
2 rédacteurs, 2 JRI, un seul monteur ! Cette année, les équipes de la rédaction nationale présentes à Cannes seront réduites. Finis aussi les déplacements massifs de présentateurs et de directeurs. Pour le numérique et les réseaux sociaux en revanche, pas de réduction d’effectif (4 journalistes planifiés). La direction l’assure : les temps de repos seront respectés, les demandes des éditions réduites. Oui, mais… Que feront les équipes sur place ? Quel sera le contenu de leurs missions, la réalité de leur charge de travail ? Ne risquent-elles pas de s’accroître du fait de cette réduction de moyens ?
En CSE, les élus pointent l’absence des directrices et directeurs pour répondre à leurs questions (Information, Fabrique, etc…). Ils dénoncent aussi un paradoxe : les économies imposées aux équipes de reportage et d’information de France Télévisions ne concernent pas les boîtes de production privées, elles-mêmes financées par France Télévisions (Mediawan et Together media, entre autres). L’émission « C dans l’air » (production Mediawan) sera par exemple réalisée une fois par jour depuis le festival. Quant aux équipes de la Fabrique, elles assureront toujours la Télé du Festival mais la montée des marches ne sera plus diffusée sur le linéaire mais sur Youtube via la chaîne Brut. Autre nouveauté pour les équipes de La Fabrique : la technologie ST 2110 ! Elle permet de relier une régie à distance des plateaux : plus de régie à Cannes, donc ! Le pilotage se fera depuis Paris ! Une aubaine pour la direction, à l’heure où les économies et la modernisation de nos outils font rage à France Télévisions ! Pour finir, et cela malgré leurs demandes récurrentes depuis des années, les élus déplorent une fois de plus le manque de précision dans les documents fournis par la direction. Un manque de transparence qui les empêche de se prononcer clairement. C’est pourquoi, las de ne pas être entendus mais bien conscients de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés, ils ont rendu un avis négatif à cette demande de dérogation de temps de travail.
Pour son premier CSE, le nouveau directeur de l’information, Philippe Corbé, s’est présenté aux élus et a dû aborder un dossier sensible : celui du fonctionnement des bureaux à l’étranger de France Télévisions. France Télévisions dispose aujourd’hui de huit bureaux à l’international (Rome, Londres, Washington, Pékin, Jérusalem, Moscou, Berlin et Bruxelles). Des bureaux où les correspondants sont des journalistes de France Télévisions en CDI, détachés du siège. Chaque bureau tourne grâce à l’appui d’un ou plusieurs employés (JRI, techniciens, fixeurs, assistant selon la configuration), dont le contrat de travail dépend du droit local et de sociétés prestataires. Dans d’autres zones du monde, comme à New Delhi ou Dakar, l’intégralité des prestations est confiée à des boîtes de production étrangères ou locales.
Fin 2024, la boîte de production française Via Storia remporte l’appel d’offre obligatoire pour la prestation audiovisuelle rattachée au bureau de Bruxelles. Et cela commence mal : cette société n’est pas implantée en Belgique ! Via Storia, sous-traite donc aussitôt à Media Pro, une société installée en Belgique. Très vite, la prestation n’est pas à la hauteur : les remontées de problèmes techniques se succèdent, puis arrivent les problèmes humains. Le « producer » employé par la société sous-traitante, dont le statut reste flou, intervient en appui de la journaliste CDI en poste à Bruxelles (journaliste de la rédaction nationale). Il assure de nombreuses tâches éditoriales au point de subir un burn-out qui le mène vers un arrêt de travail. Au final, ce salarié quitte son poste après une rupture négociée, alors qu’un licenciement avait été envisagé. La situation était tellement dégradée que la direction parisienne a même dû se rendre plusieurs fois à Bruxelles.
Les élus ont alerté sur le manque de transparence entourant la sous-traitance dans les bureaux étrangers : nature des contrats, statut des salariés, garanties éditoriales et professionnelles, conditions humaines de travail. Ils ont rappelé que, malgré les contraintes budgétaires, France Télévisions doit exiger de ses prestataires le respect de règles éthiques minimales. Ils ont également dénoncé l’existence possible de bureaux gérés par des sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux. Dans un contexte marqué par une enquête parlementaire, les élus estiment que France Télévisions doit se montrer exemplaire, tant sur le plan éthique qu’humain.
Les élus ont exprimé leur satisfaction concernant la prise en compte, par la direction du Téléthon, des remarques formulées lors des précédents CSE. Ils saluent les efforts réalisés ainsi que la présence de la direction concernée en séance. Cette édition a reposé majoritairement sur les moyens de fabrication internes de France Télévisions, ce que les élus considèrent comme un point très positif. Les salariés ont également été invités à participer, notamment via le centre d’appel. À quelques exceptions près, liées aux contraintes opérationnelles sur le terrain, les plannings ont globalement été respectueux des règles en vigueur.
SOCIAL DIRECT semble effectuer un travail satisfaisant auprès des salariés. Le service est composé de 26 assistantes sociales pour France Télévisions. Les rendez-vous se prennent dans monespace/ressources humaines/prévention/accompagnement des situations individuelles. Ils peuvent se tenir en présentiel ou en distanciel.
QUALISOCIAL est désormais le nouveau prestataire choisi par France Télévisions. Présence sur site environ une fois par semaine. Deux lignes d’écoute sont disponibles pour les salariés 24h/24, 7j/7. Le service est joignable au 0 805 384 772. L’an dernier, les principaux motifs de consultation concernaient des relations de travail dégradées, des exigences de travail et des exigences émotionnelles. Ces problématiques traduisent une perte de sens au travail, une intensification des tâches, des transformations des métiers, etc. Les élus souhaitent que les psychologues du travail puissent travailler sur la prévention au sein de l’entreprise.
L’étau se resserre pour les fumeurs ET les vapoteurs au siège de France Télévisions. La seule zone fumeurs dans l’enceinte de MFTV est le patio dit « France 3 ». À terme, l’entreprise se dirige vers une interdiction totale de fumer ou de vapoter à l’intérieur des bâtiments. Une décision importante tant pour des enjeux de santé publique que de sécurité.
On ne compte plus les chutes après glissade sur cette rampe, devenue le cauchemar des cyclistes. Depuis plusieurs années, les élus demandent l’application d’un revêtement anti-dérapant dans les zones accidentogènes. Il semblerait que cela soit enfin acté. Combien d’accidents du travail a-t-il fallu pour en arriver à cette décision ?
31 espaces de repli pour les Personnes à Mobilité Réduite ont été créés au Siège. Tous ont été équipés d’un téléphone pour permettre aux salariés concernés de se signaler. Malheureusement, les élus font état d’un certain nombre d’espaces de repli rendus inaccessibles, le plus souvent encombrés par des objets. Encore plus incompréhensible : le fait que ces emplacements à l’origine déjà occupés par des photocopieuses soient estampillés zone de repli pour PMR ! Le manque de personnes chargées de l’évacuation est également déploré par les élus.
Le taux moyen d’absentéisme à France Télévisions est de 6,62 %, en hausse de 0,26 point sur un an. On observe une augmentation de l’indicateur gravité avec une moyenne de 22,7 jours d’absence par salarié contre 21,7 l’année précédente. Le nombre des arrêts reste stable, mais leur durée est en augmentation : + 11 % en un an. À noter une augmentation de + 31 % des arrêts de longue durée à l’information. Le nombre de jours par accident du travail est en hausse de 7 %. Pour les élus, difficile de ne pas s’interroger sur le lien entre ces hausses et certaines pratiques managériales génératrices de risques psycho sociaux.
Un livret prévention santé sécurité campus est offert à chaque nouvel arrivant. Une obligation légale. Il contient des consignes de sécurité, les numéros d’urgence, des contacts, des droits, etc. Les élus souhaitent qu’il puisse être mis à disposition de tous les salariés.
Le niveau de l'emploi global en équivalents temps plein est de 3 579,7 ETP moyens soit :
Une baisse de -117,9 ETP moyens par rapport à la situation du 31 décembre 2024. Les salariés permanents représentent 88,4 % des effectifs globaux. La baisse est de - 88 ETP pour les PTA et de - 30 ETP pour les journalistes. À noter le solde des arrivées/départs : -10, soit 137 arrivées en CDI (dont 72 transformations CDD) contre 147 départs. Pour les heures supplémentaires payées, la baisse est significative : -25,2 % (-18,5 % pour les permanents, -35,3 % pour les non permanents). Les élus s’indignent du fait qu’ils ne soient jamais remplacés dans leurs services lorsqu’ils s’absentent dans le cadre de leurs mandats. Il suffirait pourtant que les managers le demandent. Alors qu’ils s’investissent dans la vie de l’entreprise, ces salariés élus peuvent dès lors être perçus comme des “privilégiés”. Conséquences : en l’absence de remplacement, leurs collègues se retrouvent avec une charge de travail accrue qui peut générer du ressentiment. Certains managers refusent même des congés à des salariés, sous prétexte que leurs collègues élus seront absents pour exercer leurs mandats. Inadmissible pour les élus ! Ces pratiques créent un climat délétère dans les services et ne respectent pas les accords signés. On frôle la discrimination syndicale.
Dans le cadre des objectifs de retour à l’équilibre fixés par la présidence, la direction a présenté plusieurs pistes d’économies actuellement à l’étude. Les discussions portent notamment sur :
Ces pistes font partie des réflexions en cours et suscitent de nombreuses interrogations de la part des élus sur leurs impacts sociaux, techniques et stratégiques.
Prochain CSE Siège : les 15 et 16 avril 2026
Paris, le 1er avril 2026
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En introduction, vos élus CGT ont tenu à rappeler l’importance de ne pas faire l’impasse sur des sujets aussi importants que la mise en place du Hub Info Ici Régions, le risque grave à la rédaction nationale pointé du doigt par un rapport d’experts, la situation du service de la médiathèque, les changements d’organisation des régies et des plateaux du siège ou encore la création d’une chaîne info sport sur le numérique 24h/24 et cela, sans information préalable devant les élus. Absents de l’ordre du jour de ce CSE, ils ont promis de veiller à ce que ces points soient traités en temps et heure. Avec toutes ces réorganisations successives : la souffrance des salariés est réelle et elle doit être prise en compte ! Vos élus CGT s’y engagent.
Enquête accident de travail : la direction se désolidarise ! À la suite d’un accident du travail survenu le 6 juin 2025, déclaré par une salariée de la DRH de la Direction de l’Information, les élus ont voté la mise en place d’une enquête (CSE Siège du 9 juillet 2025). Une enquête conjointe, pour analyser plusieurs faits liés à cet accident, menée par 3 représentants du personnel et 2 représentants de la direction. En tout, 6 entretiens, totalement confidentiels, ont été réalisés. Ces entretiens ont permis aux élus du CSE de mieux comprendre les causes professionnelles qui ont conduit à cet accident, ainsi que la situation de travail dans l’encadrement de la rédaction nationale. Une enquête qui se passait bien, jusqu’à ce que les élus décident de faire appel à un cabinet extérieur pour les accompagner. « Nous avons été confrontés à quelque chose de totalement inédit ! Cela concerne des personnes au plus haut point et cela requiert une expertise que nous n’avions pas. » Décision désapprouvée par la direction : « Les règles établies au départ n’ont pas été respectées. » Elle aurait voulu y être associée, avoir son mot à dire sur le choix du cabinet d’expertise. La direction a donc décidé de clore l’enquête ! Mais les faits sont trop graves pour que les élus se taisent ! D’autant que la victime de cet accident a quitté l’entreprise depuis. L’enquête met en valeur la mise en place, par certains membres de l’équipe de la Direction de l’Information, « d’une forme de management caractérisé par un climat de peur généralisée, avec des excès de colère répétés, une impossibilité pour les acteurs RH d’exercer normalement leur rôle en raison d’une exclusion des décisions et d’une perte de crédibilité », ainsi « qu’une rupture du dialogue social accentuée par le contexte budgétaire tendu ». Le rapport pointe en outre « un climat de travail décrit comme anormal, contraire aux valeurs professionnelles et humaines ». Selon les élus, ce management « toxique » aurait même des « conséquences personnelles graves » sur les salariés de France Télévisions : « choc psychologique, malaise, troubles du sommeil, hausse des traitements médicaux, climat empêchant de s’exprimer, santé détériorée nécessitant la prise d’anxiolytiques, stress intense, consultation médicale suite aux menaces verbales décrites … » Dans leur compte rendu, les représentants du personnel du CSE ont proposé des préconisations auxquelles la direction n’a donc pas souhaité s’associer. « Nous ne validons pas vos conclusions. Nous ne sommes pas allés au bout ! » Les élus regrettent cette attitude. Ils déplorent également que l’entreprise ne prenne pas en compte les signes avant-coureurs pour éviter que certains salariés puissent nuire à d’autres ! « Dans cette entreprise, on est indulgent avec certains et sévère avec d’autres ! » ajoutent-ils. Les élus exigent qu’il n’y ait pas de passe-droit. Ils rappellent à la direction son devoir d’assurer la sécurité et la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Ils demandent que des actions rapides et concrètes soient mises en place pour faire cesser les agissements et pratiques managériales toxiques et cela, dans un délai de 3 mois. Sans réponses concrètes, ils n’excluent pas d’en référer à l’inspection du travail. Une résolution a donc été votée à l’unanimité dans ce sens.
Chaîne numérique des jeux olympiques : vos élus exigent transparence et consultation ! Sur le faire-part, le bébé semble pourtant en bonne santé ! La direction a annoncé en fanfare à la presse, la naissance d’une chaîne numérique des sports, accessible 24h/24 sur la plateforme france.tv, lancée dès le 30 janvier. Cette chaîne est une boucle - alimentée par la rédaction numérique et la vidéothèque des sports - en contenu de directs ou enregistrés, archives, épreuves inédites ; avec en plus, des interactions avec le public via un Tchat Live. Pendant la durée des JO, et ce dès le 2 février, cette chaîne diffusera en continu des épreuves, des directs et des contenus exclusifs. En soit, la naissance d’une chaîne qui enrichit l’offre de FTV est une bonne nouvelle… mais pour les élus qui n’ont absolument pas été mis au courant du projet : c’est une douche froide ! La direction est en effet venue présenter un seul aspect du projet global : celui de l’impact sur le CDE de ce que la direction présente comme une chaîne éphémère JO d’hiver, calquée sur le modèle des JO Paris 2024. Mais face aux interrogations plus larges des élus, elle a été obligée de le reconnaître : « il y a eu un loupé ! » Quid du projet dans son intégralité ? Les élus veulent en savoir plus ! Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24. Un possible changement majeur de charge de travail et d’organisation, décidé sans la moindre information-consultation ! Au moment où une saisine est en cours sur la souffrance au travail au CDE, et que le projet de renouvellement des régies du siège doit revenir en CSE, vos élus ont découvert qu’une régie temporaire est installée en toute discrétion au 2ᵉ étage par un prestataire, le temps des JO d’hiver. Par ailleurs, les représentants de proximité CGT dévoilaient dans leur gazette de janvier, les grandes lignes de ce projet de chaîne numérique des sports. Les élus ont donc voté une résolution exigeant une information‑consultation complète sur l’ensemble du projet : impacts sur les métiers, conditions de travail, emplois, formations. Ils rappellent la responsabilité de l’employeur en matière de santé et de sécurité. Sans réponses claires, cette gestion pourrait s’apparenter à une entrave au fonctionnement du CSE. Les élus préviennent : ils n’hésiteront pas à saisir la justice si nécessaire.
Opération « Paris-Nice 2026 » : des temps de repos toujours mal respectés ! Cette année, le « Paris-Nice » aura lieu du dimanche 8 au dimanche 15 mars 2026 avec un départ de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines (78). Une course particulière en raison de son dispositif technique lourd et itinérant. La couverture de l’évènement mobilisera une quarantaine de salariés de la Fabrique. Le car Challenger 2 de Toulouse assurera la production du signal international, du signal privatif pour France 3, d’un résumé de la course et d’un plateau enregistré pour Stade 2 la quotidienne ; en interconnexion avec plusieurs unités externes (car AMP, car Boost/EMG, satellites, tribune commentateurs). Face aux horaires étendus et aux déplacements quotidiens, une demande de dérogation au temps de travail hebdomadaire - jusqu’à 60 heures maximum - a été présentée au CSE.
Gestion de fin de mandat : 3 années intenses et des dossiers à suivre de près en instance ! L’ex-secrétaire du CSE Siège est venue présenter son bilan de fin de mandat aux élus. Il témoigne de l’engagement des élus du CSE Siège de contribuer à un dialogue social constructif, au service de tous.
Dès le début de mandat, le ton a été donné avec le projet TEMPO et la disparition des éditions nationales ! Un dossier impactant pour l’entreprise tout comme le projet CAMPUS, la situation de la D2S, la mise en place de SHERLOCK, les problèmes de climatisation et de légionellose … ou encore plus récemment, la dénonciation de l’accord collectif. D’autres dossiers ont impactés le secteur de l’information : la situation des chargés d’édition de France info (ex canal 27), le projet TEMPO devenu ICI, la situation des bureaux des correspondants en région, l’abus sur le forfait jour, les conséquences dans la durée de la fusion de l’information, le sujet récurrent du sous-dimensionnement des équipes et des moyens attribués à la chaine info, ou encore dernièrement, le déclenchement d’une enquête suite à un accident du travail impliquant la DRH de l’information. Autre secteur impacté : La Fabrique ! Entre réduction d’ETP et nécessité de transformation de l’entreprise, les sujets n’ont pas manqué ! Parmi eux : le service éclairage des plateaux, le CDE, la Média Factory, la disparition des équipes de tournages légères, la réorganisation du service de l’autopromotion, la situation des scriptes, Genesys ou le renouvellement des régies, le déménagement du plateau et de la régie de France info, S2 la quotidienne. Enfin, impossible d’éluder la situation de Télématin, une émission en perpétuel mouvement durant cette mandature (Plan TEPI, conditions de travail des monteurs, …).
Mais le rôle des élus du CSE ne se limite pas à la défense de l’emploi, des conditions de travail et à la santé et la sécurité des salariés, ils ont aussi la responsabilité des activités sociales et culturelles. Parmi les dossiers pris en charge : la mutualisation des caisses des restaurants du Campus, la signature de la convention de groupement pour le système de restauration Campus, l’ouverture de la cafétéria du Hall, l’aménagement de la salle de sport, le code de conduite anticorruption du CSE siège de France Télévisions ou encore la réécriture de la charte « Tourisme équitable ». Les élus ont également mis en œuvre de nombreuses opérations à l’attention des près de 7 000 ouvrants-droits pour promouvoir le départ en vacances ; la culture, les loisirs et le sport ou encore les enfants. Ils ont également mené plusieurs actions pour soutenir l’activité des salariés du CSE, ou encore l’activité de la restauration. La gestion du patrimoine immobilier du CSE aussi a mobilisé les élus du CSE siège. Au cœur des discussions également : les conditions d’exercice du mandat d’élu. L’ex-secrétaire rappelle qu’il n’est pas simple d’assumer cette responsabilité et que cela demande beaucoup d’engagement. Le manque de reconnaissance du travail exigé par le mandat est pointé du doigt. Enfin, on retiendra la demande d’aide formulée par le CSE Central pour le CSE de Mayotte, alors dévasté par le passage du cyclone Chido. Les élus du CSE Siège ont su répondre à l’appel avec 40.000 euros attribués.
L’action des commissions a également été détaillée. Celle des commissions obligatoires (SSCT, Économique et Structure, Marchés, Formation professionnelle et Emploi, Information et aide au logement, Egalite professionnelle, D2S) mais aussi celle des commissions facultatives (ASC, Transformation numérique, Restauration, Handicap). Autant de points qui ont su mobiliser vos élus sans relâche : des élus qui permettent d’ailleurs à l’entreprise d’identifier les points de vigilance. Et en portant la voix des salariés, ils jouent un rôle déterminant. Aucun projet ne peut être mis en œuvre durablement sans associer les représentants du personnel. Les élus ont voté en faveur de ce bilan de fin de mandat, à la quasi-unanimité (1 seule abstention).
Vie du CSE : les membres des commissions renouvelés
Ce CSE a aussi été l’occasion pour la nouvelle mandature d’élire les membres des différentes commissions. Ont été élus à l’unanimité :
Pour la Commission Emploi-Formation
Pour la Commission des Activités Sociales et Culturelles
Pour la Commission Égalité professionnelle
Pour la Commission Handicap
Pour la Commission Information et Aide au logement
Pour la Commission Transformation numérique et Nouvelles technologies IA
Pour la Commission Responsabilité Sociale et Environnement
Pour la Commission Restauration
Pour la Commission Production et Fabrication en interne
Pour la Commission Sports
L’élection des membres de la Commission des Marchés et de la Commission Sherlock est reportée au prochain CSE Siège.
Le 23 janvier dernier la constitution du nouveau bureau du CASCI ORTF a eu lieu. Voici vos nouveaux élus :
Les élus revendiquent par ailleurs que tous les secrétaires de CSE (INA, Radio France, France Bleu, Malakoff FTV, Siège, F3, Corse), contributeurs au financement du CASCI ORTF, soient désormais pleinement associés aux travaux du bureau. La prochaine plénière du CASCI ORTF doit se tenir le 6 février 2026 dans un contexte tendu En effet, l’établissement traverse une situation financière critique depuis que Radio France a dénoncé sa contribution aux deux CSE de la maison (Maison de la radio et ICI). Cette contribution représente 30 % du budget du CASCI ORTF : sans elle, la pérennité de l’établissement est clairement menacée. Le jugement a été reporté au 10 février.
Pour favoriser la communication de leurs actions avec les salariés du Siège, et notamment les jeunes, une grande partie des élus (56,5%), essentiellement de la majorité, ont voté la mise en place d’une application de communication sur smartphone. Son nom : « Ma vie pro CSE Siège FTV ». Une application liée à l’adresse professionnelle, elle doit permettre à tous les salariés de savoir ce que les élus défendent pour eux au quotidien. D’autres élus ont en revanche exprimé leur désaccord : si en soit, l’idée leur semble bonne, ils auraient aimé être associés à la réflexion en amont. Ils regrettent que d’autres applications n’aient pas été mises en concurrence. Ils alertent aussi sur le coût (2.000E/mois) et s’interrogent sur le mode de gestion de l’outil qui dépendra uniquement du bureau des élus du CSE.
En séance, les élus de la majorité ont annoncé leur décision unilatérale de faire marche arrière en rétablissant les critères d’ancienneté pour l’accès aux Aides Sociales et Culturelles. Pour la majorité, cela est une façon de faciliter l’accès des ASC aux CDD et intermittents. Un accès rendu extrêmement contraignant disent-t-ils, depuis la mise en place des nouvelles règles l’an passé (un accès alors ouvert sans restriction d’ancienneté mais obligeant les précaires à démontrer qu’ils étaient sous contrat pendant leur demande).
Des difficultés reconnues par vos élus CGT. Pour autant, ils jugent cette décision irresponsable et antidémocratique. D’abord, tous les élus du CSE Siège n’ont pas été consultés : le bureau a pris seul cette décision. Ensuite, une communication a déjà été envoyée à tous les salariés avant même d’avoir consulté les élus en séance ! Rappelons-le : ces décisions importantes engagent tous les élus du CSE Siège !
Et cette action nous met hors la loi ! Car depuis le mois d’avril 2024, une décision de la Cour de cassation oblige les CSE à bannir les critères d’ancienneté pour l’accès aux ASC. Le secrétaire du CSE Siège argue qu’un délai a été accordé jusqu’en décembre 2026 par l’URSSAF et que le CSE est légitime de rétablir cette mesure. Il oublie que la loi c’est la loi, et qu’elle s’applique dès que l’arrêt de jurisprudence tombe. En faisant fi de la loi, la majorité du CSE trahit la confiance et le mandat accordé par les salariés. France Télévisions est une entreprise publique : elle doit faire preuve d’exemplarité ! Voilà pourquoi vos élus CGT s’y sont opposés.
Paris, le 3 février 2026
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En février, les élu·es du CSE Siège ont voté à l’unanimité le recours à une expertise sur le projet GENESYS afin d’évaluer les impacts sur les salarié·es. Après une cinquantaine d’entretiens, les experts du cabinet 3E Acante sont venus présenter leurs conclusions en séance. Pour rappel, le projet GENESYS a pour objectif le renouvellement complet des régies 1 et 2, ainsi qu’une transformation profonde des modes de fabrication des éditions d’information. Il s’inscrit dans le programme Cap Éditions qui vise à moderniser les outils de production (IP 2110, automatisation, data centers), dans un contexte d’obsolescence technologique mais aussi de fortes contraintes budgétaires. Au-delà du remplacement des équipements, GENESYS constitue une transformation technologique, organisationnelle et sociale d’ampleur, avec des conséquences sur les métiers, l’emploi et les conditions de travail des salarié·es concernés.
Le dossier d’information-consultation présenté aux élu·es reste incomplet sur des points essentiels. En l’état, il ne leur permet pas de se prononcer de manière éclairée. L’organisation cible demeure floue : absence d’un organigramme comparatif avant/après, manque de précisions sur le fonctionnement opérationnel du hub d’exploitation, des lignes hiérarchiques mal définies. De même, le contenu des métiers appelés à évoluer, à se transformer ou à être créés n’est pas suffisamment défini. Certains postes clés, au cœur de l’organisation future, ne disposent pas de fiches de poste formalisées (exemple des chargés d’exploitation vision et prise de vue), ce qui empêche toute évaluation sérieuse de la charge de travail, des compétences attendues et des risques professionnels associés.
Le projet GENESYS prévoit une réduction importante des effectifs techniques sur les JT et les éditions, avec un passage d’environ 19 techniciens à 8 dans l’organisation cible. Une baisse principalement liée à l’automatisation, la polyvalence et à l’hypothèse de départs naturels à la retraite. Une approche qui demeure fragile pour les experts, faute de visibilité sur les calendriers de départs, de formation et de montée en compétences. Un constat reconnu par la direction : « On vous a donné une perspective pour 2030, mais cela reste basé sur des suppositions. Nous n’avons pas de visibilité exacte ». Certains métiers apparaissent particulièrement exposés, notamment celui des opérateurs d’habillage, dont la disparition est actée sans solutions de reconversion concrètes. Le modèle de franceinfo est également mis en avant dans cette transformation : « un modèle intégré depuis 10 ans mais qui a ses limites » précisent les experts. Par ailleurs, les impacts économiques individuels ne sont pas évalués, en particulier en ce qui concerne la rémunération. La perte potentielle d’éléments de salaire pouvant représenter une proportion significative du revenu, n’est ni chiffrée ni compensée.
L’expertise met aussi en évidence l’absence d’un plan de formation détaillé, chiffré et planifié. Pas de volumes horaires définis, pas de contenus pédagogiques détaillés, pas de calendriers, ni de modalités d’évaluation des acquis. Une insuffisance d’autant plus grave que GENESYS repose explicitement sur une montée en compétences généralisée (IP 2110, automatisation, polyvalence). Les salarié·es concernés n’ont aujourd’hui aucune visibilité sur leur parcours professionnel et les moyens qui seront mis à leur disposition pour s’adapter aux évolutions prévues.
Selon les experts, l’analyse de la situation actuelle met en lumière des fragilités déjà existantes : charge mentale élevée, intensification du travail, fatigue, réduction des marges de manœuvre et sentiment de perte de sens pour une partie des professionnels. Le projet GENESYS risque aussi d’amplifier ces difficultés, notamment par la réduction des effectifs couplée à une augmentation de la polyvalence, l’automatisation et la standardisation accrue des formats et des pratiques. L’analyse des risques professionnels réalisée par la direction est jugée très insuffisante, en particulier pour la phase transitoire jusqu’à l’horizon 2030 (travaux lourds, déménagements successifs, continuité d’activité en situation dégradée).
Quant à la conduite du projet, elle est jugée insuffisamment associée aux professionnels et à l’encadrement de proximité. Et selon les experts, cela compromet l’appropriation du changement. Ils dénoncent une communication partielle et peu lisible, des espaces de dialogue professionnel rares, peu structurés et peu suivis d’effets concrets.
Les manques identifiés en matière d’organisation, de métiers, de formation, d’emploi, de prévention des risques et de conduite du projet exposent les salarié·es à des risques importants pour leur santé, leurs conditions de travail et leur trajectoires professionnelles. Les experts recommandent à l’employeur de compléter le dossier, de renforcer le pilotage du projet en y intégrant les risques professionnels, et de structurer un dialogue social à la hauteur de l’ampleur et de la durée de cette transformation. Les élu·es CGT reprennent à leur compte ces recommandations de bon sens, et dénoncent les conséquences déjà bien réelles de ce projet sur les salarié·es, notamment à travers la situation de France 3 PIDF dont les salarié·es n’ont pas à être traités de cette façon : la direction oppose des équipes les unes aux autres sans tenir compte du débat éditorial. Ils regrettent l’absence du représentant de la direction de l’Information pour répondre aux questions éditoriales. Les élu·es ont rendu un avis dans lequel ils dénoncent le manque d’informations essentielles sur le phasage, les conséquences et les risques qui découlent du projet, et demandent la tenue d’informations-consultations régulières en instance.
Philippe Corbé, le nouveau directeur de l’Information, récupère la patate « extra-chaude » ! À demi-mots, il s’agace de l’héritage laissé par l’ancienne direction. Ce n’est pas faux ! Il se retrouve plongé dans le marigot de l’information, entouré de crocodiles…
Fin 2024, une alerte de la SDJ de France 3 Rédaction Nationale, relayée par la CGT et le SNJ, fait état de situations de souffrance grave, de discriminations et de mises à l’écart, étayées par plus de trente témoignages, plus poignants les uns que les autres. Le 5 février 2025, le CSE Siège vote le recours à une expertise pour risque grave, confiée au cabinet CEDAET. Le rapport d’expertise est présenté au CSE du 22 octobre 2025. Il confirme l’existence de dysfonctionnements systémiques qui ne se limitent pas à des situations isolées comme le prétend la direction. Les élu·es adoptent une résolution demandant à la direction l’élaboration d’un plan d’action fondé sur les recommandations du rapport.
La direction est donc venue présenter aux élu·es son plan d’action, que la CGT qualifie plutôt de plan d’inaction (Lire ici la déclaration des élu·es CGT 📎). Le plan comporte des mesures censées être mises en œuvre d’ici fin 2026, sur les grandes lignes suivantes :
Un patchwork de solutions qui sont, pour beaucoup d’entre elles, du réchauffé ! Sur la « régulation de la charge de travail », par exemple : favoriser les reportages unitaires, diminuer le nombre de séquences, recevoir les journalistes qui estiment ne pas faire suffisamment de sujets, en déterminer les raisons, mettre en place l’accompagnement nécessaire (formations, etc.). Ça vous rappelle quelque chose ? Sur les formations, cela a déjà été fait il y a quelques années, lorsque les éditions de la 3 existaient encore. Résultat : pas plus d’accès aux éditions « prestigieuses » de la 2 pour les ex-3 après ces « remises à niveau ». Car le vrai problème, c’est le fonctionnement clanique et élitiste qui engendre un dysfonctionnement systémique qui n’a que trop duré et qui subsiste encore aujourd’hui, créant de la souffrance et une succession d’anomalies. Pour la CGT, on a découragé et on continue de décourager et de déprofessionnaliser les journalistes ! Les dégâts existent malheureusement depuis trop longtemps ! Ce plan d’action n’enrayera pas le système mis en place depuis des années.
Le directeur de l’information fraîchement nommé a émis le souhait de mettre les choses à plat et de les changer. « Je constate des problématiques plus anciennes que d’autres : on va procéder par service. (…) On va aussi faire en sorte que l’organisation de la Rédaction Nationale et des services soit dans un échange plus fécond, plus naturel avec les différentes éditions. (…) J’espère que l’on va pouvoir retrouver un dialogue plus serein. » Des mots que l’on ne peut qu’applaudir. Mais Philippe Corbé semble pourtant bien seul, entouré d’un sérail issu de France 2. « Je ne suis pas issu de FTV… je n’ai pas une étiquette 2 ou une étiquette 3 sur mon front » réplique le directeur. Et s’il a choisi Julien Duperray à la tête de la Rédaction Nationale, précise-t-il, c’est bien parce qu’il aurait les deux étiquettes ! En réalité, le nouveau directeur de la rédaction est bien un « bébé » France 2, son seul fait d’armes à France 3 est d’avoir été un des co-pilotes du projet Tempo. Mais la grosse avancée pourrait être la redécouverte par cette direction du rôle fondamental de l’éditorial dans la cohésion de la rédaction : redonner envie à toutes et à tous de travailler pour la même mission. La CGT le clame depuis des lustres : cet éditorial doit être partagé. Il ne doit pas être le pré carré des décideurs des éditions. La direction invite également les journalistes à revenir en conférence de rédaction (désertée depuis que leurs propositions passent par Newsboard et les chefs de services). Elle promet aussi de se déplacer régulièrement dans les services, annonce le retour d’une conférence critique à 20h30, au PC info : « Tout le monde peut venir, qu’on se le dise ! » Objectif : remettre les discussions éditoriales au cœur des débats dans les services, « signe de bonne santé pour une rédaction », précise le directeur de l’Information. Les bureaux des régions ne sont pas oubliés : pour favoriser le dialogue, une réunion semestrielle sera organisée pour chacun d’entre eux.
Les élu·es CGT dénoncent depuis des mois, voire des années, l’enlisement de nombreux cas particuliers suite à l’inaction des précédent·es directeur·trices. Alors pour l’éviter, Philippe Corbé souhaite faire des points réguliers avec le DRH tous les lundis, ainsi qu’avec les managers des différents services pour « évoquer les dossiers du moment, qu’il faut traiter, qui nous remontent… », mais sans pour autant garantir des solutions immédiates pour chacun d’entre eux.
Pointés du doigt également, certains managers et leurs méthodes controversées. Les élu·es CGT rappellent le déluge de départs au Pool juste après la fusion, mais aussi la récurrence de problèmes au service Société, cristallisée par de nombreux arrêts de travail. D’autres services ne sont pas exempts d’agissements toxiques de la part de leurs managers. La direction doit bouger sur ce point ! La direction estime que les managers doivent être formés en amont de leur prise de poste, dans le but de prévenir, entre autres, les comportements inappropriés. « Ce n’est pas parce qu’on est un bon journaliste qu’on devient un bon manager » rebondit le directeur de l’Information avant de promettre de s'intéresser de plus près à ce point. De son côté, le DRH de l’Information précise l’existence de cursus spécifiques au management, notamment la formation « Premiers pas dans le management ». Elle promet des améliorations. Quant aux dysfonctionnements sur le terrain : ils ne remontent pas assez selon les élu·es. Les managers, dits de proximité, sont parfois empêchés ou n’osent pas. Philippe Corbé promet d’y prêter attention.
La question de l’emploi des alternants fait aussi réagir les élu·es. Il est pour eux essentiel de changer la manière de les considérer à FTV : ils ne sont pas là pour boucher les trous dans les services, mais pour apprendre !
S’ils ont pris acte de ces mesures, les élu·es regrettent l’absence d‘excuses de la part de la direction. A quel moment est-il question de réparation pour les journalistes en souffrance ? Quid des inégalités de traitement et des disparités salariales entre les journalistes de l’entreprise en fonction de leur rédaction d’origine ? L’harmonisation des salaires était pourtant l’une des recommandations du rapport CEDAET : en décidant de ne pas la suivre, la direction choisit de faire perdurer cette injustice. Trop peu d’actions concrètes, beaucoup de promesses. Seront-elles tenues ? Car ce sont des promesses de dialogue et d'accompagnement que les élu·es ont déjà entendu ! Ils espèrent tous que derrière ce plan il y a une vraie volonté de changement. La direction sera jugée sur ses résultats ! À l’unanimité, les élu·es ont décidé de transmettre à l’inspecteur du travail ce plan d’action qu’ils jugent insuffisant, ainsi que tous les dossiers liés au risque grave dénoncé depuis plusieurs mois à la rédaction nationale, dans le but que les salarié·es soient enfin reconnus et accompagnés comme il se doit. Lire ici le plan d’action présenté par la direction 📎
Le CSE du Siège a été informé de la mise en cause de deux représentants du personnel pour des faits présumés de harcèlement moral. Alors qu’une enquête est en cours, deux aspects de ce dossier interrogent les élus : la simultanéité et la personnalité des deux salarié·es. Ils sont connus et reconnus pour leur engagement. Ils défendent en instance et dans leur service la santé des salarié·es, mise à mal par des dysfonctionnements managériaux. Tout en rappelant leur attachement à la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes, les élus du CSE s’inquiètent d’une possible instrumentalisation de la procédure par la direction. Lire ici la résolution des élus 📎
Cette année, le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Critérium du Dauphiné) se tiendra du 7 au 14 juin 2026. Les moyens techniques de la Fabrique (car VM Challenger 2 de Toulouse) assureront la production du signal international et du signal habillé complet en direct sur l’ensemble des 8 étapes. Cette course, au parcours très montagneux avec des arrivées prévues en altitude, impose des contraintes techniques et opérationnelles importantes. L’organisation repose sur une continuité de service demandée par la direction des Sports et les réalisateurs, afin de garantir la qualité de l’antenne et la maîtrise des dispositifs. Le Tour AURA servira une nouvelle fois de banc d’essai technique pour le Tour de France, avec l’expérimentation de dispositifs destinés à répondre aux exigences d’ASO et de la direction des Sports. La direction a présenté aux élu·es une demande de dérogation de temps de travail à 60 heures hebdomadaires maximum pour les salarié·es de la Fabrique, car le choix de sites de tournage de plus en plus éloignés, couvrant plusieurs départements, accentue les temps de transfert, la fatigue des équipes et les contraintes logistiques. Les élu·es ont rappelé la nécessaire vigilance à avoir sur l’organisation du travail dans de telles conditions, et ont rendu un avis dans lequel ils prennent acte. Ils notent que les journalistes ne sont pas concernés par cette demande. Ils exhortent la direction au respect des 24h journalières de repos hebdomadaire, et demandent un retour sur les réalisés dès que possible.
La direction a présenté le réalisé des Victoires de la Musiques 2026. Au global, le tournage s’est déroulé dans un climat serein, avec une bonne ambiance de travail et cela, malgré des amplitudes horaires importantes liées aux exigences artistiques. Ces contraintes ont entraîné quelques débords ponctuels (dernier soir des répétitions notamment), mais les temps de pause ont été respectés. Les élu·es ont tenu à saluer le respect global des plannings annoncés et les dispositifs mis en place en amont pour éviter de dépasser les 59h hebdomadaires.
Paris, le 23 avril 2026
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Depuis quelques mois, l’audiovisuel public fait l’objet d’une attention toute particulière de l’Assemblée nationale. Dans ce pays on pourrait par exemple enquêter sur les dérapages budgétaires abyssaux des EPR, sur les centaines de milliards d’aides publiques distribuées sans contreparties aux entreprises privées, ou encore sur les morts au travail (deux par jour, soit deux fois plus que chez nos voisins européens), non, on préfère enquêter sur l’audiovisuel public…Visiblement une priorité pour certains bords politiques. Sur le principe, nous n’avons rien contre. Le contrôle parlementaire est sain. La transparence est nécessaire. Et le débat démocratique indispensable. Mais encore faut-il qu’une commission d’enquête ressemble à une commission d’enquête. Créé à la base pour examiner son fonctionnement, son financement, son pluralisme, ses pratiques éditoriales, ce à quoi nous assistons ressemble plus à un spectacle affligeant oscillant entre tribunal improvisé, télé réalité et règlements de comptes en direct. On en viendrait presque à regretter de ne pas avoir diffusé ce cirque en prime time, comme un nouvel épisode de « Faites entrer l’accusé ! » Car il faut bien reconnaître que le niveau du débat a parfois pris des chemins malaisants. Entre les insinuations, les procès d’intention, les menaces échangées en direct live, certains élus semblent avoir confondu contrôle démocratique et tribunal médiatique. Le problème n’est pas que l’audiovisuel public soit questionné. Le problème, c’est la manière dont il l’est et surtout par qui ! Quand une commission passe son temps à affirmer que le travail des journalistes serait globalement militant, quand elle se transforme en procès permanent de l’indépendance rédactionnelle, quand chaque audition ressemble à un interrogatoire sur les opinions supposées de notre ligne éditoriale… on ne cherche plus à comprendre un service public. On accuse ses journalistes d’être des marionnettes mais on veut en faire des pantins. On réclame la liberté d’expression… mais on soupçonne immédiatement de militantisme toute ligne éditoriale qui ne correspond pas à ses propres convictions. On réclame les salaires à nos têtes de gondole, mais ce sont les mêmes députés qui votent le secret des affaires, refusent de rendre publique leurs notes de frais ou hurlent à l’inquisition lorsqu’ils ont l’obligation de remplir leur formulaire de HATVP, Haute autorité pour la transparence de la vie publique. On demande des comptes… mais on transforme chaque réponse en preuve supplémentaire de culpabilité. Autrement dit : le verdict est écrit à l’avance. On cherche à l’intimider, à le mettre au pas, à le préparer au démantèlement. Quand le pouvoir enquête sur ceux qui l’informent, la démocratie devrait toujours se méfier Et les conséquences ne se sont pas fait attendre. Profitant de l’ambiance, le Premier Ministre nous a discrètement retiré 15 millions d’euros supplémentaires. Pas 15 millions de privilèges : 15 millions de moyens en moins ! Moins d’investissements, moins de programmes, moins de capacité à remplir notre mission de service public. Ses coupes budgétaires à répétition commencent à se voir à l’antenne. Des coupures de pubs omniprésentes dans les JO d’hiver, nos amis Anglais battus pour la première fois de leur histoire par les Italiens dans le tournois des 6 nations, mais sur TF1, France Télévisions a été obligé de revendre certains matchs. Plus nos moyens baissent, plus la critique monte. Pratique ! C’est exactement par cette stratégie que vous pouvez facilement vous débarrasser d’un service public : en faire un clone du privé. D’un autre coté si nous avions une ligne éditoriale claire et rigoureuse, nous ne prêterions pas le flanc aux critiques. Las, on constate que nos soirées électorales sur France 2 donnent la priorité à l’extrême droite, à tel point qu’un grand hebdomadaire s’est fendu d’un « billet » sur le sujet, que sur franceinfo des journalistes présentateurs de « talks » tirent à boulets rouges sur La France Insoumise et ou surfent sur des fakes news… Dernière en date, le relais ignoble que s’est fait l’antenne de notre chaîne d’info de la fausse déclaration de Bally Bayagoko, « Saint Denis, la ville des noirs » la vraie déclaration étant, « Saint Denis la ville des rois et du peuple vivant », devise de la ville. Par ailleurs, en déléguant à des producteurs privés nos magasines, nos documentaires, instantanément, des voix s’élèvent pour s’interroger de qui fait quoi et produit quoi. On l’a vu cet été avec un documentaire sur une ex-ministre des sports, ou plus récemment, sur un magazine consacré à la nouvelle coqueluche de l’extrême droite : Jordan Bardella. Quand nous produisions en interne, ces polémiques n’existaient pas. Mais à force de vouloir mettre l’audiovisuel public au banc des accusés, certains responsables politiques ont surtout réussi à démontrer une chose : l’indépendance journalistique reste indispensable. Non ! ce n’est pas un pouvoir de nuisance, mais un pouvoir de porter la vérité. Une vérité qui dérange, et en particulier l’extrême droite, en embuscade, dont les milliardaires/propriétaires de chaînes privées aimeraient nous dissoudre pour récupérer notre gâteau publicitaire, nos programmes, notre savoir-faire, nos contrats sportifs, afin de faire fructifier leurs petites affaires et imposer leur idéologie ultra libérale et réactionnaire. Mais que va-t-il rester de cette commission ? Certains lui prédisent un enterrement de première classe, tout cela pourrait finalement faire « pschitt ! » Et pendant ce temps-là, les techniciens, les journalistes, les administratifs, tous les salariés de l’audiovisuel public essayent simplement de mener à bien leur mission : Ils informent. Ils expliquent. Ils racontent. Bref, ils font exactement ce qu’on leur reproche : Leur travail.
Paris, le 25 mars 2026
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Premier CSE de cette nouvelle majorité et de ce nouveau bureau et le ton est déjà donné. Au menu : un programme d’une indigence visiblement assumée qui contraste singulièrement avec la saison précédente… Nous aurons l’occasion de le constater lors du bilan de fin de mandat que la Secrétaire sortante Sophie Pignal nous livrera en séance.
Préalablement à l’établissement de l’ordre du jour, la CGT avait fait part de ses demandes au nouveau secrétaire. Les voici :
L’expertise en a fait la démonstration et surtout la recommandation : au-delà de la question de sa pertinence, ce projet porte en lui les germes de grands désordres humains et organisationnels. C’est pourquoi nous nous devons de rester vigilants, de surveiller chaque étape et de continuer à interpeller la direction. Que s’est-il passé depuis ce mois de novembre 2025 où notre CSE avait voté à l’unanimité la résolution de faire une pause, vu l’état d’impréparation pour la mise en place de ce projet ? Comment se sont passés ?
Quid de la souffrance que ce projet a pu engendrer auprès des salariés ? Mais au fond, cela intéresse-t-il encore vraiment la nouvelle majorité ?
On se souvient d’ailleurs des bonnes paroles de l’ex-directeur de l’information assurant qu’un plan d’action et des mesures allaient être prises. Mais depuis les révélations du rapport CEDAET : rien, absolument rien, n’a changé à la rédaction nationale ! Et visiblement, les élections professionnelles passées, cela n’intéresse plus non plus ni la CGC, ni FO… Rappelons que ces risques psychosociaux suscitent même l’inquiétude de nos parlementaires. Pour preuve, les représentants de CEDAET ont été convoqués et interrogés la semaine dernière par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. A la rédaction on s’alarme … Au CSE du siège, on baille …
Elle démarre début février, avec les JO. Ce n’est quand même pas tous les jours que France Télévisions met en place une chaîne en streaming, basée au siège, dont la vocation est d’émettre 24h/24h !
Des changements imminents, puisqu’ils vont être mis en place dans les tout prochains jours par la direction de la Fabrique, avec un impact certain sur les effectifs et l’organisation de nos JT… et cela, en toute discrétion … loin des instances représentatives ! Honteux là encore ! D’autant qu’il semble se profiler une méthode peu glorieuse de la part de la direction pour réorganiser le travail, les vacations, les effectifs au Siège, et tout cela sous le regard impuissant des salariés ! Nous ne pouvons l’accepter !
Bien évidemment, pour la CGT cette méthode de contournement des instances est inacceptable. Mais visiblement, là encore, pour la majorité en place, le problème semble mineur : il ne sera pas débattu aujourd’hui malgré l’urgence ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Au final, seul le 6ème point proposé par la CGT aura fait l‘unanimité et figure à l’ordre du jour de ce CSE : il s’agit de l’enquête sur l’accident de travail de l’ex-DRH de l’information. Un ordre du jour pour le moins insuffisant donc, pour les élus de la CGT, tant les dossiers en cours et à venir leur semblent importants. C’est la démonstration que le syndicat majoritaire, FO, se pose clairement en allié objectif de la direction puisqu’il écarte les sujets les plus dérangeants, ceux qui ont été les plus documentés, les plus impactants pour la santé des salariés, et les plus symboliques. Prendre le pouvoir c’est une chose… l’exercer en est une autre ! Il faut pour cela rester à l’écoute des demandes de tous les élus ! À moins que la stratégie soit de ne pas s’en servir et de laisser le champ libre à la direction pour qu’elle déroule ses plans ? La CGT n’a pas l’intention de se laisser faire. Ses représentants et ses élus au CSE porteront le fer là où ça fait mal. Ils obligeront les actions pour sauvegarder la santé des salariés et leurs conditions de travail.
Paris, le 28 janvier 2026
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