Situation budgétaire de l’entreprise - Le CSEC de FTV déclenche un droit d’alerte économique
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Situation budgétaire de l’entrepriseLe CSE Central de France Télévisions déclenche un droit d’alerte économique |
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Lors de sa séance du 8 octobre 2024, le CSE Central de France Télévisions devait rendre son avis sur les orientations stratégiques de l’entreprise et le projet de Contrat d’Objectifs et de Moyens 2024-2028. A cette occasion, les élus ont fait part à la direction de leurs fortes préoccupations sur la situation budgétaire de l’entreprise. Sombres perspectives En effet, au-delà des critiques de fond sur le projet et sa faisabilité économique, la dégradation budgétaire de l’entreprise ne fait que s’aggraver. En 2024, les 45M€ de crédits dits de transformation ont été réduits à 32M€, mais à ce stade l’Etat n’en a versé que 12 et nous ne savons pas s’il honorera son engagement sur les 20M€ restants. La direction reste stoïque en affirmant que ces crédits sont inscrits au budget et qu’au final, s’ils ne sont pas versés, cela passera en déficit de l’entreprise. Mais qui paiera l’addition in fine ? Dans le contexte budgétaire actuel en France, il est à craindre que cela soit directement imputé sur l’entreprise et donc sur les salariés. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là car les perspectives 2025 ne sont pas meilleures, bien au contraire. Le projet de loi de finances 2025 dévoilé le 10 octobre par le gouvernement prévoit une réduction du financement de France Télévisions de 50 M€ par rapport à ce qui était prévu au COM. Les crédits de transformation sont eux réduits de 27M€ pour notre entreprise. Soit une correction budgétaire de 77M€ par rapport à ce que prévoyait le COM. Cela donne le vertige ! Comment le plan stratégique de la direction peut-il encore tenir le coup ? La direction va-t-elle accepter de continuer à actionner la vis sans fin des économies ? Selon les évaluations de l’expert économique du CSE Central, le projet initial de la direction nécessitait une purge d’au moins 600 emplois. Sauf si la direction trouvait les moyens de diminuer le coût du travail à France Télévisions. Comment ? En révisant l’accord collectif de l’entreprise sur certaines dispositions : remise en cause de la prime d’ancienneté, suppression de RTT et de congés spéciaux. Quoi d’autre ? Suppression de l’indexation en Outre-mer ? De la bonification des heures du week-end ? Nous n’avons aucun détail, la direction reste muette sur ses intentions. Les annonces sur le budget 2025 vont-elles enfin pousser la direction à se rebeller ? L’IA, planche de salut budgétaire ? Une autre préoccupation majeure avancée par la CGT est la mise en place à FTV d’un socle technologique d’Intelligence Artificielle qui potentiellement permettrait de développer de nombreuses applications internes. Les élus ont demandé l’ouverture d’une consultation sur ce projet, car le développement industrialisé d’applications peut être un moyen de supprimer à terme de nombreux postes de travail. Les représentants du personnel ont le droit et le devoir de contrôler la mise en place de l’IA dans l’entreprise, les discours rassurants ne suffisent pas, il faut des engagements. Nous avons besoin de comprendre les impacts potentiels de chaque application et que toutes fassent l’objet de débats dans les instances. A ce stade nous n’avons aucune information claire sur des projets concrets. L’enjeu est majeur en matière de qualité, d’éthique mais aussi d’impacts sur l’emploi. Le CSEC déclenche l’alerte économique La dégradation des perspectives budgétaires, actée par la loi de finance 2025, ne pourra qu’accentuer cette logique mortifère d’économies que connaît l’entreprise depuis près de 13 ans. C’est pourquoi les élus du CSE Central, anticipant les annonces budgétaires ont décidé d’engager une alerte économique. Une liste de questions précises (voir ci-dessous) a été transmise à la direction qui a maintenant obligation d’y répondre par écrit. La direction a une obligation de transparence vis à vis des salariés et de leurs représentants, il ne peut y avoir de plan caché. Le CSE Central a la possibilité d’aller jusqu’au Conseil d’Administration pour obtenir des réponses, donc y compris des représentants de l’Etat qui siègent à ce Conseil. Mais au-delà, ce sont toutes les autorités de tutelle qui vont devoir s’expliquer. Comment allons-nous faire pour assurer nos missions avec un budget autant affaibli ? Les représentants de la CGT s’activent auprès de toutes les commissions Culture et Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat sur le projet de loi de finances 2025 et le projet de COM 2024-2028. Avec désormais une question clef : comment déployer un projet si le financement prévu, déjà insuffisant, n’est plus au rendez-vous ? La situation est d’autant plus préoccupante que la question du mode de financement n’est pas réglée, même si des initiatives parlementaires sont lancées pour trouver une alternative à la budgétisation qui serait une catastrophe supplémentaire pour l’Audiovisuel Public. Il reste 2 mois et demi pour trouver une solution... La CGT alerte les salariés ainsi que les pouvoirs publics sur l’extrême gravité de cette situation. Il ne suffit pas de claironner la nécessité de disposer d’un Audiovisuel Public fort, encore faut-il lui en donner les moyens. L’Audiovisuel Public est un régulateur de la démocratie. L’affaiblir, c’est affaiblir le vivre ensemble et renforcer ceux qui montent des murs entre les citoyens. Encore une fois, les salariés vont devoir agir pour faire entendre leur voix, comme chaque fois que leur avenir est gravement menacé.
Paris, le 11 octobre 2024
Délibération du CSEC de France Télévisions dans le cadre du droit d’alerte économique
Depuis plusieurs mois, des signes inquiétants laissent présager une dégradation grave de la situation économique de l’entreprise. Face aux informations préoccupantes concernant la situation stratégique, économique et sociale de notre entreprise, des incertitudes qui pèsent sur son avenir et de l’absence de réponses de la direction à de nombreuses questions, il apparaît nécessaire aux élus du CSE Central de France Télévisions d’enclencher un droit d’alerte économique conformément aux dispositions prévues par le Code du travail (articles L.2312-63 et suivants). En tant que représentants des salariés, nous avons le devoir de nous assurer que les décisions prises par la direction dans un contexte politique, économique et budgétaire très dégradé ne mettront pas en péril la pérennité de l’entreprise, les emplois et les conditions de travail des salariés. Notre rôle est de veiller à la protection des emplois et à la préservation des conditions de travail. L’objectif de cette démarche est de clarifier la situation actuelle qui de notre point de vue manque de transparence. Plusieurs éléments nous conduisent à exprimer nos préoccupations et à considérer qu’un droit d’alerte économique est justifié :
Nous avons constaté une baisse significative de certains indicateurs financiers en 2024, pour 2025 et les années suivantes car la trajectoire budgétaire actée à l’automne 2023 et sur laquelle l’entreprise s’est engagée est remise en question. La situation de la trésorerie de l’entreprise oblige la direction à emprunter en fin de mois afin de pouvoir honorer ses factures et charges diverses, dont les salaires, en attendant le versement des dotations publiques. L’entreprise a des difficultés à maintenir les investissements nécessaires et est encline à les reporter sur l’année suivante afin de préserver l’équilibre budgétaire.
L’analyse des orientations stratégiques de l’entreprise et de la trajectoire budgétaire pluriannuelle établie en 2023, amènent les élus à penser qu’une réduction des effectifs est à craindre. A fortiori si la trajectoire budgétaire pluriannuelle est amputée d’une partie de ses crédits. Cela n’est pas assumé comme tel par la direction mais l’observation de la politique de l’emploi actuelle sur les postes vacants, le non-renouvellement de contrats CDD, le gel des embauches sur des centaines de postes mis en réserve suite à la RCC et l’externalisation croissante d’activités sont des signaux d'alerte sérieux. Ces mesures, si elles se confirment, pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l’emploi et les conditions de travail, sans que les élus aient la visibilité nécessaire sur la situation réelle de l’entreprise. Le manque de communication claire de la direction sur ces sujets renforce nos inquiétudes quant aux impacts de la stratégie de l’entreprise sur l’emploi.
Les orientations stratégiques de l’entreprise envisagées, et largement engagées, ne sont plus complètement financées. Des réductions de coûts importantes et des modifications dans l’organisation du travail et de la couverture conventionnelle des salariés sont à l’étude et n’ont été ni présentées aux élus ou aux OSR ni justifiées. Nous craignons que ces décisions n’engendrent des conséquences négatives à court et moyen terme sur la stabilité économique de l’entreprise et sur la qualité de l’emploi. Ces éléments constituent une menace directe grave pour la pérennité de l’entreprise et les emplois, et ce silence de la direction devient intenable. En conséquence, dans ce contexte, il est du devoir des élus d’agir afin de :
Nous demandons la tenue rapide d’une réunion exceptionnelle du CSEC afin d’examiner les éléments en notre possession et engager le cas échéant les démarches nécessaires pour une expertise indépendante, si la situation le justifie, au regard de la liste des questions suivantes auxquelles la direction répondra par écrit avant la réunion. Liste des questions : 1 - Objectifs stratégiques Quels sens et crédibilité donner à la consultation du CSEC sur les orientations stratégiques de l’entreprise et le Contrat d’Objectifs et de Moyens si la trajectoire budgétaire pluriannuelle est révisée avant même l'entrée en vigueur du COM ? Une modification des orientations stratégiques et/ou du COM est-elle envisagée ? Quels sont les objectifs ETP pour les années 2025-2028 et leurs conséquences ? Quels sont les projets de modification de structure et de l’organisation envisagés par la direction pour les années 2025-2028 ? Des abandons de mission sont-ils envisagés et si oui lesquels ? 2 - Sur la situation financière de l'entreprise :
3 - Sur les perspectives de l'entreprise :
4 - Conséquences des difficultés économiques sur l'emploi : Sur l'impact général sur les effectifs :
Sur la gestion des contrats de travail :
5 - Sur l’impact sur la couverture sociale et les rémunérations :
6 - Sur les conditions de travail et la charge de travail :
7 - Sur la sous-traitance et l'externalisation :
8 - Sur l’impact sur la santé et la sécurité des salariés :
9 - Sur les mesures mises en place :
10 - Sur les engagements sociaux et environnementaux :
11 - Sur l’introduction massive de l’Intelligence Artificielle dans l’entreprise
Les élus demandent à la direction de répondre par écrit d’ici fin octobre 2024 aux questions posées et de fournir aux élus des explications écrites détaillées et chiffrées sur la situation financière et économique de l’entreprise, ainsi que sur ses perspectives à court et moyen terme. Au vu de ces constats préoccupants, nous, membres du CSE Central demandons la tenue d’une réunion exceptionnelle pour débattre des réponses données par la direction et de décider de la suite à donner à ce droit d’alerte économique. Adopté à l’unanimité des élus par 25 voix sur 25 Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO et SNJ s’associent Paris, le 08 octobre 2024
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France Télévisions Stratégie - Fusionner, automatiser, se planter
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France Télévisions StratégieFusionner, automatiser, se planter |
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« Évaluer, anticiper, se planter » Une fois de plus, la rédaction était tombée dans le panneau de petits rigolos qui passent leurs temps sur les réseaux sociaux à détourner des slogans qui finalement traduisent bien plus la réalité du pays que ceux vendus à prix d’or par des sociétés de communications. Le vrai slogan étant : Évaluer, anticiper, débattre, proposer. Le problème, c’est que ce genre de crash en direct, France Télévisions les accumulent depuis quelques temps. En septembre c’était des images d’un jeu vidéo qui étaient considérées comme réelles, en Juin, Marine Le Pen découvrait dans les 4 Vérités de Télématin, une de ses affiches de campagne détournée, « Je suis Gendarme, le 9 Juin je quitte la Corse ». A chaque fois, des excuses en fin d’édition, ou le lendemain, et c’est le minimum. Mais la séquence tourne en boucle sur les réseaux sociaux et à chaque fois nous sommes ridicules. Il ne s’agit pas dans le cas présent de faire le procès de ce qui s’est passé le 2 octobre, il s’agit simplement de se demander collectivement comment faire pour éviter une bonne fois pour toute ces erreurs. Comment se retrouve à l’antenne un tel éléphant que personne n’avait vu venir ? Il serait plus qu’urgent de revoir les process, de remonter les pistes et d’en tirer les bonnes conclusions pour éviter d’amuser la galerie à notre insu et de devoir à terme, nous excuser de nous excuser trop souvent. Mais il y a de quoi être inquiet, avec le projet Genesys de modernisation des régies, contrairement à ce que le nom évoque, c’est moins d’humain et plus d’électronique, qui sera incapable de faire la différence entre le Figaro et le Gorafi. On enlève des yeux, on enlève de l’humain, on enlève du temps de cerveau disponible pour fabriquer une édition, une course en avant pour réduire les coûts et aller encore plus vite. Vers quoi ? Au vu de ces erreurs à répétition, on en vient à se le demander. Alors la CGT a une méthode pour ralentir et réfléchir : Évaluer, anticiper, débattre, proposer …
Paris, le 07 octobre 2024
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1er octobre 2024 - Mobilisons-nous aussi pour l’audiovisuel public
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1er octobre 2024 Mobilisons-nous aussipour l’Audiovisuel Public |
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C’est l’un des effets de la dissolution surprise décidée par Emmanuel Macron : au 1er janvier 2025 l’audiovisuel public pourrait se retrouver sans budget, donc en cessation de paiement. Depuis deux ans, une fraction de la TVA assure le financement des missions de nos entreprises via un dispositif transitoire décidé en urgence après la suppression de la contribution à l’audiovisuel public décidée par Macron en pleine campagne électorale pour sa réélection. Ce dispositif arrive à échéance à la fin de l’année, mais à ce jour rien n’a été voté pour remplacer les 4 milliards d’euros nécessaires au fonctionnement de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA. Plusieurs pistes et propositions de loi sont sur la table :
C’est cette dernière proposition que défend la CGT : une contribution affectée, pérenne et plus juste que l’ancienne redevance (puisqu’en fonction des revenus de chacun). Elle garantirait durablement l’avenir des entreprises de l’audiovisuel public. Il y a urgence à se mobiliser, car le texte qui sera voté déterminera a priori le mode de financement de l’Audiovisuel Public pour toute la mandature. Il y a urgence aussi à apporter des garanties constitutionnelles pour protéger l’audiovisuel public des décisions politiques qui pourraient, du jour au lendemain, démanteler ce bien commun. C’est le projet de l’extrême-droite. Au-delà des heures de divertissement, de culture, d’histoire, d’information, produites par les entreprises de l’audiovisuel public, c’est un pan entier de l’économie française qui est concerné. Hors emplois directs, l’Audiovisuel Public fait vivre 4.500 entreprises et représente 108.000 emplois. Il finance directement une partie de la création cinématographique et représente une partie des droits SACEM pour la musique. Dans l’Audiovisuel Public, la CGT continue également de se battre contre les projets de holding ou de fusion qui, au nom de la “rationalisation”, visent à amputer nos entreprises d’une nouvelle part de leurs moyens, humains et financiers. A France Télévisions, la CGT revendique un budget à la hauteur de nos missions afin que cesse la dégradation continue des conditions de travail des salarié·e·s et l’externalisation de l’emploi et des activités, ainsi qu’un rattrapage salarial au moins du niveau de l’inflation. Le 1er octobre, nous revendiquons un financement pérenne de l’Audiovisuel Public, à la hauteur de nos missions !
Carte des manifestations ici ➠
Paris, le 30 septembre 2024
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Pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la loi retraites 1er octobre 2024 Pour sauvegarder l’avenir de l’Audiovisuel Public
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Préavis de grève Pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la loi retraites 1er octobre 2024Pour sauvegarder l’avenir de l’Audiovisuel Public |
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Plusieurs organisations syndicales et de jeunesse, dont la CGT, appellent à manifester et à faire grève le 1er octobre pour qu’enfin les urgences sociales, exprimées dans les mobilisations comme dans les urnes, soient entendues ! Retraites, salaires, services publics, c'est sur ces sujets centraux pour la population que nous pouvons gagner et arracher des victoires au moment où le président de la République cherche à imposer contre la volonté́ générale le maintien du cap libéral et autoritaire, de plus en plus réactionnaire et avec l’appui de l'extrême droite Nous avons été des millions à nous mobiliser pendant des mois contre la retraite à 64 ans. Macron a décidé́ de passer en force mais a été sanctionné par une lourde défaite aux élections législatives. Nous pouvons donc maintenant gagner l’abrogation de la réforme des retraites ! De plus, nos salaires ne peuvent plus régresser face à l’inflation ! Ce sont les raisons pour lesquelles la CGT appelle à manifester le 1er octobre pour obtenir :
Les dividendes atteignent une fois de plus des records et chaque année 170 milliards d’euros d’aides publiques sont distribués sans contrepartie aux entreprises. Les jeunes sont parmi les premier·es à subir ces politiques de casse sociale. Soyons solidaires, pensons à leur avenir, à celui de nos enfants. A France Télévisions, la CGT revendique :
Pour satisfaire ses revendications, la CGT appelle les salariés à cesser le travail le 1er octobre 2024 à partir de 00h et pour une durée de 24h. Le 1er octobre marque le début des discussions sur le budget de l’État et de la Sécurité́ sociale à l’Assemblée Nationale. C’est le moment de gagner qu’enfin les plus riches et les multinationales soient taxés pour financer nos services publics, la justice sociale et environnementale. C’est le moment de gagner l’abrogation de la réforme des retraites ! C’est maintenant qu’il faut peser. Ce ne sera possible que par un rapport de force clair et massif. |
1er octobre 2024 - Toutes et tous dans la rue pour défendre les services publics et se battre pour les urgences sociales !
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Toutes et tous dans la rue pour défendre les services publics et se battre pour les urgences sociales !
L’enjeu premier de la rentrée pour nos professions demeure le projet de loi de finances pour 2025. Actuellement, les travaux ont pris un retard considérable, les ministres démissionnaires bloquent les « lettres plafond » malgré la demande répétée de la commission des finances de l’Assemblée nationale de les obtenir, dans un contexte de fort déficit public. La situation est explosive. Cette loi de finances va être déterminante pour toutes les entreprises de l’audiovisuel public car son financement provisoire (assis sur une part de la TVA) est sur le point de tomber d’ici la fin de l’année. Des milliers d’emplois sont en jeu. Dans le spectacle vivant, nous devons éviter de nouvelles coupes budgétaires et obtenir le refinancement du service public tout en pérennisant le Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS). Le contexte budgétaire est tel que dès l’été Bercy a annoncé la nécessité de coupes massives dans tous les ministères sans envisager une seule minute des mesures de justice fiscale (taxation des profits et hyper-riches). Cette lutte est celle des emplois et des salaires. Bon nombre d’entre nous ont des plannings de travail vides pour la saison à venir, les structures sont exsangues et si nous ne nous mobilisons pas, c’est un plan de licenciement massif et silencieux qui sera mis en œuvre. Si la réforme d’assurance chômage a été mise entre parenthèses, elle pourrait revenir très rapidement dans ce contexte budgétaire. Nous devons nous y préparer et pousser nos propositions comme la mise en œuvre de l’accord du 27 octobre 2023 sur l'intermittence du spectacle ou la proposition parlementaire de loi sur la continuité de revenus des artistes auteur·ices. Nous avons l’opportunité historique de revenir sur la réforme des retraites, le bloc central ayant été mis en minorité à l’Assemblée nationale. Tout dépendra de l’importance du mouvement social qui sera mis en œuvre. Comme nous l’avons fait avant l’été pour soutenir le programme du Nouveau Front Populaire, que nous estimons le plus proche de nos revendications, il est urgent d’engager une mobilisation pour mettre la pression sur l’Assemblée nationale et le gouvernement pendant tout l’examen de la loi de finances pour gagner des perspectives pour l’avenir et faire reculer l’extrême-droite dans ce pays ! La CGT Spectacle appelle à la grève et à rejoindre les mobilisations interprofessionnelles mardi 1er octobre 2024 ! Le Front Populaire est avant tout le mouvement social, donnons-nous les moyens de nos ambitions !
Paris, le 20 septembre 2024
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Documentalistes du Siège - 100 % de grévistes, 0 réponse de la direction
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Documentalistes du siège100 % DE GRÉVISTES0 RÉPONSE DE LA DIRECTION |
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« L’intégralité des documentalistes service Médiathèque est en grève ce jour ». C’est par ce message que la rédaction a été informée du suivi de la grève. 100 % des documentalistes statutaires de la Médiathèque et de la Vidéothèque des Sports ont fait grève mardi 10 septembre. La mobilisation s’est poursuivie mercredi, avec autant d’intensité (99 %). C’est bien la preuve du ras-le-bol des salarié·e·s, lassé·e·s par des mois de discussions avec la direction qui n’a jamais su apporter de réponses à leurs revendications :
Les documentalistes, profession majoritairement féminine, veulent en finir avec ce plafond de verre et exigent des vraies évolutions de carrière. Elles et ils ont démontré leur détermination. Le combat ne fait que commencer. Paris, le 12 septembre 2024 |
Dialogue social bafoué : les élus suspendent le CSE
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Dialogue social bafoué : les élus suspendent le CSE
Les élus ont décidé de suspendre l’instance du CSE du Réseau France 3 jusqu’à nouvel ordre. Cette décision forte et exceptionnelle est leur réponse au lent travail de sape mené par la direction depuis plusieurs années, visant à affaiblir le rôle du CSE en réduisant ses prérogatives des élus. Depuis de longs mois nous déplorons le défaut d’information sur bon nombre de dossiers, en particulier ce qui a trait à l’activité et aux moyens de fabrication des programmes. Un nouveau stade a été franchi ce jour avec la fourniture de documents caviardés, incomplets et insincères, et des réponses d’une incroyable mauvaise foi. Quant à la disparition complète de l’identité de France 3 sur tous les programmes régionaux au profit de la marque ICI à partir de début novembre, jamais les élus de l’instance n’ont été informés ou consultés sur ce changement historique d’identité. Une évolution qui va entrainer une insécurité socio-économique pour l’ensemble des salariés. Les élus ne souhaitent plus perdre du temps dans un simulacre de dialogue social. Ils ont adopté unanimement une résolution 📎 et levé la séance. La balle du dialogue social est désormais dans le camp de la direction. Paris, le 9 septembre 2024 |
La rentrée doit être sociale !
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La rentrée doit être sociale ! |
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Le 7 juillet dernier, l’heure était au soulagement. Nous pouvons nous féliciter de la forte mobilisation des travailleur·euses de nos secteurs, partout en France et notamment à l'occasion du Festival d’Avignon, qui a contribué à empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir. Mais la lutte est loin d'être terminée. L’extrême droite n'a jamais été aussi forte dans notre pays et compte aujourd’hui 143 député·es à l’Assemblée nationale. Elle reste un danger imminent, y compris pour nos professions. Plus que jamais, le combat contre l’extrême droite et ses idées doit rester une de nos priorités. Le contexte politique actuel reste inédit et inquiétant. Malgré l'échec cinglant de son parti dans les urnes aux élections européennes et législatives, le Président Macron a choisi de ne pas reconnaître sa défaite électorale et la victoire du Nouveau Front Populaire. Son choix de nommer au poste de Premier ministre Michel Barnier, néo-libéral convaincu et aux positions dures sur l'immigration est un signal donné à la droite et l'extrême droite au mépris des principes démocratiques. Comme pendant le mouvement contre la réforme des retraites où nous étions des millions dans la rue, le Président n’écoute personne à part lui-même. Il est l’artisan principal de cette crise politique sidérante. Car la situation économique du pays n’en demeure pas moins préoccupante avec un déficit public qui se creuse et le refus de nombreux partis de trouver des recettes nouvelles en taxant le capital. C’est dans ce contexte politique et économique tendu que pèsent sur nos secteurs de nouvelles menaces de coupes budgétaires et pour l’audiovisuel public le risque de ne pas trouver de financement adéquat et pérenne après la suppression de la contribution à l'audiovisuel public par Emmanuel Macron. L'emploi de milliers de salarié·es, intermittent·es et permanent.es est menacé. La CGT Spectacle va continuer à œuvrer ces prochaines semaines en intersyndicale pour construire un rapport de force et défendre nos professions. Sur le plan social, même si nous pouvons nous féliciter de la suspension de la réforme d’assurance chômage qui aurait, si elle avait été mise en place, précarisé davantage les chômeur·euses du régime général, l’accord professionnel unanime du 27 octobre 2023 qui prévoit des améliorations indispensables pour les droits des intermittent·es n’a toujours pas été pris en compte. La proposition de loi sur la continuité de revenus des artistes auteur·rices est quant à elle en suspens avec la recomposition de l’Assemblée nationale. Les salarié·es intermittent·es sont toujours discriminé·es dans leur accès au droit aux arrêts de travail. Les enseignant·es artistiques sont toujours déconsidéré·es et sous-payé·es. Les dangers que l’Intelligence artificielle fait peser tant sur l’emploi que sur la sincérité du débat public ne sont pas pris en charge. Si nous voulons améliorer nos conditions d’existence et vivre de nos métiers, nous devons être en mesure de continuer à construire et amplifier les mobilisations de demain. Le calendrier, étant incertain et n’étant pas à l’abri de mauvaises surprises, nous devons nous tenir prêt·es à réagir à tous les scénarios. Ainsi, la Fédération CGT spectacle appelle dès aujourd'hui à rejoindre les mobilisations, les actions, les initiatives qui ont lieu et qui auront lieu partout en France dans les prochaines semaines. Partout où cela est possible, soyons présent·es. Organisons des AG et des agoras. Restons visibles et uni·es. Continuons, d'avancer dans l'unité et d’œuvrer pour celle-ci. Nous avons quelques semaines pour que la journée de mobilisation du 1er octobre à l’appel de l’intersyndicale soit le point de départ d’une grande mobilisation et puisse être vecteur de changement pour le monde du travail. Nous avons les moyens de changer les choses. Alors soyons les acteur·ices de ce changement !
Paris, le 6 septembre 2024
Les manifestations en France du samedi 07 septembre
. Agen - 11h Devant la Préfecture / Place Armand Fallières . Aix-en-Provence - 18h Place de la Rotonde . Ajaccio - 10h Devant la Préfecture . Albertville - 14h Devant la mairie . Albi - 11h Devant la Préfecture . Alès - 11h Devant la Sous-Préfecture . Amiens - 14h Place de l'Hôtel de Ville . Angers - 14h Place du Ralliement . Angoulême - 15h Parvis de la gare . Annecy - 14h Devant la Préfecture . Arras - 15h Devant la Préfecture . Auch - 11h Place de la Libération . Autun - 11h Devant la Sous-Préfecture . Auxerre - 11h Place Surugue . Avignon - 14h30 Cours Jean Jaurès . Bagnols-sur-Cèze - 10h Place Mallet . Bastia - 10h Devant la Préfectur . Bayonne - 11h Place de la liberté . Belfort - 11h Devant la Préfecture . Bergerac - 11h Devant le Palais de Justice . Besançon - 15h Place de la Révolution . Bordeaux - 11h Place de la Victoire . Boulogne-sur-Mer - 11h Devant le Théâtre Monsigny . Bourg-en-Bresse - 14h Champ de foire (du côté de l'amphi) . Bourges - 15h Devant la Préfecture du Cher . Brest - 14h Place de la Liberté . Bédarieux - 11h Sur les marches de la Mairie . Béziers - 11h Devant la Sous-Préfecture . Caen - 14h Phenix Université Campus 1 . Cahors - 10h30 Devant la Préfecture . Calais - 15h Devant le Théâtre, Place Albert Ier . Carcassonne - 9h Portail des Jacobins, rue Courtejaire . Chambéry - 11h Parc du Verney . Charleville-Mézières - 14h30 Devant la statue de Charles de Gonzague . Chartres - 16h Place des Halles . Châteauroux, 17h30 Belle-Isle . Clermont-Ferrand, 11h Place de Jaude . Coutances - 10h30 Place Saint-Nicolas . Creil - 10h30 Place du marché . Dieppe - 11hFontaine du Quai Henri IV . Digne-les-Bains - 10h30 Devant la Préfecture . Dijon - 18h Place Darcy . Draguignan - 14h Devant la sous-préfecture . Dreux - 11h Devant la Sous-Préfecture . Epinal - 14h Devant la Préfecture . Figeac - 16h Devant la Sous-Préfecture . Foix - 10h30 Halles aux grains . Gap - 14h Devant la Préfecture . Grenoble - 18h Place Félix Poulat . Guéret - 15h Devant la Préfecture . Jonzac - 14h30 Jardin Public, Square Leclerc . La Roche-sur-Yon - 10h Devant la Préfecture . La Rochelle - 10h30 Parvis de la gare . La Tour-du-Pin - 10h Place du Champs de Mars . Laval - 10h Place du 11 Novembre . Le Havre - 14h Devant l'université, cours de la République . Le Mans - 10h Devant la Préfecture . Le Puy-en-Velay - 10h Place des droits de l'Homme . Lille - 18h30 Place de la République . Limoges - 14h Place de la République . Lodève - 10h Devant la sous-préfecture . Lons-le-Saunier - 14h30 Parc des Bains . Lyon - 15h Place Bellecour . Manosque - 17h Porte de la Saunerie . Marmande - 14h Place Clémenceau . Marseille - 14h Porte d'Aix . Mende - 11h Place du foirail . Metz - 10h Place de la République . Montauban - 9h30 Place Lalaque . Montbard - 18h Devant la Sous-Préfecture . Montbéliard - 14h30 Parvis de la gare . Montpellier - 18hPréfecture de Montpellier . Montélimar - 10h Parvis de la Médiathèque . Morlaix - 15h Place des Otages . Moulins - 14h30 Place de l'Allier . Mulhouse - 14h Place de la Bourse . Muret - 11h Place Léon Blum . Mâcon - 14h30 Devant la Préfecture . Nancy - 15h Place Simone Veil . Nanterre - 13h Esplanade de la gare Nanterre Préfecture . Nantes - 10h30 Devant la Préfecture de Loire-Atlantique . Narbonne - 10h Devant la Sous-Préfecture . Nevers - 11h Devant les grilles de la préfecture, square de la Résistance . Nice - 10h Place Garibaldi . Niort - 11h Devant la Préfecture . Nîmes - 12h Devant la Préfecture . Orléans - 11h Devant la Préfecture . Paris - 14h Bastille . Pau - 11h Place Verdun . Perpignan - 14h Devant la Préfecture . Poitiers - 14h Devant la mairie de Poitiers, Place du Maréchal Leclerc . Privas - 15h Devant la Préfecture de l'Ardèche . Périgueux - 11h Devant le Palais de Justice . Quimper - 14h Place de la Résistance . Redon - 10h30 Place du Parlement . Reims - 14h Devant la Fontaine de la Solidarité . Rennes - 15h Place Charles de Gaulle . Rodez - 10h30 Devant la Préfecture de l'Aveyron . Rouen - 15h30 Place de l'Hôtel de Ville . Saint-Brieuc - 14h Place Duguesclin . Saint-Dié-des-Vosges - 10h Devant la Sous-Préfecture . Saint-Etienne - 16h Le Clapier, 2 boulevard Pierre-Mendès-France . Saint-Genis-Pouilly (01) - 10h Devant le Centre Jean Monnet . Saint-Lô - 11h Parvis de La Source – Médiathèque . Saint-Nazaire - 11h Place des droits de l'Homme et du citoyen . Saint-Omer - 11h Devant la Sous-Préfecture . Saint-Quentin - 15h Devant la Sous-Préfecture . Saintes - 10h Devant le Palais de Justice . Strasbourg - 14h30 Place Kléber . Tarbes - 11h Place Verdun . Thonon-les-Bains - 11h Place des Arts . Toulon - 10h En bas du cours Lafayette . Toulouse - 16h Métro Jean Jaurès . Tours - 15h Place Jean Jaurès . Troyes - 14h Place de l'Hôtel de Ville . Tulle - 11h Devant la Cathédrale . Ussel - 11h Place Voltaire . Vannes - 18h Devant la Préfecture du Morbihan . Vendôme - 10h30 Devant la Sous-Préfecture . Verdun - 11h Pied du Monument de la Victoire, rue Mazel . Vesoul - 9h30 Place de la République . Villefranche-sur-Saône - 11h Place des Arts |
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Les documentalistes en colère ! Préavis de grève
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PREAVIS DE GREVELes documentalistes en colère ! |
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Au sein d’une rédaction qui présente toujours des projets plus ambitieux les documentalistes font face à une augmentation de la charge de travail et des missions dans un service en sous-effectif chronique et à une absence de reconnaissance de leur travail. Il est temps que cela cesse et qu’ils soient reconnus à leur juste valeur autant fonctionnelle que pécuniaire.
Paris, le 5 septembre 2024
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Featured
Communiqué intersydical - IV3 / FTR - Malaise profond des salariés et incertitudes sur leur activité
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IV3/FTR : Malaise profond des salariés et incertitudes sur leur activitéCommuniqué intersyndical
La direction de l’information est responsable de cette situation ! En septembre 2023, le lancement précipité du projet Tempo a provoqué dysfonctionnements et malaise au travail, tant en régions qu'au siège de FTV. L'inquiétude a rapidement gagné les salariés, notamment à FTR (site de Vaise à Lyon) et IV3 (coordination des éditions Nationales et Régionales) s’interrogeant sur les répercussions sur leurs activités, leurs conditions de travail et le sens donné à leur travail. Ces deux entités, auparavant indépendantes, ont été placées sous la responsabilité d’un manager unique, nommé Rédacteur en chef - Coordinateur IV3 / FTR. Conséquences de cette réorganisation :
Du côté des collectifs, la peur de disparaître corps et âmes dans la restructuration de l’offre d’information est plus que jamais vivace. Dernier exemple en date, FTR cesse son activité numérique (collaboration avec Franceinfo) alors que c’est l’une des priorités de FTV. On se demande encore pourquoi ce choix de deux entités dirigées par le même manager n’est pas remis en cause. À part une volonté de démobiliser les salariés, de faire disparaître des activités et/ou de les remplacer par des machines et logiciels, quel est l’objectif de la direction ? Les organisations signataires exigent :
Paris, le 22 juillet 2024 |
Le préavis de grève du 18 juillet 2024, est maintenu.
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Suite des législatives, les exigences sociales doivent être entendues
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Le camp progressiste affiche une première victoire électorale arrachée grâce à la mobilisation citoyenne. Emmanuel Macron doit respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Pour que nos exigences sociales soient entendues, la CGT, la FSU et plusieurs autres organisations appellent à des rassemblements le 18 juillet, 1er jour de session ordinaire de la nouvelle Assemblée nationale. Le préavis de grève CGT est maintenu (voir le préavis ici) pour permettre aux salariés de FTV d’y participer et rappeler que nous demandons un financement pérenne pour l’Audiovisuel public. Quelques rendez-vous :
Liste complète en cliquant ici ➠
Paris, le 17 juillet 2024 |
Propagande de l’extrême droite - L’ARCOM doit s’engager
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Propagande de l’extrême droiteL’ARCOM doit s’engager |
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D’ici la fin du mois de juillet, l’ARCOM devra se prononcer sur le renouvellement éventuel des fréquences de CNews et C8. Comme l’ont déjà souligné plusieurs tribunes, une pétition ayant à ce jour recueilli plus de 200 000 signatures et nombre d’articles émanant de différentes rédactions, ces deux chaînes ne cessent de contrevenir gravement au cahier des charges qu'elles se sont engagées à respecter. La propagande d'extrême droite s'y déverse sans retenue et pollue le débat public. En témoignent les 44 mises en garde, mises en demeure et amendes prononcées par l’ARCOM ces dernières années, dont voici un échantillon, non exhaustif :
Cela dure depuis bientôt 10 ans, depuis que Vincent Bolloré a brutalement transformé une chaîne d’information en continu en un organe de propagande, après avoir, en 2015, poussé au départ l’ensemble de la rédaction d’I Télé. En 2012, il y avait 2 députés RN à l’Assemblée nationale. En 2017, ils étaient 8. En 2022, l’Assemblée nationale comptait 89 députés d’extrême droite, et après les élections anticipées de 2024, ils sont 143. Si le vote d’extrême droite est bien évidemment lié à de nombreux facteurs, comment ne pas lier cette progression fulgurante du nombre de députés à la montée en puissance du projet d’extrême droite dans les médias détenus par Vincent Bolloré ? Outre CNews et C8, le milliardaire a mis la main sur le Journal du Dimanche et Europe 1, ces prises de contrôle s’accompagnant à chaque fois d’un changement de ligne éditoriale et de départs massifs de journalistes. Ce groupe de médias constitue aujourd’hui une formidable machine de guerre au service des idées de l’extrême droite. Pendant la campagne des législatives, dans l’urgence, nous avons ainsi vu la mise à l’antenne d’Europe 1 d’une émission quotidienne dont l’ARCOM a souligné le traitement favorisant systématiquement la parole des candidats RN et leurs soutiens. Dans sa mise en demeure, le régulateur a dénoncé le traitement du Nouveau Front Populaire « de manière systématiquement critique et virulente, en des termes souvent péjoratifs et outranciers ». Cette mise en demeure intervenue trop tardivement dans la campagne souligne les limites des outils de régulation, de même que l’absence d’effets des multiples condamnations sur la ligne éditoriale de CNews et C8. Depuis presque 10 ans, les obsessions de l’extrême droite sont diffusées à longueur de journée sur des médias dont l’audience ne fait que croître, CNews ayant pour la première fois dépassé l’audience de BFM TV en juin 2024. Cela déteint sur l’ensemble du débat public, dans les expressions utilisées par nos responsables politiques, y compris les plus modérés. Cela rejaillit dans les thématiques qui nourrissent le débat public. Au lieu de parler de la dégradation des services publics, du manque de professeurs ou de la fermeture de services hospitaliers, nous subissons l’enchaînement des polémiques sur l’abaya, l’immigration ou les OQTF (obligations de quitter le territoire français). Si nous souffrons de voir nos antennes de service public contaminées par cette fièvre ambiante, l’enjeu est également existentiel pour l’audiovisuel public dans son ensemble. S’il arrive au pouvoir, le Rassemblement National projette de privatiser l’ensemble de nos médias. Avant la dissolution, le groupe RN à l’Assemblée nationale avait proposé un amendement dans le projet de loi sur la holding/fusion pour passer le budget de l’audiovisuel public à 0 euros. Pour nous, la menace contenue dans la propagande diffusée par CNews ou C8 n’est pas abstraite. L’avenir de 16 000 salariés, celui des radios et des télévisions qui permettent d’assurer un débat démocratique de qualité lors des campagnes électorales, l’avenir d’une information et d’un divertissement de service public dont le projet est d’élever le citoyen en l’armant contre les fakes news constituent l’un des enjeux pour les années qui viennent. Voilà pourquoi la CGT de France Télévisions appelle solennellement l’ARCOM à ne pas renouveler les fréquences de CNews et C8, et les députés de la nouvelle assemblée à légiférer contre la concentration des médias, et pour un financement pérenne de l’audiovisuel public. Paris, le 15 juillet 2024
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Préavis de grève - Exigeons le respect des urnes !
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PREAVIS DE GREVEExigeons le respect des urnes ! |
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Lors du dernier scrutin des élections législatives, nous avons franchi une première étape qui doit permettre de renouer avec le progrès social, mais le plus important reste à faire. Cette première victoire électorale a été arrachée grâce à la mobilisation citoyenne. Rien n'était écrit d'avance, les forces de gauche ont su s'unir et proposer un autre avenir tout en faisant barrage. La stratégie de dissolution de Macron favorisant la prise du pouvoir par l'extrême droite et ses alliés a été mise en échec. Le plus grave a été évité, même si les incertitudes demeurent quant à la constitution d'un gouvernement résolument tourné vers le progrès social. La responsabilité des élu-e-s du Nouveau Front Populaire est immense, nos exigences sociales le sont tout autant. La CGT de France Télévisions, qui a toujours été claire sur ses valeurs, exige :
La CGT de France Télévisions appelle solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Le nouveau gouvernement doit être formé au plus vite, autour du programme du Nouveau Front Populaire. Le 18 juillet 2024, la CGT de France Télévisions appelle tous les salarié·e·s à cesser le travail à partir de 00h pour une durée de 24h et à rejoindre les rassemblements prévus devant les Préfectures et à Paris à proximité de l'Assemblée Nationale pour exiger la mise en place d'un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire. Ne nous faisons pas voler notre victoire ! Paris le 12 juillet 2024
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Négociation métiers techniques - Un marché de dupe au service des économies
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Négociation métiers techniquesUn marché de dupe au service des économies |
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En préalable à cette négociation qui concerne 8 métiers, la CGT a proposé une méthode claire afin que chaque partie soit au courant des conséquences sur l’emploi de la mise en place des évolutions de métiers proposées par la direction, en particulier pour les métiers polyvalents. Car au-delà de la dégradation des conditions de travail que cela peut produire du fait de l’accumulation de tâches, cela peut amener à des suppressions de postes. Que compte faire la direction ? Suppression de postes ? Redéploiement sur de nouvelles activités ? Si oui lesquelles ? Ou bien économie d’ETP et donc de masse salariale ? Une direction insincère La direction a refusé de répondre à ces questions, prétendant être dans l’incapacité de le faire. Mensonge ou véritable incapacité ? Nous avions déjà une petite idée de la réponse. Mais il aura fallu attendre le début du mois de juillet pour avoir des éléments concrets. Ils ne sont d’ailleurs pas venus de la DRH en charge de la négociation, mais de la directrice financière de FTV qui a tenu un langage de vérité en commission économique du CSE Central. En effet, FTV aurait une difficulté à tenir son niveau d’investissement car ces derniers ne produisent aucun retour sur investissement. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’aux yeux de la direction, les investissements techniques et sur des systèmes d’informations ne sont assortis d’aucun gain de productivité liés à des évolutions de pratiques professionnelles qui permettraient de substantielles économies sur la masse salariale. Et bien voilà, les choses sont claires. Il aura fallu attendre le discours cash de la direction financière pour comprendre l’objectif réel de la direction sur l’évolution de certains métiers : faire des économies de masse salariale et sur l’emploi. Dans ces conditions, comment accepter la moindre concession sur la mise en place d’une polyvalence qui n’a comme seul but de réduire la masse salariale ? Un dogmatisme stérile La CGT a fait de nombreuses propositions, notamment pour maintenir le périmétrage existant de certaines évolutions à des cas de figure précis, en particulier sur les plateaux du Siège. La direction n’en a pas voulu, enfermée dans un dogmatisme absolu d’extension des évolutions de métiers à toute l’entreprise. Mais quand cela l’arrange elle consent à des entorses incompréhensibles. Ainsi, alors que le métier de CTR (Cadre Technique de Réalisation) a disparu à Franceinfo au profit de celui de Chargé de réalisation, la direction veut déployer le CTR dans le réseau régional en y incluant, tant qu’à faire, l’infographie. Et en Outre-mer ce sera un Chargé de réalisation auquel on ajoutera des tâches d’exploitation, histoire de charger un peu plus la mule. Un bricolage indigeste pour un empilage de tâches et une reconnaissance salariale au rabais, sans parler de la préparation du déploiement des régies automatisées puisque la fiche de poste de CTR le permet : c’est la raison même de l’apparition de ce métier dans d’autres entreprises du secteur. Et ce n’est pas tout : l’ensemble des salariés du réseau concernés qui ne pratiquaient que la mise en image ou l’infographie, et qui accèderaient à cet emploi, seraient formé.es à la seconde compétence et pourraient se voir demander d’exercer les deux, alors même que d’un point de vue salarial seul le montant de celle qu’ils/elles pratiquaient au préalable serait intégré au salaire de base. Une bassesse supplémentaire qui serait génératrice d’une inégalité salariale inacceptable. La proposition de la CGT : le déploiement partout à FTV de l’emploi de Chargé de réalisation qui ouvre une véritable perspective de carrière aux techniciens sur tout le périmètre de l’entreprise – c’était même une proposition de la DRH de FTV en 2021 dans le cadre de la régionalisation de France 3 -, car nous défendons l’unicité des métiers qui permet une meilleure mobilité pour les salariés qui le souhaitent dans l’entreprise. Cette perspective s’est vraisemblablement perdue dans les limbes suite au changement de DRH et à la reprise en main des négos métiers par une certaine frange de la DRH de FTV. Qui va oser signer cela ? Il est donc clair qu’à l’exception, peut-être, d’un ou deux métiers particuliers pour laquelle la direction a enfin entendu les demandes légitimes des salariés concernés, la CGT ne signera pas de tels accords. Car après des repositionnements fonctionnels insuffisants de personnels, assortis de faibles évolutions salariales, cela permettra à la direction de réaliser une économie massive d’emplois au prix d’une dégradation sans précédent des conditions de travail de ces nouveaux personnels polyvalents. Cerise sur le gâteau, les métiers les plus polyvalents seraient a priori déployés dans le réseau régional, en Outre-mer et à la Fabrique en extérieur, et pas sur les plateaux du Siège qui nécessitent des salariés experts. Ce manque de respect pour le travail des salariés est inacceptable. Pour la CGT, il ne faut pas céder à l’appât d’un faible gain de court terme qui ne mènera qu’à renforcer un individualisme délétère au sein des collectifs, et qui ne produira à terme qu’une déstructuration supplémentaire de nos capacités à produire des programmes de qualité. Qui pourrait par exemple imaginer, comme le propose la direction, un technicien de plateau qui serait seul, en extérieur ou en studio, en charge de la lumière, du son, des caméras, du cadrage, de la sécurité, des éléments de décor et de l’accueil du public ? Parmi les rares avancées de cette négociation, l’aboutissement après 5 ans de travail sans relâche d’une proposition de redéfinition du métier de Chargé d’Edition Numérique qui permettra de nouvelles évolutions de carrière pour certains et une montée en puissance de ces fonctions si importantes pour nos activités numériques. Paris, le 12 juillet 2024 |
Élections législatives 2024 - L’espoir renaît, l’Audiovisuel Public respire…
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Élections législatives 2024 L’espoir renaît, l’Audiovisuel Public respire, mais l’avenir dépend aussi de vous ! |
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La CGT de France Télévisions se félicite du barrage anti fasciste auquel les citoyens français ont répondu très massivement. Le Nouveau Front Populaire, auquel la CGT appelait à voter, devient le premier groupe à l’Assemblée nationale, même s’il n’est pas majoritaire. L’espoir Rien n’est réglé mais l’espoir est de retour. L’enjeu est désormais de reconstruire une plus grande justice sociale dans notre pays, à laquelle les plus riches doivent massivement contribuer. Hausse des salaires, SMIC à 1600€, abrogation de la réforme des retraites portant l’âge de départ à 64 ans, égalité salariale : il est permis d’espérer. En ce qui concerne l’audiovisuel public et France Télévisions, en particulier, la menace de la privatisation semble écartée. Mais il y a urgence à définir un nouveau mode de financement durable et indépendant du pouvoir politique, et ce, avant la fin de l’année 2024. Le financement devra permettre de financer correctement les missions du service public, en particulier la lutte contre la désinformation massive que subissent les citoyens de notre pays. France Télévisions a un rôle majeur à jouer à ce sujet. Chacun a pu prendre conscience de cette impérieuse nécessité au cours des semaines passées. Stoppons la haine et soyons irréprochables La CGT a dénoncé les attaques ignobles subies par certains de nos collègues de la part des représentants de l’extrême droite et salue le travail de tous les collègues, journalistes et techniciens qui ont permis au débat démocratique de vivre sur nos antennes malgré l’urgence de l’organisation des élections. Mais il convient maintenant de mener une réflexion sur le rééquilibrage du pluralisme des idées sur nos antennes, en particulier dans les éditions nationales de France 2. Nous dénonçons une information trop cadenassée par la direction de l’information et ses cadres, où les différents courants de pensée ne sont pas traités à égalité. Qui fait l’information ? Les faits dont rendent compte des journalistes en tout indépendance, ou bien une poignée de cadre éditoriaux qui décident depuis leurs bureaux de ce que doit être la réalité montrée sur nos antennes ? Que penser de l’omniprésence, dans nos journaux, du fait divers, qui vise à maximiser l’audience en jouant sur l’émotion, ou des micro-trottoirs qui servent de caisse de résonance au populisme, sans rien expliquer du monde qui nous entoure ? Que dire encore de certains éditorialistes qui font ouvertement campagne pour les candidats de droite et de la macronie ? Il faut d’une part sortir d’une logique de télé-miroir, qui va de pair avec une paresse journalistique, pour devenir une télévision où on apprend et où comprend. Il faut en outre se doter de la capacité de démonter, en direct, les mensonges les plus grossiers proférés par certains politiques. Il faut s’organiser pour cela et se former, pour le plus grand bien des citoyens. Et après ? Les aspirations à plus de justice sociale et au partage des richesses exprimées dans le vote, notamment celui des classes populaires, doivent maintenant se traduire partout dans nos entreprises. La CGT de France Télévisions prendra toute sa place aux côtés des salariés pour gagner davantage de droits, pour un plan de rééquilibrage salarial après 10 ans de modération et pour une politique de l’emploi dynamique qui serve les nécessaires développements de nos activités. Pour ce faire, nous appelons tous les salariés qui le souhaitent à nous rejoindre afin de construire le rapport de force indispensable dans notre entreprise et gagner des avancées concrètes sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail. Comment se syndiquer à la CGT de France Télévisions ? La CGT de France Télévisions est composée de deux syndicats complémentaires qui travaillent ensemble au quotidien :
Pour vous syndiquer, rien de plus simple, il vous suffit de répondre à l’expéditeur du mail (CGT France Télévisions) pour recevoir ensuite toutes les informations nécessaires afin de finaliser votre adhésion. Paris, le 8 juillet 2024 |
Locale du Mans - Une situation complexe et douloureuse
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Depuis des mois, la locale du Mans vit une situation difficile, qui génère beaucoup d’interrogations, de perturbations et d’inquiétudes au sein du collectif de travail. Dans ce contexte, plusieurs salarié·es ont été directement affecté·es dans leur santé et dans leur quotidien au travail. Les élu·es des Pays de la Loire suivent ce dossier, dans le souci permanent de protéger les personnes concernées. Dans un premier temps, cette situation a mené à un diagnostic commandé par la direction auprès d’un cabinet indépendant. Cette étude n’a pas permis d’aboutir à la caractérisation des éléments, dans la mesure où son périmètre ne correspondait pas à la nature des faits pour lesquels les élu·es des Pays de la Loire avaient lancé l’alerte. C’est pour cela que le CSE a décidé que les investigations devaient être poursuivies, en raison notamment des obligations légales de l’employeur sur les sujets de santé, sécurité et conditions de travail. Le travail entamé par le cabinet Midori se poursuit donc avec le comité harcèlement, composé uniquement de membres de la direction. Sur ce dossier suivi par les élus depuis son commencement, l’opacité de fonctionnement de cet organisme sera contrebalancée par les nombreux éléments à disposition des élus de proximité, qui leur permettent d’avoir une compréhension assez fine de la situation et des enjeux. Tenus par le devoir de confidentialité, les élu·es ne peuvent pas en dire plus. Cependant, ce dossier est particulièrement complexe et ne peut pas être résumé par quelques éléments révélés par un tract publié cette semaine. Cette mise en lumière d’éléments du dossier ne peut, selon nous, que renforcer le mal-être des salarié·es concerné·es, sans pour autant apaiser le collectif de travail. Les élu·es Cgt de France 3 Pays de la Loire appellent l’ensemble des salarié·es à faire preuve de bienveillance les uns avec les autres, et à ne pas chercher à se substituer à une enquête en cours. Les conclusions n’ayant pas été rendues, rien ne permet d’anticiper de quelconques suites judiciaires sur ce dossier. En tout cas, toutes les personnes concernées doivent pouvoir continuer à exercer leur métier sans craindre le jugement ou les questions déplacées de leurs collègues.
Le 3 juillet 2024
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Face à l’extrême-droite, 5 jours pour agir
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Face à l’extrême droite, 5 jours pour agir |
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Nous le savions depuis la dissolution voulue par Emmanuel Macron, l’extrême droite se trouve aux portes du pouvoir. Après un résultat record aux élections européennes, la poussée du RN vient de se confirmer au premier tour des élections législatives. Rien n’est encore joué Au soir du 1er tour, dans 290 circonscriptions, trois candidats se trouvaient en position de se maintenir ou de se désister. Ce 2 juillet à 8h, il reste encore 126 triangulaires. Et les choses peuvent encore bouger d’ici ce soir 18h, heure limite de dépôt des candidatures et donc des désistements. Malgré les violentes attaques qu’il a subi pendant toute la campagne, le nouveau front populaire aura su conserver son cap. Au soir du premier tour, les responsables des partis qui composent cette alliance ont tous été très clairs : pas une seule voix pour l’extrême-droite ! Les candidats de gauche qui ne seraient pas en position de l’emporter sont appelés à retirer leurs candidatures. Sauvons les valeurs républicaines A droite et chez les macronistes, les positions ne sont malheureusement pas aussi claires et certains continuent de prôner un « ni-ni », qui ne peut que profiter à l’extrême droite. Ils semblent oublier les présidentielles de 2017 et 2022 où les électeurs de gauche n’ont pas fait la fine bouche pour s’opposer au RN. Car ce parti n’est pas, et ne sera jamais un parti comme les autres. Le racisme d’État, la destruction de nos services publics et de nos libertés, l’accentuation d’une politique au profit des plus riches se trouvent au cœur de son programme. Au-delà des divergences politiques, la CGT appelle donc chaque candidat, chaque responsable politique, chaque citoyen à agir dans le sens de l’intérêt général, celui des travailleuses et des travailleurs et de la société dans son ensemble. Pas une seule voix ne doit aller à l’extrême droite. L’audiovisuel public en danger de mort En tant que salarié.es de l’audiovisuel public, ces élections représentent également un enjeu existentiel pour nos entreprises et pour chacun d’entre-nous. En effet, le RN a déjà annoncé qu’il engagerait, dans les plus brefs délais, la privatisation de nos médias, s’il accédait au pouvoir. Et nous savons que faute de rentabilité, cela signifierait purement et simplement la fermeture d’un grand nombre de chaînes, d’antennes, ou de studios avec son lot de licenciements secs. Nous appelons donc chaque salarié·e de l’audiovisuel public à agir concrètement pour éviter ce sinistre tableau. Il nous reste quelques jours pour tracter, discuter avec nos collègues, voisins, familles, amis ou pour se syndiquer. Une semaine pour s’assurer d’une couverture responsable de cette fin de campagne sur nos antennes. Une semaine pour prendre des procurations. Une semaine pour construire, tous ensemble, un avenir désirable. Le Nouveau Front Populaire est en situation d’être l’alternative républicaine et sociale. Nous pouvons gagner l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et le financement des services publics. Paris, le 2 juillet 2024
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Quand la Bête immonde ressurgit
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Communiqué de la CGT France Télévisions | ![]() |
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Quand la Bête immonde ressurgit
Depuis la victoire du RN aux élections européennes, les digues républicaines tombent et les discours de haine ne se cachent plus. Notre confrère et collègue, le journaliste Karim Rissouli a donné, ces derniers jours sur les réseaux sociaux, la lecture, glaçante, d’une lettre d’insultes reçue à son domicile. Un autre journaliste de France Télévisions, Mohamed Bouhafsi témoigne de la multiplication des insultes racistes dont il est victime sur les réseaux sociaux. « Bougnoule », « bicot », « sale arabe » : les mots évoquent les pires époques de notre histoire. La menace, désormais, est bien là. La haine xénophobe ressurgit de manière décomplexée. La CGT de France Télévisions apporte tout son soutien et son estime à ses deux collègues et confrères, elle condamne absolument ces attaques et menaces haineuses. Elle rappelle que les injures racistes sont un délit puni par la loi. Elle demande à la direction de France Télévisions de saisir la justice pour défendre nos deux collègues. Ces graves faits viennent rappeler que l’extrême droite est avant tout raciste. Par son discours xénophobe, par les gens qui le dirigent, le Rassemblement national est bien le creuset de la haine de l’Autre, avec son cortège de racisme, d’antisémitisme, d’attaques contre les plus fragiles, d’exclusion et de division. Aux antipodes des fondements de la République. Est-ce cette société que nous voulons ? Fidèle à ses valeurs, la CGT appelle à tout faire pour empêcher l’extrême-droite d’arriver au pouvoir. Elle appelle au contraire à promouvoir un autre projet de société, basé sur les solidarités, le respect de notre planète et de ses habitants, un projet qui tourne le dos au libéralisme effréné qui accroit les inégalités et sert de terreau à la xénophobie.
Paris, le 28 juin 2024 |
Ensemble, barrons la route au RN
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Ensemble,
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La CGT, aux côtés d'autres syndicats, médias indépendants, associations de défense des droits et mouvements citoyens, appelle à participer à un grand événement public ce jeudi 27 juin à 18h, Place de la République, à Paris.
Libertés ! au pluriel Parce que le RN s’attaquera à toutes et tous si par malheur il accédait au pouvoir. La liberté de créer, d’exister, d’aimer, de s’exprimer, de manifester, d’informer, de croire, de simplement défendre nos droits fondamentaux, de se mobiliser pour la justice sociale et écologique. Si les migrants, les minorités, les jeunes des quartiers populaires, les femmes, les personnes LGBT seront les premières victimes de l’extrême-droite, nous sommes toutes et tous menacé·es.
Libertés ! Parce que nous avons expérimenté la détestation du RN pour les mouvements sociaux, les initiatives citoyennes, les luttes populaires. Les obsessions rances de l’extrême-droite, son enfermement identitaire, son projet de peur et de violence fracturent notre société et organisent la lutte de toutes et tous, contre toutes et tous. Libertés ! Parce que nous savons la haine farouche du journalisme qu’entretient le parti d’extrême-droite. Listes noires de journalistes, interdictions d’accréditation, refus de répondre, menaces physiques, procès, harcèlement sur les réseaux, groupuscules identitaires mobilisés. À cela s’ajoute, la désinformation, et les médias de la haine du groupe Bolloré. Libertés ! Parce que barrer la route au RN, c’est ouvrir de nouvelles voies vers l’espérance, dans un espace public apaisé et pluraliste, dans une attention redoublée aux solidarités. Ce jeudi 27 juin à République à partir de 18h à Paris, artistes, intellectuels, journalistes, vidéastes et personnalités du monde associatif, sportif ou syndical se mobilisent. La CGT a déposé un préavis de grève pour cette journée d’action. Ensemble, fier·es de nos diversités et fort·es de notre pluralisme, nous pouvons barrer la route à l'extrême droite.
Paris, le 26 juin 2024
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Communiqué intersyndical - Nous dénonçons la complaisance de la direction de l’info à l’égard de l’extrême droite
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Nous dénonçons la complaisance de la direction de l’info
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Préavis de grève CGT et SUD - Prenons collectivement conscience de la situation
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Préavis de grève CGT et SUD
PRENONS COLLECTIVEMENT CONSCIENCE DE LA SITUATION
Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Les politiques qui tournent le dos au social et qui créent du déclassement, l’abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force malgré la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l'absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l'extrême droite prospère. En décidant de dissoudre l'Assemblée nationale, et d'organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité. Il faut un sursaut démocratique et social. A défaut, l'extrême droite arrivera au pouvoir. Dans ce contexte les syndicats CGT et SUD ont réagi en déposant un préavis de grève pour les 20, 22, 27 et 29 juin 2024. La direction est-elle vraiment consciente de la situation ? Elle est en tout cas venue les mains vides comme seule réponse aux nombreuses exigences des salarié·es alors que dans le même temps elle conclut de mirobolants contrats avec la production privée. « Augmentation immédiate des salaires avec indexation sur les prix » La direction ne prévoit aucune enveloppe supplémentaire, elle attend les derniers arbitrages dans le cadre des PARSI et argue de l’incertitude du moment qui pèse à la fois sur le financement et la pérennité de l’entreprise. Elle oublie soigneusement d’évoquer les accords conclus avec les syndicats de producteurs privés signés les 17 mai et 17 juin. France Télévisions va donc poursuivre son biberonnage historique en donnant 500 millions d’euros chaque année pendant 5 ans ! La direction a donc des priorités mais ce n’est pas la rémunération des salarié·es. « Mesures concrètes pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes » La direction renvoie sur l’accord égalité professionnelle qui vient d’être prorogé de 2 ans. Nous pourrions nous en féliciter si la direction respectait sa signature. Dernier exemple en date : l’aménagement unilatéral de la composition des comités salaires dans la plus totale opacité et déloyauté, arguant que le texte n’était pas clair. « Le financement des objectifs d’antenne (y compris les législatives) sans empiéter sur les autres activités et en préservant les conditions de travail des salarié·es » La direction explique que tout se fera à moyens constants, il faudra donc faire des économies au 2nd semestre. Nous avons surtout le sentiment qu’elle n’a aucune conscience de la charge de travail que va induire cette campagne express avant le tunnel des JO. Pour la CGT et SUD il est hors de question d’accepter un nouveau tour de vis à la rentrée. La révision de la voilure du projet Tempo, non financé, est une nécessité. « Des créations de postes sur de nouvelles missions afin de lutter efficacement contre les fake news et pour répondre massivement présent sur le numérique, les plateformes et les réseaux sociaux » La direction est persuadée qu’on peut se débrouiller avec l’existant donc sans création de postes. La PDG a annoncé une nouvelle organisation du numérique pour la fin de l’année. Le renforcement du numérique est claironné depuis des années par la direction. Pour quel résultat ? Concrètement aucun, les services web régionaux sont toujours à l’os. Il est vrai que pour la PDG le renforcement passe par des fusions… « Retour à la retraite à 60 ans et départs anticipés pour les métiers pénibles » La direction souhaite négocier un accord sur les fins de carrière. Annoncé depuis 1 an, il était prévu fin 2024. Aujourd’hui tout est remis en question. Surtout, la direction attendra sagement la publication de l’intégralité des décrets qui pourraient être pris sur le sujet, pour ne surtout pas être mieux-disante que la loi. Autant dire que la perspective d’un accord s’éloigne donc encore un peu plus. En conséquence, les syndicats CGT et SUD appellent tous les salarié·es de France Télévisions à cesser le travail les 20, 22, 27 et 29 juin 2024, à partir de 00h et pour une durée de 24h pour chacune de ces 4 journées de mobilisation, et à rejoindre toutes les manifestations, rassemblements et actions organisées partout sur le territoire le 20 juin 2024. Ces journées, soulignons-le, ne sont pas des jours de débats sur nos antennes, débats essentiels dans ce contexte.
Pour les droits sociaux des citoyens, le respect de notre démocratie et la restauration de la justice sociale, nous appelons les salarié·es à ne pas donner une seule voix à l’extrême droite lors des élections législatives et à voter pour celles et ceux qui portent des mesures de progrès social.
Paris, le 19 juin 2024 |
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TOUTES ET TOUS MOBILISE·ES POUR LA CULTURE ET CONTRE L'EXTREME DROITE ! LE 20 JUIN DOIT ETRE MASSIF !
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TOUTES ET TOUS MOBILISE·ES POUR LA CULTURE ET CONTRE L'EXTREME DROITE !
LE 20 JUIN DOIT ETRE MASSIF !
L’extrême droite étant aux portes du pouvoir, nos organisations mesurent leurs responsabilités dans ce moment déterminant pour la démocratie, pour toutes les travailleuses et travailleurs que nous représentons, pour nos secteurs et pour la France. Face au danger extrême qui nous guette, nos organisations appellent l'ensemble des acteurs culturels à se constituer en collectif, à systématiser les assemblées générales sur les lieux de travail ou ailleurs, dans toutes les villes de France et à participer aux manifestations unitaires contre l'extrême droite et organiser la mobilisation. Nous appelons l’ensemble du secteur à se mobiliser le jeudi 20 juin prochain et les jours suivants, à Paris et dans toute la France, pour défendre le service public et ses moyens, lutter contre la réforme d’assurance chômage, pour la prise en compte de notre accord du 27 octobre 2023, et pour lutter contre l’extrême droite et ses idées ! Nous appelons tous les salarié·es à investir massivement nos lieux de travail : organisation d'agoras, discussion autour de nos revendications pour inciter nos collègues à rejoindre la mobilisation et à aller voter les 30 juin et 7 juillet !
A PARIS RDV LE 20 JUIN A 14H DEVANT LA CINEMATHEQUE DE BERCY - 51,rue de Bercy Paris 12
Signataires : CGT Spectacle - Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT ; SFA CGT – Syndicat Français des Artistes interprètes ; SFR CGT - Syndicat Français des Réalisateurs ; SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musicien·nes (Enseignant·es et Interprètes) de France ; SNAP CGT - Syndicat National des Artistes Plasticien·nes ; SNJ- CGT - Syndicat National des Journalistes ; SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène ; SNRT CGT Audiovisuel - Syndicat National de la Radiodiffusion, de la Télévision et de l'Audiovisuel ; SPIAC CGT - Le Syndicat des Professionnel·les des Industries de l'Audiovisuel et du Cinéma ; SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnel·les du Théâtre et des Activités Culturelles ; CGT France Télévisions ; CGT France Médias Monde ; CGT INA ; CGT Radio France ; la CGT Culture - Union Nationale des syndicats CGT du Ministère de la Culture ; F3C CFDT – Communication Conseil Culture CFDT ; SNAPAC -CFDT – Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l’animation, du Sport et de la Culture ; CFDT-CULTURE ; SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture ; FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue ; PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique ; SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création ; SNSP – Syndicat national des scènes publiques ; SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants ; SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles. Paris, le 18 juin 2024 |
JO Paris 2024 - Trêve ou Grève ? La direction a les cartes en main
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JO Paris 2024
Trêve ou Grève ? La direction a les cartes en main
Les élus ont été informés tout récemment, lors des différents CSE, du dispositif mis en place par France Télévisons pour l’évènement du siècle, les jeux Olympiques de Paris 2024. Le constat est simple, c’est l’impréparation à tous les étages. Paris a été désignée « Ville Olympique » en septembre 2017, et qu’a fait FTV depuis cette nomination ? Plan social sur plan social, 1500 salariés en moins en 10 ans, casse des collectifs de travail, réduction des éditions, restructurations, déménagements, externalisation des programmes… Les maigres revalorisations salariales, obtenues après d’âpres négociations, ont fait perdre aux salariés 10% de pouvoir d’achat en 3 ans. Donc après toutes ces années de démolitions menées au pas de charge, la direction compte sur l’engagement total des salariés pour donner le meilleur d’eux-mêmes durant cette période Olympique ? Comment s’enthousiasmer sur un tas de ruines ? Surtout qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’après cette période d’euphorie collective, l’entreprise de démolition dirigée par la PDG et son orchestre va reprendre de plus belle. Pourquoi s’arrêter là, c’est vrai, puisque les salariés n’ont pas d’autres choix que de s’adapter ? Madame la présidente sachez-le, ces Jeux seront assurés par des salariés épuisés, éreintés, accablés par des années de mauvais traitement, mais nous sommes des professionnels et nous aussi, par sens du devoir et du service public, nous ne souhaitons pas que le téléspectateur soit victime de votre gestion calamiteuse. Les contraintes, nombreuses, vont rendre la mission des salariés concernés particulièrement difficile. Des difficultés liées aux transports et la multiplication des mesures de sécurité vont obliger la majorité des salariés à anticiper des temps de déplacement largement supérieurs à la normale, sur des routes surchargées et dans des transports en commun qui sont déjà en temps normal au bord de la saturation. Surtout que notre antenne sera quasiment consacrée au direct, donc la conjugaison des deux va engendrer un stress permanent chez les salariés. Par conséquent, nous vous demandons dans les plus brefs délais de donner une suite à nos revendications pour que ce moment historique pour France Télévisions et pour notre pays se passe le mieux possible, et que nous ne soyons pas contraints d’écrire : « Trêve Olympique » avec un G majuscule ! Les organisations syndicales signataires de ce tract demandent que l’intégralité des mesures ci-dessous soient mises en place dans les plus brefs délais et que les salariés concernés en soient informés le plus tôt possible :
Et ce pour éviter un conflit qui n’aura d’égale que l’ampleur de l’événement ! Paris, le 18 juin 2024 |
Agression d’une journaliste à Caen
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Agression d’une journaliste à Caen |
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Juste après l’annonce des résultats des élections européennes, le dimanche 9 juin, une journaliste du BRI de Caen a été prise violemment à partie lors d’une manifestation spontanée et non encadrée alors qu’elle réalisait quelques plans avec son téléphone. Les manifestants se sont montrés hostiles à la présence des médias. Notre consœur a eu son sac à main et son téléphone arrachés. En tentant de les retenir, elle s’est blessée au poignet. Elle a pu récupérer ses affaires un peu plus tard. La CGT apporte son soutien à notre consœur actuellement en arrêt maladie. La direction de France 3 Normandie a souhaité porter plainte. Sa démarche a été refusée par la police qui ne retient que la plainte des personnes concernées. La CGT rappelle les préconisations qui s’appliquent lors des manifestations. Les reportages doivent se réaliser à deux, des EPI sont mis à disposition enfin le droit de retrait des salariés peut aussi s’exercer dans des circonstances de tournage qui peuvent sembler difficiles. La CGT condamne les attaques à l’encontre des journalistes dans l’exercice de leur travail. La liberté de la presse est un droit constitutionnel, dans ces temps troublés il ne peut être remis en cause par qui que ce soit. Caen, le 17 juin 2024 |
Préavis de grève - 20, 22, 27 & 29 juin 2024
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Préavis de grève
20, 22, 27 & 29 juin 2024 |
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Face à l’extrême droite, le front populaire ! Les élections européennes ont amplifié la crise démocratique avec près de la moitié des citoyen·nes qui ne se sont pas déplacé́·es pour voter et plus d’un tiers des voix qui sont portées sur l’extrême droite. En choisissant la dissolution, Macron ouvre les portes du pouvoir à la famille Le Pen en espérant se poser une nouvelle fois en recours face au pire, alors qu’il n’a cessé́ de lui faire la courte échelle, en appliquant non seulement au pays une violence sociale sans précédent mais également en reprenant à son compte certaines de leurs idées, notamment avec son ignoble loi « asile et immigration ». Cette manipulation des institutions pour son seul profit politique est inacceptable ! Nouvelle Assemblée Nationale : nous voulons du changement dans nos vies ! Une victoire de l’extrême droite serait une catastrophe pour les salariés·es actif·ves et retraité·es. Cela serait également catastrophique pour la démocratie pour les libertés publiques et pour l’Audiovisuel Public que le RN veut privatiser, et vite ! Le danger n’a jamais été aussi grand pour notre entreprise et ses salariés, il faut en prendre bien conscience. La poursuite de la politique néolibérale qui est menée depuis vingt ans a été marquée ces dernières années par les reculs de nos salaires ou des droits au travail, des régressions très importantes dont Emmanuel Macron a été le champion sourd et violent. Cette politique a nourri l’extrême droite et sapé en profondeur la confiance envers le système politique. La liste de ses méfaits est longue : attaques sur les retraites et le chômage ; baisse de nos salaires face à l’inflation ; budgets d’austérité́ sur les services publics ; cadeaux fiscaux aux milliardaires et aux entreprises ; Nous avons besoin de trouver et de mettre en œuvre des réponses aux problèmes quotidiens qui pourrissent nos vies, à commencer par la question des salaires ! La dissolution de l’Assemblée Nationale doit nous permettre d’élire des député́·es qui portent ces réponses. La mobilisation populaire a poussé́ la gauche à s’unir et à reprendre de nombreuses propositions du mouvement social comme celle d’un audiovisuel public indépendant et bien financé. La CGT propose aux salarié·es de s’organiser dans tous les lieux de travail pour gagner sur nos revendications :
Personne ne nous fera de cadeaux En plus de la pression populaire pour les élections législatives, les solutions reposent également largement sur notre implication en commençant par nous syndiquer. Pour arracher ces progrès sociaux, nous devons nous organiser avec nos syndicats pour porter nos revendications et n’exclure aucun mode d’action pour gagner – y compris par la grève.
La CGT appelle donc les salariés de France Télévisions à cesser le travail les 20, 22, 27 et 29 juin 2024, à partir de 00h et pour une durée de 24h pour chacune de ses 4 journées de mobilisation, et à rejoindre toutes les manifestations, rassemblements et actions organisées partout sur le territoire. La CGT appelle les salarié·es à ne pas donner une seule voix à l’extrême droite lors des élections législatives ! Paris, le 14 juin 2024 |
France TV et l’Audiovisuel public en danger de mort
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France TV et l’Audiovisuel public en danger de mort |
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La perspective catastrophique des extrêmes droites au pouvoir
Alors que la mobilisation des salarié.es concerné.es a envoyé un message d’opposition sans ambigüité au projet de fusion voulu par le gouvernement moribond (projet mécaniquement suspendu par la dissolution), l’extrême droite veut purement et simplement la mort de ce qui apparait comme un contre-pouvoir potentiel à sa politique nauséabonde. L’audiovisuel public : un bien commun qui fonctionne Né du projet d’ériger un maximum de barrières au retour au pouvoir de l’extrême droite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Audiovisuel public a été pensé dès l’origine comme un outil d’information, d’éducation et de divertissement populaire à destination de l’ensemble du corps social. Dans un paysage médiatique toujours plus concentré aux mains de quelques grands groupes servant des intérêts privés, il constitue incontestablement aujourd’hui aux yeux de la population un pôle de confiance, dans un contexte fortement marqué par une défiance généralisée. Au fil des années, l’audience et l’influence du service public de l’audiovisuel comme les enquêtes de confiance ont fait la démonstration sans appel de son utilité publique. Et c’est ce bien commun, nécessaire au fonctionnement démocratique et à disposition de tous les citoyens, que le RN souhaite détruire ! Au-delà des 16300 emplois des entreprises de l’audiovisuel public (plus de 20000 personnes concernées) c’est également l’utilité sociale et démocratique de leurs missions qu’il faut défendre sans concession. Mobilisation ! D’autre part, les extrêmes droites constituent une véritable imposture sociale et démocratique. En effet, malgré des préoccupations sociales de façade, leurs élus se sont systématiquement opposés par leur vote, à l’Assemblée comme au Parlement européen, à toutes les dispositions visant à améliorer les conditions de vie matérielles des plus pauvres, les conditions de travail, les conditions d’égalité femmes/hommes, la défense des libertés publiques ou des droits fondamentaux à commencer par l’augmentation du SMIC. La CGT de FTV alerte donc l’ensemble des salarié.es sur la menace que constituerait l’accession des extrêmes droites au pouvoir, qu’il s’agisse de leur liberté éditoriale, de leur emploi ou de la disparition d’un bien commun au service de la démocratie. La CGT les appelle également à se mobiliser dès à présent, et à participer, partout où ils le peuvent, à toutes les initiatives visant à empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir !
Paris, le 13 juin 2024
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Austérité salariale Comment bien gérer son budget ?
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Austérité salariale
Comment bien gérer son budget ? |
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Le 31 mai 2024 la direction s’est fendue d’un communiqué pour le moins étonnant et provocateur. En effet alors que les salariés ont vu leur pouvoir d’achat baisser de 10% en trois ans, alors que la CGT demande depuis des années des mesures générales dignes de ce nom, alors que les élus, lors des comités salaire, pointent sans grand succès les problèmes des salariés, la direction pense utile de proposer un webinaire intitulé : « vers un meilleur équilibre financier ». Quel sens de l’à-propos ! Comme le disait l’humoriste Coluche : « Écrivez-nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer. » Nul doute, qu’en matière de budget et d’économies, la direction a plein de conseils à donner, elle qui lance des tas de projets (restructurations diverses et variées, fusion, holding, etc.) sans en avoir les moyens, en réduisant ses charges (essentiellement en s’attaquant aux effectifs en interne), tout en garantissant 5 ans de financement sur à la production privée (2,5Md€), sans tirer les leçons des surcoûts liés aux contentieux ni à la dégradation de la santé des salariés, etc. La CGT met en garde la direction sur les effets de sa communication. Il ne faudrait pas que le décalage soit trop criant avec la réalité du quotidien, à l’heure où les efforts importants des salariés sont insuffisamment et inéquitablement récompensés. Pour que les salariés puissent aller « vers un meilleur équilibre financier » nous proposons une augmentation générale des salaires de 10% effective au 1er janvier 2024, et l’élimination des disparités salariales, notamment en ce qui concerne l’égalité hommes/femmes. Nos élus sont à la disposition de la direction pour discuter du calendrier de mise en place de ces mesures qu’elle semble presque appeler de ses vœux à travers son communiqué. Les salariés ont besoin d’un salaire digne, pas de savoir comment gérer leur appauvrissement. Comme elle l’a fait jusqu’ici, la CGT continuera à défendre coûte que coûte une mesure générale digne de ce nom au moment de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires. Paris, le 4 juin 2024 |
En Macronie, on laisse faire les hommes !
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En Macronie, on laisse faire les hommes ! |
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Sexisme et misogynie font partie intégrante de la Macronie. Depuis 2017, de multiples exemples ont montré que les hommes du Président savent mieux faire. Le summum a été atteint hier matin avec l’intrusion du Premier Ministre sur un plateau télé, pour prendre la parole à la place de la tête de liste Renaissance aux élections européennes. Invitée du grand oral organisé à la Maison de la Radio et diffusé sur franceinfo, radio et télé, Valérie Hayer s’est vue privée de parole par son chef, qui a saisi le micro sans vergogne. Il s’est impunément accaparé son temps de parole. Mais on est où là !?! Gabriel Attal fait comme chez lui à la Maison de la Radio. En direct sur franceinfo quelques minutes plus tôt, il déambule d’un studio à l’autre pour diffuser sa bonne parole. Car lui, il sait ce qu’il faut dire aux électeurs, contrairement à sa candidate. Cette séquence de mansplaining décomplexé est scandaleuse à plusieurs égards. Elle donne une image passéiste et insultante de la femme en politique. Gabriel Attal agit en homme de pouvoir qui considère les femmes politiques comme des potiches. Pour lui, elles sont incapables de faire campagne, de gagner une élection, donc d’exister en politique. Elle démontre la vision passéiste qu’a un Premier Ministre sur l’Audiovisuel Public, où il se permet de prendre l’antenne sans qu’il y soit convié. Même Charles de Gaulle ou Alain Peyrefitte ne faisaient pas ça du temps de l’ORTF ! Cette situation rend encore plus détestable le projet de fusion de l’Audiovisuel public que veut faire voter ce gouvernement. Les médias publics ne sont pas les organes officiels du gouvernement. Si Attal veut agir comme Poutine, il s’est trompé de pays. Par ailleurs, on attend la réaction de la direction de l’information de FTV sur la prise de parole sauvage d’un homme politique au cours d’une émission diffusée sur ses antennes. Comment peut-elle rester silencieuse après une telle intrusion ! Après l’organisation de l’injustifiable débat bipolaire entre Attal et Bardella la semaine dernière, elle continue dans sa vassalisation devant le gouvernement. Sur injonction du Premier Ministre, elle avait fait du président du RN l’opposant numéro 1 du gouvernement. Cette direction ignore-t-elle qu’il y a plus de deux candidats dans les élections européennes ? La CGT dénonce ces pratiques insolente et dégradante. En France, le Premier Ministre n’a aucun passe-droit pour intervenir dans les médias, publics ou privés. Ça parait incroyable de devoir le spécifier en 2024.
Paris, le 4 juin 2024
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NON à la fusion - Signez la pétition
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NON à la fusion |
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Un collectif de salariés a lancé une pétition en ligne pour la sauvegarde de l’indépendance de l’Audiovisuel Public : https://change.org/petition_avp Plus de 10.000 signatures en moins de 48h de nombreuses personnalités et de salariés. L’enjeu est de taille. Un large soutien citoyen est nécessaire pour contrecarrer une réforme aussi bâclée que nocive sur le fond : - Remise en cause de l’indépendance éditoriale et risque de mutualisations éditoriales entre les rédactions. On a vu ce qu’il est advenu à FTV des éditions Nationales de France 3. - Menaces sur l'emploi avec les inévitables doublons dans de nombreuses directions (RH, finance, paye, informatique, communication, etc…) et sur l’encadrement. Aucune garantie de redéploiement de ces ressources sur d’autres missions de créations de contenus, et très fort risque d’une nouvelle purge sur les effectifs. - Remise en cause de tous les accords collectifs avec la négociation d’un nouvel accord collectif France Médias sans aucune garantie de maintien des éléments salariaux, des organisations du travail, des métiers, des conditions de travail, du niveau d’indemnités de licenciement en cas de plan social, etc. Nous faisons face à l’incohérence du gouvernement qui, il y a à peine 6 mois, portait un projet de coopérations des différentes entreprises. Et puis changement de ministre, nouvelle argumentation pour justifier une fusion au pas de charge. Dati nous attaque à la hache, opposons-lui le rempart du refus des salariés avec le soutien des citoyens. Et faites-la signer massivement autour de vous. « Un audiovisuel public rassemblé pour être plus fort ». Ce slogan creux ne cesse d’être martelé par les quelques défenseurs du projet sans être capable d’apporter la moindre précision concrète. Nous exigeons du gouvernement et des directions de France Télévisions, Radio France, l’Ina et France Médias Monde de dire publiquement quelles seront les conséquences de ce projet sur l’emploi, l’organisation du travail et nos accords collectifs. Paris, le 31 mai 2024
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Comité des salaires 2024 de France 3 Bretagne
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Les représentants du personnel refusent de siéger
Les représentants du personnel et représentants syndicaux de France 3 Bretagne ont décidé ce jour, de ne pas siéger au comité des salaires. Au vu du peu d’informations figurant dans les documents transmis par la direction, les représentants ne sont pas en mesure de jouer leur rôle, d’identifier d’éventuelles situations de disparités salariales et de faire des contre-propositions. Depuis 2021, les organisations syndicales avaient obtenu de pouvoir aborder les cas des salariés n’ayant pas été augmentés depuis 3 ans, se sentant en disparité, ou ayant souhaité que leur situation soit examinée. Las, dans un revirement rétrograde, la DRH nationale a décidé d’en revenir au simple examen des salariés n’ayant pas eu d’évolution depuis 4 ans et ayant donné leur accord, ce qui en Bretagne représente seulement 4 situations. Les élus et représentants syndicaux déplorent le peu d’informations exploitables contenues dans les documents.
La direction de France télévisions aurait très bien pu prolonger les conditions antérieures de partage d’informations de façon unilatérale, comme cela a été le cas l’année dernière. Ce n’est pas l’option qu’elle a choisie. Cette politique vise clairement à entraver le mandat des représentants du personnels et syndicaux et à maintenir dans l’opacité la plus large la politique salariale de France Télévisions. Vos représentants bretons dénoncent cette politique, qui se fait au détriment de l’intérêt du plus grand nombre.
Rennes, le 27 mai 2024
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LES SALARIES BRETONS MOBILISES POUR L’AUDIOVISUEL PUBLIC
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LES SALARIES BRETONS MOBILISES POURL’AUDIOVISUEL PUBLIC
Les salariés de l’antenne de Bretagne se sont bien mobilisés jeudi et vendredi dernier contre le projet de la fusion de France Télévisions, Radio France, l’INA et – peut-être – France Médias Monde, à la hauteur de la mobilisation nationale. Jeudi 23 mai, environ 600 manifestants étaient réunis devant le ministère de la culture. Nous n’avons pas eu de journaux télévisés midi et soir pendant ces 2 jours. Pas plus d’ATL,ni de locale d’Iroise. A la locale, près de la totalité des journalistes étaient en grève sur toute la durée de ces deux journées. Relayés également par les personnels techniques et administratifs. A titre de comparaison, jeudi, le niveau de mobilisation des salariés pour défendre le pluralisme, la démocratie, leurs droits conventionnels en s’opposant au projet de fusion était à la hauteur de ce que nous avons connu à France 3 Bretagne, lors des premières journées de grève contre la réforme des retraites, l'année dernière. Au cours de ces journées de grève, nous avons tracté devant la station de Rennes avec des banderoles (photos ci-dessous) pour sensibiliser nos concitoyens au risque démocratique que ce projet fait peser. Nous les avons invités à solliciter les députés bretons. Certains d’entre eux nous font déjà part de leur intention de s’opposer au vote de cette proposition de loi et nous témoignent leur soutien. D’autres nous invitent à échanger avec eux.
Le gouvernement et la représentation nationale ne peuvent être sourds aux forces vives de l’entreprise. Le combat pour la défense du service public commence maintenant. Le débat sur ce projet de loi à l’Assemblée nationale a été reporté au 24 juin du fait d’un embouteillage législatif. Faisons- nous entendre autrement d’ici là.
A Rennes & Brest, le 27 mai 2024
BRAVO POUR VOTRE MOBILISATION !
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TOUS EN GRÈVE POUR DÉFENDRE L’AUDIOVISUEL PUBLIC !
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TOUS EN GRÈVE POUR DÉFENDRE L’AUDIOVISUEL PUBLIC ! En coordination avec les intersyndicales de l’INA, Radio France et France Médias Monde, l’intersyndicale de France Télévisions appelle tous les salariés à se mobiliser contre les projets de restructuration de l’audiovisuel public, dès jeudi 23 et vendredi 24 mai. Ne laissons pas le gouvernement imposer une fusion inefficace et dangereuse. Cessons le travail massivement pour nous faire entendre ! Rejoignons les rassemblements revendicatifs organisés jeudi ! Deux ans après avoir supprimé la contribution à l’audiovisuel public (la CAP, la « redevance »), le gouvernement envisage à nouveau de déstabiliser le secteur public. Il affirme vouloir imposer, en quelques semaines, et sans concertation avec les salariés des entreprises concernées, une restructuration hyper-rapide de l’audiovisuel public pouvant déboucher sur une fusion de plusieurs sociétés (probablement France Télévisions, Radio France et l’INA). Un tel empressement venant d’un pouvoir exécutif qui n’a cessé depuis sept ans de souffler le chaud (les promesses) et le froid (les coupes budgétaires et dans les effectifs) sur les services publics inspire, au minimum, de la méfiance. À France Télévisions, les salariés sont lassés de subir des fusions d’entreprises ou de services. Et les restructurations récentes, notamment celles des rédactions nationales ou de la Fabrique, sont autant de blessures mal cicatrisées voire de plaies ouvertes. Lancées par la direction sur l’air connu de « se regrouper, c’est se renforcer », ces fusions ont été rythmées par des promesses, puis des mensonges, et enfin des suppressions de postes, de services, d’activités, et d’éditions d’information. Ce scénario, nous n’en voulons pas, nous n’en voulons plus ! Au moment où l’audiovisuel public joue pleinement son rôle face à des médias privés contrôlés par une poignée de milliardaires, pourquoi l’engager dans une fusion qui s’annonce longue, complexe, anxiogène pour les salariés, et sans réel objectif éditorial ? L’urgence est plutôt à la lutte contre la désinformation, au développement de l’offre numérique et des programmes pour la jeunesse. Et si une loi nous semble indispensable, c’est plutôt celle qui doit garantir l’indépendance et les moyens du service public, via un financement solide et adapté. Les amendements visant à plafonner la publicité voire la faire disparaître de nos antennes, issus des lobbys du privé, sont une nouvelle attaque contre l’équilibre financier de l’Audiovisuel Public qui prouve bien une volonté d’affaiblissement en plus d’une entrave au développement. L’urgence est aussi à un « new deal » social dans nos entreprises, gangrénées depuis des années par une précarité injustifiable qui touche des milliers de collègues, en particulier les plus jeunes. Notre pays a besoin d’un audiovisuel public renforcé, indépendant et multiple ! Se regrouper, ce n’est pas toujours se renforcer : on ne fusionne pas les équipes de France de football et de rugby. Les organisations syndicales signataires exigent donc : – le retrait de tout projet de holding et/ou de fusion concernant les sociétés de l’audiovisuel public ; – la mise en place rapide, au plus tard à l’automne 2024, d’un dispositif de financement pérenne et dynamique du service public audiovisuel, garantissant à la fois son indépendance à l’égard du pouvoir exécutif et les moyens nécessaires à la réalisation de ses nombreuses missions ; – une garantie de maintien de la couverture conventionnelle des salariés des entreprises concernées, quelles que soient les restructurations à venir ; – un plan de résorption de la précarité au sein des différentes sociétés de l’audiovisuel public, où des milliers de contrats CDD, cachets ou piges doivent être remplacés d’ici fin 2025 par des postes permanents, à temps plein. Afin de faire entendre ces revendications, les organisations syndicales signataires appellent tous les salariés de France Télévisions à cesser le travail le jeudi 23 mai à 00h01, et ce pour une durée de 48 h, et à rejoindre les rassemblements revendicatifs organisés partout en France. À Paris, les intersyndicales des différentes entreprises de l’audiovisuel public appellent à un rassemblement jeudi 23 mai à 13h30, place Colette, dans le 1er arrondissement, devant le ministère de la Culture. Paris, le mercredi 22 mai 2024 |
PRÉAVIS DE GRÈVE INTERSYNDICAL Audiovisuel public en danger
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PRÉAVIS DE GRÈVE INTERSYNDICALAudiovisuel public
Deux ans après avoir supprimé la contribution à l'audiovisuel public (la CAP, la « redevance »), le gouvernement envisage à nouveau de déstabiliser le secteur public. Il affirme vouloir imposer, en quelques semaines, et sans concertation avec les salariés des entreprises concernées, une restructuration hyper-rapide de l'audiovisuel public pouvant déboucher sur une fusion de plusieurs sociétés (probablement France Télévisions, Radio France et l'INA). Un tel empressement venant d'un pouvoir exécutif qui n'a cessé depuis sept ans de souffler le chaud (les promesses) et le froid (les coupes budgétaires et dans les effectifs) sur les services publics inspire, au minimum, de la méfiance. À France Télévisions, les salariés sont lassés de subir des fusions d'entreprises ou de services. Et les restructurations récentes, notamment celles des rédactions nationales ou de la Fabrique, sont autant de blessures mal cicatrisées voire de plaies ouvertes. Lancées par la direction sur l'air connu de "se regrouper, c'est se renforcer", ces fusions ont été rythmées par des promesses, puis des mensonges, et enfin des suppressions de postes, de services, d'activités, et d'éditions d'information. Ce scénario, nous n'en voulons pas, nous n'en voulons plus ! Au moment où l'audiovisuel public joue pleinement son rôle face à des médias privés contrôlés par une poignée de milliardaires, pourquoi l'engager dans une fusion qui s'annonce longue, c9mplexe, anxiogène pour les salariés, et sans réel objectif éditorial? L'urgence est plutôt à la lutte contre la désinformation, au développement de l'offre numérique et des programmes pour la jeunesse. Et si une loi nous semble indispensable, c'est plutôt celle qui doit garantir l'indépendance et des moyens du service public, via un finàncement solide et adapté. L'urgence est aussi à un "new deal" social dans nos entreprises, gangrénées depuis des années par une précarité injustifiable qui touche des milliers de collègues, en partlculier les plus jeunes. Notre pays a besoin d'un audiovisuel public renforcé, indépendant et multiple ! Se regrouper, ce n'est pas toujours se renforcer: on ne fusionne pas les équipes de France de football et de rugby. Les organisations syndicales signataires exigent donc :
Afin de faire entendre ces revendications, les organisations syndicales signataires appellent tous les salariés de France Télévisions à oèsser le travail le jeudi 23 mai à 00h01, et ce pour une durée de 48h. Paris, le mercredi 15 mai 2024
Pour la CFDT : Yvonne ROEHRIG, DSC Pour la CGT : Pierre MOUCHEL, DSC Pour FO : Bertrand CHAPEAU, DSC Pour le SNJ : Antoine CHUZEVILLE, DSC Pour la direction : |
Liminaire CGT du CSE central d’avril 2024
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Liminaire CGTdu CSE central d’avril 2024 |
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L’avenir de l’audiovisuel public est toujours aussi incertain. Des réformes de structure se trament dans l’ombre, les déclarations politiques se succèdent mais qui se soucie réellement des salariés de nos entreprises ? La ministre de la Culture souhaite s’appuyer sur un volet de la proposition de loi Lafon adoptée au Sénat en 2023, en l’occurrence ce qui concerne la gouvernance au travers d’une holding. Mais le sénateur UDI, auteur de cette proposition ne l’entend pas ainsi. Quelle sera l’issue des débats à l’Assemblée Nationale ? Le gouvernement a-t-il vraiment la main sur le sujet ? Aura-t-il les moyens d’imposer ses vues ? L’adoption d’amendements divers et variés dont ceux des lobbies du privé relayés par certains députés pourrait avoir des conséquences budgétaires très importantes. La CGT a récemment été reçue à la DGMIC, l’administration qui gère le volet médias du ministère de la Culture. Si la perspective d’une holding malgré sa vocation principale qui est, avec l’unité de direction, le contrôle capitalistique et financier de ses filiales, n’est pas forcément incompatible avec l’objectif d’un audiovisuel public fort, rassemblé et puissant, nous doutons de la capacité du ministère de la Culture à peser réellement sur ce dossier sensible face à Bercy. Car au-delà de l’aspect organisationnel, la question du mode de financement n’est pas réglée et celle de la trajectoire budgétaire pluriannuelle, pourtant actée à l’automne, semble désormais hypothétique. Elle a d’ailleurs déjà été remise en cause, dès cette année par le ministère des finances qui nous a imposé un gel budgétaire de 13 M€. Et on ne parle pas de la nécessaire – mais difficile – étape de la modification de la loi de finance organique, seule à même d’autoriser la pérennisation du financement de l’audiovisuel public sur une fraction de la TVA. Ce serait pourtant à date, en l’absence de redevance, notre seule garantie contre les velléités de gels budgétaires infra-annuels et contre les incertitudes du débat annuel sur la loi de finances. C’est dans ce contexte à hauts risques que nous abordons les orientations stratégiques de l’entreprise après des mois de tergiversations. Un exercice a minima, juste pour l’année 2024, alors que nous sommes déjà en avril. Bon nombre de ces orientations ne sont que la poursuite des objectifs précédent. Seront-ils encore d’actualité l’an prochain ? A date et en se basant sur la trajectoire pluriannuelle des ressources, telle qu’elle avait été présentée par l’ancienne ministre de la Culture, la direction envisage de faire des économies considérables, en remettant notamment en cause des dispositions sociales majeures de notre accord collectif. Pour atteindre les 100 M€ d’économies sur la masse salariale évoquées, combien de suppressions de postes seront-elles nécessaires ? Après 12 ans de plan social, l’entreprise peut-elle encore supporter 200 M€ d’économies internes ? La purge au sein de notre entreprise va-t-elle se poursuivre de manière structurelle ? On voit pourtant déjà les effets délétères sur le terrain. Plusieurs antennes du réseau régional sont sommées, dès ce printemps, de serrer la vis pour revenir dans les clous budgétaires. Mais à qui la faute ? On le voit bien depuis 6 mois, les projets ne sont pas financés, le lancement des éditions Ici n’a pu se faire sans les moyens adéquats et au final, c’est la proximité qui en pâtit puisque, restrictions oblige, on va multiplier les JT mutualisés dans plusieurs régions. On est aux antipodes des déclarations publiques et des orientations stratégiques. C’est sur ce terreau instable et dégradé que des rapprochements structurels entre France 3 et France Bleu sont annoncés avec tambours et trompettes et ce, pour dans 5 mois. Le chef de projet désigné pour mener ces chantiers est intervenu en CSE du Réseau France 3. Il a donné l’image d’un homme bien seul à la tâche, évoquant des réflexions à mener et laissant penser que rien de structurant ne pourrait se mettre en place en septembre, dans un calendrier aussi serré. Rien de tel non plus dans les orientations stratégiques de l’entreprise, alors que se murmure une possible disparition des directrices et directeurs régionaux au profit de directions territoriales uniques France 3-France Bleu au périmètre des antennes. Les salariés des régions vont-ils vivre une énième réorganisation ? Depuis 14 ans, le Réseau a été balloté d’une réforme à l’autre : le modèle historique à 13 régions de FR3 a laissé place en 2010 aux 4 pôles de gouvernance pour revenir en 2016 à 13 directions régionales calquées sur le découpage de la réforme Hollande. Va-t-on une nouvelle fois rebalayer tout cela en 2025, laissant des équipes désorientées ? Tout cela alors qu’il faudra dans le même temps économiser des dizaines de millions d’euros : au moins 60 M€ estimés en 2025 qui viendront s’ajouter aux 73 M€ déjà économisés cette année. Plus largement, se dirige-t-on vers une filialisation par domaines d’activités découpés à l’encan qui détruirait notre modèle social ? Pour la CGT, ces objectifs sont intenables. Les salariés ont déjà fait des efforts considérables, la direction le reconnaît elle-même publiquement. Aucun pacte social ne pourra être conclu sur cette base et la direction serait bien inspirée de revoir ses objectifs économiques. Cette trajectoire doit être révisée, elle n’est pas soutenable. Nous n’avons pas les moyens des ambitions affichée. Paris, le 25 avril 2024 |
Déclaration du CSE du Réseau France 3 du 18 mars 2026 - ICI, c’est au Siège. ICI, on maltraite.
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La régionalisation, ou ce qu’il en reste, vient de subir de nouveaux mauvais coups à cause de la centralisation. Tous les EDR (Enquêtes de région) de mars sont restés invisibles. La programmation automatique des treize diffusions devait être assurée par le CDE, qui centralise tout au Siège. Mais rien n’est parti, à cause d’une erreur d’encodage des décrochages. Et tous ceux qui ont découvert, en direct, dès la première minute, qu’il y avait un problème, n’avaient que leurs yeux pour pleurer. Il était alors impossible de rectifier en direct. Et à l’heure actuelle, ces EDR n’ont toujours pas été diffusés à leur horaire normal. Tant pis pour ceux qui collaient à l’actualité des Municipales. Et une nouvelle erreur de codage s’est reproduite lundi 16 mars au CDE pour le 12/13, avec pour conséquence la non-diffusion de certains JT régionaux par les box. Au lendemain du 1er tour, c’est ballot. Ne pas diffuser, c’est maltraiter. Centralisation toujours, et mauvais coup encore ! L’antenne régionale de Paris Ile-de-France n’en finit plus d’accumuler les mauvais coups. Après le déménagement forcé au Siège, après la réorganisation forcée dans le cadre de Campus, voilà l’expulsion du Studio D. Et la proposition d’occuper le mini-studio de 12 m² du fameux CDE ajoute une couche à la maltraitance infligée à nos collègues. Ils se sont d’ailleurs tous mis en grève pour refuser cette petite mort, quitte à supprimer la soirée électorale du 1er tour. En réponse, la direction ne s’est pas gênée pour diffuser franceinfo, sans aucune explication sur la grève donnée aux téléspectateurs. Invisibiliser, c’est maltraiter. La couverture des Municipales a permis de montrer que France Télévisions et Radio France refusent de se coordonner nationalement. Quelle bonne nouvelle ! Dans plusieurs régions, les collègues de la radio ont préféré s’associer à des médias privés pour leurs débats, quitte à refuser les propositions de partenariats avec France 3. Eux ont rapidement assimilé que la holding ne se fera pas. Pour eux, « Ici », c’est chacun pour soi, et chacun chez soi. Dommage que la direction du Réseau n’ait pas compris qu’il faut arrêter avec « Ici ». Elle vient de déployer tous azimuts les bonnettes bleu ciel utilisées par la radio, pour dénaturer encore plus notre antenne, en supprimant les derniers « 3 » de nos écrans. Débaptiser, c’est maltraiter. Pour finir, revenons sur la réunion qui devait fluidifier les relations sociales entre élus et direction. Cette dernière avait oublié son bidon d’huile, mais pas son sac de sable. En clair, les tensions et les chicaneries vont donc continuer à obstruer le travail des élus. Entraver, c’est maltraiter. Et cela doit cesser.
Paris, le 18 mars 2026
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Déclaration au CSE du réseau France 3 de février 2026
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Monsieur le Président, lors de la 1ère réunion de ce nouveau mandat de CSE, le 9 décembre dernier, vous avez insisté sur la nécessité que les élus et la direction puissent « travailler dans une certaine confiance » car c’est selon vous « le cœur même du dialogue social ». Lors de la réunion de janvier, vous avez appelé de vos vœux que « nous puissions travailler dans la plus grande sérénité possible et surtout dans le respect des uns et des autres » afin d’« essayer de faire avancer les choses de manière positive ». Derrière ce discours d’intention, la réalité est malheureusement assez différente. Depuis plusieurs semaines, les élus à tous les niveaux font l’objet d’une forme de harcèlement administratif et d’un serrage de vis. Restrictions sur les crédits d’heures, réinterprétation unilatérale des accords et des usages remis en cause au mépris de toutes les règles. Ces agissements de la direction, au local comme au national, mobilisent inutilement l’énergie des RP, des élus du CSE, des délégués syndicaux, ils crispent d’emblée le dialogue social et sapent la confiance. Ils donnent le sentiment que la direction veut surtout faire des économies sur ce qu’elle appelle le dialogue social… Si la direction s’engage dans ces attaques tatillonnes, sachez que nous en aurons autant à son endroit. Cela ne ressemble pas aux ingrédients d’un dialogue serein et la CGT n’entend pas laisser faire. Vu l’importance des sujets qui nous attendent dans les mois à venir, France Télévisions a tout intérêt à pouvoir s’appuyer sur des élus efficaces et opérationnels. Faute de ces amortisseurs sociaux, elle prendra de plein fouet la réalité de la dégradation de l’état des salariés de cette entreprise et, compte-tenu du fait qu’elle aura été prévenue à maintes reprises par les élus du personnel et les organisations syndicales, c’est la responsabilité pénale de toute la chaine hiérarchique qui pourrait être engagée.
Paris, le 18 février 2026
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Compte rendu du CSE réseau France 3 de janvier 2026
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Le CSE en bref
Bilan social 2024
Chaque année les élus d’une entreprise de taille importante sont censés donner un avis sur la politique sociale de l’employeur qui se décline en plusieurs thèmes. Le bilan social en est un des éléments. Il représente une photographie assez large des principales données sur la formation, l’absentéisme, l’emploi, la santé, etc. Le problème à France Télévisions, c’est qu’il est fourni aux élus avec un an de retard et des indicateurs obsolètes.
Absentéisme : Après une nette amélioration en 2023, le taux d'absentéisme repart à la hausse, il progresse de 0.6 point chez les PTA et de 0.5 point chez les journalistes. L’année 2024 se distingue également par une forte augmentation des jours d’absence liés aux accidents du travail et de trajet, une évolution particulièrement préoccupante au sein des journalistes (+59 %)
Emploi : Alors que 2023 avait été marquée par une hausse globale des effectifs totaux (+3 %) et une progression notable du nombre de non-permanents au sein du Réseau France 3 (+29.5 %), l'année 2024 se traduit déjà par une baisse et un fort recul des non permanents (-25,6%), au plus bas niveau depuis 2019. Malgré la RCC (rupture conventionnelle collective) et les recrutements de salariés de moins de 30 ans ces dernières années, la tendance reste au vieillissement de la population : 38 % des salariés ont désormais 55 ans et plus, contre 33 % en 2019.
DUERP 2025
Les documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP) sont aussi des documents essentiels de la politique sociale d’une entreprise. Ils sont, eux, dédiés à la prévention des risques tout comme le Papripact (Programme annuel des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail), qui est censé, après l’évaluation des risques, planifier des actions pour les supprimer ou les limiter. Le souci à France 3, c’est que les directeurs régionaux, responsables de ces documents, les considèrent plus comme des obligations administratives que comme de véritables outils de prévention.
Voir l’avis de vos élus au CSE.
Opération Overdrive, objectif : -1 TEVA, tout ça pour ça…
Après la mort lente des éclairagistes, des opérateurs de prise de vue, c’est le tour des techniciens vidéos. Les élus du CSE ont exprimé de vives inquiétudes sur l’impact humain du déploiement de « l’assistant de fabrication » Overdrive, notamment en termes de charge de travail, de transformation des métiers et de risques psychosociaux (stress, surcharge cognitive, perte de repères). L’expert mandaté par le CSE met en avant deux types de scenarii : Un « scénario haut », visant une transformation maîtrisée : amélioration qualité/quantité, maintien des identités régionales, coopération éditorial/technique. Mais il nécessite un pilotage très rigoureux, un accompagnement humain fort, une adhésion des équipes et un soutien massif de la direction, difficilement compatible avec le contexte budgétaire. Un « scénario bas » reposant sur une exploitation maximale de l’automatisation : standardisation, accélération de la production et réduction significative des effectifs, avec un risque élevé d’uniformisation, d’affaiblissement des identités régionales et de baisse de la qualité éditoriale et technique. Aujourd’hui la technique est au service de l’éditorial, demain ce serait l’inverse ! L’éditorial serait contraint par les possibilités de l’automate. Et l’avenir des TEVA dans tout ça ? Chaque antenne du Réseau a évalué les conséquences du déploiement sur l’emploi. Pour certaines, l’outil pousserait à la porte de nombreux CDD et pour d’autres, les TEVA seraient en surnombre et sans avenir professionnel, comme à Reims où le déploiement est prévu dans 6 mois…
BIP d'Arles : Il est urgent d'attendre...
En novembre dernier la direction du Réseau consultait les élus du CSE sur un projet de réouverture du Bureau de proximité d'Arles, fermé depuis 2019. Le projet consistait à redéployer deux postes de deux rédactions différentes et à transformer Arles en un bureau mutualisé, supervisé par les rédactions de France 3 Provence Alpes et de France 3 Languedoc-Roussillon. Les élus ayant estimé nécessaire d’évaluer les impacts de ce projet, ils ont décidé de recourir à un expert habilité. Refroidie par la décision des élus, la direction du réseau régional a décidé de retirer le projet de la consultation. Principales raisons évoquées ; le coût de l'expertise et la période des Municipales qui n’est pas propice à cette réouverture dans les mois qui viennent. Aujourd'hui, la direction évoque trois options pour ce projet qui est « arrêté mais pas abandonné » :
En attendant, le loyer continue d’être payé pour des locaux inoccupés depuis plus de 5 ans. Affaire à suivre.
Tendances budgétaires
Le conseil d’administration de France Télévisions a adopté un budget à l’équilibre, ce qui implique un objectif de 140 M€ d’économie. Comme c’est le cas régulièrement et dans des proportions considérables depuis la mise en place de ce CSE, le Réseau va participer à cet effort. Les détails et les arbitrages entre les régions ne sont pas encore définitifs. Ils seront présentés à la Commission économie et structure du CSE le 20 mars. En attendant, le directeur du Réseau a évoqué les tendances de ce budget pour l’année 2026. Il annonce 13,7 M€ en moins pour le réseau régional par rapport à l’an dernier et 45 ETP en moins sur les effectifs. Toutes les régions seront touchées, plus ou moins selon leur situation et leur potentiel actuel. Sans craindre la contradiction, Christophe Poullain annonce à la fois une sanctuarisation de l’info et des JT, et une augmentation des mutualisations de ces derniers. Les émissions « Enquêtes de régions » et « Dimanche en politique » seront touchées par ces mesures d’économies, mais les PAE et les retransmissions sportives devraient en être épargnées. Pour les locales, une réflexion est en cours, en relation avec la diffusion en TNT, jugée trop chère par rapport au nombre de téléspectateurs touchés. Le directeur confirme qu’un certain nombre d’émetteurs doivent disparaitre, et seront remplacés par une diffusion satellite, mais pas pour 2026. Pour la CGT, la diffusion par TNT, gratuite, moins polluante, et accessible partout sur le territoire doit perdurer pour la diffusion de France Télévisions. Autre mesure d’économie, l’étalement des congés sera plus surveillé, dans l’objectif de faire baisser le taux de remplacement et donc la masse salariale. Il faudra batailler encore plus pour obtenir le remplacement de postes vacants. La direction compte gratter ailleurs pour trouver l’argent. Elle annonce une diminution des émissions fabriquées en externe, une baisse de deux documentaires par région, une volonté de baisser les coûts de production des matinales radio. Pour rappel, la captation vidéo d’une matinale coûte en moyenne 200.000 € par an à France Télévisions, elle est déjà fabriquée en mode low cost, avec des outils automatisés pilotés par un « éditeur visuel », au statut hybride, sous-traité par Radio-France auprès une boite de prod. Delphine Ernotte aurait voulu supprimer ces diffusions à l’audience infime, mais le gouvernement s’y est opposé. Sur l’emploi, la diminution de 45 ETP se traduira par une baisse des contrats pour les non-permanents et les alternants, et des remplacements de postes vacants plus rares. Pour un Réseau déjà à l’os, cette solution n’est pas viable. Moins on fabriquera, plus France 3 se fragilisera. C’est sans doute le projet inavoué de la grande direction pour notre chaine. Nous le combattrons pied à pied, jour après jour.
Immobilier : Présentation du schéma immobilier du réseau régional
A la surprise générale, la direction a souhaité présenter aux nouveaux élus le schéma immobilier du réseau régional, ce schéma que la direction avait longtemps gardé secret et qui avait fini par être dévoilé en 2024. Quoi de neuf depuis ? Dans l’ensemble pas grand-chose. Un simple rappel de l’état des lieux du patrimoine (état des bâtiments, qualités énergétiques, surfaces, localisation, etc.), des grandes orientations immobilières pour le moyen et le long terme, et une mise à jour de l’avancée des projets (rénovations, reconstructions ou relocalisations). De cette présentation « en toute transparence » aux nouveaux élus, ces derniers retiennent que les décisions sur l’aménagement-type d’une station régionale continuent à être prises en haut lieu, c’est-à-dire sans les salariés ni ceux qui les représentent : de l’environnement de travail calqué sur le modèle de Campus (flex office, bureaux partagés, quartiers d’équipes) à la « restauration alternative » (exit les cantines), à la limitation des dimensions de plateau et du nombre des places de stationnement. Quant aux rapprochements avec Radio France, c’est au point mort. On apprend d’ailleurs au détour d’une phrase que le bail du BIP de Mende où devait s’installer un reporter en résidence (RER) a été résilié. Quid de l’annonce de Delphine Ernotte sur la cession d’un actif parisien et un en région (comprendre : la vente d’immeubles) ? L’actif du Réseau n’est pas encore défini selon le directeur des IMG, qui précise la démarche : il s’agit de « sale and leaseback », un principe de vente et relocation, un simple changement de portage financier sans incidence sur le bâtiment donc sur les salariés (mais qui génère une diminution du patrimoine et une charge de loyer à l’avenir pour l’entreprise). Les sites de Nantes et de Lille sont à l’étude pour voir si on peut en tirer du cash dans l’immédiat. « Sur le long terme ce n’est pas forcément intéressant mais on a besoin de cette plus-value rapidement… » reconnait Olivier Guyon-Sangnier… Paris, le 5 février 2026
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Liminaire CGT au CSE Réseau France 3 du 14 janvier 2026
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Une nouvelle année commence avec comme seule perspective un plan d’économies d’une ampleur inégalée à France Télévisions. Le Réseau régional ne sera pas épargné. La direction a envisagé la suppression des matinales qui consomment une grande partie de la capacité d’investissement dans les programmes du Réseau régional, pour un résultat qui reste pour le moins confidentiel. Mais l’État s’y est opposé. Normal, l’idée vient de lui… Alors il va falloir taper ailleurs. Il y aura toujours plus de JT mutualisés, toujours moins d’ETP, des suppressions d’émissions et aucun budget pour les municipales. Beaucoup prient déjà pour que des élections législatives ne tombent pas en même temps que les municipales, car nous n’aurions tout simplement pas les moyens d’assurer notre mission. La suppression potentielle d’émetteurs de proximité pour faire des économies sur la diffusion pourrait impacter la diffusion de nos éditions locales. Le budget dédié aux documentaires baisserait de 10%, la vente de certains de nos bâtiments régionaux serait à l’étude pour renflouer la trésorerie, ce qui aurait pour conséquences de nous appauvrir et d’accentuer nos charges annuelles via le paiement de loyers. C’est dans ce contexte – le plus grand plan d’économies sur une année de l’histoire de France Télévisions – que la direction a décidé d’accélérer le lancement des projets d’entreprise. Réorganisation des directions Antennes-Programmes et Numérique, réorganisations sans préavis du travail à la Fabrique, lancement de Cap Éditions, un projet de grande envergure visant à alléger les modes de fabrication de l’information à France Télévisions, ce qui inclut notamment l’automatisation des régies dans le Réseau régional (Overdrive). Ajoutons à cela le transfert de la fabrication des sujets nationaux et internationaux pour nos éditions régionales à FTR (Vaise), avec un risque de déstabilisation de la fabrication de nos éditions régionales après le fâcheux précédent vécu avec Tempo en 2023. Les salariés de FTR sont en tout cas très inquiets. Qu’il est loin le temps des ambitions de développement des chaines régionales ! Cerise sur le gâteau de ce mirifique tableau, l’appel d’offre sur le maquillage avec la scandaleuse reconduction de Métamorphose, devenue Unichord après un dépôt de bilan calamiteux, une société qui ne respecte pas l’accord collectif des salariées qu’elle exploite, en particulier sur les niveaux de salaire. Un dumping social inacceptable qui pousse certaines postulantes à contester l’appel d’offre. La CGT dénonce le cynisme de la direction qui n’hésite pas, pour grappiller quelques euros, à encourager ces pratiques délictuelles, à écarter des groupements de salariées intermittentes qui ont eu le courage, pour sauver leur emploi, de tenter l’aventure. Alors que la direction a dénoncé notre accord collectif, dernier repère de stabilité pour les salariés dans l’entreprise, une seule chose est sûre pour 2026 : les salariés vont devoir se battre pour sauver leur peau. La CGT sera à leurs côtés sur tous les fronts pour empêcher le naufrage de notre entreprise. Nous en sommes là, à France Télévisions. Bonne année à toutes et tous...
Paris, le 14 janvier 2026
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CSE réseau France 3 des 15 et 16 octobre
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L’opacité, la marque de fabrique de… la Fabrique A l’occasion de l’examen du bilan de l’emploi à la Fabrique, les élus du CSE ont appris, médusés, au détour d'une question, que l’organisation de la DMF avait été modifiée il y a quelques mois, en catimini, sans la moindre consultation des instances. Ainsi, la direction déléguée à la planification, la performance et la régulation de l’activité (DDPPRA), la colonne vertébrale de la réforme de 2017 aurait disparu le 1er mai. Il s’agit, une nouvelle fois, d’une entrave manifeste aux prérogatives des CSE. Quels ont été les impacts de cette réorganisation sur les salariés, sur leurs conditions de travail et sur l’activité ? Personne ne le sait, aucune analyse et étude n’a été présentée aux élus.
Bilan social : peut (encore et toujours) mieux faire Cette année encore, le bilan social n’est présenté aux élus qu’à l’automne, alors que la loi prévoit que les CSE rendent leur avis avant la fin avril. France Télévisions est encore et toujours hors des clous. En outre, les débats ont révélé que bon nombre de données sont fausses car les chiffres sont lacunaires depuis de nombreuses années, ou n’ont pas été remontés. On est en plein amateurisme. Le CSE central a diligenté une expertise sur la politique sociale de France Télévisions, avec un focus sur le réseau régional. Les élus demandent à bénéficier de la restitution du travail de l’expert avant de rendre leur avis. Ils souhaitent également un focus sur la situation de la Fabrique qui n’apparait nulle part dans le document, écartelée entre le Siège et le Réseau.
Compression des effectifs : le goutte à goutte permanent et sournois Depuis de nombreuses années, la direction supprime les effectifs d’année en année, sans jamais en mesurer les conséquences, en évaluer les impacts sur l’organisation, les conditions de travail, la charge de travail et au final sur l’activité. Alors que la situation est devenue extrêmement tendue dans les antennes, que l’activité s’est appauvrie, les élus ont tapé du poing sur la table et ont saisi au 1er semestre la justice, qui leur a donné raison : France Télévisions a obligation de consulter les instances sur la compression des effectifs. L’experte mandatée par le CSE a relevé l’absence de débat sur la question du travail au sein des antennes, l’absence de politique de gestion des parcours professionnels, l’absence de vision explicitée de l’avenir et de projet organisationnel, le sentiment de dissimulation sur les intentions, largement partagé par de nombreux salariés. Elle estime indispensable de sécuriser les collectifs en leur donnant une vision claire de l’avenir. Là encore ses préconisations sont passées au-dessus d’un directeur du Réseau qui répète que la contrainte des ETP s’impose à la direction. Un peu court.
Situation financière : c’est encore le Réseau qui fait les économies Les années se succèdent et se ressemblent. Cette année encore, c’est le Réseau qui a largement contribué aux économies drastiques imposées à France Télévisions, suite aux coupes de ses financements. A fin juin, le Réseau avait déjà économisé 14 M€, en réduisant l’activité notamment. Cela permet à France Télévisions de complaire à sa malveillante tutelle, en affichant un déficit moins important que prévu.
Santé au travail : triste tableau Bilan annuel des psychologues du travail, bilan des assistantes sociales, bilan des médecins du travail, bilan de l’absentéisme… Tout concorde à dessiner une dégradation globale de la santé psychique des salariés au sein du réseau régional. L’entreprise se montre incapable d’inverser la tendance.
Site internet ici.fr : du flou et des risques C’est désormais présenté comme une issue incontournable : à moyen terme, les contenus régionaux de France 3 seront publiés sur le futur site internet ici.fr. La direction estime que cela devrait aboutir à peu près dans un an, précisant que le plan de gouvernance éditorial reste à construire, les premières réunions démarrant seulement. Entre temps, Radio France devra avoir basculé de l’URL francebleu vers l’URL ici, fin avril 2026, après les municipales. Ce projet est une menace pour l’audience du site franceinfo.fr car les contenus régionaux en représentent 40%. Le basculement de ces contenus provoquera mécaniquement un effondrement vertigineux. Pourquoi prendre un tel risque ? « Avoir un site pour l’info nationale/internationale avec franceinfo d’un côté et un site de la proximité avec Ici de l’autre, c’est pas déconnant » répond Delphine Vialanet, la directrice de la proximité. Pour prévenir cette chute brutale d’audience, la directrice évoque vaseusement l’hypothèse d’une passerelle entre ici et franceinfo ou encore le renforcement des contenus nationaux et internationaux. En attendant l’existence réelle d’un site commun, depuis un an les coordinateurs numériques centraux publient sur le site de francebleu.fr des papiers issus de sujets des locales de France 3. Dix papiers en semaine, 5 le week-end ou les jours fériés, qui sont la retranscription de reportages télé, avec la vidéo d’origine intégrée dans l’article. Depuis le 5 octobre, ce travail est censé être réparti entre les contributeurs web des différentes antennes, mais pour des raisons techniques liées à l’utilisation de logiciels différents entre France 3 (PIC) et Radio France (Atlas) ce n’est toujours pas le cas. Cette initiative pose pas mal de questions en termes de responsabilité éditoriale et légale (on demande à des journalistes de FTV d’aller publier sur le site de France Bleu dont la directrice de publication est Sibyle Veil), en termes de ligne éditoriale, de coordination éditoriale, de droits d’auteurs, de propriété intellectuelle, etc. Là encore, les réponses de Delphine Vialanet, la directrice de la proximité, ont été creuses et approximatives. Elle renvoie à un retour d’expérience qui doit être fait par les équipes impliquées dans les antennes. Une fois encore on met en place des process sans en avoir évalué les impacts. Le logiciel Atlas est peu adapté à la publication de la vidéo mais de toutes façons, la visite des pages web régionales de france 3 montre que la promesse du renforcement de la vidéo sur nos sites n’est pas une réalité. Nos publications, y compris sur les réseaux sociaux, relèvent essentiellement de l’écrit et ne valorisent pas nos savoir-faire en termes d’image animée. Par ailleurs, on n’a pas progressé sur l’identification de la nature des contenus (info/hors info) et de la qualité des producteurs de contenu. France télévisions refuse obstinément d’indiquer si l’auteur est journaliste, éditeur web, travaillant pour la com ou pour les programmes, entretenant une confusion dans l’optique, sans doute, de tout faire faire à tout le monde, au détriment des principes professionnels.
Prudente, Delphine Vialanet ne semble pas pleinement au courant de la situation. Elle évoque simplement les dispositifs à l’œuvre actuellement. La modération globale est confiée à un sous-traitant, la société Netino, qui assure une veille 24h/24 mais qu’il faut, apparemment, alerter quand on publie un contenu qu’on juge « sensible » afin qu’il y ait un suivi renforcé. Delphine Vialanet évoque également ponctuellement la responsabilité de l’auteur du post dans la modération de sa publication, ce qui n’apparait pas sérieusement soutenable en termes d’organisation et de charge de travail.
Documentalistes : la mise sous tutelle L’inquiétude grandit dans la profession des documentalistes, dans le contexte de déploiement de l’intelligence artificielle. Déjà à l’Ina, l’introduction de cette nouvelle technologie susceptible de menacer la profession provoque de forts remous en interne. A France 3, des directions ont eu des propos inquiétants, en annonçant qu’elles ne remplaçaient pas certains postes de doc prétendument devenus obsolètes. En central, la direction a beau nier, le mal est fait. En outre, la direction du Réseau a chargé un responsable d’édition, Emmanuel Kauffmann, d’une mission d’état des lieux sur les documentalistes en région. Une approche pour le moins inopportune, où l’on charge le client (la rédaction) de parler au nom de la profession des documentalistes. Auparavant, les documentalistes avaient une coordinatrice nationale, Marie-Laure Piron. Elles réclament la nomination d’un ou une remplaçant-e, parmi leurs pairs, pour les représenter.
Sur le sujet des élections, deux documentalistes ont été désignés – par la direction là encore – pour rejoindre comme référents la cellule élection à la direction de l’info des régions, en vue des élections municipales. Il s’agit de Julien Leroy (Toulouse) et de Stéphanie Maréchal (Amiens). BIP d’Auch : la plus grande escroquerie de l’annéeDepuis plusieurs mois, la direction de France 3 Occitanie travaille à l’ouverture, par redéploiement de journalistes, d’un nouveau BIP (bureau d’information de proximité) à Auch, dans le Gers. Sur le fond, le projet a du sens : il permettra une meilleure couverture de cette vaste zone rurale, éloignée de Toulouse. Sur la forme, le projet présenté en juin aux élus a recueilli leur aval. Voilà une affaire rondement menée. C’était sans compter sur la direction de l’immobilier de France Télévisions qui a retoqué le projet après coup, au motif que le local serait trop grand, que ça ne correspondrait ni aux ratios de mètres carrés par salarié, ni au « schéma directeur immobilier » élaboré en chambre et hors-sol par ces mêmes « éminences ». On a bien compris que l’enjeu était avant tout de gratter un peu de loyer sur le dos des salariés. Du coup, la direction du Réseau est revenue devant le CSE avec une nouvelle copie. Là où le projet approuvé par les élus prévoyait une superficie de 77 m2 (dont un plateau de 50 m2 à l’étage et un espace douche au rez-de-chaussée), la nouvelle version caviardée ne prévoit plus que 35 m2 aménagés en openspace avec faux coin cuisine/détente donnant sur les bureaux et le point d’ingest. Bonjour la détente... Exit la douche, « ça n’est pas une obligation du schéma directeur », ânonne comme une IA le directeur de l’exploitation du Réseau Mickael Friederich, toujours dans les bons coups. En fait, la direction de l’immobilier n’a aucun scrupule à dégrader le cadre de travail des équipes de terrain (dont elle ignore tout) pour économiser 150 malheureux euros de loyer mensuel. Les élus se sont permis de comparer cela à ce que coûtent bon nombre de privilèges en haut-lieu… La morale de l’histoire, c’est le message adressé aux directions régionales : elles n’ont aucune autonomie, aucun pouvoir, elles sont juste là pour exécuter sans moufter les instructions venues d’en haut. Voilà qui va doper l’initiative et les projets...
A venir
Vos élus au CSE
Karine Cévaër (Rennes), Jean-Hervé Guilcher, secrétaire du CSE (Brest), Claire Lacroix (Marseille), Laurent Maas (Nancy), Pierre Mouchel (Bordeaux), Thierry Pujo (Limoges), Anne-Sophie Saboureau (Lyon) et Élisabeth Theuil (Clermont-Ferrand).
Rabéa Chakir-Trébosc (Bordeaux), Delphine Collin (Limoges), Danilo Commodi (Le Havre), Annette Despretz (Marseille), Laurent Faure (La Fabrique, Toulouse), Chantal Frémy (Toulouse), William Maunier (Metz), Pascal Percie du Sert (La Fabrique, Lyon) et Sylvie Samson (Orléans).
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Liminaire CGT au CSE Réseau France 3 du 9 décembre
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Aucun compromis face à l’extrême droite
L’ouverture de cette mandature se tient dans un contexte inédit et particulièrement grave :
Face à de tels enjeux, La CGT est déterminée à jouer son rôle dans cette instance qui a plus que jamais besoin de clarté vis-à-vis des ennemis de l’Audiovisuel Public en général, et plus précisément face au risque de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Les propositions qui seront faites ce jour sont les conséquences de cette situation grave. Dans ce contexte, nous estimons que les prises de position du syndicat FO sont ambiguës vis-à-vis des idées d’extrême droite, il suffit notamment de lire les déclarations de l’un de ses représentants dans le JDD, le JD News ou Valeurs actuelles. La CGT a demandé aux dirigeants de Force Ouvrière de clarifier la position de leur syndicat, mais ils ont refusé au prétexte que leur organisation serait apolitique. Peut-on réellement être neutre face à ceux qui veulent la mort de l’audiovisuel public, d’une information indépendante et pluraliste, ceux qui prônent le racisme et la préférence nationale ? Dans ces conditions, les syndicats CGT, CFDT, SNJ et SUD ont donc décidé en conscience de ne pas partager avec Force Ouvrière les responsabilités au sein du CSE du Réseau France 3. Nous ne pouvons pas accepter la moindre ambiguïté sur ces sujets-là. Il s’agit d’une décision politique forte qui entend répondre à l’urgence de la situation et au danger de l’accession de l’extrême droite au pouvoir en 2027, voire avant. Les élus FO au CSE du Réseau France 3 ont protesté car ils se défendent individuellement de ne pas être d’extrême droite. Nous leur en faisons le crédit, à eux de remonter cette problématique dans les instances centrales de leur syndicat, afin de clarifier sa position. La position politique adoptée par les organisations CGT, CFDT, SNJ et SUD vaut pour toute l’entreprise et évidemment cela a des conséquences, en miroir, au CSE du Siège, malgré les propositions d’alliance de FO qui s’est finalement tourné vers la CGC. Malgré cette position politique, les syndicats majoritaires du CSE du Réseau France 3 respecteront le vote local des électeurs et ils désigneront, en vertu de règles de calcul fondées sur l’audience syndicale locale, des RP FO. La CGT tient à rappeler un des principes moteurs de notre action syndicale : La « double besogne » : la défense des revendications immédiates et quotidiennes des travailleur·ses, alliée à un objectif plus large de transformation d'ensemble de la société. C’est pourquoi, si notre syndicat n’affiche pas de positions politiques, le contexte politique s’impose : L’extrême droite ne respecte pas les principes républicains fondamentaux de la nation, liberté-égalité-fraternité. La transformation qu’ils prônent va à l’encontre de nos idéaux. Nous l’affirmons solennellement, la lutte contre les idées d’extrême droite ne peut souffrir de compromis.
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CSE réseau France 3 des 15 et 16 octobre
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L’opacité, la marque de fabrique de… la Fabrique A l’occasion de l’examen du bilan de l’emploi à la Fabrique, les élus du CSE ont appris, médusés, au détour d'une question, que l’organisation de la DMF avait été modifiée il y a quelques mois, en catimini, sans la moindre consultation des instances. Ainsi, la direction déléguée à la planification, la performance et la régulation de l’activité (DDPPRA), la colonne vertébrale de la réforme de 2017 aurait disparu le 1er mai. Il s’agit, une nouvelle fois, d’une entrave manifeste aux prérogatives des CSE. Quels ont été les impacts de cette réorganisation sur les salariés, sur leurs conditions de travail et sur l’activité ? Personne ne le sait, aucune analyse et étude n’a été présentée aux élus.
Bilan social : peut (encore et toujours) mieux faire Cette année encore, le bilan social n’est présenté aux élus qu’à l’automne, alors que la loi prévoit que les CSE rendent leur avis avant la fin avril. France Télévisions est encore et toujours hors des clous. En outre, les débats ont révélé que bon nombre de données sont fausses car les chiffres sont lacunaires depuis de nombreuses années, ou n’ont pas été remontés. On est en plein amateurisme. Le CSE central a diligenté une expertise sur la politique sociale de France Télévisions, avec un focus sur le réseau régional. Les élus demandent à bénéficier de la restitution du travail de l’expert avant de rendre leur avis. Ils souhaitent également un focus sur la situation de la Fabrique qui n’apparait nulle part dans le document, écartelée entre le Siège et le Réseau.
Compression des effectifs : le goutte à goutte permanent et sournois Depuis de nombreuses années, la direction supprime les effectifs d’année en année, sans jamais en mesurer les conséquences, en évaluer les impacts sur l’organisation, les conditions de travail, la charge de travail et au final sur l’activité. Alors que la situation est devenue extrêmement tendue dans les antennes, que l’activité s’est appauvrie, les élus ont tapé du poing sur la table et ont saisi au 1er semestre la justice, qui leur a donné raison : France Télévisions a obligation de consulter les instances sur la compression des effectifs. L’experte mandatée par le CSE a relevé l’absence de débat sur la question du travail au sein des antennes, l’absence de politique de gestion des parcours professionnels, l’absence de vision explicitée de l’avenir et de projet organisationnel, le sentiment de dissimulation sur les intentions, largement partagé par de nombreux salariés. Elle estime indispensable de sécuriser les collectifs en leur donnant une vision claire de l’avenir. Là encore ses préconisations sont passées au-dessus d’un directeur du Réseau qui répète que la contrainte des ETP s’impose à la direction. Un peu court.
Situation financière : c’est encore le Réseau qui fait les économies Les années se succèdent et se ressemblent. Cette année encore, c’est le Réseau qui a largement contribué aux économies drastiques imposées à France Télévisions, suite aux coupes de ses financements. A fin juin, le Réseau avait déjà économisé 14 M€, en réduisant l’activité notamment. Cela permet à France Télévisions de complaire à sa malveillante tutelle, en affichant un déficit moins important que prévu.
Santé au travail : triste tableau Bilan annuel des psychologues du travail, bilan des assistantes sociales, bilan des médecins du travail, bilan de l’absentéisme… Tout concorde à dessiner une dégradation globale de la santé psychique des salariés au sein du réseau régional. L’entreprise se montre incapable d’inverser la tendance.
Site internet ici.fr : du flou et des risques C’est désormais présenté comme une issue incontournable : à moyen terme, les contenus régionaux de France 3 seront publiés sur le futur site internet ici.fr. La direction estime que cela devrait aboutir à peu près dans un an, précisant que le plan de gouvernance éditorial reste à construire, les premières réunions démarrant seulement. Entre temps, Radio France devra avoir basculé de l’URL francebleu vers l’URL ici, fin avril 2026, après les municipales. Ce projet est une menace pour l’audience du site franceinfo.fr car les contenus régionaux en représentent 40%. Le basculement de ces contenus provoquera mécaniquement un effondrement vertigineux. Pourquoi prendre un tel risque ? « Avoir un site pour l’info nationale/internationale avec franceinfo d’un côté et un site de la proximité avec Ici de l’autre, c’est pas déconnant » répond Delphine Vialanet, la directrice de la proximité. Pour prévenir cette chute brutale d’audience, la directrice évoque vaseusement l’hypothèse d’une passerelle entre ici et franceinfo ou encore le renforcement des contenus nationaux et internationaux. En attendant l’existence réelle d’un site commun, depuis un an les coordinateurs numériques centraux publient sur le site de francebleu.fr des papiers issus de sujets des locales de France 3. Dix papiers en semaine, 5 le week-end ou les jours fériés, qui sont la retranscription de reportages télé, avec la vidéo d’origine intégrée dans l’article. Depuis le 5 octobre, ce travail est censé être réparti entre les contributeurs web des différentes antennes, mais pour des raisons techniques liées à l’utilisation de logiciels différents entre France 3 (PIC) et Radio France (Atlas) ce n’est toujours pas le cas. Cette initiative pose pas mal de questions en termes de responsabilité éditoriale et légale (on demande à des journalistes de FTV d’aller publier sur le site de France Bleu dont la directrice de publication est Sibyle Veil), en termes de ligne éditoriale, de coordination éditoriale, de droits d’auteurs, de propriété intellectuelle, etc. Là encore, les réponses de Delphine Vialanet, la directrice de la proximité, ont été creuses et approximatives. Elle renvoie à un retour d’expérience qui doit être fait par les équipes impliquées dans les antennes. Une fois encore on met en place des process sans en avoir évalué les impacts. Le logiciel Atlas est peu adapté à la publication de la vidéo mais de toutes façons, la visite des pages web régionales de france 3 montre que la promesse du renforcement de la vidéo sur nos sites n’est pas une réalité. Nos publications, y compris sur les réseaux sociaux, relèvent essentiellement de l’écrit et ne valorisent pas nos savoir-faire en termes d’image animée. Par ailleurs, on n’a pas progressé sur l’identification de la nature des contenus (info/hors info) et de la qualité des producteurs de contenu. France télévisions refuse obstinément d’indiquer si l’auteur est journaliste, éditeur web, travaillant pour la com ou pour les programmes, entretenant une confusion dans l’optique, sans doute, de tout faire faire à tout le monde, au détriment des principes professionnels.
Prudente, Delphine Vialanet ne semble pas pleinement au courant de la situation. Elle évoque simplement les dispositifs à l’œuvre actuellement. La modération globale est confiée à un sous-traitant, la société Netino, qui assure une veille 24h/24 mais qu’il faut, apparemment, alerter quand on publie un contenu qu’on juge « sensible » afin qu’il y ait un suivi renforcé. Delphine Vialanet évoque également ponctuellement la responsabilité de l’auteur du post dans la modération de sa publication, ce qui n’apparait pas sérieusement soutenable en termes d’organisation et de charge de travail.
Documentalistes : la mise sous tutelle L’inquiétude grandit dans la profession des documentalistes, dans le contexte de déploiement de l’intelligence artificielle. Déjà à l’Ina, l’introduction de cette nouvelle technologie susceptible de menacer la profession provoque de forts remous en interne. A France 3, des directions ont eu des propos inquiétants, en annonçant qu’elles ne remplaçaient pas certains postes de doc prétendument devenus obsolètes. En central, la direction a beau nier, le mal est fait. En outre, la direction du Réseau a chargé un responsable d’édition, Emmanuel Kauffmann, d’une mission d’état des lieux sur les documentalistes en région. Une approche pour le moins inopportune, où l’on charge le client (la rédaction) de parler au nom de la profession des documentalistes. Auparavant, les documentalistes avaient une coordinatrice nationale, Marie-Laure Piron. Elles réclament la nomination d’un ou une remplaçant-e, parmi leurs pairs, pour les représenter.
Sur le sujet des élections, deux documentalistes ont été désignés – par la direction là encore – pour rejoindre comme référents la cellule élection à la direction de l’info des régions, en vue des élections municipales. Il s’agit de Julien Leroy (Toulouse) et de Stéphanie Maréchal (Amiens). BIP d’Auch : la plus grande escroquerie de l’annéeDepuis plusieurs mois, la direction de France 3 Occitanie travaille à l’ouverture, par redéploiement de journalistes, d’un nouveau BIP (bureau d’information de proximité) à Auch, dans le Gers. Sur le fond, le projet a du sens : il permettra une meilleure couverture de cette vaste zone rurale, éloignée de Toulouse. Sur la forme, le projet présenté en juin aux élus a recueilli leur aval. Voilà une affaire rondement menée. C’était sans compter sur la direction de l’immobilier de France Télévisions qui a retoqué le projet après coup, au motif que le local serait trop grand, que ça ne correspondrait ni aux ratios de mètres carrés par salarié, ni au « schéma directeur immobilier » élaboré en chambre et hors-sol par ces mêmes « éminences ». On a bien compris que l’enjeu était avant tout de gratter un peu de loyer sur le dos des salariés. Du coup, la direction du Réseau est revenue devant le CSE avec une nouvelle copie. Là où le projet approuvé par les élus prévoyait une superficie de 77 m2 (dont un plateau de 50 m2 à l’étage et un espace douche au rez-de-chaussée), la nouvelle version caviardée ne prévoit plus que 35 m2 aménagés en openspace avec faux coin cuisine/détente donnant sur les bureaux et le point d’ingest. Bonjour la détente... Exit la douche, « ça n’est pas une obligation du schéma directeur », ânonne comme une IA le directeur de l’exploitation du Réseau Mickael Friederich, toujours dans les bons coups. En fait, la direction de l’immobilier n’a aucun scrupule à dégrader le cadre de travail des équipes de terrain (dont elle ignore tout) pour économiser 150 malheureux euros de loyer mensuel. Les élus se sont permis de comparer cela à ce que coûtent bon nombre de privilèges en haut-lieu… La morale de l’histoire, c’est le message adressé aux directions régionales : elles n’ont aucune autonomie, aucun pouvoir, elles sont juste là pour exécuter sans moufter les instructions venues d’en haut. Voilà qui va doper l’initiative et les projets...
A venir
Vos élus au CSE
Karine Cévaër (Rennes), Jean-Hervé Guilcher, secrétaire du CSE (Brest), Claire Lacroix (Marseille), Laurent Maas (Nancy), Pierre Mouchel (Bordeaux), Thierry Pujo (Limoges), Anne-Sophie Saboureau (Lyon) et Élisabeth Theuil (Clermont-Ferrand).
Rabéa Chakir-Trébosc (Bordeaux), Delphine Collin (Limoges), Danilo Commodi (Le Havre), Annette Despretz (Marseille), Laurent Faure (La Fabrique, Toulouse), Chantal Frémy (Toulouse), William Maunier (Metz), Pascal Percie du Sert (La Fabrique, Lyon) et Sylvie Samson (Orléans).
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Le jeudi 3 octobre, dans le journal de 20h, Anne-Sophie Lapix s’excusait à l’antenne de la bourde de la veille. 




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