Hub info Régions /FTR à Vaise Attention au crash !
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Pour des raisons purement budgétaires, la direction impose un lancement des sujets nationaux fabriqués par le nouveau Hub info ICI Régions, le 26 janvier, sans donner aux équipes les moyens ni le temps de préparer correctement ce projet.
Un calendrier irréaliste
Les équipes d’édition ICI basées à Paris mais aussi les techniciens (son, montage, infographie, etc.…) ainsi que les journalistes qui travaillaient sur l’offre nationale proposée tous les jours aux stations régionales de France 3 passeront le relais aux personnels de FTR à la fin du mois. Les équipes de Lyon Vaise n’auront eu que quelques semaines pour se préparer. Les investissements techniques ne sont pas tous arrivés, le matériel n’est pas entièrement installé, les locaux ne sont pas aménagés… Le nouveau worflow n’est pas finalisé. Les réponses de la direction face aux alertes des élus et des représentants syndicaux sont insuffisantes :
Former après le lancement n’est pas une solution, c’est une prise de risque.
Lancement précipité = salariés sacrifiés
Se lancer dans ce flou et cette impréparation met les personnels sous pression et accroît les risques psychosociaux, stress et qualité empêchée. Cela réduit encore un peu plus les chances de réussite du projet. Au bout du compte, ce sont les régions qui pâtiront de cette impréparation avec la diffusion qui sera au mieux, le 26 janvier, une offre nationale « réchauffée » des sujets déjà diffusés sur les antennes de franceinfo, du 13h et du 20h de France 2. Nous demandons à la direction de revoir le calendrier et de laisser le temps nécessaire à la mise en place de ce projet de changement de l’activité de FTR. Un délai nécessaire pour que les investissements techniques promis arrivent, soient installés et testés ; le temps que tous les personnels puissent s’entraîner au moins une fois à blanc avant la mise à l’antenne. Lyon Vaise, le 16 janvier 2026
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140 M€ d’économies en 2026 France Télévisions et ses salariés en grave danger
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Le Conseil d’Administration de France Télévisions a adopté en décembre 2025 un budget qui acte un retour à l’équilibre dès 2026 au prix d’un plan d’économies de 140 M€. Un niveau d’économies encore jamais atteint sur une seule année ! Pour mémoire, le COM 2018-2022 prévoyait une économie de 160 M€ en 4 ans.
Pourquoi cette situation ?
En 2025, face à l’impossibilité d’encaisser le choc des baisses budgétaires, la direction avait fait le choix du déficit. Un an plus tard, les choses s’aggravent mais la direction donne des gages à l’État en proposant un retour à l’équilibre en une seule année. Un choc insoutenable ! Cet effort d’économies inédit est la résultante de l’étranglement budgétaire mis en œuvre par l’État : après une diminution de 86 M€ des ressources publiques qui a généré un déficit en 2025 de plus de 40 M€, le Projet de Loi de Finances 2026 les diminuent encore de plus de 65 M€ pour 2026, à quoi il faut ajouter le déficit 2025 et les effets de l’inflation.
Quelles conséquences ?
Retrouver l’équilibre en une seule année impose des choix drastiques qui vont dégrader considérablement nos grilles de programmes. Première conséquence d’ampleur, la revente des droits de diffusion de 9 des 15 matches du Tournoi des Six Nations à TF1. Un précédent historique déplorable qui risque malheureusement de se renouveler sur d’autres compétitions sportives. La direction va également devoir renégocier le niveau d’engagement dans la création audiovisuelle qui est actuellement à 440 M€ par an. La masse salariale est elle aussi ciblée, avec une baisse envisagée d’une centaine d’ETP après la baisse de 250 ETP l’année dernière. La recette est toujours la même : moins d’activités, moins de CDD, moins de remplacements et nos missions qui s’effritent toujours plus... Et une dégradation très inquiétante des conditions de travail des salariés. D’autres conséquences très concrètes affectent déjà les salariés : refus de prise en charge par la médecine du travail pour cause de retards de paiement par FTV, gros retards de paiement de salaires de CDD pour cause de manque d’effectifs « paie » et non règlement de problèmes salariaux des animateurs-cachetiers en outre-mer, attente d’une licence Windows libre pour pouvoir travailler... Quand est-ce que ça s’arrêtera ? Quand les conditions de travail de tous retrouveront de la stabilité ? Il est urgent que la présidence de France Télévisions rétablisse un meilleur équilibre budgétaire au profit des travailleurs. Par exemple, 20 M€ de dépenses annuelles dans des litiges juridiques individuels pourraient être évités si l’entreprise agissait conformément à la loi.
Dans la panique on balance le lest par-dessus bord
Des cessions immobilières sont à l’étude pour renflouer la trésorerie, et France Télévisions renonce également à organiser l’Eurovision junior en 2026 juste après la victoire de Lou Deleuze en 2025, un comble ! Du côté régional, la direction envisage de diminuer les investissements dans les documentaires régionaux (-10 %), de multiplier les JT régionaux mutualisés entre plusieurs antennes, de réviser à la baisse les modes de production des matinales avec Radio France, et de supprimer certains émetteurs TNT de proximité, ce qui pourrait fragiliser nos éditions locales qui ne sont pas toutes reprises sur les box des fournisseurs d’accès à internet, et porter un coup à l’égalité d’accès des citoyens à nos offres. Comme tout cela ne suffit pas, la direction envisage une forte progression des ressources commerciales (estimé à +27 M€), essentiellement par l’augmentation des recettes publicitaires sur le numérique. Un optimisme digne de la pensée magique, alors que le marché publicitaire traditionnel est en berne. Avec le risque d’accentuer les coupures publicitaires sur les contenus en ligne et de voir ainsi nos audiences baisser.
Le rouleau compresseur continue sa route
Si l’on peut comprendre qu’une entreprise publique ne peut être durablement en déficit, vouloir restaurer l’équilibre en une seule année est d’une violence économique et sociale hors norme. La direction profite de la situation pour tenter de faire passer ses réformes organisationnelles. Les directions du numérique et des antennes-programmes vont être réorganisées, ainsi que tout le secteur de l’information à France Télévisions. Le projet Cap Éditions vise à transformer les modes de production des éditions partout dans l’entreprise, ce qui concerne aussi bien les journalistes que les techniciens. Bref tout continue, en pire. Les problèmes s’accumulent et on accélère. Le seul point de stabilité pour les salariés était leur accord collectif, que la direction a dénoncé. Comment survivre dans un tel contexte ? Pour la CGT, il faut garder notre sang froid, les salariés n’ont absolument rien à se reprocher. Cette situation budgétaire catastrophique est une création de toutes pièces imposées par l’État qui coupe brutalement les recettes publiques. La direction reprend à son compte cette injonction pour endosser une fois de plus le rôle du bon élève. A quel prix pour les salariés ?
Petite lueur d’espoir
La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté vendredi 9 janvier un amendement qui annule les 70 M€ d’économies supplémentaires demandés à l’Audiovisuel Public par le Gouvernement, dont les 65 M€ pour France Télévisions. Mais rien n’assure que cet amendement sera conservé dans le budget final. Les syndicats de producteurs se félicitent de cet amendement, espérant ainsi échapper à la renégociation des accords d’investissement de France Télévisions dans la création. Si ce vote de la commission des finances est une petite lueur d’espoir, il n’en demeure pas moins que les économies resteront très importantes en 2026 - plus de 70 M€ - et que les efforts doivent rester partagés avec les producteurs privés. La CGT continuera de défendre sans relâche les droits et les conditions de travail des salariés de France Télévisions. Il est urgent de redéfinir un modèle économique pérenne pour l’Audiovisuel Public et pour notre entreprise. C’est aussi le sens de nos priorités d’actions que nous présentons au vote des salariés dans le cadre des élections au Conseil d‘administration du 22 au 28 janvier 2026.
Paris, 15 janvier 2026
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La CGT soutient le combat des sous-titreurs de France TV Studio
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Ce sont des travailleurs de l’ombre, des professionnels qui mettent leur savoir-faire et leur expertise au service de nos téléspectateurs sourds et malentendants. Une baisse des tarifs de 28 % En 25 ans, ils ont perdu plus de la moitié de leurs revenus suite à différentes baisses des tarifs (moins 10 % entre 2000 et 2004, moins 10 % en 2008) et à une non-indexation de ces mêmes tarifs sur l’inflation. À compter du 22 janvier, une nouvelle baisse de 28,6 % sera appliquée si rien n’est fait. À cela s’ajoute une baisse du volume de travail qu’ils subissent depuis une dizaine d’années, baisse qui s’est fortement accentuée depuis un an. L’ensemble est dévastateur. Salariat déguisé Derrière l’injustice de la décision de l’employeur, il y un autre scandale : depuis 20 à 30 ans, MFP puis France TV Studio font appel à des sous-titreurs externes pour réaliser le sous-titrage des programmes rémunéré « à la tâche ». Ces sous-titreurs sont considérés comme indépendants, alors qu’ils travaillent de manière régulière, voire exclusive, pour FTVS, et s’apparentent en tous points à des salariés. Le statut d'indépendant et le mode de rémunération qui va de pair et qui leur est imposé les fait renoncer aux droits basiques de chaque salarié : congés payés, chômage en cas d’inactivité, mutuelle, ancienneté, etc., mais également à leurs droits d’auteur (droits liés à la diffusion). Obligation légale et devoir de qualité La CGT rappelle que le sous-titrage pour les sourds et malentendants est une obligation inscrite au cahier des charges des chaînes publiques depuis 1984, que la loi de 2005 sur le handicap est venue renforcer. La loi stipule que 100 % des programmes doivent être sous-titrés pour les chaînes faisant au moins 2,5% d’audience. Afin de produire des sous-titres respectant en tous points la charte qualité signée en 2012 par l’ensemble des acteurs de l’audiovisuel (diffuseurs, ministère de la Culture, Arcom et Unisda), et conférant à France Télévisions la norme ISO 9001, les sous-titreurs doivent disposer de grandes qualités rédactionnelles. Restrictions budgétaires et IA Pour la CGT, ce combat des sous-titreurs s’inscrit dans le combat de tous les salariés de FTVS et de FTV qui sont confrontés à la baisse drastique du budget de FTV et au remplacement de l’humain par l’IA. Car il est bien évident que c’est un des enjeux à venir : faire des économies sur le dos des personnels et les remplacer par l’IA. La CGT exige l’annulation de la baisse annoncée des tarifs, et réclame l’ouverture d’une négociation avec pour objectif l’intégration en salariés sous CDI des sous-titreurs externes de FTVS.
Paris, le 15 janvier 2026
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Merci pour votre confiance ! Bonne Année 2026
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Bonjour à tous, Avant toute chose, nous vous souhaitons une très belle année 2026, qu’elle soit pleine de joie, de fun et de richesses personnelles et professionnelles. Lors des dernières élections professionnelles à Caen, vous avez donné à la CGT une belle majorité avec 53 % des suffrages. Grâce à vos votes nous avons été à nouveau désignées pour vous représenter. Un grand merci pour votre confiance renouvelée. Nous avons été, nous sommes et nous serons toujours à l’écoute de vos préoccupations, suggestions, besoins, concernant les conditions et la qualité de vie sur notre lieu de travail. N’hésitez pas à nous solliciter, vous savez où nous trouver ! Carole, Amandine et Stéphanie ainsi que les suppléantes Joss, Caroline et Florence Caen, le 6 janvier 2026,
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La Gazette des RP et élu·es du Siège - Décembre 2025
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La Gazette met les gaz sur le secteur de l’info et des sports.
Des salariés mobilisés et une direction aux abonnés absents ! 69% des Français ont une bonne image de l’audiovisuel public ! L’étude réalisée par Ipsos BVA début décembre a surpris tout le monde, tant nous nous retrouvons au centre de polémiques qui nous dépassent. Un sondage qui donne le sourire, aussitôt suivi d’un déballage médiatique : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. L’audition des PDG de FTV et Radio France, des directeurs, des journalistes du service public, soumis au feu nourri des questions orientées et partisanes. Dans quel but ? Jeter le discrédit sur l’audiovisuel public … jusqu’à l’hallali ? Dans un tel contexte, comment expliquer que la direction de l’info préfère pratiquer la politique de la chaise vide, expédier des réponses écrites aux représentants des salariés, comme on gère des affaires sans importance… par-dessus la jambe ? La CGT l’a bien compris, les équipes de FTV doivent être plus que jamais mobilisées et soudées ! Nous avons besoin d’une direction à l’écoute, réactive et qui œuvre au mieux pour le bien de tous les salariés. Rien ne sert d’attiser la haine, à monter les Français les uns contre les autres sur nos antennes ! Le service de l’info du service public mérite mieux. Il doit être rassembleur ! Parmi les questions de la CGT en décembre :
Bonne lecture !
Instance de proximité INFO/SPORT du mardi 16 décembre 2025
Étaient présent-e-s
Un nouveau secrétaire de l’instance a été élu : Ben BARNIER, avec 3 voix pour (FO et CGC) et 2 absentions (CGT, SNJ).
Missions Aucune mission réalisée par les rédactions F2 + F3 + Sports + franceinfo TV et .fr entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour, dont le transport et l'hébergement n'ont pas été pris en charge par leurs directions respectives. Aucun reportage pour France 2 + France 3 + franceinfo TV, entre la dernière réunion de l’IP et celle de ce jour pour lesquels un·e JRI a réalisé un montage.
franceinfo tv
Les dérapages continuent sur Franceinfo TV. Ils nuisent à son image et c’est regrettable pour toutes les équipes qui travaillent sérieusement en respectant les téléspectateurs. Que pense la direction de l’information des propos tenus à l’antenne le 3 décembre par Nathalie Saint-Cricq qui, face au député communiste Alexis Corbière, a fait un lien entre l’antisémitisme et le vote musulman ? La direction a-t-elle reçu l’éditorialiste pour lui demander de s’expliquer ? A-t-elle été sanctionnée ? La direction compte-t-elle laisser cette journaliste à l’antenne ? La direction estime que cette question relève de la commission de déontologie et qu’elle n’a pas sa place dans ce type d’instance. Les RP alertent sur le malaise en interne créé par cette séquence déplorable. La direction peut bien botter en touche, rien n’effacera le discrédit jeté sur toute la rédaction ce jour-là.
Fin novembre, 7 infographistes de franceinfo ont appris qu’il ne leur serait plus possible de faire du télétravail en matinale. Pourquoi cette dénonciation unilatérale ? Les RP soulignent qu’elle entraîne des répercussions sur leur santé au travail mais aussi sur leur vie personnelle. Elle engendre également des répercussions pour les finances de France Télévisions, puisque des simulations de frais de taxi faites sur les rotations de 5 salariés chiffrent à près de 2.000€ rien que pour le mois de janvier. Curieuse décision après que le rapport de la Cour des Comptes a dénoncé les frais de taxi à FTV et invitait à leur diminution. Au moment aussi où les médias Bolloré profitent de la Commission parlementaire sur l'audiovisuel public pour dénoncer la « gabegie du service public ». FTV cherche-t-elle les bâtons pour se faire battre ? Il serait catastrophique que cette décision vienne à se savoir, d’autant que la raison donnée aux salariés pour la suppression a été la suivante : « rassurer les journalistes ». Les RP réclament que la direction revienne sur sa décision pour que les infographistes de la matinale puissent retrouver leur télétravail. La direction évoque un problème de fonctionnement sur cette vacation en télétravail et juge le système inopérant. La direction explique que des alertes ont été faites pendant 6 mois pour essayer d’améliorer la communication avec les deskeurs. Elle reconnaît qu’il manque un encadrant sur cette vacation pour coordonner le travail des infographistes. La direction insiste sur le fait qu’elle est en droit de revenir sur le télétravail, de dénoncer l’avenant dans un délai d’un mois, ce qu’elle a fait le 20 novembre dernier. Les RP font remarquer que cette décision est brutale, unilatérale, que les principaux intéressés n’ont même pas été consultés au préalable. Pourquoi ne pas planifier un encadrant sur la vacation ? La direction martèle que le télétravail n’a pas toujours existé, l’accord le permettant n’existe que depuis 5 ans. Ce n’est pas un droit absolu. Les RP plaident pour la bonne marche du service infographie en matinale avec la planification d’un encadrant pour conserver le télétravail. Est-ce que la direction de l’information connaît l’article 1.1.3 de l’accord télétravail ? Quand les avenants ont été signés, est-ce qu’ « une réunion [a été] organisée par le manager afin d’informer les collaborateurs de la mise en place de cette organisation du travail et d’identifier les difficultés éventuelles à résoudre » ? « En cas de réponse négative […] il est important de favoriser un dialogue permettant de concilier l’intérêt du service et les attentes du salarié. Si la situation le nécessite, un point sera fait avec les représentants du personnel en Instance de proximité […]. » Cela a-t-il été fait ?
Les salariés de franceinfo TV n’ont pas été satisfaits de la réponse de la direction en novembre dernier concernant leur alerte sur la multitude de problèmes rencontrés quant au prêt de vêtements par la plateforme One More. Ils se demandent bien pourquoi la direction s’entête à vouloir travailler avec cette plateforme, alors que cette collaboration est un échec ? Tout dysfonctionne et le système ne correspond pas aux besoins des présentateurs : tailles indisponibles, choix restreint, trop grands, trop petits, inadaptés à l’antenne, tachés, commandes non reçues… ! Les RP réclament à la direction de souscrire à la demande des salariés de mettre fin à ce contrat et revenir au versement d’une prime (même soumise à cotisation sociale et fiscale) pour qu’ils puissent enfin s’acheter des tenues à leur goût et appropriées à l’antenne. La direction explique qu’elle a passé un contrat d’un an avec la société One More, et qu’elle est en contact régulier avec elle afin d’améliorer le fonctionnement de la plateforme ; le temps de délai de récupération des vêtements prêtés aux présentateurs s’est amélioré. La 6e livraison vient d’être opérée. Environ 4.500 vêtements ont été livrés depuis la mise en place de ce marché. Des solutions ont été trouvées pour répondre aux besoins spécifiques. La direction établira un bilan à l’issue de la première année du contrat.
Rédaction nationale
Ce canular dans le 20H fait la démonstration qu’on atteint les limites de l’exercice. Qui a commandé ce sujet ? Un tel propos caricatural valait-il un format dossier dans le 20H en se focalisant sur un seul personnage sans vérifier s’il est en lien ou non avec une association de distribution d’aide alimentaire ? Faut-il avoir recours à un appel à témoin pour la préparation d’un reportage, avec les risques que cela comporte, notamment dans le cadre d’un travail réalisé dans l’urgence ? Le service juridique a-t-il été saisi ? France Télévisions peut-elle se retourner contre le faux témoin ? Une façon de dissuader d’autres auteurs de canular. Pour rappel, l’humoriste incarne dans le reportage un homme au chômage qui, grâce à des bons d’achat, économise 30€ par mois en passant son temps à collectionner les remises. Un beau sujet de scénario à l’humour grinçant, dans la lignée du « Père Noël est une ordure » ! Aujourd’hui, à la rédaction nationale, les journalistes de terrain font des propositions de reportage qui finissent majoritairement dans la poubelle. Or ces propositions s’appuient sur les témoignages vérifiés de personnes qui ont une vraie existence et un engagement solide dans leur domaine, par exemple auprès des plus démunis avec des ressorts de solidarité, et d’entraide. Et c’est par l’indifférence que les rédacteurs en chef et la direction de l’info traitent ces propositions. Quand la direction de l’information va-t-elle se décider à faire exister à nouveau les propositions de reportages des journalistes de terrain à l’antenne ? La direction répond que c’est l’édition qui a commandé ce sujet. Ce travail n’a pas été réalisé dans l’urgence. Nous sommes face à un acte malveillant qui relevait du piège et qui au regard des précautions prises par les journalistes était relativement imparable, sauf à demander une pièce d’identité à la personne interviewée, ce que nous ferons désormais. Selon elle, le propos n’avait rien de caricatural, il y a des gens qui collectent un maximum de coupons compte tenu de leurs difficultés à acheter à manger. Et ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel sujet est fait sur notre antenne. Ce monsieur disposait de beaucoup d’applications d’aide alimentaire. Quant au recours aux appels à témoins, il est pratiqué par la plupart des rédactions. La direction assure avoir reçu des messages de soutien de confrères. Le service juridique a été saisi et la direction estime peu probable que FTV gagne en justice contre un humoriste. Par ailleurs, la direction assure que chaque semaine de nombreuses propositions émanant des journalistes de la rédaction sont retenues en conférence de prévisions. Les RP alertent : ce n’est pas qu’un ressenti, les propositions ne sont pas prises, elles vont même disparaître de l’antenne avec la fin des éditions de la 3.
Jeudi 4 décembre, suite au canular dans le 20H, le directeur de l’info a adressé un mail ayant pour objet « Note de service - Précautions à prendre en cas de recours à l’appel à témoins. » La note est cosignée par Pascal Doucet-Bon, président de la commission déontologie à FTV. Les RP souhaitent faire part de leur désapprobation face à la règle n°1 : « Il est impératif de demander au témoin trouvé via un appel à témoin de prouver, lors du rendez-vous (ou avant), son identité en produisant une pièce d’identité avec photo. En cas de refus ou d’impossibilité, annulez ou interrompez le tournage. » Il est évident que la direction semble oublier qu’elle s’adresse à des journalistes et non à des policiers, gendarmes ou douaniers. Pour rappel en France, seuls les OPJ (officiers de police judiciaire) sont habilités à procéder à des vérifications d’identité. Nous rappelons que la double vérification de l’information est l’une des règles de base du journalisme et qu’il faut y veiller. En cas de doute persistant, c’est au journaliste, et à lui seul, d’évaluer s’il est possible ou non de procéder à une vérification de pièce d’identité. Ce genre de décision se prend au cas par cas.
Selon la direction les journalistes n’ont eu aucun doute sur ce personnage tant le canular était bien ficelé. D’où le recours au contrôle d’identité qui paraît être le dernier élément à 100% fiable. Les RP font remarquer qu’il va être difficile d’opérer un contrôle d’identité auprès de femmes et d’hommes qui acceptent gentiment le principe d’un reportage.
Fin prévue le 26 janvier pour la fabrication d’ICI 12-13 et 19-20 à la rédaction nationale : tous les salariés concernés ont-ils eu des entretiens pour leur avenir ? Tous ont-ils une perspective d’affectation ? Suite à la réorganisation d’IV3, les salariés ont-ils obtenu une nouvelle affectation ? La direction avait pris l’engagement de recevoir tous les salariés, soit une trentaine de personnes. Le but selon la direction est de retrouver un poste à tout le monde. C’est juste une obligation légale. Hormis quelques cas particuliers, tous les salariés d’ICI ont eu un ou plusieurs entretiens et des perspectives d’affectation au moins données à l’oral. Certains ont refusé les propositions orales qui leur ont été faites. On leur cherche une nouvelle solution. Pour IV3, tout le monde a reçu une proposition pour une nouvelle affectation, sauf pour une personne en arrêt maladie. 2 rédacteurs en chef adjoints d’IV3 deviennent rédacteurs en chef. Ils resteront à Paris pour superviser le hub info Paris. L’un s’occupera des prévisions, l’autre de la partie régulation. Pas de changement pour une assistante qui était en télétravail. Côté coordination, 5 personnes vont rejoindre le bureau des régions, 3 le pôle image (EVN et révélateurs), et 1 autre personne est en attente et doit rencontrer franceinfo.fr. Côté régulation, 5 personnes vont rejoindre le hub info, c’est-à-dire le bureau parisien de Vaise. Les salariés de Vaise vont récupérer les tournages faits à Paris. Deux encadrants sont en attente formelle de postes. Deux rédacteurs vont continuer à faire du reportage pour le hub info Paris et seront formés à travailler aussi sur les plateaux. En ce qui concerne la structure de pilotage ICI :
Parmi les 3 rédacteurs chefs adjoints de cette structure : 2 ont reçu des propositions écrites. Pour eux tout semble convenir. Le 3e a été reçu à plusieurs reprises ; il a décliné plusieurs propositions orales. 3 chefs d’édition : pour les 1ères deux propositions écrites dont une pour un poste sur franceinfo, en attente de réponse. Le 2e sera en test à Télématin. La 3e réfléchit à rejoindre DOPOM (ex-Malakoff). Il reste deux responsables d’édition : des rendez-vous sont en cours pour des échanges, il n’y a pas encore d’accord conclusif. Les RP s’interrogent sur les changements des conditions de travail et de rémunération des salariés. La direction précise que les coordinatrices disposent d’une organisation du temps de travail sur 4 jours, et qu’elle leur demande d’y renoncer, et il n’y aura plus qu’une journée de télétravail par semaine. La direction assure que personne ne perdra de salaire, sauf si c’est lié à des éléments variables. Inadmissible pour les RP qui ont insisté : il faut compenser ces pertes d’éléments variables de salaire pour les PTA.
L’arrêt des éditions de la 3 est prévu de longue date, pourtant les décisions tardent à être annoncées. Les documentalistes ne savent toujours pas si la médiathèque conservera certaines activités : indexation des JT, recherches pour les sujets ? Autant de questions toujours sans réponse et qui pourtant auront des répercussions sur l’organisation du service ! La direction affirme que les sujets produits par FTR sont soit des sujets franceinfo, soit des sujets France 2 avec parfois des « reboutiquages ». Les sujets FTR ne sont pas indexés actuellement. A l’issue d’un point qui a été fait avec l'Ina, ces derniers n’ont pas demandé l’indexation des sujets FTR. Ils récupèreront les sujets soit via F2, soit via F3 comme c'est déjà le cas actuellement. FTR aura un accès aux photos libres de droit. En cas d’utilisation d’un sujet comprenant des éléments achetés, FTR assurera le suivi des droites photos
L'arrêt des éditions de la 3 a été annoncé aux équipes pour le 26 janvier 2026. Quels impacts cela aura-t-il sur l'emploi des infographistes travaillant exclusivement sur ces éditions, sachant que ces derniers ne sont pas ou peu formés à la 3D qui est utilisée à la 2 ? La direction indique qu’un seul intermittent travaillait sur les éditions ICI et pour PIDF. Il est prévu qu’il travaille sur l’actu PIDF et pour franceinfo. Un accompagnement et une formation en doublure vont lui être proposés. Il pourra continuer sur l’actu PIDF, la prod PIDF et sur franceinfo. Quant aux deux statutaires, ils vont rester sur des prod PIDF.
Concernant le remboursement des déplacements en taxi, quelle est la règle pour les journalistes qui rejoignent une gare ou un aéroport pour un tournage en région où ils doivent retrouver une équipe de tournage ? La direction demande de se référer à la note du 22 septembre 2023. Elle rappelle les règles signées par la DRH et la direction de la Gestion, Production et Moyens. Extraits : Le recours à un taxi est autorisé entre 22h et 6h30. Déplacement en cours de mission si absence de véhicule de location et inadaptation des transports en commun. Déplacement vers un lieu de tournage situé dans une zone de stationnement difficile. Urgence avérée et justifiée en lien avec la santé des salariés (sur autorisation expresse et préalable du supérieur hiérarchique ou du service médical). Les trajets domicile-travail ne sont pas pris en charge hormis dans le cas de l’anticipation d’un départ en mission avec transport de matériel volumineux ou lourd (nécessite l’accord préalable écrit du supérieur hiérarchique). Jean Copsidas effectue un contrôle régulier de la régularité des courses. Un contrôle est en cours et des demandes par mail sont adressées à des salariés pour éclaircissements, et éventuellement demandes de remboursement. Sport
Y-aura-t-il une communication pour cette nouvelle formule et le nouveau nom de l’émission ? Quel est le calendrier pour le déménagement de TLS vers un nouveau plateau ? Quelles seront les conséquences sur l’éditorial de l’émission ? La direction des sports a lancé au mois de janvier 2025 ce projet et a décidé de regrouper sous une bannière commune Stade 2 et tous les rendez-vous quotidiens hebdomadaires, pour renforcer la visibilité des émissions. L’ancien studio photo situé au rez-de-chaussée utilisé pour le JT météo climat servira aussi à Stade 2. Il bénéficiera de nouvelles caméras pour mettre en valeur le décor virtuel. Les émissions seront fabriquées depuis la régie 4. Le premier numéro sera diffusé le 5 janvier.
DRM
Les RP réclament des précisions sur ce questionnaire. Pourquoi ces questions ? Dans quel but ? Qui en est le commanditaire ? A quel groupe de travail est-il fait allusion dans le mail ? La direction de l’info a commandé ce questionnaire. Il découle d’un déroulé d’ateliers mis en place pour obtenir une photographie des outils mis à disposition de la rédaction : Newsboard, OpenMedia, webspace, iredac. Il s’agit des ateliers qui ont eu lieu avec les documentalistes de la Médiathèque au printemps dernier. Selon la direction, certains outils pourraient être utilisés par les journalistes. Le but c’est d’optimiser les services en listant ce que les journalistes seraient capables de faire par eux-mêmes. Les documentalistes seraient sollicités pour les seules tâches à valeur ajoutée. Les journalistes devront être autonomes pour effectuer les recherches simples. La direction insiste : ce questionnaire vise à « alléger » le recours aux documentalistes. C’est un état des lieux des pratiques. L’idée de ce mail est de bien définir un cadre. Il n’existe pas de plan caché de suppression du métier de documentaliste. Les RP mettent en avant qu’avec l’arrivée de l’IA il est permis d’en douter, et insistent sur l’inquiétude des documentalistes. Par ailleurs les RP indiquent que les journalistes ont déjà beaucoup de tâches à assumer qui ne relèvent plus de leur cœur de métier. Les journalistes ont besoin des documentalistes au quotidien, et surtout ils ne seront pas capables comme les documentalistes de gérer les droits, et de prendre en compte les restrictions de droits à l’image.
A deux reprises la Médiathèque a dû avoir recours à 31 vacations d’intermittents dans la semaine pour pouvoir assurer ses missions. Quand les postes vacants (retraite et changement de service) seront ils mis en consultation ? La direction affirme attendre les arbitrages budgétaires. Les futurs postes vacants seront aux aussi gelés. Il y en aurait au moins un en mai.
Les études sur les sacs à roulettes pour les pieds des caméras ont-elles ressurgi ? L’entreprise italienne Zebra présentera-t-elle un jour son prototype ? Aurons-nous des roulettes en début d’année 2026 pour soulager notre dos ? Une bonne nouvelle pour la fin ! La direction nous informe que le mardi 16 décembre, un prototype a été présenté au sein du magasin par l’entreprise Zebra. Voici la photo de la merveille !
Paris, le 23 décembre 2025,
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Enquête sur l’accident du travail de la DRH info La vérité n’est pas celle de FO
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Alors que FTV et l’audiovisuel public subissent des attaques massives de l’extérieur, et que de l’intérieur, la direction prépare son plan de transformation et de restructuration qui va profondément affecter nos conditions de travail et nos organisations, rien de plus malsain que des organisations syndicales qui se tirent dans les pattes.
Paris,19 décemre 2025,
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La honte en direct sur franceinfo : Quand la direction de l’information envoie l’antenne dans le mur
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Mercredi 10 décembre, jour de l’audition de Delphine Ernotte par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, l’invitée de l’émission Tout est politique sur franceinfo: est Sarah Knafo, membre fondatrice du parti Reconquête aux côtés d’Éric Zemmour. Pour l’occasion, la direction de l’information a fait les choses en grand. Nathalie Saint-Cricq, directrice de la rédaction nationale, est chargée de mener l’entretien en plateau. Côté régie, c’est Muriel Pleynet, directrice adjointe de l’information et directrice de franceinfo, qui le supervise et parle dans les oreillettes. Et ce brillant attelage va produire un véritable naufrage à l’antenne.
Des relations nauséabondes passées sous silence Le premier écueil majeur concerne la présentation de l’invitée. Membre fondateur et élue du parti d’extrême droite Reconquête au Parlement européen, Sarah Knafo reste, malgré un plan média d’envergure mis en œuvre depuis la rentrée, relativement mal connue du grand public pour le moment. Ce 10 décembre, elle est sobrement présentée comme vice-présidente du groupe Europe des nations souveraines au Parlement européen. Ce groupe qu’elle codirige, et dont rien n’est dit à l’antenne, est pourtant créé à l’été 2024 avec des gens très particuliers : près de la moitié de ses membres est issue du parti allemand AFD. Or seulement quelques mois auparavant, ce parti a été éclaboussé par un énorme scandale en raison de la participation de plusieurs de ses élus à une réunion, en présence notamment de néonazis, consacrée à un plan de déportation massive de deux millions de personnes hors d’Allemagne (dite « remigration », terme également cher au parti Reconquête). Sur son alliance avec un tel parti, aucune question ne lui sera posée à l’antenne du service public et le téléspectateur non-averti n’en saura rien.
Une rigueur contextuelle et factuelle aux abonnées absentes Cet « oubli » ne sera malheureusement pas le seul pendant un entretien où, malgré quelques tensions, le sourire et la cordialité dominent (un tutoiement échappera à N. St-Cricq en s’adressant à l’invitée). Sarah Knafo parviendra même à faire taire de bien dociles interlocutrices à plusieurs reprises sans devoir insister, y compris d’un simple geste de la main. De la part de journalistes « aguerries », une telle attitude interroge. Faute de temps et d’espace, nous passerons sur le choix étonnant d’ouvrir l’entretien par un exercice de factchecking qui donne raison à Jordan Bardella sur une polémique datée de plusieurs jours, et qui n’avait pas franchement occupé le devant de l’actualité. En revanche, il est impossible de ne pas relever l’incapacité répétée de l’attelage issu de la direction de l’information d’apporter aux téléspectateurs les éléments factuels susceptibles d’éclairer les propos de son invitée, lui permettant ainsi de faire passer en douceur un discours violent sur le fond et mensonger sur la forme. En effet, aucun commentaire consistant n’est fait à Sarah Knafo quand (liste non exhaustive) :
Une ode à la privatisation sans contradiction sérieuse Même sur l’Audiovisuel public, Sarah Knafo peut dérouler ses approximations mensongères sans être inquiétée par la moindre contradiction factuelle pertinente. En effet, peu gênée par les considérations, très mal senties, sur le manque à gagner publicitaire pour les chaines privées si la privatisation qu’elle défend avait lieu, elle peut affirmer tranquillement que « la logique de financement de l’Audiovisuel public c’est d’engloutir les impôts des gens, donc (..) toujours déficitaire ». Il ne lui sera même pas rétorqué qu’utiliser les recettes fiscales pour remplir des missions d’intérêt public constitue la définition même du service public. Ni que le budget de FTV n’a que très rarement été déficitaire, y compris ces dernières années, et ce malgré des baisses inopinées à répétition de plusieurs dizaines de millions d’euros qu’ont dû supporter les salariés. Quant à l’affirmation que le financement reposerait sur « 130 euros d’abonnement forcé », nos chères têtes pensantes ne sont même pas capables de préciser que la redevance a disparu depuis 3 ans. Une performance qui laisse sans voix. Pire, sur les fondements même de l’existence de l’Audiovisuel Public, que l’invitée qualifie de « divertissement », l’attelage issu de la direction de l’info est incapable de lui rappeler le sens du triptique « Informer, éduquer, divertir ». Cette ligne historique, qui inspire l’ensemble du préambule de notre cahier des charges et des missions, est pourtant issue du programme du Conseil national de la Résistance qui, au cœur de la plus grande catastrophe humaine du XXe siècle, a constaté l’importance centrale de ces missions pour la cohésion sociale. Mais de cela non plus les téléspectateurs ne sauront rien. S’il y aurait encore énormément à dire sur cet entretien calamiteux, il est déjà évident que la « fine fleur » de la direction de l’info a sérieusement porté préjudice au service public audiovisuel, à ses salariés et aux téléspectateurs-citoyens qui souhaitent s’informer.
Devant cette réalité, la CGT de FTV demande à la direction de l’information de cesser de toute urgence de faire honte aux salarié.es en dégradant l’image de nos chaines ! Elle ne peut plus envoyer en plateau comme en régie des (ir-)responsables aussi manifestement incompétents ! Paris, le 19 décembre 2025,
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Liminaire CGT au siège du 22 octobre 2025: Une autre dissolution est possible...
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Dissolution ! Voilà le mot qui résonne partout. À la télé, à la radio, dans les couloirs… mais si elle s’est éloignée pour quelques semaines à l’Assemblée Nationale, ce mot reste inscrit noir sur blanc dans un rapport de la Cour des comptes qui nous concerne directement. Globalement, si nous ne redressons pas nos comptes, nous sommes menacés de dissolution fin 2026. Rien que ça ! Voilà donc le bilan de 10 ans de gouvernance de notre entreprise par madame Ernotte. Et qui renomme-t-on pour redresser la barre ? La même qui nous a mis dans cette situation… Donc en mai dernier, « Delphine Ernotte saison 3 » redémarre. En juillet, dans la torpeur générale, elle dénonce nos accords d’entreprise ; et 2 mois plus tard, « surprise ! », la Cour des Comptes publie enfin son rapport : il préconise la dénonciation de nos accords. La mécanique est en place... Mais arrêtons-nous sur ce que dit ce rapport … Une fois mis de côté nos histoires de frais de taxi, de carte Corporate et notre fabuleux château en Dordogne, on peut y lire que « Salto » a été un gouffre financier (ce que l’on savait déjà) et que l’externalisation à tout prix a surtout un prix, et qu’il est très élevé ! Notre présidente a beau affirmer que notre déficit résulte de restrictions budgétaires, ce qui n’est pas faux, difficile néanmoins de se faire passer pour une simple passagère quand on a été durant toutes ces années aux commandes. On en est donc là : menacés de disparaître tout simplement, à moins que l’on accepte de revoir à la baisse nos salaires, nos congés, nos compétences, nos aspirations professionnelles, nos acquis sociaux, bref toute notre « raison d’être ». Ça ne vous rappelle rien ? Et si l’on s’y oppose, cette « dissolution envisageable » sera agitée devant nous pour nous y contraindre. Chantage ? C’est de toute façon toujours le même logiciel qu’ils utilisent.
Créer des problèmes pour légitimer leurs solutions. Voilà comment madame Ernotte et ses complices procèdent depuis toujours et dans tous les secteurs de l’entreprise. Ils n’écoutent qu’eux-mêmes ou des cabinets d’expertises privés qui leurs vendent à prix d’or ce qu’ils ont envie d’entendre. Ils sont enfermés dans le cockpit, persuadés d’avoir le bon cap, mais les salariés sont dans la carlingue avec eux et le crash est imminent. Mais le plus triste dans tout ça, en cas de disparition, peu de Français nous pleureront, et beaucoup applaudiront, car si nos programmes sont appréciés, côté éditorial, ce qui est le plus visible et le plus commenté, c’est une succession de dérives assimilables à une allégeance au pouvoir La liste ne cesse de s’allonger de jour en jour, on n’arrive plus à suivre ! Entre les documentaires sur la guerre d’Algérie déprogrammés, le désormais célèbre « Gaza Riviera », les 52 minutes de complaisance sur des ex-ministres, la couverture à minima du procès Sarkozy, les éditions des 13h et 20h qui se refilent des « fake news », ça commence à faire beaucoup ! S’ajoute à cela la nomination au 20h d’une journaliste qui sera obligée de se mettre en retrait en cas de scrutin national pour ne pas être soupçonnée de « placement de produits », une nomination présentée comme une révolution industrielle et qui ressemble de plus en plus à un accident industriel ! On ne peut pas parler de réconciliation quand on passe son temps à mépriser une partie des citoyens. Traiter les électeurs du principal parti de gauche d’antisémites, d’irresponsables ou d’agents du chaos, c’est les insulter. Et quand on critique une chaîne concurrente en la qualifiant d’extrême droite, tout en recrutant ses journalistes et en achetant de la pub dans un journal du même bord, on manque de cohérence. En imaginant dans nos éditions un Palais Bourbon circulaire pour renvoyer dos à dos les blocs de gauche et d’extrême droite, on alimente le rejet et la division. Ce sont 18 millions d’électeurs citoyens qu’on stigmatise, alors qu’ils sont aussi des contribuables. En agissant ainsi, on les pousse à se radicaliser, ils ne nous écoutent plus et vont s’informer ailleurs. Il ne s’agit pas de leur dire ce qu’ils veulent entendre, il s’agit de les respecter tout simplement. On est loin de l’esprit de rassemblement que prône Madame Ernotte Mais pour faire diversion, la présidente a trouvé la solution : « Notre conversation ». Alors qu’il n’y a plus d’argent, elle en trouve encore pour en distribuer à des cabinets de conseils. Pourtant, on a déjà un système interne à disposition, gratuit, fiable, démocratique : ça s’appelle « les instances représentatives du personnel ». Mais bon, c’est has been. Une des premières questions de cette conversation interpelle tout particulièrement : Comment voyez-vous votre entreprise en 2030 ? Au train où vont les choses, on serait tenté de répondre :
Et dans cette salle du conseil, un restaurant panoramique avec une vue imprenable sur la Seine et sur tout ce qu’on aura perdu !
Paris, le 22 octobre 2025
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COMPTE RENDU CGT CSE CENTRAL des 1er et 2 octobre 2025
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Contestation de la dénonciation de l’accord collectif Les organisations syndicales et les instances représentatives de tous les établissements de FTV ont décidé de contester en justice les conditions de la dénonciation de l’accord collectif par la direction. Pour faire partie de la procédure, les élus du CSEC ont voté à l’unanimité une résolution à lire ici.
Situation générale La Présidente est revenue au préalable sur les attaques dont France Télévisions fait l’objet dans l’espace public. Un ciblage très partisan de la part de ceux qui prônent une privatisation de l’Audiovisuel Public. Un palier a été franchi avec l’instrumentalisation de la vidéo volée des journalistes P. Cohen et T. Legrand. La Présidente réaffirme que rien ne permet de dire que P. Cohen a manqué à ses obligations professionnelles, comme l’a confirmé le CHIPIP, instance indépendante de France Télévisions. Le dénigrement systématique et mensonger à l’encontre de l’AVP par les médias de la sphère Bolloré, en particulier CNews et Europe 1, est contraire aux conventions signées par ces médias avec l’Arcom. Les chaînes d’opinion, radio ou TV, sont interdites en France et il devient nécessaire de contraindre ces médias à respecter leurs obligations. France Télévisions a saisi l’Arcom avec Radio France sur ce dénigrement systématique. « Nous sommes dans un débat existentiel pour l’Audiovisuel Public, on doit le défendre ensemble » ajoute Stéphane Sitbon. Un des rares sujets de consensus à France Télévisions... A propos du rapport de la Cour des comptes, la Présidente pointe d’abord la responsabilité de l’Etat actionnaire pour expliquer la situation budgétaire de l’entreprise. Mais l’Etat va-t-il entendre cette critique de la Cour des comptes ? On n’en prend pas le chemin. Pour la CGT, cette sélectivité de l’Etat dans les préconisations est insupportable et inacceptable. Sur le projet de holding, « il est peut-être urgent d’attendre » insiste la Présidente qui ajoute « ne pas avoir changé d’avis sur la nécessité d’un grand service Audiovisuel Public réuni ». Mais elle estime que le rapport Bloch, qui plaide pour une holding avec de nouvelles filiales, n’aboutira qu’à récréer des silos et donc de la complexité de fonctionnement. La direction se satisfait par ailleurs du très haut niveau des audiences du 20H et de « Léa Salamé au 20H qui consolide la formule rallongée ». franceinfo.fr reste en forme avec plus de 7M de téléspectateurs par jour, France 4 est en hausse et est même passée devant Gulli. Le succès de la fiction ne se dément pas sur nos antennes et en particulier sur France.tv. La série Surface a obtenu 6M de visionnages au global, dont plus de 50% sur France.tv. La Présidente résume finalement cela en une seule formule : « Oui le contexte est compliqué, mais on est plébiscités par nos téléspectateurs ». Mais visiblement l’Etat s’en fiche, comme toujours... Evidemment, la CGT est longuement revenue sur la dénonciation de l’accord collectif par la direction, que nous contestons par ailleurs en justice. Paradoxalement, alors que la direction se plaint d’un soi-disant immobilisme sur les négociations métiers, cette dénonciation de l’accord collectif va geler toute évolution jusqu’à la conclusion (ou pas) d’un nouvel accord collectif dans plus de deux ans. Un accord vivant est un accord que l’on révise au fil de l’eau. La direction a fait le choix de la stagnation alors que l’urgence d’avancer sur les métiers du numérique est devant nous. Côté budget la situation est très préoccupante. La direction confirme qu’il y aura un effort à mener de 120 à 150M€ en 2026 selon les estimations d’inflation. Sans doute pour récompenser l’entreprise et ses salariés, le ministère des finances souhaiterait un retour à l’équilibre dès 2026. Un exercice tout simplement impossible. La seule possibilité de faire des économies sera une fois de plus de couper dans les programmes avec le risque d’une baisse des audiences et des recettes publicitaires, ce qui pourrait alimenter une spirale infernale d’appauvrissement de nos offres de programmes et in fine une aggravation de la situation financière. Les accords avec les producteurs devraient être remis en question. La discussion avec l’Etat tournera donc une fois de plus sur le niveau de déficit pour 2026, pour la 2ème année consécutive avec une poursuite de la dégradation de la trésorerie, la hausse des frais financiers et un risque sur les liquidités. Ce qui oblige l’entreprise à emprunter. La direction indique que des ventes d’actifs sont possibles, pour retrouver des marges. Par exemple vendre des immeubles (ceux du Siège ?) et de laisser France Télévisions locataire. Une vision à courte vue puisque si cela améliorera ponctuellement la trésorerie, les charges fixes augmenteront fortement du fait des loyers à payer. Pour la CGT, plus que jamais l’Etat doit assumer ses responsabilités et assurer le financement des missions qu’il nous a lui-même attribuées. Ou bien dire clairement quelles sont les réformes structurelles et les réductions de périmètre qu’il souhaite engager. Car ce n’est pas à l’entreprise de définir ses missions. La grande question qui perdure depuis des années est donc : que veut l’Etat ?
Projet ici de rapprochement France3 / France Bleu Il a fallu que la justice s’en mêle pour tordre le bras de la direction et l’obliger à consulter le CSE central sur le projet Ici et les rapprochements entre France 3 et France Bleu. La direction de France Télévisions continue à prétendre qu’elle a bien-tout-fait-comme-il-fallait, avec, en tête de gondole Philippe Martinetti ânonnant toujours les mêmes exemples, sans craindre de tordre les faits et de prendre ses interlocuteurs pour des perdreaux de l’année. Dans son rapport, l’expert du CSEC note cependant qu’il y a eu plusieurs manquements : lancement des matinales filmées sans consultation des élus, absence d’avis des élus sur le projet de régionalisation qui a substantiellement évolué au fil du temps, évolutions au fil de l’eau sans que les élus puissent avoir la vision globale du projet. Bref, un projet mené à bas bruit, sans concertation. Ceci nourrit « un dialogue de sourds, de la défiance » et alimente l’idée de la dissimulation. Les élus ont eu le sentiment que l’identité de France 3 était gommée, sans que les impacts n’en soient évalués. L’expert estime qu’il manque un vrai débat sur l’organisationnel, sur les métiers. Il faut un dispositif spécifique de « discussion explicite » sur le sujet. Il rappelle que « la confiance ne se décrète pas, elle se construit ». Voir ici le rapport d’expertise. Droit dans ses bottes, M. Martinetti prétend désormais que le projet Tempo aurait remplacé le projet initial de régionalisation. Ah bon ? Première nouvelle ! Et qu’en est-il des programmes ? Il affirme encore que la direction avait proposé une commission de suivi spécifique. Une proposition tellement peu contraignante pour la direction que les élus n’y ont pas donné suite, estimant qu’il s’agissait d’une manœuvre dilatoire destinée à fourvoyer les juges. Dans le débat, vif, sur le sujet, pas grand-chose à apprendre, la direction campant sur ses positions sans chercher à convaincre. Le projet de holding est, certes, venu percuter le dossier des rapprochements entre les deux réseaux, mais les deux entreprises auraient pu décider d’avancer sur le sujet d’elles-mêmes. Sans doute, la situation serait-elle moins floue. Dans le projet de COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) aujourd’hui abandonné, il était prévu de créer des directions communes entre Ici Radio et France 3. A cette remarque, Delphine Ernotte répond : « On n’est pas d’accord avec Radio France sur les rapprochements entre France Bleu et France 3 ». En tout cas à l’heure qu’il est, il y a clairement un fort décalage entre la perception de ces rapprochements et la stratégie des entreprises. Les élus ont rendu un avis critique sur le projet.
Information-consultation sur l’évolution des effectifs 2025 Forcée une seconde fois par le juge des référés d’info-consulter le CSEC sur le projet de compression des effectifs, la direction a communiqué quelques chiffres. Au niveau de l’entreprise, le budget rectifié prévoit pour 2025 une baisse de 163,1 ETP par rapport au réel de 2024. La disparition de la bosse d’ETP affectés aux Jeux Olympiques en 2024 explique en partie cette baisse drastique. Les secteurs les plus touchés sont ceux de la Gestion, moyens, production et celui de l’Information. Pour atteindre son objectif, la direction compte sur un moindre recours aux salariés non-permanents, sur le non-remplacement de certains départs, et sur « la manière de planifier et d’organiser le travail » notamment. Les élus dénoncent les premiers effets visibles de ce plan au sein du réseau régional où des consignes ont été données de ne plus remplacer les départs des documentalistes. La Présidente dément, précisant que ce sont les directions locales qui décident seules de la répartition des ETP qui leur sont alloués. Les élus ont voté à l’unanimité le recours à un expert.
MedIAGen Suite au jugement du 2 septembre, la direction a été contrainte de fermer l’accès à la plateforme MedIAGen et en a informé les utilisateurs. C’est bien le défaut de consultation du CSEC, refusé par la direction au printemps 2025, qui est sanctionné par le juge et la cause de cette situation. Ce qui est important pour la suite, c’est que tous les projets qui incluent de l’IA devront faire l’objet d’une information-consultation des CSE concernés. La direction a pris acte de ce jugement, ne fait pas appel de la décision et souhaite trouver à l’avenir un moyen de ne pas se retrouver dans cette situation. Dont acte, nous jugerons sur pièce. Sur le fond du projet MedIAGen, le responsable des technologies par interim, Skander Ben Attia, indique que face à la montée en puissance des usages d’« IA shadow », utilisation par les salariés de modèles d’IA grand public, France Télévisions devait réagir afin d’encadrer les choses et éviter que les données de France Télévisions ne sortent de l’entreprise et servent aussi à nourrir les IA. L’un des buts du projet est de se donner la possibilité de développement d’assistants spécialisés internes utilisant le langage naturel. Par exemple l’ingestion de très gros documents de notices techniques pour faciliter le travail des exploitants. Le système ne fonctionne pas sur l’internet en temps réel, mais sur une base internet figée à début 2024 et intégrée dans nos serveurs avec le modèle ChatGPT 4. La direction estime que les outils d’IA vont améliorer la productivité, mais que pour l’instant, on est sur l’encadrement des usages. Le problème des réponses qui ne sont pas exactes est réel. Et nous sommes pour l’instant plutôt sur un outil permettant de faire des résumés et de la reformulation. Là encore, la problématique des documentalistes s’est invitée dans le débat. Fantasme ou réalité, certaines directions anticipent la possibilité de remplacer les documentalistes par des systèmes à base d’IA. C’est dire le niveau de considération pour les personnels concernés qui sentent venir le petit robot qui va dévorer leur métier. La direction générale reste pourtant prudente sur le sujet, car il y a visiblement beaucoup de chemin à parcourir pour évaluer la fiabilité de ces outils. Et a quelques mois des élections municipales, le manque de documentalistes pourrait être problématique. Afin d’explorer tous les impacts potentiels de cet outil d’intelligence artificielle, les élus du CSE central ont désigné un expert spécialiste du sujet. Un rapport sera rendu vers la fin de l’année 2025.
Commission Outre-mer (comptes rendus des réunions des 2 juillet et 24 septembre) Suite à un « incident », les élus de la commission ont dû rappeler quelques fondamentaux aux représentants de la direction du Pôle Outre-mer assistant à leurs réunions : « Les élus de la commission Outre-mer tiennent à rappeler l'importance de préserver cette instance comme un espace de travail et de dialogue. Cette commission ne doit être ni une chambre d'enregistrement, ni un espace sous surveillance. Elle doit rester un lieu d’échange, où les élus peuvent s’exprimer sans crainte d’un rappel à l’ordre, une fois de retour dans leur station. Soulever des difficultés, pointer des axes d’amélioration ou alerter sur des dysfonctionnements ne relève pas de la critique gratuite, ni de l’opposition systématique. C’est, au contraire, un signe de notre engagement professionnel et de notre volonté partagée de garantir la qualité du service public, tout en veillant au respect des conditions de travail de chacun et chacune. Les élus n'ont pas à rendre de comptes à leur hiérarchie sur les sujets qui peuvent ou non être soulevés en instance, à Paris. C'est l'une des bases du dialogue social. Charge, ensuite, à la direction d'apporter son éclairage pendant cette instance, si elle ne partage pas certains points de vue évoqués en séance. Les élus de la commission Outre-mer restent attachés à un fonctionnement basé sur des échanges libres et respectueux. Ce sont là les conditions essentielles pour mener ensemble un travail constructif, à la hauteur de nos missions et des enjeux propres à nos territoires. » La directrice du Pôle Outre-mer s’est engagée à faire respecter ces règles. Les Directeur.rices Régionaux sont prévenus. Vie du Pôle Outre-mer L’adaptation de l’accueil d’alternants journalistes a commencé en septembre grâce à un partenariat avec l’IJBA : 6 jeunes ultramarins pourront faire l’essentiel de leur cursus en restant dans leur territoire. Média et public : réforme des rédactions et socle éditorial Tous les postes clés sont désormais pourvus. Une étude montre le recul de la TV et de la radio au profit du web et des réseaux sociaux, qui deviendront dominants d’ici 2030, surtout chez les jeunes. Les réseaux sociaux sont désormais la 1ère source d’information quotidienne, mais la TV conserve un rôle de validation de l’info. La direction du Pôle confirme sa mission de développer le quadri-média. Le responsable des Médias et du Public souligne les progrès réalisés en matière de numérique, avec une forte progression des réseaux sociaux, tout en reconnaissant des disparités entre les territoires. Un travail sociologique par zone est prévu pour affiner la stratégie numérique. La CGT s’inquiète des réorganisations et du manque de moyens pour maintenir la qualité sur tous les supports : manque d’équipements, formation insuffisante et charge de travail accrue. Situation à Mayotte Retour à la normale fin juillet pour l’intérieur de la station, mais les travaux extérieurs sont toujours en cours jusqu’à la fin de l’année (étanchéité, couvertures). Un soutien psychologique est toujours mis à disposition. Projets en cours Le Plan de Continuité d’Activité (PCA) : une collaboration avec des chercheurs pour renforcer les dispositifs dans chaque station a été mise en place. Zénon : le déploiement à Malakoff est suspendu tant qu’il ne sera pas stabilisé. NRCS (Newsboard + OpenMedia) : déploiement achevé dans le bassin Atlantique (St Pierre et Miquelon, Martinique, Guyane, Guadeloupe), le Pacifique d’ici novembre et l’Océan Indien au 1er trimestre 2026. La direction des Moyens et du Développement a prévu un plan de modernisation technique 2026–2028 portant sur le renouvellement des infrastructures (serveurs, postes, outils de montage et diffusion). Un site pilote sera choisi pour tester avant tout déploiement. Le PAM (Production Asset Management) jouera un rôle central pour faciliter le travail au quotidien, avec des formations à la clé. Bilan de l’absentéisme dans les stations Outre-mer au 1er semestre 2025 L’absentéisme reste élevé, supérieur à la moyenne de France Télévisions. Il est principalement dû à la maladie. Les élus demandent des données plus détaillées pour mieux comprendre les causes, souvent liées selon eux à l’organisation du travail. Ils alertent sur la santé au travail et mentionnent que des procédures sont en places. Bilan de l’emploi dans les stations Outre-mer au 30 mai 2025 1.467 ETP dont 9,2% de non-permanents. 19 départs pour 28 recrutements. L’âge moyen des entrées est de 36,6 ans et l’âge moyen des sortants est de 63,9 ans. La part des femmes dans l’effectif permanent est de 39,1%, loin de l’objectif de 50%. Le recrutement des moins de 30 ans est de 28,6% pour un objectif de 32%. La CGT déplore le manque d'efficacité de la politique RH. L'effort budgétaire reste important. Les réductions d'effectifs prévues en 2026 sont très inquiétantes. La direction souhaite répartir les efforts de manière équitable entre les stations et Malakoff, en limitant les suppressions de postes. La priorité est donnée à l’anticipation et à la reconfiguration progressive. Prévoyance invalidité pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna Les négociations ont commencé pour le prochain contrat santé-prévoyance valable à partir du 1er janvier 2027. L’élargissement des prestations de prévoyance pour les salariés de Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Wallis-et-Futuna a été demandé par toutes les organisations syndicales. Le contrat actuel reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026. Déménagement de Malakoff à MFTV Le 21 septembre, les membres de la commission ont visité les nouveaux locaux du Pôle Outre-mer : régies, studios, plateau virtuel. Le centre de diffusion reste en travaux et fera l’objet d’une visite ultérieure. En CSEC, une élue de Malakoff a lu une déclaration commune sur les difficultés rencontrées par les salariés à cause du déménagement. L’élu représentant La Réunion s’est également exprimé en CSEC sur la situation de sa station.
Information sur la mise en place d’un Centre de Services Applications Un projet en apparence anodin qui va permettre à France Télévisions de faire des économies sur des prestataires de maintenance pour 140 applications internes de France Télévisions. En effet, ces dernières ne sont actuellement plus maintenues en condition opérationnelle par leurs éditeurs. D’où un risque d’obsolescence qui nécessite de trouver des solutions. Un appel d’offres a donc été passé pour remettre en question le fonctionnement actuel avec de multiples prestataires afin de rationaliser les coûts. La grande question sera la qualité du service qui sera rendu, compte tenu de l’externalisation de 95% de l’activité en zone C, c’est-à-dire à l’extérieur de l’Union Européenne. Une belle illustration également de la désindustrialisation de la France avec l’appui d’une entreprise de service public. Oui, c’est plus cher en France mais ce sont nos emplois !
Adaptation du processus de gestion des demandes d’achats/commandes hors programmes Selon le patron de la Direction des achats hors programmes, l’objectif principal est d’améliorer la conformité de la politique d’achat et l’utilisation du bon accord cadre par les prescripteurs. En effet, la qualité des commandes saisies dans l’outil de gestion Ariane serait insuffisante par rapport à nos règles de gestion interne, nos spécificités et le volume de commandes. La contractualisation se fait aujourd’hui à travers deux applications qui ne se parlent pas. La direction souhaite optimiser au maximum, car nous avons un volume de flux important avec 30.000 commandes par an pour près de 8.000 fournisseurs et 800 préparateurs internes qui font des demandes d’achats via Ariane. A terme, la volumétrie devrait diminuer grâce à la mise en place de catalogues plus complets concernant plus de 50% du volume d’achats. Selon la direction, il sera nécessaire de diminuer le nombre de préparateurs en privilégiant les personnes expérimentées, pour plus d’efficacité. Un portail fournisseur sera créée pour simplifier les démarches. Il n’y aura pas d’impact sur les gestionnaires administratifs nous promet la direction. Cette nouvelle procédure d’achat sera déployée en janvier 2026.
Information/consultation sur la résiliation du bail de Ponant Parc Le bail de ce site parisien proche du Siège prendra fin au 2e trimestre 2026. La direction pourra ainsi se libérer d’un loyer de 2M€/an. Une partie des personnels a déjà été transférée dans les autres bâtiments parisiens du groupe. Pour savoir où et quand seront transférés les autres, il faudra attendre l’information-consultation du CSE Siège. Sur le principe de la résiliation du bail, les élus du CSEC ont rendu un avis en prenant acte de cette décision à lire ici. Sur les conditions du déménagement, et surtout celles de l’accueil dans les nouveaux sites, les élus s’en remettent à l’expertise des élus du Siège.
Paris, le 24 octobre 2025
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La campagne des municipales… ICI... ou plutôt ailleurs ?
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Cela figurait en bonne place dans les conférences de presse de rentrée des antennes régionales en septembre dernier : « Les élections municipales seront l’un des événements les plus importants de l’année 2026 ». Ce serait alors, l’occasion de montrer la puissance du réseau et d’assurer notre mission de service public de l’information. Et pour ne rien manquer, on a même demandé à certains salariés d’éviter de prendre des congés pendant cette période. On pouvait donc s’attendre à ce que « Dimanche en politique », seule émission politique du réseau France 3, soit un élément important du dispositif. On pouvait espérer que, pendant la campagne, l’émission soit confortée, voire renforcée et mieux exposée. On pouvait toujours rêver et croire aux promesses… Car en février et mars, pendant le mois qui précède les élections municipales, ce n’est pas une émission, ni deux, ou trois que la direction a décidé de supprimer… mais cinq au total ! Le motif ? France 3 diffusera, à la place, les Jeux olympiques d’hiver suivis des Jeux paralympiques, pendant cinq week-ends. Dans un groupe de télévision qui compte cinq chaînes et met en avant sa plateforme numérique, n’y avait-il pas d’autres solutions pour assurer l’exposition de ce grand événement sportif ? Ne pouvait-on pas organiser des bascules entre France 2 et France 4, comme pendant Roland Garros ? Alors que France Télévisions fait maintenant l’objet d’attaques continues de la part de nombreux élus et de médias privés, la direction rate une fois de plus l’occasion de montrer la nécessité d’un service public de l’audiovisuel fort, proche des gens, ouvert et pluraliste, et qui laisse la place aux débats. Face à cette décision, que vont faire les rédacteurs en chef et les directeurs régionaux ? Vont-ils se mobiliser pour défendre le travail des personnels et les intérêts de nos publics ? On aimerait le croire... En attendant leur réaction, il n’est pas trop tard pour revenir sur cette décision qui prive les Français d’un espace de débat démocratique. Qui, à part le réseau France 3 rebaptisé ICI, est en capacité aujourd’hui d’organiser des programmes de ce type, proches des téléspectateurs et des internautes ? La direction doit entendre l’incompréhension des salariés face à cette suppression, et trouver des solutions pour préserver sur le réseau ICI un maximum d’émissions politiques dans une période où nous sommes particulièrement attendus.
Paris, le 16 décembre 2025
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Accident du travail de la DRH de l’info : La direction de FTV enterre le dossier !
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Une enquête conjointe entre la direction et les élus du CSE a été stoppée net par la direction alors qu’elle allait aboutir. La procédure avait été lancée suite à un accident du travail survenu le 6 juin dernier concernant la directrice des ressources humaines de l’information nationale. Celle-ci avait déclaré avoir subi une attaque véhémente contre sa personne et son travail lors d’un échange téléphonique avec la directrice adjointe de l’information.Une première !!!
Paris, le 16 décembre 2025
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Fin programmée des Éditions Toutes Régions. J - 21
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Alerte Info ! Nous apprenons qu’une fausse alerte à la bombe au siège de France Télévisions a fortement bouleversé les antennes, dont celle de France3 Ile-de-France. Mais heureusement pour nos téléspectatrices et téléspectateurs d’Île-de-France, l’édition “toutes régions” réalisée par FTR à Lyon Vaise a pris le relais et assuré sa mission d’information dans le plan de continuité de l’antenne qui lui incombe.
C’était samedi 29 novembre 2025 dernier... Ce sauvetage de nos antennes par un jt toutes régions, réalisé sur le site décentralisé de Lyon Vaise ne sera bientôt plus possible. Dans le projet HUB Info ICI-Régions que la direction a commencé à dérouler, les éditions toutes régions fabriquées par FTR disparaissent. Argument choc : le canal satellite (canal de diffusion du JT toutes régions) étant voué à disparaitre, la contribution n’a plus lieu d’être.
Des audiences en berne dues aux nouveaux modes de consommation télévisuelle auraient finir de convaincre la direction d’arrêter. Des chiffres pour étayer ce constat ? Aucun ! En fait, contrairement aux mensonges de la direction, le canal satellite de France 3 ne s’arrêtera ni à court ni à moyen terme. Peu importe, la contribution de Vaise prendra elle bel et bien fin ! Et ce, très rapidement, avec dans un premier temps, l’arrêt de ses éditions toutes régions à midi en semaine et le week-end.
À FTR, on compte avec amertume et colère les éditions qu’il reste à produire jusqu’au 4 janvier. C’est l’édition régionale de Paris-Ile-de-France qui prendra le relais dès le 5 janvier, et qui assurera le service d’information pour l’ensemble du territoire, sur le canal satellite comme en secours... Quelle cocasserie ! Proposer une information “parisiano-centré”, à la téléspectatrice de Bonneuil (16) ou au téléspectateur de Pommerol (26), et partout en France, à tout un chacun qui peut se trouver dans l’incapacité de recevoir sa propre région. Alors que depuis plus de 20 ans, la mission de FTR est de proposer sur l'ensemble du territoire une offre d’information variée provenant de toutes les régions. Notre direction de l’information, par cette décision, fait preuve d’un Jacobinisme bien malvenu. De plus, avec l’incident du 29 novembre, il est temps que la direction prenne conscience de l’irresponsabilité de s’appuyer en mode secours sur une fabrication parisienne.
À FTR on espère conserver l’édition du soir en semaine, encore quelques mois sans vraiment y croire. “Jusqu’en 2027 “dixit le directeur du Hub Info Ici-Régions, bien connu pour son parler vrai.
La CGT soutient que le service public de l’audiovisuel ne doit en aucun cas se soumettre aux diktats des parts de marché. Qui plus est, justifier l’arrêt pur et simple d’une offre d’information à l’aune de l’audience est tout simplement fallacieux et dangereux dans la période actuelle, où l’information est de plus en plus malmenée par de nombreuses sphères politiques et économiques aux objectifs démocratiques douteux. La CGT demande donc à la direction de l’information de revenir sur sa décision et de maintenir sur l’antenne de France 3 Sat. l'ensemble des éditions toutes régions fabriquées par FTR, afin de maintenir l’offre du service public et l’obligation de continuité d’antenne qui en découle.
Lyon Vaise, le 15 décembre 2025
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Quand il n'y en a plus, il y en a encore !
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Les salariés journalistes ont découvert, depuis une semaine et jusqu’au 26 décembre, que leur tableau de service est géré par un personnel de Mayotte détaché. Malgré les alertes, aucune solution n’a été apportée en interne pour pallier cette absence.
Que faut-il retenir de ce dysfonctionnement ?
- La direction n’a pas anticipé un départ en congés dans le service planification. - Aucun RC en poste ne peut prendre le relais. - Le DCI est absent pour congés sur une partie de la période - L’ancienne gestionnaire administrative de la rédaction aurait pu prendre le relais ponctuellement, vu ses états de service (10 ans de planification des TDS journalistes). Mais personne n’a fait la proposition. - Le tableau de service est sorti après 17 h, compte tenu du décalage horaire. - Le tableau de service comporte des erreurs ou des oublis, et la réactivité fait défaut.
Mais le malaise est plus profond
Décidément, l’organisation et le fonctionnement des rédactions à Réunion La Première nous réservent chaque jour leur lot de surprises
Saint Denis le 12 décembre 2025
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Journalistes, vous venez de percevoir des droits voisins.
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Les droits voisins* des éditeurs de presse sont les sommes touchées par les éditeurs pour l’utilisation de leurs contenus (donc des vôtres) sur internet par les GAFAM, les géants du net. À France Télévisions, la Direction a tardé à lancer les négociations, malgré une directive européenne et une loi datant de 2019. À tel point que la CFDT, la CGT et le SNJ ont dû saisir la CDADV* et entamer une procédure. Contrainte, la direction est finalement (re)venue à la table des négociations, et au fil des semaines et d'âpres négociations, nous avons pu obtenir pour les journalistes 25 % (net de frais de gestion de la SCAM) de ce que touche France Télévisions. C'est en dessous de nos revendications initiales, mais si on compare ce taux à celui qui a été négocié dans d'autres entreprises de presse, nous sommes plutôt dans la fourchette haute. Une somme colossale qui reposait jusqu'à présent bien au chaud sur les comptes de l'entreprise. Près de 5 millions engrangés entre 2019 et 2023 auprès des plateformes numériques (Google et Méta). Ces droits sont rétroactifs, de 2019 à 2024. C’est pourquoi vous découvrez en ce mois de décembre, sur votre relevé de droits de la SCAM, la ligne correspondant aux droits voisins des quatre précédentes années. Soit environ 400 euros par journaliste. Nous avons choisi une répartition égale entre tous les journalistes, sans distinction d'exercer une activité sur le web ou non. Les CDD et pigistes sont naturellement concernés, au prorata de leur présence dans l'entreprise. Par la suite, selon nos estimations, le montant tournera autour d’une centaine d’euros par an, en plus des droits d’auteurs. Ce n’est pas un cadeau de Noël, c’est une petite part de l’énorme gâteau de nos contenus journalistiques, utilisés par d’autres et qui génèrent des millions d’euros chaque année. Des étrennes bienvenues et surtout bien méritées !
Paris, le 10 décembre 2025
*Droits voisins : Les journalistes professionnels ou assimilés, au sens des articles L. 7111-3 à L. 7111-5 du code du travail, et les autres auteurs des œuvres présentes dans les publications de presse mentionnées à l'article L. 218-1 du présent code ont droit à une part appropriée et équitable de la rémunération mentionnée à l'article L. 218-4. Cette part ainsi que les modalités de sa répartition entre les auteurs concernés sont fixées dans des conditions déterminées par un accord d'entreprise ou, à défaut, par tout autre accord collectif au sens de l'article L. 2222-1 du code du travail. S'agissant des autres auteurs, cette part est déterminée par un accord spécifique négocié entre, d'une part, les organisations professionnelles d'entreprises de presse et d'agences de presse représentatives et, d'autre part, les organisations professionnelles d'auteurs ou les organismes de gestion collective mentionnés au titre II du livre III de la présente partie. Dans tous les cas, cette rémunération complémentaire n'a pas le caractère de salaire. *CDADV : La Commission droits d’auteur et droits voisins (CDADV) peut être saisie lorsqu’un désaccord survient entre les journalistes et les éditeurs de presse sur la rémunération qui leur est due pour l’exploitation de leurs œuvres.
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Compte-rendu Commission de déontologie du 1er décembre
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| Présents pour la direction : Pascal Doucet-Bon (Président et directeur délégué à l’information), Alexandre Kara (directeur de l’information), Muriel Pleynet (directrice france info), Willy Bracciano (réseau ultra marin), Jérôme Cathala, Delphine Vialanet (responsable numérique régional), Pascale Lagorce (coordinatrice numérique réseau), Antoine Armand (directeur de l’information réseau). Organisations syndicales : Pour la CGT : Ibrahim Khalatoumi (Mayotte), Cécile Laronce (rédaction nationale), Guillaume Le Gouic (France 3 IDF), pour le SNJ Laurence Couvrand, Mathilde Goupil et Elisabeth Braouet. Pour la CFDT : Cécile Poure, Séverine Dangin et Bianca Careto. pour FO : Lise Hourdel, Clément Weil-Raynal, Ali Benbourmane.
Plus de 60 questions pour la seconde et dernière réunion de la commission de déontologie de 2025. Plus de quatre heures de débats. Et des questions qui n’ont pas été abordées, faute de temps ! Cela montre l’importance de cette commission pour traiter des questions de déontologie. Nous avons, maintes fois, demandé que les réunions se déroulent sur la journée. Refus de la direction. Augmentons alors le nombre de réunions pour 2026. La balle est donc le camp de la direction…
Questions transversales
La direction répond qu’il ne s’agit pas d’une question déontologique. « Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a été l’invité des 4 vérités dans Télématin lors de la sortie du rapport. Et la direction d’ajouter : « c’est toujours compliqué de parler de soi ».
En réalité, ce n’est pas le cas. Le site est très ambigu. Les logos des entreprises où travaillent aujourd’hui les anciens élèves diplômés apparaissent. Il est donc compliqué pour la direction de les contraindre à changer l’onglet. La direction exige en revanche que le logo de FTV soit retiré, mais doute d’obtenir gain de cause… La direction précise que nous n’avons aucun partenariat avec cette école non reconnue par la Convention collective des journalistes. Et qu’il n’est pas possible d’y enseigner.
Si la direction reconnaît que FTV n’a pas assisté à la totalité des débats, faute de budget, elle répond aussi qu’il est faux de dire que les journalistes ont peu suivi le procès de Nicolas Sarkozy. Les 20h semaine ont consacré huit sujets en amont. Et Complément d’Enquête a réalisé un 52 mn. Les étapes du procès ont bénéficié de six sujets dans le 20h. Après le procès, il y a eu sept reportages.
Question CGT : Nathalie Saint-Cricq et le Crif Invitée comme animatrice à un dîner du Crif, Nathalie Saint-Cricq pose une question totalement alambiquée à Raphaël Enthoven, qui lui-même ne la comprend pas. Nathalie Saint Cricq a-t-elle fait une demande de collaboration extérieure ? La direction, considère-t-elle que ce type de prestation donne une bonne image de FTV et de ses journalistes à l’extérieur ? Si non, pourquoi Nathalie Saint Cricq continue-t-elle de s’exprimer comme éditorialiste de FTV, au risque de décrédibiliser totalement le service public et les salariés de FTV ? Direction : Il s’agissait d’une table ronde. Nathalie St Cricq a fait une demande la veille pour le lendemain pour remplacer quelqu’un au pied levé. Et la plate-forme pour déclarer des collaborations extérieures a rencontré un bug. La direction précise que c’est Alexandre Kara qui a donné l’autorisation. Vous avez conscience de décrédibiliser le service public ? Kara : « Oui, le risque existe. On doit réfléchir à être équilibré. Il nous importe de préserver la liberté de nos salariés. Et voir comment l’image de FTV est utilisée. Et sur ce cas précis, Nathalie St Cricq n’était que médiatrice. »
Avant sa prise de fonction au 20h, Léa Salamé a été photographiée dans Gala avec un paquet de gâteaux apéritif à la main. Publicité ou pas ? Selon la direction, c’est clairement de la pub clandestine. La direction n’en n’avait pas connaissance. La direction rappelle qu’il y a eu des sanctions contre des personnes qui ont récidivé. « Une sanction est une tache dans un dossier. Elle reste deux ans dans son dossier. » La direction indique qu’elle observe une baisse des cas de publicité clandestine. La direction avoue travailler sur dénonciation. La photo de Léa Salamé date d’avant sa prise de poste au 20h. La règle s’applique à tout le monde même aux PTA. Quand on est journaliste, on a une notoriété ce qui ne veut pas dire célébrité. Quand on est journaliste, on représente l’entreprise. La direction considère que c’est un prolongement de l’antenne. Et d’ajouter : « Quand on fait de la pub, on profite donc de la notoriété de l’entreprise. Le journaliste ne confondra pas son rôle avec celui d’un publicitaire. »
Direction : « Matthieu Pigasse est cofondateur et actionnaire minoritaire de Mediawan à hauteur de 6,74 %. Caroline Roux est employée par FTV. Matthieu Pigasse n’est ni le patron de Caroline Roux, ni son donneur d’ordre économique. Cela dit, son rôle aurait dû être donné dans sa présentation ainsi que son engagement politique. Il y a une charte de présentation des invités en cours de rédaction depuis plusieurs semaines. Une DLS (infographie - éléments graphiques visuels) existait, mais elle n’est jamais apparue. Il aurait été bien de le présenter dès le départ. »
Question CGT : JRI-OPV Dans quels cas, un journaliste rédacteur est-il amené à partir en reportage TV ou pour un tournage de magazine, accompagné d’un opérateur de prise de vue ? Que disent les textes à ce sujet ? Est-ce que la question de déontologie se pose ? Deux salariés qui partent en reportage ensemble, qui vont faire le même travail, qui vont prendre les mêmes risques et chacun sa convention ? Direction : Déontologiquement l’OPV a les mêmes devoirs qu’un JRI. Il est sous un contrôle éditorial. Les OPV ont les mêmes règles et devoirs que les journalistes.
La direction répond que le principe homme-machine est dans la note IA générative sur l’intranet. Les journalistes sont responsables de ce qu’ils écrivent avec ou sans IA. L’utilisation de l’IA est proscrite donc, il est interdit de donner un « prompt » à l’IA. Nous n’avons pas le droit de poser une question avec des infos de l’entreprise sur un sujet propre à l’entreprise. La direction précise : « tant qu’un sujet n’est pas à l’antenne, il est confidentiel. » En revanche, si on utilise Mediagen, le promt reste en « bac à sable » il ne part pas à l’extérieur. Pour l’instant, on n’utilise pas Mediagen (suspendu jusqu’à nouvel ordre) mais c’est l’avantage de Mediagen. Une organisation syndicale évoque l’utilisation de Capcut : toutes les données rentrées appartiennent à Capcut. Et pourtant FTV demande de l’utiliser… La direction confirme, et précise qu’avec le logiciel Première, c’est le même problème.
Question CGT : A la rédaction de Mayotte la 1ère, l’application whatsapp est devenue un outil quotidien de travail : les journalistes rédacteurs, journalistes radio et JRI y envoient les sons pour les journaux radios et les images pour le journal de 13h via leurs téléphones portables. N’est-ce pas prendre le risque de voir l’IA se saisir d’informations confidentielles ? Direction : Whatsapp intègre des IA mais Meta affirme ne pas avoir accès à notre discussion, sauf si un utilisateur actionne la fonction IA. La direction privilégie Teams. Teams est un « bac à sable ». Les données restent au sein de FTV. Mais il faut créer une équipe teams à chaque fois. C’est moins souple que Whatsapp. Une demande de simplification a été faite auprès de Teams.
La direction répond qu’elle n’en a pas la certitude. « C’est vraisemblable. Les révélateurs ont travaillé sérieusement. Tout est expliqué sur franceinfo.fr dans la page transparence. Les révélateurs ont fait toutes les vérifications. Il n’y a pas d’autres vérifications possibles à part la caméra de surveillance. Les révélateurs ont fait les contrôles visuels et ont cherché à savoir qui avait émis cette image en premier. Les deux camps revendiquaient la même image. Cette explosion a bien eu lieu. La direction explique qu'il y a eu une vérification sur place par des personnes qui travaillent pour FTV. » Et de conclure : « 60 000 médias dans le monde entier se sont trompés. » Remarque CGT : En région, beaucoup de journalistes ignorent la plupart du temps l’existence du service les révélateurs. Même des responsables d’édition ne connaissaient pas les révélateurs. Direction : « Mais ils ne sont que 5 et bientôt 6. Leur service n’est pas dimensionné pour répondre aux besoins des régions. Il faut apprendre aux journalistes à gérer eux-mêmes les images des réseaux sociaux. » A bon entendeur. Le service juridique est très sollicité par des problèmes de droits d’auteur. Autrement dit, de nombreuses photos ou images sont utilisées par les rédactions sans que les auteurs ne soient identifiés ou prévenus. Conséquence, FTV pour éviter des procédures, doit s’acquitter de droits d’auteur. Les sommes peuvent être minimes. Mais à la fin de l’année, cela représente plusieurs milliers d’euros…
Editions nationales
Selon la direction, le mot de désinformation est impropre. « La municipalité de Cassis a bien parlé d’inondation massive. Il est vrai que le commentaire n’en fait pas état. Il est donc incomplet, mais ce n’est pas de la désinformation. » Commentaire CGT : Les journalistes de terrain ont alerté. Une alerte qui a eu peu d’importance pour la direction…
Question CGT : Rafting au bout du monde Dans le 13h mardi 19 août 2025, un reportage suit des touristes occidentaux en train de faire une excursion en rafting à Bornéo. Cela pose une question éthique par rapport aux engagements de la Présidence en matière de responsabilité environnementale. Il y a beaucoup d’autres sujets qui d’un point de vue journalistique mériteraient d’être tournés en Malaisie : la déforestation liée aux plantations d’huile de palme pour les grands groupes français, les cultures locales, etc. Quel sens cela a-t-il d’aller si loin pour filmer une activité que l’on peut faire tout aussi bien dans les Pyrénées ? Direction : « Les engagements environnementaux de l’entreprise ne doivent pas nous amener à l’autocensure. Mais il aurait peut-être fallu demander ça à la famille en question. Cela implique évidemment, des précisions sur l’empreinte carbone. »
A ce sujet, la direction répond que le débat est récurrent sur les monographies. « Toutes les personnes de plus de 40 ans savent ce qu’est un Tupperware. On fait parfois des monographies de marques et ce n’est pas un problème… Ce type de réunion fait partie de l’histoire. Cela peut justifier la monographie. On aurait pu dire qu’il existait d’autres marques. » Commentaire CGT : Réaliser un reportage sur une entreprise qui vend du plastique en 2025 a-t-il encore du sens alors que nous devons atteindre la neutralité carbone de nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050…
Lien du reportage du 20h : https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/fonction-publique-ces-fonctionnaires-prets-a-tout-pour-servir-la-nation_7494166.html Direction : « C’est un contresens qui n’aurait pas dû se produire. C’est une faute. C’est inacceptable ! C’est toujours sur l’illustration d’une statistique, si on n’a pas l’archive, on ne force pas la main. Il faut renoncer. Les conséquences pour les gens peuvent être catastrophiques et le mal est fait. » Commentaire CGT : Les professeurs représentent une population difficile à interviewer. C’est pourquoi, il faut d’autant plus la respecter…
Autre illustration du sujet avec cette question CGT
Un dossier ICI de 5’30 « réalisé par une équipe de la rédaction nationale mettait en valeur la tradition des raseteurs en Camargue. Le dossier a été diffusé le week-end du 24-25-26 octobre sur le réseau France 3. Dans sa version initiale, la durée du dossier est de 5’26’’. Rediffusé au 13H de France 2 le lundi 27 octobre, le dossier ne faisait plus que… 3’15’’. Or, la rédactrice (ex-France 3) n’a pas été prévenue de cette rediffusion et de l’amputation de plus de 2 minutes. Résultat, c’est tout le cœur du sujet qui a disparu avec la présentation d’un célèbre raseteur, français d’origine marocaine, qui aujourd’hui forme la jeune génération et incarne la transmission dans cette discipline très exigeante. Le célèbre raseteur, et les autres personnes interviewées dans le reportage, ont fait part de leur incompréhension d’avoir disparu dans la version courte diffusée sur France 2. Le travail effectué par les journalistes de terrain est traité de manière irrespectueuse par les équipes des rédacteurs en chef des éditions de France 2. Y a-t-il eu des consignes pour rediffuser les dossiers ICI sur France 2 en les coupant sans prévenir leurs auteurs, ni demander leur avis ? Pour info, le sujet raboté ne s’inscrivait pas dans une actualité chaude. Direction : « Tous les dossiers peuvent avoir plusieurs vies dans les différentes éditions. L’encadrement du service aurait dû le demander à la rédactrice. L’erreur vient de l’encadrement du service. Le sujet doit être coupé par l’auteur ou l’autrice. La coupe doit être faite par l’auteur du sujet, mais en son absence, on prévient le ou la journaliste. Il y a eu un maillon qui n’a pas fonctionné. Les règles sont claires. On a un problème de connaissance de ses règles. » Commentaire CGT : Était-il nécessaire de le diffuser le jour en question ? Apparemment, oui, répond la direction…
Dans l’édition du 13h du 7 octobre, un sujet sur un baromètre de durabilité des produits est tourné dans une seule enseigne, Darty. On comprend que tourner dans plusieurs magasins aurait été fastidieux, difficile ou compliqué, mais ne faut-il pas, dans ce cas, occulter les marques ? Direction : « L’Arcom ne dit pas qu’on doit tourner dans plusieurs entreprises. L’Arcom dit, en revanche, pas de publicité clandestine. Il ne faut pas que le sujet soit laudatif. Et oui, c’est mieux de tourner dans plusieurs magasins si cela est possible. » Question CGT : Présence à l’antenne de la conjointe d’un potentiel candidat à l’élection présidentielle. Même si Raphaël Glucksman n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2027, et s’il est admis qu’un(e) conjoint(e) d’une personnalité politique n’a pas forcément les mêmes opinions politiques que cette dernière, la présentation du journal de 20h par Léa Salamé interroge beaucoup de téléspectateurs. Certes, les règles déontologiques sont respectées, du moins tant que l’on n’entre pas dans la phase de campagne officielle, mais le fait qu’elle interviewe aujourd’hui de futurs rivaux ou soutiens de Raphaël Glucksmann pose un problème de crédibilité. A l’heure où l’audiovisuel public est attaqué de toutes parts, ne vaudrait-il pas mieux éviter une proximité aussi visible ? Direction "La rigueur en interview de Léa Salamé ne peut être remise en cause. Le pluralisme du 20h non-plus. La direction traitera le cas de Léa Salamé comme les nombreux précédents comparables qu’elle a eu à traiter : par l’aménagement de poste. En l’occurrence, elle quittera l’antenne du 20h s’il y a lieu, lorsque la direction le jugera opportun."
Question CGT : Les micros-trottoirs « portraitisés » Ils mettent en danger les personnes interviewées. Le directeur de l’info nommé en 2022 avait parmi ses grands projets pour les journalistes de la rédaction nationale de FTV, celui de faire évoluer les micros-trottoirs en micros-trottoirs « portraitisés ». Les journalistes et OPS qui vont sur le terrain, considèrent ces interviews comme des tâches incongrues, loin des bonnes pratiques du journalisme. Pour rappel, les équipes arrêtent au hasard, les passants dans la rue. Le journaliste commence par poser une question, puis enclenche une série de questions pour tout connaître de la vie de son interlocuteur : état-civil, âge, profession, moults détails sur sa vie privée. Certains promeneurs au départ enclins à nous répondre, réalisent bien vite dans quelle aventure ils se sont embarqués, tant l’intrusion opérée au pas de charge dans leur intimité est sans fin. Car ces micros-trottoirs sont toujours réalisés dans la précipitation pour satisfaire les besoins de l’antenne. Il arrive fréquemment que certaines personnes interviewées, surprises par cette avalanche de questions, se rétractent comprenant bien tard qu’elles se mettent en danger par rapport à leur famille ou à leur employeur. Par ailleurs, ces « micros-trottoirs portraitisés » sont susceptibles d’alimenter les fake news, car aucune des réponses données au hasard d’une rencontre sur un trottoir, ne peut être vérifiée. Les journalistes de terrain réclament la fin de cette pratique de « micros-trottoirs portraitisés ». Si on doit interviewer sérieusement des personnes sur un thème précis, l’édition doit anticiper. Ainsi, les journalistes pourront organiser un reportage, se renseigner au préalable, puis prendre rendez-vous, et on respectera d’autant mieux nos interlocuteurs. Direction : « Depuis un certain temps déjà le micro-trottoir gratuit, on n’en veut plus… D’où cette demande de micro-trot portraitisés. On doit pouvoir entendre les Français. Exemple, sur le prix de l’essence, on doit juste savoir qui parle. C’est vrai que c’est plus compliqué à faire. » Commentaire CGT : portraitiste ou pas, nous allons continuer à voir ici et là dans les sujets, des micros-trottoirs qui n’apportent pas grand-chose en termes d’information…
Direction : « Parfois sur un même sujet, tous les noms ne sont pas cités. Les journalistes du réseau le sont quand il y a une exclusivité, répond Murielle Pleynet. Et d’ajouter : « exemple avec le témoignage de l’ex-compagne de Cédric Jubilar. Il n’y a pas de volonté de ne pas citer les journalistes du réseau. » Organisations syndicales : « Cette question concerne aussi les outre-mer. Il faut y penser également ! » Commentaire CGT : Donc si on comprend bien…. Si les journalistes du réseau régional ou ultra marin veulent être cités, qu’ils fournissent des images et interviews exclusives !
Direction : « Cette erreur n’a pas été dupliquée. Il s’agit de deux erreurs distinctes. Aucun copié-collé donc ! Au total, ce sont 15 personnes qui ont commis des erreurs ou des fautes. Il y aura des formations pour l’ensemble des journalistes. Ça vaudra aussi pour l’encadrement. On a un vrai problème de communication. » La direction indique qu’elle ne comprend pas pourquoi en conférence de rédaction du 20h, cette faute dite à l’antenne n’a pas été évoquée. Commentaire CGT : « Tant que vous fonctionnerez en vase-clos dans les conférences de rédaction, il n’y aura pas de réelle communication entre les journalistes. » Direction : « C’est faux. La conférence de rédaction est ouverte à tous. On invite tout le monde à y venir. » Remarque CGT : Conférence de rédaction soi-disant « ouverte ».
Magazines de l’info
Question CGT : Traitement de l’extrême droite Le 26 octobre, dans Dimanche en politique, Eric Zemmour parle « de djihad du quotidien » à propos du vol de bijoux au Louvre et de toute une liste de crimes et délits qu’il attribue aux seuls musulmans, comme s’il n’y avait pas d’autres criminels en France. Ensuite, il lance un appel à la « remigration » des musulmans qui ne cachent pas leur religion dans l’espace public et ne rasent pas les murs. Ce n’est pas autre chose qu’un appel au nettoyage ethnique. Jamais de tels propos incitant à la haine d’un groupe socio-culturel particulier n’auraient été tenus sur le service public il y a 10-20 ans. Pourquoi, lorsque des propos ou fausses informations sont dites à l’antenne, aucune contradiction ne sont apportées par les journalistes en charge de l’émission ? Ne pas le faire contrevient aux principes déontologiques des journalistes.
Aujourd’hui, il ne représente rien politiquement : 0 député à l’Assemblée nationale. Direction : « L’organisation syndicale a raison de dire que Reconquête n’a plus de député. Mais les critères Arcom disent qu’il faut tenir compte : des résultats des précédentes élections (2021), du nombre d’élus au Parlement européen, en région, dans les départements, les municipalités, de l’appartenance à un groupe politique au Parlement (Assemblée nationale et Sénat), des sondages, et de l’animation du débat politique. » « Selon ces 5 critères, Eric Zemmour peut être invité au moins une fois par trimestre. L’interview répond aux critères déontologiques. »
France info
La direction exprime sa consternation. « Il y a d’abord eu un graphique qui arrive de l’infographie truffé d’erreurs. Une responsable d’édition qui fait enlever des erreurs, mais il en reste encore, et ça se produit sur deux jours de suite. » La direction précise qu'il y aura des sanctions si ça recommence.
Question de la CGT et autres OS Le 9 novembre sur France Inter dans Questions politiques, Alix Bouailhaguet, éditorialiste politique, interroge Manuel Bompart sur Zohran Mamdani. Coup sur coup, elle lui pose trois questions basées sur des informations fausses : il aurait repris le slogan « mondialiser l’intifada » (ce qui est faux, il a simplement refusé de condamner l’expression, déclarant que « contrôler le langage » ne faisait pas partie de ses fonctions (1)), il n’aurait pas condamné les attaques du 7 octobre (alors que dans un tweet du 8 octobre, il a « pleuré la mort de centaines de personnes à travers Israël et la Palestine au cours des dernières 36 heures »(2)), et l’UNRWA serait une agence de l’ONU accusée de collusion avec le Hamas (faux, le rapport indépendant de Catherine Colonna indique que les autorités israéliennes n’ont fourni aucune preuve de cela (3)). Dire à l’antenne de fausses informations est-il conforme aux principes déontologiques ? Quels sont les critères de la direction de l’information pour avoir le statut d’éditorialiste à FTV ?
Direction : « On a apporté avec France inter des rectificatifs aux questions d’Alix Bouailhaguet. L’émission est produite à France inter. Les questions de la journaliste ont été relues. Elle a convenu à l’antenne qu’il y avait eue une erreur. Il faut savoir que la journaliste subit un cyberharcèlement. » CGT : est-ce qu’une plainte a été déposée ? Direction : Oui, il y aura une plainte déposée pour cyberharcèlement.
Un virage à l’extrême droite a été noté ces derniers temps sur nos antennes. De plus en plus de personnalités d’extrême droite ou identitaires, sont invitées. France info recrute d’anciens chroniqueurs de C-News qui tiennent des propos plus que limites ou reprennent tous les marqueurs de l’extrême droite. Le 20 octobre, dans l’émission Le Pour et le Contre de France Info TV, Michel Onfray est interrogé par trois transfuges de CNews : Claire-Elisabeth Beaufort (CNews 2017-2021), Nathan Devers (CNews 2021-2025), Paul Melun (CNews 2021-2025). Dans cette émission, mystérieusement retirée des sites de FTV et de France info, le philosophe identitaire reprend la notion de grand remplacement en la déclinant avec d’autres termes : « Il y a une démographie, et le grand remplacement va avoir lieu, oui si l’on veut… moi je ne veux pas utiliser un mot qui soit connoté… je dis simplement que quand une population fait des enfants, une autre n’en fait pas, il y a une immigration qui est massive, que c’est une immigration culturelle aussi, je fais mon deuil d’une France à l’ancienne, d’un monde judéo-chrétien à l’ancienne… ». Personne sur le plateau pour répondre que ce fantasme de l’invasion ne repose sur rien de concret, ou des chiffres manipulés, ou que ce monde « judéo-chrétien » n’existe pas, qu’il s’agit d’une imposture historique construite de toutes pièces pour masquer des siècles d’antisémitisme chrétien et exclure l’Islam du triptyque monothéiste (lire Sophie Bessis). Au contraire, ces propos sont relayés le lendemain par un tweet de France Info, posté à 11h, et retiré une heure après. Ainsi que par un tweet de Patrice Romedenne, qui lui a été maintenu (mais il est vrai qu’il s’exprimait à titre personnel). Le 25 octobre, toujours dans la même émission, est invité un autre ancien de CNews, Florian Tardif (CNews 2017-2021), journaliste à Paris Match, qui nous révèle de menus détails de la vie de Nicolas Sarkozy en prison : « Il a acheté un petit balai, du thon et des yaourts ». Le poids des mots, le choc des photos ! Là, on met vraiment le couteau dans la plaie! Puis, un peu plus tard, s’installe sur le plateau l’avocat Gilbert Collard, ancien soutien de Marine Le Pen et de Eric Zemmour, qui est montré en photo à côté des deux leaders d’extrême droite. Tranquillement, il remet en cause le jugement de Nicolas Sarkozy, le qualifiant de « jugement de journaliste ». «Les délits qui auraient permis l’association de malfaiteurs ne sont pas là ». Simples hochements de tête des journalistes. Muriel Pleynet est contente de répondre aux questions sur l’émission « Le pour et le contre ». Et de préciser : « Le profil des intervenants est systématiquement présenté comme des ex-intervenants de CNews. Pourtant, ils sont intervenus sur d’autres supports et médias de service public. Il est question d’écrivains. Bardés de diplômes. Le biais de départ n’est pas vraiment honnête. Et venir de Cnews n’est pas vraiment une tare. » Au sujet de Michel Onfray et du « grand remplacement », la direction reconnaît qu’ils n’ont pas maîtrisé le débat sur un sujet qui appelait du rebond, de la relance. « Ce sujet est arrivé en fin d’émission. Donc pas la possibilité de recadrer l’invité. » Et la direction d’ajouter : « Francinfo TV n’a pas vocation à être CNews ». Nous voilà rassurés ! Pour les chiffres sur la Seine-Saint- Denis, la direction reconnaît que « cela n’a pas été sourcé et c’est une faute. »
Débat : Organisations syndicales : « Au-delà des profils des chroniqueurs, on déroule du temps à des invités, où ils peuvent exposer leur propre opinion et déontologiquement, ce sont des opinions racistes, sans contradiction. » Direction (Murielle Pleynet) : « C’est une tranche. On essaie de poser un débat. Il va y avoir un rédacteur en chef à l’antenne. Il faut que France info soit une chaine qui permette de mettre toutes les opinions à l’antenne, il faut être contre des à priori. On doit être capables de recevoir l’ensemble du paysage pluraliste français. » CFDT : « Ça manque de journaliste en plateau pour apporter la contradiction. » Direction : « Oui, on a choisi de mettre à l’antenne deux intellectuels, essayistes écrivains, c’est une richesse… et une journaliste en plateau. » « Quant les invités sont plus radicaux, il est plus difficile de les couper ou de les questionner » ajoute Alexandre Kara qui défend cette émission. Et d’ajouter : « Que les invités sont pluriels. On doit être capable d’accueillir les avis différents et pluriels. Cette émission à trois mois d’existence. » CGT : « Le problème c’est que les deux chroniqueurs ne sont pas calibrés pour apporter de la contradiction aux invités, et que la journaliste qui devrait pondérer et contredire les invités ne le fait pas assez. »
Direction : « Pour Anne-Cécile Mailfert, c’est un lien d’intérêt avec le groupe. Elle sera citée comme tel. Pour Najat Vallaud Belcacem, elle aurait dû être présentée comme appartenant à la Cour des comptes. Elle a été directrice de collection chez fayard, elle était légitime à être à l’antenne. C’est à la Cour des comptes de décider si elle a le droit ou non de s’exprimer à FTV. Elle est responsable de ses propos. »
Questions CGT : Sur Franceinfo TV, Nathalie Saint Cricq, éditorialiste à FTV, a déclaré après le vol de bijoux au Louvre : « Ça serait mieux qu’il y ait 50 musées à surveiller en France plutôt que 200. Ça serait plus pratique, comme dans la plupart des autres pays ». Veut-elle dire par là qu’il y a trop de culture en France, trop de patrimoine, qu’il faut sacrifier la culture à cause d’un simple fait divers ? Est-ce que cela reflète la ligne éditoriale de France Info ? Est-ce que le fait d’être « éditorialiste » à FTV permet de dire n’importe quoi à l’antenne, dans un événement retransmis sur les RS, ou dans une émission sur un autre média ? Direction : « On considère que ça relève du débat et cette question n’est pas en lien avec la déontologie. Il faut en parler avec l’éditorial. »
Sur Gaza, interviews d’Olivier Rafowicz et interventions en direct de Benjamin Netanyahou A de nombreuses reprises, Franceinfo tv a donné la parole à Olivier Rafowicz au cours de longues interviews de plus de 10 minutes. Notamment le samedi 28 juin dans la tranche 14/16. Peut-on déontologiquement accorder une telle tribune au porte-parole d’une armée accusée par l’Onu de génocide, crime contre l’humanité et crimes de guerre ? Peut-on le laisser ainsi dérouler sa propagande et ses fake news, sans véritable contradiction, sans possibilité de vérifier ses propos puisque son armée interdit tout journaliste étranger de rentrer dans la bande de Gaza ? La charte déontologique de l’AFP, par exemple, prévoit ce cas de figure : « Nous devons identifier les auteurs de tueries, tout en prenant garde à ne pas leur offrir une plateforme d’expression en publiant plus que de courts extraits de leurs déclarations orales ou écrites ». Il est bien entendu possible d’interviewer le porte-parole d’une armée en guerre, même coupable de crimes de guerre. Mais ne fallait-il pas prendre les précautions nécessaires ? En l’occurrence, pour Olivier Rafowicz, s’en tenir à un extrait de 30’, encadré par un rappel du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le Ministre israélien de la Défense Yoav Gallant et le Premier ministre Netanyahou ? Même question pour Benjamin Netanyahou. Le 10 août, Franceinfo TV a diffusé in extenso la conférence de presse de Benjamin Netanyahou justifiant l’invasion de Gaza et expliquant que tous les médias affirmant qu’il y a une famine à Gaza mentent. Ce contenu a été imposé par le rédacteur en chef jour contre l’avis de l’équipe éditoriale (chef de tranche et responsable d’édition). C’est donc une volonté de la direction, qui se manifeste là de manière « autoritaire et hiérarchique ». De même que pour Olivier Rafowicz, n’aurait-il pas fallu suivre l’avis de l’équipe éditoriale, ne prendre qu’un extrait de l’intervention de Netanyahou et prendre les précautions d’usage en rappelant qu’il est poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Direction : « Le porte-parole de l’armée israélienne n’est pas poursuivi par la justice. Ils n’ont ni l’un ni l’autre de tribune sur notre antenne. Quand l’actualité l’impose, le porte-parole est l’un des acteurs principaux de ce conflit. Nos téléspectateurs peuvent l’entendre. On a des journalistes en plateau. Oui, quand l’un des acteurs majeurs d’un conflit s’exprime, on l’invite, mais on lui apporte la contradiction à quatre reprises. Oui, nous confirmons, nous n’avons pas accès à Gaza. »
Liens avec l’armée française ou des armées étrangères. « Oui Mon Colonel ! ». Lors de l’interview du porte-parole de l’armée israélienne sur franceinfo canal 16, le 28 juin 2025, le présentateur de la tranche 14h/16h s’adresse à lui par des « mon colonel ». Il s’agit d’une marque de respect qui ne concerne que les militaires entre eux. C’est ainsi qu’un subordonné doit s’adresser à un supérieur, pas un civil, encore moins un journaliste. Ne faudrait-il pas éviter ce genre de proximité à l’antenne ? Selon la direction, « un civil peut employer cette formule pour s’adresser à un militaire. »
France info. fr
Direction : « 6media est chargé de couper et découper les sujets de France info, trouver un titre, rédiger un chapeau. Son activité est supervisée par FTV. Le texte doit être le plus proche possible du commentaire. La direction a recours à un prestataire parce que nous n’avons jamais trouvé de volontaires pour effectuer cette tâche pour les JT. L’équipe est composée de journalistes titulaires de la carte de presse. Cinq personnes sont mobilisées par jour. Les sujets repris sont signés par l’équipe. » Pour des sujets sensibles, comme ceux des correspondants à l’étranger ou l’œil du 20h, ils sont validés par les journalistes eux même. Pour les autres, ils ne valident pas. Cela dépend de En cas d’erreur, précise la direction, signaler à « Sur le site de France info, il y a 120 URL par jour. Il y a autant d’URL que de sujets. Tout n’est pas découpé. Les chroniques ne le sont pas. »
Information régionale
Question CGT : Une pétition contre l’occupation des sans-abris dans les gymnases du 15e. https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/gymnases-requisitionnes-pour-l-hebergement-d-urgence-un-club-sportif-appelle-a-preserver-l-acces-au-sport-a-paris-3228773.html Dans ce sujet diffusé dans le journal régional 12/13, largement couvert par les médias d’extrême droite, la décision de la mairie de Paris de réquisitionner des gymnases pour y loger des sans-abris est contestée par certaines associations et le maire du 15e arrondissement. A aucun moment dans le sujet diffusé dans le 12/13, il est indiqué si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer sur le sujet. Une version soir a été produite avec, cette fois, l’interview d’une élue de la mairie. Mais ce sujet n’a pas été mis en ligne sur le site de France 3 Ile de France. C’est la version de la mi-journée qui est toujours en ligne en appui d’un article. Comment l’encadrement a-t-il pu valider le sujet de la mi-journée sans mentionner si la mairie de Paris a été contactée pour s’exprimer ? Pourquoi, ce sujet qui contrevient au principe du contradictoire est-il toujours en ligne sur le site régional ? Direction (Antoine Armand) : La réponse de la mairie de Paris est arrivée à quelques minutes de l’antenne. Il aurait fallu le dire en retour plateau. CGT : Mais l’article est en ligne depuis des semaines alors qu’il ne le devrait pas. Pourquoi ? Direction : on va demander que la version soir qui respecte le contradictoire soit mise en ligne. Commentaire CGT : Il faut l’intervention de la CGT en commission de déontologie, pour procéder à ce changement. Soit plusieurs mois après la parution de cet article avec un sujet vidéo en ligne qui contrevient aux principes du contradictoire…
Question CGT : Diffusion d’un sujet d’archives dans le journal d’Auvergne. Le 27 mai, dans le journal du 12/13, un sujet lié à des commémorations en l’honneur de Marthe Guillaume, tourné et diffusé en 2023, a été diffusé en totalité sans la mention « archives ». Et avec la mention dans les titres : « Événement du jour ». Avant le JT midi, le présentateur a demandé à ce que la mention « archives » soit ajoutée, considérant que le sujet ne pouvait pas être présenté comme une actualité du jour. Il a essuyé un refus. Réponse de l’adjointe en charge de l’édition : « L'église est toujours à la même place et le monument aux morts n'a pas bougé. Et d’ajouter : « Le sujet a été validé par le rédacteur en chef. C’est lui qui a le dernier mot ». Pendant le JT, il a rappelé dans l'oreillette qu'il fallait écrire la mention "archive", sans succès. Pourquoi, la direction éditoriale de Clermont-Ferrand a pris la décision de pas mentionner qu’il s’agissait d’un sujet d’archives ? Pourquoi diffuser en totalité un sujet tourné sur le même thème en 2023 avec le risque de voir à l’écran des personnes interrogées décédées depuis la première diffusion ? Direction (Antoine Armand) : « Il y aurait dû y avoir la mention archives à l’antenne. » Comme l’a rappelé la CGT, le présentateur l’a demandé à l’encadrement en charge de l’édition…
La direction indique que le choix du titre est déterminant pour le référencement. Voyant que le contenu ne rencontrait pas le public, il a été modifié sans l’avis de l’auteur le lendemain (le samedi, l’auteur ne travaillait pas). Commentaire CGT : On se met d’accord sur un titre et le lendemain matin, l’auteur a un texto froid pour lui dire que le titre a été changé… Drôle de méthode.
Information numérique régionale
Delphine Vialanet, directrice numérique du réseau, indique : « Les modules numériques sans signature ne sont pas acceptables. A FTV, on a rappelé et nous demandons la signature de l’auteur d’une vidéo. S’il existe des manquements, il y aura un rappel à l’ordre.» Pour le site Ici, Pascale Lagorce, coordinatrice numérique, explique que « le site appartient à 50/50 à France TV et Radio France. Radio France a intégré une mise à jour pour les signatures. La signature des articles sera celle des contributeurs. On pourra toujours signer France 3 région, et par défaut, c’est celle du rédacteur qui apparaîtra. Tout cela, doit se régler courant de la semaine du 1er décembre. » Ces articles doivent être écrits par des journalistes ou provenant de contributions de chargés d’édition numérique. Les choix sont à la main des régions. Chaque semaine, on fait parvenir à l’ensemble des régions le calendrier de publication de la semaine à venir. C’est envoyé aux rédacteurs en chef, aux adjoints du numérique et adjoints des JT régions. Delphine Vialanet : Pour les droits voisins, ils sont répartis entre Radio France et France tv, au prorata du nombre d’URL.
Organisations syndicales : « Pourquoi, sous-traiter une activité à faible valeur ajoutée au siège et pas en région ? » Pascale Lagorce : «Il n’y a pas le même nombre de JT à traiter… Ils sont plus nombreux et plus longs au siège.» Delphine Vialanet : « Libre à nous de mettre ou non de la valeur ajoutée dans ce qu’on publie. » Organisations syndicales : « Quand il faut faire les articles en 30 minutes, c’est compliqué, non ? » Pascale Lagorce : «En général, on écrit quatre articles par jour ! »
Réseau ultra marin
Question CGT : Titre modifié sous la pression politique ? Le 17 octobre dernier, le directeur de la rédaction du pôle Outre-mer, Jean-Claude Samyde, a modifié le titre d'un article publié la veille sur la1e.fr. Titré le 16 octobre : Naïma Moutchou répond aux critiques sur sa nomination : "Je compte bien convaincre qu'on ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard », le titre, le lendemain, est devenu : Naïma Moutchou : "On ne devient pas ministre des Outre-mer par hasard". Cet article revenait sur le premier discours de la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou lors de son intervention au Sénat dans le cadre de l'examen de la loi sur le report des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie.La direction, a-t-elle reçu un appel du cabinet de la ministre exprimant son mécontentement quant à la formulation du titre de l'article ? Si oui, la direction a-t-elle décidé du changement à la suite de cet appel ? (Ce qui constituerait un lourd précédent.) Direction : « La modification du titre n’a en rien modifié le fond de l’article. Cette modification a permis un meilleur référencement de l’article. » Pas de réponse de la direction sur une éventuelle intervention du directeur de l’information du réseau ultra marin.
Question CGT : Grand raid de la Réunion Lors du grand raid de la Réunion du 16 au 19 octobre dernier à La Réunion, la rédaction de Mayotte la 1ère a demandé aux participants mahorais de réaliser eux-mêmes leurs images et interviews pour diffusion dans nos éditions. Une demande motivée par l’absence d’équipe de journalistes envoyés sur place et parce que Réunion La 1ère n’a pu réaliser ces interviews pour Mayotte. Pourquoi, la direction de Mayotte la 1ère n’a-t-elle pas mis les moyens pour l’envoi d’une équipe couvrir cet événement sportif majeur où une 30 aine de mahorais y participaient ? Direction : « Un rappel a été fait à la rédactrice en cheffe, car cette pratique est strictement encadrée. On ne doit pas commander à des personnes de nous fournir des éléments. Il peut y avoir des exceptions en cas d’impossibilités physiques de se rendre sur un lieu. Ça devient alors un élément du récit. Une note sur l’utilisation des images tournées par le public a été envoyée à tous les encadrants. »
Ce dernier est intervenu en direct pour présenter le dispositif de l’antenne alors qu’il n’est plus journaliste. La direction explique que son expertise sur le sujet l’a conduit à aller au-delà. Selon le directeur, il était présent sur l’île de la Dominique. La direction admet qu’en principe, c’est au directeur des sports de présenter un tel dispositif. Là, on peut penser que l’intervenant était membre de la rédaction. Il aurait pu intervenir en direct mais en étant interrogé par un journaliste ou le présentateur de l’édition.
Journal 9 novembre : https://youtu.be/gxJ3tNOVCug Vea 9 novembre : https://m.youtube.com/watch?v=K6oYxZZO44s La direction répond que l’on n’aurait pas dû agir ainsi. Pour la CGT, la direction aurait dû avoir recours à des CDD pour effectuer cette interview.
Les questions sur les magazines n’ont pas été traitées faute de temps.
Paris, le 10 décembre 2025
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France 3 Picardie débunke le député RN
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Sur RTL, dimanche dernier, le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy a mis en cause les rédactions picardes de France 3 et ICI, qu’il accuse de faire “beaucoup de propagande contre le Rassemblement national” et de ne faire “que des sujets hostiles” à leur action locale. Il dit même venir “avec un casque” lorsqu’il est invité sur nos antennes, comme s’il partait à la guerre. Des accusations infondées que le directeur régional de France 3 Hauts-de-France est venu réfuter en direct dans le journal régional dès le lendemain soir, et que le service web a débunkées dans un article. Nous saluons l’attitude digne de la rédaction face à cette attaque : il n’y avait rien de plus à faire que de répondre factuellement et de rappeler notre attachement aux valeurs du service public. Car c’est bien là, le coeur du sujet : Jean-Philippe Tanguy a formulé cette diatribe pour justifier la volonté du Rassemblement national de privatiser l’audiovisuel public. Il faut dire que c’est plus simple de mettre au pas une rédaction après l’avoir vendue à un milliardaire. Mais sachez-le : nous nous battrons jusqu’au bout pour que ça n’arrive pas. Cette séquence qui frise le ridicule aura eu le mérite de démontrer que les antennes régionales de France 3 chérissent leur indépendance et la cultivent. Et que nous n’avons pas besoin de Jean-Philippe Tanguy ni d’aucun responsable politique pour décider qui est un bon journaliste et qui ne l’est pas.
Amiens, le 10 décembre 2025
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Déménagement à la Victorine : un mauvais film qui coûte cher au contribuable
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Au moment où France télévisions subit des coupes budgétaires drastiques entraînant des conséquences sur les programmes, l’information et les effectifs ; alors que Delphine Ernotte doit être entendue par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, nous délégués syndicaux à France 3 Côte d’Azur, attentifs à l’utilisation de l’argent public, rappelons l'opposition d’une majorité des salariés au déménagement particulièrement coûteux décidé par notre présidente, pour transférer le siège de notre station située à Antibes aux studios de la Victorine à Nice. Un bâtiment à 25 millions d’euros minimum, donné à la ville de Nice dans 55 ans. Un gaspillage d’argent public inacceptable, au moment où la priorité est aux économies drastiques comme le rappelait d’ailleurs elle-même Delphine Ernotte en annonçant des coupes budgétaires qui n’épargneraient personne. Sauf le projet immobilier à Nice, semble-t-il… Un entêtement qui interroge d’autant plus que nous venons d’apprendre que l’entreprise choisie l’an dernier pour diriger le site de la Victorine est la filiale d’une société qui a été, entre-temps, placée en redressement judiciaire. La Victorine et France Télévisions c'est également un sujet censuré par le maire de Nice. Alors que le thème était à l’ordre du jour du conseil municipal du 14 novembre 2025 une élue d’opposition a été sèchement interrompue par le maire lorsqu’elle a prononcé le nom de France Télévisions et a formellement été empêchée de poser une seule question sur le sujet. Face à un projet coûteux, opaque et déconnecté des priorités budgétaires, nous demandons l’arrêt de ce mauvais scénario qui relève d’une utilisation irresponsable de l’argent public."
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On ne lâche rien, merci !
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Au lendemain du deuxième tour des élections professionnelles, le constat est incontestable : au CSE du Siège, contrairement au reste de l’entreprise, la CGT n’a pas été en mesure de maintenir sa position d’organisation syndicale la mieux représentée. Grâce à un nombre de voix qui demeure important, la CGT y a toutefois réalisé le deuxième score. Nous adressons donc tout d’abord nos remerciements à tous ceux qui, avec leur bulletin de vote, ont fait confiance à un syndicalisme engagé, de lutte et de proposition, dans une entreprise qui subit depuis des années des mutations permanentes trop souvent mortifères.
Forte de ses très bons résultats électoraux dans le réseau régional et dans les outremers, d’une structure syndicale riche de plusieurs centaines d’adhérents, ainsi que d’élus et de mandatés chevronnés et motivés, la CGT reste par ailleurs la première force syndicale de France Télévisions. Contrairement à d’autres, elle a d’ailleurs encore, très récemment, fait la preuve de sa combativité et de sa capacité de mobilisation lors de la bataille engagée contre le projet de holding porté par Rachida Dati.
Au lendemain de ces élections, les salarié.es du Siège peuvent donc compter sur la CGT pour continuer à se battre, à élaborer et à proposer, pour défendre leurs intérêts, la pérennité de l’entreprise et le périmètre de ses missions.
Concernant l’Accord collectif, l’emploi, l’activité, les salaires, les conditions de travail, la santé, les activités sociales (et singulièrement le soutien au CIORTF) au Siège comme ailleurs nous ne lâcherons rien !
Paris, le 5 décembre 2025
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Hub Infos ICI Régions A toute allure... Pourquoi ??
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À FTR, sur le site de Lyon Vaise, la mise en place de la nouvelle structure Hub Infos dans la précipitation inquiète et stresse les salarié.es. !!
Dans leurs conclusions sur le projet de la direction rendues au CSE du Siège en novembre, les experts sont formels : c’est ALERTE ROUGE sur les risques psychosociaux ! Malgré les beaux discours de la direction qualifiant ce projet de « stratégique », nombre de salarié.es doutent de la pérennité de cette évolution du site. Concrètement, elles et ils se posent la question : FTR, à moyen et à long terme, cela représentera combien d’emplois et quelles activités ? Dans l’immédiat, sur le très court terme, beaucoup craignent (comme c’est rapporté par l’expertise) « des risques d’intensification et de surcharge de travail », d’autres un « un appauvrissement du contenu de leur travail », ou n’arrivent pas à se projeter professionnellement une fois leur JT Toutes Régions disparu.
“Ayez confiance...” Pendant ce temps, la direction instille ce message : « Ayez confiance, la direction s’engage à prendre soin de son personnel. » Pour preuve de cette “bienveillance” : des ateliers de réflexion qui s’enchainent de façon frénétique ! La direction sollicite les salariés, une heure par-ci, une heure par-là, sur le temps de travail, pour pondre des idées... avec un leitmotiv : il faut produire du nouveau contenu éditorial pour les régions, être une source d’offres d’informations variées et singulières ! Les salarié.es s’interrogent : auront-ils les capacités humaines et techniques de réaliser toutes ces idées ? Les compétences suivront-elles ? Alors la direction dégaine une opportune corne d’abondance débordante de formations, afin de montrer qu’en haut lieu on se soucie de mettre à jour et d’enrichir les compétences des équipes éditoriales et techniques.
Un compte à rebours affolant La bascule est programmée pour le 26 janvier 2026. Le compte à rebours est affolant. Dès le 5 janvier les premiers lests seront lâchés : la fin des journaux Toutes Régions le midi et le week-end. Dès lors, les équipes de FTR auront 20 jours pour reprendre le flambeau des équipes d’ICI National à Paris. 20 jours pour apprendre de nouvelles méthodes de travail pour fournir toute l’actualité nationale et internationale aux régions. 20 jours pour se confronter aux inévitables écueils qui les guettent, et apprendre à les éviter. 20 jours pour faire aussi bien, voire mieux, que les équipes parisiennes et « atteindre l’excellence » (dixit la direction).
A moyens constants ! Et tous ces bouleversements, bien sûr, à moyens constants. Mais les moyens actuels de Vaise ne sont pas suffisants pour absorber ces nouvelles activités. Alors quelles seront les pratiques professionnelles pour mettre à disposition des contenus pour les antennes du réseau régional ? Va-t-on imposer encore plus de polyvalence ? Encore plus de productivité ? Si sur le papier ce projet semble être prometteur pour le site de Vaise, le bouleversement est en fait de très grande ampleur. Le manque de préparation et d’anticipation de la direction est fortement ressenti par tous les salariés, même les plus enthousiastes. La pression est forte. Trop forte. La CGT alerte et met en garde contre cette précipitation et les conséquences assurément néfastes d’une telle marche forcée sur la santé des salariés et sur nos antennes.
La CGT demande à la direction de suspendre le projet et de réfléchir à une nouvelle version de l’organisation des échanges entre l’information nationale et les régions.
Lyon, le 4 décembre 2025
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Rupture de la chaîne de diffusion Outremer
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Le jeudi 20 novembre, aux alentours de 10h00, la diffusion des programmes TV pilotée depuis Malakoff s’est brutalement interrompue. Cet incident technique majeur a impacté l’ensemble des stations d'Outre-mer (hors une partie des Antilles - La Martinique et La Guadeloupe). Le constat est sans appel pour les infrastructures centrales :
Après 20 minutes d'écran noir, c'est un PRA DIFFUSION (Plan de Reprise d’Antenne) dégradé qui a dû être engagé dans la précipitation par les équipes locales. À La Réunion, il a fallu l'intervention manuelle d'urgence d'un responsable des programmes et d'un média manager, mobilisés jusqu’à 14h30, pour pallier la défaillance parisienne et construire un conducteur de secours.
Une stratégie nationale défaillante qui isole l'Outre-mer Les explications fournies en séance du CSE de Réunion La 1ère par M. Thierry Jacob, Directeur des Moyens et Développement du pôle Outre-mer, mettent en lumière une vulnérabilité structurelle organisée par le niveau central Pôle Outre-Mer :
Des arbitrages techniques nationaux incohérents sur le matériel Les élus ont appris avec stupeur les décisions de gestion du matériel prises par la Direction Technique Outre-mer. Le moyen de diffusion local de secours (système d'automation Pebble Beach), installé à La Réunion en 2022, a été démonté et transféré à Saint-Pierre-et-Miquelon. La justification avancée par la Direction Technique : « le système a été retiré car l'automation n'avait jamais été exploitée », est un aveu d'échec de la stratégie de déploiement nationale. Plutôt que de rendre opérationnel cet outil moderne indispensable, la Direction Technique a choisi de désarmer la station de La Réunion. La conséquence de ces choix nationaux est immédiate pour nos équipes : le seul moyen de diffusion restant (Air Speed) est inadapté à une crise longue durée. Jugé « trop fastidieux », il impose aux Réunionnais un programme de « comblement » au rabais au lieu du programme prévu.
Rupture de confiance envers la Direction Technique Les élus du CSE dénoncent ces dysfonctionnements majeurs. Les assurances de fiabilité du dispositif PCA/PRA Diffusion, martelées par le passé par la Direction Technique nationale et Outre-mer, sont aujourd'hui contredites par les faits. Force est de constater que les engagements techniques tenus en instance n’ont pas été respectés par le Siège. Les élus s’interrogent désormais sur la sincérité et la compétence de la chaîne de commandement technique nationale.
Alerte vitale avant la saison cyclonique À la veille de la saison cyclonique 2025-2026 dans le bassin Océan Indien, période où la continuité de la diffusion est une mission vitale de sécurité civile, la vulnérabilité technique dans laquelle le Siège place Réunion La 1ère est inacceptable. Si la diffusion s'arrête faute d'outils adéquats, nous ne pourrons plus informer la population. Face à des explications techniques non rassurantes, les élus du CSE émettent une alerte officielle sur le fonctionnement du PCA Diffusion et saisissent dès ce jour les organisations syndicales centrales ainsi que la Direction Générale des Outre-mer pour exiger des moyens fiables.
Saint-Denis, le 27 novembre 2025
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Contre le projet de holding de Rachida Dati - La CGT ne faiblit pas !
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Il ne faut pas croire que, en cas de holding, le Siège sera épargné. Au contraire. franceinfo canal 16 et franceinfo.fr seront sortis de FTV SA et filialisés avec France Info radio. Les fonctions supports – RH, finances et informatiques – seront regroupées en transversal pour faire des économies, des « synergies » qui signifient « réductions d’ETP ». Contre le projet de loi Dati de holding de l’audiovisuel public, la mobilisation de la CGT a été déterminante. La CGT de FTV n’a pas la prétention de s’attribuer seule le mérite de cette victoire commune aux autres entreprises, et à nos alliés dans ce combat, la CFDT et le SNJ (cherchez les absents !!!). Mais la mobilisation de toutes les forces de la CGT a été déterminante pour remporter cette première bataille pour la survie même de notre entreprise et de nos emplois.
Des actions militantes
Un travail de fourmi Par ailleurs, les syndicats CGT des entreprises de l’Audiovisuel public se sont coordonnés dès l’automne 2024 et ont mené pendant des mois un travail de terrain efficace :
Pour le maintien des emplois et de l’indépendance éditoriale La holding c’est le regroupement des entreprises FTV, Radio France et l’Ina, avec la création de filiales : ICI (France Bleu et France 3), franceinfo… Ce sont les fonctions support - personnel administratif, RH, finances et informatique en particulier - qui sont en première intention impactées : la fameuse synergie des moyens, ça veut dire suppression d’emplois en premier lieu dans ces secteurs ! Et pas qu’un peu ! Parallèlement, avec une gouvernance unique de tout l’audiovisuel public, c’est la pluralité et l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique qui sont en jeu.
Deux syndicats manœuvrent pour la holding à FTV ! Qui veut cette holding ? Des forces politiques et certains syndicats. Des forces politiques qui veulent la privatisation de France Télévisions, d’autres encore qui veulent supprimer son indépendance. A l’heure des élections professionnelles à FTV, deux syndicats cachent leurs intentions à leur électorat et le trompent : ils n’ont que faire de la filialisation de franceinfo, des synergies de moyens synonymes de destructions d’emplois chez les PTA et les journalistes, de l’uniformisation de l’éditorial ou de l’avenir de France 3. Ces syndicats manœuvrent en sous-marin pour la holding et espèrent en cachette l’aboutissement du projet initié par Rachida Dati. La holding c’est la voie toute tracée pour la vente à la découpe de FTV au privé !
Voter CGT c’est avoir la certitude d’un combat total contre la holding, pour le maintien de l’emploi et l’indépendance éditoriale. La composition du CSE du Siège se joue au 2nd tour, tout est donc encore à faire !
Pour une action efficace face aux attaques
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Pourquoi voter ? Le 27 novembre 2025
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Voter, c’est agir pour vous et ne pas laisser d’autres décider à votre place. C’est aussi choisir vos élus au CSE et les organisations qui désigneront vos représentants de proximité.
Vous votez pour une liste syndicale selon votre collège :
Vos représentants de proximité seront ensuite désignés par les élus du CSE selon les résultats par antenne.
■ Le CSE : un contre-pouvoir essentiel
Le CSE est votre rempart pour défendre :
La CGT porte une voix franche, combative et constante.
■ Vos représentants en AUVERGNE
La CGT propose :
Ce sont des collègues :
■ Votre voix fera la différence
Des représentants efficaces, c’est :
Avec la CGT, faites entendre votre voix !
Clermont-Ferrand, le 25 novembre 2025
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2nd tour des Élections professionnelles 2025 – Activités Sociales Et Culturelles
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Activités Sociales Et Culturelles Au CSE Siège et au CI-ORTF, LA CGT GÈRE ! Votre qualité de vie au travail est notre priorité !
ASC
Des droits élargis, des prestations préservées
À la suite de la décision de la Cour de Cassation, les ASC ont été ouvertes dès le premier jour du contrat, à tous les salariés permanents comme non permanents, entraînant une explosion du nombre de bénéficiaires. Malgré cela, vos élus ont su préserver le budget et maintenir des avantages forts, contrairement à ce qu’a pu affirmer la Cour des Comptes.
Et des actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne sur le Campus
Mise aux normes EGALIM. Qualité, diversité, durabilité au rendez-vous, pour des repas sains, responsables et adaptés à tous avec le 399, un plat à moins de 4 €.
CI-ORTF
Une offre 100 % sociale et familiale renouvelée grâce à la CGT !
Face au désengagement de la direction de radio France qui menace son avenir en remettant en question son financement, la CGT réaffirme son engagement pour préserver cette institution !
Pour un CI-ORTF et des ASC au Siège bien gérés
Paris, le 24 novembre 2025 Du 27 novembre au 03 décembre 2025, 2nd TOUR DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES VOS VOTES FERONT VOTRE FORCE !
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Pour défendre les droits acquis des salariés C’est la CGT !
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Dénonciation de l’accord collectif
La renégociation de l’accord collectif dénoncé par la direction cet été est pour la CGT le combat majeur à mener dans les mois et les années à venir. Georges, délégué syndical central et candidat sur la liste CGT du Siège, vous explique les risques et les enjeux !
Paris le 20 novembre 2025
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1er Tour des élections professionnelles France Télévisions Siège et Réseau France 3 La CGT RESTE EN TÊTE
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Le premier tour des élections professionnelles vient de se dérouler au Siège et dans les régions de France 3. Nous tenons d’abord à remercier toutes celles et ceux qui ont choisi de porter leur suffrage sur notre organisation syndicale, permettant ainsi à la CGT de maintenir sa place de premier syndicat de France Télévisions. Une confiance qui nous oblige, tant les défis qui sont devant nous sont énormes. La légitimité du vote des salariés est essentielle dans la période de crise que nous traversons, où le financement, l’indépendance et l’existence même de l’audiovisuel public sont gravement remis en question par des forces réactionnaires. Dans le réseau régional, la participation a été forte, à près de 58 %, en progression de plus de 8 points, ce qui est une prise de conscience de l’enjeu des années à venir, tant en termes de risque de filialisation-fusion avec France Bleu que de remise en cause de l’accord collectif. La CGT perd deux points mais augmente son nombre de voix et reste de loin le 1er syndicat représentatif devant la CFDT, FO, le SNJ et SUD.
Au siège, la participation est également en hausse de presque 7 points à 39,8%, ce qui reste malgré tout une participation assez faible. Cette progression de la participation et la disparition du syndicat UNSA bénéficient essentiellement aux autres organisations syndicales et en particulier au syndicat FO qui devient le 1er syndicat au siège.
Ce sont les résultats du 1er tour de l’élection qui définissent la représentativité syndicale, même s’il y a un second tour. De manière consolidée à France Télévisions, la CGT reste de loin la première organisation syndicale représentative de l’entreprise avec plus de 33%. Une résistance significative dans un contexte d’attaques tous azimuts contre notre syndicat, alors qu’il dénonce sans relâche les dérives éditoriales sur nos antennes et bataille au quotidien dans les instances et dans les négociations afin de préserver les acquis des salariés et protéger leur avenir. Les salariés ont décidé de donner à notre organisation une représentativité qui lui permettra de peser fortement dans les négociations à venir face à la direction. La représentativité définitive pour ce nouveau cycle électoral sera toutefois connue après les élections en Polynésie, en Guyane et sur l’établissement de l’ex-Malakoff début 2026. Ce résultat est également un signal fort envoyé à la direction pour toutes les négociations à venir : il va falloir compter avec la CGT.
Le vote électronique pour le 2nd tour aura lieu du jeudi 27 novembre au mercredi 3 décembre 2025
Le quorum des votants n’ayant pas été atteint partout, un second tour va avoir lieu pour les 3 collèges du CSE du Siège et pour les Collèges 1 et 2 du CSE de France 3. Ce second tour est très important. Il déterminera le nombre de sièges de chaque organisation syndicale au sein des CSE et donc la capacité de la CGT à défendre les intérêts des salariés dans les instances. Rien n’est encore acquis, il s’agit d’un nouveau vote où chaque voix compte afin de constituer des majorités dans les CSE. Pour confirmer ce choix d’un syndicalisme de revendication et de proposition, dans une période à hauts risques,
Dès jeudi 27 novembre,
Paris, le 13 novembre 2025
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2nd des élections professionnelles 2025 au Siège - Votez CGT pour votre avenir professionnel !
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La CGT : un syndicat actif, volontaire et efficace, au service de tous les salariés. La CGT agit au quotidien pour défendre l’ensemble des salariés, quel que soit leur métier ou leur statut, techniciens, journalistes, administratifs, encadrants. La CGT, une présence constante avec :
La CGT intervient en priorité pour préserver les collectifs et faire évoluer les métiers :
La CGT accompagne chaque salarié confronté à un problème individuel :
La CGT défend les salariés avant, pendant et après une procédure disciplinaire, y compris en justice, avec des résultats probants concernant :
Grâce à son réseau d’avocats spécialisés, la CGT permet à chaque dossier de bénéficier d’une attention maximale. Ce travail syndical quotidien, la CGT le mène aussi dans les instances. Le second tour des élections professionnelles attribuera un nombre de sièges à chaque organisation syndicale au CSE.
Pour un CSE fort, à partir du 27 novembre 2025,
Paris le 18 novembre 2025
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Et l’outre-mer dans tout ça ?
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La présidente de France Télévisions a annoncé dans une interview au journal Les Échos que FTV allait aussi “devoir probablement toucher à notre offre de proximité en régions et en Outre-mer “. En Outre-mer, les salariés de l’audiovisuel public apprennent par la presse que le cœur même de leur activité allait être touché par une réduction de l’offre. C’est une modification structurelle du cahier des charges et des objectifs spécifiques à l’Outre-mer en termes de quota d’heures et de production de programmes régionaux dans chaque pays. Les stations d’Outre-mer, ce sont 9 antennes avec 9 cultures différentes, quatre supports : radio, TV, internet et réseaux sociaux pour chaque territoire, mais avec une même mission de service public. Avec la réduction de l’offre de proximité, quelles conséquences pour ces territoires ? Alors que pendant de nombreuses années, les Outre-mer avaient supporté des gains de productivité importants, va-t-on devoir se serrer la ceinture une fois de plus ? Où ? Dans quels secteurs ? Fabrication JT ? OPEX ? Équipe légère ? Info ? TV ? Radio ? Internet ? Et quid des investissements sur le matériel de production ? Les PAM ? Les mises à niveau des outils de fabrication (régie Fly, car de production, Équipe légère) ? Est-ce toujours d’actualité ? Va-t-on vers un gel des investissements ? Climat social En Outre-mer, cette sortie médiatique est perçue comme un mépris supplémentaire. Les démarches SQVT mettent l’accent sur une défiance envers le management et la direction ainsi que le besoin pour les salariés d’un désir de cohésion afin de retrouver la sérénité dans le travail. Une annonce qui va encore creuser le sentiment d’abandon ou de perte de sens dans nos missions de service public. Après la réorganisation des rédactions source de tensions et de conflits, face aux violations des accords UCC, après le catastrophique déménagement de l’ex-établissement Malakoff dont les salariés paient encore la mauvaise gestion et la transformation en profondeur du nouveau pôle Outre-mer, ce nouveau coup de massue n’augure rien de bon pour les mois à venir. L'UCSA CGT interpelle donc la présidente de FTV ainsi que la directrice du Pôle Outre-mer sur les conséquences éditoriales et sociales pour nos pays. L’UCSA CGT sollicite chaque secrétaire de CSE et CE pour qu’un point soit mis à l’ordre du jour des réunions mensuelles. L’UCSA CGT invite également les membres de la commission Outre-mer du CSE Central d’interpeller la directrice du pôle afin de clarifier les orientations futures pour l’année 2026.
Le 17 novembre 2025
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Budget 2026 de France Télévisions
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Dans son interview au journal les Échos du 14 novembre 2025, la PDG de France Télévisions annonce des pleurs pour 2026 : 150 M€ d’économies, du jamais vu dans ces proportions en une seule année, avec des conséquences sur la structure même de notre entreprise. C’est sidérant ! L’année dernière pourtant, lors du débat budgétaire à l’Assemblée nationale, Delphine Ernotte expliquait qu’il n’était plus possible d’avoir un résultat à l’équilibre face aux baisses de financement. Elle tient désormais le discours inverse pour 2026. Une position incompréhensible puisque l’État nous demande de faire encore plus d’économies l’an prochain.
Le mépris des salariés Une fois de plus, c’est par la presse que nous sommes informés des intentions de la direction. Encore une fois, ce sont les salariés qui vont trinquer alors que, comme l’indique Mme Ernotte aux Échos, en 10 ans ils ont réalisé 25 % de gains de productivité (sans profiter d’une quelconque redistribution) et qu’il y a eu plus de 1 300 emplois supprimés. Désormais il faudrait faire encore plus ? Mais que restera-t-il de notre service public ? L’État ne peut pas d’un côté affirmer qu’il souhaite un Audiovisuel Public fort et dans le même temps lui couper les ailes. La CGT refuse d’assister en spectatrice à ce massacre !
Des réformes structurelles ? Dans les Échos, Delphine Ernotte annonce des choix radicaux pour trouver 150 M€ d’économies. Elle évoque notamment une baisse de l’investissement dans les programmes, une réduction de l’offre de proximité en région et en outre-mer, une réduction de la couverture TNT ou des investissements dans l’intelligence artificielle pour économiser sur la production. Ça sent les réformes structurelles. Lesquelles ? Avec quel impact sur l’activité, l’emploi et les conditions de travail ? La direction doit s’en expliquer sans tarder. Il y a pourtant dans l’entreprise d’autres marges d’économies que de s’attaquer au corps social. Commençons par réduire les quelques 25 M€ annuels de litiges juridiques, remettons en cause le système de la part variable, mettons fin aux recasages sur des postes placards aux noms aussi alambiqués que vides et ne correspondant à aucune réalité opérationnelle. Arrêtons de défrayer à prix d’or des cadres supérieurs du Siège qui continuent à vivre en région. Comme le gouvernement, notre PDG ne s’attaque pas aux privilèges des plus riches, elle préfère viser les travailleurs essentiels qui bossent sur le terrain. Dans l’histoire, ce que ne dit pas notre Présidente, c’est que les restructurations envisagées vont nécessairement toucher à nos missions. Or ce n’est pas à France Télévisions de décider quelles missions elle va supprimer pour « tenir » l’équilibre budgétaire. Tout simplement parce que ce n’est pas à l’entreprise de définir quelles sont ses propres missions. Celles-ci sont définies par l’État, le ministère de la Culture et les parlementaires. A eux d’assumer l’étranglement budgétaire qu’ils nous imposent, et les éventuelles missions qu’ils nous demanderaient d’abandonner. S’il maintient ces missions, alors il doit les financer !
La proximité en danger Nous avons bien noté que les pistes d’économies avancées par la Présidente de France Télévisions concernent en particulier nos programmes de proximité : « Nous allons aussi devoir probablement toucher à notre offre de proximité, en régions comme en Outre-mer. » dit-elle. C’est à dire ? Après avoir lancé à marche forcée et à grand coup de publicité l’offre Ici, on va réviser la voilure ? Au moment où les salariés se sont fortement mobilisés pour leurs élections professionnelles dans le Réseau Régional et en Outre-mer, plaçant la CGT largement en tête, cette attaque frontale ne va rester lettre morte. Que la direction en soit bien consciente.
Pour la CGT, rien n’est joué « Il faudra faire des choix difficiles, mais je suis prête à les assumer » ajoute Delphine Ernotte. Dans l’histoire, ce n’est pas elle qui les assume, ce sont les salariés. La PDG de France Télévisions semble prendre le parti du gouvernement, il n’est pas dans nos intentions de laisser faire. La CGT, 1er syndicat de France Télévisions, appelle d’ores et déjà à une grande mobilisation le 2 décembre 2025 pour dire haut et fort que nous refusons ce traitement imposé par l’État et pour dire non à la cure d’austérité que la direction est prête à infliger aux salariés.
Paris, le 17 novembre 2025
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Profession de foi Siège
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CSE DU SIEGE France Télévisions est percutée depuis 2022 par les politiques d’austérité des gouvernementsmacronistes qui ne cessent de diminuer nos financements. La CGT a mené la lutte pour contrer tous les mauvais coups, en 2022, 2024 et 2025. L’acharnement de la ministre de la Culture à faire passer sa loi sur la holding, renvoyée aux calendes grecques, est symptomatique de cette détestation. Si nous avons provisoirement eu la peau de cette loi sur l'Audiovisuel Public, l’objectif d’étranglement financier persiste avec ses conséquences, notamment, en matière de mise au pas de l’indépendance de l’information, surtout en matière d’investigation. Le danger est toujours présent, rien n’est réglé, et une CGT puissante et combative est indispensable pour poursuivre cette lutte permanente pour notre survie.
Préservons notre accord collectif Après avoir tapé à presque tous les étages pendant 10 ans pour faire des économies, la direction s’attaque maintenant à la couverture conventionnelle des salariés, comme le recommande le rapport à charge de la Cour des Comptes. La PDG estime que c’est sa seule marge de manœuvre, alors que nous attendons toujours la mise à contribution des producteurs privés pour faire face aux baisses de ressources publiques. Dès la redésignation de la PDG à la tête de France Télévisions, la CGT a prévenu que ce mandat serait celui de la confrontation avec les salariés, vu les attaques en règle que contenait son projet. Nous y sommes. Le rapport de force est essentiel afin de conserver les dispositions protectrices de notre accord en matière de temps de travail, de système salarial, d’indemnités de licenciement et de respect des métiers. Nous mettrons en œuvre toutes les solutions possibles afin de préserver les acquis des salariés. La CGT combattra sur le plan juridique et dans le rapport de force grâce à la mobilisation des salariés. La CGT, ses élus et ses représentants sont là pour vous défendre au quotidien, au Siège, au CSE, dans les Instances de Proximité et auprès des parlementaires du pays. Ils et elles seront toujours là demain, encore plus nombreux si vous les renforcez dans les urnes. La CGT, à la tête du CSE Central de France Télévisions, a porté haut la lutte contre le déploiement sauvage de l’intelligence artificielle dans l’entreprise. La direction est passée en force et il aura fallu que le juge soit saisi afin que la direction soit rappelée à l’ordre. Le jugement du 2 septembre 2025 va permettre aux représentants du personnel de contrôler les impacts des projets de la direction qui intègrent de l’intelligence artificielle, que ce soit sur l’emploi ou les conditions de travail des salariés. Car le déploiement de l’IA à France Télévisions, très couteux par ailleurs, est l’un des axes majeurs de la direction pour supprimer de l’emploi.
Respect des métiers La place du service public dans l’univers des plateformes de contenus et des réseaux sociaux est un enjeu capital, mais il ne doit pas se faire sans les salariés. L’externalisation bat son plein au Siège, avec l’intervention de prestataires aussi bien dans les programmes qu’à l’information nationale et en passant par les sports, alors que de nombreux salariés aspirent à évoluer vers ces nouveaux médias. FTV doit avoir les moyens d’investir massivement sur des emplois dans le secteur numérique pour ne pas risquer le décrochage avec les usages des citoyens, et capter les publics qui délaissent la télévision, en particulier les jeunes. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre offre linéaire, ni de celui de nos conditions de travail. La polyvalence incontrôlée sera plus que jamais combattue par la CGT, qui prône une évolution maîtrisée des métiers, tout le contraire de la polyvalence tous azimuts et sans garde-fous. La CGT n’est pas contre les évolutions des métiers, comme nous l’avons souvent prouvé, que ce soit avec les UCC ou franceinfo, mais seulement quand nous maîtrisons les impacts sur l’emploi. Donner carte blanche à la direction pourrait s’avérer suicidaire pour nos emplois ! Nous avons d’ailleurs proposé à la direction de négocier prioritairement les métiers du numérique début 2024, mais celle-ci a préféré commencer par casser nos métiers actuels puis dénoncer l’accord collectif, laissant en plan nos propositions.
Information Au Siège, après la funeste fusion des rédactions nationales et la disparition des éditions nationales de la 3, c’est un fumeux projet de hub info qui menace IV3 et FTR, tout en annihilant la participation des équipes parisiennes à la fabrication de la partie nationale des éditions Ici. Plus que jamais l’éditorial est sous contrôle. La CGT lutte pour le retour à une diversité de points de vue journalistiques et au plein exercice des prérogatives des journalistes de l’information nationale. La direction prépare de manière sournoise le rapprochement des rédactions de franceinfo TV, radio et numérique, comme elle le fait avec France 3 et Ici radio. La CGT ne laissera pas faire le projet de filialisation de franceinfo sans organiser la riposte afin d’empêcher cette casse sociale.
La Fabrique La CGT lutte en CSE et avec les Représentants de Proximité pour maintenir et développer la fabrication interne au Siège. Trop d’émissions sont confiées à des producteurs privés, alors que nous avons les potentiels et les savoir-faire pour fabriquer nos programmes. Des programmes emblématiques qualitatifs et historiques sont délégués à la filiale de production FTVS, laissant nos journalistes et nos techniciens orphelins de la belle ouvrage. La disparition des équipes légères du siège en a été un insupportable épisode. Il est temps de mettre en place un plan de relance des Moyens Internes de Fabrication à France Télévisions, et de questionner le fonctionnement de son organisation centralisée dont les personnels subissent les carences sur le terrain. La CGT n’est pas contre l’évolution technologique. Si elle a été en première ligne pour suspendre le renouvellement des régies, c’est parce que la direction avançait masquée dans ce projet qui est aussi un plan de réduction d’effectifs. Là encore, le CSE du Siège, sous l’impulsion des élus de la CGT, a obtenu gain de cause en justice. Au Siège, la CGT est un réel contre-pouvoir actif et déterminé face aux projets destructeurs de la direction, dont le but principal est la chasse aux emplois, sans se soucier des conséquences sur la santé et les conditions de travail. Nous entendons poursuivre, comme nous l’avons toujours fait, le combat pour la défense de l’audiovisuel public, de notre financement, de l’outil de production interne, de l’indépendance de l’information, de nos métiers, de l'emploi des salariés permanents et non permanents, des conditions de travail et des salaires. Les enjeux pour les trois années qui viennent sont gigantesques et la CGT répondra présente pour défendre les intérêts de tous les salariés. Tout au long de ce mandat qui s’achève, les élus, les délégués et les militants de la CGT se sont efforcés de maintenir le lien avec les salariés et d’assurer leur défense tant au plan individuel que collectif : convocations, réorganisation des services, souffrance et harcèlement moral, comités salaires… Les élus CGT au CSE ont aussi assuré la continuité de nos instances, rendue indispensable vu le nombre de transformations engagées par la direction, ainsi que la gestion des activités sociales et culturelles et de la restauration collective, grâce à l’engagement de toutes les équipes. Le CSE a proposé aux salariés une offre d’activité riche et variée, (voyages, vacances, spectacles, activités culturelles et sportives, billetterie, etc.) avec une gestion rigoureuse. Plus que jamais face à la montée de l’extrême droite et de l'intolérance, les missions fondamentales de France Télévisions doivent être réaffirmées : informer, éduquer, distraire, en toute indépendance des pouvoirs et des lobbies, et des vendeurs de « temps de cerveau humain disponible ». L'information ne peut être partisane, la culture et l'éducation doivent être accessibles à toutes et à tous partout, le divertissement doit être de qualité. C'est la raison d'être du service public. La CGT reste disponible et combative, dans la défense des salariés de France Télévisions et de l’idée d’un service public exigeant et de qualité.
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Profession de foi Réseau
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CSE DU RÉSEAU FRANCE 3
France Télévisions est percutée depuis 2022 par les politiques d’austérité des gouvernements macronistes qui ne cessent de diminuer nos financements. La CGT a mené la lutte pour contrer tous les mauvais coups, en 2022, 2024 et 2025. L’acharnement de la ministre de la Culture à faire passer sa loi sur la holding, renvoyée aux calendes grecques, est symptomatique de cette détestation. Si nous avons provisoirement eu la peau de cette loi sur l'Audiovisuel Public, l’objectif d’étranglement financier persiste avec ses conséquences, notamment, en matière de mise au pas de l’indépendance de l’information, surtout en matière d’investigation. Le danger est toujours présent, rien n’est réglé, et une CGT puissante et combative est indispensable pour poursuivre cette lutte permanente pour notre survie.
Préservons notre accord collectif Après avoir tapé à presque tous les étages pendant 10 ans pour faire des économies, la direction s’attaque maintenant à la couverture conventionnelle des salariés, comme le recommande le rapport à charge de la Cour des Comptes. La PDG estime que c’est sa seule marge de manoeuvre, alors que nous attendons toujours la mise à contribution des producteurs privés pour faire face aux baisses de ressources publiques. Dès la redésignation de la PDG à la tête de France Télévisions, la CGT a prévenu que ce mandat serait celui de la confrontation avec les salariés, vu les attaques en règle que contenait son projet. Nous y sommes. Le rapport de force est essentiel afin de conserver les dispositions protectrices de notre accord en matière de temps de travail, de système salarial, d’indemnités de licenciement et de respect des métiers. Nous mettrons en oeuvre toutes les solutions possibles afin de préserver les acquis des salariés. La CGT combattra sur le plan juridique et dans le rapport de force grâce à la mobilisation des salariés. La CGT, ses élus et ses représentants sont là pour vous défendre au quotidien, dans vos BIP, vos locales, vos BRI et CAT, mais aussi dans les CSE et auprès des parlementaires du pays. Ils seront toujours là demain, encore plus nombreux si vous les renforcez dans les urnes.
Intelligence Artificielle La CGT, à la tête du CSE Central de France Télévisions, a porté haut la lutte contre le déploiement sauvage de l’intelligence artificielle dans l’entreprise. La direction est passée en force et il aura fallu que le juge soit saisi pour que la direction soit rappelée à l’ordre. Le jugement du 2 septembre 2025 va permettre aux représentants du personnel, au plus haut niveau de l’entreprise, de contrôler les impacts des projets de la direction qui intègrent de l’intelligence artificielle, que ce soit sur l’emploi ou les conditions de travail des salariés. Car le déploiement de l’IA à France Télévisions, très coûteux par ailleurs, est l’un des axes majeurs de la direction pour supprimer de l’emploi à France Télévisions.
Respetc des métiers La place du service public dans l’univers des plateformes de contenus et des réseaux sociaux est un enjeu capital mais cela ne doit pas se faire sans les salariés. L’externalisation bat son plein à la rédaction nationale, alors que de nombreux salariés aspirent à évoluer vers les métiers du numérique. FTV doit avoir les moyens d’investir massivement sur des emplois dans ce secteur pour ne pas risquer le décrochage avec les usages des citoyens et capter les publics qui délaissent la télévision, en particulier les jeunes. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre offre linéaire, ni de nos conditions de travail. La polyvalence incontrôlée sera plus que jamais combattue par la CGT, qui prône une évolution maîtrisée des métiers, tout le contraire de la polyvalence tous azimuts et sans garde-fous, bien au contraire. La CGT n’est pas contre les évolutions métiers comme nous l’avons souvent prouvé que ce soit avec les UCC, Franceinfo ou NoA mais seulement quand nous maîtrisons les impacts sur l’emploi. Donner une carte blanche à la direction pourrait s’avérer suicidaire pour nos emplois ! Nous avons d’ailleurs proposé à la direction de négocier prioritairement les métiers du numérique début 2024 mais celle-ci a préféré commencer par casser nos métiers actuels puis dénoncer l’accord collectif, laissant en plan nos propositions.
La proximité Malgré un affichage marketing de décentralisation, les régions de France 3 sont malheureusement sous le coup d’une centralisation à tous les niveaux : programmes, information, numérique, RH, finance, immobilier, etc. L’obsession de la direction de rationaliser les coûts l’a poussée à uniformiser les programmes et les process au détriment de la diversité des contenus sur nos antennes. En parallèle des suppressions de postes sur le terrain, nous avons vu gonfler le pôle de direction du réseau régional de nombreux postes dont on se demande bien à quoi ils servent. La direction prépare de manière sournoise, le rapprochement de France 3 avec Ici radio. La CGT ne laissera pas faire ce projet de filialisation des réseaux régionaux, qui serait une casse sociale, sans organiser la riposte afin de l’empêcher. La CGT lutte en CSE et avec les RP pour maintenir et développer la fabrication interne en région. Trop d’émissions sont confiées à des producteurs privés alors que nous avons les potentiels et les savoir-faire pour fabriquer nos programmes.
La Fabrique La production interne a fait l’objet de forte attaques ces dernières années. La CGT, avec les personnels, a fait des propositions constructives de compromis mais a dû faire face à une obstination à la fois stupide et contre-productive de la direction de la Fabrique. Il est temps de mettre en place un plan de relance des Moyens Internes de Fabrication à France Télévisions et de questionner le fonctionnement de cette organisation centralisée dont les personnels subissent les carences sur le terrain.
LA CGT, le meilleur outil au service des salariés A France Télévisions, dans le Réseau régional comme au Siège, la CGT est un réel contre-pouvoir actif et déterminé, face aux projets destructeurs de la direction, dont le but principal est la chasse aux emplois, sans se soucier des conséquences sur la santé et les conditions de travail. Nous entendons poursuivre, comme nous l’avons toujours fait, le combat pour la défense de l’audiovisuel public, de l’outil de production interne, de l’indépendance de l’information, de l'emploi des salariés permanents et non permanents et des salaires. Service public, financement, santé, accord collectif, emploi, salaires, temps de travail, activité, métiers, les enjeux pour les trois années qui viennent sont gigantesques et la CGT répondra présent pour défendra les intérêts des salarié·es. Tout au long de ces années, les élus, les délégués et les militants de la CGT se sont efforcés de maintenir le lien avec les salariés, d’assurer leur défense, tant au plan individuel que collectif : convocations, réorganisation des services, souffrance et harcèlement moral, comités salaires… Les élus CGT au CSE, ont aussi assuré la continuité de nos instances, rendue particulièrement épuisante vu le nombre de transformations engagées par la direction. Et la gestion des activités sociales et culturelles, le CI ORTF, la restauration collective, grâce à l’engagement de toutes les équipes. Le CSE a proposé aux salariés une offre d’activité riche et variée, (voyages, vacances, spectacles, activités culturelles et sportives, billetterie, etc.) avec une gestion rigoureuse. Plus que jamais, face à la montée de l’extrême droite et de l'intolérance, les missions fondamentales de France Télévisions doivent être réaffirmées : informer, éduquer, distraire, en toute indépendance des pouvoirs et des lobbies, et des vendeurs de « temps de cerveau humain disponible ». L'information ne peut être partisane, la culture et l'éducation doivent être accessibles à toutes et à tous partout, le divertissement doit être de qualité. C'est la raison d'être du service public. La CGT reste disponible et combative, dans la défense des salariés de France Télévisions, comme pour promouvoir l’idée d’un service public exigeant et de qualité.
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HUB info à Nancy : une allumette au-dessus d’une poudrière
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Suite à la dernière réunion avec les salariés concernés par le projet de « hub » info à Nancy, nous avons alerté la direction régionale sur les risques que fait courir la mise en œuvre précipitée de ce projet. Nous tenons à faire connaître ici nos arguments et nos propositions à l’ensemble des salariés lorrains. Le rapprochement géographique des salariés travaillant sur une même édition a tout son sens et personne ne le conteste, mais cela ne peut pas se faire sans tenir compte d’une part du contexte dans lequel ce type de projet se met en œuvre, et d’autre part sans une étude préalable des impacts sur les modifications des conditions de travail et sur l’organisation du travail.
La prévention des risques ? Quid de l’étude ergonomique, de la prise en compte des contraintes matérielles liées au handicap, de la gestion de la circulation de 7 personnes dans un espace de 50m², de la gestion de l’ambiance sonore, etc. ? Ce projet qui concerne une bonne quinzaine de personnes aurait dû faire l’objet d’une évaluation des risques professionnels avec les représentants du personnel. Les salariés, et avant eux leurs représentants, doivent disposer d’une information claire et suffisamment précise pour exercer leur travail de prévention. Comment en effet exprimer un avis ou des remarques sur un projet dont on ne connait presque rien ? A une semaine du début des travaux, les plans détaillés n’ont même pas été présentés, ni aux représentants de proximité ni aux salariés concernés. Par ailleurs, le contexte d’instabilité que vit l’encadrement de la rédaction depuis des mois accentue le risque de détérioration des relations de travail et la santé des salariés : incident grave d'un rédacteur en chef qui a perdu ses nerfs en conférence de rédaction et avec lequel plusieurs salariés ne souhaitent plus ou craignent de travailler, relations de travail difficiles entre plusieurs journalistes et une rédactrice en chef en CDD, turn-over de rédacteurs en chef adjoints en CDD, etc.
« Il faut tester pour se rendre compte » Ces propos tenus par des membres de la direction locale lors de la dernière réunion montrent que l’évaluation des risques n’est toujours pas une préoccupation dans notre antenne. C’est pourtant une obligation de l’employeur. Et c’est notre principale inquiétude sur ce projet. Par conséquent, nous demandons à la direction soit de suspendre la réalisation de ce projet jusqu’à la stabilisation de l’encadrement de la rédaction, soit de le revoir en faisant au préalable une véritable évaluation des risques professionnels.
Propositions des élus CGT Une solution simple, à bas coût et minimisant les risques est pourtant devant nous, à condition bien sûr de s’accorder avec les salariés occupant actuellement l’espace du futur hub sur un déménagement acceptable : - utiliser l’espace existant des trois bureaux attenants qui répondent déjà aux attentes de tous : cloisons vitrées permettant une vue des uns et des autres tout en garantissant une isolation phonique entre bureaux ; - partager les bureaux en tenant compte de la réalité du travail de chaque futur utilisateur : un bureau pour les deux scriptes du jour, un bureau pour les présentateurs du jour, un bureau pour le rédacteur en chef numérique, rédacteur en chef télé, responsable d’édition/chef d’édition par exemple, au lieu d’un seul bureau pour toutes ces fonctions ; - accompagner les salariés qui seront déménagés pour leur garantir de bonnes conditions de travail, en lien étroit avec les représentants de proximité. Les élus CGT invitent la direction à un véritable dialogue social avec l’ensemble des salariés concernés et avec les représentants du personnel. Nous ne pouvons pas laisser se dégrader les relations de travail dans une antenne qui a déjà trop souffert.
Nancy, le 5 novembre 2025
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NON ! Au bricolage ! OUI ! Pour un projet global du renouvellement des régies !
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Les élus du CSE ont rejeté à une très grande majorité le projet de déménagement de la régie et du plateau de Franceinfo tel que présenté par la direction ce jeudi 23 octobre 2025. Pourquoi ? Les premiers concernés, les salarié(e)s de Franceinfo, peuvent légitimement se poser la question. Nous leur devons une réponse. A l’unanimité les élus et les OS du siège ont déclaré leur profonde conscience des conditions de travail dégradées à Franceinfo, aussi bien en régie, en plateau que dans la rédaction. Ils ont déclaré qu’il n’en est pas moins concernant les autres régies du siège qui tombent en ruine. OUI ! Il faut changer cela ! NON ! Mais pas comme ça ! Ce projet n’est qu’un cheval de Troie du projet GENESYS, LE plan de la direction pour le renouvellement des régies du siège (Franceinfo compris). Or, en mars dernier, une décision du juge a mis la direction devant l’obligation de stopper son projet tant qu’elle ne le présentera pas dans sa globalité, car il n’est pas sans conséquences sur les emplois et l’évolution des métiers. Mais la direction refuse toujours de présenter son projet en intégralité ! Aujourd’hui, elle essaye d’instrumentaliser des événements récents (la panne en régie de Franceinfo en juin dernier) et à venir (l’élection présidentielle de 2027) pour justifier ce que les élus estiment être un passage en force. Dans le document du projet de déménagement Franceinfo, le plateau D, occupé actuellement par les éditions de France 3 Paris Ile de France, devient celui de Franceinfo…Mais que devient PIDF ? Que deviennent « Dimanche en politique » (national), « Tout le Sport », entres autres ? Sur le plan technique, il est fait état du passage à la norme ST 2110 avec le transfert des données informatiques audio et vidéo, stockées à l’extérieur de MFTV, dans des data centers situés en région parisienne. Quid de la sécurité de ces données ? Des conséquences de ce projet provisoire sur l’emploi au siège ? Toujours rien ! Nous, organisations syndicales, sommes conscientes de l’urgence du renouvellement des régies du siège. Mais devant le mutisme de la direction et la non présentation aux élus d’un projet finalisé, notre position ne peut pas évoluer, et notre demande reste toujours la même : Où va-t-on ? Que devient le projet GENESYS ? A la différence des derniers projets déployés à la hâte et sans vision, ni globale, ni dans la durée, le projet GENESYS avait au moins le mérite de proposer une solution qui avait du sens : le regroupement des régies du siège dans un HUB agile ou chaque régie possédait le même matériel et pouvait secourir l’autre. La panne du mélangeur vidéo sur l’émission « 20H30 le dimanche » créant un noir à l’antenne pendant près de 10 secondes démontre à l’évidence qu’il n’y a pas que la régie de la chaine info qui doit être renouvelée.
OUI ! Il y a urgence, partout, pour toutes nos régies du siège. NON ! Pas uniquement pour une rédaction !
Les élus du CSE ont été contraints de se prononcer sur un dossier qui aurait nécessité une approche plus globale. Une fois de plus, la direction tend un piège à la veille d’élections professionnelles, en cherchant à diviser les organisations syndicales et en leur demandant de se prononcer sans visibilité. Les élus dénoncent cette instrumentalisation du calendrier syndical. Ils estiment que les risques pour les salariés concernés sont trop importants en termes d’emploi et de conditions de travail, si ces travaux débutent dans l’urgence.
Paris, le 23 octobre 2025
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Rédaction nationale: Et l’iPhone c’est cadeau !
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Depuis quelques semaines, plusieurs cadres de l'information nationale sollicitent, soit individuellement, soit lors de réunions de service, des reporters pour les inciter fortement à produire des vidéos destinées aux réseaux sociaux. Le 13 octobre, en Instance de Proximité Information et Sports du Siège, la directrice de la transformation numérique de l'information et de franceinfo.fr a lâché une bombinette en douceur, entre deux rendez-vous.
Tourner avec l’iPhone sur les temps morts La directrice chargée de la transformation numérique est une femme pressée. Certes le style est policé, mais au milieu de cet enrobage d’anesthésie générale pratiqué d’une main experte, elle assène comme un clairon pour mettre au pas la troupe : « Tourner avec l’iPhone c’est facile sur les temps morts pendant les tournages sur la base du volontariat ». Il faudra tout de même, selon elle, veiller pour les équipes de terrain à changer l’angle du sujet avant de partir en tournage, et en discutant au préalable avec la nouvelle rédactrice en chef en charge de cette production, et avec le nouveau rédacteur en chef des comptes réseaux sociaux du 20h, sans oublier de discuter avec les chefs de service qui transmettent aux équipes de terrain les demandes des rédacteurs en chef du 13h et du 20h. Et enfin, sans oublier de renseigner « nos sources » !
La fête de la bière filmée avec l’iPhone ! La directrice chargée de la transformation numérique de la rédaction nationale a déroulé tous ses beaux exemples de rédacteurs modèles qui filment déjà avec l’iPhone. Les interviews des stars des prétoires pendant le tournage avec le JRI, ou encore ce rédacteur qui s’éclate en mode vlogging (pratique consistant à fabriquer un contenu vidéo) à la fête de la bière en Allemagne. Est-il prévu de demander aussi aux présentatrices et présentateurs de filmer à l’iPhone leurs invités en plateau ? Claude Guéant ou Henri Guaino ? Pour faire le buzz ? Pour s’aguerrir à ces nouveaux modes de tournage, la direction propose une formation sur les réseaux sociaux d’une journée (matin théorie et après-midi pratique), et même c’est cadeau : un nouvel iPhone plus performant pour les volontaires !
La casse des métiers a commencé Le maître mot, selon la directrice chargée de la transformation numérique, c’est l’acculturation (processus par lequel une personne ou un groupe assimile une culture étrangère à la sienne). Nous aurions préféré qu’elle employât les mots justes : compétence complémentaire ! Dans ses propos, il n’en sera jamais question. Delphine Ernotte n’aura donc pas traîné après la dénonciation de l’accord collectif le 9 juillet dernier, en décidant de répondre aux injonctions de la Cour des comptes en avançant à marche forcée vers la casse des métiers. Son nouveau mantra est la polyvalence, qu’elle a décidé d’imposer sans même consulter les élus. Delphine Ernotte achète les salariés non pas avec un plat de lentilles, mais avec un iPhone. La CGT considère qu’il faut s’adapter à la bascule du tout numérique, mais en recrutant des professionnels : journalistes, monteurs, community managers, etc. Pourquoi demander l’utilisation de smartphone à des rédacteurs qui n’ont pas la compétence complémentaire ? C’est les inciter à ne pas respecter les négociations en cours entre la direction et les organisations syndicales sur l’accord UTS (relatif à l’utilisation de l’unité de tournage avec smartphone), largement dévoyé sur le terrain par les directions opérationnelles. Dans la même instance, la DRH a annoncé pour 2026, 30 ETP (équivalents temps plein) en moins à la rédaction nationale. Quel accompagnement la direction compte-t-elle mettre en place pour ces nouvelles tâches qui viennent en plus des activités habituelles, et dans un contexte d’érosion des effectifs, alors que l’activité, elle, est constante ? La production de modules doit se faire après formation, avec des outils adaptés et sur le volontariat.
Paris, le 16 octobre 2025
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GRAND RAID DE LA RÉUNION 2025
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Nous ne sommes pas de simples boutons "rec" ! Lors du Grand Raid, la rédaction de Mayotte la 1ère a demandé aux participants mahorais de réaliser eux-mêmes leurs images et interviews pour diffusion dans nos éditions. Traduction : les journalistes sont court-circuités, notre rôle est réduit à néant. Réunion la 1ère, pourtant présente sur place pour couvrir ce grand rendez-vous incontournable de l’océan Indien, ne ferait-elle plus partie du groupe France Télévisions ? Où est passée la soi-disant coopération entre stations du même bassin ?
Cette pratique est : * Une attaque directe contre nos emplois de journalistes * Une dégradation de la qualité de l’information * Une logique de bricolage inadmissible dans un média de service public
NOS JOURNALISTES MÉRITENT LE RESPECT DE LEUR PROFESSION. LES MAHORAIS MÉRITENT UNE INFORMATION DE QUALITÉ, FAITE PAR DES PROFESSIONNELS. NOUS EXIGEONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DE CES PRATIQUES QUI NOUS METTENT SUR LA TOUCHE.
Nous ne nous laisserons pas réduire au silence ! Être journaliste, ce n’est pas juste tendre un micro. C’est informer, enquêter, raconter, analyser. On ne remplace pas des journalistes par des coureurs, aussi volontaires soient-ils.
NOUS DISONS NON : * NON à la sous-traitance sauvage de notre travail * NON à la casse de nos métiers * NON à la baisse de qualité des contenus
Mamoudzou, le 23 octobre 2025
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Risque grave confirmé à la rédaction nationale
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La messe est dite, balles neuves, fin de partie. La restitution ce 22 octobre 2025 du rapport du cabinet indépendant CEDAET, mandaté par les élus du CSE Siège pour enquêter sur un risque grave pour la santé à la rédaction nationale, vient clore une séquence dévastatrice pour la direction de l’information de FTV. Plongés pendant plusieurs mois dans les coulisses de la fabrication de l’information à la rédaction nationale, malgré les freins opposés tout le long de leur enquête par la direction, ces expert.es de l’analyse des organisations du travail et de leurs désordres ont rendu des conclusions sans appel: « Une forte verticalité du pouvoir décisionnel […]. Un prescrit éditorial strict qui laisse moins de marges de manœuvres et d’autonomie procédurale ou professionnelle aux journalistes » Oui, le système de fabrication de l’information à la rédaction nationale est à réformer, car il a créé un entonnoir éditorial fabriqué par une élite cooptée au sein d’un petit groupe de décideurs éditoriaux qui bride la créativité et les compétences professionnelles des journalistes. Ce système produit des sujets formatés. C’est l’appauvrissement éditorial, l’unicité des points de vue et de traitement dans les éditions nationales des sujets. La CGT dénonce régulièrement ces manquements déontologiques. Les expert.es qualifient ces pratiques d’un « entre-soi élitiste ».
« Un climat de travail parcouru de tensions et de violence » Ce système élitiste crée des désordres éditoriaux, qui nuisent à l’image de FTV auprès du public et fournissent des arguments aux ennemis du service public. Mais il crée aussi des dégâts humains. D’après les expert.es, c’est bien « un climat de tensions et violence qui règne à la rédaction nationale, générant « une situation de travail caractérisée par du travail empêché, des problématiques de reconnaissance et de charge de travail », dont les impacts sur la santé des salarié.es sont délétères. Des incidents d’antenne sur Franceinfo en début d’année, une réforme de l’organisation de la chaîne d’info qui n’a pas permis la maîtrise des dérapages d’invités ou de chroniqueurs en direct; l’éviction brutale d’Anne Sophie Lapix et l’arrivée en fanfare de Léa Salamé au 20h; dans la foulée, une accumulation d’ erreurs journalistiques et de dérives populistes dans le déroulé du jt phare de FTV… Le rapport Ceadet est une nouvelle bombe qui fait définitivement vaciller la forteresse bâtie depuis des années par une bande organisée dans une logique quasi sectaire. Voici venu le temps de la réforme. La Présidente de FTV l’a -t-elle compris? Le rattachement de l’info aux programmes est-il la solution pour reprendre la maîtrise de cette direction de l’information devenue folle et lancer sa réforme? Mais attention: c’est l’indépendance éditoriale et la liberté des journalistes qui doivent être rétablies. Pas question de reconstruire un système vertical et de contrôle. La CGT ne laissera pas faire.
Paris, le 22 octobre 2025
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60 ans de télévision régionale en Franche-Comté : Une dernière danse avant l’extinction de la lumière ?
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Un concert au Zénith de Dijon en octobre et une soirée festive à la Citadelle de Besançon en novembre, la direction a visiblement de l’appétit pour célébrer en Franche-Comté les 60 ans d’une « télévision régionale » (mais comment s’appelait-t-elle déjà ?) qu’elle soumet pourtant à une diète sans précédent et ce sera sans doute pire l’année prochaine. Nous n’avons donc vraiment pas le cœur à nous déhancher et d’ailleurs que pourrions-nous bien fêter avec celles et ceux qui nous dirigent à ce bal des faux-semblants ?
Après 60 ans de vie commune, nous n’avons hélas toujours aucun héritage à partager avec une direction qui se targue de célébrer le passé de notre antenne tout en étant dans l’incapacité de lui donner un futur !
Les organisations CGT, SNJ et SUD de France 3 Franche-Comté.
Besançon, le 20 octobre 2025
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Communiqué de la CGT france.tv
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A la suite de la publication de notre tract « le Communautarisme n’a pas sa place sur FTV ! », lundi 13 octobre, nous avons reçu une grande quantité de messages, pour la plupart injurieux et haineux. Ce n’est pas à ces derniers que nous souhaitons répondre mais aux personnes qui pourraient s’interroger sur un parti pris de la CGT dans le drame qui se joue au Proche-Orient et dont les échos contaminent largement le débat public en France. Fidèle à ses valeurs, notre organisation se bat et continuera à se battre contre toute forme de xénophobie et de discrimination. Nous ne saurions tolérer dans nos rangs et dans nos écrits, ni antisémitisme ni aucune forme de racisme. Précisons-le : jamais la CGT n’a sous-estimé l’horreur de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023. Le propos de notre tract visait le traitement journalistique univoque et partisan d’une actualité liée à la commémoration du massacre du 7 octobre. Rien d’autre. Dans ce terrible drame, il n’appartient pas aux journalistes d’établir une échelle de la souffrance en invisibilisant une partie des protagonistes. Notre syndicat s’évertue à défendre un traitement équilibré et pluraliste de l’actualité et nous continuerons à le faire. Si le tract laisse croire à un autre message, alors nous avons manqué notre but et nous nous en excusons. La CGT sera toujours au service de la paix et de la justice.
Paris, le 17 octobre 2025
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