Les multiples maux des JRI de la rédaction nationale
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L’année a très mal commencé pour le service JRI de la rédaction nationale. Un beau matin, sans concertation, la direction de l’information annonçait qu’elle décidait de stopper les tournages sport pour les confier à des prestataires extérieurs. La mobilisation des salariés et des organisations syndicales a fait reculer la direction. Le projet est suspendu. Les lamentables décisions de ce début d’année de la direction de l’information, le gel le temps d’un CSE la collaboration historique des JRI de la rédaction nationale aux émissions des sports, puis en réponse et s’engouffrant dans la brèche, la décision de la direction des sports de les remplacer par des JRI prestataires, auront au moins permis à l’occasion du CSE extraordinaire consacré à la question de mettre à nu la situation alarmante du service JRI de la rédaction nationale.
La souffrance du JRI à la rédaction nationale Les maux des JRI sont multiples. Certains sont classiques et inhérents à ce noble métier. Le plus connu se résume à trois lettres : TMS (troubles musculo-squelettique). Le port de charge, du matériel et de la caméra, au fil des ans et des tournages laisse des cicatrices. L’allègement récent des moyens de tournages est un écran de fumée : des JRI développent précocement aujourd’hui des TMS. Le rythme des tournages s’est accéléré, les bousculades dans les meutes de médias sur les évènements sont devenues le quotidien… Globalement, les JRI souffrent d’une dégringolade de qualité de leurs conditions de travail : rétrécissement général des temps de tournages ; aller-retour dans la journée, les conditions de voyage dans des TGV de plus en plus bondés se sont gravement détériorées, souvent l’équipe ne voyage pas ensemble dans la même voiture, ce qui reporte la charge et la responsabilité d’une grande partie du matériel sur le seul JRI. Malgré les alertes régulières sur le sujet, la direction n’agit pas ou peu. Mais un mal plus insidieux a fait son nid et ronge de l’intérieur bon nombre de JRI, même si un certain nombre ont la chance de ne pas en souffrir. Pour le moment… Aujourd’hui, l’activité du JRI s’est considérablement appauvrie. Cela s’est fait progressivement, et de multiples facteurs en sont la cause :
La fusion aggrave la situation Depuis la disparition des éditions de la 3, c’est la catastrophe. Pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de travailler pour les Magazines ou les Sports, ce ne sont pas les quelques dossiers qui restent à tourner, dont personne ne sait quand ni où ils sont diffusés, qui vont remettre la jauge au bon niveau. Dans ce contexte, enlever le pain des sports de la bouche des JRI est une hérésie et un nouvel acte de maltraitance des salariés.
Sanctuariser Il faut sanctuariser la collaboration aux magazines et aux Sports. La direction doit s’y engager. Abandonner les « quotas » et le recours aux prestataires. Il faut aussi sanctuariser la collaboration des JRI de la rédaction nationale aux éditions régionales et renforcer la visibilité des sujets qui y sont produits. Mais on ne pourra pas faire l’impasse sur une révision profonde de l’éditorial et de la manière de fabriquer nos journaux. Renoncer à un micro-trottoir pour permettre à un JRI de faire un tournage aux sports par exemple. Il faut repenser la place des JRI dans la rédaction nationale. Les associer aux décisions éditoriales en les intégrant pourquoi pas dans les services, à l’image de ce qui se fait en région Le temps n’est plus à la quantité mais à la qualité. Il faut aussi « déclanifier » les périmètres et permettre à toutes et tous de faire régulièrement des missions longues, des missions à l’étranger, des tournages magazine ou sport. Il faut pouvoir offrir aux JRI une mobilité professionnelle. Cela passe par la mise en place d’un plan de carrière pour chaque JRI, qui tienne compte de la pénibilité et des spécificités de la fonction. La compétence complémentaire est un outil intéressant. Mais il ne doit pas être le seul, surtout si, pour la direction, c’est un moyen de fusionner 2 ETP. Sur ce thème, la CGT met en garde celles et ceux qui seraient tentés de profiter de la situation pour inventer des polyvalences pseudo libératrices mais qui ne feraient qu’aggraver l’aliénation. La CGT appelle la direction à associer les organisations syndicales et les élus à un plan d’action pour sauver les JRI de la rédaction nationale. La CGT est engagée de toute ses forces dans la défense du métier de JRI. Au siège, comme en Outre-Mer et dans le Réseau.
Paris, le 05 février 2025
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Votre santé au travail - La CGT FTV lance une permanence régulère santé-harcèlement
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Depuis de longues années, la santé au travail est l’un des principaux chevaux de bataille de la CGT à France Télévisions. Face aux déficiences de la direction dans le traitement de ce sujet, à son manque de neutralité, à l’opacité du nouveau dispositif anti-harcèlement lancé par la DRH et à l’explosion des risques professionnels, notamment psycho-sociaux, nous nous devions de réagir et d’amplifier nos moyens de défense des salariés.
La CGT a donc décidé de mettre en place une ligne téléphonique santé-harcèlement pour répondre à toutes vos questions, vous conseiller, vous orienter et vous accompagner si besoin.
Ainsi, vous pouvez désormais contacter par téléphone en toute confidentialité nos élu·e·s spécialisé·e·s.
Premières permanences le 3 et le 10 février de 14h à 18h
Si vous ne pouvez pas appeler lors des permanences ou si les lignes répondent occupées, n’hésitez pas à laisser un message et vos coordonnées afin que vous soyez rappelé·e·s.
Autre possibilité, envoyez un mail à l’adresse suivante :
Tout appel ou mail reste confidentiel. Paris, le 3 février 2025
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Préavis de grève à la Fabrique - Appel à la grève maintenu
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La direction de FTV a tenté de désamorcer l’élargissement de la mobilisation aux régies du Siège en réunissant le 30 janvier les syndicats du Siège et du Réseau. Un drôle de format de réunion, au cours de laquelle la direction dit vouloir le dialogue et l’apaisement, mais ne fait que de la pédagogie sur son projet. Nous n’aurions pas bien compris tout le bien fondé de cette réforme...
Ouverture du dialogue ? Les syndicats CGT et CFDT sont évidemment pour sortir de ce conflit et prêts à s’engager avec les salariés dans une discussion constructive, mais pas le dos au mur d’un projet de restructuration. Nous avons demandé que le projet Vidéo mobile soit suspendu pour pouvoir mettre en place une discussion sur un projet plus global d’évolution des moyens techniques à la fabrique, concernant autant la Vidéo mobile que les régies du Siège. La perche a été tendue, mais la direction n’a pas su la saisir. La direction dit regretter l’impact du mouvement social en cours mais reste à ce stade vissée sur son projet. Des scénarios alternatifs auraient été étudiés à la Direction des Moyens de Fabrication, mais ce ne sont que des paroles sans aucun élément concret à nous présenter. Le préavis de grève est donc maintenu et nous appelons tous les salarié-e-s de la fabrique à la mobilisation ce 31 janvier. Le conflit est loin de se terminer.
Droit de grève Il semblerait que la direction soit en train de tenter de durcir le droit de grève dans les régies. Les règles sont pourtant claires. La réorganisation du travail est possible, mais avec certaines limites. Selon notre accord collectif, « Dans l’hypothèse d’un décalage de vacation après la veille à 10 heures, après concertation avec le salarié, les heures initialement planifiées et non effectuées n’entrent pas dans le décompte du temps de travail effectif mais sont indemnisées à 125% du taux de salaire horaire. » L’employeur a donc d’abord obligation de prendre le temps de mener à bien une concertation avec chaque salarié concerné à propos du décalage de sa vacation occasionnée par la réorganisation du travail. Et les heures décalées doivent être indemnisée à 125%. Si cette réorganisation ne convient pas au salarié, libre à lui de se mettre en grève. En cas d’entrave au droit des salariés, n’hésitez pas à saisir nos Délégués Syndicaux.
Paris, le 30 janvier 2025
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Budget FTV 2025 - La descente aux enfers
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Fin 2024, le gouvernement Barnier a imposé d’énormes économies à l’audiovisuel public pour l’année 2025. Pour France Télévisions, il s’agissait d’une baisse de ressources de 86 M€. C’est sur cette base que le budget 2025 a été adopté par le Conseil d’Administration (CA) de l’entreprise en décembre 2024.
Une neutralité qui questionne La représentante CGT au CA de FTV a voté contre ce budget, ce qui n’est pas le cas du représentant des salariés d’un autre syndicat qui s’est abstenu. Une étrange neutralité vu les niveaux d’économies prévus par ce budget ! En effet, la direction entend encore économiser 60 M€, ce qui va directement impacter la masse salariale, les ETP et en cascade les conditions de travail des salariés. Nous en voyons les premiers effets sur le terrain : JT mutualisés dans le réseau régional, nombre d’équipes réduit, raccourcissement des éditions locales 1/3 de l’année, tentative d’externalisation de l’activité des JRI qui travaillent pour la rédaction des sports ou encore la restructuration de la vidéo mobile. Toutes ces mesures n’ont qu’un seul objectif : réduire les coûts. Et on n’a pas encore découvert toutes les intentions de la direction !
Comment résoudre le déficit annoncé ? Le budget adopté prévoit également un déficit d’exploitation de 50 M€. Qui va devoir payer l’addition l’année prochaine quand il faudra combler ce trou abyssal ? En théorie, l’État a l’obligation de recapitaliser l’entreprise, le fera-t-il ? On peut en douter quand on voit les positions de la ministre de la Culture pour qui cette trajectoire budgétaire est simplement « exigeante ». Au-delà du fait qu’elle ment ouvertement aux représentants du personnel qu’elle rencontre et même devant la commission Culture de l’Assemblée nationale quand elle ose dire que les syndicats de l'Audiovisuel Public soutiennent son projet, on ne peut pas piloter l’avenir de l’audiovisuel public avec des slogans. Le culot ne permet pas tout. Il nous manque des réponses précises. Dire que mettre en place une holding ou une fusion des entreprises a pour but de rendre l’audiovisuel public plus fort est une formule creuse sans éléments probants, bien au contraire. Pour la CGT ce qui est clair, c’est que le rapprochement envisagé de nos entreprises publiques vise d’abord et avant tout à réaliser des économies sur le dos des salariés, de leurs conditions de travail, de l’emploi et de l’activité interne. La Présidente de FTV l’a évoqué devant cette même commission Culture de l’Assemblée nationale comme étant une solution à nos problèmes budgétaires. Et la ministre ajoute que « Dans ce contexte, cette réforme est d’autant plus nécessaire ». Concrètement, la mise en place d’une holding s’accompagnera d’une chasse aux postes en doublon et de la remise en cause de la couverture conventionnelle des salariés (temps de travail, congés, prime d’ancienneté, métiers, montants des indemnités de licenciement, etc.). Rien à voir avec un renforcement de l'Audiovisuel Public.
Budget 2025 version 2 : une aggravation de la situation ? Alors que le tableau était déjà particulièrement inquiétant, le gouvernement Bayrou a proposé au Sénat d’aggraver encore la baisse du financement de l'Audiovisuel Public. Les sénateurs –majoritairement à droite – ont cependant décidé « généreusement » de limiter cette nouvelle baisse à 15 M€, soit quand même 10 M€ supplémentaires qui échappent à France Télévisions. Si on calcule bien, on en serait désormais à 96 M€ de financement en moins en 2025. Où va-t-on désormais chercher les économies ? Quel impact sur les projet interne ? Va-t-on mettre à contribution les producteurs privés qui pour le moment sont épargnés par la direction de l’entreprise ? Le 30 janvier 2025 une Commission Mixte Paritaire (CMP) Assemblée nationale / Sénat se réunira pour trouver un accord sur le projet de loi de finances concernant les crédits de la Culture. La CGT de FTV demande que les parlementaires annulent les baisses de financement qui pèsent sur l'Audiovisuel Public. Tous ceux qui valideraient un budget avec une telle purge devront l’assumer.
Conflits sociaux en perspective La situation est actuellement très tendue à FTV avec des mouvements sociaux qui s’installent dans la durée et qui vont s’amplifier si les attaques contre les salariés et leur outil de travail continuent. C’est la promesse que nous faisons à la ministre de la Culture et à la direction de notre entreprise si la situation n’est pas rapidement révisée. Nous n’accepterons pas que les salariés soient les variables d’ajustements de choix politiques d’austérité.
Paris le 29 janvier 2025
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Préavis de grève à la Fabrique 31 janvier 2025
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La direction de la fabrique engage une nouvelle phase de restructuration des activités à travers des projets technologiques sans associer les personnels.
Courant 2024, elle annonce un projet de renouvellement des régies du siège en engageant une procédure d’information et consultation du CSE du siège sur une phase 1 qui ne donne aucune information sur les conséquences du projet sur l’emploi et les méthodes de travail envisagées mais rendant le projet inéluctable.
En décembre 2024, la direction annonce une restructuration de la flotte vidéo mobile visant à supprimer les cars de Marseille et Rennes et à reclasser les salariés de ces cars sur les 4 autres cars vidéo mobile, explosant ainsi les collectifs de travail. Avec pour objectif une rotation des personnels sur les différents cars, en fonction des besoins et des disponibilités de chacun.
La notion de collectif de travail dédié à un car, avec sa cohésion et son professionnalisme sur des matériels spécifiques est bafoué. La direction n’en a cure, seul comptent les économies, au mépris de l’aspect humain. Les régies du siège seront aussi concernées à terme.
Par ailleurs, les arguments avancés par la direction nous semblent particulièrement de mauvaise foi. Les personnels ne sont pas contre des évolutions, ils l’ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé mais dans la mesure où les solutions sont construites avec eux et non contre eux. La sous-activité est organisée et la priorité de recours aux moyens internes n’est pas respectée. Nous attendons d’ailleurs toujours de la direction qu’elle nous fournisse l’inventaire exhaustif de l’ensemble des captations diffusées sur les chaines de FTV, internes et externes, point sur lequel elle s’était engagée.
Cette situation est inacceptable et méprisante pour les salariés qui s’investissent avec passion depuis des années sur leur métier au sein du service public.
Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent :
Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT et CFDT appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 31 janvier 2025 à partir de 00h01 et pour une durée de 24h.
Paris, le 24 janvier 2025
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Préavis de grève à la fabrique - Impacts majeurs sur nos antennes
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Du 21 au 23 janvier 2025, les syndicats CGT, CFDT et FO ont appelé les salariés à la grève contre le projet de restructuration de la vidéo mobile à la Fabrique. Le mouvement est exemplaire de solidarité, les collègues de la Fabrique se mobilisant contre un projet qui ne les touchent pas directement. Car ils sont bien conscients qu’ils seront les prochains sur la liste des restructurations des moyens internes de fabrication.
Impact important sur nos antennes. Le 21 janvier, la mobilisation des personnels des régies du siège a eu pour conséquence l’annulation des Maternelles et du magazine de la santé et des impacts sur les éditions d’information. Il y a des grévistes partout à la Fabrique, sur la fiction, la post-production et à Vendargues. La captation Modul’Air pour Culture Box a elle aussi été annulée du fait des personnels en grève. Le 22 janvier, c’est Télématin qui a été impacté, cette émission ayant été captée en régie finale. Et puis il y a des impacts invisibles mais bien réels. En effet, la DMF a tout fait pour remplacer les cars vidéo mobile de la fabrique par des cars d’AMP sur un certain nombre de captations : le Festival international du cirque de Monaco, les 150 ans de l’Opéra Garnier, l’opération Pièces Jaunes, l’Hyper Week-end Festival. Elle invisibilise ainsi la mobilisation des personnels. La direction n’hésite pas à sortir le chéquier pour casser la grève. Mais cette politique antisociale de sortie de cash contre les revendications légitimes des salariés aura un terme...faute de cash justement. Révélation Nous avons par ailleurs appris ce jour en CSE du Réseau régional de la bouche même de la DRH de la Fabrique, que le projet de restructuration a commencé dès avril 2024 et qu’à cette date le gel des postes a démarré en prévision de ce projet. Mais la direction a soigneusement attendu l’après JOP 2024, après avoir tressé tant de louanges aux salariés de la fabrique à propos de leur travail exemplaire, pour lancer son projet de restructuration. Le mouvement social est loin de se terminer. La direction doit comprendre que nous sommes face à une lame de fond qui ne fera que s’amplifier face à son intransigeance. Elle serait bien inspirée de retirer son projet et d’ouvrir une véritable négociation sur un projet alternatif.
Paris, le 23 janvier 2025
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Saisine des syndicats CGT-FO-CFDT sur la fonction de responsable technique post-production
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Madame Isabelle CAROFF Directrice des Ressources Humaines et de l’Organisation de France Télévisions Monsieur Yves DUMOND 7, esplanade Henri de France 75907 PARIS Cedex 15
Objet : Saisine des syndicats CGT-FO-CFDT sur la fonction de responsable technique post-production
Madame la Directrice des Ressources Humaines de France Télévisions, Monsieur le Directeur des Moyens de Fabrication
Dans le cadre de l’Accord de Groupe France Télévisions du 8 décembre 2008 sur l’amélioration du dialogue social, et afin d’anticiper un conflit collectif, les syndicats CGT, FO et CFDT vous demandent, dans le cadre d’une saisine, d’organiser une réunion dans les délais prévus par l’Accord afin d’évoquer les points suivants. Il s'agit d'une procédure qui doit enclencher l'ouverture d'une négociation par la direction. Le 24 septembre 2024, lors de la réunion hebdomadaire des responsables techniques post-production, le directeur délégué à la post-production a annoncé la fin des binômes de responsables techniques (un profil vidéo et un profil audio) sur l’ensemble des sites de post-production de la DMF. Les postes de responsable technique uniques sont tous confiés à des salariés venant historiquement de l’exploitation vidéo. La responsabilité technique audio des sites va donc être confiée à des salariés n’ayant aucun historique dans la gestion et l’exploitation des équipements audio, dans les workflows et les pratiques spécifiques de ces métiers. La direction imagine remplacer les années d’expérience des responsables techniques audio (qui ont tous été chef OPS/mixeur pendant de longues années avant d’arriver à ce poste) en saupoudrant ça et là quelques formations de deux à trois jours aux responsables techniques en place. Dans la réalité, comme c’est déjà le cas sur les sites n’ayant plus de responsable technique audio (groupe 7), ce sont les chefs OPS/Mixeurs, groupe 4, qui feront le travail. Désormais sans possibilité d’accéder au poste de responsable technique audio qui permettait de reconnaître leur expertise et leur expérience, il n’est pas acquis qu’ils effectueront dorénavant des tâches au-delà de leur périmètre, que la direction essaie à l’occasion plus ou moins adroitement d’élargir, sans l’assumer complètement. Quant aux trois responsables techniques à profil audio en place, qui ne seront pas remplacés en cas de départ, cette décision les place dans la position de salariés obsolescents, puisque leur poste a été déclaré comme inutile dans cette organisation. Cette décision va à l’encontre des conditions de travail des salariés, et atteint la santé de plusieurs d’entre eux. A plusieurs reprises, les salariés concernés ont exprimé publiquement leur refus et leur incompréhension de cette décision qui menace à moyen terme la pérennité de l’exploitation audio des sites de post-production. Les syndicats demandent à la direction de revoir ce projet et demandent :
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.
Paris le 21 janvier 2025
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Préavis de grève fabrique 21, 22 et 23 janvier 2025 - La direction refuse (pour l’instant) de négocier
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En préalable à l’obligation légale de négocier, la direction a pris des mesures conservatoires afin de remplacer les cars VM de la Fabrique par des cars d’AMP. Un coût important pour l’entreprise alors même que le déficit ne cesse de s’aggraver. La direction, représentée notamment par Christian Vion, DG en charge des ressources de FTV n’avait rien à proposer dans la négociation à part de tenter de justifier la réduction des moyens et des investissements à la fabrique par les difficultés budgétaires et un besoin de productivité. Les syndicats signataires du préavis de grève dénoncent une vétusté organisée des cars et une gestion désastreuse des investissements à la fabrique, en particulier sur la régie fly UM3 qui a coûté près de 5M€ pour une utilisation une ou deux fois par an car jugée... trop lourde. Dans le même temps, la Direction de la fabrique argumente sur un besoin de moyens plus légers. Et justement les deux cars VM que la direction veut supprimer sont les plus petits de la flotte et donc tout à fait adaptés aux besoins de tournages plus léger. Par ailleurs, la perspective de la bascule de France 4 sur le canal 4 de la TNT en juin 2025 va nécessiter un renforcement éditorial pour lesquelles des moyens de captation vont être nécessaires. Où est donc la cohérence de ce projet de restructuration ? La réalité est que la direction est prise dans l’étau des économies à réaliser en 2025 et qu’elle veut faire porter cela sur les personnels et leurs outils de travail. Une décision inacceptable. Les syndicats CGT, CFDT et FO rappellent que si les salariés n’avaient pas lutté en 2002 pour sauver la flotte vidéo mobile face à une direction qui mettait en avant les mêmes arguments, elle serait aujourd'hui bien plus réduite. Ils dénoncent l'argument de la nécessité de se moderniser absolument en UHD alors que 80% de la demande reste en HD. Les producteurs renoncent d’ailleurs de plus en plus souvent au tournage UHD, trop coûteux en post-production, y compris sur des productions emblématiques. Et l’avenir du canal UHD de France 2 est en sursis. La direction tente de culpabiliser les salariés et les syndicats par rapport à la mise en danger des moyens internes de fabrication que provoquerait ce mouvement social, osant même dire que son projet était exemplaire et devrait en inspirer d’autres. Une provocation de plus mais tout le monde est désormais prévenu : ça risque de taper très fort partout si nous ne mettons pas un coup d’arrêt immédiat à cette politique mortifère. Cette grève résulte d’abord et avant tout de la mauvaise volonté de la direction. Un projet de protocole d’un vide abyssal a été transmis aux syndicats qui en retour ont demandé que soit acté en préalable à la reprise des discussions le retrait du projet de suppression des deux cars VM et l’engagement d’une négociation sur un projet alternatif. Le préavis de grève des 21, 22 et 23 janvier 2025 est donc maintenu et le conflit loin de s’achever.
Paris, le 20 janvier 2025
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Préavis de grève La Fabrique - 21, 22 et 23 janvier 2025
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La direction de la fabrique engage une nouvelle phase de restructuration des activités à travers des projets technologiques sans associer les personnels. En décembre 2024, elle annonce une restructuration de la flotte vidéo mobile visant à supprimer les cars de Marseille et Rennes et à reclasser les salariés de ces cars sur les 4 autres cars de Lyon, Lille, Strasbourg et Toulouse, explosant ainsi les collectifs de travail. En 2024, elle annonce un projet de renouvellement des régies du siège en engageant procédure d'information et consultation du CSE du siège sur une phase 1 qui ne donne aucune information sur les conséquences du projet sur l'emploi et les méthodes de travail envisagées mais rendànt le projet inéluctable. Le juge a été saisi en référé. Cette situation est inacceptable et méprisante pour les salariés qui s'investissent avec passion depuis des années sur leur métier au sein du service public. Par ailleurs, les arguments avancés par la direction nous semblent particulièrement de mauvaise foi. Les personnels ne sont pas contre des évolutions, ils l'ont prouvé à de nombreuses reprises par le passé mais dans la mesure où les solutions sont construites avec eux et non contre eux. Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent : 1 -le retrait du projet d'évolution des moyens mobiles de la fabrique et le maintien en conditions opérationnelles des deux cars benjamin et des collectifs de travail. 2-la définition d'un nouveau projet d'investissement négocié associant les personnels afin d'anticiper le renouvellement des deux cars benjamin. 3 -la garantie d'un plan d'activité consolidé sur la fabrique et du maintien de l'emploi sur le long terme pour toutes les activités assortis d'un plan de ré-internalisation d'émissions. Afin d'obtenir gain de cause, les syndicats CGT, CFDT et FO appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 21 janvier 2025 à partir de 00h01 et pour une durée de trois jours.
Paris, le 15 janvier 2025
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Préavis de grève - La fabrique - 31 décembre 2024
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L’effet de surprise a été très fort pour les personnels de la vidéo mobile qui ont ressenti cette annonce brutale comme une attaque sans précédent depuis la grève historique de 2002. En 2020, le positionnement des cars VM à Bois d’Arcy était la solution ultime pour pérenniser le fonctionnement de la vidéo mobile que ce soit sur un plan économique comme stratégique. Les arguments avancés par la direction nous semblent fallacieux, tant sur les problématiques techniques et environnementales que celles liées à l’activité des cars. Les personnels ne sont pas contre les évolutions mais dans la mesure où celles-ci sont construites avec eux et non contre eux. Ainsi, les syndicats signataires de ce préavis de grève revendiquent : 1 - le retrait du projet d’évolution des moyens mobiles de la fabrique. 2 - un inventaire exhaustif sur les 3 dernières années de l’ensemble des opérations sur l’ensemble des chaines du groupe FTV nécessitant l’emploi d’un car en indiquant quel moyen a réalisé l’opération. 3 - la présentation d’un plan de maintien en conditions opérationnelles des deux cars benjamin assurant actuellement une partie des tournages. 4 - la rénovation de la motorisation des deux cars benjamin et des camions d’accompagne-ment de la flotte globale de la fabrique, une solution innovante qui permettra de répondre aux nécessités d’accès aux ZFE en améliorant l’image de l’entreprise. 5 - la définition d’un nouveau projet d’investissement à horizon de 3 ans en associant les personnels afin d’anticiper le renouvellement des deux cars benjamin. 6 - la présentation des chiffres de l’externalisation sur 3 ans et d’un plan de charge 2025 plus ambitieux intégrant une part significative des nombreux tournages non captés par les moyens internes de fabrication. Afin d’obtenir gain de cause, les syndicats CGT, CFDT et FO appellent les personnels de la fabrique à cesser le travail le 31 décembre 2024 à partir de 00h01 et pour une durée de 24h.
Le 24 décembre 2024
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Préavis de grève du 19 décembre 2024
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PREAVIS DE GREVE
NOUS VOULONS VIVRE DE NOS METIERS ! |
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19 DECEMBRE 2024 : MOBILISATION NATIONALE DES PROFESSIONNEL·LES DE LA CULTURE
Soyons conscients que ni l’audiovisuel public, ni le service public du spectacle vivant ne peuvent assurer leurs missions sans les financements publics nécessaires. La motion de censure des députés a marqué un temps d’arrêt au rouleau compresseur du gouvernement Barnier qui souhaitait redresser les comptes publics en taillant les budgets notamment de l’audiovisuel public, de la Culture et des collectivités territoriales. Le gouvernement est certes tombé, mais les dangers pour nos professions ne sont pas pour autant écartés. Le projet de réforme de l’audiovisuel public est suspendu, mais il reviendra rapidement à l’agenda parlementaire dès qu’un gouvernement sera constitué. En 2025 se décidera l’avenir des salariés de l'Audiovisuel Public. Le 19 décembre prochain, nous devons massivement nous mobiliser pour affirmer la nécessité de défendre et renforcer le service public de la Culture, partout, sur tous les territoires. Le prochain gouvernement doit comprendre que nous ne laisserons pas les politiques d’austérité broyer nos métiers et que la population a besoin d’une ambition pour l'Audiovisuel Public. La CGT de France Télévisions revendique :
La CGT de FTV appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 19 décembre prochain à partir de 00h et pour une durée de 24h. Reprenons en main notre avenir, la mobilisation doit être massive. Pour les rendez-vous partout en France, consultez la carte ICI (actualisation régulière). Paris, le 16 décembre 2024
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Les choix éditoriaux de la direction de l’information - Sur le parvis plutôt qu’en Syrie
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Pendant que FTV mobilise ses équipes pendant 48h au service de la communication de l’Élysée, l’Histoire prend un grand virage au Moyen Orient. Surprise : aucune équipe de l’info nationale n’est présente à Damas de tout le week-end. Il faudra plus de 48h après la prise de la capitale syrienne pour que l’équipe détournée d’un départ en Ukraine passe la frontière où elle est restée bloquée, arrivée trop tard après la chute de Damas. La présidente de FTV peut bien communiquer sur le succès d’audience des émissions spéciales, en ce qui concerne l’information nationale, c’est un noir week-end. 48h de présence sur le parvis de Notre Dame, 48 h d’absence du théâtre de l’Histoire en marche. Bien sûr, nous n’accablons pas les journalistes de la rédaction, qui ont alerté les chefs bien en amont et demandé d’être positionné en prévision de la chute de Bachar El Assad. Quand le représentant de la CGT pose la question en INSTANCE DE PROXIMITÉ : pourquoi ne pas avoir fait cas des remontées des journalistes connaisseurs du terrain demandant un pré positionnement sur cet événement hautement probable, la réponse du directeur de l’information est : « moi je n’ai pas été alerté… » Aujourd’hui, à l’information nationale, la chaîne de décision éditoriale est complètement dysfonctionnelle. Tout est à revoir.
Lassitude et désengagement Le système est installé depuis des années et s’est endurci avec la fusion des rédactions nationales. La dé-professionnalisation des journalistes déresponsabilisés de leur prérogatives par la taylorisation de la fabrication de l’information (sujets en « kits », sujets montés par un journaliste au siège autre que celui ou celle sur le terrain…) et la mise en place d’outil informatiques ont détruit la relation directe journaliste et rédacteurs en chefs. Illustration avec newsboard, l’interface où les journalistes intègrent leurs propositions de sujet, qui leur reviennent informatiquement avec la couleur verte ou rouge ou les propositions sont refusés par les éditions sans explications. Les journalistes sont lassés de voir la plupart de leurs projets écartés se désengagent de l'éditorial des JT. Lassés de la verticalité, des décisions éditoriales qui pleuvent sur les journalistes sans que souvent ils comprennent dans quel projet éditorial s’inscrivent ces demandes. Aujourd’hui, un petit groupe de têtes pensantes a phagocyté l’information nationale, en imposant ses points de vue éditoriaux sans partage. Il faut que cela cesse, il faut refonder le système car il fait trop de dégâts. A l’extérieur, comme à l’intérieur.
Des signaux ignorés par la direction FTV ne peut pas être engagé dans la mission qu’elle affiche en public et vers le public à l’heure de l’explosion des offres et des fake news, tout en ne s’interrogeant à aucun moment sur son offre éditoriale. Pendant ce temps, d’autres le font pour nous : les politiques, le monde associatif, dans nos institutions, l’école, l’université, à l’hôpital, le monde du travail…de plus en plus le public s’exprime, envoie des commentaires sur les réseaux sociaux, les humoristes se gaussent… Oui, il est urgent d’analyser la manière dont sont fait les journaux, quels sont les trous éditoriaux à combler d’urgence, les terrains trop longtemps délaissés, ceux où nous devons modérer ou changer notre offre. C’est un travail, profond, qui doit se faire avec tous les journalistes de l’information nationale et sur tous les supports. Mais la direction est-elle prête. ? C’est un chantier urgent aussi en interne à mettre en œuvre. La publication par la SDJ France 3 rédaction nationale de témoignages qui montrent aussi cette déshérence professionnelle, la vacuité des demandes de tournages et des missions pour une partie de la rédaction nationale, engendrent mal-être et risques pour la santé. Malheureusement, les premiers signaux ne sont pas bons. Quand la direction ignore nos alertes (cf communiqué SNJ-CGT du 4 décembre 2024), elle démontre sa volonté de ne rien changer.
Paris, le 11 décembre 2024
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Projet de loi Dati Les salariés vont en payer le prix !
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Une telle diminution de moyens aura forcément des conséquences catastrophiques. Moins de moyens cela signifie moins de journalistes et de technicien·nes sur le terrain ; moins d’espace pour une programmation démocratique et plurielle ; de nombreux projets impactés, avec forcément des répercussions sur le volume d’emplois.
Des COM caducs Les Commissions Culture et Finances de l’Assemblée nationale ont rendu un avis défavorable sur les Contrats d’Objectifs et de Moyens des entreprises de l'audiovisuel public. Ceux-ci doivent maintenant être renégociés. Les budgets de transformation n’ont pas été intégralement versés en 2024. Un manque à gagner de 20 millions d’euros pour France Télévisions, ce qui va plonger l’entreprise dans le déficit dès cette année. Voilà la conséquence de la politique erratique de ce gouvernement.
Indépendance sans moyens = dépendance au pouvoir politique Le Parlement a finalement adopté le 20 novembre la modification de loi organique relative aux lois de finances, afin que le système en place d’affectation d’une fraction de la TVA au secteur public de la communication audiovisuelle puisse être maintenu au-delà de la fin de l’année 2024. Ceci permet d’éviter une budgétisation dangereuse pour l’indépendance de l’audiovisuel public, mais le pourcentage de TVA affecté à l'audiovisuel public sera cependant défini chaque année par le projet de Loi de Finances et sera donc lié aux choix du gouvernement. D’autre part, la TVA est une taxe injuste qui frappe indifféremment chaque citoyen sans prendre en compte les différences de revenus. La CGT de France Télévisions continue à défendre un autre projet sur la base d’une Contribution Citoyenne Progressive selon les Revenus, plus protectrice et plus juste socialement.
La holding, acte 3 ! En attendant l’acte 4 ? Après les tentatives avortées de mars 2020 et d’avril 2024, la ministre de la Culture remet le couvert fin 2024 en pleine crise politique sur le budget. Le projet de fusion-holding de France Télévisions, Radio-France, l’INA et France Médias Monde est de nouveau relancé. Pour combien de temps ? Il sera en principe examiné la semaine prochaine en Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale, et du 17 au 19 décembre en séance publique de l'Assemblée. Ce projet est inquiétant à la fois pour l’indépendance du service public audiovisuel mais également d’un point de vue éditorial. Les fusions se font rarement à l’avantage des salarié·es et la CGT est en alerte face à la menace de diminution des effectifs, de dégradation des conditions de travail ainsi qu’aux renégociations de couvertures conventionnelles que cela pourrait entraîner. Car le danger d’une holding, c’est la création de nouvelles filiales pour y transférer les salariés par activité. Et sur ce sujet, les idées ne manquent pas : filiale de fabrication, filiale des fonctions support, filiale de l’information de proximité, etc. Face à l'impossibilité de construire un budget à l'équilibre en 2025, la Présidente de France Télévisions a même déclaré qu'une seule solution existe pour faire face : la fusion. Une démonstration qu'il s'agit bien d'un processus de rationalisation de l'audiovisuel public pour générer des économies, et en aucun cas pour le rendre plus fort.
Holding = perte de l’indépendance de gestion Le projet dit Dati prévoit déjà la prolongation du mandat de la Présidente de France Télévisions jusque fin 2025, puis une bascule dans une holding au 1er janvier 2026 et la désignation dans chacune des filiales d’une direction générale déléguée. Ainsi, les décisions ne se prendront plus dans notre entreprise, mais au-dessus de nous par un nouveau panel de cadres dirigeants. A moins que ce ne soit les mêmes, mais encore plus déconnectés des réalités de terrain. L'audiovisuel public a un rôle primordial pour garantir une information indépendante et fiable. La CGT mettra tout en œuvre pour le soutenir et le renforcer, notamment dans la lutte contre la concentration des médias. L’heure est donc à la mobilisation des salarié·es pour empêcher les mauvais coups du gouvernement avec la complicité de notre direction. Premier rendez-vous le 5 décembre, à Paris et partout en France pour défendre les services publics et dire non à ces politiques d’austérité contre l’audiovisuel public. Car si le projet de loi holding-fusion tombe cette semaine pour la 3ème fois, nous ne sommes pas à l’abri d’un acharnement sur le même sujet avec un nouveau gouvernement. A Paris, RDV à 13h45 Place du Bataillon-du-Pacifique Métro Bercy Ligne 6 Paris, le 3 décembre 2024
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Équipes légères de la Fabrique - La direction condamnée en justice
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Le 26 novembre, la justice a condamné France Télévisions parce qu’elle n’a pas respecté la loi. Une fois de plus. Il s’agit de l’aboutissement d’une procédure lancée par la CGT face à une direction cynique et délinquante. Voici les faits : Fin 2022, la CGT avait appelé les salariés de la Fabrique à se mobiliser en particulier sur l’avenir des équipes légères de production. Après une négociation assez âpre, un protocole d’accord était signé. Ce protocole prévoyait des améliorations des conditions de travail des salariés mais surtout la direction s’engageait à consolider 4 équipes légères de tournage de la Fabrique – soit 12 techniciens – en comblant les postes vacants au 1er semestre 2023. En outre, pour relancer l’activité des équipes légères, le protocole d’accord prévoyait un cycle de discussion avec les syndicats afin de trouver des solutions pour relancer le droit de tirage du réseau régional sur la Fabrique et amplifier le niveau de fabrication interne de magazines, de documentaires régionaux et de l’ensemble de la production de documentaires des chaînes de FTV, alors que ces derniers sont largement externalisés.
Trahison Une première réunion de travail se tient début 2023 mais la direction annonce dans la foulée aux personnels des équipes légères du Siège l’arrêt de leur activité d’ici la fin de l’année 2023. Le choc est violent et démontre que la signature de la direction de la Fabrique ne vaut rien puisqu’elle n’hésite pas à trahir ses propres engagements. Même trahison du côté de la DGDAP, où les promesses de travailler à trouver des productions pour les équipes légères internes a fait long feu, cette direction préférant travailler avec des productions privées réputées plus souples car plus précaires. Toujours la même pente de facilité avec « mes amis » les producteurs privés... Même chose encore du côté de FTV Studio, la filiale de production de France Télévisions, qui fait tout pour ne pas recourir aux équipes légères de la Fabrique, préférant des équipes d’intermittents dont les périodes de non-travail sont prises en charge par la solidarité nationale via l’assurance chômage. Des coûts qu’il conviendrait de prendre en compte dans le comparatif avec celui des équipes de FTV ce que la direction refuse obstinément. Elle préfère sans doute s’appuyer abusivement sur l’assurance chômage pour réduire ses coûts salariaux.
Projet de restructuration En septembre 2023, les postes vacants des équipes légères de la Fabrique n’étaient toujours pas pourvus. Alors que la direction de la Fabrique trainait ostensiblement des pieds elle présentait un projet de transfert des équipes légères au réseau France 3 mais en supprimant purement et simplement celles du Siège. En juin 2024, alors qu’entre temps les CSE avaient été consultés sur ce projet de restructuration, les postes vacants ne sont toujours pas pourvus, un an après l’expiration du délai inscrit dans le protocole d’accord. Le 1er juillet 2024, le service équipes légères du Siège est démantelé. Plus besoin désormais de trouver de l’activité pour les salariés des équipes légères du Siège puisque les équipes n’existent plus, les personnels renvoyés vers les plateaux, des vacations en moins pour les CDD.
Faire respecter sa signature Forte de ce constat, la CGT a alors saisi le juge des référés afin de faire respecter sa signature et d’obtenir le comblement des postes vacants. Par un « étrange hasard », la direction a alors soudainement mis des postes à pourvoir… Évidemment une procédure juridique prend du temps et la direction a joué la montre tant qu’elle a pu. Elle a même demandé l’arrêt de la procédure du fait de la publication des postes. Un argument dilatoire car un poste à pourvoir n’est pas un poste pourvu. Le juge ne s’est pas laissé prendre à cet artifice et a constaté le non-respect du protocole. Le jugement est tombé le 26 novembre 2024 et la direction est condamnée. Au-delà des 5000 € de condamnation qui seront versés au syndicat CGT, l’importance de ce jugement réside dans sa portée générale. Il s’agit en effet d’une décision de principe applicable dans toute l’entreprise. Le jugement indique « qu’il est constant que l'inapplication d'une convention ou d'un accord collectif de travail, même non étendu, cause nécessairement un préjudice à l'intérêt collectif de la profession ». Et sur l’affaire en question, le juge précise que
Les directions sont désormais prévenues Une direction qui ne respecte pas un engagement écrit dans un protocole ou dans un accord d’entreprise est une direction délinquante qui risque une condamnation. Nous constatons au quotidien de multiples entorses à l’application des accords d’entreprise, que nous dénonçons autant que nous pouvons. Si la plupart du temps, nous arrivons à faire respecter les textes, il n’en demeure pas moins que certaines directions persistent dans leurs agissements délictuels. Elles sont donc aujourd’hui prévenues : la CGT n’hésitera pas à saisir à nouveau le juge, partout où cela est nécessaire, afin de faire respecter les accords signés. Il s’agirait alors de récidive et France Télévisions s’exposerait donc à une condamnation bien plus lourde. La CGT appelle les salariés à remonter à nos élus et délégués syndicaux tous les cas de non-respect des accords, afin que nous puissions intervenir auprès des directions en cause et auprès de la direction générale de cette entreprise. Le respect des accords est la règle numéro un du vivre ensemble dans une entreprise. La direction est désormais prévenue. Paris, le 28 novembre 2024
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Culture en danger - Audiovisuel public menacé !ULTURE EN DANGER AUDIOVISUEL PUBLIC MENACÉ !
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150 millions d'euros de budget en moins pour l’audiovisuel public en 2025, c’est la baisse que prévoit le projet de budget 2025 et qui alarme fortement la Fédération CGT du Spectacle et ses syndicats. Une telle diminution de moyens aura forcément des conséquences catastrophiques pour les contenus et pour les emplois des travailleurs et travailleuses du secteur. Moins de moyens cela signifie moins de journalistes et de technicien·nes sur le terrain ; moins d’espace pour une programmation démocratique et plurielle ; de nombreux projets impactés, avec forcément des répercussions sur le volume d’emplois. Les Commissions Culture et Finances ont rendu un avis défavorable sur les Contrats d’Objectifs et de Moyens des entreprises de l'audiovisuel public qui ne peuvent être tenus face à de telles baisses. Le gouvernement a également annoncé le 7 novembre dernier que les soldes de crédits de transformation 2024, pour un montant de 30 millions, ne seront pas versés, alors qu’ils ont été dépensés par les entreprises de l'audiovisuel public ce qui les plongera en déficit dès 2024. Le Parlement a finalement adopté le 20 novembre la modification de loi organique relative aux lois de finances, afin que le système en place d’affectation d’une fraction de la TVA au secteur public de la communication audiovisuelle puisse être maintenu au-delà de la fin de l’année 2024. Ceci permet d’éviter une budgétisation dangereuse pour l’indépendance de l’audiovisuel public mais le pourcentage de TVA affecté à l'audiovisuel public sera cependant défini chaque année par le projet de Loi de Finances et sera donc lié aux choix du gouvernement. D’autre part la TVA est une taxe injuste qui frappe indifféremment chaque citoyen sans prendre en compte les différences de revenus. La Fédération Cgt Spectacle et ses syndicats, notamment le Syndicat National de la Radiodiffusion, de la Télévision et de l'audiovisuel (SNRT-CGT Audiovisuel), en lien étroit avec le Syndicat National des Journalistes (SNJ-CGT) continuent à défendre le projet d'un fonds de garantie de l'information indépendante, du savoir et de la création, alimenté par une « Contribution Citoyenne Progressive selon les Revenus », plus protecteur et plus juste socialement. Dès le lendemain du vote, le projet de fusion-holding de France Télévisions, Radio-France, l’INA et France Médias Monde était de nouveau évoqué par la ministre de la Culture. Il sera examiné début décembre en Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale et du 17 au 19 décembre en séance publique de l'Assemblée. Ce projet est inquiétant à la fois pour l’indépendance du service public audiovisuel mais également d’un point de vue éditorial. Les fusions se font rarement à l’avantage des salarié·es et nos syndicats sont en alerte face à la menace de diminution des effectifs, de dégradation des conditions de travail ainsi qu’aux renégociations de couvertures conventionnelles que cela pourrait entraîner. Face à l'impossibilité de construire un budget à l'équilibre en 2025, la Présidente de France Télévisions a même déclaré qu'une seule solution existe pour faire face : la fusion. Une démonstration qu'il s'agit bien d'un processus de rationalisation de l'audiovisuel public pour générer des économies et en aucun cas pour le rendre plus fort. Dans ce contexte, quel sens prendra le renouvellement de la Présidence de France Télévisions au printemps 2025 avec une prise d'effet au moins d'août ? Une préfiguration de la direction de la holding ? L'audiovisuel public a un rôle primordial pour garantir une information indépendante et fiable et la Fédération CGT du spectacle et ses syndicats mettront tout en œuvre pour le soutenir et le renforcer, notamment dans la lutte contre la concentration des médias. La situation est particulièrement inquiétante également dans le secteur du spectacle vivant, déjà profondément fragilisé et dont les budgets ne cessent d'être sabrés. La CGT Spectacle appelle les professionnel·les à s’organiser, à tenir des assemblées générales pour préparer massivement les journées de mobilisation des mois à venir :
Paris, le 27 novembre 2024 |
Au travail, les violences sexistes et sexuelles existent STOP, il faut des actes et des moyens !
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Au travail, les violences sexistes et sexuelles existentSTOP, il faut des actes et des moyens ! |
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25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes La CGT de France Télévisions appelle tous les salariés de l’entreprise à participer aux manifestations organisées les samedi 23 novembre et lundi 25 novembre, en solidarité avec et pour les femmes du monde entier, celles qui sont victimes des violences machistes, celles qui luttent, celles qui avec leurs enfants, sont les premières victimes des conflits armés, des famines, des gouvernements réactionnaires et des états théocratiques, avec toutes celles qui ne peuvent pas parler, celles qui subissent des violences sexuelles, des tortures et des mutilations.
La CGT agit pour une loi intégrale contre les violences sexuelles Cette année, la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes a une signification encore plus particulière. Le procès de Mazan, comme d’autres récemment, secoue notre société et révèle à quel point le pays doit se doter d’un plan global interministériel pour prévenir et traiter rigoureusement les violences sexistes et sexuelles. Le 12 avril 2023, la France a ratifié la 190ème Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Une victoire en demi-teinte car le gouvernement français ne l’accompagne pas d’évolutions du droit français. Or, la législation française n’est en l’état pas pleinement conforme. Nous demandons donc au gouvernement de franchir une nouvelle étape en matière de prévention, d’obligations et de sanctions pour lutter contre ces violences et renforcer la protection des victimes.
La CGT est partie prenante de la Coalition pour une Loi Intégrale contre les Violences sexuelles, lancée mi-octobre par 45 organisations pour mettre fin à l’impunité et protéger les victimes. Cette coalition, formée d’associations féministes, de défense des droits des enfants, de syndicats, d’expert·es, de juristes et de défenseur·es des droits humains, travaille à l’élaboration d’une loi-cadre intégrale couvrant l’ensemble des aspects de la lutte contre les violences sexuelles : viols, agressions sexuelles, harcèlement sexuel, système prostitutionnel, proxénétisme, traite des êtres humains, violences obstétricales et gynécologiques, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés et violences sexuelles en ligne, que les auteurs et les victimes soient majeur·es ou mineur·es, que ces violences aient lieu au sein ou en dehors du couple – sans oublier les violences au travail.
Signez la pétition pour une loi cadre intégrale en cliquant sur le QR code.
Nous exigeons des actes, des moyens et une politique ambitieuse de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans la vie, comme au travail.
Halte aux violences sexistes et sexuelles, au travail aussi ! Au travail comme ailleurs, les violences sont massives, graves et touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles. Harcèlement moral à caractère sexiste, agissement sexiste, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol, ne sont pas que des mots : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70% de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40% estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. A France Télévisions la CGT soutient les femmes victimes dans leurs démarches de reconnaissance. Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité et transformer le travail, c’est transformer la société tout entière !
Paris, le 21 novembre 2024 La CGT vous propose de télécharger, tester et diffuser notre « violentomètre»
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Déjà 25 000 signatures : restez mobilisés - Sauvons France 3
Financement de l'Audiovisuel Public - Le retour de la vis sans fin des économies
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Financement de l'Audiovisuel Public Le retour de la vis sans fin des économies
Le débat parlementaire bat son plein et chaque jour réserve son lot de mauvaises surprises sur le financement de l'Audiovisuel Public. La CGT avait déjà évalué le manque à gagner pour l'Audiovisuel Public à plus de 100 M€ sur la base du projet de budget 2025 publié en septembre par le gouvernement. La ministre de la Culture a confirmé le 5 novembre que le gouvernement prévoit une coupe supplémentaire de 50 M€ pour l’audiovisuel public ! Elle estime que cela doit être absorbable sans trop de difficultés par les entreprises. C’est bien mal connaître la réalité du terrain ! La trajectoire budgétaire initiale des projets de contrat d’objectifs et de moyens (COM) entre l’État et les entreprises publiques définie à l’automne 2023 actait des budgets en hausse. C’est sur cette base qu’elles ont construit des projets stratégiques déjà très difficiles à tenir compte tenu des ambitions en termes de missions et de l’impact de l’inflation sur l’ensemble des coûts de production.
Quelles conséquences concrètes dans nos entreprises ?
Nous avons eu un début de réponse le 6 novembre lors de l’audition des PDG des entreprises de l'Audiovisuel Public devant la commission Culture de l’Assemblée nationale. Ainsi, la Présidente de FTV a confirmé qu’en l’état la perte budgétaire serait de 100M€ pour l’entreprise en 2025 à laquelle il faudra ajouter une baisse de 70 M€ de recettes publicitaires, l’année 2025 ne disposant pas de perspectives aussi réjouissantes par rapport à l’année olympique 2024. 170 M€ en moins, « On ne sait pas faire. C’est impossible à réaliser sans toucher à nos missions » conclut Mme Ernotte. Même réaction du côté de Radio France, « Nous étions déjà dans une trajectoire d’efforts, on bascule dans une trajectoire de sacrifices » affirme Mme Veil qui estime devoir réinterroger les objectifs de soutien à la création et prévoit un déficit en 2025 ainsi qu’une trajectoire 2026-2027 insoutenable. Le constat est identique à FMM où Mme Saragosse estime que l’Audiovisuel Public extérieur de la France ne sera pas à la hauteur de la concurrence britannique, allemande et surtout russe dans un contexte géopolitique très incertain.10 M€ de coupes envisagées pour FMM correspondent « à 10 rédactions en langues de RFI, à tout le réseau de distribution de RFI ou à l’ensemble du budget des correspondants de FMM », a complété Mme Saragosse. Enfin, M. Vallet, PDG de l’INA, estime que c’est l’existence même des COM qui est remis en question. Ceux-ci doivent assurer une « prévisibilité nécessaire aux entreprises, notamment celles réalisant des investissements technologiques importants ». La stratégie de l’INA ne serait pas remise en cause, selon lui, seulement le rythme de son déploiement. Vote négatif sur l’ensemble des COM
La Présidente de la commission Culture, les rapporteur·es, les membres de la commission et les présidences des sociétés de l'Audiovisuel Public ont toutes et tous convergé vers une position commune : les COM sont caducs, les objectifs n’étant plus adaptés aux moyens désormais consentis par le Gouvernement. La commission Culture a rendu un avis défavorable sur les COM, tout comme la commission des Finances le même jour. La ministre de la Culture aura beau agiter sa pensée magique du « tout va bien pour l'Audiovisuel Public » avec des budgets soi-disant sanctuarisés, la réalité est très claire : il s’agit d’une déstabilisation budgétaire de grande ampleur de l'Audiovisuel Public avec des conséquences majeures pour les entreprises et leurs salarié·e·s. Ce sont toutes les missions et les projets à moyen ou long termes qui vont être impactés. Avec quelles conséquences pour l’emploi ? La transition climatique est remise en question en particulier en matière de rénovation immobilière, des projets d’investissements devront être reportés ou annulés, sans parler de la politique salariale qui va perdurer dans l’austérité. Il faudra aussi voir si les directions vont réviser leurs engagements d’investissements dans la création, avec l’impact substantiel que cela provoquera sur le secteur de la production audiovisuelle.
Le retour de la holding-fusion
La Présidente de FTV a toutefois esquissé une solution pour pouvoir encaisser les difficultés budgétaires 2025 : une réforme de la gouvernance afin de rapprocher les différentes entités de l'Audiovisuel Public. Une belle démonstration qu’une telle restructuration vers une fusion des entités de l'Audiovisuel Public permettra de faire des économies et que cela est bien le but recherché par les promoteurs de ce grand mécano industriel. Comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement a officiellement confirmé le 7 novembre que les soldes des crédits de transformation 2024 (30M€) ne seront pas versés alors qu’ils ont été très largement dépensés par les entreprises, ce qui va plonger ces dernières en déficit dès cette année. La CGT dénonce cette politique d’étranglement de l’audiovisuel public ! Ces restrictions financières ne peuvent que l’affaiblir ! La CGT milite pour un audiovisuel public puissant ! Tous les dirigeants, politiques comme ceux de nos entreprises publiques, devraient intégrer le fait que les personnels dont l’implication professionnelle dans des conditions contraintes dure depuis des années ne vont pas rester inactifs face aux conséquences de leurs décisions.
Paris, le 12 novembre 2024 |
Extension du Cadre Technique de Réalisation (CTR) au Réseau régional ? Un danger (provisoirement) écarté !
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Extension du Cadre Technique de
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Dans les négociations en cours sur l'évolution des métiers qui ont commencé début 2024, les propositions de la direction vont dans le sens d'une polyvalence généralisée mais sans réelle contrepartie pour les salariés ni quantification des impacts sur l’emploi. La CGT a une position claire sur le sujet : - Une demande de transparence sur les impacts emploi et les gains de productivité qui seront liés à ces évolutions Refus. Aucun engagement écrit, juste une direction qui se dit dans l'impossibilité de prévoir le niveau de l'emploi pour les mois et les années qui viennent.
Un nouveau CTR dangereux pour le Réseau régional En 2016, dans le cadre de la création de la chaîne d’information continue publique, la CGT a signé l'accord franceinfo, qui a créé la fonction de Cadre Technique de Réalisation et l'a circonscrite à l'activité de la chaîne. Grâce notamment à l'action de la CGT, une nouvelle étape a été franchie en 2022. Elle a permis à l'ensemble des CTR de franceinfo de devenir chargés de réalisation. Pas pour leurs beaux yeux, mais pour reconnaître l'évolution de leurs activités et la montée en compétences. Le métier de CTR n’est donc plus pratiqué à FTV depuis 2022. En 2024, toute à sa volonté de déploiement des régies automatisées dans le réseau régional, la direction propose de le ressusciter sur ce périmètre en modifiant au passage certaines activités pour (évidemment) plus de polyvalence que ce qui s’était pratiqué à franceinfo. Ainsi, en plus de la mise en œuvre de l’automate de production, le nouveau CTR version Réseau régional devrait aussi également assurer la production d’infographies pour les JT. Rappelons au passage que le projet de Contrat d'Objectifs et de Moyens 2024-2028 mentionne dans ses annexes le déploiement d'une 1ère régie automatisée en 2025 dans le réseau régional. Quelle région sera "l'heureuse élue" en attendant les suivantes ? La proposition de la direction pour l'Outre-mer est de créer un métier hybride entre ceux de Chargé de réalisation et de TEVA (nom statutaire de l’emploi de technicien vidéo), intitulé « Chargé de réalisation et d'exploitation », afin là aussi de rendre le métier encore plus polyvalent. La CGT a refusé de signer ces deux évolutions de métier et la direction a dû constater l’absence d’accord sur cette extension du CTR.
Une évolution salariale au rabais Au niveau salarial, la direction propose un repositionnement des TEVA du Réseau régional sur la fonction de CTR via la règle de la promotion fonctionnelle de l'accord collectif (mesure de 3, 6 ou 8% en fonction de son salaire actuel). Mais attention, les TEVA concernés sont ceux qui pratiquent la compétence complémentaire de mise en image et/ou d'infographie. Le gain resterait donc très marginal par rapport à la prime UCC alors qu’ils devraient en plus abandonner le garde-fou du volontariat. Et pour un TEVA en Groupe 4C par exemple qui souhaiterait évoluer sur la fonction de CTR, ce serait carrément une évolution au rabais.
Objectif suppressions d'emplois A travers le déploiement dans le réseau régional de l’emploi de CTR « polyvalent », dédié à l’exploitation des régies automatisées, c’est bien l’objectif de mise en place de ces régies sans contrepartie ou presque pour les salariés que poursuit la direction. Conjugué au déploiement actuel d'Open Média, outil permettant aisément la liaison entre la gestion du conducteur et Overdrive, le véritable objectif de la direction non assumé est clair : une diminution drastique du nombre de techniciens en régie avec des suppressions de postes à la clef, assortie d’évolutions faussement attractive pour les salariés toujours en poste. Dans les négociations d’ampleur en cours sur les métiers actuellement, la direction affirme que toute évolution ou introduction d’un nouveau métier doit s’appliquer à toute l’entreprise. Mais cela ne s'appliquerait pas pour le CTR, pourquoi ? Pourquoi cette exception qui donnerait des Chargés de réalisation à franceinfo (Groupe 7), des Chargés de réalisation et d'exploitation en Outre-mer (Groupe 7 mais polyvalents) et des Cadres Techniques de Réalisation (Groupe 6) dans le Réseau régional ? Pourquoi un tel traitement différencié pour les personnels régionaux et ultramarins ? Où sont la cohérence et l'équité ? Le seul objectif de cette direction est la recherche de gains de productivité pour baisser le niveau de l'emploi technique en régie, partout où cela est possible et sans aucun partage de la valeur ajoutée ni des gains de productivité. Il était donc impossible pour la CGT de signer une telle évolution de métier qui permette de faciliter le sale boulot de dégraissage d'emplois sur le dos des salariés. La proposition de la CGT Depuis 2021 la revendication de la CGT est l’extension de la fonction de Chargé de réalisation émissions TV (Groupe 7) à toute l'entreprise. Déjà déployée en Outre-mer et à Franceinfo, elle cohabite avec la fonction de Technicien vidéo (Groupe 4-5S-6S). Cela donnerait une réelle perspective d'évolution positive pour ces techniciens. La CGT continuera d’agir en ce sens en cas relance par la direction de cette négociation.
Paris, le 07 novembre 2024
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Effacement de France 3 au profit d’ICI : le préavis de grève est maintenu
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Les organisations syndicales du réseau maintiennent leur préavis de grève le 4 novembre pour dire non à l’effacement de France 3 au profit d’ICI et aux manœuvres silencieuses pour affaiblir encore un peu plus le réseau régional. Lors d’une réunion de négociation avec les organisations syndicales, la direction du réseau s’est perdue dans des explications bancales et dans des éléments de langage insipides. Elle maintient le déploiement du logo ICI sur les programmes régionaux. Seul changement proposé : ce sera à partir du 5 novembre, et non du 4. Une date qui fait encore moins sens dans le calendrier audiovisuel, mais qui prouve bien que la direction sait que les salariés se mobiliseront lundi pour lutter contre cette réforme insensée, qui attaque directement notre identité et met en péril notre avenir. C’est pourquoi il ne faut pas relâcher la pression. Nous devons tous lutter contre ce nouveau passage en force de la direction, qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans l’opacité. Elle admet sans sourciller n’avoir fait aucune étude d’impact sur les salariés, ni sur le ressenti des téléspectateurs qui verront le mythique 3 disparaître de leurs programmes régionaux. Elle refuse catégoriquement de communiquer le coût de l’opération, qui pourrait représenter plusieurs millions d’euros d’argent public.
Sur le maintien des contrats de travail des salariés au sein de France Télévisions, la DRH assure que rien ne changera à la date du 4 novembre… sans pouvoir s’engager au-delà. Nous avons besoin de garanties claires, pas d’avancer au jour le jour dans le brouillard. C’est pour toutes ces raisons que nous appelons l’ensemble des salariés du réseau à cesser le travail le 4 novembre pour 24 heures.
Le 31 octobre 2024 |
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Préavis de grève : la télé régionale, c'est France 3 !
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La télé régionale, c’est France 3 !Préavis de grève
Depuis plus de cinquante ans, la 3 fait partie du patrimoine national. Dans l’esprit des Français et dans l’imaginaire collectif, la télévision régionale est adossée au chiffre 3. D’abord avec FR3, puis avec France 3, le service public de l’audiovisuel est ancré dans nos villes, nos villages, nos campagnes, nos usines, nos théâtres, nos stades. Et sur nos télécommandes. Pour la direction, tout ça ne compte pas. Elle a choisi de retirer cette référence à la 3e chaîne des régions dans tous les programmes régionaux, pour le remplacer par un adverbe insipide et fourre-tout. Pourquoi ce changement ? Pourquoi dès le 4 novembre ? Pourquoi amener une telle confusion ? Combien coûtera cette décision ? Qui va payer ? Toutes ces questions ont été posées en CSE, en RP, sans que la direction ne puisse répondre autre chose que des éléments de langage fallacieux et absurdes. Du vent. En revanche, elle n’a pas présenté d’étude d’impact. Ni sur les téléspectateurs, ni sur la santé des salariés très attachés au nom de leur entreprise. Ainsi, le CSE du Réseau a adopté à l’unanimité une résolution pour contester en justice le développement de cette "marque", dont France Télévisions ne détient pas les droits. Ce nom est propriété de Radio-France, et adopter le nom d'un autre média est une absurdité stratégique, qui ne s'explique que par le zèle de notre direction à prétendre que la fusion des programmes régionaux a déjà eu lieu. Cette direction a d’ailleurs refusé de présenter en toute transparence son projet aux élus du CSE au travers d’une information-consultation. Dans un contexte de transformation lourde des entreprises de l’audiovisuel public, de flou sur leur financement, de projets de rapprochements structurels entre France 3 et France Bleu, le déploiement de la marque ICI en lieu et place de France 3 entraine pour les équipes à la fois une perte d’identité, un manque de visibilité sur le projet final et une grande insécurité socio-économique. Ce projet peut être lu comme un premier pas vers une fusion des réseaux de France 3 et France Bleu, voire une filialisation en dehors des maisons mères, avec des conséquences sociales très importantes pour les salariés et pour l’emploi, en particulier des jeunes. Les organisations syndicales exigent pour les salariés du réseau France 3 :
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD appellent les salariés du réseau France 3 à cesser le travail le 4 novembre à 0h00 pour une durée de 24h.
Paris, le 24 octobre 2024
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Entretiens annuels 2024 - Une dévaluation généralisée des salarié.e.s ?
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Entretiens annuels 2024Une dévaluation généralisée des salarié.e.s ? |
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L'affaire du fichage occulte des salariés en 2015 pour laquelle la direction a été condamnée à de multiples reprises ne lui a-t-elle pas suffi ? On peut en douter au vu des révélations récentes sur les entretiens annuels 2024 des salariés. De quoi s'agit-il ? Chaque année, les salariés passent en revue leurs compétences avec leur manager dans le cadre de leur entretien annuel. Une occasion pour faire le point sur l'année écoulée et se projeter sur l’avenir en envisageant notamment des actions de formation. Chaque fiche de poste liste un certain nombre de compétences pour lesquelles il y a quatre niveaux : connaître, pratiquer, maîtriser et développer. Chacune des compétences fait l'objet d'une évaluation. Celle-ci peut être sur le niveau attendu pour le poste, en dessous ou au-dessus. Depuis quelques jours, la CGT fait l'objet de nombreuses remontées de salariés qui, en comparant leurs entretiens annuels 2023 et 2024, se rendent compte d'une modification à la baisse de l'évaluation de certaines de leurs compétences. Et ce, alors même qu'il n'en a pas été question une seule seconde pendant leur entretien 2024. Une consigne générale de dévaluation ? S'agit-il de cas isolés ? De décisions locales à l'initiative de certains managers ? Ou bien de l'application d'une consigne donnée par la DRH de FTV ? La CGT a entamé des investigations et il s'avère que ces cas ne sont pas isolés puisque disséminés un peu partout à FTV. La plupart du temps, les salariés concernés ont vu certaines de leurs compétences notées "au-dessus du niveau attendu" ramenées au simple "niveau attendu". Parfois la rétrogradation peut aller jusqu'à deux niveaux avec un passage de "au-dessus du niveau attendu" à "en dessous du niveau attendu". A aucun moment les salariés n'ont été informés de cette évolution au cours de leur entretien. Ils ne se sont pas rendus compte de cette modification au moment de la signature du compte rendu de leur entretien, se concentrant sur les appréciations car ils avaient confiance. D'ailleurs, qui pense à comparer ses évaluations annuelles avec celles de l'année précédente avant de signer le compte rendu de son entretien annuel ? C'est par inadvertance que des salariés ont été amenés à comparer l'évolution de leurs évaluations et se sont rendu compte qu'ils faisaient l'objet d'une rétrogradation. La direction doit s'expliquer La DRH de France Télévisions a été officiellement saisie par la CGT le 18 octobre sur cette situation inacceptable, sans réponse à ce jour. Pourquoi un tel silence ? Pourquoi la direction agit-t-elle dans le dos des salariés pour diminuer leur niveau de compétence ? Et cela sur des niveaux qui sont pourtant dans leurs entretiens annuels depuis 10 voire 15 ans ! Si un manager constate qu'un niveau de compétence n'est plus celui qu'il constatait l'année précédente, pourquoi n'en parle-t-il pas aux salariés concernés lors de l'entretien ? Et pourquoi ne propose-t-il pas une action de formation pour retrouver ce niveau de compétence ? Dans les sites où cela a été mis au jour, les salariés estiment que la confiance qu'ils pouvaient avoir dans leur manager est rompue. Certains managers commencent à revenir en arrière et à s'excuser. Mais pourquoi ont-ils agi ainsi ? Quelle était la consigne de l'entreprise ? Agissez avec la CGT La CGT demande à la direction la remise en état immédiate des niveaux de compétences acquis par les salariés et de s'expliquer sur le sens de cette consigne. La direction devait lancer, il y a déjà deux ans, un outil de revue des compétences. Nous attendons toujours la présentation de cet outil devant les instances. Que cherche à faire la direction ? Empêcher les salariés dont les compétences seraient "au-dessus des attentes" de revendiquer une évolution salariale ou fonctionnelle ? A-t-elle peur que la politique de modération salariale qu’elle pratique depuis près de 10 ans finisse par pousser les salariés à saisir les prud’hommes pour non-reconnaissance des compétences acquises ? Nous incitons tous les salariés à comparer le compte rendu de leur entretien annuel 2023 avec celui de 2024 et, en cas de dévaluation faite dans leur dos, de saisir leur manager pour exiger une explication. Et en parallèle de prévenir leur délégué-e syndical-e ou élu-e-s CGT afin que nous puissions mesurer l'ampleur de cette politique et intervenir en conséquence. Delphine Ernotte est arrivée à FTV en 2015 en pleine crise sur l'affaire du fichage occulte des salariés avec un système de double évaluation mise en place par la direction précédente à l'insu des salariés et de leurs représentants. Partira-t-elle en 2025 sur un remake de cette mauvaise série B produite à nouveau par la DRH de FTV ? C'est maintenant à la direction de l'entreprise de se justifier et d'expliquer ce qu'elle compte faire pour la suite. Paris, le 22 octobre 2024
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Situation budgétaire de l’entreprise - Le CSEC de FTV déclenche un droit d’alerte économique
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Situation budgétaire de l’entrepriseLe CSE Central de France Télévisions déclenche un droit d’alerte économique |
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Lors de sa séance du 8 octobre 2024, le CSE Central de France Télévisions devait rendre son avis sur les orientations stratégiques de l’entreprise et le projet de Contrat d’Objectifs et de Moyens 2024-2028. A cette occasion, les élus ont fait part à la direction de leurs fortes préoccupations sur la situation budgétaire de l’entreprise. Sombres perspectives En effet, au-delà des critiques de fond sur le projet et sa faisabilité économique, la dégradation budgétaire de l’entreprise ne fait que s’aggraver. En 2024, les 45M€ de crédits dits de transformation ont été réduits à 32M€, mais à ce stade l’Etat n’en a versé que 12 et nous ne savons pas s’il honorera son engagement sur les 20M€ restants. La direction reste stoïque en affirmant que ces crédits sont inscrits au budget et qu’au final, s’ils ne sont pas versés, cela passera en déficit de l’entreprise. Mais qui paiera l’addition in fine ? Dans le contexte budgétaire actuel en France, il est à craindre que cela soit directement imputé sur l’entreprise et donc sur les salariés. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là car les perspectives 2025 ne sont pas meilleures, bien au contraire. Le projet de loi de finances 2025 dévoilé le 10 octobre par le gouvernement prévoit une réduction du financement de France Télévisions de 50 M€ par rapport à ce qui était prévu au COM. Les crédits de transformation sont eux réduits de 27M€ pour notre entreprise. Soit une correction budgétaire de 77M€ par rapport à ce que prévoyait le COM. Cela donne le vertige ! Comment le plan stratégique de la direction peut-il encore tenir le coup ? La direction va-t-elle accepter de continuer à actionner la vis sans fin des économies ? Selon les évaluations de l’expert économique du CSE Central, le projet initial de la direction nécessitait une purge d’au moins 600 emplois. Sauf si la direction trouvait les moyens de diminuer le coût du travail à France Télévisions. Comment ? En révisant l’accord collectif de l’entreprise sur certaines dispositions : remise en cause de la prime d’ancienneté, suppression de RTT et de congés spéciaux. Quoi d’autre ? Suppression de l’indexation en Outre-mer ? De la bonification des heures du week-end ? Nous n’avons aucun détail, la direction reste muette sur ses intentions. Les annonces sur le budget 2025 vont-elles enfin pousser la direction à se rebeller ? L’IA, planche de salut budgétaire ? Une autre préoccupation majeure avancée par la CGT est la mise en place à FTV d’un socle technologique d’Intelligence Artificielle qui potentiellement permettrait de développer de nombreuses applications internes. Les élus ont demandé l’ouverture d’une consultation sur ce projet, car le développement industrialisé d’applications peut être un moyen de supprimer à terme de nombreux postes de travail. Les représentants du personnel ont le droit et le devoir de contrôler la mise en place de l’IA dans l’entreprise, les discours rassurants ne suffisent pas, il faut des engagements. Nous avons besoin de comprendre les impacts potentiels de chaque application et que toutes fassent l’objet de débats dans les instances. A ce stade nous n’avons aucune information claire sur des projets concrets. L’enjeu est majeur en matière de qualité, d’éthique mais aussi d’impacts sur l’emploi. Le CSEC déclenche l’alerte économique La dégradation des perspectives budgétaires, actée par la loi de finance 2025, ne pourra qu’accentuer cette logique mortifère d’économies que connaît l’entreprise depuis près de 13 ans. C’est pourquoi les élus du CSE Central, anticipant les annonces budgétaires ont décidé d’engager une alerte économique. Une liste de questions précises (voir ci-dessous) a été transmise à la direction qui a maintenant obligation d’y répondre par écrit. La direction a une obligation de transparence vis à vis des salariés et de leurs représentants, il ne peut y avoir de plan caché. Le CSE Central a la possibilité d’aller jusqu’au Conseil d’Administration pour obtenir des réponses, donc y compris des représentants de l’Etat qui siègent à ce Conseil. Mais au-delà, ce sont toutes les autorités de tutelle qui vont devoir s’expliquer. Comment allons-nous faire pour assurer nos missions avec un budget autant affaibli ? Les représentants de la CGT s’activent auprès de toutes les commissions Culture et Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat sur le projet de loi de finances 2025 et le projet de COM 2024-2028. Avec désormais une question clef : comment déployer un projet si le financement prévu, déjà insuffisant, n’est plus au rendez-vous ? La situation est d’autant plus préoccupante que la question du mode de financement n’est pas réglée, même si des initiatives parlementaires sont lancées pour trouver une alternative à la budgétisation qui serait une catastrophe supplémentaire pour l’Audiovisuel Public. Il reste 2 mois et demi pour trouver une solution... La CGT alerte les salariés ainsi que les pouvoirs publics sur l’extrême gravité de cette situation. Il ne suffit pas de claironner la nécessité de disposer d’un Audiovisuel Public fort, encore faut-il lui en donner les moyens. L’Audiovisuel Public est un régulateur de la démocratie. L’affaiblir, c’est affaiblir le vivre ensemble et renforcer ceux qui montent des murs entre les citoyens. Encore une fois, les salariés vont devoir agir pour faire entendre leur voix, comme chaque fois que leur avenir est gravement menacé.
Paris, le 11 octobre 2024
Délibération du CSEC de France Télévisions dans le cadre du droit d’alerte économique
Depuis plusieurs mois, des signes inquiétants laissent présager une dégradation grave de la situation économique de l’entreprise. Face aux informations préoccupantes concernant la situation stratégique, économique et sociale de notre entreprise, des incertitudes qui pèsent sur son avenir et de l’absence de réponses de la direction à de nombreuses questions, il apparaît nécessaire aux élus du CSE Central de France Télévisions d’enclencher un droit d’alerte économique conformément aux dispositions prévues par le Code du travail (articles L.2312-63 et suivants). En tant que représentants des salariés, nous avons le devoir de nous assurer que les décisions prises par la direction dans un contexte politique, économique et budgétaire très dégradé ne mettront pas en péril la pérennité de l’entreprise, les emplois et les conditions de travail des salariés. Notre rôle est de veiller à la protection des emplois et à la préservation des conditions de travail. L’objectif de cette démarche est de clarifier la situation actuelle qui de notre point de vue manque de transparence. Plusieurs éléments nous conduisent à exprimer nos préoccupations et à considérer qu’un droit d’alerte économique est justifié :
Nous avons constaté une baisse significative de certains indicateurs financiers en 2024, pour 2025 et les années suivantes car la trajectoire budgétaire actée à l’automne 2023 et sur laquelle l’entreprise s’est engagée est remise en question. La situation de la trésorerie de l’entreprise oblige la direction à emprunter en fin de mois afin de pouvoir honorer ses factures et charges diverses, dont les salaires, en attendant le versement des dotations publiques. L’entreprise a des difficultés à maintenir les investissements nécessaires et est encline à les reporter sur l’année suivante afin de préserver l’équilibre budgétaire.
L’analyse des orientations stratégiques de l’entreprise et de la trajectoire budgétaire pluriannuelle établie en 2023, amènent les élus à penser qu’une réduction des effectifs est à craindre. A fortiori si la trajectoire budgétaire pluriannuelle est amputée d’une partie de ses crédits. Cela n’est pas assumé comme tel par la direction mais l’observation de la politique de l’emploi actuelle sur les postes vacants, le non-renouvellement de contrats CDD, le gel des embauches sur des centaines de postes mis en réserve suite à la RCC et l’externalisation croissante d’activités sont des signaux d'alerte sérieux. Ces mesures, si elles se confirment, pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l’emploi et les conditions de travail, sans que les élus aient la visibilité nécessaire sur la situation réelle de l’entreprise. Le manque de communication claire de la direction sur ces sujets renforce nos inquiétudes quant aux impacts de la stratégie de l’entreprise sur l’emploi.
Les orientations stratégiques de l’entreprise envisagées, et largement engagées, ne sont plus complètement financées. Des réductions de coûts importantes et des modifications dans l’organisation du travail et de la couverture conventionnelle des salariés sont à l’étude et n’ont été ni présentées aux élus ou aux OSR ni justifiées. Nous craignons que ces décisions n’engendrent des conséquences négatives à court et moyen terme sur la stabilité économique de l’entreprise et sur la qualité de l’emploi. Ces éléments constituent une menace directe grave pour la pérennité de l’entreprise et les emplois, et ce silence de la direction devient intenable. En conséquence, dans ce contexte, il est du devoir des élus d’agir afin de :
Nous demandons la tenue rapide d’une réunion exceptionnelle du CSEC afin d’examiner les éléments en notre possession et engager le cas échéant les démarches nécessaires pour une expertise indépendante, si la situation le justifie, au regard de la liste des questions suivantes auxquelles la direction répondra par écrit avant la réunion. Liste des questions : 1 - Objectifs stratégiques Quels sens et crédibilité donner à la consultation du CSEC sur les orientations stratégiques de l’entreprise et le Contrat d’Objectifs et de Moyens si la trajectoire budgétaire pluriannuelle est révisée avant même l'entrée en vigueur du COM ? Une modification des orientations stratégiques et/ou du COM est-elle envisagée ? Quels sont les objectifs ETP pour les années 2025-2028 et leurs conséquences ? Quels sont les projets de modification de structure et de l’organisation envisagés par la direction pour les années 2025-2028 ? Des abandons de mission sont-ils envisagés et si oui lesquels ? 2 - Sur la situation financière de l'entreprise :
3 - Sur les perspectives de l'entreprise :
4 - Conséquences des difficultés économiques sur l'emploi : Sur l'impact général sur les effectifs :
Sur la gestion des contrats de travail :
5 - Sur l’impact sur la couverture sociale et les rémunérations :
6 - Sur les conditions de travail et la charge de travail :
7 - Sur la sous-traitance et l'externalisation :
8 - Sur l’impact sur la santé et la sécurité des salariés :
9 - Sur les mesures mises en place :
10 - Sur les engagements sociaux et environnementaux :
11 - Sur l’introduction massive de l’Intelligence Artificielle dans l’entreprise
Les élus demandent à la direction de répondre par écrit d’ici fin octobre 2024 aux questions posées et de fournir aux élus des explications écrites détaillées et chiffrées sur la situation financière et économique de l’entreprise, ainsi que sur ses perspectives à court et moyen terme. Au vu de ces constats préoccupants, nous, membres du CSE Central demandons la tenue d’une réunion exceptionnelle pour débattre des réponses données par la direction et de décider de la suite à donner à ce droit d’alerte économique. Adopté à l’unanimité des élus par 25 voix sur 25 Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO et SNJ s’associent Paris, le 08 octobre 2024
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France Télévisions Stratégie - Fusionner, automatiser, se planter
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France Télévisions StratégieFusionner, automatiser, se planter |
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« Évaluer, anticiper, se planter » Une fois de plus, la rédaction était tombée dans le panneau de petits rigolos qui passent leurs temps sur les réseaux sociaux à détourner des slogans qui finalement traduisent bien plus la réalité du pays que ceux vendus à prix d’or par des sociétés de communications. Le vrai slogan étant : Évaluer, anticiper, débattre, proposer. Le problème, c’est que ce genre de crash en direct, France Télévisions les accumulent depuis quelques temps. En septembre c’était des images d’un jeu vidéo qui étaient considérées comme réelles, en Juin, Marine Le Pen découvrait dans les 4 Vérités de Télématin, une de ses affiches de campagne détournée, « Je suis Gendarme, le 9 Juin je quitte la Corse ». A chaque fois, des excuses en fin d’édition, ou le lendemain, et c’est le minimum. Mais la séquence tourne en boucle sur les réseaux sociaux et à chaque fois nous sommes ridicules. Il ne s’agit pas dans le cas présent de faire le procès de ce qui s’est passé le 2 octobre, il s’agit simplement de se demander collectivement comment faire pour éviter une bonne fois pour toute ces erreurs. Comment se retrouve à l’antenne un tel éléphant que personne n’avait vu venir ? Il serait plus qu’urgent de revoir les process, de remonter les pistes et d’en tirer les bonnes conclusions pour éviter d’amuser la galerie à notre insu et de devoir à terme, nous excuser de nous excuser trop souvent. Mais il y a de quoi être inquiet, avec le projet Genesys de modernisation des régies, contrairement à ce que le nom évoque, c’est moins d’humain et plus d’électronique, qui sera incapable de faire la différence entre le Figaro et le Gorafi. On enlève des yeux, on enlève de l’humain, on enlève du temps de cerveau disponible pour fabriquer une édition, une course en avant pour réduire les coûts et aller encore plus vite. Vers quoi ? Au vu de ces erreurs à répétition, on en vient à se le demander. Alors la CGT a une méthode pour ralentir et réfléchir : Évaluer, anticiper, débattre, proposer …
Paris, le 07 octobre 2024
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1er octobre 2024 - Mobilisons-nous aussi pour l’audiovisuel public
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1er octobre 2024 Mobilisons-nous aussipour l’Audiovisuel Public |
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C’est l’un des effets de la dissolution surprise décidée par Emmanuel Macron : au 1er janvier 2025 l’audiovisuel public pourrait se retrouver sans budget, donc en cessation de paiement. Depuis deux ans, une fraction de la TVA assure le financement des missions de nos entreprises via un dispositif transitoire décidé en urgence après la suppression de la contribution à l’audiovisuel public décidée par Macron en pleine campagne électorale pour sa réélection. Ce dispositif arrive à échéance à la fin de l’année, mais à ce jour rien n’a été voté pour remplacer les 4 milliards d’euros nécessaires au fonctionnement de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA. Plusieurs pistes et propositions de loi sont sur la table :
C’est cette dernière proposition que défend la CGT : une contribution affectée, pérenne et plus juste que l’ancienne redevance (puisqu’en fonction des revenus de chacun). Elle garantirait durablement l’avenir des entreprises de l’audiovisuel public. Il y a urgence à se mobiliser, car le texte qui sera voté déterminera a priori le mode de financement de l’Audiovisuel Public pour toute la mandature. Il y a urgence aussi à apporter des garanties constitutionnelles pour protéger l’audiovisuel public des décisions politiques qui pourraient, du jour au lendemain, démanteler ce bien commun. C’est le projet de l’extrême-droite. Au-delà des heures de divertissement, de culture, d’histoire, d’information, produites par les entreprises de l’audiovisuel public, c’est un pan entier de l’économie française qui est concerné. Hors emplois directs, l’Audiovisuel Public fait vivre 4.500 entreprises et représente 108.000 emplois. Il finance directement une partie de la création cinématographique et représente une partie des droits SACEM pour la musique. Dans l’Audiovisuel Public, la CGT continue également de se battre contre les projets de holding ou de fusion qui, au nom de la “rationalisation”, visent à amputer nos entreprises d’une nouvelle part de leurs moyens, humains et financiers. A France Télévisions, la CGT revendique un budget à la hauteur de nos missions afin que cesse la dégradation continue des conditions de travail des salarié·e·s et l’externalisation de l’emploi et des activités, ainsi qu’un rattrapage salarial au moins du niveau de l’inflation. Le 1er octobre, nous revendiquons un financement pérenne de l’Audiovisuel Public, à la hauteur de nos missions !
Carte des manifestations ici ➠
Paris, le 30 septembre 2024
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Pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la loi retraites 1er octobre 2024 Pour sauvegarder l’avenir de l’Audiovisuel Public
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Préavis de grève Pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la loi retraites 1er octobre 2024Pour sauvegarder l’avenir de l’Audiovisuel Public |
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Plusieurs organisations syndicales et de jeunesse, dont la CGT, appellent à manifester et à faire grève le 1er octobre pour qu’enfin les urgences sociales, exprimées dans les mobilisations comme dans les urnes, soient entendues ! Retraites, salaires, services publics, c'est sur ces sujets centraux pour la population que nous pouvons gagner et arracher des victoires au moment où le président de la République cherche à imposer contre la volonté́ générale le maintien du cap libéral et autoritaire, de plus en plus réactionnaire et avec l’appui de l'extrême droite Nous avons été des millions à nous mobiliser pendant des mois contre la retraite à 64 ans. Macron a décidé́ de passer en force mais a été sanctionné par une lourde défaite aux élections législatives. Nous pouvons donc maintenant gagner l’abrogation de la réforme des retraites ! De plus, nos salaires ne peuvent plus régresser face à l’inflation ! Ce sont les raisons pour lesquelles la CGT appelle à manifester le 1er octobre pour obtenir :
Les dividendes atteignent une fois de plus des records et chaque année 170 milliards d’euros d’aides publiques sont distribués sans contrepartie aux entreprises. Les jeunes sont parmi les premier·es à subir ces politiques de casse sociale. Soyons solidaires, pensons à leur avenir, à celui de nos enfants. A France Télévisions, la CGT revendique :
Pour satisfaire ses revendications, la CGT appelle les salariés à cesser le travail le 1er octobre 2024 à partir de 00h et pour une durée de 24h. Le 1er octobre marque le début des discussions sur le budget de l’État et de la Sécurité́ sociale à l’Assemblée Nationale. C’est le moment de gagner qu’enfin les plus riches et les multinationales soient taxés pour financer nos services publics, la justice sociale et environnementale. C’est le moment de gagner l’abrogation de la réforme des retraites ! C’est maintenant qu’il faut peser. Ce ne sera possible que par un rapport de force clair et massif. |
1er octobre 2024 - Toutes et tous dans la rue pour défendre les services publics et se battre pour les urgences sociales !
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Toutes et tous dans la rue pour défendre les services publics et se battre pour les urgences sociales !
L’enjeu premier de la rentrée pour nos professions demeure le projet de loi de finances pour 2025. Actuellement, les travaux ont pris un retard considérable, les ministres démissionnaires bloquent les « lettres plafond » malgré la demande répétée de la commission des finances de l’Assemblée nationale de les obtenir, dans un contexte de fort déficit public. La situation est explosive. Cette loi de finances va être déterminante pour toutes les entreprises de l’audiovisuel public car son financement provisoire (assis sur une part de la TVA) est sur le point de tomber d’ici la fin de l’année. Des milliers d’emplois sont en jeu. Dans le spectacle vivant, nous devons éviter de nouvelles coupes budgétaires et obtenir le refinancement du service public tout en pérennisant le Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS). Le contexte budgétaire est tel que dès l’été Bercy a annoncé la nécessité de coupes massives dans tous les ministères sans envisager une seule minute des mesures de justice fiscale (taxation des profits et hyper-riches). Cette lutte est celle des emplois et des salaires. Bon nombre d’entre nous ont des plannings de travail vides pour la saison à venir, les structures sont exsangues et si nous ne nous mobilisons pas, c’est un plan de licenciement massif et silencieux qui sera mis en œuvre. Si la réforme d’assurance chômage a été mise entre parenthèses, elle pourrait revenir très rapidement dans ce contexte budgétaire. Nous devons nous y préparer et pousser nos propositions comme la mise en œuvre de l’accord du 27 octobre 2023 sur l'intermittence du spectacle ou la proposition parlementaire de loi sur la continuité de revenus des artistes auteur·ices. Nous avons l’opportunité historique de revenir sur la réforme des retraites, le bloc central ayant été mis en minorité à l’Assemblée nationale. Tout dépendra de l’importance du mouvement social qui sera mis en œuvre. Comme nous l’avons fait avant l’été pour soutenir le programme du Nouveau Front Populaire, que nous estimons le plus proche de nos revendications, il est urgent d’engager une mobilisation pour mettre la pression sur l’Assemblée nationale et le gouvernement pendant tout l’examen de la loi de finances pour gagner des perspectives pour l’avenir et faire reculer l’extrême-droite dans ce pays ! La CGT Spectacle appelle à la grève et à rejoindre les mobilisations interprofessionnelles mardi 1er octobre 2024 ! Le Front Populaire est avant tout le mouvement social, donnons-nous les moyens de nos ambitions !
Paris, le 20 septembre 2024
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Documentalistes du Siège - 100 % de grévistes, 0 réponse de la direction
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Documentalistes du siège100 % DE GRÉVISTES0 RÉPONSE DE LA DIRECTION |
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« L’intégralité des documentalistes service Médiathèque est en grève ce jour ». C’est par ce message que la rédaction a été informée du suivi de la grève. 100 % des documentalistes statutaires de la Médiathèque et de la Vidéothèque des Sports ont fait grève mardi 10 septembre. La mobilisation s’est poursuivie mercredi, avec autant d’intensité (99 %). C’est bien la preuve du ras-le-bol des salarié·e·s, lassé·e·s par des mois de discussions avec la direction qui n’a jamais su apporter de réponses à leurs revendications :
Les documentalistes, profession majoritairement féminine, veulent en finir avec ce plafond de verre et exigent des vraies évolutions de carrière. Elles et ils ont démontré leur détermination. Le combat ne fait que commencer. Paris, le 12 septembre 2024 |
Dialogue social bafoué : les élus suspendent le CSE
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Dialogue social bafoué : les élus suspendent le CSE
Les élus ont décidé de suspendre l’instance du CSE du Réseau France 3 jusqu’à nouvel ordre. Cette décision forte et exceptionnelle est leur réponse au lent travail de sape mené par la direction depuis plusieurs années, visant à affaiblir le rôle du CSE en réduisant ses prérogatives des élus. Depuis de longs mois nous déplorons le défaut d’information sur bon nombre de dossiers, en particulier ce qui a trait à l’activité et aux moyens de fabrication des programmes. Un nouveau stade a été franchi ce jour avec la fourniture de documents caviardés, incomplets et insincères, et des réponses d’une incroyable mauvaise foi. Quant à la disparition complète de l’identité de France 3 sur tous les programmes régionaux au profit de la marque ICI à partir de début novembre, jamais les élus de l’instance n’ont été informés ou consultés sur ce changement historique d’identité. Une évolution qui va entrainer une insécurité socio-économique pour l’ensemble des salariés. Les élus ne souhaitent plus perdre du temps dans un simulacre de dialogue social. Ils ont adopté unanimement une résolution 📎 et levé la séance. La balle du dialogue social est désormais dans le camp de la direction. Paris, le 9 septembre 2024 |
La rentrée doit être sociale !
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La rentrée doit être sociale ! |
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Le 7 juillet dernier, l’heure était au soulagement. Nous pouvons nous féliciter de la forte mobilisation des travailleur·euses de nos secteurs, partout en France et notamment à l'occasion du Festival d’Avignon, qui a contribué à empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir. Mais la lutte est loin d'être terminée. L’extrême droite n'a jamais été aussi forte dans notre pays et compte aujourd’hui 143 député·es à l’Assemblée nationale. Elle reste un danger imminent, y compris pour nos professions. Plus que jamais, le combat contre l’extrême droite et ses idées doit rester une de nos priorités. Le contexte politique actuel reste inédit et inquiétant. Malgré l'échec cinglant de son parti dans les urnes aux élections européennes et législatives, le Président Macron a choisi de ne pas reconnaître sa défaite électorale et la victoire du Nouveau Front Populaire. Son choix de nommer au poste de Premier ministre Michel Barnier, néo-libéral convaincu et aux positions dures sur l'immigration est un signal donné à la droite et l'extrême droite au mépris des principes démocratiques. Comme pendant le mouvement contre la réforme des retraites où nous étions des millions dans la rue, le Président n’écoute personne à part lui-même. Il est l’artisan principal de cette crise politique sidérante. Car la situation économique du pays n’en demeure pas moins préoccupante avec un déficit public qui se creuse et le refus de nombreux partis de trouver des recettes nouvelles en taxant le capital. C’est dans ce contexte politique et économique tendu que pèsent sur nos secteurs de nouvelles menaces de coupes budgétaires et pour l’audiovisuel public le risque de ne pas trouver de financement adéquat et pérenne après la suppression de la contribution à l'audiovisuel public par Emmanuel Macron. L'emploi de milliers de salarié·es, intermittent·es et permanent.es est menacé. La CGT Spectacle va continuer à œuvrer ces prochaines semaines en intersyndicale pour construire un rapport de force et défendre nos professions. Sur le plan social, même si nous pouvons nous féliciter de la suspension de la réforme d’assurance chômage qui aurait, si elle avait été mise en place, précarisé davantage les chômeur·euses du régime général, l’accord professionnel unanime du 27 octobre 2023 qui prévoit des améliorations indispensables pour les droits des intermittent·es n’a toujours pas été pris en compte. La proposition de loi sur la continuité de revenus des artistes auteur·rices est quant à elle en suspens avec la recomposition de l’Assemblée nationale. Les salarié·es intermittent·es sont toujours discriminé·es dans leur accès au droit aux arrêts de travail. Les enseignant·es artistiques sont toujours déconsidéré·es et sous-payé·es. Les dangers que l’Intelligence artificielle fait peser tant sur l’emploi que sur la sincérité du débat public ne sont pas pris en charge. Si nous voulons améliorer nos conditions d’existence et vivre de nos métiers, nous devons être en mesure de continuer à construire et amplifier les mobilisations de demain. Le calendrier, étant incertain et n’étant pas à l’abri de mauvaises surprises, nous devons nous tenir prêt·es à réagir à tous les scénarios. Ainsi, la Fédération CGT spectacle appelle dès aujourd'hui à rejoindre les mobilisations, les actions, les initiatives qui ont lieu et qui auront lieu partout en France dans les prochaines semaines. Partout où cela est possible, soyons présent·es. Organisons des AG et des agoras. Restons visibles et uni·es. Continuons, d'avancer dans l'unité et d’œuvrer pour celle-ci. Nous avons quelques semaines pour que la journée de mobilisation du 1er octobre à l’appel de l’intersyndicale soit le point de départ d’une grande mobilisation et puisse être vecteur de changement pour le monde du travail. Nous avons les moyens de changer les choses. Alors soyons les acteur·ices de ce changement !
Paris, le 6 septembre 2024
Les manifestations en France du samedi 07 septembre
. Agen - 11h Devant la Préfecture / Place Armand Fallières . Aix-en-Provence - 18h Place de la Rotonde . Ajaccio - 10h Devant la Préfecture . Albertville - 14h Devant la mairie . Albi - 11h Devant la Préfecture . Alès - 11h Devant la Sous-Préfecture . Amiens - 14h Place de l'Hôtel de Ville . Angers - 14h Place du Ralliement . Angoulême - 15h Parvis de la gare . Annecy - 14h Devant la Préfecture . Arras - 15h Devant la Préfecture . Auch - 11h Place de la Libération . Autun - 11h Devant la Sous-Préfecture . Auxerre - 11h Place Surugue . Avignon - 14h30 Cours Jean Jaurès . Bagnols-sur-Cèze - 10h Place Mallet . Bastia - 10h Devant la Préfectur . Bayonne - 11h Place de la liberté . Belfort - 11h Devant la Préfecture . Bergerac - 11h Devant le Palais de Justice . Besançon - 15h Place de la Révolution . Bordeaux - 11h Place de la Victoire . Boulogne-sur-Mer - 11h Devant le Théâtre Monsigny . Bourg-en-Bresse - 14h Champ de foire (du côté de l'amphi) . Bourges - 15h Devant la Préfecture du Cher . Brest - 14h Place de la Liberté . Bédarieux - 11h Sur les marches de la Mairie . Béziers - 11h Devant la Sous-Préfecture . Caen - 14h Phenix Université Campus 1 . Cahors - 10h30 Devant la Préfecture . Calais - 15h Devant le Théâtre, Place Albert Ier . Carcassonne - 9h Portail des Jacobins, rue Courtejaire . Chambéry - 11h Parc du Verney . Charleville-Mézières - 14h30 Devant la statue de Charles de Gonzague . Chartres - 16h Place des Halles . Châteauroux, 17h30 Belle-Isle . Clermont-Ferrand, 11h Place de Jaude . Coutances - 10h30 Place Saint-Nicolas . Creil - 10h30 Place du marché . Dieppe - 11hFontaine du Quai Henri IV . Digne-les-Bains - 10h30 Devant la Préfecture . Dijon - 18h Place Darcy . Draguignan - 14h Devant la sous-préfecture . Dreux - 11h Devant la Sous-Préfecture . Epinal - 14h Devant la Préfecture . Figeac - 16h Devant la Sous-Préfecture . Foix - 10h30 Halles aux grains . Gap - 14h Devant la Préfecture . Grenoble - 18h Place Félix Poulat . Guéret - 15h Devant la Préfecture . Jonzac - 14h30 Jardin Public, Square Leclerc . La Roche-sur-Yon - 10h Devant la Préfecture . La Rochelle - 10h30 Parvis de la gare . La Tour-du-Pin - 10h Place du Champs de Mars . Laval - 10h Place du 11 Novembre . Le Havre - 14h Devant l'université, cours de la République . Le Mans - 10h Devant la Préfecture . Le Puy-en-Velay - 10h Place des droits de l'Homme . Lille - 18h30 Place de la République . Limoges - 14h Place de la République . Lodève - 10h Devant la sous-préfecture . Lons-le-Saunier - 14h30 Parc des Bains . Lyon - 15h Place Bellecour . Manosque - 17h Porte de la Saunerie . Marmande - 14h Place Clémenceau . Marseille - 14h Porte d'Aix . Mende - 11h Place du foirail . Metz - 10h Place de la République . Montauban - 9h30 Place Lalaque . Montbard - 18h Devant la Sous-Préfecture . Montbéliard - 14h30 Parvis de la gare . Montpellier - 18hPréfecture de Montpellier . Montélimar - 10h Parvis de la Médiathèque . Morlaix - 15h Place des Otages . Moulins - 14h30 Place de l'Allier . Mulhouse - 14h Place de la Bourse . Muret - 11h Place Léon Blum . Mâcon - 14h30 Devant la Préfecture . Nancy - 15h Place Simone Veil . Nanterre - 13h Esplanade de la gare Nanterre Préfecture . Nantes - 10h30 Devant la Préfecture de Loire-Atlantique . Narbonne - 10h Devant la Sous-Préfecture . Nevers - 11h Devant les grilles de la préfecture, square de la Résistance . Nice - 10h Place Garibaldi . Niort - 11h Devant la Préfecture . Nîmes - 12h Devant la Préfecture . Orléans - 11h Devant la Préfecture . Paris - 14h Bastille . Pau - 11h Place Verdun . Perpignan - 14h Devant la Préfecture . Poitiers - 14h Devant la mairie de Poitiers, Place du Maréchal Leclerc . Privas - 15h Devant la Préfecture de l'Ardèche . Périgueux - 11h Devant le Palais de Justice . Quimper - 14h Place de la Résistance . Redon - 10h30 Place du Parlement . Reims - 14h Devant la Fontaine de la Solidarité . Rennes - 15h Place Charles de Gaulle . Rodez - 10h30 Devant la Préfecture de l'Aveyron . Rouen - 15h30 Place de l'Hôtel de Ville . Saint-Brieuc - 14h Place Duguesclin . Saint-Dié-des-Vosges - 10h Devant la Sous-Préfecture . Saint-Etienne - 16h Le Clapier, 2 boulevard Pierre-Mendès-France . Saint-Genis-Pouilly (01) - 10h Devant le Centre Jean Monnet . Saint-Lô - 11h Parvis de La Source – Médiathèque . Saint-Nazaire - 11h Place des droits de l'Homme et du citoyen . Saint-Omer - 11h Devant la Sous-Préfecture . Saint-Quentin - 15h Devant la Sous-Préfecture . Saintes - 10h Devant le Palais de Justice . Strasbourg - 14h30 Place Kléber . Tarbes - 11h Place Verdun . Thonon-les-Bains - 11h Place des Arts . Toulon - 10h En bas du cours Lafayette . Toulouse - 16h Métro Jean Jaurès . Tours - 15h Place Jean Jaurès . Troyes - 14h Place de l'Hôtel de Ville . Tulle - 11h Devant la Cathédrale . Ussel - 11h Place Voltaire . Vannes - 18h Devant la Préfecture du Morbihan . Vendôme - 10h30 Devant la Sous-Préfecture . Verdun - 11h Pied du Monument de la Victoire, rue Mazel . Vesoul - 9h30 Place de la République . Villefranche-sur-Saône - 11h Place des Arts |
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Les documentalistes en colère ! Préavis de grève
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PREAVIS DE GREVELes documentalistes en colère ! |
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Au sein d’une rédaction qui présente toujours des projets plus ambitieux les documentalistes font face à une augmentation de la charge de travail et des missions dans un service en sous-effectif chronique et à une absence de reconnaissance de leur travail. Il est temps que cela cesse et qu’ils soient reconnus à leur juste valeur autant fonctionnelle que pécuniaire.
Paris, le 5 septembre 2024
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Featured
Communiqué intersydical - IV3 / FTR - Malaise profond des salariés et incertitudes sur leur activité
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IV3/FTR : Malaise profond des salariés et incertitudes sur leur activitéCommuniqué intersyndical
La direction de l’information est responsable de cette situation ! En septembre 2023, le lancement précipité du projet Tempo a provoqué dysfonctionnements et malaise au travail, tant en régions qu'au siège de FTV. L'inquiétude a rapidement gagné les salariés, notamment à FTR (site de Vaise à Lyon) et IV3 (coordination des éditions Nationales et Régionales) s’interrogeant sur les répercussions sur leurs activités, leurs conditions de travail et le sens donné à leur travail. Ces deux entités, auparavant indépendantes, ont été placées sous la responsabilité d’un manager unique, nommé Rédacteur en chef - Coordinateur IV3 / FTR. Conséquences de cette réorganisation :
Du côté des collectifs, la peur de disparaître corps et âmes dans la restructuration de l’offre d’information est plus que jamais vivace. Dernier exemple en date, FTR cesse son activité numérique (collaboration avec Franceinfo) alors que c’est l’une des priorités de FTV. On se demande encore pourquoi ce choix de deux entités dirigées par le même manager n’est pas remis en cause. À part une volonté de démobiliser les salariés, de faire disparaître des activités et/ou de les remplacer par des machines et logiciels, quel est l’objectif de la direction ? Les organisations signataires exigent :
Paris, le 22 juillet 2024 |
Le préavis de grève du 18 juillet 2024, est maintenu.
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Suite des législatives, les exigences sociales doivent être entendues
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Le camp progressiste affiche une première victoire électorale arrachée grâce à la mobilisation citoyenne. Emmanuel Macron doit respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Pour que nos exigences sociales soient entendues, la CGT, la FSU et plusieurs autres organisations appellent à des rassemblements le 18 juillet, 1er jour de session ordinaire de la nouvelle Assemblée nationale. Le préavis de grève CGT est maintenu (voir le préavis ici) pour permettre aux salariés de FTV d’y participer et rappeler que nous demandons un financement pérenne pour l’Audiovisuel public. Quelques rendez-vous :
Liste complète en cliquant ici ➠
Paris, le 17 juillet 2024 |
Propagande de l’extrême droite - L’ARCOM doit s’engager
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Propagande de l’extrême droiteL’ARCOM doit s’engager |
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D’ici la fin du mois de juillet, l’ARCOM devra se prononcer sur le renouvellement éventuel des fréquences de CNews et C8. Comme l’ont déjà souligné plusieurs tribunes, une pétition ayant à ce jour recueilli plus de 200 000 signatures et nombre d’articles émanant de différentes rédactions, ces deux chaînes ne cessent de contrevenir gravement au cahier des charges qu'elles se sont engagées à respecter. La propagande d'extrême droite s'y déverse sans retenue et pollue le débat public. En témoignent les 44 mises en garde, mises en demeure et amendes prononcées par l’ARCOM ces dernières années, dont voici un échantillon, non exhaustif :
Cela dure depuis bientôt 10 ans, depuis que Vincent Bolloré a brutalement transformé une chaîne d’information en continu en un organe de propagande, après avoir, en 2015, poussé au départ l’ensemble de la rédaction d’I Télé. En 2012, il y avait 2 députés RN à l’Assemblée nationale. En 2017, ils étaient 8. En 2022, l’Assemblée nationale comptait 89 députés d’extrême droite, et après les élections anticipées de 2024, ils sont 143. Si le vote d’extrême droite est bien évidemment lié à de nombreux facteurs, comment ne pas lier cette progression fulgurante du nombre de députés à la montée en puissance du projet d’extrême droite dans les médias détenus par Vincent Bolloré ? Outre CNews et C8, le milliardaire a mis la main sur le Journal du Dimanche et Europe 1, ces prises de contrôle s’accompagnant à chaque fois d’un changement de ligne éditoriale et de départs massifs de journalistes. Ce groupe de médias constitue aujourd’hui une formidable machine de guerre au service des idées de l’extrême droite. Pendant la campagne des législatives, dans l’urgence, nous avons ainsi vu la mise à l’antenne d’Europe 1 d’une émission quotidienne dont l’ARCOM a souligné le traitement favorisant systématiquement la parole des candidats RN et leurs soutiens. Dans sa mise en demeure, le régulateur a dénoncé le traitement du Nouveau Front Populaire « de manière systématiquement critique et virulente, en des termes souvent péjoratifs et outranciers ». Cette mise en demeure intervenue trop tardivement dans la campagne souligne les limites des outils de régulation, de même que l’absence d’effets des multiples condamnations sur la ligne éditoriale de CNews et C8. Depuis presque 10 ans, les obsessions de l’extrême droite sont diffusées à longueur de journée sur des médias dont l’audience ne fait que croître, CNews ayant pour la première fois dépassé l’audience de BFM TV en juin 2024. Cela déteint sur l’ensemble du débat public, dans les expressions utilisées par nos responsables politiques, y compris les plus modérés. Cela rejaillit dans les thématiques qui nourrissent le débat public. Au lieu de parler de la dégradation des services publics, du manque de professeurs ou de la fermeture de services hospitaliers, nous subissons l’enchaînement des polémiques sur l’abaya, l’immigration ou les OQTF (obligations de quitter le territoire français). Si nous souffrons de voir nos antennes de service public contaminées par cette fièvre ambiante, l’enjeu est également existentiel pour l’audiovisuel public dans son ensemble. S’il arrive au pouvoir, le Rassemblement National projette de privatiser l’ensemble de nos médias. Avant la dissolution, le groupe RN à l’Assemblée nationale avait proposé un amendement dans le projet de loi sur la holding/fusion pour passer le budget de l’audiovisuel public à 0 euros. Pour nous, la menace contenue dans la propagande diffusée par CNews ou C8 n’est pas abstraite. L’avenir de 16 000 salariés, celui des radios et des télévisions qui permettent d’assurer un débat démocratique de qualité lors des campagnes électorales, l’avenir d’une information et d’un divertissement de service public dont le projet est d’élever le citoyen en l’armant contre les fakes news constituent l’un des enjeux pour les années qui viennent. Voilà pourquoi la CGT de France Télévisions appelle solennellement l’ARCOM à ne pas renouveler les fréquences de CNews et C8, et les députés de la nouvelle assemblée à légiférer contre la concentration des médias, et pour un financement pérenne de l’audiovisuel public. Paris, le 15 juillet 2024
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Préavis de grève - Exigeons le respect des urnes !
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PREAVIS DE GREVEExigeons le respect des urnes ! |
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Lors du dernier scrutin des élections législatives, nous avons franchi une première étape qui doit permettre de renouer avec le progrès social, mais le plus important reste à faire. Cette première victoire électorale a été arrachée grâce à la mobilisation citoyenne. Rien n'était écrit d'avance, les forces de gauche ont su s'unir et proposer un autre avenir tout en faisant barrage. La stratégie de dissolution de Macron favorisant la prise du pouvoir par l'extrême droite et ses alliés a été mise en échec. Le plus grave a été évité, même si les incertitudes demeurent quant à la constitution d'un gouvernement résolument tourné vers le progrès social. La responsabilité des élu-e-s du Nouveau Front Populaire est immense, nos exigences sociales le sont tout autant. La CGT de France Télévisions, qui a toujours été claire sur ses valeurs, exige :
La CGT de France Télévisions appelle solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Le nouveau gouvernement doit être formé au plus vite, autour du programme du Nouveau Front Populaire. Le 18 juillet 2024, la CGT de France Télévisions appelle tous les salarié·e·s à cesser le travail à partir de 00h pour une durée de 24h et à rejoindre les rassemblements prévus devant les Préfectures et à Paris à proximité de l'Assemblée Nationale pour exiger la mise en place d'un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire. Ne nous faisons pas voler notre victoire ! Paris le 12 juillet 2024
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Négociation métiers techniques - Un marché de dupe au service des économies
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Négociation métiers techniquesUn marché de dupe au service des économies |
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En préalable à cette négociation qui concerne 8 métiers, la CGT a proposé une méthode claire afin que chaque partie soit au courant des conséquences sur l’emploi de la mise en place des évolutions de métiers proposées par la direction, en particulier pour les métiers polyvalents. Car au-delà de la dégradation des conditions de travail que cela peut produire du fait de l’accumulation de tâches, cela peut amener à des suppressions de postes. Que compte faire la direction ? Suppression de postes ? Redéploiement sur de nouvelles activités ? Si oui lesquelles ? Ou bien économie d’ETP et donc de masse salariale ? Une direction insincère La direction a refusé de répondre à ces questions, prétendant être dans l’incapacité de le faire. Mensonge ou véritable incapacité ? Nous avions déjà une petite idée de la réponse. Mais il aura fallu attendre le début du mois de juillet pour avoir des éléments concrets. Ils ne sont d’ailleurs pas venus de la DRH en charge de la négociation, mais de la directrice financière de FTV qui a tenu un langage de vérité en commission économique du CSE Central. En effet, FTV aurait une difficulté à tenir son niveau d’investissement car ces derniers ne produisent aucun retour sur investissement. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’aux yeux de la direction, les investissements techniques et sur des systèmes d’informations ne sont assortis d’aucun gain de productivité liés à des évolutions de pratiques professionnelles qui permettraient de substantielles économies sur la masse salariale. Et bien voilà, les choses sont claires. Il aura fallu attendre le discours cash de la direction financière pour comprendre l’objectif réel de la direction sur l’évolution de certains métiers : faire des économies de masse salariale et sur l’emploi. Dans ces conditions, comment accepter la moindre concession sur la mise en place d’une polyvalence qui n’a comme seul but de réduire la masse salariale ? Un dogmatisme stérile La CGT a fait de nombreuses propositions, notamment pour maintenir le périmétrage existant de certaines évolutions à des cas de figure précis, en particulier sur les plateaux du Siège. La direction n’en a pas voulu, enfermée dans un dogmatisme absolu d’extension des évolutions de métiers à toute l’entreprise. Mais quand cela l’arrange elle consent à des entorses incompréhensibles. Ainsi, alors que le métier de CTR (Cadre Technique de Réalisation) a disparu à Franceinfo au profit de celui de Chargé de réalisation, la direction veut déployer le CTR dans le réseau régional en y incluant, tant qu’à faire, l’infographie. Et en Outre-mer ce sera un Chargé de réalisation auquel on ajoutera des tâches d’exploitation, histoire de charger un peu plus la mule. Un bricolage indigeste pour un empilage de tâches et une reconnaissance salariale au rabais, sans parler de la préparation du déploiement des régies automatisées puisque la fiche de poste de CTR le permet : c’est la raison même de l’apparition de ce métier dans d’autres entreprises du secteur. Et ce n’est pas tout : l’ensemble des salariés du réseau concernés qui ne pratiquaient que la mise en image ou l’infographie, et qui accèderaient à cet emploi, seraient formé.es à la seconde compétence et pourraient se voir demander d’exercer les deux, alors même que d’un point de vue salarial seul le montant de celle qu’ils/elles pratiquaient au préalable serait intégré au salaire de base. Une bassesse supplémentaire qui serait génératrice d’une inégalité salariale inacceptable. La proposition de la CGT : le déploiement partout à FTV de l’emploi de Chargé de réalisation qui ouvre une véritable perspective de carrière aux techniciens sur tout le périmètre de l’entreprise – c’était même une proposition de la DRH de FTV en 2021 dans le cadre de la régionalisation de France 3 -, car nous défendons l’unicité des métiers qui permet une meilleure mobilité pour les salariés qui le souhaitent dans l’entreprise. Cette perspective s’est vraisemblablement perdue dans les limbes suite au changement de DRH et à la reprise en main des négos métiers par une certaine frange de la DRH de FTV. Qui va oser signer cela ? Il est donc clair qu’à l’exception, peut-être, d’un ou deux métiers particuliers pour laquelle la direction a enfin entendu les demandes légitimes des salariés concernés, la CGT ne signera pas de tels accords. Car après des repositionnements fonctionnels insuffisants de personnels, assortis de faibles évolutions salariales, cela permettra à la direction de réaliser une économie massive d’emplois au prix d’une dégradation sans précédent des conditions de travail de ces nouveaux personnels polyvalents. Cerise sur le gâteau, les métiers les plus polyvalents seraient a priori déployés dans le réseau régional, en Outre-mer et à la Fabrique en extérieur, et pas sur les plateaux du Siège qui nécessitent des salariés experts. Ce manque de respect pour le travail des salariés est inacceptable. Pour la CGT, il ne faut pas céder à l’appât d’un faible gain de court terme qui ne mènera qu’à renforcer un individualisme délétère au sein des collectifs, et qui ne produira à terme qu’une déstructuration supplémentaire de nos capacités à produire des programmes de qualité. Qui pourrait par exemple imaginer, comme le propose la direction, un technicien de plateau qui serait seul, en extérieur ou en studio, en charge de la lumière, du son, des caméras, du cadrage, de la sécurité, des éléments de décor et de l’accueil du public ? Parmi les rares avancées de cette négociation, l’aboutissement après 5 ans de travail sans relâche d’une proposition de redéfinition du métier de Chargé d’Edition Numérique qui permettra de nouvelles évolutions de carrière pour certains et une montée en puissance de ces fonctions si importantes pour nos activités numériques. Paris, le 12 juillet 2024 |
Élections législatives 2024 - L’espoir renaît, l’Audiovisuel Public respire…
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Élections législatives 2024 L’espoir renaît, l’Audiovisuel Public respire, mais l’avenir dépend aussi de vous ! |
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La CGT de France Télévisions se félicite du barrage anti fasciste auquel les citoyens français ont répondu très massivement. Le Nouveau Front Populaire, auquel la CGT appelait à voter, devient le premier groupe à l’Assemblée nationale, même s’il n’est pas majoritaire. L’espoir Rien n’est réglé mais l’espoir est de retour. L’enjeu est désormais de reconstruire une plus grande justice sociale dans notre pays, à laquelle les plus riches doivent massivement contribuer. Hausse des salaires, SMIC à 1600€, abrogation de la réforme des retraites portant l’âge de départ à 64 ans, égalité salariale : il est permis d’espérer. En ce qui concerne l’audiovisuel public et France Télévisions, en particulier, la menace de la privatisation semble écartée. Mais il y a urgence à définir un nouveau mode de financement durable et indépendant du pouvoir politique, et ce, avant la fin de l’année 2024. Le financement devra permettre de financer correctement les missions du service public, en particulier la lutte contre la désinformation massive que subissent les citoyens de notre pays. France Télévisions a un rôle majeur à jouer à ce sujet. Chacun a pu prendre conscience de cette impérieuse nécessité au cours des semaines passées. Stoppons la haine et soyons irréprochables La CGT a dénoncé les attaques ignobles subies par certains de nos collègues de la part des représentants de l’extrême droite et salue le travail de tous les collègues, journalistes et techniciens qui ont permis au débat démocratique de vivre sur nos antennes malgré l’urgence de l’organisation des élections. Mais il convient maintenant de mener une réflexion sur le rééquilibrage du pluralisme des idées sur nos antennes, en particulier dans les éditions nationales de France 2. Nous dénonçons une information trop cadenassée par la direction de l’information et ses cadres, où les différents courants de pensée ne sont pas traités à égalité. Qui fait l’information ? Les faits dont rendent compte des journalistes en tout indépendance, ou bien une poignée de cadre éditoriaux qui décident depuis leurs bureaux de ce que doit être la réalité montrée sur nos antennes ? Que penser de l’omniprésence, dans nos journaux, du fait divers, qui vise à maximiser l’audience en jouant sur l’émotion, ou des micro-trottoirs qui servent de caisse de résonance au populisme, sans rien expliquer du monde qui nous entoure ? Que dire encore de certains éditorialistes qui font ouvertement campagne pour les candidats de droite et de la macronie ? Il faut d’une part sortir d’une logique de télé-miroir, qui va de pair avec une paresse journalistique, pour devenir une télévision où on apprend et où comprend. Il faut en outre se doter de la capacité de démonter, en direct, les mensonges les plus grossiers proférés par certains politiques. Il faut s’organiser pour cela et se former, pour le plus grand bien des citoyens. Et après ? Les aspirations à plus de justice sociale et au partage des richesses exprimées dans le vote, notamment celui des classes populaires, doivent maintenant se traduire partout dans nos entreprises. La CGT de France Télévisions prendra toute sa place aux côtés des salariés pour gagner davantage de droits, pour un plan de rééquilibrage salarial après 10 ans de modération et pour une politique de l’emploi dynamique qui serve les nécessaires développements de nos activités. Pour ce faire, nous appelons tous les salariés qui le souhaitent à nous rejoindre afin de construire le rapport de force indispensable dans notre entreprise et gagner des avancées concrètes sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail. Comment se syndiquer à la CGT de France Télévisions ? La CGT de France Télévisions est composée de deux syndicats complémentaires qui travaillent ensemble au quotidien :
Pour vous syndiquer, rien de plus simple, il vous suffit de répondre à l’expéditeur du mail (CGT France Télévisions) pour recevoir ensuite toutes les informations nécessaires afin de finaliser votre adhésion. Paris, le 8 juillet 2024 |
Locale du Mans - Une situation complexe et douloureuse
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Depuis des mois, la locale du Mans vit une situation difficile, qui génère beaucoup d’interrogations, de perturbations et d’inquiétudes au sein du collectif de travail. Dans ce contexte, plusieurs salarié·es ont été directement affecté·es dans leur santé et dans leur quotidien au travail. Les élu·es des Pays de la Loire suivent ce dossier, dans le souci permanent de protéger les personnes concernées. Dans un premier temps, cette situation a mené à un diagnostic commandé par la direction auprès d’un cabinet indépendant. Cette étude n’a pas permis d’aboutir à la caractérisation des éléments, dans la mesure où son périmètre ne correspondait pas à la nature des faits pour lesquels les élu·es des Pays de la Loire avaient lancé l’alerte. C’est pour cela que le CSE a décidé que les investigations devaient être poursuivies, en raison notamment des obligations légales de l’employeur sur les sujets de santé, sécurité et conditions de travail. Le travail entamé par le cabinet Midori se poursuit donc avec le comité harcèlement, composé uniquement de membres de la direction. Sur ce dossier suivi par les élus depuis son commencement, l’opacité de fonctionnement de cet organisme sera contrebalancée par les nombreux éléments à disposition des élus de proximité, qui leur permettent d’avoir une compréhension assez fine de la situation et des enjeux. Tenus par le devoir de confidentialité, les élu·es ne peuvent pas en dire plus. Cependant, ce dossier est particulièrement complexe et ne peut pas être résumé par quelques éléments révélés par un tract publié cette semaine. Cette mise en lumière d’éléments du dossier ne peut, selon nous, que renforcer le mal-être des salarié·es concerné·es, sans pour autant apaiser le collectif de travail. Les élu·es Cgt de France 3 Pays de la Loire appellent l’ensemble des salarié·es à faire preuve de bienveillance les uns avec les autres, et à ne pas chercher à se substituer à une enquête en cours. Les conclusions n’ayant pas été rendues, rien ne permet d’anticiper de quelconques suites judiciaires sur ce dossier. En tout cas, toutes les personnes concernées doivent pouvoir continuer à exercer leur métier sans craindre le jugement ou les questions déplacées de leurs collègues.
Le 3 juillet 2024
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Face à l’extrême-droite, 5 jours pour agir
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Face à l’extrême droite, 5 jours pour agir |
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Nous le savions depuis la dissolution voulue par Emmanuel Macron, l’extrême droite se trouve aux portes du pouvoir. Après un résultat record aux élections européennes, la poussée du RN vient de se confirmer au premier tour des élections législatives. Rien n’est encore joué Au soir du 1er tour, dans 290 circonscriptions, trois candidats se trouvaient en position de se maintenir ou de se désister. Ce 2 juillet à 8h, il reste encore 126 triangulaires. Et les choses peuvent encore bouger d’ici ce soir 18h, heure limite de dépôt des candidatures et donc des désistements. Malgré les violentes attaques qu’il a subi pendant toute la campagne, le nouveau front populaire aura su conserver son cap. Au soir du premier tour, les responsables des partis qui composent cette alliance ont tous été très clairs : pas une seule voix pour l’extrême-droite ! Les candidats de gauche qui ne seraient pas en position de l’emporter sont appelés à retirer leurs candidatures. Sauvons les valeurs républicaines A droite et chez les macronistes, les positions ne sont malheureusement pas aussi claires et certains continuent de prôner un « ni-ni », qui ne peut que profiter à l’extrême droite. Ils semblent oublier les présidentielles de 2017 et 2022 où les électeurs de gauche n’ont pas fait la fine bouche pour s’opposer au RN. Car ce parti n’est pas, et ne sera jamais un parti comme les autres. Le racisme d’État, la destruction de nos services publics et de nos libertés, l’accentuation d’une politique au profit des plus riches se trouvent au cœur de son programme. Au-delà des divergences politiques, la CGT appelle donc chaque candidat, chaque responsable politique, chaque citoyen à agir dans le sens de l’intérêt général, celui des travailleuses et des travailleurs et de la société dans son ensemble. Pas une seule voix ne doit aller à l’extrême droite. L’audiovisuel public en danger de mort En tant que salarié.es de l’audiovisuel public, ces élections représentent également un enjeu existentiel pour nos entreprises et pour chacun d’entre-nous. En effet, le RN a déjà annoncé qu’il engagerait, dans les plus brefs délais, la privatisation de nos médias, s’il accédait au pouvoir. Et nous savons que faute de rentabilité, cela signifierait purement et simplement la fermeture d’un grand nombre de chaînes, d’antennes, ou de studios avec son lot de licenciements secs. Nous appelons donc chaque salarié·e de l’audiovisuel public à agir concrètement pour éviter ce sinistre tableau. Il nous reste quelques jours pour tracter, discuter avec nos collègues, voisins, familles, amis ou pour se syndiquer. Une semaine pour s’assurer d’une couverture responsable de cette fin de campagne sur nos antennes. Une semaine pour prendre des procurations. Une semaine pour construire, tous ensemble, un avenir désirable. Le Nouveau Front Populaire est en situation d’être l’alternative républicaine et sociale. Nous pouvons gagner l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et le financement des services publics. Paris, le 2 juillet 2024
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Quand la Bête immonde ressurgit
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Communiqué de la CGT France Télévisions | ![]() |
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Quand la Bête immonde ressurgit
Depuis la victoire du RN aux élections européennes, les digues républicaines tombent et les discours de haine ne se cachent plus. Notre confrère et collègue, le journaliste Karim Rissouli a donné, ces derniers jours sur les réseaux sociaux, la lecture, glaçante, d’une lettre d’insultes reçue à son domicile. Un autre journaliste de France Télévisions, Mohamed Bouhafsi témoigne de la multiplication des insultes racistes dont il est victime sur les réseaux sociaux. « Bougnoule », « bicot », « sale arabe » : les mots évoquent les pires époques de notre histoire. La menace, désormais, est bien là. La haine xénophobe ressurgit de manière décomplexée. La CGT de France Télévisions apporte tout son soutien et son estime à ses deux collègues et confrères, elle condamne absolument ces attaques et menaces haineuses. Elle rappelle que les injures racistes sont un délit puni par la loi. Elle demande à la direction de France Télévisions de saisir la justice pour défendre nos deux collègues. Ces graves faits viennent rappeler que l’extrême droite est avant tout raciste. Par son discours xénophobe, par les gens qui le dirigent, le Rassemblement national est bien le creuset de la haine de l’Autre, avec son cortège de racisme, d’antisémitisme, d’attaques contre les plus fragiles, d’exclusion et de division. Aux antipodes des fondements de la République. Est-ce cette société que nous voulons ? Fidèle à ses valeurs, la CGT appelle à tout faire pour empêcher l’extrême-droite d’arriver au pouvoir. Elle appelle au contraire à promouvoir un autre projet de société, basé sur les solidarités, le respect de notre planète et de ses habitants, un projet qui tourne le dos au libéralisme effréné qui accroit les inégalités et sert de terreau à la xénophobie.
Paris, le 28 juin 2024 |
Ensemble, barrons la route au RN
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Ensemble,
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La CGT, aux côtés d'autres syndicats, médias indépendants, associations de défense des droits et mouvements citoyens, appelle à participer à un grand événement public ce jeudi 27 juin à 18h, Place de la République, à Paris.
Libertés ! au pluriel Parce que le RN s’attaquera à toutes et tous si par malheur il accédait au pouvoir. La liberté de créer, d’exister, d’aimer, de s’exprimer, de manifester, d’informer, de croire, de simplement défendre nos droits fondamentaux, de se mobiliser pour la justice sociale et écologique. Si les migrants, les minorités, les jeunes des quartiers populaires, les femmes, les personnes LGBT seront les premières victimes de l’extrême-droite, nous sommes toutes et tous menacé·es.
Libertés ! Parce que nous avons expérimenté la détestation du RN pour les mouvements sociaux, les initiatives citoyennes, les luttes populaires. Les obsessions rances de l’extrême-droite, son enfermement identitaire, son projet de peur et de violence fracturent notre société et organisent la lutte de toutes et tous, contre toutes et tous. Libertés ! Parce que nous savons la haine farouche du journalisme qu’entretient le parti d’extrême-droite. Listes noires de journalistes, interdictions d’accréditation, refus de répondre, menaces physiques, procès, harcèlement sur les réseaux, groupuscules identitaires mobilisés. À cela s’ajoute, la désinformation, et les médias de la haine du groupe Bolloré. Libertés ! Parce que barrer la route au RN, c’est ouvrir de nouvelles voies vers l’espérance, dans un espace public apaisé et pluraliste, dans une attention redoublée aux solidarités. Ce jeudi 27 juin à République à partir de 18h à Paris, artistes, intellectuels, journalistes, vidéastes et personnalités du monde associatif, sportif ou syndical se mobilisent. La CGT a déposé un préavis de grève pour cette journée d’action. Ensemble, fier·es de nos diversités et fort·es de notre pluralisme, nous pouvons barrer la route à l'extrême droite.
Paris, le 26 juin 2024
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