Violences néo-fascistes Un naufrage politique et médiatique
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Suite à la mort tragique d’un militant de l’ultra-droite, la sphère médiatique serait-elle en train de construire l’image d’un néo-fascisme « non-violent » et « propre sur lui » ? Au regard des nombreuses émissions consacrées au sujet ces derniers jours, c’est ce que nous craignons, y compris sur nos antennes.
Un double standard médiatique Pour la CGT, personne ne doit mourir pour ses idées et nous condamnons sincèrement la mort de Quentin Deranque. Mais, hélas, force est de constater que les victimes de l’extrême droite, militantes de gauche ou non-blanches, ont rarement eu droit à une telle faveur dans le traitement médiatique. Doit-on ici faire la liste des 11 victimes mortes depuis 2022 sous ses coups sans faire l’objet d’une couverture médiatique d’une telle envergure ou d’une minute de silence à l’Assemblée nationale (alors même que ce décompte n’intègre même pas les 19 blessés graves par balle ou arme blanche pendant la même période) ? Alors que la menace de terrorisme et d’actions violentes provient désormais essentiellement de l’ultra-droite en France d’après la fondation Jean-Jaurès et les services de renseignements, la quasi-invisibilisation des crimes racistes commis par les groupes d'extrême droite ces dernières années en France est sidérante. Il ne s'appelait pas Quentin, il s’appelait Ismaël et il avait 20 ans. Il a été retrouvé dans un étang dans le sud de Lyon dans la nuit du 6 janvier 2026, selon toute vraisemblance victime d'un crime raciste. Et quid des six personnes issues de l’ultra-droite interpellées après une violente agression près d'une association de travailleurs immigrés à Paris le 15 février ? La différence de traitement médiatique et politique dans ces cas très récents, qui sont bien plus que de simples faits divers, est intolérable. Nous notons au passage cette même différence dans le cas de la plupart des victimes de la répression des mouvements sociaux (gilets-jaunes, Sivens, Sainte-Soline, …). Dans le cas précis du décès de Quentin Deranque, trop souvent évoqué sans une présentation suffisante du contexte lyonnais (où s’exerce régulièrement une violence d’extrême droite depuis des décennies), il est très inquiétant de constater que les médias, y compris publics, sont pris, volontairement ou non, dans une spirale loin d’être exempte d’arrière-pensées politiques. Nous déplorons que de nombreux journalistes sortent de leur neutralité sur cette affaire, y compris sur nos antennes, et notamment sur franceinfo ces derniers jours suite à la manifestation de militants néo-fascistes à Lyon, la journaliste en plateau estimant que la manifestation s’était bien passée. On n’est pas à un salut nazi près en effet...
Aucune voix pour l’extrême droite Il est impossible de ne pas établir une corrélation entre l’intensité des réactions politiques déclenchées par ce tragique évènement, celle du traitement médiatique dont il fait l’objet par ricochet, et la proximité d’échéances électorales cruciales. La CGT, fidèle à son histoire et à ses valeurs, entend lutter partout sur le territoire contre l’implantation insidieuse de la droite extrême sous toutes ses formes. C’est notre rôle de lutter face à ce danger pour les travailleuses et les travailleurs, de lutter contre cette imposture antisociale, xénophobe et misogyne. Nous rappelons par ailleurs que ce courant politique claironne depuis des années son hostilité frontale à l’existence même du bien commun que représente le service public de l’Audiovisuel. Le collectif Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), dont la CGT de France Télévisions est adhérente, a lancé au mois de décembre 2025 un appel aux forces syndicales, associatives et citoyennes afin de battre l’extrême droite et ses idées lors des prochaines élections municipales. Ce n’est pas le cas de tous les syndicats à France Télévisions. Pour la CGT, pas d’ambiguité ! Afin de contourner le problème du rejet que peut susciter le parti créé par d’anciens nazis et membres de l’OAS, nombre de candidat·es pourtant clairement identifié·es comme membres du Rassemblement national se présentent en leur nom propre. Le but : s’adresser plus facilement à des électeur·rices dépolitisé·es. Qu’elles portent les couleurs du Rassemblement national ou non, les listes d’extrême droite en portent les idées. Elles représentent un danger redoutable pour les travailleur·ses et la population tout entière. La CGT de FTV dénonce donc l’opération de blanchiment politique et médiatique actuellement à l’œuvre et appelle à la plus grande vigilance intellectuelle et politique !
Paris, le 23 février 2026
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Dénonciation de l’accord collectif - Une médiation qui a porté ses fruits
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En juillet 2025, la direction de France Télévisions a décidé de dénoncer l’accord collectif d’entreprise, une décision brutale juste avant les vacances d’été faisant ainsi démarrer une période de survie de notre accord jusqu’au 1er novembre 2027. Les quatre syndicats signataires de l’accord du 28 mai 2013 et les CSE/CE/CCEOS ont saisi le juge, compte tenu d’un certain nombre d’irrégularités dans la procédure de dénonciation. Fin 2025, le juge décidait avant l’audience de renvoyer les parties en médiation judiciaire afin d’essayer de trouver une issue négociée à ce conflit. Les discussions ont eu lieu en janvier 2026 et jusqu’au vendredi 13 février entre syndicats représentatifs au niveau de l’entreprise et direction. Cet accord de médiation permet de sanctuariser certaines dispositions de l’accord collectif et prolonge le délai de survie de l’accord à mai 2028 au lieu de novembre 2027. Cet accord est évidemment un compromis mais c’est un acquis pour les salariés car on ne sait jamais avec certitude comment un juge va trancher dans ce genre d’affaire.
Pour résumer la situation : Procédure en justice = espoir de gagner du temps en cas de victoire Accord de médiation = certitude de gagner du temps et des garanties sur le maintien de certaines dispositions de notre accord collectif. Les organisations syndicales représentatives de France Télévisions ont donc décidé unanimement de signer l’accord de médiation. Cette signature permet de garantir l’application de l’accord collectif dans sa version actuelle et intégrale jusqu’en mai 2028. Concrètement rien ne changera pour les salariés d’ici là. Une première réunion d’échange avec la direction a eu lieu ce lundi 16 février sur la méthode et l’agenda de négociation. Nous reviendrons très rapidement vers les salariés pour leur donner tous les détails de l’accord de médiation et des annexes qui l’accompagnent. L’aboutissement de ce bras de fer juridique qui se termine par une médiation est la conséquence d’une union syndicale sans faille avec le soutien des CSE. « L’union fait la force » n’est pas qu’un slogan et nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre cette négociation dans l’unité.
Paris, le 16 février 2026
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Le projet de holding de l’audiovisuel public tourne court Une victoire pour la CGT !
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On la disait inévitable, nous ne nous sommes jamais résignés. Il n'y aura pas de holding de l'audiovisuel public. Du moins, pas pour l'instant à en juger par le calendrier parlementaire des prochains mois, où la PPL sur la holding défendue par Rachida Dati brille par son absence. Le résultat d'une longue campagne menée par la CGT et par les député·es de gauche. Manifestations à Paris et en région, meetings, argumentaires, pétitions, courriers aux élu·es locaux, rencontres avec les député·es et sénateu·rices ont fini par payer ! Cette réforme dangereuse est aujourd'hui reportée sine die dans le cadre du compromis de non-censure acté sur le budget 2026. Pendant près de deux ans, nous avons travaillé ensemble, avec les élu·es CGT de toutes les entreprises de l'audiovisuel public. Radio France, France Télévisions, France Médias Monde, l'INA. Tous unis par un même combat, celui de refuser un mariage qui aurait été pour tous le baiser de la mort. Une holding, cela signifiait d'abord la "chasse aux doublons". Autrement dit, un vaste plan de licenciement visant à se débarrasser d’une partie des personnels, qu’ils soient technicien·nes, journalistes, animateur·ices ou administratifs. La réduction potentielle de notre périmètre :
À force de rencontres, d'argumentaires et de courriels envoyés à l'ensemble des député·es et sénateur·ices, hors extrême-droite, nous sommes parvenus à faire douter, jusque dans les rangs des parlementaires de la droite et du centre. Cela s'est vu lors du premier passage du texte devant l'Assemblée nationale où le texte a été rejeté grâce aux voix de la gauche et des écologistes devant un hémicycle quasiment vide. Alors oui, le travail de fond a été porté par des élu·es de toute la gauche mais la CGT a pleinement assumé une large part du combat ayant mené à cette victoire, aux côtés des personnels mobilisés de l'audiovisuel public. Nous nous tenons prêts à nous remobiliser si le projet revenait à l'ordre du jour. En attendant, nous continuons à défendre haut et fort l'existence de l'audiovisuel public, que l'extrême-droite voudrait voir disparaître. Nous poursuivons également le combat contre les coupes budgétaires et pour retrouver un financement pérenne et suffisant pour assurer l'ensemble de nos missions. Le service public de l’audiovisuel est un bien commun irremplaçable. Nous ne lâcherons rien.
Paris, le 20 février 2026 |
METIERS ARTISTIQUES UNE BOUFFEE D’AIR
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La CGT Réunion, à l’initiative du dépôt d’une saisine sur les métiers artistiques, vient de signer un accord d’établissement qui encadre les métiers artistiques à Réunion La 1ère.
Au-delà des avancées sur la rémunération et le temps de travail, c’est aussi un plan de résorption de l’emploi précaire pour les salariés les plus anciens. Cet accord entérine également l’engagement du Pôle Outre-mer de réaliser un état des lieux approfondi des métiers artistiques pour l’ensemble des établissements d’Outre-Mer.
Les avancées :
- Évolution de la rémunération et meilleure approche du métier d’intervenant spécialisé (notamment en radio) avec rétroactivité au 01 janvier 2026 - Prise en compte des heures de préparation dans la rémunération - Rémunération et paiement des journées de réunion de service - Possibilité de mettre en place des contrats de grille - Plan de résorption de l’emploi précaire pour les salariés les plus anciens (+ de 1000 jours) avec un accompagnement pluriannuel - Mise en place d’une GPEPP avec entretien RH/Manager
La CGT sera à l’avant-poste dans la négociation future qui s’annonce au niveau Pôle Outre-mer. Le résultat des travaux est attendu dans le courant du 1er semestre 2026.
Saint-Denis, le 19 février 2026
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Levée du préavis intersyndical sur les suppressions de vacation de techniciens sur les éditions d’informations produites au Siège
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Levée du préavis intersyndical sur les suppressions de vacation de techniciens sur les éditions d’informations produites au SiègeLes techniciens font reculer la direction !
Le 10 février 2026, les organisations syndicales ont déposé un préavis de grève à la fabrique pour s’opposer à la suppression de postes de techniciens sur les éditions d’information. Face à cette forte mobilisation, la direction a présenté vendredi après-midi, après avoir reçu les organisations syndicales le matin, un projet de protocole de sortie de grève. Ce texte, soumis aux salariés réunis en Assemblée Générale ce vendredi après-midi, a donné lieu à des échanges nourris et à un débat constructif. À l’issue des discussions, syndicats et direction sont parvenus à un protocole actant la levée du préavis de grève (lire le texte ICI). Cette avancée est le fruit de la mobilisation des salariés. Les organisations syndicales signataires resteront pleinement vigilantes quant à la mise en œuvre des engagements pris. Elles n’hésiteront pas à déposer un nouveau préavis si la direction ne respectait pas ses engagements, et seront notamment attentives aux compensations salariales liées aux modification de planification. Paris, le 13 février 2026
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C’est pas nous, c’est Paris ! La direction bretonne ne bouge pas, les élus ne siègent pas
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Malgré de nombreux échanges, malgré l’interpellation de l’inspection du travail, malgré une pétition particulièrement suivie, la direction de France 3 Bretagne n’a rien à proposer et botte en touche. Pour le deuxième mois consécutif, les représentants du personnel ont refusé de siéger à l’instance de proximité prévue ce jeudi 12 février. Une décision difficile à prendre, compte tenu du nombre de points qui s’accumulent dans l’ordre du jour. Mais les élus avaient-ils le choix face à une direction qui a pour seule réponse : « Ce n’est pas à nous de décider, on attend la réponse de Paris » ? Pourtant, cela fait un mois que les élus ont invoqué ce droit d’usage qui, depuis 4 ans, consiste à tenir les IP sur une journée entière.
L’inspecteur du travail confirme le droit d’usage. Pour la direction, c’est une interprétation. Le 28 janvier, les élus ont saisi l’inspecteur du travail sur le sujet. Dans son avis, ce spécialiste du droit du travail va dans le sens des élus : l’usage est bel et bien caractérisé. « Le format journalier des réunions de l'instance des représentants du personnel répond effectivement à la notion et aux critères d'un usage d'entreprise dès lors qu'il s'agit d'un avantage accordé librement et de manière répétée par l'employeur sans que l'accord collectif d'entreprise ne le lui impose » (extrait de la réponse de l’inspecteur du travail adressée aux élus et à la direction bretonne) Mais pour le directeur régional, destinataire de la réponse de l’inspecteur du travail, « ce n’est qu’une interprétation ». Et de répéter : « Ce n’est pas à nous de décider, on attend la réponse de Paris ». Forts de leur légitimité et du soutien des salariés, qui sont à cette heure 82 à avoir signé cette pétition (partagée il y a seulement deux jours), les élus ont décidé de ne pas siéger.
Et la suite ? Dès lors, 3 cas de figure se présentent à nous : 1. La direction refuse l’usage et contraint les élus soit à aller devant les tribunaux, soit à se plier à sa décision de passer les IP à une demi-journée. 2. La direction reconnait ce droit d’usage, mais le dénonce en bonne et due forme (dans le cadre d’une procédure d’information/consultation du CSE). 3. La direction accepte la tenue des IP bretonnes sur une journée entière et envoie un signal positif aux salariés.
Le doute n’est donc plus permis. La décision de limiter la durée de l’instance à une après-midi est donc bel et bien une consigne du siège, qui ne cesse pourtant de communiquer sur l’autonomie des régions… Puisque tout se décide à Paris, les représentants de proximité de l’antenne bretonne ont alerté les élus du CSE. En attendant, vos élus continuent d’aborder avec la direction locale les situations individuelles et collectives urgentes.
La pétition est toujours active sur ce lien https://drive.google.com/file/d/1wp0ljSwP1K3ziBC7wG5igWVN22qW6zm9/view?usp=sharing ou en version papier à la cafétéria de Rennes et à Brest.
Rennes et Brest, le 13 février 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Février 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports EN BONUS ! Ce mois-ci l’actualité de la Fabrique s’invite dans la Gazette
L’actu à l’info et aux sports
Préambule
Nouveau directeur de l’information et « France3isation » … Les mois passent et la commission d’enquête sur l’audiovisuel public continue son travail de sape. Source d’inspiration intarissable pour les « haters » du service public, qui nous étrillent sur les réseaux sociaux. On a appris dans la presse qu’à France Télévisions, une cellule entraîne directrices, directeurs, et collègues au feu nourri des questions des parlementaires. On ne ressort pas indemne d’un tel déballage. Car depuis peu, un nouveau mot a fait irruption dans nos conversations… D’abord chuchoté, il se propage, s’amplifie, gagne tous les étages, toutes les rédactions et rebondit jusque dans cette instance au détour d’une question. La « France3isation ». France3isation dans la bouche des salariés du Siège, ça signifie : moins de moyens, moins de missions, une carrière stoppée net, des JT qui ferment. France3isation, ça exprime aussi la résistance, la mobilisation, la résilience, le débat d’idées dans le respect de chacun. Un vaste chantier attend Philippe Corbé dans une rédaction en proie au doute, où chacun voit son métier se dégrader de jour en jour. Les questions des salariés, en ce mois de février en témoignent :
Bonne lecture ! …
Philippe Corbé a tenu à se présenter aux membres de l’instance de proximité pour faire passer un message à l’ensemble de la rédaction. Il nous a assuré qu’il arrivait à France Télévisions avec un esprit ouvert et à l’écoute. Il découvre tous les chantiers qui l’attendent et demande qu’on lui fasse confiance. Il assure qu’il étudiera chaque dossier sérieusement. Il se dit préoccupé par les attaques subies par l’audiovisuel public. Les journalistes sont des cibles. En conséquence, il entend défendre France Télévisions, l’audiovisuel public. Selon lui, le débat n’est pas serein, comme l’illustre la commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Le climat est lourd et nos téléspectateurs méritent d’avoir un débat posé sur le sujet. Le directeur de l’information a aussi rappelé que la France est un pays où les habitants sont très attachés au 20H et aux chaines tout info. Certes les usages ont évolué, et il pense qu’il faut repenser les modes de narration éditoriale. Il conclut en soulignant que tous les soirs, 4 millions de téléspectateurs regardent le 20H de France 2. Philippe Corbé s’engage à participer aux prochaines Instances de Proximité pour répondre aux questions des salariés et de leurs représentants.
DRH
Annabelle Laurain, de la DSQVT (direction de la santé et de la qualité de vie au travail, rattachée à la DRH), est venue présenter le nouveau service de psychologues du travail qui remplace ACCA depuis le 1er janvier. Il s’agit de Qualisocial. Ce dispositif est à destination de tous les salariés de l’entreprise (CDI, CDD, alternants). Deux services sont proposés :
L’accès est évidemment gratuit, et la confidentialité est garantie. La direction table sur un accompagnement de 5 séances par salarié en demande, la réalité se limite plutôt à 3. La direction prétend qu’il s’agit d’accompagner au mieux les équipes. C’est surtout un moyen d’externaliser ses responsabilités légales de préservation de la santé des salariés ! En janvier les psychologues d’ACCA ont fait la transmission des dossiers à Qualisocial, après accord des salariés concernés.
La procédure de don de RTT est trop mal connue des salariés. Récemment, des jours ont été perdus par méconnaissance des règles. La direction peut-elle communiquer de façon beaucoup plus efficace sur le sujet, en fin d’année, quand les salariés commencent à avoir une bonne vision des jours qu’ils vont pouvoir donner ? La Direction conseille de lire la fiche très complète dans monkiosque. La CGT tient à mettre une mauvaise note à monkiosque qui devient un outil de plus en plus inadapté au bon accompagnement des salariés, surtout en matière de pose de congés. Illisibilité du solde des RTT en fin d’année, congés d’été refusés sans explication dès janvier. Monkiosque c’est un peu à la tête du client… Direction et RH se renvoient la balle, et restent sourdes aux demandes des salariés.
Cette année, en plus des entretiens annuels, les managers font passer les entretiens professionnels dans la foulée. Auparavant ces derniers étaient pris en charge par les RH. Le retour de cette tâche aux managers est logique dans la mesure où ce sont eux qui ont en charge l’accompagnement des salariés dans leur carrière. La RH est une fonction support qui vient en appui d’un projet professionnel élaboré par le salarié et son manager. Faut-il encore que les intéressés soient conscients de leur mission, formés, et investis dans cette tâche. La direction assure que « les RH sont toujours en soutien et peuvent être sollicités en complément ».
franceinfo TV
Pour quelle raison la direction de Franceinfo TV propose-t-elle à des CDD sous contrat avec FTV SA de passer sous contrat avec la filiale France TV Studio, alors que cela constitue un contrat moins disant ? La direction déclare qu’il ne s’agit pas de contrats au rabais. France tv Studio s’aligne systématiquement sur les éléments de salaire, à l’exception des avantages sociaux spécifiques à France Télévisions. Les élus font remarquer que c’est donc bien moins disant ! Les accords d’entreprise sont différents. La direction reconnaît ne pas avoir la réponse complète à cette question pour justifier ce choix.
Comment se fait-il que l’on trouve des moyens pour employer des journalistes deskeurs CDD à Franceinfo TV pour alimenter les journaux régionaux d’ICI, alors que la direction conteste le besoin d’emplois permanents à la chaîne info ? La direction explique qu’il s’agit d’un renfort temporaire pour accompagner le lancement du HUB région. Les contrats de ces deskeurs sont prévus pour 4 semaines. Les RP soulignent que le sort des deskeurs est peu enviable. Ils cumulent 4 métiers : rédacteur, monteur, infographiste, mixeur. Le plus ingrat étant celui de mixeur. Beaucoup de mots sont mal mixés. Le son est de moins bonne qualité. Pour les professionnels du son, voir un deskeur mixer un sujet sur un coin de table dans l’open-space est une aberration. Le rendu antenne est catastrophique. Parfois il n’y a pas d’ambiance, c’est saturé, le micro est mal réglé. Les RP soulignent que la direction n’a donné ni formation ni outil aux deskeurs pour maîtriser le son.
Aux quatre coins du globe, les téléspectateurs du canal 16 voient apparaître de nouveaux visages : notamment à Washington, Berlin, Bruxelles, Jérusalem. Des correspondants permanents, parmi lesquels des journalistes sous contrat local, sans sécurité de l’emploi y compris en zone dangereuse. Ce fonctionnement était au départ ponctuel, il est en train de devenir la norme. Et les journalistes de Franceinfo tv se voient privés d’opportunités à l’étranger. Les équipes se sont battues pour obtenir une vraie crédibilité sur le terrain, crédibilité célébrée lors de la campagne de presse et d’affichage du passage sur le canal 16. Cette compétence est-elle amenée à disparaître dans la rédaction ? La direction confirme que les bureaux à l’étranger fonctionnent depuis longtemps avec un ou deux salariés permanents envoyés permanents employés par FTV et des salariés locaux employés par les bureaux en contrat de droit local. Cela n’empêche pas qu’en fonction des missions, les journalistes de Franceinfo TV puissent se rendre à l’étranger. Les RP font remarquer que les journalistes de Franceinfo TV ne partent pratiquement plus à l’étranger contrairement à ceux de France 2. Certains salariés parlent même de « France3isation » de la 16 et craignent sa fermeture.
Rédaction nationale
Combien de sujets Franceinfo et FTR Vaise ont-ils été diffusés dans la partie nationale du 12/13 et du 19/20 en région depuis l’arrêt d’IV3 le 26 janvier ? La direction répond que l’offre nationale pour les régions ne change pas en volume. Il s’agit toujours d’une offre de 8 mn composée en moyenne de 3 sujets et/ou plateaux et OFF. Ce temps comprend les lancements et des sujets fabriqués par Vaise, mais aussi des sujets repris de Franceinfo TV après diffusion, ou des reprises des sujets de France 2 du 13H et de Télématin. Cela représente 1 à 2 sujets par édition ICI.
Le cabinet d’expert CEDAET a remis son rapport sur le risque grave à la rédaction nationale en octobre dernier. Depuis, rien n’a changé dans les services, comme si la direction n’avait pas pris la peine de lire les recommandations du rapport de 160 pages. Pourtant en CSE, le 22 octobre dernier, les élus ont demandé que leur soit présenté dès que possible un plan d’action dont la mise en œuvre fera l’objet d’un point régulier en CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail) et si cela est nécessaire en CSE. 160 pages qui ne laissent pas indifférents les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Jeudi 22 janvier, ils ont auditionné pendant 1h30 les experts de CEDAET sur les risques psychosociaux décrits dans le rapport. La direction va-t-elle enfin se décider à mettre en place un plan d‘action, comme le lui impose la loi ? La direction des ressources humaines assure que le nouveau directeur de l’information va prendre connaissance du rapport CEDAET et proposera un plan d’action fin avril. La CGT a rappelé à la direction que depuis l’origine elle est très impliquée dans ce dossier dont elle suit étape par étape l’évolution, car les salariés attendent des réponses.
Plusieurs salariés signalent des difficultés avec les iPhones fournis par l’entreprise : matériel trop vieux et système d’exploitation périmé. Ces téléphones ne sont remplacés que tous les 4 ans. Ces iPhones ne permettent pas aux salariés de travailler efficacement (écrans trop petits qui rendent la lecture compliquée). Il faudrait travailler avec des smartphones de 256Go ou des iPhone 16. De nombreux journalistes achètent des téléphones adaptés à leur travail sur leurs propres deniers… La direction assure qu’il n’est pas conseillé d’acheter son propre téléphone professionnel et qu’il existe du matériel performant au magasin. Et elle précise qu’avant d’attribuer du matériel performant aux salariés, elle vérifiera s’ils sont aptes à tourner pour le numérique. Les RP font remarquer que la direction accélère sur le numérique sans avoir négocié d’accord.
Comme on le craignait, la fin d’ICI rédaction nationale génère de la souffrance au travail. L’impréparation du reclassement pour des salariés qui n’ont eu de cesse de se remettre en question et de s’adapter éclate au grand jour. Les postes proposés ne correspondent pas au niveau de qualification des personnes concernées. Déqualification, pertes d’éléments variables de paie, planning tournant. Les salariés se retrouvent malgré eux en situation d’échec. Ils se sentent abandonnés par la direction. Les RP alertent la RH : ces salariés sont exposés à des risques psychosociaux. Que compte faire la direction pour reclasser ces salariés ? Selon la direction, les salariés ont pour la plupart été repositionnés. Les autres sont à l’heure actuel en détachement. En cas d’échec, d’autres postes seront recherchés. Parmi les personnes en phase de test : Un salarié est en détachement sur le poste de rédacteur en chef adjoint prépa nocturne Télématin. Un salarié est en détachement sur Franceinfo culture avant de rejoindre franceinfo.fr Un salarié a fait un détachement en tant que responsable d’édition sur Franceinfo TV. Un salarié est au bureau des régions. Un salarié est parti sur Télématin en tant que responsable d’édition. Deux salariés travaillent sur l’accompagnement d’ICI jusque fin mars sur le site de Vaise. Une salariée est assistante au service JRI. Une salariée est en arrêt de travail et la direction assure qu’elle fait tout pour l’aider. Une nouvelle proposition lui sera faite. En cas d’échec, pour toutes celles et tous ceux qui sont en détachement, un autre poste sera proposé. Les RP rappellent que ces salariés subissent la fermeture des JT de France 3 puis d’ICI rédaction nationale. C’est une situation qu’ils n’ont pas choisie ; tout doit être entrepris pour les accompagner au mieux, sans perte de rémunération ni déqualification.
A Télématin, la direction a rêvé d’un salarié 2 en 1, mais sur la longueur cela ne tient pas. Particulièrement sur la fabrication de ces JT matinaux où le travail est intense. Parmi les salariés les plus exposés au stress, le responsable d’édition qui gère une charge de travail monstrueuse. Pourquoi ? Parce que dans l’équipe il n’existe aucun chef d’édition. Un cas de figure impensable au 13H ou au 20H. Sur Télématin, le responsable d’édition doit faire les conducteurs de 5 éditions, puis aller en régie pour chaque JT. Il gère aussi la création des coquilles dont la procédure est complexe, l’interaction avec franceinfo, et la prod. Les RP le répètent : il manque un chef d’édition à Télématin. Que compte faire la direction pour soulager le responsable d’édition de Télématin ? La direction explique que Télématin travaille depuis des années avec un responsable d’édition semaine et un responsable d’édition week-end sans que cela, selon elle, pose de problème de fonctionnement au regard de la répartition des tâches au sein de l’équipe. Les élus insistent : le travail s’est complexifié, il y a des passerelles avec Télématin, les magazines. La surcharge de travail avec OpenMedia est difficile à gérer, il y a davantage de manipulations techniques, ce n’est pas le même Dalet entre Franceinfo TV et Télématin. Et il faut monter/descendre en régie 5 fois. C’est la cavalcade, un jour il y aura un accident. La direction reconnaît qu’elle n’avait pas conscience de cette surcharge de travail, et envisage de réfléchir à un redéploiement pour soulager le responsable d’édition.
Les évolutions structurelles des régies du Siège équipées d’automates de production, annoncées dans le projet Genesys, ne sont pas neutres pour les métiers de l'édition (rédacteur en chef, rédacteur en chef adjoint, responsable d'édition, chef d'édition, chargé d'édition et assistant d'édition et/ou de production), et ce ne sont peut-être pas les seuls (ex : le fonctionnement du PC info, de la médiathèque, du montage actu, de l'infographie). L’impact de la refonte des régies et plateaux va très probablement également être important sur le fonctionnement des rédactions. La direction peut-elle nous dire comment elle envisage les évolutions fonctionnelles et organisationnelles de la rédaction nationale ? La direction se dit incapable de répondre, elle va se renseigner.
Les mixeurs sont sous pression et ils tiennent à le faire savoir aux équipes du 20H. Les tâches s’accumulent juste avant l’antenne, parfois il faut jongler avec trois reportages en même temps avec les V1, V2... Alors que certains sujets auraient pu être validés dès 17h30, c’est à la dernière minute qu’ils arrivent au mixage parfois avec des traductions. Les mixeurs pointent un manque d’anticipation qui en cas de problème technique met en danger l’antenne. Pourquoi ne pas nommer un responsable qui répartit les sujets du 20H sur les trois mixages ? Et encore une fois dès qu’un sujet peut être validé, inutile d’attendre le dernier moment pour passer au mixage. La direction se dit incapable de répondre, elle va se renseigner.
Un exemple parmi tant d’autres. En gare TGV de Lille Europe, les agences de location de voitures ça ne manque pas. Elles sont à l’étage, très accessibles par l’escalator, toutes à coté les unes des autres. C’est pratique. Mais American Express nous envoie plus loin, chez Enterprise. Pour s’y rendre il faut sortir de la gare, emprunter des escaliers, puis traverser une esplanade, tourner à droite, prendre une rampe. Une perte de temps manifeste. Une fois dans l’agence, American Express et Enterprise sont pris en flagrant délit d’inexécution contractuelle. Par mail ils promettent aux 3 salariés de FTV une Peugeot 308, et à l’arrivée c’est une Clio qui attend l’équipe ! Et ils s’entendent dire « estimez-vous heureux d’avoir une voiture, si vous voulez la Peugeot faut attendre elle n’est pas rentrée et le réservoir d’essence est à sec. » Pour rappel, les équipes en mission sont chargées. En plus des bagages il faut porter le matériel, dont une housse de pied sans roulette, parfois sous la pluie. Nous souhaitons que les salariés soient mieux traités pour ne pas arriver exténués sur les lieux de tournage. Le service des missions peut-il faire l’effort de louer les véhicules dans des agences qui respectent les contrats ? La direction conseille de faire remonter ces problèmes au service des Missions pour qu’il investigue des éléments concrets (date, conducteurs, mission). Il faut aussi faire une réclamation. Le service des Missions essaie d’abord de louer chez Sixt dans la gare de Lille Europe, et en cas d’impossibilité Enterprise est sollicité. Dans ce cas précis, Amex n’est pas en défaut d’exécution de contrat. Les incidents doivent être signalés. S’ils se reproduisent trop souvent ils pourraient conduire FTV à mettre un terme à ce contrat. Les RP avouent qu’à force de se faire rabrouer par le chef du service des missions, les salariés préfèrent passer par les RP pour signaler les dysfonctionnements rencontrés sur le terrain.
Attention aux missions dans les départements du Nord de la France où Europcar est en situation de quasi-monopole dans les gares. Comme FTV ne travaille plus avec Europcar, le service des missions demande régulièrement aux salariés de souscrire eux-mêmes les contrats. Or en cas d’accident ou de vol du véhicule, même avec toutes les assurances complémentaires, c’est au salarié de contacter les organismes concernés pour faire marcher les garanties complémentaires comme le rachat de franchise par exemple. Les RP demandent que ces pratiques cessent, et que FTV souscrive un contrat d’assurance pour couvrir les salariés utilisant des voitures de location pour les déplacements professionnels. La direction confirme qu’en effet Europcar est très implanté dans certaines gares et FTV n’a pas de contrat avec Europcar. Pour le problème d’assurance, la question a été transmise au service juridique et la direction attend la réponse. Les élus font remarquer que rien n’empêche de souscrire des contrats avec tous les fournisseurs. Dans ce cas de figure, l'appel d’offres n'est pas pertinent. Le dossier mérite un meilleur traitement.
Régulièrement des sujets sont réalisés avec des images provenant de banques d’images : Envato, Adobe Stock ou Shutterstock. Ces banques d’images font parfois appel à des comédiens. Ce qui n’a rien à voir avec des images réalisées par les équipes de France Télévisions. En attendant de parler de ce sujet lors de la prochaine réunion de la commission déontologie, ne serait-il pas pertinent d’en informer les téléspectateurs ? En indiquant que ce sont des illustrations et en mentionnant dans les incrustations le nom de la société pourvoyeuse d’images ? Lors de la dernière instance de proximité de janvier, la direction a déclaré découvrir le sujet, et souhaitait en parler avec les salariés de la médiathèque. Qu’en est-il aujourd’hui ? La direction s’est renseignée : les images d’illustration issues d’agence type Adobe Stock, Envato ou Getty, sont utilisées depuis plusieurs années pour des infographies, des animations et des sujets. Ce sont principalement des images d’illustration de paysage, de bâtiment, de mobilier, etc. Les séquences prétextes avec des personnes sont proposées pour illustrer certaines thématiques plus sensibles pour lesquelles il est nécessaire de disposer de séquences anonymes. Ces séquences permettent de respecter le droit à l’image et de ne pas s’exposer au risque juridique. Il faut juste mentionner « images de reconstitution ».
Combien d’adjoints travaillent désormais dans le service de façon pérenne et occasionnelle ? Quelles seront les missions des coordinateurs qui ont rejoint le service ? La direction explique qu’il y a cinq adjoints au service des régions. Quant aux coordinatrices d’IV3, elles font le lien entre le national et les régions en repérant les sujets dans les éditions régionales qui pourraient intéresser les éditions nationales.
Les élus attirent une nouvelle fois l’attention sur la situation du bureau de Poitiers qui ne fonctionne toujours qu’avec une seule équipe au lieu de deux (sauf Marseille qui a 3 équipes). Le 29 janvier les sujets diffusés dans le 13H et le 20H en apportent la preuve. Attention, on en profite pour réviser sa géographie ! : -l’équipe d’astreinte de Poitiers a fait un tournage dans le Maine et Loire pour le 13H et le 20H -l’équipe de Bordeaux, faute de disponibilité de l’équipe de Poitiers, a tourné dans la région de Cognac (zone de Poitiers) pour le 13H, ce qui a enlevé un moyen de tournage au bureau de Bordeaux. -l’équipe de Toulouse est partie pour le 20H à Brive, toujours zone de Poitiers Les contraintes budgétaires ne peuvent pas être le seul argument avancé par la direction, d’autant que le fonctionnement du bureau de Poitiers, dont les journalistes ne sont pas remplacés le week-end, prive les éditions de sujets supplémentaires. En attendant, serait-il possible de faire travailler des CDD le week-end, comme cela a été le cas au début de la création du bureau ? La direction admet qu’à ce stade il n’y a pas de projet de deuxième équipe à Poitiers. La seule possibilité serait un redéploiement. Les RP insistent car cette situation ne peut pas durer. Elle met les équipes en danger qui doivent faire plus de route pour couvrir l’actualité.
franceinfo.fr
L’arrivée d’un nouveau directeur de l’information doit s’accompagner d’un virage vers les réseaux sociaux. C’est du moins ce que laisse entendre le mail reçu par les salariés le 30 janvier dernier : « Philippe Corbé sera chargé de poursuivre le développement de l’offre d’information de France Télévisions […] Sa nomination s’inscrit également dans le cadre de la réorganisation du groupe vers un modèle « streaming first » […] il aura la charge de développer notre offre d’information à destination de tous les publics et sur tous les écrans ». L’écriture journalistique pour les réseaux sociaux est une écriture à part entière. Les vidéos pour les réseaux sociaux et l’antenne ne sont pas les mêmes (vertical vs horizontal). Quels salariés seront concernés par ces nouvelles missions ? Quels outils seront mis à leur disposition ? Les journalistes seront-ils formés à ces nouveaux usages et nouveaux formats ? La direction explique que le nouveau directeur de l’information a pris ses fonctions le 2 février. Il prend le temps de rencontrer les uns et les autres avant de définir une stratégie et donner une orientation. Selon la direction, les sujets pensés au départ pour l’antenne TV peuvent avoir une seconde vie sur les réseaux sociaux s’ils sont verticalisés, raccourcis et sous-titrés. 21,5 millions de vidéos sont vues sur TikTok et Instagram pour le 20H. La formation de « vidéo native » a été lancée l’année dernière. Cette formation aborde l’écriture, le rythme et le cadrage. Les journalistes de tous horizons, s’ils sont volontaires, peuvent effectuer cette formation. Les sujets pour les réseaux sont tournés à l’iPhone avec le téléphone du journaliste, ou avec un téléphone de prêt. Le journaliste tourne sur les temps morts pendant les directs ou les tournages. Cette production demande de l’énergie, c’est pour ça qu’elle n’est imposée à personne. Il n’y a pas de prime prévue pour exercer ce nouveau métier. Les RP font remarquer qu’il faut arrêter avec cette idée de « temps morts » sur les tournages et invitent les concepteurs de tels projets à venir faire un petit tour sur le terrain pour comprendre la réalité du métier de reporter.
Le départ des articles web de France 3 régions (aujourd'hui hébergés sur franceinfo.fr, géré par France Télévisions) vers la plateforme ICI (gérée par Radio France), est prévu en septembre 2026. Depuis des mois, la direction de l'information et de l’entreprise sont alertées par les équipes chargées du suivi de l'audience, sur les conséquences de cette migration sur les audiences du site franceinfo.fr : le scénario le plus probable prévu par une récente note interne table sur une perte de 10 à 25 % de l'audience SEO (c'est-à-dire qui nous vient des moteurs de recherche, qui représente aujourd'hui 70% de l'audience totale) pour le site franceinfo.fr une fois qu'il sera déplumé de l'info régionale. Mais cette perte pourrait aller jusqu'à 40% de l'audience SEO ! Jusqu'à il y a quelques mois, franceinfo.fr était le premier site d'info en France. Un changement d'url il y a quelques mois, a, comme c'était prévisible, fait s'effondrer l'audience (puisque le site est moins bien reconnu par Google). Malgré une légère remontée ensuite, la plateforme n'était plus que 6e au classement ACPM en janvier. Avec la migration des contenus France 3 Régions sur la plateforme ICI, franceinfo.fr perdrait environ 3 millions de lecteurs quotidiens, soit un tiers de son lectorat, et plus de 50% de son nombre d'articles quotidiens. Résultat : le site devrait dégringoler à la 10e place des sites d'actu. Le tout, prévient cette note, sans que l'audience ne soit nécessairement reportée sur ICI. En clair : aujourd'hui on a un cheval de course qui expose la production journalistique de tout France Télévisions (rédaction nationale TV et numérique, sports, Outre-mer, régions, magazines…). Demain on aura deux canassons. Quels sont les arguments de la direction de France Télévisions pour défendre ce projet ? Est-ce que ce classement (10e place) reflète l'ambition éditoriale de la direction pour le site de France Télévisions ? Si tel n'est pas le cas, que compte-t-elle faire pour y remédier ? La direction explique que FTV et Radio France ont lancé officiellement en janvier 2025 une offre plus proche des préoccupations des Français et des territoires sous la marque ICI. Ce lancement s’inscrit dans un mouvement engagé dès 2019 avec la mise en place de matinales filmées. Les deux groupes souhaitent une offre de proximité puissante aux côtés d’une plate-forme d’information puissante. En 2026, le nom de domaine francebleu.fr basculera sur ici.fr. L’ensemble des contenus régionaux de FTV seront mis en ligne sur le site ICI à la rentrée. franceinfo.fr doit se transformer pour rester une offre de référence pour les Français. L’ambition reste entière pour la marque franceinfo. Le site va revoir l’expérience vidéo proposée aux utilisateurs pour se mettre au goût du jour. En 2026 franceinfo.fr va accueillir encore plus de vidéos verticales issues de toutes les vidéos de l’info. L’idée est de s’inspirer de ce que propose YouTube pour les formats de plus de 7mn et les replays. Bref, beaucoup de marketing creux… Les élus ont voulu savoir si la direction prévoyait des créations d’ETP pour accompagner cette transformation ? La direction est catégorique, il n’y aura pas de création d’ETP mais des redéploiements.
DRM
Au PC-info la chaleur est particulièrement élevée depuis des mois. Les températures ont pu monter quotidiennement au-dessus de 27°C en fonction du temps de chauffe des machines et de la présence plus ou moins nombreuse des techniciens. Ces températures engendrent des symptômes comme fatigue, maux de tête ou encore sécheresse oculaire. Une intervention récente a permis une baisse d'environ 2°C mais ce n'est pas suffisant, la température est toujours aujourd'hui en moyenne à 25°C portes ouvertes et alors que nous sommes en hiver. Les représentants de proximité demandent à la direction d'intervenir afin de pouvoir retrouver une température acceptable dans ce service. La direction se dit consciente du problème, elle attend surtout que les IMG (Immobilier et Moyens Généraux) agissent. Un point doit être fait le mois prochain.
La fin des éditions de la 3 touche de plein fouet les intermittents, notamment les graphistes. Beaucoup d’entre eux, fidèles salariés, se retrouvent quasiment sans vacation en ce début d’année. Mais tous ne sont pourtant pas logés à la même enseigne : de 1 à 11 vacations par graphiste par mois. La répartition inéquitable des vacations a des répercutions dramatiques pour ces salariés. Plus de la moitié d’entre eux ont moins de 5 vacations en janvier. Or pour conserver son statut d'intermittent un graphiste doit faire en moyenne 5 vacations par mois. Prendre en considération ce paramètre serait une manière pour FTV de marquer sa reconnaissance vis-à-vis de ces salariés précaires qui ont toujours répondu présents même aux horaires les plus ingrats. La direction fait remarquer que ce métier couvre différentes activités (3D, Post Prod Infographie), en plus des horaires décalés. Tous ne peuvent pas faire de la PPI ou de la 3D pour le 20H. On constate qu’on ne peut pas leur garantir une moyenne de vacations par mois. Il n’y a pas de recours à plus de 80 jours aux non permanents. Les RP s’insurgent contre ce discours qui est toujours le même. Dès qu’il s’agit du 20H certains salariés précédemment employés sur la 3, et dont tout le monde louait le travail, se retrouvent soudainement mis sur la touche. Les JT de la 3 faisaient de l’audience, et ces graphistes ont participé à ce succès. Ce sont de très bons professionnels. Il faut répartir équitablement les vacations.
Est-il normal qu'à la date du 29 janvier les graphistes n'aient toujours pas connaissance de leur rotation pour les prochains mois, alors que la limite pour déposer les congés d'été est fixée au 31 janvier ? La direction assure que cela n’empêche pas de poser ses congés. Depuis le début de l’année, il est vrai que tout est chamboulé…
L’actualité à la Fabrique
Comment les dysfonctionnements des outils technologiques impactent la charge de travail des salariés ? Une question primordiale qu’ont soulevé les GCA auprès de la direction. La direction a répondu en proposant aux salariés du service la préparation et la diffusion d’un tableau de « reporting » présenté comme un outil destiné à l’analyse des difficultés rencontrées. Toutefois, à l’examen de ce document, il apparaît qu’il s’agit essentiellement d’un suivi détaillé de l’activité des salariés, visant à recenser les différentes missions effectuées ainsi que le temps consacré à chacune d’elles, et non d’un outil centré sur l’analyse des incidents de flux, pourtant au cœur des problématiques soulevées par les salariés. Les salariés s’inquiètent d’intentions cachées de la direction : s’agit-il d’un moyen détourné de « fliquer » les salariés en comptabilisant le temps passé pour accomplir chaque tâche ? Une nouvelle fois, la direction n’a pas entendu les salariés pour définir en commun une méthode. Ils demandent le réexamen de la procédure.
Un OPV et un OPS en moins sur les JT de la 2 ; idem pour PIDF, avec en plus la disparition du machiniste et de la grue … Sans attendre la mise en place du projet Genesys (info-consultation à venir en CSE de février), la direction rase gratis… Sans consulter les élus. Résultat : branle-bas de combat dans les régies et sur les plateaux : la réorganisation prévue à partir du 2 février est repoussée au 16…sans empêcher un préavis intersyndical…Bingo pour la direction, qui a tout faux sur la séquence ! Au final, la direction recule ! La réorganisation sur les plateaux est suspendue jusqu’à la fin de l’Information-consultation sur Genesys… Grande victoire de la mobilisation des salariés et des OS, la CGT en tête.
Au 1er juillet 2024, la direction de la Fabrique a décidé de fermer le service des équipes légères parisiennes. Faute de proposer la moindre perspective professionnelle à ces salariés, 6 d’entre eux, chefs opérateurs de vue, chefs OPS et chef éclairagiste ont été affectés contre leur gré dans les régies et les plateaux du Siège, alors que le cœur de métier de ces personnels était le tournage sur le terrain pour faire du magazine ou du documentaire. Était-il réellement pertinent de renforcer ces collectifs des régies et plateaux alors même que la direction envisageait de les réduire ? Où est le cap ? Où sont l’anticipation et, plus largement, la bienveillance ? Depuis juillet 2024, la direction s’obstine, pour des raisons totalement incompréhensibles, à ne proposer aucune passerelle, ni vers FTV Studio ni vers le pool de Rennes, à ces salariés. Sollicitée à de nombreuses reprises, elle n’a toujours apporté aucune réponse à cette anomalie, à la fois humaine et économique, puisque ces prestations sont aujourd’hui externalisées et facturées à FTV. La direction entend-elle continuer à ignorer ce problème en 2026 ou, au regard de ce nouveau projet, envisage-t-elle enfin de revoir sa copie et permettre aux salariés qui le souhaitent de travailler pour ces périmètres ? La direction répond comme à chaque fois que c’est possible mais qu’il n’y a pas de demande de FTVStudio, ce qui est faux !
Paris, le 12 février 2026
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Auditions à l’Assemblée Nationale : « Parler dans l’oreille d’un sourd »
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Deux heures pour France Télévisions, deux heures et demie pour Radio France. Sur cinq mois d’auditions, voilà le temps que le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a choisi de consacrer aux organisations syndicales, et donc aux salarié-es de nos entreprises. Nous trouvons ce traitement particulièrement déséquilibré, voire méprisant, alors que des stars des antennes sont auditionnées seules, pendant des heures, avec des questions particulièrement intrusives sur leur salaire ou sur leur vie privée. Sur la courte durée de ces auditions, nous attendions des questions portant sur les conditions de travail de nos collègues, qui se dégradent régulièrement au gré des coupes budgétaires. Nous pensions que pourraient être abordés des sujets comme la dénonciation de l’accord collectif à France Télévisions, le projet de holding, ou encore la fin de la diffusion d’une radio comme Mouv’ sur les ondes herziennes, conséquence directe de la crise du financement que l’audiovisuel affronte, aggravée par l’abandon de la redevance en 2022.
Les obsessions du rapporteur, plutôt que la réalité A la place, les représentant-es syndicaux de France Télévisions et de Radio France ont vu le rapporteur s’attarder sur des sujets périphériques : le prix de nuits d’hôtel au festival de Cannes, le salaire moyen à France Télévisions, qu’il estime à 72 000 euros par an (nous ne nous savions pas si riches), ou encore des demandes insistantes d’explications ou d’excuses sur des tracts, au mépris du principe de la liberté syndicale... Dans ses questions, le rapporteur s’est employé en permanence à vouloir démontrer les supposés manquements de nos collègues ou de nos entreprises, tout en méconnaissant la réalité du travail et du quotidien des salarié-es. Par exemple, à Radio France, Charles Alloncle a notamment pointé le nombre de jours de congés des journalistes, qu’il estime trop élevé. Les délégué-es lui ont expliqué la différence entre les RTT et les congés payés, les rattrapages de jours fériés travaillés, les dépassements récurrents du temps de travail sur le réseau ICI ayant conduit le rapport Isast de 2022 à parler de “travail dissimulé”. Cela n’a pas empêché le rapporteur de revenir à la charge pour poser exactement la même question, comme s’il n’avait rien entendu des explications données par les représentant-es des salariés. Après chaque audition, Charles Alloncle poste ensuite ses questions sur son compte X. Rien des réponses qui lui sont apportées, sauf quand une partie lui semble aller dans son sens. Rien sur son compte, ne fait état de ce que nous lui expliquons : la souffrance des salarié-es de Radio France et France Télévisions, les risques psychosociaux, les accidents de travail qui explosent en raison de la dégradation matérielle de nos conditions d’exercice, ou encore à cause des agressions et du climat de défiance à l’égard de l’audiovisuel public, nourri au quotidien par les questions, les tweets, les interviews données par le rapporteur. Rien, non plus, sur notre fierté de travailler malgré tout pour le service public de l’information.
Nos difficultés ne viennent pas d'une mauvaise gestion ! Dernier exemple en date, le dimanche 8 février. Sur la une du JD News, le visage de Charles Alloncle s’affiche en grand avec ce titre : “Audiovisuel public, l’homme qui valait quatre milliards” A l’intérieur, l’article s’intitule “France Télévisions est le Lehman Brothers de l’audiovisuel”. Charles Alloncle y décline ses obsessions favorites : l’audiovisuel public serait en péril, en raison de “dérives de gestion graves et persistantes”, et le contribuable français ferait bien mieux avec les quatre milliards d’euros qui le financent, de rénover des monuments et des églises. Le rapporteur n’a donc rien entendu de ce que nous lui avons dit. De ce que d’ancien.nes ministres de la culture lui ont expliqué. De ce que nos dirigeantes ont pris le temps de lui dire également. Nos difficultés ne sont pas liées à une mauvaise gestion. Elles sont le fait de coupes budgétaires, de contrats d’objectifs et de moyens non respectés, d’un financement sur une portion de la TVA qui n’offre pas les garanties nécessaires pour construire l’avenir, mais aussi le présent.
Rendez-vous aux États Généraux de la Culture, le 23 février En conclusion, nous relayons l’invitation lancée par le député Modem Erwan Balanant à Charles Alloncle : “Est-ce que vous pouvez prendre une semaine ou quinze jours pour venir faire un stage à France Télévisions ou à Radio France ?” Nous ne pensons cependant pas que le rapporteur saisisse cette perche, et nous n’attendons pas de son rapport, s'il est adopté par la commission, autre chose qu’une charge violente et déloyale contre un service public qui constitue le bien commun de l’ensemble des Français-es. Un bien commun dont dépend en partie le fonctionnement de notre vie démocratique, mais aussi la garantie d’une information et d’un divertissement de qualité, gratuits et accessibles à tous et toutes. C’est pour le rappeler que nous participerons, lundi 23 février, aux auditions des Nouveaux États Généraux de la Culture qui font étape à l’Assemblée Nationale, pour vraiment donner la parole aux personnels de l’audiovisuel public et à leurs représentant-es. Paris, le 12 février 2026
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Assemblée générale à 14h30 sur le plateau B
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Les salarié.es avaient clairement exprimé leur choix de se mobiliser massivement si la direction s’était entêtée à déployer, lundi 16 février, son projet de réorganisation des moyens de fabrication des éditions d’information au Siège. En conséquence, les 5 organisations syndicales représentatives au Siège (CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ) avaient déposé un préavis commun de grève reconductible. Face à cette situation, la direction a annoncé ce mercredi en CSE Central le report de la suppression des vacations des techniciens jusqu’à la fin de l’information-consultation sur le projet Genesis. Charge à la direction maintenant d’organiser les conditions d’un vrai dialogue constructif sur toutes ces questions, un échange qui soit avant tout soucieux de la qualité des émissions que nous produisons et des conditions de travail et de rémunération des salarié.es qui les fabriquent. Elle serait notamment bien avisée de permettre aux élus de se pencher sur l’ensemble de ces sujets à travers une information-consultation au CSE du Siège. Toutes ces questions seront abordées lors de la réunion de négociation du préavis prévue vendredi matin à 10h. Une Assemblée Générale à destination de l’ensemble des salarié.es est donc organisée à la suite à 14h30 sur le plateau B afin d’informer les salariés sur les réponses apportées par la direction à nos questions et décider collectivement du maintien ou de la levée du préavis. Lien Visio : https://teams.microsoft.com/meet/36091006658165?p=vcJnLNVQvM1rzTOZs0 Numéro de réunion : 360 910 066 581 65 Une première victoire pour les salarié.es… Après avoir alerté en vain leur encadrement lors des diverses réunions de service, ils ont fait la démonstration que la direction ne pouvait pas avancer impunément à la hussarde au mépris de tout dialogue social, en ignorant leurs revendications et en contournant les instances représentatives du personnel (qui n’ont jamais été consultées sur ce projet). …Évidemment cette suspension est loin de tout régler, et la vigilance reste à l’ordre du jour ! En effet, de nombreuses questions restent en suspens :
Paris, 12 février 2026
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Préavis de grève sur les moyens de fabrication des éditions d’information au Siège
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Jeudi 29 janvier, la direction de la Fabrique s’est engagée à repousser son plan de réorganisation des moyens de fabrication au Siège des éditions d’information nationales et régionales, le temps de dialoguer avec les équipes techniques impactées par la diminution très significative du nombre de vacations techniques dédiées.
Nos principales missions attaquées Ce ne sont notamment rien de moins que la suppression d’un tiers des vacations des Chef.fes OPV, des technicien.es du service son (en semaine), ainsi que celles des derniers machinistes qui participent encore aux éditions d’information (sur le plateau D pour France 3 Paris-IdF), auxquelles la direction souhaite procéder. Ce sont donc les moyens du cœur même de notre mission centrale d’information des citoyens qui sont attaqués. Or, ces décisions n’ont aucune logique opérationnelle. De l’aveu même de la direction, il s’agit purement et simplement de faire des économies, et surtout de les afficher, et ce jusqu’à l’absurde (ex : le choix de se passer d’électricien éclairagiste sur le plateau de Stade 2-La Quotidienne impacte 1/2h d’activité, il ne modifie donc pas le nombre de vacations hebdomadaires et met en péril une émission de direct). Et les conséquences pour la qualité des éditions d’information et les limites imposées aux équipes éditoriales sont lourdes :
Les salarié.es : méprisé.es Depuis 10 jours, non seulement aucune réunion n’a été organisée avec les machinistes, mais, lors de celles qui ont eu lieu avec les OPV et le service Son, la direction s’est montrée sourde aux alertes et revendications des salarié.es sur les conséquences d’une telle décision (conditions de travail, de stress, mise en danger de l’antenne sur nos principales éditions, perte d’activité et de rémunération, …).
Le droit du travail : contourné Contrairement à ce qu’affirme la direction, il est donc clair au regard de la profondeur des impacts et de la diversité des secteurs touchés (plusieurs services techniques, mais également les équipes éditoriales) qu’il ne s’agit pas simplement d’un simple aménagement mais d’un véritable projet de réorganisation des moyens et méthodes de fabrication des éditions d’information, son caractère important est donc indéniable. A ce titre, son déploiement aurait dû être précédé d’une information/consultation des élus du CSE. Au regard de la situation, les organisations CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ demandent : -> un moratoire sur l’ensemble des suppressions de vacations prévues au Siège au sein des équipes fabrication, jusqu’à ce que les élus aient pu se prononcer sur cette réorganisation de leur activité sous la forme d’une information-consultation au CSE du Siège. -> une négociation salariale pour les équipes impactées, préalable à tout déploiement éventuel, afin de compenser les pertes sur la base de leur rémunération réelle. En vue de voir ces revendications satisfaites, les organisations CGT, CFDT, CGC, FO et SNJ appellent l’ensemble des personnels affectés à la fabrication et à la production des émissions assurées par le Centre d’exploitation Nord de la direction des moyens de fabrication à cesser le travail de 19h30 à 20h29 chaque jour à partir du lundi 16 février 2026 pour une durée illimitée.
Paris, le 10 février 2026
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 4 février 2025
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Instance de proximité d’Aquitaine Du 4 février 2025
Étaient présents Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Franck Weil (chef de centre par intérim). Pour les RP : Sabrina Corrieri (CGT, en visio), Boris Chague (CGT), Jules Feron (CGT), Alexis Dumoulin (FO), Violette Del Vecchio (CFDT).
Préambule des RP Les RP ont reçu juste avant l’instance un courrier des salariés de Bayonne qui alertent sur le non-remplacement d’un poste de journaliste rédacteur et la charge de travail augmentée sans les moyens. Le secrétaire de l’instance en fait la lecture à la direction, qui prend acte. Les RP déclarent qu’ils ont l’intention d’instruire le dossier.
Point 1 : Expérimentation vidéo verticales
1.Accord d’expérimentation de vidéos pour le numérique. La direction peut-elle présenter précisément l’accord d’expérimentation qui entrera en vigueur en Nouvelle-Aquitaine le 2 février : périmètre, objectifs, durée et modalités de suivi ? Combien de salariés volontaires y participeront, sur quels sites, avec quels outils de travail et quelles formations associées ? L’accord prévoit l’intervention de monteurs pour les formats longs : s’agira-t-il exclusivement de salariés volontaires et selon quelles modalités d’organisation du travail ? Invités, les délégués syndicaux : Nicolas Pressigout (SNJ), Hervé Morin (FO). Invitée Christine Le Hesran (rédactrice en chef et coordinatrice numérique), interlocutrice réseau pour cette expérimentation. Un accord a été conclu entre les organisations syndicales représentatives et la direction afin de mettre en place une expérimentation sur la chaîne de fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques, au sein du réseau régional France 3. La région Nouvelle-Aquitaine a été retenue pour y participer. L’expérimentation est prévue sur une durée de 3 mois, jusqu’au début du mois de mai. Un point d’étape sera organisé tous les mois en instance de proximité et en présence des délégués syndicaux. La cheffe de projet pour notre région présente le lancement de cette expérimentation. Un appel à candidatures a été diffusé. A ce jour, 22 personnes y ont répondu positivement en Nouvelle-Aquitaine dont 7 en Aquitaine (6 journalistes et 1 monteur). La sélection se fera en lien avec les chefs de service. La direction explique que le choix a été fait de contenir l’appel à candidature au BRI, il n’a pas été ouvert aux sites excentrés. Finalement 2 à 3 personnes seront sélectionnées par BRI. Selon le DRH, il n’y a pas de candidature de CDD en Aquitaine. Les RP s’en étonnent. Ils ajoutent que la présentation de l’appel à candidature faite par la communication du réseau était peu claire, notamment pour les métiers concernés. Il faut ouvrir le lien dans le mail de la communication et lire l’accord pour les connaître. La clôture des candidatures est prévue d’ici la fin de la semaine, la formation débutera après les vacances de février. La cheffe de projet explique que le dispositif se mettra ensuite en place avec un rythme adapté pour préserver les équilibres de travail et éviter toute surcharge. L’accord précise que les salariés concernés sont les opérateurs prise de vue, les journalistes rédacteurs reporters, les journalistes reporters d’images, les techniciens d’exploitation vidéo et audiovisuel, les chefs monteurs ainsi que les chargés d’édition numérique. Les CDDs peuvent également candidater en se rapprochant de leur chef de service. 1 salarié sera spécifiquement dédié à la production de vidéos verticales, à raison de 2 à 3 jours par semaine et fera partie des effectifs web (3 personnes par jour). Cela reste à moyens constant mais ne constituera pas une charge de travail supplémentaire selon la direction. Cela impliquera mécaniquement une baisse du volume des articles écrits, afin de ne pas augmenter la charge de travail des deux autres membres de l’équipe web. La cheffe de projet précise qu’en cas d’augmentation durable de l’activité, un renfort supplémentaire pourrait être envisagé. Dans un premier temps, l’expérimentation s'appuiera sur les personnels déjà formés. D’autres salariés bénéficieront d’une formation d’une journée pour acquérir les codes des réseaux sociaux, incluant le tournage et le montage. Le DRH rappelle qu’à titre d’exemple, pour NoA, les formations avaient duré 2 à 3 jours. Toutefois, au regard des délais contraints, il est peu probable qu’un dispositif équivalent soit mis en place pendant la phase d’expérimentation, même si cela reste à l’étude. Pour les RP, une seule journée de formation pour apprendre l’outil, les codes du tournage et la pratique du montage en 9/16, ça semble un peu court… Ces vidéos répondront à une commande éditoriale. En Nouvelle-Aquitaine, l’objectif sera de développer les vidéos d’actualité courtes (une minute maximum), un format qui rencontre un fort succès selon la cheffe de projet. A ce stade, l’utilisation de fond vert n’est pas prévue dans notre région. Concernant les formats longs (au-delà d’une minute), ils ne seront pas produits de manière quotidienne et dépendront de la commande. L’accord prévoit l’intervention d'un monteur pour ces formats. Ces productions devront être anticipées et ne pourront pas venir s’ajouter en surcharge de l’activité de l’actu JT selon la direction. Pour ces formats longs impliquant un chef monteur, le logiciel Adobe Première Pro a été retenu. Selon la cheffe de projet, il est disponible dans deux salles de montage. Une formation est nécessaire pour son utilisation. Le DRH précise que tous les cas de figure prévus par l’accord ne seront pas nécessairement testés pendant l’expérimentation. Cela n’est pas obligatoire, notamment en ce qui concerne les formats longs. Les RP voient mal en effet comment organiser en 3 mois la formation des monteurs à Adobe première tout en anticipant la mise à disposition des salles de montage équipées et la planification pour les montages de ces vidéos verticales en format long. Le directeur régional se félicite de la conclusion d’un accord, soulignant l'importance de disposer d’un cadre structurant et de règles claires pour éviter toute dérive. Les RP ont souligné que, bien que l’accord soit signé et déjà en vigueur, le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) n’a pas encore été mis à jour. Or, cette nouvelle activité engendre plusieurs risques émergents, liés notamment à la charge de travail et à d’éventuels conflits interpersonnels. Le DRH a indiqué que le DUERP sera mis à jour et le point discuté lors de la prochaine IP. Commentaire des RP CGT : Comme le directeur régional, ils se réjouissent de voir encadrées ces nouvelles pratiques professionnelles et rappellent qu’ils le réclamaient dès la première expérimentation, officieuse, en septembre dernier. D’autre part, ils s’interrogent sur la sélection des volontaires qui, dans un contexte de restrictions budgétaires et d’une expérimentation “à moyens constants”, risque de ne concerner que les salariés en CDI et déjà formés aux outils. Point 2 : Bilan Social Direct Point reporté à l’IP de mars Point 3 : Organisation et conditions de travail 1.Outils de montage – remplacement de CapCut La direction peut-elle indiquer quelle(s) application(s) de montage conforme(s) au RGPD a/ont été testée(s) en remplacement de CapCut ? Quel est le calendrier envisagé pour un éventuel déploiement en Aquitaine et une formation des utilisateurs est-elle prévue ? La rédactrice en chef et coordinatrice numérique indique que l’outil retenu est PowerDirector 365. Il a été sélectionné et testé par le directeur technique adjoint de France TV, ainsi que par plusieurs utilisateurs, dont un en Aquitaine. Selon elle, l’outil est “RGDP compatible” et conforme aux exigences de la cybersécurité de France TV. Les RP demandent des précisions : la direction affirme-t-elle que l’utilisation de ce nouveau logiciel garantit la protection de la propriété intellectuelle et des droits de diffusion des images réalisées par les salariés ? Elle confirme que c’est le cas et précise qu’elle mettra à disposition des RP la licence d’utilisation du logiciel. Le calendrier de déploiement dépendra de la mise à disposition des licences, attendue dans un délai estimé à une quinzaine de jours. Dans l’intervalle, l’outil utilisé reste CapCut. Les élus CGT regrettent l’utilisation de CapCut dans cet intervalle à la vue des conditions générales d'utilisation de cette application. Les RP demandent quelle formation est prévue pour ce nouvel ouitl. La coordinatrice numérique indique que ce nouveau logiciel est très proche de capcut et qu’il n’y a pas de formation particulière prévue.
2. Restitution de la visite de la nouvelle docthèque et de la salle de conférence de rédaction. Boris Chague (RP) et Jérôme Bourdy (responsable IMG) ont effectué la visite du nouvel espace docthèque et de la salle de conférence de rédaction le 1er décembre 2025 . Dans la docthèque, les documentalistes ont elles-mêmes choisi la disposition de leur bureau, le revêtement de sol et la couleur des murs en concertation avec le responsable IMG et le rédacteur en chef. Une petite pièce attenante “d’archivage de proximité” a été conservée, avec une étagère où sont rangées des boîtes d’archives papier, surtout concernant les élections. Jérome Bourdy explique que les travaux de mise en place d’un 2e chauffage ont lieu et devraient être finis cette semaine, qu’il a ajouté 2 armoires à la demande des salariées du service ainsi qu’une table ronde avec 3 chaises dans un coin café/détente. Il reste le téléviseur à positionner, il faut ajouter aussi une prise électrique et modifier le câblage HF, ce qui est en cours. L’ancienne documentation papier a fini d’être transformée en 2 espaces avec 2 bureaux par espace. L’un va servir à Patricia Perrin qui aura ainsi un bureau attitré et à Hélène Abalo quand elle est à Bordeaux. Pour l’instant la direction a décidé de faire de l’autre bureau un espace de visio conférence qui était selon elle très demandé par certains services, notamment la gestion d’antenne et le numérique. L’ancienne salle de conférence de rédaction, au 1er étage, a été transformée en espace de détente. 2 banquettes, 2 fauteuils, 2 mange-debout, un réfrigérateur, une table avec les journaux, 1 meuble à courrier avec des boîtes aux lettres, 1 photocopieuse occupent cet espace. Les murs ont été repeints. La nouvelle salle de conférence, au 2e étage, qui était l’ancienne salle pour les contributeurs NoA, n’a pas eu à être en travaux puisque l’espace avait déjà été entièrement rénové et peut accueillir beaucoup plus de monde avec sa double rangée de sièges. L’espace est beaucoup plus lumineux et spacieux que le précédent. Le seul problème semble être le positionnement du poste des scriptes, qui peuvent avoir du mal à entendre ce qui se dit et à suivre la conférence pour établir le déroulé du conducteur. Ce problème de configuration des postes et de mauvaise audition a donné lieu dernièrement à une altercation. Depuis, une nouvelle configuration est en test pour tenter d’améliorer la communication des informations en conférence de rédaction. La direction convient qu'au-delà du volume sonore c’est peut-être l’organisation de la conférence de rédaction qui est à revoir car elle peut être très longue et même retarder le départ des équipes en reportage. Idem avec la lourdeur des process imposée par les outils, notamment Open média. Les RP proposent un groupe de travail réunissant les différents acteurs de la conférence de rédaction pour essayer de fluidifier l’organisation du travail et prévenir les situations conflictuelles.
3. Déménagement des équipes Programmes Quelles sont les modalités, le calendrier et les impacts du déménagement des salariés des Programmes au 2ᵉ étage du bâtiment TVR (conditions de travail, organisation, équipements) ? Quel usage des locaux laissés vacants au bâtiment A est-il prévu ? Le directeur régional dit que ce projet n’est pas urgent, qu’il se fera après les municipales, et qu’il en parlera en IP. De manière générale, l'objectif est de regrouper les salariés qui travaillent ensemble au même endroit pour davantage de fluidité dans les échanges et d'efficacité. Pour lui, l'organisation actuelle est “une ineptie”. Les RP entendent cette volonté de regroupement des salariés mais constatent que le bâtiment A continué de se vider de ses occupants, en particulier le rez-de-chaussée et le second étage. Il ne restera bientôt que le premier étage qui sera vraiment occupé par les salariés de la Fabrique et de France 2… La direction dit qu’elle n’a pas de projet de nouvelle occupation de ce bâtiment pour l’instant.
4. Renouvellement de la régie de Bordeaux La direction peut-elle informer l’Instance de proximité de l’état d’avancement, du calendrier et des conséquences du projet de renouvellement de la régie de Bordeaux sur l’activité et les conditions de travail ? Le chef de centre explique que la mise en œuvre est encore à l'étude et qu'un point d’étape sera présenté en commission nouvelles technologies mi-février puis en CSE. Aucun planning n’est arrêté. Il indique que pour l’instant un état des lieux du bâtiment est fait pour trouver des superficies et évaluer les coûts d’une nouvelle régie. Ce sera une régie Cosma et il précise que nous allons passer sur un format 21.10, c’est un format informatique dans lequel transitent les data, la vidéo…. C'est une révolution technologique. Mais il se dit pour l’instant dans l’incapacité d’avancer des scénarii sur l’organisation du travail qui en découlera, c’est beaucoup trop tôt.
5. Planification des PTA La direction peut-elle expliquer la méthode de planification des PTA conduisant à une organisation à 39 heure hebdomadaire avec des plannings prévisionnels aux durées variables (38h51, 38h48, 37h51, etc.) ? Pour quelles raisons certains salariés sont-ils planifiés avec des horaires de prise et de fin de service différents selon les jours, alors que l’activité reste identique (notamment pour le JT) ? Le chef de centre rappelle d’abord que cette question est récurrente depuis 2010. Il explique qu’au cours d’une semaine, le temps de travail n’est pas uniquement rythmé par les JT : il inclut également congés, récupérations, RTT, tournages, etc. Pour les vacations d’un JT, les horaires restent certes identiques chaque jour, mais le travail effectué par les personnels peut varier. Il est donc possible de moduler la prise de service, la pause méridienne ou d’autres éléments sans que cela n’affecte la bonne tenue des éditions. Selon le chef de centre, l’organisation du travail s’adapte en fonction de la charge de production et des contraintes organisationnelles, ce qui entraîne des volumes horaires variables. Cependant, les horaires contractuels ne sont pas modifiés. Le DRH précise que même si les volumes horaires peuvent varier, cela n’a aucune incidence sur la rémunération du salarié. La direction tient à rappeler par ailleurs l’obligation du respect des horaires de prise de service. Le chef de centre précise que certaines prises de service en retard ont été constatées, parfois de manière récurrente et que les règles contractuelles seront rappelées aux salariés concernés.
6. Nouveau Hub info ICI Régions – site de Vaise Quelles seront les conséquences de la mise en place du nouveau Hub info ICI Régions à Vaise sur la fabrication des émissions et, plus particulièrement, sur l’organisation et la production du JT en région ? Le Directeur Régional lit la réponse faite par le site de Vaise : le Hub fournit les éléments de la partie nationale et internationale depuis le 26 janvier. Depuis la mise en place il y a assez peu d'impact sur Bordeaux, les éléments arrivent à l’heure voir plus tôt qu’avant. Globalement c’est plus fluide qu’avant Le rédacteur en chef temporise car ces 2 derniers jours il y a eu quelques soucis. Les éléments sont livrés à l'heure mais des changements inopinés, sans que personne ne soit prévenu, peuvent intervenir et être préjudiciables. Il précise que quand on découvre les choses pendant le JT ce n’est pas simple. Il assure échanger régulièrement avec la direction de l’info pour faire remonter les dysfonctionnements quand il y en a. Les RP CGT demandent effectivement que les problèmes identifiés soient systématiquement et immédiatement remontés à la direction du réseau qui a mis en place dans un temps très contraint ce nouveau service de Vaise, ce qui peut avoir des conséquences dommageables dans l’activité des antennes régionales.
7. Offre supplémentaire du jour” dans le JT L’offre supplémentaire du jour intègre des sujets de France Info diffusés sous la nomenclature « Télématin », réalisés par un rédacteur/monteur, ce qui est hors du cadre de l’accord en vigueur.
La direction répond que les éléments repris ont tous déjà été diffusés par France info. La rediffusion d’un contenu FTV n’est pas contraire à l’accord selon elle et ce fonctionnement est validé par le service juridique.
8. NoA Weekend – évolution de l’émission Le départ de la présentatrice de NoA Weekend et l’arrivée d’un·e nouveau·elle présentateur·rice entraîneront-ils une modification de l’organisation du travail ? Le Directeur régional confirme que sur Noa Week end il y a eu un départ imprévu de la présentatrice donc il a fallu s’adapter rapidement pour la continuité de l'émission en trouvant rapidement un remplaçant. Aucune émission n’a été annulée. Arnaud Lauqué a été choisi pour remplacer la présentatrice. Actuellement, 2 émissions ont été enregistrées sur 1 seule journée, les deux premières ayant été tournées le mardi 3 février. Le chef de centre indique :
Cette semaine, un test a été effectué avec un PAT à 15h pour la première émission et à 17h pour la seconde, afin de libérer l’équipe et la régie plus tôt pour le JT. Entre les deux émissions un temps est prévu, environ 1 h selon la direction, notamment pour la scripte. Les RP s’inquiètent de la charge de travail induite par l’enregistrement de 2 émissions en un après-midi. Ils soulignent que la journée, de 8h30 à 18h30 reste très lourde avec peu de pauses, comprenant un important travail de préparation et de visionnage, notamment pour la scripte. Le directeur régional indique que ce système présente des avantages : l’équipe est déjà rodée pour la deuxième émission, ce qui rend le processus plus fluide. Il est possible d’anticiper davantage les mouvements de caméra, le rythme et la mise en scène. Et pour lui, il est possible d’alléger le travail de la scripte avec des conducteurs mieux anticipés par les personnes qui encadrent l’émission. Le chef de centre précise que l’organisation de la journée, par exemple pour l’enregistrement des bandes annonces, est encore en phase de réflexion. Les RP attirent l’attention de la direction sur le départ précipité de la présentatrice qui pourrait résulter de conflits interpersonnels dans l’équipe et d’un mal être au travail.
9. Outil de tournage UTS Des problèmes d’instabilité de l’image en direct (notamment lors du JT de midi du 20 janvier) et de prise de son ont été constatés de manière récurrente avec l’outil UTS. Le chef de centre rappelle que les JRI assurant un direct avec une UTS doivent impérativement utiliser le boîtier 5G complémentaire, équipé d’une seconde carte SIM d’un autre opérateur. En l’absence de couverture suffisante, le transmetteur peut osciller entre 4G et 5G ce qui peut occasionner des coupures. Il est également possible d’utiliser l’Aviwest en s’y connectant en WIFI avec l’UTS. Cela n’exonère pas de vérifier au préalable que le lieu du direct est bien couvert en 4G ou en 5G. Cette vérification peut être effectuée par anticipation via le site nperf.com, qui fournit des informations sur la couverture réseau. Concernant les problèmes de son rencontrés au mixage, de nouveaux kits de prise de son sont actuellement en cours de test en bureau d’information de proximité (BIP).
10. Frais de mission Le traitement des notes de frais par le service comptable Mission connaît actuellement des blocages. Les salariés en déplacement, qu’ils soient titulaires ou en CDD, voient certaines dépenses auparavant acceptées désormais refusées, en raison d’une évolution des justificatifs exigés (exemples : billets OUIGO, commandes Deliveroo ou Uber Eats nécessitant une facture fiscale, achats effectués la veille pour un petit-déjeuner le lendemain, etc.). Une communication claire et préalable aurait permis d’anticiper ces changements, mais cela n’a pas été fait. Les collaborateurs se retrouvent ainsi confrontés à des retards de remboursement et à des renvois fréquents de leurs notes de frais. Serait-il possible de désigner un interlocuteur sur le site de Bordeaux capable de répondre aux questions des salariés rencontrant des difficultés avec le service comptable, et connaissant les nouvelles règles de validation sous Concur ? Selon le directeur régional, le traitement des notes de frais ne connaît pas de blocage. Il n’y a pas d'augmentation de délai quand les demandes sont conformes. Les contrôles sont renforcés après plusieurs cas de fraude avérés et le résultat de l’audit interne. Et quand il y a un doute, des informations complémentaires sont demandées. Le DRH informe que pour toute question les salariés peuvent se rapprocher des assistantes et secrétaires ou écrire à l’adresse Les représentants de proximité insistent et expliquent qu’il y a des cas de refus de remboursement, en particulier pour les CDD qui n’ont pas forcément les moyens d’avancer des sommes trop importantes et choisissent des billets de train OUIGO, par exemple et qui peuvent se voir refuser un remboursement à cause du mode de facturation de cette entreprise. Et si pour la direction c’est un sujet “non aquitain” qui concerne la direction du réseau, pour les RP c’en est un, puisque les CDD viennent bien travailler dans nos antennes, parfois de loin, et ils demandent à la direction de faire remonter les problèmes identifiés à la direction du réseau.
10. Retraite progressive Un monteur passera à temps partiel à compter du 1ᵉʳ mars dans le cadre d’une retraite progressive. Quelles mesures de remplacement ou d’adaptation de la charge de travail sont prévues ? Le Directeur Régional dit que le remplacement du monteur sera organisé en fonction des besoins opérationnels et de l'activité. La direction garantit qu’il n'y aura pas de report de charge du travail. Il y aura des CDDs autant que de besoin.
Point 4 : RH 1. Plan de développement des compétences (PDC) Pour quelle(s) raison(s) le plan de développement des compétences n’est-il plus présenté en IP ? Le DRH annonce que dorénavant le PDC sera présenté uniquement en commission emploi formation et en CSE. Selon lui, il n'y a pas d’obligation légale de le présenter en instance de proximité. Mais le bilan des actions de formation sera toujours présenté en IP. Les RP CGT déplorent cette décision de la direction centrale car jusqu’à présent ce “droit de regard” des élus locaux sur le plan de formation permettait d’émettre des remarques en amont de son développement, avec parfois des ajustements. Notamment avec une attention particulière portée sur les formations “coeur de métier”, l’oubli des CDDs, les TMS etc. Les RP CGT dénoncent donc cette suppression de la présentation du PDC en instance.
Point 5 : Emploi
1. Mouvements et postes à pourvoir en Aquitaine Point sur les mobilités en cours, les postes actuellement vacants et ceux susceptibles d’être ouverts prochainement. Le poste de rédacteur en chef adjoint à Bordeaux est en cours d’attribution pour une possible prise de fonction au 1er mars Le directeur régional annonce qu’il n’y a actuellement aucun poste vacant ni à publier en Aquitaine en raison des contraintes budgétaires. Concernant le poste vacant de Bayonne, le directeur régional explique que la direction est consciente de la difficulté d’organisation que cela engendre dans la locale. Aujourd'hui la direction n’a toujours pas reçu sa notification budgétaire pour l’année en cours. Dans cette attente aucun poste n’est publié. Ni à Bayonne, ni dans toute la Nouvelle Aquitaine. Néanmoins la réflexion se poursuit concernant ce poste qui n’est pas supprimé mais gelé. La décision sur l’avenir de ce poste sera prise une fois que la direction aura la notification, à priori la semaine prochaine. Donc la décision sera prise au plus tard début mars. Le DRH explique qu’un appel à candidatures va être lancé sur l'unité de compétence de la gestion d’antenne. Il explique que ces derniers mois des GA sont partis ou ont été intégrés donc le nombre de personnes formées dans le vivier est en baisse et l’idée est de ne pas attendre pour ne pas revivre une situation tendue comme par le passé. La direction veut également anticiper les besoins induits par la bascule sur Sherlock. Les candidatures seront retenues conformément à l’accord sur la mise en œuvre des unités de compétence complémentaire de 2021 et prorogé jusqu’en 2027. Les candidats retenus seront formés sur Argos (durant 3 Jours) et à la GA (5 Jours). Des formations sont déjà précalées en avril pour être en mesure de faire les premières vacations en mai/juin. La direction espère former finalement 2 personnes. Les candidatures sont ouvertes aux permanents et non-permanents de Nouvelle Aquitaine (monteurs, scriptes, techniciens vidéo, assistants d'émission, assistants de production, cadre des programmes, chargés de conception de programmes courts, coordinateur d’émissions) pour exercer sur Bordeaux et Limoges. L’appel à candidature court jusqu’au 13 février.
Prochaine instance de proximité le 3 mars 2026 Bordeaux, le 6 février 2026
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Comité salaires, Campagne 2026 des entretiens annuels et professionnels
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L’entretien annuel, un classique Chaque année, les salariés passent en revue leurs compétences et le travail effectué dans l’année écoulée avec leur responsable dans le cadre de l’entretien annuel. Un moment important dans la vie professionnelle, puisque les résultats obtenus influent sur la rémunération et déterminent les besoins en formation. Cet échange doit se dérouler dans les meilleures conditions, c’est un moment privilégié de bilan et de perspectives ; chacun peut faire part de ses besoins et de ses attentes. Il ne doit pas y avoir de surprise, puisque les encadrants ont pour tâche quotidienne de faire un retour constructif à leurs équipes sur leur travail (le fameux « feed-back »). Les fiches de poste listent un certain nombre de compétences et indiquent pour chacune le niveau attendu pour le poste occupé : connaître, pratiquer, maîtriser et développer. Chacune des compétences fait l’objet d’une évaluation. Une évaluation globale de la tenue du poste est également faite. L’évaluation peut être « conforme aux attentes », en-dessous ou au-dessus. Lors de l’entretien, signaler et argumenter sur les points de désaccord concernant le jugement du manager sur votre travail, formuler des demandes de formation, de revalorisation salariale ou autres.
Attention à l’évaluation des compétences La CGT a déjà alerté les salariés lors des 2 précédentes campagnes d’une vaste opération coordonnée pour ramener tout le monde au niveau « conforme ». Ainsi, de nombreux salariés se sont vus rétrogradés, sans justification autre que l’évaluation précédente était trop généreuse. Une humiliation qui laisse des traces. Et cela continue cette année ! Depuis le début de la campagne, des salariés journalistes nous rapportent que leurs managers leur ont annoncé qu’ils doivent les rétrograder d’un niveau. La CGT vous conseille de questionner systématiquement sur ce qui justifie une dépréciation de votre travail. Rappel toujours utile : la méthode d’évaluation des salariés doit reposer sur des critères précis, objectifs et pertinents au regard de la finalité poursuivie. L’évaluation des critères comportementaux est litigieuse. L’engagement, la simplicité, l’optimisme, l’honnêteté, la faculté d’adaptation, l’aptitude à s’intégrer dans une équipe ou à l’animer, le potentiel d’évolution ou encore le bon sens ne relèvent pas des aptitudes professionnelles ; la justice a déjà eu l’occasion de sanctionner de telles pratiques.
Entretiens annuel et professionnel, tout en même temps Cette année une nouvelle règle est instaurée : l’entretien professionnel, qui était conduit par la direction des ressources humaines, revient de nouveau aux chefs de service, comme en 2016. De plus, il est accolé à l’entretien annuel et l’exercice devient lui aussi annuel (contre 1 fois tous les 6 ans jusque-là). L’entretien professionnel, c’est le moment d’échange qui permet au salarié de faire part de ses envies d’évolution professionnelle à court terme (2 à 5 ans) : mobilité géographique ou professionnelle, faisabilité, type d’accompagnement possible, etc.
Quand on est en conflit avec sa hiérarchie Pour peu qu’il y ait désaccord professionnel, mauvaise entente, voire du management inapproprié, ces entretiens peuvent devenir un cauchemar. Dans ce cas le salarié peut demander à passer ses entretiens avec un autre encadrant (un adjoint ou son N+2 par exemple). Il peut aussi réclamer la présence d’un représentant des ressources humaines qui est supposé agir comme un médiateur. Ne pas hésiter à faire appuyer sa demande par un représentant du personnel. Chaque année les bilans des psychologues du travail notent une recrudescence des appels de salariés inquiets à l’approche des entretiens annuels. Ce n’est clairement pas anodin.
Signer ou pas ? La CGT vous conseille de toujours signer le compte rendu de vos entretiens, mais surtout de compléter la partie réservée aux commentaires du salarié. C’est là que vous pourrez rectifier, en argumentant, les propos de votre encadrant que vous contestez. Relisez attentivement tout le compte rendu avant de signer. Une signature permet d’acter la situation et vos demandes, le cas échéant aussi de mettre en valeur les désaccords avec votre manager. Une bonne préparation du salarié comme du manager est indispensable pour réussir un entretien. Vous n’avez pas à être convoqué au débotté. La campagne, ouverte depuis mi-décembre, se termine le 31 mars. La CGT restera attentive aux inégalités de traitement et signalera tout abus de pouvoir pouvant entraîner en particulier des répercussions sur la rémunération des salariés.
Paris, le 05 février 2026
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Élections municipales, l’information sous contrôle ?
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À quelques semaines des élections, force est de constater que notre couverture des candidatures pour les municipales reste incohérente, voir même chaotique… À Saint-Joseph par exemple, si la candidature du maire sortant Patrick Lebreton (25 ans à la tête de la mairie) est couverte en tv/radio/web, RIEN à ce jour sur celle du candidat de l’opposition Jeannot Lebon. Collusion ? Peu d’enjeux dans la commune sudiste et pourtant c’est suite à un mail d’une RC* dont l’époux participe à la campagne électorale que la RC en poste ce weekend-là a exigé le reportage. À Saint-Leu, pire encore, RIEN en tv sur la présentation du maire sortant Bruno Domen. Pour le candidat de l’opposition Thierry Robert ? Un reportage il y a 5 jours sur le Conseil de gouvernance dévoilé… Une image forte du candidat favori sur un cheval blanc dans les rues de la ville suivit par des centaines de supporters ? Les photos et vidéos font le buzz, Antenne Réunion, Linfo.re, Imaz press et Le quotidien y étaient, et nous ? RIEN en tv et sur le web. Abus de pouvoir Et si un journaliste s’en étonne auprès de la RC en renfort de franceinfo, peu au courant des enjeux sur ces municipales, le DCI l’appelle pour le réprimander. La CGT rappelle au DCI qu’un journaliste n’est pas un béni-oui-oui et qu’il a toute autorité d’échanger avec son RC et de manifester son désaccord. La CGT demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. La CGT exige que la directrice régionale s’assure que les règles élémentaires de déontologie journalistique soient appliquées et suivies à Réunion 1ère.
* Rédacteur·trice en Chef·fe
Saint-Denis, le 02 février 2026
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Premier jour de Philippe Corbé : Un nouveau directeur de l’information face à un très lourd héritage
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L’héritage à l’information nationale que laisse Alexandre Kara à son successeur Philippe Corbé est bien lourd.
Rapport CEDAET sans réponse Depuis les révélations du rapport Cedaet rendu en octobre dernier, qui pointe les dysfonctionnements graves atteignant la santé des journalistes au sein de la rédaction nationale, où en sont les actions entreprises par l’ex-directeur de l’information, désormais spécialiste dans l’IA? Rien, absolument rien. Depuis un mois, la CGT dit : « Cela suffit, nous voulons le plan d’action promis par A. Kara aux élu·es du CSE. » Pas plus tard que la semaine dernière, au CSE du Siège du mois de janvier, la CGT est revenue à la charge, pour demander un CSE extraordinaire ou la programmation du point à la prochaine réunion de l’instance Ce matin, la direction vient d’admettre qu’elle n’est pas prête. Autrement dit, il n’y a rien à présenter… Un pur scandale ! La CGT a alerté l’inspection du travail. Elle interpelle solennellement Delphine Ernotte, Philippe Martinetti et Philippe Corbé. Maintenant, AU TRAVAIL ! Vaise au bord de l’explosion Pendant ce temps, un autre projet funeste voulu par cet ancien directeur fait des ravages, sur le site de Lyon Vaise, à FTR. Désormais dénommé HUB Info Régions, il doit gérer désormais la fabrication de sujets nationaux et internationaux à la place de la rédaction nationale et de l’équipe Ici nationale à Paris. Exit aussi les salariés du Siège où certains membres de cette équipe n’ont toujours pas d’affectation à la hauteur. La santé des salariés impactés est sérieusement altérée. Une alerte pour danger grave et imminent a été déclarée sur un salarié. Les alertes flashaient pourtant de tous les côtés, depuis l’expertise du dernier trimestre 2025 dernier. Côté CSE en novembre dernier, les élus demandaient l’ajournement du projet. Côté syndical, la CGT en tête, pointait dans plusieurs tracts les défaillances chroniques . La CGT dénonce une fois de plus l’irresponsabilité du directeur de l’information et du directeur du site de Vaise à une semaine de la bascule du 26 janvier qui refusent de décaler le transfert alors que tout le monde dit qu’il faut un petit temps supplémentaire pour ne pas être dans la souffrance et le stress sur ce moment crucial. (Cf en encadré le témoignage éloquent de notre représentant syndical sur site.) Il y a urgence M. le Directeur de l’Information !
Paris, le 02 février 2026
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Levée du préavis sur la suppression des vacations des techniciens des plateaux et régies du Siège
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La réunion de négociation du préavis a eu lieu cet après-midi. En préambule, la direction a renouvelé son engagement de décaler de deux semaines la mise en œuvre de son projet. Pendant cette période, elle s’est engagée à mettre en place un travail, avec les salarié·es concerné·es, pour étudier l’ensemble des conditions de mise en œuvre. La CGT, accompagnée de salarié·es des services concernés, a rappelé :
Au regard de la situation, la CGT lève donc le préavis relatif à la suppression des vacations de techniciens des plateaux et régies du Siège pour la fabrication des éditions d’information. Par ailleurs, la CGT souhaite rétablir certaines vérités factuelles. Hier soir, moins d’une demi-heure après l’annonce par la direction du décalage de deux semaines de son projet, la CGC publiait un tract commun avec FO. Ce texte laisse penser que ce serait essentiellement le résultat de leur action et que le décalage annoncé permettrait de régler le problème. Devant ces affirmations partielles et partiales, il convient de rappeler quelques faits :
Pour la CGT, l’avenir des salarié·es et de nos capacités de fabrication internes vaut mieux qu’une communication à visées uniquement récupératrices et honteusement tronquées. De telles méthodes ne peuvent que déboucher sur la désunion syndicale et l’affaiblissement des capacités d’action des salarié·es. Nous demandons donc à l’avenir à la CGC et à FO de s’abstenir de ce genre de pratiques néfastes pour tous et leur rappelons leur engagement pris aujourd’hui en devant les salariés, réunis en AG, d’être disponibles pour l’organisation d’un mouvement unitaire à l’issue de la période probatoire de deux semaines si la direction déployait son projet sans en modifier le fond.
Paris, le 30 janvier 2026
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Vidéos pour les plateformes numériques dans le réseau régional - Une expérimentation sous surveillance
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Après de multiples rebondissements, l’accord d’expérimentation sur la chaîne de fabrication de vidéos à destination des plateformes numériques au sein du réseau régional France 3 a été signé par tous les syndicats représentatifs du réseau régional - CGT, CFDT, SNJ, FO et SUD. La première version du projet d’accord mis à signature obligeait les salariés inscrits dans l’expérimentation à y rester jusqu’à son terme. Une disposition qui pourrait se comprendre si des moyens spécifiques conséquents avaient été dévolus à ce projet afin qu’il se déroule de la meilleure façon possible. Mais la direction du réseau régional refusait obstinément de mettre le moindre moyen supplémentaire dans le projet faute de budget. La CGT a tenu bon et a refusé de signer, sans rompre pour autant le dialogue. La direction a fini par retirer la phrase litigieuse, permettant ainsi à chaque salarié s’engageant dans l’expérimentation d’en sortir s’il estime cela nécessaire afin de préserver sa santé, sa sécurité ou ses conditions de travail. Par ailleurs, l’expérimentation étant circonscrite au seul périmètre de l’accord, les régions non concernées ne peuvent pas prétendre à l’expérimentation, ce qui implique de mettre un terme à toutes les pratiques hors cadre conventionnel qui ont encore cours dans certaines antennes. Pratiques dérogatoires L’expérimentation va permettre aux rédacteurs et rédactrices d'utiliser des UTS (unités de tournage avec un smartphone) afin de produire des contenus d’information pour les réseaux sociaux en dérogeant à certaines modalités de l’accord collectif. L’accord d'expérimentation détaille les différents types de contenus et leur mode de fabrication. Les chargés d’édition numérique, qui ne sont pas des journalistes, pourront aussi être amenés à utiliser des UTS, mais en dehors des contenus d’information, uniquement sur des contenus concernant l’antenne et les programmes ou la promotion de ces derniers. Dans chaque région concernée par l’expérimentation (Occitanie, Nouvelle Aquitaine, PACA et Grand Est), toute production d’un contenu plus long que le classique « 1 minute » (format de 2’30’’ à 3’00’’) fera l’objet de la planification d’un monteur dédié supplémentaire. La direction s’engage par ailleurs à planifier chaque jour les effectifs habituels des services numériques (4 contributeurs par jour et par antenne en moyenne). Un suivi mensuel sera fait dans chaque instance de proximité des antennes concernées par l'expérimentation. Les délégués syndicaux seront également invités lors de l'examen de ces points mensuels spécifiques. Le rôle des Instances de Proximité sera donc essentiel pour évaluer les difficultés des salariés et la pertinence des pratiques professionnelles expérimentées. Réserves de la CGT Nous sommes tout à fait conscients de la nécessité d’évolution de nos pratiques professionnelles afin de permettre une présence massive du service public audiovisuel sur les réseaux sociaux. Mais la CGT a posé un certain nombre de réserves sur la mise en œuvre de cette expérimentation concernant :
Nous avons aussi attiré l’attention de la direction sur les risques de surcharge de travail des chargés d'édition numérique et des rédacteurs en chef adjoints numériques durant toute la période de l’expérimentation qui chevauchera la séquence de couverture des élections municipales. Car nous avons déjà eu des retours sur des problèmes de ce genre lors des «tests» effectués dans certaines régions ces derniers mois. Pour finir, il est également nécessaire de réfléchir au positionnement du réseau régional dans l’offre déjà existante de France Télévisions. Quelle proposition éditoriale ? Quels fond, forme et ton pour nos productions ? Quels sont les objectifs de l'entreprise, et à quel terme ? Quelle est notre stratégie numérique régionale (plateformes, profils ciblés…) ? Bilan de fin d’expérimentation La fin de l’expérimentation fera l’objet d’un bilan. Tous les risques que nous avons mis en avant seront donc évalués et débattus en central du réseau régional entre les représentants des organisations syndicales et la direction. C’est sur la base de ce bilan que nous serons amenés à décider de l’évolution des pratiques professionnelles inscrites dans la définition des métiers de notre accord collectif. Nous demandons donc aux directions régionales concernées par cette expérimentation de respecter scrupuleusement l’accord, et d’assurer aux salariés volontaires des conditions de travail suffisamment confortables, faute de quoi cette expérimentation pourrait être considérée comme un échec, ce qui ne pourrait conduire qu’à l’arrêt définitif des pratiques expérimentées. Enfin, la question des moyens spécifiques alloués aux services numériques régionaux sera un enjeu crucial pour que ceux-ci puissent fonctionner durablement sans dégrader la santé des salariés.
Paris, le 30 janvier 2026
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Élections au Conseil d’administration de France Télévisions - La CGT vous remercie
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Avec 29,84% des voix la CGT a confirmé sa place de premier syndicat de France Télévisions lors des élections au Conseil d'administration ce 28 janvier 2026, en dépit d’un contexte peu propice à un scrutin, juste après les élections professionnelles de novembre et décembre 2025 dans 4 établissements. On ne peut une fois de plus que regretter la trop faible participation (22,8% contre 24,5% en 2021). Karine Baste, notre candidate, est réélue pour un mandat de 5 ans. A noter que seules la CGT et SUD avaient présenté une liste majoritairement féminine. Karine Baste sera votre représentante dans cette instance, souvent considérée comme lointaine par les salariés, mais si importante pour notre avenir à toutes et tous, car c’est là que se prennent les grandes décisions stratégiques pour l’entreprise, en présence des représentants de l’État. La CGT, présente sur tous les fronts pour défendre notre entreprise et ses salariés, est tout aussi combative au conseil d’administration, où nos élus ont toujours défendu nos convictions et nos principes, en faveur d’un service public puissant et pérenne : financement du service public, régionalisation, rayonnement des Outre-mer, lutte contre les fakes news et le complotisme, moyens internes de production et de fabrication, indépendance de l’information. Nous engagerons dans les tous prochains jours une démarche d’échanges avec l’autre représentant élu au CA, François Beaudonnet de la liste CFDT-SNJ (27,84 %) et le secrétaire du CSE Central qui siège également au CA, afin de préparer au mieux la prochaine mandature qui sera marquée par des décisions sur des enjeux majeurs pour les salariés : budget, stratégie, accord collectif, restructuration de l’entreprise, etc. Nous voyons aussi dans ce résultat la récompense d’un engagement constant et rigoureux de nos élu·e·s et représentant·e·s pour défendre les salarié·e·s dans un contexte très difficile pour toutes et tous. La CGT remercie les salarié·e·s qui lui ont renouvelé leur confiance.
Paris, 29 janvier 2026
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Préavis de grève - Sur les moyens de fabrication des éditions d'information au Siège
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Dès la première semaine suivant les congés de fin d'année, la direction de la Fabrique a informé de manière séparée les salarié.es de plusieurs services qui concourent à la fabrication des éditions d'information sur les plateaux et dans les régies du Siège, d'une réduction importante des moyens alloués dès le lundi 2 février.
Réduction drastique des vacations techniques
Elle souhaiterait, sur l'ensemble des éditions de France 2 et de France 3 Paris Île-de-France, ne plus mobiliser que deux OPV et deux salariés du service son (un chef d'équipement et un chef opérateur). Après leur éviction du JT de France 2 à la rentrée 2024, les machinistes disparaitraient quant à eux totalement des plateaux des JT, car leur participation aux éditions faites sur le plateau D s'achèverait avec leur déménagement vers une destination toujours inconnue. De la même manière, il a été annoncé au service Fabrication Lumière qu'il n'y aurait plus d'éclairagiste sur la quotidienne de Stade 2. L'ampleur de ces suppressions est très importante : ce ne sont pas moins de 14 vacations hebdomadaires pour les OPV et au Son, et 7 en Machinerie que la direction souhaite imposer dans des délais extrêmement courts, sans la moindre concertation, et sans porter la moindre attention aux conditions de travail des techniciens qui continueront d'assurer l'activité.
Mépris des conditions de travail
Si la méthode trahit une brutalité et une absence totale de considération pour les personnels, elle contrevient en plus aux règles en vigueur en matière de dialogue social. En effet, ces annonces ont été faites de manière partielle, profession par profession, alors qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une vraie réorganisation des moyens de fabrication des éditions d'information. Ce projet aurait dû faire l'objet d'une information-consultation des élus en CSE. Au regard de la situation, la CGT demande un moratoire sur l'ensemble des suppressions de vacation prévues au Siège au sein des équipes fabrication, jusqu'à ce que les élus aient pu se prononcer sur cette réorganisation de leur activité sous la forme d'une information-consultation au CSE du Siège. En vue de voir ces revendications satisfaites, la CGT appelle d'une part l'ensemble des personnels affectés à la fabrication et à la production des émissions assurées par le Centre d'exploitation Nord de la direction des moyens de fabrication et amenés à travailler au Siège, et d'autre part ceux du Centre de Diffusion et d'Échanges, à cesser le travail de 19h30 à 20h29 chaque jour à partir du lundi 2 février 2026 pour une durée illimitée."
Paris, le 27 janvier 2026
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Zetwal : éviction arbitraire à Réunion 1ère
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L’animatrice de l’émission culturelle Zetwal, produite en interne, a été purement et simplement écartée, sans explication valable, à la suite d’un courrier RH d’une violence inadmissible, dépourvu de toute justification professionnelle sérieuse. Cette décision brutale intervient alors que des négociations étaient en cours pour la poursuite de l’émission en 2026. L’animatrice avait accepté les conditions imposées par la direction régionale pour une relance des tournages jusqu’à fin février 2026, avant la pause liée aux élections municipales. 👉 La parole donnée n’a pas été respectée. Une décision qui contredit tous les faits En CSE de décembre 2025, la direction régionale confirmait le maintien de Zetwal sur la grille TV 2026. Elle reconnaissait publiquement que l’émission était une réussite éditoriale, portée par de bonnes audiences, et qu’elle constituait une vitrine de la production locale internalisée. Les partenaires sociaux avaient salué le travail exemplaire des équipes techniques et éditoriales, une montée en compétence jamais contestée par la direction. 👉 Jamais, dans aucune instance, il n’a été question d’un retrait de l’animatrice. Pour la CGT, cette éviction n’a donc aucun fondement professionnel. Une pratique managériale brutale et délibérée Cette décision n’est pas un accident. Elle intervient quelques heures seulement après le CSE extraordinaire du 20 janvier 2026, au cours duquel les partenaires sociaux ont dénoncé des pratiques managériales violentes. Le message envoyé est clair : 👉 Quiconque dérange, quiconque résiste, quiconque ose parler sera écarté. Il s’agit d’une démonstration d’autorité, d’un passage en force assumé, d’un mépris total du dialogue social et des instances représentatives du personnel. Un avant-goût de ce qui attend l’ensemble du personnel Cette affaire est révélatrice de ce qui se prépare à France Télévisions avec les 140 millions d’euros d’économies imposées pour 2026. Les méthodes sont connues :
👉 Zetwal n’est qu’un début. Bienveillance, audit social : une mascarade Alors que la direction communique à longueur de discours sur la bienveillance au travail, et alors qu’un audit par le cabinet ACCA sur le climat social à Réunion.1 doit être présenté début mars 2026, les actes prouvent l’inverse. 👉 Cette bienveillance est une façade. La CGT ne se taira pas La CGT dénonce fermement cette éviction arbitraire. Elle refuse la peur, le silence et la résignation. La CGT engagera tous les moyens syndicaux, juridiques et collectifs nécessaires pour :
👉 Nous ne laisserons pas installer un climat de terreur sociale à FTV. Quand le masque tombe, il est trop tard pour faire semblant. La vérité, elle, ne se licencie pas.
Paris, le 22 janvier 2026
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Déclaration des élus CGT d’Outre-mer en CSE Central
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L’outre-mer a toujours été considéré comme le laboratoire de France Télévisions. À chaque expérimentation, celles-ci sont déployées chez nous sans qu’aucune remise en question, étude d’impact ou accompagnement ne soit réellement envisagé. Cela fait désormais plusieurs années que ces territoires subissent une réduction significative des équivalents temps plein (ETP). Pourtant, nous faisons face à une pression locale intense, portée par des attentes fortes du public, mais également par la direction, qui exige la continuité de l’activité quelles que soient les conditions. Cette exigence s’impose sans que personne ne se préoccupe véritablement des conditions de travail ni des conséquences sur la santé des salariés. La Cour des comptes a salué le fonctionnement des départements ultramarins, qualifiant notre modèle de référence. Mais nous posons aujourd’hui la question : à quel prix ? Les conséquences de ce fonctionnement sont multiples et préoccupantes :
Oui, les stations continuent de fonctionner, oui, les salariés répondent aux attentes du public, mais ce sont eux qui en paient le prix fort. Nous déplorons que, malgré de nombreuses alertes, nous en soyons arrivés à ce constat : les limites du fonctionnement actuel des stations ultramarines sont atteintes. Nous attendons de la direction que les ateliers d’évaluation de la charge de travail deviennent de véritables espaces constructifs d’échange, portant non seulement sur la volumétrie mais aussi sur le contenu même du travail. Si nous sommes le laboratoire de France Télévisions, alors expérimentons des solutions qui améliorent concrètement nos conditions de travail, en associant pleinement les salariés, qui sont les véritables experts de leur métier. Enfin, nous exigeons l’ouverture d’un dialogue social sincère et constructif, prenant en compte les alertes sur la souffrance au travail, afin de garantir un environnement professionnel respectueux, sain et durable.
Paris, 22 janvier 2026
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Janvier 2026
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports
Préambule
Parfois on se demande vraiment dans quelle entreprise on travaille. Dans une rédaction de service public, ou dans une agence de communication ?
Le travail des équipes sur le terrain reste le cœur du métier. Il repose sur l’écoute, l’échange, l’humilité, le respect des interlocuteurs.
La CGT pose la question : pourquoi mettre à la tête de nos rédactions des directeurs et directrices qui restent enfermés dans leur tour d’ivoire, qui ne pratiquent que la langue de bois, qui ne veulent pas entendre les remarques constructives des salariés, qui ne supportent pas le débat, qui n’ont aucune empathie pour les équipes ?
Pourquoi continuer à fonctionner ainsi avec des directeurs et directrices qui finalement sont bien loin de nos préoccupations professionnelles quotidiennes ? Comment construire ensemble, comment s’améliorer, comment œuvrer au mieux pour l’antenne et pour notre public dans la juxtaposition de ces mondes parallèles ?
La CGT réitère ici avec force la nécessité d’un changement profond du fonctionnement de la direction de l’information. Il y a urgence tant la détresse des salariés est prégnante dans tous les services de la rédaction.
Parmi les questions (parfois demeurées sans réponse) des représentants des salariés en janvier :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du lundi 19 janvier 2026
Étaient présent-e-s
Questions récurrentes
Le syndicat FO a fait savoir qu’il ne souhaitait plus poser les questions récurrentes concernant les multi compétences lors de cette instance, car il y est favorable moyennant une prime (lire ci-dessous chapitre Missions). La CGT et le SNJ ont précisé qu’ils continueraient à poser les questions qui dérangent, n’en déplaise à certains.
Missions
Aucune mission réalisée par les rédactions F2 + F3 + Sports + franceinfo TV et .fr entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour, dont le transport et l'hébergement n'ont pas été pris en charge par leurs directions respectives. Aucun reportage pour France 2 + France 3 + franceinfo TV, entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour pour lesquels un·e JRI a réalisé un montage.
franceinfo TV
L’émoi commence en octobre dernier quand des salariés découvrent qu’un rédacteur en chef porte des lunettes Ray-Ban Meta dans la rédaction. Ce dispositif permet, entre autres, d'enregistrer des photos, de la vidéo, du son et même de streamer en direct de manière discrète. En effet, seule une petite led située sur la monture s'allume lorsque les lunettes sont en train de capter des images et/ou du son. Plusieurs salarié.es ont donc demandé de faire remonter leur inquiétude face à cette situation, qui nous semble entrer en contradiction avec les règles du RGPD (règlement général sur la protection des données) en vigueur dans l'entreprise, et à laquelle nous demandons de mettre fin devant l'inquiétude pour le moins légitime qu'elle suscite. Alertée par un représentant syndical, la RH admet dans un mail du 13 novembre que « ces dispositifs, qui permettent la captation d’images, de sons ou de vidéos, peuvent effectivement poser des questions en matière de respect de la vie privée et de conformité au RGPD s’ils étaient utilisés dans des locaux professionnels. Nous allons analyser la situation et les règles applicables dans l’entreprise concernant l’usage d’appareils connectés susceptibles d’enregistrer ou de diffuser des contenus, afin de garantir le respect du cadre légal et la sérénité des équipes. » Or depuis cette date, la RH n’a pris aucune disposition, tandis que le rédacteur en chef continue d’arborer ses lunettes connectées. Les RP souhaitent savoir comment la direction va traiter cette situation qui perdure et qui reste problématique pour les salarié.es ? La direction assure avoir saisi les instances compétentes et que le sujet ne peut être traité sous l’angle d’un cas individuel. La question s’inscrit dans une problématique plus large liée à l’émergence de dispositif de ce type. Elle appelle une position claire, cohérente et sécurisée pour l’ensemble des salariés. En attendant, le salarié concerné sera reçu pour lui dire qu’il ne peut pas enregistrer et qu’il s’expose à des sanctions s’il le fait.
Pourquoi n’y a-t-il pas d’astreintes au planning de franceinfo TV pour les journalistes reporters et chroniqueurs ? La direction explique qu’elle s’appuie sur les astreintes de la rédaction nationale et des bureaux de région. Côté franceinfo les matinaliers sont là très tôt et peuvent déclencher la vacation 5h-12h pour que les équipes partent sur le terrain.
Pour faire suite aux différentes réponses de la direction concernant l’inefficacité de la plateforme One More, les salariés concernés réaffirment leur mécontentement : alors que tous les retours sont négatifs, la direction semble ne pas vouloir les entendre ! Le service One More ne fonctionne pas, il ne convient pas aux besoins vestimentaires des présentateurs. C’est pourquoi ils acceptent l’alternative proposée par la direction aux représentants du personnel en novembre dernier, à savoir : le versement d'une prime, même si elle est soumise à cotisation fiscale et sociale. Les salariés demandent la mise en place de ce système dès que possible. Rappel de la réponse de la direction adressée aux représentants du personnel le 18 novembre 2025 : « il n’est pas possible de revenir à un système d’enveloppe avec justificatifs à la suite d’un contrôle URSSAF qui considère ces dépenses comme des avantages en nature. L’alternative serait le versement d’une prime soumise à cotisation sociale et fiscale. » La direction annonce qu’elle va rencontrer le prestataire avec la direction des achats le 27 janvier pour leur demander à nouveau de prendre en compte toutes les remarques sur les difficultés rencontrées par les salariés. FTV va lui demander d’améliorer le fonctionnement de sa plate-forme et qu’il renforce le nombre et la variété des vêtements proposés. A défaut, FTV pourrait ne pas renouveler le marché et s’orienter vers une prime versée dans la paye et soumise à cotisations sociales et fiscales, car ce serait un avantage en nature.
Le mardi 6 janvier, une alarme incendie s’est déclenchée côté Seine. Connaît-on la cause de cette alerte ? Par ailleurs, les salariés de franceinfo ne participaient pas jusqu’à présent aux exercices alerte incendie, qu’en est-il aujourd’hui ? L’installation d’une alarme lumineuse a-t-elle été effectuée comme prévu à franceinfo ? La direction explique que l’alarme a été déclenchée suite à un incident au niveau zéro, probablement dû à la fumée d’une cigarette ou d’une vapoteuse dans un local. La sectorisation des alarmes, par bâtiment et par zone, permet dans le cadre d’un exercice d’évacuation de limiter les impacts pour le secteur « franceinfo ». Quand ça sonne à franceinfo TV, c’est qu’il y a une vraie alerte !
Rédaction nationale
A quelques jours de la fermeture de la rédaction nationale des JT ICI, nous vous livrons les témoignages des salariés que nous connaissons tous et toutes pour leur dévouement et leur professionnalisme : « Salariés journalistes et PTA, la plupart d'entre nous quasiment livrés à nous-mêmes pour ce qui concerne l'"accompagnement" qui avait été promis par la Présidente et par le directeur de l'information. »
« On arrive comme un cheveu sur la soupe dans un boulot où personne ne nous attend et nous veut... On veut nous réduire nos heures l'air de rien et perdre en silence des éléments de salaire acquis depuis des années... On nous propose des affectations sans prendre en compte notre passif et sans réellement connaître vers quoi on nous envoie. »
« Mépris total de notre parcours, indifférence à notre détresse psychologique. »
« J'aimerais bien que notre Présidente sache cela car elle n'est peut-être pas au courant contrairement au directeur de l'info que nous avons rencontré à plusieurs reprises pour un résultat inexistant. »
Lors de l’instance de proximité de décembre, la direction a déclaré : « Le but est de retrouver un poste à tout le monde. Certaines personnes ont déjà été reçues trois ou quatre fois. On a des échanges pour leur proposer d’autres pistes. » Les RP constatent que depuis l’annonce de cette suppression, il y a 7 mois, aucun accompagnement sérieux n’a été mis en place pour les équipes journalistes et PTA. Encore maintenant c’est la débrouille, les réseaux, le sauve-qui-peut, le désarroi. Que compte faire la direction pour donner de vraies opportunités d’évolution de carrière à ces salariés qui subissent cette situation qu’ils n’ont pas choisie ? Il y a urgence ! Combien de salariés ex ICI ou ex IV3 n’ont toujours pas d’affectation définitive ? La direction assure que tous les salariés dont le poste est directement impacté par le projet ont été reçus et se sont vu proposer au moins un poste. IV3 : Les 10 coordinatrices : 5 vont aller au bureau des régions dont 1 temporairement jusque fin 2026 avant une nouvelle affectation, 4 coordinatrices vont rejoindre le pool image (EVN).
Parmi les 4 encadrants, 2 sont promus rédacteurs en chef au hub, 1 autre devient rédacteur en chef adjoint de Télématin semaine. Pour le dernier, les discussions sont en cours. Structure de pilotage d’ICI : Les 2 assistantes ont reçu 2 propositions écrites. Elles ont fait une immersion dans des services Télématin week-end et service JRI. Les discussions sont en cours. En ce qui concerne le rédacteur en chef, il a accepté sa nouvelle affectation. Parmi les 3 rédacteurs en chef adjoints : 2 propositions écrites ont été acceptées. Un adjoint est parti dans le réseau régional et une adjointe rejoint le service politique. Les discussions sont presque achevées pour le 3e. Pour les 3 chefs d’édition : 2 propositions écrites ont été formulées. Une salariée a accepté de rejoindre franceinfo TV, une autre va faire une période de test à Télématin semaine sinon il lui sera proposer autre chose. Pour le 3e chef d’édition une proposition de poste est faite et il va être reçu. Quant aux 2 responsables d’édition, ils ont reçu des propositions écrites. Les dossiers sont en cours de règlement. Pour résumé, selon la direction, il reste 2 ou 3 situations difficiles. Il faudra étudier les éléments variables de salaire. La CGT suit de près les dossiers, et veillera à ce que la direction tienne ses engagements : assurer des évolutions professionnelles dans la concertation et le respect de chacun.
Dans un contexte de contraintes budgétaires rappelées par la Présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, et alors que le groupe est endetté, comment la direction justifie-t-elle le choix organisationnel validé par la rédaction en chef consistant à maintenir deux chefs de permanence de nuit percevant la prime de nuit, alors qu’un seul JRI est de permanence ? Pour rappel, dans l’ensemble des autres services de la rédaction nationale un seul chef est de permanence nuit par service. La direction explique que 2 chefs sont de permanence nuit en même temps pour réagir aux gros coups d’actualité nocturnes. Parce que dans ce cas les interlocuteurs peuvent être nombreux : services, JT, franceinfo, coordination parfois, même magazines. La réponse de la direction laisse les RP dubitatifs. Et ils font remarquer qu’il vaudrait mieux deux JRI d’astreinte avec un seul chef.
Plusieurs sujets commandés par le 20H et tournés l’année dernière n’ont toujours pas été diffusés, et les équipes sont sans nouvelles de ces reportages. A modifier, abandonnés ? Rien, aucune information, ce qui est totalement anormal. Et irrespectueux pour les équipes de journalistes. Que compte faire cette édition afin de ne pas épuiser les équipes pour rien ? Et faire en sorte de ne pas les décrédibiliser auprès de leurs interlocuteurs en reportage ? La direction assume qu’il est normal que les éditions aient un stock de sujets pas diffusés. Un directeur (S. Vibert) est chargé de suivre ces dossiers.
Avec la disparition d’ICI rédaction nationale, de nombreux journalistes craignent de ne plus voir du tout leurs propositions de reportage exister à l’antenne. Adieu les idées de sujets qui se nourrissent des rencontres faites par les équipes de terrain. La direction de l’information compte-elle agir pour faire exister ces propositions au 13H et au 20H ? Si oui, comment ? La direction insiste pour que les chefs de service attirent l’attention sur les sujets refusés et les mettent en avant auprès des éditions.
Il est constaté de manière récurrente que l’édition du 20H déclenche très tardivement, souvent autour de 18h30, l’envoi d’équipes à l’autre bout de Paris ou à l’autre bout des départements pour les équipes des bureaux de région. Ces pratiques relèvent d’un défaut d’anticipation éditoriale et ont des conséquences concrètes et répétées sur les conditions de travail. Ces envois tardifs génèrent également des situations de stress pour les personnes sollicitées pour les interviews, contactées dans l’urgence, sans préparation suffisante, ce qui nuit à la qualité des échanges et à l’image de la rédaction. La direction se veut fataliste : « il y aura toujours des départs à la dernière minute quand l’actu le commande ».
Est-il normal que l’édition du 13H déclenche une équipe à 9h45 pour un sujet sur les agriculteurs qui bloquent une grande ville, alors que cela était prévisible dès la veille, mais l’édition n’était alors pas intéressée ? Cette indécision et ce manque d’anticipation, les équipes en font les frais régulièrement, au prix d’un stress énorme et de séquences ratées en raison d’une arrivée tardive sur les lieux. Peut-on demander à l’édition d’anticiper et de décider afin de ne pas mettre les équipes en difficulté ? La direction se veut rassurante : « On essaie d’anticiper au maximum ».
Il arrive à présent que des sujets soient réalisés avec des images provenant de banques d’images : Envato, Adobe Shot ou Shutterstock. Ces banques d’images font parfois appel à des comédiens. Ce qui n’a rien à voir avec des images réalisées par les équipes de France Télévisions. En attendant de parler de ce sujet lors de la prochaine réunion de la commission déontologie, ne serait-il pas pertinent d’en informer les téléspectateurs ? En indiquant que ce sont des illustrations et en mentionnant dans les incrustations le nom de la société pourvoyeuse d’images ? La direction assure ne pas être du tout au courant de l’existence de ces banques d’images. Selon elle, il est hors de question d’utiliser des images avec des comédiens. La direction va rencontrer les responsables de la médiathèque pour éclaircir ces procédés.
Les journalistes se mettent de plus en plus en scène pour des reportages de société. Fabrication de scènes sans lien avec le réel. Ne doit-on pas l’indiquer par une mention « reconstitution » comme le font les magazines ou documentaires ? Exemple : reportages sur les tables de fête ou sur les cadeaux indésirables de Noël diffusé le 25 décembre dans lesquels on voit des journalistes dont certains sont connus ? La direction souhaite que l’on indique à l’antenne qu’il s’agit d’une reconstitution. Mais reconnaît que moins il y en aura, mieux on se portera. A ce sujet, les bonnes pratiques seront rappelées aux chefs de service et aux éditions.
Que deviennent les 5 réalisateurs de Télématin qui tournaient des reportages, ont-ils une nouvelle affectation depuis la rentrée de septembre ? La direction explique qu’iIs étaient 6 réalisateurs à travailler pour des sujets diffusés à 6h40. Ce format a été stoppé. Une est au service société en attendant de partir en formation JRI. Un 2e est réalisateur au 13H, un 3e va débuter une immersion sur franceinfo.fr, un 4e fait un détachement sur « Rendez-vous avec… Louis Laforge » et pour les deux autres la direction cherche encore des solutions.
Le 24 décembre : 2 encadrants et 16 journalistes étaient présents au service société. Le 25 décembre : 14 journalistes. Tout ça pour réaliser le 24 décembre 1 seul montage au 12/13, 1 seul montage au 13H, et 1 seul tournage. Donc 3 rédacteurs sur 16 en présentiel ont été sollicités. Et alors que la plupart de ces journalistes se sont vu refuser leur semaine de vacances à Noël ! Motif invoqué par la cheffe de service : « Il faut que ça tourne, chacun son tour », et « la peur de manquer d’effectifs pour fabriquer les JT à Noël ». Qui a décidé cet excès de présences ? Selon la direction, la règle c’est qu’on prend Noël ou le Jour de l’An, une fois sur deux. Et tant mieux si les journalistes sont nombreux, car on ne sait jamais ce que sera l’actu.
Depuis trois ans, le service culture souffre des carences notoires et parfois graves de son encadrement. Pourquoi maintenir ce service dans cette précarité managériale ? Pourquoi le poste d’adjoint vacant n’a-t-il toujours pas été pourvu efficacement ? La direction constate que remplacer une cheffe de service « c’est compliqué et que les candidats ne sont pas nombreux. »
Peut-on en savoir plus la réorganisation envisagée par la direction de l’information pour la rédaction nationale ? La direction est très étonnée par la question et assure qu’il n’y a pas de réorganisation prévue à la rédaction nationale.
DRM
Mardi 6 janvier la responsable de la médiathèque a annoncé que les postes des 2 documentalistes qui ont quitté le service à l’automne 2025 étaient gelés. Pour faire face au sous-effectif chronique du service, la responsable a évoqué des aménagements du planning qui ressemblent fort à une remise en cause de l’organisation du service qui avait été validée par les instances d’Info 2015. La mise en place serait prévue dès le mois de février. Pourtant, ce qui ressort de ces annonces c’est le flou ! Ces modifications (suppressions de vacations, modifications de week-ends, modifications aléatoires du nombre de vacations des pôles) vont entraîner des répercussions sur la santé et l’organisation de vie des salariés du service. Pour rappel, la direction avait affirmé lors de l’instance de proximité de mars 2025 : Lors de l’IP de décembre dernier, une question de la CGT faisait état d’un important recours aux intermittents (par deux fois, 31 vacations en une semaine) pour assurer les vacations du service. Pourquoi les 2 postes de documentalistes ont-ils été gelés dans un service aussi en tension ? Par ailleurs, lors de l’instance de décembre la direction a assuré que le départ prévu au printemps permettrait une nouvelle mise en consultation d’un poste. Les documentalistes demandent le remplacement des postes manquants, ainsi que la consultation du CSE sur la réorganisation annoncée du service, avant sa mise en œuvre. La direction affirme que la DRM perd 8 postes en tout, et par ailleurs l’activité de la médiathèque sera réduite avec l’arrêt d’ICI. Mais selon elle il n’y a pas de remise en cause de l’organisation du service pôle photothèque, recherche, indexation, documentation écrite et pôles décentralisés dans les services. La direction attend les arbitrages pour les deux postes vacants et il n’y a pas de réorganisation du service de prévue. Les RP insistent sur le recours aux intermittents : 31 vacations ce n’est pas rien ! La CGT insiste pour que la direction tienne ses promesses concernant les deux postes vacants
Direction des Sports
FTV a annoncé la création d’une chaîne numérique dédiée aux sports, lancée à l’occasion des JO d’hiver de Milan-Cortina du 6 au 22 février 2026 et intégrée à la plateforme france.tv. Selon le dossier de presse, elle sera diffusée 24h/24, et prolongée jusqu’aux Jeux dans les Alpes françaises en 2030. Les RP souhaitent en savoir davantage. Quel projet éditorial ? Qui travaille sur cette chaîne ? Avec quels moyens ? Y-a-t-il eu des nominations ? La direction des sports nous livre une réponse écrite que nous avons choisi de raccourcir tant elle s’inscrit dans une stratégie de communication : La chaîne sport, dont le lancement officiel est le 4 février prochain, présente 4 caractéristiques :
Son slogan : « le sport en direct, le dialogue en continu ». Ce slogan nous amène sur la grande innovation de cette chaîne sport, c’est-à-dire l’interactivité : un live chat sera présent en permanence sur tous les directs du catalogue sport de France Télévisions. Sur tous nos événements francetvsport, il y aura une possibilité permanente de réagir et poser des questions à nos journalistes et nos consultants. Deuxième point à retenir pour cette chaîne, c’est l’amplification du catalogue sport de France Télévisions. C’est-à-dire un accroissement marqué du nombre d’heures de directs issus de notre catalogue déjà existant grâce à une politique d’intégralité de diffusion. Cela veut dire diffuser l’intégralité de nos droits existants sans achat supplémentaire, ce qui représentera un accroissement très significatif du nombre d’heures de direct. Exemple avec les championnats d’Europe de natation l’été prochain : 40 heures de compétition sur les chaînes linéaires mais près de 100 heures sur la chaîne sport avec l’intégralité des épreuves de plongeon, natation artistique, nage en eau libre et bien sûr des courses en ligne. L’amplification de ce catalogue sport de France Télévisions se fera aussi grâce à l’apport de tous les directs déjà existants des réseaux France 3 et ultramarin. Là encore il n’y a pas une politique d’achats de droits supplémentaires, mais une ambition de mieux exposer et de rentabiliser notre triple catalogue (francetvsport, France 3 et les 1ères) en centralisant l’intégralité des différents directs de sport FTV en un seul endroit : la chaîne sport. Cette chaîne repose sur la même équipe que celle qui gérait jusque-là toute l’offre de directs de sport sur france.tv, la différence vient essentiellement de la manière de travailler. Les responsables éditoriaux ont tous les 3 suivi la formation Sherlock pour la fabrication des conducteurs dans Sherlock. Côté commentateurs, la chaîne va s’appuyer sur tous les journalistes permanents de la rédaction des sports (près d’une 50aine au total) pour commenter toutes les épreuves. Pour les consultants, là encore nous ne faisons que nous appuyer sur les consultants déjà en contrat avec francetvsport. La CGT salue l’ambition sur le papier, mais sans moyens supplémentaires on imagine la pression que subiront les équipes, journalistes de terrain et techniciens. Dans un contexte de revente des matches du Tournoi des 6 Nations, comment ne pas voir dans cette chaîne numérique un cache misère pour faire oublier un plan d’économies dévastateur qui se chiffre en millions. Ce n’est pas aux salariés de combler ces vides qui se verront forcément à l’antenne !
DRH
La CGT a fait les comptes, au Siège 200 postes sont non remplacés ! La CGT a compté plus de 200 postes qui ont été publiés par la direction sur le périmètre du siège et dont nous avons perdu la trace. Interrogée sur ce sujet, la direction a opposé une fin de non-recevoir. Alors que tous les services travaillent à flux tendu, où sont passés les postes publiés et, à notre connaissance, non pourvus ? Selon la direction cette question ne relève pas de l’info du périmètre de l’Instance de Proximité. La CGT portera sa question avec tous les postes référencés en CSE.
La gestion des CDD au sein de la direction de l’info se dégrade davantage chaque jour. Qu’ils soient journalistes, administratifs ou techniciens, la DRH de l’info instaure de nouvelles règles qui s’ajoutent à celles déjà existantes, et n’hésite pas à écarter des CDD du jour au lendemain en les laissant sans aucune perspective ou pire encore, en mettant fin brutalement à toute collaboration avec FTV. Aucune mesure n’a été anticipée sur l’impact que va provoquer la fin d’ICI rédaction nationale le 25 janvier 2026 auprès des CDD, infographistes, monteurs. La direction assure que les CDD sont employés en fonction des besoins de l’information : remplacement de salariés absents ou accroissement temporaire d’activité. Seuls quelques-uns ont vocation à être intégrés en CDI lorsque des postes sont ou seront vacants. C’est pour cela que leur collaboration doit être limitée sur l’année afin de leur permettre de travailler avec différents employeurs. Il ne s’agit en aucun cas d’abuser de ces salariés, et il convient de respecter les règles légales applicables aux CDD et aux intermittents. La CGT encourage tous les CDD en souffrance à se rapprocher des représentants syndicaux pour défendre leurs droits. Pourquoi un régime de faveur pour les uns et pas pour les autres ?
À quoi correspond le forfait-jours pour les journalistes et JRI à FTV ? La référence est-elle la tâche effectuée ou les horaires ? Exemple avec un journaliste planifié de 9h à 17h. S’il réalise un tournage de 9h30 à 14h30, peut-il rentrer chez lui après son reportage ? Selon la direction le forfait-jours peut nécessiter de réaliser plusieurs tâches dans la journée. Par exemple réaliser un tournage le matin et un autre l’après-midi. Selon les RP, quid de la notion d’« autonomie des journalistes dans la conduite de leur activité et dans l’organisation de leur temps de travail » revendiquée par la direction au moment de la mise en application du forfait jour le 1er janvier 2014 ? Quid du respect de l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, et des risques pour la santé des salariés ? Pour l’ensemble des journalistes au forfait-jours, la durée de travail est encadrée par les dispositions de l’article 3.1.3.1 de l’accord collectif sur le suivi de l’amplitude de travail : la durée maximale hebdomadaire de travail ne peut dépasser 48 heures ou 44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives. La portée de cette disposition est fortement mise en péril par la complexité des modalités d’identification des dépassements : « Dans le cas de dépassements réitérés d’une amplitude journalière de 11 heures, incluant la pause repas, et ce, pendant au moins 10 journées de travail sur une période de deux mois glissants, un entretien est fixé avec la hiérarchie. » La CGT rappelle aux salariés qu’un garde-fou existe : l’auto-déclaratif (p.191 de l’accord collectif du 28 mai 2013) défini en ces termes : « Chaque semaine, le journaliste valide un auto-déclaratif du nombre de jours travaillés faisant apparaitre l’horaire de début de journée et de fin de journée (…) il indique les dépassements effectués qui donneront lieu à récupérations… ».
Paris,, le 21 janvier 2026
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Nouvelles règles d’accès aux prestations du CSE siège
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Ce lundi 19 janvier, le nouveau bureau FO-CGC du CSE Siège a communiqué une mise à jour des règles d’accès des salariés aux activités sociales et culturelles (billets de cinéma, chèques vacances, bons de rentrée scolaire, accès aux biens en location…) à compter du 1er février 2026. La CGT vous explique pourquoi c’est une mauvaise idée. Différence de traitementD’abord, des règles d’ancienneté différentes selon son statut créent une différence de traitement illégale entre les salariés. L’ancienneté requise pour accéder aux prestations du CSE va de plus de 50 jours pour les intermittents, cachetiers et pigistes, à 60 jours pour les CDI et jusqu’à plus de 100 jours pour les alternants, apprentis et contrats de qualification - des jeunes qui ont signé un CDD pour pouvoir travailler à FTV. Et quid des stagiaires école ? Déni de démocratieEnsuite, cette décision n’a pas fait l’objet d’une consultation de l’ensemble des élus du CSE, ni d’un vote, ce qui est tout aussi illégal. Le point d’information prévu à l’ordre du jour du CSE de la semaine prochaine n’y change rien. Alors que ces syndicats fustigent régulièrement la direction de prendre des décisions brutales et sans concertation, ils appliquent les mêmes méthodes. Risque juridiquePour finir, la décision du bureau du CSE va à l’encontre d’un jugement de la Cour de cassation qui, le 3 avril 2024, a annulé les conditions d’ancienneté pour bénéficier des activités sociales et culturelles. Même si l’URSSAF tolère que les CSE ne se mettent en conformité que d’ici le 31 décembre 2026, il n’en demeure pas moins que le CSE pourrait se voir condamner par un tribunal pour discrimination dès aujourd’hui. Au-delà de la légalité, la CGT condamne une décision inégalitaireLes activités sociales et culturelles sont un héritage syndical majeur. Elles ont été un levier central de reconstruction sociale et d’amélioration des conditions de vie. Elles doivent encore aujourd’hui servir l’intérêt général des salariés, sans discrimination, et dans une logique collective. L’élargissement de l’accès à tous les salariés - CDI, CDD, temps partiel, apprentis, stagiaires - dès leur premier jour de contrat, même pour une seule journée, conformément à la décision de la Cour de cassation, réduit de fait le budget distribuable à chaque bénéficiaire. Cependant, il nous semble anormal que les plus précaires d’entre nous soient ceux qui profitent le moins de ce levier de redistribution. La CGT exhorte le nouveau bureau du CSE à revoir sa copie pour revenir au plus vite à une pratique légale, égalitaire et solidaire.
Paris, le 21 janiver 2026
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Hub info Régions /FTR à Vaise Attention au crash !
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Pour des raisons purement budgétaires, la direction impose un lancement des sujets nationaux fabriqués par le nouveau Hub info ICI Régions, le 26 janvier, sans donner aux équipes les moyens ni le temps de préparer correctement ce projet.
Un calendrier irréaliste
Les équipes d’édition ICI basées à Paris mais aussi les techniciens (son, montage, infographie, etc.…) ainsi que les journalistes qui travaillaient sur l’offre nationale proposée tous les jours aux stations régionales de France 3 passeront le relais aux personnels de FTR à la fin du mois. Les équipes de Lyon Vaise n’auront eu que quelques semaines pour se préparer. Les investissements techniques ne sont pas tous arrivés, le matériel n’est pas entièrement installé, les locaux ne sont pas aménagés… Le nouveau worflow n’est pas finalisé. Les réponses de la direction face aux alertes des élus et des représentants syndicaux sont insuffisantes :
Former après le lancement n’est pas une solution, c’est une prise de risque.
Lancement précipité = salariés sacrifiés
Se lancer dans ce flou et cette impréparation met les personnels sous pression et accroît les risques psychosociaux, stress et qualité empêchée. Cela réduit encore un peu plus les chances de réussite du projet. Au bout du compte, ce sont les régions qui pâtiront de cette impréparation avec la diffusion qui sera au mieux, le 26 janvier, une offre nationale « réchauffée » des sujets déjà diffusés sur les antennes de franceinfo, du 13h et du 20h de France 2. Nous demandons à la direction de revoir le calendrier et de laisser le temps nécessaire à la mise en place de ce projet de changement de l’activité de FTR. Un délai nécessaire pour que les investissements techniques promis arrivent, soient installés et testés ; le temps que tous les personnels puissent s’entraîner au moins une fois à blanc avant la mise à l’antenne. Lyon Vaise, le 16 janvier 2026
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140 M€ d’économies en 2026 France Télévisions et ses salariés en grave danger
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Le Conseil d’Administration de France Télévisions a adopté en décembre 2025 un budget qui acte un retour à l’équilibre dès 2026 au prix d’un plan d’économies de 140 M€. Un niveau d’économies encore jamais atteint sur une seule année ! Pour mémoire, le COM 2018-2022 prévoyait une économie de 160 M€ en 4 ans.
Pourquoi cette situation ?
En 2025, face à l’impossibilité d’encaisser le choc des baisses budgétaires, la direction avait fait le choix du déficit. Un an plus tard, les choses s’aggravent mais la direction donne des gages à l’État en proposant un retour à l’équilibre en une seule année. Un choc insoutenable ! Cet effort d’économies inédit est la résultante de l’étranglement budgétaire mis en œuvre par l’État : après une diminution de 86 M€ des ressources publiques qui a généré un déficit en 2025 de plus de 40 M€, le Projet de Loi de Finances 2026 les diminuent encore de plus de 65 M€ pour 2026, à quoi il faut ajouter le déficit 2025 et les effets de l’inflation.
Quelles conséquences ?
Retrouver l’équilibre en une seule année impose des choix drastiques qui vont dégrader considérablement nos grilles de programmes. Première conséquence d’ampleur, la revente des droits de diffusion de 9 des 15 matches du Tournoi des Six Nations à TF1. Un précédent historique déplorable qui risque malheureusement de se renouveler sur d’autres compétitions sportives. La direction va également devoir renégocier le niveau d’engagement dans la création audiovisuelle qui est actuellement à 440 M€ par an. La masse salariale est elle aussi ciblée, avec une baisse envisagée d’une centaine d’ETP après la baisse de 250 ETP l’année dernière. La recette est toujours la même : moins d’activités, moins de CDD, moins de remplacements et nos missions qui s’effritent toujours plus... Et une dégradation très inquiétante des conditions de travail des salariés. D’autres conséquences très concrètes affectent déjà les salariés : refus de prise en charge par la médecine du travail pour cause de retards de paiement par FTV, gros retards de paiement de salaires de CDD pour cause de manque d’effectifs « paie » et non règlement de problèmes salariaux des animateurs-cachetiers en outre-mer, attente d’une licence Windows libre pour pouvoir travailler... Quand est-ce que ça s’arrêtera ? Quand les conditions de travail de tous retrouveront de la stabilité ? Il est urgent que la présidence de France Télévisions rétablisse un meilleur équilibre budgétaire au profit des travailleurs. Par exemple, 20 M€ de dépenses annuelles dans des litiges juridiques individuels pourraient être évités si l’entreprise agissait conformément à la loi.
Dans la panique on balance le lest par-dessus bord
Des cessions immobilières sont à l’étude pour renflouer la trésorerie, et France Télévisions renonce également à organiser l’Eurovision junior en 2026 juste après la victoire de Lou Deleuze en 2025, un comble ! Du côté régional, la direction envisage de diminuer les investissements dans les documentaires régionaux (-10 %), de multiplier les JT régionaux mutualisés entre plusieurs antennes, de réviser à la baisse les modes de production des matinales avec Radio France, et de supprimer certains émetteurs TNT de proximité, ce qui pourrait fragiliser nos éditions locales qui ne sont pas toutes reprises sur les box des fournisseurs d’accès à internet, et porter un coup à l’égalité d’accès des citoyens à nos offres. Comme tout cela ne suffit pas, la direction envisage une forte progression des ressources commerciales (estimé à +27 M€), essentiellement par l’augmentation des recettes publicitaires sur le numérique. Un optimisme digne de la pensée magique, alors que le marché publicitaire traditionnel est en berne. Avec le risque d’accentuer les coupures publicitaires sur les contenus en ligne et de voir ainsi nos audiences baisser.
Le rouleau compresseur continue sa route
Si l’on peut comprendre qu’une entreprise publique ne peut être durablement en déficit, vouloir restaurer l’équilibre en une seule année est d’une violence économique et sociale hors norme. La direction profite de la situation pour tenter de faire passer ses réformes organisationnelles. Les directions du numérique et des antennes-programmes vont être réorganisées, ainsi que tout le secteur de l’information à France Télévisions. Le projet Cap Éditions vise à transformer les modes de production des éditions partout dans l’entreprise, ce qui concerne aussi bien les journalistes que les techniciens. Bref tout continue, en pire. Les problèmes s’accumulent et on accélère. Le seul point de stabilité pour les salariés était leur accord collectif, que la direction a dénoncé. Comment survivre dans un tel contexte ? Pour la CGT, il faut garder notre sang froid, les salariés n’ont absolument rien à se reprocher. Cette situation budgétaire catastrophique est une création de toutes pièces imposées par l’État qui coupe brutalement les recettes publiques. La direction reprend à son compte cette injonction pour endosser une fois de plus le rôle du bon élève. A quel prix pour les salariés ?
Petite lueur d’espoir
La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté vendredi 9 janvier un amendement qui annule les 70 M€ d’économies supplémentaires demandés à l’Audiovisuel Public par le Gouvernement, dont les 65 M€ pour France Télévisions. Mais rien n’assure que cet amendement sera conservé dans le budget final. Les syndicats de producteurs se félicitent de cet amendement, espérant ainsi échapper à la renégociation des accords d’investissement de France Télévisions dans la création. Si ce vote de la commission des finances est une petite lueur d’espoir, il n’en demeure pas moins que les économies resteront très importantes en 2026 - plus de 70 M€ - et que les efforts doivent rester partagés avec les producteurs privés. La CGT continuera de défendre sans relâche les droits et les conditions de travail des salariés de France Télévisions. Il est urgent de redéfinir un modèle économique pérenne pour l’Audiovisuel Public et pour notre entreprise. C’est aussi le sens de nos priorités d’actions que nous présentons au vote des salariés dans le cadre des élections au Conseil d‘administration du 22 au 28 janvier 2026.
Paris, 15 janvier 2026
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La CGT soutient le combat des sous-titreurs de France TV Studio
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Ce sont des travailleurs de l’ombre, des professionnels qui mettent leur savoir-faire et leur expertise au service de nos téléspectateurs sourds et malentendants. Une baisse des tarifs de 28 % En 25 ans, ils ont perdu plus de la moitié de leurs revenus suite à différentes baisses des tarifs (moins 10 % entre 2000 et 2004, moins 10 % en 2008) et à une non-indexation de ces mêmes tarifs sur l’inflation. À compter du 22 janvier, une nouvelle baisse de 28,6 % sera appliquée si rien n’est fait. À cela s’ajoute une baisse du volume de travail qu’ils subissent depuis une dizaine d’années, baisse qui s’est fortement accentuée depuis un an. L’ensemble est dévastateur. Salariat déguisé Derrière l’injustice de la décision de l’employeur, il y un autre scandale : depuis 20 à 30 ans, MFP puis France TV Studio font appel à des sous-titreurs externes pour réaliser le sous-titrage des programmes rémunéré « à la tâche ». Ces sous-titreurs sont considérés comme indépendants, alors qu’ils travaillent de manière régulière, voire exclusive, pour FTVS, et s’apparentent en tous points à des salariés. Le statut d'indépendant et le mode de rémunération qui va de pair et qui leur est imposé les fait renoncer aux droits basiques de chaque salarié : congés payés, chômage en cas d’inactivité, mutuelle, ancienneté, etc., mais également à leurs droits d’auteur (droits liés à la diffusion). Obligation légale et devoir de qualité La CGT rappelle que le sous-titrage pour les sourds et malentendants est une obligation inscrite au cahier des charges des chaînes publiques depuis 1984, que la loi de 2005 sur le handicap est venue renforcer. La loi stipule que 100 % des programmes doivent être sous-titrés pour les chaînes faisant au moins 2,5% d’audience. Afin de produire des sous-titres respectant en tous points la charte qualité signée en 2012 par l’ensemble des acteurs de l’audiovisuel (diffuseurs, ministère de la Culture, Arcom et Unisda), et conférant à France Télévisions la norme ISO 9001, les sous-titreurs doivent disposer de grandes qualités rédactionnelles. Restrictions budgétaires et IA Pour la CGT, ce combat des sous-titreurs s’inscrit dans le combat de tous les salariés de FTVS et de FTV qui sont confrontés à la baisse drastique du budget de FTV et au remplacement de l’humain par l’IA. Car il est bien évident que c’est un des enjeux à venir : faire des économies sur le dos des personnels et les remplacer par l’IA. La CGT exige l’annulation de la baisse annoncée des tarifs, et réclame l’ouverture d’une négociation avec pour objectif l’intégration en salariés sous CDI des sous-titreurs externes de FTVS.
Paris, le 15 janvier 2026
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Merci pour votre confiance ! Bonne Année 2026
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Bonjour à tous, Avant toute chose, nous vous souhaitons une très belle année 2026, qu’elle soit pleine de joie, de fun et de richesses personnelles et professionnelles. Lors des dernières élections professionnelles à Caen, vous avez donné à la CGT une belle majorité avec 53 % des suffrages. Grâce à vos votes nous avons été à nouveau désignées pour vous représenter. Un grand merci pour votre confiance renouvelée. Nous avons été, nous sommes et nous serons toujours à l’écoute de vos préoccupations, suggestions, besoins, concernant les conditions et la qualité de vie sur notre lieu de travail. N’hésitez pas à nous solliciter, vous savez où nous trouver ! Carole, Amandine et Stéphanie ainsi que les suppléantes Joss, Caroline et Florence Caen, le 6 janvier 2026,
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Décembre 2025
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports.
Des salariés mobilisés et une direction aux abonnés absents ! 69% des Français ont une bonne image de l’audiovisuel public ! L’étude réalisée par Ipsos BVA début décembre a surpris tout le monde, tant nous nous retrouvons au centre de polémiques qui nous dépassent. Un sondage qui donne le sourire, aussitôt suivi d’un déballage médiatique : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. L’audition des PDG de FTV et Radio France, des directeurs, des journalistes du service public, soumis au feu nourri des questions orientées et partisanes. Dans quel but ? Jeter le discrédit sur l’audiovisuel public … jusqu’à l’hallali ? Dans un tel contexte, comment expliquer que la direction de l’info préfère pratiquer la politique de la chaise vide, expédier des réponses écrites aux représentants des salariés, comme on gère des affaires sans importance… par-dessus la jambe ? La CGT l’a bien compris, les équipes de FTV doivent être plus que jamais mobilisées et soudées ! Nous avons besoin d’une direction à l’écoute, réactive et qui œuvre au mieux pour le bien de tous les salariés. Rien ne sert d’attiser la haine, à monter les Français les uns contre les autres sur nos antennes ! Le service de l’info du service public mérite mieux. Il doit être rassembleur ! Parmi les questions de la CGT en décembre :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du mardi 16 décembre 2025
Étaient présent-e-s
Un nouveau secrétaire de l’instance a été élu : Ben BARNIER, avec 3 voix pour (FO et CGC) et 2 absentions (CGT, SNJ).
Missions Aucune mission réalisée par les rédactions F2 + F3 + Sports + franceinfo TV et .fr entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour, dont le transport et l'hébergement n'ont pas été pris en charge par leurs directions respectives. Aucun reportage pour France 2 + France 3 + franceinfo TV, entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour pour lesquels un·e JRI a réalisé un montage.
franceinfo tv
Les dérapages continuent sur Franceinfo TV. Ils nuisent à son image et c’est regrettable pour toutes les équipes qui travaillent sérieusement en respectant les téléspectateurs. Que pense la direction de l’information des propos tenus à l’antenne le 3 décembre par Nathalie Saint-Cricq qui, face au député communiste Alexis Corbière, a fait un lien entre l’antisémitisme et le vote musulman ? La direction a-t-elle reçu l’éditorialiste pour lui demander de s’expliquer ? A-t-elle été sanctionnée ? La direction compte-t-elle laisser cette journaliste à l’antenne ? La direction estime que cette question relève de la commission de déontologie et qu’elle n’a pas sa place dans ce type d’instance. Les RP alertent sur le malaise en interne créé par cette séquence déplorable. La direction peut bien botter en touche, rien n’effacera le discrédit jeté sur toute la rédaction ce jour-là.
Fin novembre, 7 infographistes de franceinfo ont appris qu’il ne leur serait plus possible de faire du télétravail en matinale. Pourquoi cette dénonciation unilatérale ? Les RP soulignent qu’elle entraîne des répercussions sur leur santé au travail mais aussi sur leur vie personnelle. Elle engendre également des répercussions pour les finances de France Télévisions, puisque des simulations de frais de taxi faites sur les rotations de 5 salariés chiffrent à près de 2.000€ rien que pour le mois de janvier. Curieuse décision après que le rapport de la Cour des Comptes a dénoncé les frais de taxi à FTV et invitait à leur diminution. Au moment aussi où les médias Bolloré profitent de la Commission parlementaire sur l'audiovisuel public pour dénoncer la « gabegie du service public ». FTV cherche-t-elle les bâtons pour se faire battre ? Il serait catastrophique que cette décision vienne à se savoir, d’autant que la raison donnée aux salariés pour la suppression a été la suivante : « rassurer les journalistes ». Les RP réclament que la direction revienne sur sa décision pour que les infographistes de la matinale puissent retrouver leur télétravail. La direction évoque un problème de fonctionnement sur cette vacation en télétravail et juge le système inopérant. La direction explique que des alertes ont été faites pendant 6 mois pour essayer d’améliorer la communication avec les deskeurs. Elle reconnaît qu’il manque un encadrant sur cette vacation pour coordonner le travail des infographistes. La direction insiste sur le fait qu’elle est en droit de revenir sur le télétravail, de dénoncer l’avenant dans un délai d’un mois, ce qu’elle a fait le 20 novembre dernier. Les RP font remarquer que cette décision est brutale, unilatérale, que les principaux intéressés n’ont même pas été consultés au préalable. Pourquoi ne pas planifier un encadrant sur la vacation ? La direction martèle que le télétravail n’a pas toujours existé, l’accord le permettant n’existe que depuis 5 ans. Ce n’est pas un droit absolu. Les RP plaident pour la bonne marche du service infographie en matinale avec la planification d’un encadrant pour conserver le télétravail. Est-ce que la direction de l’information connaît l’article 1.1.3 de l’accord télétravail ? Quand les avenants ont été signés, est-ce qu’ « une réunion [a été] organisée par le manager afin d’informer les collaborateurs de la mise en place de cette organisation du travail et d’identifier les difficultés éventuelles à résoudre » ? « En cas de réponse négative […] il est important de favoriser un dialogue permettant de concilier l’intérêt du service et les attentes du salarié. Si la situation le nécessite, un point sera fait avec les représentants du personnel en Instance de proximité […]. » Cela a-t-il été fait ?
Les salariés de franceinfo TV n’ont pas été satisfaits de la réponse de la direction en novembre dernier concernant leur alerte sur la multitude de problèmes rencontrés quant au prêt de vêtements par la plateforme One More. Ils se demandent bien pourquoi la direction s’entête à vouloir travailler avec cette plateforme, alors que cette collaboration est un échec ? Tout dysfonctionne et le système ne correspond pas aux besoins des présentateurs : tailles indisponibles, choix restreint, trop grands, trop petits, inadaptés à l’antenne, tachés, commandes non reçues… ! Les RP réclament à la direction de souscrire à la demande des salariés de mettre fin à ce contrat et revenir au versement d’une prime (même soumise à cotisation sociale et fiscale) pour qu’ils puissent enfin s’acheter des tenues à leur goût et appropriées à l’antenne. La direction explique qu’elle a passé un contrat d’un an avec la société One More, et qu’elle est en contact régulier avec elle afin d’améliorer le fonctionnement de la plateforme ; le temps de délai de récupération des vêtements prêtés aux présentateurs s’est amélioré. La 6e livraison vient d’être opérée. Environ 4.500 vêtements ont été livrés depuis la mise en place de ce marché. Des solutions ont été trouvées pour répondre aux besoins spécifiques. La direction établira un bilan à l’issue de la première année du contrat.
Rédaction nationale
Ce canular dans le 20H fait la démonstration qu’on atteint les limites de l’exercice. Qui a commandé ce sujet ? Un tel propos caricatural valait-il un format dossier dans le 20H en se focalisant sur un seul personnage sans vérifier s’il est en lien ou non avec une association de distribution d’aide alimentaire ? Faut-il avoir recours à un appel à témoin pour la préparation d’un reportage, avec les risques que cela comporte, notamment dans le cadre d’un travail réalisé dans l’urgence ? Le service juridique a-t-il été saisi ? France Télévisions peut-elle se retourner contre le faux témoin ? Une façon de dissuader d’autres auteurs de canular. Pour rappel, l’humoriste incarne dans le reportage un homme au chômage qui, grâce à des bons d’achat, économise 30€ par mois en passant son temps à collectionner les remises. Un beau sujet de scénario à l’humour grinçant, dans la lignée du « Père Noël est une ordure » ! Aujourd’hui, à la rédaction nationale, les journalistes de terrain font des propositions de reportage qui finissent majoritairement dans la poubelle. Or ces propositions s’appuient sur les témoignages vérifiés de personnes qui ont une vraie existence et un engagement solide dans leur domaine, par exemple auprès des plus démunis avec des ressorts de solidarité, et d’entraide. Et c’est par l’indifférence que les rédacteurs en chef et la direction de l’info traitent ces propositions. Quand la direction de l’information va-t-elle se décider à faire exister à nouveau les propositions de reportages des journalistes de terrain à l’antenne ? La direction répond que c’est l’édition qui a commandé ce sujet. Ce travail n’a pas été réalisé dans l’urgence. Nous sommes face à un acte malveillant qui relevait du piège et qui au regard des précautions prises par les journalistes était relativement imparable, sauf à demander une pièce d’identité à la personne interviewée, ce que nous ferons désormais. Selon elle, le propos n’avait rien de caricatural, il y a des gens qui collectent un maximum de coupons compte tenu de leurs difficultés à acheter à manger. Et ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel sujet est fait sur notre antenne. Ce monsieur disposait de beaucoup d’applications d’aide alimentaire. Quant au recours aux appels à témoins, il est pratiqué par la plupart des rédactions. La direction assure avoir reçu des messages de soutien de confrères. Le service juridique a été saisi et la direction estime peu probable que FTV gagne en justice contre un humoriste. Par ailleurs, la direction assure que chaque semaine de nombreuses propositions émanant des journalistes de la rédaction sont retenues en conférence de prévisions. Les RP alertent : ce n’est pas qu’un ressenti, les propositions ne sont pas prises, elles vont même disparaître de l’antenne avec la fin des éditions de la 3.
Jeudi 4 décembre, suite au canular dans le 20H, le directeur de l’info a adressé un mail ayant pour objet « Note de service - Précautions à prendre en cas de recours à l’appel à témoins. » La note est cosignée par Pascal Doucet-Bon, président de la commission déontologie à FTV. Les RP souhaitent faire part de leur désapprobation face à la règle n°1 : « Il est impératif de demander au témoin trouvé via un appel à témoin de prouver, lors du rendez-vous (ou avant), son identité en produisant une pièce d’identité avec photo. En cas de refus ou d’impossibilité, annulez ou interrompez le tournage. » Il est évident que la direction semble oublier qu’elle s’adresse à des journalistes et non à des policiers, gendarmes ou douaniers. Pour rappel en France, seuls les OPJ (officiers de police judiciaire) sont habilités à procéder à des vérifications d’identité. Nous rappelons que la double vérification de l’information est l’une des règles de base du journalisme et qu’il faut y veiller. En cas de doute persistant, c’est au journaliste, et à lui seul, d’évaluer s’il est possible ou non de procéder à une vérification de pièce d’identité. Ce genre de décision se prend au cas par cas.
Selon la direction les journalistes n’ont eu aucun doute sur ce personnage tant le canular était bien ficelé. D’où le recours au contrôle d’identité qui paraît être le dernier élément à 100% fiable. Les RP font remarquer qu’il va être difficile d’opérer un contrôle d’identité auprès de femmes et d’hommes qui acceptent gentiment le principe d’un reportage.
Fin prévue le 26 janvier pour la fabrication d’ICI 12-13 et 19-20 à la rédaction nationale : tous les salariés concernés ont-ils eu des entretiens pour leur avenir ? Tous ont-ils une perspective d’affectation ? Suite à la réorganisation d’IV3, les salariés ont-ils obtenu une nouvelle affectation ? La direction avait pris l’engagement de recevoir tous les salariés, soit une trentaine de personnes. Le but selon la direction est de retrouver un poste à tout le monde. C’est juste une obligation légale. Hormis quelques cas particuliers, tous les salariés d’ICI ont eu un ou plusieurs entretiens et des perspectives d’affectation au moins données à l’oral. Certains ont refusé les propositions orales qui leur ont été faites. On leur cherche une nouvelle solution. Pour IV3, tout le monde a reçu une proposition pour une nouvelle affectation, sauf pour une personne en arrêt maladie. 2 rédacteurs en chef adjoints d’IV3 deviennent rédacteurs en chef. Ils resteront à Paris pour superviser le hub info Paris. L’un s’occupera des prévisions, l’autre de la partie régulation. Pas de changement pour une assistante qui était en télétravail. Côté coordination, 5 personnes vont rejoindre le bureau des régions, 3 le pôle image (EVN et révélateurs), et 1 autre personne est en attente et doit rencontrer franceinfo.fr. Côté régulation, 5 personnes vont rejoindre le hub info, c’est-à-dire le bureau parisien de Vaise. Les salariés de Vaise vont récupérer les tournages faits à Paris. Deux encadrants sont en attente formelle de postes. Deux rédacteurs vont continuer à faire du reportage pour le hub info Paris et seront formés à travailler aussi sur les plateaux. En ce qui concerne la structure de pilotage ICI :
Parmi les 3 rédacteurs chefs adjoints de cette structure : 2 ont reçu des propositions écrites. Pour eux tout semble convenir. Le 3e a été reçu à plusieurs reprises ; il a décliné plusieurs propositions orales. 3 chefs d’édition : pour les 1ères deux propositions écrites dont une pour un poste sur franceinfo, en attente de réponse. Le 2e sera en test à Télématin. La 3e réfléchit à rejoindre DOPOM (ex-Malakoff). Il reste deux responsables d’édition : des rendez-vous sont en cours pour des échanges, il n’y a pas encore d’accord conclusif. Les RP s’interrogent sur les changements des conditions de travail et de rémunération des salariés. La direction précise que les coordinatrices disposent d’une organisation du temps de travail sur 4 jours, et qu’elle leur demande d’y renoncer, et il n’y aura plus qu’une journée de télétravail par semaine. La direction assure que personne ne perdra de salaire, sauf si c’est lié à des éléments variables. Inadmissible pour les RP qui ont insisté : il faut compenser ces pertes d’éléments variables de salaire pour les PTA.
L’arrêt des éditions de la 3 est prévu de longue date, pourtant les décisions tardent à être annoncées. Les documentalistes ne savent toujours pas si la médiathèque conservera certaines activités : indexation des JT, recherches pour les sujets ? Autant de questions toujours sans réponse et qui pourtant auront des répercussions sur l’organisation du service ! La direction affirme que les sujets produits par FTR sont soit des sujets franceinfo, soit des sujets France 2 avec parfois des « reboutiquages ». Les sujets FTR ne sont pas indexés actuellement. A l’issue d’un point qui a été fait avec l'Ina, ces derniers n’ont pas demandé l’indexation des sujets FTR. Ils récupèreront les sujets soit via F2, soit via F3 comme c'est déjà le cas actuellement. FTR aura un accès aux photos libres de droit. En cas d’utilisation d’un sujet comprenant des éléments achetés, FTR assurera le suivi des droites photos
L'arrêt des éditions de la 3 a été annoncé aux équipes pour le 26 janvier 2026. Quels impacts cela aura-t-il sur l'emploi des infographistes travaillant exclusivement sur ces éditions, sachant que ces derniers ne sont pas ou peu formés à la 3D qui est utilisée à la 2 ? La direction indique qu’un seul intermittent travaillait sur les éditions ICI et pour PIDF. Il est prévu qu’il travaille sur l’actu PIDF et pour franceinfo. Un accompagnement et une formation en doublure vont lui être proposés. Il pourra continuer sur l’actu PIDF, la prod PIDF et sur franceinfo. Quant aux deux statutaires, ils vont rester sur des prod PIDF.
Concernant le remboursement des déplacements en taxi, quelle est la règle pour les journalistes qui rejoignent une gare ou un aéroport pour un tournage en région où ils doivent retrouver une équipe de tournage ? La direction demande de se référer à la note du 22 septembre 2023. Elle rappelle les règles signées par la DRH et la direction de la Gestion, Production et Moyens. Extraits : Le recours à un taxi est autorisé entre 22h et 6h30. Déplacement en cours de mission si absence de véhicule de location et inadaptation des transports en commun. Déplacement vers un lieu de tournage situé dans une zone de stationnement difficile. Urgence avérée et justifiée en lien avec la santé des salariés (sur autorisation expresse et préalable du supérieur hiérarchique ou du service médical). Les trajets domicile-travail ne sont pas pris en charge hormis dans le cas de l’anticipation d’un départ en mission avec transport de matériel volumineux ou lourd (nécessite l’accord préalable écrit du supérieur hiérarchique). Jean Copsidas effectue un contrôle régulier de la régularité des courses. Un contrôle est en cours et des demandes par mail sont adressées à des salariés pour éclaircissements, et éventuellement demandes de remboursement. Sport
Y-aura-t-il une communication pour cette nouvelle formule et le nouveau nom de l’émission ? Quel est le calendrier pour le déménagement de TLS vers un nouveau plateau ? Quelles seront les conséquences sur l’éditorial de l’émission ? La direction des sports a lancé au mois de janvier 2025 ce projet et a décidé de regrouper sous une bannière commune Stade 2 et tous les rendez-vous quotidiens hebdomadaires, pour renforcer la visibilité des émissions. L’ancien studio photo situé au rez-de-chaussée utilisé pour le JT météo climat servira aussi à Stade 2. Il bénéficiera de nouvelles caméras pour mettre en valeur le décor virtuel. Les émissions seront fabriquées depuis la régie 4. Le premier numéro sera diffusé le 5 janvier.
DRM
Les RP réclament des précisions sur ce questionnaire. Pourquoi ces questions ? Dans quel but ? Qui en est le commanditaire ? A quel groupe de travail est-il fait allusion dans le mail ? La direction de l’info a commandé ce questionnaire. Il découle d’un déroulé d’ateliers mis en place pour obtenir une photographie des outils mis à disposition de la rédaction : Newsboard, OpenMedia, webspace, iredac. Il s’agit des ateliers qui ont eu lieu avec les documentalistes de la Médiathèque au printemps dernier. Selon la direction, certains outils pourraient être utilisés par les journalistes. Le but c’est d’optimiser les services en listant ce que les journalistes seraient capables de faire par eux-mêmes. Les documentalistes seraient sollicités pour les seules tâches à valeur ajoutée. Les journalistes devront être autonomes pour effectuer les recherches simples. La direction insiste : ce questionnaire vise à « alléger » le recours aux documentalistes. C’est un état des lieux des pratiques. L’idée de ce mail est de bien définir un cadre. Il n’existe pas de plan caché de suppression du métier de documentaliste. Les RP mettent en avant qu’avec l’arrivée de l’IA il est permis d’en douter, et insistent sur l’inquiétude des documentalistes. Par ailleurs les RP indiquent que les journalistes ont déjà beaucoup de tâches à assumer qui ne relèvent plus de leur cœur de métier. Les journalistes ont besoin des documentalistes au quotidien, et surtout ils ne seront pas capables comme les documentalistes de gérer les droits, et de prendre en compte les restrictions de droits à l’image.
A deux reprises la Médiathèque a dû avoir recours à 31 vacations d’intermittents dans la semaine pour pouvoir assurer ses missions. Quand les postes vacants (retraite et changement de service) seront ils mis en consultation ? La direction affirme attendre les arbitrages budgétaires. Les futurs postes vacants seront aux aussi gelés. Il y en aurait au moins un en mai.
Les études sur les sacs à roulettes pour les pieds des caméras ont-elles ressurgi ? L’entreprise italienne Zebra présentera-t-elle un jour son prototype ? Aurons-nous des roulettes en début d’année 2026 pour soulager notre dos ? Une bonne nouvelle pour la fin ! La direction nous informe que le mardi 16 décembre, un prototype a été présenté au sein du magasin par l’entreprise Zebra. Voici la photo de la merveille !
Paris, le 23 décembre 2025,
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Enquête sur l’accident du travail de la DRH info La vérité n’est pas celle de FO
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Alors que FTV et l’audiovisuel public subissent des attaques massives de l’extérieur, et que de l’intérieur, la direction prépare son plan de transformation et de restructuration qui va profondément affecter nos conditions de travail et nos organisations, rien de plus malsain que des organisations syndicales qui se tirent dans les pattes.
Paris,19 décemre 2025,
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La honte en direct sur franceinfo : Quand la direction de l’information envoie l’antenne dans le mur
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Mercredi 10 décembre, jour de l’audition de Delphine Ernotte par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, l’invitée de l’émission Tout est politique sur franceinfo: est Sarah Knafo, membre fondatrice du parti Reconquête aux côtés d’Éric Zemmour. Pour l’occasion, la direction de l’information a fait les choses en grand. Nathalie Saint-Cricq, directrice de la rédaction nationale, est chargée de mener l’entretien en plateau. Côté régie, c’est Muriel Pleynet, directrice adjointe de l’information et directrice de franceinfo, qui le supervise et parle dans les oreillettes. Et ce brillant attelage va produire un véritable naufrage à l’antenne.
Des relations nauséabondes passées sous silence Le premier écueil majeur concerne la présentation de l’invitée. Membre fondateur et élue du parti d’extrême droite Reconquête au Parlement européen, Sarah Knafo reste, malgré un plan média d’envergure mis en œuvre depuis la rentrée, relativement mal connue du grand public pour le moment. Ce 10 décembre, elle est sobrement présentée comme vice-présidente du groupe Europe des nations souveraines au Parlement européen. Ce groupe qu’elle codirige, et dont rien n’est dit à l’antenne, est pourtant créé à l’été 2024 avec des gens très particuliers : près de la moitié de ses membres est issue du parti allemand AFD. Or seulement quelques mois auparavant, ce parti a été éclaboussé par un énorme scandale en raison de la participation de plusieurs de ses élus à une réunion, en présence notamment de néonazis, consacrée à un plan de déportation massive de deux millions de personnes hors d’Allemagne (dite « remigration », terme également cher au parti Reconquête). Sur son alliance avec un tel parti, aucune question ne lui sera posée à l’antenne du service public et le téléspectateur non-averti n’en saura rien.
Une rigueur contextuelle et factuelle aux abonnées absentes Cet « oubli » ne sera malheureusement pas le seul pendant un entretien où, malgré quelques tensions, le sourire et la cordialité dominent (un tutoiement échappera à N. St-Cricq en s’adressant à l’invitée). Sarah Knafo parviendra même à faire taire de bien dociles interlocutrices à plusieurs reprises sans devoir insister, y compris d’un simple geste de la main. De la part de journalistes « aguerries », une telle attitude interroge. Faute de temps et d’espace, nous passerons sur le choix étonnant d’ouvrir l’entretien par un exercice de factchecking qui donne raison à Jordan Bardella sur une polémique datée de plusieurs jours, et qui n’avait pas franchement occupé le devant de l’actualité. En revanche, il est impossible de ne pas relever l’incapacité répétée de l’attelage issu de la direction de l’information d’apporter aux téléspectateurs les éléments factuels susceptibles d’éclairer les propos de son invitée, lui permettant ainsi de faire passer en douceur un discours violent sur le fond et mensonger sur la forme. En effet, aucun commentaire consistant n’est fait à Sarah Knafo quand (liste non exhaustive) :
Une ode à la privatisation sans contradiction sérieuse Même sur l’Audiovisuel public, Sarah Knafo peut dérouler ses approximations mensongères sans être inquiétée par la moindre contradiction factuelle pertinente. En effet, peu gênée par les considérations, très mal senties, sur le manque à gagner publicitaire pour les chaines privées si la privatisation qu’elle défend avait lieu, elle peut affirmer tranquillement que « la logique de financement de l’Audiovisuel public c’est d’engloutir les impôts des gens, donc (..) toujours déficitaire ». Il ne lui sera même pas rétorqué qu’utiliser les recettes fiscales pour remplir des missions d’intérêt public constitue la définition même du service public. Ni que le budget de FTV n’a que très rarement été déficitaire, y compris ces dernières années, et ce malgré des baisses inopinées à répétition de plusieurs dizaines de millions d’euros qu’ont dû supporter les salariés. Quant à l’affirmation que le financement reposerait sur « 130 euros d’abonnement forcé », nos chères têtes pensantes ne sont même pas capables de préciser que la redevance a disparu depuis 3 ans. Une performance qui laisse sans voix. Pire, sur les fondements même de l’existence de l’Audiovisuel Public, que l’invitée qualifie de « divertissement », l’attelage issu de la direction de l’info est incapable de lui rappeler le sens du triptique « Informer, éduquer, divertir ». Cette ligne historique, qui inspire l’ensemble du préambule de notre cahier des charges et des missions, est pourtant issue du programme du Conseil national de la Résistance qui, au cœur de la plus grande catastrophe humaine du XXe siècle, a constaté l’importance centrale de ces missions pour la cohésion sociale. Mais de cela non plus les téléspectateurs ne sauront rien. S’il y aurait encore énormément à dire sur cet entretien calamiteux, il est déjà évident que la « fine fleur » de la direction de l’info a sérieusement porté préjudice au service public audiovisuel, à ses salariés et aux téléspectateurs-citoyens qui souhaitent s’informer.
Devant cette réalité, la CGT de FTV demande à la direction de l’information de cesser de toute urgence de faire honte aux salarié.es en dégradant l’image de nos chaines ! Elle ne peut plus envoyer en plateau comme en régie des (ir-)responsables aussi manifestement incompétents ! Paris, le 19 décembre 2025,
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Liminaire CGT au siège du 22 octobre 2025: Une autre dissolution est possible...
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Dissolution ! Voilà le mot qui résonne partout. À la télé, à la radio, dans les couloirs… mais si elle s’est éloignée pour quelques semaines à l’Assemblée Nationale, ce mot reste inscrit noir sur blanc dans un rapport de la Cour des comptes qui nous concerne directement. Globalement, si nous ne redressons pas nos comptes, nous sommes menacés de dissolution fin 2026. Rien que ça ! Voilà donc le bilan de 10 ans de gouvernance de notre entreprise par madame Ernotte. Et qui renomme-t-on pour redresser la barre ? La même qui nous a mis dans cette situation… Donc en mai dernier, « Delphine Ernotte saison 3 » redémarre. En juillet, dans la torpeur générale, elle dénonce nos accords d’entreprise ; et 2 mois plus tard, « surprise ! », la Cour des Comptes publie enfin son rapport : il préconise la dénonciation de nos accords. La mécanique est en place... Mais arrêtons-nous sur ce que dit ce rapport … Une fois mis de côté nos histoires de frais de taxi, de carte Corporate et notre fabuleux château en Dordogne, on peut y lire que « Salto » a été un gouffre financier (ce que l’on savait déjà) et que l’externalisation à tout prix a surtout un prix, et qu’il est très élevé ! Notre présidente a beau affirmer que notre déficit résulte de restrictions budgétaires, ce qui n’est pas faux, difficile néanmoins de se faire passer pour une simple passagère quand on a été durant toutes ces années aux commandes. On en est donc là : menacés de disparaître tout simplement, à moins que l’on accepte de revoir à la baisse nos salaires, nos congés, nos compétences, nos aspirations professionnelles, nos acquis sociaux, bref toute notre « raison d’être ». Ça ne vous rappelle rien ? Et si l’on s’y oppose, cette « dissolution envisageable » sera agitée devant nous pour nous y contraindre. Chantage ? C’est de toute façon toujours le même logiciel qu’ils utilisent.
Créer des problèmes pour légitimer leurs solutions. Voilà comment madame Ernotte et ses complices procèdent depuis toujours et dans tous les secteurs de l’entreprise. Ils n’écoutent qu’eux-mêmes ou des cabinets d’expertises privés qui leurs vendent à prix d’or ce qu’ils ont envie d’entendre. Ils sont enfermés dans le cockpit, persuadés d’avoir le bon cap, mais les salariés sont dans la carlingue avec eux et le crash est imminent. Mais le plus triste dans tout ça, en cas de disparition, peu de Français nous pleureront, et beaucoup applaudiront, car si nos programmes sont appréciés, côté éditorial, ce qui est le plus visible et le plus commenté, c’est une succession de dérives assimilables à une allégeance au pouvoir La liste ne cesse de s’allonger de jour en jour, on n’arrive plus à suivre ! Entre les documentaires sur la guerre d’Algérie déprogrammés, le désormais célèbre « Gaza Riviera », les 52 minutes de complaisance sur des ex-ministres, la couverture à minima du procès Sarkozy, les éditions des 13h et 20h qui se refilent des « fake news », ça commence à faire beaucoup ! S’ajoute à cela la nomination au 20h d’une journaliste qui sera obligée de se mettre en retrait en cas de scrutin national pour ne pas être soupçonnée de « placement de produits », une nomination présentée comme une révolution industrielle et qui ressemble de plus en plus à un accident industriel ! On ne peut pas parler de réconciliation quand on passe son temps à mépriser une partie des citoyens. Traiter les électeurs du principal parti de gauche d’antisémites, d’irresponsables ou d’agents du chaos, c’est les insulter. Et quand on critique une chaîne concurrente en la qualifiant d’extrême droite, tout en recrutant ses journalistes et en achetant de la pub dans un journal du même bord, on manque de cohérence. En imaginant dans nos éditions un Palais Bourbon circulaire pour renvoyer dos à dos les blocs de gauche et d’extrême droite, on alimente le rejet et la division. Ce sont 18 millions d’électeurs citoyens qu’on stigmatise, alors qu’ils sont aussi des contribuables. En agissant ainsi, on les pousse à se radicaliser, ils ne nous écoutent plus et vont s’informer ailleurs. Il ne s’agit pas de leur dire ce qu’ils veulent entendre, il s’agit de les respecter tout simplement. On est loin de l’esprit de rassemblement que prône Madame Ernotte Mais pour faire diversion, la présidente a trouvé la solution : « Notre conversation ». Alors qu’il n’y a plus d’argent, elle en trouve encore pour en distribuer à des cabinets de conseils. Pourtant, on a déjà un système interne à disposition, gratuit, fiable, démocratique : ça s’appelle « les instances représentatives du personnel ». Mais bon, c’est has been. Une des premières questions de cette conversation interpelle tout particulièrement : Comment voyez-vous votre entreprise en 2030 ? Au train où vont les choses, on serait tenté de répondre :
Et dans cette salle du conseil, un restaurant panoramique avec une vue imprenable sur la Seine et sur tout ce qu’on aura perdu !
Paris, le 22 octobre 2025
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL des 1er et 2 octobre 2025
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Contestation de la dénonciation de l’accord collectif Les organisations syndicales et les instances représentatives de tous les établissements de FTV ont décidé de contester en justice les conditions de la dénonciation de l’accord collectif par la direction. Pour faire partie de la procédure, les élus du CSEC ont voté à l’unanimité une résolution à lire ici.
Situation générale La Présidente est revenue au préalable sur les attaques dont France Télévisions fait l’objet dans l’espace public. Un ciblage très partisan de la part de ceux qui prônent une privatisation de l’Audiovisuel Public. Un palier a été franchi avec l’instrumentalisation de la vidéo volée des journalistes P. Cohen et T. Legrand. La Présidente réaffirme que rien ne permet de dire que P. Cohen a manqué à ses obligations professionnelles, comme l’a confirmé le CHIPIP, instance indépendante de France Télévisions. Le dénigrement systématique et mensonger à l’encontre de l’AVP par les médias de la sphère Bolloré, en particulier CNews et Europe 1, est contraire aux conventions signées par ces médias avec l’Arcom. Les chaînes d’opinion, radio ou TV, sont interdites en France et il devient nécessaire de contraindre ces médias à respecter leurs obligations. France Télévisions a saisi l’Arcom avec Radio France sur ce dénigrement systématique. « Nous sommes dans un débat existentiel pour l’Audiovisuel Public, on doit le défendre ensemble » ajoute Stéphane Sitbon. Un des rares sujets de consensus à France Télévisions... A propos du rapport de la Cour des comptes, la Présidente pointe d’abord la responsabilité de l’Etat actionnaire pour expliquer la situation budgétaire de l’entreprise. Mais l’Etat va-t-il entendre cette critique de la Cour des comptes ? On n’en prend pas le chemin. Pour la CGT, cette sélectivité de l’Etat dans les préconisations est insupportable et inacceptable. Sur le projet de holding, « il est peut-être urgent d’attendre » insiste la Présidente qui ajoute « ne pas avoir changé d’avis sur la nécessité d’un grand service Audiovisuel Public réuni ». Mais elle estime que le rapport Bloch, qui plaide pour une holding avec de nouvelles filiales, n’aboutira qu’à récréer des silos et donc de la complexité de fonctionnement. La direction se satisfait par ailleurs du très haut niveau des audiences du 20H et de « Léa Salamé au 20H qui consolide la formule rallongée ». franceinfo.fr reste en forme avec plus de 7M de téléspectateurs par jour, France 4 est en hausse et est même passée devant Gulli. Le succès de la fiction ne se dément pas sur nos antennes et en particulier sur France.tv. La série Surface a obtenu 6M de visionnages au global, dont plus de 50% sur France.tv. La Présidente résume finalement cela en une seule formule : « Oui le contexte est compliqué, mais on est plébiscités par nos téléspectateurs ». Mais visiblement l’Etat s’en fiche, comme toujours... Evidemment, la CGT est longuement revenue sur la dénonciation de l’accord collectif par la direction, que nous contestons par ailleurs en justice. Paradoxalement, alors que la direction se plaint d’un soi-disant immobilisme sur les négociations métiers, cette dénonciation de l’accord collectif va geler toute évolution jusqu’à la conclusion (ou pas) d’un nouvel accord collectif dans plus de deux ans. Un accord vivant est un accord que l’on révise au fil de l’eau. La direction a fait le choix de la stagnation alors que l’urgence d’avancer sur les métiers du numérique est devant nous. Côté budget la situation est très préoccupante. La direction confirme qu’il y aura un effort à mener de 120 à 150M€ en 2026 selon les estimations d’inflation. Sans doute pour récompenser l’entreprise et ses salariés, le ministère des finances souhaiterait un retour à l’équilibre dès 2026. Un exercice tout simplement impossible. La seule possibilité de faire des économies sera une fois de plus de couper dans les programmes avec le risque d’une baisse des audiences et des recettes publicitaires, ce qui pourrait alimenter une spirale infernale d’appauvrissement de nos offres de programmes et in fine une aggravation de la situation financière. Les accords avec les producteurs devraient être remis en question. La discussion avec l’Etat tournera donc une fois de plus sur le niveau de déficit pour 2026, pour la 2ème année consécutive avec une poursuite de la dégradation de la trésorerie, la hausse des frais financiers et un risque sur les liquidités. Ce qui oblige l’entreprise à emprunter. La direction indique que des ventes d’actifs sont possibles, pour retrouver des marges. Par exemple vendre des immeubles (ceux du Siège ?) et de laisser France Télévisions locataire. Une vision à courte vue puisque si cela améliorera ponctuellement la trésorerie, les charges fixes augmenteront fortement du fait des loyers à payer. Pour la CGT, plus que jamais l’Etat doit assumer ses responsabilités et assurer le financement des missions qu’il nous a lui-même attribuées. Ou bien dire clairement quelles sont les réformes structurelles et les réductions de périmètre qu’il souhaite engager. Car ce n’est pas à l’entreprise de définir ses missions. La grande question qui perdure depuis des années est donc : que veut l’Etat ?
Projet ici de rapprochement France3 / France Bleu Il a fallu que la justice s’en mêle pour tordre le bras de la direction et l’obliger à consulter le CSE central sur le projet Ici et les rapprochements entre France 3 et France Bleu. La direction de France Télévisions continue à prétendre qu’elle a bien-tout-fait-comme-il-fallait, avec, en tête de gondole Philippe Martinetti ânonnant toujours les mêmes exemples, sans craindre de tordre les faits et de prendre ses interlocuteurs pour des perdreaux de l’année. Dans son rapport, l’expert du CSEC note cependant qu’il y a eu plusieurs manquements : lancement des matinales filmées sans consultation des élus, absence d’avis des élus sur le projet de régionalisation qui a substantiellement évolué au fil du temps, évolutions au fil de l’eau sans que les élus puissent avoir la vision globale du projet. Bref, un projet mené à bas bruit, sans concertation. Ceci nourrit « un dialogue de sourds, de la défiance » et alimente l’idée de la dissimulation. Les élus ont eu le sentiment que l’identité de France 3 était gommée, sans que les impacts n’en soient évalués. L’expert estime qu’il manque un vrai débat sur l’organisationnel, sur les métiers. Il faut un dispositif spécifique de « discussion explicite » sur le sujet. Il rappelle que « la confiance ne se décrète pas, elle se construit ». Voir ici le rapport d’expertise. Droit dans ses bottes, M. Martinetti prétend désormais que le projet Tempo aurait remplacé le projet initial de régionalisation. Ah bon ? Première nouvelle ! Et qu’en est-il des programmes ? Il affirme encore que la direction avait proposé une commission de suivi spécifique. Une proposition tellement peu contraignante pour la direction que les élus n’y ont pas donné suite, estimant qu’il s’agissait d’une manœuvre dilatoire destinée à fourvoyer les juges. Dans le débat, vif, sur le sujet, pas grand-chose à apprendre, la direction campant sur ses positions sans chercher à convaincre. Le projet de holding est, certes, venu percuter le dossier des rapprochements entre les deux réseaux, mais les deux entreprises auraient pu décider d’avancer sur le sujet d’elles-mêmes. Sans doute, la situation serait-elle moins floue. Dans le projet de COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) aujourd’hui abandonné, il était prévu de créer des directions communes entre Ici Radio et France 3. A cette remarque, Delphine Ernotte répond : « On n’est pas d’accord avec Radio France sur les rapprochements entre France Bleu et France 3 ». En tout cas à l’heure qu’il est, il y a clairement un fort décalage entre la perception de ces rapprochements et la stratégie des entreprises. Les élus ont rendu un avis critique sur le projet.
Information-consultation sur l’évolution des effectifs 2025 Forcée une seconde fois par le juge des référés d’info-consulter le CSEC sur le projet de compression des effectifs, la direction a communiqué quelques chiffres. Au niveau de l’entreprise, le budget rectifié prévoit pour 2025 une baisse de 163,1 ETP par rapport au réel de 2024. La disparition de la bosse d’ETP affectés aux Jeux Olympiques en 2024 explique en partie cette baisse drastique. Les secteurs les plus touchés sont ceux de la Gestion, moyens, production et celui de l’Information. Pour atteindre son objectif, la direction compte sur un moindre recours aux salariés non-permanents, sur le non-remplacement de certains départs, et sur « la manière de planifier et d’organiser le travail » notamment. Les élus dénoncent les premiers effets visibles de ce plan au sein du réseau régional où des consignes ont été données de ne plus remplacer les départs des documentalistes. La Présidente dément, précisant que ce sont les directions locales qui décident seules de la répartition des ETP qui leur sont alloués. Les élus ont voté à l’unanimité le recours à un expert.
MedIAGen Suite au jugement du 2 septembre, la direction a été contrainte de fermer l’accès à la plateforme MedIAGen et en a informé les utilisateurs. C’est bien le défaut de consultation du CSEC, refusé par la direction au printemps 2025, qui est sanctionné par le juge et la cause de cette situation. Ce qui est important pour la suite, c’est que tous les projets qui incluent de l’IA devront faire l’objet d’une information-consultation des CSE concernés. La direction a pris acte de ce jugement, ne fait pas appel de la décision et souhaite trouver à l’avenir un moyen de ne pas se retrouver dans cette situation. Dont acte, nous jugerons sur pièce. Sur le fond du projet MedIAGen, le responsable des technologies par interim, Skander Ben Attia, indique que face à la montée en puissance des usages d’« IA shadow », utilisation par les salariés de modèles d’IA grand public, France Télévisions devait réagir afin d’encadrer les choses et éviter que les données de France Télévisions ne sortent de l’entreprise et servent aussi à nourrir les IA. L’un des buts du projet est de se donner la possibilité de développement d’assistants spécialisés internes utilisant le langage naturel. Par exemple l’ingestion de très gros documents de notices techniques pour faciliter le travail des exploitants. Le système ne fonctionne pas sur l’internet en temps réel, mais sur une base internet figée à début 2024 et intégrée dans nos serveurs avec le modèle ChatGPT 4. La direction estime que les outils d’IA vont améliorer la productivité, mais que pour l’instant, on est sur l’encadrement des usages. Le problème des réponses qui ne sont pas exactes est réel. Et nous sommes pour l’instant plutôt sur un outil permettant de faire des résumés et de la reformulation. Là encore, la problématique des documentalistes s’est invitée dans le débat. Fantasme ou réalité, certaines directions anticipent la possibilité de remplacer les documentalistes par des systèmes à base d’IA. C’est dire le niveau de considération pour les personnels concernés qui sentent venir le petit robot qui va dévorer leur métier. La direction générale reste pourtant prudente sur le sujet, car il y a visiblement beaucoup de chemin à parcourir pour évaluer la fiabilité de ces outils. Et a quelques mois des élections municipales, le manque de documentalistes pourrait être problématique. Afin d’explorer tous les impacts potentiels de cet outil d’intelligence artificielle, les élus du CSE central ont désigné un expert spécialiste du sujet. Un rapport sera rendu vers la fin de l’année 2025.
Commission Outre-mer (comptes rendus des réunions des 2 juillet et 24 septembre) Suite à un « incident », les élus de la commission ont dû rappeler quelques fondamentaux aux représentants de la direction du Pôle Outre-mer assistant à leurs réunions : « Les élus de la commission Outre-mer tiennent à rappeler l'importance de préserver cette instance comme un espace de travail et de dialogue. Cette commission ne doit être ni une chambre d'enregistrement, ni un espace sous surveillance. Elle doit rester un lieu d’échange, où les élus peuvent s’exprimer sans crainte d’un rappel à l’ordre, une fois de retour dans leur station. Soulever des difficultés, pointer des axes d’amélioration ou alerter sur des dysfonctionnements ne relève pas de la critique gratuite, ni de l’opposition systématique. C’est, au contraire, un signe de notre engagement professionnel et de notre volonté partagée de garantir la qualité du service public, tout en veillant au respect des conditions de travail de chacun et chacune. Les élus n'ont pas à rendre de comptes à leur hiérarchie sur les sujets qui peuvent ou non être soulevés en instance, à Paris. C'est l'une des bases du dialogue social. Charge, ensuite, à la direction d'apporter son éclairage pendant cette instance, si elle ne partage pas certains points de vue évoqués en séance. Les élus de la commission Outre-mer restent attachés à un fonctionnement basé sur des échanges libres et respectueux. Ce sont là les conditions essentielles pour mener ensemble un travail constructif, à la hauteur de nos missions et des enjeux propres à nos territoires. » La directrice du Pôle Outre-mer s’est engagée à faire respecter ces règles. Les Directeur.rices Régionaux sont prévenus. Vie du Pôle Outre-mer L’adaptation de l’accueil d’alternants journalistes a commencé en septembre grâce à un partenariat avec l’IJBA : 6 jeunes ultramarins pourront faire l’essentiel de leur cursus en restant dans leur territoire. Média et public : réforme des rédactions et socle éditorial Tous les postes clés sont désormais pourvus. Une étude montre le recul de la TV et de la radio au profit du web et des réseaux sociaux, qui deviendront dominants d’ici 2030, surtout chez les jeunes. Les réseaux sociaux sont désormais la 1ère source d’information quotidienne, mais la TV conserve un rôle de validation de l’info. La direction du Pôle confirme sa mission de développer le quadri-média. Le responsable des Médias et du Public souligne les progrès réalisés en matière de numérique, avec une forte progression des réseaux sociaux, tout en reconnaissant des disparités entre les territoires. Un travail sociologique par zone est prévu pour affiner la stratégie numérique. La CGT s’inquiète des réorganisations et du manque de moyens pour maintenir la qualité sur tous les supports : manque d’équipements, formation insuffisante et charge de travail accrue. Situation à Mayotte Retour à la normale fin juillet pour l’intérieur de la station, mais les travaux extérieurs sont toujours en cours jusqu’à la fin de l’année (étanchéité, couvertures). Un soutien psychologique est toujours mis à disposition. Projets en cours Le Plan de Continuité d’Activité (PCA) : une collaboration avec des chercheurs pour renforcer les dispositifs dans chaque station a été mise en place. Zénon : le déploiement à Malakoff est suspendu tant qu’il ne sera pas stabilisé. NRCS (Newsboard + OpenMedia) : déploiement achevé dans le bassin Atlantique (St Pierre et Miquelon, Martinique, Guyane, Guadeloupe), le Pacifique d’ici novembre et l’Océan Indien au 1er trimestre 2026. La direction des Moyens et du Développement a prévu un plan de modernisation technique 2026–2028 portant sur le renouvellement des infrastructures (serveurs, postes, outils de montage et diffusion). Un site pilote sera choisi pour tester avant tout déploiement. Le PAM (Production Asset Management) jouera un rôle central pour faciliter le travail au quotidien, avec des formations à la clé. Bilan de l’absentéisme dans les stations Outre-mer au 1er semestre 2025 L’absentéisme reste élevé, supérieur à la moyenne de France Télévisions. Il est principalement dû à la maladie. Les élus demandent des données plus détaillées pour mieux comprendre les causes, souvent liées selon eux à l’organisation du travail. Ils alertent sur la santé au travail et mentionnent que des procédures sont en places. Bilan de l’emploi dans les stations Outre-mer au 30 mai 2025 1.467 ETP dont 9,2% de non-permanents. 19 départs pour 28 recrutements. L’âge moyen des entrées est de 36,6 ans et l’âge moyen des sortants est de 63,9 ans. La part des femmes dans l’effectif permanent est de 39,1%, loin de l’objectif de 50%. Le recrutement des moins de 30 ans est de 28,6% pour un objectif de 32%. La CGT déplore le manque d'efficacité de la politique RH. L'effort budgétaire reste important. Les réductions d'effectifs prévues en 2026 sont très inquiétantes. La direction souhaite répartir les efforts de manière équitable entre les stations et Malakoff, en limitant les suppressions de postes. La priorité est donnée à l’anticipation et à la reconfiguration progressive. Prévoyance invalidité pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna Les négociations ont commencé pour le prochain contrat santé-prévoyance valable à partir du 1er janvier 2027. L’élargissement des prestations de prévoyance pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna a été demandé par toutes les organisations syndicales. Le contrat actuel reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026. Déménagement de Malakoff à MFTV Le 21 septembre, les membres de la commission ont visité les nouveaux locaux du Pôle Outre-mer : régies, studios, plateau virtuel. Le centre de diffusion reste en travaux et fera l’objet d’une visite ultérieure. En CSEC, une élue de Malakoff a lu une déclaration commune sur les difficultés rencontrées par les salariés à cause du déménagement. L’élu représentant La Réunion s’est également exprimé en CSEC sur la situation de sa station.
Information sur la mise en place d’un Centre de Services Applications Un projet en apparence anodin qui va permettre à France Télévisions de faire des économies sur des prestataires de maintenance pour 140 applications internes de France Télévisions. En effet, ces dernières ne sont actuellement plus maintenues en condition opérationnelle par leurs éditeurs. D’où un risque d’obsolescence qui nécessite de trouver des solutions. Un appel d’offres a donc été passé pour remettre en question le fonctionnement actuel avec de multiples prestataires afin de rationaliser les coûts. La grande question sera la qualité du service qui sera rendu, compte tenu de l’externalisation de 95% de l’activité en zone C, c’est-à-dire à l’extérieur de l’Union Européenne. Une belle illustration également de la désindustrialisation de la France avec l’appui d’une entreprise de service public. Oui, c’est plus cher en France mais ce sont nos emplois !
Adaptation du processus de gestion des demandes d’achats/commandes hors programmes Selon le patron de la Direction des achats hors programmes, l’objectif principal est d’améliorer la conformité de la politique d’achat et l’utilisation du bon accord cadre par les prescripteurs. En effet, la qualité des commandes saisies dans l’outil de gestion Ariane serait insuffisante par rapport à nos règles de gestion interne, nos spécificités et le volume de commandes. La contractualisation se fait aujourd’hui à travers deux applications qui ne se parlent pas. La direction souhaite optimiser au maximum, car nous avons un volume de flux important avec 30.000 commandes par an pour près de 8.000 fournisseurs et 800 préparateurs internes qui font des demandes d’achats via Ariane. A terme, la volumétrie devrait diminuer grâce à la mise en place de catalogues plus complets concernant plus de 50% du volume d’achats. Selon la direction, il sera nécessaire de diminuer le nombre de préparateurs en privilégiant les personnes expérimentées, pour plus d’efficacité. Un portail fournisseur sera créée pour simplifier les démarches. Il n’y aura pas d’impact sur les gestionnaires administratifs nous promet la direction. Cette nouvelle procédure d’achat sera déployée en janvier 2026.
Information/consultation sur la résiliation du bail de Ponant Parc Le bail de ce site parisien proche du Siège prendra fin au 2e trimestre 2026. La direction pourra ainsi se libérer d’un loyer de 2M€/an. Une partie des personnels a déjà été transférée dans les autres bâtiments parisiens du groupe. Pour savoir où et quand seront transférés les autres, il faudra attendre l’information-consultation du CSE Siège. Sur le principe de la résiliation du bail, les élus du CSEC ont rendu un avis en prenant acte de cette décision à lire ici. Sur les conditions du déménagement, et surtout celles de l’accueil dans les nouveaux sites, les élus s’en remettent à l’expertise des élus du Siège.
Paris, le 24 octobre 2025
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La campagne des municipales… ICI... ou plutôt ailleurs ?
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Cela figurait en bonne place dans les conférences de presse de rentrée des antennes régionales en septembre dernier : « Les élections municipales seront l’un des événements les plus importants de l’année 2026 ». Ce serait alors, l’occasion de montrer la puissance du réseau et d’assurer notre mission de service public de l’information. Et pour ne rien manquer, on a même demandé à certains salariés d’éviter de prendre des congés pendant cette période. On pouvait donc s’attendre à ce que « Dimanche en politique », seule émission politique du réseau France 3, soit un élément important du dispositif. On pouvait espérer que, pendant la campagne, l’émission soit confortée, voire renforcée et mieux exposée. On pouvait toujours rêver et croire aux promesses… Car en février et mars, pendant le mois qui précède les élections municipales, ce n’est pas une émission, ni deux, ou trois que la direction a décidé de supprimer… mais cinq au total ! Le motif ? France 3 diffusera, à la place, les Jeux olympiques d’hiver suivis des Jeux paralympiques, pendant cinq week-ends. Dans un groupe de télévision qui compte cinq chaînes et met en avant sa plateforme numérique, n’y avait-il pas d’autres solutions pour assurer l’exposition de ce grand événement sportif ? Ne pouvait-on pas organiser des bascules entre France 2 et France 4, comme pendant Roland Garros ? Alors que France Télévisions fait maintenant l’objet d’attaques continues de la part de nombreux élus et de médias privés, la direction rate une fois de plus l’occasion de montrer la nécessité d’un service public de l’audiovisuel fort, proche des gens, ouvert et pluraliste, et qui laisse la place aux débats. Face à cette décision, que vont faire les rédacteurs en chef et les directeurs régionaux ? Vont-ils se mobiliser pour défendre le travail des personnels et les intérêts de nos publics ? On aimerait le croire... En attendant leur réaction, il n’est pas trop tard pour revenir sur cette décision qui prive les Français d’un espace de débat démocratique. Qui, à part le réseau France 3 rebaptisé ICI, est en capacité aujourd’hui d’organiser des programmes de ce type, proches des téléspectateurs et des internautes ? La direction doit entendre l’incompréhension des salariés face à cette suppression, et trouver des solutions pour préserver sur le réseau ICI un maximum d’émissions politiques dans une période où nous sommes particulièrement attendus.
Paris, le 16 décembre 2025
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Accident du travail de la DRH de l’info : La direction de FTV enterre le dossier !
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Une enquête conjointe entre la direction et les élus du CSE a été stoppée net par la direction alors qu’elle allait aboutir. La procédure avait été lancée suite à un accident du travail survenu le 6 juin dernier concernant la directrice des ressources humaines de l’information nationale. Celle-ci avait déclaré avoir subi une attaque véhémente contre sa personne et son travail lors d’un échange téléphonique avec la directrice adjointe de l’information.Une première !!!
Paris, le 16 décembre 2025
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Fin programmée des Éditions Toutes Régions. J - 21
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Alerte Info ! Nous apprenons qu’une fausse alerte à la bombe au siège de France Télévisions a fortement bouleversé les antennes, dont celle de France3 Ile-de-France. Mais heureusement pour nos téléspectatrices et téléspectateurs d’Île-de-France, l’édition “toutes régions” réalisée par FTR à Lyon Vaise a pris le relais et assuré sa mission d’information dans le plan de continuité de l’antenne qui lui incombe.
C’était samedi 29 novembre 2025 dernier... Ce sauvetage de nos antennes par un jt toutes régions, réalisé sur le site décentralisé de Lyon Vaise ne sera bientôt plus possible. Dans le projet HUB Info ICI-Régions que la direction a commencé à dérouler, les éditions toutes régions fabriquées par FTR disparaissent. Argument choc : le canal satellite (canal de diffusion du JT toutes régions) étant voué à disparaitre, la contribution n’a plus lieu d’être.
Des audiences en berne dues aux nouveaux modes de consommation télévisuelle auraient finir de convaincre la direction d’arrêter. Des chiffres pour étayer ce constat ? Aucun ! En fait, contrairement aux mensonges de la direction, le canal satellite de France 3 ne s’arrêtera ni à court ni à moyen terme. Peu importe, la contribution de Vaise prendra elle bel et bien fin ! Et ce, très rapidement, avec dans un premier temps, l’arrêt de ses éditions toutes régions à midi en semaine et le week-end.
À FTR, on compte avec amertume et colère les éditions qu’il reste à produire jusqu’au 4 janvier. C’est l’édition régionale de Paris-Ile-de-France qui prendra le relais dès le 5 janvier, et qui assurera le service d’information pour l’ensemble du territoire, sur le canal satellite comme en secours... Quelle cocasserie ! Proposer une information “parisiano-centré”, à la téléspectatrice de Bonneuil (16) ou au téléspectateur de Pommerol (26), et partout en France, à tout un chacun qui peut se trouver dans l’incapacité de recevoir sa propre région. Alors que depuis plus de 20 ans, la mission de FTR est de proposer sur l'ensemble du territoire une offre d’information variée provenant de toutes les régions. Notre direction de l’information, par cette décision, fait preuve d’un Jacobinisme bien malvenu. De plus, avec l’incident du 29 novembre, il est temps que la direction prenne conscience de l’irresponsabilité de s’appuyer en mode secours sur une fabrication parisienne.
À FTR on espère conserver l’édition du soir en semaine, encore quelques mois sans vraiment y croire. “Jusqu’en 2027 “dixit le directeur du Hub Info Ici-Régions, bien connu pour son parler vrai.
La CGT soutient que le service public de l’audiovisuel ne doit en aucun cas se soumettre aux diktats des parts de marché. Qui plus est, justifier l’arrêt pur et simple d’une offre d’information à l’aune de l’audience est tout simplement fallacieux et dangereux dans la période actuelle, où l’information est de plus en plus malmenée par de nombreuses sphères politiques et économiques aux objectifs démocratiques douteux. La CGT demande donc à la direction de l’information de revenir sur sa décision et de maintenir sur l’antenne de France 3 Sat. l'ensemble des éditions toutes régions fabriquées par FTR, afin de maintenir l’offre du service public et l’obligation de continuité d’antenne qui en découle.
Lyon Vaise, le 15 décembre 2025
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Quand il n'y en a plus, il y en a encore !
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Les salariés journalistes ont découvert, depuis une semaine et jusqu’au 26 décembre, que leur tableau de service est géré par un personnel de Mayotte détaché. Malgré les alertes, aucune solution n’a été apportée en interne pour pallier cette absence.
Que faut-il retenir de ce dysfonctionnement ?
- La direction n’a pas anticipé un départ en congés dans le service planification. - Aucun RC en poste ne peut prendre le relais. - Le DCI est absent pour congés sur une partie de la période - L’ancienne gestionnaire administrative de la rédaction aurait pu prendre le relais ponctuellement, vu ses états de service (10 ans de planification des TDS journalistes). Mais personne n’a fait la proposition. - Le tableau de service est sorti après 17 h, compte tenu du décalage horaire. - Le tableau de service comporte des erreurs ou des oublis, et la réactivité fait défaut.
Mais le malaise est plus profond
Décidément, l’organisation et le fonctionnement des rédactions à Réunion La Première nous réservent chaque jour leur lot de surprises
Saint Denis le 12 décembre 2025
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Journalistes, vous venez de percevoir des droits voisins.
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Les droits voisins* des éditeurs de presse sont les sommes touchées par les éditeurs pour l’utilisation de leurs contenus (donc des vôtres) sur internet par les GAFAM, les géants du net. À France Télévisions, la Direction a tardé à lancer les négociations, malgré une directive européenne et une loi datant de 2019. À tel point que la CFDT, la CGT et le SNJ ont dû saisir la CDADV* et entamer une procédure. Contrainte, la direction est finalement (re)venue à la table des négociations, et au fil des semaines et d'âpres négociations, nous avons pu obtenir pour les journalistes 25 % (net de frais de gestion de la SCAM) de ce que touche France Télévisions. C'est en dessous de nos revendications initiales, mais si on compare ce taux à celui qui a été négocié dans d'autres entreprises de presse, nous sommes plutôt dans la fourchette haute. Une somme colossale qui reposait jusqu'à présent bien au chaud sur les comptes de l'entreprise. Près de 5 millions engrangés entre 2019 et 2023 auprès des plateformes numériques (Google et Méta). Ces droits sont rétroactifs, de 2019 à 2024. C’est pourquoi vous découvrez en ce mois de décembre, sur votre relevé de droits de la SCAM, la ligne correspondant aux droits voisins des quatre précédentes années. Soit environ 400 euros par journaliste. Nous avons choisi une répartition égale entre tous les journalistes, sans distinction d'exercer une activité sur le web ou non. Les CDD et pigistes sont naturellement concernés, au prorata de leur présence dans l'entreprise. Par la suite, selon nos estimations, le montant tournera autour d’une centaine d’euros par an, en plus des droits d’auteurs. Ce n’est pas un cadeau de Noël, c’est une petite part de l’énorme gâteau de nos contenus journalistiques, utilisés par d’autres et qui génèrent des millions d’euros chaque année. Des étrennes bienvenues et surtout bien méritées !
Paris, le 10 décembre 2025
*Droits voisins : Les journalistes professionnels ou assimilés, au sens des articles L. 7111-3 à L. 7111-5 du code du travail, et les autres auteurs des œuvres présentes dans les publications de presse mentionnées à l'article L. 218-1 du présent code ont droit à une part appropriée et équitable de la rémunération mentionnée à l'article L. 218-4. Cette part ainsi que les modalités de sa répartition entre les auteurs concernés sont fixées dans des conditions déterminées par un accord d'entreprise ou, à défaut, par tout autre accord collectif au sens de l'article L. 2222-1 du code du travail. S'agissant des autres auteurs, cette part est déterminée par un accord spécifique négocié entre, d'une part, les organisations professionnelles d'entreprises de presse et d'agences de presse représentatives et, d'autre part, les organisations professionnelles d'auteurs ou les organismes de gestion collective mentionnés au titre II du livre III de la présente partie. Dans tous les cas, cette rémunération complémentaire n'a pas le caractère de salaire. *CDADV : La Commission droits d’auteur et droits voisins (CDADV) peut être saisie lorsqu’un désaccord survient entre les journalistes et les éditeurs de presse sur la rémunération qui leur est due pour l’exploitation de leurs œuvres.
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Compte-rendu Commission de déontologie du 1er décembre
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| Présents pour la direction : Pascal Doucet-Bon (Président et directeur délégué à l’information), Alexandre Kara (directeur de l’information), Muriel Pleynet (directrice france info), Willy Bracciano (réseau ultra marin), Jérôme Cathala, Delphine Vialanet (responsable numérique régional), Pascale Lagorce (coordinatrice numérique réseau), Antoine Armand (directeur de l’information réseau). Organisations syndicales : Pour la CGT : Ibrahim Khalatoumi (Mayotte), Cécile Laronce (rédaction nationale), Guillaume Le Gouic (France 3 IDF), pour le SNJ Laurence Couvrand, Mathilde Goupil et Elisabeth Braouet. Pour la CFDT : Cécile Poure, Séverine Dangin et Bianca Careto. pour FO : Lise Hourdel, Clément Weil-Raynal, Ali Benbourmane.
Plus de 60 questions pour la seconde et dernière réunion de la commission de déontologie de 2025. Plus de quatre heures de débats. Et des questions qui n’ont pas été abordées, faute de temps ! Cela montre l’importance de cette commission pour traiter des questions de déontologie. Nous avons, maintes fois, demandé que les réunions se déroulent sur la journée. Refus de la direction. Augmentons alors le nombre de réunions pour 2026. La balle est donc le camp de la direction…
Questions transversales
La direction répond qu’il ne s’agit pas d’une question déontologique. « Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a été l’invité des 4 vérités dans Télématin lors de la sortie du rapport. Et la direction d’ajouter : « c’est toujours compliqué de parler de soi ».
En réalité, ce n’est pas le cas. Le site est très ambigu. Les logos des entreprises où travaillent aujourd’hui les anciens élèves diplômés apparaissent. Il est donc compliqué pour la direction de les contraindre à changer l’onglet. La direction exige en revanche que le logo de FTV soit retiré, mais doute d’obtenir gain de cause… La direction précise que nous n’avons aucun partenariat avec cette école non reconnue par la Convention collective des journalistes. Et qu’il n’est pas possible d’y enseigner.
Si la direction reconnaît que FTV n’a pas assisté à la totalité des débats, faute de budget, elle répond aussi qu’il est faux de dire que les journalistes ont peu suivi le procès de Nicolas Sarkozy. Les 20h semaine ont consacré huit sujets en amont. Et Complément d’Enquête a réalisé un 52 mn. Les étapes du procès ont bénéficié de six sujets dans le 20h. Après le procès, il y a eu sept reportages.
Question CGT : Nathalie Saint-Cricq et le Crif Invitée comme animatrice à un dîner du Crif, Nathalie Saint-Cricq pose une question totalement alambiquée à Raphaël Enthoven, qui lui-même ne la comprend pas. Nathalie Saint Cricq a-t-elle fait une demande de collaboration extérieure ? La direction, considère-t-elle que ce type de prestation donne une bonne image de FTV et de ses journalistes à l’extérieur ? Si non, pourquoi Nathalie Saint Cricq continue-t-elle de s’exprimer comme éditorialiste de FTV, au risque de décrédibiliser totalement le service public et les salariés de FTV ? Direction : Il s’agissait d’une table ronde. Nathalie St Cricq a fait une demande la veille pour le lendemain pour remplacer quelqu’un au pied levé. Et la plate-forme pour déclarer des collaborations extérieures a rencontré un bug. La direction précise que c’est Alexandre Kara qui a donné l’autorisation. Vous avez conscience de décrédibiliser le service public ? Kara : « Oui, le risque existe. On doit réfléchir à être équilibré. Il nous importe de préserver la liberté de nos salariés. Et voir comment l’image de FTV est utilisée. Et sur ce cas précis, Nathalie St Cricq n’était que médiatrice. »
Avant sa prise de fonction au 20h, Léa Salamé a été photographiée dans Gala avec un paquet de gâteaux apéritif à la main. Publicité ou pas ? Selon la direction, c’est clairement de la pub clandestine. La direction n’en n’avait pas connaissance. La direction rappelle qu’il y a eu des sanctions contre des personnes qui ont récidivé. « Une sanction est une tache dans un dossier. Elle reste deux ans dans son dossier. » La direction indique qu’elle observe une baisse des cas de publicité clandestine. La direction avoue travailler sur dénonciation. La photo de Léa Salamé date d’avant sa prise de poste au 20h. La règle s’applique à tout le monde même aux PTA. Quand on est journaliste, on a une notoriété ce qui ne veut pas dire célébrité. Quand on est journaliste, on représente l’entreprise. La direction considère que c’est un prolongement de l’antenne. Et d’ajouter : « Quand on fait de la pub, on profite donc de la notoriété de l’entreprise. Le journaliste ne confondra pas son rôle avec celui d’un publicitaire. »
Direction : « Matthieu Pigasse est cofondateur et actionnaire minoritaire de Mediawan à hauteur de 6,74 %. Caroline Roux est employée par FTV. Matthieu Pigasse n’est ni le patron de Caroline Roux, ni son donneur d’ordre économique. Cela dit, son rôle aurait dû être donné dans sa présentation ainsi que son engagement politique. Il y a une charte de présentation des invités en cours de rédaction depuis plusieurs semaines. Une DLS (infographie - éléments graphiques visuels) existait, mais elle n’est jamais apparue. Il aurait été bien de le présenter dès le départ. »
Question CGT : JRI-OPV Dans quels cas, un journaliste rédacteur est-il amené à partir en reportage TV ou pour un tournage de magazine, accompagné d’un opérateur de prise de vue ? Que disent les textes à ce sujet ? Est-ce que la question de déontologie se pose ? Deux salariés qui partent en reportage ensemble, qui vont faire le même travail, qui vont prendre les mêmes risques et chacun sa convention ? Direction : Déontologiquement l’OPV a les mêmes devoirs qu’un JRI. Il est sous un contrôle éditorial. Les OPV ont les mêmes règles et devoirs que les journalistes.
La direction répond que le principe homme-machine est dans la note IA générative sur l’intranet. Les journalistes sont responsables de ce qu’ils écrivent avec ou sans IA. L’utilisation de l’IA est proscrite donc, il est interdit de donner un « prompt » à l’IA. Nous n’avons pas le droit de poser une question avec des infos de l’entreprise sur un sujet propre à l’entreprise. La direction précise : « tant qu’un sujet n’est pas à l’antenne, il est confidentiel. » En revanche, si on utilise Mediagen, le promt reste en « bac à sable » il ne part pas à l’extérieur. Pour l’instant, on n’utilise pas Mediagen (suspendu jusqu’à nouvel ordre) mais c’est l’avantage de Mediagen. Une organisation syndicale évoque l’utilisation de Capcut : toutes les données rentrées appartiennent à Capcut. Et pourtant FTV demande de l’utiliser… La direction confirme, et précise qu’avec le logiciel Première, c’est le même problème.
Question CGT : A la rédaction de Mayotte la 1ère, l’application whatsapp est devenue un outil quotidien de travail : les journalistes rédacteurs, journalistes radio et JRI y envoient les sons pour les journaux radios et les images pour le journal de 13h via leurs téléphones portables. N’est-ce pas prendre le risque de voir l’IA se saisir d’informations confidentielles ? Direction : Whatsapp intègre des IA mais Meta affirme ne pas avoir accès à notre discussion, sauf si un utilisateur actionne la fonction IA. La direction privilégie Teams. Teams est un « bac à sable ». Les données restent au sein de FTV. Mais il faut créer une équipe teams à chaque fois. C’est moins souple que Whatsapp. Une demande de simplification a été faite auprès de Teams.
La direction répond qu’elle n’en a pas la certitude. « C’est vraisemblable. Les révélateurs ont travaillé sérieusement. Tout est expliqué sur franceinfo.fr dans la page transparence. Les révélateurs ont fait toutes les vérifications. Il n’y a pas d’autres vérifications possibles à part la caméra de surveillance. Les révélateurs ont fait les contrôles visuels et ont cherché à savoir qui avait émis cette image en premier. Les deux camps revendiquaient la même image. Cette explosion a bien eu lieu. La direction explique qu'il y a eu une vérification sur place par des personnes qui travaillent pour FTV. » Et de conclure : « 60 000 médias dans le monde entier se sont trompés. » Remarque CGT : En région, beaucoup de journalistes ignorent la plupart du temps l’existence du service les révélateurs. Même des responsables d’édition ne connaissaient pas les révélateurs. Direction : « Mais ils ne sont que 5 et bientôt 6. Leur service n’est pas dimensionné pour répondre aux besoins des régions. Il faut apprendre aux journalistes à gérer eux-mêmes les images des réseaux sociaux. » A bon entendeur. Le service juridique est très sollicité par des problèmes de droits d’auteur. Autrement dit, de nombreuses photos ou images sont utilisées par les rédactions sans que les auteurs ne soient identifiés ou prévenus. Conséquence, FTV pour éviter des procédures, doit s’acquitter de droits d’auteur. Les sommes peuvent être minimes. Mais à la fin de l’année, cela représente plusieurs milliers d’euros…
Editions nationales
Selon la direction, le mot de désinformation est impropre. « La municipalité de Cassis a bien parlé d’inondation massive. Il est vrai que le commentaire n’en fait pas état. Il est donc incomplet, mais ce n’est pas de la désinformation. » Commentaire CGT : Les journalistes de terrain ont alerté. Une alerte qui a eu peu d’importance pour la direction…
Question CGT : Rafting au bout du monde Dans le 13h mardi 19 août 2025, un reportage suit des touristes occidentaux en train de faire une excursion en rafting à Bornéo. Cela pose une question éthique par rapport aux engagements de la Présidence en matière de responsabilité environnementale. Il y a beaucoup d’autres sujets qui d’un point de vue journalistique mériteraient d’être tournés en Malaisie : la déforestation liée aux plantations d’huile de palme pour les grands groupes français, les cultures locales, etc. Quel sens cela a-t-il d’aller si loin pour filmer une activité que l’on peut faire tout aussi bien dans les Pyrénées ? Direction : « Les engagements environnementaux de l’entreprise ne doivent pas nous amener à l’autocensure. Mais il aurait peut-être fallu demander ça à la famille en question. Cela implique évidemment, des précisions sur l’empreinte carbone. »
A ce sujet, la direction répond que le débat est récurrent sur les monographies. « Toutes les personnes de plus de 40 ans savent ce qu’est un Tupperware. On fait parfois des monographies de marques et ce n’est pas un problème… Ce type de réunion fait partie de l’histoire. Cela peut justifier la monographie. On aurait pu dire qu’il existait d’autres marques. » Commentaire CGT : Réaliser un reportage sur une entreprise qui vend du plastique en 2025 a-t-il encore du sens alors que nous devons atteindre la neutralité carbone de nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050…
Lien du reportage du 20h : https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/fonction-publique-ces-fonctionnaires-prets-a-tout-pour-servir-la-nation_7494166.html Direction : « C’est un contresens qui n’aurait pas dû se produire. C’est une faute. C’est inacceptable ! C’est toujours sur l’illustration d’une statistique, si on n’a pas l’archive, on ne force pas la main. Il faut renoncer. Les conséquences pour les gens peuvent être catastrophiques et le mal est fait. » Commentaire CGT : Les professeurs représentent une population difficile à interviewer. C’est pourquoi, il faut d’autant plus la respecter…
Autre illustration du sujet avec cette question CGT
Un dossier ICI de 5’30 « réalisé par une équipe de la rédaction nationale mettait en valeur la tradition des raseteurs en Camargue. Le dossier a été diffusé le week-end du 24-25-26 octobre sur le réseau France 3. Dans sa version initiale, la durée du dossier est de 5’26’’. Rediffusé au 13H de France 2 le lundi 27 octobre, le dossier ne faisait plus que… 3’15’’. Or, la rédactrice (ex-France 3) n’a pas été prévenue de cette rediffusion et de l’amputation de plus de 2 minutes. Résultat, c’est tout le cœur du sujet qui a disparu avec la présentation d’un célèbre raseteur, français d’origine marocaine, qui aujourd’hui forme la jeune génération et incarne la transmission dans cette discipline très exigeante. Le célèbre raseteur, et les autres personnes interviewées dans le reportage, ont fait part de leur incompréhension d’avoir disparu dans la version courte diffusée sur France 2. Le travail effectué par les journalistes de terrain est traité de manière irrespectueuse par les équipes des rédacteurs en chef des éditions de France 2. Y a-t-il eu des consignes pour rediffuser les dossiers ICI sur France 2 en les coupant sans prévenir leurs auteurs, ni demander leur avis ? Pour info, le sujet raboté ne s’inscrivait pas dans une actualité chaude. Direction : « Tous les dossiers peuvent avoir plusieurs vies dans les différentes éditions. L’encadrement du service aurait dû le demander à la rédactrice. L’erreur vient de l’encadrement du service. Le sujet doit être coupé par l’auteur ou l’autrice. La coupe doit être faite par l’auteur du sujet, mais en son absence, on prévient le ou la journaliste. Il y a eu un maillon qui n’a pas fonctionné. Les règles sont claires. On a un problème de connaissance de ses règles. » Commentaire CGT : Était-il nécessaire de le diffuser le jour en question ? Apparemment, oui, répond la direction…
Dans l’édition du 13h du 7 octobre, un sujet sur un baromètre de durabilité des produits est tourné dans une seule enseigne, Darty. On comprend que tourner dans plusieurs magasins aurait été fastidieux, difficile ou compliqué, mais ne faut-il pas, dans ce cas, occulter les marques ? Direction : « L’Arcom ne dit pas qu’on doit tourner dans plusieurs entreprises. L’Arcom dit, en revanche, pas de publicité clandestine. Il ne faut pas que le sujet soit laudatif. Et oui, c’est mieux de tourner dans plusieurs magasins si cela est possible. » Question CGT : Présence à l’antenne de la conjointe d’un potentiel candidat à l’élection présidentielle. Même si Raphaël Glucksman n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2027, et s’il est admis qu’un(e) conjoint(e) d’une personnalité politique n’a pas forcément les mêmes opinions politiques que cette dernière, la présentation du journal de 20h par Léa Salamé interroge beaucoup de téléspectateurs. Certes, les règles déontologiques sont respectées, du moins tant que l’on n’entre pas dans la phase de campagne officielle, mais le fait qu’elle interviewe aujourd’hui de futurs rivaux ou soutiens de Raphaël Glucksmann pose un problème de crédibilité. A l’heure où l’audiovisuel public est attaqué de toutes parts, ne vaudrait-il pas mieux éviter une proximité aussi visible ? Direction "La rigueur en interview de Léa Salamé ne peut être remise en cause. Le pluralisme du 20h non-plus. La direction traitera le cas de Léa Salamé comme les nombreux précédents comparables qu’elle a eu à traiter : par l’aménagement de poste. En l’occurrence, elle quittera l’antenne du 20h s’il y a lieu, lorsque la direction le jugera opportun."
Question CGT : Les micros-trottoirs « portraitisés » Ils mettent en danger les personnes interviewées. Le directeur de l’info nommé en 2022 avait parmi ses grands projets pour les journalistes de la rédaction nationale de FTV, celui de faire évoluer les micros-trottoirs en micros-trottoirs « portraitisés ». Les journalistes et OPS qui vont sur le terrain, considèrent ces interviews comme des tâches incongrues, loin des bonnes pratiques du journalisme. Pour rappel, les équipes arrêtent au hasard, les passants dans la rue. Le journaliste commence par poser une question, puis enclenche une série de questions pour tout connaître de la vie de son interlocuteur : état-civil, âge, profession, moults détails sur sa vie privée. Certains promeneurs au départ enclins à nous répondre, réalisent bien vite dans quelle aventure ils se sont embarqués, tant l’intrusion opérée au pas de charge dans leur intimité est sans fin. Car ces micros-trottoirs sont toujours réalisés dans la précipitation pour satisfaire les besoins de l’antenne. Il arrive fréquemment que certaines personnes interviewées, surprises par cette avalanche de questions, se rétractent comprenant bien tard qu’elles se mettent en danger par rapport à leur famille ou à leur employeur. Par ailleurs, ces « micros-trottoirs portraitisés » sont susceptibles d’alimenter les fake news, car aucune des réponses données au hasard d’une rencontre sur un trottoir, ne peut être vérifiée. Les journalistes de terrain réclament la fin de cette pratique de « micros-trottoirs portraitisés ». Si on doit interviewer sérieusement des personnes sur un thème précis, l’édition doit anticiper. Ainsi, les journalistes pourront organiser un reportage, se renseigner au préalable, puis prendre rendez-vous, et on respectera d’autant mieux nos interlocuteurs. Direction : « Depuis un certain temps déjà le micro-trottoir gratuit, on n’en veut plus… D’où cette demande de micro-trot portraitisés. On doit pouvoir entendre les Français. Exemple, sur le prix de l’essence, on doit juste savoir qui parle. C’est vrai que c’est plus compliqué à faire. » Commentaire CGT : portraitiste ou pas, nous allons continuer à voir ici et là dans les sujets, des micros-trottoirs qui n’apportent pas grand-chose en termes d’information…
Direction : « Parfois sur un même sujet, tous les noms ne sont pas cités. Les journalistes du réseau le sont quand il y a une exclusivité, répond Murielle Pleynet. Et d’ajouter : « exemple avec le témoignage de l’ex-compagne de Cédric Jubilar. Il n’y a pas de volonté de ne pas citer les journalistes du réseau. » Organisations syndicales : « Cette question concerne aussi les outre-mer. Il faut y penser également ! » Commentaire CGT : Donc si on comprend bien…. Si les journalistes du réseau régional ou ultra marin veulent être cités, qu’ils fournissent des images et interviews exclusives !
Direction : « Cette erreur n’a pas été dupliquée. Il s’agit de deux erreurs distinctes. Aucun copié-collé donc ! Au total, ce sont 15 personnes qui ont commis des erreurs ou des fautes. Il y aura des formations pour l’ensemble des journalistes. Ça vaudra aussi pour l’encadrement. On a un vrai problème de communication. » La direction indique qu’elle ne comprend pas pourquoi en conférence de rédaction du 20h, cette faute dite à l’antenne n’a pas été évoquée. Commentaire CGT : « Tant que vous fonctionnerez en vase-clos dans les conférences de rédaction, il n’y aura pas de réelle communication entre les journalistes. » Direction : « C’est faux. La conférence de rédaction est ouverte à tous. On invite tout le monde à y venir. » Remarque CGT : Conférence de rédaction soi-disant « ouverte ».
Magazines de l’info
Question CGT : Traitement de l’extrême droite Le 26 octobre, dans Dimanche en politique, Eric Zemmour parle « de djihad du quotidien » à propos du vol de bijoux au Louvre et de toute une liste de crimes et délits qu’il attribue aux seuls musulmans, comme s’il n’y avait pas d’autres criminels en France. Ensuite, il lance un appel à la « remigration » des musulmans qui ne cachent pas leur religion dans l’espace public et ne rasent pas les murs. Ce n’est pas autre chose qu’un appel au nettoyage ethnique. Jamais de tels propos incitant à la haine d’un groupe socio-culturel particulier n’auraient été tenus sur le service public il y a 10-20 ans. Pourquoi, lorsque des propos ou fausses informations sont dites à l’antenne, aucune contradiction ne sont apportées par les journalistes en charge de l’émission ? Ne pas le faire contrevient aux principes déontologiques des journalistes.
Aujourd’hui, il ne représente rien politiquement : 0 député à l’Assemblée nationale. Direction : « L’organisation syndicale a raison de dire que Reconquête n’a plus de député. Mais les critères Arcom disent qu’il faut tenir compte : des résultats des précédentes élections (2021), du nombre d’élus au Parlement européen, en région, dans les départements, les municipalités, de l’appartenance à un groupe politique au Parlement (Assemblée nationale et Sénat), des sondages, et de l’animation du débat politique. » « Selon ces 5 critères, Eric Zemmour peut être invité au moins une fois par trimestre. L’interview répond aux critères déontologiques. »
France info
La direction exprime sa consternation. « Il y a d’abord eu un graphique qui arrive de l’infographie truffé d’erreurs. Une responsable d’édition qui fait enlever des erreurs, mais il en reste encore, et ça se produit sur deux jours de suite. » La direction précise qu'il y aura des sanctions si ça recommence.
Question de la CGT et autres OS Le 9 novembre sur France Inter dans Questions politiques, Alix Bouailhaguet, éditorialiste politique, interroge Manuel Bompart sur Zohran Mamdani. Coup sur coup, elle lui pose trois questions basées sur des informations fausses : il aurait repris le slogan « mondialiser l’intifada » (ce qui est faux, il a simplement refusé de condamner l’expression, déclarant que « contrôler le langage » ne faisait pas partie de ses fonctions (1)), il n’aurait pas condamné les attaques du 7 octobre (alors que dans un tweet du 8 octobre, il a « pleuré la mort de centaines de personnes à travers Israël et la Palestine au cours des dernières 36 heures »(2)), et l’UNRWA serait une agence de l’ONU accusée de collusion avec le Hamas (faux, le rapport indépendant de Catherine Colonna indique que les autorités israéliennes n’ont fourni aucune preuve de cela (3)). Dire à l’antenne de fausses informations est-il conforme aux principes déontologiques ? Quels sont les critères de la direction de l’information pour avoir le statut d’éditorialiste à FTV ?
Direction : « On a apporté avec France inter des rectificatifs aux questions d’Alix Bouailhaguet. L’émission est produite à France inter. Les questions de la journaliste ont été relues. Elle a convenu à l’antenne qu’il y avait eue une erreur. Il faut savoir que la journaliste subit un cyberharcèlement. » CGT : est-ce qu’une plainte a été déposée ? Direction : Oui, il y aura une plainte déposée pour cyberharcèlement.
Un virage à l’extrême droite a été noté ces derniers temps sur nos antennes. De plus en plus de personnalités d’extrême droite ou identitaires, sont invitées. France info recrute d’anciens chroniqueurs de C-News qui tiennent des propos plus que limites ou reprennent tous les marqueurs de l’extrême droite. Le 20 octobre, dans l’émission Le Pour et le Contre de France Info TV, Michel Onfray est interrogé par trois transfuges de CNews : Claire-Elisabeth Beaufort (CNews 2017-2021), Nathan Devers (CNews 2021-2025), Paul Melun (CNews 2021-2025). Dans cette émission, mystérieusement retirée des sites de FTV et de France info, le philosophe identitaire reprend la notion de grand remplacement en la déclinant avec d’autres termes : « Il y a une démographie, et le grand remplacement va avoir lieu, oui si l’on veut… moi je ne veux pas utiliser un mot qui soit connoté… je dis simplement que quand une population fait des enfants, une autre n’en fait pas, il y a une immigration qui est massive, que c’est une immigration culturelle aussi, je fais mon deuil d’une France à l’ancienne, d’un monde judéo-chrétien à l’ancienne… ». Personne sur le plateau pour répondre que ce fantasme de l’invasion ne repose sur rien de concret, ou des chiffres manipulés, ou que ce monde « judéo-chrétien » n’existe pas, qu’il s’agit d’une imposture historique construite de toutes pièces pour masquer des siècles d’antisémitisme chrétien et exclure l’Islam du triptyque monothéiste (lire Sophie Bessis). Au contraire, ces propos sont relayés le lendemain par un tweet de France Info, posté à 11h, et retiré une heure après. Ainsi que par un tweet de Patrice Romedenne, qui lui a été maintenu (mais il est vrai qu’il s’exprimait à titre personnel). Le 25 octobre, toujours dans la même émission, est invité un autre ancien de CNews, Florian Tardif (CNews 2017-2021), journaliste à Paris Match, qui nous révèle de menus détails de la vie de Nicolas Sarkozy en prison : « Il a acheté un petit balai, du thon et des yaourts ». Le poids des mots, le choc des photos ! Là, on met vraiment le couteau dans la plaie! Puis, un peu plus tard, s’installe sur le plateau l’avocat Gilbert Collard, ancien soutien de Marine Le Pen et de Eric Zemmour, qui est montré en photo à côté des deux leaders d’extrême droite. Tranquillement, il remet en cause le jugement de Nicolas Sarkozy, le qualifiant de « jugement de journaliste ». «Les délits qui auraient permis l’association de malfaiteurs ne sont pas là ». Simples hochements de tête des journalistes. Muriel Pleynet est contente de répondre aux questions sur l’émission « Le pour et le contre ». Et de préciser : « Le profil des intervenants est systématiquement présenté comme des ex-intervenants de CNews. Pourtant, ils sont intervenus sur d’autres supports et médias de service public. Il est question d’écrivains. Bardés de diplômes. Le biais de départ n’est pas vraiment honnête. Et venir de Cnews n’est pas vraiment une tare. » Au sujet de Michel Onfray et du « grand remplacement », la direction reconnaît qu’ils n’ont pas maîtrisé le débat sur un sujet qui appelait du rebond, de la relance. « Ce sujet est arrivé en fin d’émission. Donc pas la possibilité de recadrer l’invité. » Et la direction d’ajouter : « Francinfo TV n’a pas vocation à être CNews ». Nous voilà rassurés ! Pour les chiffres sur la Seine-Saint- Denis, la direction reconnaît que « cela n’a pas été sourcé et c’est une faute. »
Débat : Organisations syndicales : « Au-delà des profils des chroniqueurs, on déroule du temps à des invités, où ils peuvent exposer leur propre opinion et déontologiquement, ce sont des opinions racistes, sans contradiction. » Direction (Murielle Pleynet) : « C’est une tranche. On essaie de poser un débat. Il va y avoir un rédacteur en chef à l’antenne. Il faut que France info soit une chaine qui permette de mettre toutes les opinions à l’antenne, il faut être contre des à priori. On doit être capables de recevoir l’ensemble du paysage pluraliste français. » CFDT : « Ça manque de journaliste en plateau pour apporter la contradiction. » Direction : « Oui, on a choisi de mettre à l’antenne deux intellectuels, essayistes écrivains, c’est une richesse… et une journaliste en plateau. » « Quant les invités sont plus radicaux, il est plus difficile de les couper ou de les questionner » ajoute Alexandre Kara qui défend cette émission. Et d’ajouter : « Que les invités sont pluriels. On doit être capable d’accueillir les avis différents et pluriels. Cette émission à trois mois d’existence. » CGT : « Le problème c’est que les deux chroniqueurs ne sont pas calibrés pour apporter de la contradiction aux invités, et que la journaliste qui devrait pondérer et contredire les invités ne le fait pas assez. »
Direction : « Pour Anne-Cécile Mailfert, c’est un lien d’intérêt avec le groupe. Elle sera citée comme tel. Pour Najat Vallaud Belcacem, elle aurait dû être présentée comme appartenant à la Cour des comptes. Elle a été directrice de collection chez fayard, elle était légitime à être à l’antenne. C’est à la Cour des comptes de décider si elle a le droit ou non de s’exprimer à FTV. Elle est responsable de ses propos. »
Questions CGT : Sur Franceinfo TV, Nathalie Saint Cricq, éditorialiste à FTV, a déclaré après le vol de bijoux au Louvre : « Ça serait mieux qu’il y ait 50 musées à surveiller en France plutôt que 200. Ça serait plus pratique, comme dans la plupart des autres pays ». Veut-elle dire par là qu’il y a trop de culture en France, trop de patrimoine, qu’il faut sacrifier la culture à cause d’un simple fait divers ? Est-ce que cela reflète la ligne éditoriale de France Info ? Est-ce que le fait d’être « éditorialiste » à FTV permet de dire n’importe quoi à l’antenne, dans un événement retransmis sur les RS, ou dans une émission sur un autre média ? Direction : « On considère que ça relève du débat et cette question n’est pas en lien avec la déontologie. Il faut en parler avec l’éditorial. »
Sur Gaza, interviews d’Olivier Rafowicz et interventions en direct de Benjamin Netanyahou A de nombreuses reprises, Franceinfo tv a donné la parole à Olivier Rafowicz au cours de longues interviews de plus de 10 minutes. Notamment le samedi 28 juin dans la tranche 14/16. Peut-on déontologiquement accorder une telle tribune au porte-parole d’une armée accusée par l’Onu de génocide, crime contre l’humanité et crimes de guerre ? Peut-on le laisser ainsi dérouler sa propagande et ses fake news, sans véritable contradiction, sans possibilité de vérifier ses propos puisque son armée interdit tout journaliste étranger de rentrer dans la bande de Gaza ? La charte déontologique de l’AFP, par exemple, prévoit ce cas de figure : « Nous devons identifier les auteurs de tueries, tout en prenant garde à ne pas leur offrir une plateforme d’expression en publiant plus que de courts extraits de leurs déclarations orales ou écrites ». Il est bien entendu possible d’interviewer le porte-parole d’une armée en guerre, même coupable de crimes de guerre. Mais ne fallait-il pas prendre les précautions nécessaires ? En l’occurrence, pour Olivier Rafowicz, s’en tenir à un extrait de 30’, encadré par un rappel du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le Ministre israélien de la Défense Yoav Gallant et le Premier ministre Netanyahou ? Même question pour Benjamin Netanyahou. Le 10 août, Franceinfo TV a diffusé in extenso la conférence de presse de Benjamin Netanyahou justifiant l’invasion de Gaza et expliquant que tous les médias affirmant qu’il y a une famine à Gaza mentent. Ce contenu a été imposé par le rédacteur en chef jour contre l’avis de l’équipe éditoriale (chef de tranche et responsable d’édition). C’est donc une volonté de la direction, qui se manifeste là de manière « autoritaire et hiérarchique ». De même que pour Olivier Rafowicz, n’aurait-il pas fallu suivre l’avis de l’équipe éditoriale, ne prendre qu’un extrait de l’intervention de Netanyahou et prendre les précautions d’usage en rappelant qu’il est poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Direction : « Le porte-parole de l’armée israélienne n’est pas poursuivi par la justice. Ils n’ont ni l’un ni l’autre de tribune sur notre antenne. Quand l’actualité l’impose, le porte-parole est l’un des acteurs principaux de ce conflit. Nos téléspectateurs peuvent l’entendre. On a des journalistes en plateau. Oui, quand l’un des acteurs majeurs d’un conflit s’exprime, on l’invite, mais on lui apporte la contradiction à quatre reprises. Oui, nous confirmons, nous n’avons pas accès à Gaza. »
Liens avec l’armée française ou des armées étrangères. « Oui Mon Colonel ! ». Lors de l’interview du porte-parole de l’armée israélienne sur franceinfo canal 16, le 28 juin 2025, le présentateur de la tranche 14h/16h s’adresse à lui par des « mon colonel ». Il s’agit d’une marque de respect qui ne concerne que les militaires entre eux. C’est ainsi qu’un subordonné doit s’adresser à un supérieur, pas un civil, encore moins un journaliste. Ne faudrait-il pas éviter ce genre de proximité à l’antenne ? Selon la direction, « un civil peut employer cette formule pour s’adresser à un militaire. »
France info. fr
Direction : « 6media est chargé de couper et découper les sujets de France info, trouver un titre, rédiger un chapeau. Son activité est supervisée par FTV. Le texte doit être le plus proche possible du commentaire. La direction a recours à un prestataire parce que nous n’avons jamais trouvé de volontaires pour effectuer cette tâche pour les JT. L’équipe est composée de journalistes titulaires de la carte de presse. Cinq personnes sont mobilisées par jour. Les sujets repris sont signés par l’équipe. » Pour des sujets sensibles, comme ceux des correspondants à l’étranger ou l’œil du 20h, ils sont validés par les journalistes eux même. Pour les autres, ils ne valident pas. Cela dépend de En cas d’erreur, précise la direction, signaler à « Sur le site de France info, il y a 120 URL par jour. Il y a autant d’URL que de sujets. Tout n’est pas découpé. Les chroniques ne le sont pas. »
Information régionale
Question CGT : Une pétition contre l’occupation des sans-abris dans les gymnases du 15e. https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/gymnases-requisitionnes-pour-l-hebergement-d-urgence-un-club-sportif-appelle-a-preserver-l-acces-au-sport-a-paris-3228773.html Dans ce sujet diffusé dans le journal régional 12/13, largement couvert par les médias d’extrême droite, la décision de la mairie de Paris de réquisitionner des gymnases pour y loger des sans-abris est contestée par certaines associations et le maire du 15e arrondissement. A aucun moment dans le sujet diffusé dans le 12/13, il est indiqué si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer sur le sujet. Une version soir a été produite avec, cette fois, l’interview d’une élue de la mairie. Mais ce sujet n’a pas été mis en ligne sur le site de France 3 Ile de France. C’est la version de la mi-journée qui est toujours en ligne en appui d’un article. Comment l’encadrement a-t-il pu valider le sujet de la mi-journée sans mentionner si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer ? Pourquoi, ce sujet qui contrevient au principe du contradictoire est-il toujours en ligne sur le site régional ? Direction (Antoine Armand) : La réponse de la mairie de Paris est arrivée à quelques minutes de l’antenne. Il aurait fallu le dire en retour plateau. CGT : Mais l’article est en ligne depuis des semaines alors qu’il ne le devrait pas. Pourquoi ? Direction : on va demander que la version soir qui respecte le contradictoire soit mise en ligne. Commentaire CGT : Il faut l’intervention de la CGT en commission de déontologie, pour procéder à ce changement. Soit plusieurs mois après la parution de cet article avec un sujet vidéo en ligne qui contrevient aux principes du contradictoire…
Question CGT : Diffusion d’un sujet d’archives dans le journal d’Auvergne. Le 27 mai, dans le journal du 12/13, un sujet lié à des commémorations en l’honneur de Marthe Guillaume, tourné et diffusé en 2023, a été diffusé en totalité sans la mention « archives ». Et avec la mention dans les titres : « Événement du jour ». Avant le JT midi, le présentateur a demandé à ce que la mention « archives » soit ajoutée, considérant que le sujet ne pouvait pas être présenté comme une actualité du jour. Il a essuyé un refus. Réponse de l’adjointe en charge de l’édition : « L'église est toujours à la même place et le monument aux morts n'a pas bougé. Et d’ajouter : « Le sujet a été validé par le rédacteur en chef. C’est lui qui a le dernier mot ». Pendant le JT, il a rappelé dans l'oreillette qu'il fallait écrire la mention "archive", sans succès. Pourquoi, la direction éditoriale de Clermont-Ferrand a pris la décision de pas mentionner qu’il s’agissait d’un sujet d’archives ? Pourquoi diffuser en totalité un sujet tourné sur le même thème en 2023 avec le risque de voir à l’écran des personnes interrogées décédées depuis la première diffusion ? Direction (Antoine Armand) : « Il y aurait dû y avoir la mention archives à l’antenne. » Comme l’a rappelé la CGT, le présentateur l’a demandé à l’encadrement en charge de l’édition…
La direction indique que le choix du titre est déterminant pour le référencement. Voyant que le contenu ne rencontrait pas le public, il a été modifié sans l’avis de l’auteur le lendemain (le samedi, l’auteur ne travaillait pas). Commentaire CGT : On se met d’accord sur un titre et le lendemain matin, l’auteur a un texto froid pour lui dire que le titre a été changé… Drôle de méthode.
Information numérique régionale
Delphine Vialanet, directrice numérique du réseau, indique : « Les modules numériques sans signature ne sont pas acceptables. A FTV, on a rappelé et nous demandons la signature de l’auteur d’une vidéo. S’il existe des manquements, il y aura un rappel à l’ordre.» Pour le site Ici, Pascale Lagorce, coordinatrice numérique, explique que « le site appartient à 50/50 à France TV et Radio France. Radio France a intégré une mise à jour pour les signatures. La signature des articles sera celle des contributeurs. On pourra toujours signer France 3 région, et par défaut, c’est celle du rédacteur qui apparaîtra. Tout cela, doit se régler courant de la semaine du 1er décembre. » Ces articles doivent être écrits par des journalistes ou provenant de contributions de chargés d’édition numérique. Les choix sont à la main des régions. Chaque semaine, on fait parvenir à l’ensemble des régions le calendrier de publication de la semaine à venir. C’est envoyé aux rédacteurs en chef, aux adjoints du numérique et adjoints des JT régions. Delphine Vialanet : Pour les droits voisins, ils sont répartis entre Radio France et France tv, au prorata du nombre d’URL.
Organisations syndicales : « Pourquoi, sous-traiter une activité à faible valeur ajoutée au siège et pas en région ? » Pascale Lagorce : «Il n’y a pas le même nombre de JT à traiter… Ils sont plus nombreux et plus longs au siège.» Delphine Vialanet : « Libre à nous de mettre ou non de la valeur ajoutée dans ce qu’on publie. » Organisations syndicales : « Quand il faut faire les articles en 30 minutes, c’est compliqué, non ? » Pascale Lagorce : «En général, on écrit quatre articles par jour ! »
Réseau ultra marin
Question CGT : Titre modifié sous la pression politique ? Le 17 octobre dernier, le directeur de la rédaction du pôle Outre-mer, Jean-Claude Samyde, a modifié le titre d'un article publié la veille sur la1e.fr. Titré le 16 octobre : Naïma Moutchou répond aux critiques sur sa nomination : "Je compte bien convaincre qu'on ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard », le titre, le lendemain, est devenu : Naïma Moutchou : "On ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard". Cet article revenait sur le premier discours de la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou lors de son intervention au Sénat dans le cadre de l'examen de la loi sur le report des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie.La direction, a-t-elle reçu un appel du cabinet de la ministre exprimant son mécontentement quant à la formulation du titre de l'article ? Si oui, la direction a-t-elle décidé du changement à la suite de cet appel ? (Ce qui constituerait un lourd précédent.) Direction : « La modification du titre n’a en rien modifié le fond de l’article. Cette modification a permis un meilleur référencement de l’article. » Pas de réponse de la direction sur une éventuelle intervention du directeur de l’information du réseau ultra marin.
Question CGT : Grand raid de la Réunion Lors du grand raid de la Réunion du 16 au 19 octobre dernier à La Réunion, la rédaction de Mayotte la 1ère a demandé aux participants mahorais de réaliser eux-mêmes leurs images et interviews pour diffusion dans nos éditions. Une demande motivée par l’absence d’équipe de journalistes envoyés sur place et parce que Réunion La 1ère n’a pu réaliser ces interviews pour Mayotte. Pourquoi, la direction de Mayotte la 1ère n’a-t-elle pas mis les moyens pour l’envoi d’une équipe couvrir cet événement sportif majeur où une 30 aine de mahorais y participaient ? Direction : « Un rappel a été fait à la rédactrice en cheffe, car cette pratique est strictement encadrée. On ne doit pas commander à des personnes de nous fournir des éléments. Il peut y avoir des exceptions en cas d’impossibilités physiques de se rendre sur un lieu. Ça devient alors un élément du récit. Une note sur l’utilisation des images tournées par le public a été envoyée à tous les encadrants. »
Ce dernier est intervenu en direct pour présenter le dispositif de l’antenne alors qu’il n’est plus journaliste. La direction explique que son expertise sur le sujet l’a conduit à aller au-delà. Selon le directeur, il était présent sur l’île de la Dominique. La direction admet qu’en principe, c’est au directeur des sports de présenter un tel dispositif. Là, on peut penser que l’intervenant était membre de la rédaction. Il aurait pu intervenir en direct mais en étant interrogé par un journaliste ou le présentateur de l’édition.
Journal 9 novembre : https://youtu.be/gxJ3tNOVCug Vea 9 novembre : https://m.youtube.com/watch?v=K6oYxZZO44s La direction répond que l’on n’aurait pas dû agir ainsi. Pour la CGT, la direction aurait dû avoir recours à des CDD pour effectuer cette interview.
Les questions sur les magazines n’ont pas été traitées faute de temps.
Paris, le 10 décembre 2025
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France 3 Picardie débunke le député RN
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Sur RTL, dimanche dernier, le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy a mis en cause les rédactions picardes de France 3 et ICI, qu’il accuse de faire “beaucoup de propagande contre le Rassemblement national” et de ne faire “que des sujets hostiles” à leur action locale. Il dit même venir “avec un casque” lorsqu’il est invité sur nos antennes, comme s’il partait à la guerre. Des accusations infondées que le directeur régional de France 3 Hauts-de-France est venu réfuter en direct dans le journal régional dès le lendemain soir, et que le service web a débunkées dans un article. Nous saluons l’attitude digne de la rédaction face à cette attaque : il n’y avait rien de plus à faire que de répondre factuellement et de rappeler notre attachement aux valeurs du service public. Car c’est bien là, le coeur du sujet : Jean-Philippe Tanguy a formulé cette diatribe pour justifier la volonté du Rassemblement national de privatiser l’audiovisuel public. Il faut dire que c’est plus simple de mettre au pas une rédaction après l’avoir vendue à un milliardaire. Mais sachez-le : nous nous battrons jusqu’au bout pour que ça n’arrive pas. Cette séquence qui frise le ridicule aura eu le mérite de démontrer que les antennes régionales de France 3 chérissent leur indépendance et la cultivent. Et que nous n’avons pas besoin de Jean-Philippe Tanguy ni d’aucun responsable politique pour décider qui est un bon journaliste et qui ne l’est pas.
Amiens, le 10 décembre 2025
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Déménagement à la Victorine : un mauvais film qui coûte cher au contribuable
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Au moment où France télévisions subit des coupes budgétaires drastiques entraînant des conséquences sur les programmes, l’information et les effectifs ; alors que Delphine Ernotte doit être entendue par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, nous délégués syndicaux à France 3 Côte d’Azur, attentifs à l’utilisation de l’argent public, rappelons l'opposition d’une majorité des salariés au déménagement particulièrement coûteux décidé par notre présidente, pour transférer le siège de notre station située à Antibes aux studios de la Victorine à Nice. Un bâtiment à 25 millions d’euros minimum, donné à la ville de Nice dans 55 ans. Un gaspillage d’argent public inacceptable, au moment où la priorité est aux économies drastiques comme le rappelait d’ailleurs elle-même Delphine Ernotte en annonçant des coupes budgétaires qui n’épargneraient personne. Sauf le projet immobilier à Nice, semble-t-il… Un entêtement qui interroge d’autant plus que nous venons d’apprendre que l’entreprise choisie l’an dernier pour diriger le site de la Victorine est la filiale d’une société qui a été, entre-temps, placée en redressement judiciaire. La Victorine et France Télévisions c'est également un sujet censuré par le maire de Nice. Alors que le thème était à l’ordre du jour du conseil municipal du 14 novembre 2025 une élue d’opposition a été sèchement interrompue par le maire lorsqu’elle a prononcé le nom de France Télévisions et a formellement été empêchée de poser une seule question sur le sujet. Face à un projet coûteux, opaque et déconnecté des priorités budgétaires, nous demandons l’arrêt de ce mauvais scénario qui relève d’une utilisation irresponsable de l’argent public."
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- 1er Tour des élections professionnelles France Télévisions Siège et Réseau France 3 La CGT RESTE EN TÊTE
- 2nd des élections professionnelles 2025 au Siège - Votez CGT pour votre avenir professionnel !
- Et l’outre-mer dans tout ça ?
- Budget 2026 de France Télévisions
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- HUB info à Nancy : une allumette au-dessus d’une poudrière
- NON ! Au bricolage ! OUI ! Pour un projet global du renouvellement des régies !
- Rédaction nationale: Et l’iPhone c’est cadeau !
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- Risque grave confirmé à la rédaction nationale
- 60 ans de télévision régionale en Franche-Comté : Une dernière danse avant l’extinction de la lumière ?
- profession de foi siège
- Elections professionnelles 2025: profession de foi du réseau France 3
- Communiqué de la CGT france.tv
- Graves erreurs sur les éditions nationales de france 2 La direction de l’info en plein marasme
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- La Cour des Comptes l’a rêvé, le pôle Outremers l’a fait !
- Préavis de grève 2 octobre 2025
- Martinique la 1ère - C’est toujours France Télévisions
- Rapport de la Cour des comptes - Encore aux salarié·es de payer la note ?
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- 10 septembre : une première étape réussie. Encore plus forts le 18 pour gagner !
- La gazette des RP et élu·es du Siège - Septembre 2025
- Le 20h de France 2, en passe de gagner le concours du journal le plus réactionnaire
- Propagande militaire sur franceinfo TV - Rafowicz quand tu nous tiens !
- Intelligence Artificielle à France Télévisions - Le juge donne raison aux élus du CSE Central
- France Télévisions Préavis de grève 10 et 18 septembre 2025
- Communiqué intersyndical - Réponse au courrier de dénonciation de l’accord collectif de FTV
- BRUT récupère la production de FranceTV Slash et c’est Rodolphe Saadé qui s’installe à FTV
- Levée du préavis de grève - Le combat continue à la rentrée






















































